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Titre :
Bulletin /
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1899-1949
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Commerce
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Bulletin /, 1899-07, Collections de BAnQ.

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[" PREMIÈRE ANNÉE 1er Juillet I89t DK LA CHAMBRE DE COMMERCE 1)IJ DISTRICT DU MONTREAL PRIX D\u2019ABONNEMENT\tSERVI GRATUITEMENT AUX MEMBRES\t\tUN DOLLAR PAR AN SIÈGE DE LA CHAMBRE 83 RUE ST-JACQUES, -\t-\t- MONTREAL.JO*.HA Y St:*, Secrétaire.Le bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 9 heures à midi et de 1.30 a 5 heures.\t\tAdresser toutes luttros et communications à la \u201c Chambre de Commerce du District de Montréal \" MONTREAL, Canada.\t COMITÉ DE RÉDACTION.L\u2019Hon.ALPHONSE DESJARDINS, :\t:\t: MM.L.E.GEOFFRION, ) I).MASSON,\tf L.E.MOItIN, Pkke.JOS.CONTANT.J.N.PERRAULT.\tH.A.A.BRAULT.JOS.HAYNES, S K CR KT AI KF.RKSIDENT.VICE-PRKSI DENTS.Résumé des procès-verbaux des séances de la Cnambre et du Conseil pour le mois de Mai.Assemblée générale trimestrielle, mercredi, le 3mai 1899, sous la présidence de l\u2019Hon.Alph.Desjardins, président.Les procès-verbaux des séances ajournées de la dernière assemblée générale sont lus et adoptés.Le procès-verbal de la dernière séance du conseil est également lu et adopté.On procède ensuite au dépouillement du courrier de la semaine.Lecture d\u2019abord, est donnée d\u2019une lettre du directeur de la Société des Arts du Canada qui remercie la Chambre pour l\u2019empressement qu elle a mis à se rendre à son invitation.La compagnie du chemin de fer de Ceinture par son gérant, M.Mullarkey, remercie la Chambre d\u2019avoir accepté son invitation de faire une tournée d\u2019inspection de sa voie ferrée, de son usine de la force motrice, à la Pointeaux Trembles, et de l\u2019aménagement de son hôtel au Bout-de-l\u2019lle.M.Brierly, directeur du Herald, iuvite la Chambre à prendre part à une délégation qui doit rencontrer le Premier Ministre provincial au sujet de la nomination d\u2019une Commission qu\u2019il est question de constituer pour étudier le fonctionnement de l\u2019administration municipale de Montréal.Aucune action n\u2019est prise sur cette lettre qui est laissée sur la table.La Chambre de Commerce de Fraserville accuse réception de la proposition préparée par le Comité de législation sur l\u2019opportunité qu\u2019il y a de préparer une loi de faillite uniforme pour tout le pays.M.J.C.Auger, régistrateur, invite la Chambre à souscrire à un ouvrage qu\u2019il est en train de publier sur les lois statutaires d\u2019enregistrement.Cette lettre est référée au comité de législation.Après la lecture d\u2019un certain nombre de lettres ayant trait à des questions d\u2019ordre intérieur, on procède à la lecture des avis de motion amendant les articles 42 et 56 des règlements.Ces amendements sont adoptés.En conséquence et pour l\u2019avenir, les séances, tant du Conseil que de la Chambre, auront lieu le mercredi au Heu du vendredi ; en outre, les chèques ne porteront plus que deux signatures au lieu de trois qu\u2019ils portaient autrefois, à savoir la signature du Président et celle du Trésorier.Rapports de Comités.\u2014 Le Comité de finances présente un rapport très satisfaisant.Les comités de l\u2019Industrie manufacturière, de l\u2019Instruction technique et du Bulletin Mensuel, rapportent progrès.Le Secrétaire lit ensuite un compte-rendu de la séance de la distribution des récompenses aux élèves 32 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.qui fréquentent les cours gratuits de dessin et de peinture donnés par la Société des Arts du Canada.Le discours prononcé en cette circonstance par le Président de la Chambre, est surtout très remarqué.M.J.X.Perrault informe la Chambre que l\u2019Hon.R.Dandurand est en train de préparer un projet de loi contre Pusure, et qu\u2019il s\u2019est assuré l\u2019appui de l\u2019Hon.Sénateur Drummond.M.Guillaume Boivin attire l\u2019attention de la Chambre sur le changement de destination apportée à l\u2019orphelinat F.X.Beaudry qu\u2019un incendie désastreux vient de détruire en presque totalité.Il déclare qu\u2019on attribue, en certains endroits, ce changement de destination à une pression qui aurait été exercée sur la Succession par les associations ouvrières.M.J.X.Perrault, et après lui, Messrs L.E.Morin, père, et Jos.Lambert démontrent l\u2019inanité d\u2019une telle accusation :\u2014les raisons qui ont motivé ce changement étant d\u2019ordre purement administratif.M.F.Sauvageau, vice-président de la Chambre syndicale de la construction, se plaint de ce que la Chambre n\u2019a pas poussé avec toute la viguour qu\u2019elle déploie dans d\u2019autres circonstances, un amendement à la loi établissant la durée de la responsabilité des entrepreneurs de bâtisses, et que la Chambre syndicale désirait faire adopter par la dernière Législature provinciale.En l\u2019absence du président du Comité de législation auquel cette proposition avait été référée, il a été impossible d\u2019établir le bien-fondé de cette plainte.A toute éventualité, le Secrétaire est invité à faire un relevé de ce qui s\u2019est passé et à en donner communication au Conseil à sa prochaine séance.On procède ensuite à l\u2019admissiez de MM.W.Baril, manufacturier, et J.Courtois, agent d\u2019assurances, comme membres de la Chambre.Et, l\u2019ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Séance du Conseil, Mercredi le 10 Mai, 1899.Sous la présidence de l\u2019Hon.Alphonse Desjardins, président.Etaient présents : MM.D.Masson, Y.-P.J.X.Perrault, Guil.Boivin, A.Lalonde, D.C.Brosseau, Jos.Lambert, fils, L.J.Tarte, Le procès verbal de la dernière séance du Conseil est lu et adopté.On procède ensuite au dépouillement du courrier de la semaine.C.H.Catelli, L.J.A.Surveyor, J.L.Coutlée, N.P., Jos\u201e Fortier, Jos.Contant, Jos.Paquette, et le Secrétaire.Le Secrétaire donne lecture d\u2019une lettre du Ministère des Travaux Publics annonçant l\u2019envoi prochain de plans, devis, formules de soumissions, etc., d\u2019une salle d\u2019exercices militaires (Drill Ilall), que le gouvernement se propose de construire à Vancouver, C.A.Lecture est ensuite donnée d\u2019une communication du bureau du Musée Commercial de Philadelphie annonçant l\u2019envoi des diplômes de Sociétaires pour la Chambre, le Président et le Secrétaire.Le président du Comité de législation écrit à la Chambre au sujet d\u2019une interpellation faite par M.Félix Sauvageau à une séance antérieure.M.O.Desmarais, député, écrit à la Chambre au sujet de la version française d\u2019un document publié par le gouvernement fédéral.Le 44 Board of Trade \u201d d\u2019Ottawa, écrit à la Chambre au sujet de la désignation des délégués qui devront la représenter à uu congrès qui sera tenu à Ottawa au sujet de l\u2019enseignement Technique.Aucune action n\u2019est prise sur cette lettre dont la considération est remise à plus tard.Le Conseil passe ensuite aux rapports de comités.Les comités de l\u2019Industrie manufacturière, de l\u2019Enseignement technique, et du Bulletin Mensuel, rapportent progrès.A l\u2019article44 Matières nouvelles,\u201d le Président, forcé de s\u2019absenter, invite M.Damase Masson à lui succéder à la présidence.M.J.X.Perreault lit un mémoire préparé par la Corporation des pilotes en réponse à une invitation qui lui aurait été faite par la Commission du Havre de Montréal.Ce mémoire a trait à la règlementation du stage des apprentis pilotes.M.Perrault commente ce mémoire et résume les conditions auormales dans lesquelles se trouvent les apprentis pilotes sous le régime actuel.Il ressort de ces explications que l\u2019apprentissage sc borne à une simple inscription s ms examen aucun, suivi d\u2019un stage d\u2019un certain nombre d\u2019années, qui échappe entièrement à la surveillance et au contrôle de la Corporation des pilotes, et de la Commission du Havre.M.Perrault critique d\u2019abord la composition du bureau d\u2019examen à la Commission du Havre et en second lieu la manière de conduire ces examens.M.L.J.Tarte abonde dans le sens de M.Perrault.M.Jos.Contant, commissaire du havre, relève certaines inexactitudes qui s\u2019étaient glissées dans la critique de M.Perrault, et s\u2019objecte à l\u2019adoption d'emblée par le Conseil, de ce mémoire qui est renvoyé au Comité de navigation qui est invité à se réunir à cet effet afin de préparer un rapport.Au cours de se?remarques, M.Contant présente au CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.33 Conseil un plan d\u2019ensemble, à petite échelle, des améliorations au port de Montréal, adopté par la Commission du Havre, et qui n\u2019attendent pour leur mise à exécution que la sanction du gouvernement.M.Mullarkey, directeur gérant du chemin de fer de Ceinture de l\u2019île de Montréal, est ensuite présenté au Conseil.Ce monsieur vient prier la Chambre de vouloir bien prêter son concours à la Compagnie qu\u2019il représente, pour décider le conseil municipal à prendre une détermination immédiate au sujet d\u2019un droit de passage dans la rue Davidson, dans le quartier d\u2019Hochelaga, réclamé par sa Compagnie.Du consentement de la majorité des membres présents, M.L.J.Tarte, appuyé par M.C.H.Catelli, présente la résolution suivante qui est adoptée à l\u2019unanimité : TEXTE DE LA RÉSOLUTION u Attendu que la Compagnie du chemin de fer de Ceinture de l\u2019île de Montréal a demandé au Conseil-de-Ville de Montréal l\u2019autorisation d\u2019établir nu service de tramway pour voyageurs dans la rue Davidson, dans le quartier Hochelaga ; \u201c Attendu que cette demande a été faite au comité du département des chemins du Conseil-de-Ville, afin de permettre à celui-ci de faire une enquête à ce sujet et de se procurer l\u2019opinion des avocats de la cité sur cette question, à savoir : Le Conseil peut-il accorder ce privilège sans violer ses obligations envers la Compagnie du Tramway de Montréal ?\u201c Attendu que les avocats de la Cité ont déclaré dans leur rapport que la Compagnie du Tramway de Montréal n\u2019a pas un monopole ou une franchise exclusive dans les rues de la v*lle, et que le Conseil pourrait accorder à la dite Compagnie du chemin de fer de Ceinture de l\u2019île de Montréal la permission de faire circuler ses tramways dans la dite rue Davidson sans violer en aucune façon ses obligations envers la Compagnie du Tramway de Montréal ; u Et attendu que le comité des chemins du Conseil a recommandé à l\u2019unanimité qu\u2019il soit permis à la Compagnie du chemin de fer de Ceinture de l\u2019île de Montréal d\u2019établir un service pour voyageurs dans la dite rue ; Il est en conséquence résolu : u Que cette Chambre considère qu\u2019il est d\u2019intérêt public que la Compagnie du chemin de fer de Ceinture de l\u2019île de Montréal soit autorisée à prolonger son réseau jusque dans la rue Davidson, dans les limites de Montréal, et par les présentes, approuve la recommandation du comité des chemins au Conseil-de-Ville pour que cette autorisation soit accordée, et prie le Conseil-de-Ville de confirmer sans délai la recommandation du dit comité des chemins.\u201d Le Secrétaire reçoit instructions de faire tenir une copie de cette résolutiou au Conseil-de-Ville de Montréal, et M.le Président est invité à désigner une délégation des membres du Conseil, qui devront l\u2019accompagner afin d\u2019appuyer cette résolution.On procède eusuite à l\u2019admission des nouveaux membres.M.J.P.Mullarkey, directeur-gérant de la Corapa gnie du chemin de fer de Ceinture de Montréal, sur la proposition de M.Jos.Fortier, est admis séance tenante.Et, l\u2019ordre du jour étant épuisé, la séauceest levée.Séance du Conseil, Mercredi le 17 Mai, 1899.Sous la présidence de président.Etaient présents : MM.L.E.Geoffriou, V.-P L.E.Morin, père, J.X.Perrault, Guil.Boivin, C.P.Chagnon, H.A.A.Brault, Jos.Fortier, Hou.Alphonse Desjardins, A.Lalonde, Jos.Lambert, fils, Jos.Paquette, J.L.Coutlée, N.P.D.C.Brosseau, L.A.Dufresne, U.Garand, et le Secrétaire, dernière séance du conseil Le procès verbal de la est lu et adopté.Immédiatement après l\u2019ouverture de la séance, M.H.A.A.Brault, président du comité de Législation, suggère qu\u2019à l\u2019avenir, et afin de prévenir le retour d\u2019interpellation analogue à celle qui a été faite par M.Félix Sauvageau, à la dernière séance du Conseil, le Secrétaire soit invité à prévenir les présidents des comités auxquels le Conseil aurait référé certaines questions pour en faire une étude approfondie et préparer un rapport.M.Jos.Lambert, président de la Chambre syndicale de la construction, déclare que l\u2019interpellation dont il vient d\u2019être question, n\u2019a pas été faite par la Chambre syndicale, mais qu\u2019elle est personnelle à M.Félix Sauvageau.Cette question étant réglée, on procède au dépouillement du courrier de la semaine.Le Musée Commercial de Philadelphie invite le Conseil de la Chambre à faire un choix des sujets que la delegation, qui doit la représenter, à Philadelphie, devra traiter.Cette communication est référée au comité des Expositions et Musées.Le Président de la Chambre fait part au Conseil d\u2019une lettre du supérieur du collège de St-Césaire, invitant le Président et le Conseil à assister aux examens de l\u2019institution qu\u2019il dirige. 34 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.Après délibération, il est décidé d\u2019envoyer des délégués dont le choix est remis à plus tard.Le Président rappelle que l\u2019an dernier, à pareille époque, la Chambre a répondu à une invitation analogue en désignant deux délégués dont le Président, qui sont revenus parfaitement satisfaits de l\u2019enseignement commercial fourni par cette institution.Le Secrétaire donne lecture d\u2019un extrait de la Philadelphia Press qui a été transmis à la Chambre par le Musée Commercial de Philadelphie.Cette imprimé contient une liste très détaillée des corps délibérants, Chambres de Commerce, etc., qui se sont engagés à prendre part au congrès qui sera tenu à Philadelphie, en octobre prochain.M.le Président donne ensuite communication de l\u2019invitation qui lui a été faite d\u2019assister à la fête de la Reine, à Port Tampa, Floride, E.U.Le Secrétaire est chargé d\u2019excuser le Président qui regrette de ne pouvoir se rendre à cette invitation.On procède ensuite à la lecture des rapports de comités.Le comité des Chemins de fer et Navigation, rapporte qu\u2019il s\u2019est réuni mardi, le Hi, sous la présidence de M.Armand Lalonde.A cette réunion, M.J.X.Perrault recommanda l\u2019adoption du Mémoire préparé par la Corporation des pilotes sur l\u2019apprentissage des candidats aux fonctions de pilote, mémoire qui avait été référé à ce comité par le conseil.M.C.Auger, président de la Corporation des pilotes, présent à cette réunion, explique ce mémoire.M.L.E.Morin, père, ex représentant de la Chambre à la Commission du Havre, se prononce contre l\u2019immixtion de la Chambre dans des questions aussi spéciales et qui ne relèvent que de la Commission du Havre ou du gouvernement.Il suggère de référer le mémoire au représentant actuel de la Chambre à la Commission du Havre.M.Jos.Contant, présent à la réunion, est invité à se renseigner auprès de la Commission du Havre et à préparer un rapport qui devra être soumis au Comité à sa prochaine réunion.Cette suggestion est adoptée.Rapport du comité des finances \u2014 Emprunts populaires.Le comité présente, comme il en avait été convenu, son rapport sur les emprunts municipaux ou emprunts populaires.Rappelons que les conclusions de ce rapport ont déjà été consignées dans un procès-verbal antérieur\u2014(Séance du 19 avril dernier).Ce rapport est adopté à l\u2019unanimité, et le Secrétaire reçoit instruction d\u2019en faire parvenir une copie aux autorités municipales et de l\u2019insérer dans le prochain nnméro du Bulletin.Le comité de \u201c Rédaction du Bulletin \u201d rapporte progrès.Le premier numéro de cette publication ayant paru samedi dernier.M.Jos.Fortier, parlant de la tournée d\u2019inspection que la Chambre doit faire du chemin de fer de .Ceinture le 31 mai prochain, excursion qui doit être suivie d\u2019un diner servi à l\u2019hôtel du Bout-de-l\u2019Ile, suggère qu\u2019un comité spécial dit \u201c d\u2019organisation \u201d soit nommé.Le Conseil reconnaissant l\u2019à-propos de cette demande, désigne Messrs.A.Lalonde, C.H.Catelli, Jos.Fortier, L.E.Morin, jr., L.J.Tarte et le Secrétaire comme devant constituer ce comité qui est convoqué séance tenante pour une réunion immédiatement après la clôture de la séance du Conseil.M.C.P.Chagnon attire l\u2019attention de la Chambre sur le Bill des faillites dont M.Thomas Fortin, député, s\u2019est constitué le parrain.Il demande au Conseil de vouloir bien passer une résolution réaffirmant l\u2019attitude prise par la Chambre au sujet de la nécessité et l\u2019urgence d\u2019une loi de faillite qui serait adoptée par le parlement à la session actuelle.Cette proposition est adoptée à l\u2019unanimité et le Secrétaire est invité à en faire parvenir une copie à M.le député Fortin, parrain du Bill.M.Jos.Lambert, parlant du projet d\u2019un Bill amendant la loi qui règle la durée de la responsabilité des entrepreneurs, prie le Couseil de bien vouloir inviter le président du comité de Législation, à convoquer son comité pour reprendre l\u2019étude de cette importante question.Et l\u2019ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Séance du Conseil du 26 Mai 1899.Sous la présidence de M.J.X.Perrault, en l\u2019absence du Président et des Vice-Présidents.Etaient présents :\t\u2022 MM.L.E.Morin, père, Jos.Fortier, Jos.Paquette, L.A.Dufresne, C.A.Gagnon, Jos.Contant, C.\tP.Chagnon, Jos.Lambert, fils, L.J.A.Surveyer, L.J.Tarte, D.\tMasson, Arm.Lalonde et Le Secrétaire.Le procès verbal de la séance précédente est lu et adopté.On procède ensuite au dépouillement du courrier de la semaine.M.le Député Thomas Fortin, informe la Chambre^ qu\u2019il a dû retirer u pour le moment \u201d son projet de loi sur la liquidation des faillites.Cette lettre est une réponse à une résolution du Conseil réaffirmant l\u2019attitude déjà prise par la Chambre sur cette importante question. CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT I)E MONTRÉAL.35 L\u2019Hon.Ministre de la Justice accuse réception du compte rendu de la séance de distribution des récompenses aux élèves qui suivent les cours de dessin et de peinture donnés gratuitement par P Association des Arts du Canada.Le Ministie déclare qu\u2019il prendra cette communication en sa sérieuse considération.Le Board of Trade d\u2019Ottawa transmet à la Chambre des documents ainsi qu\u2019une lettre au sujet du projet du câble télégraphique sous marin transpacifique (Pacific Cable).Une résolution adoptée tout récemment par ce corps délibérant est intercalée dans cette lettre.La Chambre est iuvitée à appuyer le projet en adoptant une résolution identique.Le Secrétaire reçoit instructions d\u2019accuser réception de cette communication, etc., dont l\u2019étude est remise à la prochaine séance, attendu qu\u2019une partie des documents annoncés par la lettre n\u2019ont pas encore été reçus.Le Secrétaire donne ensuite communication d\u2019une invitation faite â la Chambre lundi, le 22, par la Commission du Havre, de prendre part à une tournée d\u2019inspection des travaux exécutés ou en cours d\u2019exécution dans le port de Montréal.M.le Président ainsi que MM les Vice Présidents n\u2019ayant pu se rendre à cette gracieuse invitation, le Secrétaire seul y a pris part.Cette tournée a été motivée par l\u2019anuonce de la venue prochaine à Montréal du u Committee of Canals \u201d de l\u2019Etat de New-York, lequel est eu tournée officielle d\u2019inspection des canaux du Canada.Ce comité se compose des Messieurs dont les noms suivent : General Francis V.Greeue, New-York, Chairman.John W.Scatcherd, Buffalo.Frank S.Witherbee, Port Henry, N.Y.Major Thos S.Symons, U.S.A., Buffalo.E.A.Bond, Watertown, New-York State Engineer & Surveyor.John A.Fairlie, New York, Secretary of Committee.M.St.G.Davis, Private Secretary to General Greeue.M.John W.Scatcherd, de Buffalo, accompagné de son secrétaire, ont seuls pris part à cette tournée d\u2019iuspection ; les autres membres du comité ayant été retenus au canal de Soulanges.Parmi les personnes présentes, on remarquait le Président de la Commission du Havre, M.le Maire de Montréal, le représentant de la Chambre à la Commission du Havre, M.Alph.Racine, et plusieurs autres.Le Secrétaire de la Commission a profité de la circonstance pour prévenir le Secrétaire de la Chambre qu\u2019il a été décidé à la Commission, grâce à l\u2019initiative de M.Jos.Contant, qu\u2019à l\u2019avenir, la Chambre sera invitée à se faire représenter dans de semblables circonstances.On passe ensuite aux rapports de comités.Le comité de l\u2019Industrie Manufacturière n\u2019a pas eu de réunion ; celui de Navigation non plus.Celui de \u201c Rédaction du Bulletin \u201d a eu une réunion le 19 ; on y a réglé des questions d\u2019ordre administratif.Le comité de Finance s\u2019est réuni le 23.Ou y a discuté et approuvé plusieurs mémoires, factures, etc.Au sujet de la commi sion (pie l\u2019on paie à l\u2019agent d\u2019annonces, le comité suggère, qu\u2019à l\u2019avenir, cette commission ne soit payée que sur les annonces qui auront été acceptées par le comité de Rédaction.Le comité chargé d\u2019organiser la tournée d\u2019iuspection et le dîner au Bout de-l\u2019Ile, s\u2019est également réuni le 19.Ou a décidé de préparer une circulaire qui devra être distribuée par la poste à tous les membres de la Chambre.On a aussi décidé de faire l\u2019impression des billets, et du Menu.A l\u2019article \u201c Matières nouvelles,\u201d M.Jos.Fortier attire 1 attention de la Chambre sur les appellations qui ont été donuées aux nouvelles subdivisions des quartiers de Montréal.Il fait voir l\u2019inexactitude de certaines de ces appellations au point de vue de l\u2019orientation.M.C.P.Chagnon donne la iaison de ces appellations, et, après discussion, il est décidé, sur la proposition de M.C.P.Chagnon, appuyé par M.A.Lalonde^ de référer la questiou au comité de Législation et de l\u2019inviter à taire rapport.On procède ensuite à la lecture des propositions de nouveaux membres dont la nomiuatiou est reportée à la prochaine assemblée générale.Et, l\u2019ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.COMPTE RENDE DE L\u2019EXCURSION AU BOUT-DE-L\u2019ILE Mercredi, le 31 Mai, 1899.Eu réponse à une invitation qui lui avait été faite* par la Compagnie du Chemin de fer de Ceinture de l\u2019Ile de Montréal, une nombreuse délégation de la Chambre de Commerce du District de Montréal a pris part à une tournée d\u2019inspection de la voie et de l\u2019usine de la force motrice, et enfiu, a terminé cette excursion en s\u2019asseyant à un dîner servi à l\u2019hôtel du Bout-de* Pile.Rappelons pour mémoire que cette Compagnie, qui a été constituée en 1892, était au début composée pres-qu\u2019exelusivement des membres de la Chambre de Commerce.Parmi ses anciens directeurs nous devons citer Messrs O.M.Augé, avocat ; Chs.Desmarteau, comptable ; C.H.Catelli, manufacturier ; Théodule CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 3fi Lefebvre, fabricant, et N.H.Hurtean, marchand de bois et échcvin de Montréal.Que la Chambre de Commerce a toujours favorisé cette compagnie ; par suite, cette invitation était dans Tordre et à prévoir.Le départ de la délégation s\u2019est effectué de la rue Lasalle.Le dernier tramway, en destination de l\u2019hôtel, ayant laissé la rue Notre-Dame à 6 hrs précises, tel qu\u2019annoncé.Un certain nombre de délégués se sont rendus jusqu\u2019à l\u2019usine électrique (Power house) à la Pointe aux Trembles.Le matériel de cette usine se compose d\u2019une double machine à vapeur compound du type tandem actionnant une dynamo de la capacité de 200 Kilo-Watts, soit 275 chevaux vapeur, d\u2019une machine à vapeur du type cr o* s-com pound commandant une dynamo de 325 Kilo-Watts, soit 450 chevaux-vapeur.Soit une force collective disponible de 725 chevaux électriques, avec une marge additionnelle de 50 pour cent.Le générateur à vapeur est constitué par trois chaudières tubulaires à deux feux chacune et à tirage naturel.Du reste, l\u2019usine est pourvue des accessoires que l\u2019on rencontre habituellement daus les installations de cette nature.Rappelons pour mémoire que le xcatt, qui est l\u2019unité de travail électrique, est le produit de l'ampère par le volt ; en outre, que le cheval vapeur est égal à 740 watts.Le Kilo-Watt, c\u2019est-à-dire, 1000 watts, est également l\u2019unité de mesure de travail pour les machines de grande puissance.Les visiteurs ont constaté l\u2019ordre admirable et la propreté méticuleuse qui régnent dans cet établissement.Le trajet jusqu\u2019au Bout de-lTsIe s\u2019est effectué sans incident aucun.Le banquet a été précédé et.suivi d\u2019un double feu d\u2019artifice offert gracieusement \u2019par la maison S.Robi-taille & Cie.Ace diner ont pris part 75 convives parmi lesquels figuraient en outre de M.L.E.Geof-frion occupant la présidence, M.E.Galibert, président de la Chambre de Commerce Française, MM.o.X.Perrault, H.Laporte, Jos.Contant, D.Parizeau, M.Poindrou, Dr Ls Laberge et plusieurs autres invités de marque.Le menu qui était très varié, avait été choisi et préparé avec beaucoup de soin.Le service aussi était très bien organisé.Au dessert, sur l\u2019invitation du Président, le Secrétaire donne communication des lettres d\u2019excuses des invités, entr\u2019autres : du Maire de Montréal, du Président du Board of Trade, du Président de la Commission du Havre, du Directeur-Gérant du chemin de fer de Ceinture et du Président de la Chambre de Commerce du District de Montréal que nous publions in extenso ci-après : Montréal, 30 mai 1899.Monsieur Joseph Haynes, Secrétaire de la Chambre de Commerce du District de Montréal.83, St-Jacques, Cité.Monsieur le Secrétaire, A cause d\u2019un deuil survenu dans ma famille, il me sera impossible d\u2019être présent à l\u2019assemblée de demain au Bout de-l\u2019Ile et au bauquet qui doit la suivre.11 m\u2019eût été très agréable d\u2019être avec vous en cette occasion qui nous est offerte, grâce à l\u2019attention toute sympathique de Messieurs les Directeurs de la Compagnie de Ceinture de Pile de Montréal, de visiter une localité remarquable non-seulement par la beauté de sou site, mais encore par les vieux souvenirs qu\u2019il évoque.C\u2019est à peu près vers cet endroit que, le 23 juin 1615, Champlain, revenant par la Rivière des Prairies d\u2019une expédition qu\u2019il venait de faire au Long Sault, rencontrait le Père LeCarron allant vers l\u2019ouest porter la bonne nouvelle aux tribus sauvages qu\u2019il voulait évangéliser, et les relations nous rapportent que le 24 juin, fête de St Jean Baptiste, eût lieu eu cet endroit la première messe qui se soit ditesur l\u2019Ilede Montréal et même dans le pays, puisque la première messe célé brée à Québec ne le fut que quelques jours après.Cette rencontre du premier missionnaire avec le fondateur du pays ne constitue t elle pas un fait mémorable à ajouter aux raisons qui ont déterminé le choix du 24 juin comme date de notre fête nationale.Ce site est aussi remarquable au point de vue des intérêts que la Chambre de Commerce représente par le fait que c\u2019était très souvent l\u2019endroit où les traitants rencontraient les tribus qui venaient échanger avec eux.Dans leurs expéditions vers les grands lacs, traitants et missionnaires préféraient à la voie du St-Laurent, d\u2019entrer ici par la Rivière des Prairies pour se diriger par l\u2019Outaouais et la Rivière des Français jusqu\u2019à la Baie Géorgienne parce que, disent les relations, cette ligne était la plus sûre, la plus courte et la plus commode.L\u2019une des questions qui a intéressé notre Chambre pendant le cours de l\u2019année dernière aurait donc dès cette époque été favorablement décidée.C\u2019est encore en cet endroit que débouchaient dans le fleuve ces innombrables radeaux que le commerce de bois a fait flotter de temps immémorial sur la rivière Outaouais, les dirigeant sur Québec pour le grand commerce Européen.Outre le plaisir qu\u2019auront les Membres à se trouver réunis dans un site aussi enchanteur que celui du CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.37 Bout-de l\u2019Ile, maints souvenirs historiques viendront donc s\u2019ajouter à l\u2019intérêt de cette fête.A ces souvenirs nous aimons à joindre cette coincidence heureuse de l\u2019établissement définitif, sous les auspices des Chambres de Commerce de Bordeaux, de la Chambre de Commerce Française de Montréal et de notre propre Chambre, d\u2019une ligne de navigation Franco-Canadienne.Et comme témoignage de la part active que la Chambre de Commerce du District de Montréal a prise dans la réalisation de ce projet, les promoteurs ont bien voulu choisir son Président comme le premier administrateur statutaire canadien de la nouvelle Compagnie.Vous ne manquerez pas, j\u2019en suis sûr, de boire à la santé et à la prospérité des Chambres sœurs en même temps qu\u2019au succès de cette entreprise si bien faite pour cimenter leur union.Je souhaite donc plein succès à la Chambre, bienvenue à nos convives.Veuillez dire à Messieurs les Membres que si je ne puis être présent à la fête, je serai de cœur avec eux.Avec ma parfaite considération, Le Président, (Signé) Alph.Des.tàkdins.Cette lettre contient un renseignement historique que nous lisons pour la première fois et qui n\u2019est pas généralement connu ; c\u2019est pour cela que nous avons fait une exception pour cette lettre.Le Président porte ensuite les santés.La première santé proposée est celle de la Reine.\u201c Le premier devoir de tout canadien, dit le Président, est de boire la première santé à la Reine.\u201d La second*1 santé est celle de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Monsieur Galibert, président delà Chambre, répondit à cette santé dans les termes suivants : u Je me suis fait un plaisir d\u2019accepter l\u2019aimable invitation que vous avez eu la gracieuseté de m\u2019euvoyer et je vous en remercie au nom de la Chambre de Commerce française de Montréal.Je suis très flatté de me trouver ce soir l\u2019hôte de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Tout le monde connaît les services signalés que rendent les Chambres de Commerce.\u201c Le groupement, dans un intérêt commun, de banquiers, industriels et négociants d\u2018uue ville a pour effet d\u2019améliorer la situation commerciale, et ainsi, d\u2019être un grand facteur dans l\u2019économie générale d\u2019un pays.\u201c Nous avons vu la Chambre de Commerce du District de Montréal à l\u2019œuvre ; nous suivons de près ses travaux intéressants et sommes en mesure d\u2019apprécier tout le bien qu\u2019elle fait au commeice de la métropole du Cauada.L\u2019autorité qu\u2019elle a su prendre en matière commerciale, fait que sa voix est entendue en haut lieu.\u201c Je vous prie de vouloir bien in \u2019excuser, Messieurs, si, pour aborder un sujet des plus intéressants, je me permets de vous entretenir de la Chambre de Commerce française de Montréal, et aussi quelque peu de moi-même.\u201c La Chambre de Commerce française de Montréal, que j\u2019ai l\u2019honneur de représenter ici ce soir, fut fondée en 1886, sous les auspices de M.Dubail, alors Cousul Général de France, dans la puissance du Canada ; elle a pour mission de s\u2019intéresser aux relations commerciales entre les deux pays si chers à nous tous, Messieurs, la France et le Canada.Modestement, sans bruit, elle fait d\u2019une manière désintéressée le travail qui lui est demandé, elle trouve même le temps de faire des recherches en vue de l\u2019amélioration i\\ apporter aux relations commerciales entre les deux pays qui lui tiennent de si près.u C\u2019est dans cet ordre d\u2019idées qu\u2019elle a eu l\u2019occasion de s\u2019occuper depuis longtemps de la question de navigation directe entre la France et le Canada.\u201c Je suis heureux de vous dire, Messieurs, que les travaux de notre Compagnie, daus ce but, n\u2019ont pas été en vain.Ils viennent enfin d\u2019être couronnés de succès.Vous connaissez tous aujourd\u2019hui la nouvelle de la création de la Société de navigation Franco-Canadienne.Cette société va rendre de grands services à notre commerce et va lui permettre enfin de bénéficier des avantages que lui octroie le traité de commerce franco-canadien.\u201c Il y a un an, me trouvant â Bordeaux, je fus invité par la Chambre de Commeice de cette ville â l\u2019entre-tenir sur des questions commerciales, canadiennes, pouvant intéresser le commerce français.Je ne manquai pas de profiter de cette occasion pour faire ressortir le tort causé aux affaires franco-canadiennes, par suite du manque de ligne de navigation entre la France et le Canada.Ma plaidoirie parut intéresser beaucoup ces Messieurs.Il faut que cette ligne se fasse, dirent-ils, il faut surtout que Bordeaux en soit le terminus français.Il y a un moyen bien simple pour cela, leur répondis-je, que Bordeaux crée la ligne et elle la gardera pour son port.\u201c En prenant congé de M.Henry Brunet, le regretté président de la Chambre de Commerce de Bordeaux il y a quelque temps, j\u2019eus le grand regret d\u2019apprendre la mort de ce digne vieillard, ce monsieur me dit : J\u2019ai bon espoir que votre mission à Bordeaux n\u2019aura pas été inutilj, avant longtemps vous aurez de nos nouvelles.u Cet espoir, grâce à la sympathie et aux capitaux 38 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.canadiens vient de se réaliser.La ligue de navigation Bordeaux-Montréal est aujourd\u2019hui un fait accompli.Sous peu, nous aurons le plaisir de saluer le pavillon fiançais, nous apportant, par la voie du magnifique St-Laurent, des marchandises de France sans sur charge de frais, et, ensuite, emportant en France nos produits canadiens, exempts, par mite de droiture, de surtaxes d\u2019entrepôt à leur entrée en France.u Ceci va stimuler et augmenter les relations commerciales entre la France et le Canada, ce dont nous nous réjouissons tous.\u201c La nomination de M.Alphonse Desjardins, l\u2019honorable président de la Chambre de Commerce du District de Montréal, à la charge d\u2019administrateur de la Société de Navigation Franco-Canadienne, de ce côté-ci de l\u2019Atlantique, a reçu tant en France qu\u2019en Canada l\u2019approbation unanime des actionnaires.Il eût été difficile de faire un meilleur choix.\u201c La gérance de la Compagnie sera, de ce côté ci, eu bonnes mains.M.Poindron a fait ses preuves, il connaît à fond toutes questions de transports.\u201c Encourageons tous, Messieurs, la Société de Navigation Franco Canadienne, elle est notre œuvre, nous lui devons notre support.\u201d La santé des Directeurs du Chemin de fer de Ceinture del\u2019lie de Montréal.En réponse à cette santé, M.Catelli énumère les avantages que le public de Moutréal retire dès maintenant, de la construction de cette voie ferrée : il fait allusion aux pique niques des Eufauts pauvres, imaginés par ladireetiou de La Prenne et appliqués avec le succès que nous connaissons.C\u2019est là une œuvre vraiment philanthropique et qui ne peut manquer d\u2019avoir une intluence bienfaisante sur le physique et par contre coup, sur le moral de la population enfantine de Montréal.La troisième santé a été : Nos relations commerciales avec la France.M.Jos.Contant fait valoir, en termes très éloquents les avantages que le Canada et Moutréal en particulier, pourraient retirer de ces relations.M.Poindron, gérant de la Compagnie de Navigation Bordeaux-Montréal, invité à parler sur cette question, douue des renseignements sur la nouvelle ligue française.Il déclare entr\u2019autres choses qu\u2019il est heureux d\u2019aflirmer qu\u2019il est franchement Canadien-Français.Tl termine ses remarques en remerciant la Chambre de Commerce du District de Montréal, pour l\u2019encouragement qu\u2019elle prodigue anx promoteurs de cette entreprise commerciale.M.Richard, de la maison Richard & Cie, de France, fabricant d\u2019eaux-de-vie, remercie la Chambre pour l\u2019accueil qui lui est fait et invite M.J.X.Perrault à vouloir bieu dire quelques mots.M.Perrault parle surtout de l\u2019Exposition de 19J0,à Paris, dont il est un des Commissaires.Il fait la revue des progiès industriels que le Canada a fait depuis une dizaine d\u2019années, et il est convaincu que le Canada ne manquera pas de figurer avec grand honneur à cette exposition, tant au point de vue de la qualité de ses produits que de la modicité de leurs prix.Il ne manque pas de faire vibrer la note patriotique au sujet de la nouvelle ligne française dont il prédit le succès.\u201c M.H.Laporte, prend ensuite la parole.Il débute en se déclarant enchanté de constater les rapports de bonne entente et de cordialité qui lèguent entre les deux Chambres de Commerce françaises.\u201c Il est convaincu que Canadiens et Français ne manqueront pas de donner leur concours à la nouvelle ligne franco canadienne.Il croit qu\u2019avant d\u2019accorder des subsides, les gouvernements attendent que les promoteurs aient fait leurs preuves : il a la conviction intime que ces preuves seront concluantes.\u201c Du reste, dit-il, il est toujours dangereux de baser le succès commercial d\u2019une entreprise sur l\u2019appui d\u2019un gouvernement.Il est bieu préférable de rester indépendant.\u201d Le Président propose ensuite la santé de la presse.M.L.J.Tarte, directeur de La Patrie, répond à cette santé au nom de la presse française.Incidemment, il parle du bill contre l\u2019usure : il se déclare en faveur de l\u2019établissement d\u2019une nouvelle ligne franco-canadienne.M.L.G.A.Beauchesne, représentant de la Gazette.répond à cette santé au nom de la presse anglaise.Le Président propose ensuite la sauté des dames.Messrs H.Lanctôt, avocat, et G.Boivin, répondent avec beaucoup d\u2019entrain et de verve à cette santé qui fut une des plus populaires.A l\u2019issue de cette dernière santé, le banquet prit fin et le retour s\u2019effectua pour la plupart des convives, dans un tramway spécial mis gracieusement à la disposition des excursionnistes par la Compagnie du Chemin de fer de Ceinture de l\u2019île de Montréal.De l\u2019aveu de toutes les personnes présentes, cette excursion a été un succès complet sous tous rapports, et un grand nombre d\u2019excursionnistes ont manifesté l\u2019espoir que la Chambre prendra des mesures pour qu\u2019à l\u2019avenir, il soit institué un diner annuel de fondation comme cela se pratique par certains corps délibérants.Une bonne part du succès de cette promenade revient sans conteste au Comité d\u2019organisation qui, on se le rappelle, se composait de M.A.Lalonde, président, et de MM.C.H.Catelli, Jos.Fortier, L.E.Moriu, jr., L.J.Tarte et du Secrétaire, et, nous allions oublier le concours désintéressé qui nous a été prêté par les grands journaux, entr\u2019autres La Presse et La Patrie. CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.39 EMPRUNTS POPULAIRES Rapport du Comité des Finances.Dans un éditorial du 8 avril dernier, La Presse, parlant des emprunts de la ville de Montréal, fait un parallèle entre le mouvement qui semble s\u2019affirmer dans le public au sujet des emprunts populaires, et le succès remporté par le gouvernement Américain lors de l\u2019émission de son emprunt de $200,000,000.00 et cela en pleine guerre, alors que le capital est si craintif d\u2019habitude.\u201c Se conformant au véritable esprit de la loi qui régit ces placements, le département du Trésor chercha par tous les moyens à sa disposition, de mettre tout le peuple à même de souscrire.\u201c En dépit de conditions financières défavorables, l\u2019emprunt fut offert au public, sous forme de bons au porteur de $20, $100, $500, $5,000 et $10,< 00, et cela avec un succès qu\u2019il était difficile de prévoir sous les circonstances.\u201c La petite épargne absorba à elle seule, sous forme de bous de $20 à $500, $100,500,000 : soit plus de la moitié de l\u2019emprunt.\u201c Nous n\u2019avons rien à ajouter à l\u2019exposé du Ministre des Finances des Etats-Unis.Il renferme, en les réfutant, jusqu\u2019au succès compris, toutes les objections faites aux emprunts populaires, et nous dirons, avec l\u2019Hon.M.L.F.Gage, que l\u2019étude de cette question s\u2019impose à l\u2019esprit de nos hommes d\u2019Etat, qu\u2019ils siègent à l\u2019Hôtel-de-ville ou au Parlement.\u201c Il semble que nos édiles ne doivent pas se laisser intimider, plus que le gouvernement américain ne l\u2019a été, par les critiques adverses ou les menaces des intéressés.\u201d Cette idée des emprunts populaires n\u2019est pas nouvelle à la Chambre de Commerce.Eu effet, en feuilletant le dernier rapport annuel de notre Chambre, nous trouvons qu\u2019à la séance du conseil du 29 décembre 1898, M.Guillaume Boivin fit la proposition suivante : \u201c Attendu que, par les privilèges qui lui sont conférés par la loi, la cité de Montréal peut, pour des fins publiques, emprunter pour les besoins de son administration, les sommes nécessaires, pourvu qu\u2019elles ne dépassent pas un chiffre déterminé ; \u201c Attendu que, jusqu\u2019à ce jour, il a été d\u2019usage de négocier en dehors du marché du Canada les emprunts nécessaires aux besoins publics ; \u201c Attendu que cette méthode d\u2019emprunter à l\u2019étranger a pour effet de faire sortir de notre pays les économies du peuple, sous forme d\u2019intérêts, commissions, etc.; \u201c Attendu que, d\u2019après les calculs les plus approxi- matifs, il existe dans le pays $240,000,000 en dépôt, et qu\u2019il y a, en dehors des besoins du commerce, de l\u2019industrie, et de la propriété immobilière, en banque d\u2019escompte, en banque d\u2019épargnes, eu sociétés de prêt, un capital d\u2019à peu près $38,000,000 ne rapportant pas 3 pour cent ; \u201c Attendu que la cité de Montréal peut, avec le crédit dont elle jouit, se procurer des fonds auprès de ses propres contribuables, et cela à conditions faciles et avec économie ; \u201c Attendu qu\u2019il serait avantageux pour toute l\u2019épargne canadienne de profiter du bon crédit de la ville de Montréal ; \u201c Attendu que le taux de l\u2019intérêt payé par les banques est au minimum de 3 p.c., et que celui payé sur les valeurs de notre ville est de 4 p.c.en moyenne ; \u201c Attendu que la ville de Montréal a toujours payé régulièrement les intérêts à ses prêteurs ; \u201c Attendu que, fréquemment, les besoins municipaux exigent un appel de fonds publics ; \u201cAttendu que le mode le plus simple et le plus économique d\u2019appel de fonds est celui de l\u2019offre directe de bons au porteur ou coupons de la plus petite dénomination possible ; \u201c Attendu que ces valeurs au porteur peuvent être négociées avec avantage en tout temps ; \u201c Attendu que la ville peut elle-même établir son bureau d\u2019émission, sans avoir besoin pour cela de recourir à des intermédiaires.Résolu : Que le conseil de ville de Montréal, pour les motifs énumérés, soit prié de vouloir bien désormais présenter directement sur le marché de Montréal, et aux contribuables de préférence, ses emprunts sous forme de coupons ou bons au porteur de petite dénomination.\u201d Les considérants de cette résolution sont suffisamment détaillés pour que nous nous dispensions de les commenter.Voyons maintenant les objections à ce moded\u2019em.prunts .On a dit : \u201cLe peuple n\u2019est pas assez instruit en matières financières, pour comprendre les bénéfices qu\u2019il retirerait de semblables emprunts.Il est habitué à porter son argent aux caisses d\u2019épargnes ; il continuera à l\u2019y porter, et c\u2019est courir au devant d\u2019un insuccès nuisible aux intérêts et à le réputation de la ville que de tenter une semblable aventure.\u201d Ces objections, dans l\u2019opinion du comité, n\u2019ont lien de sérieux ou de fondé, comme le prouve très bien du reste le succès de l\u2019emprunt du gouvernement américain, cité pins haut.Profondément convaincu que les économies des \u201c petits ménages \u201d sont dues à la prévoyance, à la 40 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.bonne administration et surtout à l\u2019abnégation des femmes, \u201c Le Comité \u201d suggère de s\u2019adresser aux femmes par la voie des journaux, afin d\u2019intéresser plus Immédiatement les contribuables, et, par ricochet, les échevins.La ville a un emprunt de $222,000 à faire ; qu\u2019elle l\u2019offre au public en bons an porteur de $10, $20, $50, $100, et $500.00, portaut intérêt au taux de 4 p.c.au pair.Si cet emprunt est mis sur le marché en termes clairs et précis, nous croyons qu\u2019il sera couvert plusieurs fois dans un court laps de temps.La ville ne risque rien à faire cette tentative qu\u2019elle est du reste, décidée, ou à peu près, 5 tenter.Pourquoi ne pas ménager au public l\u2019occasion de profiter d\u2019avantages qui ont été jusqu\u2019il présent, mo nopolisés par les courtiers et les banquiers ?Nous allions oublier ta hausse qui ne manquerait pas de se produire, au cas où les banques d\u2019épargnes ou le gouvernement abaisseraient létaux des intérêts, et dont \\e porteur (le bons bénéficierait.Nous croyons avoir montré les avantages financiers que la petite épargne retirera des emprunts populaires.Il reste à en régler les détails d\u2019application.Le comité recommande donc : 10\tUne émissiou de bons au porteur de la valeur au pair de $10, $20, $50, $100 et au-delà portant intérêt au taux uniforme de 4 p.c.j 2o Que le remboursement de ces bons soit fait au pair, et sans amortissement ; 3o Que les intérêts ne soient exigibles qu\u2019annuelle-ment ; c\u2019est à dire eu un seul versement ; 4o Enfin, il suggère que la durée de l\u2019emprunt soit fixée à vingt (20) ans au maximum.Le comité est aussi d\u2019avis qu\u2019il serait désirable, toujours pour mieux renseigner le public sur les détails de ces placements, de lui donner un délai de six mois, si c\u2019est nécessaire.11\tserait désirable, également, toujours pour favoriser la petite épargne, de limiter à $500.00, les emprunts individuels.Ce rapport est adopté à l\u2019unanimité du Conseil, à sa sa séance du 17 courant.Jos.Haynes, Secrétaire.EM.les Membres qui n\u2019ont pu.jusqu A présent, se rendre à l\u2019invitation de MM.Lapré8 & Lavergne, sont instamment priés de vouloir bien passer aux ateliers de ces Messieurs d'ici au 15 juillet, au plus tard.Ces photographies, comme nous avons déjh eu l\u2019occasion de le déclarer, seront réunies en un tableau qui sera t xpos) à Paris en 1900.Nous sommes informés qu\u2019on peut se faire photographier depuis 9 hrs.du matin jusqu a 5 hrs.du soir.En outre, on ne sera pas exposé à attendre inutilement, vu qu\u2019il y a doux cabinets de pose.Le Secretaire.NOUVEAU STEAMER La \u201c Palmer Ship Building & Iron Co.\u201d vient de lancer, pour le compte de la \u201c Manchester Line Ltd.\u201d un cargo-boat de 14500 tonnes de déplacement.Ce vaisseau qui est destiné au service du Canada, est aménagé pour le transport des marchandises et des bestiaux.Il a été construit de manière à passer sous les ponts, viaducs, aqueducs, etc., du canal de pénétration de Manchester, à cet effet les cheminées et la mâture sont télescopiques.La carène a 467 pieds de longueur, 52 pieds de largeur et 30 pieds de profondeur.Le machine qui commande l\u2019hélice est du modèle triple-expansion ; les cylindres ont 30\u201d, 50\u201d et 82J\u201d de diamètre et 54\u201d de course.C\u2019est, jusqu\u2019à présent le plus gros vaisseau qui ait pénétré dans ce canal maritime.J.H.LE POBT D\u2019ACCÈS DE NEW-YOBK On vient d\u2019accorder l\u2019entreprise d\u2019une partie du creusement du East Channel du port d\u2019accès de New-York.La profondeur de ce chenal, dont la largeur au plan d\u2019eau sera de 2,000 pieds, va être portée de 16 pieds qu\u2019elle est actuellement, à 40 pieds, qui est la profondeur normale.Ce travail va donner un cube de déblai évalué à 40,000,000 de yds., cubes qui devront être transportés à 8 milles de distance en mer.La soumission acceptée évalue le coût de ce travail à 9 cts.par yrd.cube, tout compris ; il est juste de dire cependant, qu\u2019on a affaire à une couche, presque uniforme, de sable et de limon.Le travail ne peut se faire dans ces conditions de bons marché qu\u2019au moyen d\u2019un matériel d\u2019une puissance bien supérieure à celui que nous utilisons actuellement dans notre port, où le coût moyen de l\u2019unité (yrd.cube) déclaré par le rapport de la Commission du Havre (1898) est de 13c.AVIS La Rédaction attire l\u2019attention de Messieurs les membres de la Chambre de Commerce sur le \u201c Cours des valeurs \u201d (Stocks) inscrites aux différentes Bourses de Montréal.On trouvera donc, au siège de la Chambre, 83 rue Saint-Jacques, où ils sont à la disposition de Messieurs les membres, les Bulletins que les maisons : L.J.Forget & Cie, Bartlett, Frazier & Co et J.B.Picken & Co (courtiers en mines), ont l\u2019amabilité de nous fournir. CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL.41 LES FLUCTUATIONS DE LA EOURSE Nous croyons intéresser nos lecteurs en leur présentant le Tableau Graphique suivant, que nous empruntons au \u201c Rapport Annuel de la Chambre de Commerce de St-Paul, Minn.\u201d, pour l\u2019année 1898.Ce diagramme représente les \u201cpoints saillants\u201d des fluctuations de l\u2019ensemble des valeur* de la Bourse américaine depuis 1816 jusqu\u2019à 1916, voir ligne A.Les cycle8 de ces variations périodiques sout indiqués sur le diagramme.Ainsi, le cycle des paniques est : 16, \u2014 18 et 20 ans ; celui des crises monétaires est : 9, \u2014 7 et 11 ans, et enfin, celui de la hausie est : 8, \u2014 9 et 10 ans.Si maintenant on consulte ce tableau, on constate, par exemple, que la dernière panique a sévi en 1891, et que la prochaine se produira en 1911.-Qu\u2019à l\u2019heure qu\u2019il est le marché est à la hausse, état de choses qui ne se répétera qu\u2019en 1908, etc., etc.On voit que ce diagramme est d\u2019une lecture extrêmement facile.\t\tN-\t\t«o 15 °0\t\u2014 20 \u2014\tCO\t\u201416-\tN- aO 2o~ -16- Cycledesan/ntees de'-^panique\" t6Mi8&zoa.ns.__F|ld|ctUilions-pqripdiques-cles-\\plfur5-de-la-B(JUpSE to ÿ \u2014 Cycle d ées d z fkuss e\" -o -/i» \\ o-in s.\\ \u2014 Cuclèlfdes années de,-crise\u201d- q-7-Sl-/n ans 7.y ,ii- y _9 - y -Z- V -11 - PUtLtTin.Chomlrt
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