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Titre :
L'ordre nouveau
Organe bimensuel de L'École sociale populaire qui y expose la doctrine sociale catholique et le Programme de restauration sociale prônés par l'organisation jésuite. Il fait place en 1941 à la revue Relations, qui vise un lectorat plus vaste. [...]

L'Ordre nouveau expose le Programme de restauration sociale de l'École sociale populaire et fait place, en 1941, à la revue Relations qui visera un lectorat plus vaste et diversifié. Ce programme incarne une forte critique du capitalisme et propose un cadre social corporatiste. Dès le début, la revue se montre particulièrement préoccupée par le communisme. L'objectif est de faire connaître non seulement les activités communistes au Canada, mais aussi la doctrine, les tactiques de ses partisans et ses progrès dans le monde.

Le tirage très bas du journal (de 2000 à 3000 exemplaires) n'indique pas nécessairement l'influence qu'il a pu exercer. L'Ordre nouveau ne vise pas un large lectorat; c'est sur une élite qu'il veut agir, sur ceux qui tiennent les leviers de commande, sur les autorités sociales. La publication régulière de plans d'étude, de bibliographies et de catéchismes sous forme de questions et réponses indique qu'il a été conçu pour le clergé québécois, les dirigeants d'oeuvres sociales et les membres des cercles d'étude.

Les rédacteurs font tous partie du clergé. Les pères Jacques Cousineau, Omer Genest, Joseph Ledit et J.-P. Archambault y contribuent régulièrement. Ils sont aidés plus tard par Jean d'Auteuil Richard, qui deviendra le membre le plus prolifique du groupe. Les abbés Philippe Perrier, Émile Cloutier et Jean Bertrand, de même que Gérard Picard et Alfred Charpentier, signent aussi quelques écrits de façon occasionnelle ou tiennent une rubrique de courte durée.

La publication de L'Ordre nouveau ne durera que quatre ans; le journal annonce, le 20 décembre 1940, la parution de la revue mensuelle Relations pour le mois suivant. Le contenu de cette revue s'ouvrira à des thèmes relégués au second plan dans L'Ordre nouveau, mais la question sociale restera au premier plan.

Voir aussi :

Relations, 1941- <http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2507176>

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 60-61.

SAINT-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique - 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, no 2, 1978, p. 203-228.

Richard, Jean et Louis O'Neill (dir.), La question sociale hier et aujourd'hui : colloque du centenaire de Rerum novarum : 12 au 17 mai 1991, Université Laval, Québec, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1993, p. 116.

Éditeur :
  • Montréal :Les semaines sociales :1936-1940
Contenu spécifique :
samedi 5 mars 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Relations
Lien :

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Références

L'ordre nouveau, 1938-03-05, Collections de BAnQ.

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LORDRE NOUVEAU I Un monde s’écroule, un ordre nouveau s’élabore.11 faut que les catholiques laissent mourir ce qui doit passer et qu’ils aident à créer ce qui mérite de vivre.— LES ÉVÊQUES DE FRANCE.ORGANE DES SEMAINES SOCIALES Prix: 5 sous; l'abonnement: $1.00 DEUXIÈME ANNÉE, No 11 Montréal, 5 mars 1938 A la lumière de l’encyclique Pour nos enfants.des films éducationnels! « Divin! Rcdemptoris » L Action catholique L’introduction en Chambre d’un projet de loi sur le cinéma ramène la question de l’admission des enfants.Le développement intellectuel de nos jeunes préoccupe beaucoup de gens sérieux.Le cinéma peut-il apporter une aide appréciable dans celte tâche dilli-cile d’enrichissement intellectuel ?C’est indéniable.en théorie.En pratique, cette porte des cinémas que l’on ouvrirait aux enfants pour certaines vues spécialement censurées, pendant certaines heures, à certains jours, restera vraisemblablement ouverte pour cl 'antres vues, pendant d autres heures, à certains autres jours.Et nos enfants se meubleront l’imagination et l’esprit de connaissances, de visions toutes nouvelles, assurément, mais qui conduiront à des déportements qui feront pleurer les mères et travailler les juges.Ne supposons pas l'idée de s’en prendre à un obscurantisme déguisé.Mais réussira t-on par une judicieuse sélection à volatiliser hésitations, doutes et scrupules justifiés?Ces images et ces paroles dansantes du film sonore n'auront-elles pas pour effet d’affadir d’autres études, indispensables mais moins parlantes ?Ces films éducationnels eux-mêmes - à supposer qu’ils existent en nombre parviendront-ils à intéresser les jeunes au point de les détourner des réclames aguichantes que l’on fait à d’autres films?Certaines expériences nous donnent des preuves contraires.par le R.P.ARCHAMBAULT, S.J.A la doctrine communiste, fausse et perverse, Pie XI oppose dans sa magistrale encyclique la doctrine catholique.Elle seule peut sauver la civilisation en peril, reconstruire une société vraiment chrétienne.Mais cette doctiine salvatrice, qui la propagera et la mettra en œuvre ?Prêtres et laïcs.Les uns et les autres ont ici leur tâche à accomplir.Tâches différentes, évidemment, mais unies entre elles, étroitement soudées, de telle sorte qu’elles ne font pour ainsi dire qu’une seule et même entreprise, consacrée au bien des âmes et à la plus grande gloire de Dieu.Nous avons vu, il y a quinze jours, la tâche du prêtre.Examinons aujourd'hui celle du laïc.Elle porte un beau nom: l’Action catholique.C'aura été une des principales préoccupai ions de Pie XI et le grand triomphe de son pontificat que de redonner au laïcat sa place dans l’Église.Le baptême et la confirmation la lui font large, active, essentielle.Ainsi l’avaient compris les premiers chrétiens.Et ils furent les collaborateurs dévoués de la hiérarchie.Hélas, sous l'influence de causes diverses, celte tradition disparut presque entièrement de l’Eglise.Le laïcat ne participait plus à l’apostolat hiérarchique.Seuls quelques laïcs isolés livraient, par la plume ou la parole, d’héroïques combats.Pie XÎ rappela la tâche oubliée.Il en souligna l'obligation, montra sa pressante nécessité, traça les règles qui devaient la guider.Ces directives ne furent pas vaines.Aujourd’hui, dans tous les pays, des troupes de laïcs, organisées, disciplinées, bien équipées, travaillent sous la direction de la hiérarchie à la rechristianisation de la société.C’est à ce laïcat catholique que le Souverain Pontife s’adresse dans son encyclique.C’est sur lui qu'il compte pour refouler le communisme.Il devra répandre la doctrine sociale de l’Eglise, en imprégner les mœurs et les lois.Œuvre de confiance qui exige des apôtres éclairés.Aussi Pie XI met-il au premier plan leur formation.On ne s’improvise pas apôtre.Une connaissance exacte des vérités catholiques s’impose.Et la vie personnelle doit être conforme à ces principes.Ici Sa Sainteté ne craint pas de descendre dans les détails.Elle indique les moyens divers qui prépareront à cet apostolat: « les cercles d’études, les semaines sociales, les cours méthodiques de conférences et toutes autres semblables initiatives, aptes à faire connaître la solution chrétienne des problèmes sociaux ».Ainsi formé, l’apôtre agira sur ses « compagnons de travail ».C’est là son premier champ d'apostolat.Pie XI l’affirme expressément.Et il ne parle pas seulement des jeunes.Il s’adresse à tous les chrétiens.Donc les adultes aussi.L’action dans leur milieu, sur les hommes de ce milieu.Ouvriers auprès des ouvriers, industriels auprès des industriels, avocats auprès des avocats, et ainsi de suite.: LE LOGEMENT SALUBRE 11 n’y aura vraiment que les propriétaires pas été créés et mis au monde pour se par dont on placarde les maisons pour se plain- quer dans des pièces exiguës, y vivre sans dre de celle campagne d’assainissement que air et sans lumière, et prendre leur bain dans le service de santé de Montréal veut mener la cuvette de ménage.Les intérêts du ca- avec vigueur: certaines réformes comportent pilai argent ne doivent pas voiler ceux du de lourds sacrifices.Nous espérons qu'on capital humain.Outre le devoir de faire leur facilitera à ces locateurs les moyens de des enfants, les parents ont celui de les gai - rendre leurs habitations sociables.Mais féli- (1er en vie.Le logement salubre y pour- citons ceux qui travaillent à la disparition voir.a mieux.que les sanatoria les mieux des taudis.Les Canadiens français n’ont aménagés.! i ! LA LOI DU DIMANCHE Ceux qui ne ci oient pas à la portée pratique des campagnes d’opinion dans le domaine social ont été vraisemblablement ébranlés en lisant le discours de M.Hervé Brunelle, député libéral de Champlain.En proposant un amendement à la loi afin de rendre passibles d’amende et d’emprisonnement les administrateurs et les directeurs de compagnies qui violent la loi du repos dominical, le député de Champlain a rappelé les campagnes qui ont été faites par le clergé, les syndicats catholiques et les autres associations de la province de Québec.M.Lapointe s’est dit heureux d’appuyer celte proposition; le chef de l’opposition a également approuvé le principe de l’amendement proposé.Que les comités paroissiaux et diocésains d’Act ion catholique en surveillent l’observation.N’est-ce pas la méthode qu’ont employée ici nos admirables voyageurs de commerce et qui s’est avérée si efficace ?Les nôtres au Christ, d’abord! se sont-ils dit.Et âme à âme, ils ont conquis leur profession, ils l’ont transformée, ils l’ont catholicisée.Des obstacles matériels s’opposaient à la pratique de leur religion, des tentations se dressaient, presque insurmontables, sur leur chemin.Ils les ont fait disparaître.Ils ont assaini le milieu où évoluaient leurs membres.Ils l’ont rendu plus propice à la vie chrétienne.Ce que les voyageurs de commerce ont fait, quel autre groupe professionnel ne pourrait le réaliser?Le Souverain Pontife s’arrête aux ouvriers.Ils sont particulièrement exposés aux attaques du communisme.La misère les rend plus vulnérables.Seuls, des apôtres choisis dans leurs rangs les sauveront.Ici encore l’expérience, au Canada, donne raison à la méthode que préconise Sa Sainteté.Si le communisme a peu entamé notre classe ouvrière, s’il n’a pu surtout y trouver des dirigeants — car ce sont des hommes étrangers à notre nationalité : français, belges, anglo-canadiens, camouflés ou non, qui dirigent effectivement le Parti communiste dans la province de Québec nous le devons aux chefs du syndicalisme catholique, formés dans les cercles d’études ou à l’école de Vaudreuil, profondément imprégnés de la doctrine sociale de l’Eglise et constamment sur la brèche.Les corporations artisanales i ¦ par Fernand PETER La profession est non seulement la cellule de l’économie, elle est aussi le lien le plus solide qui attache l'homme à la vie économique et sociale et c’est dans l’exercice de son métier que l’homme se réalise et acquiert sa pleine valeur individuelle et sociale.Il y a donc nécessairement entre les hommes du même métier non seulement une communauté d’intérêts matériels, mais aussi des parallélismes d'ordre moral et sentimental.C’est là une vérité que le libéralisme économique a profondément méconnue et que la loi Chapelier du 14 juin 1791 a même solennellement niée.Je crois qu’il est utile de se rendre très exactement compte de l’esprit de celte loi, qui fut la charte du régime économique de la France pendant trois quarts de siècle.Pcrmettcz-moi donc d’en rappeler les principales dispositions.La loi Chapelier pose « l’anéantissement de tout groupement de producteurs » comme une des « bases fondamentales de la constitution française » et déclare inconstitutionnelle, attentatoire à la liberté et à la déclaration des droits de l’homme et de nul effet, toute délibération de convention qui interviendrait entre gens de métier sur les choses de métiers », en vue de la défense de « leurs prétendus intérêts communs ».Vous avez certainement tous goûté cette phrase finale qui n’est iras pure phrase d’ailleurs, puisque la loi punit d’une amende de 500 francs et de la perte pendant, un an des droits de citoyen, les contrevenants.Le délit d’association ainsi créé a subsisté jusque sous le Second Empire.Il avait jxrur but de sauvegarder, contre toute espèce de coalition, la liberté du travail et du corn- merce, c|iii fut érigée en principe souverain.Ce fut le régime classique du libéralisme économique.Ce régime est entièrement dominé par l'intérêt individuel, par l'esprit du gain.Produire plus pour gagner davantage, tel fut le mot d’ordre des producteurs.Pour cela il fallait concentrer les moyens de production, le capital et la main-d'œuvre.L’industrie moderne et le grand capitalisme sont nés de celte façon au xix1 siècle et, avec eux, le prolétariat.J’ai lu dans un récent ouvrage de Jacques Saint-Germain une description saisissante de ce régime, dont quelques-uns s’étonnent encore qu’il ait conduit le monde au bord de l’abîme.« Ainsi, s’exprime M.Saint Germain, bénéficiant par ailleurs de la liberté du travail qui lui permettra d’embrasser la profession de son choix, sans avoir à faire au préalable la preuve de sa moralité et de sa compétence, le producteur pourra, pendant un siècle et demi, fabriquer ce qu’il voudra, comme il le voudra, quand il le voudra.Qu’il soit incapable, malhonnête, qu’il ait fait faillite, qu’il provienne d’une autre profession, qu’il traite mal ses ouvriers, qu’il fraude ou contrefasse, qu’il produise désor-donnément, qu’il pratique une concurrence déloyale, qu’il étrangle ses adversaires, peu importe.C’est un propriétaire.Son droit est sacré.Cela suffit désormais au regard de la loi — sinon à celui de la conscience des hommes.» Nous voici dans le siècle du machinisme, parce que seul ce machinisme peut accroître le gain en accroissant la production.Dès lors arrive le règne sournois de la société anonyme, puisqu’il faut multiplier le rendement du capital, puisqu’il faut surtout faire appel à l’épargne avec les résultats que tout (A suivre ù la fta^e.2) Leur ardeur leur a même valu d’être traités de socialistes par quelques catholiques attachés aux théories désuètes de l’économie libérale ou enlisés dans leur égoïsme cossu.Ils s’y attendaient.Le Pape les en avaient prévenus dans son encyclique.Il n’en reste pas moins que celte diffusion de la doctrine sociale de l’Eglise a sauvé notre classe ouvrière.Pie XI en connaît bien la valeui.Aussi y revient-il à la fin des paragraphes que nous commentons: « C’est le rôle de l’Action catholique, écrit-il, de répandre largement par la parole et par la plume, tels qu’ils émanent des documents pontificaux, les principes fondamentaux qui doivent servir à la construction d’un ordre social chrétien.» Que tous les catholiques, préparés à cet apostolat par leurs études, s’y livrent donc, sans souci des attaques injustes, avec vaillance et discipline! C’est cela, et pas autre chose, l’Action catholique.I “ La paix du Christ dans le règne du Christ! ” et à consolider le règne du Christ, ainsi le sont-ils à étendre et à consolider sa paix, et cela moyennant le multiple apostolat de la parole, de l’activité bienfaisante, de la prière enfin si facile pour tous, si puissante, même toute-puissante auprès de Dieu.» La gloire et le devoir de cet apostolat de paix nous appartiennent, à nous fils, ministres peut-être, du Dieu de la paix.C’est la devise de Sa Sainteté Pie XI.Certains chefs de peuples en ont une autre.Ou quand ils parlent de paix, ils la présentent au bout des baïonnettes, menacent de la laisser choir des airs comme un billet doux enveloppé dans un explosif.Le Saint-Père parle un autre langage.Aux prêtres, aux laïcs.« Comme les catholiques, disait-il dans son allocution consistoriale de Noël 1930, sont tenus à étendre 1.Nous extrayons ces lignes d'un discours prononcé par le président de la Chambre des Métiers d'Alsace au congrès de la Fédération des Artisans de France tenu récemment à Saint-Étienne.I L’ATELIER FERMÉ nullement reconnue par les employeurs.C’est un danger que nous devons prévenir.Il importe donc d’abord, et c’est le devoir social de l’heure présente, d’établir chez nous, dans le monde du travail, un syndicalisme catholique puissant.Les unions neutres dans la province de Québec puisent leur force dans la présence des ouvriers catholiques dans leurs rangs.Cet état de choses est déplorable.Que les unions neutres, dirigées et alimentées par des non-catholiques, nous combattent, nous n’avons pas à nous en scandaliser.Mais au moins, nous catholiques, ouvriers ou non, nous devons tous reconnaître la nécessité des syndicats catholiques dans notre province de Québec, afin de diriger, de maintenir le mouvement syndical dans les limites de la justice, de la charité, de la vérité, en un mot, dans le rayonnement de l’idéal de nos croyances religieuses.Alors, mais alors seulement, le problème de l’atelier syndical fermé et fermé par des syndicats catholiques puissants, sera résolu à la lumière des principes sociaux catholiques.L’atelier syndical fermé sera chez nous une cause d’assagissement de nos ouvriers, un obstacle à la grève et une garantie de paix.la pleine liberté de passer des contrats indi- à l’honneur; notre gouvernement provincial est composé en majorité de catholiques; les Les employeurs sont les maîtres, les pro- ouvriers sont catholiques pour la plupart; priétaires de l’entreprise, ils jouissent du plusieurs patrons sont catholiques, du ca-droit de propriété sur leurs biens, c’est vrai; tholicisme plein la bouche en un mot, et Mais l'exercice de ce droit de propriété res- lorsqu’il s’agit de mettre en opération un tera toujours soumis aux exigences du bien mécanisme social qui permettra de promou-commun.Or, dans les dispositions pré- voir, défendre les intérêts de nos ouvriers sentes de l’industrie, le patron ne peut plus catholiques, il faut nous arrêter et nous de-ignorer l’union ouvrière.C’est pourquoi sa mander si l'application de ces méthodes ne liberté d’embaucher qui il veut et sa liberté tournera pas contre nos ouvriers cathode passer des contrats individuels doivent liques.C’est donc que nous ne sommes pas céder le pas devant les exigences légitimes tout à fait chez nous dans cette province, des unions.Aussi, présentement, dans nos réclama- Nous n’avons pas ici à faire le procès de lions au sujet de l’atelier syndical fermé, il la liberté du contrat passé entre un patron faut procéder avec circonspection, et un ouvrier.Qu’il nous suffise de dire que L’atelier syndical fermé repose sur un toujours l’ouvrier se trouve placé dans un syndicalisme puissant.Ce syndicalisme, degré d'infériorité lorsqu’il est embauché dans la province de Québec, doit être ca-par son patron.C’est à prendre ou à laisser, tholique.Actuellement, il ne l’est pas.Voilà Et comme l’ouvrier doit pourvoir lui-même pourquoi, si nous réclamons l'atelier syndi-à sa subsistance, il accepte les conditions du cal, sans considération, le syndicalisme patron et doit se contenter du salaire qu’il neutre se prévaudra des mêmes arguments, lui donne.Liberté singulièrement entravée des mêmes réclamations, demandera lui pour signer un contrat! Aussi le Pape aussi l’atelier unioniste fermé, et nos ou-Léon XIII, dans son encyclique Rerum no- vriers, membres de syndicats catholiques varum, vit fort bien l’iniquité du contrat malheureusement minoritaires, seront con-individuel entre patrons et ouvriers quand gédiés des usines où l’union neutre sera offi- il écrivit: « Que si, contraint par la nécessité _____________________________ ou poussé par la contrainte d’un mal plus grand, l’ouvrier accepte des conditions dures .que d’ailleurs il ne lui était pas loisible de I aecimnr^.rnnmflOC> refuser parce qu’elles lui sont imposées par «»UI OIIVI6 Uliumayic.le patron ou par celui qui fait l’offre du ~ ~ travail, c’est là subir une violence contre la- Le projet de loi concernant l’assurance-quelle la justice proteste.Dans ce cas, en chômage pose un grave problème.Nous principe, la solution doit être réservée aux j n’avons jamais ici caché nos idées sur la corporations ou syndicats.» ! nécessité de venir en aide aux travailleurs.L’atelier syndical fermé ne nie donc pas | Elles s’inspirent des enseignements pontifi-la liberté de l’employeur; mais la restreint | eaux.Dans l’encyclique Divini Redemptoris, en faveur des ouvriers.Pie XI, fidèle aux principes déjà exposés dans des documents précédents, déclare: « La justice sociale demande que les ouvriers puissent assurer leur propre subsistance et celle de leur famille par un salaire proportionné; qu’on les mette en mesure d’acquérir un modeste avoir, afin de prévenir ainsi un paupérisme général qui est une véritable calamité; qu’on leur vienne en aide par un système d'assurances publiques ou privées qui les protègent au temps de la vieillesse, de la maladie ou du chômage.» Nous sommes donc en faveur de ces assurances.Nous souhaitons qu’elles puissent s’établir.D’autre part, elles ne doivent pas nuire à un plus grand bien.Elles serviraient mal ceux qu’elles sont censées favoriser si, en leur apportant quelque aide matérielle, elles leur faisaient perdre des avantages d’un ordre plus élevé.Or, tel semble Certains nient encore la légitimité de Lien être le cas avec le projet de loi actuel, l’atelier syndical fermé au nom de la liberté par ie système proposé qui enlève aux individuelle des ouvriers qui ne font pas provinces, pour le remettre au fédéral, le part ie de ce syndicat.Ici encore 1 intérêt droit de légiférer en cette matière, c’est tout général prime l’intérêt particulier.Quand je contrôle de la législation ouvrière qui la liberté individuelle de 1 ouvrier est gênée risque de nous échapper.Un juriste comme par le simple jeu normal des organisations l’honorable II.-C.Caban déclarait à la professionnelles, elle doit céder devant les chambre des Communes (4 février 1938, exigences du bien général.Quand un ouvrier compte rendu des Débats, p.209) : « Lorsque non syndiqué ne peut pas trouver du Ira- ]e gouvernement précédent fut saisi de cette va il dans une usine d’une certaine région affaire en 1935, j’y accordai toute l’attention parce que les syndicats y sont assez puis- dont j’étais capable, et je me persuadai, — sants pour obtenir des patrons qu ils n cm- cette persuasion se changea en conviction ploient pas d’autres ouvriers que les syndi- i dans la suite, — que le Parlement ne pou-qués, en ce cas 1 ouvrier non syndiqué n a Vait régler comme il convient la question rien a réclamer contre les syndicats, parce de l’assurance-chômage, à moins de pouvoir qu ils n’ont fait qu’user de leur droit, tant légiférer en même temps sur les heures de pis si ce droit collectif gêne un certain travail, les salaires minimum, l'arbitrage et droit particulier.La liberté de l’individu ic règlement des conflits de travail.» ' doit être respectée, tous le concèdent mais Or, que sont les avantages de l’assurance-il faut respecter aussi la liberté de 1 asso- chômage, comparés à ceux que nous per- ciation, qui est de beaucoup plus respectable drions si la législation ouvrière nous échap- parcc que la voix de la pluralité.! pait ?Toutes ces réformes vitales que L’atelier syndical fermé ne prive pas l’ou- pjc xi préconise dans l’encyclique Quadra- vrier de son droit naturel au travail; c est gesimo anno et qu’il placé au-dessus de cette le droit de travailler à tel endroit, dans telles conditions particulières, qui lui est refusé et ceci est juste quand le bien commun l’exige.Conséquemment, si les exigences de l’industrie moderne font que l’organisation syndicale, les contrats collectifs, sont nécessaires pour obtenir de justes conditions de travail, il découle que la pratique de l’atelier syndical fermé est parfaitement justifiable.La question de l'atelier fermé esl de nouveau à l’ordre du jour avec /'introduction en Chambre de deux nouvelles lois sur les conventions collectives de travail et les ordonnances des salaires raisonnables.On veut protéger le droit d'association, assurer la liberté du travail contre tonte tentative d'intimidation, d'où qu'elle vienne.Nos syndiqués catholiques s'inquiètent: veut-on écarter le principe de l'atelier fermé, rendre impossibles les conventions collectives, bref, annuler par un texte de loi des privilèges conquis de haute lutte?Espérons que ces craintes sont vaines.L'individualisme brutal ne renaîtra pas si l'on a cure de sauvegarder les avantages et les garanties de l’association syndicale.Un exposé de principes nous paraît opportun.M.l'abbé F.Vézina ayant récemment défini l'atelier fermé dans une causerie au poste CKCH, où il exposait sa moralité et son application pratique dans la province de Québec, nous croyons faire œuvre utile en reproduisant cet enseignement lumineux.viduels ?Nous ne le croyons pas.ü I 1 Qu’entcnd-on par atelier fermé?11 ne s’agit pas ici de la fermeture d’une usine imposée au patron par les ouvriers, sous la pression d’une grève, par exemple.L’atelier fermé n’est pas la grève.L’expression atelier fermé, admise communément aujourd’hui, est incomplète.D’origine américaine closed shop - cette expression était une accusation lancée par les employeurs hostiles aux unions ouvrières.Les employeurs, inhabilités jusqu’en 1902 à la résistance collective, accusaient les unionistes d’entraver la liberté individuelle des patrons et des ouvriers non syndiqués en demandant aux premiers de n’employer que des unionistes.Ce que le travail syndiqué demandait à cette époque, c’était l’atelier unioniste par l’acceptation, de la part du patron, du principe de la reconnaissance de l'union.Effrayés par cette nouveauté, les ennemis des unions ouvrières y virent l’atelier fermé contre ceux qui n’étaient pas dans leurs rangs.L’atelier fermé doit donc s’entendre de l’atelier syndical fermé et doit se définir en regard de l’employeur et non en regard des autres ouvriers non syndiqués.L'atelier syndical fermé est donc un atelier où un syndicat ou union est reconnu officiellement et peut négocier avec les employeurs au nom des employés.Par contre, l’atelier non syndical, ou l'atelier ouvert, est celui où le syndicat n’est pas reconnu ni admis à traiter avec les patrons.L'atelier syndical fermé, s'il est considéré dans scs rapports avec les ouvriers non syndiqués dans le syndicat reconnu par l’employeur, peut exister avec union ouverte ou avec union fermée.Les deux présentent le même type d’atelier syndicalisé complètement.La différence entre les deux consiste seulement en ce que l’un est contrôlé par une union ouverte à qui veut y entrer, tandis que l’autre est contrôlé par une union qui n’est ouverte qu’à ceux qui lui conviennent et fermé aux autres.En fait, ces deux formes d’ateliers unionistes fermés s’équivalent dans les rapports avec les employeurs, parce qu’un contrat de travail similaire stipule que les patrons demanderont à l'union toute la main-d’œuvre dont ils ont besoin et que l’union devra la leur fournir aux conditions convenues.Une telle entente consacre l’établissement de l’atelier syndical total.Les corporations artisanales (Suite Je la liage I) le monde connaît d’ailleurs, aujourd’hui où le tourbillon de la spéculation a passé partout.Voulez-vous des chiffres ?Depuis la guerre, 50,000 sociétés anonymes ont été créées en France.Ce n’est pas compliqué, puisque l’administrateur ne sent aucune responsabilité effective peser sur lui.S’il a ruiné une société, demain il peut en fonder une autre.Par le système des participations, il peut s’infiltrer d’abord et se comporter en maître ensuite dans d’autres sociétés.C’est ainsi qu’à la faveur d’un jeu savant des majorités dans les assemblées générales, un certain soi-disant financier, disposant d’un million seulement, réussit à faire passer sous son contrôle trente-cinq sociétés, des blanchisseries, comme des casinos, des fabriques de chaussures comme des usines de produits chimiques, représentant ensemble un capital de 128 millions.La Bourse, la Banque et malheureusement aussi une certaine presse ont joué leur rôle dans chacun des grands scandales financiers qui nous ont dévoilé les secrets de la stratégie de la soi-disant haute et basse finance.Pour éviter les catastrophes, l’État s'est vu obligé d’intervenir et de payer la casse, dans une grande proportion du moins.Vraiment, le régime libéral n’a pas fini en beauté, lui qui a toujours contesté à l’État le droit d'intervenir dans les rapports économiques! Cette leçon a tout de même servi à quelque chose, en ce sens que le gouvernement a été amené, en 1935, à faire un essai de discipliner l’économie par la formule des accords professionnels obligatoires.Quel est le mal dont souffre cette économie ?L’ancien président de l’Assemblée des présidents des Chambres de commerce de France, M.Garnier, l’a dit, avec toute l’autorité qui s’attache à son nom : « Le mal dont semble souffrir notre économie nationale comme foules les autres, réside essentiellement dans l’anarchie de la production et des échanges, anarchie caractérisée par des excès, soit dans la fabrication, soit dans la concurrence commerciale, abandonnées l’une et l’autre à un individualisme outran-cier sans limites cl sans freins! » Le remède ?Il consiste à trouver une solution qui fait appel à la solidarité et non pas à la lutte entre individus et classes.Une solution d’ordre et non pas d’anarchie.Une solution qui nous permet de rester des hommes responsables de nos actes et ne pas être des agents d’une dictature ou d’une technocratie! Cette solution, je l’aperçois du côté d’un régime corporatif adapté aux besoins de notre pays et à l'esprit de ses habitants.Par ce régime corporatif français j’entends un régime qui reconstitue et qui garantit la propriété et la protection du métier.: Un syndicat peut-il ainsi contrôler la liberté du travail des membres d’une même profession ?Étant données certaines conditions, oui.Un ouvrier peut travailler où ça lui plait et quand ça lui plaît, c’est vrai.Personne ne lui contestera ce droit.Mais encore ici l'exercice de ce droit naturel est-il sans limite?Non, la liberté du travail n’est pas un droit sans bornes; au contraire, comme tout autre droit, il doit être limité par un contrat juste et honnête et par la loi morale.Ainsi donc, l'atelier syndical fermé, s’il est basé sur un contrat collectif juste et honnête, n'implique pas une négation du droit à l’ouvrier de vendre son travail comme il l’entend ni du patron de louer ce travail.C'est au contraire une affirmation de ces droits.II L’atelier syndical fermé es!-il légitime?Évidemment, le libéralisme économique n’est pas encore tout à fait mort, et notre réponse va certainement heurter les tenants de la liberté individuelle et de la liberté des conventions.Toutefois, les principes doivent être respectés, en économie sociale comme ailleurs, quitte à les appliquer avec discernement dans la pratique.L’atelier syndical fermé est parfaitement légitime et justifié par la morale sociale catholique.L’existence des unions ouvrières, catholiques ou neutres, est un fait.La grande industrie contemporaine a poussé les ouvriers à s’unir pour la défense cl l’avancement de leurs intérêts communs.En face de cette coalition des masses ouvrières, qui constituent une partie importante de la communauté, pouvons-nous dire que les employeurs ont gardé la liberté totale d’embaucher qui ils veulent conjointement avec assurance, parce quelles regardent la structure même de la société et atteignent le mal à sa racine, il ne serait plus en notre pouvoir de les appliquer.La Commission des Semaines sociales du Canada a été le premier groupement, dans notre province, à mettre le public en garde contre la centralisation proposée.Les événements lui donnent raison.Ses membres avaient vu juste.Ils restent fidèles à leur déclaration en adhérant aujourd’hui au manifeste publié par la Ligue d’Action Nationale.III Cette pratique peut devenir une arme terrible entre les mains des unions.Aussi, dans la province de Québec, nous devons le dire à notre honte, avant de recourir à l’atelier syndical fermé, il faut bien examiner nos positions.Nous vivons dans une province où règne l'esprit chrétien; la religion catholique y est (A suivre) PROCUREZ-VOUS LE Catéchisme de l’organisation corporative par le P.Richard Arès, s.j.64 pages, 25 sous = L’ORDRE NOUVEAU 2 5 mars 1958 LA PROPAGANDE ROUGE IV PRÉAMBULE À LA CONSTITUTION DU CONOR IS DES ARTISTES AMÉRICAINS Les communistes aux États-Unis 5° Mouvements de jeunesse.— L’A mer icon Youth Congress, clans lequel presque deux millions de jeunes gens sont représentés, en est déjà à sa quatrième année.L’ac'ivité de VAmerican Student Union, groupe radical, ultra-pacifiste, est un exemple de la façon dont les communistes s’emparent des mouvements de jeunesse américains.Ce groupe déclara récemment que les Newman Clubs (organisations catholiques dans les universités et collèges non catholiques) avaient adhéré à l’Union.La Fédération des clubs catholiques écrivit alors une lettre ouverte pour mettre leurs membres en garde contre VA.S.U.Il est remarquable que les groupes de jeunesse qui tombent sous l’influence communiste insistent sur la restriction des naissances et enseignent une doctrine très libre sur la pureté et le mariage.Nous cueillons cette nouvelle dans l’organe de l’A.S.U., le Student Advocate d’avril 1936: « Marie Warner, sous-directrice médicale de la clinique d’eugénisme Margaret-Sanger, établie à New-York, a donné aux étudiants masculins, sous les auspices de l'Union des Étudiants et de l’Y.M.C.A., une série de conférences sur les problèmes sexuels à Heights Center (Université de New-York).En général, remarque Y Advocate, il fut montré que la pratique de « petting » (caresses échangées entre jeunes gens de différent sexe) est sans conséquence.La chasteté avant le mariage est la règle de conduite plus sûre, et elle est possible pour une large proportion de personnes.» Depuis quelque temps, VAmerican Student Union fait campagne à New-York pour obtenir le droit d’employer les écoles pour leur activité subversive.On mit cette mesure au vote lors de l’élection de M.La Guardia et il fut remarqué qu’elle a été rejetée par une seule voix.Tous les partisans de M.La Guardia au comité des écoles de la ville de New-York votèrent en faveur de cette autorisation.L'American Student Union s’efforce également d’organiser les publications des étudiants.L’hebdomadaire de Brooklyn College (Brooklyn, N.-Y.), The Vanguard, auquel plusieurs professeurs donnent leur collaboration, a proclamé les revendications suivantes: reconnaissance de VA.U.S., diminution des taxes de laboratoire, gratuité des manuels scolaires, éducation pacifiste, suppression de toute éducation militaire, même de la forme la plus inoffensive, et extension du curriculum scolaire.Les membres de l’A.U.S.se sont engagés à refuser leur concours aux Etats-Unis en cas de n’importe quelle guerre, offensive ou défensive.En même temps que The Vanguard, parait The Staff, pour les professeurs communistes.Il revendique une direction « démocratique », c’est-à-dire communiste, dans toutes les maisons d’éducation, et travaille à créer de multiples difficultés à l’administration actuelle.On répand également parmi les étudiants des feuilles tirées au ronéo et des brochures à un sou ! 6° Organisations d'éducation.- L’Association nationale d’éducation, consacrée à défendre les intérêts économiques des instituteurs d’écoles publiques, est un des types de propagande communiste des plus efficaces.Par elle s’établit un lien de sympathie et d’intérêt entre les instituteurs et le communisme.On le voit particulièrement dans les grandes écoles secondaires (high schools) des villes; dans beaucoup de ces écoles, le professeur a toute liberté de propager directement et paisiblement l’athéisme et le marxisme (à New-York, par exemple), tandis qu’un professeur catholique qui s’aventurerait à prononcer le nom de Dieu risquerait aussitôt de perdre sa place pour violation de la neutralité religieuse.La guerre communiste contre Dieu rejoint ici le principe maçonnique de sécularisation scolaire complète.A l'avant-garde des organisations de professeurs aux Etats-Unis se trouve incontestablement le Social Frontier Group de l’école normale de l’Université Columbia, à New-York.Ce groupe comprend d’infatigables sympathisants radicaux, tels: Geo.Counts, professeur d’éducation; Charles A.Beard; John Ncwey, président honoraire de l’Association nationale d’éducation, association sans doute non communiste et entièrement consacrée à défendre les intérêts économiques des professeurs, mais luttant sans répit pour la centralisation de l’éducation Le Congrès est une association indépendante des artistes des États-Unis.11 s’intéresse aux problèmes culturels des artistes sous leur aspect social, économique et esthétique 1 Pour unir les artistes de toute tendance esthétique, pour leur donner les moyens d'arriver à leurs objectifs culturels communs.2’’ Pour établir des relations plus étroites entre l'artiste et le public et étendre l’influence éducatrice de l’art.3" Pour obtenir et maintenir un subside par le R.P.John La FARGE, S.).(Suite) et la bureaucratie gouvernementale: Broa-dus Mitchell, professeur d’éducation à l’université John-Hopkins de Baltimore; Merle Curti; Henri Fairchild, sociologue; William H.Kilpatrick; F, Ernest Johnson; Clyde R.Miller; Robert K.Speer; Harry A.Overstreet.Le Social Frontier a adopté pour la propagande de ses vues évolutionnistes et relativistes d’éducation et de gouvernement l'inévitable « cheval de Troie » de M.Dimitrov, la lutte contre le fascisme et la guerre.7° Mouvements artistiques et culturels.Comme leurs camarades d’Europe, les communistes américains ont fait de grands efforts pour prendre la tête de ment.L’avance nouvelle du front populaire a mis une sourdine au « théâtre de gauche »; des pièces, même modérément radicales, n’exercent plus la fascination d’il y a deux ans.Une grande quantité de propagande communiste a été débitée au public au moyen des représentants organisés aux frais du Federal Theatre Project, que le gou- permanent du gouvernement pour l'encouragement de l’art américain.4° Pour que d’autres groupes qui se sont organisés dans un but d’entr’aide mutuelle soient aidés dans leurs efforts pour développer et maintenir des conditions favorables a l'art et à l’existence humaine.f>“ Pour résister à tous les essais réactionnaires de limitation des droits démocratiques et de la liberté d'expression dans les Etats Unis d’Amérique, et toutes les tendances qui conduisent au fascisme.li Pour lutter contre la guerre et empêcher l'établissement de conditions qui mènent à la destruction de la culture et empêchent le pro- 1 vernement avait lancé pour venir en aideaux artistes besogneux.Les communistes saisirent l’occasion pour faire représenter leurs pièces gratuitement.Pour aider les efforts des artistes radi- caux, on vient récemment d’organiser le Congres des Artistes Américains.Un éminent artiste catholique qui s’était laissé attirer dans le mouvement, quitte à en sortir aussitôt qu’il vit de quoi il retournait, me communiqua le « Préambule » à la Constitution de ce Congrès, un exemple typique grès de l’humanité, de propagande communiste: ce mouve- 8° Les nombreux mouvements pacifistes.Nommons tout d’abord VAmerican league against IIV/; and Fascism, qui donne le ton à tous les autres.L’âme de ce mouvement est le Rév.Harry F.Ward, ministre méthodiste, ardent propagandiste du système économique soviétique et infatigable organisateur de groupes protestants radicaux, autant parmi le clergé que parmi les fidèles.Les mouvements en faveur de la « démocratie » espagnole (pour le gouvernement de Valence) rentrent sous celle catégorie.9° I.utte contre le crime.Les communistes arrivent à exploiter même cette cause, pourtant chrétienne, et en soi nécessaire et louable.Lors de l’élection de Fiorello La Guardia, ils soutinrent bruyamment les non-catholiques et les libéraux qui firent campagne avec ce mot d’ordre, et ils dénigrèrent tout ce qui avait été accompli par d’autres.Ainsi, dans l'opinion publique, le mot de « communiste » devenait synonyme de bon gouvernement.10° Réforme du cinéma.Les commuai sants ont rapidement découvert les défauts de l’armature forgée par la Legion of Decency.Ils ont trouvé que le programme de la légion, décence et suppression de films malsains, subversifs ou criminels, était inefficace.Ce qu’il faut, disaient-ils, c’est produire des films « socialement créateurs », qui prépareront la jeunesse pour le jour nouveau.Cette bataille fut en partie menée, quoique avec beaucoup de prudence et sous des auspices respectables, lors de la session de V Institut des relations humaines, en septembre 1937, à Williamstown.11° Mouvement coopératif et éducation
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