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Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • Montréal :Association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal,1915-1954,
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de Montréal
  • Successeur :
  • Ingénieur
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Références

La revue trimestrielle canadienne, 1935, Collections de BAnQ.

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r v xsggh ,; .tannée 83 MONTRÉAL Septembre 1935 s->.4'\- r *J88îsi!s!*-$S''%A*îVi Revue Trimestrielle Canadienne Art de l’ingénieur—Economie politique et sociale—Mathématiques Législation—Histoire—Statistique—Architecture—Sciences Hygiène—Industrie—Forêts—Finances—Transports.SOMMAIRE Pages 235— I.Éthique du Facisme et son Application pratique.G.-A.BRIGIDI 254— II.Le Vaccin antituberculeux.Armand frappier 278—III.Le Vent, Producteur d’ÉIectriclté.Y.-R.tassé 387— IV.L’École d’Hyglène sociale appliquée de l’Uni- _ versité de Montréal.J-A.Baudouin 32*— V.Revue des Livres.hi ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES ÉCOLE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL COMITE DE DIRECTION Président: M.l’abbé Olivier Maubault, p.s.s., Recteur de l’Université de Montréal., Membres: MM.Aurélien Boyer, Principal de l’Ecole Polytechnique.Augustin Frigon, Directeur de l’Ecole Polytechnique.Ivan-E.Vallée, Sous-Ministre, Département des Travaux Publics de la Province de Québec.Victor Doré, Président de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.Léon-Mercier Gouin, Avocat.Théo-J.Lafrenière, Professeur à l’École Polytechnique.Olivier Lefebvre, Ingénieur en chef, Commission des Eaux courantes.Edouard Montpetit, Professeur à l’Université de Montréal.Antonio Perrault, Professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveter, Ingénieur Conseil.L.Brunotto, Bibliothécaire de l’Ecole Polytechnique.Armand Cibcé, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Secrétaire de l’Association des Anciens Elèves.COMITÉ D’ADMINISTRATION ET DE RÉDACTION Président: Arthur Surveter Membres: MM.Edouard Montpetit, Augustin Frigon, Olivier Maubault, Théo-J.Lafrenière, Antonio Perrault, Olivier Lefebvre., Léon-Mercier Gouin.Rédacteur en chef: Edouard Montpetit.Secrétaire de la rédaction: Léon-Mercier Gouin.Secrétaire Général: Augustin Frigon.Trésorier: Aurélien Boteh.PRIX DE L’ABONNEMENT ANNUEL Le Canada et les États-Unis $3.0* — Le numéro .75 cents Tous les autres pays 94.00 — Le numéro $1.00 La Revue Trimestrielle Canadienne parait quatre fois l’an: en mars, Juin, septembre décembre.La Revue est accessible à la collaboration de tous les publicistes, spécialistes et hommes de profession; mais la Direction n’entend pas par l’insertion des articles assumer la responsabilité des idées émises.Tous les articles insérés donnent droit & une indemnité calculée par page de texte imprimée ou de graphiques.Les manuscrits ne seront pas rendus.La reproduction des articles publiés par la Revue est autorisée, & la condition de citer la source d’où ces articles proviennent et de faire tenir un exemplaire h la Revue.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont il aura iti envoyé un exemplaire à la Rédaction.Adresser toute communication pour les abonnements, publicité, collaboration etc.directement à: La Revue Trimestrielle Canadienne 1430, rue Saint-Denis.LAncaster 9208.MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE I TOUT LE MONDE A BESOIN .D’ARGENT Il y a des dépenses prévues: instruction, assurances, vacances, souscriptions, cadeaux.Mais il y a aussi des dépenses imprévues: maladie, accidents, revers, voyages, occasions diverses.Ne vous laissez pas prendre au dépourvu.Quoi que vous ayez, dépensez moins.Ne dissippez pas vos ressources.Le superflu d’aujourd’hui sera peut-être le nécessaire de demain.Mettez de l'argent de côté régulièrement.Ouvrez un compte d’épargne à la BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $120,000,000 553 BUREAUX AU CANADA UTILISEZ LE CONCOURS DE NOTRE BANQUE Un personnel discipliné et entraîné s’efforce de plaire à la clientèle.Faites-vous connaître du gérant de «v notre succursale la plus rapprochée ?LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA ’/¦ .* ( Sl ' A * V « H REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE I ~ - L’UNIVERSITÉ de MONTREAL Comprend les facultés et écoles suivantes : FACULTES THÉOLOGIE * DROIT MÉDECINE ' PHILOSOPHIE ' LETTRES SCIENCES CHIRURGIE DENTAIRE '•A ECCLES PHARMACIE - SCIENCES SOCIALES POLYTECHNIQUE - INSTITUT AGRICOLE D’OKA ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES OPTOMÉTRIE ' MÉDECINE VÉTÉRINAIRE HYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE TOURISME ?Pour tous renseignements, s’adresser au Secrétariat général 1265, rue St«Denis Montréal REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE III Ecole des Hautes Etudes Commerciales Affiliée à l’Université de Montréal Préparant aux Situations Supérieures du Commerce, de l'Industrie et de la Finance.Bibliothèque Economique.Musée Commercial et Industriel.Décerne les diplômes de Bachelier en sciences commerciales, Licencié en sciences commerciales, de Docteur en sciences commerciales, et Licencié en sciences comptables.Ce dernier diplôme donne droit d’admission dans l’Association des comptables agréés de la province de Québec (C.A.), l’Institut des comptables et auditeurs de la province de Québec (L.I.C.) et la Corporation des comptables publics de la province de Québec (C.P.A.) BOURSES DU GOUVERNEMENT Cours spéciaux réservés aux avocats, aux notaires et aux ingénieurs.COURS LIBRES DU SOIR : comptabilité théorique et pratique, opérations de banque, opérations d’assurance, correspondance anglaise et française, mathématiques financières, économie politique, droit civil, droit commercial, langues étrangères: italien, espagnol, allemand.Cours spéciaux, préparatoires à la Licence en sciences comptables.COURS PAR CORRESPONDANCE : comptabilité, français et anglais commercial, économie politique, droit civil, droit commercial, algèbre, etc.Pour tous renseignements, brochures, prospectus, inscriptions, etc., s’adresser au directeur: Coin avenue Viger et rue St-Hubert, MONTREAL IV IîEVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ECOLE POLYTECHNIQUE D E M O N T R É A L FONDÉE EN 1871 TRAVAUX PUBLICS - INDUSTRIE Toutes les Branches du Génie PRINCIPAUX COURS:— Mathématiques Chimie Dessin Electricité Minéralogie Arpentage Mines Machines Thermiques Constructions Civiles Génie Sanitaire Hygiène Physique Descriptive Mécanique Hydraulique Géologie Géodésie Métallurgie Travaux Publics Chemins de fer Chimie Industrielle Economie Industrielle Laboratoires de Recherches et d’Essais, 1430 rue Saint-Denis, Montréal.T ÊLÉPHON ES :— Administration:— LAncaster 9207 Laboratoire Provincial des Mines: —• LAncaster 7880 PROSPECTUS SUR DEMANDE VOYEZ LA LISTE DE NOS ANNONCEURS A LA PAGE X Revue Trimestrielle Canadienne MONTRÉAL SEPTEMBRE 1935 ÉTHIQUE DU FASCISME ET SON APPLICATION PRATIQUE (¦) .Je désire, avant tout, vous remercier pour l'aimable invitation que vous m’avez adressée, invitation que j’ai acceptée avec plaisir, parce que cela me donne l'occasion de parler,non seulement devant un auditoire choisi et intellectuel, mais aussi, dans une institution canadienne-française dont je connais l'histoire et, par conséquent, toute l’influence qu’elle a acquise dans la province de Québec et dans tout le Canada.Je constate avec satisfaction que les jeunes prédominent ce soir; ce sont eux, en effet, qui deviendront les chefs de ce pays, dont le développement sera de plus en plus considérable et aura une importance toujours croissante par rapport aux autres pays.Et, enfin, parce que cela me donne la facilité d’illustrer d'une façon complète la technique, les principes théoriques et les applications pratiques d’un phénomène social qui intéresse aujourd'hui le monde entier et qui, bien plus •— croyons-nous — l’intéressera clans l’avenir: parce qu’on peut approuver ou ne pas approuver ces principes mais, dans tous les cas, il faut les connaître et les étudier pour arriver à une conviction.Quand, en effet, moi qui ai formé dans le fascisme les premières années de ma jeunesse, j’ai suivi les premières luttes et les développements progressifs de ces principes, j’en ai tiré la règle de ma vie, comme citoyen et fonctionnaire.Je lis dans quelque journal local, sous un titre cubital, la nouvelle sensationnelle que Mussolini a défendu à tous les Italiens de se laisser pousser hi barbe ou que les bébés italiens doivent être enrôlés dans l’armée italienne trois mois avant leur naissance; tandis (pie je lis 1 Conférence faite devant l'Association des Anciens Elèves de l'Ecole des Sciences Sociales, Economiques et Politiques, à l’Eniversité de Montréal, le 13 mars 1035. 226 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE bien rarement et plutôt superficiellement quelques notes fragmentaires sur la formation de l’État corporatif et sur la nouvelle législation sociale appliquée en Italie.Je me demande avec un certain découragement si les étrangers, hommes de culture ou hommes de la rue, pourront réellement avoir compris le Fascisme et s'être fait certaines convictions sur un phénomène social qui, à notre avis, donnera son nom au vingtième siècle comme le phénomène libéral l'a fait au siècle passé.i( Voilà pourquoi, j’ai accepté avec un vif plaisir de faire cette conférence, qui, malheureusement pour l'auditoire, sera assez longue et encore plus lourde, mais qui me permettra d établir un cadre complet et exact de l’éthique du fascisme et de quelques-unes de ses applications pratiques.A cette intention, je désirerais encore expliquer un point: il a quelques semaines, j’ai fait une conférence sur l’état corporatif à une autre assemblée d'hommes qui s’intéressent aux questions sociales et économiques; et, dans quelques notes des journaux, j’ai vu qu’on a écrit que le lecteur ne doit pas oublier que mon point de vue représente la version officielle fasciste.Si par version officielle vous voulez dire que l’orateur a expliqué les choses comme elles sont réellement, que ses explications soient ou non approuvées, ma conférence pourra être appelée officielle, mais si on doit entendre une telle expression dans le sens que l’orateur est Consul d Italie, alors ma conférence n'est pas officielle, parce que je vous parlerai comme un orateur qui connaît le sujet qu'il doit traiter,et pasenma capacité de Consul Les points dont je traiterai seront les suivants: Premièrement: Conditions de l’Italie d’avant-guerre, * Deuxièmement : Causes qui ont provoqué le phénomène fasciste Troisièmement : Conquête du pouvoir et éthique du fascisme, Quatrièmement: Ses applications pratiques.Les personnes cultivées du monde entier ont connu l'Italie d'avant-guerre, ses beautés naturelles, ses trésors artistiques et le charme tout spécial qui se respire en Italie, créé peut-être par la ù couleur de son ciel, le parfum de ses fleurs, la beauté de ses mers et de ses montagnes et encore par la beauté physique et la courtoisie familière de son peuple.C’est pour cela que l’Italie fut toujours le refuge des poètes les plus humanitaires comme, par exemple, Byron et Shelley, Stendhal et tant d’autres.Mais, en réalité, bien peu d’étrangers se sont rendu compte pourquoi, près du palais des Doges, ETHIQUE DU FACIS.ME 227 s'élevait la misérable maison de l’ouvrier et pourquoi, près des terres du riche propriétaire, fécondes, riches en prairies et en vergers, s'étendait, triste réalité, la grande terre inculte et malsaine, où la malaria et les marais s'étaient créé un domicile stable.L’Italie, en vérité, comme unité éthique et nationale, surgit en 1870, quand Rome en fut proclamée la capitale.Après la chute de l’Empire Romain et les siècles sombres et tristes des invasions barbares, quand les Huns, les Goths, les Vandales, les Lombards et les Arabes firent de nos plaines des pâturages pour leurs chevaux et de nos femmes le plaisir de leurs barbares alcoves, l’Italie perdit son unité nationale et républicaine, les seigneurs et les monarques étrangers se la divisèrent en petites et toutes petites parcelles, les uns en lutte avec les autres mais tous d’accord pour faire périr sa culture et sa civilisation.Quand Dante, avec la vision que seuls les poètes possèdent clans leur “divine folie”, prédit une Italie toute unie sous une seule domination italienne, de l’extrême pointe de la Sicile à la formidable chaîne des Alpes que Dieu a posée comme une barrière naturelle pour défendre ses frontières, ses contemporains, qui étaient tous divisés sous des gouvernements français, autrichien, bourbon et espagnol, l’ont cru certainement un fou! Mais la divine folie de notre poète, à travers bien des siècles de persécutions, de martyres et de guerres, a été réalisée enfin en septembre 1 s70, quand pour la première fois le roi ouvrit le parlement national à Rome, qui reprit ainsi sa position historique de capitale d’Italie et de jalouse gardienne de la culture et de la tradition latines.Massimo D’Azeglio, un de nos plus éminents hommes d’État du siècle passé, fit cette heureuse admonition: “L’Italie est faite, il reste à faire les Italiens”.C'ette parole contient une vérité qui résume la solution de tout un problème national et social et trace un programme de gouvernement ardu et délicat.Un peuple, en effet, même s’il est doué de par sa race d'un tempérament fort et généreux, ne peut rester pendant des siècles et des siècles sous différentes tyrannies étrangères, différentes entre elles comme langue, civilisation et conception générale de la vie, sans que ses qualités éthiques et morales restent dans une certaine mesure désorientées; un peuple ne peut, surtout, rester pendant des siècles sous une tyrannie étrangère, craignant chaque nouvelle forme d'évolution et de civilisation, sans perdre confiance en ses pareils et espoir en son avenir.En dépit 22S REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE de tout cela, do 1S70 à 1914, et quoique les gouvernements se succédant au pouvoir en Italie ne fussent pas toujours à la hauteur do leur mission, le peuple italien, avec un exemple admirable de constance et de labeur, se libéra de son triste héritage des dominations étrangères et atteignit un remarquable degré de développement économique et social.La population d’Italie s’accrut de 28 à 39 millions et l'Italie fit partie des grandes puissances.Comme tous les peuples qui en peu de temps sont arrivés à la dignité de peuples , libres, mille et mille tendances contrastantes surgirent et se développèrent dans le peuple italien, qui accepta avidement toutes les nouvelles idées politiques et sociales et précisément celles-là qui lui vinrent de l’étranger.Le parti socialiste eut ainsi chez nous un grand développement, au moins théorique: et nous devons honnêtement reconnaître que le socialisme fit quelque bien à l’Italie, parce qu’il a secoué les classes sociales usées et a donné la vision de nouveaux horizons au gouvernement qui avait plutôt tendance à dormir ou à faire semblant de dormir.Se développèrent ainsi les organisations ouvrières et la lutte des classes; la tragique et inévitable némésis du monde capitaliste prédite par le pessimiste Cari Marx empoisonna les âmes et fit encore souvent couler le sang sur nos places publiques.Au commencement de la grande guerre, la situation en Italie était à peu près la suivante: un gouvernement à la parole démocratique libérale, fatigué et sans initiative, esclave des partis et préoccupé particulièrement des petites luttes parlementaires; une petite classe de politiciens conservateurs dans le sens le plus antipathique du mot, préoccupés de conserver, non les traditions et border régulier des choses, mais bel et bien leurs propres nrivilèges individuels et égoïstes.Un nombre absurde et exagéré de partis politiques de toutes les couleurs mariées entre elles, du rose vif au noir profond, en lutte entre eux naturellement, mais en lutte stérile, destructive, et non constructive.Un grand peuple au sang riche, à l'abondante énergie mais qui n'avait pas toujours de travail et qui, surtout, n’avait plus confiance en ses chefs, de quelque couleur politique qu'ils fussent, qui les avaient guidés jusqu’alors: un peuple donc prêt à accepter et suivre un mouvement nouveau; et enfin une jeunesse qui sentait bouillir un sang neuf et généreux dans ses veines, mais dont l’avenir s'annoncait nuageux et borné: cette jeunesse mordait son frein ; et elle était prête à se révolter au premier appel. ETHIQUE DU FACISME 229 Aussi, la grande guerresecoua-t-elle profondément l'Italie: deux hommes, différents par origine, éducation et caractère, mais se ressemblant par leur génialité latine et par leur amour pour la patrie et pour le peuple, sortirent de la masse, firent taire les hommes du gouvernement, timides et peureux, et écrivirent la première ligne de la révolution sociale qui devait transformer l’Italie et ouvrir à l’humanité des horizons nouveaux.Ces hommes étaient Gabriele D’Annunzio, le poète de l’amour et de la guerre, et Benito Mussolini, l’homme du .‘à la volonté ferme et dure comme le fer qui avait travaillé, étant enfant, dans l’atelier de son père.Le premier par ses chansons et ses poèmes, le second par son journal, interven-tiste “11 Popolo d’Italia”, s’adressant spécialement aux jeunes gens de l’université, des campagnes et des fabriques, imposèrent au gouvernement, avec l’aide de la masse enthousiaste, l’entrée en guerre de l’Italie au flanc des alliés en affirmant le principe que cette guerre était vraiment révolutionnaire, dans le sens qu'elle avait fermé une époque pour en ouvrir une autre.I/Italic sortit victorieuse de la guerre, c’est vrai, mais avec plus de 700,000 morts et environ deux millions de blessés et de mutilés.Et tout à coup se présenta le problème formidable de donner du travail et un soutien moral à quatre millions de jeunes gens qui revenaient des tranchées anxieux pour leur avenir.Or si jamais un gouvernement fut incapable d’accomplir son devoir, ce fut le gouvernement italien immédiatement après la guerre; il préférait faire comme l’autruche, qui, à l'approche du danger, s enfouit la tête dans le sable.Ainsi surgit le mouvement révolutionnaire bolchevique qui, V par miracle et surtout par le manque de courage et d’initiative de nos chefs rouges, ne fit pas de l’Italie une triste sœur de la Russie Bolchevique.Les ouvriers irrités et dissatisfaits chassèrent les patrons et les employés des ateliers et occupèrent les fabriques; les campagnards s’emparèrent des champs, et toute la nation fut paralysée par toutes ces grèves générales et continuelles qui avaient un caractère nettement politique et révolutionnaire.Le gouvernement faible, peureux et incertain, préféra ne pas faire d’opposition réelle et sc contenta de mettre des gendarmes sur les places publiques, comme si jamais les gendarmes avaient pu empêcher une révolution quand celle-ci est imposée par les nécessités "" s et sociales.C’est alors que commencèrent à briller le génie et la volonté de fer de Mussolini.11 était fils lui-même du 66 5119 230 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE peuple, il en connaissait le caractère, les réactions et les aspirations réelles.Il avait traité, dès sa première jeunesse, la question sociale italienne, qu'il connaissait non seulement en théorie mais en pratique; et il savait ce que le peuple italien voulait et ce dont il avait vraiment besoin.En s’adressant encore aux jeunes gens de 1 école et des ateliers, et spécialement à ses camarades ex-combattants et à toute la nation, il amorça le mouvement fasciste qui devait le porter au pouvoir le 2S octobre 1022.Octobre 1919 et Octobre 1022: deux dates, la fin d’un régime et d’une époque social, et le commencement d'une autre.Octobre 1010: Mussolini constitue à Milan le premier fascio qui comptait à peu près 50 adhérents.Son programme: ‘ ha conquête du pouvoir et la transformation du peuple italien, sur tous les points, politique, social et moral .Octobre 1022: Mussolini à la tête d'environ 300,000 fascistes marche sur Rome, “contre ic gouvernement et non pas contre la monarchie”.Le gouvernement prend peur et proclame 1 état de siège dans tout le pays.Le Roi, qui se révéla homme de haut sens politique et de grand cœur, prit à lui seul toute la responsabilité: en profitant des droits que lui octroie la constitution; il refusa de signer la proclamation de 1 état de siege qui aurait signifie la guerre civile.Le Gouvernement résigna alors; et le Roi convoqua au Palais Royal Mussolini et, constitutionnellement, lui confia la tâche de former le nouveau cabinet.( est 1 ère fasciste qui commence.Avant de vous parler de l'éthique fasciste du gouvernement, je désire expliquer trois points: la personnalité de Mussolini, la constitutionnalité de la révolution fasciste et la signification de la chemise noire, symbole du fascisme.Mussolini n est pas tombé du ciel au moment opportun, mais il est bien l'homme qui a consacré toute sa vie aux questions sociales italiennes, l'ils du peuple, il émigra en Suisse, en Autriche, en Allemagne, et en f rance a 1 âge de 1t Massini, vers sur le 15.coli mutabile, de ceux de Baert-leim en 1918, et plus particulièrement, vers 1921, de ceux de Arkwright, en Angleterre, de de Kruif, aux Ltats-l’nis, et de I'eux, à Vienne, les phénomènes de variation riu monde bactérien lurent hors de tout doute.Ces derniers auteurs, en particulier, avaient choisi le terme nouveau et très heureux de “dissociation bactérienne" pour désigner une certaine différenciation, fréquente dans les cultures de bacilles intestinaux, mode de variation dont je donne une brève description.Parmi les membres du groupe bactérien coli-typhique-dyscn-térique, Arkwright avait remarqué, dans la culture de chaque espèce, la formation presque constante de deux sortes de colonies: 1 une ronde, régulière, opaque, caractérisée par une surface lisse, appelée “smooth ou “S" par opposition à l’autre, aplatie, irrégulière, transparente, à surface rugueuse, appelée “rough", ou “R".La colonie “S”, par sous-cultures, avait tendance à devenir “R”; elle s'émulsifiait aussi plus facilement que la “R".Ces travaux ont fait époque dans le domaine des variations.Ils servent de bases aux recherches actuelles.Plus tard on s’aperçut qu'à ces différences morphologiques correspondaient, très souvent, des différences de compositions chimique et antigénique, de réactions biologiques et même de virulence.Ainsi, la souche “8' peut se montrer exclusivement virulente, ou, du moins, plus virulente que la souche “R”.A tel point que la virulence d’une souche était appréciée en raison directe de la quantité des éléments “8”.Arrivait-on, par des artifices de laboratoire, à diminuer le nombre d’éléments “R”, en augmentant celui des eJemcnts “8’’, que la souche atténuée reprenait sa virulence.Nous verrons comment Petkoef, en appuyant ses objections sur cette théorie, a lancé contre le BCD une attaque très formidable.Disons tout de suite (pie ces procédés de réversion de la virulence ne réussissent pas avec toutes les espèces, ni dans toutes les circonstances.De telles relations entre la virulence et les diverses propriétés bactériennes font aujourd’hui l'objet d’études approfondies. I,K VACCIN' A NT IT U B E R C U L E U X 255 Domaine mystérieux, cjui laisse la classification bactérienne, déjà cahoteuse, fort en plan! Bien antérieurement à ces études sur les variations spontanées ou provoquées, Pasteur, un peu servi par le hasard, mais surtout par la logique de son esprit, et par son sens de l’expérimentation, avait remarqué, étudié et mis à profit les variations de virulence de certaines souches.Le premier, il avait réussi à “atténuer”, selon son mot, la virulence de quelques agents pathogènes: le Bacille du choléra des poules, par vieillissement; celui du charbon, par culture à 43o( '., d’où il résultait en même temps une variation morphologique, c’est-à-dire l'arrêt de la sporulation; l’agent inconnu de la rage, au moyen de la dessiccation.Par un éclair de génie, Pasteur avait converti ces agents définitivement atténués en vaccins inoffensifs et préventifs de ces mêmes maladies.Ces virus, vivants mais artificiellement atténués, n’ont jamais repris leur virulence.Encore aujourd'hui, ils demeurent inoffensifs.Calmette ne voit pas pourquoi le HCG ne jouirait pas théoriquement de la même propriété.En face de ces exemples, la possibilité de l’atténuation de sa virulence, au sens pastorien du mot, de l'irréversibilité de cette atténuation et partant de l’innocuité du BCG, ne répugne pas du tout.Je n’ai pas à dire pourquoi les vaccins vivants ont fait place aux vaccins morts.Si Calmette, avec son BCG, a ressuscité le mode pastorien de préparation des vaccins, c'est qu’il y fut conduit par ses conceptions, toutes nouvelles, sur les sources, la diffusion et le mode d’évolution de la tuberculose.Je me garderai bien d’exposer en détail les théories actuelles de l’infection tuberculeuse.Cependant, la compréhension des faits qui regardent le BCG en général, son innocuité et le mécanisme de son action prémunisante requièrent l'exposition succincte des bases sur lesquelles s’est appuyé Calmette pour édifier sa méthode.Ix: BCG fut l'aboutissement logique de sa pensée et c’est à la gloire de ce grand savant fine le hasard n'ait joué qu’un rôle bien effacé dans la découverte du processus d’atténuation de la virulence de cette souche.2 — Conceptions de Calmette sur l'infection tuberculeuse, BASES DE LA VACCINATION PAR LE BCG Des expériences personnelles, un coup d’œil sur la littérature, révèlent à Calmette, avant sa découverte du BCG, la faillite absolue BEVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 25 G do toutes les tentatives de vaccination contre la tuberculose, soit au moyen de bacilles morts ou de bacille.- para-tuberculeux, soit au moyen d’extraits bacillaires, comme la tuberculine de Kocn Seuls les bacilles rivants confèrent une immunité durable, parce que, dans la tuberculose comme dans la syphilis, les maladies à protozoaires, la morve, la lèpre, l'immunité diffère de celle de la plupart des autres maladies infectieuses.Une première infection, (ou la présence de bacilles vivants) est essentielle au maintien d'une immunité cpti se caractérise par la resistance aux infections surajoutées.Edmond Sergent appelle “prémunition” cette imprégnation bacillaire primitive et immunisante de l’organisme.Les bacilles vivants, virulents, ou de virulence atténuées, mais réversible, ne peuvent être utilisés parce que, dangereux d'abord pour le sujet vacciné, ils s’éliminent, comme tout bacille tuberculeux, par les émonctoires naturels et peuvent contaminer l’entourage.La durée de l’immunité se mesure par la persistance des bacilles dans l’organisme.Après leur élimination, elle cesse.I n deuxième fait expérimental concerne la porte d’entrée de 1 infection tuberculeuse dans l'organisme.Contrairement à l’opinion courante, qui veut la situer au niveau des voies respiratoires, Calmette affirme et prouve par l'expérience et des statistiques épidémiologiques qu’elle emprunte plutôt les voies digestives.Elle se réalise plus facilement à la naissance, au moment où la muqueuse intestinale se montre le plus perméable.C'est une des raisons pour lesquelles il recommande de vacciner les enfants à leur naissance.1 Un troisième point s’étaye sur le résultat des constatations cliniques et statistiques de Marfan, publiées en 1886.Certaines formes ou localisations bénignes de tuberculose spontanée et guérie, telles que les écrouelles ou lupus, paraissaient conférer une immunité remarquable contre les réinfections.Ces faits conduisirent Calmette à une interprétation très logique du “phénomène de Koch”, interprétation qui avait échappé à Koch lui-même.f e phénomène, qui sert de base aux recherches sur la tuberculose, se résume à ceci: Une première inoculation, sous la peau d'un cobaye sain, de bacilles tuberculeux virulents donne, vers le douzième jour, un abcès qui s ouvre bientôt et laisse un ulcère persistant.Si, au ' On admet que, dans l'immense majorité des cas, la tuberculose n'est pas héréditaire.’ I.K VACCIN' AN'TITU H KRCULEUX 2Ô7 bout de quatre à six semaines, on réinocule le même cobaye, en un point différent de la peau, il se produit, en un ou deux jours, cette fois-ci, au point de réinoculation, une induration locale, sorte de tuméfaction, rouge violet puis noire, (pii se nécrose rapidement et devient un ulcère superficiel.Contrairement au premier abcès, cet ulcère guérit sans atteinte des ganglions correspondants et la première infection peut continuer son cours jusqu'à l'issue fatale.Pour observer ce phénomène, il faut que le cobaye ne soit pas trop tuberculeux et que la réinfection soit faite avec des doses minimes.Koch n’avait vu, dans ce phénomène, qu’une manifestation d’hypersensibilité de l'organisme déjà infecté vis-à-vis une seconde dose infectante.('ai.mette y voit, en plus, une manifestation d’immunité vis-à-vis une infection surajoutée, comme le prouvent bien l’élimination rapide des bacilles de réinfection (ou de surinfection), et la guérison du deuxième ulcère.Dans l'esprit du savant, les écrouelles, le lupus, les infections paucibacillaircs contractées dans l’enfance, les infections latentes ou d’autres plus bruyantes, mais cliniquement guéries, sont assimilées au premier temps du phénomène de Kocii.Ce sont des doses préparantes, des primo-infections qui, toutes choses égales par ailleurs, sensibilisent l’organisme et lui confèrent une certaine 10 k 15 t à 10 l An à * Fig.1 —• Progression, avec l'âge, du pourcentage des réactions positives à la tuberculose, témoignant de la diffusion du bacille tuberculeux chez le genre humain. 2Ô8 RK VL" K TRIMESTRIELLE < ANADIENNE prémunition, laquelle dure tant que les bacilles restent présents.Cette hypothèse se trouve aussi confirmée par des données épidémiologiques, bien mises en valeur par Calmette.En cherchant le moyen de préparer un vaccin antituberculeux, au moyen d’extraits bacillaires concentrés, Kocii avait découvert la tuberculine, qui est un composé de substances exo et endocellulaires du bacille tuberculeux.Au moyen de la tuberculine, il est facile de réaliser, avec moins de brutalité, le second temps du phénomène tie Koch chez la grande majorité des sujets parasités par le bacille tuberculeux.Or, ces réactions à la tuberculine, de même que les autopsies, nous enseignent que peu de sujets parviennent à l’âge adulte indemnes d'infection tuberculeuse.Environ 90% des adultes civilisés sont donc en état “d'allergie" — selon le mot de Von Pirquet — c’est-à-dire en état d'hypersensibilité, associé à certains moments, mais par coïncidence, d’après Calmette, à un état d’immunité relative.Par ailleurs, dans le monde entier, on tient la tuberculose responsable d’environ un cinquième des décès, ("est évidemment la plus meurtrière de toutes les maladies.Les taux de mortalité diminuent rapidement, il est vrai, mais la morbidité ne suit pas la même chute, comme le prouvent les réactions à la tuberculine et le nombre des malades.Il reste donc environ 80% de chaque génération qui résistent à l'infection, tout en étant parasités.Il ne peut être question d'immunité naturelle, car les sujets vierges de toute tuberculose, comme les nègres d’Afrique, par exemple, sont au contraire très sensibles à une première infection massive.Seule prévaut la conclusion de Marfan et de Calmette, (pie la majorité des sujets humains sont relativement immunisés par une première infection spontanée, plus ou moins bénigne, qui reste cependant suspendue sur leur tête toute la vie comme une épée de Damoclès, car les bacilles, qui l’ont provoquée, sont cantonnés dans l’organisme et peuvent, sous diverses influences, reprendre leur virulence et causer des lésions endogènes, évolutives et fatales, comme il arrive chez un grand nombre des sujets qui meurent de tuberculose.En résumé, c’est donc uniquement la présence de bacilles tuberculeux vivants qui peut engendrer et maintenir la prémunition contre la tuberculose.La sûreté de cette prémunition dépendra de la virulence du bacille tuberculeux premier occupant.Calmette a cru, avec raison, qu’en imprégnant l’organisme du nouveau-né avec des bacilles, de virulence définitivement atténuée, selon le 259 LE VACCIN' ANTITUBERCULEUX mode pastorien, il deviendrait possible de causer ainsi une primoinfection, prêmunisante sans être redoutable.15 — L Atténuation- du BCG.— Lnnocuité: démonstration POSITIVE ET CONFIRMATIVE ("est à la gloire de Calmette et de Guérin d'avoir réalisé ce tour de force au moyen du I5( '(!.Ils ont fait varier la virulence d’un bacille tuberculeux bovin vers l’atténuation complète et irréversible.Calmette était né expérimentateur et polémiste.C'est à Lille, où Pasteur et Roux l’avaient commis à la fondation de l’Institut Pasteur, qu’il prit goût aux recherches sur la tuberculose.Il créa tout d’abord l’admirable institution des dispensaires antituberculeux, répandue aujourd’hui dans le monde entier et si utile au dépistage des cas.Vers 190(>, travaillant avec son ami et collègue, le vétérinaire Guérin, sur la vaccination orale des animaux par le* bovo-vaecin de Behring, un vaccin virulent, Calmette songeait à obtenir une émulsion très fine et homogène de cette souche, de manière à rendre les doses plus facilement absorbables par l'intestin.Il avait imaginé de cultiver sa souche sur pomme de terre hiliée et glycérinée, maintenue à 3SoC., dans un excès de bile.La bile est un émulsifiant reconnu.La culture, dès les premiers passages, acquérait la propriété physico-chimique de s’homogénéiser facilement dans les liquides, cependant que, fait le plus important, sa virulence pour les bovins diminuait avec rapidité.Vers 1911, après une trentaine de passages, ou sous-cultures, la souche ne pouvait plus causer de tuberculose chez le boeuf, ni bientôt chez les singes, ni chez les rongeurs de laboratoire.Après 13 années de patientes recherches, Calmette s’était convaincu fie l’atténuation définitive, au sens pastorien du mot, de sa souche bovine.L’énorme dose de cinq milligrammes, inoculée par n'importe quelle voie, chez n’importe quel animal, se montrait parfaitement inoffensive.L’animal le plus sensible à la tuberculose, le cobaye, tolérait un gramme fie cette souche, en injection sous-cutanée ou intrapéritonéale.Sans doute, pensait le savant, tout comme les bacilles tuberculeux morts, ces nouveaux bacilles causent certaines lésions, mais, point expérimental, ces lésions régressent toujours et ne sont pas réinoculables en série, c’est- ; —ua———g—oases' * 260 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE à-dire qu’elles ne peuvent pas reproduire la tuberculose par passages répétés d’animal à animal.Loin de là! A condition d’être administrées selon une technique bien définie, les doses du nouveau bacille, dit Calmette-Guérin ou BCG, protégeaient les animaux contre une épreuve subséquente avec des bacilles tuberculeux virulents auxquels ne résistaient pas, ou résistaient moins longtemps, les témoins non vaccinés.Chez les rongeurs de laboratoire, l'ingestion en plusieurs doses prémunisait mieux que l’injection sous-cutanée ou intrapéritonéale en une seule dose, confirmation intéressante de l’absorption du BCG par la muqueuse intestinale.On a coutume de dire que l’un des plus beaux chefs-d'œuvre de la médecine expérimentale se retrouve dans la célèbre publication de Koch, en 1882, sur l’étiologie de la tuberculose.La découverte du BCG mérite une mention aussi honorable.A cause de l'importance meurtrière et morbide de la maladie qu'elle attaque, aucune n'a plus fortement ému le monde médical, aucune ne promet plus de résultats humanitaires.Calmette et ses collaborateurs ont tout essayé pour faire reprendre sa virulence au BCG; culture sur milieux non biliés, passages d’animal à animal, diminution de la résistance des animaux par des artifices variés tels que les infections banales, les intoxications, l’avitaminose, le surmenage, etc., etc.Le BCG n'a jamais récupéré son ancienne propriété.Loin d'être nocif pour les animaux soumis à ces traitements, on prétend même qu’il leur confère une certaine immunité, dite “para-spécifique", vis-à-vis de maladies bien différentes de la tuberculose, telles le charbon, la fièvre ondulante, etc.Ces faits ne sont pas encore suffisamment confirmés.Le docteur Weill-Hallé directeur de l’iîcolo de puériculture, à Paris, confiant dans la probité scientifique de Calmette, réalisa la première vaccination humaine chez un nourrisson voué, par son entourage, à la tuberculose.Le BCG fut bien toléré.Devant ce résultat, Weill-Hallé, assisté de son élève Turpin —dont nous avons eu récemment la visite à Montréal—et de mademoiselle Coloni, entreprit de vacciner un nombre convenable d’enfants, en contact avec des tuberculeux, et de les suivre, avec la plus grande attention, en même temps qu’un groupe de témoins, non vaccinés, mais tenus dans les mêmes conditions.En juillet 1924, les premiers résultats démontraient l'innocuité et l’oflfica- LK VACCIN ANTITUBERCULEUX 261 cité relative du BCG.Les enfants vaccinés résistaient mieux à la contagion, très souvent fatale dans les premières années de la vie, que les non-vaccinés.Leur santé florissait.L'ingestion du vaccin n’avait causé aucune réaction fébrile, aucune réaction physiologique si ce n’est, parfois, une légère diarrhée et des adénites inoffensives et régressives, témoignant de l’absorption des bacilles.On a convenu d’appeler ces réactions du nom de “bécégite”.Dans un grand nombre de pays se constituèrent bientôt des commissions d’étude et de contrôle.La grande autorité de Calmette invitait les savants à confirmer sa découverte et à faire l’unanimité, au moins sur le sujet de l’innocuité du BCG.On accueillit bien la méthode.Quelque cinquantaine de savants, de toutes nationalités, directeurs des plus grands instituts bactériologiques du monde, ou de cliniques renommées, se rallièrent tôt ou tard à l’opinion du savant français concernant l’innocuité du vaccin.Je cite quelques noms qui inspirent la plus grande confiance: le docteur R.Krauss, de l’institut séro-thérapique d'Autriche, le docteur ('antacuzène, de 1 Institut de Pathologie expérimentale de Bucarest, le docteur Prausnitz, de l’Institut d’hygiène de Breslau, le professeur Bordet, de l’Institut Pasteur de Bruxelles, le professeur Xeüfeld, de 1 Institut Robert Koch de Berlin, le docteur Tzekiinovitzer, de l’Institut sanitaire et bactériologique de l'Ukraine, à Kharkoff, le docteur Ascoli, de Milan, le docteur Park, du Laboratoire d’hygiène de New-York, le docteur S.Griffith, de Cambridge (Ang.), le docteur Rankin, de la Commission antituberculeuse de l’Alberta (Can.), et parmi les cliniciens, les docteurs Heimbeck, de l'Hôpital Ulleval, d’Oslo; G.Ilouzoxi, de l’Institut pour la tuberculose, de Milan, L.Save, de Barcelone, A.Sciilossman, de Dusseldorf, Von Beneden, de Liège, Baudouin, de Montréal.Et j'en passe dont les noms ne sont pas moins célèbres.J’ajoute les dévoués collaborateurs de Calmette: Guérin, \ allée, Valtis, Remlinger, Boquet, Nègre, Saenz, etc., les savants cliniciens L.Bernard, Wbill-Hallé, Turpin et J.Parisot, qui ont entassé jusqu’à nos jours une masse formidable d’expériences chez les animaux et chez l'homme et qui proclament la parfaite innocuité de la méthode.Quatre cents autopsies d’enfants vaccinés témoignent aussi de cette innocuité: jamais on n’a retrouvé de tuberculose évolutive attribuable au BCG.Au contraire, c’est avec de grandes diffi- 202 3 -.S HKVLK TKI.MESTIIIELLK C’A N A IM EX N il cultes qu'au bout d'un an ou deux, on parvient à isoler le HCC! des organes et la réinoculation de ces organes, ou de ces cultures de HCG récupérées, demeure toujours négative.On a injecté, dans le péritoine d'un monstre, une dose de deux milligrammes de HCG!.11 est mort, quatre mois après, d’une maladie tout à fait étrangère à la tuberculose.I/autopsie n'a rien révélé d’anormal du côté tuberculeux.Par mégarde.on a injecté, sous la peau de quelques enfants, des doses de HCG destinées à l’ingestion, donc 500 fois trop fortes.Il n’en est résulté qu'un petit abcès au point d'inoculation, tout comme il s’en produit quelquefois avec les doses ordinaires en injection sous-cutanée, abcès (pii s'est guéri sans dommage aucun pour les enfants.L’homme sain peut recevoir impunément un milligramme de HCG dans les veines.Les sujets tuberculeux eux-mêmes ne sont pas incommodés par l'ingestion des doses ordinaires ou par l'injection sous-cutanée de doses ménagées de HCG.Dans ce dernier cas, les abcès qui se forment au point d'inoculation guérissent sans entraîner la tuméfaction des ganglions voisins.Chez les animaux tuberculeux, traités par le HCG, on n'a pas réussi, semble-t-il, à provoquer les réactions focales ou générales, aggravantes de l’infection en cours, telles qu’en produisent la tuberculine ou les bacilles virulents.Il est préférable cependant de ne pas administrer le HCG chez les sujets parasités par le bacille tuberculeux pour la bonne raison que leur infection spontanée les a déjà vaccinés, et, aussi, parce que l’on s’expose à compromettre le vaccin si quelque issue fatale se déclanche par la suite.C’est pour la même raison, qu’avant de vacciner les adultes ou les enfants de plus de quelques semaines, surtout ceux qui sont exposés à des contacts, il est nécessaire de les éprouver à la t uberculine pour savoir s'ils ne recèlent pas déjà une infection spontanée, latente, ( "est pourquoi aussi on conseille fortement d'isoler, pendant un mois, les nouveaux vaccinés du milieu contaminé où ils vivent, de manière à favoriser l’établissement de l’immunité avant celui d’une infection spontanée virulente.On ne peut établir scientifiquement l'efficacité du vaccin sur des statistiques où cette précaution n’entre pas en ligne de compte. LE VACCIN' A NT IT U B E R C U L E C X 20o 1 —Innocuité: Démonstration négative.— Réfutation des OBJECTIONS A la suite d’expériences nouvelles, ingénieuses, mais malheureusement pas toujours contrôlées avec toute la rigueur requise, certains auteurs, peu nombreux et de très bonne foi, ont cru douter de 1 innocuité du BCG.Aujourd’hui, la plupart ont abandonné leurs prétentions.D’autres admettent sans réserve l’innocuité du BCG, mais ne veulent lui reconnaître qu’un très faible pouvoir immunisant, ou ne lui en reconnaissent aucun et le disent inutile.Restent enfin un bon nombre de dogmatiques, de théoriciens, d’abstentionnistes qui n’ont, le plus souvent, aucune connaissance expérimentale ou clinique de la question et qui jugent, avec ou sans parti pris, l’innocuité ou la valeur du BCG d’une façon tout à fait didactique.Il faut se garder de former son opinion dans leurs écrits.Tout observateur sérieux ira aux sources, c’est le simple bon sens.I.es premières attaques contre l’innocuité du BCG — le seul point de vue qui nous occupe présentement,— vinrent de Lokwknstein, de Galu-Valeria, d’AitMENOOL, d IIytura, de R.Krauss, de Gereacii, et surtout de la part de Watson, de la station expérimentale de Hull (P.G.) et du célèbre Petroff, directeur des Laboratoires de recherches du Sanatorium de Trudeau, X.Y.Ces derniers ont ou l’amabilité de me recevoir dans leurs laboratoires et de me mettre au courant de leurs recherches.Au dire de ces auteurs, le BCG causait des lésions extensives chez un petit nombre d’animaux d’expérience qui, à la longue, finissaient par y succomber.Des passages en série chez les animaux accroissaient la virulence du vaccin.Un premier malentendu, aujourd’hui dissipé, venait d’une interprétation trop stricte de la virulence en tuberculose.En certains milieux, on qualifiait de virulente toute souche de bacille tuberculeux capable de susciter l’apparition de tubercules dans les organes.En général, la virulence est la propriété d’une souche bactérienne pathogène de se multiplier, plus ou moins rapidement, dans l’organisme et d’y sécréter des poisons.Elle implique l’idée d’envahissement, mais dans le cas des microbes qui agissent surtout par leurs poisons, sans se multiplier dans tout le système, comme les bacilles diphtérique ou tétanique par exemple, elle se rapporte 2G4 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE plutôt à l’action toxique, mais non pas exclusivement.En tuberculose, il faut, de plus, tenir compte du processus évolutif de la maladie et dans ce cas, Calmette relie la virulence à la formation de tubercules, oui, mais de tubercules envahissants, évolutifs et surtout réinoculables en série.Krauss et Gerlach furent probablement victimes de ce malentendu, car ils sont aussitôt revenus à l’opinion de Calmette sur l'innocuité du HCG.Est-il nécessaire de réfuter les premières objections soumises par Petroff, Watson et Hytura, les plus durs adversaires de Calmette, quand l'on sait que ces mêmes auteurs, ou bien se sont tus, comme Petroff, ou bien retirent leurs premières affirmations, comme Watson, dont la dernière publication reconnaît l’atténuation graduelle de la souche qu’il avait d’abord trouvée virulente, ou bien affirment hautement la parfaite innocuité du HCG et recommandent son utilisation, comme Hytura, à Budapest, le 2 m.p.ii.pour Québec, 13.(i m.p.li.pour Montréal et 7.à m.p.li.pour tlttawa.Nous voyons (pie le vent est plus intense en hiver lorsque la consommation d'électricité sera probablement plus forte.l ue autre caractéristique nécessaire est la vitesse maximum du vent, l’our la période déjà considérée la tempête la plus violente a provoqué, à Montréal, un vent de (Hi m.p.li.et à Québec 72 m.p.li.en moyenne.Le bureau météorologique du Canada ne nous fournit pas de données sur la durée du vent en fonction de sa vitesse.Nous avons dû obtenir ces valeurs au moyen des chiffres des Ktats-l nis par comparaison et interpolation.Le tableau I montre les résultats obt émis.Marge' de vitesse AI ' (Venue Ment ré l.'i.ti m i al .II.(pleine 1 m.p.li.i n 7.r, tawa il.p.Ii.(//./*./(.IH./i.li.hr- ./e /\ r.lir un h ' un l\ r.hr un hrs un Killin' un L’I plus LM 1 11)11 1 IUII itiit'i i::c.') 170 170 m-'.M |s A ! :,s i 1 1' s i.'iii.") last! IL’U :I7 1 1 l-lli 1 : !, A •Jti:; i |.Vi7 •j'.i'j i I.M7 1 l!H i é rj Totaux .V.llll IMIiô •iM.’i imoo 17*11 1 I7ii Taiii.kai' I Durée du vent et production en K\v.lus pour certaines marges (le vitesse.Appareil I lellCll.Les observât ions américaines portent aussi sur les périodes maxima sans vent utilisable.< >ii voit qu'il cm arrivé une fois un calme de lu jours et une autre fois un calme de (i jours.Il faudra donc prévoir des accumulateurs pour tenir compte de ces irrégularités du vent, mais il est clair qu'il n'est pas nécessaire de prévoir une capacité d'accumulateurs sudisaute pour les périodes ci-haut mentionnées.Les essais d'tlxl'ord ont prouvé qu'une batterie dont la capacité équivaudrait à la consommation de trois jours d'hiver serait amplement suffisante et c'est la pratique de plusieurs înanu-fact uriers.L'énergie disponible dans le vent ne peut se comparer volumé- Kl.vi l.TKIML>TKII;l.LI- AS' \ 1)11 \\l * » r '•«T- I» III illllll ll'lll ./ m.p.li.pour un diamètre de plus de 20', la puissance peut être considérable et compromettre la sécurité de l'appareil.WIND -a—*~ ELECTRIC IT,.là l’.utie supérieure du "Helin,".> 'nurtoisic "lleliee'' De ce (pii précède nous voyons (pi'il y aura avantage à installer r.aéromoteur sur un endroit libre de toute obstruction et élevé de quelque cinquante pieds.I.appareil transformant l'éner- Ki.vn: trimKsTiiiki.i.i: ( \\\adii;\\i it if i|i- ( 'imtnMf IÈN£ SOCIALE APPLIQUÉE 311 nos institutions sociales et de charité, dans la classification des fiches portant sur toutes les observations rédigées au cours des visites faites dans les familles et dans la rédaction de rapports sur tout le travail accompli.Les matières portées au programme sont les suivantes: 1.Cii.amp d’action de l’infikmière hygiéniste.Professeur: Mlle A.Marchessault.Ge cours consiste à expliquer l’ouvrage classique de Mary S.Gardener, traduit en français par Mlle L.Lefebvre et le Dr René Sand.Le professeur s’attache à trouver localement des exemples des multiples problèmes étudiés.Dans une école comme la nôtre, comme dans toutes les institutions similaires, c’est là l’étude de fond que les élèves sont appelées à faire et à appliquer pendant toute l'année.2.Bactériologie.Professeur: Dr Hector Aubry, ancien élève de l’Institut Pasteur de Paris, officier d’Académie, professeur à la Faculté de Médecine.Fille de Pasteur, l'hygiène accorde une place de choix à la bactériologie.Aussi, aux leçons théoriques, l’École ajoute-t-elle l’enseignement pratique fait au laboratoire de cette science indispensable à tous ceux qui prennent part à la réalisation d’un programme d’hygiène publique, notamment dans la lutte contre les maladies contagieuses.3.Législation sanitaire.Professeur: Dr Elzéar Pelletier D.H.P., que l’on peut surnommer à bon droit le père de notre législation sanitaire.La législation sanitaire est l'armature de l'administration de l'hygiène ’ " .Il convient donc qu'elle soit enseignée suffisamment à nos élèves.L’application en est pourvue par les stages ménagés dans les différents services d'hygiène.4.Statistiques vitales.Professeur: Dr J.-A.Baudouin.Les statistiques vitales sont la tenue des livres de toute administration d’hvgiène publique.Pour les besoins de nos élèves, le cours est limité aux notions élémentaires concernant la population, les naissances, les décès, les qualités requises dans la rédaction des observations portées sur les fiches et la rédaction des rapports annuels.1x3 cours est complété par des exercices.5.Diététique.Professeur: Dr Gaston Lapierre.Le régime alimentaire a une telle importance dans la prévention de nombreuses maladies de même que dans le budget des familles que l’École lui a consacré une étude particulière.Le cours porte sur l’ordonnance rationnelle de l’alimentation et passe en revue les divers aliments.Les leçons didactiques sont complétées par des démonstrations 6619 312 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE pratiques données à l’École Ménagère provinciale placée sous la compétente direction de Mlle A.Gérin-Lajoie.0.Hygiène prénatale.I.es leçons rédigées sur ce sujet par notre regretté professeur le Dr Gaston de C'otret sont données aux élèves par Mlle A.Ahern, surintendante des gardes-malades de la Compagnie d'Assurance-vie Métropolitaine, et par Mlle L.Bérubé.On sait toute l’importance que prennent sur le tableau de notre mortalité les décès maternels et les décès par débilité congénitale.Aussi, l’École se sent-elle fortunée de pouvoir compter sur la collaboration éclairée de Mlle Alice Ahern qui dirige un corps de nombreuses infirmières auprès desquelles elle insiste sur la mise en pratique de l’hygiène prénatale chez leurs nombreuses protégées.La contribution de l’École consiste à inscrire à domicile le plus grand nombre possible des mères expectantes pour leur recommander de se mettre sous la surveillance constante de leur médecin de famille, si elles ne l’ont pas déjà fait.Ce travail donne le résultat suivant : TABLEAU I Inscru ETIONS PRÉ N ATALES Inscriptions Pour cent Paroisses Notre-Dame des Neiges et Naissances prénatales des naissances St-Pascal Baylon 117 62 53.0 Saint-Laurent 100 52 49.0 Total 223 114 51.2 Elles ont reçu 300 visites au cours de l'année, soit 3.2 par prénatale.De plus, on sait que, pour être effectives, ces inscriptions doivent être faites aussi au début de la grossesse que possible.La répartition d nos inscriptions prénatales est démontrée par le tableau suivant.TABLEAU II Répartition des inscriptions prénatales suivant l’age DE LA GROSSESSE Inscriptions Inscriptions Pour cent du total Paroisses prénatales avant le 5e mois des inscriptions Notre-Dame des Neiges et St-Pascal Baylon Saint-Laurent 02 43 09.5 52 27 52.0 70 01.4 Total 114 ÉCOLE D’HYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE 313 Ces proportions sont encore un peu plus élevées que celles de l'an dernier.La moitié de nos prénatales nous sont maintenant connues et, dans près des deux tiers des cas, leur inscription se fait à un temps où la surveillance médicale peut leur être d’un très grand service.( 'ette surveillance médicale a été assurée comme suit : Prénatales suivies par leur médecin rie famille: ( ôte-des-Neiges, -12; Saint-Laurent, 40; Total: 82.Suivies par l’Assistance Maternelle: Côte-des-Nciges, 0; visites à domicile seulement: Côte-des Neiges, fi; Saint-Laurent, 12.Total.17.Ces chiffres nous démontrent que 72 pour cent de nos prénatales sont suivies par leur médecin de famille.Les œuvres d’hvgiène sont donc à l’avantage à la fois de la population et de la profession médicale.Les visites à domicile sont complétées par la consultation.Malheureusement, ainsi qu’il a été constaté dans notre rapport de l’an dernier, cette consultation a été fermée à Saint-Laurent, faute de ressources suffisantes.Il nous a été possible, toutefois, de maintenir notre consultation prénatale tenue à l’École même.Neuf mères expectantes y ont été inscrites et elles sont venues 32 fois.Tout ce travail, heureusement, a été couronné du plus franc succès puisqu’aucun décès attribué aux causes puerpérales n'est survenu dans nos paroisses au cours de l’année 1934.Il faut ajouter, toutefois, que notre satisfaction n’est pas complète puisque le nombre des mort-nés de l’année s'est élevé à S.7.Hygiène des nourrissons et des enfants d’âge préscolaire.Professeur: Dr Gaston Lapierre, diplômé de l’École de puériculture de la Faculté de Médecine de Paris, auteur de l'ouvrage estimé qui a pour titre; “Pour la Mère et pour l’Infirmière”, membre correspondant de la société de puériculture de Paris, médecin de l’Hôpital Sainte-Justine.La mortalité infantile, constituant encore la principale cause de nos décès, les principes d’hygiène, qui sont à la base de la prophylaxie qui s’impose à ce sujet, sont expliqués avec le plus grand soin et appliqués dans les œuvres auxquelles participe l’École.«) Service néonatal.Sans parler des visites prénatales dont il a déjà été question, l'École en coopération avec la Compagnie d’Assurance-vie Métropolitaine, maintient un service néonatal a domicile.Il est destiné aux mères après la naissance de leur enfant et avec l’autorisation du médecin de famille.Au cours de l’année 1934, il a fourni les chiffres suivants: 314 REVL'K TRIMESTRIELLE CANADIENNE TABLEAU III Pour cent Paroisses Naissances Mères visitées des naissances Notre-Dame des Neiges et St-Pascal Baylon 117 41 35.0 Saint-Laurent 100 39 37.5 Total 223 80 35.8 Im tiers de nos mères bénéficient de ce service, soit line proportion un peu plus élevée (pie celle de l'année précédente.Elles ont reçu 733 visites, soit 9.0 visites par cas.b) Service des nouveau-nés.Il comprend des visites à domicile au cours du premier mois qui suit la naissance.Il répond a un besoin pressant puisque les statistiques nous démontrent que, dans la province de Québec, de 1920 à 1931, de la moyenne de tous les décès de la première année (10,339), 1,GS2, soit 10.2 pour cent, sont survenus dans le premier jour; 3,007, soit 29.1 pour cent sont survenus au cours de la première semaine et 4,407, soit 42.0 pour cent, avant la fin du premier mois de vie de l'enfant.Ces chiffres nous disent éloquemment toute l'importance qu'il faut donner a cette initiative.Notre service nous donne les chiffres suivants: Le nombre des nouveau-nés s'est élevé à 70 et celui des visites à 730, soit une moyenne de 9 à 10 visites par bébé.Nous ne pouvons pas nous dire encore pleinement satisfaits des résultats obtenus puisque nos décès du premier mois, sont de 7, soit 43.7 pour cent du total des décès de la première année, proportion qui ne se compare pas trop avantageusement avec celle de 42.7 de la province.c) Service des nourrissons.Pour nous conformer à la division adoptée dans les consultations de nourrissons, nous comprendrons dans ce groupe les enfants de un mois à deux ans.Il est le complément nécessaire de l’enseignement donné par le professeur.La revue de nos fiches nous démontre que ces inscriptions se sont élevées a 205 dans les paroisses de Notre-Dame-des-Neiges et de Saint-Pascal Baylon et à 158 dans celle de Saint-Laurent, soit un total de 303.Ces bébés ont reçu un total de 1,800 visites, soit une moyenne de 5 visites par cas.( hacun de ces enfants a donc reçu une visite par deux mois au cours des dix mois de notre service.Les bébés de Saint-Laurent trouvés souffrant de quelques maladies sont invariablement référés à leur médecin de famille.Ceux des deux autres paroisses sont dirigés vers leur médecin ou ÉCOLE d'hVOIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE 315 vers la consultation que tient à leur intention le Service de Santé de Montréal avec lequel l’École est toujours heureuse de collaborer.Nous exprimons de nouveau à son personnel tous nos remerciements pour les avantages précieux qui* nos élèves retirent de ce travail nécessaire.I.e meilleur moyen de contrôler l’efficacité des activités déployées en hygiène de l’enfance, et qui est admis partout, consiste à calculer le taux de la mortalité infantile.La situation est actuellement la suivante dans le territoire de notre travail.TABLEAU IV Mortalité infantile, 1934 Paroisses Naissances Décès 0-1 an Taux < ’ûte-des-Neiges et St-Pascal Baylon 117 N OS.2 Saint-Laurent 10Ü S 75.5 Total 223 lti 72.0 ( ’es taux, on le constate facilement, sont des plus encourageants.Mais ces premiers renseignements doivent être complétés par l’étude des causes île la mortalité infantile démontrées par le ta- bleau suivant: TABLEAU V Causes de la mortalité infantile Causes Côtc-des-Xeijçes St-Pascal-Baylon St-Laurent Total Maladie des voies respiratoires 3 2 5 Débilité congénitale 2 2 4 ( îastro-Entérite i i 2 Maladies Contagieuses i 0 i Autres O 3 5 Total 9 S 17 Les affections des voies respiratoires occupent cette année le premier rang.Comme pour les années passées, la débilité congénitale réclame plus de décès que la gastro-entérite.Il nous faut donc continuer sans relâche le travail (pie noms avons commencé à diriger contre elle. 31G REVUE trimestrielle canadienne Enfin, on doit porter une grande attention au mode d'alimentation des enfants de la première année.La revue de nos fiches nous permet de dresser le tableau suivant : TABLEAU VI Pour cent des nourrissons a l'alimentation maternelle Paroisses 0-;?mois 0-ti mois 0-9 mois 0-12 mois C ote-dcs-Neiges et G2.8 51.7 25.5 21.6 St-Pascal Baylon Saint-Laurent G2.5 50.0 24.2 17.2 Total G2.7 51,3 24.7 19.S Comme on le voit, l'alimentation maternelle est à l'honneur dans nos paroisses.Le progrès réalisé sur l’an dernier est très notable.Pour les nourrissons de 0 à (i mois, la proportion a passé du tiers à la moitié.Aussi, la gastro-entente est-elle piatic]iiement éliminée de notre territoire.Les deux décès qui lui sont attribués en 1934 sont survenus chez des nourrissons au biberon.Ce travail doit être nécessairement complété par un stage suffisant dans des consultations de nourrissons.Nous devons ici renouveler tous les regrets que nous avons exprimés 1 an dernier au sujet de la consultation de nourrissons de la paroisse de Saint-Laurent qui a été supprimée à la suite des difficultés financières qui se sont abattues sur l’École.Pour y compenser et donner à nos élèves toute l’expérience nécessaire dans cette partie importante de notre enseignement, une entente des plus heureuses a été conclue entre l’École et la Fédération d’IIygiène Infantile.Nos élèves ont ainsi le grand avantage de collaborer activement a l’œuvre de la lutte contre la mortalité infantile que poursuit à Montréal cette grande institution à laquelle nous adressons l’expression de toute notre reconnaissance.Mises sous la direction compétente de Mlle Mario Pelletier, graduée de 1 École et infirmière-chef, nos élèves ont commence par faire un stage dans les différentes consultations de la Fédération et prendre part au travail considérable qui s’y fait ainsi qu’aux visites à domicile.Le nombre de ces visites s’est élevé à 992.Ce premier arrangement a été amélioré, eonfînant notre collaboration à une seule consultation, celle de la populeuse paroisse du Sacré-Cœur.Les chiffres en seront donnés dans notre rapport annuel prochain. ÉCOLE D'ilYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE 317 d) Sercice des enfants d’âge préscolaire.Ce groupe comprend les enfants do 2 à (i ans inclusivement.C’est l’âge où commence trop souvent l’évolution de plusieurs défectuosités physiques que l'on retrouve chez les écoliers; cet âge est aussi trop favorable à la propagation des maladies contagieuses.Ces enfants requièrent donc des soins particuliers, ("est pour répondre à ce besoin qu’existent maintenant des consultations qui leur sont particulièrement destinées.Nos fiches démontrent que nous en connaissons 301 à la Côte-des-Neiges et à Saint-Pascal l’avion et 309 à Saint-Laurent, soit un total de 010.Ces enfants ont reçu un total de 3,201 visites, soit une moyenne de cinq visites par enfant ou une visite tous les deux mois pendant les dix mois que dure notre service.Au cours de ccs visites, chaque fois qu'une anormalité est reconnue, les parents sont pressés de consulter leur médecin de famille.De plus, dans les deux premières paroisses, ces visités servent à faire du recrutement en faveur de la consultation que maintient â leur intention le Service de Santé de Montréal.Au cours de l’année, il s’est produit cinq décès parmi ces enfants.Les causes en ont été les suivantes: maladies des voies respiratoires, 1; accident d’automobile, 1; méningite, rougeole, 1 ; diphtérie, ].Pour compléter leurs connaissances à ce sujet, nos élèves font un stage dans les consultations pour enfants d’âge préscolaire de la Fédération d’Hygiène Infantile.e) Ligue d’Hygiène Infantile.Knfhi, les élèves font une revue complète de l'hygiène de l’enfance sous une forme éminemment pratique.C'clle-ci consiste à collaborer à l’œuvre inaugurée par le Dr S.Loucher et connue sous le nom de Ligue d'Hvgiène Infantile.Kilo consiste à recruter dans les écoles un nombre suffisant de jeunes lilies parvenues dans les classes avancées, pour leur donner, avec démonstrations, les dix leçons que comporte le cours élaboré par le Service de Santé.Tout ce travail est exécuté sous la direction immédiate de Mlle L.Bérubé.assistante à l’École.L’an dernier le nombre de ces jeunes filles s’est élevé à S.A la suite des examens subis avec succès, elles ont reçu les médailles et les certificats émis en leur faveur par le Service de Santé.8.Hygiène scolaire.Professeur: Dr Ad.Groulx, surintendant de la Division de l'IIygiène de l’Fnfance du Service de Santé de la Cité, diplômé en Hygiène publique de l’Université Johns Hopkins, Baltimore. R K VUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 31S I.o groupe scolaire comprend pratiquement le quart du chiffre total de notre population.C’est dire l’importance qu’il convient d'accorder à cette partie de l’enseignement qui se propose la protection de la santé des écoliers.Grâce à une heureuse entente entre l’École et le Service de Santé de Montréal, nos élèves prennent part au travail considérable de l'inspection médicale des écoles de la ville.Durant leur stage en hygiène scolaire, nos élèves assistent à l'examen médical des écoliers et font des visites au domicile des enfants trouvés porteurs de quelques défectuorités physiques, pour obtenir la coopération nécessaire des parents, en vue du traitement à effectuer.Au cours de l’année dernière, le nombre de ces visites à domicile s'est élevé à 235.9.Hygiène buccale.Professeur: Dr Willie Saint-Pierre, L.C.D.On sait la part sans cesse croissante que l’on accorde, et à bon droit, à la carie dentaire comme cause d’infection focale.Par conséquent les soins qu’il faut apporter à la formation et à la conservation d’une saine dentition font nécessairement partie des connaissances que nos élèves doivent acquérir à l'École.Les notions qui leur sont données par le professeur reçoivent leur illustration à la clinique dentaire que maintient la Faculté de Chirurgie Dentaire et que nos élèves fréquentent régulièrement.10.Hygiène urbaine.Professeur: M.A.Cousineau, I.S., gradué de l’“Institute of Technology of Massachussetts, Surintendant de la Division de la Salubrité du Service de Santé de Montréal.Toute collectivité pose nécessairement des problèmes en hygiène publique.Tels sont ceux de l'habitation, des drainages, de l’approvisionnement en eau d'alimentation, etc.Toutes ces questions sont étudiées au cours et sont illustrées par des visites faites sous la direction du professeur.II.Tuberculose.Professeur: Dr J.-A.Jarry, directeur médical de l’Institut Bruchési, professeur de phtisiothérapie â la Faculté de Médecine.I.a tuberculose reste la principale de nos maladies contagieuses.A elle seule, elle nous cause une moyenne annuelle de 3,238 décès, soit dS pour cent de tous ceux qui sont attribués à l’ensemble des maladies contagieuses dans la province de Québec.Ces chiffres disent toute l’importance qu’il faut accorder à cette maladie dans une Ecole comme la nôtre.J.e problème est étudié sous toutes ses faces avec une insistance particulière accordée à sa prophylaxie.Pour compléter le cours, les élèves font un stage dans le Service fi COL K d'hvoièvk hocialk appliquée 319 du “BCG”, procèdent au dépistage des cas et vont à l’Institut Bruchési.o) Vaccination antituberculeuse.L’École est le contre de distribution du vaccin “BCG” depuis l’inauguration de ce service en juin 1920.Deux infirmières diplômées de l’École, Mlle A.Séguin et Mlle S.Gosselin, en sont chargées.Mlle Séguin qui est avec nous depuis l’inauguration du service a en plus la direction de la démonstration aux élèves du service social du “BCG".Au cours de 1 année 1934 le travail exécuté de ce chef peut se résumer comme suit: Vaccinations opérées au 1er janvier 1934 3,607 “ “ en 1934 1,519 Total 5,120 Au cours de l’année, 1909 enfants ont été visités.Ces enfants se partagent comme suit, en deux groupes: 5S2 vivant au contact de bacillifères ou de malades à tuberculose évolutive et 1327 sans aucun contact connu.Nos 5S2 enfants de contact vaccinés ont été suivis parallèlement avec un groupe de 971 enfants non vaccinés, grâce à la généreuse collaboration de l'Institut Bruchési.Kn éliminant les décès survenus au cours du premier mois, les deux groupes ont donné respectivement les taux suivants de mortalité générale: 103 chez les vaccinés et 1S7 chez les non vaccinés, soit une différence de 4ô pour cent en faveur des vaccinés.Si l’on divise ces décès par causes, nous obtenons les taux suivants: Tuberculose: vaccinés 2.1% non vaccinés 7% Autres causes: vaccinés S.2% non vaccinés 11.6% La différence est particulièrement frappante pour la tuberculose dont le taux est de 70% plus favorable chez les vaccinés.Si on limite les décès par tuberculose aux seuls enfants au contact de bacillifères, on obtient les résultats suivants: vaccinés 2.4%, non vaccinés 11.1% soit une différence de 78% en faveur des vaccinés.Celle-ci monte à S4% en faveur des vaccinés de la première année.Enfin, la morbidité tuberculeuse chez les enfants vivant au contact de bacilifères est de 72.5% plus favorable chez les vaccinés. 320 REVUE trimestrielle canadienne C’o sont là les résultats obtenus a la fin de la septième année des opérations de la vaccination au “BC.’Cî” que l'École poursuit en collaboration avec le Conseil National de Recherches Scientifiques.Us constituent la démonstration la plus étendue qui ait été réalisée de ce côté de l’Atlantique.Espérons qu'on les jugera assez probants pour faire définitivement accepter le procédé dans toute campagne poursuivie contre le fléau île la tuberculose.b) Di-pistage des cas.Dans toute campagne antituberculeuse, le dépistage des cas est un élément essentiel de succès.Au cours de l’année écoulée, ce travail nous a donné G cas et 29 contacts.Le nombre des visites faites à ce sujet s est élevé à 182, Au cours de l’année, un de nos malades est décédé.Nous n en continuons pas moins à visiter les six autres membres de la famille.Nous avons aussi perdu un malade et cinq contacts par cause de déménagement.11 nous reste actuellement 24 contacts sous surveillance.Ils se partagent comme suit :non examinés S, ayant bénéficié d un examen médical 16- Ces derniers sont actuellement dans l’état suivant: présumés tuberculeux 1, dénourris 5, apparemment en bonne santé 10.c) Stage à l'Institut Bruchési.Il est le complément nécessaire de l’enseignement donné par le professeur.Il a pour but de familiariser les élèves avec la routine de la tenue d'un dispensaire antituberculeux.Cette expérience leur est des plus précieuses par suite du grand nombre des malades qui s y inscrivent et s \ présentent a chaque dispensaire et par les visites d education faites au domicile des malades de l’Institut.En 1934, ces visites donnent un total de 115.Tout ce travail se fait sous la direction de Mlle Anysie Deland, infirmière hygiéniste diplômée de 1 École et directrice du Service Social de 1 Institut Bruchési.12.Psychiatrie.Professeur: Dr Gaston Lefébure de Belle-feuille, F.R.C.P.(Canada) auteur d'un “Manuel Technique psychométrique”, professeur à la L acuité de Médecine, charge de la clinique des maladies nerveuses et mentales.Vaste est le domaine de la psychiatrie puisque cette science intéresse non seulement l'école et 1 industrie dont elle cherche a augmenter le rendement mais aussi tous les êtres humains pour la solution des problèmes qui se posent incessamment au cours de la vie.Le cours considère ces divers aspects de la question et s attache particulièrement à l'examen psychométrique des enfants des écoles. ÉCOLE d’hYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE 321 Grâce à la Section d’Hygiène Mentale de la Division de l’Hygiène de l’Enfance du Service de Santé de Montréal, nos élèves reçoivent toutes les démonstrations voulues dans les écoles de la ville, Ce travail des plus intéressants est sous la direction immédiate de Mlle Blanche Bourbonnais, garde-malade graduée de l’hôpital Saint-Jean de Dieu et infirmière diplômée de notre École.13.Hygiène générale.Professeur: Dr J.-A.Baudouin.Ces cours constituent la synthèse de tout l’enseignement.Il touche tous les problèmes approfondis dans les diverses spécialités.Il comprend deux parties: l'hygiène individuelle et l'hygiène publique.Il tend à faire des graduées de l’École des éducatrices en hygiène, ce qui constitue bien le rôle capital qu’elles sont appelées à remplir pour le bien de la société.Il est illustré par la démonstration à domicile du traitement de l’Isolement des malades contagieux, grâce à la collaboration empressée que l’École a toujours reçue de la Compagnie d’Assurance-Vie Métropolitaine ainsi que de la Division des maladies contagieuses du Service de Santé de Montréal.Les chiffres ainsi obtenus en 1934 sont les suivants: Coqueluche 360 Oreillons 125 Diphtérie 55 Ophtalmie Purulente 1 Erysipèle 13 Angine de Vincent 1 Rubéole 9 Rougeole 207 Varicelle 295 Scarlatine 248 Impétigo 11 Gale 46 Typhoïde 10 Tuberculose 12 Dysenterie 2 Croup o Total 1397 14.Soins des malades a domicile.L’expérience démontre qu’une des meilleures entrées des infirmières dans les familles est bien celle qui se fait à l'occasion d’un 322 REVU K TRIMESTRIELLE CANADIENNE malade à qui l'on vient prodiguer les soins que son état réclame.Grâce à une entente entre la Compagnie d’Assurance-V ie Métropolitaine et l’École, nos élèves se rendent ainsi dans les familles pour faire l’application des traitements prescrits par les médecins.Ces cas donnent le total de 30 et les visites celui de 90.Les diagnostics se répartissent comme suit : Luxation de la rotule ô Maladie du coeur S Abcès de la jambe 2 ( 'holécyctectomie (i Métrorrhagie 11 Angine û Gastrite 2 Infection du doigt 1 Gastro-Entérite 14 Hypertension artérielle 10 Panaris 3 Péritonite 1 Cholécystite 2 Grippe 2 Abcès à la face 2 Myocardite 3 Pneumonie 3 S0 Cette expérience auprès des malades s'est encore accrue grâce à un service social inauguré à l'IIôtel-Dieu de Montréal en collaboration avec l’École.En 1934, il a donné un total de 7(j3 visites à domicile.15.Hygiène industrielle.Professeur: Dr J.-A.Baudouin.On sait toute l’importance économique et sociale de l’industrie de même que l’apport considérable que peut lui fournir l'hygiène.Aussi, le cours s’attache-t-il à étudier les divers problèmes de l'industrie qui ressortissent à l’hygiène comme les suivants: Le travail des femmes et des enfants, le travail de nuit, le repos hebdomadaire, la fatigue, les maladies professionnelles, la prévention des accidents le choix des employés pour les diverses tâches, l’organisation scientifique du travail, la salubrité des usines, le bien-être des ouvriers.La part qui revient à l’infirmière dans ce programme d’hygiène industrielle est très appréciable.C’est pourquoi nos élèves vont prendre leur expérience à ce sujet dans des industries pourvues d un service d’infirmières.Les industries ainsi visitées au cours de 1934 sont les suivantes: Molson’s Brewery, Imperial Tobacco, Sun Life Insurance Co., National Breweries, American Can, Dominion Bridge, Northern Electric Company, Dominion Rubber, Bell Telephone.Pour résumer tout le travail pratique exécuté par l’École au cours de l’année 1934, on peut dresser les deux tableaux suivants: ÉCOLE d'iIYGIÈXE SOCIALE APPLIQUEE 323 TABLEAU VII Nombre de cas Côte-des-Xciges Cas St-1 et St-Laurent Hors ’ascal-Baylon Total Prénatales ()2 52 114 Post-Partum 41 39 SO Nouveau-Nés 39 37 76 Nourrissons 205 158 363 Préscolaires 301 309 610 Ecoliers 235 235 Tuberculose (cas) 1 5 54 60 Tuberculose (contacts) 0 23 61 90 Maladies Contagieuses — — 1130 1130 Maladies diverses 17 13 30 Service social hospitalier — — 763 763 Totaux 907 636 200S 3551 Ces 3,551 cas ont motivé un total de 10,339 visites à domicile.Comme par les années passées, toutes ces visite s ont été faites à titre absolument gratuit.Le détail de ces visites est donné dans le tableau suivant.TABLEAU VII Nombre de visites Côtc-des-Nciges Cas et St-Laurent Hors Total Prénatales St-Pascal-Baylon 22S 138 366 Post-Partum 391 342 — 733 Nouveau-Nés 391 345 — 736 Nourrissons 1226 580 992 2798 Préscolaires 2167 1034 — 3201 Écoliers 235 — — 235 Tuberculose (cas) 8 21 54 83 Tuberculose (Contacts) 60 9.3 61 214 Maladies contagieuses — — 1130 1130 Maladies diverses 60 20 — S0 Service social hospitalier — — 763 763 Totaux 4766 2573 3000 10339 .324 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE A ccs 10,330 visites il en faut ajouter encore 16S3 autres motivées par le Service social du “BCG” confié à l'École, ce qui nous donne le grand total de 12,022 visites à domicile.Notre École n'est pas une institution d'enseignement de l'hygiène seulement, mais bien d’hygiène sociale.Ce sont là deux termes que l’on ne saurait dissocier.La démonstration en est facile à faire.("est avec vérité qu'on a affirmé que pour être pratiquée, la vertu exige un minimum de bien-être.On peut en dire autant de la santé.On ne saurait parler d’hygiène dans un taudis où toute une famille croupit dans la misère.Dans ces cas, comme dans les nombreuses difficultés qui surgissent sans cesse, les infirmières visiteuses doivent s’employer à pourvoir au relèvement économique et moral de leurs protégés.Or, pour le faire avec efficacité, il leur faut connaître ces problèmes, leurs causes, à la lumière desquels principes on peut les résoudre, ("est à ce besoin que répond la seconde partie de notre enseignement Les questions sociales mises au programme de nos études sont: 1.Sociologie appliquée.Professeur: M.Arthur Saint-Pierre, auteur de plusieurs ouvrages dont quelques-uns ont reçu les plus hautes approbations de la part de la France, professeur a I École des Sciences sociales, économiques et politiques.Le cours porte sur les diverses œuvres sociales dont le besoin se fait sentir dans tout groupement humain.De plus, les élèves prennent un contact plus intime avec ces œuvres en visitant celle qui fonctionnent dans notre milieu.Parmi celles-ci, mentionnons les suivantes: L’institut des Aveugles, l'institut des Sourds-Muets, l'institut Saint-Antoine, le Refuge Mcurling, l’aqueduc de Montréal, les divisions de l'hygiène du Service de Santé, la Laiterie J.-J.Joubert, l’Hôpital Saint-Jean de Dieu, l'Hôpital Notre-Dame et 1 Hôpital du Sacré-Cœur.2.Civisme.Professeur: M.Édouard Montpetit, économiste de grande réputation, auteur qui fait autorité non seulement chez nous mais aussi à l’étranger, directeur de l’École des Sciences sociales, économiques et politiques, secrétaire général de l’Université de Montréal.Ce cours porte sur l’organisation sociale d’un pays, surtout du nôtre.11 explique les divers rouages de l’administration publique et les services qu’ils sont appelés à rendre à la population.3.Psychologie et droit social.Professeur: M.l’abbé Chs.Toupin, D.Ph., nommé par la Faculté de Philosophie à laquelle nous ÉCOLE D'HYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE 325 exprimons toute notre reconnaissance.Le but de ce cours est de faire connaître les principaux résultats acquis par la psychologie expérimentale dans leurs rapports avec l’exercice de la profession d’infirmière visiteuse afin de développer leur habileté professionnelle.A la lumière de la philosophie chrétienne, il détermine aussi les devoirs de l’infirmière envers le malade, le médecin, les diverses institutions sociales.4.Économie sociale.Professeur: M.Guy Vanier, C.R.professeur à l’École des Sciences sociales, économiques et politiques.Le cours se propose l’étude de la question sociale en fonction de la solution catholique donnée dans les lumineuses encycliques Rerum Xovarum et Quadragesimo Anno.Les élèves ont continuellement l’occasion de pourvoir à l’application de toutes ces données par des visites qu’elles font continuellement dans les familles.Les résultats obtenus par l'École peuvent se résumer dans le tableau suivant: Situations occupées par les graduées de l’École Au Service de l'École d’Hygiène sociale appliquée 4 Service provincial d’Hygiène tj Services municipaux d’hygiène 8 Associations volontaires d’hygiène 9 Commission Scolaire Catholique de Montréal 1 Victorian Order of Nurses 3 Services divers 18 Service industriel 1 Metropolitan Life Insurance Company 41 Substituts à la Métropolitan Life Ins.Co.3 Mariées 0 Retirée 1 Religieuse 1 Suivant actuellement un cours de perfectionnement 1 Graduées de l’École en disponibilité 20 Nombre total des diplômées au 31 décembre 1934 123 Division des barbiers-coiffeurs Fidèle à sa mission qui est de servir la cause de l'hygiène et d’en répandre les connaissances utiles dans tous les milieux, l’École ri ; v ci: trim i : st ri f.fl e c a x a d i e x x K 320 a inauguré, en 1932, un cours spécial destiné aux barbiers-coiffeurs.Il comprend quelques notions sur les maladies contagieuses et la tenue des salons de toilette et de coiffure (salons de beauté) conformément aux dispositions des règlements d'hygiène édictés à leur sujet.Ces données sont complétées par quelques leçons de bactériologie et de dermatologie illustrées par des démonstrations de laboratoire et par des cliniques faites à l'hôpital.Le personnel enseignant, nommé par le Comité, est le suivant : Dr Hector Aubr\, professeur de bactériologie, Dr A.Marin, professeur de dermatologie, Dr ,J.A.Baudouin, professeur d'hygiène.A la suite d’un examen passé avec succès sur ces matières, le titulaire reçoit un certificat émis par l'École.Ce cours attire de plus en plus l'attention favorable des intéressés puisque, aux barbiers coiffeurs et coiffeuses qui 1 ont complété, il faut ajouter 117 élèves qui suivent actuellement les cours.Division' des ixsfecteurs sanitaires Dans tous les services d'hygiène, les inspecteurs sanitaires sont des officiers chargés de remplir de multiples devoirs.Pour le faire avec succès, il leur faut posséder des connaissances qui, pour être plus ou moins limitées, demandent toutefois des explications et des démonstrations.C'est dans le but de se rendre encore plu> utile aux pouvoirs publics que le Comité de 1 École a étudié un projet de cours destinés spécialement à la formation technique des inspecteurs sanitaires.Ce programme a été refondu et complète par un ( 'omité spécial nommé à cet effet par l'Association canadienne de l’fivgiêne publique et qui s’est réuni a Ioronto en novembie dernier.Lorsqu'il sera définitivement adopté par le Comité, 1 École sera prête à le mettre à exécution aussitôt que les autorités intéressées auront pu mettre à sa disposition les ressources nécessaires.Voilà, brièvement rappelée, l’œuvre accomplie par 1 École au cours de la première décade de son existence.Si elle a pu produire quelque bien, le Comité sera le premier a s en réjouir.Il faut ajouter, toutefois, que toutes ses ambitions ne sont pas satisfaites.En effet, l'hygiène publique réclame encore d’autres spécialités auxquelles l'École n’a pas encore pourvu.Mentionnons les suivantes: 1.Médecins directeurs de Service de Santé.Ainsi que nous l avons vu, toutes les autorités sont d accord pour exiger toute la compétence voulue de la part de ces chefs du ÉCOLE D’HYGIÈNE SOCIALE APPLIQUÉE 327 mouvement de l'hygiène publique.De plus, la loi impose, depuis le 1er juillet 192S, à toutes les municipalités de cinq mille âmes et plus, qui ne font pas partie d'une unité sanitaire de comté, de confier à un médecin la direction de leur service d'hygiène.Le temps paraît donc plus que venu de pourvoir, dans notre province, à un enseignement théorique et pratique de l’hygiène publique destiné aux médecins de langue française.Dès le début de ses activités, le Comité de l'École a formulé à ce sujet tout un programme qui a reçu l'approbation du Conseil de la Faculté de Médecine à son assemblée du 5 décembre 192”.Ce programme, le Comité le soumet de nouveau à l’attention bienveillante de nos autorités gouvernementales dont le concours est indispensable pour le mettre sur pied d’œuvre.2.Médecins phtisiotiiérapkutks.Le docteur Léon Bernard, le regretté professeur d'IIygiène à la Faculté de Médecine de l’Université de Paris, dans un article intitulé “L’organisation antituberculeuse française” s’est exprimé comme suit à ce sujet: “En ce qui concerne la formation du personnel technique nécessaire au fonctionnement de ces organismes et dont la spécialisation exige une éducation particulière, il paraît indispensable d'instituer dans les Facultés un enseignement clinique et social de la tuberculose, complet et outillé, qui a presque totalement manqué, jusqu’ici, d’où l’expérience imparfaite de tant de médecins dans cette question, si grave cependant pour eux, pour les malades, pour le pays".“Un grand nombre d'universités à l’étranger, dans le vieux comme dans le nouveau Monde, ont compris les motifs impérieux qui réclament aujourd'hui l’institution de l’enseignement de la tuberculose, véritable spécialité, tant par le développement qu’ont pris le domaine même de la maladie et les techniques propres à son étude clinique que par l’aspect social si particulier des problèmes qu’elle pose et dont la connaissance importe, pour une grande part, au salut du pays”.Si le besoin se fait sentir en France de la formation particulière des médecins en tuberculose, est-ce que la même nécessité n’existe pas chez nous, dans la province de Québec, dont les statistiques sont si chargées sur ce chapitre ?Ici, encore, semble-t-il.l'École pourrait rendre les plus grands services si elle en avait les moyens.Elle se déclare prête à agir du moment où l’on pourra réclamer son concours. 32S revue trimestrielle canadienne 3.Médecins puàuculteurs.De plus en plus nombreuses sont chez nous les œuvres qui se proposent la protection de l’enfance.Elles font, sans contredit, un bien considérable.Elles n’ont pas peu contribué à l’amélioration de la mortalité infantile que nous démontrent nos statistiques.Mais les mêmes rapports officiels nous disent, en chiffres éloquents, que nous n’avons lias encore atteint l’objectif tant désiré.C’est dire toute l’expansion qu’il faut donner à ees œuvres dans l'avenir.Or, un des moyens qui peuvent le plus contribuer à diminuer davantage les décès toujours trop nombreux qui surviennent chez nos tout petits consiste bien dans la préparation spéciale (h1 tout le personnel appelé à y contribuer.Par conséquent, le besoin se fait sentir, chez nous, d’une œuvre qui poursuivrait le même but que “l'association pour le développement de l'Hygiène maternelle et infantile ’ qui existe en France et dont le but est ainsi exprimé dans ses statuts: “1.Développer et coordonner renseignement de la puériculture pour les médecins et pour les étudiants, les sages-femmes et les infirmières;” "2.Créer un mouvement permanent de propagande pour la puériculture;” “3.Subventionner toute recherche scientifique tenant à améliorer l'hygiène des mères et des enfants (première et seconde enfance).” Pour atteindre ces fins désirables, l’I niversité de Paris a fondé une École de Puériculture de sa Faculté de Médecine.Pourquoi l’Université de Montréal n’en ferait-elle pas autant devant le besoin pressant que nous en avons?La seule raison de ce retard est, sans aucun doute, le manque de ressources suffisantes mises à sa disposition.Ajoutons que l’École se déclare prête à travailler de toutes ses forces à la réalisation d’un pareil projet.La brève relation du travail accompli et à faire démontre assez la part que l’École a prise et est prête à prendre dans le grand mouvement de l’enseignement de l’hygiène dans la province de Québec.A tous ceux cpii l'ont aidée à remplir sa mission dans le passé, elle offre l’expression de toute sa reconnaissance.A tous ceux qui pourront lui faciliter la tâche d'élargir davantage le cadre actuel de ses activités, elle offre sa plus entière collaboration.Et c’est ainsi que l’École pourra répondre de mieux en mieux au besoin le plus pressant de l’heure en hygiène publique, celui de la formation de compétences.Dr J.-A.Baudouin REVUE DES LIVRES MARIE DE L IXOARXATIOX par Dom Albert Jamet: Ecrits spirituels et historiques, Tome IIle.A Paris chez Desclée-De Brouwer et Cie.A Québec, à l’Action Sociale, Lim.Avec le tome III des Ecrits Spirituels et Historiques de Marie de l'Incarnation, qui vient de paraître, Dom Jamet nous présente le premier volume de la Correspondance, qui en comprendra trois.De cette prodigieuse correspondance de plus de trente années 11035-11)71) et dont le chiffre paraît s'élever à douze ou treize mille lettres, presque tout, malheureusement, a disparu.A l'aide cependant des lettres qui ont été conservées, soit manuscrites soit imprimées, deux cents environ, le lecteur sera en mesure de se faire “une idée assez exacte de la physionomie de tout l'ensemble'', comme nous l'assure le savant bénédictin.Appartenant également à la spiritualité et à l'histoire, ces quelque deux cents lettres constituent donc un précieux trésor, puisqu'elles nous montrent 1 authentique physionomie de celle que Bossuet, comme on sait, surnommait la 'I hérèse du Xouveau Monde, et qu’en même temps elles nous font assister à la naissance de la colonie et de l’Eglise du Canada.11 suffit de parcourir le premier volume pour découvrir aussitôt combien ces lettres sont riches de sens et d’intérêt.“Quand, dit quelque part la Vénérable Mère, j entends parler le bon Charles Montagnais, Pigarouich, X'oel Negabamat et le Trigatin, je ne quitterais pas la place pour entendre le premier prédicateur de 1 Europe.J y remarque une confiance en Dieu, une foi, une ardeur qui donnent de l’admiration et de la dévotion tout ensemble".De même, croyons-nous, le lecteur sérieux qui aura abordé la lecture de ces lettres y trouvera, avec tant de simplicité tant de grandeur, qu'il ne quittera pas la place, lui non plus, sans les avoir lues jusqu’au bout.LA COXTIXUITE POXTIFIGALE: conférences prononcées à l'Institut Pie XI.Un vol.in-12°, 282 pages.Maison de la Bonne Presse, .5 rue Bavard, Paris Ville.D’excellents catholiques semblent parfois désorientés par ce qu'ils appellent le manque d'uniformité des pontificats.D'autres, moins sincères, ont tendance à s’autoriser de prétendus changements d'attitude des Pontifes pour choisir dans les directives de l'Eglise celles qui rejoignent leurs idées personnelles.Enfin, de tous temps, les hérétiques ont opposé un pape il un autre.Le problème de la “continuité pontificale en la personne et la mission des papes qui se succèdent sur le siège de Saint-Pierre” est ici nettement posé et sûrement résolu par les éminents professeurs de l'Institut Pie XI.Chap.1er: Comment le chrétien doit-il se poser ce problème et dans quel esprit doit-il chercher à le résoudre: R.P.Merklcn, A.A.Chap.II: L’œuvre des quatre derniers pontificats sur le plan social: Paul Chanson.Chap.Ill: L’oeuvre des quatre derniers pontificats sur le plan international: Louis Lefur.Chap.IV: Les quatre derniers pontificats et la politique: MgrG.Vanneufville.Chap.\ : La continuité apostolique des quatre derniers pontificats: R.P.Paul Dabin.“.En appeler du pape actuel au pape du passé ou de l'avenir; en appeler du pape au Christ; c'est une sottise, une hérésie, un scandale". REVUE TRIM EST RI EI.E E CAXADIE X XI : :wo CKU'I QUI NOUS AIMA, par l'abbé A.Brenon.Un vol.in-12, 212 pages, (i francs.Maison de la Bonne Bresse, 5 rue Bayard, Paris, \ Il le.Ce “mois du Sacré-Cœur” renferme 30 instructions.Chacune d’elles expose une manifestation spéciale de l'amour du Sacré Cœur pour les hommes.Pas de profonds dévr' meats ' ' ' ' s; mais un exposé solide, clair et facile de ce que la piété des fidèles doit savoir pour aimer sérieusement en retour “Celui qui nous aima".Ce livre sera utile non seulement aux âmes pieuses qui le méditeront, mais aussi aux prédicateurs en quête d'une source d’inspiration TOUT SK PAYK.par Pierre I llimité.Un vol.20 x Is, 120 pages, El gravures de Damhlans.Prix: â francs.Maison de la Bonne Presse, o rue Bayard, Paris, Ville.Tout se paye.Les parents ont péché.La note sera payée, intérêt et principal, par leurs petits enfants innocents.Ceux qui liront le nouveau roman de Pierre 1 Ermite y trouveront une charmante idylle d'amour, un magnifique exemple de force intransigeante au milieu de la décomposition morale.Us y puiseront surtout un sentiment plus vif de leur responsabilité.DEUX SAINTS ANGLAIS: JOHN I'ISHKR et THOMAS MORUS, par Joseph Delcourt.Un vol.in-12, format 10 x 12, 12S pages.Prix, 3 francs.Maison de la Bonne Presse, ô rue Bayard, Paris, Ville.La piété des catholiques s'est beaucoup intéressée à la canonisation récente de deux illustres Anglais qui, l'un évêque de Rochester, l'autre chancelier du royaume, incarnèrent l'esprit de fidélité au Saint-Siège pour lequel ils souffrirent le martyre, sous Henri \ III Voici une attachante esquisse de leurs caractères et des grands événements auxquels ils furent mêlés.LE FABULISTE LA FONTAINE A MONTRÉAL, par Robert Choquette.Un vol.in-12, de 312 pages, par Robert Choquette, Prix: S0.7o.Aux Editions du Zodiaque, Montréal.Un recueil de “fables montréalaises .On y trouve les éléments d où La Fontaine, fût-il à Montréal de nos jours, pourrait tirer quelques-unes de ses fables.( )n est sûr de s'instruire tout en s’égayant à la lecture de cet ouvrage.La pointe d'une dent qui taquine nos travers sociaux, nos ridicules et même parfois des fautes plus graves, .se cache sous un sourire charmeur.Le lecteur a grand' chance de rencontrer à chaque tournant quelque visage d'ami ou de connaissance.Robert Choquette a saisi sur le vif une série de tableaux pleins d'actualité et de couleur locale; il les décrit avec humour et finesse.CLASSIQUES GARNIER.Collection d'auteurs grecs, latins, français.Volumes in-12, à la Librairie Garnier Frères, 0 rue des Saints-Pères, Paris X III).La librairie ( iarnier poursuit activement la nouvelle édition de sa monumentale “Collection des Classiques".Deux volumes ont paru au cours du mois dernier: Homère: LOdvssée.Traduction nouvelle de Médéric Dufour et Jeanne Raison.Un vol.4llt> pages, prix 12 francs.M.Desbordex-Valmore: Packs choisie .Introduction et notes par Maurice Allen.Un vol.2ât) pages, prix 9 francs.45 992276 REVUE DMS LIVRES 331 BIBLIOGRAPHY OF FREXCH-CAXADIAX POETRY, by Ian Forbes Fraser.Part.I: From the beginnings of the literature through the Ecole littéraire de Montréal.Publications of the Institute of French Studies, Inc.Columbia University, Xew-York.\CTES DE S.S.PIE XI, texte latin et traduction française.Tome Y.Année 1029: premier semestre.In-S°, 20 x 13, 27S pages, 2 gravures.Prix: 4 fr.Maison de la Bonne Presse, ô rue Bayard, Paris (8).X< (TES DE PASTORALE Lettre à un jeune prêtre) par le Chan.Henri Couget.Préfet du Cardinal Yerdier.In-12, 18 x 12, 04 pages.Prix: 2 fr.Maison de la Bonne Presse, é rue Bayard, Paris (8).Un curé de Paris expérimenté dans les divers ministères adresse ces notes de pastorale à ses jeunes confrères.Les études, les relations avec les confrères, la prédication, les catéchismes, le traitement des questions administratives, l’occupation la plus utile1 des loisirs possibles: tout cela est étudié avec un souci paternel et marque une expérience apostolique très précieuse.SOUS LE COL BLEU: EUCîÈXE COXSORT, par le lieutenant rie vaisseau A.Ducos.In-IG, 128 pages.Prix: 2 fr.Maison de la Bonne Presse, é rue Bayard, Paris (8).Courte biographie d'un jeune homme, mousse à lé ans.quartier-maître à 18, mort à 20 ans lorsque son bâtiment fut torpillé en 1910.Il n'avait ni l’instruction ni la fortune que l'on dit souvent nécessaires au succès.Il n’avait que sa foi, fière, vivante, agissante, et il fit des merveilles parmi ses camarades, ("est un modèle que toute jeunesse a intérêt à connaître.LE MILIEU, FACTEUR DE CULTURE FRAXÇALSE, par le R.P.P.-M.Gaudrault, O.P.Rapport présenté au Congrès de l'Association canadienne-française d'Ontario, le 24 octobre 1934.Brochure de 21 pages.Prix: 1 pour 10 sous; 2é pour S2.2Ô; û0 pour S4.2Ô: 100 pour S7.50.S'adresser à l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario, Case postale 244, Ottawa.XOTE OX THE LAüE SYMETRV EXHIBITED BY ORTHOGOXAL CRYSTALS, par \Y.IL Barnes and A.-Y.Wendling.Tiré à part d'un article publié dans le fascicule d'avril 193é du American ineralogist, organe officiel de la "Mineralogical Society of America".On parle partout des photographies de von Laûe suivant l'axe principal des cristaux monoaxes et l'on généralise souvent hâtivement en appliquant à tort et à travers la règle de Friedel “les rayons X introduisent un centre de symétrie s'il n'en existe pas déjà un dans le cristal".Cette note montrera l'avantage des photographies aux rayons X lancées suivant les axes "latéraux" et précisera qu'il faut distinguer entre ce qui est introduit: un centre de symétrie apparent dans l'édifice spatial cristallin lui-même, et ce qui n'est pas introduit: un point central de symétrie plane sur la photographie.Par exemple, si les rayons X introduisaient un point de symétrie plane dans le diagramme de Laüe on n’aurait jamais un triangle pour ur, axe ternaire mais toujours un hexagone ; or, on obtient un triangle.LEÇOXS D ALGÈBRE ET DE GEOMETRIE, Tome 1, par René Garnier, Professeur à la Faculté des Sciences de Paris.In ,8° de 234 pages.Prix, 332 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE broché: 40 francs.A la Librairie-Imprimerie Gnuthicr-Yillars, 55, Quai des Clrands-Augustins, Paris (6e).—1935.Ce nouvel ouvrage est un exposé de questions qui ne sont généralement pas traitées dans les Universités mais que les candidats aux examens de la Licence de Mathématiques doivent absolument connaître.Pour étudier ces questions, les élèves des Facultés de Sciences ont du, jusqu'à aujourd'hui, avoir recours aux manuels publiés à l'intention des élèves des Classes de Mathématiques Spéciales.Ceci avait de grands inconvénients car l'enseignement des classes de Mathématiques Spéciales, préparant aux examens d'admission aux grandes écoles, diffère de celui des Facultés de Sciences.Ces Leçons d'Algèbre et de Géométrie contiennent avec le Cours de Mathématiques générales du même auteur l’ensemble du programme à approfondir afin d'aborder avec profit les traités de Messieurs Picard et Goursat.Les sujets traités dans ce premier volume sont: l'algèbre linéaire, l’homographie et les équations tangentielles.DE LA MARINE ANTIQUE A LA MARINE MODERNE — LA RÉVOLUTION DU GOUVERNAIL, par le Commandant Lefebvre des Noëttes.In S° de 150 pages avec 64 planches hors texte.Prix, broché: 30 francs.Chez Masson A Cie, 120 Roui.Saint-Germain, Paris.—1925.Des écrivains notoires ont déjà publié de nombreux ouvrages luxueux sur 1 histoire de la Marine.Cependant, aucun de ces auteurs n'a expliqué, d'une façon plausible, la médiocrité routinière de la Marine chez les Anciens, ni pénétré la raison du subit et grandiose essor qu'on lui voit prendre à la fin du Moyen Age.Dans ce nouveau document, le commandant Lefebvre de Noëttes nous démontre que c'est la découverte du gouvernail d'étampot à charnière qui, avec la boussole, a rendu possibles les voyages des grands découvreurs du XYe siècle.A partir de ce moment, la jauge des navires augmenta rapidement car on savait alors proportionner le gouvernail aux dimensions du navire, chose qui avait été impossible avant avec le gouvernail-rame.Ce fait nous montre l'influence que peut avoir une découverte, paraissant peu importante de prime abord, sur le cours des événements.Pour préparer cet ouvrage, le seul que nous connaissions sur le sujet, l’auteur a compulsé les documents figurés ainsi que les nombreux textes légués par l'Antiquité et le Moyen Age.THIRTY YEARS OF THEORETICAL AND EXPERIMENTAL RESEARCH IN FLUID MECHANICS, par Dimitri P.Riabouchinsky.In S° de 140 pages avec 259 figures.Prix: 7 chelins et 6 deniers.“Aeronautical Reprint” No 77.“The Royal Aeronautical Society”, 1, Albermarlc St.London W.1.1935.Cette brochure contient un résumé des principales recherches d'intérêt pratique effectuées par l'auteur au cours des trente dernières années.La première partie est un bref historique de l’Institut Aérodynamique de Koutchino, laboratoire de recherches fondé aux frais de l'auteur.Les travaux faits dans ce laboratoire avaient surtout pour but la découverte des lois générales dont on pourrait tirer parti pour l'avancement de la dynamique des fluides.Les comptes rendus de tous ces travaux ont été consignés dans le Bulletin de l’Insti- REVUK DES LIVRES 3.‘33 tut Aérodynamique de Koutchino, dont le sixième et dernier fascicule fut publié à Paris en 1920.Dans un deuxième chapitre l'auteur nous fait part des travaux exécutés au cours des années 1904 à 1909.On remarque parmi ses premiers collaborateurs, -M.E.Joukowsky, maintenant professeur à l’Université de Moscou, auteur de travaux importants sur l'hélice propulsive.Le troisième chapitre couvre la période 1910-191S à la fin de laquelle M.Kia-bouehinsky se vit dans l'obligation de donner son laboratoire au gouvernement russe afin de protéger la situation de ses collaborateurs.Le dernier chapitre se rapporte aux recherches faites au Laboratoire de mécanique des Fluides de la Sorbonne, où M.Kiabouchinsky avait été accueilli par Messieurs Paul Painlevé et Henri Yillat.E-\ ! R KM !-.-() R i ]¦, \ 1 El PACIFIQl E, par Roger Lévy, secrétaire général du Comité d'Etude des Problèmes du Pacifique, chargé de Cours à l'Ecole Nationale de la France d’Outre-Mer.l'n volume in-10, avec 5 cartes.(Collection Armand Colin, 103, Boulevard Saint-Michel, Paris-Ve).Prix, broché: 11 francs.()ui ne s inquiète des possibilités d'une conflagration dans le Pacifique et de ses retentissements .’ A 1 étroit dans ses îles, le Japon disperse ses produits sur tous les marches du monde.La Russie et le Japon s’épient sur de nouvelles frontières.L’Empire britannique voit son commerce diminué.Les États-Unis accordent aux Philippines leur indépendance.L'Allemagne regagne en Chine ses positions d'avant-guerre, et au delà.Les mouvements asiatiques, démographiques et migratoires, formes nouvelles du péril jaune, hantent les imaginations.Il n est pas de jour où la presse et la radio ne nous apportent des informations d’Extrême-Orient et du Pacifique.Les nouvelles relatées sont le plus souvent éparses, contradictoires, incompréhensibles, malgré leurs affinités.Or, il existe entre elles une trame de réalités permanentes qu’enseigne la géographie associée à l’histoire, à l’économie, à l’art militaire, à la diplomatie.C’est ce que nous apprend l’ouvrage de M.Roger Lévy, secrétaire général du Comité d'Etude des Problèmes du Pacifique, en des pages d'une grande clarté, animées du frémissement de la vie contemporaine.PREMIER LI\ RF, Dl I ÉTRAÈIJRE, par MM.P.Couderc et A.Ballic-cioni, Agrégés de Mathématiques, Professeurs au Lycée Charlemagne.InS°, 204 pages avec 107 figures.Prix: 40 francs, chez Gauthier Villars, Paris.1935.Ce livre vient combler une lacune évidente.Le tétraèdre apparaît comme -ujet de problèmes à tous les degrés de l'enseignement, depuis la classe de Première jusqu'à l'Agrégation.Cependant, il n’existe aucun exposé systématique et aisément accessible sur ce solide fondamental.Dans le présent volume, publié pour les candidats au baccalauréat et aux examens scientifiques, les auteurs se Mint imposé de rester dans le domaine géométrique le plus élémentaire et ont réussi à y coordonner un grand nombre de propriétés connues ou nouvelles.I.EDUC A I ION EN SI ISSE 1935.In s ° de 364 pages.Prix: 3 francs suisses.1S, rue de la Pelisserie, Genève. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 334 La XXIle édition de cet utile et intéressant annuaire, fondé en 1903, vient de sortir de presse.Ce guide s'adresse principalement aux personnes qui s’intéressent à tout ce qui concerne l’enseignement officiel et privé en Suisse.Les renseignements qu’il renferme sont puisés aux meilleures sources et les index et répertoires placés à la fin du volume facilitent les recherches.Xos lecteurs y liront avec plaisir une conférence de M.le Professeur K.Pittard: “Les valeurs intellectuelles sont-elles menacées?’’ ainsi qu’un article de M.le Professeur Jacques-Dalcroze: "Le rythme comme éducateur", et enfin un aperçu de ce qui se fait en Suisse en faveur de l’Education des anormaux, dû à la plume de M.Kd.Junod, suivi de la liste des Institutions et Sociétés Suisses en faveur des anormaux, classées par cantons.QUE COUTE L’UTILISATION DE L’ÉLECTRICITÉ DANS LES MÉNAGES, par le Dr Arnold Kaufmann.En vente à la Librairie F.Rouge, fi rue Haldimand, à Lausanne, Suisse, au prix de U francs l’exemplaire.Cette brochure est un recueil d’exercices de calcul, avec commentaires, à l’usage des écoles ménagères et professionnelles de jeunes filles.LES RELATIONS ENTRE LA VÉGÉTATION FRANÇAISE ET LE CLIMAT, par G.Goujon.ln-4°, ISS — xvm pages, avec 20 figures.Publication No 23 du Mémorial de l’Office National Météorologique de France, 19(3 rue de l’Université, Paris, 1932.Le météorologiste vient en aide à l’agriculteur de deux façons.D’abord il lui fournit les pronostics sur la température et ensuite il lui communique les résultats de ses observations phénologiques.La phénologie, qui a pour objet l’étude des relations entre le climat et les êtres vivants et en particulier les végétaux, constitue un des chapitres les plus importants de la climatologie.Elle a fait des progrès marqués dans les dernières années.On comprend bien aujourd'hui que les extrêmes de température importent plus à la végétation que les températures moyennes, la durée et l’importance de l’enneignement plus que la rigueur de l’hiver.De même les observations ont permis de vérifier que l’état hygrométrique do l'air, l’intensité d'évaporation et l'insolation sont des facteurs aussi importants que la hauteur annuelle des précipitations.Le présent ouvrage, qui coordonne des renseignements actuellement dispersés dans une littérature abondante, s'adresse aux météorologistes et aux biologistes.C'est une première contribution, apportée par l'Office National Météorologique de France, aux travaux entrepris par la Commission Internationale de Météorologie agricole.ELECTRIC POWER.PART I — HISTORY AN D DEVELOPMENT.In-S: : 18 pages avec 33 reproductions photographiques hors texte.Prix, broché, 2 chclins.Science Museum, South Kensington, England.1933.Brève histoire du développement de l’électrotechnie, illustrée par des photographies de quelques-uns des nombreux exhibits permanents du Science Muséum HOMMAGE A HENRI MOISSAN, par La Société de Chimie Industrielle de France.In-8°, 92 pages.Chimie et Industrie, Paris.1932.Ce volume comprend: un mémoire par Paul D'beau sur “La Vie et lesTra- REVUE DES LIVRES 335 vaux d’Henri Moissan": une liste chronologique des publications scientifiques d'Henri Moissan (1X74-1907); le compte rendu des fêtes organisées à l’occasion de l’inauguration du monument à Henri Moissan (4 octobre 1931); le texte des discours prononcés lors de cette inauguration, et enfin les noms des notabilités présentes.RARE—ELEMENT MINERALS OF CANADA, par H.Y.Ellsworth.In-S°, 272 pages.Economie Geology Series No.11.Commission Géologique du Canada, Ottawa, 1932.La majeure partie des renseignement dans ce nouveau document résultent des nombreuses explorations faites par l'auteur lui-même.Les huit premiers chapitres sont d’un caractère général et contiennent des indications sommaires sur les propriétés physiques des éléments rares, leur utilisation et les formes minérales sous lesquelles ils se rencontrent.Les trois chapitres suivants sont consacrés aux éléments radio-actifs.L'ouvrage se termine par la description des différents gisements connus.LA NOFVELLE CLASSIFICATION DES BREVETS FRANÇAIS EN 70(H) RUBRIQUES, par MM.Beau de Lomenie et André Armengaud, ingénieurs-conseils, 3ü rue I’etrograd, Paris.Actuellement les brevets sont répertoriés par l'Administration française sous S0 rubriques, datant d'il y a plus de trente ans, qui ne tiennent pas compte des développements récents de l'industrie.Cette nouvelle classification, qui est une adaptation de la classification décimale, sera donc, dans l'avenir, d’une grande utilité pour tous les industriels et ingénieurs français.NAPOLÉON, par L.Madelin, de l'Académie Française.In 12° de 450 pages.Chez Dunod, 92 rue Bonaparte, Paris, 1935.Comme l’auteur nous le dit dans sa préface, Napoléon ne fut non seulement un grand chef de guerre mais aussi un organisateur, un ordonnateur et un bâtisseur.C’est sous cet aspect qu’il nous le présente dans ce nouvel ouvrage.Il cherche à nous faire voir ce qui, dans son atavisme, son éducation, ses études et les circonstances qu'il a traversées, a pu le préparer à son entreprise de restauration de l’État.L’INDUSTRIE DES C
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