Décormag, 1 mars 1979, Mars
2Y 1G8 Décormag, 181 est, rue Saint-Paul, Montréal, Québec Courrier de 2e classe.Enregistrement no 2911 Poit de retour garanti Mars 1979 no 74 ¦ VJ k I '', \m : • % •*.TT I ; 1 7 ifJL y: 4 8 mi iM m t m m jt T.I - I w I t ms jf- ' i 9m % Jf .4 5- P .% ! i M i'- £ ”'rj m S * x f .4% i f* m »k ! V f w r> m s I ESH f - i < fj « 1 V* 11 # •> H * \ 1 * i[.Spécial rétro S' SiC,-^ Jr * .Cy “ Vivre à l'ancienne & aujourd'hui < /> I v 14 maisons modernes servies à l'ancienne X m -J' : La chaleur du pin ms E il ¦¦ Vi 0 Q i ™ k,il fa f « : I M k- "-¦i < ,4' II : I f C.A.N JU1 - ' III i ' J il 1 il '-m s» «9 ^âjj « i Vv.r"L Pour tous les «mordus» du mobilier traditionnel québécois: Fraser vous offre cette collection de meubles en pin massif, reproductions fidèles des meubles d'usage courant de nos ancêtres.Imaginez chez vous ces meubles rustiques, mais solides, fonctionnels et beaux — il y en a pour toutes les pièces de votre maison! La collection comprend des armoi- res, buffets, tables, chaises et fauteuils, lits à colonnes, commodes de toutes sortes, ainsi que des meubles d'appoint exceptionnels, tels une table-rouet, des coffres, petites tables, etc.Que ce soit pour créer un décor typiquement canadien, ou un décor électique composé de meubles de styles différents, vous trouverez tout ce qu'il faut chez Fraser.Inspirez-vous de nos plus de 125 pièces décorées professionnellement, ou faites appel à notre équipe de décorateurs-ensembliers — un parmi tant d'autres services avant et après vente que nous sommes en mesure de vous offrir.Donnez à votre «home» l'élégance Fraser! Une exclusivité Fraser «?°* °», Z % % till Grand terrain de stationnement aux deux entrées 4950, rue de la Savane, et 5025, rue Paré Téléphone: 342-0050 ‘ no 74 Mars 1979 Sommaire ?Ce mois-ci j 26 Vivre à l'ancienne: Si hier m'était conté Dans les meubles de grand-mère 36 À Québec, un parfum de vieille Angleterre Velours, cuir, acajou, le confort britannique 50 La maison rose de Louise Pomminville Chez l'auteur des Pitatou, un intérieur tendresse 73 Le goûter des cousines Quand les petites filles modèles reçoivent 78 14 maisons à l'ancienne, traitées à la moderne Cinq styles de $11,000 à $80,000 ï & Notre page couverture Nous avons retrouvé tout le charme nostalgique d'une ancienne photo qu'ont rajeunie ces enfants ravis de jouer, en costumes d'époque, les grandes personnes.Vous aussi serez conquis et ne pourrez retenir un sourire attendri, à les voir évoluer dans nos décors vieillots, en page 26.conception François Décarie, s.d e.coordination Cilou Zelkine photo Yves Faquin h Nos chroniques Trésors d'autrefois Nouvelles 6 Le doux temps des souvenirs 8 Du coq à l'âne Environnement de 9 à 5 44 Le Vieux Longueuil Autour des Ateliers, un quartier revit 60 Un coup de charme: l'ambiance rétro Un appartement capharnaüm 64 Au magasin général 91 Souvenons nous des gares 94 Reproduction interdite Reportez facilement votre image préférée Petit budget Magasinage Bâtiments anciens Truc Le magazine québécois de l'environnement Décormag mars 1979 3 Décormag Les publications Décormag inc.181 est, rue Saint-Paul, Vieux-Montréal H2Y1G8 (514) 866-9894 V Direction générale Président directeur général: Ginette Gadoury Directeur général adjoint: Lise Langelier Bisson Secrétaire de direction: Michèle Pepin Rédactrice en chef Nicole Charest Directeur artistique Jean Lessard Rédaction Secrétaire à la rédaction: Jocelyne Bellefleur Rédactrice: Catherine Elie Styliste: Daniel Girardeau Collaborateurs du mois Lyse Cartier, Normand Cazelais, Michel Clément, Danielle Dubé, Michel Gagnon, Micheline Lachance, Mireille Lemelin, Gérald Lescarbeault, François Paquette, Philippe Roy, Cilou Zelkine Photographie et Studio Décormag Directeur: Jean Lessard Photographes: Yves Faquin, Richard Poissant Graphisme Directeur: Mario Côté Graphiste: Luc DesRochers Graphiste à la publicité: Nicole Rochette Administration Chef comptable: Ronald Bannon Assistante comptable: Monique Ethier Commis comptable: Cécile Beaudet Responsable des abonnements: Chantal Gendron Réceptionniste: Suzanne Boisvert Préposé à la livraison: Giuseppe Venditto Préposée à l'entretien: Chantal Morissette Mise en marché et publicité A Montréal: Décormag, 181 est, rue Saint-Paul Vieux-Montréal, Gué., H2Z 1GB (514) 866-9894 A Toronto: Décormag, .Toronto, Ont., M5R 1K6 Directeur: Lise Langelier Bisson Assistante: Céline Francoeur Représentation publicitaire à Montréal: Danielle Berthiaume, Michèle Macdonald, Alain Roger Représentant publicitaire à Toronto: Michèle Macdonald Services techniques Photocomposition: Typographie Compoplus inc.Quadrichromie: Prolith inc.Assemblage de films, plaques et imprimerie: Métropole Litho, inc.Distribution: Les Messageries Dynamiques inc.0215 775, boul.Lebeau, Montréal, H4N 1S5 (332-0680) Magazine mensuel Le numéro: $2.25 Abonnement: 6 numéros $10.75 11 numéros (1 an): $18.00 22 numéros (2 ans): $33.75 Outre-Mer (11 numéros): $32.00 Courrier de deuxième classe Numéro de permis: 2911 Pour tous renseignements concernant abonnements, changements d'adresse, publicité locale, écrire ou téléphoner à: Magazine Décormag, 181 est, rue Saint-Paul Vieux-Montréal, H2Y 1GB, tél.(514) 866-9894 Tous droits de traduction et de re réservés.Les textes publiés dans sont originaux et exclusifs au magazine.Le magazine ne s'engage pas à retourner les textes non sollicités et les prix indiqués dans des différents articles sont sujets à changements.Décormag a été fondé en 1972 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada Tous les articles parus dans Décormag sont indexés dans RADAR.Comité de consultation à la rédaction Jacques Corriveau, designer, membre de la Société des décorateurs-ensembliers du Québec Benoît Ducharme, président de la Société des décorateurs-ensembliers du Québec Anselme Lapointe, membre de la Société des décorateurs-ensembliers du Québec Claude Latour, directeur adjoint, Ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec (direction des biens de consommation) Normand Lemieux, s.d e.(Société des décorateurs-ensembliers) Gilles Martin, directeur général de l'Association des fabricants de meubles du Québec.André Morin, designer industriel conception Daniel Girardeau photo Yves Faquin Dans le cadre de la campagne lancée par CKAC, CHLN, CKCH, CH LT, CKCV et CJMT, le magazine Décormag est heureux d'offrir à ses lecteurs cette page de projets à réaliser en espérant qu'elle leur procurera plaisir et satisfaction.« Pour tous ceux qui détestent la couture, une solution qui arrondit les coins: le jersey tubulaire extensible.Ce tube de tissu, élastique et sans couture, se trouve en deux largeurs et est très économique.Pour camoufler une table, coordonner un pouf, habiller un objet: la même solution, envelopper.Comme une seconde peau, le jersey épouse toutes les formes.Nous en avons fait un abat-jour tout simple.On a placé un cerceau à la base du cylindre de tissu qu'on a replié ensuite à l'intérieur.Il est préférable de fixer ce rebord en quelques points.Puis, on a fait un noeud dans le fil de la lampe, à 18" en haut de la douille, et on a simplement retenu le tissu de l'abat-jour en l'entourant d'un fil de fer bien serré au-dessus du noeud.Il ne restait plus qu'à installer une ampoule dépolie, de 40 watts, pour un doux éclairage diffus.Mais nous n'en sommes pas restés là.Nous avons décidé d'assortir une petite table à notre lampe.Elle est faite d'un cylindre de carton — coffrage à béton — qu'on a enveloppé d'un tissu identique.Dans ces cylindres de carton, on pourrait découper des poufs ou des fauteuils et les habiller de la même façon, en trois coups de ciseau.Une table cubique serait tout aussi facile à recouvrir.EU* 360 Davenport Road (416) 922-5007 1 « duction pro Dec cormag C'est, enfin, le moyen le plus simple de faire une housse pour un petit coussin, puisqu'on n'a que deux coutures à faire.Pour réaliser la lampe, la table et le coussin, on a utilisé 3 verges de tissu, de 36 pouces de circonférence, à $2.00 la verge.Vraiment une petite idée à étirer dans tous les sens! Tissu: Alex Textiles enr.Cadre: Jane Adams Verre en plastique: Gigi Design Bocaux: Pascal Décormag est la marque déposée de Les publications Décormag inc.Les publications Décormag inc.1979 Décormag mars 1979 4 Propos du mois D'hier à demain par Ginette Gadoury Il n'y a pas si longtemps encore, peu de Québécois se souciaient beaucoup de leur patrimoine.On n'attachait que rarement une certaine valeur à nos vieilles bâtisses et à nos vieux meubles.Au contraire, on n'hésitait à peu près jamais à se débarrasser de ces «vieilleries».On avait même le sentiment que nous n'avions pas vraiment une culture qui nous était propre.Mais vers la fin des années 50 et surtout au cours des années 60, l'attitude des Québécois a beaucoup changé.Plusieurs facteurs ont contribué à une prise de conscience collective des valeurs culturelles du Québec.Une très forte population jeune, les enfants de l'après-guerre; la fin d'un régime politique; la révolution tranquille; un meilleur système d'enseignement; la venue de la télévision; la popularité croissante des auteurs-compositeurs québécois; tous ces éléments et beaucoup d'autres ont aidé à la reconnaissance et à la valorisation du patrimoine.De plus en plus conscients de leur patrimoine, les Québécois en sont devenus fiers; les travaux des ancêtres, ces «vieilleries» d'une époque, sont devenus des symboles d'un passé inspirateur.On a vécu, et cela continue, une période de restauration de bâtiments et de mobilier.Les Québécois ne se départissaient plus facilement de leurs trésors de famille ou, au moins, étaient conscients de leur valeur.(Un prochain numéro de Décormag consacrera plusieurs pages à la restauration).Mais il faut être réaliste.Tous les Québécois ne peuvent habiter des maisons historiques; il n'y en a pas assez et elles ne répondent pas aux besoins de tous.Mais cette vague de retour aux sources, cet amour du passé a incité des artisans et des compagnies à reproduire les oeuvres de nos ancêtres.Ainsi, il existe su rie marché, aujourd'hui, de nombreuses reproductions de maisons, de mobilier et même d'objets décoratifs des débuts de la Nouvelle-France.Malheureusement, toutes ces reproductions ne sont pas de qualité égale.Certaines ne respectent que très peu la simplicité, le sens des proportions, l'aspect fonctionnel, la sensibilité et l'utilisation des matériaux qui caractérisent les oeuvres de nos ancêtres.Heureusement, et nous tenons à le souligner, il y a aussi sur le marché de très belles reproductions qui non seulement s'inspirent du passé mais qui respectent merveilleusement ses traditions.Tout cela est très bien, mais il ne faudrait pas nous arrêter là.Nous croyons le moment venu de mettre sur le marché des produits québécois adaptés à notre environnement, à notre technologie et à nos besoins, qui ne seront pas des reproductions mais qui seront de conception originale.Nos ancêtres se sont adaptés à de nouvelles circonstances.Ils ont utilisé les matériaux à leur portée et ont créé et fabriqué des meubles et des bâtiments adaptés à leurs besoins.Nous croyons que les Québécois d'aujourd'hui peuvent faire la même chose.Décormag mars 1979 5 Trésors d'autrefois des souvenirs Le doux temps Des gens, probablement sans passion, ont répété: «Loin des yeux, loin du coeur».C'était là ignorer que la chair peut se La coutume d'échanger des anneaux est fort ancienne.Il se pourrait que cet intérêt pour la main provienne du fait qu'elle distingue l'homme parmi tous les primates.Il y a les jeux de mains, les poignées de mains, les baisemains et les.bagues.Sur l'anneau d'or, au premier plan, est monté un cadre de verre qui s'ouvre pour recevoir une photo.La dame qui le portait, à la fin du 19e, se penchait, avec émotion, sur le portrait d'un être aimé.D'autres bagues contenaient tout ce qu'on pouvait et qu'on voulait bien y mettre, même du poison.Aussi étonnant que la chose puisse paraître, on portait le macaron à la fin du siècle dernier.A preuve, cette photo imprimée sur métal doré, montée en broche et qui date de 1895.Anna de Noailles a écrit: «Car ma cendre sera plus chaude que leur vie».Il en est de même, parfois, de certains souvenirs; ils paraissent plus vivants et plus palpitants souvenir longtemps après que la raison a que les êtres qu'ils rappellent.Trésors d'au- oublié.Et ce n'est pas par hasard qu'il existe trefois se devait de se pencher sur ces objets des bijoux qui sont faits pour nous rappeler qui parlent le langage de la mémoire.L'être humain a trouvé mille et une façons de garder les choses qui lui disent que le temps passe.Je ne parlerai pas ici des bracelet s'imposât comme «porte-sou- sarcophages, de l'Arche d'Alliance ou de la venir».Le bracelet en or, au second plan réduction des têtes chez les Jivaros.J'indi- sur notre photo, date du début du siècle.Il querai uniquement quelques moyens, parmi est monté d'un médaillon qui s'ouvre sur tant d'autres, que la tradition populaire a une photo.Largement répandu, ce type de privilégiés.bijoux pouvait contenir des cheveux, et sou- Certains s'étonneront de ce qu'ils vent on y gravait des dates, des noms ou des peuvent retrouver ces fameux trésors dans le grenier de leur grand-mère.Bien sûr et tant mieux pour eux! L'art populaire traite grand-mère et d'une arrière-grand-mère.La évidemment de ce qui était répandu et par- blonde et la brune y sont intimement unies, tagé par plusieurs personnes.Toute consi- comme preuve et symbole du lien familial, dération esthétique mise à part, c'est moins On l'aurait exécuté vers le milieu ou la fin du la pièce unique qui nous intéresse que l'ob- siècle dernier et l'artiste a choisi l'or pour jet qui participait à la vie quotidienne.former la tête et la queue du reptile.Le brace- let de perles de corail et de perles d'or renferme une miniature peinte sur ivoire.Ce bijou contenait une mèche de cheveux.Peu importe que ce fût celle de l'aïeul ou celle du dernier-né puisque, de toute façon, il s'agissait de la tendresse des choses inanimées.Le médaillon est la forme la plus connue du bijou «porte-souvenir» et rares sont les familles qui n'en possèdent pas.De toutes formes et de toutes matières, on l'exécutait dans toutes sortes de dimensions.Qui n'a pas vu un petit coeur, en or ou en argent, dont le contenu, secret, semble redire avec le poète «.pour être, après la mort, parfois encore aimé.».Le médaillon à l'extrême droite est en galalithe (ancêtre du plastique) noir et il est décoré de perles.Il s'ouvre à l'arrière et on peut, ou plutôt on doit y mettre une photo.Car plus qu'une simple parure, c'est aussi un reliquaire.Beaucoup moins sobre, le médaillon, au centre, est un ouvrage d'or, de perles et d'émail bleu.Léger, délicat, il recèle pourtant, à l'arrière, malgré sa petite dimension, une photo à peine plus grosse qu'un pois.Plus connus, les deux médaillons ouverts sont en bronze doré.On ornait ce type d'objets de toutes sortes de motifs: fleurs, écussons, fer à cheval etc., et ils servaient à conserver tout ce que l'imagination voulait bien y placer, pour s'accrocher le coeur ou pour se pendre au cou de l'être aimé.texte et recherche Gérald Lescarbeault photo Yves Faquin Enfin, disons un mot des boîtes et des coffrets à bijoux, souvent si joliment travaillés qu'ils sont aussi précieux que leur contenu.Car comment oser mettre une bague de fiançailles dans une simple boîte de carton?La boîte, à l'extrême droite, est en bronze doré; l'intérieur en est tapissé de velours et son couvercle est en ivoire.Le coffret minuscule est en filigrane, et ses pattes figurent quatre cygnes.Il est si petit qu'on peut à peine y glisser une perle ou un.billet doux.La boîte à bijoux en porcelaine est peinte, à l'intérieur comme à l'extérieur.Enfin, à l'extrême gauche, la boîte en bronze, en forme de coeur, porte au centre un médaillon de cuivre gravé d'une bacchante.On y gardait ses bijoux, bien sûr, mais également tout ce qui touchait le coeur: un mouchoir amoureusement brodé, ou cette fleur qu'on avait regardé sécher.quelque chose ou quelqu'un.Le pouls bat au poignet.Le coeur commandait donc que la parure appelée mots d'amour.Le bracelet en forme de serpent est fait des cheveux tressés d'une «**- 1 ¦» * \ * âjt m < y p i % w sgtfP & I t > / ¦ rÆ Æ if • *f **&*£!*&#* A % % À ï f %3u r «V / S' I 1'» l c V 1 V ¦"•WWW*6 ' *nT » .1 objets : collections privées et le Kaléidoscope.Décormag mars 1979 Décormag mars 1979 7 6 SSSîffg I )C Du àl g % / ly*" I .% t Vs V A\ La boutique de Mlle Dagenais Pour tous ceux à qui notre magazine aura donné le goût d'un style désuet.Et pour tous les autres, qui cherchent simplement un petit cadeau délicat «comme on n'en fait plus».La boutique est ouverte le jeudi et le vendredi soir de 18 à 21h, le samedi de 9 à 17h et les autres jours, sur rendez-vous.9196, rue Lajeunesse, Montréal, 388-1210 Ce mois-ci, nous avons eu le coup de foudre pour le style rétro et, pour aller au bout de notre fantaisie, nous avons déniché des objets, boutiques,livres, expositions et un film qui évoquent tous le passé.:Üp a* Trouvailles Cadres de tissu Ces deux mariées, toutes de blanc vêtues, sont devenues de respectables grand-mères, mais, immortalisées dans cet instant heureux, elles vivront à jamais entourées des fleurs de ce cadre de tissu.Jane Adams réalise des cadres de toutes formes et n'hésite pas à marier avec bonheur les teintes et les imprimés vieillots.Elle les fait avec une minutie égale à celle que mettaient nos aïeules à broder et piquer leurs courtepointes.Jane Adams, 1321 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, 845-7592 de $75.00 à $150.00.K • * V w t 4 fj.r3 &.vKr ÎH .! Monuments historiques U IX X ' Z'ï • iv n % Les vestiges de l'église Notre Dame de Foy, à Sainte-Foy On se rappellera qu'il y a un an et demi, le feu détruisait complètement cette église, l'une des plus belles de la banlieue québécoise.Le site actuel comprend les vestiges de l'église et de la sacristie incendiées, le presbytère, un garage ainsi qu'un charnier en pierre situé à l'entrée du cimetière.L'histoire de ce bâtiment est intimement liée àcellede la ville de Sainte-Foy, l'un des premiers établissements de la Nouvelle-France.En 1669, une statue de la Vierge, réplique de celle de Foy, près de Dinant, fut envoyée au père Chaumonot.Ce Jésuite édifia donc la même année, une chapelle-desserte qu'il dédia à Notre-Dame-de-Foy.Un incendie la détruisit en 1698.Relocalisée un peu plus à l'ouest, la première église fut reconstruite en pierre.On décida de l'agrandir en 1876.Pour ce faire, on recouvrit entièrement l'ancienne construction comme une coquille, de façon à pouvoir reconstruire sans interrompre le service religieux de la paroisse.C'est ce bâtiment qui fut récemment ravagé par le feu.Les archéologues du Ministère procéderont à des sondages afin de déterminer le potentiel de mise en valeur du site.Le moulin Marcoux Le Ministère des Affaires culturelles a classé le moulin Marcoux de Pont-Rouge et subventionne les travaux de restauration.Construit en 1870, le moulin cesse, en 1918, de moudre de la farine et est alors rénové et utilisé à des fins récréatives.La compagnie Domtar en fait ensuite don, en 1974, à la Corporation du Vieux Moulin Marcoux, à des fins socio culturelles.C'est à l'initiative des bénévoles de Pont-Rouge que l'on doit la sauvegarde du vieux moulin.m i 9Bs JH i Si li ¦ ?Wi 1?; if Décormag mars 1979 8 Expositions Joseph Légaré 1795-1855 Le Musée des beaux-arts de Montréal expose actuellement les oeuvres de Joseph Légaré.Ce peintre assez mal connu joua pourtant un rôle de pionnier, sur le plan intellectuel et artistique, au début du siècle.Ami de Papineau, arrêté lui-même en 1837, il fut le premier à ouvrir une galerie de peinture au Canada.Ce fut aussi notre premier paysagiste.Un livre excellent vient de lui être consacré.Ce catalogue complet des oeuvres de l'artiste, résultat d'une recherche impressionnante, nous permet d'apprécier la diversité de la production de Légaré, en particulier les paysages, les tableaux historiques et les scènes de la vie du temps.Jusqu'au 15 mars, au Musée des beaux-arts de Montréal, et du 12 avril au 20 mai, au Musée du Québec, à Québec.Joseph Légaré 1795-1855, L’oeuvre, John R.Porter, Éditions de la galerie nationale du Canada, $29.95.Exposition de l'art ancien Un regard sur les XVIIe, XVIIIe et /0 XIXe siècles.Pour suivre l'évolution de l'art au Québec, à travers les oeuvres de peintres tels que Plamondon, Hamel, Bourassa et de sculpteurs tels que François-Xavier Berlin-guet.Jusqu'au 25 mars, au Musée du Québec, Québec.Exposition des périodes new yorkaise et parisienne de Paul-Émile Borduas Derniers jours pour aller voir au Musée d'art contemporain cette exposition qui regroupe les principales oeuvres de Borduas, produites durant la décennie 1950.Elle marque un tournant dans l'évolution de la peinture de cet artiste.Mentionnons aussi le livre très documenté de François-Marc Gagnon «Paul-Émile Borduas, biographie critique et analyse de l'oeuvre».L'exposition est le complément idéal de ce livre qui consacre plusieurs chapitres à ces périodes mais contient malheureusement assez peu d'illustrations en couleur.Jusqu'au 11 mars, au Musée d'art contemporain, Montréal.Paul-Émile Borduas, biographie critique et analyse de l'oeuvre, François-Marc Gagnon, F id es, $25.00.h?:{ fw% x ÇHÜLjÜWUVfà ÏOV.Intro 79 Le salon du meuble de Toronto se tenait dans cette ville du 14 au 18 janvier 79.Nous en sommes revenus éblouis par le scintillement de l'or, la nouvelle folie étant de plaquer en 24 carats toutes les parties métalliques des meubles.Nous y avons également remarqué de beaux meubles de rotin, comme ceux de Cambridge fine furniture, plus sophistiqués que ceux qu'on a l'habitude de voir.85 i Film Cordélia Le nouveau film de Jean Beaudin (J.A.Martin, photographe),produit par l'Office national du film, est en cours de montage.Le scénario s'inspire du livre La lampe dans la fenêtre de Pauline Cadieux, qui a passé quinze ans à fouiller patiemment le passé pour réhabiliter la mémoire de Cordélia Viau, pendue le 10 mai 1899, à Sainte-Scholastique.Cette femme non-conformiste, qui osait braver l'opinion publique par son comportement et des idées qu'elle exprimait librement, avait déjà soulevé l'hostilité des villageois en posant à cheval vêtue d'un costume d'amazone.Elle avait été condamnée pour le meurtre de son mari, sans que sa culpabilité ni celle de son «complice» ne soit jamais prouvée.Ce n'est donc pas un film sur la douceur de vivre au «bon vieux temps», qu'évoquent dentelles et sourires sur les photos jaunies.Il nous rappelle, au contraire, la cruauté souvent implacable d'une époque intolérante et puritaine.3 \ / « f* m M #1 S 1 Décormag mars 1979 9 / s: 9 Ü à 1 Du i'i fl- y*" i 1 J X A\ ** £< Le nez dans les livres Fer blanc et fil de fer Le grand art de la récupération, de Calder à Picasso, en passant par les enfants du Mali, du Tchad et de Bolivie, sans oublier les artistes anonymes, «habitants paysagistes» ou «patenteux du Québec».La boîte de fer blanc, mille fois transformée, a acquis ses lettres de noblesse à travers cette exposition réalisée par l'Atelier des enfants, à l'automne, au Centre Georges Pompidou, à Paris.Ce catalogue présente, outre les objets exposés, une documentation sur le fer blanc et des idées pour fabriquer soi-même des jouets de tôle.Fer blanc et fil de fer, Editions du Centre Georges Pompidou, Flammarion, $6.75 Is.T 7sTë Ï .r 1&&**?*~- *-•*-«• .i.'-¦ • .f ^ '- -£- -~^r-.v3u: F î$i T Arthur Tremblay, forgeron de village (SJW xnap - x - PP 31 - siioj xnap - ipH) «ispre.j pp 3| ‘loi-spiy Dans la même ligne de pensée, un beau livre sur un métier autrefois indispensable à la vie communautaire et aujourd'hui déclassé.Les rébus Installés dans nos décors rétro, nous avons été conquis par ces jeux d'esprit démodés.Ils ne sont pas tous simples, mais comme les mots croisés, ils ont leurs clefs.On peut s'amuser des heures à résoudre, avec une habileté grandissante, des jeux de plus en plus difficiles.Il ne faut pas tricher en lisant tout de suite la solution inscrite sous chaque rébus et toujours décomposée mot à mot pour ne manquer aucune astuce.Les rébus, Béatrice de Goutel, Hachette, $11.95 , Kl rj T IP w Fidèle à la tradition, Arthur Tremblay exerce toujours un métier artisanal qu'il a appris de son père et nous parle de son apprentissage à l'âge de seize ans, de la boutique de forge et des travaux saisonniers.Le livre analyse en détail les divers aspects du métier: taillanderie, maréchale-rie, charronnage et travaux de forge en général.Il est illustré de nombreuses photos et de gravures anciennes et comprend, outre les fiches techniques des outils, un répertoire des films ayant servi à l'étude et un glossaire des termes techniques.Arthur Tremblay, forgeron de village, Françoise Dubé, Bernard Genest, Civilisation du Québec, Ministère des Affaires culturelles.$2.50 S v : .— es \ ki ¦ * ii N S5 S> SC, Histoires comme tu voudras Est-ce une histoire, ou deux, ou dix?On peut la lire en 3 pages ou en 45, ou ne la finir jamais.Un peu à la façon d'un labyrinthe, l'enfant choisit, à chaque page, le cheminement qu'il préfère.Ainsi, chaque soir, selon son humeur, le conte sera à la fois semblable et différent.Une façon nouvelle de parler de princesses aux yeux d'or, de méchantes sorcières et de Françoise «qui s'ennuyait parce qu'elle ne lisait jamais d'histoires».Histoires comme tu voudras, Albums du père Castor, Flammarion, $12.95 Le livre de l'outil A travers l'histoire et le rôle de l'outil, une apologie du travail manuel, de l'oeuvre de l'artisan qui voit dans l'outil l'instrument de la création, le symbole de la conquête de l'univers par l'homme.En faisant l'historique de l'outil, on fait celui d'une civilisation et le procès du progrès «nauséabond, irrationnel et massacreur»: «De l'homme des cavernes à l'homme des cadrans, de l'araire à l'ordinateur, le progrès a gagné du temps et perdu la mesure».Le travail du chaume Une technique, presque un art, qui se perd.Les bâtiments disparaissent, faute d'être entretenus, car il n'y a presque plus de couvreurs et «l'herbe-à-liens» (le chaume) est de plus en plus difficile à trouver.L'environnement se transforme et les traditions tombent en désuétude.Dans ce livre très documenté, on fait l'inventaire des bâtiments à toiture de chaume de la région du lac Saint-Pierre.Les informateurs décrivent, chacun à sa façon, la récolte, l'entreposage et le travail de recouvrement en herbe-à-liens.Des dessins et photos viennent appuyer la description des toits et de leur fabrication.Le travail du chaume dans la région du lac Saint-Pierre, Les archives d'ethnologie, Les Presses de l'Université du Québec, $7.95 L'outil, témoin d'une forme d'art populaire révolue, est intimement lié à la matière, qu'elle soit terre, bois, métal, cuir ou verre et à tous les métiers qui y sont reliés.Toutes les informations techniques qu'on nous donne sur ces sujets et auxquelles s'ajoutent des notes historiques, légendes et réflexions, forment un ensemble très vivant, d'où la poésie n'est nullement exclue.Le livre est illustré de gravures anciennes et de photos de ces artisans d'aujourd'hui qui représentent la survivance du savoir artisanal.Le livre de l'outil, vol.I et //, André Velter, M.-José Lamothe, Gonthier, Médiations, $5.25 chaque volume.Décormag mars 1979 10 rs* m m VÂ Ü g; CHAMPAGNE V.S.O.P.Pourquoi ne pas profiter du meilleur de ce qu’il y a de mieux?,48,: g ' ".LJ1 A ' \ |EMY MARÎji F F I \ À ft* V f i- > i V«Q t COGNAC FRANCE y* —T ft V fl il > V WÊFmr ü Rémy Martin VS.O.P Fine Champagne Cognac ^— CLIMATISATION tr w centrale de maison Installation dans n'importe quelle maison, qu'elle soit vieille ou neuve, grande ou petite, et dispose ou non d'un sous-sol ou d'un grenier.i ES ' luln T "0% 1 f I -3) , -C VÂ: m A > [a r/ y*„.T ¦ « ÈrJ^^W X n r H COOBOIS à a Pour le confort total de votre famille.climatisation, humidification, purification de l'air.crée les meubles exclusifs dont vous rêvez .Selon vos goûts, traditionnel ou contemporain.' 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A -* : 'il & m t t* IL "7 m m il *4 VJ à «f # A* : •4 it #11 i lj % & A' -o -¦iee'-'À M àl i i?r ip ¦ ¦ ; ¦ 'XV - -y è Wt ifCt l, Bibliothèque en pin d'inspiration Sheraton; fauteuil en pin style Chippendale; fauteuil "Queen Ann" et canapé; guéridon en pin teinté noyer à dessus de laiton; horloge; tapis; lampe: Fraser Bros.Costumes des petits garçons: Howarth's of Canada.Conception François Décarie, s.d.e.Mademoiselle de La Perrière est ravie de l’admiration que lui portent ses soupirants.Bastien et Vincent, subjugués, lui jettent un regard éloquent et n’osent même plus parler.Conception François Décarie, s.d.e.Vaisselier en pin, reproduction d'un modèle tiré du livre de Palardy; table ronde en pin; lampe de style Tiffany et accessoires: Fraser Bros.t t Dignement attablés, Madame et Monsieur attendent qu’on leur serve le thé.Leur maître d’hôtel, novice en ce métier, craint fort défaire un faux-pas, pouffer de rire et tout laisser tomber.Décormag mars 1979 28 Décormag mars 1979 29 tSJj m m w m % I §E ’ ¦r-x " > Vi, m •• *5 .;:,v- ' ' y* _________.% - i '/¦ V, J r ^ y -A mm T ¦ ".I < ] 5* Ei IS n J ri Spra #0 r /# w m , El a » œ & ! % ' / • 0 1 -?J k} .1 K ' ; V r% m A j sFW > k55a ?m "4] • » - »•< : «L11 Pt f 1 , ' r .» v Wm 'te k > 7 ü 4.in v I T J a t ' * * I ?11 - ! V ini .! R! M # K 4 M‘lf V K B > rm 3 % Y ¦¦•v: d 111 1 ' MM B $ 1 H V ' v ¦ 'o 1 éjl i % A Pill3* -N gpH —> •* - ms ** >.TCFN!*sk4se ¦i g *1 u y Z, iü m / JP z ." „ / if I F; V fT V r—— Hr g g- M v.ri.X > % TA A I / a •'-s» î;*é £w I ! -X .V: .‘ -«* ' I À' V, 1 1 •' m ¦ r illy Bui j.fill•Mvlfï M V.Site., Hlii j g»-S lü '‘¦1 i ' h - >- - ¦ » i ! ' l‘i > m F - < ' % ¦ Conception Louise Ménard et Jean-Guy Lortie, s.d.e.Lit de cuivre, tables de chevet à dessus de verre, lampe et couvre-lit de laine brodé: Formes Nouvelles.Têtes lumineuses en fibre de verre, importées d'Italie: Lortie-Ménard inc.t Quels jolis songes on peut faire, mollement étendue, sur ce grand lit de cuivre, dans la douce lumière de l’abat-jour de soie.Même les têtes classiques, lampes insolites jaillies du mur, semblent approuver cette rêverie.¦*“ «Ah! Je ris de me voir si belle en ce miroir.» Marguerite, un panier de fleurs à ses pieds, ne se lasse pas de brosser ses longs cheveux soyeux.Psyché, fabrication Vitrerie Dugal; panier de fleurs en tissu, arrangement de Sonia Wentzer: Lortie-Ménard inc.Chiffonnier ancien: Au Temps jadis.Décormag mars 1979 35 * mi ¦i ui *: ’V .J « m b- t w >- jga* .3 ^5i è s A Québec, un parfum de vieille Angleterre Recherche Philippe Roy Photos Richard Poissant Comme si le temps l'avait oubliée ou s'y était écoulé plus doucement, cette belle résidence de Québec semble sortir intacte d’une autre époque.C’est à peine si on peut sentir la patine sur les objets, tous anciens, tous choisis pour former un ensemble parfait et qu’on croirait là depuis longtemps./ >: F F F * !¦ r F' • % w w- yj felt wm X 1 i V! ' X m x T-fSf > % m 1 II 36 Décar mag mars 1979 k ^ .v .FX'X" ——*•**- •Su-.>™.Z v / v_ > v j- v >¦* v /•• v >L ¦ .F ! ¦ il V I' h i -• K F ri «ST « ?T*l \___ ¦ \ \ \ 1 ¦¦ ; i 4 I' 1 ES w4 L. I ' ; J ma à * ! I 1 m i m Il m * _ ' a U m % m > #: Il y a peu de temps, un jeune couple d'architectes décidait de faire de cette maison la demeure de ses rêves.Au cours des années, ils avaient déniché, au hasard des encans et des petites annonces, tout un mobilier ancien.De meuble en meuble, ils en vinrent à chercher une maison qui comblât leurs désirs de collectionneurs nostalgiques de la Belle Epoque.Ils prennent alors le temps de consulter les plans originaux, les «bleus», et de lire les devis qu'avait scellés, le 26 mai 1911, l'architecte Georges-Emile Tanguay.C'est en experts qu'ils examinent chaque détail.Ils apprécient la brique des murs, posée un rang de panneresse, un rang de boutisse; les murs sont enjolivés par l'alternance de chaque rang où la brique apparaît soit dans le sens de la longueur soit de la largeur.Sous le tapis et le contreplaqué, ils découvrent de beaux planchers d'érable.Les foyers, tristement murés, retrouvent de nouvelles flambées qui crépitent et sentent bon le bois.Ils revivent ainsi toute la construe- 2 tion, des fondations à la tourelle, et effectuent les rénovations avec un grand souci de fidélité, mais dans un temps record puisqu'on trois mois d'un travail acharné tout est terminé.A I S fl Vi- : ! X 1 % : f : - I i ISS !"¦ .4 : ta if I I m::: I r?>>ga •> SB .il i : : ! ; .5 r V V XD ) % f If k C [' b w < - r.Mr \ > n l'-'y.Si-^.Ln ! a.1 — I $ .I y ’j I ; ^1: X 4b u Décormag mars 1979 A Québec, un parfum de vieille Angleterre w \ * J«U* * V « 1= ' I I / \ » .V 2 -, ; t ' r / A Québec, un parfum de vieille Angleterre u-v si V I wart! Wlm :W «¦ ii T L'harmonie des couleurs, la délicatesse des rideaux blancs, la douceur de la courtepointe sur le Ht ancien, enfoncé dans l’alcôve formée par les garde-robes, tout confère à cette chambre romantisme et mystère.1 I V t / V 5^* "t V p J Li 2 Z.e co/n lecture de Madame est attenant au hall de l'étage, où l’on retrouve te ton gris-vert du rez-de-chaussée et de l’escalier.Pour la douceur et l’intimité on a choisi de blancs voilages et marié le rose au gris.La porte ornée d'un tableau, ne s'ouvre plus que sur un mur car, la maison étant trop grande pour deux, on a aménagé, derrière, un petit logement de trois pièces.T 3 Attenant à la chambre principale, le coin lecture de Monsieur est éclairé par de merveilleuses fenêtres.Un voilage diaphane, gracieusement drapé, en dissimule à demi les vitraux.Sur le fond bleu-gris des murs, rappelant le velours du fauteuil Windsor, se découpent les boiseries blanches.p E 0 I I 31 till ©' t) I I « (Qi o M y \ ./ » I A r" : -Pgp !» H#1 Décormag mars 1979 ii I ' m 11 ï >»' ?>> * ' Y • I r : lî p iif f ; if : m ¦ t f 1 i.I \ r I *1) I V J I III 1 iff ' ! 5 * aft i VJ < / z t l m r P » J r 4®^ i M , 1 Comme la maison est immense, ils ont aménagé, à l'étage, un petit logement de trois pièces, lui réservant l’escalier de service comme entrée.Pour ne pas changer /'architecture, le mur de division a été construit derrière les portes restées intactes.n ¦4 U Ri a w © IB (uMHlMmnnimMB i i *x -Ml "" ) "K.ta.»iï 1 i I'M * il u - ¦ rj4^.' I ::Dl Décormag mars 1979 4 à I 1 3 • m : 1 \ I A "T > a V - / m /.k t> a v I ) ^ QuirxoiUgrig D^COfQtrw y# V1 Ompcrial Decofot ve/^ Harciwore & 1329, ave.Greene, Montréal, Québec Tél.: (514) 937-4654 I Franchise disponible * 6.Décormag mars 1979 42 S£e passé.go/tant de Qamto.4 :* m il A à -i L,1 " ******* ?< * # » ( s ê s Sfe clioik dise reproduction de meulÂQ commence pm & ctew d'ébénistes expérimentés et compétents.POINTS DE VENTE: Laval Décoration Michel Gince Inc.530, boul.des Laurentides Pont-Viau 669-0512 ?! ON RECONNAIT NOS MEUBLES À CETTE SIGNATURE Montréal Le Mouton Bleu centre d'achat Langelier 255-8512 Trois-Rivières Le Fenil 5820, boul.Royal Trois-Rivières ouest 379-0405 * t Québec Meubles L'Encoignure Enrg.1360, Notre-Dame (coin boul.Hamel) Ancienne-Lorette 871-3121 !?; Hull Meubles L'Encoignure Enrg 866.est, boul.Maloney 663-9988 ROLAND MORISSETTE Sherbrooke Artisanat 4 Saisons inc.Galeries Quatre Saisons 900, 13e avenue nord 562-8778 Beloeil La Boutique de meubles Baldaquin 275, boul.Laurier 467-6716 t Décormag mars 1979 43 Environnement de 9 à 5 kl leVÎEHX .LONQUEUIL D'une maison à l'autre, on reconnaît tantôt les traces du siècle dernier, tantôt celles de l'époque moins lointaine de notre enfance.Aux Ateliers du Vieux Longueuil, par exemple, on use aujourd'hui les marches du vieil escalier qu'on dévalait jadis quatre à quatre.On foule le plancher de pin qu'on élimait à quatorze ans, quand l'édifice abritait le centre récréatif de la paroisse.Il y a aussi Place du jardin où l'on mange son ci-paille sous l'oeil vigilant des statues qui ont protégé nos jeunes années.Rassurez-vous, on ne s'éclaire pas à la lampe à huile dans le Vieux Longueuil.On y vit au présent.Et le long de l'épais mur de pierre courent les fils du chauffage électrique.C'est plutôt l'esprit du temps passé qui a été ranimé.Le Vieux Longueuil n'a d'ailleurs rien du musée que l'on visite distraitement le dimanche pour passer le temps.On y travaille, jour après jour, comme partout ailleurs.Mais on s'y sent vraiment chez soi.Cela fait toute la différence.Il y a dix ans, le Vieux Longueuil n'existait pas.Ni le nom, ni le quartier.Abandonnée au fatras architectural de l'ère moderne, l'ancienne partie de la ville riveraine se défigurait avec les années.Peu de gens s'en émouvaient.Et puis un jour, trois jeunes artisans de l'endroit se mirent dans la tête de restaurer l'ancien presbytère pour y installer leurs pénates.Leur rêve: ouvrir toutes grandes les portes de l'édifice aux artistes et bureaucrates de la place qui désirent travailler dans un décor propice à la création.Ce fut le premier pas vers la restauration de tout le quartier.En quelques années, la rue Saint-Charles, témoin centenaire de la vie des Longueuillois, entreprit de vivre son quotidien à l'heure d'aujourd'hui, dans le décor d'hier.Le 9 à 5 des architectes, notaires, secrétaires, commerçants, assureurs et artisans du quartier se déroule dans le cadre d'antan: poutres apparentes fissurées, murs de pierre rongée par les ans, boiseries de pin blond.Même l'épicerie du coin ressemble à l'ancien magasin général.* 1 A 4 4, 1 -ül.GUE seecp Il î! 1 reportage Micheline Lachance photos Richard Poissant ï MÊmmm ¦ > I ' I ii, / / /# ; -% 1st t== " "C LlW, i V' 7F < IqqI ¦ >— — V y| 5 1 i n* % : l Ml M * 7 I A I1 - ! itÿ, l'V t, 1 Décormag mars 1979 44 * 7ï Z 4 Les Ateliers du Vieux Longueuil IS “Une bande d'hurluberlus!» Voilà ce qu'on chuchotait ici et là à Longueuil quand trois jeunes «originaux» entreprirent la restauration de l'ancien presbytère de la rue Saint-Charles.Malgré les vives protestations de certains échevins et citoyens en vue, artisans et bureaucrates eurent tôt fait d'installer leurs bureaux de travail dans l'édifice centenaire.s t Bp .Z C'était il y a près de dix ans.A l'époque, personne ne parlait du Vieux Longueuil ni des édifices historiques qui disparaissaient comme par enchantement au nom de la rénovation urbaine.Chemin Chambly, rue Saint-Charles, rue du Bord de l'eau.combien de maisons centenaires ont été rayées de la carte pour faire place à une banque ou à un super-marché.Serge Bourdon, sculpteur, Roger Lapointe, constructeur et antiquaire à ses heures, et Pierre Duquel, designer ont été plongés bien malgré eux au coeur de ce branle-bas architectural.Comme bien d'autres, ils reçurent de la ville de Longueuil un avis d'éviction: on rasait les anciennes maisons qui abritaient leurs ateliers d'artisans, rue Saint-Charles, pour y aménager.un terrain de stationnement.A quelques pas de là, un vieux bâti- 2 ment se dégradait.La Maison Chaboillez, qui porte le nom de son premier occupant, alors curé de la paroisse, a été construite en 1812.On l'agrandit à plusieurs reprises.La maison fut tour à tour un presbytère, le premier noviciat des Oblats en Amérique, une caisse populaire et un centre récréatif.Elle logea, en outre, la bibliothèque municipale et la Société Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse.Ces derniers temps, l'édifice s'avérait un fardeau pour la fabrique.Quand nos trois compères décidèrent de louer la maison et de la mettre à la disposition des professionnels du quartier, I ils étaient loin d'imaginer que leur décision allait servir d'exemple à tout un bourg.En u inscrivant sur le fronton de l'ancien presbytère «Les Ateliers du Vieux Longueuil», ils venaient de baptiser tout le quartier.Autour des Ateliers, commerçants et entrepreneurs amorcèrent eux aussi le long travail de restauration.Roger Lapointe et Pierre Duquel ont d'ailleurs réalisé une bonne partie de ces travaux.Pendant ce temps, Serge Bourdon s'occupait de la So- p ci été d'histoire du Vieux Longueuil.% A > ' % .V: ï mm «a « : L M ¦ i- •/.) r L X-?-I r__ 3 L'entrée des Ateliers du Vieux Longueuil, première étape d'une restauration longue et ardue.Un travail de bénédictin', disent certains.Patiemment, les artisans ont déshabillé les poutres du plafond, solidifié les soliveaux plus que centenaires et récupéré d'anciennes portes abandonnées dans les caves ou au grenier.A travers les carreaux, les passants peuvent observer le sculpteur Serge Bourdon au travail.Au fond, derrière l'épais mur de pierre, l'escalier, simple mais imposant, annonce la suite.1 L'atelier de Serge Bourdon, situé au rez-de-chaussée, est devenu le carrefour des rencontres.Locataires et visiteurs s'y arrêtent en passant pour piquer un brin de jasette.Le sculpteur travaille, ici, à la copie d'un bas-relief.L'original, provenant de l'une des chapelles du Calvaire d'Oka, est actuellement exposé au Musée national des Arts, à Ottawa.Dans son local, pas une sculpture en attente: aussitôt achevées, ses oeuvres s'envolent.2,3 k Décormag mars 1979 45 A 30 000 heures de travail Il a fallu 30 000 heures de travail pour restaurer la Maison Chaboillez.Les trois artisans ont travaillé sept jours par semaine pendant quatre ans.On procéda étage par étage.On a d'abord mis à jour l'épais mur de pierre du rez-de-chaussée.On a remplacé ici et là les poutres détériorées, redressé les murs, décapé les boiseries, toujours en tenant compte de la nouvelle vocation de l'édifice: rendre aussi fonctionnels que beaux des locaux destinés au travail et à la création.Ainsi, les cloisons vitrées séparant les divers ateliers et bureaux permettent un éclairage naturel jusqu'à la tombée du jour, tout en favorisant le contact quotidien avec les voisins de palier et les visiteurs de passage.Serge Bourdon m'a raconté son épopée.Je l'ai rencontré à son atelier de sculpteur.Ce jour-là, il travaillait à la copie d'un bas-relief provenant de l'une des sept chapelles du Calvaire d'Oka.«Nous voulions regrouper sous un même toit artisans et professionnels du quartier.Nos locataires ne devaient pas nécessairement être des artistes, mais excer-cer un métier connexe.On n'a jamais voulu faire une boîte d'artisanat.Nous nous serions ainsi coupés d'une partie de la réalité du monde du travail.» Les artisans créent souvent dans l'isolement et ils en souffrent.Pour pallier à cette lacune, il fallut réanimer le climat familial qui existait jadis dans les petits villages.Ainsi, quand l'un des locataires s'interroge sur son art, ses voisins sont là, tout près, pour le critiquer, le conseiller, le rassurer.S'il réclame la solitude et le silence, son entourage respecte ses désirs.Côté financier, le prix des loyers est évalué selon les dimensions des locaux.Les mensualités sont d'ailleurs nettement moins élevées que celles exigées dans les centres commerciaux et maisons de rapport avoisinantes.'SI V m I ¦Æ k ::- '-z J| *1 H là t L ¦> III t x 1 %: i R- l '— i^"L m / r V Décorateurs, peintres, joailliers, publicitaires, professeurs de piano se côtoient dans l'édifice.En se rendant à son bureau, l'architecte croise dans l'escalier une ballerine en herbe.Le décorateur emprunte une sculpture au potier.Au grenier, la secrétaire suit des cours de yoga.Les tisserands utilisent le photocopieur des architectes.Et ainsi de suite.Au Vieux, ils sont une trentaine à vivre un 9 à 5 qui se prolonge parfois fort avant dans la soirée.fr i Tf.4, it 1 T i IP'i 1 ¦j 39 * «Ici, chacun est chez soi, poursuit Serge Bourdon, mais il y a une intimité de travail.C'est difficile à expliquer.ça sévit.» Le sculpteur a bien raison.C'est l'es- 2 prit qui imprègne les murs de l'ancien presbytère qui fait la différence.«On a l'impression de travailler chez soi, entouré des gens qu'on aime.» 2 Trois petits tours et hop! C'est la classe de ballet de l'avant-midi qui réunit assidûment un groupe d'adultes, à l'école de Suzanne Arts.Plusieurs ••ballerines» nous ont confié que ce studio, situé aux Ateliers du Vieux Longueuil, a un charme bien particulier.Son décor, son ambiance et aussi ses larges fenêtres ouvertes au soleil y sont pour beaucoup.Mais le travail, c'est le travail, aux Ateliers du Vieux Longueuil comme dans n'importe quel bureau.A preuve, ces dessinateurs et architectes qui mettent la touche finale à leurs croquis.Derrière eux des fenêtres qui donnent sur le fleuve.i l L'atelier de Serge Bourdon est situé à l'entrée de la Maison Chaboillez, presque au pied de l'imposant escalier de bois.Tout le monde s'arrête chez lui en passant.On parle des expositions d'artisanat en cours, des succès de l'un, des déboires de l'autre.Cependant, tôt ou tard on aborde l'épineuse question de la survie des Ateliers.Le problème hante tous les locataires.it Décormag mars 1979 46 ¦ Place du Jardin Midi.Le quartier s'anime.En sortant de leurs bureaux aménagés dans les maisons centenaires du voisinage,, le notaire, l'assureur, la secrétaire hésitent.Le quartier fourmille de bons restaurants qui grouillent de monde à l'heure du lunch: Le Vieux Lon-gueuil, rue Saint-Charles, Place du Jardin, voisin de chez monsieur le curé, ou La Devi-nière, quelques maisons plus loin.Ce jour-là, notre équipe opta pour Place du jardin, dont le propriétaire, Roger Lapointe, est justement l'un des trois «hurluberlus» à l'origine des Ateliers.Pour s'y rendre, on longe l'église et les jardins du curé.Le restaurant est là.Une coulée de soleil le rejoint par la rue.Impossible de manquer cette maison vieille de 125 ans: elle a été entièrement peinte.rouge pompier.A l'intérieur, on se croirait chez grand-maman, au coeur des années 50.Au mur, monsieur l'Abbé Manseau, douzième curé de la paroisse, jette un regard hautain du haut de son cadre de bois vétuste.Plus loin, un diplôme qui n'a rien à voir avec la gastronomie.il vient du Centre de l'Apostolat de la prière! Et, pour finir, on nous installe juste à côté d'une statue du Sacré-Coeur.â : m ; ü ir> « - d.t“ A ¦; }X P N ! ir ¦ ! J f ( i ! m I ¦* * vr - Pour briser la glace, je dis à mon hôte: «Votre décor est très chaleureux.vous avez fait des miracles! » Roger Lapointe sourit, parle tout bas, comme au confessionnal.3 La survie des Ateliers A l'origine, la Maison Chaboillez appartenait à la fabrique qui signa avec les trois jeunes gens un bail emphytéotique.Les artisans s'engageaient alors à effectuer, à leurs frais, les travaux de restauration et les réparations qui s'imposaient.A la fin du bail, ils voulurent acheter l'édifice.C'était plus facile à dire qu'à faire.Les institutions prêteuses trouvaient le projet intéressant certes, mais ô combien risqué! L'achat se concrétisa cependant, mais les espoirs entretenus ne se réalisèrent pas.Le ministère des Affaires culturelles ne classa pas l'édifice monument historique, ses priorités étant de ne protéger que les maisons immédiatement menacées de disparition.Sous les combles des Ateliers, Suzanne Arts a installé son école de ballet.Elle compte deux cents élèves qui suivent des cours de ballet classique, de ballet-jazz et de yoga.Madame Arts a grandi à Longueuil et est demeurée attachée à son patelin.C'est un peu ce qui l'a poussée à y faire son nid de travail.«Je n'aime pas l'ambiance des gymnases, explique-t-elle.Je déteste danser sur des carreaux de céramique.Ici, l'atmosphère fait le charme.On se sent en famille.» En descendant, histoire de jeter un coup d'oeil, je m'arrête à l'étage où Louise Fleury-Bourassa enseigne la courtepointe du Québec.Aux murs, la première exposition d'un peintre encore inconnu.Serge Bourdon précise: «On nous a parfois reproché d'exposer des artistes de valeur inégale.C'est vrai, mais nous, on laisse la chance au coureur.Les murs sont à la disposition des artistes.Comment s'amélioreront-ils si leurs oeuvres ne peuvent être jugées?» Selon Serge Bourdon, l'autocritique se fait naturellement au sein des locataires.Cela permet de maintenir un niveau de qualité qui fait la réputation des Ateliers du Vieux Longueuil: «Ceux qui se sont installés ici et qui produisaient sur une base strictement commerciale, sans souci de l'art, sont repartis d'eux-mêmes.J'appelle ça le filtre naturel.» Il n'a pas cherché à reconstituer la maison telle qu'elle était à l'origine: «Je crois à la restauration à la condition qu'elle soit très près de la vérité, dit-il.Restaurer juste pour donner une ambiance, c'est un peu comme retourner à la lampe à huile.Aux Ateliers, par exemple, on a fait apparaître le mur de pierres.D'accord, c'est sentimental.On l'a fait parce que c'est beau, mais ce n'est pas conforme à la vérité.Dans le temps, les gens avaient de la fierté.Ils recouvraient les murs; jamais ils n'auraient laissé un mur nu.» Le midi, la rumeur s'enfle dans le petit restaurant de la rue Sainte-Elizabeth.Professeurs du cégep, artisans, voyageurs de commerce, ceux qui travaillent aux alentours y cassent la croûte.L'été, c'est encore mieux: on dîne sur la galerie fermée, ou sur la terrasse, humant à pleines narines l'odeur des légumes qui poussent juste à côté, dans le potager.Les échéances financières se firent pressantes et les tâches administratives devinrent trop lourdes.Le temps manquait.Serge Bourdon était déjà retourné à sa sculpture quand Roger Lapointe décida à son tour de se consacrer exclusivement au restaurant qu'il vient d'ouvrir juste derrière les Ateliers.A regret, on décida de vendre l'édifice à un homme d'affaires et ami de Boucherville, Jean-Paul Ouellet.Nouvelle tuile en 1978: le propriétaire veut vendre.Les locataires se regroupent et ébauchent un nouveau projet: former une coopérative qui rachèterait l'édifice.On espère ainsi empêcher la vente à un financier plus intéressé à rentabiliser commercialement les Ateliers qu'à poursuivre la vocation première de l'édifice.On demande à nouveau l'aide du ministère des Affaires culturelles qui tarde à donner sa réponse.Le dossier est à l'étude.Au moment où sont écrites ces lignes, les dés se jouent.Pour camoufler les espaces de rangement de son restaurant, Place du Jardin, Roger Lapointe a déniché un comptoir de banque datant du siècle dernier.Sur la vitrine, on peut encore lire «First Commercial Bank».Pour la décoration, il s'est inspiré de notre passé religieux.Sur les murs verts, // a suspendu des images saintes et on retrouve un peu partout des cierges et des prières.3 i t» Décormag mars 1979 47 a y ' rb %! % v> K f ' ^_' M I - * W I Au Magasin du faubourg Q Avant de retourner au travail, on s'arrête chez le dépanneur.Sur le mur de pierre, l'enseigne se lit comme suit: Magasin du Faubourg.M ¦ 'I h i •‘o4 5 : 'm T'J Les vieux de la place se souviendront de l'épicerie Vermette.Dans le temps, c'est mademoiselle Sainte-Marie qui tenait le magasin.*:€! .£ r' ‘«ii ijgLBr ïïB'lm V id ji1 ML-1 =^=s - p-.% I ¦b -r | M i y ." y.I W':-; 1 a» 2 Depuis deux ans, l'épicerie revit.Madame Morin et sa soeur ont ranimé bien des souvenirs en redonnant à la bâtisse son cachet d'époque.Elles ont enlevé toutes les couches de peinture qui recouvraient le plancher, découvert le pièce sur pièce des murs de soutien, décapé portes, fenêtres et boiseries.Et puis, elles ont soigné l'éclairage pour qu'il agisse en douceur.La touche personnelle est signée de leurs mains.Des abat-jour en macramé, des rideaux crochetés, des jardinières tricotées et des plantes qui respirent le bien-être.La maison est divisée en trois.Au centre, le magasin et de chaque côté, le domicile des deux soeurs.Pas d'horaires fixes, elles se relaient au comptoir: «On s'organise entre nous».Comment l'idée est-elle venue de décorer le magasin à l'ancienne?«Pour nous, il n'a jamais été question de faire autrement.La maison a 157 ans.Je me suis dit que tous ces gens qui l'ont habitée ont dû laisser quelque chose derrière eux.La façon dont on vit est très importante.Il faut être bien chez soi sans quoi on a envie d'aller ailleurs.» mè hH & .I: j m I /Z id* m .A (S3 #6 iSI ' VWKl M y/Tà.Jr i {-/ I V i % % >¦' 1 i| IJr ly IIHEiiii H Zo I Hi; IwiMntsiMmnî R- * J'aurais pu continuer à fureter encore longtemps dans le vieux quartier.Les Ateliers du Vieux Longueuil ont redonné un 3 souffle de vie à toute une population.A l'heure polluée de la sortie des bureaux, j'ai croisé sur le pont Jacques-Cartier, des citoyens que l'embouteillage retenait en otage.A la radio, l'animateur fait le procès des conditions de travail modernes.Au banc des accusés: le 9 à 5, ennemi public numéro 1.Les pièces à conviction: un arse- * Sur le mur de pierre, on peut lire «Au Magasin du Faubourg ».On se croirait au magasin général, au début du siècle.C'est presque vrai.Construite en 1821, la maison sert d'épicerie depuis plus de 50 ans.En guise de comptoir, on a disposé, à l'entrée, une ancienne glacière qu'il a fallu décaper.On a sablé les planchers et mis à jour les murs en pièce sur pièce ainsi que les poutres du plafond.Sur les tablettes ancien-nal de contraintes tels le poinçon, le rythme nés, trônent des pots de confiture et de corni- essoufflant de production, les locaux mal aé- chons.On a choisi comme toile de fond, un parés, sans fenêtres, le travail répétitif, le et mis à la fenêtre, un rideau stress.1.2 3 La rue Saint-Charles dans toute sa splendeur historique.Le couvent de Longueuil a été remarquablement bien conservé en dépit des années.Les Soeurs des Saint-Noms de Jésus et de Marie, qui dirigent le couvent, ont accueilli sur leur terrain cette autre très belle maison de pierres que la ville de Longueuil voulait détruire pour construire à sa place une caisse populaire.1 Au Vieux Longueuil, il me semble qu'on sait vivre son 9 à 5.• Décormag mars 1979 48 Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l’usage-éviter dlnhaler.Moyenne par cigarette-King Size: "goudron" 18 mg, nicotine 1.2 mg.Format régulier: "goudron" 14 mg, nicotine 0.9 mg.t* Décormag mars 1979 49 6 > Em % .4 'V % > ê m % I r - * % w 0# 0 i?« X I i > .* t- Pitabelle de jour Louise Pomme, au fond, c'est Pitabelle, aux yeux de porcelaine et au sourire désarmant.La compagne aimée de Pitatou, ce merveilleux oiseau de la Forêt de Nulle Part, qu'elle a créé de toutes pièces il y a quelques années, pour amuser les enfants du Québec.Elle leur a depuis donné toute une «haute cour» ailée, dont les principaux personnages: Pitapattes, Pitatricot et Pita-rien lui ont été inspirés parses propresamis et connaissances.Cinq contes ont déjà vu le jour sous son inspiration délirante.Et son environnement y est pour quelque chose.«Le lieu où j'habite a toujours eu beaucoup d'importance pour moi.Je ne pourrais pas vivre n'importe où, dans un décor banal.Je le transformerais selon mes goûts et lui donnerais les couleurs de mon coeur.Je vis énormément chez moi.Je travaille à la maison.Et même si je puise parfois mon inspiration au cours de mes voyages, c'est chez moi que mes personnages se concrétisent et que je développe leurs aventures.» reportage Mireille Lemeiin photos Yves Faquin Ill I A A •il nail Il n'est pas donné à tout le monde d'habiter au coeur de la ville, dans une maison centenaire, rénovée à la mode d'antan.Une belle vieille maison de briques et de pierres, avec poutres au plafond et planchers de chêne, en pleine rue Saint-Denis, là où l'action se passe, mais avec assez de recul pour s'assurer calme et paix, au moment voulu.1 y s V J4 a C'est justement ce qui convenait à Louise Pomminville.Une retraite sereine et paisible.avec suffisamment de boutiques originales et d'antiquaires dans le quartier, pour satisfaire son besoin continuel de «chères vieilles choses».WL vil a — ?" ; - rnmm i ¦ • X IB I I l err: X'VI V IS ,4> i .iur*.: m 1 t! V 1 4 4?N Imfe ' j it 'i I ' hjHS \N U ;( ih Vy-r- ^ -4 ' w ¦> IUII A m S' X I «Fl X !U il IWB-'ï / k MU .- ' K ; ¦ * r *¦» v«3 Y /1 X- * s 'fcfà ' 'g, m \ : P- ' i V.4 I ü % ; ; : A 8|1| n*.**• L'entrée de Pomme Un fauteuil style Récamier, qu'elle a déniché aux Antiquités Raynald Coutu, à Saint-Antoine-sur-le-Richelieu, vous plonge déjà dans un certain romantisme.La merveilleuse céramique givrée «Papillon d'Amour» montée sur daim bleu Wedgwood, vous situe un peu plus avant dans cette atmosphère tendresse.L'escalier de meunier, selon sa forme traditionnelle, vous mène aux délices du studio créateur.C'est là que, désormais, naîtront tous les Pitatou.Le salon romantique Un peu beaucoup rétro, à cause de ses fabuleuses lampes frangées d'Aurète Wilhelmy, des peintures sur soie de Claire Sarrasin, des chandeliers de Normand Rondeau, tournés à la main sur bois.A cause aussi des si jolis voilages début de siècle d'Arthur Quentin et des confortables causeuses de chez Eaton.Le décor incite aux confidences.Le gros coussin-pouf de Martine Gruber sera témoin de plus d'un secret.Au premier plan, un vase de Huguette Bonet.3fe •"X1! -t m, vV k % - j .12 r f XT'- r-,% K - V- ' fi ¦***< £ *- ' /»-• • * fl* 'MM* :-îr* - ^ K 1 jr ¦?» S c - W ^ .- » i » .% S' - ; >v V * 5 ?" - r^Z-' f >-5 , «S > /» * 51 ¦«**?Æ x : ; ^ y LA MAISON ROSE DE LOUISE POMMINVILLE T i00* ’ ! * oi- $ , I w ID" / -, ;.c N-V w WA ¦ r «4 % r z g Z 4 % — f m A l'abri de l'activité bourdonnante de l'ouest de Montréal, dans le quartier aux mille surprises de Saint-Louis, s'est installé un artisan-coiffeur.Sa réputation, au fil des ans, s'est faite de bouche à oreille: la bonne adresse qu'on ne confie qu'à sa meilleure amie.C'est une atmosphère de musée ou plutôt de capharnaüm, dans le sens où elle éveille le goût de fureter, de se laisser surprendre.Les considérations pratiques de nettoyage et d'entretien ne sont pas le souci principal du maître de céans; il compose son cadre de vie pour le plaisir, le souvenir, le confort.i v % i a V Ce n'est point son style que les cabines futuristes ou les atmosphères de ruches trépidantes: il travaille chez lui, son salon est véritablement son «salon» puisqu'il prolonge ce dernier en s'y intégrant harmonieusement.Ses clientes développent vite des relations amicales dans ce cadre où rien n'est fait pour protéger la sacro-sainte intimité du «patron», bien au contraire.Tout y est accueillant, les mille et un objets qui composent le cadre de sa vie quotidienne accrochent votre curiosité et vous retiennent dès le seuil franchi.C'est donc sous le signe de l'hospitalité que Jean Guérin vit et travaille.!• m L ¦fri tï U Le salon Mur recouvert de satin chatoyant, velours des fauteuils: le rouge profond, couleur privilégiée de l'époque rétro, confère un charme indéniable à la pièce.Un plateau de verre posé sur la base d'une machine à coudre ancienne la transforme en table d'appoint.Sur le bibelot, les lévriers constituent un motif qu'on retrouve sur maints objets décoratifs de cette époque: ils peuvent, à eux seuls, constituer la base d'une collection originale.Une nappe ouvragée, de coton écru, sert de tenture entre les deux parties du salon, quand on veut renforcer l'atmosphère d'intimité.¦ ai ru j MB» > 3 Z ;v3 N.» S -r- - BP.W;: ! v-i > 4 >«4f .-* F 3 61 > ¦ LJ ç # 5^ ___ 11 1 wm A —M 1*7(1 KV f ’ î '* v 4 VI 1 à !': • ;! LM # ¦ ' ï f / K3-J , r I pri '#:&.Éà r'.A K._ - f * ?WmwM- te L; ! X Ï-J A I ht » 986 i tr /.a chambre La chambre d'amis 1 2 La salle à manger Située au milieu de l'appartement, elle sert également de passage.On a donc surélevé légèrement le coin-repas, au moyen de briques maintenues en place par un madrier de bois.On a simplement agrafé sur le mur un papier métallique cuivré.Des baguettes de bois, récupérées dans une maison en démolition, créent un intérêt visuel supplémentaire tout en servant à mieux tendre le papier.Un petit poêle, trouvé au fond d’une cour, a été peint en blanc.Le mobilier a conservé sa couleur foncée d’origine pour respecter le style de l'époque.La lampe en tissu et dentelle a été confectionnée par le propriétaire.Un vieux poste de radio, sur la commode, est un souvenir de famille.La nappe de dentelle vient de chez Les Glaneuses et le vitrail, de chez un ami antiquaire.3 L'abat-jour, très sophistiqué, est confec- Cette pièce était séparée de ia salle de bains par une fenêtre que l'on a tout simplement donné à partir d'une nappe ronde crochetée, de enlevée et remplacée par un demi-rideau de couleurs vives et sur laquelle est drapée une bambou et un volant de dentelle.Les trois pièce de dentelle.Le Ht n’est autre que le lit miroirs-étagères en bois constituent une des conjugal des parents du propriétaire.Une nappe nombreuses trouvailles de ce collectionneur de dentelle forme un dais simplement retenu par invétéré.des chaînes.¦ Décormag mars 1979 62 Cet appartement ancien, lors de sa location, était dans un état de détérioration avancée.Mais ce qui décourage les uns, stimule les autres.Cependant, le risque, quand on est locataire, c'est de trop bien faire les choses et de réveiller l'intérêt d'un propriétaire qui s'était contenté jusque là, de percevoir le loyer.Mais ça, c'est une autre histoire et Jean Guérin, qui a déjà perdu un appartement ainsi rénové, le propriétaire le voulant alors pour lui-même, frissonne rien que d'y penser.» f'w- V 7 if! Il a donc fallu remettre en bon état des murs et des planchers très abîmés.Un linoléum au motif de carreaux anciens recouvre maintenant toute la surface de l'appartement.Il est simplement collé sur l'ancien revêtement, ce qui procure un peu d'isolation supplémentaire, avantage à ne pas dédaigner dans ce type de logement.Les murs ont été repeints et, dans les cas où les lézardes étaient trop importantes, recouverts d'un papier cuivré métallisé aux reflets chaleureux.A ih P V s La maison recèle surtout des objets et des tissus de la période dite «Art déco».C'est une période faste par le choix de matériaux et l'audace du traitement.La qualité de fabrication de l'époque a permis à ces objets de passer l'épreuve du temps, pour la plus grande joie des collectionneurs.Les meubles proviennent soit de chez les brocanteurs, des parents (les indispensables vieilles «ma tante») ou de la récupération de meubles laissés pour compte dans les cours ou les ruelles.C'est ainsi qu'il a trouvé un petit poêle en fonte, en excellent état, que bien des antiquaires se seraient disputé.La recherche d'objets et de tissus anciens fait intimement partie de la vie de Jean Guérin.Une fois par semaine, il va faire son petit tour chez Les Glaneuses, histoire de se laisser tenter par un bibelot inusité ou par une nappe de dentelle ancienne dont il fera des rideaux ou des abat-jour.En fait, sa collection de dentelles est fort recherchée et contribue sensiblement au charme de cet -î %T 2 8 0 H A appartement.f ' On peut se demander, à juste titre, comment il réussit à caser toutes ces trouvailles surtout que, comme tout bon collectionneur, il ne sait jamais dire non à l'objet unique qu'il vient de dénicher.Il a trouvé une solution, temporairement satisfaisante, qui consiste à effectuer une rotation en fonction des dernières acquisitions.Les tableaux d'hier sont remisés afin de faire place à la plus récente découverte qui, à son tour, passera peut-être de la salle à manger au salon, le mois prochain.Tout cela se fait sans heurt ni bouleversement puisque meubles et objets, s'agencent toujours parfaitement.C'est une façon ingénieuse de changer de décor sans changer d'atmosphère.A vivre dans cet environnement, on 1 •' V 1 \ i* "sad # m-T L - 4 s'éprend des choses qui nous entourent, on ne peut plus s'en séparer, puisqu'à chacune se rattache une émotion, un coup de foudre, une évocation.La passion a ses raisons.le coeur fait loi.• I / I ,3 'V-> 63 Décormag mars 1979 1 I \ I V 1 Magasinage Au magasin général .JP réalisation Cilou Zelkinà texte Catherine [-'.lie photos Yves P agi * m On se sent bien, ic i, clans cette* atmosphère feutrée.Les comptoirs polis par le temps s allongent, chargés d'artic les les plus divers: rouleaux de Iil, épices, rubans, saxons, «boules à mites», \elements et lingerie bien rangés dans des boîtes de carton, ht on est nas pressé d'ac heter, on regarde, on tâte la marchandise, on bavarde, comme autrefois, quand le magasin général était aussi le lieu de rencontre debout le village." Dans cette boutique, rien fié* paraît avoir c hangé, bile semble miraculeusement préservée du modernisme bruvant et impersonnel des magasins de nps grandes x illc-s.Nous y avons retrouvé le c harmep du magasinage à l'ancienne, où l'on prend plaisir à bien choisir, sans hâte, chaque objet.details en page SS i un i L S % 11 m * \ X L : v; F .1 ,\fr llS*' />< x> \ V •m pff à y.- Zm i » Et mJL, 7 K y * y x Tà / ÿy ,.1" : ¦ h ! IT 5 m; t do; t.n I m Mi % 1 - m I *EE*S §3k.~ ^ y > p : 5; ddSSn - % n z « .-T.TT.4 mm sr mtÆ ¦^sS.fjur > rv\ s y.S! y-" ;r" ^ S: H €¦ 1 • Ew» c ï A i jpé?P i:ï4 I I I I I 4 m; ; .I s 4 I I i r I i Bn A m .i.i SauCe f S#-| tm "vj s I wi^C : ' >-• tar « L__ «s o “____ G.A.I Atn^loi a *251 a mtmm U 0 I I V - remues Msuveues INTCRIMPCX MEUBLES-DECORATION LE NOUVEAU GRAND NOM DU MEUBLE A MONTREAL 5980 E.boul.Métropolitain.254-9468.lospire au mur I/acu - Maid J.-C.Lauzon Ltée 12,080, boul.Laurentien, Montréal Installez-vous un système interphone avec radio am-fm intégré 1 (514) 334-4560 Il suffit de brancher le boyau sur une bouche d'aspiration et l/acu - Maid' nettoie en profondeur; s'installe dans toute maison existante; choix de 9 modèles résidentiels.communique avec l'extérieur et toutes les pièces de la maison indépendamment du radio poste-maître radio AM-FM interphone 3 haut-parleurs de chambre encastrés un haut-parleur extérieur avec sonnette ™ musicale carillonnant partout s'installe dans toute maison neuve ou déjà existante Disponible aussi à: Québec Victoriaville Napierville Trois-Rivières Sherbrooke Sorel Joliette Amqui Shawinigan St-Georges de Beauce Chicoutimi 525-8119 752- 2240 245-7045 379-4260 845-3656 742-6593 753- 5670 629-2100 539-5101 228-4058 549-2800 P i A* • » I V i franchise disponible partout au Québec et Maritimes ¦ I Décormag mars 1979 71 U Kosta-Boda [KOSTA] [boda] Nous faisons du cristal depuis plus de 200 ans.Kosta Linda .un ravissant service à fruits ou à dessert.Chaque pièce doit sa beauté à la pureté du cristal fait main et à la grâce des lignes s’évasant en corolle délicatement givrée, autour d'un centre granité scintillant.Kosta Linda vous offre le choix de six formats de coupes et d’assiettes, ainsi qu’un plat de 12 pouces.Kosta Boda .un magnifique exemple de cristal suédois, originaire d'un pays mondialement réputé pour l’élégance, la qualité et la fabrication soignée de ses cristaux.Chaque pièce de verrerie ou de vaisselle, chaque objet d’art ou chaque bibelot a capté toute la pureté et la beauté du cristal suédois.Vous trouverez le cristal suédois partout, dans les meilleurs magasins.f 4 m ¦ / U.X & » La qualité dans toute sa pureté chez BOWRING® Décormag mars 1979 72 texte Jacques Bertrand photos Jean Lessard coordination Ciiou Zelkine m z Z fj mwu z Brigitte et Sylvie, petites filles modèles d'aujourd'hui, veulent depuis longtemps donner une fête où, comme leurs parents, elles auront enfin la responsabilité de tout organiser.Ayant obtenu la permission de leurs parents, Brigitte et Sylvie ont choisi, pour cette première expérience dans l'art de recevoir, d'inviter leurs cousines Isabelle et Louise et de donner à la fête un air vieillot parce qu'elles aiment beaucoup la mode romantique.Leurs grand-mères ont encore une fois prouvé qu'elles étaient une source inépuisable de renseignements en leur confiant de vieilles recettes.Bien sûr, les recettes ont dû être légèrement modifiées car les portions de grand-mère, «un peu de ci, un peu de ça», manquaient pour le moins de précision.Sous la surveillance discrète de l'oeil maternel, Sylvie et Brigitte ont préparé un excellent goûter pour leurs cousines.Elles onttoutfait elles-mêmes et elles vous communiquent les recettes en page 89 #0 tV •J HE i I?I 1 Sc I :1 y Mais recevoir implique autant d'attention que cuisiner.Les filles ont nettoyé la maison et déplacé quelques meubles.Elles ont aussi préparé un programme d'activités pour la journée et choisi avec soin leurs toilettes.Fait intéressant, fortes d'une sagesse innée ou conscientes de l'importance de leur entreprise, Brigitte et Sylvie ont échelonné leurs préparatifs sur plusieurs jours de sorte que, le moment tant attendu enfin arrivé, il ne leur restait plus qu'à mettre la dernière main à leur décor et à attendre l'arrivée des cousines.ï m K/l" On s'amusa tant que la fête s'est terminée un peu plus tard que prévu.Le goûter était excellent, les jeux intéressants et la compagnie agréable.Alors que Brigitte et Sylvie s'adonnent au rangement, elles sont fort satisfaites de l'expérience.Mieux encore, Isabelle et Louise ont tellement apprécié leur après-midi, qu'elles se sont promises de «faire la fête» à leur tour et d'inviter, bien sûr, Brigitte et Sylvie.Tournez la page et partagez avec les cousines le plaisir de leur fête.3 ^4% BF53BÈ l [pfi y i .JMfe jF SW RL " * U Sylvie et Robespierre, un caniche géant, attendent les invités.La robe de Sylvie vient de chez Laura Ashley, la table et la causeuse Duncan Phyle sont des meubles de famille.I Z e C> l-w ! 5 I L Décormag mars 1979 73 - £Kej m #0 t goûter hcmines , ¦ : lie) i \ \ ¦X ¦ H SHE 1 Brigitte, Louise, Sylvie et Isabelle ont profité de i'occasion pour échanger quelques timbres.La lampe vient de chez Ogiivy's et le tapis «Khaiabar» a été acheté à La Baie il y a 20 ans.m .~ L'.to m .s .i v r lr JH • c r Sylvie au violon, Brigitte au piano Mason et Rich, de chez Eaton et Louise à la flûte.Quelle belle façon de mettre à profit les longues heures d'études musicales.La robe de Brigitte a été achetée chez Holt Renfrew, la blouse et la jupe - de Louise chez Laura Ashley.Pendant que les grandes parlent de choses supposément plus sérieuses, Brigitte et Isabelle confient leurs projets à Cédulie, la poupée.Les poupées, fabriquées par Papadopoulos et achetées à la Carriole, portent des copies de costumes authentiquement québécois: la dame, un costume circa 1648 et le soldat, l'uniforme de la Compagnie Franche de la Marine.Le couvre-lit accroche-coeur est une oeuvre de Madeleine Arbour.Le Ht en érable massif de Imperial Loyalist a été acheté autrefois à La Baie.La commode en pin, collection Seigneurie authentifiée Pa lardy, vient de la maison Simons, ainsi que le miroir en hémicycle.2 r# & g ¦ * g- ¦ - 2 3 ' S: Bà II H I \ là >j iï; V ¦to.3 74 Décormag mars 1979 4 Wi w :-U ¦ I SA • (—X ' x ik ^ / * t( R,v jâ :3 w* 7 •' - ^BS*"-SB.îB^l lll$r ' -1- ^ m vm .T Vjfr Æ.:, ' ÉBïwl 3#?ÜB W 4 4 La table préparée avec tant de soins.Les verres et les coupes en cristal Webb Corbett et la coutellerie en argent viennent de chez Birks et fils, la vaisselle blanche Wedgewood a été achetée à La Baie, la nappe de dentellle faite à la main et la carafe sont des objets de famille.Les recettes de sucre à la crème, d'oranges givrées, de gâteau au fromage, de tarte au suif et de limonade vous sont offertes en page 89¦ Hy?lü tm & m l m 1 J la., '1 ; 5 Enfin ia collation.Sylvie fait le service, Louise se sert tandis que, patientes, Isabelle et Brigitte attendent.La robe d'Isabelle vient de la boutique Gavroche et la faïence de Henriot de Quimper, de chez Ogilvy's.Les chandeliers sont des objets de famille.6 Deux sourires.Brigitte qui présente les sucres à la crème sourit parce qu'elle sait qu'ils sont bons — elles les a goûtés à la cuisine — et Isabelle sourit de gourmandise à l'idée de se régaler.Z&S sa -ÏSllSr # •v-: im m; >v ## I !n BBS is 6 ¦ 4 W} Décormag mars 1979 75 I___________________ r MÊÊ *31 1454 Drummond 843-5535 cor.a O/vu, dû cv tu 1 M- I : m ?H < ¦ L .vJtal SK r:i 4 i : ii ii André Martel Artisan photo: gilles mailhot inc.>©< Hcs t ys .Meubles québécois de fabrication artisanale tu Quebec Liée ensemble complet de salle à dîner, de chambre à coucher et de salon, fabriqué sur mesure (514) 479-6268 André Martel, Artisan tel.: (514) 453-7474 1155, boni.Perrot, île Perrot, P.Q.DESIGN GROUPE I D INC - Décormag mars 1979 76 lvll, systèmes m m \ TELLfl ¦ IS, iA< » * 1 n; » 4- ' • % / division de Franz Patella Inc., i ' 1 v.I- Vitlfel*- t " 5 ï> I I 1 \ 1 bv i • 1 TABLES BGM vc y \ : v r r » S] ' WW ^ : tmï t._ Él it ~ 3 ».^âi£aiSSS6B^i 1 Inspirée de la maison québécoise traditionnelle, la Sarcelle, l'un des deux modèles offerts à La Canardière, domine le paysage.Pour détails et plans voir page 84 • 2 La maison rurale de type québécois 2 La cuisine d'été est offerte en option, à La Canardière, Val Morin.a 3 Sur l'ensemble résidentiel de la Canardière, à Val Morin, se trouve la mai-rurale, datant de 1850, qui a servi de modèle pour ce projet.Cette maison pièce sur pièce a été restaurée et blanchie au lait de chaux.Cette maison s'inspire du type de construction développé entre 1780 et 1820, selon les régions.Elle montre bien l'adaptation ingénieuse des modèles français au climat et aux moeurs du Québec.On y trouve aussi la trace d'influences anglo-saxonnes, après la rupture avec la France.Nos ancêtres, perfectionnant leurs techniques, créèrent une tradition architecturale originale.Ainsi, les larmiers excèdent de plus en plus les murs.Le solage est plus haut pour dégager la maison du sol gelé, les fondations sont creusées de plus en plus profondément, à cause du gel; cet espace deviendra au XIXe siècle une véritable cave sous tout le rez-de-chaussée.C'est également à cette époque qu'apparaît la cuisine d'été, prolongement de l'ancien fournil.son Décormag mars 1979 80 .j f ' JL ' S > & # c "• ?4 'v ' 7/.à y, i 44 ji I.HW V- s r —mira A 9T va aJ 55 * F L * 1 .NR rH ! a* iii ¦ i üâ ia - Ik; JS*- ttfc'v 3 2 1,2 Deux maisons en pièce sur pièce, inspirées du modèle québécois du XIXe siècle.Maisons d'Autrefois du Québec.Pour détails et plans voir en page 85.La maison québécoise en pièce sur pièce X Cette technique de construction est très ancienne.On la trouvait déjà sous le régime français, mais c'est au XIXe siècle qu'elle acquiert sa popularité.Les pièces de bois sont empilées les unes sur les autres et assemblées soit à tenons en coulisse, soit à queue d'aronde.L'extérieur était en général recouvert de planches verticales ou horizontales, de bardeaux ou de tôle imprimée.Au milieu du XIXe siècle, les galeries et perrons deviennent à la mode et l'amélioration des techniques de chauffage permet la multiplication des ouvertures.Contre-portes et contre-fenêtres font leur apparition.3 Une des maisons authentiques, en pièce sur pièce, restaurée par les frères Ernest et Guy Fiché, pionniers en ce domaine.Elle a été entièrement démontée puis remontée.Maisons d'Autrefois du Québec.a i- - 81 Décormag mars 1979 1 Maison en pièce sur pièce, avec cuisine d'été.Toit recouvert d'acier émaillé se prolongeant pour recouvrir la galerie.Les Maisons Antiques du Québec.Maison en pièce sur pièce, avec cuisine d'été.Toit recouvert d'acier émaillé.Fenêtres à deux ventaux et à petits carreaux.Les Maisons Antiques du Québec.Pour détails et plans voir en page 85.2 ¦kv.A j r 3 La maison en bois rond Maison en bois rond de pin blanc.Toit recouvert d'acier émaillé.Les maisons en bois rond.Pour détails et plan voir en page 84.3 C'est une maison rustique, imitant celles des trappeurs ou des bûcherons, d'inspiration Scandinave.On la trouvait surtout dans le Haut-Canada, durant la première moitié du XIXe siècle.* 82 Décormag mars 1979 14 maisons à l’ancienne, traitées à la moderne Z V ' •V 'r.-L - Sritui t AM *ü > ¦ •> i i i 2 La maison québécoise en pièce sur pièce F?b-%.Jr* ¦ \ A X \X S.photo: Les maisons en bois rond.h. Fiches techniques 48-0- — La maison d’inspiration française, d’esprit normand X7 O SALLE Jn 'A MAN6E* SEJOUR CUISINE 10‘ 0 * lo' o' p 15 fo'A 25-4” II (o'X.1*0' André Rousseau Construction Inc., Québec Caractéristiques: Forme rectangulaire, longue et peu profonde.Toit aigu, autour de 50 degrés, à deux eaux.Lucarnes à croupe.Fenêtres à deux ventaux et à vingt-quatre petits carreaux, comme à l'époque.Volets de bois.Matériaux: Murs de pierre ou revêtus de planches ou de stuc posé sur un treillis métallique.Toit recouvert de bardeaux de cèdre ou d'acier émaillé à baguettes soudées.Cadres de portes et de fenêtres en pin.Portes intérieures, boiseries et plancher en pin.Prix: de $50,000 à $80,000 environ.1 Ê Zl'0‘ EFÏ > üihT^bhI t ENTREE BUfiEAu 0 Ï rro üjTt: * 0 % H°l ^lulx| //'0"X I A' to" —Jr * 4^ * < i I Collection Honeymoon I ?% SBbbi Robinet Vip mmm t.r b » F | y I MW " Epicerie (l) Cartes postales ( 3) Reproductions de gravures anciennes Montréal Ancien — photos en noir et blanc Anciens modèles de voitures.Dessins de Robin Lawrie Reproductions de gravures des années folles Série de dessins de Randolph Caldecott Chapelet d’ail Thé russe, thé irlandais, thé anglais Bonbons de l'abbaye de Flavigny Bêtises de Cambrai (bonbons à la menthe) Tablette de chocolat Confiture Bonne-maman Bière brune «Guiness », (celle qui est «good for you ») Vinaigre de vin à l’ancienne Vinaigre «Tête noire » Moutarde à l’ancienne Miel de tournesol Sucre d’orge anglais Angustura Fromage de brebis Biscuits Fluile d’olive Huile d’olive et de pépins de raisin, aromatisée aux herbes Vinaigre de vin à l’estragon Siphon d’eau gazeuse Sirop d’anis Sirop d’érable Caramels Confiture de groseilles à maquereau Confiture anglaise Calissons d’Aix (confiserie à la pâte d’amande) Essence de café et de chicorée Chicorée belge 2g Eau de fleur d’oranger Extraits Noirot Cachous Lajaunie Sirop de framboise et de mûre Confiture de myrtilles Cerises à l’eau-de-vie 1 1 29 2 2 30 3 3 31 4 32 5 4 33 6 7 5 Quincaillerie (2) Laine du pays Mesures en fer blanc Laine d’acier Lessive Gillett’s Savon pour le cuir Empois chinois Brosse à nettoyage Bleu à linge Petite poêle en aluminium Savon “à la mignonette” Brasso, poli à cuivre Coutil Toile à matelas Poêles en fonte Couverture de cheval Moule en fonte pour biscuits au mais Canif-tire-bouchon 8 9 PHOTO 1 : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 14, 21,22, 24, 27: Boucherie du Calvados et épiceries fines 8, 13, 15, 16, 20,25, 26, 28, 29, 30,31,33: Van Houtte 1 1, 12, 17, 18, 23, 32: Inca Poncho 19: Bourret Delicatessen 1 10 2 11 3 12 4 13 5 14 6 15 7 16 8 17 PHOTO 2 1 : Charles Billard 6, 8: Petites épiceries et quartier chinois 2, 7, 9, 16: Pascal 10: Inca Poncho 12,13: George Courey 3,4, 5, 11, 14, 15, 17: Quincailleries et grands magasins PHOTO 3: 1,3,5: La Carterie 1,4: Inca Poncho 2: Les artisans du meuble québécois 9 10 18 11 19 12 20 13 21 14 22 15 23 16 24 17 25 26 27 88 Décormag mars 1979 Higoûter des cousines Recettes ^*17?-".II n ¦s; ' H .r at-.ir^ photo : Archives du Canadien Pacifique MP Gare de Sainte-Anne-de-la-Pérade Soixante-quinze ans séparent ces photos: la première fut prise en septembre 1901 et l'autre en mai 1976.Avec le temps, sont disparues l'animation et bien des décorations de cette gare qui a perdu de son lustre et de son importance.D'autres gares, celles par exemple de La Chevrotièreet de Berthier Junction, desservies par les voies du Canadien Pacifique qui relient Québec et Montréal sur la rive nord du Fleuve, adoptèrent ce même plan standard.// est d'ailleurs possible de lui trouver un certain air de parenté avec le plan standard qui a présidé à la construc-fc», don de gares du réseau de la compagnie Quebec-Montreal and Occidental Railway qui fut, très tôt, achetée par le Canadien Pacifique.1,2 i rS.i * v photo: Archives du Canadien Pacifique Décormag mars 1979 91 ¦À Souvenons-nous des gares.4 A A / in ni U B f 1 Gare Bresley (Jean-Talon) Mieux connue sous le nom de Jean-Talon, la gare Bresley, érigée en 1935, à Montréal, reflète par son dessin les principes de composition que préconisait la tradition académique de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, comme en font foi cette symétrie bi-axiale, le caractère géométrique de sa masse, les surfaces lisses des murs et le répertoire formel classique de l'ensemble.Dépouillé mais moins austère que celui de la gare de Trois-Rivières, qui fut l'autre représentant au Québec de ce style, cet immeuble s'imposait davantage par la simplicité et le côté fonctionnel de sa composition que par son aspect «monumental».V, - Sc- f 1 photo: Inventaire des bâtiments historiques du Canada > .r 2 Gare Bonaventure C'est à Montréal, un peu au sud de la Place Bonaventure, qu'était située la gare Bonaventure, aujourd'hui disparue et qui fut édifiée par la compagnie du Grand Tronc, en 1888.Son architecte fut Thomas Seaton Scott.Ses pavillons mansardés révèlent la mode dite «Second Empire».Mathilde Brosseau, dans une thèse de maîtrise en Histoire de l'Art intitulée Le pittoresque et le revivalisme architecturaux au Canada et leur application aux gares du Grand Tronc et du Canadien Pacifique, la décrit ainsi: « Tout convergeait vers le toit dans sa composition: d'abord les fenêtres cintrées au second étage des pavillons, de plus grandes dimensions que les autres, attiraient le regard vers la corniche; de là, l'attention de l'observateur se trouvait happée par la vue des frises en terre cuite animées de guirlandes et ponctuées d'une série de petites consoles; au-dessus de cette frise courait une seconde bande décorative à motifs floraux et géométriques.Même les angles des pavillons étaient masqués par un groupement de pilastres se muant au-dessus de la corniche en des sortes de tourelles couronnées par des urnes.Les pavillons eux-mêmes se prolongeaient dans le ciel par le linéarisme de leur crête décorative tandis que les surfaces du toit entre chaque pavillon se peuplaient d'une série de lucarnes aux fenêtres cintrées et, à un niveau supérieur, de très hautes cheminées, chacune décorée de banneaux.Cette pléiade de formes contribuait presque à faire oublier la limite horizontale du toit en aspirant le regard vers un sommet grouillant de vie.» t 3r J H mm oU! 6! rf 8MF®|s 4" t i; V?: j! M ?2 photo: Canadien National, non datée, mais probablement prise au début du siècle î Gare Windsor A Montréal, au coin des rues Peel et de la Gauchetière, le Canadien Pacifique entreprit la construction de la gare Windsor en 1887 et la termina en juin 1889.Dès 1885, cette compagnie avait complété son réseau transcontinental à la réalisation duquel participèrent grandement les ingénieurs et architectes américains.Ces derniers continuèrent à introduire au Canada le style dit ¦¦Le bâtiment principal sera construit de granit d'Argenteuil, de pierre calcaire de Deschambault et de brique Citadelle et le haut toit en pente sera à revêtement de cuivre.L’entrée principale aura 25 pieds de largeur.Au-dessus, se trouvera une fenêtre d'environ 40 pieds de hauteur à cadre métallique et divisée en 7 sections.Au sommet des arcades, seront apposées les armoiries de 7 grands noms de l'histoire du Québec: Montmagny, Tracy, Beauharnois, Montcalm, Wolfe, Frontenac et Talon.La façade principale du bâtiment sera dominée par une tour centrale flanquée de tourelles décoratives décorées à la base de cartouches portant respectivement la fleur de lys de France, la rose des Tudor, le chardon d'Ecosse et le trèfle d'Irlande.Une horloge ornementale, dont le cadre de 8 pieds de diamètre portera les armoiries de la ville, est prévue à hauteur du toit.» 7 CN Stc-Louise te m HI 6 photo: Inventaire des bâtiments historiques du Canada ; : PU mi A -SA .y jj ilii 1Q u t i *5] I 1 x t tsu.7 photo: Inventaire des bâtiments historiques du Canada Décormag mars 1979 93 True \ / conception André Beaudoin texte Michel Clément photos Yves Faquin Il arrive parfois, en parcourant un journal, une revue, un dépliant, qu'on repère une photographie, une reproduction d'oeuvre d'art, voire même une caricature que l'on aimerait conserver, suspendre au mur ou offrir en cadeau.Mais, devant la mauvaise qualité du papier ou le simple fait que l'oeuvre fera coupure de journal, on renonce et on tourne la page.Il existe cependant un procédé astucieux, simple et fort peu coûteux qui permet de détacher la couche aqj d'encre de la feuille originale à la condition, bien sûr, que cette feuille soit un papier mat.La mince pellicule ainsi obte-À nue peut être transférée sur toutes sortes de surfaces: toile, canevas, bois, plastique, verre, etc.Qu'il s'agisse d'un timbre ou d'une affiche géante, le procédé demeure le même.La réussite est affaire de doigté, car si les opérations sont simples, elles exigent de la délicatesse et de la précision.Le résultat obtenu parlera par i - » ' SSB ?.a Iti t lui-même! K w J I rni Décormag mars 1979 94 Le matériel Le procédé A l'aide du pinceau, étendre sur l'image une couche de «Li-quitex», dans le sens de la hauteur.Conserver une marge intacte tout autour (2 cm environ) pour faciliter l'opération décollage.L'enduit forme une couche laiteuse et retrouve sa transparence en séchant.Faire une seconde application de «Liquitex», cette fois dans le sens de la largeur.Laisser sécher.Donner une troisième couche dans le sens de la hauteur.Quand le tout est bien sec, immerger la page dans l'eau chaude (mais non bouillante), le côté face tourné vers le fond, pendant 15 à 20 minutes.Pour cette opération, le lavabo ou la baignoire sont les récipients les plus pratiques.Retirer l'image de l'eau.Le dos mouillé adhérera de lui-mème sur une surface bien lisse (la paroi du bain, par exemple).La marge sans enduit permet de décoller facilement un coin de la couche imprimée, puis l'autre.Tirer la pellicule vers soi.Pendant l'opération, il faut maintenir le papier constamment mouillé.Vous avez alors en main une pellicule mince, semi-transparente, qui est la couche imprimée que vous venez de détacher de son support original.Enlever à la main ou en s'aidant de l'éponge humide, les résidus du papier.Laisser sécher sur une surface lisse.1 pinceau d'un pouce à poils souples.1 bouteille de «Liquitex» polymer acrylique «medium gloss».1 aiguille fine.1 éponge.1 support (toile, canevas, plaque de verre.) l'image de son choix.# Û : m i É0 Une fois la pellicule bien sèche, en enduire l'endos de «Liquitex» ainsi que la surface sur laquelle on la fixera.En partant du centre vers les bords, bien faire adhérer en pressant avec les doigts et l'éponge humide.Avec l'aiguille, crever les bulles d'air qui ont pu se former et nettoyer l'excédent de «Liquitex» qui peut en sortir.Laisser sécher.Une dernière couche de «Liquitex» scellera l'image sur son / 1 support.= # "fr,v r / m A I ¦ % % v 3 2 , v m £9 w »v •S k / 5 4 Décormag mars 1979 95 U Les Sélection incomparable à des prix plus qu’abordables • affiches et reproductions d’art • service d’encadrement et montage sur bois Le Grenier d’Art # l , bonnes adresses Place Bonaventure, C.P.31 Niveau Métro, 866-4242 2109, rue Bleury, 849-3000 1314 ouest, rue Ste-Catherine 866-0114 Y' | Le Seigneur des Anneaux $3.00 boutique confort 77 ait or inane ¦ djuic Vous présente une autre facette de la décoration pour votre chambre à coucher, salle de bains et cuisine.Une amicale boutique débordante d'idées pour l'aménagement de votre foyer.Duvet confortable, housse de duvet et papiers-peints Lundi à vendredi: de 10 h à 6 h Samedi: de 10 h à 5 h Décor Marie-Paule 4918 ouest, rue Sherbrooke 486-7305 11 f=f 9- N [ ' • Meubles de conception artisanale ainsi que EARLY CANADIANA V-.- r- % X ¦y> ’ / 1 et v» ' 1 1398 est, rue Beaubien Montréal •=Vv y:sl- 270-7722 SALLE DE MONTRE LE PETIT GODIN ça fait plus de cent ans.S 1 Un petit godin, c’est l’expression la plus élégante de la sécurité et l’efficacité dans l’art de se chauffer au bois ou au charbon.Découvrez pourquoi les petits godin chauffent les maisons françaises depuis plus de cent ans! 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Sonia 157, ave Breton Laval des Rapides (663-3639) Wilhelmy, Aurèle 2282, Iberville Montréal (526-6561) En avril, ne te découvre pas d'un fil.Pourtant nous avons pris de l'avance sur le printemps et cherché à en savoir plus sur l'aménagement paysager: quels arbres et arbustes choisir et comment les intégrer harmonieusement à l'environnement, en fonction de tout le jardin et de la maison.1 André Rousseau Construction Inc.2, Chemin de la Cognée C.P.740 Lac Beauport (849-2863) Arthur Quentin Enr.3960, rue Saint-Denis Montréal (843-7513) Atelier d'encadrement 858, Marianne Montréal (521-7705) Ateliers du Vieux Longueuil 32 ouest, rue Saint-dnarles Longueuil Artisans du Meuble québécois.Les 80 est, rue Saint-Paul Montréal (866-1836) Au Temps Jadis 4615, rue Saint-Denis Montréal (842-5755) Bahutier, Le 275, bout.Laurier Beloeil (467-6716) Bélanger, Pierre, s.d.e.529, Alexandra Saint-Lambert (842-8811, poste 235) Billard, Charles E.Ltée 1579, rue Saint-Denis Montréal (288-7960) Birks et fils Ltée 1240, Carré Philips Montréal (392-2511) Bonet, Huguette Manoir Campbell Saint-Hilaire (467-1606) Boucherie du Calvados, La 5178, Chemin de la Reine-Marie Montréal (484-9176) Bourdon, Serge 32 ouest, rue Saint-Charles Longueuil (674-8315) / * Gigi Design Enr.1227, rue de la Montagne Montreal (861-3920) LSa 1 Glaneuses (Montréal) Inc., Les 3944, Place Jeanne d'Arc Montréal (524-2496) Gruber, Martine Centrale d'Artisanat du Québec Montréal (849-9415) Ormstown (829-3325) Habitations Vianney Turcot Enr., Les 147, 2e Avenue Saint-Eustache (473-4924) Holt Renfrew & Co Ltd 1300 ouest, rue Sherbrooke Montréal (842-5111) Howarth s of Canada Ltd 1444 ouest, rue Sainte-Catherine Montréal (861-9242) Inca Poncho 84 est, rue Saint-Paul Vieux-Montréal (861-2328) Kaléidoscope 3842, rue Saint-Denis Montréal (849-0929) i- •>’ ».'.-m wrm a Et, comme nous ne vivons pas tous dans de vastes châteaux, nous avons trouvé des idées pour économiser l'espace: comment aménager un studio ou s'accommoder d'un appartement moderne aux dimensions modestes, quand on vient de quitter une grande maison.En somme, comment organiser de façon très fonctionnelle son appartement, tout en donnant une impression d'espace.Bourret Delicatessen & Pastry 5771, ave Victoria Montréal (733-8462) Boutique Impulsion 363, rue Saint-François-Xavier Vieux-Montréal (288-0314) Canardière, La Rue de la Canardière C.P.134 Val Morin (731-2511, 322-5770: Val Morin) La Baie Carré Philips Montréal (281-4422) Lame, Pierre, fleuriste 4008, rue Saint-Denis Montréal (288-8038) Laura Ashley Ltée 2110, Crescent Montréal (284-9225) Legros, Enid Paspébiac (752-5208) Lortie Ménard Inc.4595, rue Saint-Denis Montréal (843-8345) Magasin du Faubourg 217, rue Saint-Charles Longueuil Maisons antiques du Québec Ltée, Les Oka (472-3979) Maisons d'autrefois du Québec Inc., Les Ste-Agathe-des Monts (326-6604) Maisons en bois rond Laurentien Ltée, Les 5636, rue Labelle, route 117 Val Morin (229-3920) Maisons en pièces du Québec Enr., Les Lac du Cerf Québec (597-2612) Ogilvy's Jas A.Ltd 1307 ouest, Sainte-Catherine Montréal (842-7711) Paola Haute Coiffure 5186, Côte des Neiges Montréal (737-9490) Paul Dumas, Claude Tremblay, architectes Immeubles Tourillon Inc.367, Carré Saint-Louis Montréal (843-5732) Carriole Antiquités, La 1894 ouest, rue Notre-Dame Montréal (933-6262) Carterie, La 4928 ouest, rue Sherbrooke Montréal (484-4440) Casavant Frères Ltée C.P 38 Saint-Hyacinthe (773-5001) Children's Corner 1, Westmount Square Montréal (937-6510) Courey George et fils 405, Saint-Sulpice Montréal (288-7291) Courtepointe du Québec 32 ouest, rue Saint-Charles Longueuil (670-3493) Cou tu, Jacques et Denis Michaud 32 ouest, rue Saint-Charles Longueuil (674-1171) Décarie, François, s.d e.900 ouest, rue Sherbrooke, app.51 Montréal (845-8446) Dionne et Laflamme, architectes 32 ouest, rue Saint-Charles Longueuil (677-8877) Domaine Nouvelle France 8295, rue Laflèche Montréal (365-2469) m TVI+* l B ?.r i .1 1 V / ff ns \L .fcrr: vx 98 Décormag mars 1979 UNE CUISINE EST UN INVESTISSEMENT À LONG TERME.IL EST DONC IMPORTANT D ÉVALUER VOS GOÛTS ET VOS BESOINS AFIN DE TIRER LE MAXIMUM D'EFFICACITÉ DE LA PIÈCE LA PLUS UTILISÉE DE VOTRE MAISON.LES CONSEILLERS D'ARMOIRES MIRABEL SONT LÀ POUR RÉPONDRE À VOS QUESTIONS ET PLANIFIER AVEC VOUS LA CUISINE QUE VOUS AVEZ EN TÊTE.Salles d'exposition: Montréal: 8261, boul.St-Laurent 384-2010 Rive Sud: 3609, boul.Taschereau 656-8660 (face au centre d'achat Greenfield Park) Laval: 2015, boul.Industriel 667-4801 (près boul.St-Martin) B » "A .v-.« V am fl a r .4 I r M - : .f4 4 I ' &, % -.'A\ m ± JUfi I _ 4 ji |M ''l iX I : t' E I *! | r ¦ j (faHdfturtfwu deftuii FQ5$ w Wi %- Ecrivez-nous pour recevoir notre catalogue gratuit démontrant notre gamme complète de produits definition ou appelez (514)326-2202 ; *tUi,U /
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