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Titre :
L'album musical
Éditeur :
  • Montréal :A. Filiatreault & Cie,1882-1884
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Canada artistique
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L'album musical, 1882-02, Collections de BAnQ.

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A.FILIATREAULT & CIE , Editeurs Ed.MacMAHON, Rédacteur Numéro 2.MONTRÉAL, FEVRIER 1882.Prix 50 cents Nous sommes heureux d’annoncer aux marchands de musique et aux musiciens que nous avons fait l’acquisition de caractères tyqographiques nouveaux et que nous pouvons à partir de ce jour, imprimer pour le commerce toute publication musicale à compositions avantageuses.Nous apporterons le plus grand soin à la composition typographique ainsi qu’à l’impression.Toute œuvre dont on nous confiera l’impression sera livrée sous le plus court délai.On peut avoir des échantillons de musique en en faisant la demande à notre bureau ou par lettre.S’adresser, A FILIATRAULT et Cie.Editeurs de 1’album Musical.Boîte 325.No.8 St Thérèse MONTREAL -?«- ORIGINE ET BUT DES CONCERTS Quand retournera-t-il au concert ?Telle était la question que nous posions en terminant notre article du mois dernier.La réponse est facile à donner.Il ira au concert, lorsque les organisateurs n’oublieront plus que c’est dans le but de faire progresser la musique que le concert a été créé.Si l’on étudie maintenant le but des concerts dans notre pays l’on ne sétonnera pas des fiascos nombreux qui couronnent d’habitude les soirées musicales dans nos villes.On organise un concert pour les pauvres ; on organise un concert pour venir en- aide à une institution de charité.Une veuve est elle dans la misère ; vite un concert.Une église ne paie pas assez pour couvrir les dépenses nécessaires ; il faut un concert.Ou est dans une position financière difficile ; organisons un concert.Enfin le concert, c’est en notre pays la planche de salut de tous ceux que le tourbillon va noyer.Un cordonnier peut parfaitement organiser un concert, les chances de succès sont aussi nombreuses pour lui que pour tout autre.Aussi faut voir quels concerts l’on nous donne.Un amateur est chargé de tout préparer moyennant mince rétribution (car il y a des amateurs qui se font payer dans notre pays.) Trois ou quatre amateurs comme lui ; une romance d’un goût douteux, chantée souvent d’une manière affreuse ; une grande marche de concert ou une grande valse pour piano jouée avec fracas ; un bout d’une pièce quelconque ou quelquefois même une petite pièce théâtrale tout au long : c’est la première partie d’un spectacle-concert.La seconde partie lui ressemble du commencement à la fin.Ceux qui se sont fait tromper baillent quelques temps et partent bientôt, à la fin il ne reste plus que les badauds.Voilà l’un des cent et quelques spectacles-concerts aux quels les habitants de Montréal et desenvirons sont in-vitéschaque année à assister.Résumé : mauvaise musique, mauvais musiciens.Résultat : dégoût pour tous les concerts chez les classes intelligentes et fiasco presque complet pour les artistes et musiciens lorsqu’ils se donnent la peine d’en organiser.Tout le monde le sait, et l’on peut le dire à notre honte ; si nos musiciens n’avaient pas d’agents sur la route travaillant à placer des billets d’entrée ils joueraient souvent devant des banquettes vides.Pour remédier à ce mal nous n’avons qu’une chose à faire ; refuser toujours, quelque soit le solliciteur, d’assister à un concert qui n’est pas organisé par un musicien compétent.Dans le dernier article nous parlions des salles de concerts de Pasdeloup, de Pléyel, d’Erard et de Herz et nous disions que les propriétaires contrôlaient le programme des concerts.Il va s’en dire qu’ils sont eux même grands musiciens.Les Etats-Unis se rappellent encore d’avoir applaudi Herz en tournée artistique.Ne serait il pas temps que, dans nos grandes villes et à Montréal surtout, ont eut une salle où l’on serait certain de n’entendre que des artistes et de la bonne musique.Nous suggérons l’idée seulement en passant.Il est vrai que ce serait une sûreté pour ceux qui aiment à entendre de la bonne musique.Mais quel est celui qui parmi nous, possédant à la fois assez de connaissances musicales, de capitaux et de désintéressement voudrait se mettre à la tête d’une telle entreprise ?.Laissons de côté pour le moment ce projet qui court 10 L’Album Musical risque de ne se réaliser que dans un avenir très éloigné, et passons à un dernier moyen propre à assurer le succès de nos concerts.Nous avons certes des musiciens qui mériteraient de recevoir plus d’encouragement dans leurs concerts.Mais il ne faut pas en jeter toute la responsabilité sur le public indifférent ou même sur les amateurs qui leur font compétition.Les soirées musicales que nos artistes et professeurs de musique donnent au public sont de trois espèces.Les unes où l’unique but est de faire briller l’exécutant, organisateur de la soirée, ou encore quelque chanteuse souvent entendue : Soirées, où un violoniste, un grand artiste même, fait entendre une œuvre d’un grand maître ; un pianiste une composition de Rubenstein, de Litz, de Chopin ou de quelqu’autre ; une chanteuse, un extrait d’opéra ; un chanteur, une romance où une chansonnette.Les secondes sont organisées dans le but de faire voir au public comment un professeur sait enseigner.Pour cela tout un concert dont toute la musique voeale et instrumentale est confiée aux meilleures élèves.Les troisièmes enfin — et ce sont là les plus rares — sont plus variées.Orchestre, chœurs, quintettes et quatuors, oratorios, symphnies, on y voit tout cela.Un solo ci et là.Une jolie chanteuse.Un violoniste.Un pianiste.Enfin de la variété.Les soirées de la première espèce sont celles qui réunissent généralement le moins d’auditeurs.N’en déplaise à messieurs les artistes —nous ne craignons pas de le dire, — nous doutons fort qu’il en serait autrement à Paris même pour les plus grands artistes parisiens, si, comme ceux de nos villes, ils donnaient une ou deux fois l’an des concerts avec le concours d’un pianiste, d’une chanteuse et d’un chanteur parisiens déjà entendus, fussent-ils tous des étoiles de première grandeur.Que voulez-vous le peuple est avide de nouveau et nous ne lui en faisons pas de reproche.Celles de la seconde classe réunissent dans la salle les amis et parents des élèves et les admirateurs du professeur.L’idée est excellente et nous n’accusons pas le professeur de faire une petite réclame.Nous savons que rien ne fait tant plaisir aux parents et au public en général que de constater les succès chez les élèves de talent.C’est surtout là un moyen de stimuler l’ambition des élèves.Remarquons cependant en passant que les parents et amis qui assistent à ces concerts ne sont pas pour la pluspart des connaisseurs et sont quelques fois exposés à prendre pour une qualité chez l’élève ce qui est un défaut.Ne vaudrait il pas mieux alors confier quelque partie du concert à un ou plusieurs artistes ou professeurs.La com- paraison serait facile à faire, et les parents ne feraient qu’encourager leurs enfants à travailler pour mieux réus-rir.Nous ne verrions pas, comme bien souvent, des pères ou des mères croire que leur fille est une grande artiste que personne ne peut surpasser, pour n’avoir entendu rien de mieux.Les concerts d’ensemble ceux de la troisième classe ont le mérite de donner de la bonne musique.Ce sont ceux qui réussissent le mieux et ce sont ceux là que nous voudrions voir devenir la règle générale au lieu de rester l’exception.Pour tout résumer, plus de concerts de cabotins, de bons concerts variés, surtout de la bonne musique, du nouveau et les recettes seront moins minces.Du mouvement musical en Canada.•—Vous avez parlé des professeurs de Montréal ; et que dites-vous de ceux de Québec ?.Patience ! amis lecteurs.Il faut que je fasse un appel sérieux à mes souvenirs pour né point confondre ni les dates ni les noms.Ce n’est pas une mince affaire de se demander ce qu’on faisait ici ou là il y a vingt-cinq ans ; mes leçons dans les couvents d’une part, de l’autre tous les concerts auxquels je participais me laissaient peu de loisirs.Il fallait que j’eusse une robuste santé pour satisfaire à toutes mes occupations.De plus, un de mes amis me joua un très-mauvais tour.Jugez-en vous-même.Vous avez connu Emile Chevalier?Eh bien, ce journaliste vint un jour me voir.C’était en 1858.— Que faites-vous là, me dit-il, vous écrivez quelque chose ?— Oui, je me repose en travaillant, et, en ce moment, j’écris une série d'articles sur l’enseignement musical, travail qui m’oblige à repasser un peu mes études des temps passés.— Avez-vous plusieurs articles complets ?— Un ou deux, je crois.— Voulez-vous bien me prêter le premier ?ça m’intéressera, je vous assure.— Très-volontiers.Mais sachez que ce sont 'plutôt des notes que je conserve, pas autre chose.C’était un excellent cœur, Emile Chevalier.Il avait une tenue assez désordonnée mais ne savait point refuser un service.Fort intelligent et passablement excentrique et dans ses allures et dans ses idées, c’était néanmoins une personne pour laquelle on se sentait de la sympathie.Deux jours après sa visite, je reçois un paquet de journaux ; je déchire la bande : c’était le Pays dont il m’envoyait plusieurs numéros.Je dépliai ce journal et, en le parcourant, que vois-je ?mon premier article sur l’enseignement musical ! C’est un coup de traître, me dis-je ; je prends mon chapeau et me rends de suite chez Emile Chevalier.__Tieus, vous voilà 1 comment êtes-vous ce matin ?— Fort bien, mais expliquez-moi donc pourquoi vous avez publié mon article.— Pourquoi ?.Parce que je l’ai trouvé de mon goût, fort utile pour le public. • ?B » * f T L’Album Musical 11 — Mais, mon cher, je’n’ai jamais écrit pour le public ; je ne suis pas un homme de lettres, ni journaliste, ni écrivain, ni.— Et après ?Je vous dis que je suis content de publier cette série d’articles, et je compte sur vous pour le reste.Est ce bien compris ?— Tant que vous voudrez, mais je vous le répète, j’avais écrit ce travail pour moi et non pour.— Le public lira ces articles avec plaisir, je vous l'assure.Acceptez ce cigare, je vous prie, et allons baptiser le nouveau-né.J’eus la faiblesse de céder.Si donc, chers lecteurs, je suis devenu écrivain, critique et compositeur, vous le devez à ce traître de Chevalier qui riait souvent dans sa barbe du tour qu’il m’avait joué.Vous avez sans doute deviné son but.Je donnais des leçons de piano — sans tembour ni trompette — et publier mes articles était une excellente réclame.Voilà l’homme de cœur en entier.C’est ma reconnaissance que je déverse sur ses mânes ! M.N.Legendre a écrit, il y a plusieurs années, dans l'Opinion Publique, un excellent article sur les musiciens.Il constate que la société, en Canada, semble croire qu’un musicien ne peut parler que musique, qu’il vit complètement de musique et est incapable de s’intéresser à autre chose.M.Legendre a fort bien relevé cette fausse opinion et a démontré que le musicien était souvent un homme instruit et généralement spirituel.Et j’ajouterai que le musicien n’a jamais été un mollusque ainsi que bien des gens se plaisaient à le dire dans le temps jadis' Je tenais à raconter mes débuts dans la presse pour que l’on fut bien persuadé que le hasard seul m’a fait prendre la plume ; et si j’ai continué depuis lors à noircir du papier, ce ne sont ni l’orgueil ni un sot amour propre qui m’y ont obligé, .mais seulement pour satisfaire plusieurs de mes amis de la presse de Montréal.C’est ce qui se passe encore aujourd’hui, je crois.Si ma prose n’a point le coloris, la saveur, l’élégance de celle de nos excellents écrivains, cela provient sans doute de ce que.la plus belle fille 11e peut donner.— Mais que dites-vous des professeurs de Québec ?— Que je vous en causerai prochainement.Gust.Smith.NOS REPRODUCTIONS.Nous avons à ce numéro plus de chant que d’habitude.Nous tenons à en donner la raison.L’on se rappelle que dans notre prospectus nous promettions de publier de la musique canadienne.En le faisant nous travaillons à l’avancement de l’art musical au milieu de nous.Nous donnons l’occasion à une foule de compatriotes musiciens de s’exercer à la composition.Il en est qui trouveront à critiquer les œuvres faites au pays, et ils sont nombreux.D’abord la critique, lorsqu’elle est faite avec discernement et délicatesse, ne peut produire que de bons résultats.Puis aux critiques trop sévères, nous nous permettrons de leur rappeler qu’il est toujours plus facile de critiquer que de composer soi même.Supposons même que les œuvres que nous publions —et celles que nous imprimerons plus tard—ne soient pas parfaites, qu’elles pêchent même quelque peu contre les règles de la composition ou de l’harmonie, elles n’en sont pas moins dignes pour cela de la publication.Expliquons nous.Nous n’entendons pas dire que nous avons l’intention de remplir notre journal de ritournelles qui n’indiquent chez l’auteur aucun goût musical et aucune connaissance des ‘ sciences de la composition et de l’harmonie.Mais nous désirons publier toute œuvre qui porte un certain cachet d’originalité, sauf à faire corriger et modifier par des connaisseurs les quelques imperfections notables que l’on peut y trouver.Ces œuvres toutes faibles qu’elles peuvent-être sont placées en regard de compositions souvent d’un grand mérite.Les professeurs (ceux bien entendu qui s’y entendent) en font remarquer la différence à l’élève.Celui-çi devient désireux de comprendre par lui-même et il cherche à s’instruire.Nous avons donc publier des œuvres canadiennes en plus grand nombre dans le présent numéro.Les mélodies, les romances sont ce que nos amateurs aussi bien que nos musiciens font le plus facilement.Nous en recevons de toute part.Il était temps aussi de publier un chant d’église et nous avons cru qu’il était de notre devoir de ne pas tarder davantage.Voilà pourquoi notre numéro de février contient neuf pages de chant.* * * Nous continuons les chœurs canadiens de monsieur E.Gagnon.Nous publions une romance “ O ma charmante” par monsieur F.Jehin Prume, que tout le monde connaît,-au moins de réputation.Il n’est pas besoin de dire que cette petite composition est jolie et faite pour plaire, nos abonnés en seront vite convaincus.Petits Oiseaux est l’œuvre d’un amateur.C’est une petite mélodie naïve que tout le monde aimera.Au milieu de passages qui rappelleront d’anciens souvenirs le chanteur trouvera des phrases pleines d’originalité candide.Pour tout encadrer un accompagnement facile et sans prétention que le premier pianiste venu exécutera aisément.Le
de

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