Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Décormag
Décormag est une revue mensuelle qui offre de multiples fenêtres sur l'évolution du design d'intérieur au Québec. [...]

Lancée en 1972 par Ginette Gadoury, la revue Décormag vise à doter le Québec d'une publication toute en couleur consacrée entièrement au design d'intérieur. Décormag nourrit alors la curiosité de ses lecteurs tout à la fois pour la redécouverte des objets patrimoniaux, pour le design québécois audacieux et pour ce qui se fait ailleurs.

Grâce à une politique éditoriale pleine de vie, Décormag participe à l'évolution rapide des tendances en design d'intérieur ainsi que des manières de faire en matière de conception architecturale des intérieurs.

En plus des aménagements réalisés en studio, on y découvre, à travers les décennies, les intérieurs de designers, d'architectes, d'artistes et de passionnés de décoration. Un cahier rétrospectif publié dans le numéro d'octobre 2007 offre un panorama éloquent de l'évolution du goût des Québécois.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1972-1986
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Décormag collection
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Décormag, 1972-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
PER D-15 MAC jA/ II J[ ' XJi Bi ( 06 m / m * f .> warn IS I i]p 8 to to as i I to to mm Warns v ¦ I ' mu il » - TT f.' mm R?I 1 «i SK: ab LT- - *¦’>, V BMBzSZS.f&fcVSi BÉjg T âGEBfS i f m i ¦¦ .I 4 4M >Æ *1 e, .*« •73 ?•I- • Te — ! H smnnrane VOmDSEPTEMBRE^ X En page couverture, détail d'une cuisine que vous retrouverez dans l’article •Septembre, les éludants s’installent• TRÉSORS D AUTREFOIS collection d’ustensiles de 2 cuisine de la fin du XIXe siècle SEPTEMBRE, LES ÉTUDIANTS S'INSTALLENT 5 comment des étu- I diants tirent parti d’une situation particulière DE L'ESTHÉTIQUE À LA FONCTION: PLUS DE FRONTIÈRE 9 i comment les architectes et les designers tentent de résoudre le problème d’une utilisation rationnelle des espaces de bureaux STE-M AR I E ET LA U RENT ameublement de bureau conçu pour l’homme d’affaires 16 LES PETITS BOUQUETS DE CUISINE 20 DE LA CÉRAMIQUE AU QUÉBEC 22 ÉGLISE DE LA NATIVITÉ, LA PRAIRIE.25 SAMO ou l’esprit de création des jeunes designers québécois 28 NOTRE CONCOURS: DÉCORGAFFES 32 AUTRE CHOSE QUE DES DÎNERS AUTOMATIQUES 36 LE RÉVEILLE-MATIN ou la dialectique du réveilleur-réveillé 38 LES VILLAGES DE MONTRÉAL la tournée des de Montréal où la 4 2 secteurs vie de quartier existe encore malgré les gratte-ciel et le métro LE MAÎTRE-BRICOLEUR 48 L'ARRIÈRE DU DÉCOR: CLAUDE-ANDRÉ PIQUETTE 51 un décorateur, son métier, sa conception de la décoration, sa philosophie A LES BIBLIOTHEQUES quelques façons simples et économiques de monter une 56 bibliothèque chez soi LA VITRINE DÉCORMAG 61 62 MAGASINAGE N.D.L.R.: Nous avions annoncé dans notre numéro du mois d'août l'article «Les enfants-décorateurs» pour septembre.Malheureusement, les circonstances nous empêchent de faire paraître cet article et nous obligent à le reporter en octobre prochain.Nous nous excusons auprès de nos lecteurs.: I 1 E233E2E233E2E2E2E23E2E3E233E2E2E2E3E2k2IEZi3E23SE2E2E23333E3E2E233 ID if i n m >1 I > DÏÏUOHOiS NICOLE GENET w ^À ^A -Ql ^À •Ql^Jl^À ~0w ^Jl.^A ^A^Jk.^jk.^Vk./Jw ^A ^À ^A ji Pratiques et jolis: les ustensiles en tôle de nos ancêtres.Ils sont avant tout fonctionnels.Ils ne sont pas tous très anciens.La plupart datent du tournant du siècle.Quelques-uns toutefois sont de fabrication domestique.Ces ustensiles en tôle témoignent de l’esprit pratique de nos ancêtres et de leur goût pour les formes simples mais raffinées.Conçus pour répondre aux besoins de tous les jours, ces objets à la fois bien pensés et décoratifs se suspendaient au mur de la cuisine où, du moins, ils étaient à la portée de la ménagère.Aujourd’hui, il est encore possible de dénicher ces pièces dans les boutiques d’antiquités mais, prenez garde aux copies! " V ) I r à y Moule à chandelles de fabrication domestique constitué de quatre sections cylindriques.Un ustensile fort commun aux XVIII' et XIX" siècles, un procédé simple et peu coûteux pour fabriquer les chandelles.Une fois la mèche enfilée dans chaque tube cylindrique, on exécutait un nœud pour boucher la plus petite ouverture.La partie supérieure de chaque tuyau permettait d’y introduire le suif liquide.Après refroidissement.il s’agissait alors de verser de l'eau chaude sur les tubes pour en dégager facilement les chandelles.Pourquoi ne pas tenter vous-même cette expérience?(r jÇf j(r oCr ,(f jfrj{ri(r»!(r iÇr ÿr j(r tC*’ jf't huile, base en tôle et Lampe à globe en verre.Munie autrefois d'un petit abat-jour fait également de tôle.Son anse ovale permettait de la suspendre aux poutres de la salle commune.2 E2E2E3E2k3E233E2E3E2E2E2E235iE33333k3E2E2E3E3E23E3E3335iE2333E2E2E2 Pour contenir les chandelles, une boîte à saindoux que l’on suspendait au mur.De fabrication artisanale, cet ustensile date du milieu du XIX siècle.Ustensiles d’utilité courante dans la cuisine de nos grands-mères, cette pocheuse pouvait littéralement «pocher» trois œufs à la fois.Elle est munie d’une poignée et d’un petit levier qui servait à dégager les œufs une fois cuits.Pour séparer le blanc du jaune, un séparateur.Celui-ci est percé de sept fentes par lesquelles s’écoulait le blanc d’œuf.Objets de fabrication industrielle (fin du XIX" siècle).ra.Zl ?Porte-poussière de fabrication artisanale.Sa simplicité et son âge lui confèrent toute sa valeur.11 est muni d'une poignée fort pratique et d'un petit anneau pour l’accrocher au mur.(Milieu du XIX" siècle).Un moule en relief qui se veut avant tout très décoratif.Les aspics, par leurs formes variées, contribuaient grandement à l'embellissement d’une table d'hôte.La marmite demeure encore aujourd’hui un ustensile à la mode.Celle-ci, d’imposante dimension, donne peut-être une idée de l’appétit qu’avaient nos ancêtres.Deux poignées latérales servent à transporter le récipient, une autre sert à manipuler le couvercle.Son apparence agréable est due à son dépouillement et à la simplicité de ses lignes.** 7 jÊf ^ f à c^p * ji.j r., > Collection: Robert Picard, Montréal, à l’exception du moule à chandelles qui provient de la boutique «Le chasse-greniers» 423 est, rue Saint-Paul.Montréal.Récipient d’usage inconnu.Son intérêt réside dans le fait qu'il est constitué d'une seule pièce, sans aucune soudure.Si les spécialistes ont donné leur «langue au chat» quant à sa fonction, il n'en demeure pas moins que l'usager contemporain aura tôt fait d'y trouver son avantage en y mettant des fruits.Nos grands-mères utilisaient ce moule afin de cuire leurs gâteaux à la vapeur.A cause de la singularité de ce procédé de cuisson, le moule devait se fermer hermétiquement.C’est également de cette façon que l’on cuisait les «plum-puddings».orgueil de la cuisine anglo-saxonne.EEEGGEEEGEEGEEEEGEGGEGGGGEGGEGGGGGEGEEGE 3 ?a r\ »IC#RMAC Les publications h is tari inc.181 est, rue saint-paul Vieux-Montréal 866-9894 GINETTE GADOURY ÉDITEUR Ginette Gadoury RÉDACTION assistante à la rédaction Christiane Duchesne De la caverne préhistorique aux immenses complexes de travail, il y a le pas de la terre à la lune.A mesure que les besoins de l’homme changeaient, poussés par les éléments et la communauté, il a dû adapter son cadre de vie; uniquement préoccupé par la raison vitale au début des âges, il a peu à peu modifié ses conceptions pour songer à une sorte d’aménagement qui allierait le fonctionnel et le mieux-être.Aujourd’hui, la société progressant à un rythme toujours plus accéléré, il faut que le cadre, dans lequel la symphonie humaine joue crescendo, évolue au même tempo qu’elle et puisse même être conçu en fonction des besoins à long terme afin de ne pas ralentir inutilement le mouvement, ralentissement qui s’avère parfois très dommageable, et même désastreux.Cette évolution des cadres se retrouve dans toutes les sphères de l’activité, que ce soit au niveau de la famille, du phénomène social ou récréatif, ou encore du travail.Et afin de résoudre ces problèmes qui se font de plus en plus pressants, l’homme a compris que l’aménagement en soi, et plus particulièrement l’aménagement intérieur, était l’un des outils mis à sa disposition pour exploiter à son «maxi-plus» sa maison, ses institutions éducationnelles et hospitalières et aussi son cadre de travail.En fait, c’est peut-être ce dernier qui a été le plus long à entrer dans la ronde folle des circonvolutions du progrès en matière d’aménagement.Et c’est là un peu un non-sens, car de ce noyau principal émergent les grands changements structuraux et techniques de notre époque.Par conséquent, il faut que le bureau ou l’usine soit planifié de manière à ce que la productivité atteigne son maximum, et que l’atmosphère ambiante permette au travailleur de rendre, non pas dans un état de stress et de contrainte physique et psychique, mais bien dans un environnement qui facilite la conception et la réalisation de sa tâche.Et ce problème d’aménagement intérieur du milieu de travail n’incombe pas à l’employé lui-même, puisque généralement.de par son statut, il doit subir le cadre imposé par la firme et non le créer.C’est donc à l’employeur de voir à ce que soient disséqués et analysés les besoins, d’après l’identité même de l’entreprise et du personnel qui y gravite, et de faire exécuter l’aménagement qui réponde le mieux aux exigences présentes.Afin d’exploiter le potentiel à sa pleine valeur, on confiera à des spécialistes le soin de le planifier et de le rationaliser, et cela dans le but d’éviter les erreurs, les pertes éner-gitiques et monétaires.C’est donc pour demeurer dans ce champ de vision que les architectes, les designers et les décorateurs tendent de plus en plus à tenir compte, non seulement des facteurs directs d’efficacité et des critères d’économie, mais aussi des exigences bio-sociologiques de l’individu, des facilités de communications inter-départementales et de la relation employeur-employé.Décormag, à l’intérieur de ce numéro, essaie de cerner les problèmes auxquels ont à faire face les industries et les bureaux au niveau de l’aménagement intérieur et vous présente quelques possibilités de rendre agréable le lieu de travail: le tout sera concrétisé par l’illustration de divers aménagements de bureaux réalisés récemment.Dans son article sur l’aménagement des espaces de bureaux «De l’esthétique à la fonction: plus de frontière», Décormag se limite aujourd’hui aux petits bureaux, mais vous offrira.dans les prochains mois, des perspectives plus vastes en ce qui a trait à la planification du milieu de travail.secrétaire à la rédaction: Françoise Pitt comité de rédaction: Mathieu Kaden Nicole Genêt Carole Laflamme Yves Laframboise Robert Lauzon Philippe Roy accessoiriste : Louise Béchard CONCEPTION ET MAQUETTE directeur artistique: Michel Gagnon directeur de la photographie: Eric Daudelin ADMINISTRATION directeur administratif: Fernand Gadoury directeur du marketing Grégoire Ewing service d'abonnement: Claude Béland PUBLICITÉ publicité locale directeur de la publicité Raymond Pierre représentants: Alain Quintal Marcel Van Damme Alain Roger Denis Lévesque Louis Beauoin Publicité nationale Paul L’Anglais Inc.Montréal 1405 rue Alexandre de Sève 526-9201 Toronto 2160 Yonge St.suite 302 487-1551 New York 333 est 50° rue N.Y.10022 Le numéro: $1.00.un an: $10.00.à l’étranger: $15.00.Courrier de deuxieme classe.Pour tous renseignements concernant abonnements, changements d’adresse, publicité locale, écrire ou téléphoner à Décormag selon les indications suivantes: Magazine Décormag, 181 est, rue Saint-Paul.Vieux-Montréal.tél: 866-9894.Les textes publiés dans Décormag sont originaux et exclusifs au magazine.Tous droits de traduction et de reproduction réservés.Le magazine ne s’engage pas à retourner les textes non sollicités et les prix indiqués dans les différents articles sont sujets à changement.Imprimé par l'Imprimerie R BT Inc., Montréal.direction de la production Perfects Plus Décormag a été fondé en 1972.Dépôt légal 3' trimestre 1972.Bibliothèque Nationale du Québec.4 mmnm 0 IDI % ns nwniHs riisuuiii CHRISTIANE DUCHESNE Les petits chiffres indicateurs, insérés dans le texte, correspondent aux photographies portant le même numéro.Des budgets réduits, un bail à court terme, l’envie de s’installer vraiment, même pour très peu de temps: comment les étudiants réussissent-ils à concilier toutes les contraintes de cette vie temporaire?Bien sûr, il y aura toujours les campeurs obstinés, qui vivent sans besoin précis d’un environnement à eux, qui dorment dans un sac de cou-f chage, aussi bien en-dedans que dehors, qui n’ont besoin ni de lit, ni de cuisine.Il y a ceux qui se meublent systématiquement dans les marchés aux puces, aux Disciples d’Emmaüs ou à l’Armée du Salut, ceux qui fabriquent tout eux-mêmes, tables, chaises, fauteuils, lits, coussins, rideaux, nappes, lampes, etc.; ceux enfin qui s’en remettent au tout fait, tout neuf, qui achètent tout pour s'installer le plus rapidement possible.De quelque façon que l'on s’y prenne, l’important est de se sentir chez soi sans se compliquer la vie outre mesure, d'habiter un espace anonyme de la façon la plus personnelle et la plus simple.Des trucs, des millions de trucs, designs-maison, étonnants par leur simplicité ou par leur fabrication cocasse, designs du plus pur génie, celui de la solution nécessaire immédiate, design qui trouve sa signification dans un seul endroit et nulle part ailleurs, celui de sa conception originale, qui ne veut souvent rien dire si on le fait vivre ailleurs, design restreint aux besoins d’une seule personne, d'une situation précise.Les appartements d’étudiants cachent une foule d'inventions bizarres, d'idées souvent jamais portées à terme mais combien originales et raffinées, un nombre incroyable de petites choses drôles, de combinaisons de styles les moins orthodoxes et pourtant magnifiques.Un vieux tapis encore beau aux dessins vieillots, aux couleurs un peu fanées, de vieilles chaises de jardin d’une grand-mère généreuse, des coussins-oreillers, un entonnoir de fer-blanc devenu abat-jour, un héritage hétéroclite de vaisselle, d’ustensiles de cuisine, de marmites, de draps et de rideaux, cadeaux d'une vieille tante célibataire au grand coeur: tout devient prétexte à la création d’un espace chaleureux.Les inventions les plus sages ou les plus folles, les camouflages les plus savants, tant de solutions qui s'imposent d'elles-mêmes sans recherche particulière.Résultats d'une intuition soudaine, les inventions temporaires sont souvent les plus étonnantes.Quatre appartements où on a su allier commodité, fantaisie, imagination et esthétique, quatre appartements simples et pratiques, jolis et accueillants.début du siècle: le rebord de la fenêtre a été décapé et simplement ciré (mélange de cire d'abeille et de térébenthine, dans les grands magasins); par terre, une petite table, blanche elle aussi, sur laquelle on accumule les plantes vertes.Nudité très simple habitée de lumière et de verdure.A l’autre extrémité du salon, un mur3 brun chocolat qui réduit un trop grand espace.Un vieux tapis au dessin compliqué: petit charme vieillot.Deux anciennes chaises de jardin, dont on a remplacé la vieille toile par une toute neuve d'un vert éclatant, un coffre en pin déniché chez un antiquaire des Cantons de l'Est, décapé et passé au jet de sable, un caprice.Une lampe-maison fabriquée à partir d'un tuyau d'échappement chromé attaché à un petit trépied métallique (ancien trépied de lutrin), d'une ampoule-réflecteur à dessous argenté, et d'un long fil blanc.C’est le coin intime, le coin de lecture, l'espace reposant de la maison.Une cuisine2 qui montrait à l'origine toute la mauvaise volonté du monde: fenêtre étroite, mur à quarante-cinq degrés, éclairage venant du plafond; et pourtant on a réussi à faire de cet espace une cuisine très agréable.On a peint deux des murs gros bleu, soulignés par le cadre blanc de la porte et de la fenêtre, on a adouci l'éclairage et fait revivre un radiateur, devenu utile dans ses vieux jours: livres de recettes, sel et poivre, plante, boîtes fourre-tout y trouvent leur place.La table de cuisine, pas ov TROISIÈME ÉTAGE, A LA HAUTEUR DES ARBRES A une extrémité du grand salon,' rien d'autre qu'une baie vitrée tout ordinaire et toute blanche comme on en trouve tant dans les maisons du 5 f % très jolie, a été camouflée par un grand carré de vinyle rouge vif.Le macramé et la gravure sur le mur bleu sont des oeuvres-maison.Même le réfrigérateur a pris une allure joyeuse, un tiers rouge et deux tiers blanc, porteur de plantes et de boutures.Une immense pièce, qui a dû être dans ses jeunes années une salle à manger cossue, a été simplifiée à l'extrême: une table et quatre chaises.La table1 a été fabriquée à partir d’une porte de dimension standard, sur laquelle on a collé de très belles tuiles bleues, unies, à l’exception d’une rangée de quatre, petite fantaisie judicieuse.Le piètement de la table est en métal émaillé jaune.Les chaises proviennent d’une taverne et ont été peintes en rouge.Deux lampes-maisonfmonture métallique recouverte d'un filet élastique très souple, ampoule «Fat Albert» de Sylvania.Abat-jour'de métal peint en jaune, de la même couleur que le piètement de la table de salle à manger.(L’abat-jour: dans toutes les quincailleries) Il r U n s: iïù.TTTT 2 1 I h ." \ DEUXIÈME ETAGE.AU-DESSUS D’UNE ÉPICERIE: à Le coin-repas4, devant une fenêtre très haute, une table toute simple en pin.de fabrication maison, quatre chaises blanches très fines (dans les grands magasins), une lampe de carton très peu dispendieuse.On a tiré parti de la grande fenêtre en la faisant ressortir en blanc sur un mur vert très foncé.L’objet prend ici une place prépondérante, mis en valeur par la nudité des pièces: sur un mur blanc, un tissu monté’sur un cadre de bois, de couleurs très vives et chaudes, des poissons* de papier tout aussi vivants de coloration; un autre mur' gris-brun très foncé, éclairé par une très grande fenêtre munie d’un store vénitien blanc qui diffuse une lumière douce; une lampe de papier aux dimensions étonnantes, d’environ trente pouces de diamètre, campée com-une énorme bulle au centre de la pièce; beaucoup de coussins à même le plancher, un petit tapis dans les tons de bleu-gris, un fauteuil* recouvert d’une immense fourrure, une 3 jggSM* r Wt J / ik -A ' : J V v.* me • * $ 'uni*' iâ II 4 6 f / y.I i t 'u/ fi!/1 c/K-ih/m r 5 g# autre lampe* fabriquée à partir de tuyau de poêle chromé et d’une ampoule-réflecteur; un vieux bureau” un peu farfelu au-dessus duquel on a accroché une grande quantité de photographies, de dessins de toutes sor- tes.L’objet est mis en valeur de façon presque systématique, rigoureuse, dans tous les coins de la maison, détaché du décor par son côté frappant et en même temps intégré par une disposition bien pensée.Il est à remarquer que le plancher de bois fini au varathane apporte une unité à ce grand espace.Un appartement dépouillé au premier abord, qui fourmille d’objets tous plus intéressants les uns que les autres, décoré avec toute la rigueur d'un oeil de designer; l’appartement d’un étudiant en design.U I ' ’ • • I —1 r » il ; • 1 y 6 mm lu / DES IDÉES TOUTES SIMPLES m On hésite souvent à réparer ou à disposer des choses de façon définitive quand on ne s’installe que pour très peu de temps.Le définitif peut pourtant concéder un peu de son absolu: il suffit de savoir fabriquer des systèmes démontables qui n’ont pas l’air temporaire, pour déjouer les apparences.Ici, un comptoir,sde cuisine où l’éclairage ne parvenait que très faiblement, de façon nettement insuffisante quand il s’agissait de préparer un repas.On a remédié au problème de manière systématique: quatorze ampoules rondes, transparentes, d’environ deux pouces de diamètre, reliées à un réostat qui permet de varier l’intensité de la lumière.Les douilles des ampoules ont été fixées dans un tasseau d'environ deux pouces sur deux, lui-même cloué sous les armoires supérieures.En cas de déménagement, il suffira de déclouer le tasseau et de dévisser les ampoules pour que tout redevienne comme auparavant.Toute l’armoire a pris une allure honorable, munie de ses ampoules et repeinte à l’émail blanc.On a poussé la délicatesse jusqu’à remplacer la baguette d’aluminium qui soulignait le dessus du comptoir, par une baguette de chêne de deux pouces sur trois-quarts de pouce.Le comptoir a été passé au varathane blanc, qui Ln) V ' mmÆ ¦ m «.‘wKK *m.-'¦à F* — i — ;vw I*.8 # ^ - t g «4 loi > il 41 1 | i 1 üLSf6iï t! i • -K ~W H » à » ;i.,.11 7 | c Z 13 lui donne un fini très brillant.La baguette de chêne a elle aussi subi le traitement au varathane, transparent et mat.Une deuxième idée simple dans ce même appartement: dans le coin d'une petite pièce qui sert actuellement de bureau, on a installé un vieux classeur, comme on en trouve dans les magasins d’ameublement d'occasion pour les bureaux.On a peint le vieux classeur" d'une laque rouge éclatante, on y a casé toutes les paperasses de la maison, on a installé quelques plantes vertes et accroché au mur un très beau poster (trouvé à la Librairie Gutenberg.3453 rue Saint-Denis, Montréal).BÜ i ag as I w \ LJ 14 ! â % E il TROIS PETITES PIÈCES 12 L_ Une cuisine, un salon et une chambre à coucher, tout ce qu’il faut pour vivre sans espace superflu.La petite cuisine" est séparée du reste de l’appartement par un rideau rouge, très chaleureux; on y découvre une table minuscule faite à partir de tuyaux de plomberie, émaillée jaune et rouge, au-dessus de laquelle est suspendue une lampe de tissu (très facile à faire).Comme dans bien des appartements un peu anciens, on retrouve la fenêtre française, à deux battants verticaux, qui malheureusement ne se fait plus dans les appartements que l’on construit à l’heure actuelle.Sur le mur.un dessin d’enfant très coloré; à côté de la table, deux chaises aux formes étonnantes, l’une en rotin, l’autre en bois, héritage de famille.Dans le salon’,' attenant à la cuisine.des coussins rouge et jaune sont disposés par terre à même le tapis; une autre lampe de tissu, semblable à la première et un vieux bureau, simplement décapé; dans un coin de la pièce, un énorme bouquet de branches séchées.La chambre14 toute petite se limite à un lit, recouvert d’un tissage marocain.un petit tapis, un coffre de bois, quelques coussins, une plante suspendue, une carte géographique accrochée au mur: petit espace bien habité, sans prétention.Une fois de plus la preuve qu’il est possible de s’installer sans faire de folies, avec des moyens simples et un peu d’imagination.I » ' va V t I * 1 ^ V I 15 g i iv' .Àj N® 1 7 17 1 V, r*E ® * - i 18 16 ¦I 8 Æ Économie nouvelle, automatisation, prolifération des services, planification de l'espace, nouvelles contraintes auxquelles l’homme doit s’adapter tant bien que mal.à la mesure de ses besoins et de ses capacités.Les immenses complexes, les gratte-ciel surchargés, les petits bureaux isolés, les ateliers, les manufactures, tant d'espaces à occuper le plus rationnellement possible, à penser selon le rythme actuel de la société, pour le bonheur de tous.Mode ou besoin réel, l'aménagement des espaces de bureaux s'avère être une des tendances importantes de l’aménagement dans son ensemble.D'une forme d’architecture et de design longtemps laissée à elle-même, on évolue très rapidement vers une planification rigoureuse, forcée par l'affluence du personnel de bureau, par la hausse des loyers des espaces de bureaux, par l’obligation d'une rationalisation extrême de l’espace: le plus petit espace pour le plus grand nombre d'employés et un rendement maximum.Devant la nécessité de créer et de développer des standards de travail et d'efficacité, architectes et designers ont étudié les diverses possibilités d'isoler ou non le personnel de bureau.de coordonner au niveau spatial les différents secteurs d’activité, d'organiser des réseaux de communication entre les services.Leur tâche répond r L’AMÉNAGEMENT DES ESPACES DE BUREAUX DE LESTHÉT1DUE FOnCTlDH : PLUS DE e •• • § FROnilÈRE e ee CHRISTIANE DUCHESNE ••• J à la lois aux normes fonctionnelles et esthétiques idéales à la vie de bureau.Éclairage, mobilier, acoustique, coloration.tout l'environnement influence directement le rendement de l'homme au travail, que ce soit en usine ou au bureau.De l'esthétique à la fonction.il n'y a pas de frontière précise: toutes deux sont liées de la façon la plus naturelle.Ainsi l'espace fonctionnel doit se superposer à l'espace esthétique, et cela à tous les niveaux.mobilier répondant aux critères anthropométriques établis, et en même temps très beau, murs aux textures chaleureuses non seulement belles mais conçues spécialement pour l'acoustique.coloration agréable qui sert de repère pour les différents services.F.n attendant le jour où tout le monde pourra travailler comme il l'entend, quand le travail à distance sera chose établie, quand les écrans de projection à trois dimensions permettront aux chirurgiens d'opérer un patient à cinq cents milles de distance, en attendant la civilisation du loisir, chacun essaie de se satisfaire le mieux possible de sa condition de travailleur.Pourquoi, pendant si longtemps, le milieu de travail a-t-il été un espace esthétiquement mort, pourquoi le travailleur devait-il obligatoirement se heurter à des murs mornes, à des mobiliers lourds, encombrants et souvent laids, à une machinerie noire et sévère?Maintenant et de façon de plus i 9 e Tissu «Rammari» de Marimekko, édition de 1970.Secrétaire de la série «System F» (version en bois) de Sunar.en plus systématique, l’aménagement des espaces de travail est une chose reconnue comme nécessaire: nécessaire au bon moral des employés et par suite, à leur rendement et à leur efficacité.On a coloré la machinerie lourde des usines, on a repensé toutes les manettes et tous les boutons au point de vue de la forme et de la couleur, pour que leur utilisation soit simplifiée et pour que l’employé puisse s’en servir avec la plus grande facilité, on a conçu de nouveaux équipements de bureau, du dactylo au panier à papier en passant par les classeurs et les fichiers, on a réétudié l’éclairage des grandes manufactures, on a repensé également de nouveaux appareils technologiques, plus agréables à voir, plus faciles à manier.Tous les milieux de travail ont été touchés, tous les secteurs subissent cette grande vague d’esthétique fonctionnelle, et tous les employés devraient petit à petit bénéficier de ces nouveaux espaces, de ces endroits de travail agréables et attirants, si les efforts en ce sens se poursuivent comme ils ont été amorcés il y a déjà plusieurs années.I I 1 H -Xi_ Hftv| y W ( ¦ ¦i daoust J lit.Z .& # un ¦ 'I k .I * PETITS EXEMPLES DE SOLUTION: file Quelques exemples à petite échelle des possibilités de la couleur, de l’épuration des lignes, de la simplification des espaces: de très petits bureaux de moins de quinze employés, des besoins pourtant fort complexes, espaces vivants utilisés à leur maximum.Nous avons choisi, pour illustrer de façon générale l’aménagement de bureau, un bureau de dentiste, une petite compagnie d’assurances, deux bureaux de graphisme, un bureau de traduction, un autre de designers industriels et une clinique médicale.Certains ont fait appel à des designers ou à des décorateurs, d’autres, non; mais tous ont su tirer parti de cette obligation imposée par tous les métiers et toutes les professions: la nécessité du travail efficace et agréable à la fois.< Qui n’a jamais redouté la salle d’at-| tente d’un bureau de dentiste, et en-£ core bien plus, les instruments effrayants qui triturent la bouche avec des bruits d’enfer?Ici, pas de salles étaient un entrepôt traumatisantes, mais une salle d’at- A A ilM : III ¦il h III ) IIP ¦ Ill T m m On a conservé I les grilles qui I servaient I anciennement I I quand les locaux I :0%ks'~ DO de fourrures.10 niiii : '< * P 1 h i mjJk "Si r prtnUny^ci 3055 mm fBST Z • “ 1 iF 4 d'JvJ h Xi [«PF w*r- 1 ¦a B - < ¦f \ i* r .v - S *5 » .I si i Put RBT Printing Limited Imprimerie RBT Limitée 3055 L’Assomption Montréal 426, Québec (514) 254-3573 **¦ \\ .I tente toute bleu et rouge, paisible, à proximité du bureau de la secrétaire, et assez éloignée des bureaux de traitement.Dès l'entrée, les clients se dirigent vers la salle d’attente, grâce à des indications subtiles: une flèche à la grandeur du mur qui fait face à l’entrée, émail blanc sur un mur blanc mat; le dessin de la flèche est souligné par une fine ligne argentée; une courbe indicatrice dessinée par la rencontre d’un tapis gris et d’un tapis jaune invite les clients à tourner à droite, vers la salle d’attente.Entre la salle et le bureau de la secrétaire, un grand écran de plexiglas fumé.On accède aux bureaux des dentistes par un escalier très dégagé.Deux portes rouges, au nom de chaque dentiste.en gros caractères blancs; derrière chacune des portes, deux bureaux identiques aux murs d’un jaune brillant, tapis mur à mur, équipement du dernier cri, instruments perfectionnés et.le fin du fin.des écouteurs pour le patient qui préfère la musique au bruit redoutant de la fraiseuse.Détail intéressant: entre les deux bureaux, une chambre noire commune pour développer les radiographies.Bref, un bureau agréable, n’ayant rien de l’affreux bureau de dentiste qui a toujours fait peur, même aux grandes personnes.> i'v 4 ?x.: Écrans de Tavlor-Evans, plantes (areca et schefflera) de chez Planterra à Dorval.Aménagement de Roger Vigeant.a g S si X ¦ |r ?i ?Une compagnie d’assurance toute ° jeune qui termine actuellement le réaménagement de ses locaux: une vaste pièce où tous les employés vont et viennent silencieusement, entre des écrans de couleur.On a utilisé le même mobilier que dans les anciens bureaux, camouflé cependant par des cloisons disposées obliquement.Toute la pièce est unifiée par un tapis gris, et par les plantes étonnamment vigoureuses qui poussent un peu partout.Les détails de coloration sont ici très subtils et très doux: de beaux gris, des murs blancs, toutes les portes noires, un seul mur gris-brun et les écrans rouge, violet et beige.On doit installer d’ici peu des montages de tissus très colorés sur les murs blancs.La seule pièce fermée demeure la salle de conférence, située tout à fait au fond de l’immense pièce de travail.Il ne s’agit pas vraiment ici d’un aménagement paysager poussé au maximum, et pourtant les quelques plantes qui y vivent apportent beaucoup de calme et de fraîcheur.I SB 9 o Secrétaire «Solve» de Standard Desk, à la réception.Dans la salle de conférence, deux tables Parsons et des fauteuils de Geo form Designs.La table de travail est recouverte de cuir noir ainsi que les fauteuils de Arne Jacobsen, fabriqués par Fritz Hansen.Aménagement: André Riopelle et Histart-6.! I — > W 12 o r i : Q Î seas =5 rt i V % 3 ?A la Place d'Youville, un décor ancien qui vit de lui-même grâce aux poutres, à la pierre et aux petites lucarnes, qui confèrent un charme tout particulier à ce bureau de graphisme.I T * i 4 ' ii # /¦ i © 4 a At i K X LL \ A la suite de l’article «De l'esthétique à la fonction, plus de frontière», Décormag présente une série d'articles spécialisés sur l'aménagement des espaces de bureaux, série d’articles qui constituera un dossier «Information-bureau».le plus complet et le plus détaillé possible.Tous ces articles pourront être détachés du magazine, comme section spéciale, et pourront circuler librement entre les mains des personnes que le sujet touche tout particulièrement.Chacune des sections comportera un maximum d'information sur un sujet précis et bien défini, chaque section couvrira un aspect particulier de l’aménagement des espaces de bureaux, aménagement paysager, possibilités des mobiliers modulaires, systèmes de cloisonnement, etc.; chacun de ces articles sera accompagné d’une documentation connexe sur les accessoires.la décoration spécifique d'une catégorie de bureau, information générale et détaillée sur tous les aspects d’un sujet.Avec la collaboration d’une équipe de spécialistes en aménagement de bureau et en ameublements technologiques.de designers et de décorateurs, Décormag offrira à ses lecteurs une gamme diversifiée d’articles destinés à tous ceux qui vivent le tiers de leur vie dans un bureau et qui auraient le souci d’un mieux-être au niveau de leur travail Quatre fois par année, consultez «Information-bureau».la section spéciale qui vous guidera dans la décoration, l'aménagement et la décoration de votre espace de travail.I Table de conférence en bois de palissandre de Standard Desk, fauteuils de cuir noir de Steelcase.Devant la murale en caractère d'imprimerie, un secrétaire également en palissandre de Standard Desk.il a ' {h :.mm EjISmT- >*î ¦ ."srs i "JJ l HUI» V t: i E EE WjpTl i.diiü ! ?>.Z‘ 1 i W7- y i.! DO 13 I On a su s’installer à peu de frais: tapis, peinture, cloisons-écrans, plantes vertes.?Plusieurs compagnies n’emploient I que des pigistes, extérieurs aux bureaux mêmes de la compagnie.Cette formule se répand de plus en plus, pour une foule de compagnies: compagnies de cinéma, bureaux de rédaction, etc.Il n'est pas nécessaire d’installer de grands bureaux pour la simple raison que les employés ne travaillent pas en un endroit très précis, mais à l'extérieur, sur la route ou à la maison.Nous avons ici le cas d’une compagnie de traduction.Deux pièces suffisent: à l’entrée, la réception, au fond, la salle de conférence pour les réunions hebdomadaires; un faux-mur sépare les deux espaces.A droite, le bureau du directeur: table de travail et fauteuils recouverts de cuir noir.Le mobilier est de première importance car c’est ce qui occupe le plus gros de l’espace de ces deux pièces minuscules.Heureusement, ces pièces toutes petites ont de très grandes fenêtres qui laissent entrer une lumière généreuse; on a dû cependant avoir recours à des rideaux pour masquer le paysage morne du coin Rachel et Papineau, et camoufler les cadres de fenêtres, assez ordinaires.p Dans le Vieux-Montréal, à la place | d’Youville, un bureau de graphisme s’est installé sous les combles.Ici, tout est teinté de petits airs anciens, pierre, lucarnes et poutres apparentes, et pourtant le décor demeure très actuel.La fonction s’intégre à l’espace: pas de bureaux mais des tables à dessin, pas ou très peu d’éclairage uniforme au néon comme on en trouve dans la plupart des bureaux, mais des lampes pour chaque dessinateur, chose nécessaire.Ces bureaux où l’on travaille, non pas à une idée abstraite mais à la réalisation concrète d’un projet, comme les bureaux d'architectes, de designers industriels ou graphiques, ces bureaux où l’on travaille à un produit fini, dégagent une chaleur toute particulière.celle du travail concret qui s’y effectue, sur les tables à dessin ou sur les panneaux d'affichage, où l’on peut suivre toute la ligne évolutive d’un projet.Le décor vit de la propre activité du bureau, se compose et se : ?1, Meubles de bureaux de chez Paradis-Messier.Dans la salle d'attente, fauteuils et table en vente chez Eaton, papier-peint de Empire Wall 1 4 V* / 5 : IP f ; ¦ r / j iir> A A /Cmv la salle d'attente, des fauteuils de Christen Sorensen, distribués par FM Furniture.Lampes Reggiani, (distribuées par John C.McKav Ltd, 725-6495) Aménagement: collaboration Dave Baert et Histart-6.c PM » t Li- i n .f s fc : I B- I Mobilier pour bureau de haute direction créé par Histart inc., en I orme naturel fini à l’huile.Le mobilier comprend une table de travail et six petites tables modulaires «Satellite», à panneaux pliants; les tables modulaires se rangent sous la table de travail; en plus deux unités de service font partie de l'ensemble.I Fauteuil 2045.dont le rembourrage est suspendu à l'encadrement d'acier chromé par des lanières de cuir.Recouvrement de cuir, de cuirette ou de tissu.Environ $320.00.- s™ > I I £ «3 PM m i ?I,1 - ,v ttf i 1 ËOkj -T?MS PHOTO.STE-MAR1E & LAURENT INC.DO 17 Table et fauteuils « Visiteur» de la série 2040, en chêne massif fini naturel ou simili-noyer; les fauteuils sont recouverts de tissu ou de cuirette et sont rembourrés de caoutchouc-mousse et de mousse de térylène.Environ $150.00.Le piètement de la table est démontable; le dessus est recouvert d’un placage de bois de teck, de noyer ou de chêne fini à l’huile, en merisier fini à la laque de couleur (noir, blanc, rouge, jaune, fuchsia et vert avocat) ou encore avec le dessus en lamellé de plastique fini teck, noyer ou chêne.Environ $65.00 t I 4é bécois contemporain?A.LAURENT: Il y a quelques années, les gens communiquaient peu d’un pays à l’autre.L’homme d’affaires qui travaillait en Allemagne, celui qui travaillait au Japon et celui qui travaillait à Montréal le faisaient probablement d’une façon fort différente.Aujourd’hui, les méthodes de gestion se répandent si rapidement que la plupart des gens travaillent un peu de la même manière.Alors le designer, qu’il soit québécois ou européen, pense avant à l’aspect pratique et ensuite à l’aspect esthétique, lorsqu'il conçoit un ameublement de bureau.La seule façon de produire un meuble contemporain québécois se fait avant tout par la personnalité de notre collectivité et aussi, bien entendu, par la qualité de la main-d’œuvre.Au Québec, par exemple, nous devrions former davantage des gens de métier capables de faire un rembourrage de qualité, car ces gens sont rares.Évidemment, nous sommes dans une impasse.Doit-on commencer par former des artisans ou des designers?Personnellement, j’ai rencontré des designers d’expérience qui, ayant déjà travaillé en Europe, éprouvent maintenant une certaine difficulté à créer parce que nous n’avons pas un outillage et une main-d’œuvre que seulement 20% aura un bureau cloisonné.Évidemment ce pourcentage dépend des besoins de chaque compagnie.DÉCORMAG: Comment êtes-vous parvenu à faire du mobilier de bureau?A.LAURENT: Tout simplement; la personne qui commandait un meuble de bureau était plus réceptive à un meuble contemporain qu’à un meuble de style.Étant designer, il était donc plus facile de créer un ameublement pour bureau qu’un ameublement pour résidence.C’est de cette façon que j’y suis arrivé.Ce type de meuble répondait aux conditions de travail.Il s’avérait donc plus facile de faire accepter des idées nouvelles.Pour ce qui est du meuble résidentiel, les gens sont énormément influencés par une publicité qui mise trop sur le meuble de style.Mais, quand on pense design, quand on pense à inventer, je ne vois pas pourquoi il faudrait perdre du temps à recréer des choses qui ont été, à mon avis, passablement approfondies.Il y a tant de choses à faire avec les matériaux modernes, je ne vois pas pourquoi nous devrions réinventer un meuble traditionnel.DÉCORMAG: Croyez-vous que, dans l’ameublement de bureau, il soit possible de produire un meuble qué- més.On tend à faire ce que nous appelons aujourd’hui de l’aménagement «paysager».A.LAURENT: L’aménagement «paysager» répond sûrement à un besoin de repenser la façon de travailler dans un bureau.Mais c’est un début, car il y a encore énormément à faire dans ce domaine pour atteindre l’objectif qu’on s’est fixé: rendre les intérieurs plus humains par des plantes, des cloisons transparentes, ou des murs-rideaux.Au point de vue pratique, ce nouvel aménagement résout bien des problèmes quant à l’efficacité et aux relations de travail.Mais je crois qu’il y a beaucoup de recherches à faire avant que tout ne soit vraiment au point.C’est heureux qu’il y ait un pas de fait dans ce sens afin d’ouvrir les bureaux plutôt que de les cloisonner.Je m’empresse d’ajouter que le designer qui conçoit la planification pour un étage de bureau doit aussi considérer le travail de chacun, l’envergure de la compagnie et ses besoins.Il y a avantage à ce que tout soit ouvert, mais tout dépend évidemment du genre de travail.Le designer doit rencontrer les gens de la compagnie, discuter avec eux et adapter, s’il y a lieu, l’aménagement «paysager» à la totalité ou encore à 80% d’une entreprise alors * 8 Ministre Jean Cournoyer, le prototype d’un mobilier de haute direction.En quoi consistait ce projet?A.LAURENT: Cet ameublement est le résultat concret d’une recherche effectuée sur la main-d’œuvre technique et artisanale dans l’Industrie du Meuble au Québec.La Compagnie Histart, mandatée pour la réalisation de cette étude a créé elle-même ce mobilier de bureau de conception québécoise.Histart nous a ensuite confié la fabrication du prototype.C’est avec grand plaisir que nous avons accepté, car nous avions la chance de réaliser un prototype sans avoir à investir des sommes considérables.Vous savez, lorsqu’une compagnie désire lancer un nouveau meuble, le coût des investissements ne permet pas toujours à toutes les entreprises de le faire.L’expérience fut donc pour nous très intéressante.DÉCORMAG: Quels sont les éléments qui font partie de ce mobilier?A.LAURENT: Il y a d'abord une table de travail en orme massif lamelle, six tables «satellite», des unités modulaires en forme de demi-cube qui se déplient et s’assemblent à volonté, puis deux unités de service conçues selon le modèle de ces dernières, enfin, un fauteuil «manie» à dossier haut et six fauteuils à dossier bas recouverts d’un tissage.Les tables «satellite» peuvent au gré des besoins se ranger sous la table de travail.C’est un mobilier très fonctionnel qui permet une utilisation rationnelle des espaces de bureaux et des salles de conférence.DÉCORMAG: Le Ministre sera-t-il le seul à profiter de cette réalisation?A.LAURENT: Non, je l’espère! Il faudrait le rendre disponible sur le marché.Quant à Ste-Marie & Laurent, ce mobilier fera partie intégrante de sa collection.Nous avons même l'intention de vendre les éléments séparément.aussi raffinés que dans les pays européens.Je pense ici surtout au rembourrage et à l’utilisation des matériaux modernes tels que le plastique, la fibre de verre, le plexiglas ou les métaux.Je crois qu’il y a incontestablement une lacune dans la formation de la main-d'œuvre au Québec.Nous avons trop de techniciens du meuble et trop peu d’ébénistes aptes à une production individuelle de type artisanal.Plutôt que de copier des meubles étrangers pour les vendre ensuite à meilleur marché, je crois que nous aurions intérêt à faire connaître le Québec par un produit de qualité et un design qui répondent aux goûts et aux besoins actuels de notre marché.DÉCORMAG: Il y a donc lieu d’espérer produire un meuble de qualité qui reflète davantage notre culture, notre façon de vivre et qui, en définitive, répondra aux besoins de l’homme contemporain.Vous avez réalisé, à l’intention du » K ' %: histart-six H rofol o I i le département d'aménagement intérieur de Histart inc.: r .ï a vous propose DÉS MAINTENANT LES SERVICES DE SON ÉQUIPE.:?1 a ?¦ 1" 7 1 W 1 1 0 ¦ * ÉBÉNISTES, DÉCORATEURS, DESIGNERS SONT À VOTRE DISPOSITION POUR RÉSOUDRE TOUS VOS PROBLÈMES DE DESIGN ET DE DÉCORATION.nr > - p 163 est, rue Saint-Paul Vieux-Montréal 866-3374 REVEILLON WALLPAPER & FABRICS INC.MONTRÉAL 38 Deauville, étage «D», Boite postale 1075 Place Bonaventure, Montréal 114, 866-5592 19 0 m.w les petits bouquets de cuisine CHRISTIANE DUCHESNE § soient, il faut prendre un grand soin des petits bouquets: bien tailler les tiges, les couper en biseau ou les fendre, et faire attention à ce que toutes les tiges soient en contact avec l’eau.Dans le cas où l’on composera des bouquets avec des fleurs sans tige, flottant sur l’eau, on posera la fleur très délicatement sur l’eau, soit dans un bol, soit dans un verre, en faisant bien attention de ne pas la submerger.La grande qualité de ces arrangements minuscules réside en ce qu’ils n’ont pas besoin de la vie en pots luxueux; ils se contentent de ce qu’on leur offre, verre à eau, verre à vin, verre à liqueur, ballon ou flûte, et même de petits plats, plats à dessert, plats à bonbons, coupes.Ils exigent seulement d’avoir assez d’eau pour survivre, pour vivre leur deuxième vie, si courte soit-elle.Ils ont le privilège d’habiter des coins auxquels les plus gros bouquets n’auront jamais accès, soit à cause de leur allure, de leur dimension, ou de leur orgueil: une tablette de la salle de bain, un comptoir de cuisine, une bibliothèque ou un coin de téléphone.Disposés un peu partout à travers la maison, ils apportent une fraîcheur toute délicate, un petit raffinement plein de charme, celui des choses éphémères à recommencer sans cesse.Ils naissent aussi des petits jardins de ville, boîtes à fleurs ou parterres, qui permettent à peine de cueillir plus de quatre ou cinq fleurs à la fois, au risque de paraître dénudés.Il faut pourtant couper quelques têtes pour la santé des plantes.D’où qu’ils viennent et quels qu’ils .de cuisine, car sans aucune prétention, les petits bouquets dont nous parlons ici vivent dans des verres de cuisine, le plus simplement du monde.Les verres les plus ordinaires permettent une foule d’arrangement de petites fleurs, de fleurs cassées ou un peu défraîchies, petits bouquets tout simples, à éparpiller partout dans la maison.Il faut reconnaître le charme des bouquets minuscules: réduits à une seule fleur, peut-être même à une seule tête de fleur, ils gardent le sens attendrissant des objets rares.Ils naissent souvent de gros bouquets classiques, un peu passés.Les fleurs commencent à incliner la tête, le feuillage sèche lentement, quelques pétales tombent: les gros bouquets perdent peu à peu leur digne allure.Les petits bouquets sauvent alors la situation.On élimine les fleurs fanées, on garde celles qui ont conservé leur port de tête, on cueille quelques têtes encore belles.Ainsi naît le petit bouquet: trois chrysanthèmes chinois dans un verre à liqueur, deux centaurées dans un bol d’eau.Les verres que l’on a sous la main se prêtent très facilement aux arrangements des petits bouquets.Surtout à cause de leurs très courtes tiges, les fleurs se trouvent très bien dans des verres, elles se tiennent mieux et les petits bouquets n’en sont que plus jolis.% ¦ v % E xi b * A l’exception d’un seul bouquet, (bleuet ou centaurée), toutes les fleurs sont des chrysanthèmes d’espèces variées.Tous les verres et les plats qui ont servi à la confection des petits bouquets sont faciles à trouver dans les grands magasins et dans les boutiques Bazaar (Way In) et China Pagoda, et leur prix varie entre $0.50 et $1.50.' PHOTO: ÉRIC DAUDELIN 20 / *9 a R f Nk y Z ; K?V X r w » 4 • MMjk 6 mm _ A Muni & K V , ¦ !!¦ J Xi il' v ;T} •SS .» h, ’ \Â1X*.Ji i x 1 H ¦ .:: \ jju 1 > yj y :v h r X r, *!» ip i f W.; .* in - 1 »* 1 M w\» vV x f uv 1 #4- 21 de la céramique au québec CAROLE SIMARD-LAFLAMME en collaboration avec Maurice Savoie, céramiste-designer i l’homme réalisa que la terre pouvait se cuire.D’autre part, la vannerie étant parmi les plus anciens métiers, comme l’oiseau qui tresse son nid, comme l’araignée qui tisse sa toile, l’homme, de manière semblable, a vite appris à entrecroiser les fibres naturelles.Et de la même façon que le vannier dispose ses brindilles en spirales, le potier fabriquera des co-lombins, sorte de longs rubans de terre façonnée, qu’il tressera ou étalera en spirales.Ainsi la poterie est-elle née; et l’histoire continue.Vint ensuite la machine fantastique, cette merveilleuse machine que fut le tour du potier et qui remonte à l'invention de la roue.Déjà l’artisan pouvait rêver d'une plus grande production.La production en grande série n’est pas le privilège exclusif de notre siècle: au temps des Romains, l’histoire nous raconte qu’en une seule fournée, on pouvait cuire jusqu’à trente mille vases.Et l’histoire continue, et nous revenons au Québec.Qui a dit que «la machine combinée à l’art, tue»?le tour du potier n’est-il pas une machine?pies.Certains historiens racontent qu’un jour, par mégarde, on jeta dans le feu un panier d’osier dont les parois intérieures étaient garnies de terre afin de retenir les liquides que Parler de céramique c’est un peu parler de sagesse, de retour aux sources, de l’homme qui capte les éléments naturels.transformés à travers les âges, et les adapte selon ses besoins; c’est aussi parler du palpable quotidien, de beauté et de fonction.C’est enfin parler de l’objet artisanal et de l’esthétique industrielle: cette conciliation de l’homme et de la nature, de l’homme et de la main, de l’homme et de la machine.La série «Initiation aux Métiers d'Art».réalisée par les éditions For-mart en collaboration avec les artisans du Québec, série comprenant textes explicatifs et diapositives, nous définit ainsi la céramique: «Le mot céramique vient de «keramos», nom grec désignant la «corne des animaux» qui fut la matière première des vases à boire et qui donna sa forme à ces mêmes vases.Ce terme était déjà employé par les anciens dans l’acceptation générale de vases et d’objets en terre cuite.De même le nom de poterie, dérivé du latin «potum» qui signifie «l’usage des vases à boire», a été étendu à l’art du potier dans son ensemble.La Céramique était aussi le nom du quartier d’Athènes où étaient situées les fabriques de tuiles et de briques.< Éü> maiA i ‘ % • >i >:a Québec, hier Et tout commença, de l’homme à la nature.__________________ ce panier devait transporter.Qu’arriva-t-il alors?Le feu brûla le panier et fit durcir la terre de l'intérieur.Accident, découverte, c’est à partir de ce moment-là, semble-t-il, que Champlain lors de son voyage de 1613 parle de la terre grasse à poterie qu’il a trouvée sur l’emplacement actuel de Montréal.Plus près de nous, Marius Barbeau nous dit dans «Tech- Comme bien des inventions, tout commença par accident, un accident inoubliable dans l’histoire des peu- 22 Maurice Achard: «Il est temps que nos créateurs travaillent de concert avec l’industrie, grande ou petite, avec nos architectes et nos décorateurs et qu’ils reprennent l’énorme marché exploité jusqu’ici par les pays européens ou asiatiques.» Maurice Savoie: «Le rapprochement entre le créateur et l’industriel est de première importance.C’est de ce rapprochement que naîtra la production personnalisée.Les artisans croient souvent qu’ils ne sont faits que pour la création, qu’ils ne peuvent avoir accès à l’industrie.De leur côté, les industriels ne condescendent pas à profiter de l’imagination des créateurs.L’industrie a peur de l’artiste!» D’ailleurs, certaines expériences (organisation d’ateliers de recherche) se sont accomplies dans quelques pays européens, tels le Danemark, la Suède et l’Italie.Ce genre d'expérience a donné naissance à plusieurs entreprises de type artisanal, très rentables tant pour le créateur que pour l’industrie.On note dans «World Crafts Council» (conférence de Dublin 1970) ces quelques données statistiques: en Allemagne, 620.000 boutiques d'artisanat emploient 4,800,000 personnes, soit une moyenne de 6.5 employés par entreprise.Le montant total s’élève à 10.3% du produit national brut.Au Danemark, le chiffre d'affaire de la production artisanale est supérieur à celui de la production agricole.En Suède, on compte 44.000 personnes employées dans 7,000 ateliers; en Italie, 50,000 ateliers emploient en moyenne 10 personnes.Or, les statistiques nous révèlent qu’il existe, au Québec, 6,825 petites entreprises employant en moyenne 15 personnes, (Le Soleil, 13 janvier 1972).6.825 petites industries dont on ne parle que très peu, et qui existent pourtant.De fait, l’artisanat n'est plus seulement l'affaire de nos grandes tantes retirées à la campagne, l'artisanat c'est l'affaire de tous, autant de l’artisan créateur et industriel que du consommateur et surtout des organismes gouvernementaux.Ainsi espérons-nous qu'on la fera notre vaisselle, avec notre terre, nos artisans, nos industries.et nos histoires! niques 1948 » : «On a toujours fabriqué de la poterie chez nous.» Rappelons-nous simplement la Compagnie de Cap Rouge, près de Québec, les Dion de l'Ancienne-Lorette, les Jacquet, les Maillet de la Beauce, les Mercier de l’Assomption, les Quimont de Cap Saint-Ignace, les potiers de Saint-Jean sur le Richelieu.Hélas, de siècles en siècles, notre céramique québécoise perdit rapidement son essor.Vers la fin du XVIII' siècle, notre belle vaisselle d’étain ou en terre d’argile du pays sera inévitablement remplacée par la vaisselle importée d’Angleterre, d’Écosse ou d’ailleurs.Au Québec, il faut le lire dans les journaux du temps, les importateurs étrangers faisaient bonne fortune.Ces astucieux marchands avaient vite fait d’émouvoir notre sentimentalisme en estampillant leurs pièces de scènes québécoises telles la décharge du lac Memphrémagog, l’église de Pointe-Lévis, les scènes indiennes, le castor.la feuille d’érable.Pourquoi eux, avaient-ils puisé directement dans le folklore contemporain de l’époque?Et nos grands-mères se piquaient de fierté en se «gréyant de ce qui venait de l’étranger».«Hélas, nos vieillards se souviennent des derniers potiers d’un peu partout qui ont fermé leurs portes, il y a plus de soixante ans», écrit Marius Barbeau.Les choses ont-elles changé?; ¦Pi g Pli -3 inimitables imitations, résurrection et restauration inimaginables: des beurriers qui ressemblent à des tortues, des cendriers montés sur des pattes de lion, made in Québec, pays de la jungle.Et dire que nous cherchons des objets uniques, authentiques et personnalisés.«Notre céramique commerciale laisse énormément à désirer: au point de vue design et technique, elle est absolument pitoyable et par le fait même inexportable,» affirme Maurice Achard, jeune céramiste québécois.Denise Cotte, finissante au CEGEP du Vieux-Montréal; section céramique: «La standardisation de la production industrielle qui nous entoure quotidiennement manque de poésie.» Maurice Achard: «On retrouve trop souvent dans nos boutiques, les inévitables bols à soupe à l’oignon, beurriers, bouteilles à liqueur, etc.Un peu de fantaisie serait la bienvenue.» Yves Forêt, finissant au CEGEP du Vieux-Montréal: «La pensée l’emporte sur l’action; il en résulte souvent une recherche traumatisante pour le céramiste de maintenant.» Maurice Savoie: «Qu’on donne aux gens ce qu’ils demandent! Tout le monde aime les fleurs.eh bien! qu’on leur en donne des fleurs! mais de très belles, des fleurs à nous.» Québec, aujourd’hui I Produire des objets conformes à notre société, retrouver le passé, mais rajeuni.rafraîchi, enrichi, adapté à notre façon de vivre, puisé aux sources du vrai folklore: vivre son temps et son pays, créer des formes nouvelles, belles et fonctionnelles.Aujourd’hui, Québec 72, où en sommes-nous?; Mais qui la fera notre vaisselle?Un défi pour le créateur québécois «L’artisanat restera toujours, cela est absolument essentiel, car les gens auront toujours besoin d’une foule de choses à des prix raisonnables.Il y a des milliers de gens qui ont besoin de vaisselle.On va-ti la faire notre vaisselle»?nous dit Maurice Savoie, céramiste.Et c’est un peu un cri d'alerte à l'industrie québécoise qui se meurt dans les sempiternelles copies, les J I- \ .-* ri A> f \ Maurice Savoie / ' r;ir- 'f 1 y> S f ft tf £V*1 f v ; ¦-'•A 1a Jr ¦-< € ij' Alain et Michel I remblay Maurice Savoie Jacques Marsot 1# K En id Legros I & \ U UJ i co I D a 1 » l- t! f .fi *u I I MW m X i i ?I* 1*1*1*! Il ET» \ t 4 3 & a s ,4 : I I I ü I ' i >; 1 Pr.i L»i* ; i s \< I :< i ï i; /rxsc s 1 4: I \§ ¦ « m r il pi' ir - Hr, II DO 25 UNE VIEILLE ÉGLISE PREND DES COULEURS 1 — vue de la chaire exécutée en 1865 selon les plans de Victor Bourgeau 2— intérieur de l’église 3 — détail de la chaire provenant du dessin de 1865 4 — nef et bas-côté 5 — vue de l’ancienne partie de La- prairie et de son église 6 — plan de 1865 pour la décoration du plafond de l'église 7 — signature de l’architecte Victor Bourgeau sur les plans originaux de 1865 >\ ¦ X 'I V // A v.ÉGLISE DE LA NATIVITÉ DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE DE LAPRAIRIE 1^' ^ X ' t, t : y.- i Qui a cru que nos vieilles églises étaient passées à l’oubli?Peut-être est-ce le cas de quelques-unes, mais sûrement pas de toutes.Certains de nos vieux temples, souvent plus que centenaires, font maintenant l’objet de soins attentifs en vue de les remettre en condition.Les fissures sont cachées, les éclairages sont modifiés pour mettre en valeur les parties intéressantes et l’ensemble prend un regain de vie par l’application de nouvelles couleurs.C’est le cas de l’église de Laprai-rie dont l’intérieur fut récemment restauré en tenant compte des plans originaux de l’architecte Victor Bourgeau, datant de 1865 et retrouvés par chance.On a peut-être tendance aujourd’hui à oublier ces intérieurs imprégnés de religion qui constituèrent pendant longtemps, avec les intérieurs de quelques grands édifices publics, les décors les plus somptueux sinon les plus «à la mode» rencontrés à l’époque.L’église de Laprairie construite au milieu du XIX' siècle est un exemple de baroque italien fort populaire au Québec vers les années 1850.Il en existe d’autres exemples dans la région de Montréal mais toutes n’ont pas obtenu l’attention et les soins aussi spécialisés que celle de Laprairie.Auront-elles autant de chances de survivre aux années qui viennent?i* >' ;i I " n 1 I l m i La PHOTO: HISTART V * ft A mm / ©JjriS rim ¦ t 8 c J.il: îil I P Ht j , K • • * ' H .1 f f I tt ' 1.A .t à t: $$> Wm .» if ' O *, -*ü 11 T « m :L .1.wM\à Ji - r I.i w \ m «3i 'SU i , gr APERÇU HISTORIQUE 1647 Laprairie concédée aux Jésuites comme seigneurie 1 y'r UUü«ft&V 26 •*N (Qrvyv is ocume o •/.,W*J DÏcï S22S4 celle de droite, $220.00.Pour le bureau, le prix suggéré est $395.00.Les principaux dépositaires au Québec de la ligne 2001 sont: La Baie (Montréal) Château d'aujourd’hui (Montréal) Décor inc.(Montréal) Galerie du Meuble (Québec) La Maison du Teck (Laval) Mobilier international (Québec) N.G.Valiquette (Montréal) Roger Heack (Laval) Univers du décor (Québec) Nombreux sont ceux qui nous ont écrit nous demandant des détails supplémentaires concernant des articles ou des photos, parus dans le numéro du mois d’août.Voici donc en vrac quelques conseils ou renseignements qui sauront satisfaire bon nombre d’entre vous.En cette fin d’été, les fleurs séchées ne manquent pas de susciter l’intérêt de nos lecteurs.Plusieurs nous demandent d’autres trucs touchant le même sujet.Mettez en pratique les suivants.Si vos fleurs séchées ont perdu leur couleur ou si vous voulez tout simplement les teindre d’une autre couleur, vaporisez-les avec «Floral spray colormist» de Design Master.Pour teindre les fleurs naturelles, utilisez la teinture «Floradve».Ces deux produits ne se vendent que chez les fleuristes en gros.Vous pouvez demander à votre fleuriste de la commander pour vous.Dans le cas où vous ne pourriez pas vous les procurer, la peinture transparente en bombonne de «Talens» fera parfaitement l’affaire, pour les fleurs séchées et pour les branches mortes.(Chez Fisher, 1218 Drummond, Montréal).DÉCORMAG! ON L’ATTENDAIT DEPUIS LONGTEMPS! ET SA VENUE SEMBLE AVOIR COMBLÉ TOUS LES ESPOIRS.NOS LECTEURS NOUS FONT PART DE LEURS IMPRESSIONS.serais preneuse.Bien à vous, Andrée Giguère 231 Place Cotnoir Sainte-Thérèse ouest, Québec.N.D.L.D.Heureuse idée, qui est d’ailleurs en voie de réalisation.D’ici la fin de l’année, Décormag mettra sur le marché une coquette reliure qui permettra à nos fidèles lecteurs de conserver en lieu sûr les précieux exemplaires.Hauterive, le 12 août 72 Félicitations! Premier numéro formidable! Je compte bien m’en servir comme information auprès de mes élèves d’art en Secondaire III.Bravo! I Guy Lemaire Je suis sûre qu’il y a plusieurs lectrices qui, comme moi, ont une faible idée de ce qu’est le design.On en parle beaucoup mais je n’ai encore jamais lu quoi que ce soit qui me dise très exactement ce qu’on fabrique dans ce métier.Le design ou.les designers ne courent pas nos campagnes, allez! AUTRE SUGGESTION, VENANT CETTE FOIS D’UNE LECTRICE DE SAINT-HYACINTHE.Toutes mes félicitations pour cette nouvelle revue québécoise «Décormag».Enfin un magazine-décoration en français, où l’on trouve des choses de chez-nous.Toutes les chroniques sont très intéressantes.Les annonces publicitaires ne sont pas trop nombreuses et sont très bien présentées.J’affectionne beaucoup la décoration intérieure.Je me permets de vous faire une suggestion: dans la rubrique «La Vitrine», nous devrions lire le prix de l’article en question avec la description.Merci à l’avance de votre attention.Une lectrice fidèle, Francine N.D.L.D.Pour satisfaire la curiosité de notre correspondante et celle de bien d’autres, nous donnerons dorénavant le plus de détails possibles concernant les prix et les détaillants.Mettons tout de suite en pratique cette bonne habitude.Votre première livraison de Décormag m’a tout à fait conquise.Félicitations! R.S.DÉCORMAG, SOURCE DE RENSEIGNEMENTS, AIDE-MÉMOIRE, MAGAZINE À CONSULTER ET À CONSERVER.Félicitations pour votre revue «Décormag».Vous avez 1’«étoffe» pour concurrencer n’importe quel magazine français ou américain! Cependant, si vous le permettez, j’aimerais vous faire une suggestion.Cette revue est remplie de renseignements qui peuvent très bien être utiles aujourd’hui comme demain; mais comment conserver ces revues en bon état durant un délai plus ou moins prolongé?.Pourquoi ne mettriez-vous pas sur le marché un cartable avec couvertures rigides dans lequel on pourrait conserver les numéros de votre revue, par exemple, pour un an, et que l’on pourrait placer en bibliothèque, comme une encyclopédie.!!! Vous pourriez ou le vendre, ou l'offrir avec un abonnement de deux, trois ou cinq ans.de toute façon, je ! La Vitrine Décormag du mois d’août vous proposait le 2001 de Roger Rou- Pour bien faire sécher les courges, il est très important de percer un trou de petite dimension à l'une des extrémités du fruit, pour laisser sécher l’intérieur, sinon la courge pourira.Pour obtenir le fini brillant des courges séchées, donner une couche de gommelaque (shellac) et laisse: sécher avant de donner la couche finale.La bibliothèque (2 sections) ainsi que le bureau peuvent s’obtenir dans les couleurs suivantes: blanc, bleu, vert, jaune, rose, noir, bordeaux, paprika, beige, champignon, fuchsia.La section de gauche de la bibliothèque se vend environ $170.00, I 27 A 1 - Q2 r 11 5 r à < c H c .E aiTio OU L’ESPRIT DE CRÉATION DES JEUNES DESIGNERS QUÉBÉCOIS m M H FRANÇOISE P1TT 1 g n ¦B P 1 à Ë mk EL ü r «Des dessins audacieux et fascinants.aux couleurs luxuriantes, pouvant se juxtaposer aux célèbres poires des tissus de Sven Fristedt.» ür .1 F;.,: r k ¦5 8> » i 3 s I TB Sx! fo CS >om Ul SI S 4 «t § * ^LsrJf t ST C.g* 4A 4- macramé RÉSERVATIONS: 845-7275 Tel: 933-7676 Montréal 1635 ouest, rue Sherbrooke UN BESOIN ' «n Irak- 'Vil POUR REM UN VIEUX BÂTI ME ¦tjp, ¦ L'HISTORIEN L'ARCHITECTE LE VIEUX DOCUMENT kÂ-JÇ-.TU jfiZi/infîn! ; m n,Plw I 5-U •T -v-rZ.v-ï,„ / / ^lOvVA/ , I I1 A A A i clinique hlstart L ÉQUIPE DE CONSTRUCTION ami ¦¦ VOUS ÊTES UN PROPRIÉTAIRE DE VI VOUS AVEZ BESOIN DE CONSEILS VOUS CHERCHEZ UNE AIDE TECHNIQUE FAITES APPEL À DES SPÉCIALISTES! BÂTI ME I U La compagnie HISTART Inc.met à votre disposition ses techniciens et ses artisans, autant pour les restaurations complètes que pour la restauration d éléments tels que cheminées, fenêtres, galeries, toitures, plomberie, chauffage, etc.DÉTAIL DE FERRONNERIE RESTAURATION D'UNE PORTE a la « vieux bâtiments - 1 , VI 66-3374 ! m l • AM I il 1 S ¦ , il 1 Mil mmmmmmmêmmMmêêêmmmmêmmim m autre chose que des dîners automatiques CHRISTIANE DUCHESNE On sait que, pour prendre toute leur saveur, les salades doivent être préparées un peu à l'avance et remuées de temps à autre.Partant de ce principe, on superposera dans un contenant en plastique, hermétique, toutes sortes d’ingrédients sans les mélanger.Le mélange se fera de lui-même durant la matinée.On risquerait.en brassant trop les ingrédients, de les amollir de telle sorte qu’ils prendraient un aspect bien peu agréable après une matinée d’attente.Selon l’assaisonnement qu’on aura ajouté, vinaigrette, crème ou mayonnaise, le temps aidant, la salade aura pris son maximum de saveur quand arrivera l’heure du dîner, sans qu’on ait eu besoin de s’en préoccuper.Notons que les enfants pourront préparer leur salade eux-mêmes, car cela n’est pas compliqué du tout: superposer tout ce qu’on aime dans un petit pot, rien de plus simple à faire avant de partir pour l’école, même si on s’endort encore un peu.Nous énumérons ici quelques idées de combinaisons d'ingrédients, sans détailler plus, car le procédé demeure toujours le même: superposer un rang de chaque ingrédient nommé, autant de fois qu’il sera nécessaire de le faire et ajouter les assaisonnements sur le dessus, de façon à ce qu'ils s’infiltrent doucement, avec le temps.Dans les cantines d’écoles, et surtout dans les grandes polyvalentes, on trouve des armées de machines distributrices: sandwiches, boissons gazeuses, chocolat, gâteaux, fruits, café, tout pour le repas des enfants.Et pourtant les enfants se fatiguent rapidement de ces dîners standards, de la monotonie et de la répétition de ces menus automatiques.Non seulement les distributrices perdent tout intérêt après quelques semaines, mais de plus elles n’apportent que très peu de vitamines et de ressources nutritives aux enfants qui ont à faire une bonne journée scolaire.Il est facile de régler le problème des «dîners automatiques» si l’on se donne la peine de diversifier ses menus et de les équilibrer, sans avoir besoin de dépenser des fortunes.Le prix des dîners automatiques demeure élevé et il n’est pas difficile de manger mieux pour moins cher.On laissera de côté pour le moment les deux cent cinquante façons de préparer les sandwiches, pour parler des salades, que l’on peut varier à l’infini sans risquer de lasser les enfants, à moins qu’ils soient très, très difficiles.Accompagnées d’une bonne tartine, d’une soupe (dans une bouteille thermos) et d’un fruit, les salades généreuses sauront combler les appétits d'enfants.a##################################'#####' 36 #(## laitue 1 jambon en dés tomates tranchées œuf dur en tranches ___________ou en dés F échalottes •i'iJ'iVj radis en tranches minces sardines (ou thon) ciboulette ou échalottes pommes de terre à _____l'eau, en dés CS)©© fromage canadien _____________fort râpé huile et jus de citron kv mayonnaise câpres un peu de crème tranches d’oignon I huile et jus de citron I sel et poivre ” sel et poivre sel et poivre D( Z as i lie estragon -V; •A -Vv î • *.i •a-ÿ?mmm haricots verts cuits à l’eau 3 t fXTTX) crevettes (pour faire plaisir) ou saumon tranches très minces d’oignon poulet en dés laitue bœuf en tranches très minces radis mm WMmi échalottes céleri-rave crème moutarde forte laitue V jus de citron huile mayonnaise sel et poivre _________sel et poivre un peu de marjolaine un peu de crème sel et poivre persil # tranches de concombre ] c?tomates betteraves cuites à l’eau, en dés porc frais oignons en tranches ____ minces 0### tomates en tranches œuf dur, en tranches ciboulette ou échalottes fromage canadien fort ou gruyère CD@@> f : '/! / ( 'V'V ^ échalottes une pointe d'ail huile et jus de citron laitue oseille mfmi mayonnaise une pointe d’ai! huile et jus de citrorT I sel et poivre \ 0900 beaucoup de persil persil ¦ sel et poivre ^ W se! et poivre riz i champignons hachés ____________très fin W olives noires hachées poivron en lamelles olives noires sans échalottes bœuf en tranches très fines oeo0 QjOCOO piment en lamelles _______________fines noyaux tomates tranchées tomates tranchées maquereau ou hareng œuf dur en tranches tomates tranchées oignon émincé Q9W finement huile et moutarde beaucoup de persil une pointe d'ail huile et jus de citron forte huile et jus de citron beaucoup de persil sel et poivre sel et poivre sel et poivre >-:v.j macaroni coupé Ci jambon en petits des pommes de terre à l'eau, en dés ZsT z > j O échalottes épinards crus mm a •AW*.fromage canadien ________fort, râpé oseille échalottes laitue jambon en dés i huile et jus de citron cresson cresson un petit peu de jus de tomates huile et jus de citron moutarde c une pointe d’ail huile i «Vi'Vj’j persil beaucoup de persil sel et poivre persil sel et poivre ™ V sel et poivre ~ 37 ILLUSTRATION: MICHEL GAGNON PHOTO: ÉRIC DAUDELIN ie fiéveiLie-wfiTM OU LA DIALECTIQUE DU RÉVEILLEUR-RÉVEILLÉ r t « :::: :: :: ¦4 1 f i 1 .« 1 fe RODRIGUE PAULIN * 11 du restant de notre vie.nous devenons «insomniaques», c’est-à-dire, réveillés constants.Cette dernière race de réveillés est la plus malheureuse.Certains d'entre eux, introvertis inoffensifs, se cachent et pâlissent dans la pénombre de leur logis souffrant de claustrophobie songeuse, et d’autres, extrovertis, deviennent les commères matinales du quartier.Mais de toute la famille des réveilleurs par vocation, du criquet discret au coq de basse-cour, du clocher d’église au crieur public, vendeur de légumes ou aiguiseur de couteaux, il en est un qui demeure suspect, voire subversif.C’est le réveille-matin mécanique à rouage de cuivre muni d’une sonnerie tonitruante nommée «alarme» qui trouble depuis des siècles le sommeil des dormeurs béats.Dès l’aube d’une journée de labeur, l’homme devient esclave du temps, prisonnier du réveilleur.Et le plus aliéné de toute la race humaine se réveille ordinairement par secousses angoissantes et souventes fois du pied gauche.De la diabolique mécanique west-clock de notre enfance au super appareil électronique, avec radio, calendrier, veilleuse intégrée, il n’y a de différence que l'habileté du fabricant d'horloge à collaborer de façon abusive à la prolifération des microbes de la maladie du réveil-réveil qu’est le 9 à 5 de notre économie.L’homme.depuis des siècles, est assujetti à cette quincaillerie, œil du temps.La montre, l'horloge et même le cadran solaire ont été inventés dans le but C’est le propre de l'homme quotidien de devoir se réveiller, à quelques exceptions près, à un moment ou un autre de la journée, pour vaquer ça et là, ou pour entreprendre un travail routinier.Or, cet homme du petit matin, celui tout pâle et les yeux bridés, a été réveillé; et cette sonnerie qui vibre à l’intérieur de ses tympans et qui le poursuit est le son d'un réveilleur.Dans toute société on peut présumer qu’il existe un nombre de réveilleurs pour l’équivalent d’un nombre de réveillés, créant une sorte d’équilibre causé par toute la gamme inimaginable de réveils-types simultanés, réveils brusques, réveils tardifs, réveils tôt se maintenant à un point de tangence de la courbe d’équilibre de Pareto.Les principaux éléments de ce système, mus par une force névralgique remarquable, soumis à leur potentiel biologique, réagissent de façon particulière.Ainsi, nous pouvons affirmer que tout réveillé devient à un temps donné de la matinée un réveilleur.et qu’il existe différents statuts du type réveillé.L’enfant réveillé, par exemple, devient le réveilleur premier; le dormeur réveillé du pied gauche devient le réveilleur second et le travailleur réveillé, le réveilleur tertiaire.Et au moment précis où tous les réveilleurs de différents types se rencontrent, (aux dix minutes du repos de dix heures, alentour de la machine à café du bureau), c’est le temps du réveil ultime.Et souvent, par atavisme, au cours des premières heures du premier jour r r / ’ ; «y Y p 11 i il t fi it I k % 1 ! # fA i \Ài % ¦ 38 v ¦ exprès de ne pas perdre le temps de vue.de le contrôler (ô futilité, le temps fuit) et de régler de façon de plus en plus outrée, les gestes de l'homme.La sonnerie nous rappelle le temps qui fuit, l'horloge le temps qu’il fait; et la ville nous montre l’image du temps.Dans la rue, sur une place publique, partout, dans le métro, aux vitrines et aux façades, le temps est vu.La banlieue résidentielle, nommée à juste titre, le dortoir de la ville, représente le temps figé par le bruit fragile des feuillages, la banalité des fleurs et le babillage des enfants, alors que le quartier populaire renvoie l’image d'une ruche où tous les habitants butinent dans un contexte paisible et laborieux.Le centre-ville est une grosse horloge rythmée.Envahi le matin, il se répand le midi et se vide à cinq heures.De plus, personne en son lieu ne veut, ne peut, ne doit perdre son temps.Le temps est cher; il est de bronze, d’or et d’argent finement incrusté de nacre et d’ivoire.Le temps imperturbable, le temps tenace.Nous ne dormons pas, nous attendons le temps du réveil.Or j’ai rêvé, et je rêve encore, je rêverai toujours pour défier en vain cette dialectique du temps, et pour voir le jour de ce dernier matin où tous les gens de mon quartier jetteront par la fenêtre leur réveille-matin, où toute ma rue se sentira envahie d’une douce torpeur à laquelle sera mêlée la musique des gestes coutumiers d'une journée passée à la maison.Lors de ce temps de mon quartier libéré, on verra le temps courir les rues habillées en facteur en grève, en vendeur de légumes, en chat paresseux.Mes voisins en auront marre un beau jour du lever, du coucher, du travail.«La grève, la grande grève bienheureuse a été déclarée» lirons-nous en gros titre dans la circulaire du Plateau Mont-Royal, avec en exergue, «Pour consacrer plus de temps à la paresse, ils décident aujourd’hui de jeter toutes les mécaniques du temps».Plus de réveils, plus d’horloges, plus rien.Plus de sonnerie matinale, plus d’alarme, c’est la paix.Tout le monde a décroché.Vive mon quartier, c’est un quartier libéré! Tous mes voisins se mettent à chan- ter, à turluter.à marcher.Les bagnoles ne roulent plus, car les conducteurs prennent leur temps; le métro est arrêté.car personne n’a poinçonné; le «discount store» est fermé pour cause de faillite due à la baisse phénoménale des ventes de réveille-matin; l’horloger du coin devient fou.Il n’y a plus de course à faire; il n’y a plus de barbiers; les banquiers sont à la rue.C’est un festival; de gais attroupements manifestent le bonheur de la perte de temps; l'activité quotidienne Une grande offensive est lancée pour la culture du navet dans les champs de baseball du Parc Lafontaine.Les animaux du Jardin des Merveilles sont libérés et se dispersent à l’étendue et au-delà des limites de ce parc de verdure.La mouche tsé-tsé, celle qui communique les germes de la grande paresse libératrice, commence à faire des ravages au nord de la rue Mont-Royal.L’est de la ville est déjà conquis, alors que nous menaçons toutes les horloges du centre-ville.m Mais, événement banal et sans importance, le maire horloge convoque ses troupes anti-paresse-trouble-sommeil! Mal lui en prend, tous les flics habitent le quartier, et font eux aussi la grande grève.Pourtant ils se rendent à leur quartier général avec dans une main une carotte et dans l'autre une tomate; ils mangeront les meilleurs et lanceront les restes à l'édile confus.Mais voilà! Nous avons vécu ces jours heureux dans un temps trop bref, l’espace du temps d’un rêve, le temps d’un clin d’œil à l’amour.Car l’enfant un jour s’est réveillé, car l’enfant a crié, car l'enfant révolté n’avait plus de tyrans, plus de maîtres.L’enfant s’est mis à pleurer devant les adultes occupés à se caresser et à se sourire.Car l'enfant s'est tanné de manger des carottes et des tomates.Il se fit donc exigeant, autoritaire et capricieux, et innocemment devint par ses cris et son caprice, un premier réveilleur.Il en eut plein son petit chapeau de cowboy des airs de flute et des reels de Monsieur Tremblay: il a demandé, exigé un coq! Or tout le monde sait que l'exactitude avec laquelle le coq marque les heures de la nuit en chantant ordinairement par trois fois, à minuit, à deux heures et au point du jour, l’a fait prendre chez les anciens pour l’emblème de la vigilance et de l'activité, ce qui veut dire ni plus ni moins qu'il a une cervelle de réveille-matin, appareil suspect, voire subversif! Voilà bien la FIN.COCORICO.DRING! DRING! LES REVEILLE-MATIN des prix pour tous les goûts Chez Eaton et dans les grands magasins: 1.Caslow.no 701, blanc et noir.$29.95 2.Westclock.or et vert.$12.95 3.Blessing, blanc, $ 15.00 4.Helveco, or et blanc, $55.00 5.Westclock.tout blanc.$11.98 6.Helveco, or et blanc, $35.00 7.Blessing, jaune et blanc.$5.95 8.Blessing, jaune et orangé, $ 19.95 9.Seth Thomas, jaune et blanc.$9.95 10.Blessing, bleu et vert.$7.95 11.Blessing, bleu et vert, $15.00 12.Blessing, rouge et blanc, $7.95 13.Helveco.or et bleu, $30.00 14.Seth Thomas, or et bleu.$9.95 Chez Birks 15.Swiza.or, $57.50 16.Derby, turquoise.$29.95 17.Swiza, or et blanc, $25.00 18.Manthe, vert et blanc.$11.50 19.Copal.jaune et blanc, $19.95 20.Manthe, orangé et blanc.$9.95 21.Swiza, orangé, $24.95 22.Swiza, chrome.$32.50 Chez Focus à la place Westmount 23.Colombo, noir et blanc.$39.00 24.Ritz, rouge.$53.00 1 I .» consiste à partager la nourriture, plus spécialement à croquer une carotte, distribuer des tomates, puis jouer avec ses doigts, puis à taquiner les enfants et à faire l’amour.Je ris aux éclats de voir tous les parterres couverts de fleurs et les cours arrières ensemencées.Les voisins s’adonnent à la culture des légumes, de la tomate et de la carotte, et aussi au canabis, du «Garniergold», qui germe doucement dans les carcasses de nos réveille-matin.DO PHOTO h 39 x7 V T ; i ' ' w g .0 3 9 A 4 8 6 5 11 2 8 1 WW 10 “ 2 \ E\, • * 9) % ÛJJm 9 ¦bmhéHI _ /J 8 - 4 10 9 ____________________________________________________________________________________________ .y iS xX / faE > i ' 1 3 K !C - 3 0 z V' , \ 4 765 8 sWM \ 13 6 12 5 TT: - - * g Ail i JJ 12 I 2 9 8 /f -d o 1 Am ?5-TA^O H* & -¦iw •y 3 9 Mi L \ K 7 6 5 L/6 J il 3 y.Tx.ï, 16 7 14 % A IS> I «1 I 12 •7; il i « V a A% K?vv * IO 2 / :.K 8 W BJ W 22 18 21 *g ¦¦ m , .i é 24 15 19 40 impact 522 PLACEBONAVENTURE MONTRÉAL 1 14, CANADA DISPONIBLE CHEZ N G VAUQUETTE MONTRÉAL LA BAIE MONTRÉAL CHÂTEAU D AUJOURD HUI MONTRÉAL L UNIVERS DU DÉCOR QUÉBEC ALBINI S TORONTO TODD'S FURNITURE TORONTO SCANDIA HOUSE TORONTO BIRCHMONT FURNITURE WINNIPEG OFFICE SPECIALTY EDMONTON TREASURE HOUSE EDMONTON THEODORE S WASHINGTON D C CROYDON FURNITURE NEW YORK CONTEMPORARY DESIGN CENTER BRONX N Y VINOCUR S BROOKLYN N Y BARRETT FURNITURE ANN ARBOR (MICHIGAN) BRASCH IMPORTS KEEGO HARBOR (MICHIGAN) HONERSINTERIORS WEST BLOOMFIELD (MICHIGAN) UNIQUE FURNITURE SOUTHFIELD (MICHIGAN) KAUFMAN FURNITURE ROYAL OAK (MICHIGAN)__ : I 1 BEAUTÉ, ÉLÉGANCE ET STYLE QUALITÉS DE NOS CRÉATIONS SM # flea o '' ^ i 0 0 d £üüi 1 • 31* îà 3TN i * h.r t SE-Vt ~1 L « I DEPUIS 1891, des procédés exclusifs, une matière première d’excellente qualité et une main-d’oeuvre expérimentée ont fait des pianos Lesage des instruments de marque.Lesage vous offre un grand choix de modèles et de teintes, une gamme remarquable de styles allant de l’élégance du baroque au simple charme du contemporain, tous dignes de l’amateur de musique le plus avisé.' V t'cli 6» «S 9 1: ) r 1 i«m r.•j : _> ¦ RÊALIS RS , LÉE O LESAGE STE-THÉRESE QUEBEC 1100, L 384 - 336-5877 les villages Montréal mm 4ÉÉbÙ3âMû£ P*^***! fi Æé g I * |F ; m y ê m w 6 ¦¦ K/ ?i é m # I HENRIETTE MAJOR B^^Telalle à manger de Simeons en formes et de toutes les couleurs sans bois laqué rouge et que de compter tés mini-ameublements pour mauvaises copies de deigns européens!^ jouer aux grandes personnes.En face, Quand même, il j/0.ut la peine de uqe boutique de décorateurs, Beau- visiter ces deujrChâteaux 04 les champ et Gagnon, étale en vitrine vendeurs-^^^teurs vous aideront».quelques objets de bon ton.Un peu de leurs confits.A côté, la Boutique Hélène^Wpn trouve des objets en osieg^tàuteuils.tabourets, paniers, atd^our, à des prix fort raisqnria-Êies.Tout près de#là, j’aj eu la Emprise de découvrir; un «sex-shop» ‘très bien approvisionné en menus accessoires de toutes^sortes: la rue Saint-Hubert se dévergonde.i Abordons maintenant la rue Lau-e|Éfe Parc et de l’Épée; on trouve (k; Tout dans ce bout de rue, de lafubrairie à l'épicerie fine en passant par le vêtement chic.Je recommande particulièrement «La Boutique», justement réputée pour ses jouets importés d’excellente qualité; pour décorer les chambres d'enfants, de jolis mobiles, des panneaux de tissus imprimés aux dessins naïfs, des posters, des cerfs-volants de to^gwL^ versales sont habitées par des étudiants de l'Université de Montréal qui n’est qu’à une demi-heure de marche de ce secteur.Transportons-nous maintenant dans le voisinage du Carré Saint-Louis.Ici, la faune est en général plus barbue et plus chevelue encore et très colorée.Si vous vous promenez autour du bassin à sec, vous risquez d’être abordé par quelque clochard sympathique qui vous demandera «trente sous» sous le fallacieux prétexte d'aller prendre un café.Vous vous laisserez probablement attendrir car ici, l'atmosphère est à la détente; un guitariste pratique ses gammes sur un banc, des amoureux, main dans la main, se sourient et vous sourient.Vous êtes dans le secteur le plus «hippie» de Montréal.Après avoir traversé le square, continuez votre promenade vers la rue Prince-Arthur.Vous trouverez là un pâté de maisons basses peintes aux couleurs psychédéliques, transformées en une dizaine de boutiques aux noms bizarres: [j£> plusieurs visages, vivant^ comme l’Eu* rope, vibrante comi Depuis quelques annèA.on y trouve Montréalais 'TTtNnjjmt que rarement de tout, de l’objet le jus exoti 51 par la pureté de leurs lignes.L’espace semble suspendu dans cet univers d’abondance.Plus de demi-mesure, la grande lampe Arco, un luminaire italien Golden Gate, des sièges Knoll, des fauteuils Cassina pour n’en nommer que quelques-uns.A l’intérieur de tout ces décors cosmopolites, l'on retrouve des objets de fabrication canadienne.Ainsi une table d'acier et de verre de Bonaven-ture Metal, accompagnée de chaises de cuir de fabrication américaine et de chandeliers Scandinaves.Ailleurs, des tissus anglais et le tout récent ensemble de chambre laqué de chez Rougier.Une table de salle à manger recouverte de céramique André Champagne.Enfin tout ce qui est «Manufacture Piquette», puisqu’il met souvent la main à la pâte, soit pour créer une cloison de « Masonite» recouverte d’un velours champagne, pour fabriquer un store de vinyle noir en contreplaqué ou pour couvrir un mur de feutre brun.Cet oeil qui choisit, cette main qui rassemble donnent le souffle de vie à vos objets.L’empreinte d’un décorateur revit dans le temps à travers vos meubles et vos tableaux.Derrière les décors de Montréal se cachent des hommes de la trempe de Claude-André Piquette.Il s’agit d’ouvrir le bon oeil.une fleur tique, se transforme en étrange.Un corridor entier, grâce à l’acier satiné, au cuir et à un tapis laineux, devient d’une texture atti- de salle à manger Parsons, laquée blanche.Beaucoup de chaleur, des tons sombres et profonds, des meubles lourds, un bleu pénétrant, un brun foncé, une continuité dans les teintes qui assure l’unité d'un lieu.Et toujours ce marron, très apprécié, que l’on retrouve telle la signature du décorateur.sur un tapis, une porte, une armoire.Des plantes: aux fenêtres, comme un rideau de verdure, sur les formes austères des étagères géométriques telle une légère dentelle, pour égayer un paravent, pour créer une division.Leur vert glacé et brillant anime l'ombre et la lumière, donne vie aux objets, apporte un élément chaleureux qui enveloppe doucement les contras- Plusieurs arrangements combinent avec art des matériaux différents.Une salle à manger, très nouvelle, devient un jeu de verre et d’acier tandis que le «coin causerie» adjacent est un mariage de laine et de velours.Beaucoup de miroirs ou de matières qui réfléchissent la lumière, l’acier, le cuivre; pour accentuer la mobilité, pour agrandir, pour dissimuler des recoins malheureux.Une salle de bain minuscule.par le truchement d'un miroir.double sa dimension; la réflexion d'une lampe placée dans un coin cri- ran te au toucher, presque onctueuse.Claude-André Piquette réussit à la confiance de ses clients: gagner tout en orientant leurs idées, il les laisse choisir librement.Il aspire toujours à la collaboration des deux membres d'un couple et même à celle des enfants, s'il y en a.Collaboration qu'il juge très importante pour le bien-être d'une famille dans un environnement donné.Mais l'on ignore quelle voie diplomatique il a empruntée lorsqu'une cliente s’exclame: «Vous avez encore gagné M.Pi- 1 quelle».Il aime jouer avec tous les budgets.possède l’ingéniosité du moins riche qui fait feu de tout bois: tient compte des exigences de la vie moderne.de la mobilité des jeunes couples; aménage des coins superbes, qui regroupent des meubles et objets venus de partout; tire parti des copies qui s’avèrent beaucoup moins chères que les originaux et offrent presque autant de satisfaction.Par contre, sa fantaisie n'a plus de bornes pour ceux qui peuvent y mettre le prix.Alors, les murs s’habillent d’acier, les planchers de tapis aux couleurs éclatantes.Les objets et les meubles étonnent V.tes.! Monsieur Claude-André Piquette est membre de la Société des Décorateurs-Ensembliers 1: Fabriqué avec des antiques pièces de montants de lits de cuivre, ce lustre donne un cachet très particulier à la pièce.S 2: Chez René Gross: des miroirs cuivrés recouvrent les murs de la salle à manger et donnent cette illusion de profondeur.î ill ' I 5; Coin-causerie adjacent à la salle à manger.Le tapis de laine marron qui couvre tous les planchers de l’appartement, monte ici jusqu’à la fenêtre, débordante de verdure’, dissimulant le radiateur et la boîte à fleur.4: Dans ce petit appartement d’Habitat, aménagé pour un couple de jeunes mariés, beaucoup de meubles hétéroclites: une commode mexicaine, une table laquée blanche Parsons, petite table blanche de Knoll.T* à\ v une J II F 5: Même décor sous un angle différent.Le mur du fond est tapissé de feutre brun, broché par le décorateur lui-même.Le sofa, une création canadienne de chez A vanti, est de velours brun.Un tapis indien de laine beige et brune.L'ensemble se marie très bien avec les murs de stuc blanc et le découpage très particulier des fenêtres.B * M A \ I 52 6: Un décor de rêve pour couple moderne.Tapis oriental, dessiné par Mme Blatt et confectionné en Chine Rouge.Une lampe Arco originale, un fauteuil Cassina de lainage beige.Deux majestueux divans de velours violet qui s’apparentent aux couleurs du tapis.Dans la salle à manger que Ton aperçoit à gauche une • table de marbre blanc de chez Knoll.I i a 7: Cette chambre dévoile un autre côté de Claude-André Piquette plus jeune, plus dynamique.L'illusion d'optique créée par le tissu anglais «Sanderson» tendu au mur, donne beaucoup de mouvement à la pièce.La lampe orange déposée sur le petit cube de laque blanche (Rougier) est aussi une fabrication canadienne.Le tapis de laine vient de Grèce.Le store imaginé par M.Piquette est de contre-plaqué recouvert de vinyle noir.if n'i < am 2 SKI / I & Attenant au «coin-causerie» ce pratique arrangement de travail: remarquez l’agencement des détails, le bleu profond du mur, /g ver?brillant des plantes, /es- /o/is or g?rouge des dessins moyenâgeux du paravent (recouvert de tissu) qui camoufle le triste accès au balcon, /e bureau monté sur des chevalets de métal et la chaise italienne de bois pâle de chez Fraser.Toutes les toiles de l’appartement sont de M.Gross.¦:?m ¦ .- Mi 9: Dans un bungalow de Boucherville, Claude-André Piquette aménage des coins intéressants.Cette salle à manger majestueuse sait tirer parti du jeu des lignes convergentes et du miroir.La table-console de bois laqué, coupe le jeu du miroir tout en faisant office d'armoire.Une céramique canadienne d’André Champagne recouvre une table de métal Parsons.Nous voyons en détail la conception particulière de ce lustre.Z ' .:'V» • U ,, A'G&V: 3 I 10: L’aménagement d'une simple cloison de contre-plaqué recouverte de velours vert-champagne (Andersen), crée un coincauserie là où il n’y avait qu'un vestibule.Un coffre italien en acier brossé, déniché chez Eaton, et une petite table de tuile de céramique et de chêne, de chez Fraser./if?11: Chez M.et Mme H.Blatt, jeune couple moderne, un luxueux corridor d’acier satiné: tapis de nylon jaune, portes et plafond recouverts de cuir aubergine, plafonnier Scandinave.Des tabourets d’acier et de cuir noir de chez Knoll, devenus presque le classique du meuble contemporain.Une petite sculpture, à l'extrême droite de la photo, qui se fond presque avec le mur: c’est l’oeuvre d’un sculpteur italien.Illuminée de l’arrière, elle fait ressortir des petits vitraux en forme de bonbons.Sur le mur du fond un magnifique fusain de Renoir.T K II r, Y > I II: .v 3 4 A, 1 r r, r - ’M 12: Chambre à coucher au décor langoureux.Chaleur des matériaux employés (cuivre, laine, cuir), des coloris.Les panneaux de cuivre sur charnières ont été construits par M.Gross.Les draps Yves Saint-Laurent épousent les tons de la chambre.Claude-André Piquette a incorporé la radio, des cassettes et le téléphone à une voiturette à thé pour la commodité de son client.!«¦» »SàN i jy * w m ï h DO m 53 —6 ¦iï- ¦ il ^ J f gi k I % lr ^ i &L % IT" A » ' *H #2 FL f 5 %: 73 3?k .d - 1 6 7 ft ?>; * [Aft -— ¦ >7v jo tA.¦M z â BX i / V ICI à a: mwmm^rn w zi: P :< i m 8 - .i T Ï Tf |gj ws*.K*A*i 62 A V ~fi ' ft • fi ''Ziï ft ' ' fi v - ft' f '-7fi '•7ft (.f r f.¦• ' ’ri y- Y r< ¦' ' Y Y- y r- r.r.r< .r< % î à %7 a* "—w,* I Bloc à enfiler, en bois naturel, pour enfant.Prix: $5.98, La Boutique Gabriel Filion.1127 rue Laurier, Montréal.Chandelier en bois, fait par Jarnus et Michel.Modèles variés.Prix: $2.50, Boutique Le Patachon.250 est, rue Saint-Paul, Vieux-Montréal.Moulin à poivre en acrylique.Prix: $7.50, Boutique Léopoldine, 2138 rue de la Montagne.Montréal.O © O Bateau à voile, en bois peint jaune, pour enfant.Prix: $2.50, La Boutique Gabriel Filion, 1127 rue Laurier.Montréal.Sac à main en jute, fait par Skemo.Prix: $3.00, Boutique Le Patachon, 250 est, rue Saint-Paul, Vieux-Montréal.Mitaines pour le four.Motifs variés.Prix: $2.50, Boutique Léopoldine, 2138 rue de la Montagne, Montréal.\ .O OFFRE DE LANCEMENT •ÊCMMA« NE MANQUEZ PAS UN SEUL EXEMPLAIRE.?1 AN = $10.00 (12 EXEMPLAIRES) ?2 ANS = $15.00 (24 EXEMPLAIRES) ?3 ANS = $20.00 (36 EXEMPLAIRES) ?5 ANS = $30.00 (60 EXEMPLAIRES) Le premier magazine entièrement québécois traitant de décoration, de design et d’ameublement.Une source d’information attrayante et pratique.Tous les produits mentionnés dans Décormag sont en vente chez les détaillants.NOM ADRESSE APR PROV.VILLE POSTEZ CETTE CARTE IMMÉDIATEMENT.DÉCORMAG 181 EST, RUE SAINT-PAUL VIEUX-MONTRÉAL ?CHÈQUE ?MANDAT ?S V P.PORTER À MON COMPTE CHARGEX No.SIGNATURE rrotre prochain numéro n f* p I LES SALLES DE BAIN G un coin de la maison que l’on délaisse souvent, auquel on peut pourtant accorder une énorme importance.LES COINS DE CHEMINÉE le foyer, et tout ce qui vit autour de ce point d’attraction.DESIGN/TABLE-RONDE les designers, le design et les consommateurs LES CHANDELIERS un échantillonnage de ce qu’offrent les boutiques et les magasins de Montréal.Chandeliers anciens, ultra-modernes, chandeliers de bois, de métal, de verre ou de céramique, une cinquantaine de chandeliers de toute sorte.I DÉCORMAG À SAINT-HILAIRE I Décormag sort de la ville pour entreprendre sa grande tournée de province.Première étape: Saint-Hilaire à l’automne.POUR RECEVOIR DES RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES CONCERNANT DES PRODUITS MENTIONNÉS DANS Encerclez le numéro de la page 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 3 6 8 •fcWtlUAC NOM ADRESSE .APR Le service vous est offert gratuitement par les éditeurs de Décormag.Si vous désirez plus de détails concernant les prix, la location des détaillants ou tout autre renseignement, remplissez et postez ce coupon.VILLE PROV.PROFESSION .181 EST.RUE SAINT-PAUL, VIEUX-MONTRÉAL i jm MM > f K.w 4 L.* U\ V 1 „ i- ; À % *1 i .X IBs .[-".a.- - I Si- ffr- ¦dà P Un élégant et sobre mobilier de chambre à coucher en contre-plaqué d'érable avec façade de chrome-miroir.Une création de la maison Henri Vallières inc., de Nicolet.HENRI INC.É gEEiiii mm In g ! k é j IV- 3L ê El n ’ m in -êeSGlPF I 1 i Mb 11 SB - r .1 Î4I " fl fl I *se ( is i i." AV 1 V igSP % BÜBB 51 « , l®3 #r« « ' 1 1 ¥>> Sis 1 / X 1 'V r i VOTRE IPEdlHUTE du mtUBiE moeatnt mobilia 1329 avenue Green, Westmount Montréal/932-5605 7815 les Galeries d'Anjou/353-5710 183 D boul.Hymus, Pointe-Claire 730/695-2701
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.