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Titre :
La femme
Éditeur :
  • Montréal :Maison Letendre, Fils & cie,1908-1912
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

La femme, 1909-07, Collections de BAnQ.

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[" gllllgll llllllllb IK '-^.,w^V 1II llpli 11|S telsiiiilïwisiwi liBiBaïifcaiaiiïSii mm HH EKMMR lliSfc 'WwlF \\ys/£%.ijj'ri.; i l Sill a .feteS Revue mensuelle offerte a tous les clients du BON MARCHE \u201d, Maison Letendre, Fils A Cle No.16 MONTREAL, JUILLET 1909 \\ 2eme Année 7 Durant- Juillet Mille Fleurs 527 RUE STE-CAT H ER IN E EST Vendus à moitié prix 9\t7> Nos Magasins sont ^ fermés à 6 heures à l\u2019exception du Samedi.- Nos Magasins sont ouverts tous tes jours à 8.30 hrs.Juillet et ses Multiples Occasions Juillet est le mois des grandes occasions, le mois ou les clientes peuvent économiser le plus tout en faisant de plus grands achats.Le départ habituel des gens qui passsent l\u2019été à la campagne ne nous a affecté en aucune façon.Nos offres du Juillet sont tellement avantageuses, que tous les jours nos rayons sont bondés d\u2019acheteurs enthousiastes.La grande vente annuelle sera continuée tout le mois et les occasions se succéderont sans interruption.Surveillez les annonces du \u201cBon MarchéL Voile noir uni, 40 pes de large, tout laine, de 50c pour _______________,_____29c Lama et Sateen de laine noir, rayures ou carreaux, régulier 60c pour .\t37c Nouveaux tissus de fantaisie \u201cTennis\" à rayures ou carreaux, 40c pes de large, couleurs pâles, le vrai tissu à la mode pour toilettes de vacances, régulier 60c pour .\t.\t.\t.\t.\t29c Blouses en point d\u2019esprit blanc, écru, garnies de dentelle, doublure en soie Tamaline, quelques-unes avec devant garni d\u2019entre-deux guipure nuancée, $4.75 prix de Juillet ,\t.\t,\t$3.25 5 pièces superbe soie noire unie, pour robes ou manteaux, 36 rcs de large, valeur extra à $1.35 profitez de cette occcasion spéciale, notre prix, la verge -\t79c Magasinez au \u201cBon Marché\u2019 Sous-vêlements en fil Balbriggan pour hommes, prix courant 50c, prix réduit le morceau .\t.\t.\t.\t37 Chapeaux non garnis en paille de riz, couleurs diverses, valeurs de $1.25 à $2.00, notre prix .\t.\t.\t39c Collets soie, genre \u201cGibson\u201d ornés d\u2019insertion et de ruche, couleurs diverses, prix courant 75c, chaque à .\t37j£ Gants peau de chevreau \u201cAlexandra\u201d gris pâle et foncée seulement, douze et seize boutons, notre prix la paire 59c Ceintures en galon fantaisie, ornements dorés, régulier 50c et 75c, prix réduit de Juillet .\t15c Ruche en Mahair pour garniture de robes, blouses, collets, couleurs variées, régulier 10c et 12c pour .\t2*4 Coton non blanchi uni pour draps, largeur 8/4, qualité ordinaire 35c, notre prix .\t23c Peignoirs en indienne fleurie de cou leurs diverses, quelques grandeurs .à écouler, prix .\t49c Tissu rayé pâle, genre Panama, rayé large ou étroit, valeur courante 60c, prix de Juillet\t.\t29c Cache-corset coton blanc par remplis, garnis d\u2019entre-deux, de dentelle, prix de Juillet .\t17c Parasols en soie, toile blanche ou mousseline fleurie, pour la grande vente de Juillet\t.\t.\t.\t.\t$1.19 Habillements lavables en Guingham pour garçons, culottes bouffantes, prix réduit\t.\t69c Couvertures blauches en flanellette 12/4 les plus grandes, régulier $2.00 la paire .\t.\t.\t.\t.\t$1.49 Toile grise ou blanche, croisée ou unie, pour rouleau, 17 pes de large, spécial 6c Flopps en paille d\u2019Italie, garnis de ruban blanc et de fleurs, $1.75 à $2.25 pour\t.\t.\t.\t.\t.\t79c Bas ajourés en fil noir pour dames et jeunes filles, qualités de 30 à 50c la paire\t18c Nos Chapeaux garnis de $10.00 à $17.00 pour $5.00, $6.00 à $10.00 pour $3.00, ceux de $4.00 à $6.50 à\t$2 50 Jupons en sateen Mercerisé noir double volants ajourés, prix spécial de Juillet\t.\t.\t.\t.\t.\t95c Mousseline Organdie rayures satinées, conleurs à la mode, régulier 25c, 35c, 40c, notre prix\t.\t.\t,\t13c s Cache-corsets en coton blanc empiècement en dentelle, prix réduit de Juillet \t29c Nappes en toile damassée avec frange et bords en couleurs, régulier 60c pour49c Batiste \u201cAlméria\u201d nouveau tissu fleuri, longueur 27 pes, notre prix\t.\t9c .Rideaux en point blanc, 56 pes de large, 3j4 vgs de long, régulier $1.35, la paire\t79c 25 pièces soie japonaise unie blanche rose, bleu-pâle, noire, qualité, de 25c, réduite à .\t.\t.\t.\t14c SPECIAL.\u2014Plissé français, tissu uni en couleurs, haute nouveauté, valeur 25c, prix de Juillet .\t.\t.\t12i/2 Jarretelles en élastique de couleur, avec 2 ou 4 agrafes, qualité 25c, prix la paire ,.10c 10 pièces soie japonaise unie et blanche et noire, fini taffetas, 27 pes pe large, de 50c pour .\t33c Blouses-chemisettes pour garçonnets, couleurs diverses, prix réduit .\t32c Voile de laine uni, 40 pes de large, coloris choisis, valeur courante 60c, notre prix de Juillet, la verge .\t.\t24c Profitez de nos offres spéciales LETENDRE, FILS & CIE Toillettes en mousseline de toile, style Princesse, fond blanc, rayée noire aussi avec pois polka ou carreaux en couleurs, garnies de plis de côté et de broderie, piix réduit de Juillet .\t.\t$1.58 Grenadine noire, soie et laine, unie ou rayures et carreaux, pour robes, blouses, etc., 44 pes de large, valeur réelle $1.00 notre prix spécial de Juillet, la vg 59c Chemises en Madras de couleur, devant mou, pour hommes, régulier $1:00, pour.57c Autres lignes de chemises en Zephir ou Madras, régulier$r.25, $r.go pour 75c î Toile de Russie, gros brin rond pour linges de vaisselle, 27 pes de large, qualité de 18c à .\t.\t.\t13c Gants soie et fil de Lisle blanc, noir, gris, deux fermoirs, courts ou à douze boutons, prix de Juillet .\t.\t33c Soie chiffon à rayures ou carreaux, couleurs variées, qualités de 65c et 75 à 39c 75 Bourses en argent avec deux compartiments, valeur extra à $3.00 occasion .$± 23 567 rue Ste-Catherine Est Encore du Nouveau ! Nous sommes en pleine saison de la tapisserie, je tiens à vous réinviter encore une fois si vous tapissez votre maison.J\u2019ai encore un très bon assortiment malgré que j\u2019ai vendu énormément en avril.Permettez-moi de vous annoncer que j\u2019ai l\u2019intention de vendre les articles de \u201cSport\u201d tel que: base-balls, bats, mitaines, etc, etc., enfin tout ce que comprend les \u201cSporting Goods\u201d.Une visite est sollicitée, LORENZO GUAY, Successeur de EMPIRE WALL PAPER CO.Ltd.Rue Ste*Catherine Est SSIVEI ¦PHENIX Elle n\u2019a pas sou égale pour le lavage.ESSAYEZ -LA Diplômé du collège d'optique de Philadelphie, Iustrueteur d\u2019optique au collège de Pharmacie de Montréal.Opticien à l\u2019Hotel-nieu POUDRE A LAVER Lingerie Blanche \u2014 conserve le linge et lui donne un blanc éclatant Fla?iellcs et couvertures \u2014 les nettoie sans fatigne et leur rend leur souplesse Etoffes de couleurs et de soie\u2014 les nettoie et en ravive les couleurs Tapis et Rugs\u2014leur rend l\u2019apparence du neuf Articles en bois non peints, tels que planchers, tables de cuisine, etr\u2014leur enlève avec facilité les taches de graisse et les mets plus blancs que neufs Murs et objeti peints ainsi que marbres, glaces, argenterie, ustensiles de cuisine, baignoires, lavabos, vaisselle, nettoyés et rendus neuf par lemploi de la LESSIVE PHENIX et dit I no- ri MEUBLES, TAPIS, PRELARTS, POELES, ETC.Nous sollicitons votre visite, vous trouverez chez nous, à des prix modères tout ce dont vous avez besoin.Nous tenons un assortiment varié pour répondre au plus exigeant.Examinez nos marchandises et comparez nos prix 4t Ste-Catherlne Ouest EN GROS C.A.CHOUILLOU & CIE Seuls Agents 41 Place Royale, Montreal entre Sanguinet et Sainte - Elizabeth A l\u2019Hotel-Dieu, lundi, mardi, jeudi et ventredi, 9.3oà 11 a.m.u bureau 1 à 5 p ,m , 207 Ste-Catherine Est, Montreal, H.MOQUIN Propriétaire ONTREAL.â côté de Chas.Desjardins & Oie ?>?¦?»?\t»?»?m* >?»?»?Voilà deux nouveaux mariés, de mes amis, qui partent en voyage de noces.La jeune femme est gentille au possible, pas jolie, mais agréable, et le cœur plein de bonnes dispositions, sans parler de son amour infini pour le mari qui est à ses côtés.Lui aime énormément sa gracieuse compagne, et s\u2019est promis honnêtement de la rendre heureuse autant que cela sera dans la mesure de sa volonté et de la raison.Ils ont voyagé ensemble quelques bonnes heures et se sont dit un tas de choses tendres qu\u2019il n\u2019est pas de mon devoir de vous répéter textuellement ici.Enfin, dans un élan d\u2019abandon et de confiance, la petite femme dit à son mari : \u2014Gustave, veux-tu, puisque nous devons être tout l\u2019un pour l\u2019autre, nous nous parlerons toujours franchement.Nous ne nous cacherons absolument rien.Il n\u2019y aura pas de secrets entre nous, et nous ne nous avouerons rien qui ne soit la stricte vérité.Gustave consentit volontiers au désir de son aimée.Et pendant quelques minutes encore ils purent s\u2019avouer des déclarations d\u2019amour dans lesquelles la sincérité autant que la franchise n\u2019étaient, en aucune façon, altérées.Tout à coup, la jeune femme, câline et tendre, un bras autour du cou de son mari demanda : \u2014 Tu n\u2019as jamais aimé d\u2019autre femme que moi, dis ?Il allait naturellement jurer qu\u2019il n\u2019avait jamais aimé qu\u2019elle au monde, quand, se rappelant sa promesse, il bafouilla quelques instants, et finalement finit par dire qu\u2019il avait aimé une autre femme\u2014 que dis-je ?plusieurs même ! -et qu\u2019il leur avait à peu près fait les mêmes déclarations que celles qu\u2019il avait répétées à la bien-aimée de l\u2019heure présente.Là-dessus, naturellement, soupirs et larmes de.la part de la nouvelle épouse.L\u2019autre eut beau jurer que c\u2019était de l\u2019histoire ancienne et que jamais plus elle ne se répéterait pour d\u2019autre que pour elle, c\u2019est é-gal, la petite femme eut mieux aimé ne pas savoir qu\u2019elle avait eu des rivales, même au temps passé.Sans doute, elle n\u2019était pas assez sotte pour croire qu\u2019elle avait le premier et seul amour de Gustave, mais elle aurait préféré se l\u2019entendre répéter sur tous les tons plutôt que cette vérité, si crue, si froide qui lui faisait froin au cœur.Gustave était atterri du résultat attendu de sa révélation.Après avoir épuisé tous les genres de consolations, une idée lumineuse lui traverse soudain l\u2019esprit, et reprenant courage, il s\u2019écria : \u2014 Tes larmes me reprochent a-mèrement des aveux faits à d\u2019autres femmes alors que je ne les connaissais pas, mais, toi-même, ma chérie, n\u2019as-tu point eu de sentiment tendre pour un autre homme que moi ?Voyons, réponds franchement, ne t\u2019est-il pas arrivé, une fois, qu\u2019un autre que moi, t\u2019ait dérobé un baiser ?Les larmes de la jeune mariée se tarirent comme par enchantement et ses joues se couvrirent d\u2019une ardente rougeur.\u2014 Oh ! comment oeux-tu supposer une chose pareille ?murmura-t-elle en se cachant la figure dans l\u2019épaule de Gustave.Là, elle se fit un sincère examen de conscience.Oui, elle avait déjà entendu des déclarations d\u2019amour de la part d\u2019autres jeunes garçons et, qui sait, si les circonstances s'y étaient prêtées, elle ne serait pas aujourd\u2019hui l\u2019épouse d\u2019un autre qui ne s\u2019appellerait pas Gustave.Et puis, elle avait flirté souvent.Oh ! pas méchamment, mais enfin elle a avait eu assez de coquetterie à droite et à gauche, pour en rougir aujourd\u2019hui.Enfin, elle se rendait compte qu\u2019en ce moment, elle manquait tout à fait de franchise vis à vis de son mari.Lui avait avoué honnêtement, candidement, avoir aimé d\u2019autres femmes, \u2014 ce qui, a-près tout, n\u2019était pas un crime.Elle, par des réponses ambiguës, rusait, donnait à entendre le contraire de la vérité.Mais, aussi, combien lui apparut claire, nette, précise, l\u2019obligation et la nécessité de ne pas mettre au jour, même à celui, que l\u2019on aime le plus au monde, toute la vérité.S\u2019il est bon de ne dire rien que la vérité, combien imprudent et cruel de dévoiler cette vérité dans toute sa nudité.Et, doucement, tendrement, ses lèvres montèrent à l\u2019oreille de Gustave et lui soufflèrent ces mots : \u2014 Veux-tu, nous ne nous ferons plus d\u2019autres promesse que celle de nous aimer toujours, toujours.CATHERINE.La répartie des enfants est parfois irréfutable.La petite Lorena est à faire, quelque chose que son père n\u2019approuve pas.\u2014 Je ne ferais pas cela, dit le père.\u2014 Vous le feriez, si vous étiez une petite fille comme moi, répliqua l\u2019enfant.Et le père, dans le silence qui suivit, avoua qu\u2019elle avait peut-être raison.Champbaudet vit un peu à l\u2019écart, n\u2019étant pas très liant de caractère.\u2014 Je ne suis pas plus sauvage qu\u2019un autre, explique-t-il ; mais, c\u2019est plus fort que moi, je n\u2019éprouve aucune sympathie pour les gens qui me sont indifférents ! 6 LA FEMME Un jour à la campagne Ne vous êtes-vous jamais trouvé, un jour fatigué, altéré sans perspective prochaine de reposer vos membres lassés, d\u2019étancher cette soif qui dessèche votre langue ?\t_ Et, pour augmenter vos souffrances, votre imagination n\u2019a-t-elle pas trouvé un plaisir cruel à faire mir ' +»r devant votre esnrit l\u2019ombre douce et bienfaisante d\u2019un bocage touffu, le \u201c rigolage \u201d gai de la source babillant sur les cailloux ?Aussi, quand enfin vous avez atteint l\u2019oasis désirée, la jouissance en a été centuplée et vous avez savouré goutte à goutte la boisson rafraîchissante qui renouvellait la vie dans vos veines.Ce printemps les bourgeons a-vaient fleuri sans que je les visse.La feuillée avait couvert la ramure de frais ombrages et îe n\u2019avais été témoin de l\u2019éclosion des feuilles.Comme je songeais oarfois à ces tapis dé verdure où fleurissent les molettes, à ces heures de solitude dans la campagne où l\u2019on entend pour tout bruit, cme le bourdonnement de l\u2019insecte butinant ou le cri monotone du giillon sous l\u2019herbe ! J\u2019avais la nostalgie des matins templations des horizons vastes et do f>o« p^ânos nit+oresaues, nui rnns reoosent l\u2019esprit et vous dé-Jectont le coeur.J\u2019ai eu douze heures de ce repos charmant, tout, nu iour.mnraué d\u2019irne pierre blanche dans l\u2019urne antir'ue, passé dans les délices d\u2019une acrréable camoao-ne dont les bords se baignent sans cesse dans o*y*iq rl r>q ppyHX.Vous n\u2019im avinoT; nas aisément d\u2019endroit Wins lob.nine tranouille.Une véritable Thébaïde dont les anachorètes d\u2019antan volontiers eussent fait leur retraite.Oueloues maisonnettes, dispersées ici et là.toutes blanches avec de vertes persiennes et leurs pignons tri an mil aires.Lien de l\u2019aonarat des contrées renommées, visitées par la ponle bruyante des touristes : tout v est d\u2019un simple, d\u2019un primitif que ie n\u2019aurais jamais cru rencontrer hors dop rtllperdus de nos basses Laurentides.Non, rien ne saurait exprimer toutes les délices intimes dont je me suis abreuvée pendant mon court séjour chez ma vieille amie Figurez-vous un cottage frais et nimnant au milieu d\u2019un verger, des.bancs, des sièges rustiques sous les plus touffus ombrages, des oiseaux dans les nids et des parfums dans l\u2019air.Une petite haie de rosiers sauvages, toute basse, où les roses cachent encore les é-pines, sépare le verger du jardin.Là, point de ces plantes exotiques frêles et délicates qui s\u2019acclimatent si difficilement sous notre ciel : ce sont des marguerites au coeur d\u2019or des pensées éclatantes et sombres, des capucines brillantes, des tour-ne-sols non épanouis, et une odorante mignonnette dont la signification est la seule du langage des fleurs que je n\u2019aie jamais oubliée.Et qui pourrait peindre la fraîcheur, la pureté de cet intérieur paisible et rustiquef Les murs en sont blancs, les meubles pleins de simplicité et d\u2019élégance.Ça et là, sur le parquet, des nattes sont jetées, laissant à découvert un plancher d\u2019une propreté exquise et reluisant comme de l\u2019ambre fin.Près de la fenêtre, dont les persiennes fermées adoucissent la lumière trop crue du soleil, un bon fauteuil est installé ; à la portée de la main, une petite table où sont jetés quelques livres, les dernières revues, et, dans un vase antique, des roses sauvages répandant par tous les coins de la chambre leurs parfums prisants.Ma vieille amie, me désignant d\u2019un geste le fauteuil capitonné, me dit de sa voix douce et svmpa-thiaue : \u2014 Reposez-vous, ma chère enfant.Puis, elle disparut refermant discrètement la, noH.e derrière elle.Dans les fantaisistes envolées de mon imagination, j\u2019avais à peine osé rêver un reDos si parfait dans une plus charmante retraite.\u2014 Je vous donnerai de la campagne tout ce nu\u2019elle peut donner, vn\u2019oha\u2019t d't cette fée bienfaisante à la chevelure argentée, l\u2019oeil nom iuisant si doux, si bon, sous le verre de ses lunettes.Elle avait tenu parole.Je ne voyais rien autour de moi pour me rappeler la ville, ses maisons décorées commes des bazars, sa poussière noirâtre de bitume et d\u2019asphalte, ce mouvement incesl sant qui donne le vertige ; rien ou\u2019une simplicité primitive, des fleurs, de la verdure et la mer bleue.\u2022\u2014 fleuve, rivière ou lac ?\u2022\u2014 qui là-bas souriait au soleil s\u2019y mirant radieux.C\u2019est d\u2019un endroit comme celui-là que l\u2019on pourrait s\u2019écrier avec Virgile : Qu\u2019on est heureux par ici- ! Comme il ferait bon vivre tnni'mim; en ces lieux exquis et fortunés ! Ah ! les bonnes heures cme i'v ai passées ! les délicieuses rêveries faites, les yeux grands ouverts.sur toutes ces beautés.Les nerfs se détendaient, le cerveau ne forgeait plus et les tempes, ses enclumes, se soulevaient à peine sur les artères endormies.La pensée n\u2019était pas morte cependant, mais elle aussi prenait son repos ; tout doucement elle se laissait faire, et comme on ne lui faisait pas violence, comme on ne l\u2019activait plus, elle redevenait naïve et bonne, comme au jour où on la menait cueillir, dans les champs, la fraise parfumée ou jouer sur les galets de la grève.Dans ce séjour du paradis, il me semble que j\u2019aurais pu vous écrire de bien douces choses.L\u2019inspiration venait d\u2019elle-même.Je trouvais sans effort, sans presque ^ songer, des idylles touchantes, de ravissantes pastorales, mais, prendre un crayon, c\u2019était rompre le charme.Aujourd\u2019hui que je cherche à^vous retracer toutes ces choses, c\u2019est à peine si je puis fixer ici un pâle rayon de leurs éblouissantes clartés.Ce.que l\u2019âme ressent dans toute son intensité, nul langage ne peut le rendre ; quoique vous fassiez, toujours il manquera des mots pour exprimer cette essence divinisée de la pensée aussi insaisissable que l\u2019âme elle-même.Peut-être se lêvera-t-il un jour où, là-haut, dans cet au-delà que nous ne comprenons pas très bien, nous donnerons à nos sentiments cette forme idéale tant rêvée ! Tout un jour, je goûtai le plaisir de me laisser vivre, tout un jour je me sentis heureuse sans trop savoir pourquoi, Le soleil avait maintenant fini sa course à travers l\u2019horizon, une brise légère s\u2019était élevée, ridant la surface des eaux, balançant les branches des pommiers, les pâles marguerites, la tête blonde des ré-, sédas.J\u2019ouvris les persiennes toutes grandes, pour laisser entrer l\u2019air chargé de subtifs arômes, et, les bras aoouyés sur les rebords de la fenêtre, je continuai de me livrer à mes contemplations.Une voix fraîche çt claire vint tout à coup me distraire, en même temps qu\u2019un bruit de vaisselle qu\u2019on remue rompait le silence qui avait régné jusque-là ; c\u2019était la servante du logis se remettant, a-vec une chanson, à son travail quotidien.Bientôt elle sortit et se dirigea vers le berceau à demi caché sous un fouillis de chèvrefeuille, et se disposa à y servir la collation du soir.Sa chanson maintenant montait plus nette et plus distincte, et son rythme traînant donnait un caractère de douce mélancolie à la chute du jour.Du lait riche recouvert d\u2019une crème épaisse et exhalant une odeur LA FEMME 7 de trèfle, des framboises cuillies sur les arbustres mêmes du jardin, du beurre moulé en petites boules de la forme d\u2019une grosse fraise, d\u2019appétissantes galettes cuites au four, des confitures, et une large miche de pain brun, composaient notre repas du soir.\u2014 Restez ici, me disait mon hôtesse, les heures du soir sont des heures charmantes et le rossignol n\u2019a pas encore chanté.Le devoir m\u2019appelait ailleurs.Il me fallait dire adieu à ces lieux enchanteurs ; je fis le tour du jardin, du verger, j\u2019allai regarder encore les roses qui achevaient de mourrir dans le vase en vieille porcelaine sur .le guéridon, et, au mo-semble pleurer le jour qui meurt sonnait au clocher de l\u2019église, je partis sans oser retourner la tête.Mais je reviendrai entendre chanter le rossignol.FRANÇOISE.La femme qui est l\u2019amie de son mari, lui devient doublement chère.ULLA.Dans l\u2019armée, comme dans la vie, pour réussir, il faut deux de ces trois choses, du savoir, du savoir-faire, du savoir-vivre.NIEL.Les femmes, les chats et les oiseaux sont des créatures qui passent le plus de temps à leur toilet- CH.NODIER.Faire quelque chose et réussir dans ce que l\u2019on fait par goût ou par devoir, ne serait-ce point là le bonheur réel ?MARIE D.Il faut qu\u2019un homme soit bien aimable pour qu\u2019on lui pardonne de n\u2019être pas celui qu on attendait.\tT La comtesse DIANE.Le rêve réalisé devient souvent le malheur.Mme Octave FEUILLET.Consentir à être aimée, c\u2019est abdiquer, c\u2019est perdre son libre arbitre, c\u2019est anéantir son individualité.Mme E.DE GIRARDIN.La discrétion du cœur n\u2019a pas besoin de raisonner le silence, elle le préfère sans trop même savoir pourquoi.Madame SWETCHINE.La Mode\t| Maintenant que la mode d\u2019été a dit son dernier mot et qu\u2019elle a créé tous ses tissus, les journaux de mode remplissent leurs colonnes de leur description.Le drap fin comme du crêpe, la serge de Chine, les côtelés de soie ou de fil et soie servent à faire les robes de ligne tombante et souple.Les tissus encore plus légers ne se prêtent pas à ces formes unies ; ils composent des toilettes plissées, froncées, bouillonnées, relevées de belles incrustations et de riches broderies.Quelques-uns de ces tissus sont entièrement ajourés de broderie anglaise, d\u2019autres alourdis de plu-metis, de point de plume et de point d\u2019arme.Ces broderies se font sur la mousseline blanche ou le linon ; ces tissus brodés se font aussi dans les nuances les plus diverses, des plus claires aux plus sombres.Ds suivent toute la gamme des violets, du lilas au prune, les beiges, les marrons, les gris, les bleus.Ce qui plaît surtout, ce sont les voiles variés à l\u2019infini, des voiles transparents qui, sur une princesse de dessous en liberty, seront d\u2019une distinction achevée.Ils sont quadrillés très fins de fils blancs presque invisibles sur un fond d\u2019une extrême douceur de nuance : blanc, vieux bleu, vert à peine teinté, mauve rosé, etc.MOUSSELINES DE LAINE La mousseline de laine, abandonnée depuis bien des années, reprend sa place, nous dit le \u201c Salon de la Mode\" ; cette étoffe se teint et s\u2019imprime à merveille on l\u2019emploie sans dessous ni doublure.Elle convient surtout aux costumes simples, aux jeunes filles et fillettes.Avec les pois, les mille raies, les semis classiques, on trouve de jolis dessins en chevrons, en lames, en bâtons rompus ; nous aimons surtout ces fleurettes en guirlandes qui nous reviennent de loin, puisque toutes ces fantaisies modernisées sur fonds sombres ou clairs, datent de 1830 ou du second Empire.Le voile Maintenon, divers linons, ont si bien l\u2019aspect de la soie qu\u2019on peut les confondre ; ils sont imprimés, dans le genre des tissus d\u2019Alsace, avec une fraîcheur de coloris délicieux.N\u2019oublions pas le crêpe de Chine de coton, une merveille de tissage et de souplesse, que l\u2019on fait dans les plus jolies teintes.Puis, ce sont des foulardines \u201d rayées en blanc et couleur ou ramagèes de petits dessins courant ton sur ton, en camaïeu, v oici le voile Ninon, délicieux en blanc, quadrillé de filets noirs, avec des fleurs rosées qui se fondent dans la blancheur du fond.Il y a des zéphirs glacés qui existent dans toutes les couleurs claires et foncées ; les grandes maisons de couture les ont surtout choisis en gris, en rose, en bleu pâle.Les guimpes faisaient rage l\u2019hiver dernief, un peu au rebours du bon sens, car rien n\u2019est plus léger et plus transparent ; aussi sommes-nous heureuses de pouvoir les porter encore cet été.Le haut de la manche s\u2019en fait de plus en plus plat.LES GUIMPES Les guimpes se font en dentelles, en tulle point d\u2019esprit, en tulle de coton à pois brodes ou à fleurettes, en linon combiné avec des entre-deux ou des motifs de dentelles.Ce dernier genre est le plus riche.Le tulle uni travaillé de petits plis aura encore toutes les faveurs de la mode ; mais on cherche à en varier l\u2019aspect ; la mode est à ce prix.Très jolis les groupes de plis qui s\u2019intercalent avec de fins entredeux de tulle-dentelle, des engrêlu-res où passent des petites comètes satinées et même des petits entredeux de mousseline brodée au plu-metis, sans oublier les \u201c jours \u201d qui apportent partout leur raffinement et leur délicatesse.Pour les guimpes, cpii sont plutôt de grands empiècements, avee manches plates, on aime les groupes de plis alternant avec des entre-deux de guipure un peu lourde, faisant contraste ; c\u2019est très nouveau.Cela forme un pékiné qu\u2019on peut varier de bien des manières, selon la disposition kes rayures qui se présentent en long, en travers, en diagonale ou en chevrons.Nous venons d\u2019admirer des manches plates où des entre-deux de guipure, incrustés dans du tulle brodé, tournaient en spirale autour du bras.Comme dernière fantaisie, signalons la nouvelle garniture des chapeaux de panama : c\u2019est l\u2019écharpe de paille si, fine et si souple, que l\u2019on dirait une étoffe soyeuse : elle est mélangée de pailles de couleur, imitant les dessins cachemire.D\u2019ailleurs le travail de la paille a atteint une telle perfection qu\u2019on emploie ce nouveau tissu aux objets les plus divers : rubans, sacs à main, ombrelles sont en paille tressée finement. 8 LA FEMME |\tLa Demande\tj .Ce jardin était une merveille du printemps ; comme il se nuançait de lilas en grappes et d\u2019arbres en fleurs, le soleil et la brise, en variant les lumières sur les couleurs, y faisaient des mélanges de tons d\u2019une délicatesse infinie et charmante ; des parfums tendres se balançaient, en suspens dans l\u2019air, avec une douceur extrême, les bruits étaient épars, menus, délicieux, fragiles, d\u2019accord avec les clartés et les baumes.Jean de Gacé, en ouvrant la por te, sentit ce bonheur venir à lui en bouffée.Du seuil, il conquit l\u2019étendue verte, rose, la forme svelte des arbres, l\u2019arrangement fuyant des allées, la brume légère et moirée montant des parterres ; son coeur s\u2019ouvrit, et ses traits se haussèrent ; il salua, d\u2019un sourire, le paradis.La blancheur d\u2019une jupe anima le détour du petit bois ; cette jupe ondulait d\u2019un mouvement rapi de et doux, glissait avec un bruit d\u2019empesage ; il reconnut l\u2019ombrelle, le corsage rose, le piqué de la robe, les souliers fauves modelant les fins pieds danseurs et, comme l\u2019ombrelle se détournait, d\u2019un veste d\u2019envol, le visage naquit, se peignit à ses yeux sa grâce et sa beauté.M.de Gacé se sentit plus heureux et plus jeune ; ses quarante-cinq ans ne pesaient jamais sur lui parce qu\u2019une existence hardie de lutteur habile et heureux ne lui a-vait pas permis de se regarder vivre et de se sentir vieillir.Il s\u2019était marié très jeune, par amour, avait perdu brusquement sa femme, a-près la naissance d\u2019un fils, et soumis, dès lors, par besoin d\u2019oubli, aux jeux, aux angoisses et aux fortunes d\u2019un éleveur de chevaux faisant courir, il s\u2019était à peine a-perçu du temps Ni ses cheveux châtains, ni sa moustache plus claire, longue et tombante, n\u2019avaient de fils blanc, et sa démarche était aisée et prompte, exercée et réglée par les sports.Mais depuis un an, depuis l\u2019arrivée des Mainfroy dans sa province, près de son haras, il se renouvelait encore ; à peine s\u2019il s\u2019était aperçu que son fils Robert était parti pour le ^apon, comme attaché, et que'Mi s Maud, sa pouliche, préparée pour les \u201c Oaks \u201d était tombée boiteuse.Il était seule-seulement occupé de cette pensee cultivée avec soin, avec passion, qu\u2019il était amoureux d\u2019Hélène Mainfroy et qu\u2019on la lui donnerait peut-être, s\u2019il la demandait.Elle jeta de loin : \u2014 J\u2019ai été, ce matin, voir les chevaux courir ; Norfolk est superbe.11 fut ravi, non du compliment sur son cheval, mais de l\u2019éclat de ses dents et de la joie de son sourire ; il la regardait minutieusement, détails à détails, comme on mire et admire un bibelot d\u2019art et de préciosité, touché de la trouver belle, tellement reconnaissant qu\u2019elle sût si bien plaire et si bien se faire aimer.Cependant, il comprenait qu\u2019il fallait parler, car elle le regardait avec des yeux amusés, consciente de l\u2019émouvoir et flattée.M.de Gacé demanda : -\tMonsieur votre père est là ?\u2014 Oui ; il fait ses comptes dans le kiosque.J\u2019ai entendu la sonnette, j\u2019ai pensé que c\u2019était vous et j\u2019ai été à votre rencontre.\u2014 Comme vous êtes gentille ! \u2014\u2022 Devinez qui m\u2019est tombé hier du ciel.ou plutôt non, de l\u2019autre monde ?\u2014 De l\u2019autre monde ?\u2014 Oui ; Robert, mon diplomate; je ne l\u2019attendais que dans un mois il a brûlé les étapes et il arrive sans même m\u2019envoyer une dépêche.\u2014 C\u2019est tout simple pour lui de revenir du Japon.\u2014 Je serai bien contente de le connaître.-\tJe vous demanderai la permission de vous l\u2019amener demain.Il se tut un moment, pour donner plus de valeur à sa phrase, puis, avec un peu de tremblé dans la voix, mais posément, détachant les mots et les regards pointés vers la terre, il débuta : \u2014 Robert va être nommé \u201c troisième \u201d ; sa carrière se dessine, il n\u2019a plus qu\u2019à se laisser aller ¦ il était parti un peu enfant ; maintenant, c\u2019est tout à fait un homme ; je peux ne plus m\u2019occuper de lui.Cela m\u2019a décidé à faire auprès ce monsieur votre père une démarche que je lui ai d\u2019ailleurs laissé prévoir.Malgré lui, il releva les paupières pour voir l\u2019effet de son discours : elle était immobile et toute rouge.Sa petite main tremblait sur le manche de son ombrelle, dont la pointe creusait le sol.Il avait envie de prendre cette main, de lui 'dire qu\u2019il l\u2019aimait, de lui demander si elle voulait bien être sa femme.Il eut l\u2019instinct aue cette minute était unique et divine.Il eût osé, un peu plus jeune ; mais certains âges ont des du-cleurs.Il se tut, comme s\u2019il avait eu vingt ans, frémissant et timide.Elle dit, très simple, avec l\u2019habileté impertubable des vierges : \u2014 Vous savez que nous sommes toujours heureux de vous voir.\u2014 Alors, à demain.Je ne veux pas déranger monsieur votre père.\u2014 Vous vous sauvez déjà ! On ne vous voit plus.\u2014 Comme vous êtes gentille ! Oui, elle était gentille, et bonne, et charmante.M.de Gacé se répétait cela en suivant un vieux cne-min d\u2019ormes, au bout duquel un homme l'attendait, tenant un cheval en main.Ear un soin naïf, il s'exerçait à lortiner, à assurer son amour ; il se la montrait toujours prête, à accourir vers lui, il se rappelait ses sourires et ses poignées cte mains légères.\u2014 Mais si ce n\u2019était que ae la sympatlne pou;, un vieil ami, pour un voisin élégant et aimable ?\u2014 Non, elle a-vait rougi tout à l\u2019heure, elle vivait bien compris le sens de ses paroles et elle lui avait dit : A demain.\u2014 D\u2019ailleurs, il avait pu pressentir M.Mainfroy ; il le savait sans fortune, hanté J idées nobiliaires, préoccupée de manor sa fille.Eeut-être le père .vait-il parlé !.il s\u2019irrita, enfonça son talon dans une motte glaiseuse.\u2014 Et si elle ne m\u2019épouse que parce que je suis riche, què je suis le baron de Gacé ! .L\u2019idée, \u2014 naturelle pourtant -fut si pénible à son exaltation, que le ciel, une seconde, tourna, chavira sur la plaine, il sentit son cœur remuer au fond de sa poitrine, se fondre en pleurs brusquement montés à ses yeux.11 secoua ses pensées, s\u2019approcha du cheval, s\u2019enleva d\u2019un élan souple et partit au galop sur la route sonore.Comme il s\u2019embarquait, emporté de haute allure, dans l\u2019avenue du haras, \u2014 entre les pelouses limitées de balustrades blanches où les juments dressaient leurs têtes suivies de poulins téteurs et dégingandés, \u2014 il vit devant lui Robert qui rentrait, penché sur le guidon de sa bicvclette.Et du haut de sa monture élancée, laissant tomber des yeux malgré lui dédaigneux sur le bicycliste, il pensa, réveil tardif pour sa paternité tendre de jalousie et de suprématie.masculine : -\tEn somme, je suis mieux, que lui.Comme ils pénétraient tous deux dans le salon des Mainfroy, ils surprirent Hélène occupée à poser des fleurs parmi les vases.Elle ne les attendait pas encore et n\u2019avait pas entendu la voiture ; la jeune fille était en peignoir, les bras nus et les cheveux relevés d\u2019un ruban-sa vue fut délicieuse aux deux hommes.\u2014 Mon Dieu, je me sauve ! -\tLaissez-moi, au vol, vous présenter mon fils et vous demander pardon de notre irruption.Après avoir rougi beaucoup, elle était toute blanche ; pourtant sans fausse honte elle relevait les yeux vers ceux du jeune homme.Leurs regards s\u2019échangèrent et s\u2019amollirent.Elle ferma la porte et dispa- LA FEMME 9 rut.-\tMon Dieu ! qu\u2019elle est charmante et jolie ! Robert s\u2019écriait : \u2014 Tu trouves ?-\tde comprends ce que vous me laissiez entendre tout à l\u2019heure, mon cher papa ; je vous assure que, si cette jeune fille vous plaît, comme je le vois, je suis tout disposé à donner suite à vos projets.Mais voilà, voudra-t-elle aller à l\u2019étranger ?Dans ma carrière.M.Mainfroy entrait, les mains tendues.-\tMa fille m\u2019a parlé, mon cher baron, j\u2019ai tout compris ; vous connaissez l\u2019affection filiale, qu\u2019elle a pour vous ; je sais tout ce que vaut monsieur votre fils ; nous parlons franchement, n\u2019est-ce pas?il faut attendre un peu pour voir si les jeunes gens se conviennent, et puis .M.de Gacé regarda son fils dont les yeux brillaient et, sans un pli aux lèvres, sentit s\u2019achever l\u2019agonie de son coeur.-\tJe vous remercie, cher monsieur de vos bons sentiments pour Robert.Permettez-lui de venir ici faire sa cour tous les jours ; j\u2019espère qu\u2019ils se plairont.Robert est un bon garçon.Il ajouta très simplement : -\tEt Mlle Hélène est \u2022 le adorable jeune fille.François de N ION.POUR FAIRE UN BON M VRIAGE : Pronostics tirés des jours de la semaine : Mariez-vous le lundi, Votre époux, un étourdi, Rendra votre vie amère, Vous vivrez dans la misère.Le mardi sera le jour Du bel accord et d\u2019amour ; Vous n\u2019aurez point de richesse, Mais, chez vous, serez maîtresse.Mercredi, jour le meilleur Pour la paix et le bonheur ; Lune de miel éternelle, Et de tendresse mutuelle.Jeudi, redoutez les coups Du destin, ce vieux jaloux, Qui aime à semer l\u2019épreuve ; Jeune encor, vous serez veuve, Vendredi, beaucoup de croix ; La lune de miel décroit Dès la première année, Sombre jour pour l\u2019hyménée.Samedi, jour de progrès, De regrets et d\u2019insuccès ; Inquiète, à bout de force, Aurez recours au divorce.Ne vous mariez jamais Le dimanche, jour mauvais, Nous apprend l\u2019antique adage, Pour entrer en ménage.Culture intellectuelle Me voilà encore tentée de citer un évêque aimable aussi celui-là puisqu\u2019il s\u2019est occupé des femmes.Mgr Dupanloup, après avoir é-crit quelques conseils aux hommes du monde sur l\u2019éducation n\u2019a pas cru déroger à la dignité de son é-tat en complétant ces précieuses instructions par quelques conseils aux femmes du monde \u201c sur le travail intellectuel qui leur convient.\u201d Les esprits éclairés, sans verser dans les excès de quelques socialistes féminines, commencent à s\u2019apercevoir \u2014 et cela du côté des hommes \u2014 que la société a tout à gagner à instruire la femme.La vieille recette pour faire une femme parfaite tombe en désuétude : ravauder les bas, faire les bas, faire les confitures, surveiller le pot-au-feu ( on a remarqué que les philosophes austères sont souvent gourmands et n\u2019aiment pas les bourrelets à leurs chaussettes; obéir passivement à son mari, frotter, tracasser dans la maison tout le jour.Le modèle du bon Dieu dont on a la définition dans la \u201c femme forte \u201d de l\u2019Evangile se remet a prévaloir.C\u2019est que, voyez-vous, la Providence a eu cette singulière idée de faire élever les fils par les mères.Il est vrai qu\u2019on a tâché d\u2019obvier à cela en mettant de bonne heure les garçons sous les soins de professeurs étrangers.Ee système, tout ingénieux qu\u2019il est, a ses lacunes ; et il faut toujours compter avec ce petit accident providentiel qui donne des mères aux hommes.Des gens d\u2019esprit comme Fénelon, autrefois, comme le célèbre é-vêque d\u2019Orléans et Mgr d\u2019Hulst de nos jours en ont courageusement pris leur parti.Ils ont du se dire avec leur gros bon sens : \u201c Puisqu\u2019elles y sont, qu\u2019elles demeurent, et que leur influence s\u2019impose à notre fortitude même ; du moment qu\u2019elles n\u2019acceptent pas toutes ce beau rôle, cette mission admirable d\u2019être les servantes de la moitié supérieure de l\u2019humanité ; puisque plaisirs futiles ou jusques dans les livres la satisfaction d\u2019une intelligence que le Créateur a oublié de ne pas leur donner, eh, bien, arrangeons-nous pour ne pas trop en souffrir.\u201d Ils ne trouvèrent pas de meilleur moyen que de permettre aux femmes de leur ressembler un peu.Oh! un tout petit peu.Ils leur assignèrent les limites \u2014 ce n\u2019est pas moi qui les en blâmerai.Ils la voulurent instruite ; pas savante.C\u2019était sage, car cela suffit à moraliser sans rendre pédante ou infidèle aux devoirs essentiels de la mère et de l\u2019épouse.A la vérité le remède ne fut pas généralement approuvé.Beaucoup soutinrent que ces concessions a-graveraient les abus.Certaines fortes têtes refusaient de transiger et déclaraient qu\u2019on devrait enfermer plutôt les femmes qui s\u2019obstineraient à \u201c sortir de leur sphè- y y re.Parmi ces Samsons, malheureusement, il y en avait beaucoup dont les cheveux n\u2019étaient pas assez repoussés pour les mettre en é-tat de prêter main forte à cette mesure de rigueur.De sorte qu\u2019il y eut toujours du \u201c pour \u201d et du \u201c contre.\u201d Mais il est rassurant pour celles qui aiment à concilier leur devoir avec les aspirations de l\u2019esprit, d\u2019avoir de leur côté des personnages tels que cités plus haut.Cela console d\u2019en avoir bien d\u2019autre contre soi, même Joseph de Maistre qui fut puni de son aigreur à l\u2019endroit des \u201c intellectuelle \u201d par une fille supérieure.Je conseille aux jeunes filles, aux mères qui veulent s\u2019élever à la hauteur de leur mission éducatrices, de lire les \u201c Conseils,\u201d de Ngr Dupanloup, aux femmes chrétiennes, ainsi que ses femmes studieuses et les femmes savantes.Après avoir établi qu\u2019\u201c il y a pour toutes les femmes des devoirs sacrés, qu\u2019avant tout elles doivent remplir,\u201d (ce dont toutes les femmes sensées demeurent d\u2019accord.) \u201c Mais toys ces devoirs, une fois remplis, et la charité envers Dieu et envers le prochain satisfaite, il reste à.se faire à soi-même ia charité de travailler un peu pour soi, de cultiver son esprit son âme par des habitudes de travail intellectuel sagement mesuré et bien ordonné \u201d.Ces habitudes de travail intellectuel et d\u2019occupations sérieuses, loin de nuire à l\u2019accomplissement de ces premiers et essentiels devoirs de la femme chrétienne dans le monde, l\u2019aideraient puissamment à les remplir dans toute leur étendue.\u201d \u201c .La piété elle-même, la piété toute seule, ne suffirait pas à de tels devoirs.Ou plutôt la piété elle-même, sans ce solide fond et ces fortes habitudes, ne pourrait être qu\u2019une piété, comme on en voit trop, amoindrie et superficielle,faible ou fausse, incapable, par conséquent, de donner la vigueur et l'énergie nécessaires.\u201d Le bon évêque cite à ce propos Mme Swetchine, l\u2019amie de Lacor-daire lui disait un jour : \u201cje dois avouer que la piété seule ne me 10 LA FEMME suffit pas, s\u2019il ne s\u2019y joint le rayon lumineux d\u2019intelligence.Alors seulement, je me sens dans mon état vrai et en possession de ma vie.\u201d Ne craignons donc pas, après cela, de perdre notre temps en consacrant chaque jour une heure ou deux à des lectures instructives.Nous avons le devoir de faire des loisirs pour ce soin.Quelques moments pris sur le sommeil, sur sur l\u2019heure consacée à se friser, sur les soirées employées aux \u201c ouvrages de fantaisie \u201d fourniront aisément ses loisirs.MME DANDURAND.Quelques pensées extraites du beau livre de Mme Louis Stern, ( Maria Star ),\t\u201c Autour du cœur \u201d : \u2014La femme préfère celui qui la comprend à celui qui l\u2019aime.\u2014En amour, l\u2019homme cherche le plaisir, la femme le bonheur.\u2014Quand on sourit de tout, c\u2019est qu\u2019on est bien triste.\u2014Une vieillesse heureuse est le chef-d\u2019œuvre de la vie.L\u2019amour est comme un arbre, il pousse de lui-même, jette profondément ses racines dans tout notre être et continue souvent de verdoyer sur un coeur en ruine.Victor HUGO.Il faut moins d\u2019adresse pour tromper que pour ne pas se laisser tromper.O.D\u2019HAUSSONVILLE LA FEMME CANADIENNE Nous lisions récemment dans une revue anglaise l\u2019intéressant passage qui suit au sujet de la femme canadienne : \u201c On préfère dans les hôpitaux comme dans les familles, les gardes-malades canadiennes à celles d\u2019origine américaine.Les médecins de toutes les grandes villes du pays, manifestent ouvertement cette préférence pour les Canadiennes.Un médecin éminent de New-York demandant une garde-malade par le téléphone insistait chaque fois pour qu\u2019on lui envoyât une Canadienne.On lui en demanda un jour la raison.Il répondit : Les Canadiennes ont plus de sang-froid, sont plus dévouées auprès des malades et surtout plus obéissantes.\u201d Et cela s\u2019explique ; leur éduca-cation n\u2019est pas la même.Les Canadiennes, pour la T lupart, ont appris dans leurs écoles ou dans leur famille ce que c\u2019est que la charité chrétienne.Elles ont là le secret de se faire estimer.C\u2019est pourquoi on les recherche.i l La légende des fils de la Vierge i ! En ces jours-là, alors qu\u2019Hélio-polis, ignorante cle la gloire qui la visitait caciiait entre ses murs l\u2019Emmanuel enfant, son père a-doptif et Marie, sa mère, en ces jours-là, la Vierge très douce, assise un matin auprès de sa maison à l\u2019ombre chaude d\u2019un palmier, filait sur son fuseau la masse blonde et soyeuse d\u2019un lin choisi.Le Petit Jésus, qui essayait alors ses premiers pas sur le sable doré de l\u2019Egypte, jouait sagement auprès d\u2019elle.et un doux frémissement d\u2019ailes invisibles palpitant dans l\u2019air attiédi, trahissait seul la présence des anges essaimés dans l\u2019espace, attentifs aux ébats du bel Enfant.Là-bas, de grands sphinx de granit poli alignaient à l\u2019horizon leurs croupes massives et leurs leurs pieds couchés dans la poussière ; une buée bleue, traînant au-dessus du sol, indiquait le cours large du Nil ; des palmes croissant au.bord de l\u2019eau, soufflaient dans l\u2019air de la fraîcheur et des parfums ; et parfois, entre leurs têtes remuées, on voyait apparaître posé sur une de ses pattes, quelques ibis rose au cou de nacre.Mais tout cela, \u2014 le sphinx, le Nil, les palmes, l\u2019ibis sacré, tout cela, noyé dans la lumière ambrée de l\u2019Orient, disparaissait aux yeux ravis des anges devant la beauté de la Vierge, fille de David, et la grâce de l\u2019Enfant fils du Très-Haut.Or, une femme qui avait chez elle, un enfant malade étant venue chercher Marie, celle-ci partit, a-bandonnant son fuseau à la garde du Petit Jésus, et le Petit, Jésus à la garde des anges.Resté seul avec le fuseau de bois durci entre les mains, Jésus s\u2019amusa d\u2019abord à lustrer d\u2019un doigt souple et patient le lin qui le garnissait, puis à souffler dessus, l\u2019haleine douce et les lèvres arrondies.Et le lin de s\u2019envoler en fils tenus dans l\u2019espace, et Jésus de rire aux éclats.Quand revint la Vierge très douce, en voyant son fuseau dégarni, elle fut d\u2019abord tentée de gronder Jésus : \u2014 Eh quoi ! mon cher Enfant, dit-elle ; qu\u2019avez-vous fait ?Et le Petit Jésus de continuer de sourire et de tendre son doigt vers l\u2019horizon.De tous côtés, plus délicats qu\u2019un cheveu blanc et plus transparents que le cristal, scintillaient les fils de la Vierge : les grands sphinx de granit sentaient leurs flancs emprisonnés par de fins réseaux d\u2019argent, les ibis roses prenaient leurs ailes aux fils d\u2019un métier qu\u2019on ne voyait pas, la grâce des palmiers se doublait de celle des rosaces qui venaient s\u2019y suspendre et l\u2019air étaient plein de tant de légères dentelles que les anges n\u2019osaient y voler, de peur d\u2019en rompre les mailles.Et la Vierge très douce, loin de gronder le Petit Jésus, l\u2019attirant près d\u2019elle et le baisant au front - \u201c Soit donc ! mon Bel Enfant, dit-elle, puisque vous le voulez.\u201d AMELIE MURAT.Il n\u2019est pas honteux pour l\u2019homme de succomber sous la douleur, et il est honteux de succomber sous le plaisir.Le plaisir le plus délicat est de faire celui d\u2019un autre.LA BRUYERE.Toutes les fois que je trouve un pauvre reconnaissant je songe aue certainement il serait généreux s\u2019il était un peu riche.SWIFT.Rien ne déracine ou ne prévient mieux la superstition qu\u2019une instruction solide.FENELON.La vanité nous fait faire plus de choses contre notre goût que la raison.Mme DE LAMBERET.On corrige plutôt les défauts d\u2019autrui en les supportant avec patience qu\u2019en les reprenant avec vivacité.Mme DE SABLIERE.ROMANCE L\u2019oiseau bleu, tu m\u2019en fis don, Et c\u2019est ta double prunelle Dont l\u2019azur palpite et dont Chaque paupière est une aile.L\u2019oiseau rose du baiser C\u2019est ta bouche que tu poses, Et qui, pour mieux se poser, Ouvre ses deux ailes roses.L\u2019oiseau blanc, j\u2019entends sa voix Qui roucoule sous des branches, Et c\u2019est ton cœur dont je vois Battre les deux ailes blanches.Edmond HARAUCOURT. LA FEMME 11 Carnet de la cuisinière j THE GLACE.\u2014 Préparez le thé au matin et faites-le plus fort et plus sucre que d\u2019habitude.Prenez le liquide, versez-le dans une jarre de terre ou un carafon, et mettez-le de côté dans la glacière pour rafraîchir.Servez sans crème dans des gobelets.Le thé glacé peut être fait d\u2019une infusion de thé noir ou vert ou des deux mélangés.Un petit plateau en porcelaine, garni de feuillles de vigne, et contenant de la glace brisée, doit être passé a-vec le thé.CONCOMBRES EN SALADES.On sert parfois le concombre en salade, comme hors-d\u2019œuvre.En Angleterre et en Amérique, on le sert avec le turbot bouilli et avec le saumon.Pour le préparer, on l\u2019épluche, puis on le coupe en tranches aussi minces que oossible.On le poudre de sel et on le' laisse dégorger pendant une demi-heure.Au bout de ce temps ou l\u2019égoutte, puis on l\u2019assaisonne de poivre, de sel, d\u2019huile et de vinaigre.On le sert dans un petit plat ou dans un ravier.CREME A LA GLACE AUX A-NANAS.\u2014 Mélangez une chopine de lait, douze onces de sucre et une chopine de jus d\u2019ananas.Filtrez le tout à travers un fin tamis, puis faites congeler.Au lieu de vous servir de jus, vous pouvez, d\u2019un ananas, faire des tranches minces, les mettre dans un plat et couvrir de sirop chaud à trente-deux degrés.Puis couler, laisser refroidir et faire congeler.CREME A LA GLACE, ECO-MIQUE.\u2022\u2014\u2022 Une chopine de lait, les jaunes de deux œufs, six onces de sucre, une cuillerée à table de fleur de blé-d\u2019Inde ( cornstarch 1, échauder jusqu\u2019à ce que le tout s\u2019épaisisse.Quand ce sera froid, a-joutez une chopine de crème fouettée et les blancs de deux œufs bien battus.Aromatisez à l\u2019essence de vanille ou autre, au goût, et faites prendre dans une sorbetière.La crème à la glace au sirop d\u2019érable est une nouveauté très appréciée.Pour une famille de quatre personne, battez sans tourner une pleine tasse de sirop d\u2019érable.Cassez les jaunes de quatre œufs dans un bol et jetez le sirop chaud sur eux très lentement, brassant continuellement.Quant le tout sera froid, mettez soigneusement une chopine de crème qui aura été fouettée et mettez le tout sur la glace jusqu\u2019au moment de le servir.CONTRE LES CRAMPES.\u2014 Faire une ligature autour des membres atteints de crampes et au-dessus de la crampe, avec du chanvre, le malaise cesse instantanément.Bébé est pris en flagrant délit sur un plat de crème serré dans le buffet.\u2014 C\u2019est-il possible ! s\u2019écrie la bonne, mes oeufs à la neige !.Qu\u2019est-ce que vous faites là?Et Bébé, confus : ¦\u2014 Je.fais.le dégel.Il n\u2019y a pas de bons DESSERTS sans les inimitables EXTRAITS CULINAIRES JONAS GARÉ AUX IMITATIONS Fabricants\tMONTREAL HENRI JONAS & CIE 06 v^ini Guérison des yeux sans médicaments, opération ni douleur.Nos \u201cVerres 1 oric\u201d nouveau style A ORDRE sont grautis pour bieu VOIR, de LOIN et de PRES, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal.A L\u2019INSTITUT D\u2019OPTIQUE LE SPECIALISTE B'flüMIER 144, Ste-Catherine Est coiu Ave Hotel de Ville.Montréal L\u2019EXAMEN DES YEUX GRATIS Spécialité: Yeux artificiels AVIS\u2014Cette annonce rapportée vaut 15c par dollar sur tout achat eu lunetterie.Il recherche les Cas difficiles, désespérés, N\u2019achetez jamais des \u201cPEDLERS\u201dui aux magasins * A lout faire\u201dsi vous tenez à vos yeux.SteS Un Conseil Voici un bon conseil aux dames sur la façon de procéder lorsque leur robe a été mouillée par la pluie, accident désolant s\u2019il en fut ! Il faut d\u2019abord suspendre la robe par les épaules, ensuite placer en dedans de la jupe une petite table récouverte d\u2019un linge sec sur lequel on étend succesivement toutes les parties mouillées qu\u2019on essuie avec des tampons.S\u2019il y a des garnitures des dentelles, des bandes de velours, il faut les essuyer, très légèrement et à rebrousse poil avec un brosse fine ; quand les bords de la jupe sont très mouillés il faut les repasser au travers d\u2019une mousseline avec un fer assez chaud.Les robes de laine et les robes de soie ne doivent jamais être séchées trop près du feu ; il faut les suspendre dans une chambre chau-et aérée, à une certaine distance de toute espèce de foyer.Le séchage trop rapide fait retirer presque toute les étoffes.Les robes de coton, toile, percale etc.doivent d\u2019abord être étend-dues et lorsqu\u2019elles sont à moitié séchées on étire l\u2019étoffe en long et en large, ( en maintenant le droit fil ) et on repasse avec un fer de bonne chaleur.Si l\u2019apprêt est tout à fait touché il faut repasser à l\u2019envers à travers une mousseline amidonnée.Les jupons exigent les mêmes soins que les robes ; pour les uns est de ne pas les laisser longtemps mouillés.Care sure\t_ elsans douleur des cors Inoffensive p! garantie Envente PARTOUT Francopar /aposte sur réception du prix 2.5 L AJ LAURENCE Pfi«\" km Serais.Ontario ;tW/7W!i 12 LA FEMME | Le bonheur du ménage j Est-il un spectacle plus charmant que celui d\u2019un ménage vraiment heureux, où jamais un nuage vient troubler la félicité commune et où les deux époux robustes et forts, parcourent rraillarde-ment le chemin de la vie, sans laisser les ronces de là route arracher la moindre bribe de leur constante tranquilité.Ils n\u2019ont qu\u2019une même pensée et qu\u2019un même cœur : entre eux, c\u2019est une émulation charmante pour satisfaire leurs désirs réciproques, pour aller au-devant de tout ce qui peut plaire à l\u2019un et à l\u2019autre.Ce ne sont que prévenances et attentions délicates de part et d\u2019autre.La femme chérit son intérieur et s\u2019applique à le rendre aussi agréable que possible à son mari.Toujours prête et habile dans sa maison, elle l\u2019égaye de son joyeux babil, de ses chants et de sa belle humeur.Elle se fait belle pour recevoir son seigneur et maître ; elle va au-devant de lui fraîche, enjouée pour le recevoir à son retour du travail quotidien, elle efface d\u2019un baiser les soucis du jour, c\u2019est le rayon de soleil qui traverse l\u2019existence du travailleur.Voilà le parfait bonheur et il devrait toujours durer, rien ne devrait jamais ternir ces beaux jours ensoleillés, écarter ces deux être si bien fait pour boire ensemble à la coupe délicieuse du bonheur.Ce bonheur tient parfois à de bien petites choses et il ne tient qu\u2019à un caprice de l\u2019homme ou de la femme pour le gâter.La fortune et Paissance me contribuent pas.toujours à l\u2019entretenir et c\u2019est souvent dans les ménages pauvres qu\u2019on le rencontre.Savoir se contenter de ce que l\u2019on a, ne pas désirer l\u2019impossible et vivre selon ses moyens, éviter de se dire entre é-poux des choses déplaisantes ou blessantes, être toujours affables l\u2019un envers l\u2019autre et s\u2019entr\u2019aider dans les petits tracas de la vie, se respecter mutuellement, sont autant de petits secrets qui assurent le bon accord dans le ménage.Mais quand l\u2019homme et la femme s\u2019adressent à tous propos de vifs reproches et cherchent à tirer parti de toutes les occasions pour s\u2019injurier, que l\u2019un veut toujours faire le contraire de ce que l\u2019autre désire, adieu le bonheur et les joies de ménage.LUCETTE.Mots pour Rire LE CHEMIN DU COEUR.\u2014 Depuis près d\u2019un an, Antoinette, quatre ans, se prive presque quotidiennement de son morceau de sucre du matin pour le donner à un pauvre poitrinaire.Hier, elle ne s\u2019en priva pas.-\tEh bien, et ton malade ?-\tVoilà, maman, aujourd\u2019hui j\u2019ai mangé mon sucre pour le petit Jésus qui est dans mon cœur.SOUVENIR.\u2014 Un an après la distribution d\u2019un arbre de Noël ?- Enfants, qu\u2019est-ce que la fête de Noël ?Just ( sept ans ).\u2014 Moi, je sais, Madame, c\u2019est la fête.de l\u2019arbre.Un joli mot d\u2019enfant : Toto rend une visite avec sa mère.Arrivé au premier étage, il dit : \u2014 C\u2019est là ?\u2014 Plus haut.Au deuxème : -\tFaut toujours monter ?\u2014 Toujours.-\t( Pleurant.) Alors, elle demeure au plafond ! UN RENSEIGNEMENT CONFI DENTIEL.\u2014 Linette désire vivement aller à Rome ; commè on s\u2019étonne de sa persistance à deman.der à faire ce voyage : \u2014 J\u2019ai un secret à dire au Pape, répond-elle.Et, à force d\u2019instances, on obtient ce secret : \u2014 Je veux lui demander \u201c à lui-même \u201d si \u201c c\u2019est bien vrai qu\u2019il est le Vicaire de Jésus-Christ.\u201d - Un prêtre passait dans la rue, lorsqu\u2019une fillette l\u2019aborde et lui demande une image.\u2014 Je veux bien te la donner, dit le prêtre, mais il faut que tu la gagnes.Combien y a-t-il de dieux ?\u2014 Un seul, répond la petite fille.\u2014 Prouve-le-moi.\u2014 Mais puisque le bon Dieu est partout, où mettrait-on le second?Deux petites filles se disputaient sur les talents de leur mère respective.-\tMaman sait faire ceci.La mienne sait faire cela.La discussion devient de plus plus vive.\u2014 Il y a une* chose que ma maman à moi sait faire et que la tienne ne fait pas.\u2014 Et quoi donc ?-\tElle peut s\u2019enlever toutes les dents d\u2019un seul coup, na ! 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