Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin /
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1899-1949
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Commerce
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin /, 1899-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 91 CHAMBRE DE COMMERCE DU DT8TRFCT DE MONTRÉAL, B ULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE du District de Montreal.MONTRÉAL, 1er DÉCEMBRE 1899.SOMMAIRE Correspondance\tPages 1.\tComptabilité et comptables.91 2.\tReconstitution de la Banque Jacques-Cartier.92 Editoriai.: 3.\tLes travaux du nouveau port dans la partie Est.95 4.\tRésumé des procès-verbaux pour le mois de novembre.95 5.\tRapport du Délégué à Philadelphie .99 (üPovvcspor.'lance Comptabilité et Comptables Nous hommes d\u2019affaires Canadiens-français commencent à comprendre tonte l\u2019importance d\u2019une comptabilité raisonnée, claire, précise : certaines pertes dans le commerce ou dans la Finance, l\u2019exemple de nos compatriotes d\u2019autres langue et celui de nos voisins des Etats Unis, les encouragent ou mieux les poussent dans cette voie.C\u2019est qu\u2019en effet la Comptabilité est la science des comptes relatifs à la transformation du capital, et partant elle est un facteur absolument indispensable pour assurer la réussite de toute entreprise, surtout à l\u2019époque actuelle.Cette science économique se divise, ainsi que je l\u2019ai dit ailleurs déjà, en trois fonctions distinctes dont la première, qui se rapporte aux écritures, appelée observatrice et descriptive, décrit le passé d\u2019une entreprise, enregistre les évènements comptables, observe leur iufluence sur les valeurs du capital, en étudie les fluctuations, les notes de façon à constater la voie parcourue par la vie économique de l\u2019entreprise j la seconde, nommée conclusive parce qu\u2019elle détermine les résultats de l\u2019entreprise, conclut au succès ou à l\u2019insuccès, à la réussite ou à la perte de cette entreprise durant une période détermi née ; enfin la troisième, dite directrice ou indicatrice, dirige vers la voie à suivre pour l\u2019avenir.Une comptabilité bien organisée doit, de toute nécessité, correspondre à ces trois fonctions, les embrasser toutes trois, sinon elle est iucomplète, son uti- lité devient si relative qu\u2019elle constitue plutôt une source de dangers en donnant «les indications erronées.Malheureusement on a, en général, une bien fausse idée de ce que doit être la comptabilité et, par suite, de tout ce qui s\u2019y rapporte ; je veux dire qu\u2019on n\u2019attache pas assez d\u2019importance à son organisation qui consiste, d\u2019abord, à avoir des livres répondant spécialement aux besoins de chaque genre d\u2019entreprise.Ces livres devraient être disposés et coordonnés de manière à fournir le résultat prévu suivant les données ci-dessus établies ; il faudrait, ensuite, faire un choix judicieux du personnel ; enfiu, et surtout, il faudrait établir un contrôle efficace des livres et du personnel.L\u2019omission d\u2019une seule de ces conditions crée un danger ; à plus forte raison le danger est-il plus grand si elles font toutes défaut\u2014et c\u2019est le cas dans un trop grand nombre de nos établissements.Mou intention n\u2019est pas de parler aujourd\u2019hui des deux premières conditions essentielles à la bonne organisation de la comptabilité d\u2019une entreprise quelconque : le but de cet article étant surtout d\u2019attirer l\u2019attention de nos hommes d\u2019affaires sur la profession de comptable et sur les services éminents que les experts eu comptabilité peuvent rendre dans toutes les branches des affaires, et d\u2019engager fortement ces derniers à s\u2019unir pour rendre plus effectif, par l\u2019association, le travail fait individuellement.Reprenant donc la troisième condition d\u2019une comptabilité bien organisée, je dis qu\u2019elle consiste en un contrôle efficace des opérations consignées dans les livres, et, par suite, du personnel chargé de ce tra vail.(Je contrôle est obtenu par e moyeu de ce que nous appelons improprement Auditeurs, ou Vérificateurs des écritures, ou encore Censeurs.Nous adopterons le terme d\u2019Auditeurs, parce qu\u2019il est généralement employé en notre pays.La vérification fréquente des écritures renseignera les chefs d\u2019entreprise sur la marche de leurs affaires.Une révolution est devenu nécessaire et urgente dans la coutume suivie jusqu\u2019à ce jour par nos hommes d\u2019affaires, qu\u2019il s\u2019agisse, je le répète, des hommes dirigeant notre commerce, ou nos institutions municipales, ou nos institutions financières ou nos assurauces, ou nos sociétés de secours mutuels, en un mot nos divers genres d\u2019associations.De ce que j\u2019ai dit plus haut, ou saisit les raisons pour lesquelles cette révolution s\u2019impose, et que jo condense en quelques points ci-après : lu Parce que nos établissements de commerce et autres augmentent constamment leurs chiffres d\u2019affaires ; CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 2o Parce que, par suite des nombreuses transactions qui en résultent, les écritures sont multipliées et leur contrôle devient de plus en plus difficile ; 3o Parce que l\u2019Auditeur compétent sera une garan tie sérieuse de la régularité de la comptabilité ; 4o Enfin parce que l\u2019Auditeur digne de ce titre sera l\u2019œil scrutateur par lequel l\u2019homme d\u2019affaires se rendra compte du mouvement de ses affaires : un compte détaillé, entrée par entrée, lui permettant d\u2019avoir une connaissance entière soit des défectuosités de sa méthode de tenir les livres, soit des perfectionnements qu\u2019il pourrait y apporter pour sou plus grand avantage ; et, finalement lui assurerait l\u2019honnêteté de son personnel s\u2019il y avait lieu.Il est, à la vérification fréquente des livres, une objection tout à fait puérile, que l\u2019on se refuse de voir soulevée par des hommes intelligents : cette objection, c\u2019est la dépense que cause cette vérification.Los Anglais nos concitoyens, auxquels on ne peut dénier saus injustice ou parti pris une profonde connaissance, une pratique éclairée des affaires, comprennent telle ment la nécessité et l\u2019importance primordiale de la vérification des comptes par un Auditeur compétent, qu\u2019ils y ont constamment recours : aussi le voyons-nous toujours, chez eux, lié intimement à l\u2019administration de toutes leurs entreprises.Il suffirait, à tout esprit impartial, à tout homme de boa jugement, de constater la prospérité incessante des entreprises de nos concitoyens anglais, pour reconnaître du même coup, la nécessité de la vérification des livres.Je me propose d\u2019ailleurs de faire une étude documentée des associations comptables de notre ville et de l\u2019étranger : je m\u2019efforcerai de prouver alors l\u2019importance de la profession de Comptable A uditeur, et la place que cette profession occupe dans le monde des affaires de quelques-uns des principaux pays commerçants du globe.\u2014(A suivre).Geo.Gonthier.Nouvelle banque.Reconstitution de la Banque Jacques-Cartier.t4 La prospérité des banques d\u2019un pays est le critérium de la richesse de ses habitants.\u201d Aurions-nous des doutes sur la valeur de cet axiome que nous eu trouverions la confirmation dans ;le tort que la déconfiture de la Banque du Peuple, celle de la Banque Ville-Marie et la fermeture temporaire de la Bauque Jacques-Cartier, ont causé au commerce canadien \u2014 surtout au commerce canadien-français.Que de ruines, que de misères, ont été amassées par ces effondrements ! L\u2019œil * le plus exercé ne peut encore aujourd\u2019hui mesurer les conséquences presque irréparables de ces désastres, car non-seulement, la petite épargne a été engloutie, mais le commerce franco canadien est devenu languissaut, faute de moyens, c\u2019est à-dire de banques pour le sustenter.La confiance de notre public est ébranlée, les meilleurs esprits restent inquiets sur la situation qui nous est faite et n\u2019osent pas, en présence de si nombreuses protestations\u2014la plupart légitimes\u2014se présenter au public pour conjurer la panique et proposer un remède au mal, tant ils craignent que les déceptious déjà subies par le capital et l\u2019épargne, rendront inutile l\u2019appel de fonds pour la création d\u2019une nou velle banque ou pour assurer le maintien de celle qui chancelle.Et, pourtant, cette obligation d\u2019assurer le jeu d\u2019une institution financière, concurremment avec celles que nous avons déjà, s\u2019impose impérieusement, si nous ne voulons que l\u2019état des choses s\u2019ag grave par la banqueroute de notre commerce, de nos industries et de nos entreprises.C\u2019est en vain que l\u2019on nous dira que si nos banques françaises ne peuvent accuellir favorablement toutes les demandes légitimes d\u2019escompte et d\u2019accomodation qui leur sont faites, les banques anglaises sont heureuses d\u2019offrir leur or aux nôtres.Je dis, avec tous ceux qui connaissent le fonctionnement et la politique de ces dernières banques, que, si le millionnaire cana-dieu-français y voit son papier accepté, le moyen et le petit commerce ne trouvent pas la protection requise pour y obtenir un crédit ; et au reste, notre fierté nationale nous commande d\u2019avoir nos propres comptoirs d\u2019escompte, si nous voulons le relèvement de notre commerce et si nous désirons obtenir notre légitime part d\u2019influence, non seulement dans nos affaires commerciales, mais même dans les choses qu* touchent au progrès moral et matériel de notre race.Je dis donc à ceux qui sont à la tête de nos affaires financières ; à ceux qui se recommandent à l\u2019attention du public par leur intelligence, leur probité et leur fortune, qu\u2019ils feront œuvre de bons citoyens qui aiment leur pays et son avancement, si, eux, qui sont les hommes dirigeants parmi nous, font un appel au public pour fonder une nouvelle banque et j\u2019ai la confiance que leur voix sera écoutée et que les fonds afflueront, car les banques d\u2019épargnes et les caisses d\u2019économie regorgent de notre or, aussi le capital et l\u2019épargne assez longtemps effarés répondront ils à l\u2019appel.L\u2019idée de la fondation d\u2019une nouvelle banque exclut-elle l\u2019idée de suggérer un remède, au moyen d\u2019une législation nouvelle, à la loi qui régit les banques\u2014 pour parer à l\u2019inquiétude légitime qui s\u2019empare des déposants dans une banque, (disons la Banque Jacques- CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL.t>3 Cartier), dont les opérations sont chancelantes ; d\u2019un remède, dis je, qui aurait deux effets : celui d\u2019assurer la tranquilité du déposant, en même temps qu\u2019il créerait à cette banque des ressources nouvelles qui lui resteraient acquises sans délier sa bourse et sans obérer ses actionnaires f Le lecteur me répond que la solution de ce pro blême dans l\u2019affirmative serait un résultat des plus heureux et il attend ma réponse.Pour ma part, je crois à sa solution, armé que je suis de l\u2019opinion de plusieurs financiers qui n\u2019ont trouvé dans ma proposition aucune hérésie économique, aucun inconvénient au jeu des banques, et qui partagent l\u2019idée qu\u2019elle est applicable à la Banque Jacques-Cartier, qui verrait ainsi son œuvre se continuer eu toute sécurité, au moyen d\u2019un capital important qui ne lui coûterait rien ou presque rien, tout en offrant aux déposant^ actuels les plus sûres garanties du remboursement de leurs dépôts.La Banque Jacques-Cartier a des dépôts que, par compromis, elle ne devra rembourser que dans un au.Au moyeu de ces dépôts qui représentent $1,500,000, elle pourra, l\u2019a-t-elle solennellement affirmé, non seulement continuer ses opérations, mais encore payer à ceux de ses déposants qui en ont fait la demande, 50 p.c.de ces mêmes dépôts, tant elle est certaine que son capital est intact et que la rentrée de ses avances s\u2019opérera en temps voulu ; et, disent les administrateurs de la banque : Il y aura une reconstruction du bureau d\u2019administration telle, que les actionnaires et les déposants pourront désormais dormir sur les deux oreilles.Ces déclarations, le public les a acceptées de bonne foi et, étant donné leur réalisation, la réouverture de la banque était probablement justifiable\u2014et elles donnent lieu à l\u2019exécution du plan que j\u2019exposerai tantôt.Mais, si la banque peut faire face à ses obligations, elle reste lauguissante, et ne peut prendre d\u2019essor, puisqu\u2019il ne lui reste pour opérer que son capital de.$500,000 et un prêt de ses déposants de $1,500,000, qu\u2019on doit réduire de moitié ou à peu près,vû la promesse faite aux déposants d\u2019escompter leurs billets garantis par les dépôts, jusqu\u2019à concurrence de la moitié d\u2019iceux, \u2014 disons donc.800,000 ou en chiffre rond.$1,300,000 laquelle dernière somme à l\u2019expiration de l\u2019année deviendra exigible par les déposants ; de telle sorte que la banque ne se trouvera plus qu\u2019avec sou\tpropre capital de.$500,000 augmenté pourtant, des dépôts que le public voudra librement lui confier, de la ressource qui lui reste d\u2019élcver son capital et d\u2019une réserve qu\u2019elle dit posséder.Cette récapitulation sommaire de la situation de la banque, dégagée de gros chiffres et de combinaisons possibles, que le public n\u2019est pas appelé à apprécier, fait comprendre que la banque va infailliblement avoir recours à l\u2019appel d\u2019un capital nouveau, si elle veut continuer ses opérations.Trouvera t elle ce nouveau capital notamment en offrant aux déposants de convertir la moitié de leurs dépôts en stock nouveau ?J\u2019ai mes doutes, s\u2019il n\u2019y a que ce moyen ; mais si, à ce moyen, on ajoute celui que j\u2019euteuds soumettre, la chose deviendra beaucoup plus facile, étant donné que la situation de la banque a été représentée fidèlement et que les intéressés, c\u2019est-à dire les actionnaires et les déposants, qu\u2019on ne doit plus traiter ken quantité négligeable, sont satisfaits des états qu\u2019ils feront préparer, et si surtout, le nouveau bureau d\u2019administration, entrevoit la certitude de conduire le char sans risque d\u2019explosion une fois qu\u2019il sera en marche.Mais ou peut dire asœz sûrement que le capitaliste étranger aux affaires de la banque, n\u2019y ira de sa souscription que très prudemeut, préférant s\u2019embarquer sur un bateau neuf que sur un vieux qui aura été trop longtemps ballotté par la tempête.Eu tout cas, la banque éprouvera de la difficulté à obteuir en nouveau stock, une souscription plus forte que celle de.$ 500,000 laquelle jointe à son capital de.500,OuO formera (eu outre de sa réserve).$1,000,000 Certes, il n\u2019entre pas dans mes intentions d\u2019aggra ver la position de cette institution par un exposé pessimiste de sa situation, et toute personne de bon compte ue me fera pas ce reproche, après avoir lu la lettre de M.Ducharme, le nouveau président de la banque.D\u2019aucuns me diront peut-être, qu\u2019en portant tantôt à $1,000,000 l\u2019avoir éventuel de cette banque, j\u2019ai exagéré.Soit, et dans ce cas, si l\u2019on veut croire que le mal est plus grand qu\u2019il ne parait, je dis : raison de plus pour avoir recours au moyen que je vais suggéier ; car, si la banque est en danger, si elle ferme ses portes, les actionnaires y perdront leurs mises, et étant tenus à la double responsabilité, ils auront de nouveaux fonds à verser et, de leur côté, les déposants subiront selon toute probabilité une perte d\u2019autant plus malheureuse qu\u2019elle aura été imméritée.Il y a donc solidarité parfaite eutre tous les intéressés, qu\u2019ils s\u2019appellent actionnaires ou déposants, tous so it donc tenus de contribuer au sauvetage commun : le3 pre- 94 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.mien* en souscrivant libéralement au capital nouveau, les seconds eu se pliant aux exigences que je vais indiquer, toutes choses qui, en fin de compte, assure ront à tout jamais la solidité de l\u2019institution et le remboursement intégral des dépôts.Que faut-il faire pour obtenir ce résultat î Obtenir l\u2019autorisation du parlement\u2014et la chose est possible, s\u2019accordent à dire les hommes de loi\u2014de pouvoir émettre au profit des déposants ou de leurs représentants : Des reconnaissances ou certificats de dépôts, jusqu\u2019à concurrence de $1,000,000, rachetables, disons, en 45 ans, portant intérêt de 3, 3J ou 3J p.c., payable tous les six mois.Et cette loi pourvoira : 10\tAu rachat de ces certificats par le dépôt dans la banque qu\u2019indiquera le gouvernement, d\u2019une somme qui, par l\u2019accumulation des intérêts, représentera dans 45 ans le certificat émis\u2014le dépôt de $26.44 représentant à 3 p.c.dans 45 ans une somme de $100.) 2o Au paiement préférentiel, à même l\u2019actif de la banque, et avant tout autre remboursement sauf la \u2022irculation, de toute balance ou somme pour parfaire la différence en banque du certificat de manière que si la banque devenait eu liquidation dans vingt-cinq ans, l\u2019accumulation des intérêts sur la somme de $26.44\u2014ayant produit S47.76, le porteur du certificat aura le droit d\u2019obtenir par privilège la somme de $52 24 ; 3o Au paiement, par préférence dans les mêmes conditions, du service de l\u2019intérêt.11\tva de soi que cette loi ne serait que facultative, qu\u2019elle n\u2019obligerait pas les déposants à convertir leurs dépôts en certificats rachetables à long terme, et c\u2019e
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.