La femme, 1 février 1911, Février
[" V\\;: : Sème Année MONTREAL, FEV.1911 No.35 w -a>3 ~a>3 to# »-2>3 ^Lh, 3 w -0>3 W w *£5b 5EP *^*o SBF »a-*3 ¦SISr *2>3 SSP «0*5 SSP 5KP \u2022a-*3 *a>*3 35P 5®P S8P Sfip >a>b SBF -a>a SOP *a>3 SSP *o>3 SSP SSP *a^b -a>3 5ffp ^*3 *a>3 SOP ssp w* ^L>r> C0 Wi PM m g Wi >&*> pm ® pm ssp jtfp -a>3 *a-»o w SSP \u20220>a Revue mensuelle offerte a tous les clients du \u201cBON MARCHE\u201d, Maison Letendre, Fils & Cie. initiai est un tissu qui tient le premier rang comme u Idéal \u201d en doublures à robes.\u20ac[ Il dure deux fois autant que la soie et coûte le quart du prix de cette dernière.recommande comme tout aussi bon DEMANDEZ A VOIR L'ETIQUETTE jf 260 Ste-Catherine Ouest Wf'\tEntre Bleury et St-Alexandre SALONS DE TOILETTE v\tPOUR DAMES Coiffures de la Mode actuelle, Postiches en tous genres Ondulations Marcel, Massage, Vibrassage, Shampooing, Manicure, Spécialité d\u2019ouvrages en cheveux et accessoirs de toilette.Peignes, Perruques, Barrettes, Transformations, Epingles, Toupets, Bandeaux, Tresses, Lotions, Pompadours, Parfumeries Mad.ASSELIN Tel.Up.Town 4152 278 RUE CRAIG EST, Antiseptique et inoffensif Guérit la gerçure des seins en quatre applications.Préparée par\t30UTEILLE60C Le meilleur pour l\u2019usage externe U est d\u2019effet Magique pour les Meurtrissures, Brûlures Névralgies, Rhumatismes, Efforts, Grande Bouteille 25c.LINIMENT MAJOR LOTION NIPPS En vente Partout MONTREAL AU CENTRE DES BEAUX QUARTIERS La PHARMACIE MOISAN est reconnue comme la pharmacie chic du centre de la ville.Le site est admirable, le service distingué et les produits ultra selects.LES CAPSULES ANTI-CHILL pour LTNFLUENZA (la Grippe) FRISSONS, ACCES de FIEVRES sont SANS RIVALES devraient aussi être employées comme PREVENTIF en vente partout si votre Pharmacien ne la pas adressez-vous à la PHARMACIE MOISAN.\u2014 PRESCRIPTIONS \u2014 Sous le rapport des prescriptions remplies avec célérité e* minutie, en usantque des meilleurs ingrédients, la PHARMACIE MOISAN n\u2019a pas de rivale.d»-Téléphonez si vous voulez que le messager aille chercher chez vous les ordonnances à remplir; il retournera avec les médicaments.S.MOISAN, Pharmacien Angle ST-LAURENT et SHERBROOKE.\tTél.Est 4739 Bazar du Voyag'e Manufactura rs DE LA MONTAGN E Limitée, 496 Ste-Catherine Est, Près St-André Propriétaire de la Célèbre Marque de Commerce \u201c ALLIGATOR \u201d Vous trouverez à nos magasins un assortiment complets de Malles, Valises, Sacs de voyages, Sacoches pour dames, Porte-Monnaie, Folios, etc., etc.En un mot tout ce qui se fabrique en cuir.Nous faisons aussi la réparation des articles ci-haut mentionnés.Venez voir nos marchandises et nos prix avant d\u2019acheter.U\tJOUBE RT, Géra nt.LA PRESSE Le Journal dû \u201c Foyer\u2019\u2019 INSTRUIT - RÉCRÉE - AMUSE Il vous apporte chaque soir dans votre famille les évènements du monde entier.Il vous fournit les renseignements les plus précis sur ce qui vous intéresse.\t, Et il vous guide de la façon la plus concise, dans vos transactions quotidiennes En un mot c\u2019est le journal favori des familles. / Maison Letendre, Fils & Cie Revue mensuelle offerte a tous les clients du \u201c BON MARCHE 3me Année MONTREAL, FEV.1911 No.35 SfcStüBtJliJ&dlVJiatdSug&jt) t-^surSfcüSfcüSfcj«!k « _ | Le devoir social de la femme 5* w* * w * * mrw w w m w ntt ^*«f Un écrivain et un éducateur de talent, M.l'abbé Groulx, professeur au Séminaire de Valleyfield, dans une brochure qu'il a publiée il y a quelques années, enseignait aux jeunes gens comment faire l'éducation de leur volonté au point de vue du devoir social.11 leur définissait en même temps ce devoir et leur en montrait l'importance ou plutôt la nécessité.Certes, les jeunes gens sur qui repose l\u2019avenir de la société sont tenus plus que tout autre de bien connaître leurs obligations envers elle, mais le devoir social n\u2019existe pas seulement pour eux ; il ne s'impose pas seulement à l\u2019homme, mais la femme en assume sa large part et, plus que son compagnon peut-être elle a besoin qu\u2019on le lui rappelle.Ue devoir social de la femme qu\u2019il ne faut pas confondre avec ses devoirs de société, est si important que, si elle ne le remplit pas, il sera à peu près impossible à l'homme de remplir le sien.Il consiste d\u2019abord dans l\u2019éducation des enfants, l\u2019éducation du caractère et du coeur qui doit être donnée non seulement dans le jeune âge mais tant que l'enfant n\u2019est pas devenu un homme.Il peut consister aussi plus tard dans la bonne influence discrètement exercée au cours des circonstances nombreuses où l\u2019homme serait tenté de sacrifier le devoir civique à l\u2019ambition ou à l'intérêt personnel.Il n\u2019est pas jusque dans certaines manifestations mondaines ou charitables que la femme puisse avoir à compter avec le devoir social.Mais c\u2019est bien la question de l\u2019éducation dans la famille et par le ministère de la mère qui intéresse le plus grand nombre des femmes et c'est bien là aussi que le mal est le plus grand.Les jeunes gens auraient sans doute moins besoin qu\u2019on leur prêche l\u2019accomplissement du devoir social si les mères remplissaient plus consciencieusement le leur.Loin de moi l'idée de vouloir que la femme sorte sa sphère d\u2019action.Mes amis savent que je ne suis en aucune façon féministe et que si mes doigts tiennent une plume au lieu d\u2019une aiguille ce n\u2019est pas pour établir un principe, mais bien plutôt à titre de malheureuse exception devant confirmer une règle excellente.Qu\u2019on ne m\u2019accuse pas non plus si je touche un peu ce sujet de l\u2019éducation morale des enfants, de parler de choses que je ne connais point.Il n\u2019est nécessaire ni d\u2019avoir beaucoup étudié ni d\u2019avoir longtemps vécu pour se rendre compte du défaut que je signale; il suffit d'avoir un peu observé.Regardons autour de nous.Presque toutes les femmes que nous connaissons sont de parfaites ménagères, leur intérieur est reluisant d\u2019ordre et de propreté, les petits plats qu elles apprêtent sont exquis, leurs enfants sont toujours soigneusement débarbouillés et jamais ils ne partent pour l\u2019école sans être munis de toutes sortes de recommandations : \u201cNe casse pas ton ardoise, n'abime pas ton livre, ne grimpe pas aux arbres, ne déchire pas ta culotte.\u201d Plus rarement, la maman ajoutera: \u201cEcoute bien ce que dira le maître, ne cours pas à cause des refroidissements qui amènent les rhumes, ou bien \u201cNe vas pas avec tel ou tel de tes compagnons qui parle mal\u201d.Mais quand entendrez-vous ces bonnes mères parler aux petits qui, demain, seront des hommes, de droiture, de loyauté, de dévouement, de charité.Elles seront fières sans doute de vous dire qu\u2019à sept ans Toto ou Ninette sait toutes ses prières, et pourtant à quinze ans l\u2019enfant n\u2019aura pas encore songé peut-être, si d'autres que sa mère ne le lui ont dit, que les mots qu\u2019il adresse à Dieu matin et soir ont une signification et qu'ils obligent à quelque chose.Les femmes qui remplissent tous leurs devoirs de maîtresse de maison, celles qui croient faire tout ce qu'une bonne mère doit, parce qu\u2019elles veillent au bien-être et à la santé de leurs petits, n'ont satisfait qu\u2019à leurs obligations naturelles, elles sont loin d\u2019avoir tout fait.Il leur reste à remplir un devoir qui, pour coûter plus d\u2019efforts, n'en est pas moins important.C\u2019est à quoi, elles ne pensent pas le plus souvent, il faut bien le constater.Former l'esprit et le coeur de leurs fils paraît à ces inconscientes, besogne négligeable ou nulle.Il serait si facile pourtant, avec dus mots simples, doux, persuasifs comme le bon Dieu en inspire au coeur de toutes les mères, d'éveiller la conscience de l\u2019enfant, de lui apprendre qu\u2019il est des fautes bien plus grandes que celles de casser une ardoise ou de déchirer un vêtement, fautes qu\u2019il faut éviter par-dessus tout parce qu\u2019elles déplaisent au Créateur et qu\u2019elles rendent la créature méprisable.Si facile toujours de lui démontrer que la charité ne consiste pas à donner un sou par hazard au \"quêteux\u201d de la rue, mais à \u201caimer son prochain comme soi-même pour l\u2019amour de Dieu,\u201d et que, lorsqu\u2019on possède cette charité qui est la seule vraie et celle que tout chrétien doit avoir, il n\u2019est pas de sacrifice qui coûte pour le bien de tous.Hélas! quand je vois tant de jeunes gens inconsciemment égoïstes, pres-qu\u2019absolument dépourvus de sens moral, indécis, apathiques ou paresseux, je ne suis pas tentée d\u2019en accuser, comme d\u2019autres croient avoir raison de le faire, l'éducation que ces jeunes gens ont reçue hors de chez eux, ni les mauvaises compagnies qu'ils ont pu rencontrer à l\u2019atelier ou à l\u2019école.Mais, je me dis que si j\u2019étais leur mère, je ne saurais pas avoir la conscience en paix, les voyant ainsi, et qu\u2019aux heures des \u2019\u2019retour sur soi-même\u201d je me demanderais sérieusement si j'ai bien rempli mon devoir social, celui par lequel j\u2019aurais dû faire de mes fils, selon le mot très expressif de M.l\u2019abbé Groulx, \u201cde la substance d'homme.\u201d COLETTE. 4 LA FEMME * .* fi La choix d\u2019un appartement §É j\tà ^*W«W*W«ifW!WfWWMfWW L\u2019assainissement du logis Lorsque Ton vient pour louer un appartement ou pour entrer en possession d\u2019un logis, il est prudent de se renseigner sur les personnes qui en sortent.Cela est d\u2019une importance capitale, non au point de vue de la morale, dont il n'est pas question ici, mais au point de vue de la santé.Il peut y être resté longtemps malade, ou même y être mort, une personne dont le mal est contagieux, et ce mal aurait imprégné les murs de miasmes qui sont fort dangereux.Vous voyez qu\u2019on ne saurait prendre trop de précautions quand on entre dans un logement nouveau.Car c\u2019est peut-être à la négligence qu\u2019on est habitué d\u2019apporter en cela qu\u2019il faut attribuer la quantité de maladies de poitrine qui frappent tant ,1e gens à notre époque.Autrefois, on était bien plus circonspect pour ces sortes de choses, et sur elles la police elle-même se montrait fort sévère ; ainsi, quand une personne mourait de la tuberculose dans une maison, le propriétaire était obligé de gratter à vif tous les murs de la chambre où avait eu lieu le décès, les boiseries devaient être lavées à l\u2019eau seconde et de plus on donnait une autre couche.S\u2019il y avait une tenture de papier, on arrachait ce papier avant d\u2019en remettre du neuf, on lavait les murs avec de l\u2019eau de chaux, de plus le parquet ou le carreau était gratté et mis en couleur.De son côté, la famille de la personne défunte était obligée de brûler tous les vêtements qu\u2019avait portés celle-ci pendant sa maladie, son lit complet, le fauteuil dans lequel elle s\u2019asseyait, en un mot, tout ce qu\u2019elle avait touché, dans la crainte que la contagion ne s\u2019y fût attachée.Aujourd\u2019hui on traite, plus cavalièrement les choses.Il meurt une personne poitrinaire dans un appartement les parents ou les amis qui vivaient avec l\u2019infortunée créature, donnent congé à leur propriétaire et se hâtent de déménager sans s'inquiéter qui leur succédera dans ce lieu empoisonné.De leur côté, le propriétaire ou le portier se gardent bien de prévenir les visiteurs ; et le local est pris sans qu'ils éprouvent le moindre remords du mal dont ils peuvent être cause.Ainsi c\u2019est souvent une personne délicate, et par conséquent sensible à toutes les mauvaises impressions atmosphériques, qui sera la nouvelle locataire de cet endroit malheureux; peu de temps après son installation dans sa nouvelle demeure, elle commencera à tousser ; tout naturellement on attribuera cette toux à la sai- son ; qu\u2019elle soit chaude ou froide, elle sert toujours de prétexte; si la toux continue, on lui donnera une autre raison d\u2019être, et tout sera soupçonné hors la cause véritable.En attendant, la malheureuse patiente souffre, dépérit, meurt, et sa place, encore une fois vacante, attend une autre victime.Donc, quand vous prendrez un nouveau logis, informez-vous avec soin qui l\u2019a habité avant vous, non auprès des personnes intéressées, car vous pourriez être trompée, mais dans le voisinage: les voisins étant partout fort disposés à dire plutôt le mal que le bien sur toutes choses.La prudence recommande de ne jamais entrer dans un _iuuvel appartement sans bien faire assainir les chambres dans lesquelles on doit dormir, même si elles ne furent pas habitées par des personnes malades.Pour cela placez un réchaud de charbon bien allumé au milieu d\u2019une chambre, le poser sur une forte plaque de tôle ou sur une pierre pour ne pas mettre le feu au parquet, bien fermer les fenêtres, la trappe de la cheminée, puis jeter sur ce charbon quelques poignées de fleur de soufre et fermer hermétiquement la porte que l\u2019on a le soin de ne pas rouvrir durant vingt-quatre heures au moins, afin que la vapeur soufrée ait le temps de bien pénétrer dans les murs.Si quelqu\u2019un a été malade dans cette chambre, recommencez plusieurs fois cette opération avant d\u2019y habiter et/ vous éloignerez tout danger A moins toutefois que cette malade fut une tuberculeuse, car alors cela ne suffirait pas, et il vous faudrait, si vous êtes' forcée de prendre ce logement, faire vous-même, dans cette chambre empoisonnée, v.c que les propriétaires étaient obligés de faire jadis.Du reste, malade ou non, il est aussi d\u2019une bonne hygiène d\u2019assainir souvent les lits à la vapeur soufrée, et une maîtresse de maison sage emploie plusieurs fois l\u2019année ce moyen chez elle; nul besoin de vous dire qu\u2019après cette opération il faut laisser la literie à l\u2019air pendant vingt-quatre heures au moins avant de s\u2019y coucher, car l\u2019odeur du soufre pourrait être très nuisible.Heureux ceux qui aiment la musique ne fût-ce que parce qu\u2019ils n\u2019en souffrent pas! * * L'égoïsme des enfants n\u2019a d\u2019égal que leur ingratitude.Pardonne z-leur ne songeant que nous avons été enfants nous-mêmes.;}î\t-i- î|î A quoi bon?\u2014 Remettons à demain ! Deux pauvres petites phrases de trois mots chacune qui ont fait bien du mal à bien des gens! \u2019S\t.\t# ^\tLa morte irritée jjl Conte Au-dessus des pins, dans le ciel froid de Norvège, la lune éleva ses pointes fines, et la lumière de l\u2019astre vibra doucement à travers la haute pièce sombre.\u2014Comte Axel Mannerheim, murmura une voix, c\u2019est l\u2019heure où votre hallucination se produit.\u2014C\u2019est l\u2019heure où elle vient docteur.Le dialogue d\u2019ombre sembla remuer un peu de nuit, et les deux interlocuteurs se distinguèrent des ténèbres.L\u2019un, jeune homme aux cheveux et à la barbe d\u2019or pâle, jeté dans un fauteuil où son grand corps se serrait et se retirait; auprès de lui, un vieillard, ayant les gestes attentifs et câlins de ceux qui par profession soignent les malades.Et le médecin dit encore : \u2014Madame la comtesse, votre mère, a désiré avoir l\u2019avis du docteur Lambert-Voisin, une des sommités scientifiques de Paris.Est-ce que vous consentiriez à le laisser entrer près de vous au moment de la crise?\u2014Mais il n\u2019y a pas crise, mon bon Arnolson, pas plus qu\u2019il n\u2019y a hallucination.C\u2019est un fait extraordinaire, voilà tout, un fait qui échappe à notre raisonnement, mais c\u2019est un fait réel.\u2014Oui, oui, dit l\u2019autre.\u2014Vous pouvez faire entrer ce médecin ; il faut satisfaire ma pauvre mère qui a dû payer un prix fou pour le faire venir.\u2014Seulement personne autre que vous deux ; vous savez que je ne dois pas avoir plus de deux personnes autour de moi,, elle ne le vent pas.Le docteur Arnolson alla vers une porte derrière laquelle on sentait de la lumière et l'heureuse agitation de la vie ; il entr\u2019ouvrit doucement et appela.Un bruit d\u2019argenterie et cje cristaux tressaillit.\u2014Je suis à vous ,mon cher confrère.Les deux médecins rentrèrent, le Français apportant dans la salle obscure une insaisissable sensation de lumière et de repas quitté.Mais il s\u2019était repris, groupait déjà ses pensées pour l'observation.\u2014Monsieur le comte, dit-il, il y a longtemps que vous éprouvez ces troubles de la vision?Ils le virent .presque sourire.\u2014Troubles de la vision, docteur!.Ses traits brusquement se tendirent, et ses longs doigts se crispèrent sur les appuis du fauteuil.\u2014Chut! je l'entend venir.Les yeux s\u2019immobilisèrent vers l\u2019ogive d\u2019une porte basse, au fond de la chambre voûtée ; sa voix recita lentement ces phrases, le manque d\u2019intonation rendant plus étrange et tragique le son de ses paroles: LA FEMME 5 \u2014La voilà qui monte les marches du perron de pierre; elle s\u2019est formulée au miilieu des pins, elle a pris pour se vêtir de la nuit et de la lune.La porte d\u2019entrée s\u2019ouvre, elle est dans l\u2019escalier, on ne voit que les feux profonds de ses regards.La voilà.Les deux médecins, malgré eux, sentirent une petite secousse nerveuse, mais le malade continuait : \u2014Sur les tulles noirs de ses vêtements, ses bras nus jouent, ses bras ronds et blancs de jadis : elle tient une fleur entre ses mains, la rose rouge que tout à l'heure je vais ramasser.Du corsage échancré, sa tête se dégage, sa jolie tête impérieuse.les yeux se tournent vers moi, les yeux à crochets qui descendent au fond de mon âme.Comme elle m\u2019en veut, comme sa colère persiste, comme je suis seul en face de tout l\u2019autre côté ! Ne sois pas furieuse, je vois bien que tu es furieuse.Veux-tu qu\u2019on prie?Ma mère priera.Non, cela t\u2019irrite encore.Immobile et menaçante !.Aurora, j\u2019ai trop peur ; tu sais bien que je ne veux pas aller avec toi.Ab! elle s\u2019éloigne, elle glisse elle disparaît par la galerie.\u2014 Aurora.La saccade s\u2019est faite; elle est de l'autre côté, avec les autres.Avec une vivacité singulière, il se leva, bondit vers la galerie en arcades qui formait un des côtés de la pièce.Et ils le virent souplement se baisser, ramasser un objet qu\u2019il éleva en triomphe avec la joie des nerveux quand ils peuvent prouver la réalité de leurs sensations.Il tenait entre ses doigts une rose rouge.\u2014Pour moi, dit le professeur quand avec le médecin, ils furent dans le petit salon que la mère avait fait préparer pour eux, pour moi, c\u2019est à la fois un halluciné et un simulateur.Un simulateur parce que le \u201ccoup de la rose\u201d exige ou un complice ou une prestigi-dité extraordinaire, et peut-être les deux; un halluciné parce qu\u2019il voit réellement les phénomènes effrayants qu\u2019il décrit, que l\u2019impression sur le cerveau est matériellement exacte.Dans quelles conditions ^se sont produits les premiers symptômes de cette affection?\u2014Ainsi que je vous l\u2019écrivis quand i\u2019eus recours à vos lumières, la vie du jeune comte a été excessivement romanesque.Après maintes aventures il se passionna pour une jeune Américaine.miss Aurora Leigh.Les choses ont-elles dépassé les limites d\u2019un.simple flirt, c\u2019est ce qu\u2019on ignore, mais mon client ne fut point fidèle, et sa fiancée en mourut de désespoir.C\u2019est depuis cette mort qu\u2019il est venu se réfugier ici et qu\u2019il vit de cette vie épouvantée qui se résume chaque soir par une scène semblable à celle que vous venez de voir.\u2014Nous établirons d\u2019un commun accord le régime: affusions d\u2019eau froide n\u2019est-ce pas?bromure à doses massives.Mais je voudrais, avant tout, essayer d\u2019un procédé empirique, agir sur le moral.N\u2019y aurait-il pas moyen de reproduire en réalité sous les yeux du malade le phénomène qu\u2019il décrit si exactement?Nous connaissans le costume, la démarche, l\u2019attitude, le trajet de la soi-disant apparition.Ne pour-rait-on pas trouver une femme qui acceptât de se prêter à ce rôle ?\u2014J\u2019ai eu quelquefois cette idée sans oser m\u2019y arrêter; je l\u2019ai eue, parce que dans un château peu éloigné habite une cousine du comte Axel, Melle Ella Martens, dont les traits, paraît-il présentent une grande ressemblance avec ceux de cette Aurora.Et si elle consentait.\u2014Il faut vojr cela.Demain même, car je ne puis m\u2019arrêter longtemps, nous tenterons l\u2019expérience !.Dans le petit salon près de la chambre d\u2019Axel, Ella Martens, vêtue de tulles noirs, une rose rouge aux doigts attendait tremblante.Et la jeunesse de sa grâce était délicieuse en ce costume de fantôme.Le docteur Lambert-Voisin murmura : \u2014Est-ce que toute mort ne doit pas s\u2019évanouir devant cette vie?Mais elle avait entendu et rougit.Et le Français comprit que ce n\u2019était pas seulement une compatissante qui se prêtait à cette scène.Elle dit : \u2014T\u2019entrerai quand vous me le direz.\u2014Maintenant, souffla tout d\u2019un coup Arnolson, maintenant ; il l\u2019annonce.Il ouvrit la porte et la jeune fille s\u2019avança.Mais un cri d\u2019angoisse effroyable retentit, un hurlement de folie et d\u2019épouvante.Le comte Axel, dressé de ses poings aux bras du fauteuil, regardait fixement Ella et quelque chose sans doute à côté d\u2019elle.\u201cDeux! Deux! cria-t-il : voilà qu\u2019elles sont deux maintenant !\u201d Ses bras se cassèrent, et il tomba sur les dalles.Les médecins se précipitèrent; le comte Axel Mannerheim était mort.FRANÇOIS DE NION.* * * \u2014Les injures sont humiliantes pour celui qui les dit quand elles ne réussissent pas à humilier celui qui les reçoit.\u2014Le portier d\u2019un sot peut toujours dire qu\u2019il n\u2019y a personne au logis.\u2014Est-on dans le malheur on connaît ses amis.\u2014Le grand but de la vie n\u2019est pas le bonheur mais le perfectionnement.\u2014Un homme doit désirer vivre et savoir comment mourir.On ne peut être née pour devenir belle mais la beauté ne commence qu\u2019à l\u2019âge où le coeur est capable d\u2019aimer.LaBruyère.r* LE PERE Nouvelle -4 Thord Averaas était l\u2019homme le plus riche de la paroisse.Il se présenta un jour dans le cabinet de travail du pasteur et, d\u2019un ton grave, il dit : \u2014J\u2019ai eu un fils et je veux qu\u2019il soit baptisé.\u2014Comment voulez-vous l\u2019appeler?\u2014Finn, comme son père.\u2014Quels seront les parrain et marraine ?Thord les nomma ; c\u2019étaient les gens les plus considérés de la localité, des parents de Thord., Le paysan se tut un moment, puis il répondit : \u2014Je désirerais qu\u2019il fût baptisé tout seul et non point avec tous les autres enfants.Je voudrais pour cela que la cérémonie eût lieu un jour de semaine ; par exemple, samedi prochain à midi.¦\u2014Est-ce tout?demanda encore le pasteur.\u2022\u2014Je n\u2019ai pas autre chose à dire.Le paysan tournait son chapeau entre ses mains comme pour prendre congé.Alors le pasteur se leva et.prenant la main de son visiteur et le fixant du regard, il ajouta: \u2014Dieu fasse que cet enfant devienne pour toi une bénédiction ! Seize ans plus tard, Thord se trouvait encore chez le pasteur.\u2014Tu as bonne mine, dit celui-ci en remarquant que ce long espace de temps n\u2019avait produit aucun changement sur sa physionomie.\u2014C\u2019est que je n\u2019ai pas de soucis, répondit Thord.Le pasteur lui demanda, après avoir gardé le silence un moment: \u2014Qu\u2019as-tu sur le coeur aujourd\u2019hui ?\u2014Je viens pour mon fils qui doit faire sa première communion.C\u2019est un garçon fort éveillé.Thord ne voulait pas donner des honoraires au pasteur avant de savoir quelle place son fils occuperait au temple.\u2014Tl sera le premier.\u2014Fort bien.Voici dix écus pour vos honoraires.\u2014As-tu autre chose à me demander?dit le pasteur en regardant fixement le paysan.-\u2014Non.c\u2019est tout.Et Thord sortit.Huit années se passèrent encore.Un jour, on entendit un grand vacarme devant la porte du presbytère: c\u2019étaient plusieurs hommes qu\u2019emmenait Thord.\u2014Ce soir, \u2014 dit le pasteur qui l\u2019avait 6 LA FEMME reconnu, \u2014 tu arrives en nombreuse compagnie.\u2014Eh! oui; c\u2019est que je voudrais faire publier à l\u2019église les bans de mon fils, qui se marie avec Karen Storliden fille de Gudmund, ici présent.\u2014Mais n\u2019est-ce pas la plus riche héritière du village?\u2014Mon Dieu, on le dit, répondit le père en se passant la main sur sa barbe.Le pasteur réfléchit un moment, il ne dit rien, inscrivit les deux noms sur son registre et fit signer les personnes présentes.Thord mit trois écus sur la table.\u2014Il ne m\u2019en revient qu\u2019un.dit le pasteur.-\u2014Je sais bien, mais c\u2019est mon fils unique et je voudrais bien faire les choses.Le pasteur prit donc l\u2019argent.\u2014Voilà la troisième fois que tu viens me voir, Thord, pour ton fils.\u2014Mais je n\u2019aurai plus désormais à m\u2019occuper de lui, répondit le paysan.Il plia ses papiers, dit adieu et suivit lentement les autres hommes.Quinze jours plus tard, le père et le fils se rendirent en bateau à la ferme de Storliden pour arranger définitivement les détails de la noce.-\u2014Le coussin n\u2019est pas'bien placé, dit le fils à un moment donné.Il se leva pour mieux l\u2019arranger, mais la planche sur laquelle il se tenait glissa et il tomba à l\u2019eau.\u2014Tiens-toi à la rame ! lui cria son père en la lui tendant.Mais, après quelques mouvements pour le saisir, il sentit ses forces l\u2019abandonner et ses membres se paralyser.\u2014Attends! attends!.s\u2019écria le père en s\u2019efforçant d\u2019approcher de lui sa barque.Mais le jeune homme retombe à la renverse, il jette à son père un long reeard.et disparaît.Thord croyait rêver ; il ne bougea pas de l\u2019endroit où son fils s\u2019était englouti.comme s\u2019il croyait le voir revenir ià la surface.Quelques bulles d\u2019air seulement montaient: l\u2019une, plus grosse, vint crever «à la surface : puis l\u2019eau reprit son calme et \u2018 demeura unie comme une glace.Trois jours et trois nuits, on put voir le père ramer à cet endroit, sans demander ni à manger, ni à boire, sans éprouver le besoin de dormir.il repêchait son enfant.Enfin, il le retrouva et le porta sur ses épaules, jusqu\u2019au haut de la montagne, où se trouvait sa ferme.Une année pouvait s\u2019être écoulée depuis, cette époque.Un soir d\u2019automne, le pasteur vit arriver chez lui un homme grand, mais voûté, maigri et les cheveux blancs.Le pasteur le considéra longtemps sans le reconnaître; c\u2019était Thord.\u2014Tu viens bien tard?demanda le pasteur.\u2014Oui, j\u2019arrive bien tard, répondit T'hord en s\u2019asseyant.Tous deux se turent assez longtemps.\u2014J\u2019ai apporté quelque chose, dit alors le paysan, quelque chose que je voudrais bien donner aux pauvres.Il se leva, étala de l\u2019argent sur la table, puis se rassit.Le pasteur compta l\u2019argent.\u2014C\u2019est beaucoup d'argent, dit-il.\u2014C\u2019est la moitié de ma ferme que j\u2019ai vendue aujourd\u2019hui.\u2014Et que comptes-tu faire, maintenant?-\u2014Quelque chose de meilleur.Il y eut encore un moment de silence.Le paysan tenait son regard fixé au solde et le pasteur le regardait avec de grands yeux.\u2014Cette fois, je crois que ton fils a été pour toi une bénédiction, dit lentement le pasteur.\u2014Je le crois, aussi, répondit Thord en levant les yeux d\u2019où coulaient deux grosses larmes.Bj ornsterne-Bj oms on.Le Berceau Hélas ! il est vide le petit berceau, la mignone n\u2019a fait qu\u2019effleurer le doux oreiller blanc, son petit corps si frêle, n\u2019a pas laissé d\u2019empreinte sur les draps fins ; pourtant, quel vide dans le coeur de la jeune mère! Ce bébé si ardemment désiré, ce pauvre bébé qu\u2019elle a à peine tenu dans ses bras, et tout est fini, le petit ange s\u2019est envolé au pays où il n\u2019y a ni souffrances ni larm :s.Semblable à la fleur qui referme ses pétales au soir d\u2019un beau jour, le petit corps repose un peu replié sur lui-même ; la main mignonne est fermée, comme sous l\u2019étreinte d\u2019une dernière douleur, les cierges auréolent le front pur, les yeux clos donnent l\u2019illusion d\u2019un paisible sommeil, et partout des fleurs, des fleurs que des mains amies sont venues déposer en passant à la jeune mère qui ne connaîtra pas l\u2019exquise caresse des tout petits et dont les larmes ne seront pas séchées sous les lèvres pures de ce petit ange.LLsE.* * * De l\u2019orgueil passe encore, au début, peut-être, mais, au dénouement, quelle petitesse! * * Ne jugeons pas les hommes sur ce qu\u2019ils ont dit.mais d\u2019après ce qu\u2019ils font.Chateaubriand.^ u,\t-Mds lUM,\tdill/ .Mx,\t«bfe.» xH: » * aSSk dÊTk dÊTx- »3k dBSk Æ Ck #5» JBBt aBflfc *3fc * et v\t* % Carême et Carnaval $ *\t& Février qui s\u2019écoule est le moi® morose.Il débute par la Chandeleui et devance de peu de jours, cettte an née, les jours de carême-prenant.Entre la fête religieuse et la fête profane, sa courte vie tiendra partanl d\u2019une prière, d'une procession pieuse de fidèles alignés, marchant recueillis pour finir dans les orgies de bandes joyeuses chantant la venue du mard> gras.* * * O peuple de fous, comme je t'ad mire ! Comme j\u2019admire ton esprit nourri de douces et saintes légendes, mais entretenu aussi.dans les licencieuses coutumes des antiques païens.Comme j\u2019admire la mobilité de ton âme qui te fait en vingt-huit jours prier et rire, fêter au matin de février \u201cla présentation au temple\u201d, et à la fin du même mois, dans dp bruyantes réjouissances, le dieu poussif du carnaval.Et si Erasme n\u2019avait point fait l\u2019éloge de la folie, je n\u2019aurais pas manqué d\u2019écrire ici \u2014 assurément en de moins bons termes \u2014 ce qu\u2019il écrivit lui-même il y a quelques siècles.seulement.* * * On dit que le carnaval, dans le pays où se parle la langue française, est frondeur et léger; il est ardent, enthousiaste et bruyant où se parle la langue italienne, monotone et froid en Russie, presque triste en Angleterre, et, en Allemagne, lourd et sensuel.* * * Carnaval et Sagesse sont deux ! Des hommes qui se déguisent en macaques ont le devoir \u2014 bien que ça ne les change pas beaucoup \u2014 de laisser leurs soucis au vestiaire et de se conduire dans le monde de toqués où ils vont fréquenter en véritables singes ayant conscience cle leur irresponsabilité.Le carnaval italien, français au espagnol est pardonnable ; qu\u2019il soit froid en Russie, ça se comprend.En Allemagne et en Angleterre, il ne peut qu\u2019être triste.Ils ont la folie noire, là-bas.J\u2019aime mieux la nôtre ! La bonne folie qui s\u2019accommode de tout, qui fait qu\u2019on prie, qu'on rit, cju'on danse, qu\u2019on s\u2019amuse, qu\u2019on se mortifie ou qu\u2019on fait bombance entre la pleine lune et le dernier quartier; j\u2019aime mieux notre franchise qui nous unit dans la joie en attendant qu\u2019au douzième coup de l\u2019horloge nous serrions autour de notre ventre la ceinture de cuir, prévision des jours de jeûne pendant lesquels le hareng saur nous paraîtra aussi délicieusement appréciable que.les poulardes des semaines écoulées. LA FEMME Question de caractère, ça! Et je perds mon temps, moi qui voulais, parlant du carnaval, vous faire entrevoir le carême ; moi qui pensais exciter votre appétit par la perspective des jours maigres.Je perds mon temps, car, à l\u2019encontre des races froides et taciturnes, vous passez avec une immuable bonne humeur de l\u2019excellente chère à l\u2019absbti-nence, de l\u2019appétissant pâté de foie parfumé de truffles à l\u2019insipide morue gardée dans le sel.Te perds mon temps ! Je perds mon temps surtout parce que, dans notre heureux siècle, en carnaval comme en carême, on est devenu tolérants et que nous sommes loin, bien loin, de l\u2019époque où le roi Charlemagne prononça la peine de mort contre quiconque, sans dispense, enfreindrait la grande loi du jeûne de quarante jours.* * * \u2014Erasme, dont je parlais tout à l\u2019heure, mais dont on ne saurait trop parler, ne suivait pas exactement l\u2019observation du carême.On l\u2019interrogeait à ce sujet: \u2014Cela tient \u2014 dit le philosophe \u2014 à ce que î\u2019ai l\u2019âme catholique et l\u2019estomac luthérien.C.M.Après la lumière qui éclate et rayonne, ce qu\u2019il y a de plus difficile à cacher, c\u2019est le bonheur.Val tour.* * * Il est eu votre volonté, non au nombre des ans, que vous ayez vécu.M ontaigne.* * * L\u2019amour du luxe est la vanité des sots: l\u2019amour de l\u2019art est la distinction dés gens d\u2019esprit.Ch.de Masade.* * * Une armée qui discute est comme une main qui voudrait penser.En vérité, toutes les vertus sont, ie crois, contenues dan's un seul mot: aimer! Ernest Legouvê.I A LA CUISINL J *\tHt TIMBALES SUEDOISES 3-4 tasse farine, 1-2 c.à thé sel, 1 c.à thé sucre ,1-2 tasse lait, i oeuf, 1 c.à table huile olivç.Mêlez les.ingrédients secs, ajoutez le lait graduellement et l\u2019oeuf batttu, puis l\u2019huile d\u2019olive.Faites chauffer votre friture, trempez-y le moule à timbales et laissez-le chauffer.Enle-vez-le de la friture, trempez dans la pâte jusqu\u2019aux 3-4, soulevez-le et replongez de nouveau dans la graisse bouillante.Remplissez ces timbales de crème d\u2019huîtres, de poulet, de riz de veau ou de poulet et de riz de veau avec des champignons.TIMBALES DE FLETAN 1 lbb.flétan, 2-3 tasse lait, 1 jaune oeuf, 1 1-4 c.à thé sel, 1-4 c.à thé poivre, 2-3 c.à thé coru tsarch, r-3 tasse crème épaisse.Passez le flétan au tamis, ajoutez le jaune d\u2019oeuf, les assaisonnements, le corn starch et la crème battue en neige.Remplissez des moules beurrés et faites cuire dans une lèchefrite remplie d\u2019eau.Couvrez avec un papier beurré et faites cuire 20 minutes dans un fourneau modéré.Tournez sur un plat et entourez de sauce Bécharnelle.t 1-2 tasse bouillon, 1 tranche carotte, 1 tranche oignon, i feuille de laurier, i brin de persil, T-4 tasse beurre, 1-4 tasse farine.1 tasse lait chaud, 1-2 c.à thé de sel, 1-8 c.à thé poivre.Faites cuire le bouillon 20 minutes avec les assaisonnements, puis coulez.Il devrait v en avoir 1 tasse.Faites fondre le beurre, aioutez la farine, puis, graduellement, le bouillon et le lait.Assaisonnez avec le sel et le poivre.Guérison des yeux sans médicaments, opé ration nidouleur.Nos \u201cVerres Toric\u201d nouveau style A ORDRE sont garantis pour bien VOIR, de LOIN et de PRÈS, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal -A L\u2019INSTITUT D\u2019OPTIQUE LE SPECIALISTE BfABIIER 144, Ste-Catherine Est coin Ave Hotel de Ville.Montréal L\u2019EXAMEN DES YEUX GRATIS Soécialltè: Yeux artificiels AV IS\u2014Cette annonce rapportée vaut 16c.par dollar sur tout achat en lunetterie.Il recherche les Cas difficiles, désespérés.N\u2019achetez jamais des \u201cPEDLERS\u201d ni aux magasins \u201cA-tout-falre\u201d»! vous tenez à vo9 yeux.JONAS Ce nom sur une bouteille d\u2019essence culinaire veut dire Exigez toujours les ESSENCES DE JONAS, HENRI JONAS, Fabricants .\tMONTREAL.TIMBALES DE HOMARD 2 lbs de homard vivant, 1-4 tasse miettes de pain rassis, 1-2 tasse crème épaisse, 2 oeufs, vin de Sherry, sel et poivre.Fendez le homard, enlevez les veines intestinales, le foie et l\u2019estomac.Ecrasez les princes avec un maillet et enlevez toute la chair.Passez au tamis, ajoutez les miettes de pain, la crème, les oeufs légèrement battus, le sel, le poivre et le vin de Sherry au goût.Remplissez des.moules à timbales aux 2-3, placez-les dans une poêle à frire et ajoutez de l\u2019eau bouillante jusqu\u2019aux 2-3 des moules.Mettez un papier beurré sur les moules et faites cuire sur le poêle jusqu\u2019à ce que le mélange soit ferme en empêchant l\u2019eau de bouillir.Tournez les moules et servez avec une mayonnaise chaude faite avec 2 jaunes d\u2019oeufs, 2 c.à table huile olive, 1 c.à table vinaigre, 1-4 tasse eau chaude, sel, poivre, x c.à thé de persil finement haché.Ajoutez l\u2019huile doucement aux jaunes d\u2019oeufs, puis graduellement le vinaigre et l\u2019eau.Faites cuire au bain-marie jusqu\u2019à ce que le mélange épaississe, puis ajoutez les assaisonnements.Je ne sais si le premier amour est le plus ardent, mais le plus grand à coup sûr et le plus profond c\u2019est le dernier.Michelet.* * * Il y a une règle sûre pour juger des livres comme les hominies, même sans les connaître, il suffit de savoir par oui ils sont aimés et par qui ils sont haïs./.de Maistre.Soignez vos pieds Spécialités: Traitement des Cors.Ongles incarnés et oignon Mme E.RATELLE 163 rue St-Denis près Ste-Catherine.Tel.Est 6346 MK MESDAMES Après avoir magasiné venez prendre un bon repas a 15e de -PREMIÈRE CLASSE- Melle COTÉ 576 RUE STE-CATHERINE EST En face du Magasin Letendre, Fils & Cie ?EEEIE 8 LA FEMME La Petite Jeanne L'Etreinte Votre bras au mien enlacé Et sous forme de badinage, Voulez-vous bien au temps passé Avec moi refaire un voyage?Vous pourrons évoquer tous deux Votre printemps et ma je unesse ; J'ai trente ans, et même un peu mieux, Vous dix-sept, sans qu\u2019il y paraisse! J\u2019ai senti, parfum à parfum, Fleurir les jours de votre enfance; J\u2019ai vu s\u2019éveiller, un à un, Les charmes de voire innoncence.Comme l'abeille du matin Sur le lis que son aile touche, J\u2019ai vu se poser enfantin, Le sourire sur votre bouche! Auprès du foyer paternel Vous demandiez à ma mémoire Quelque récit surnaturel One vous appeliez : une histoire! Vous cherchiez d\u2019un air curieux Les salamandres dans la flamme, Et moi, dans le fond de vos yeux, Je regardais passer votre âme! J\u2019étais trop heureux de conter Cent merveilles pour un sourire, Et je parlais sans m\u2019arrêter, Moi qui ne sais plus rien vous dire! Je prenais vos petites mains Dans la mienne, et, toute tremblante, Vous pensiez à mes noirs lutins, A la fois peureuse et charmante ! Souriez à ces jours bénis, Ces jours où l\u2019on n\u2019est occupée Que d\u2019écouter de tels récits.Pour les redire à sa poupée ! Une menotte vous serre La main dans l\u2019ombre en passant Des deux un aigle descend Et V on est tout dans sa serre.Ces petits doigts gracieux, Leur toucher furtif vous broie; L\u2019aigle, en déchirant sa proie, Remonte au gouffre des deux.On tremble, on se pâme, on suffoque Dans cet air qui va coupant Le souffle, tandis qu\u2019on pend Inerte comme une loque.Sur kj yeux clos passe un flux De nuit, de sang et de larmes.Le front est plein de vacarmes, Au coeur, rien! Il ne bat plus.Et c\u2019est d\u2019une douceur telle Dans Vévanouissement, Qu\u2019on voudrait, de ce moment, Faire une mort immortelle.0 sentiments surhumains, 0 trépas d\u2019apothéose, Qu\u2019on a pour si peu de chose, Pour l\u2019étreinte de deux mains! Jean RICHEPIN.Je répétais avec succès Le Poucet, Cendrillon, Peau d\u2019Ane, Et puis, en partant, j\u2019embrassais Sur son front la petite Jeanne.Où sont-ils ceux qui résoudront Ce doux et bizarre problème : Voilà mes lèvres, votre front, Le baiser serait-il le même?Philippe CILLE.1EE1E êèÊèê II y a bien longtemps, dans nos châteaux d'Espagne, Quand vous étiez la Reine et que j\u2019étais le Roi, On ne parlait qu\u2019amour, et c'était là la loi Que le vassal, le soir, jasait à sa compagne! Et si nous cheminions parfois, dans la campagne, Les paysans, aux seuils, nous indiquaient du doigt, Quand vous étiez la Reine, et que j\u2019étais le Roi, Il y a cinq cents ans, dans nos pays d'Espagne ! Vous souvient-il qu\u2019un jour, gravissant la montagne, Nous allions tous les deux, par un chemin étroit?Alors, vous vous serriez, craintive, auprès de moi, Comme un petit oiseau que la froidure gagne.Il y a bien longtemps, dans nos pays d'Espagne ! JACOUEUN P&rcffrc?iinssiiiiiss mm HSHSSSS3HBE8&S22&a&&& la femme ^^*5 M Confection $ ^ i Au Bon Marché & I C88WS Modes c*7r 7/Ma0&ÆZ7Æ&/æ/æ7/JZ7/æÆ&/M£7/æ/M£7ÆZ7/jZ, \u201cA qualité égale, nos prix sont toujours les plus bas\u201d TAPIS Assortiment complet dans Its Velours Wilton, Bruxelles, Balmoral, Tapestry, etc.Patrons et nuances très variés.Spécialité : Rugs et Carpettes de toutes grandeurs.CARPETTES AXIY1INSTER 6\u2019 9\u201d x 9 pieds.$15.00 9x9 pieds.20.00 9 x 10\u20196\u201d pieds.25.00 9 x 12 pieds.30.00 Iff E5 7V^ODE5 arrivent chaque jour, de plus en plus belles et nombreuses.Les joies du renouveau doivent être partagées par toute la famille.C\u2019est donc le temps d\u2019enjoliver l\u2019intérieur de vos maisons.PRELARTS Nous exposons actuellement les plus nouveaux patrons dans les pérlarts, (Linoléum), prélart anglais, prélarts de passages et d\u2019escaliers.PRELART INCRUSTE (inlaid) Excellente qualité, dessin très durable, grande variété de nuances.8-4 2 vgs, de largeur.Depuis 85c, $1.25, jusqu\u2019à la verge carrée.$1.35.TAPIS, PRELARTS, RIDEAUX, LITERIE, ETC.PORTIERES En Damas reversible, 40 pouces de largeur sur 3 verges de longueur, avec frange, finies avec gros glands nattés.Prix absolument avantageux, la paire.$2.90 TAPIS DE TABLE En Damas au Tapestry, genre Derby.Dessins nouveaux dans toutes les couleurs.Grandeur\t6-4\t\t\t$1\t23 l t\t8-4\t\t\t1,\t.99 l l\t10-4\t\t\t.99 < f\t12-4\t\t\t3\t.49 STORES (BLINDS) La jilus grande variété et les meilleures qualités dans tous les genres.C\u2019 est la spécialité de ce rayon.Nous les faisons sur commande.Un de nos stores garni de dentelle, long de 72 pouces, largeur 87 pouces.Demandez à le voir.Prix sans précédent.45c Mesures prises ^ ^ a domicile sans j: 3 charge extra t LBTBNDRB, FILS puis 75c jusqu\u2019à, chacun .$8.50\t^ Autres panneaux de genres différents, depuis 19c jusqu\u2019à.$8 50 g IY10USELINE A RIDEAUX § Couleurs fleuries, teintes diffé-rentes, double ou simple largeur.^ Depuis 10c la verge jusqu\u2019à.30c\t^ *\tS % ë % ë % ë Pour vos impressions de toutes sortes allez à L\u2019IMPRIMERIE la plus renommée de la partie Est PARADIS-VINCENT & CIE 320 RUB BEAUDRY\tTEL.EST 4096 Soit sur vos Corsets, il signifie ajustement parfait, dernier style et qualités insurpassées, Voyez à ce que le nom CROMPTON 4»t Rue CENTRE, 723 RUE STE-CATHERINE EST USTENSILES DE CUISINE ÛMll/ m IT T IL N W.t TOUTES LES DAMES soucieuses de leur SANTE et de leur ELEGANCE doivent porter La Ceinture Corselet Maillot LE GRAND SUCCES DE PARIS Confort idéal pour l\u2019Eté.Dispense du Corset.Assure l\u2019élégance des formes.Prévient ou fait disparaître l\u2019embonpoint.LÉGÈRE, SOUPLE, HYGIENIQUE allez de suite chez A.CLAVERIE 970 RUE ST-DENIS,\tPrès Rachel Tous les jours de 2 h.à 5 h.p.m.(mercredi excepté).Institut Dentaire Franco-Américain (Incorporé).162 rue St-Denis, - Montréal .FUTURES EPOUSEES.Faites imprimer vos Lettres de Faire Part et Cartes de visite par une maison habile et de bon goût.\u2014imprimerie;\u2014 PARADIS-VINCENT & CIE.320 rue; BEAUDRY\tTEL.ESI 4096 Nos DENTS sont très belles, naturelles garanties- .\t.Visitez notre Département de Aiv* aux Entrepreneurs et aux Manufacturiers Une loi nouvelle, en force depuis le 1er janvier 1910, impose aux patrons de lourdes obligations pécuniaires, envers leurs employés, dans le cas d\u2019accidents.Il est donc très important pour vous, Messieurs les Entrepreneurs et les Manufacturiers de prendre une police d\u2019assurance comme garantie.Ceux de mes clients qui doivent déménager sont priés de me faire parvenir leur police d\u2019assurance le plus tôt possible.JOSEPH COURTOIS, 263 Visitation 672 Ste-Catherine Est Voyez toujours la maison Populaire de l\u2019Est.POUR LES MODELES LES PLUS RECENTS \u2018«SOULIERS u CHAUSSURES Elegantes, Solides Deux Tissus Supérieurs Valeur Reconnue P.P.Martin & Cie MONTREAL.jouissant d\u2019une Réputation Universelle pour la fabrication Vêtements de Pluie La 'ÉrmvneUe de Repousse la pluie, comme un dos de Canard repousse l\u2019eau.\u201cPilules Persanes\u201d de Tewfiik Haziz de Téhéran (PerseJ développent la poitrine, raffermissent les chairs, effacent $1.00 BOITE Dép.A.Boite Postale 1031 IDEALE Un buste bien développé fait ressortir la finesse de la taille.Les incomparables : Tfrî , \"r le creux des épaules, remédiant ainsi aux caprices de la nature.Pleinement Satisfaite Je me suis désolée pendant trois ans de n\u2019avoir pas réussi à développer ma taille.J\u2019ai pris sans résultat des fortifiants sans nombre.Aujourd'hui le prodige est accompli grâce à vos PILULES PERSANES C'est l\u2019embellisseur idéal ! renee-marguerite 6 BOITES Société des Produits Persans Montréal, Canada IMPRIMERIE PARADIS 320 RUE BEAUDRY Demandez Partout Coton Blanc NIAGARA L\u2019Indienne Spécial P.P.M.& co "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.