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Titre :
Bulletin /
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1899-1949
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Commerce
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Bulletin /, 1946-07, Collections de BAnQ.

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[" QUÉBEC FAISCEAUX CORIS pour rodiotours do camions, tractours, autobus, compresseurs, auto-neige, souffleuses, etc.SPÉCIALITÉ: Nettoyage et Réparations CARTIER MFG.LTD.LA.IBèl \u2014 995 ST-DOMINIQUE \u2014 MONTRÉAL dê\tpdéiJml LE NOUVEAU BRÛLEUR HEV-E-OIL \u2022 Le seul brûleur pourvu d'un allumeur automatique électrique, utilisant de l'huile No 5.\u2022 Départ à basse capacité avec accroissement graduel de la flamme jusqu'à plein rendement.Soul U brûlour HEV-E_01L est muni d'un disposait requérant le minimum d'huile à l'allumage ! Petite au début, la flamme s'allonge d'elle*méme à la grandeur requise.L'on obtient ainsi un allumage progressif \u2014 sans rejet de fumée même lors d'un faible tirage.Le brûleur HEV-EL.OIL consomme de l'huile semi-lourde, connue dans le commerce sous le numéro 5 \u2014 la moins dispendieuse si l'on considère que les huiles couramment en usage (nos 1, 2 et 3) coûtent de 20 à 30°/.plus cher.MODERN ENGINEERING INDUSTRIES 7034, Côte des Neiges EX.2748 MONTREAL, QUE.\t1 1 R ¦\t\u2022 AU SERVICE DU PUBLIC DEPUIS 25 ANS\ti i ¦ ¦ ¦ i ¦\tSociété d'Administration et de Fiducie METROPOLITAN PLUMBING\t¦ ¦ ¦ >\t(Administration and Trust Company) fondée en 1902 & HEATING CO.LTD.\t¦ ¦ ¦ ¦ ¦\t\u2022 177 est, ave des Pins \u2014 Tél.PL.7993-7994 Lucien L'ESPERANCE, président\ti ¦\tAdministration de successions Gérance d'immeubles et de fortunes privées Garde et gestion de portefeuilles ?\u2014 SPÉCIALITÉS \u2014\t\t\u2022 VOÛTIS DI SÛMTi \u2022Plomberie sanitaire de haute qualité \u2022Installation de chambres de bouilloires \u2022Tuyauterie industrielle\t\t\u2022 Siège tecial: MONTREAL (Immeuble Crédit Foncier Franco-Canadien) 5 EST, RUE ST-JACQUES \u2022Vapeur à haute et basse pression\t¦ ¦\t\u2022 \u2022Buanderies et cuisines d'institutions et d'hôpitaux.\u2022Soudure oxygène et électrique par soudeurs certifiés par le gouvernement\t\tH«n.E.-L.PATINAUDE J.-C BROSSSAU Directeur et Secrétaire Général \u2022Réparations de tous genres de plombe-berie et chauffage\t\tâCINCEl CIGARETTES OC U CHAMBRE DC COMMERCE DU DISTRICT DC MONTREAL SOMMAIRE Page* Courrier du mois.2 et 32 Editorial .3 Vrai ou faux ! \u2014 Jean Delate, M E.I.C.\u201cLa main-d\u2019œuvre coûte près de 10% plus cher à Toronto qu\u2019à Montréal et cet écart est encore plus prononcé entre l\u2019Ontario et le Québec\u2019\u2019.\t5 Vivrons-nous sous la tente ?\u2014 Jean'Marie Poirier.15 Nouvelles de la Chambre.19 Les progrès de l\u2019automobile \u2014 C.-E.Campeau, i.c.21 Nouvelle responsabilité du chef d\u2019entreprise \u2014 Jean Archambault .17 Cours aux secrétaires des Chambres de commerce de la Province .29 Le mouvement Jaycee et l\u2019union nationale \u2014 Léonard Roy .30 tik Sjs?» -Ufinmlmpkmpmn ImqtudU U Imhmcpma éîrt fumi\" SWEET CAPORAL JUILLET 1946 48ième année\t7ième numéro Abonnement $3 par an Le Bulletin de la Chambre de Commerce 14 eet, rue St-Jacquee,\tMontréal Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa.INDUSTRIELS f Vos catalogues, étiquettes at autres publicités demandent llMk è être illustrés.Pour RL »¦\u2022\u2022\u2022\u2022?»\u2022«\u2022 Roger MESSIER, H.E.C.Maurice PREFOMTAI^E.contrôleur\tsec.'trésorier Charles'E.PREFO^TAINE, Rolland PREFO^TAINE prés, et gérant général\tJoseph DEGRACE, GARAGE EQUIPMENT & TOOLS MSI.REPRESENTANTS et DISTRIBUTEURS \u2014 des \u2014 PLUS IMPORTANTES FABRIQUES D'OUTILLAGE du CONTINENT O OUTILLAGE O ÉQUIPEMENT o MACHINERIE 3437 Avenue du Parc, Montréal - MA.8151 rotVüàsh du nwià Suisse \u2014 Maison de Chiasso offre des mosaïques de verre de Venise (toutes couleurs) \u2014 46-335 Suisse \u2014 Maison de Zurich désire exporter textiles suisses au Canada \u2014 46-336 Syrie \u2014 Maison de Damascus désire importer appareils radiophoniques, pick-ups, disques, articles de sport, instruments chirurgicaux, et exporter réglisse, raisins et abricots secs, laines brutes \u2014 46-337 Tamatave \u2014 Maison de Tamatave désire importer machines de toutes sortes \u2014 46-338 Tchécoslovaquie \u2014 Maison de Prague désire exporter fleurs artificielles et importer machinerie, verrerie, tuiles, etc.\u2014 46-339 Téhéran \u2014 Maison désire exporter gomme adragante, henné, poil de chameaux, peaux, pistaches, etc.\u2014 46-340 Transvaal \u2014 Maison de Louis Tri-chardt désire faire affaires avec manufacturiers canadiens \u2014 46-341 Turquie \u2014 Maison d'Istanbul désire échanger pistaches et noix pour renards, platine, bleu, blanc, astrakan, agneau rasé, métal, machinerie, outils, etc.\u2014 46-342 Turquie \u2014 Maison d'Istanbul désire exporter mohairs, poils de chèvre et gommes adragantes \u2014 46-343 Turquie \u2014 Maison d'Istanboul désire importer horlogerie, bijouterie, verrerie, porcelaine, cristaux, quincaillerie, coutellerie, lampes à incandescence \u2014 46-344 Turquie \u2014 Maison d'Istanboul désire exporter céréales, graines oléagineuses, légumineuses, produits alimentaires, noisettes, raisins et figues et importer tissus, coton, soie, peaux brutes, produits métallurgiques \u2014 46-345 Vénésuéla \u2014 Maison de Caracas désire importer quincaillerie, fil, jouets, bijouterie, etc.\u2014 46-346 Vénésuéla \u2014 Maison de Caracas désire représenter firme intéressée dans produits de fer et d'acier \u2014 46-347 Venesuela \u2014 Maisons de Venezuela demandent agence d'essences et couleurs végétales, tissus, conserves alimentaires, mercerie, bouchons, quincaillerie, ferronnerie, whiskey, ciment, papier, farine, moteurs, saumon, morue, jouets, rayonne, bas, chapeaux pour hommes, plastiques, fourrure, etc, \u2014 46-348 Venesuela \u2014 Maison de Maracaibo désire agence de produits canadiens \u2014 46-349 Argentine \u2014 Firme de Buenos Aires offre des produits alimentaires : farine de blé, lait en poudre, miel, saindoux, fruits et légumes en conserve, etc \u2014 46-350 Argentine \u2014 Maison d'Argentine désire importer enveloppes de paille pour bouteilles de champagne \u2014 46-351 Argentine \u2014 Maison désire exporter chaussures pour hommes \u2014 46-352 \u2014Argentine \u2014 Maison du Buenos Aires désire faire exportation et importation générale \u2014 46-353 Australie \u2014 Maison de Victoria désire importer outils, instruments d'ingénieurs, prises de courant, etc.\u2014 46-354 Autriche \u2014 Maison d'Autriche désire représentants canadien pour la distri- Page deux bution d'un système de classification \u2014\t46-355 Belgique \u2014 Maison de Liège désire représentant canadien pour la vente d'armes de chasse et de pistolets automatiques \u2014 46-356 Belgique \u2014 Maison de Gand désire entrer en communication avec importateurs et exportateurs de produits chimiques et pharmaceutiques \u2014 46-357 Belgique \u2014 Maison offre agence exclusive de machine-outil combinée ,etc.\u2014\t46-358 Belgique \u2014 Maison de Ninove désire communiquer avec importateur canadien de lampes électriques \u2014 46-359 Bengal \u2022\u2014 Maison de Calcutta offre des pôles de bambou \u2014 46-360 Brésil \u2014 Maison de Sao Paulo désire exporter de la soie, du menthol, des essences et huiles diverses, des articles de caoutchouc, des fruits et des gelées, des peaux brutes, du mica, etc.\u2014 Cette maison désire également faire de l'importation générale \u2014 46-361 Canada \u2014 War Assets Corporation offre des produits pharmaceutiques, des montants de lits superposés et ressorts de lits \u2014 46-362 Chine \u2014 Maison de Shangai désire importer du cuir de luxe et des parties de chaussures \u2014 46-363 Chypre \u2014 Maison de Lamaca désire représenter des firmes canadiennes \u2014 46-364 Cuba \u2014 Maison de Cuba désire faire de l'importation générale \u2014 46-365 Égypte \u2014 Maison du Caire désire représenter un fabricant de bonneterie, soierie, velour, cotonnade, lingerie, chapeaux, tapis, verrerie, ferronnerie, accessoires d'autos \u2014 46-366 Éritré \u2014 Maison d'Asmara désire importer des articles de vêtement, des articles de ménage, de parfumerie, des cosmétiques, des liqueurs \u2014 46-367 Espagne \u2014 Maison d'Espagne offre du paprika et du safran \u2014 46-368 États-Unis \u2014 Maison de Chicago désire un représentant pour ses polis à chaussures \u2014 46-369 États-Unis \u2014 Maison de New-York désire exporter des cartes de souhaits pour toute occasion et dans toutes les langues \u2014 46-370 États-Unis \u2014 Maison de New-York désire exporter des produits chimiques comme sels de sodium, calcium, acides, etc.\u2014 46-371 États-Unis \u2014 Maison de Wisconsin désire exporter des serviettes sanitaires \u2014\t46-372 États-Unis \u2014 Maison d'Ohio désiré importer des automobiles, des tracteurs, des outils, des instruments aratoires, des pneus, du fer et de l'aluminium, etc.\u2014 46-373 États-Unis \u2014 Maison de New-York désire exporter des jouets et divers articles de caoutchouc \u2014 46-374 France \u2014 Maison de Paris offre de la bonneterie, de la bijouterie, de la parfumerie, des appareils électriques \u2014 46-375 France \u2014 Maison de Paris désire agence générale de firmes canadiennes \u2014 46-376 Grèce \u2014 Maison d'Athènes désire exporter de la gomme de caroubes, du brandy grec, des vins secs de table \u2014\t46-377 Grèce \u2014 Maison de Grèce désire exporter des éponges, du tabac, des olives, des noix, du savon, du mastic, des tapis, des vins, des peaux brutes, etc.-\t46-378 Grèce \u2014 Maison d'Athènes désire représenter des firmes canadiennes pour exportation et importation \u2014 46-379 Grèce \u2014 Maison d'Athènes désire représenter manufacturiers d'articles plastiques, d'appareils de chauffage, de produits chimiques lourds, de cuirs, etc.\u2014 46-380 Grèce \u2014 Maison d'Athènes desire importer du fer et de l'acier, des fils, des métaux, des outils, des tissus de coton et laine, du bois, des produits chimiques, du papier, etc.\u2014 46-382 Indes \u2014 Maison de Kashmir désire exporter des tapis orientaux et importer de la marchandise canadienne \u2014 46-382 Iraq \u2014 Agence d'Iraq désire communiquer avec maisons canadiennes \u2014\t46-383 Italie \u2014 Maison de Rome désire un représentant au Canada pour importation générale \u2014 46-384 Italie \u2014 Maison de Gênes désire exporter des produits sidérurgiques, du matériel électrique, des appareils à levage, des machines pour travailler le bois, des installations sanitaires, des poteaux en acier, des moteurs Diesel \u2019-our navire, du matériel pour tramways et chemins de fer \u2014 46-385 Italie \u2014 Maison d'Alessandria désire exporter des produits dentaires, de la cire rouge pour fusions, du liquide pour blanchir, du plâtre rose pour empreinte \u2014 46-386 Italie \u2014 Maison de Milan offre du liège, de l'acide ou crème tartariques et désire agence de produits chimiques et pharmaceutiques, des produits alimentaires \u2014 46-387 Italie \u2014 Maison de Chieri désire exporter des étoffes et couvre-lits Jacquard, des tissus pour vêtements pour hommes et femmes, des confections \u2014 46-388 Maroc \u2014 Maison de Casablanca désire importer des textiles \u2014 46-389 Mexique \u2014 Maison de Mexico désire exporter des tissus de coton, des sous-vêtements, des chemises de travail, des mouchoirs, des piments, des pois, de l'huile.Elle désire aussi représenter des marchands de sardines \u2014 46-391 Nigérie \u2014 Maison de Lagos désire importer de la quincaillerie, de la papeterie, des machines à tricoter, du matériel photographique et exporter des produits tropicaux : cornes, os, poivre, bois, articles de cuir, gingembre, etc.-\t46-392 Palestine \u2014 Maison de Palestine désire exporter des peaux de python et de lézard \u2014 46-393 Palestine \u2014 Maison de Jaffa désire exporter des oranges et pamplemousses \u2014 46-394 Palestine \u2014 Maison de Tel-Aviv offre des bulbes de glaïeuls, des Amaryllis, des Calla, etc.\u2014 46-395 (Suite à la page 32) SuSatln la POLITIQUE À COURTE VUE?Chaque numéro de Y Actualité Economique nous ap' porte régulièrement des commentaires judicieux de Fran-çois-Albert Angers en marge de la politique économique de nos gouvernements.On ne peut soupçonner M.An-gers d'être trop optimiste dans ces commentaires : au con' traire, on s'est plutôt habitué à l\u2019entendre sonner l\u2019alarme.Nous croyons utile de faire écho à son dernier article in' titulé : \u201cVers un désastre majeur ?\" Le titre laisse déjà prévoir la gravité de son avertissement.De 1939 à 1945, la circulation monétaire a été portée de $3,339,000 à $7,496,000, soit une augmentation de 125%, alors que pendant la même période la production pour fins civiles n\u2019a crû que d\u2019environ 55% en valeur et 25% en volume.La facilité monétaire a créé l\u2019illusion d'une prospérité absente et il a été ainsi possible de faire oublier au public l\u2019étendue des sacrifices qu\u2019on exigeait de lui.Les ouvriers en ont largement profité et ont exercé toutes les pressions nécessaires à l\u2019obtention de taux de salaires plus élevés.De 1939 à 1944, l\u2019indice des taux de salaires est monté de 35%: le gouvernement se trouve donc à l\u2019heure actuelle en face d\u2019une masse monétaire correspondant déjà à un niveau d\u2019embauchage intégral qui constitue un puissant facteur d\u2019inflation sur un mar' ché saturé de valeurs gouvernementales et affamé de pro' duits consommables; avec un problème de réorganisation dont personne ne connaît l\u2019issue parce qu\u2019il est fondé sur l\u2019exportation et l\u2019avenir économique et politique d\u2019un monde ruiné.Il est vrai que l\u2019inflation monétaire peut être jugulée par l\u2019accroissement de la production en substituant aux productions de guerre les productions de paix.Mais si cette substitution n\u2019est pas possible rapidement, si Yac' croissement de la production n\u2019est obtenu qu\u2019à force d\u2019in' flation supplémentaire, quand s\u2019arrêtera la ronde ?il pas essentiel, au nom du plus élémentaire bon sens, que le stimulant qu\u2019on peut donner à la production ne con' courre pas lui'même à l\u2019accroissement de la dette publi' que.Or, telle n\u2019est pas la politique de nos gouvernants dont le budget comportera apparemment un autre déficit considérable.Il est évident que ce qui presse à l\u2019heure actuelle c\u2019est de réduire ses dépenses à un minimum de 194# façon que de larges excédents permettent chaque année le remboursement de la dette et le retrait de la circulation de toute la monnaie en excès.Pourtant, ce dont on entend parler c\u2019est de budgets formidables qui ne se con' cevraient que dans un état au-dessus de ses affaires et qui a le moyen de distribuer largement les biens sans se pré' occuper plus que cela de la nécessité primordiale de la production et du travail mme étant la seule base d\u2019où peuvent sortir les moyens j nanciers d\u2019acquitter tout cela.Il semblerait évident que la plus élémentaire pruden-ce recommande à tous les intéressés de promouvoir tout ce qui peut contribuer à la baisse des prix : esprit d\u2019épar' gne chez les consommateurs et les gouvernants; esprit de rationalisation chez le corps patronal; volonté de ne pas accroître les prix de revient chez tous les participants au processus de production.Après les gains considérables qu\u2019ils ont fait pendant la guerre, les ouvriers sont en train de scier la branche même sur laquelle ils sont per' chés par leurs revendications intempestives pour le main' tien du salaire global de guerre avec des heures de travail réduites.A la vérité, nos chefs d\u2019état comme nos chefs ouvriers sont victimes des promesses qu\u2019ils ont faites et font encore, les ura à leurs assujettis et les autres à leurs sup' porteurs.Dans la situation où nous sommes, la question se pose de savoir si nous préférons choisir nous'mêmes les sacrifices nécessaires au rétablissement de l\u2019ordre et nous les imposer, plutôt que de chercher à nous les cacher temporairement et nous en remettre au retour fatal des choses de nous imposer des mesures pires.Je comprends qu\u2019il soit dur pour nos chefs d\u2019état et nos chefs ouvriers d\u2019avoir à admettre ainsi tant de choses qu\u2019ils ont plus ou moins sciemment cachées au peuple; mais si nous ne trouvons avant longtemps les hommes capables de leur parler ce langage et de les en convain' cre, j\u2019ai bien peur qu\u2019à moins de quelque heureux hasard, nous ne soyons perdus.Cette dernière pensée de M.Angers est peut-être trop fortement teintée de pessimisme : elle mérite cependant qu\u2019on s\u2019y arrête et qu\u2019on y réfléchisse. \u2022 J lia (Lmmi wMjjMcM0» m w***!*! h MOi.*01* Quand vous avez un robinet qui fonctionne mal ou une fournaise défectueuse, quel est l\u2019homme le plus important du monde?C\u2019est le plombier! Jetez un coup d\u2019oeil autour de vous .voyez les maisons, les usines, les immeubles à bureaux, les hôpitaux et les édifices publics.Et songez ensuite jusqu\u2019à quel point notre confort, notre santé .notre existence même .dépend de lui et de son travail spécialise.En face de l\u2019avenir qui s\u2019ouvre devant le Canada et des progrès qui ne manqueront pas de se produire chez nous, le métier de plombier prend une signification particulière et s\u2019affirme par son importance croissante.\u201cU ns parfaltomont raison, mon gerçan* \"Oui, tu as bien raison de vouloir devenir un artisan spécialisé.C\u2019est ce qu\u2019il nous faut ici au pays\u2014 des jeunes qui, comme toi, voudront apprendre un métier à la sortie de l\u2019école.C\u2019est un bon moyen de réussir dans la vie.La connaissance d\u2019un métier rémunérateur permet de mieux gagner sa vie et assure le confort et la sécurité.C\u2019est ainsi que l\u2019on a de bons citoyens, des hommes indispensables à la vie économique du pays\". J VRAI ou FAUX ?\"La main-d'oeuvre coûte près de 10% plus cher A L unto qu'à Montréal et cet écart est encore plus prouoncé entre les provinces\".(1) UNE QUESTION D'INTÉRÊT PUBUC Les salaires payés à Montréal et dans la orovince de Québec sont-ils plus ou moins élevés que ceux que l'on paye à Toronto et dans la province d'Ontario ?Voilà une question importante, parce qu'elle intéresse tout le monde.Le niveau des salaires à Montréal et dans le Québec fait l'objet de controverses auquelles participent les unions ouvrières et les qouvemements.Par ailleurs, le niveau des salaires constitue un argument très puissant en matière de prospection industrielle.Dans certains cas même, c'est la seule raison capable d'expliquer la localisation de certaines industries à Montréal ou ailleurs dans la Province.Il convient donc de munir le public et plus particulièrement les commissaires industriels de données bien précises à ce sujet.Les unions ouvrières revendiquent ordinairement pour les employés du Québec des taux de salaires éqaux à ceux de l'Ontario.Certains officiers du gouvernement de la province voisine, quoique pour des motifs bien différents, réclament l'égalité des taux de salaires entre les deux provinces.L'Ontario redoute, non sans raisons, les conséquences de l'attrait qu'exerce sur l'industrie des niveaux de salaires moins élevés dans la province de Québec.Par ailleurs, on a soutenu, dans certaines circonstances, que les ouvriers du Québec n'avaient rien à envier aux travailleurs de l'Ontario et que les salaires dans les deux provinces se comparaient bien.Essayons donc maintenant de vérifier s'il existe vraiment des différences, et s'il en existe, d'en mesurer si possible l'importance.Gardons-nous des mirages Dans ce but, il faut d'abord convenir de nécessaires distinctions entre les mots revenu, gain et salaire.En effet, dans la langue de l'économiste, à ces trois mots correspondent trois unités statistiques fort différentes et qu'on ne saurait impunément ap prêter à toutes les sauces.Ainsi, il y a trois ans environ, il a été établi devant un tribunal d'arbitrage que le revenu des contribuables de Montréal est inférieur, en moyenne, à celui des contribuables de Toronto.Au nombre des causes d'un tel phénomène, on mentionna plus particulièrement une différence de structure industrielle, et une distribution différente des effectifs ouvriers entre les diverses catégories d'établissements manufacturiers dans les deux cités.Cette explication fut souvent reprise par la suite et dans certains cas inopportunément employée pour expliquer des différences de salaires.Dans le présent cas, il s'agit de comparer des salaires pour des occupations identiques, dans des établissements semblables.On voit que le problème est ici bien distinct, s'il n'est pas entièrement étranger au premier.Ecartons donc immédiatement le revenu qui comprend, outre le salaire, l'intérêt, le profit, les pensions et allocations, les honoraires, etc.Restent les gains et les salaires à propos desquels la statistique présente des données dont l'interprétation requiert plus d'attention.On s'est déjà prononcé sur la question des salaires en s'appuyant sur la statistique des \u201cgains moyens annuels des employés âgés de 14 ans et plus\", compilée d'après les données du recensement décennal du Dominion.0° données sont utiles pour comparer, entre certains territoires, l'importance relative des gains, du niveau de vie et du pouvoir d'achat des salariés par rapport à certaines marchandises.Malgré qu'elles témoignent généralement d'une supériorité des gains à To- Par JEAN DELAGE M.E.I.C.Ingénieur professionnel ronto et en Ontario par rapport à Montréal et à la province de Québec, et qu'elles reflètent les salaires, elles ne déterminent pas suffisamment les différences de salaires qui peuvent exister entre deux villes ou deux provinces.En d'autres termes, autant pour mesurer le degré d'équité des salaires que pour mettre l'industriel en état dévaluer la différence du coût de sa main-d'oeuvre à Montréal et à Toronto par exemple, ce sont des taux de salaires, c'est-à-dire le salaire payé pour une quantité ou une durée égale de travail, qu'il faudrait comparer.Or, la statistique des gains prélevée au recensement décennal comprend tous les gains déclarés par l'employé, tous les revenus de son travail de l'année, quels que soient le nombre et la variété des emplois qu'il a occupés.Ce que nous voulons pourtant, c'est le gain propre à une occupation, peu importe l'individu au poste, et non pas l'inverse, le gain qu'a pu procurer plus d'une occupation à l'individu.Enfin, si cette statistique nous permet de calculer le gain moyen hebdomadaire, parce que pour chaque occupation le nombre de semaines d'activité accompagne le gain moyen annuel, elle n'indique évidemment pas le nombre d'heures que comprend la semaine normale de travail.Elle ne fait pas non plus de distinctions entre les apprentis, les ouvriers semi-qualifiés et les ouvriers qualifiés.En somme, elle n'a pas été prélevée et compilée pour mesurer les salaires, mais plutôt les qains, ou la faculté de consommer et d'épargner des travailleurs, en même temps que pour comparer, sous ce rapport, les industries et les occupations entre elles, de même que les territoires des villes, des comtés, des divisions de recensement ou des provinces.Mais, même dans ce but, cette statistique ne saurait suffire puisque, dans bien des cas, les gains de la famille ren- (1) Recherche» effectuée» à l'office d'initiative économique et touristique de la cité de Montréal, dirigé par M.Valmore Gratton, avec la collaboration de M.George» Longval, B.A., L.S.C., à qui a été confié le travail de compilation.JuM*« 194» Paul H.Brault, Lt Col.J«an£.Chaput, O.B.E.E.D.Pierre A.Brault.BRAULT &CHAPUT MEMBRES : MONTREAL STOCK EXCHANGE MONTREAL CURB MARKET CANADIAN COMMODITY EXCHANGE INC.Facilitée d'exécution de commandée de valeure mobilières eur toue les marchés.Service 'TICKER\" MONTRÉAL et TORONTO Service de nouvelles \"Dow lones\".Téléphonée i BElalr 2111-2444 482, rue Saint-François-Xavier MONTRÉAL DOllard 5444 fllAftCEL Vcnnc Comptable» - Auditeur* Commissaire de la Cour Supérieure SPÉCIALITÉ : Impôt sur le revenu 365, ru# Decaetelnau, Montréal.Suce.St-Gabriel de Brandon, loliotte, Grand'Mère.seignent mieux que les gains individuels, surtout lorsqu'on veut comparer la province de Québec où, en raison des familles plus nombreuses, l'écart des gains de la famille et des gains individuels est plus grand.Une autre statistique des gains est prélevée mensuellement, depuis 1942, dans les entreprises qui embauchent 15 employés et plus.Cette statistique est publiée chaque mois en langue anglaise sous le tire : THE EMPLOYMENT SITUATION TOGETHER WITH PAYROLLS.Les données qu'on y trouve sont des moyennes très générales de gains hebdomadaires qui se comparent bien aux moyennes qu'on peut calculer sur la base des statistiques manufacturières, par exemple.A quelques exceptions près, les observations qui suivent s'appliquent d'ailleurs aussi bien aux premières qu'aux secondes.Ces statistiques ont pour objet de mesurer l'amplitude des variations, dans le temps, des salaires payés par certaines industries, en regard de l'embau chage; de comparer, de ce point de vue, les industries, les provinces et les principales villes entre elles et d'informer la politique économique du pays, à court et à moyen terme.Plus représentatives que la statistique des gains du recensement décennal, ces données n'en disent pas davantage cependant, et il serait vain d'y chercher une signification plus précise.Nous leur avons, par exemple, emprunté le tableau suivant des gains moyens hebdomadaires, pour les semaines terminées le 1er mars 1943 et le 1er mars 1946, dans les principales industries de Montréal et de Toronto.n, \t\t19 4 3\t\t\t19 4 6\t\t \tM\tT\tT/M\tM\tT\tT/M %\t \t$\t$\t%\t$\t$\t\t Toutes industries\t30.42\t31.50\t103.6\t32.16\t32.58\t101.3\t Manufactures\t31.20\t32.46\t104.0\t33.03\t33.16\t100.4\tv Communications\t38.16\t37.29\t97.7\t41.15\t41.20\t100.1\t Transports\t35.02\t34.16\t97.5\t36.05\t35.12\t97.4\t Construction Services Commerce\t30.74 18.88 25.24\t34.22 19.64 27.10\t111.3 104.0 107.4\t31.57 22.30 28.89\t38.92 21.43 30.53\t123.3 96.1 105.7\t LEGENDE : M désigne Montréal; T désigne Toronto.Qu'en pouvons-nous conclure?Tout d'abord que les gains ont augmenté à Montréal et à Toronto; que pour certaines industries, telles les manufactures et les services, ils ont augmenté plus vite à Montréal qu'à Toronto, tandis que pour d'autres, ainsi dans la construction et les communication, le contraire s'est produit.Mais en général, pour toutes les industries, l'excès des gains moyens à Toronto qui était de 3.6% en 1943 est tombé à 1.8% en 1946.Notons que ni l'un ni l'autre de ces deux chiffres ne correspond, à aucun moment, à l'excès des taux de salaires : 1° parce qu'ils sont les fruits de la comparaison de moyennes pondérées dans le calcul desquelles on fait compter chaque taux autant de fois qu'on compte d'employés rémunérés à ce taux.Ainsi, en temps ordinaire, quelques groupes relativement nombreux d'employés grassement rémunérés, contribuent à relever la moyenne.Pendant la guerre, par exemple, les salaires élevés payés dans les industries de guerre à Montréal, à des gens qui apparaissaient pour la première fois sur le marché local du travail, ont pu être la cause principale de l'augmentation observée de $31,-20 à $33.03 du salaire moyen dans les manufactures; 2° parce que la semaine de travail comporte généralement plus d'heures à Montréal qu'à Toronto.Les gens de Montréal ne parviennent à gagner un salaire qui approche, en moyenne, les salaires payés à Toronto qu'en y mettant l'effort et en prolongeant la durée du travail; 3° parce que les gains incluent le surtemps et le sursalaire ainsi que les bonis de production, et qu'on ignore de quelle façon ces deux éléments peuvent affecter les comparaisons; 4° enfin et surtout, parce que les gains, calculés d'après les bordereaux de paye, incluent les salaires du personnel autre que la main-d'oeuvre proprement dite, ce qui contribue principalement à relever les moyennes pour Montréal. On pourrait encore tenter d'établir une comparaison au moyen des décrets et des ordonnances relatives au salaire minimum des gouvernements provinciaux ou bien encore en utilisant les conventions collectives de travail.On n'y pourrait pas arriver de façon satisfaisante au moyen des décrets et des ordonnances parce que même les décrets stipuleni parfois des taux de salaire minima et s'il est des époques durant lesquelles les taux minima s'identifient aux taux maxima et actuels, il en est d'autres, par ailleurs, durant lesquelles les taux de salaires payés excèdent, parfois considérablement, les taux minima.Et c'est précisément le cas, dans maintes entreprises, depuis 1939.Les données qu'il nous faut Une comparaison basée uniquement sur les conventions collectives de travail serait nécessairement fragmentaire, puisqu'il existe nombre d'établissements où nulle convention ne lie employeurs et employés.Cependant, des comparaisons vraiment instructives pourraient être effectuées sur la base des données des conventions collectives de travail, jointes à celles qu'on pourrait obtenir au moyen d'une vaste enquête conduite par la même agence, de la même manière et à peu près au même moment, à Montréal et à Toronto, comme dans les deux provinces de Québec et d'Ontario.Le ministère du travail à Ottawa qui possède l'autorité et les ressources requises pour s'acquitter d'une pareille tâche a assumé depuis longtemps déjà la responsabilité de fournir ces renseignements au public canadien.En effet, chaque année, il publie un rapport qui est un supplément à la GAZETTE DU TRAVAIL, intitulé : SALAIRES ET HEURES DE TRAVAIL AU CANADA.Cette compilation représente une somme énorme de travail.Il ne faut donc pas se montrer surpris, si la publication de ce document donne la statistique des salaires avec un retard de deux ou trois ans environ.Ainsi le rapport No 26 publié en juin 1945, donne les salaires et les heures de travail pour 1943 seulement.Voici ce qu'on y peut lire concernant les sources des renseignements qu'il contient : \"La statisti- que de 1943 repose sur les données reçues de quelque 15,000 établissements et sur des renseignements tirés de rapports de syndicats ouvriers et de conventions collectives.La plupart des établissements comprenant 15 travailleurs ou plus ont été inclus dans le relevé, de même qu'une quantité représentative d'établissements de moindre importance de certaines industries, telles que garages, fonderies, ateliers mécaniques, les scieries et dans l'industrie du bâtiment .On a étendu récemment le relevé pour faire face aux besoins du Conseil national du travail en temps de guerre, à son inauguration en 1942''.Interprétation Le tableau qui sert de base a notre analyse a été préparé au moyen des données du supplément No 26 précité de la GAZETTE DU TRAVAIL.Il n'a pas pour objet de faire connaître le taux de salaire payé pour des occupations déterminées.Il peut tout simplement servir à faciliter la comparaison des taux de salaires entre Montréal et Toronto, en vue* d'une généralisation.Les données de ce tableau constituent un échantillon représentatif des taux de salaires pour 133 occupations réparties entie 31 catégories d'établissements spécifiées, pour lesquelles les taux de salaires ont été publiés pour les deux cités.La comparaison pour les deux provinces porte sur 358 occupations réparties entre 41 catégories d'établissements.Un peu comme à l'occasion du dépouillement d'un scrutin, l'analyse d'un pourcentage seulement des bulletins suffit, en vertu de la loi des probabilités, pour connaître le résultat final, cet échantillonnage nous paraît suffisant pour motiver des conclusions de portée générale.Il sera même possible d'exprimer par une moyenne les différences qu'on y peut observer.Mais on ne pourra le faire que pour certaines catégories d'établissements pour lesquelles les taux sont des taux horaires ou pour lesquelles les taux hebdomadaires correspondent a une semaine normale comportant le même nombre d'heures de travail pour les deux cités et les deux provinces.La situation pour l'ensemble des industries peut être aussi dé- - Qualité -?CONSERVES MARINADES CONFITURES SOUPES MAYONNAISE ?JJJoUBERT & FILS ST-VINCENT DE PAUL P.Q.moins A oeufs \u2022 SAVi-WAY \u2022 Expédiées à plat, «Nas s'ouvrant comma un livra.ssArif pou* l ixpIdition ÉCHANTILLON! SUS DIMANOC 60 CORMIER PAPER BOX Co.LTD.A.eOSMICS P«is 13, Ste-Agathe - Montréal IA.9024 Page sept i MAHEU.NDEL & BENOIT Comptables Agréés J.-E.MAHEU, L.8.C., C.A, C.P.A AUREL1EN NOEL.L.8.C., M B A.CA.LUCIEN BENOIT, L.8.C., CJL HENRI-L.BELANGER.L8.C.CJL 10 ou«it ru# 8AINT-JACQUE8, MONTREAL \u2014 MA.7754 A.-R.PAQGIOLO.L.8.C.C.A.BERNARD ROBERT.L.S.C.C.A JOSEPH BES8ETTE.B.A.L.8.C., C.A OEOROEB ALLARD.L.S.C., CA 22 Nord turn WELLINGTON» SHERBROOKE» Qué*\u2014TiL 82 INSISTEZ POUR QUE VOS ASSURANCES SOIENT CONFIÉES A H&gÉBBHBê A SAMOISETTE président et directeur général ASSURANCE SUR LA VIE Siège Social Montréal PARISEAU FRÈRES LIMITÉE i l:\t¦ ¦¦¦¦ '.\t.: PRODUITS EN BOIR \"L S B 99 ¦\tOÎTEB 'SLYWOOO\" ¦\tOIB OC BCIAOC \"¦HOOKI\" ¦\tO I T C ¦ CN IOIS DO LL AND 1166 1209» AVENUE OUCHARME MONTRÉAL LAVALLÉE, BÉDARD, LYONNAIS, MESSIER, GASCON COMPTABLES AGRÉÉS Hector Lcnrallée, C.A, C.P.A.Romain-R Bédard, C.A.Roger Lyonnais, C.A.10 est rue Saint-Jacques Roger Messier» CJL Lionel Gascon.CJL Jean Lussier, CJL.BE.1039 Montréal jDhilippr^faubirn&tf-ir ACCKSSOIK F S II I CT KIQUf- S S 6 l Z , .i v v .ADRIEN SENECAL, O.O.D.LA.2211 * MONTREAL EMBOSSING CO.Gravure Timbrage Taille-douce MARCEL CARTIER, prop.Membre de la Chambre Engraving Embossing Plate Printing ouest rue Notre-Dame PLateau 5687 Montréal Spécialiste LORENZO FAVREAU Optométriste, o.d.assisté d'optométristes-opticiens licenciés, Ba.O.Bureaux de consultation : TaitFavreau Bureau du centre 265 Est, rue Ste-Catherine Tél.: LA.6703 Bureau du nord 6890, rue St-Hubert Tél.: CA.9344 blissements de même taille, travaillant au même taux de leur capacité ultime; un outillage, une organisation et des produits en tous points semblables; des matières premières de qualité et de prix égaux, achetées en même temps; une direction au talent identique, etc.On voit combien il est puéril de tenter de comparer la productivité des travailleurs de deux grandes villes ou de deux provinces, en fonction de la productivité en valeur, lorsque la nature des produits ou leurs quantités relatives ne sont même pas comparables.En fait, ce n'est que par le chronométrage successif d'ouvriers accomplissant le même travail dans les mêmes conditions qu'on peut comparer leur productivité.L'opinion objective des industriels qui opèrent concurremment des établissements à Montréal, à Toronto et aux Etats-Unis, par exemple, vaudrait bien mieux que des affirmations improvisées à ce sujet.D'ailleurs, cette façon sommaire de jauger la productivité du travail peut nuire aux intérêts de ceux qui en font usage autant que les servir.Les résultats obtenus dépendent en effet du genre de produits ou de la catégorie d'établissements qui font l'objet d'une comparaison.DIS CONCLUSIONS IMPOSllS PAR LIS FAITS Le tableau suivant des taux moyens par industrie résume nos feuilles de travail concernant les occupations pour lesquelles des taux horaires de salaires ont été publiés.Une analyse détaillée de l'ensemble de ces données (taux horaires et hebdomadaires) nous enseigne que, en 1943, pour 133 occupations sur un total de 173, comportant des dizaines de milliers d'employés répartis entre 31 catégories d'établissements spécifiés, soit DANS 76.9 POURCENT DES CAS, LES SALAIRES SONT PLUS BAS A MONTRÉAL.Pour les 116 occupations pour lesquelles on a comparé des taux horaires, ces taux sont inférieurs à Montréal dans 78.5 pourcent des cas.Pour les 57 occupations auxquelles correspondent des taux hebdomadaires, ces taux sont inférieurs à Montréal dans 73.7 pourcent des cas.La même comparaison faite pour les deux provinces favorise Québec dans 85% des cas, soit pour 304 occupations réparties dans 41 catégories d'établissements.Ces résultats nous paraissent concluants pour ce qui est de notre première question.On peut donc affirmer que d'une façon générale les SALAIRES SONT PLUS BAS A MONTREAL QU'A TORONTO, ET DANS LE QUEBEC COMPARÉ A L'ONTARIO.Reste la seconde question : la différence est-elle consiaérable ?De combien par exemple les salaires sont-ils plus élevés à Toronto ?Pour répondre à cette question, une moyenne arithmétique simple des taux de salaires horaires serait, comme on l'a déjà vu, tout indiquée.Nous l'avons calculée pour les 109 cas pour lesquels un taux horaire moyen est donné pour les deux villes.On a ainsi obtenu pour Montréal un taux moyen de 65.9 cents l'heure et pour Toronto de 72.1 cents l'heure.LES TAUX DE CENT soit DE PRES DE 10 POURCENT PLUS ELEVES QU'A MONTRÉAL.L'importance de l'échantillon analysé justifie une telle généralisation.RÉSUMÉ DU COÛT COMPARATIF DE LA MAIN-D'OEUVRE A MONTRÉAL ET A TORONTO AINSI QUE DANS LES PROVINCES DE QUÉBEC ET D'ONTARIO (1) 19 4 3 \t\tTAUX VILLES (2)\t\tHORAIRES PROVINCES\t\t(2) INDUSTRIES Montréal\t\t\tToronto\tQuébec\t\tOntario Minerais métallifères\t$\t\t$\t$ .73\t(25)\t$ Coton, filés et toile\t«.\t\t\t.47\t(15)\t.50 Industrie de la laine (filés et étoffe)\t\t\t\t.42\t(14)\t.48 Tricot - bas, vêtements de dessous et de dessus\t\t\t\t.48\t(21)\t56 Rayonne, filé et étoffe\t\u2022 «.\t\t.\t.45\t(H)\t.54 Confection - chemises\t.45\t(S)\t.60\t.42\t(5)\t.55 Produits du caoutchouc\t.62\t(5)\t.80\t.52\t(14)\t.68 Pulpe et papier - Pulpe\t.\t\t.\t.61\t(8)\t.71 Pulpe et papier -Papier-journal\t\t\t\t.88\t(7)\t.96 Pulpe et papier -Papier autre que papier-journal\t\t\t\t.68\t(5)\t.75 Pulpe et papier - Entretien\t\t\t.\t.68\t(6)\t81 Bois d'oeuvre et produits -Produits de scierie\t\t\t\t.44\t(8)\t.60 Bois d'oeuvres et produits - Usines de rabotage, portes, châssis, etc.\t.49\t(3)\t.61\t.44\t(5)\t.51 Bois d'oeuvres et produits -Meublerie\t.61\t(4)\t.74\t.51\t(8)\t.61 Produits végétaux -Minoterie\t.53\t(2)\t.58\t.50\t(5)\t.55 Produits de la fourrure\t.79\t(5)\t.86\t.79\t(5)\t.82 Cuir et produits -Tannage de cuir\t.56\t(8)\t.66\t.49\t(12)\t.59 Produits animaux -Produits de la viande\t.59\t(H)\t.61\t.58\t(13)\t.58 Fer et produits -Produits bruts, laminés et forgés\t.63\t(6)\t.70\t.63\t(12)\t.75 Fer et produits -Produits de fonderie et d'atelier mécanique\t69\t(5)\t.74\t.64\t(9)\t.69 Fer et produits -Machinerie, chaudières, moteur, réservoirs, etc.\t.70\t(10)\t.80\t.66\t(12)\t.77 JuO*« 1946 Un calcul semblable fait pour les deux provinces, pour 282 occupations (échantillons), donne en moyenne pour le Québec 60.0 cents l'heure, et pour l'Ontario, 66.7 cents l'heure.Les salaires sont donc de 11 % PLUS ELEVES EN ONTARIO.D y a donc environ 75 chance® sur cent pour une occupation quelconque, que le salaire soit supérieur en Ontario ou à Toronto par rapport au Québec et à Montréal.Si Ton tient compte de tous les cas, l'écart en plus est de 10 p.c.à Toronto et de 1 p.c.en Ontario.BUANDERIE VILLERA Y Çeriïce 4e buanderie recherché 8183 LA JEUNESSE DU 5711 ¦\"\"jlf.¦ CREME ¦ BEURRE OEUFS ¦ BREUVAGE- CHOCOLAT 6 L'Epicier progressif vend nos produits lactés Unité* 1711.IM WOLTE\tnUwWnoc SIM* Poe* ans* A* Poupart a Cle ïâL-Ra^ LA.1127 flMICE TRUDEAU c.R.avocat \u2022 Cbambft 25 204 OUEST.RUE NOTRE-DAME, MONTRÉAL CHerner 6103 SICOTTE MACHINE SHOP Réparations générales Mécaniqus st soudurs de tous ginres Sou durs électriqus.4720 ave PAPINEAU MONTRÉAL Nous vorrons à ochoi si rtécossolro 'rwirnlf i*vVk» !l!!l!!illi!!!!lllii!l!0i!8üUl \u2022Itsi dlspwflltrs vos ENNUIS pot los nouvoouü rèplomonts duron! LIVRAISON ESTIMÉS FOURNIS SUR DEMANDE TOUTES MARCHANDISES ASSURÉES CAMIONS DES PLUS MODERNES Pour livraison do vos paquots IRETROraiE INTO L.B NAVEL PRonniéTAiM SPÉCIALITÉS Livraison par contrat 120s \u2022»«, ru ii a a rua Dorchosts» ^n' ¦ ¦ \tVILLES\t\t(2)\tPROVINCES\t\t(2) Montréal\t\t\tToronto\tQuébec\t\tOntario \t$\t\t$\t$\t\t$ Fer et produits -Avionnerie Fer et produits -\t.\t\t.\t.73\t(6)\t.74 \t\t\t\t\t\t Constructions navales (acier)\t\t\t\t.86\t(12)\t.87 Fer et produits -\t\t\t\t\t(10)\t.74 armes à feu\t.72\t(9)\t.75\t.73\t\t Fer et produits -Poêles, calorifères, etc.Fer et produits -\t.72\t(5)\t.78\t.59\t(9)\t.67 \t\t\t\t.63\t(7)\t.68 Produits de la tôle Production et distribution\t.64\t(7)\t.69\t\t\t \t\t\t\t.66\t(7)\t.73 d'électricité Appareillage électrique,\t.\t\t.\t\t\t \t\t\t\t\t\t radiophonique, etc -Postes de radios et pièces\t.62\t(5)\t.56\t.62\t(5)\t.55 Appareillage électrique,\t\t\t\t\t\t radiophonique, etc.-Appareillage électrique\t.71\t(10)\t.70\t.71\t(10)\t.69 Construction\t.90\t(6)\t1.02\t\t\t.Tramways Services - mécaniciens\t.67\t(2)\t.75\t\t(1)\t.74 de garage\t.74\t(1)\t.78\t.70\t\t MOYENNE GENERALE\t.659\t\t.721\t.600\t\t.667 Excès des salaires à Toronto par rapport à Montréal : 9.4% Excès des salaires dans la province d'Ontario par rapport à la province de Québec: 11.2% SOURCE : Supplément No 26 de la GAZETTE DU TRAVAIL, publié en 1945 par le Ministère du Travail du Dominion.(1)\tToutes les occupation?; mentionnées dans le Supplément No 26 pour lesquelles la comparaison de taux horaires peut être faite pour les cités et les provinces ont été incluses dans ce tableau.Il nous sera agréable de fournir, sur demande, la liste complète des occupations et des taux de salaires pour une quelconque des industries comprises dans le relevé.(2)\tLes chiffres entre parenthèses qui accompagnent les taux pour les cités et pour les provinces représentent le nombre d'occupations dont les taux ont été inclus dans le calcul du taux moyen pour chaque industrie.Des différences qui ne changent pas du Jour au lendemain Evidemment, les taux de salaires ont changé depuis 1943.Mais les différences relatives, en pourcentages, qu'on peut observer entre les taux payés pour des occupations identiques, dans des établissements similaires, entre deux villes ou deux provinces ne changent que très lentement.Ce processus très lent comme ces différences s'expliquent par des causes dont les effets ne peuvent être modifiés que sur une période de très longue durée.Accidentellement, comme en temps de guerre, lorsque l'Etat intervient pour stimuler la production, et dépense des milliards dans ce but, précisément là où il y a excès de l'of- fre sur la demande de services, les écarts qu'on peut observer en temps ordinaire tendent à diminuer momentanément.Il est probable cependant que le phénomène contraire se produira avec le retour à l'activité normale du temps de paix et à l'initiative privée, alors que l'activité économique reprendra un équilibre relatif voisin de ce qu'il était avant la guerre.Mais, même en 1943, après 3 ou 4 ans de guerre, comme on l'a constaté, les taux de salaires à Montréal étaient encore bien inférieurs à ceux payés à Toronto.Une explication entre bien d'autres Ce fait qui vérifie une constatation que nous avions déjà faite Rage douze 53 pour les années antérieures à 1943, s'explique surtout par un excès chronique de la demande sur les offres d'emplois à Montréal et dans la Province.Il s'explique aussi par une attitude forcément moins agressive des unions et des syndicats ouvriers dont les membres se recrutent parmi des travailleurs qui ont un sens aigu du devoir et de leurs responsabilités familiales et qui, par tempérament, autant que par besoin et par conviction, ne sont pas prêts à faire inconsidérément le sacrifice de leur quiétude et de la paix industrielle, fut-ce même pour accroître leur niveau de vie.Cette main-d'oeuvre bilingue, aux moeurs frugales, simples et paisibles, qui chérit la vie au foyer et dont l'hospitalité et la générosité sont proverbiales, S'EST TOUJOURS MONTRÉE BEAUCOUP MOINS AVIDE D'ARGENT QUE DE SÉCURITÉ, DE CONSIDÉRATION ET DE RESPECT.U n'y a pas que les prix des services, c'est-à-dire les salaires, qui soient supérieurs à Toronto et en Ontario.Les prix des biens en général et des marchandises en particulier le sont aussi.Une différence de 5% en plus approximativement a déjà été établie entre Montréal et Toronto pour les produits alimentaires seulement.Cela dépend sans doute du coût plus élevé de la main-d'oeuvre, mais aussi de ce qu'à un revenu individuel supérieur et à une composition différente de la famille correspond un équilibre économique différent, un équilibre différent de la production et des besoins, ainsi qu'un niveau de vie matérielle supérieur.Parce qu'en somme l'individu dispose de plus d'argent là-bas, la demande, plus élastique, se fait plus pressante et les échanges de maints produits s'effectuent à des niveaux de prix plus élevés.L'écart comparatif des prix de certains services, c'est-à-dire des salaires payés pour certaines occupations, entre les cités et les provinces, s'expliquerait sensiblement de la même façon lorsque, par l'étude des facteurs qui affectent l'offre et la demande, on n'y saurait parvenir de façon satisfaisante.L'excès de la demande sur l'offre d'emplois dans la province de Québec et à Montréal dépend, d'une part, du taux élevé de la natalité de la population de langue française et, d'autre part, du nombre relativement insuffisant des entrepreneurs et des pourvoyeurs d'emplois auxquels cette population, de traditions et d'origine agricoles encore récentes, peut donner naissance.Montréal, métropole du Canada, grand terminus des voies de communications maritimes, ferroviaires et aériennes, dont l'expansion industrielle rapide est principalement imputable au capital étranger, tient une telle importance dans l'activité économique du Dominion et surtout de la Province, que c'est vers elle surtout qu'afflue l'excédent de population des campagnes.Aussi bien ne faut-il pas être surpris si l'assistance aux chômeurs, par exemple, coûte beaucoup plus cher dans la métropole que dans n'importe quelle autre ville du pays.Par comparaison avec la répartition géographique des manufactures en Ontario, nombre de peti tes villes du Québec, laissées a elles-mêmes, privées des ressour ces originaires de l'étranger, tardent trop à se développer pour assumer leur part du fardeau Voilà pourquoi l'écart des salaires entre les provinces est encore plus accentué qu'entre Montréal et Toronto.Située dans une province où abondent les ressources, et si amplement pourvue de main-d'oeuvre à bon marché, Montréal, par sa situation géographique, apparaît comme la terre promise de ceux qui, pourvus de capital, peuvent tirer parti de pareils avantages.Ces observations ne sauraient suffire cependant à expliquer les différences de salaires observées.Si ce phénomène persiste, cela n'est-il pas dû à l'attachement profond des canadiens de langue française pour la patrie québec-quoise.«S'il en était autrement, n'auraient-ils pas depuis longtemps émigré plus nombreux vers les centres ontariens, où leur intervention sur le marché du travail aurait tôt fait de rétablir l'équilibre des taux de salaires entre les deux villes et les deux provinces.Car, ils n'ignorent pas les avantages qui pourraient leur être offerts dans la province voisine.Par l'attrait qu'il exerce sur l'industrie, l'écart des taux de salaires constitue une force naturelle qui a pour propriété de promouvoir l'industrialisation et, par voie de conséquences, l'augmentation progressive de l'offre d'emplois, là où les salaires sont le plus bas.C'est la seule force capable, non seulement d'empêcher les inégalités de s'aggraver, mais de plus d'opérer progressivement, et sans heurts, le rajustement automatique des salaires à des niveaux comparativement plus élevés et stables.Elle seule peut en même temps contribuer à résorber le chômage, et concilier ainsi les ex- \u2018 igences de la justice commutative ou de la justice distributive.11 semble que ni l'arbitraire, ni l'intervention directe de l'Etat, des syndicats ou des unions ne pourraient simultanément corriger ces inégalités et produire les mêmes effets.En général, toute augmentation des salaires obtenue dans ce but, par ces moyens, le serait au détriment de l'embauchage, et l'on n'arriverait ainsi, (à compter d'une certaine limite) à augmenter le bien-être des uns qu'en privant les autres du nécessaire.La Mule maison canadienne-française ARTICLES \"BEAUDRY\" Bretelles fines Bretelles \"POLICE\" Bretelles peur pêcheurs Jarretières Ceintures e Parapluies pour Dames Enfants - Hommes - Golf - Portiers Parapluies pliants et sacs à main.» Depuis 1880 MONTREAL SUSPENDERS & UMBRELLAS, LTD.MONTREAL PLateau 4106 Page treize A vos ordres Notre Maison est toujours apte 6 fournir au public, dans les conditions générales les plus avantageuses, tous les éléments 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de n'y plus laisser de place pour les objets d'un ordre plus élevé, la chasse au logement a fini par devenir une sorte de sport national au Canada.La crise de l'habitation s'est installée à l'état endémique chez le peuple canadien depuis plusieurs années déjà, et je n'apprendrai rien à personne, en affirmant que, bien loin de s'acheminer vers une solution prochaine, les éléments du problème vont chaque jour s'emmêlant davantage.Genèse de la crise Cette crise n'a rien du champignon.Pas plus que dans le corps humain, il n'y a de tumeur spontanée dans ce vaste et complexe organisme qui s'appelle l'économie nationale.S'il y a rupture d'équilibre, c'est que certains éléments s'y sont introduits et, à la longue, ont provoqué un malaise général.L'analyse du problème du logement nous amène donc à remonter jusqu'à ses premiers facteurs déterminants.Contingentement des matériaux.Au haut de la liste vient évidemment la guerre.En mettant au service de la cause commune ses ressources naturelles et son capital humain dans un effort de guerre total, le gouvernement canadien supprimait l'une des plus importantes industries normales du pays : la construction domiciliaire, et retirait du marché du travail quantité d'ouvriers spécialisés dans les divers métiers du bâtiment.L'acier qui aurait pu soutenir des charpentes devint canons ou obus.Avec assez de ciment pour couler les fondations de cinquante maisons on fit un plancher d'usine.L'un des premiers matériaux, le bois, fut contingenté et dirigé vers les installations militaires.De même pour la brique, de même pour les clous, de même pour l'aluminium, de même pour les accessoires électriques, de Julfet 1946 meme pour tous les matériaux et produits employés dans la construction des maisons.Déplacement de population.Une autre donnée du problème consécutive à la guerre et dont il ne faudrait pas sous-estimer l'importance, au moins égale au contingentement des matériaux, c'est le déplacement de la population.L'appât des salaires élevés, sorte de prime hebdomadaire et économiquement discutable destinée à fournir l'énergie humaine à notre machine de guerre, l'appât des salaires élevés, dis-je, s'ajoutant à la puissante fascination que la ville exerce en permanence sur la jeunesse rurale, draîna vers les centres urbains une large partie de la main-d'oeuvre de nos campagnes.Il n'entre évidemment pas dans le cadre de cet article d'indiquer les conséquences de ces désertions sur notre économie en général et sur notre agriculture en particulier.A nous limiter à sa connexion avec le problème qui nous intéresse, cet accroissement anormal et subit de la population de rtos villes a eu pour effet immédiat de les encombrer.Et c'est ici que Montréal sollicite particulièrement notre attention.Notre industrie comporte un grand vice, celui de se développer dans quelques centres seulement.Au lieu de favoriser la formation de villes moyennes et la distribution équilibrée de la population, il se trouve que l'activité industrielle de la Province est concentrée dans un très petit nombre de localités.C'est ainsi qu'à l'encontre de Toronto, qui ne représente que 30% de l'industrie ontarienne, la métropole à elle seule inscrit à son crédit la moitié de la production manufacturière du Québec.De 1939 à 1943, année où notre fièvre de production d'armements et de munitions atteignit à son paroxysme, le graphique de l'emploi dans les usines de guerre montréalaises a monté en flèche et accusé une augmentation de plus de 125,000 travailleurs (1939: 42,335; 1943: 167,699).Hôtels, pensions, maisons de chambres suffirent à peine à ab- arrêtez cette course/ Travailler vite et bien, c'est la clé du succès en affaires.Conçu pour épargner du temps, de l'argent, des courses et de l\u2019énergie, ELECTRO' VOX opère à la vitesse incroyable du tour du monde en i seconde.Il réalise l'ordre parfait dans les com' munications du personnel à Tinté' rieur d'un bureau et d'une usine : il en double le rendement.ELECTRO'VOX répond à tou' tes les 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