La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1932, Décembre
Mention incorrecte.-Volume |S> 0ème Année • ' 1 MONTRÉAL No 72 Décembre 1W2 • , • • ¦ ‘ • » • ¦ • .Revue Trimestrielle Canadienne Art de l’ingénieur—Economie politique et sociale—Mathématiques Législation—Histoire—Statistique—Architecture —Sciences Hygiène—Industrie—Forêts—Finances—Transports.SOMMAIRE Pages 347— I.Le nouveau Laboratoire d’Hydraulique de L’École Polytechnique.Armand CIRCÉ 369— II.L’École au Japon.R.P.Séraphin Joseph, BENOIT O.F.M 396—III.Le Relèvement économique des Travailleurs.par l’Accession à la Propriété.Arthur SAINT-PIERRE 424—IV.Deux de nos plus belles Chansons.Marius barbeau 446— V.Le Ciment et le Béton: Matériaux inesthétiques?du “Nudisme architectural” contemporain Georges dupont 453—VI.Revue des Livres.45g— VII.Vie de l’École et de l’Association.ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES ÉCOLE POLYTECHNIQUE montré/^1 VERSITY OF WINNIPEG LIBRARY 515 PORTAGE AVENUE ttlNNIP&S MANi R3B 2E9 COMITÉ DE DIRECTION: Président: Mgr J.-Vincent Piette, Recteur de l’Université de Montréal.Membres: MM.Aurélien Boyer, Principal de l’Ecole Polytechnique.Augustin Frigon, Directeur de l’École Polytechnique.Arthur Amos, Chef du service hydraulique de la Province de Quebec.Victor Doré, Professeur à l’École de9 Hautes Études Commerciales.Alfred Fyen, Professeur à l’École Polytechnique.Léon-Mercier Gouin, Avocat.Théo-J.Lafrenière, Professeur à l’École Polytechnique.Olivier Lefebvre, Ingénieur en chef, Commission des Eaux courantes.Olivier Maurault, p.s.s.Curé «de Notre-Dame.Edouard Montpetit, Professeur à l’Universit; de Montréal.Antonio Perrault, Professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, Ingénieur Conseil.L.Brunotto, Bibliothécaire de l’École Polytechnique.Armand Circé, Professeur à l’École Polytechnique.Secrétaire de l’Association des Anciens Élèves.COMITÉ D’ADMINISTRATION ET DE RÉDACTION: Président: Arthur Surveyer Membres: MM.Édouard Montpetit, Arthur Amos, Augustin Frigon, Olivier Maurault, Théo-J.Lafrenière, Antonio Perrault, Olivier Lefebvre, Léon-Mercier Gouin.Rédacteur en chef: Édouard Montpetit.Secrétaire de la rédaction: Léon-Mercier Gouin.Secrétaire Général: Augustin Frigon.Trésorier: Aurélien Boyer.PRIX DE L’ABONNEMENT ANNUEL Le Canada et les États-Unis $3.00 — Le numéro .75 cents Tous les autres pays $4.00 — Le numéro $1.00 La Revue Trimestrielle Canadienne parait quatre fois l'an: en mars, juin, septembre décembre.La Revue est accessible à la collaboration de tous les publicistes, spécialistes et hommes de profession; mais la Direction n’entend pas par l’insertion des articles assumer la responsabilité des idées émises.Tous les articles insérés donnent droit à une indemnité calculée par page de texte imprimée ou de graphiques.Les manuscrits ne seront pas rendus.La reproduction des articles publiés par la Revue est autorisée, à la condition de citer la Eource d’où ces articles proviennent et de faire tenir un exemplaire à la Revue.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont il aura été envoyé un exemplaire à la Rédaction.Adresser toute communication pour les abonnements, publicité, collaboration etc.directement à: La Revue Trimestrielle Canadienne LAncaster 9208.1430, rue Saint-Denis, Montreal R K vit; TRIMKSTRIELLE CAXADIKN'NT.1 L’UNIVERSITÉ de MONTRÉAL Comprend les facultés et écoles suivantes : fACUITES THEOLOGIE * DROIT MEDECINE ' PHILOSOPHIE * LETTRES SCIENCES CHIRURGIE DENTAIRE ÉC0LEI PHARMACIE ' SCIENCES SOCIALES POLYTECHNIQUE - INSTITUT AGRICOLE D’OKA ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES OPTOMÉTRIE ' MÉDECINE VÉTÉRINAIRE HYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE TOURISME ?Pour tous renseignements, s’adresser au Secrétariat général 1265, rue St-Denis Montréal II RK Vf K TRIM KSTRIELLE «AXA I)IEN N K Departement du Secrétatre de la province de Québec HON.ATHANASE DAVID, Secrétaire provincial ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ECOLES TECHNIQUES MONTREAL, QUEBEC, HULL COURS TECHNIQUE: Cours de formation générale technique préparant aux carrières industrielles.(Trois années d’études).COURS DES METIERS: Cours préparant à l'exercice d'un métier en particulier.(Deux années d’études).COURS D'APPRENTISSAGE: Cours de temps partiel organisés en collaboration avec l’industrie.(Cours d'imprimerie à l’Ecole Techinique de Montréal).COURS SPECIAUX: Cours variés répondant à un besoin particulier (Mécaniciens en véhicules-moteurs et autres.) COURS DU SOIR: Pour les ouvriers qui n’ont pas eu l’avantage de suivre un cours industriel complet.COURS D’ARTS ET METIERS SECTION DES METIERS COURS DU SOIR: Montréal, Port-Alfred, Chicoutimi, La Tuque, Beauceville, Lévis, Lauzon, Saint-Romuald, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe, Valleyfield, Lachine, Shawinigan Falls.Ces cours s'adressent tout particulièrement aux ouvriers, et couvrent plusieurs sujets tels que: Dessin industriel, Mathé-mathiques de l’ouvrier, Electricité, Lecture de plans, Travail du bois, etc.“TECHNIQUE".Revue industrielle, organe de l'Enseignement technique.Abonnement: $1.00 par année (10 numéros).AUGUSTIN FRIGON Directeur général de l'enseignement technique 1430, RUE SAINT DENIS.MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE III Ecole des Hautes Etudes Commerciales Affiliée a l'Université de Montréal Préparant aux Situations Supérieures du Commerce, de l'Industrie et de la Finance.Bibliothèque Ec ' e.Musée Commercial et Industriel.Décerne les diplômes de Bachelier en sciences commerciales, Licencié en sciences commerciales, de Docteur en sciences commerciales, et Licencié en sciences comptables.Ce dernier diplôme donne droit d’admission dans l’Association des comptables agréés de la province de Québec (C.A.), l’Institut des comptables et auditeurs de la province de Québec (L.I.C.) et la Corporation des comptables publics de la province de Québec (C.P.A.) BOURSES DU GOUVERNEMENT Cours spéciaux réservés aux avocats, aux notaires et aux ingénieurs.COURS LIBRES DU SOIR : comptabilité théorique et pratique, opérations de banque, opérations d’assurance, correspondance anglaise et française, mathématiques financières, économie politique, droit civil, droit commercial, langues étrangères: italien, espagnol, allemand.Cours spéciaux, préparatoires à la Licence en sciences comptables.COURS PAR CORRESPONDANCE : comptabilité, français et anglais commercial, économie politique, droit civil, droit commercial, algèbre, etc.Pour tous renseignements, brochures, prospectus, inscriptions, etc., s’adresser au directeur: Coin avenue N iger et rue St-Hubert, MONTREAL 1992 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE IV ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL FONDÉE EN 1873 TRAVAUX PUBLICS - INDUSTRIE Toutes les Branches du Génie PRINCIPAUX COURS: Mathématiques Chimie Dessin Electricité Minéralogie Arpentage Mines Machines Thermiques Constructions Civiles Génie Sanitaire Hygiène Physique Descriptive Mécanique Hydraulique Géologie Géodésie Métallurgie Travaux Publics ( 'hemins de fer Chimie Industrielle Economie Industrielle Laboratoires de Recherches et d’Essais, 14.10 rue Saint-Denis, Montréal.TÉLÉPHONES: Administration:— LAncaster 9207 Laboratoire Provincial des Mines:— LAncaster 7880 PROSPECTUS SUR D EM A N D E Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'ingénieur —Economie politique et sociale —Mathématiques Législation—Histoire—Statistique —Architecture —Sciences Hygiène—Industrie—Forêts—Finances—Transports.VOLUME XIX Mars—juin—Septembre—Décembre 1032 ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES ÉCOLE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL — ¦hhhh TABLE DES MATIÈRES VOLUME XIX Art de l’ingénieur.L’effet photoélectrique sélectif par Georges Déjardin.131 Un problème de géométrie descriptive par Georges Landreau, .188 Les Cellules photoélectriques, par Georges Déjardin.252 Étude de l’Eau du port de Montréal pour la production de la vapeur, par Guy Lanctôt.317 Le nouveau Laboratoire d’Hydraulique de l’Ecole Polytechnique, par Armand Circé.34.Le Ciment et le Béton: Matériaux inesthétiques?du “Xudisme architectural” contemporain, par Georges Dupont.442 Architecture.Le Ciment et le Béton : Matériaux inesthétiques ?du "Nudisme architectural'’ contemporain, par Georges Dupont.412 Économie politique et sociale.Le Statut de Westminster et l’Evolution Nationale, par Ernest Lapointe .I La Famille Canadien ne-française, sa force, ses faiblesses, par Léon Gérin.35 Propos économiques, par Beaudry Leman.120 Les Assises morales d'un protectorat, par le général H.Simon 165 L’Heureuse Dacie, par Jean Bruchési.196 lx> Chiffre et la Statistique en Science sociale, par Léon Gérin.235 L'École et la Paix, par G.l'an du Bracht.273 Au Pays des Roses rouges, par Jean Bruchési.306 Le Relèvement économique fies Travailleurs par l’accession :\ la propriété, par Arthur Saint-Pierre .398 Enseignement.Pour nos enfants, par Frère Marie-Victoria, F.E.C.29 Science et Enseignement, par Jean Flahaut.83 La nouvelle "Station biologique du Saint-Laurent” et l'étude de l’Estuaire laurentien, par Georges Préfontaine.174 Un problème de géométrie descriptive, par Georges Landreau.188 L’École et la Paix, par G.Vander Bracht.273 Le nouveau Laboratoire d'Hydraulique de l'Ecole Polytechnique par Armand Circé.347 L’École au Japon, par Père Séraphin Joseph Benoit.O.F.M .360 l I\ table ijes matières Histoire.Du nouveau sur le Grand Dérangement, par Ernest Martin ij4 L Heureuse Dacie, jmr Jean Bruchési, 1% L'Europe et la Chine en 1874.216 Au Pays des Roses rouges, par Jean Bruchési , .306 Deux de nos plus belles Chansons, par Marius Barbeau.424 Mathématiques.I n problème de géométrie descriptive, par Georges Landroau .Iss Etoiles non euclidiennes, par Jules Poivert.202 Médecine.1 tilisation fies Cellules photoélectrif|Ues à ampoule de verre pour I Etude des Radiations ultra-violettes, par Georges Dé-jardin lu Sciences.Utilisation des Cellules photoélectriques à ampoule tic verre pour l'Etude des Radiations ultra-violettes, par Georges Déjardin 10 Pour nos enfants, par Frère Marie-Victorin, F.E.C.29 Science et Enseignement, par Jean Flahaut.33 L’Effet photoélectrique sélectif, par Georges Déjardin.135 La nouvelle "Station biologique du Saint-Laurent" et l'étude de l'Estuaire laurentien, par Georges Préfontaine.174 Le Spectre du Ciel nocturne et l'Aurore permanente, par Jean Dufay.•)()- Les Cellules photoélectriques, par Georges Déjardin.262 Etude de 1 Eau du port de Montréal pour la production de a vapeur, par Guy Lanctôt.357 Revue des Livres.EaRes 92.219, 337 et 453 Vie de l’École et de l’Association, Pagej .100, 227 et 455 Revue Trimestrielle Canadienne MONTRÉAL DÉCEMBRE 1932 LE NOUVEAU LABORATOIRE D’HYDRAULIQUE DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE Préambule L’une des caractéristiques essentielles de l’enseignement scientifique moderne, c’est le travail fait au laboratoire.Dans les écoles d’ingénieurs, en particulier, l’importance de l'enseignement de laboratoire est aujourd’hui bien reconnue.Partout on a compris que la formation d’un ingénieur doit être à la fois théorique et pratique.11 est inutile d’insister sur l’importance de l’enseignement théorique que tous comprennent et admettent.Disons simplement qu’il se divbe en deux phases se fondant insensiblement l'une dans l’autre: une base d’études scientifiques générales et, s’appuyant sur celles-ci, une structure de science appliquée, c’est-à-dire de science spécialisée se rapportant plus particulièrement à la pratique professionnelle que l’on a en vue.Mais pour en tirer le meilleur parti, il faut (pie l’élève se rende nettement compte des possibilités d’application de cet enseignement théorique.C’est ici (pi’apparaît l’importance du laboratoire.Dans les salles de cours, l’étudiant entend un exposé du sujet d’étude.Au laboratoire, il fait des manipulations, ou tout au moins il y prend part.Et il est d’expérience courante que s’il oublie une partie de ce qu’il a entendu au cours, l’étudiant se rappelle fort bien tout ce cju’il a fait au laboratoire.Quels que soient le dévouement et la compétence du professeur, il arrive souvent que les cours théoriques ne 348 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE sont pas suffisants pour donner à l'élève la connaissance objective du sujet traité qui lui permette ensuite d’en reconnaître les diverses applications.Mais si l’on adjoint aux co irs une série de travaux pratiques dans le laboratoire, il est certain que ces applications immédiates de principes qui viennent de lui être exposés auront pour résultat de fixer définitivement dans l’esprit de l’élève les notions qu’il eût peut-être apprises de mémoire en vue de l’examen, et qu’il se fût ensuite empressé d’oublier.C’est au laboratoire surtout que l’intérêt s’éveille, en particulier lorsque l’élève est laissé un peu à lui-même pour l’expérience à faire.Sans doute, des instructions sont nécessaires quant à la méthode générale de l’essai, mais elles ne doivent pas être tellement détaillées que l’expérience devienne purement une manipulation ne demandant ni réflexion, ni jugement à l’élève.Dans la période initiale de travail, celle pendant laquelle l’élève apprend à faire des observations, une méthode plus rigoureuse de contrôle doit être employée.Peu à peu cependant, les instructions données prendront un caractère plus général (pii permettra à fi élève d’exercer son initiative1 personnelle dans la préparation et la conduite de l’essai.La confirmation de la théorie par l’expérimentation a aussi le bon effet d’inspirer aux élèves une confiance en celle-lû, que tous ne possèdent pas à un égal degré.Il faut cependant prendre garde que les mesures souvent inexactes q l’ils font dans les débuts ne les conduisent à la conclusion que c’est la théorie qui est en défaut plutôt que leurs propres erreurs d’expérimentation.Ces quelques remarques préliminaires suffisent à montrer l’intérêt pédagogique de l’enseignement de laboratoire.II est parfois aussi des circonstances de temps et de lieu qui rendent plus impérieuse la nécessité de la formation pratique.C’est ainsi que le développement industriel au Canada, et dans Québec, en particulier, prend chaque année plus d’ampleur, et que de ce fait même l’ingénieur occupe une place d’importance grandissante dans la vie économique du pays.Il faut donc l’y préparer avec soin.Sur le terrain de la lutte professionnelle, l’ingénieur canadien-français rencontrera le technicien de formation anglaise ou américaine; il est facilement son égal pour ce qui est des connaissances théoriques fondamentales, mais si le travail de laboratoire a été négligé dans ses études, il perdra un temps précieux à faire la mise au point des connaissances acquises, et il risque fort d’être NOUVEAU LABORATOIRE D’HYDRAULIQUE 349 distance au départ.C’est un retard parfois très difficile à rattraper.Parmi les ressources naturelles du pays, l'une des plus importantes est la houille blanche.Dans la province de Québec, dépourvue de dépôts de charbon, elle est un adjuvant essentiel au développement de nombre d’industries: on n’imagine pas, par exemple, la fabrication de la pulpe et du papier sans énergie électrique produite à faible coût.L’étude du régime des cours d’eau, des possibilités d’aménagement et de régularisation de leur débit constitue donc ici une fonction importante de l’ingénieur.Par le laboratoire il peut étudier, sous échelle réduite, un grand nombre de phénomènes extrêmement intéressants.Considérations générales; Avant de commencer à faire le montage d’un laboratoire ’ il importe de décider de l’orientation générale du travail qui devra s’y faire.Il est évident qu’un laboratoire d’enseignement diffère en plusieurs points du laboratoire de recherche.L’importance relative de l’enseignement et de la recherche affectera donc l’arrangement du laboratoire.Dans le cas d’un laboratoire d’enseignement, il est nécessaire d’avoir un appareillage simple, étudié en vue de la démonstration de lois bien définies.Des appareils complexes ne serviraient qu’à rendre plus difficile la distinction entre ce qui est essentiel et ce qui est accessoire dans l’essai en cours.Dans la construction et l’outillage du laboratoire d’hydraulique de l’Ecole Polytechnique, on a eu comme objet premier l’enseignement et la démonstration.L’adaptation à la recherche en est possible dans une certaine mesure, mais l’intention de celui qui l’a imaginé est de mettre d’abord à la disposition des élèves de cette institution des moyens de travail pour l’étude des principes fondamentaux rie l’hydraulique, ces facilités ayant fait défaut jusqu’à présent.La disposition et l’arrangement de ce laboratoire s’inspirent de l’expérience des meilleurs autorités en hydraulique.C’est à la suite d’une étude attentive de plusieurs laboratoires d’hydraulique, européens et américains, de consultations et discussions avec un grand nombre de professeurs d’hydraulique, de compilation de notes nombreuses prises au cours de visites faites en vue de l’installation projetée qu’à été développé le plan qui vient d’être exécuté.On a essayé de prévoir les développements 350 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ou les modifications qui pourront s’indiquer dans l'avenir, à mesure que la science de l’hydraulique se développera, et à cet effet, on a réalisé un arrangement d’une grande souplesse.Disposition d’ensemble: Le laboratoire occupe la plus grande partie de deux étages de l’aile nouvelle construite en 1930, l'étage inférieur couvrant une superficie de 90 pieds par 45 pieds, et l’étage supérieur, une superficie de 45 pieds par 45 pieds.On a en outre réservé à l’étage inférieur l’espace nécessaire pour la construction d’un canal de 140 pieds de longueur devant servir à l’étalonnage des moulinets hydrauliques.Le système de pompage, la tuyauterie, les réservoirs de mesure sont arrangés pour permettre de grandes variations dans le volume d’eau requis pour les essais.On a pensé qu’il serait préférable, tant au point de vue économie que facilité’ d’opération, d’avoir un agencement se prêtant à toutes les conditions susceptibles d’être examinées.Il est évident que lorsque, par exemple, on met en marche un moteur d’une puissance de 50 chevaux pour élever à faible pression quelques gallons d’eau par minute, on a un appareil qui fonctionne à très faible rendement.Il vaut mieux installer une unité de pompage qui soit plus appropriée à la capacité de débit requise.De même, si l’on a pris soin d’étudier de près le vannage de la tuyauterie, on pourra tirer un meilleur parti de celle-ci, et mener de front plusieurs expériences avec une courte tuyauterie, en la divisant en sections indépendantes se drainant dans des réservoirs séparés.Si l’on mesure dans le même réservoir des débits variant dans des limites très étendues, on aura des erreurs relativement grandes, soit dans l’appréciation du niveau, pour les faibles débits, soit dans la mesure sur un temps trop court, pour les grands débits.Ici encore, il vaut mieux avoir plusieurs réservoirs, et tenir compte dans leur utilisation de l’ordre de grandeur des mesures à faire.Réservoirs et canaux: Pour la très grande majorité des essais qui seront faits au laboratoire, l’eau est tirée de réservoirs en béton, aménagés au sous-sol.Ces réservoirs, au nombre de trois, ont une capacité globale d’environ 20,000 gallons.Ils sont munis d’indicateurs de niveau qui permettent de les utiliser en même temps comme réservoirs de mesure, lorsque la quantité d’eau à mesurer est consi- NOUVEAU LABORATOIRE D'HYDRAULIQUE 351 ECOLE POLrT£CHM/Qt/E WOC/EE/H/ LJ&OE>ArO//?E /) //y£J?*UUQl/E au ÆÆz&r-cHHi/ssss EMfiie &='-o" 352 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE durable.Des raccordements avec les canalisations de la ville sont prévus pour permettre le remplissage ou le drainage de ces citernes d’emmagasinement.Normalement, c’est donc toujours la même eau qui sert aux essais et qui se déplace en circuit fermé.Elle est prise dans les citernes, refoulée dans la tuyauterie et les appareils d’essais, et retournée à ces réservoirs d’emmagasinement.C’est le système toujours employé dans les laboratoires d’hydraulique qui ne sont pas à proximité d’une source d’alimentation abondante et naturelle, par exemple, une rivière ou un lac.l’our les essais (pii nécessitent peu d’eau, on pourra, lorsqu’il conviendra mieux, se raccorder au système d’aqueduc de la ville.Le canal d’étalonnage pour moulinets hydrauliques dont il a été précédemment fait mention peut aussi servir pour le calibrage des tubes de Litot et autres appareils de mesure de vitesse de l’eau.I.a section (5 pieds par 4 pieds) a été choisie telle que l’influence des parois et du fond sur les mesures faites soit négligeable pour les vitesses que permet la longueur de 140 pieds.Lorsque le moulinet, ou tout autre appareil à calibrer, est déplacé à grande vitesse, disons par exemple 8 à 10 pieds par seconde, il donne naissance dans la masse d’eau à des remous qui vont se réfléchir sur les parois et reviennent à l’appareil, dont ils affectent les indications.Il importe donc que la largeur et la profondeur du canal soient suffisantes pour (pie la vague de retour n’atteigne pas l’appareil.Les grandes stations de calibrage, comme celles du (louvernement fédéral, à Calgary, sont beaucoup plus longues que la nôtre, environ 400 pieds, et elles peuvent théoriquement faire des calibrages pour des vitesses allant jusqu’à 12 et 15 pieds à la seconde.Pratiquement cependant, il est extrêmement rare cpie les moulinets soient utilisés dans des courants aussi rapides, qui risquent fort de les endommager.A l’Ecole Polytechnique, on petit calibrer avec une précision très suffisante pour des vitesses variant depuis JA jusqu’à 8 pieds à la seconde, ce qui couvre pratiquement tout le domaine d’utilisation des appareils.Le déplacement est obtenu au moyen d’un chariot roulant sur deux rails soigneusement nivelés, et actionné soit par manivelles et engrenages, soit par un levier qui permet de pousser le chariot à la main et d’obtenir une plus grande uniformité de déplacement aux petites vitesses.Outre ce canal de calibrage, qui est le seul du genre que £cozf poirrrc/z/v/Que MOl/Vr/W lA6Q#Aro//?£ 0‘S/nOMl/£/çO£ /v/ftv £o*>*>*/*/£¦/?mes £-cwfur%=/:o'' NOUVEAU LABORATOIRE D HYDRAULIQUE f«J/VA2V rr.vri//?/ /pcvrsYirak -*—- Q.Q 0 &AC5 M/VSSVW wrrr*?Ai£ i O jtlffl a Li osysArjo/A^ tirent I * i G£>/U£S Of 7?fV+Wi"< U3ATA)* o£rf.—Les trois dernières matières sont au 2 1 3 3 (2) (2) (2) (2) 32 32 (34) (34) choix des élèves.C) Écoles Normales Supérieures Cours Supplémentaire (Heures de classe, par semaine) Pour les hommes Morale.2 Philosophie.3 Pédagogie."* Classiques japonais et chinois.4 Agriculture ou Commerce.5 Sciences domestiques et couture.Gymnastique.2 Matières au choix.8 à 12 Total .28 à 32 Pour les femmes 2 3 4 4 2 S à 12 28 à 32 4° ÉCOLES POLYTECHNIQUES Écoles pour la formation des professeurs d Écoles lechni-ques.On en comptait 44 en 192.3, avec une population de 1, 787 étudiants.Pour entrer dans ses écoles il faut le diplôme d’Écoles Moyenne ou d’École Normale.3° ÉCOLES SUPÉRIEURS SPÉCIALES, INDÉPENDANTES DES UNIVERSITÉS MAIS LEURS ÉQUIVALENTES Écoles de Littérature 23 avec 5,073 élèves École de Sciences 1 avec 640 élèves Écoles de Droit 0 avec 8,031 élèves Écoles de Sociologie 4 avec 4,711 élèves Écoles de Religion 28 avec 2,317 élèves Écoles de Médecine et Pharmacie 23 avec 8,190 élèves École de Navigation 1 avec 207 élèves 379 L KCOLE AU JAPON Écoles de Commerce École de Musique Écoles de Sciences Domestiques École de Culture Physique Écoles d’Agriculture Écoles d'industrie Écoles des Beaux-Arts 29 avec 12,158 élèves 1 avec 788 élèves 5 avec 1,180 élèves 1 avec 73 élèves 13 avec 3,084 élèves 18 avec 5.134 élèves 2 avec 891 élèves u° les esivi:USITÉS (/ne Université comporte régulièrement plusieurs Facultés, mais une seule peut suffire dans un cas exceptionnel.Le Cours Préparatoire à ITniversité est facultatif, mais le Cours Supplémentaire est de rigueur pour fonder une vraie Université.Pour être admis à l'Université il faut avoir fait un cours complet dans une École Supérieure ou dans un Cours Préparatoire ou attester une instruction équivalente.Pour être admis au Cours Préparatoire, il faut avoir fait un cours complet d’École Moyenne ou avoir une instruction équivalente à ce cours.Après trois ans de cours régulier, (quatre ans pour la Médecine) l’Étudiant qui subit avec succès son examen reçoit le titre de Bachelier (Gakushi).Le titre de Docteur est conféré à ceux qui ont fait les deux ou trois ans de Cours Supplémentaire et présentent une thèse agréée par le Conseil tie leur Faculté, ou bien a ceux qui, sans faire ces années de cours, peuvent présenter une thèse et des preuves d’instruction équivalente à celle des autres Étudiants au C ours Supplémentaire.Sept “Universités Impériales”: Fondée en Départ .Étudiants Université de Tokyo Université de Kyoto .Université de Sendai.Université de Fukuoka.Université de Sapporo.Université de Keijo (Séoul, Corée) Université de Taihoku (Formose).1877 204 8,414 1S97 277 5,170 1907 243 1,049 1910 267 2,035 1918 174 1,288 1926 118 520 1928 41 184 R K VI' K TRIM Ks'Hil ELLK CANADIENNE 380 Doi-zk “Universités G ovvehxementales” : Ville Université Fondée en Facultés Ktmliant*- Tokyo De Commerce 1920 26 930 Xiigat a De Médecine 1922 34 241 ( tkayama De Médecine 1922 50 254 Kanazaka De Médecine 1923 20 241 Nagasaki De Médecine 1923 45 261 < 'hiba De Médecine 1923 51 294 Kumamoto De Médecine 1929 29 293 Kobe De Commerce 1929 35 229 Tokyo De Lettres ik Sciences 1929 51 115 1 liroshima De Lettres K Sciences 1929 32 115 Tokyo De Technique 1929 .58 149 ( Isaka De Technique 1929 33 131 Quatre “Université - Pr uni qr es” : i isaka De Médecine 59 370 Aichi De Médecine 62 527 Kyoto De Médecine 61 560 * Isaka De Commerce 60 516 Vingt-i plâtre “Universités Privée ‘g , ( lont 18 seulement ; Tokyo, 4 à Kyoto, 1 à Wakayama et 1 dan s la Préfecture d’Osaka avec une population globale de 38,643 étudiants.ÉCOLES FONDÉES PAR DES CATHOLIQUES Au Japon, conformément aux règlements du Ministère de l’Enseignement, pas d’école laissée a 1 initiative privée, donc pas il’école strictement catholique.L État impose son approbation.sa surveillance et ses programmes à toute école, même fondée par des particuliers.La seule différence légale entre l’école publique ou école d'Etat et l’école pricéc, fondée par un individu ou une Société quelconque, consiste en ce fait cpie les trais de fondation et d'administration de l'école “privée" incombent entièrement à l'initiative privée et non à l’Etat et (pie, pour conférer les grades académiques dans ces écoles “privées ’, on doit préalablement verser au (Gouvernement une somme rondelette, s’élevant à 8300,000.00 pour une Université.De plus, il faut régulièrement, pour obtenir l’autorisation de fonder une école éléinen- 1.KCOLE Al' JAPON 3 Kl taire, posséder déjà une école secondaire ou supérieure, dont le succès (-St avéré aux yeux du Ministère de l'Instruction Publique.Uniformité au point de vue légal, intellectuel et disciplinaire dans toutes les écoles privées ou publiques, défense d’enseigner la religion en classe, voilà les deux facteurs du système scolaire japonais susceptibles de créer le plus d’embarras au Missionnaire catholique.Qu'on imagine, si on le peut, les sacrifices imposés aux religieux ou religieuses voués à l'enseignement en pareilles conditions, les frais de fondation et de maintien d'une école pour une Mission, les inextricables difficultés de l'administration d'une école “privée".Ce sera la gloire de 1 Eglise catholique et de plusieurs ( oiumunau-tés en particulier de s'être imposé la lourde tache de briser, au prix d'incalculables labeurs, 1(* roseau de ter dont > est munie l’école japonaise pour se défendre contre toute influence' étrangère, particulièrement contre toute influence catholique.Doter un pays étranger d'une école fondée avec des aumônes discrètement obtenues de la charité de ses compatriotes, subir les mille tracasseries d’une surveillance minutieuse et défiante, enseigner, des années durant, les sciences, la musique et les langues et ne jamais souffler mot publiquement de ses propres croyances, mais prêcher la religion méprisée de Vaso (Jésus) par une vie modeste, laborieuse, de tout point exemplaire; n • pas nourrir l’espoir de nombreuses conversions, mais seulement l’assurance de faire la conquête pacifique et lente de la sympathie préparatoire au véritable apostolat direct et, par exception, cause immédiate d'une éclatante conversion, tel est le rôle obscur, héroïque, trop peu connu et trop souvent méconnu des Missionnaires dévoués à l’enseignement au Japon.Ce rôle vraiment apostolique, les 1 reres Machinistes, les Dames l'Etat la profession peut protéger tous ses membres contre les risques couverts par les assurances sociales.Si les dirigeants de la vie économique américaine et canadienne veulent s’en rendre compte de plus en plus, s’ils s'emploient avec persévérance et vigueur à développer, perfectionner et achever le colossal édifice d’assurance collective dont ils ont déjà élevé ici et là des parties magnifiques, ils rendront à nos deux pays un fier service et ils donneront à notre temps, où 1 on est trop porte à tout sollicitei et à tout attendre de l'Etat-providence, un exemple qui ne sera peut-être pas entièrement perdu.En établissant les grandes lignes de cette leçon, je m etai-proposé d’y faire une place assez large à une forme, nouvelle poules travailleurs, d’accession à la propriété, je veux dire le placemen' de tout ou partie de leurs épargnes sur des valeurs commerciales ou industrielles, l’achat d’obligations et surtout d’actions de l'entreprise qui les emploie, ou de toute autre compagnie sérieuse et d’une solidité éprouvée.La question est actuelle, on l’admettra.et d’un intérêt palpitant.J’ai déjà eu l’occasion de la traiter, en passant, à la Semaine Sociale des Trois-Rivières, en 1925, et les brèves considérations qu’elle m’inspirait alors expriment encore aujourd’hui presque exactement ma manière de voit à son sujet.Mais déjà insuffisamment motivées au moment où je les formulais, elles le seraient bien davantage présentement à cause de deux faits d’importance capitale qui se sont produits depuis.Le premier de ces faits, c est 1 elaboration d une nouvelle théorie économique autour de l’étonnante diffusion de la propriété mobilière, de l’“cmployee stock ownership” parmi les travailleurs des Etats-Unis, durant la décade 1919-29.Et le second, c’est l’effondrement de toutes les valeurs sur toutes les bourses à l’automne oe 1929.La question acquiert ainsi une ampleur et une complexité telles qu’il me serait impossible de lui faire justice dans le peu de temps (pie nous pourrions lui accorder, \ u les développements pris, un peu malgré moi, par d autres parties de mon sujet.Ceux qu’elle intéresse particulièrement pouront consulter un docteur en droit genévois,2 8 monsieur Just Haristoy - b Comme 21 Du moins il date sa préface de Genève.24 L’Epargne des Travailleurs, la spéculation et le néocapitahsme aux Etats-lTnis, Marcel Giard.éditeur, Paris. 418 REVUE TRIMESTRIELLE ( AX A DIEN'NK presque tous les Européens qui traitent dos choses d’Amérique, monsieur Haristoy se montre sans indulgence et son travail, remarquable je le répète à bien des égards, n’est pas exempt de parti-pris.2 6 Sa conclusion est nettement défavorable à la diffusion du placement mobilier dans les milieux populaires.Cette conclusion, après l’avoir, si j’en avais le loisir, nuancée et atténuée quelque peu, je serais assez porté à la faire mienne.26 Tant que — avec l’apparente complicité des lois — des détrousseurs déguisés en financiers pourront s’embusquer à la bourse et dans les sociétés anonymes pour y rafler impunément l’argent des autres, les valeurs commerciales ou industrielles ne sauraient, généralement parlant, être recommandées aux travailleurs, ni à personne.L’on peut même prédire—si les abus du passé continuent—qu’un jour viendra où, pour avoir détruit la confiance du public, les lanceurs de grandes entreprises ne trouveront plus suffisamment de fonds pour les financer.J'arrive enfin, alors que le temps qui m’était alloué est à peu près fini, à un troisième mode d’accession à la propriété auquel on s’étonnera peut-être que je n’aie pas consacré la plus grande partie de ma leçon.Quand on parle de petite propriété, de mesures à prendre, d’initiatives à stimuler pour augmenter le nombre des petits propriétaires, c’est généralement à la propriété immobilière que l’on pense.Le rêve que l’on évoque c’est celui d’une petite maison, entourée d’un petit jardin où la famille ouvrière pourra 26 En voici un exemple: M.Haristoy ne vent pas admettre que l'ac- croissement îles dépôts dans les banques et l’essor des assurances aux Etats-Unis indiquent une diffusion de la richesse dans les couches profondes de la population.(Voir son livre page 221 ).Pour le satisfaire sur ce point il faudrait un recensement, une classification par métier ou profession des détenteurs des livrets d’épargne et des porteurs de police.Il ne paraît pas avoir tenu compte du nombre des uns et des autres pour éclairer sa religion.Etant donné que la population des Etats-Unis est de 120 millions seulement, que des classes entières de cette population—les cultivateurs, les nègres et certains groupes importants d’immigrés—ne sont guère touchées par l'assurance, comment expliquer qu’il y a 68,000,000 d'assurés si les compagnies d’assurance ne comptent pas une proportion considérable de travailleurs parmi leurs clients?29 Le principal argument que M.Haristoy invoque—la dégringolade des cours à l’automne de 1929—ne me paraît cependant pas avoir la valeur qu’il lui attribue.La banqueroute complète ou partielle de nombre de pays è la suite de la grande guerre a causé à l’épargne populaire des pertes beaucoup plus grandes et beaucoup plus irrémédiables—si toutefois il peut y avoir des degrés dans l’irrémédiable—que cette panique boursière; faudra-t-il pour autant interdire aux petits épargnants les placements en fonds d'Etat ? H KLÈ V KM INT ÉCONOMIQUE DES TRAVAILLEURS 41!) grandir en sécurité, flans les meilleures conditions possibles d'hygiène physique et morale.Je n'ignore pas et ne conteste pas l'intérêt de la question.L’importance de premier ordre qu'on y attache me paraît tout à fait justifiée.Mais voilà, je lui ai déjà consacré toute une leçon a la Semaine Sociale de Sherbrooke.2 7 II m'a paru utile pour Dette fois de scruter un peu longuement certains aspects moins connus de mon sujet, plutôt que de répéter un travail où je m’étais efforcé de condenser ! essentiel de ce cpi’il importe pour nous de savoir sur la question du logement populaire.Je le pouvais avec d’autant moins d’inconvénients qu’aucune innovation radicale ne s’est produite, à ma connaissance, dans la politique des principaux pays a 1 égard du problème qui nous occupe, sauf une mesure toute récente des Ltats-I nis dont je dirai quelques mots avant de conclure.Dans le même domaine, il ne me paraît pas non plus cpie l’initiative privée ait produit rien de bien nouveau.Tout s est borné à des modifications, des perfectionnements de détail dans les méthodes qui ont parfois produit, il est vrai, fies progrès extraordinaires dans 1 application.Mais ces progès ont été accomplis, je le répète, dans les cadres agrandis, assouplis, libéralisés de législations déjà anciennes, par l'intermédiaire d’institutions publiques ou d’organisations privées que j’ai déjà présentées aux auditeurs fie nos Semaines Sociales.Tout au plus y a-t-il lieu de noter que dans les pays fie l’Europe continentale que j'ai eu 1 occasion d'étudier, l’initiative privée, dont le rôle était naguère encore prépondérant, serait aujourd’hui presque complètement jetée dans 1 ombre par l’énormité de l’effort des gouvernements, si ces derniers n’avaient pas jugé à propos, avec beaucoup de sagesse, de se prévaloir de son expérience et d’utiliser sa bonne volonté.28 En Angleterre cependant, grâce surtout à ces œuvres merveilleuses que sont les Building Societies, elle aligne tics chiffres qui restent impressionnants, même si on les met en regard des crédits astronomiques votés par le parlement pour lutter contre le taudis et multiplier le nombre fies petits propriétaires.2 9 Habitation Populaire et Petite Propriété Urbaine".Cette leçon a été publiée dans le compte rendu de la Semaine Sociale et dans mon volume l.o Question Sociale.y8 bes rapports du ‘‘Conseil Supérieur des Habitations à lion marché” en I-rance sont très révélateurs à ce point de vue.D après U Encyclopaedia of Social Sciences (vol.13, p.47) les Building Societies étaient au nombre de 1000 en 192!) et leur actif s’élevait à 81,500,000,000. }9II Ki;vri: TRIM KsTRI KLt.K ' A V VOIKNXK Pour trouver «lu nouveau, du vraiment nouveau, dans 1«“ 'iijet cjui nous occupe, il faut venir aux I'.tats-l tus, c est-à-dire le dernier pays où l’on se serait attendu d’en trouver.Tous ceux qui ont étudié tant soit peu la question savent «nie nulle part au monde les classes populaires ne sont aussi !>icn logées 7 des travaux de recherche sur les phénomènes thermioniques et poursuit, conjointement avec M.F.Leblanc, des expériences en émission et réception de télévision.M.André B.de Passillé, promotion de 1924, professeur à l’Ecole Polytechnique, s’est embarqué pour la France au cours de l’été dernier.Il suivra pendant quelques années des cours de perfectionnement en chimie physique.Ses cours à l’Ecole Polytechnique seront donnés en son absence par MM.Rolland et Bourgoin.„ * .> îjc -fc NOMINATIONS M.T.-J.Lafrenière, promotion de 1909, ingénieur en chef du service provincial d’hygiène de la province de Québec, professeur à l’Ecole Polytechnique, premier vice-président de l’Association des Anciens Elèves, a été élu, lors du dernier congrès de l’American Public Health Association, président de la Section des Ingénieurs de cette vaste organisation.C’est la première fois que pareil honneur est conféré à un Canadien, et c’est un beau témoignage de l’estime que portent à M.Lafrenière ses collègues américains.M.Alphonse Paradis, promotion de 1912, a été nommé ingénieur en chef du ministère de la Voirie, en remplacement de M.Alexandre Fraser, décédé au mois de juin dernier.* * * M.Alphonse Gratton, promotion de 1912, professeur à l’Ecole Polytechnique, autrefois ingénieur divisionnaire au ministère de la Voirie, remplace M.Paradis au poste d’ingénieur du district No 2, avec résidence à Québec.M.AUGUSTIN FRICON Ainsi que tous les Anciens de Polytechnique l’ont probablement maintenant appris, le directeur de l’Ecole, M.Augustin Frigon, a été, dans le cours du mois d’octobre, soudainement terrassé par une attaque violente d’appendicite qui a nécessité une opération immédiate.Après une convalescence longue et diffi- REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 4.58 cilc, M.I'rigon est aujourd’hui presque entièrement rétabli et reprend peu à peu ses nombreuses activités.Tous ceux qui s’intéressent à Polytechnique s’en réjouiront.LABORATOIRE D’HYDRAULIQUE Le laboratoire d’hydraulique île l'Ecole Polytechnique est ouvert à l’enseignement depuis la reprise des cours au mois d octobre.L’intérêt remarquable qu’apportent les élèves aux expériences qu’ils sont appelés à y faire est une preuve qu'ils se rendent compte de l’importance de ce nouveau moyen d’étude mis à leur disposition.Cette marque d’appréciation est une source de grande satisfaction pour le professeur qui s’occupe de cette partie de l’enseignement.Les anciens élèves de l’Ecole sont invités par la Direction à faire une visite à ce laboratoire, qui leur donnera un aperçu des facilités nouvelles de travail offertes aux élèves actuels.ADDITIONS AU PERSONNEL DE L'ENSEICNEMENT A POLYTECHNIQUE L’Ecole Polytechnique a pris à son emploi, à la reprise des cours, troix jeunes diplômés de l’Ecole.Ce sont MM.Marc Boyer, Roland Duquette et Lucien Roy.MM.Boyer et Duquette assistent les professeurs réguliers dans leur travail, en particulier dans l’enseignement de laboratoire: M.Boyer est adjoint a M.Landreau, pour le dessin, et à M.Wendling, pour la physique; M.Duquette est adjoint à M.C’ircé, pour 1 instruction aux laboratoires d’hydraulique, d’essais de ciments et d’essais de matériaux.M.Roy enseigne l’arithmétique aux élèves de première année.NECROLOGIE M.Louis-F.Côté, promotion de 1900, ingénieur en chef du ministère de la Marine, est décédé à Ottawa, le 26 septembre dernier.* * * M.Barthélemy Rocher, promotion de 1910, ingénieur au département de la \ oirie, est decede a Saint-Lambert, au mois d’août dernier.DIVERS M.O.-J.Desbarats, promotion de 1S79, sous-ministre du ministère de la Défense Nationale, a pris sa retraite le premier du mois de novembre 1932. REVUE TRIMESTRIELLE CAN'ADIEXXE V INSTITUT SCIENTIFIQUE FRANCO-CANADIEN MONSIEUR MESNACER.uncivil élève de l'Ecole Pgljvtoelmiquc, professeur adjoin! au Conservatoire des Arts et Métiers à Paris, donnera pendant les mois de lévrier et mars 11)33, à l'Kcolc Polytechnique de Mont rénl, 1130 rue Saint-Denis, une série de conférences sur le BÉTON ARMÉ.I CONFERENCES I -Propriétés générales îles matériaux entrant dans la fabrication du béton.II -Tension et compression directes.Adhérence.III -Frettage et flambeinent.IV -Pièces fléchies.V -Etude des moments fléchissants.VIII—Voûtes.IX -('aïeul dt-s voûtes artietllécs.X -( tilleul îles voûtes encast ré,-.-.XI -( 'ailles et port il|l|,-s simples composés.XII -( 'ombles et toit un s.XIII—Dômes et coupoles.et VI -Dalles, plaques, hoiirdics sans nervures.VII -Flexion composé.XIV —Réservoirs et cheminées.XV — Questions diverses et conclusions.II.SÉANCES PRATIQUES I 'in11 séances pratiques d'upplicntion à des exemples concrets de- théories exposées au cours des conférences du soit seront faites à raison d'une par semaine (les conférences étant données à raison de lieux par semaine).Au cours de ces séances pratiques seront corrigés les travaux proposés aux auditeurs.Les explications 'complémentaires demandés par c-ux-ei seront fournies ainsi que les réponses aux objections soulevées.Ces séances auront l'avantage d'établir un contact plus étroit entre le conférencier et les auditeur et de permettre par conséquent une meilleure a,flirtation du cours aux besoins et aux connaissances des auditeur-. VI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE BANQUE CANADIENNE NATIONALE CAPITAL Y K RS fi ET RÉSERVE, §14,000,000 ACTIF, PLUS DE $140,000,000 TOUTES OPÉRATIONS 1)1 Comptes courants Prêts et escompte Nantissements Coffrets de sûreté BANQUE ET DE PLACEMENT Comptes d'épargne Encaissements Mandats Change sur tous pays Achat et vente de monnaies étrangères Lettres de crédit documentaires et circulaires Financement des importations et des exportations Achat et vente de valeurs de placement La grande banque du Canada français 5W BUREAUX AU CANADA NOS RESSOURCES SONT A VOTRE DISPOSITION NOTRE PERSONNEL EST A VOS ORDRES ON TROUVE TOUJOURS A LA LIBRAIRIE DEOM UN choix important de beaux livres anciens et modernes, des éditions originales, rares ou curieuses des meilleurs écrivains des XIXe et XXe siècles et les ouvrages nouveaux, en exemplaires ordinaires ou sur grand papier, d'une sélection d'auteurs contemporains.:: 12 47 RUE TELEPHONE EST 2551 ST-DENIS MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII Revue des Questions Scientifiques Revue belge de haute vulgarisation scientifique périodiques”, su “Bibliographie scientifique”, elle tient ses lecteurs au courant des principales questions scientifiques d’actualité.Paraît G fois par an, en fascicules de 160 à 180 pages.Prix de l’abonnement : Belgique et Luxembourg : 80 francs belges.LE NUMERO 12 F R A N C S.Numéros spécimens sur demande.ADMINISTRATION: 11, RUE DES RECOLLETS, 11, LOUVAIN.REVUE BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSELLE 5, rue de Saint-Simon, 5, - - PARIS, VII Le “Polybiblion”, qui est entré dans sa 63e année, paraît chaque mois, en deux parties distinctes.I.— Une ‘‘Partie littéraire” (2 vol.par an), comprend: lo des ‘‘Articles d'ensemble” sur les différentes branches do la science et de la littérature; 2o des “Comptes rendus” des principaux ouvrages publiés en France et à l'Etranger; 3o une "Chronique", résumant tous les faits se rattachant à la spécialité du Recueil.— Depuis la fin de 1914, le “Polybiblion” donne des comptes rendus en nombre considérable relatifs à la guerre européenne.II.— Une "Partie technique” (1 vol.par an), contient: lo une ‘‘Bibliographie méthodique” des ouvrages publiés en France et à l’Etranger, ‘‘avec indication des prix”; 2o les “Sommaires’’ de nombreuses Revues françaises et étrangères; les “Sommaires” des grands Journaux de Paris (articles littéraires, historiques, scientifiques et artistiques, et articles se rapportant de près ou de loin à la guerre européenne).Envol de spécimen : 1 franc 50.publiée par la Société Scientifique de Bruxelles (19e année) ses “Revues des Publications Articles originaux Par ses France : 75 francs français.Autres pays : 2G belgas.POLYBIBLION PRIX UE I/ABONNEMENT Partie littéraire Partie technique Les 2 parties réunies France, 36 fr.— 31 — — 48 — Etranger, 45 fr.37 — 60 — VIII REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Un journal honnête et bien fait.Le DEVOIR est un quotidien rédigé avec soin et honnêteté pour un public intelligent, respectable et instruit.ACHETEZ ET LISEZ LE DE VOIR TOUS LES JOURS Il est intéressant, bien informé, impartial, propre.Administration et rédaction, 4.10 Notre-Dame est, Montréal. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE IX Faites de nous votre conseiller Notre expérience vous sera précieuse.y Klle est à votre service.• N enez discuter de vos problèmes financiers avec notre gérant local.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Bactéricide: Non toxide: Non Caustique: Inodore ' .11 « i i '(ui; ui-ji i/j ' i r - — ^ # N.n.— 5 grammes, c’est-à-dire une cuilleree à cafe, donnent, avec un litre d’eau une solution de V>%.M.CARTERET Pharmacien de 1ère Classe — Ex-interne des Hôpitaux de Paris Laissez-nous vous aider dans la solution de vos problèmes épineux.A n u.-i j m ni fi h • vaux ailler à cflifà r voire fortune Bureau-Chef - Montréal Correspondants dans les principales parties du monde.ïïïïnrnn1 ¦nppnP APPLICATIONS Doses à employer, sauf avis contraire du médecin Accouchements, toilette fé- minine, en lavages ou injections .I’Iaics, pansements, écoulements fétides.à 1 % Sueurs des mains ou des pieds, désodorisant .|J1UU7>, UC.MmUl 1.NI111 .Pellicules, chutes des cheveux, en lavages ou pommades .à 3r/o à 3% Stérilisation des sondes et instruments, sans les attaquer .Désinfection des objets et ustensiles de toilette des malades.à 3% (Marque (léposce) Dépositaires au Canada: ROUGIER FRERES, MONTREAL X REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL FONDÉE EN 1873 TRAVAUX PUBLICS - INDUSTRIE Toutes les Branches du Génie PRINCIPAUX COURS: Mathématiques ( ,'himio Dessin Electricité Minéralogie Arpentage Mines Machines Thermiques ( '(instructions < 'iviles (lénie Sanitaire Hygiène Physique Descriptive Mécanique Hydraulique ( îéologie ( îéodésie Métallurgie Travaux Publics ( ihemins de fer Chimie Industrielle Economie Industrielle Laboratoires de Recherches et d’Lssais, 14.10 rue Saint-Denis, Montréal.TÉLÉPHONES:— Administration:— LAncaster 9207 Laboratoire Provincial des Mines: — LAncaster 7SS0 PROSPECTUS SU R DEMAN D E REVUF TRIMESTRIELLE CANADIENNE XI Tel.Falkirk 1252 S.A.BAULNE INGENIEUR CIVII, Professeur à l'Kcole Polytechnique 750 Boulevard St-Joseph Est DAVID.DUCAS Cr WEBSTER autrefois “Flllott A- David AVOCATS Immeuble Aldred-507, Place d* Armes II.Labrccque, I.C.(î.Papineau, I.C-., et Arpenteur M.Cailloux, I.C lion.Athanase David, K.C.Maurice Dugas, K.C.Gordon M.Webster Roméo Desjardins Jean Raymond.Le NOTAIRE FARIBAULT Les Ingénieurs Associés Ltée IN G ÉNIE U R S CONSEILS Successeur de Leclerc & Faribault Béton armé — Arpentage — Expertise Edifice Versailles, No 90 rue EDIFICE THEMIS St-Jacques, MONTH FAI.10, St-Jacques Ouest HArbour 0482 Tel.Main (>7N.MONTREAL Téléphone Bell Est 2GG0.librairie: st-louis Norbert Faribault, propriétaire.Papeteries.Fournitures de Bureaux, Livres, CHAS.DESJARDINS & CIE —=eejü— L imitée —: — religieux et de- fantaisie, Impressions et Reliure.FOURRURES ET CHAPEAUX 1411 rue St-Denis Près Ste-Catherine Montréal 1170, Rue St-Denis, - Montréal.LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE est prête à payer une prime à tous ceux qui nous enverront le bulletin de souscription d’un nouvel abonné.Pour plus de détails s’adresser à LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 1430, rue Saint-Denis MONTREAL, Qué. XII REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Fondation George MONTEFIORE Les 1er cl 2 octobre a eu lieu à Liège, la réunion du Jury tic la lûinflation George Montefiore, instituée par le annul philanthrope qui a fondé l'Institut Electrotechnique annexé à l'Cniversité de cette ville.On sait que Monsieur Montefiore a légué, par testament à l’Asso-eialion des Ingénieurs sortis de l'Institut IJectrotechniquo «pii porte son nom.un capital impoitant en vue de l'institution d’un prix.Ce.prix est décerné tous les irois ans.à la suite d'un concours international, au meilleur travail apportant une contribution à l'avancement scientifique ou technique de l'électricité, à l'exclusion des ouvrages de vulgarisation ou de simple compilation.Le concours dont les résultats viennent d’être proclamés se rapporte à la période 102
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