Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • Montréal :Association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal,1915-1954,
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de Montréal
  • Successeur :
  • Ingénieur
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La revue trimestrielle canadienne, 1950, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
36ème année No 143 MONTRÉAL Automne 1950 Revue Trimestrielle Canadienne Art d« l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE Nos Collaborateurs.326 Terminologie des égouts (2e partie).Réal BÉLANGER.227 L’équlsétologie.Jacques LENOIR.247 Cooperatives and the State.p.-h.casselman.260 Le drame de la création littéraire: La vie de Balzac.Charles-D.HÉRISSON.275 Notre littérature sociale avant la Confédération Arthur ST-PIERRE.285 Revue des livres.315 Vie de l’École.339 ASSOCIATION DBS DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’Ecole Polytechnique de Montréal, et avec le concours de l’Association des Diplômés de Polytechnique COMITÉ DE DIRECTION Président Monseigneur Olivier Maurault, C.M.G., P.D., P.S.S., recteur de l’Université de Montréal.Secrétaire Ignace Brouillet, ingénieur, Directeur de l’Ecole Polytechnique Membres Son Excellence Victor Doré, ambassadeur du Canada en Belgique.Augustin Frigon, ingénieur, président de la Corporation de l’École Polytechnique.Henri Gaudefrot, ingénieur, secrétaire de l’Association des Diplômés de Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo-J.Lafrenière, ingénieur, professeur & Polytechnique.Edouard Montfetit, avocat, Secrétaire général de l’Université de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveter, ingénieur, président de Surveyer, Nenniger & Chênevert.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.Camille-R.Godin, ingénieur, professeur à Polytechnique.COMITÉ DE RÉDACTION Rédacteur en chef Édouard Montpetit, Secrétaire général de l’Université de Montréal.Secrétaire de la Rédaction Camille-R.Godin, professeur & Polytechnique.Membret Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, et messieurs Arthur Surveter, Arthur Duperron, Maurice Giürin, Louis Bourgoin, Henri Gaudefrot, Théo-J.Lafrenière, Paul-Louis Pouliot, et Jacques Laurence, ingénieurs.Les auteurs des articles publiés dans la Renie Trimeitrielle Canadienne conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue publie des articles en français et en anglais.Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils ne sont pas retournés.La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Renie est permise à la condition d’en indiquer la source et de faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra A la Rédaction.La Renie paraît en mats, juin, septembre et décembre.Le prix de l’abonnement est 13.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis, $4.00 pour es autres pays.Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, etc., doit être adressée au siège de a Rédaction et administration: ÉCOLE POLYTECHNIQUE llfiO, rue Saint-Denis, Montréal. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Incidental to the manufacture of its many products, Westinghouse assembles a wealth of engineering data of value to students and instructors engaged in Electrical studies.Practical up-to-date engineering literature is available for instructional and reference purposes in Universities and Technical Shools.Films on educational and industrial subjects are also available.Many hundreds of requests are answered annually.You are invited to write : School Service Department, Canadian Westinghouse Company, Limited, Hamilton, Canada.Westinghouse II REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Téléphone: 3-6736 GEO.DEMERS INGÉNIEUR-CONSEIL * 71, rue ST-PIERRE, QUÉBEC Appareils de Laboratoire 0 Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d'appareils de laboratoire pour I enseignement des sciences.% Une commande initiale vous convaincra de la haute qualité de notre marchandise.Prix modérés et livraison prompte Fisher Scientific Company Limited 904-910, rue Saint-Jacques, Montréal mm Mr é'Z'* Le plus gros tannsformateur du Canada un des huit générant 90,000 K.V.A.—construit Pjr la Compagnie Canadian General Ejectric pour la Commission Hydro-électrique ontarienne.A remarquer les proportions gigantesques de ce transformateur comparées à la personne debout, a gauche.Les utilités électriques canadiennes qui fournissent l’énergie électrique à bas prix UTILISENT L’outillage G-E employé par les Utilités électriques de chacune des provinces contribuent à la production de l’énergie qui fait du Canada un pays plus fort, plus riche, meilleur .rien qu’un exemple de l’aide apporté par C.G.E.à la propagation du Canada! mcge-ssocf CANADIAN GENERAL ELECTRIC COMPANY LIMITED Siège Social: Toronto—Bureaux de ventes d'un Océan à I autre GENERAL® ELECTRIC IV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE L’UNIVERSITÉ DE MONTREAL COMPREND LES FACULTES ET ÉCOLES SUIVANTES — FACULTÉS — Théologie — Droit — Médecine — Philosophie — Lettres — Sciences — Chirurgie dentaire — Pharmacie — Sciences sociales, économiques et politiques _ ÉCOLES AFFILIÉES — Polytechnique — Institut agricole d'Oka — Ecole de Médecine vétérinaire — Ecole des Hautes Etudes commerciales — Ecole d'Optométrie — Institut Marguerite d'Youville — Ecole normale secondaire Pour tout renseignement, s'adresser au SECRÉTARIAT GÉNÉRAL 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE V ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL (UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL) École d’ingénieurs — Fondée en 1873 TRAVAUX PUBLICS • BATIMENTS • MINES ÉLECTRICITÉ • CHIMIE INDUSTRIELLE PRINCIPAUX COURS: # Mathématiques, Physique, Chimie, Dessin industriel, Géométrie descriptive, Arpentage.# Mécanique, Résistance des Matériaux, Minéralogie, Géologie, Mines, Métallurgie.# Thermodynamique, Machines thermiques, Hydraulique, Electrotechnique, Constructions civiles, Béton.# Ponts, Constructions mécaniques, Voirie rurale et urbaine, Chimie industrielle,Législation industrielle, Finances.Laboratoires d’analyses, de recherches et d’essais.Laboratoire Provincial des Mines.1430, rue ST-DENIS, MONTREAL TÉLÉPHONE:—MA.5311 PROSPECTUS ET RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE VI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE HERMANN et Cie.Pirii - NICOLAS ZANICHELLI, Bolo,n.ATLAS PUBL.et DISTR.Co., Ltd.London STECHERT-HAFNER Inc.New-York - EDITORIAL HERDER, Btrcelom - FR.KILIAN'S NACHF., Bud.peit F.ROUGE et Cie., Liutenne - F.MACHADO U C.ia, Porto - ROBERT MÜLLER, Berlin - THE MARUZEN COMPANY, Tokyo.1950 44ème REVUE DE SYNTHÈSE SCIENTIFIQUE COMITÉ SCIENTIFIQUE G.ARMELLINI - G.CALO - F.GIORDANI - G.GIORGI - G.GOLA M.GORTANI - A.C.JEMOLO - G.LEVI DELLA VIDA - P.RONDONI “SCIENTIA" Direction: Paolo Bonetti EST L’UNIQUE REVUE à diffusion vraiment mondiale EST L’UNIQUE REVUE de synthèse et d’unification du savoir, traitant par ses articles les problèmes les plus nouveaux et les plus fondamentaux de toutes les branches de la science: philosophie, scientifique histoire des sciences, mathématiques, astronomie, géologie, physique, chimie, sciences biologiques, physiologie, psychologie, histoires des religions, anthropologie, linguistique; articles aui ont constitué parfois de véritables enquêtes, comme celles sur la contribution aue les différents peuples ont apportée au progrès des sciences; sur la question du déterminisme; sur les questions physiques et chimiques les plus fondamentales et en particulier sur la relativité, la physique de l'atome et les radiations; sur le vitalisme."Scientia” étudie ainsi tous les plus grands problèmes qui agitent les milieux studieux et intellectuels du monde entier.EST L’UNIQUE REVUE qui puisse se vanter de compter parmi ses collaborateurs les savants les plus illustres du monde entier."Scientia” publie les articles dans la langue de leurs Auteurs.A chaque fascicule est joint un Supplément contenant la traduction intégrale française des articles qui sont publiés, dans le texte, en langue italienne, anglaise, espagnole ou allemande.(Demande* un fascicule d’essai à "Scientia”, Asso (Como, Italie) en envoyant 615 lires ital.en timbres poste de votre Pays.ABONNEMENTS: Dollars (U.S.A.) 9.00 ou somme équivalente en autre monnaie Adresser les demandes de renseignements directement à "Scientia” Asso (Como, Italie) ° IL CEMENTO IL CEMENTO ARMATO — EL INDUSTRIE DEL CEMENTO —.Revue technique de la construction.Tous les mois elle vous offre: # les plus récentes études et expériences des savants italiens et étrangers les plus réputés # une description des œuvres techniques plus importantes et les plus intéressantes.Abonnements: $5.00.RÉDACTION ET ADMINISTRATION — MILANO: Via Settembrini, 9-Italia.TéL 269-962 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII LA REVUE DES QUESTIONS SCIENTIFIQUES publiée depuis 1877 par la SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE DE BRUXELLES Avec la collaboration, depuis 1947, de l’Union catholique des scientifiques français se propose de dégager les aspects les plus fondamentaux du mouvement des sciences exactes et naturelles, répondant aux besoins d’information et de culture de lecteurs ouverts aux problèmes scientifiques.Parait en 1949 en quatre fascicules d’environ 160 pages (Tome 119e de la collection).Abonnement 1949 — 6 dollars 50c • Par mandat postal international, ou par chèque adressé au secrétariat de La Société scientifique de Bruxelles 11, rue des Récollets, à Louvain (Belgique) .-ft BIBLIOTHECAIRES, PROFESSEURS, JOURNALISTES, ETUDIANTS Connaissez-vous le CANADIAN INDEX?OUVRAGE DE REFERENCE INDISPENSABLE Ce répertoire mensuel contient le dépouillement de quelque 60 revues canadiennes dont 16 de langue française aussi bien qu’une liste de films documentaires produits au Canada.Vedettes-matières en français et en anglais.Coût d’abonnement sur demande ASSOCIATION CANADIENNE DES BIBLIOTHEQUES 46^rue Elgin, Ottawa, Canada ? VIII REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 10,000,000 D’HEURES DE TRAVAIL, C’EST L’APPORT OUVRIER A LA CONSTRUCTION DE LA TRENCHE ! Oui les amis, quand il sera terminé l’an prochain, l’aménagement de La Trenche*,' au confluent des rivières Trenche et St-Maunce aura ^absorbe lOjOOOjUUU d’heures de travail et fourni de 1 emploi a p us te , embauchés pour cette gigantesque besogne.bien dIus ces travaux auront favorisé un grand nombre d ouvriers et d’entreprises en dehors du voisinage immédiat de La Trenche.Ils auront en effet exigé : Du logement pour 3,000 personnes '.7,700 tonnes d’acier de construction ! 3,000,000 de sacs de ciment ! 600.000 verges de béton 1.100.000 verges de déblai! 5,348,885 livres de nourriture ! sans compter 1-expédition, le transport et la livraison de toutes ces marchandises ; la construction de routes et l’aménagement d’autres moyens de communication dans une région à peu près sauvage.C est pourquoi, les amis, la Fête du Travail prend à La Trenche une signification particulière ! .1 Xïiâ etUdc fournisseurs du Québec ; il constitue un magnifique exemple de coopt-et de fournisseurs d * n .ct _ CC qui n’est pas moins important — if témoigne de la grande richesse naturelle de la belle et progressive province de Québec.REDDY KILOWATT îPVI'itcllY clcCttlCtilC •* !Mfc!lilalf#a PRODUITS CHIMIQUES ELECTRICITE SHAW1HIGAN CHEMICALS LIMITED | vjlf’ QUEBEC PUWEH COMPANY 36ème année No 143 M O X T R K A I Automne 1950 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE Nos Collaborateurs 229 Terminologie des égouts 2e partie Réal BÉLANGER 227 I.'équisétologie .Jacques LENOIR 247 Cooperatives and the State P.-IL CASSELMAN 2i.O Le drame de la création littéraire: La vie de Balzac Charles-!).HÉRISSON 275 Notre littérature sociale avant la Confédération Arthur ST-PIERRE .2.H5 Revue des livres 315 Vie de l’Ecole 329 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL NOS COLLABORATEURS RÉAL BÉLANGER, B.Sc.A., (Polytechnique - 1925).Ingénieur au Service d'L rbanisme de la ( ité de Montiéal.JACQUES LENOIR, attaché au Laboratoire de Chimie générale de l’Ecole Polytechnique de Montréal.P.-II.CASSELMAN, professeur et directeur de la Section des Sciences Sociales, à l'École des Sciences Politiques de 1 Université d’Ottawa.CIIARLES-D.HÉRISSON, professeur à Rhodes University ('ollege, Grahamstovn, Afrique du Sud.ARTHUR ST-PIERRE, D.S.P., M.S.R.C., professeur titulaire à la Faculté des Sciences Sociales, Economiques et Politiques de l’Université de Montréal.Directeur de 1 Institut d< >o ciologie relevant de la même Faculté. Revue Trimestrielle Canadienne MONTRÉAL AUTOMNE 1950 TERMINOLOGIE DES EGOUTS Deuxième Partie D’ÉVACUATION LE RÉSEAU Liste Le réseau d’égouts Canal d’égout Égout élémentaire Egout mère Egout public Canalisation Galerie Egout visitable Égout semi-visitable Collecteur Collecteur secondaire Collecteur d’interception Grand collecteur Systèmes d'évacuation Système unitaire Système séparatif Procédé statique Procédé dynamique Systèmes de collecteurs Système à centre collecteur unique Système à collecteur latéral Système en éventail de termes Centre collecteur Tributaire Émissaire, évacuateur Exutoire Exutoire submergé Débouché Déversoir d’orage Siphon renversé Usine de relèvement des eaux Usine de refoulement des eaux Réseau vanne Réseau pluvial Égout unitaire Égout pluvial Égout vanne Système parallèle Système par zone Système perpendiculaire Système radial 228 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Sections d'égouts Section à cunette Section circulaire Sections doubles Section en fer à cheval Section en U Sections jumelées Galeries Banquette Cunette Radier Bloc-radier Piédroits Canalisations Tuyau Tuyau à brides Tuyau à collet Tuyau à emboîtement à mi-épaisseur Tuyau à manchon Tuyau en amiante-ciment Tuyau en béton Tuyau en béton armé Tuyau en béton précontraint Raccords Coude, au J t, au ) $ Courbe Cône d’augmentation Cône de réduction Jonctions Déversoirs d'orage Déversoir à seuil de tropjplein Déversoir complot Déversoir noyé Section ovoïde Section parabolique Section rectangulaire Grande section Petite section toute Clef Naissances Ligne des naissances Hauteur sous clef Tuyau en grès Tuyau en fonte Collet Bout mille Bride Manchon Raccords Joint Joint élastique Branchement simple Branchement double Branchement en Y Jonction droite simple ou Jonction droite double ou doi ble T I léversoir interceptcur Kvacuatcur d’orage Barrage à poutrelles Seuil TERMINOLOGIE DES EGOUTS 229 TERMINOLOGIE — A — B — Banquette: Trottoir en contre-haut d'une cunette pour la circulation des égoutiers.Voir figure à Cunette.Barrage à poutrelle-: Barrage constitué de poutrelles mobiles, de bois ou de métal, superposées et glissant à leurs extrémités dans des rainures.Expression anglaise correspondante: “Stop Planks”.Bloc pour radier, Bloc Radier (Invert Block): Elément creux en grès reposant sur le fond de la tranchée ou sur fondations et dont la partie supérieure concave constitue le radier d’un égout.Btoc-radier Invert block Bride (Flange) : Saillie circulaire percée de trous, ménagée à chaque extrémité d'un tuyau, pour assemblage à d'autres tuyaux semblables Voir figure tuyau à brides.— C — Canal de décharge — Voir Exutoire.Canal d’égout — Voir Égout.Note.Les canaux sont des voies à écoulement libre construites par l’homme, par distinction des rivières, fleuves.qui sont des voies à écoulement libre naturelles.Canalisation: Suite de tuyaux, d’éléments cylindriques ou non, emboîtés les uns dans les autres, pour l’écoulement des eaux usées, de 1’efflux urbain.Les canalisations sont en général non visitables.Expression anglaise correspondante: “Pipe Sewer”.Centre collecteur (Lift and Discharge Centre): Centre où les eaux sont rassemblées pour être relevées et évacuées à leur destination. 230 revue trimestrielle canadienne Clef — Voir Hauteur sous Clef.Collecteur, Égout Collecteur (Main Sewer, Trunk Sewer): Égout recevant le Ilot de plusieurs égouts élémentaires ou de plusieurs égouts mères et desservant un territoire important, On distingue les Grands Collecteurs ou ( ollecteurs 1 kixcipaux et les Collecteurs Secondaires: ces derniers étant les tributaires des premiers.En anglais, “trunk sewer” correspond à “grand collecteur”.Collecteur d’Intekception, Intercepteur (Intercepting Sewer): Collecteur construit transversalement à un réseau d’égouts et recevant l’efflux de temps sec ou les eaux usées suffisamment diluées.Note.Certains auteurs, français et américains, englobent sous ce nom tout collecteur construit transversalement à un réseau.Collect, Tulipe (Bell.Socket): Partie élargie d'un tuyau, dans laquelle s’emboîte l’extrémité droite d’un autre tuyau.Voir figure à Tuyau à Collet.Culotte — Voir note à Jonctions.Cunette (Cunette, Dry-V eather blow C hannel): Petit canal, rigole, à la partie inférieure d’un égout, et dans lequel s’écoule l’efflux de temps sec.Une cunette peut être centrale ou latérale.Les cunettes sont peu utilisées en Amérique.Voir aussi Banquette.SECTION À CUNETTE ET BANQUETTE CUNETTE SECTION -Banquette Cunette Cunette 1) — Débouché — Voir Exutoire.Décharge — Voir Exutoire. TERMINOLOGIE DES ÉGOUTS 231 Déversoir à seuil de trop plein (Overfall Weir, Overflow Weir, Side-Flow Weir, Diverting Weir): Type de déversoir d’orage constitué par un orifice à seuil de trop plein, pratiqué généralement sur le côté de l’égout, à un certain niveau au-dessus du radier.Par temps de grosse pluie ou à la fonte des neiges le surplus de flot s’écoule par-dessus le seuil vers l’évacuateur d’orage.Le seuil peut être fixe ou mobile (barrage à poutrelles).Déversoir Complet (Free Weir): Déversoir dans lequel le niveau maximum de l’eau dans l’évacuateur d’orage ne dépasse pas celui du seuil de déversement.Seuil Crest Évoeuoteur d'or âge Storm overflow sewer DEVERSOIR COMPLET - FREE WEIR Déversoir d’Orage (Storm Overflow): Orifice établi dans un collecteur, en système unitaire, pour permettre l’évacuation directe à la rivière, par une évacuation d’orage, des eaux des grandes pluies, des eaux de fonte des neiges ou des eaux usées suffisamment diluées, dès qu’un certain niveau est atteint dans le collecteur.(Voir note à Évacuateuk d’Orage).Les déversoirs d’orage sont de deux types: les déversoirs à seuil de trop plein et les déversoirs interccp-teurs.Voir ces mots.Déversoir Incomplet ou Noyé (Submerged Weir): Déversoir dans lequel le niveau de beau dans l’évacuateur d’orage égale ou dépasse celui du seuil de déversement.Collecteur Mo/n E vocuoteur Overflow sewer DEVERSOIR INCOMPLET submergecTwëïr ‘ 232 K E V U E TIUM ESTKI ELI, H C A X A I) I EX N E Déversoir Lxtercepteur (Leaping Weir, Separating Weir): i'vpe de déversoir d’orage constitué par un orifice pratiqué à la partie inférieure de l'égout en amont de l’évacuateur d’orage, et "aisant communiquer l'égout avec un interceptcur.Par temps sec, tout le flot s’écoule dans l’interecpteur par l'orifice; par grosse pluie ou à la fonte des neiges, le débit et la vitesse augmentant, la plus grande partie du flot passe par-dessus l’orifice et s'écoule par l'éva-cuateur d’orage.Collecteur Mein sewer Storm overflow sewer DEVERSOIR INTERCEPTFIIR LEAPING WEIR Déversoir Xoyé — Voir Déversoir Incomplet.— E — Egout (Sewer): Canal généralement souterrain pour l’évacuation de l’efflux urbain.Un égout peut être constitué de canalisations ou de galeries (V.ces mots) Au pluriel (égouts) se dit d’un système d assainissement d'une agglomération: les égouts de Montréal.Egout Collecteur — \ oir Collecteur.Egout Elémentaire, Elément d'Égout •— Égout latéral (Lateral Sewer or Lateral): Egout ne recevant pas d’eau d'un autre égout.Egout en Tuyaux (Pipe Sewer): — Voir Canalisation.Egout Maçonné (Masonry Sewer): — Voir Galerie.Egout Mère, Egout Secondaire (Branch Sewer, Submain Sewer).Égout quelconque recevant le flot de quelques égouts élémentaires.En anglais, “submain sewer’’ se dit d'un “branch sewer" relativement important. TERMINOLOGIE DES ÉGOUTS 233 Egout Pluvial (Storm Drain, Storm Sewer): Egout évacuant les eaux de pluie, les eaux de lavage des rues et les eaux de drainage, mais à l’exclusion des eaux usées.Egout Public (Common Sewer): Egout sur lequel tous les riverains ont le droit de brancher leur propriété.Egout Secondaire Voir Egout Mère.Egout Semi-Visitable: Egout dont les dimensions en permettent la visite mais d’une manière peu confortable.Egout Unitaire (Combined Sewer): Egout évacuant à la fois les eaux usées et les eaux de ruissellement.Egout Vanne (Sanitary Sewer, Separate Sewer): Egout évacuant uniquement les eaux usées.Egout Visitable: Egout de dimensions suffisantes pour permettre le passage des ouvriers chargés de l’entretien et du curage.Élément d'Écout — Voir Egout Elémentaire.Emissaire, Evacuateur fOutfall Sewer): Canal recevant le flot du réseau et l’évacuation à la rivière ou sur des usines d’épuration.En principe un émissaire ne remplit aucun rôle de collecte proprement dite sur son parcours (Voir aussi Exutoire et Evacuateur d’Orage).Equipement Sanitaire Voir Système d’Assainissement-Evacuateur — Voir Emissaire.Evacuateur d’Orage (Storm Overflow Sewer) : Émissaire aménagé sur un collecteur en système unitaire pour évacuer les eaux de grandes pluies ou les eaux usées suffisamment diluées.Note.“Les Anglo-Saxons emploient couramment le terme de “Storm-sewer” (littéralement “égouts d’orage”) pour les galeries de déversoirs; certains auteurs (voir notamment The American City, dec.1933, p.13) ont suggéré d’éviter le terme “d'égout” qui prête à fâcheuse confusion et préconisé celui de “floways” (lit évaeuateur de flot) pour les ouvrages à ciel ouvert.Le mot français de “déversoir d’orage” semble répondre à une préoccupation du même ordre, son défaut étant d'évoquer plutôt un seuil île trop plein qu’une galerie d’évacuation proprement dite; il vaudrait 234 REVU K TRIMESTRIELLE CANADIENNE mieux dire “évaeuateur d’orage” (contraction pour évacuateur de pointe ou de trop plein d'orage).“Koch.Assainissement des Agglomérations, Tome I, note au bas de la page 52.Évacuation par Gravité (Gravity System): Évacuation des eaux d’égout par écoulement libre sans nécessité de recours à des usines de relèvement.Exutoire, Décharge.Débouché, Canal de Décharge (Outlet, Sewer Outfall, Discharge Sewer): Partie terminale d'un évacuateur d’orage ou d’un émissaire qui évacue les eaux à la rivière.Conduit évacuant à la rivière les eaux traitées provenant d’une usine d’épuration (en anglais on dit aussi dans ce cas Outlet Pipe ou Discharge Sewer).Débouché s’applique plus particulièrement au lieu où est situé l’exutoire.Exutoire Submergé (Submerged Outlet): Exutoire dont la partie terminale est toujours sous l'eau.— E — G — Galerie, Égout Maçonné: Conduit en maçonnerie, ou en béton coulé sur place, pour l'écoulement des eaux usées, de l’efflux urbain.Les galeries sont en principe visitables.Ainsi nommé probablement par analogie avec les galeries de mines.Expression anglaise correspondante: “Masonry Sewer”.Gravité —• Voir Evacuation par Gravité.ir — Hauteur sous Clee (Height at.Crown): Hauteur intérieure d’une section voûtée mesurée de son point le plus élevé.La clef, ou clé, est la pierre qui occupe la partie centrale d’une voûte maçonnée et, par extension dans le cas du béton, la partie supérieure de la voûte.En anglais le mot “Crown” signifie le plus haut point de l’intérieur d’un égout.Voir figure à section ovoïde.— I Intercepteur — Voir Collecteur d'Lxterceftion. TERMINOLOGIE DES ÉGOUTS 235 Joint (Joint); Dans une canalisation, assemblage dos extrémités de deux tuyaux; comment est fait l’assemblage.Joint à emboîtement, joint au ciment.Joint Élastique (Flexible Joint): Joint qui peut subir de légères déformations sans perdre ,?on étanchéité.Jonctions (Branches, Junction Pieces): Tube cintré droit réunissant à la canalisation centrale une ou deux canalisations latérales.Les jonctions comprennent les jonctions droites simples et doubles, ou Tés et doubles Tés (Single Square Junction or T.Branch, Double Square Junction or Double T Branch) : les jonctions obliques simples et doubles, ou branchements simples et branchements doubles (Single Bevel Junction or Y Branch.Double Bevel Junction or Double Y Branch); les jonctions en Y ou “V” (Y Branch or Y Pipe).Les jonctions sont des variétés de raccords.— Voir croquis à raccords.Notes.On distingue parfois en français les “culottes ” qui sont des jonctions obliques dont les tubulures latérales ont le même diamètre que le corps principal tandis que les “branchements” ont leurs tubulures latérales obliques de diamètre inférieur à celui du corps principal.En français, jonction s’applique également à de courts tuyaux droits, à un ou deux collets, ainsi qu’aux cônes d’augmentation et de diminution dénommés aussi jonctions coniques.— K — L — Ligne des naissances (Springing Line): Ligne passant par les naissances d'une voûte.Voir Naissance.Voir aussi figure à section ovoïde.— M — Manchon (Sleeve): Court cylindre rapporté servant à assembler deux tuyaux de même diamètre.Voir croquis à tuyau à manchon.Naissances — d’une voûte — (Springs): Endroits où une voûte commence à courber.La largeur des sections voûtées est généralement mesurée aux naissances.Voir figure à section ovoïde. 230 R E V U 11 TIU M E S T111K U, K C A X A DIE N X K — O — P — Piédroits (Side-walls): Murs droits, courbes ou obliques supportant la voûte ou la partie supérieure d'un égout.Voir figure à sections ovoïde.Précontraixt — Voir Tuyau en Béton Préconthaint.Procédés Dynamiques or d’Entraînement par i.’eau.tout À l’Egout (Water Carriage System): Relativement aux eaux usées et aux déchets des maisons, particulièrement des matières fécales, leur évacuation immédiate à l’égout par entrainement hydraulique.Procédés Statiques (Conscrvacy System): Relativement aux matières fécales, leur conservation dans des récipients durant un temps plus ou moins long dans les maisons avant leur évacuation au dehors et sans entrainement hydraulique.- Q - R - Raccords (Fittings): Pièces de formes variées, éléments de tuyaux, de diamètre constant ou non, servant à assurer le changement de direction d'une canalisation; l’augmentation ou la diminution du débit; à réunir deux tuyaux ou plus, etc.Le nom des pièces varie suivant la forme et la fonction.Voir aussi Jonctions.RACCORDS (Tuyaux a collet) FIT TING5 (Bell ond spigot pipes) Té,ou TJ Jonction droite simple 1 Tee branch (or T) Smgle squore junction Branchement sirrp/e 'onction oblique simple________ Y branch (or Y) Single bevel junction Courbe au !/4 Elbows Branchement double Jonction oblique /.double_________Cn Double Y branch X Doable bevel junction au !/8 Increoser Double Té Jonction droite double _________ Double T branch Double squore junction.Cône de réduction Reducer Jonction en V V Branch TERMINOLOGIE DES EGOUTS 2:57 Radier (Pivert): Partie inférieure de l'intérieur d'un égout, d une cunette.Voir figure à section ovoïde.Réseau d’Égouts, Réseau d’Évaccation* (Sewerage System, System of Sewers): L'ensemble des collecteurs des galeries et canalisations se ramifiant dans toutes les voies d'une agglomération et comprenant les organes accessoires.Les collecteurs constituent l'ossature du réseau.Réseau d'Kvacuatiox —¦ Voir Réseau d’Egouts.Section des Egout-, Section Sewer Section): Profil transversal intérieur d’un égout.Section a Cunette (C'unette Section).Section Circulaire (Circular Section).Sections Doubles, Double Section (Double Sections).Section en Fer à Cheval (Horse-Shoe Section).Section en U (U-Shapcd Section).Sections Jumelées (Twin Sections): Sections doubles de mêmes dimensions et profil intérieurs.Section Ovoïde (Egg-Shaped Section).SECTION OVOÏDE LCG-SHAPED SECTION Voûte Ligne des naissances Springing hne «¦CF Radier invert R CJef 0 Crown an Routeur sous def u Height at crown a ç ivuibsunc ’ ° Springer Naissance 23 S REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Section Parabolique (Parabolic Section).Section Rectangulaire (Rectangular Section).-SECTION RECTANGULAIRE AUÜNÉTtÉ PROFONbE RECTANGULAR SECTION WITH DEEPCUNETTE Grandes Sections (Large Sections).Semi-\ isitable — Voir Egout Semi-\'isitable.Séparatif — Voir Système Séparatif.Syphon à Point Bas —- Voir Siphon Renversé.Siphon Inférieur —• Voir Siphon Renversé.Siphon Renversé, Siphon Inférieur, Siphon à* Point Bas (Inverted Siphon, Depressed Sewer): Partie d’un égout qui s’abaisse considérablement pour passer sous un cours d’eau ou traverser une vallée en coulant sous pression et qui se relève ensuite.Station de Pompage —- \ oir l sine de Relèvement des Eaux.Submergé — \ oir Exutoire Submergé.Système D'Assainissement, Équipement Sanitaire (Sewerage Works): L’ensemble du réseau d'évacuation, des usines de relèvement et d épuration et- de tout 1 équipement nécessaire à l’évacuation et au traitement complet de 1 efflux urbain et à l'utilisation des boues.Si s pûmes d Évacuation: ( lassification des égouts par rapport aux modalités essentielles suivant lesquelles les déchets urbains y sont évacués.Système unitaire, système séparatif.(D’après Koch Assainissement des agglomérations). TERMINOLOGIE DES ÉCIOUTS 239 Système de Collecteurs (Layout of Sewerage Systems— Layout of Main Sewers): Classification des réseaux suivant la manière dont les collecteurs sont disposés sur le territoire desservi.Les tracés étant conditionnés par la topographie peuvent grandement varier mais ils peuvent se ramener aux quelques systèmes ou combinaisons do systèmes donnés ci-après.Système à Centre Collecteur Unique (Single Central Collector Layout): Dans les agglomérations dépourvues de pentes, les eaux du territoire sont rassemblées dans un centre collecteur et de là évacuées à leur destination, (figure A).Système à Collecteur Latéral (Perpendicular Layout with Intercepting Sewer): Collecteur principal placé parallèlement à la rive, reportant les eaux vers un exutoire éloigné, (figure B).Système en Evantail, Système à collecteur transversal (Fan Layout): Collecteur principal perpendiculaire ou oblique par rapport à la rivière et duquel se ramifient les collecteurs secondaires.(figure C).Système parallèle, Système Etagé (Layout at Different Level)' Dans les agglomérations sur coteaux s élevant graduellement à partir des rives d'un cours d'eau.Pour éviter 1 accumulation trop rapide des eaux dans les zones basses, des collecteurs parallèles les recueillent à différents niveaux, (figure D).Système par zone, Système par Bassin, Système Sectionnel (Layout by Zone): Le territoire est divisé en plusieurs zones (ou bassins) correspondant à la topographie.Les collecteurs de chaque zone se rendent isolément vers le point de destination ou se réunissent par endroits.Le système par zone est généralement celui de très grandes villes.Système perpendiculaire, Système a Écoulement Direct (Perpendicular Layout): Evacuation des eaux à la ri a ici e par les plus courts chemins et par débouchés multiples, (figure E).Système Radiai., Système à Centres Collecteurs Multiples (Radial System): Dans les agglomérations dépourvues de pente.Le territoire est divisé en plusieurs bassins de drainage; les eaux de chaque bassin sont rassemblées dans un centre collecteur et évacuées séparément ou ensemble à leur destination. 210 RK VU K TRIMESTRIELLE CANADIENNE SYSTEMES DE COLLECTEURS LAYOUT OF SEWERAGE SYSTEMS SYSTEME A CENTRE COLLECTEUR UNIQUE______________________ single central collector layout SYSTÈME À COLLECTEUR LATÉRAL PERPENDICULAR LAYOUT WITH INTER- rrDTiMC crwrn CEPTING SEWER SYSTÈME PARALLÈLE OU ETAGE SYSTEME EN EVANTAIL FAN LAYOUT LAfOUT AT DIFFERENT LEVELS SYSTEME PERPENDICULAIRE PERPENDICULAR LAYOUT Système S Ki’a hâtif ou Sépark (Separate System) : Système d'évacuation des eaux par deux réseaux; un, le réseau pluvial, pour les eaux de ruissellement et un autre, le réseau vanne, pour les eaux usées proprement dites.Systk.uk Umtaihk (Comllined System): Système d'évacuation des eaux constitué par un réseau unique recevant en même temps les eaux de ruissellement et les eaux usées. TERMINOLOGIE DES EGOUTS 241 Tour À i/Egout — Voir Procédés Dynamiques.Tributaire (Tributary Sewer): Se dit d’un égout ou d’un collecteur par rapport à un autre dans lequel il se jette.Tuyau (Pipe).Tuyau à Brides (Flanged Pipe): Tuyau en métal muni aux extré- lons, pour les unir à dos pièces semblables d’autres tuyaux.Bride Tuyau à Emboîtement à Collet ou Tuyau à collet (Bell-and-Spigot Pipe, Socket Pipe): Tuyau comprenant une extrémité droite (spigot) et une extrémité élargie ou collet (Bell or Socket), conçu pour que l’extrémité droite ou bout mâle d'un élément s’emboîte dans le collet d’un autre.Tuyau à Emboîtement à Mi-Épaisseur (Mortise-and-tenon Pipe): Tuyau en béton dont le raccordement avec un autre tuyau semblable se fait par emboîtement à mi-épaisseur de la paroi.Tuyau à Manchon (Pipe with Sleeve Coupling): Tuyau dont l'assemblage à un autre tuyau de même diamètre, est assuré par un court cylindre, ou manchon, (sleeve) posé extérieurement.mités de saillies circulaires percées de trous pour y passer des hou- Tu y ou a brides Flanged pipe Collet, emboitementjuhpe Tuyau o collet (Tuyou droit) de H ¦ and-spigot pipe (St roi g ht length) Turnu à emboîtement a mi-êpats seur Mer Use ¦ ond-tenon pipe ’vmT**, vmm.Manchon Sleeve coupling Tuyou b manchon P,pe and sleeve coupling 242 R E V U E TR IM E ST KIK L L K C A X A DI K X X K Tuyau ex Amiaxte-Cimext (Asbestos-Cement Pipe): Tuyau composé de fibre d’amiante et de ciment.Tuyau ex Bétox (Concrete Pipe).Tuyau ex Bétox Armé (Reinforced Concrete Pipe).Tuyau ex Bétox Précontraint (Pre-Stresscd Concrete Pipe): Tuyau en béton armé dont Parmature tendue à Pavanée soumet le béton à une compression préalable.Le tuyau peut ainsi supporter des efforts de tension tout en étant maintenu comprimé par l’arma-tu re.ft'YAU ex Foxte (Cast-Iron Pipe).Note: Les tuyaux en fonte sont, utilisés dans les égouts pour les parties traversant des terrains peu solides; pour celles devant travailler sous pression (siphon) et lorsque les canalisations auront à supporter de fortes charges externes (passage sous voies de chemins de fer).Tuyau ex Grès Vernissé ou Tuyau ex Grès (Clay Pipe.Vitri-fied-Clay Pipe, Salt Glazed Vitrified-clay Pipe): Tuyau d’argile ou de schiste cuit au four, dont le vernis extérieur semi-vitrifié est obtenu par addition de sel marin en fin de cuisson.Plus exactement les traductions sont comme suit: Tuyau en grès: Clay Pipe; Tuyau en grès vernissé; Vitrified-clay Pipe or Salt Glazed Vitrified-clay Pipe.— U — Uxitaire — Voir Système Uxitaire Usine de relèvement des eaux, Station- de Pompage, Usine Élévatoire (Pumping Station): Usine où les eaux d’égout des zones ou des points bas sont relevées par des pompes ou par des eject ours et évacuées par gravité dans un réseau de niveau supérieur.L’expression station de pompage donne plutôt l’idée d’une usine de relèvement d'importance secondaire.Usine de refoulement des eaux (Pumping Station) Usine à fonctionnement intermittent, refoulant les eaux d'égouts à la filière en période de crue pour empêcher la submersion d’une partie du réseau.Par distinction avec Usine de Relèvement, celle où les eaux d’une zone ou d'un point bas sont refoulées en conduite forcée d’une certaine importance avant de s’écouler par gravité. TERMINOLOGIE DES ÉGOUTS 243 Visitable — Voir Égout Visitable.Voûte (Arch): Partie supérieure cintrée d’un égout en maçonnerie ou en béton.Voir figure à section ovoïde.— V — X — Y — Z — GLOSSAIRE ANGLAIS-FRANÇAIS Arch — Voûte.Asbestos-Cement Pipe — Tuyau en amiante-ciment.Bell — Collet.Bell-and-spigot pipe — Tuyau à collet.Branches — Jonctions.Branch Sewer — Égout mère.Cast-Iron Pipe — Tuyau en fonte.Circular Section — Section circulaire.Clay pipe — Tuyau en grès.Combined Sewer — Égout unitaire.Combined System — Système unitaire.Common Sewer — Égout public.Concrete Pipe — Tuyau en béton.Conservacy System — Procédés statiques.Crown — Voir Hauteur sous clef.Cunette — Cu nette.Cunette Section — Section à cunette.Depressed Sewer — Siphon renversé.Discharge Sewer — Voir exutoire.Diverting W eir — Déversoir à seuil de trop-plein. 21 ! REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Double Sections — Sections doubles.Dry-Weather Flow Channel — Cunette.Egg-Shaped Section — Section ovoïde.Fan Layout — Système en éventail.Fittings — Raccords.Flange — Bride.Flanged Pipe — Tuyau à brides.Flexible Joint — Joint élastique.Floway — Voir Evacuateur d’orage.Free Weir — Déversoir complet.Gravity System — Evacuation par gravité.Height at Crown — Hauteur sous clef.Horseshoe Section — Section en fer à cheval.Intercepting Sewer — Collecteur d’interception.Invert — Radier.Invert Block — Bloc-radier.Inverted Siphon — Siphon renversé.Joint — Joint.Junction Pieces — Jonctions.Large Section — Grande section.Lateral — Egout élémentaire.Lateral Sewer — Egout élémentaire.Layout at different Levels — Système étagé.Layout by Zones — Systèmes par zones.Layout of Main Sewers — Systèmes de collecteurs.Layout of Sewerage System — Système de collecteurs.Leaping Weir — Déversoir intercepteur. TERMINOLOGIE DES EGOVTS 215 Lift and Discharge Centre — Centre collecteur.Main Sewer — Collecteur.Masonry Sewer — Egout maçonné, galerie.Mortise-and-tenon Pipe — Tuyau à emboîtement à mi-épaisseur.Outfall Sewer — Emissaire.Outlet — Voir exutoire.Overfall Weir — Déversoir à seuil de trop-plein.i)verflow Weir — Déversoir à seuil de trop-plein.Parabolic Section — Section parabolique.Perpendicular Layout with Intercepting Sewer — Système à collecteur latéral.Prestressed Concrete Pipe — Tuyau en béton précontraint.Pipe — Tuyau.Pipe Sewer — Voir canalisation.Pipe with Sleeve Coupling — Tuyau à manchon.Pumping Station — Usine de relèvement ou de refoulement des eaux.Radial System — Système radial.Rectangular Section — Section rectangulaire.Reinforced Concrete Pipe — Tuyau en béton armé.Salt Glazed Vitrified Clay Pipe — Tuyau en grès vernissés.Sanitary Sewer —• Égout vanne.Separate Sewer — Égout vanne.Separate System — Système séparatif.Separating Weir — Déversoir intercepteur.Sewer — Égout.Sewer Outfall — Voir exutoire.Sewerage System — Réseau d'égouts. 240 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Sewerage Works — Système d'assainissement.Side-Flow Weir —¦ Déversoir à seuil de trop plein.Side-Walls — Piédroits.Single Central Collector Layout — Système à centre collecteur unique.Sleeve — Manchon.Socket — Collet.Socket-Pipe — Tuyau à collet.Spigot — Bout mâle (d’un tuyau).Springing Line — Ligne des naissances (d’une voûte).Springs — Naissances (d’une voûte).Stop-Pi.anks — Voir barrage à poutrelles.Storm Drain —• Égout pluvial.Storm Overflow — Déversoir d’orage.Storm Overflow Sewer — Évacuateur d’orage.Storm Sewer — Egout pluvial.Scbmain Sewer —• Egout mère.Submerged Outlet — Exutoire submergé.Submerged Weir — Déversoir noyé.System of Sewer — Réseau d’égouts.Tributary Sewer — Tributaire.Trunk Sewer — Grand collecteur (voir collecteur).Twin Sections — Sections jumelées.U-Siiaped Section — Section en U.Vitrified Clay Pipe — Tuyau en grès vernissé.Water Carriage System — Tout à l’égout.Réal Bélanger. L’ÉQUISÉTOLOGIE Le but do l’article est une tentative pour dissiper certaines erreurs et fausses croyances concernant les prêles.A notre avis, la plante la plus fascinante, celle qui présente le plus de possibilités, celle qui est appelée a étonner même un naturaliste, est la prêle.La tendance actuelle concernant les prêles n’est pas favorable à l'étude de ces plantes.Un eltet.pour être vraiment efficace, cette étude doit être entreprise sans préjugé, au point de vue botanique aussi bien qu'à tout autre point de vue.Dire que les usages de ces plantes sont du domaine des siècles laissés, de la fantaisie est une grossière erreur, surtout si 1 on considère que plusieurs pharmacopées européennes adoptèrent officiellement 1 usage de ces plantes.Au point tie vue botanique, ces plantes ne sont pas spectaculaires, aussi, elles sont négligées.Aborder 1 étude des prêles avec une pareille conception, entraîne nécessairement de mauvais résultats.N est-il pas plus logique de porter une attention intégrale aux prêles que d attacher une importance futile a une plante connue seulement par celui qui 1 aurait découverte dans un coin inaccessible de la plus dense forêt africaine ?L'on sait que les ptéridophytes sont des plantes vasculaires dont le cycle vital comprend deux parties.Une est le cycle sexué, issue d’une spore, appelée le gamétophyte qui est souvent inconnu, difficilement accessible et minuscule.L'autre partie du cycle vital est très visible; elle constitue la partie asexuée, appelée le sporo-phyte.Ce sporophyte comprend dans le cas des prêles, une racine, une tige souterraine appelée rhizone et des feuilles des plus réduites et comme le nom l'indique des spores.Le stage sporophyte se présenté sous deux aspects différents: la phase stérile et la phase fertile.“ L’aspreslo”, “l'aprêle”, finalement “la prêle” tire son nom du latin: asperclla, diminutif de: asper, signifiant âpre; c’est-à-dire son âpreté au toucher, âpreté due à la silice caractérisant ces plantes.Le nom que les botanistes lui donnent: Equisctum, vient du latin equus, cheval et seta: poil, crin.D’où vient, le nom de queue-de-cheval, en allusion à l’apparence de ces plantes dont les fines ramifications contribuent à cette ressemblance.C’est le “horse-tail” ou le “scouring-rush” des Anglais, le “Schachtelhalm ou le “Schach-telkraut" des Allemands. 24 8 If E V I E TRIM KSTIU ELLE CANADIENNE Les prêles sont connues depuis l’antiquité.Kn effet, par Caius Plinius Secundus nous savons que les Grecs et autres peuples se servaient des prêles surtout au point de vue médical.La prêle fut employée pour le traitement des scrofules et duretés, la coxalgie (maladie de la hanche, appelée aussi arthrite tuberculeuse) et les plaies en vertu de sa propriété hémostatique.I n fait curieux à noter dans Pline.A la suite de courses prolongées la rate occasionnait une gêne toute particulière, aussi brûlait-on la région splénique des coureurs souffrant de cette gêne.Le patient débutait son traitement en s'abstenant de nourriture grasse pendant une journée et pendant trois jours buvait une décoction préparée comme suit: les prêles, (pie les ( Irecs appelaient : hippuris, étaient mises à bouillir dans un vase de terre neuf, autant qu'il en pouvait contenir, jusqu'à réduction de deux tiers.Ce n'est qu'en 1820, (pie Lenhossek démontre les très faibles propriétés diurétiques chez l'Equisctum arvense, variegatum et palustre et les propriétés diurétiques si fortes chez les Kquisetum hyernale et limosum cpie souvent elles déterminent l'hématurie.De ce temps jusqu’à nos jours, un nombre assez restreint de publications concernant les prêles apparurent, ("est en 1828 que Braconnot isola le premier un certain sel de magnésium des prêles qu’il appela équisétatc de magnésium.En plus d'avoir isolé l'acide équisétique, il donna une excellente analyse de cette plante, où il établit la présence de la silice, qui caractérise les équisétinées.En 1831), Régnault prétendit que l’acide équisétique était de l'acide maléique.Baup, plus tard, prouva (pie cet acide extrait des prêles était identique avec l’acide aconitique découvert en 1820 par Pes-ehier dans d'autres plantes.De sorte cpie l'acide de Braconnot est connu aujourd’hui sous le nom d’acide aconitique, dont voici la formule: C02PI — CH2 — C = CH — C02H co2h Les prêles, au point de vue chimique, semblent tomber eaucoup plus de détails que Pierre Boucher, du moins sur certains sujets qui l'intéressaient particulièrement.Dans le premier volume il parle de la “bonté de la terre”, de la qualité des bois, des oiseaux, poissons, animaux et autres choses contenues dans toute l'étendue des restes depuis la rivière Pentagone!, jusqu’à celle de St-Jean".Il consacre à peu près la moitié de son deuxième volume — qui dépasse les -100 pages —- à la pêche à la morue, qui paraît avoir exercé sur lui une sorte de fascination.Il la décrit longuement au point de vue technique ou métier, et au point de vue rendement, c’est-à-dire économique.Du reste dans ses remarques sur lu iaune, la flore et les autres richesses naturelles du pays il est aussi peu naturaliste que possible.Son point de vue est uniquement utilitaire.Lui aussi nous parle des sauvages, surtout pour déplorer la décadence de leurs mœurs au contact des pêcheurs blancs.La description qu'il nous donne du comportement des sauva gesses après une visite à bord des bateaux de pêche, rappelle assez fidèlement la tenue de certaines de leurs sœurs blanches, après un cocktail parti] particulièrement réussi, en l’an de grâce 1950.Comme on le voit il y a beaucoup de choses dans la “Description"; beaucoup de géographie, un peu d’anthropologie, nombre de renseignements d’ordre économique et quelques chapitres qui seraient à leur place dans un manuel d'enseignement professionnel.Comme “l'Histoire Véritable” de Boucher c’est de la sociologie pratique, appliquée, mais on ne trouve ni dans l’une, ni dans l’autre la plus petite esquisse de théorie économique ou sociale.Lanctôt nous dit que “l’Histoire Véritable” de Pierre Boucher et la “Description” de Nicolas Denys, forment tout le bagage d'éco- 290 HE VUE TKIME.STIUELLE CANADIENNE nomie sociale que nous a légué le régime français et à un certain point de vue il a raison, pour autant que mes propres recherches, très superficielles je dois l’avouer, m’ont permis de m’en rendre compte.Mais d'un autre côté il est bien certain que, dans 1 amas d’écrits de toutes sortes que nous ont légués les anciens canadiens, il existe, ainsi que je l’ai déjà dit, quantité de pages traitant de sujets d’économie politique et sociale qui mériteraient d être séparées du reste et publiées à part, autant et plus peut-être que les deux petits ouvrages que je viens de signaler à votre attention.Si cela était fait par une main compétente et consciencieuse, il apparaîtrait que les écrivains, nos précurseurs dans ce genre d’études, ont préparé tous les éléments d'une petite bibliothèque d'économie sociale qui leur ferait honneur, et que nous pourrions étudier avec intérêt et prolit1.En passant du régime français au régime anglais, il semble bien que nos pères se soient tout d’abord et exclusivement absorbés dans les luttes politiques.Sur les tribunes aussi bien que dans leurs écrits ce sont des revendications politiques qui occupent le premier plan.Mais il ne faut pas s’y laisser tromper, les préoccupations économiques et sociales sont loin d’être absentes de ces temps politiquement si troublés.Dans sa précieuse étude, qui m’a tant simplifié mon travail, Lanctôt a dressé une liste forcément incomplète à ce que je crois- d’ouvrages qui appartenaient incontestablement au genre qui nous occupe ce soir.Comme le temps nous presse, et comme il convient que je m’arrête un peu longuement à deux auteurs qui, à tort ou à raison, paraissent dominer tous les autres, je vais passer forcément très vite sur une couple de noms et autant de sujets qui mériteraient sans doute, les derniers surtout, de retenir notre attention.Le reste, il va me falloir l’ignorer.Voici d’abord VEsquisse sur le Cumula considéré du point de vue économiste, de J.C.Taché.L’ouvrage est de 1S52.L’auteur nous ].Depuis que ce travail a été rédigé Mlle Marie-Claire Daveluy, dont la compétence d’historien et la conscience professionnelle sont bien connues a accepté de faire pour l’Institut de* Sociologie la bibliographie des ouvrages d’économie sociale publiés au Canada, en langue française depuis les origines jusqu’à nos jours.2.Lanctôt n’avait pas pour but d’étudier toute l’histoire de l’économie sociale chez nous, mais seulement la période LSS2- IÜ32.Tout ce qu’il dit de la période antérieure n’est qu’une sorte d’introduction à son sujet principal. NOTRE LITTÉRATURE SOCIALE 291 déclare que ce n’est pas lui qui a choisi son point de vue.Il était commissaire du Canada à 1'exposition universelle de Paris et c’est le gouvernement qui lui a imposé la tâche de montrer aux visiteurs l’aspect, économique et social de notre pays.Personnellement il aurait préféré faire de l’histoire et de la poésie.Il a été économiste, non pas par vocation, mais par accident et par obéissance.Il l’i donc été aussi peu que possible.Mais pour une brochure de propagande son petit livre se lit encore avec autant plus d’intérêt qu’il dit l’essentiel en un style courant, assez agréable, aussi peu encombré que possible de faits et de chiffres.Jetons encore un coup d’œil sur un gros livre de Stanislas Drapeau: “Etude sur les Développements de la Colonisation du Bas-Canada, de 1851 à 1SG1.” L’ouvrage porte la date de 1802.Taché avait horreur des statistiques, Drapeau en raffole.Il nous en sert pendant six cents pages grand format de texte serré, sous l’aguichante présentation typographique d’un livre bleu du gouvernement de la province! Cet excellent agent de colonisation — je présume qu’il était excellent — était, je crois, un autodidacte.Il avait donc découvert tout seul et porté du premier coup à la perfection l’art rie faire un gros livre en.copiant page sur page des documents officiels.“J’avoue, nous dit-il quelque part, que le sujet est lourd, étouffant pour la plupart des lecteurs”.On ne saurait mieux dire! Cette étude sur la colonisation n’est donc pas un livre à lire-Mais c’est peut-être encore, à cause de l’amas formidable de détails qu’il contient sur la province de Québec d’il \ aura bientôt cent ans un livre à consulter.Dans ces immenses nécropoles, connue on a appelé les bibliothèques publiques, ils ne sont pas nombreux les ouvrages dont on peut, honnêtement, en dire autant.Quand on lit les titres des ouvrages consacrés par les anciens à des questions d’économie sociale, on est frappé par la place importante qu’y occupent les problèmes de la terre: agriculture et colonisation surtout1.Sans doute ces questions étaient pour nous à cette époque d’importance vitale.Peut-être le sont-elles encore et avons-nous tort I.Stanislas Drapeau, “La Colonisation du But-Canada”; Joseph Tassé, “La Vallée de l’Oiitniiimi.-; Testant de Montigny, "/.< Xorildlr Xord de Montréal”, Aniurv Girod, “Conversations sur l’Agriculture", Williams Evans “Traité de ’Agriculture”, traduit de l’anglais par Girod, etc., etc. 292 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE de nous laisser envoûter par les problèmes de l'industrie et de 1 urbanisme.Mais on peut se demander quand même si cette prédominance des études agricoles n’avait pas aussi une autre cause qu il pourrait être utile de rechercher, comme indice de la persistance île l'influence française dans les manières de penser de l'élite canadienne.A la veille de la Révolution l’école des Physioerntcs dominait en France.Or vous savez qu'un axiome fondamental de la physiocrat ie, c’est que la terre est seule source de richesse.Comme il fallait à cette époque un demi-siècle, parfois moins, mais parfois plus, pour que les courants d’idées qui dominaient en France traversent 1 Atlantique, il ne serait pas du tout étonnant que l'inlluence physio-cratiquc fût pour quelque chose dans l’abondance relative des publications agricoles aux origines de notre production littéraire.plus ou moins! Il est un aspect du conflit anglo-français au Canada auquel nos historiens de langue française, sans l'ignorer loin de là.ne me paraissent pas avoir accordé toute l’importance qu’il méritait; toute l'importance que des historiens de langue anglaise me semblent lui avoir reconnue: c'est l’aspect économique.Je veux parler des divergences, ou, pour être plus précis des oppositions radicales de vue et d’attitude sur l’orientation qu'il convenait de donner à la politique économique des deux provinces, unies ou séparées.La vieille population d’origine française était attachée au sol et réfractaire aux aventures financières et commerciales.La nouvelle, d’origine anglaise ou américaine, était comme affolée à la vue de immenses richesses naturelles qui s’offraient à ses énergies et à ses ambitions.Chacune cherchait à faire servir l'influence et les ressources de l'ICtat au triomphe de ses théories et de ses intérêts.On peut se demander si ces conceptions opposées en matière économique n’ont pas contribué autant et plus que.les animosités de race et de religion, à dresser l'un contre l'autre les deux éléments ethniques du pays.Pourautant quejelesconnais.se — c’est-à-dire beaucoup moins que je ne le devrais sans doute — nos historiens en général en tiennent pour l’importance primordiale des causes religieuses et nationales.Au moins un historien anglais, que j'ai eu l’occasion de lire récemment, donne catégoriquement la première place au causes économiques1.1.Krrol Bouchet te et Louvigny De Montifjny ont adopté ce point de vue, mais ce n’était pas des historiens. NOTRE LITTERATURE SOCIALE 2! l3 “The quarrel, nous dit-il carrément, had its origin in the rivalry of agriculture, and commerce*."It was not.ajoute-t-il plus loin, the different language or the different religion of the French which exasperated the merchants.To the commercial group the chief sin of the spineless and inad-venturous generation, was its complete failure to conquer and to exploit the country in the approved .American way”.Où l’on voit que notre historien contemporain ne s'est pas contenté d’épouser la cause des marchands, mais qu’il leur a aussi emprunté quelque chose de leur vocabulaire.Vous comprenez bien que je n’entends pas éclaircir ici un point d’histoire.Tout ce que je veux démontrer c’est que dans l’ensemble des écrits et des discours prodigués par nos ancêtres pour défendre leur attitude il devrait se trouver quantité de pages détachables qui pourraient servir à enrichir notre, encore, modeste bibliothèque sociale2.Ajoutez à ce sujet primordial des questions comme celles des rentes seigneuriales, de l’émigration, de la colonisation; et la question sociale par excellence, celle de l'éducation et vous verrez se multiplier les études dignes de figurer dans notre littérature d’économie sociale ', qui commencerait tout de même à prendre un peu de corps.Les chefs-d’œuvre y sont rares sans le moindre doute mais en vérité qui a jamais entendu parler de chefs-d’œuvre en économie sociale?Et puis qu’importe, la collection serait d’une grande utilité et cela devrait suffire pour que quelqu’un s’emploie à la constituerL J’en viens à Antoine-Cîérin-Lajoie et à Étienne Parent, deux noms qui dominent incontestablement dans le domaine de la 1 it -térature sociale d’avant la Confédération.Ces deux auteurs, le !.The Commercial Lnipire of the St-Lawrcncc, by D.C.Creighton.I’yerson Press, Toronto, 1937.2.Lu temps d’Kticnnc Purent cependant, on reprochait déjà aux Chefs patriotes d’avoir négligé les questions économiques.Parent les défendait, mais en plaidant les circonstances atténuantes, ce qui, en somme était un aveu.11 so pourrait, à bien y penser, qu’il n'y eût pas grand-chose à retenir de ce côté-là.3.Il faudrait retenir ici le “Mémorial sur l'Education’’, du bon docteur Meilleur, où l’on trouverait beaucoup de choses, mais non pas des leçons de français, et “l’Instruction publique au Canada”, de P.J.A.Chauveau.4.Mlle Marie-Claire Davcluv est à faire ee travail ainsi que je l’ai signalé plus haut. 294 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE premier surtout, ont fait beaucoup gloser.Aussi, suivant l’exemple donné par l'honnête Pierre Boucher je dois vous avertir que je ne dirai rien de bien nouveau à leur sujet, rien qui n’ait déjà été dit par ceux qui ont parlé d’eux avant moi.Antoine Gérin-Lajoie (1824-18S2) a débuté dans les lettres comme auteur dramatique.Il a écrit, alors qu’il était encore au collège, un drame historique “Le Jeune Latour’.D’après Louvigny de Montigny, un admirateur enthousiaste du jeune auteur aurait affirmé que son drame contenait des passages comparables à ce que Jean Racine avait fait de mieux.Le brave homme était un peu mêlé dans ses souvenirs classiques.Sans cela, on ne voit pas pourquoi il aurait commis cette scandaleuse hérésie — capable de faire s’agiter de fureur dans sa tombe les restes du vieux Corneille — d’aller chercher dans le théâtre racinien un point de comparaison pour exalter Le Jeune Latour, qui est incontestablement d’inspiration cornélienne.Mais c’est là, rie toute évidence, la moindre sottise dont il s’est rendu coupable en la circonstance.En 1850, Gérin-Lajoie publiait un Catéchisme politique destiné à faire connaître le droit public et l’organisation politique du Canada aux électeurs de son temps.Le plus important de ses ouvrages, “Dix ans d’histoire au Canada” a été publié après sa mort par les soins de l’Abbé Casgrain.(18SS) En 18G2, il avait publié Jean Rivant Le Défricheur et en 1864, Jean Rivard Economiste.C’est un seul ouvrage dont l’auteur a voulu faire deux volumes à vrai dire fort dissemblables, malgré que le premier n’ait, été écrit, de toute évidence, que pour préparer le second, pour lui fournir une base, une justification; pour lui servir en somme de témoin et de caution.Peut-être parce (pie j’ai été habitant et un peu défricheur, et parce qu'il m’arrive, à mes heures de complaisance, de me croire un tout petit peu économiste, c’est à ce dernier ouvrage seul (pie je veux m’arrêter.“C’est un excellent Manuel d’économie sociale, dit Mgr Camille Roy”1, qui force un peu la note.C’est tout au plus un manuel d’économie rurale, ce qui n’est déjà pas si mal; mais en restreint tout de même considérablement la portée.Pour la plupart des critiques cependant, et je crois bien, pour Monseigneur Roy lui- 1.Bulletin du Parler Français Vol.VI, p.307. NOTH K LITTÉRATURE .SOCIALE 295 même ailleurs clans son œuvre; pour la généralité des lecteurs surtout Jean Rivard n'est pas un manuel, mais un roman.Roman à prétention et à portée sociale, c’est entendu, mais roman quand même.Pourtant, Gérin-Lajoie nous déclare catégoriquement dans la préface à lu seconde édition de son œuvre, qu'il n’a jamais été dans son intention de faire un roman.“Son but, nous affirme-t-il, était de faire connaître la vie et les travaux des défricheurs, et d’encourager la jeunesse canadienne à se porter sur les travaux agricoles plutôt fine d’aller encombrer les professions libérales, et les établissements commerciaux”.C’est donc à ce point de vue, à ce point de vue seul que l’on doit se placer pour le juger.On ne peut tout de même pas raisonnablement reprocher à un auteur de n’avoir pas fait ou d’avoir mal fait, quelque chose qu’il n’a jamais prétendu faire.Mais tout de même la forme romanesque reste, et ne peut passer totalement inaperçue.Loin cependant de reprocher à Gérin-Lajoie, comme d’autres l’ont fait, d’avoir manqué ce roman involontaire, je suis plutôt porté à la féliciter d’avoir, sans le vouloir encore une fois et en visant tout, autre chose, donné une petite histoire d’amour toute simple, toute naïve, dans le genre “pastoral”; mais sévère, rude, sans grâce, qu’il serait bien impossible d’illustrer avec les scènes champêtres d’un Boucher ou d’un Watteau; une idylle pastorale où tous les vieillards sont vénérables, où toutes les jeunes filles bien — il n’en existe pas d’autres — sont modestes, timides et rougissantes et où les troupeaux de moutons, dans le pacages, forment un tableau attendrissant.Malgré son air vieillot, ce petit roman où il ne se passe rien, sauf un incendie de forêt qui détruit la moitié d’un village et vient tout près de faire une douzaine de victimes; sauf aussi une bataille avec un ours où le héros manque de juste de se faire dévorer vivant ; sauf encore une soirée de famille que ce pauvre Jean Rivard quitte à bonne heure en cachette et le désespoir dans l’âme, parce qu’un petit commis marchand pommadé paraît bien en train de lui chiper sa blonde; à part ces petits incidents donc, et une bataille en temps d’élection où Pierre Camion descend à lui seul une vingtaine d’adversaires de son grand ami Jean Rivard; ce petit roman où il ne se passe rien, dût-on m’en blâmer, j’avoue l’avoir lu jusqu’au bout, et non sans plaisir.Mais s’il est injuste de reprocher à Gérin-Lajoie de n’avoir pas fait un bon roman, alors qu’il n’en voulait faire aucun, on peut et on doit lui demander compte de la façon dont il s’est acquitté de la tâche qu'il s’était assignée. 290 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Ici encore je dis confesser pour Jean Rivard une estime moins mesurée qu'on est pariois porté à lui accorder.Bien entendu, je ne pousserai pas l'emballement jusqu’à en taire un ouvrage de premier plan comme d’autres l'ont fait aussi.Mais il me parait clair que certaines des critiques qu’on lui a adressées étaient exagérées ou portaient à faux.( >n l’accuse surtout d'avoir indûment embelli la réalité; d avoir idéalisé la vie du colon qui.dure partout et en tous temps, 1 était particulièrement à cette époque et dans les ( antons de 1 l.st, scène du roman.On l'accuse d'avoir créé autour de son héros un monde tellement invraisemblable que.ainsi que le lait remarquer spirituel" lement M.Montpetit, on y voit un instituteur recevant une augmentation de salaire sans même l'avoir sollicitée.Mon cher Doyen, qui à mon avis, a écrit au sujet de Gérin-Lajoic quelques-unes de ses plus belles pages1 a pourtant oublié une chose.11 a oublié de nous dire que l’instituteur objet de cette faveur insigne et incroyable, n'était pas, lui non plus, un personnage banal.Dans l’entente qu'il avait signée avec la Commission scolaire il s'obligeait à remplir, outre ses fonctions ordinaires de directeur d'une école supérieure, et sans rémunération supplémentaire, les suivantes: 1.— Inspecteur des autres écoles de la paroisse qu'il devait visiter de temps à autre.2.— Bibliothécaire de la bibliothèque paroissiale.3.— Conférencier tenu de donner une causerie d’une heure tous les dimanches pour tous les paroissiens qui voudraient s'y rendre.Ces conférences devaient être à la portée des intelligences ordinaires et porter sur les choses qu'il importe le plus de connaître dans la pratique de la vie.A l’expérience, les sujets de conférence se sont révélés les suivants: les choses les plus intéressantes sur le monde et les peuples qui l’habitent; l’usage des globes terrestres et des cartes géographiques; les découvertes les plus récentes, surtout celles qui se rapportaient à l’agriculture et à l'industrie; les principaux événements qui se sont passés au Canada depuis sa découverte; l'étendue, les divisions de notre pays, sa population, son histoire naturelle, son commerce et ses autres ressources.1.Édition du centenaire, au Devoir. NOTH K LITTEKATIKK SOCIALE 207 1.'autour nous apprend que les autres écoles de la paroisse étaient tenues par des jeunes filles apparemment sans beaucoup d'expérience.En quelques leçons, notre instituteur avait réussi cet exploit d'en l’aire d’excellentes institutrices.C’est évidemment un secret qu’il était seul à connaître et qu'il a emporté dans la tombe.Aucune de nos écoles normales ne parait même s'en être approchée! Enfin comme l'oisiveté est mauvaise conseillère on avait abandonné à notre laborieux instituteur la jouissance de deux arpents de terrain qu’il cultivait à son profit.11 est à présumer qu’il devait conserver la libre disposition des nombreux loisirs que ces quelques occupations devaient lui laisser! 11 est bien évident qu'iei du moins l'auteur tie Jean Rivard exagère1.Comme tous les fabricants de programme et d’horaire pour les autres, il en a trop mis.Mais il avait la plus honorable des excuses”.“Il se proposait, nous dit-il, “d'élever les obscures fonctions d'instituteur à la hauteur d’une profession”.Il trouvait naturel de supposer “que si ht carrière de l’enseignement offrait quelques uns des avantages qu’offrent les professions libérales ou les emplois publies, des centaines de jeunes gens sortis des collèges classiques s'y jetteraient avec empressement.En peu d'années le pays en retirerait un bien incalculable”.Animé d'une pareille conviction Gérin-Lajoie devait presque forcément faire de son instituteur un homme sortant de l’ordinaire, à lu compétence universelle et à la capacité de travail quasi illimitée; un homme dont l'influence serait à la fois moralement bienfaisante, et financièrement profitable à ceux qui l’emploieraient.N’ayant peut-être jamais vu d'instituteur régulier à la campagne aux prises avec les dures réalités de sa tâche quotidienne, il a représenté le sien en toute b nine foi, tel que son désir le voulait, tel (pie son imagination le rêvait.11 a vu plus beau et plus grand que nature, plus beau et plus grand que possible.Il n’en reste pas moins (pie tout ce qu'il a écrit sur le sujet était de nature à grandir le rôle et la personne de l'instituteur dans l'esprit de nombre de gens trop portés à les mésestimer.On peut lui pardonner son excès d’enthousiasme en considération de la cause, très belle et très noble, de l’éducation des masses, qu'il a voulu servir et qu'il a incontestablement servies dans une certaine mesure.1.C’est un exemple que lui avait donné Étienne Parent, son beau-père.Voir plus bas. 298 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Les Colons de Gérin-Lajoie a-t-on prétendu, et c’est là le reproche le plus grave, se tirent beaucoup trop bien d’affaires.Ils ne sont pas typiques du milieu qu'ils sont supposés représenter avec fidélité.Prévoyant le reproche d’exagération que l’on ne manquerait pas de lui adresser sur ce point fondamental de son œuvre, Gérin-Lajoie a fait d’avance un plaidoyer qui me parait irréfutable.Puisant dans les lettres des missionnaires colonisateurs et les documents officiels du temps, il a montré que le cas de Rivardville et de ses habitants n’avait rien d'exceptionnel, mais que d’autres groupes de colons, réels ceux-là, avaient obtenu des succès au moins égaux dans d’autres centres de colonisation qui, eux, n’avaient rien de fictif.Cela seul aurait suffi à le justifier.-Mais non content de procéder par analogie pour défendre son œuvre, Gérin-Lajoie s'applique encore à l'analyse des résultats plus cjue satisfaisants obtenus par son héros.Dans un chapitre intitulé scabreux, non pas dans le sens que vous pensez peut-être, mais dans le sens de rude, de raboteux, il donne de ces résultats une explication statistique tout à fait satisfaisante.On peut rester émerveillé de la démonstration.On peut comprendre l’enthousiasme étonné du jeune colon qui a fait son cours et qui fait appel à ses souvenirs classiques pour exprimer ses sentiments: “Grâce au ciel mon bonheur passe mon espérance”! La démonstration n'en reste pas moins probante.En deux ans Jean Rivard avait transformé un modeste avoir de cinquante louis, en une petite fortune de cinq cents.Il avait fait du mille pour cent et cela ne paraissait pas du tout inadmissible.Ce succès, il faut le souligner avec force, n’avait pas été obtenu sans peine.L’auteur n’a rien caché des ennuis, des misères et des dangers de la vie de colon.Le missionnaire trouvé dans un marécage mort de froid et d épuisement, tandis que, des deux hommes qui l'accompagnaient l’un était mort aussi, et l'autre devait rester perclus des deux jambes.Puis l’aventure du malheureux colons qui, parti a travers bois pour aller chercher des vivres à la ville voisine, s écarte en revenant, comme le héros de Maria Chapdelaine, passe des journées a errer dans la forêt et retrouve enfin épuisé sa cabane où le plus jeune de ses enfants et sa femme gisent morts de faim.On ne peut soupçonner l'auteur qui a t racé de pareils tableaux, tut-ce pour plaider la cause des voies de communication, d’avoir voulu farder la vérité. NOTRE LITTÉRATURE SOCIALE 299 Et puis, il ne faut tout de même pas oublier que Gérin-Lajoie écrivait dans un but très précis.Il voulait faire aimer la colonisation et attirer une jeunesse d'élite à la vie rurale.11 aurait été de sa part parfaitement absurde de représenter la vie du colon comme une aventure aux épreuves surhumaines et vouée d’avance au désastre.C’était une histoire de succès, de succès remarquable qu’il lui fallait écrire, et sa réputation, non seulement d’honnêteté, mais de sérieux reste sauve dès lors que l’histoire n’est pas impossible ou sans exemple.De nos jours, avec le recul du temps et les données de l’histoire il nous faut admettre que s’il n’y avait pas eu de Rivardville aux origines de la grande croisade de colonisation, celle-ci aurait fait faillite et notre province n’aurait probablement pas atteint la moitié du développement où elle est aujourd’nui parvenue.Dans quelle mesure Jean Rivard a-t-il participé h l’impulsion ?Il est naturellement impossible de le dire avec le moindre degré de précision.Mgr Chartier fait la part large à son influence.Peut-être un peu trop large.On ne pourait douter dans tous les cas que ce petit livre, qui a été beaucoup lu, a fait beaucoup de bien.Gérin-Lajoie, qui ne désirait pas autre chose, pouvait être fier de son œuvre.Plusieurs de ceux qui ont parlé de lui nous disent que Gérin-Lajoie avait beaucoup étudié l’économie politique.Quelqu’un, je crois que c’est l’Abbé Casgrain, mentionne à ce propos Bastiat, l’auteur optimiste des “Harmonies Economiques”.Lui-même fait dire fi l’un de ses personnages Channenil (qui suivant l’opinion commune le représentait tel qu’il était, alors que Jean Rivard aurait personnifié le personnage qu’il aurait voulu être) lui-même fait donc dire à Channenil: “Je me suis dévoué depuis quelques temps à l’étude de l'économie politique.J’y trouve un charme inexprimable”! Les facilités ne lui ont certainement pas manqué puisque dès 1850, il était bibliothécaire du Parlement du Canada-Uni.Pourtant deux faits assez curieux paraîtraient justifier un certain scepticisme.Remarquons tout d’abord que lui, qui fait assez volontiers parade d’érudition, qui cite à tout propos les classiques, qui mentionne à propos d’éducation Mme de Campan, Fénelon et surtout Du-panloup, ne nomme nulle part, sauf erreur, un économiste dont il se serait inspiré, une théorie sociale qu’il aurait adoptée.Autre détail significatif à mon avis: la bibliothèque qu’il a constituée pour Jean Rivard, en toute liberté d’esprit et sans regarder à la dépense puisqu’elle était imaginaire, et qui contenait nous dit-il “tout ce 300 H K VI'K T I< 1M ESTIÎIK I, I, K CANADIENNE qui est nécessaire pour l’instruction”, cotte bibliothèque idéale ne comprenait apparemment parmi ses cinq cents volumes, aucun ouvrage d’économie sociale.( otto branche dos connaissances humaines n’est même pas mentionnée, alors que la religion, la théologie, 1 histoire.les littératures classiques grecque, romaine, et française, et surtout les (ni vrages de technique rurale s y trouvent en nombre.11 y a là une omission qui, je le répète parait significative.Faut-il le dire cependant, le doute n’est, pas permis.Le titre seul de son deuxième volume indique bien que nous sommes en présence d’un homme qui se flatte d’avoir étudié la science économique et qui veut en faire profiter ses compatriotes, l'-t puis, de toute évidence, on trouve dans Jean Rivard des idées et un vocabulaire* que l’auteur n’a pas pu puiser au collège de Xieolet.ni même dans les auteurs qu'il avait bien été obligé de fréquenter alors que.faute de mieux à faire, il s’était mis à l’étude du droit.Il a donc lu, sinon étudié dans le plein sens du mot, des économistes et des sociologues; que lui en est-il resté?Deux influences au moins se révèlent dans son texte.Je ne puis que les signaler très brièvement.Le curé Douent.qui pense comme Jean Rivard, qui pense comme Gcrin-I^ajoic, tient à tin moment donné le petit discours que voici: “Consultez un moment les savants qui se sont occupes de rechercher les causes de la prospérité des nations, et vous verrez que tous s'accordent à dire que l’agriculture est la première source d’une richesse durable”.Ft Charmenil, cet autre Gérin-bajoie, s’exprime ainsi a son tour: “Fn étudiant les sources de la richesse nationale on en vient toujours à la conclusion que l'agriculture en est la plus sûre et la plus féconde".Si cela n'est pas de la physiocratie presque pure, je ne comprends rien aux doctrines de cette école ce qui est, a vrai dire, fort possible.11 y aurait encore bien des choses à glaner, surtout dans “Jean Rivard, économiste".Fc héros de Gérin-Lajoie avait groupé ses colons en une association économique, qui avait deux caractères vraiment remarquables pour le temps.C’était tout d abord une société coopérative, à une époque où l’idée même de coopération relativement nouvelle en Europe, devait forcément être a peu près inconnue ici.Ft puis, cette association economique avait pour mission de fonder des industries au village, pour fournir du travail relativement lucratif aux jeunes gens et aux jeunes filles de la campagne NOTRE LITTERATURE SOCIALE 301 qui n’auraient pas les moyens ou pas le goût de se fixer sur la terre.La même idée a été reprise, quelque soixante ans plus tard par Henry Ford, que personne sans doute ne soupçonnera d’avoir volé son plan à Gérin-Lajoie.11 est bien probable que ni Ford ni ses aviseurs n’avaient lu Jean Rivard.La coïncidence n’en est que plus remarquable entre les anciennes théories du modeste fonctionnaire canadien-français et les projets du milliardaire américain.A souligner encore une idée très juste tie Gérin-Lajoie.11 voyait dans les institutions locales alors toutes nouvelles: conseils municipaux, fabriques, commissions scolaires, d'admirables écoles pour la formation politique de.» Canadiens français, dont l'inexpérience dans ce domaine était presque totale.Si ees écoles de civisme n’ont pas produit tous les fruits qu’il en attendait c’est peut-être qu'il avait placé son idéal trop haut, mais c’est surtout parce que la grande majorité des hommes, comme la grande majorité des enfants, sont de bien mauvais élèves.Un moment, un court moment, j’ai cru avoir fait une découverte sensationnelle.J'avais dans mes notes une date, celle de la publication de la Réforme Sociale, le maître livre de Frédéric Le-Play, lSti-l.Or Jean Rivard est de 18(52, doux ans plus tôt.Mais alors si notre auteur canadien n’avait pu subir l’influence du grand sociologue français fallait-il en conclure qu’il avait élaboré seul, pour son propre compte, la célèbre méthode monographique?Car à bien y penser en effet, si Jean Rivard n’est pas un manuel, s’il est à peine un roman, il est incontestablement une monographie, une monographie romancée avant l'invention du mot.C’est une monographie de colon et de région de colonisation, qui, en dépit de sa présentation romanesque repose très clairement sur une enquête sérieusement conduite et rapporte des constatations faites sur place.Si elle n’a pas la compréhension ni la rigueur scientifique des monographies alignées dans l’œuvre de LePlay ou de ses principaux disciples, elle n'en a pas moins été écrite avec la même bonne foi, le même souci d’exactitude et de précision.Le plan de la recherche, l'accumulation des petits détails significatifs, le budget d'exploitation tout rappelle la célèbre méthode.C’était tellement beau, que ça me paraissait bien invraisemblable.Il fallait vérifier.Vérification faite, il apparut que Le Play avait exposé pour la première fois sa méthode monographique, dans ses “Ouvriers Européens”, dont la première édition est de 1855 Restait à savoir si Gérin-Lajoie avait pu prendre connaissance de 302 revue trimestrielle canadienne l’ouvrage.Non seulement il l’avait pu, mais il 1 avait dû.Los “Ouvriers Européens” en effet figurent dans le catalogue de la bibliothèque du parlement imprimé en 1857 par les soins — pour la partie française du moins —- de Gérin-Lajoic lui-même.Notre auteur canadien n'a donc pas inventé la méthode monographique.Mais presque au moment de son apparition il a su 1 assimiler et en faire bon usage.Et c’est déjà beaucoup.Étienne Parent fut notre premier théoricien et en forçant un peu, beaucoup la note, notre premier penseur social.Né en 1802, mort en 1874, ayant commencé à conférencier vers les 1843, il est dans l’ordre du temps antérieur à Gérin-Lajoic.Logiquement, j’aurais donc dû vous parler de lui le premier.J’ai sans doute eu de bonnes raisons pour faire passer Lajoie avant lui.La seule qui me vient à l'esprit et qui à la rigueur, peut suffire c'est que, ayant tout d’abord négligé de confronter les dates, j'étais sous 1 impression que l’auteur de “Jean Rivard”, avait précédé Etienne Parent dans le monde tout court et dans celui des lettres.Évidemment.Ktienne Parent avait eu une excellente raison de naître avant ( Îérin-Lajoie, car il devait un jour devenir son beau-père.1 .Mais ce détail important ne m’est apparu que plus tard.Quand on pense à Antoine-Gérin-Lajoie, on pense à Jean Rivard, ce sont deux noms irrémédiablement associés.Quand on pense à Etienne Parent, on ne pense qu'à Etienne Parent.Aucune de ses œuvres ne transcende les autres, au point d’être restée liée a sa mémoire.Je rappelle, malgré que vous ne 1 ayez certainement pas oublié, que le nom d’Étienne Parent est l’un des plus beaux et des plus respectés dans l’histoire de nos luttes politiques.Il a mené avec vigueur, intelligence et courage le bon combat pour la conquête de nos libertés.Quand il lui a semblé que certains chefs patriotes perdaient la tête et menaçaient de conduire notre petit peuple au désastre.il a non moins courageusement rompu avec eux.tout en continuant avec la même énergie qu’auparavant fi défendre la bonne cause.Sans avoir son prestige, ni ses transcendantes qualités d’homme d’État.il a été à son poste un autre Lafontaine.( 'omino Lafontaine, et plus longtemps que lui, il a fait de la prison en 1S3/—38, et dans des conditions si malsaines qu'il en a contracté une surdité partielle 1.Gériu-ijoie épousera Augustine, fille d’Ktienne Parent NOTH K LITTÉlt ATL'KE SOCIALE 303 incurable.L’infirmité ayant continué à s’agraver, il dût, dès 1812, abandonner sa vio active pour les tâches moins épuisantes du fonctionnarisme.Il fut sous-secrétaire d’Etat jusqu’en 1S72 alors qu’il dut prendre sa retraite.Il est mort deux ans plus tard, en 1S74.D’habitude, quand il veut se délasser de ses absorbantes occupations.le fonctionnaire qui a des lettres s’en sert pour faire des vers.Parent, lui, consacra ses loisirs à ce qu’il y a de moins poétique au monde: la philosophie et l’économie sociale.Pour son rôle politique Etienne Parent me paraît mériter mieux que le souvenir un peu brumeux qu'il a laissé.Mais Parent penseur et sociologue ne m’impressionne pas beaucoup.Je sais bien qu’on l’a porté aux nues et qu’Hector Fabre écrivait, à l’occasion de sa mort, en 187-1 cet éloge peu mesuré, cité par Benjamin Suite' dans les notes, décousues à son habitude qu’il a consacrées au directeur du “Canadien”.“Auprès rie nos historiens.disait Fabre, supérieur à eux par la force et l’étendue de son esprit, se place le premier de nos publicistes, Etienne Parent.“Deux œuvres de cet éminent esprit donnent à elles seules une idée exacte do sa grande puissance et de sa haute originalité.Du Prctrc et du Spiritualisme dans leurs rapports avec la Société”; De VIntelligence dans ses rapports une la Société”! Il y a dans ces deux lectures (il s'agit de conférences) le résumé d'une constitution sociale admirable, fondée sur les vues les plus neuves et les plus protondes.C’est là une œuvre digne de la méditation des esprits philosophiques, et dont on ne comprendra que plus tard, lorsque les études et la formation politique seront plus avancées parmi nous, la valeur et la portée”.C’est sans doute parce que l’évolution exigée par Fabre, pour que la transcendance de Parent jmisse être comprise et appréciée ne m’a pas encore atteint que je trouve l’éloge outré, même pour une oraison funèbre.Suite, qui approuve le tout, souligne que l’on a appelé Etienne Parent le I ictor Cousin du Canada, A ce propos, je me souviens d’avoir lu quelque part que Victor Cousin, qui l’ignorait quand il fut nommé professeur, avait appris la philosophie en l’enseignant.Ce qui expliquerait que, n’ayant jamais pris une vue d’ensemble de sa matière, il ait fondé son éclectisme en essayant de concilier toutes les écoles à mesure qu'il les découvrait.Ce qui parait avoir distingué Cousin de nombre d’autres philosophes, peut-être de 1.Mélanges Historiques, 15-16. RK VL K TRIMESTRIELLE C AN A DI EX N K 304 notre Parent en particulier, c'est qu il semble bien avoir effectivement appris ce qu'il enseignait! Mais je m’avance, comme disent les anglais, in deep waters, ce qui est de la dernière imprudence car.philosophiquement parlant .je ne sais pas nager.( "est peut-être pour cela du reste qu' Etienne Parent penseur me laisse plutôt froid.Si cependant mon opinion défavorable se trouvait par hasard fondée, on en pourrait peut-être trouver l'explication dans les fréquentations livresques de Parent.Suite nous dit en effet que, “comme tous les jeunes de son temps, il avait eu le choix pour se former entre de mauvais livres et des livres plus mauvais encore, ("est un fait ajoute-t-il que depuis la conquête jusque vers 183b, nous n avons eu pour tout partage que des livres de 1 école de \ oltaire 1.En 1S3Ü, Parent avait déjà 31 ans.mais il était loin de considérer sa formation comme achevée.Dès que, à partir de 18-12.sa position de greffier d'abord, puis celle de sous-secrétaire d Etat, lui eurent assuré des loisirs, il se mit à dévorer les livres.11 connaissait déjà et il admirait sans réserve Jean-Jacques Rousseau.“Jean-Jacques Rousseau est vrai” écrivait-il avec ferveur dans sa conférence du “Prêtre et du Spiritualisme”.JM plus loin il renchérissait encore! “Émile est vrai!.Parent n’avait pas le sens ou du moins pas le souci des nuances.Pour vous donner une idée de 1 insuffisance de son esprit cri' tique j’ajoute cette autre affirmation catégorique et hyperbolique: “Lamartine est séraphiguement vrai! La France, qui n’a jamais manqué de songe-creux depuis sa grande révolution, en eut une floraison particulièrement abondante dans la première moitié du 19e siècle2.C’était l'époque où, au sortir de l’effroyable cauchemar, même les incrédules cherchaient quelque chose de spirituel à quoi s’accrocher.L’époque où une nouvelle Trinité: le Peuple, la Liberté, et la Religion, recevait les hommages d'une multitude — combien flottante — d adorateurs.L époque où les innombrables inventeurs de systèmes sociaux, les fabricants de constitutions parfaites et de cultes dernier cri cherchaient à s’annexer l’Église.L’époque, et ce trait résume tout, où un Auguste Comte, méditant la fondation de la religion de 1 Humanité dont il 1.Ibid.2.Ce en quoi elle ressemblait ù nombre de pays de nos jours et au Canada français en particulier. NOTRE LITTERATURE SOCIALE 305 serait le grand pontife, déléguait un envoyé extraordinaire, à Rome auprès du général des Jésuites, pour conclure avec lui, un traité d’alliance!1 Déjà on entrevoyait l’aurore de la deuxième république alors qu’Etienne Parent, dans sa lointaine Amérique, lirait avec attendrissement, le récit de la bénédiction d’un arbre de la liberté par quelque vieux curé de France.En attendant il lit tous les socialistes utopistes et nous en nomme plusieurs: les Saint-Simon, les Fournier, les Cabots, les Louis Blanc ce.dernier lui apparaissant comme le plus raisonnable du groupe.Il les reconnaît pour des utopistes et ne manque pas de le dire, son solide bon sens l’ayant immunisé contre leurs pires extravagances.Il a pratiqué aussi, au moins en passant, d’autres auteurs assez mal équilibrés: Bûchez, qui lui fournit sa foi au perfectionnement indéfini de l’humanité et Lamennais, à qui il emprunte, presque mot à mot.l'un de ses titres.Lamennais avait écrit en 1S2G: “De la Religion considérée dans ses rapports avec la Société civile et politique”; Parent donnera en 1S4II: “Du Prêtre et du Spiritualisme dans leurs rapports avec la Société”.Une comparaison attentive des deux auteurs démontrerait je crois que le Directeur de l’Avenir a fourni à notre philosophe canadien, plus que des idées pour les titres de ses conférences.Que Parent aie pu à travers tout cela je ne dis pas conserver — Suite, bien placé pour le savoir nous affirme qu’il l’avait perdue — mais retrouver la foi non seulement sincère et profonde, mais active, agissante,1 semble bien tenir du miracle.Mais sa manière de penser et d'écrire n’en gardera pas moins trace de ses étranges fréquentations.“Le spiritualisme bien entendu, écrira-t-il dans la plus célèbre peut-être de ses conférences, doit conduire le prêtre à diriger le mouvement religieux dans des vues tic progrès social et humanitaire: à considérer même ce progrès comme le but suprême de la religion ici-bas” (Du Prêtre).Il condamne la vie contemplative, cette “meilleure part” dont parle l’Évangile.11 méprise les vertus dites passives, celles du “Sermon sur la Montagne”.Il vante les vertus actives mises à la mode par les Américains.En somme il fait de l’Américanisme avant Mgr Ireland.1.“L’attitude Sociale des Catholiques français au 19e siècle” Abbé Ch.Culeppe, Bloud A Cie, Paris, 1911, tome 1 - p.15.2.C’est toujours Suite qui nous l’affirme. K E V U E TH IM ESTRIEI.L E C A N A D r 10.VXE 300 “Dans le Notre Père affirme-t-il, toutes les constitutions, tous les systèmes socialistes sont là.plus 1 esprit de Dieu .“L’Église, explique-t-il ailleurs, doit-être comme 1 a me de la Société.l'Etat comme le corps, les sens.L’homme politique sera homme de parti, le prêtre sera plutôt national .Puis il continue, de plus en plus emphatique et de moins en moins clair: “Transporté sur un terrain plus avancé l'ut; serti national avant tout, l'autre sera humanitaire, et rattachera ainsi sa nation à l’humanité entière, secondant la tendance du genre humain vers la fraternité universelle”.Cette tendance du genre humain vers la fraternité universelle n’a jamais été très visible et ne brille pas d un éclat particulier de nos jours.Mais après la grande Révolution, où elle s'était manifestée d’une façon.si tranchante, elle a été en France pour beaucoup de cœurs sensibles et de cerveaux instables, une indiscutable évidence et la suprême espérance, bous Finfiuence de ses lectures Parent la voyait aussi clairement que si.sous ses yeux, les survivants du Doric Club et des Fils de la Liberté s’étaient réunis pour fraterniser.Voici maintenant le travail déifié: “L Europe qui chancelait dans la foi antique n’a pas tardé à reconnaître que le Dieu qui paraissait à l’Occident (c’est du travail qu’il s'agit, et offert au monde par les Américains) était le vrai Dieu de l'humanité”.“Ainsi vous voyez Rome, devenue la reine du monde religieux moderne, sous les auspices d'un pontife éclairé, préparer les voies à l’intronisation du nouveau Dieu”.(Du Travail) Et ça continue, ou ça recommence comme ça à n'en plus finir.Deux institutions modernes excitent au plus haut point 1 enthousiasme d'Étienne Parent, à certains moments c’est presque du délire: “La presse, oui la presse sera le trône des puissances de 1 avenir et sur ce trône il n'y a plus que l'intelligence qui puisse venir s'asseoir”.(De l'Intelligence).“Le Maître d’école c'est Prométhée ravissant au ciel un rayon de flamme divine pour en animer sa statue d'argile.” (Du Prêtre) Cette citation nous amène à une autre faiblesse d’Etienne Parent.La culture, comme l'argent, a ses parvenus et qui n attendent pas toujours leur premier million pour se rengorger.,) en demande pardon à sa mémoire et à ses admirateurs, mais Etienne Parent me paraît bien être un de ces parvenus-là! Il a beaucoup lu, beaucoup retenu et mal assimile, b es conférences les plus .disons le mot .VOTRE LITTERATURE SOCIALE 307 prétentieuses: “Du Prêtre et du Spiritualisme dans leurs rapports avec la Société”; “De l’Intelligence dans ses rapports avec la Société;" ces deux conférences, et celle sur le Travail, et celle sur l'Industrie sont du déballage, de l’étalage d'une érudition qui veut se montrer étendue et qui laisse une impression de superficialité.Il nous promène des Indes en Chine, de l’Egypte en Perse, dans la Home et la Grèce antiques.Il nous cite, rarement dans le texte, presque toujours en abrégé ou par interprétation personnelle, les philosophes, les législateurs de tous les pays et de tous les temps.A tout bout de champ il nous dit: voyez l’Égypte, voyez Athènes, voyez Home, et- alors, dans la mesure généralement restreinte où l'on peut comprendre ce qu’il a voulu exactement prouver par cette évocation des anciennes civilisations, on s’aperçoit parfois que les exemples qu’il a choisis peuvent se retourner contre son argumentation.C’est ainsi qu’en voulant glorifier le travail il rappelle la grandeur d’Athènes, de Sparte, de Home.Mais bientôt il est obligé de reconnaître, sans la moindre confusion du reste, que le travail y était avili par l’esclavage.Si je m’attarde, un peu trop peut-être, à la philosotihic d’Etienne Parent c’est, vous vous en rendez compte, parce qu’elle était essentiellement sociale.Ce sont des problèmes de gouvernement de vie sociale (pii le préoccupent, et c’est à ce titre cpie cette partie de son œuvre relève aujourd’hui de notre examen.Comment a-t-il été amené à l’écrire et sous la forme, de la nature exacte qu’elle nous est offerte ?D’une façon qui n'a rien de mystérieux.Elle est la continuation logique de son œuvre antérieure; le prolongement, l’élaboration avec retouches et changements (pie l’expérience et la méditation lui ont montrés nécessaires, des idées qu'il a toujours professées, des principes qu'il a toujours défendus.Seules les conditions de travail nouvelles (pie la vie lui a imposées, l’obligent à modifier la forme sous laquelle sa volonté de servir doit se manifester.Parent était essentiellement un lutteur.Pendant une vingtaine d’années il s’était battu, la plume à la main, vigoureusement et sans relâche, pour la conquête d'une certaine forme de gouvernement qui lui paraissait essentielleau bonheur et à la prospérité de ses compatriotes.Au service de cette cause il a accepté la prison et risqué sa vie.Ses adversaires, les commerçants et les bureaucrates anglais, ne s’embarrassent pas de théories, ni de principes: mais Parent et ses amis basent, par la force des choses, toutes leurs ré- 308 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE clainations sur le principe de liberté inhérent au régime parlementaire anglais.Arrive la constitution de 1841.qui impose une accalmie dans la bataille sans cependant y mettre fin.Avec Lafontaine, Parent, sans ignorer les injustices de la constitution nouvelle, entrevoit le parti qu’il est possible d’en tirer pour l'établissement d’institutions vraiment libres.La lutte va changer de terrain, mais elle s’annonce chaude et difficile, de celles (pie Parent aime et excelle à conduire.Juste à ce moment, après des mois sans doute de résistance et d'angoisse, le vigoureux champion se voit soudain désarmé.Lt ce sont ses meilleurs amis qui lui font comprendre qu'il est devenu impotent et qui, charitablement, pour assurer sa sécurité matérielle, le repoussent de l’atmosphère enfiévrée, enivrante du journalisme de combat, dans le climat stagnant du fonctionnarisme.Parent est dans la force de l'âge et on l'oblige à l’inactivité.Retranché du monde par sa surdité, il observe la mêlée sans pouvoir y prendre part.Mais bientôt il discerne quelque chose qui le désenchante; quelque chose qui, d’ici peu de temps, fera fuir l’arène parlementaire par le grand Lafontaine écœuré.Ce quelque chose c’est la veulerie, la partisanerie et pour un bon nombre, la vénalité des élus du peuple et Parent écrira tristement."Il faut bien le dire.l’esprit de parti, l’intrigue, l’entraînement du moment.font que la moralité, l’honnêteté ne sont pas toujours ce qui distinguent le choix populaire dans les démocraties’’.(De 1 Intelligence).Que va-t-il faire ?Profiter de la quasi retraite qu'on lui a assurée, se faire une petite vie bien tranquille, idéal de tant de gens, à toutes les époques, et abandonner à leur sort les institutions politiques qui sont dans une large mesure son œuvre ?Il ne peut pas s y résigner et dès 1843 il reprend la plume.Pour remplacer les articles presque improvisés de ses années de journalisme, articles qu’il ne peut plus écrire, qu’on ne lui permet plus d’écrire peut-être, il prépare soigneusement des “lectures comme on disait alors, des conférences, comme on dit aujourd’hui où il pointe à ses compatriotes les faiblesses, les tares même des institutions politiques démocratiques, comme il avait dénoncé naguère les injustices de la constitution de 1791.Et comme il avait dit ce qu'il y avait à faire pour rendre cette constitution de 1791 acceptable, il expose les changements (pi'à son avis il faudrait NOTRE LITTÉRATURE SOCIALE 309 apporter au régime démocratique pour le rendre viable et bienfaisant.Parent, après 1842.n’a pas recommencé sa vie, ni son œuvre, il les a continuées.Mais il a voulu en agrandir singulièrement la portée.Avant 1842 il avait travaillé pour les siens, pour son petit peuple canadien-français.Après 1S42 il s’attache à servir l’humanité tout entière.Et son raisonnement implicite est inattaquable: trouvez un système de gouvernement capable de faire le bonheur de tous les peuples, et vous aurez infailliblement un système de gouvernement qui fera le bonheur du vôtre.Ce n’est pas la forme du gouvernement qui compte, remarquoz-le bien, mais les principes sur lesquels il est fondé! 11 loue quelque part Solon d’avoir donné à sa patrie, non pas la meilleure constitution possible mais celle qui lui convenait le mieux.Ht lui-même nous avertit que sa constitution idéale peut s’accommoder de tous les régimes.“Etes-vous pour la monarchie, écrit-il ?elle n’y est pas opposée.Etes-vous pour la démocratie?Ça lui va à merveille.Etes-vous pour l’aristocratie?C’est une vraie aristocratie que je vous offre1” Et cela n’est pas du tout aussi absurde que cela peut paraître ainsi résumé et séparé du contexte.Etienne Parent a condensé le fruit de ses réflexions sur le complexe problème du gouvernement dans deux conférences que j'ai dû plusieurs fois déjà mentionner.La première, prononcée le 17 décembre 1848, a pour titre: Du Prêtre et du Spiritualisme dans leurs rapports avec ta Société.Il y dénonce avec force la séparation absolue de l’Eglise et de l'État.Il y montre avec vigueur les conséquences funestes du parti pris de s’ignorer mutuellement, où se cantonnent l’autorité civile et l’autorité religieuse.Il se défend de vouloir la fusion des deux, ou la domination de l'une par l’autre.Ce qu’il préconise c’est une entente et un respect mutuels.Il raisonne que les maux de la société proviennent de l’ignorance de la loi morale; qu’il n'y a pas de morale sans religion; que le prêtre est le ministre et le porte-parole de la religion et donc qu'il faut admettre le prêtre dans la vie publique, pour qu’il y amène la religion et avec elle la morale.Et il cite une parole de Thiers, qui résume en quelques mots sa longue démonstration : “Je regarde la religion et ses ministres comme les auxiliaires.les sauveurs peut-être de l’ordre social menacé”.(Eu Prêtre).1.“De '.’Intelligence dans scs rapports avec la société”. 310 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Il y aurait un rapprochement curieux à faire1, entre le rôle que Parent trace au Prêtre dans sa société idéale et celui que Gérin-I.ajoie, une quinzaine d’années plus tard, devait faire jouer à son curé Doucet, à Rivardville.On verrait que l’inspiration de Gérin-l.ajoie est assez semblable à celle de Parent pour avoir été inspirée par elle, ou puisée aux mêmes sources.Dans sa conférence sur Y Intelligence dans ses rapports avec la Société Parent nous donne l'exemple le plus curieux que je connaisse d’une conception idéale, abstraite de gouvernement exprimée, comprimée dans de sèches formules juridiques.Il pose eu piincipe “qu’aux intelligences d’élite appartient de droit divin, le gouvernement de la Société”.11 constate ensuite que, pour toutes sortes de causes, l'intelligence n’a jamais eu la chance d’exercer ce droit, et il en déduit que c'est pour cette raison que tout va si mal depuis le commencement des temps.En conséquence il propose un système, un plan de constitution, par lequel la direction des Etats serait infailliblement et irrévocablement confiée aux intelligences supérieures, qui feraient le bonheur de l’humanité.Son acte ou projet de loi ne contient que huit articles la plupart très courts, ce qui semble bien indiquer que son idée lui paraît beaucoup plus simple, plus facile de réalisation, qu'à vous ou à moi.Les premiers articles sont destinés à préparer les esprits d’élite au rôle difficile qu’on leur destine, et c’est une préparation qui n’a rien d’extraordinaire.Je résume forcément des propositions (pie lui même développe longuement dans la seconde partie de son étude.Instruction primaire, gratuite et obligatoire pour tous les enfants, Instruction gratuite aussi aux degrés supérieurs, mais seulement pour les enfants qui en seront jugés dignes par leurs talents et leur bonne conduite.En plus, les bourses aux enfants pauvres pour les aider à poursuivre leurs études.Les étudiants jugés dignes, après examens publics et solennels.seront diplômés suivant le degré d'instruction auquel ils seront parvenus2 et feront partie dès lors de la classe des lettrés.Voici maintenant la clef de tout le système.“Cette classe jouira, entre autres privilèges, de celui d’occuper 1.Du reste, un parallèle entre l'œuvre entière de ces deux auteurs ne manquerait pas d’intérêt.2.C’e qui semblerait indiquer qu’aux yeux d I,tienne Parent on devenait lettré a peu de frais! NOTH K LI TT K H AT l'RE SOCIALE 311 toutes les charges publiques: exécutives, législatives, judiciaires, municipales et le reste”.Au début, en attendant que la classe des lettrés soit constituée, l’exécution de la loi est confiée au pouvoir exécutif existant, mais dès que ses cadres seront suffisamment remplis c'est la classe des lettrés elle-même qui surveillera son propre recrutement.Parent consacre près de trente mille mots à 1 exposé et a la défense de son plan.11 est bien sûr qu il nous est impossible de le suivre aussi longtemps, même s il prend une allure prophétique à une époque comme la nôtre où pour solliciter 1 emploi le plus modeste il faut commencer par produire un diplôme de bachelier.De toute évidence dans l'élaboration de sa constitution idéale, Parent a oublié ou systématiquement ignoré une foule de considérations, dont il suffira de souligner quelques-unes des plus importantes pour montrer trait ce que son projet avait de chimérique.1.—¦ Il n’est pas vrai que dans le passé l’intelligence ait toujours été écartée du pouvoir.2.— Les meneurs d'hommes, les chefs d Etat les plus intelligents ont été très souvent les plus malfaisants.3.—-La science et l’intelligence sont deux choses bien différentes.Un âne — au figuré bien entendu — peut parfaitement être un érudit.4 — La, sélection des compétences après examen et concours est une grande illusion.En conséquence, 5.— Les ignorants diplômés sont proportionnellement presque aussi nombreux que les ignorants non diplômes.Le diplôme est une présomption de science, il n’en est pas la preuve! IL —- lit c’est là l’objection fondamentale, l'intelligence n’est pas quelque chose d'unique, d’uniforme, d’absolu.C’est quelque chose de varié, de multiple et de relatif.Il n’y a pas une intelligence, il y a des intelligences ayant chacune des aptitudes particulières.La science ou le don du gouvernement est quelque chose de tout à fait spécial dont la plus illustre des assemblées de savants pourrait être totalement dépourvue.Confier les destinées d’un pays exclusivement à une classe de lettrés, classe fermée et qui ne tarderait pas à devenir, si même elle ne l’était pas au début, arrogante et exclusive, ce serait à coup sûr écarter du pouvoir certains hommes beaucoup mieux doués pour 1 exercer que la classe des lettrés n en {jouirait fournir.Sans doute il sera’t bien à désirer que tous les ignorants et tous les imbéciles fussent éloignés de la vie publique, mais la 312 Iff K VI E TKIM KSTIÎIE I.LK CAXADIKXXK constitution d'une caste do lettrés n’est pas le moyen d'y parvenir Le problème est, à la vérité, tout à t'ait insoluble.“Voyez la Chine”, disait Parent, qui pensait au mandarinat et qui, la chose est claire, proposait de moderniser si j’ose dire, les institutions publiques de tous les pays, y compris le nôtre.L'exemple est-il utile de le souligner, avait plus de force de son temps qu’il n’en a conservé jusqu’à ce jour.l'n mot en passant sur deux conférences auxquelles nous n'aurons pas le temps de nous arrêter.De VIndustrie comme moyen de conserver notre nationalité.11 y développe la thèse pleine de bon sens que nous devons honorer l'industrie jusque là trop méprisée.Bien avant Barbeau, moins longuement et systématiquement que lui, il y prend “Mesure de notre taille" et trouve que dans le commerce et dans l’industrie, nous n'occupons vraiment pas grand place.Considérations sur notre Système d'éducation.Certainement la plus claire, la plus simple, la plus logique, la plus pratique de toutes celles de ses études qu’il m'a été donné de lire1.11 y consacre quelques lignes à préciser avec beaucoup de bon sens la portée de cette conférence et, sans doute, aussi, de tous ses plans de réforme sociale: “Si quelques parties de cette lecture messieurs, vous paraissaient respirer une idéalité un peu fantastique, vous voudrez bien remarquer que je ne prétends pas que tout soit réalisable dans ce que je dis, comme je le dis et dans le temps que je le dis.L’on pourrait me taxer d’extravagance si je prétendais que l’état social auquel j’aspire, fût susceptible d’une réalisation immédiate et complète".En présence d’une pareille candeur et d’une telle sincérité, on sc surprend à se demander s'il est permis de critiquer trop sévèrement l’auteur du Prêtre et de Vintelligence.Étienne Parent a, un beau jour, découvert l’économie politique et, je le dis sans moquerie, il est resté ébloui de sa découverte.( "était en 1840.Le 18 novembre île la même année il se présentait devant son fidèle auditoire de l'Institut Canadien où se pressaient nombre de jeunes gens et il s'attachait à les convaincre de la nécessité pour tout le monde sans exception, de pratiquer Adam Smith et Joan- 1.On v t rouvera des détails sur la représentation ranudienne-früM.aiM dans le Service 'dvd du temps, qui pourraient faire paraît re not re situation actuelle t rès b ridante! NOT H K LITTKRATL'RK SOCIAI.K 313 Baptiste Say, qu'il appelle les oracles de h science nouvelle.“Soyez économistes éclairés” disait-il à ses jeunes auditeurs.Conseil excellent mais difficile à suivre, surtout de nos jours où la multiplicité des théories, sans compter leurs faiblesses et leurs contradictions, rend le choix bien difficile.Il serait bien inutile de chercher dans cette conférence sur Y Importance de l'étude de l'économie politique, un exposé logique, lucide, cohérent de la science économique; il ne s’y trouve pas, non plus que dans une autre conférence sur le Travail qui vient, je ne dis pas compléter celle-ci, mais y ajouter.En revanche on rencontre dans ces deux études, et dans une troisième sur Y Industrie, de même que da ns quelques pages sur Y Education, certaines idées plus ou moins précises et plus ou moins élaborées dont il faut bien choisir quelques-unes des plus importantes pour prendre une vue, tant soit peu complète, d'Etienne Parent économiste et sociologue.Parent était libro-échangiste.La lutte triomphante menée par Cobden et ses amis contre les Corn Laws, ou impôts douaniers sur les grains, Pavait enthousiasmé.Suivant son habitude de voir grand et de viser haut, il nous montre le libre échange, instrument de rapprochement entre les peuples, eff tçant les causes de guerre, créant la prospérité générale et la fraternité universelle.Avec moins d’emballement, et une belle prévoyance il signale que l'abandon du protectionnisme par la Grande-Bretagne, va avoir comme conséquence logique la conquête par le Canada de son autonomie commerciale.Comme beaucoup d’autres économistes il lui arrive de prôner avec la même conviction des idées contradictoires.Il regrettera par exemple que chez les Canadiens français trop souvent des fortunes accumulées par les pères dans le commerce et.dans l'industrie soient stérilisées ou gaspillées par les entants, et il demandera que les lois viennent favoriser la constitution d’entreprises familiales qui se transmettront d’une génération à l’autre.Ce qui ne l’empêchera pas de réclamer ailleurs avec insistance l’impôt progressif sur les successions pour éviter de perpétuer par hérédité la richesse dans certaines classes de la société.On le verra encore tour à tour condamner l'aristocratie classe d'oisifs par excellence, puis la vanter d’avoir été à travers les âges un facteur de stabilité dans les institutions publiques.Son admiration extrême pour Adam Smith et pour J.-B.Say 1! K VU E TIUMESTIUEI.LE < ' A \ A DI EN X E 314 nous révèle qu’il est.un libéral en économie politique, mais la fréquentation clos socialistes utopistes na pas manque de troubler assez sérieusement la limpidité de ses principes.Il se défend de l’accusation de communisme que, parait-il, on portait (déjà) contre lui flans l'intimité; mais on comprend que certaines fie ses expressions, de ses tournures de phrases, aient paru assez troublantes a quelques-uns au moins de ses contemporains.“I.n volonté de Dieu, écrira-t-il (tout comme s’il la connaissait aussi bien qu'un catholique de gauche en 19*50 !) la volonté do Dieu est.que les bonnes choses soient, partagées fraternellement entre les hommes”.Qu encore: “Tous naissent égaux et les inégalités sociales ne doivent être que le résultat des mérites de chacun”.Ou bien ceci: “Tous ont un droit égal aux avantages de la société”.Kt enfin, axiome fondamental du socialisme: “( hncun a droit aux fruits de son travail .Toutes propositions qui peuvent renfermer une part plus ou moins importante de vérité suivant h* sens et la portée qu on lcui donne, mais qui n'en sont pas moins d'authentique origine révolutionnaire, et (pii prêtent aux réclamations les moins justifiées et les plus dangereuses.Mais ce qui sépare radicalement Étienne Parent des socialistes de tous les temps c'est, son enthousiasme, son idolâtrie pour le travail, dont je vous ai donné un exemple tantôt.Surprenant chez un homme ordinaire, ce sentiment pousse a de telles extiem'tés devient absolument anormal chez un fonctionnaire.De nos jours, il suffirait à faire considérer 1.tienne Parent comme un ennemi personnel par l’immense armée des gens de toutes classes poui qui, dans un emploi, ce n'est pas le travail qui importe mais le salaire.Quoi qu’il en puisse être de l’exagération de la forme littéraire qu'il lui est arrivé de lui donner, l’amour du travail à été chez Étienne Parent, l’un des plus beaux traits, dans un caractère qui en comptait beaucoup.Obligé par probité professionelle de réduire à ce qui me paraît être de plus justes mesures 1 importance de sa contribution à notre littérature sociale, je veux terminer en vous citant une phrase, un mot d’ordre de lui qui prend toute sa force, toute sa valeur dans l’exemple de sa noble vie: “Messieurs, travaillons, il n’y a que le travud qui régénère les peuples”.Arthur Saint-Pierre. REVUE DES LIVRES INSTALLATIONS ÊLECTIilQl ES .1 HAUTE ET BASSE TENSION Production, transport et distribution de l'énergie électrique par A.Mauduit Professeur honoraire à la faculté des sciences de Xancy, Directeur honoraire de l’école nationale supérieure d’électricité et de mécanique de Xancy.Tonie I.— éd.1949 VI11-444 pages OJo” x 9} h"> avec 137 figures.Relié 2.450 fr.Paris, Dunod, 92, rue Bonaparte.Cette nouvelle édition entièrement mise à jour et profondément complétée comprend deux volumes, dont le second paraîtra prochainement.I.e premier tome comporte cinq chapitres.Le chapitre I traite d'abord d'un certain nombre de généralités fondamentales: systèmes d’unités et notamment système (linrgi, en instance d’adoption internationale; notions fondamentales de l’électrostatique; modes d’essais à haute tension du matériel et des machines.Il comporte ensuite l’étude des diélectriques ou isolants, gazeux, liquides et solides.Le chapitre 11 est consacré aux Câbles souterrains à haute tension, unipolaires et tripolaires, des divers types modernes.Il met en lumière leurs conditions de fabrication, d’essais et d’utilisation, la mesure et le calcul de leurs constantes électriques et magnétiques.Le chapitre 111 traite des propriétés électriques et magnétiques îles lignes aériennes: capacités multiples; charges, courants et potentiels résiduels; influences électriques entre lignes, etc.Le chapitre IV, “Hutcntids, dangers et chutes tie tension”, comprend l’étude des effets physiologiques des courants électriques, puis la détermination des potentiels et ties dangers d’électroeution et d’incendie, et se termine pat le calcul de la chute de tension dans les divers types de lignes.Le chapitre V concerne les défauts dans les réseaux; il explique successivement l'exécution et les propriétés des mises à la terre, la théorie des composants symétriques des réseaux déséquilibrés, le calcul des courants de court-circuit triphasés et monophasés, etc.Il si- termine par l’étude do la résonance dans les circuits comportant des inductances saturables, avec application de cette théorie aux surtensions susceptibles île se développer dans les réseaux comprenant une bobine d'excitation et enfin par l’examen des dangers résultant d’un contact accidentel entre haute et basse tension.Le premier tome sera complété par un second volume d'un développement important, qui comprendra l’étude de l’appareillage et notamment des interrupteurs modernes, de la protection des réseaux contre les surintensités et les surtensions, de l’exécution mécanique des postes et des lignes de transport et de distribution, etc. 31G K K VU K TRIMESTRIELLE CANADIENNE L’ouvrage est particulièrement destiné aux élèves ingénieurs et aux étudiants des Facultés; il s’adresse également à tout ingénieur désirant avoir des vues claires et profondes sur l’éleetrotechnique moderne.L.4 PIERRE.MA T fi R IA I ' DE PASSÉ ET DE EAVES IP Par M.Pierre Xoëi., Ingénieur E.T.P.Président Adjoint de la Chambre d’Apprentissage de la Maçonnerie 1 vol., éd.1949, 112 pages 5} \ " x S1 •>" avec 74 fig.broché 250 fr.(poste 350 fr.) Paris Institut technique du Bâtiment et des Travaux publics, 28, boul.Raspail.Dans la préface.Monsieur Pierre Paquet, Inspecteur Général des Monuments Historiques, souligne que le métier de tailleur de pierre est parmi les métiers manuels un des plus nobles et des plus beaux, mais qu’il a été abandonné peu à peu depuis la guerre de 1914-1918.Il indique dans le présent ouvrage que M.Pierre Noël avec toute l’autorité que lui donne son expérience de constructeur, s’attache à faire revivre ce métier.Après quelques mots sur l’origine de la pierre, les carrières et le procédé général d’extraction, M.Xoel fait, un peu d’histoire sur les carrières, l’utilisation des souteirains pour l’habitat et même le culte, puis dresse un tableau es carrières de France utilisées jusqu’au XVfe siècle avec les emplois remarquables faits de leurs produits.Il nous renseigne sur les procédés de transport cpii étaient utilisés, sur les termes employés pour la désignation des pierres et enfin sur le nombre de carrières exploitées en 1SS9.Passant ensuite à l’emploi de la pierre, l’auteur en étudie la taille et les procédés et outils utilisés dans l’antiquité puis â dater de l’ère chrétienne; il montre la perfection à laquelle cet art est arrivé au moyen âge.Les moyens de mise en œuvre font l’objet d’un intéressant historique montrant les procédés utilisés par les Égyptiens pour dresser leurs colossaux ouvrages et réaliser les constructions voûtées, puis par les Romains et les constructeurs du moyen âge.D’intéressants renseignements sont donnés sur les méthodes de travail et l’organisation de la corporation depuis l’antiquité, sur les modes de rémunération et sur le travail à la tâche traduit par l'apposition de marques de tâcherons que l'on retrouve dans de nombreuses constructions dont une liste est donnée.Un chapitre consacré aux hommes de la pierre, rappelle les noms et les œuvres de nos bâtisseurs, de nos appareilleurs et tailleurs de pierre du Xle au XIXe siècle.Il est suivi d’une intéressante étude sur le compagnonnage.Enfin, M.Xoel montre que la pierre reste un des matériaux de l’avenir et que pour les jeunes gens le métier de tailleurs de pierre-appareilleur est un des plus séduisants et des plus vivants. UHVn; DES I.IVHES .317 TRAITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE DES ENCRES AGES pur G.Hen-riot, Ingénieur A.et M.ancien chef d'atelier à la Société anonyme des: engre" nages, Citroen Directeur-adjoint de la Société d'études de l'industrie de l’en grenage.Préface de K.Schweicii Ingénieur K.C.P., président de la Chambre syndicale des fabricants d'engrenages.Président de la Société d’études de l'industrie de l’engrenage.Tome I — Théorie et technologie.1 vol.éd.1949 VII1-350 pages Otj" x 9U" avec 300 figures et 4 dépliants.Relié.1.950 fr.Tome II.— Etude complète du matériel Sous presse.Paris, Dunod.Au bureau d’études comme h l’atelier, ingénieurs et techniciens ont besoin d’un ouvrage leur donnant à la fois des renseignements théoriques et pratiques sur les engrenages.L’expérience de l’auteur, ses connaissances, la documentation française et étrangère que ses fonctions mêmes lui permett( lit de tenir à jour et d’exploiter, lui ont donné la possibilité de répondre de la façon la plus complète à cette nécessité.Des questions primordiales, telles que les corrections de dentures et les calculs modernes do résistance, sont traitées à fond et avec le maximum d’exemples numériques pour en faciliter la compréhension.Pour les: ingénieurs et techniciens spécialisés en la matière et pour tous ceux qui.quelle que soit leur activité, sont amenés h utilise! les engrenages, cet ouvrage, dont le second tome sera prochainement publié, constitue un guide pratique et précieux.CHAUFFAGE ET RAFRAICHISSEMENT COMlilNÉS DES H AH ! TATIONS par C.Boileai: Ancien ingénieur et directeur de Sociétés d’électricité, Lauréat de l'Académie des Sciences.1 vol.2e éd.1949 VI-202 pages 51 x SJ avec 33 figures.Broché fiât) fr.Paris, Dunod.L’auteur expose une technique d’avenir dont l'application permet le conditionnement et la climatisation des locaux au moyen d’une installation unique.Depuis la première édition, il a adapté ses procédés aux exigent es variées d’une clientèle à la recherche d'un confort de plus en plus grand et cette nouvelle édition contient les éléments destinés à guider cette clientèle, au moyen de comparaisons chiffrées, entre les procédés actuellement en application.Les architectes, les urbanistes, les ingénieurs des secteurs électriques, les constructeurs et les installateurs de chauffage central et de machines frigorifiques seront intéressés par cet ouvrage qui leur permettra d'utiliser les vastes possibilités de cette nouvelle technique.CONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES RIVÉES ET SOUDÉES par G.Kie-.vert Tome I.— Produits sidérurgiques de construction — Organes de liaison — Assemblages types.1 vol.éd.1949, 164 pages ti” x 9” broché 860 frs. K'K Vi l; TKIMKSTP I KI.I.H C AXADIKXX K 31 S 17-1 figures.Tome II.— Les éléments de la charpente - joint - Assemblages Appuis — 1 vol.éd.1919, 232 pages, (i1 ¦>" x 10, 320 fig”.broché 990 1rs Collection l’Ingénieur des Travaux Publics et du Bâtiment Paris, Editions Lyrolles, til Boulevard Saint-Germain Paris 5e.L'expérience montre que les difficultés éprouvées par le projeteur de constructeurs métalliques débutant, sont toujours les mêmes et qu’elles proviennent des mêmes laeum s: connaissance insuffisante de la matière d’une part; des organes de liaison d’autre part.Ces difficultés se sont accrues é '3 l’introduction de la soudure comme moyen d’assemblage.lin effet, l’exécution d’un joint soudé est un véritable travail de métallurgie (pii soulève des problèmes techniques délicats et nécessite une connaissance plus approfondie de la matière.Ces considérations ont conduit l’auteur à t raiter avec un soin tout particulier et d’une façon t rès complète les questions relatives d’une part à l.a matière, d’autre part à la soudure elle-même dont les conditions de réalisation, la forme et l’emplacement dans la charpente sont d’une importance capitale pour la qualité de l'ouvrage.La réalisation, l’emploi et les conditions de travail des anciens organes de liaison, toujours couramment utilisés, ont été également étudiés très complètement, et l’auteur s’est efforcé notamment de mettre clairement en lumière leur rôle de transmission des efforts.Toutes les règles théoriques et pratiques de calcul relatives à la détermination des différents éléments de la charpente rivée et soudée et à l’étude de leurs assemblages sont exposées dans un ordre aussi rationnel que possible.Ces règles sont assorties d’applications numériques destinées à en faciliter la compréhension et à éviter les erreurs d’interprétation que l’on relève si fréquemment chez le projeteur débutant.La connaissance de cet ouvrage permettra de résoudre tous les problèmes courants de constructions métalliques et d’aborder sans difficultés l’étude des grands ensembles de charpentes.ÉLÉMENTS I)E CONSTRICT ION .1 LT SAGE DE L’INGÉNIEUR par IL Prudhomme Professeur de construction L.X.A.M.Aix-en-Provence A.-L.Tolhaxcheau Professeur de constructions L.X.A.M.et L.X.S.L.T.Paris Tome III.éd.1949 Organe de transmission du mouvement circulaire (1ère partie).'VIII—156 pages G" x 9.I2,, 208 figures.Broché 320 fr.Bibliothèque de l’enseignement technique (Cycle de l’Ingénieur) Paris Vie Dunod.Ce tome étudie en détail la transmission du mouvement circulaire d’un arbre à un autre arbre sensiblement aligné avec le premier.Les arbres divers, paliers à glissement et à roulement, supports de paliers, accouplements et embrayages sont l’objet d’une étude approfondie.Les formes, les dimensions, la nature des 3 REVl'E DES LIVRE.' 319 matériaux, les cas d’emploi, les sujétions de montage, d’usinage et d’entretien sont définis rationnellement d’après les fonctions mécaniques i\ réaliser.T,es formules permettant d’obtenir un contrôle suffisamment précis du régime de graissage des paliers sont données, ainsi que le mode de détermination des roulements.Des tableaux facilitant les calculs d’avant-projet sont inclus dans le texte ou en annexe.S'ajoutant à de nombreux schémas ou croquis simplifiés, des ensembles complets permettent au lecteur (h - se familiariser avec les réalisations industrielles modernes.TRAITÉ DE MÉCANIQUE GÉXÉRALE ET APPLIQUÉE d’après les programmes des K coles nationales d'arts et métiers, par A.Tio.vot Professeur aux Keoles nationales d'arts et métiers.P.Ciullon Professeur à l’école d’arts et métiers de Paris.Préface de J.Fieux Ancien président de la Société des Ingénieurs civils de France.Tome I.Mécanique générale des systèmes matériels.Kxjxjsé des théorèmes fondamentaux.1 vol.19-19 .\-502 pages U1 j ”x9' / avec 358 figures.Broché 1,440 f r.Bibliothèque de l’enseignement technique (Cycle de l’Ingénieur) Paris, Dunod.Cet important traité de mécanique générale et appliquée — en cinq volumes - est un ouvrage de culture générale plutôt que de spécialisation; il a pour but d’enseigner les principes, de préciser les hypothèses, d’exposer les théories et d’en interpréter les conclusions, avec le souci constant de faire apparaître une doctrine et une méthode.Ce premier volume contient l’exposé des principes, la démonstration des théorèmes fondamentaux et leurs modalités d'interprétation et d’application.Les auteurs mettent en lumière le caractère physique des phénomènes mécaniques, s’éloignant en cela des méthodes classiques de la mécanique rationnelle.Toutefois, la dernière partie du livre est consacrée à l’étude des principes de la Mécanique rationnelle par la théorie vectorielle.Le lecteur pourra ainsi, suivant la nature de sa formation, utiliser la méthode qu’il jugera la mieux appropriée à son orientation scientifique.Cet ouvrage est destiné en particulier aux élèves des écoles nationales d’Arts et Métiers; il sera également très utile aux ingénieurs et techniciens et concourra à donner aux élèves des grandes Ecoles et aux étudiants des Facultés le moyen d’acquérir le “sens mécanique”.P RO f JA DES GEXERAUX DE f'ONSTRl’CT IOX par le Général Fromext du cadre de réserve Ancien élève de l’Ecole polytechnique.Ancien chef de la Section technique du Génie.Professeur à l’Ecole Spéciale des Travaux Publics.Tonte I.— Reconnaissance du sous-sol.— Sondages.-— Terrassements.— Dragages.— Travaux souterrains.1 vol.éd.1949 490 pages 6}•>" x 9•/1,, 285 figures.Broché 2.300 fr.Tome II.— Mécanique du sol.— Fonda- 320 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE tions.1 vol.6d.194!) 314 pages fi,/ x \ ', 277 figures.Broché 1.600 fr.Collection l’Ingénieur des Travaux Publics et du Bâtiment.Editions Eyrolles, 61, Boulevard Saint-Germain, Paris Ve.Cet ouvrage renferme: — Les principes et les règles d'exécution à _ " _ r sur un chantier de travaux ' "es de quelque nature que ce soit et aussi sur un chantier important du bâtiment; — Les caractéristiques essentielles et les schémas des matériels employés sur lesdits chantiers, avec des indications sur le fonctionnent nt, le rendement et l’utilisation de ces matériels.Il est le résultat d’une refonte complète des cours précédents de l’École spéciale des Travaux publics, effectuée après consultation des cours similaires des grandes Écoles techniques et en s’efforçant de tenir compte de tous les progrès, y compris les plus récents, de la technique moderne, notamment en matière de prospection géophysique du sol, d’abatage et de remblayage hydrauliques, de battage des pieux, d’emploi des explosifs, y compris des notions sur les charges creases, du percement des souterrains, à pleine section, en terrain rocheux, avec utilisation d'engins mécaniques à grand rendement, de procédés de forage (forage thermique, en particulier) ainsi que d’application des données de la mécanique du sol pour l’étude des procédés de fondation.Il se caractérise, d'autre part, par une innovation relative à l’introduction des notions indispensables qu’un ingénieur des travaux publies et du bâtiment ou un conducteur de travaux doivent posséder sur la normalisation et sur la prévention des accidents du travail.CALCUL ET CONSTRUCTION UE MACHINES ÉLECTRIQUES par Marcel Mathieu.Bibliothécaire de l'École Supérieure d’Electricité, Conférencier à l’École Supérieure d’Électricité, Professeur à l’Ecole Spéciale des Travaux Publics.1 vol.cd.1949, 636 pages, (>" x 9" 45 figures.Broché 1.9S0 fr.Paris, Éditions Eyrolles, 61, boulevard Saint-Germain, Paris V.Cet ouvrage est un cours destiné â initier les élèves ingénieurs au métier spécial de calculateur et de constructeur de machines électriques, g.L’auteur a eu, en outre, le souci de rédiger un cours accessible à tous ceux qui, n’ayant pus fait d’études spéciales d’ingénieur-électricicn, veulent étudier seuls le calcul des machines électriques.Pour chaque question, on trouve dans cet ouvrage au moins une méthode et quelques aperças d’autres méthodes utilisées dans l’industrie.Les noms des différents auteurs sont toujours indiqués.Les défauts de rigueur théorique des procédés signalés sont clairement exposés, afin que l’étudiant ne se trouve pas surpris lorsqu’il sera plas Uird en présence d’un autre procédé de calcul.5 5602 IiK VU K DKS I.IVRK 321 Ln appliquant les règles données, on arrive à déterminer une machine aucsi convenablement qu’il est possible.L’ouvrage comprend neuf parties.Dans la première partie, les matériaux de la construction électrique sont passés en revue.La seconde partie est consacrée aux principaux organes des machines électriques.La troisième partie traite les machines ù courant continu et les conditions de refroidissement des machines tournantes en général.Les transformateurs, bobines d’inductance et condensateurs sont étudiés dans la quatrième partie.La cinquième partie contient l’étude des machines synchrones et quelques notions sur le fonctionnement en régime déséquilibré et la détermination des compensateurs synchrones.Les machines asynchrones font l'objet de la sixième partie.La septième partie s’occupe de quelques machines spéciales dont le choix a surtout une raison pédagogique, comme, par exemple, les dynamos unipolaires et les permutât rices.Knfin, la huitième partie est une application de la Résistance des Matériaux aux organes des machines électriques.La neuvième et dernière partie est une série de tableaux donnant les caractéristiques numériques de machines réellement construites.Kn résumé, cet ouvrage est un manuel pratique, où l’outil mathématique est utilisé sans extravagance, et qui montre que le métier de calculateur de machines électriques est un art que l’on acquiert par une longue et patiente pratique industrielle, ce qui ne peut pas se résumer en une série de formules algébriques.Cet un livre original où l’auteur a essayé de fixer son expérience personnelle d'ingénieur et de professeur.Il sera utile à tous les ingénieursde calcul de machines électriques."L'l XDËPEXD; \X('E DI CAXADA” par monsieur le chanoine Lionel Groül.x 1 vol.éd.1949, 5?.," x S]'>" pages, broché S1.50.Montréal, Action Nationale (422 est, nie Notre-Dame).Un nouveau livre du chanoine Lionel Groulx, président de l'Institut d’Histoire de l'Amérique française, vient de paraître aux éditions de l’Action Nationale, ("est L’IXDftPEXDAXI’E DE CAXADA, un joli volume, maintenant en vente dans les principales librairies.On a beaucoup parlé de l’indépendance canadienne, depuis quelques mois, dans la capitale fédérale.Les récents amendements à la constitution canadienne auraient fait, nous dit-on, un peuple souverain. 322 KKW K TRIM ES TR IK LL K C A X A I> 1 MX X K Le chanoine Ci rouis examine en historien l’ensemble du problème.Serions-nous enfin devenus un peuple indè pendattt ,* se demande-t-il.Il raconte toutes les tentatives passées, les rêves de liberté totale (pii animèrent plusieurs générations au 19e siècle.Puis il pose les conditions de l’indépendance canadienne.Sera-t-on entièrement d’accord avec l’auteur?De toutes manières, on aura profit à connaître cette pensée vigoureuse, tris personnelle, rédigée dans un style musclé qui abonde en formules et en remarques profondes.Y.I V.JI RILEEMROEK 19JS-W4S (Livre .Jubilaire consacré à la Technique Portuaire) 1 vol.éd.1949, 375 pages, 9” x 10)", papier simili-couchë, broché, dos à lettre d’or couverture et partie publicitaire en couleurs, comprenant 52 études en langues néerlandaise, française ou anglaise avec un total de 350 clichés Kdité par "Vlaamse Ingenieursvereniging”, Torenge-bomv VIII.Marché aux Souliers 31, Anvers (Belgique).Prix: Frs.500, Ce Livre Jubilaire V.I.V.comprend les communications présentées au Premier Congrès International de Technique Portuaire, qui a eu lieu à Anvers du 16 au 19 juin 1949.Il contient de précieux renseignements pour tous ceux qui s'intéressent fi l’outillage aussi bien qu'à l’administration générale des Ports.— Les ingénieurs surtout y trouveront une documentation bien au point sur les techniques modernes utilisées dans les grands Ports européens.TRAITÉ TllÉORlQCE ET PRATIQCE DES USURES ACES par G.Hf.n-kiot, Ingénieur A.et M.ancien chef d’atelier fi l.a Société anonyme des engrenages Citroen, Directeur-adjoint de la Société d’études île l’industrie de l’engrenage.Préface de R.Schweich, Ingénieur L.C.P., président de la Chambre syndicale des fabricants d’engrenages, Président de la Société d’études de l’industrie de l’engrenage.Tome IL Lttide complète du matériel.1 vol.éd.1950 VII1-330 pages fi1x 9G", avec 405 figures et 3 dépliants.Relié 1.700 fr.Paris (Vie) Dunod.Au bureau d’études comme fi l’atelier, ingénieurs et techniciens ont besoin d’un ouvrage leur donnant fi la fois des renseignements théoriques et pratiques sur les engrenages.L’expérience de l’auteur, ses connaissances, la documentation française et étrangère que ses fonctions memes lui permettent de tenii fi jour et d’exploiter, lui ont donné la possibilité de répondre de la façon la plus complète UE VL'K DES LIVRE: 323 à petto nécessité.Des questions primordiales, telles que les corrections de dentures et les calculs modernes de résistance, sont traitées à fond et avec le maximum d’exemples numériques pour en faciliter la compréhension.Mais cette partie théorique n’aurait pas sufii; aussi le second tome traite-t-il d’une façon concrète et complète du matériel d’élaboration des engrenages à la fois attirant et mal connu.Les machines et appareils ultra-modernes sont décrits avec le maximum de clarté; à côté de très belles photographies figurent dans tous les cas les chaînes cinéma tiques complètes qui permettent seules de comprendre complètement le fonctionnement de ces machines.Pour les ingénieurs et techniciens spécialisés en la matière et pour ceux qui, quelle que soit leur activité, sont amenés à utiliser les engrenages, cet ouvrage constitue un guide pratique et précieux.LEXIQUE T ECU XI QU K FR A XCA IS-A SGLA IS ET AXCLA IS-FRAN- CA IS CONCERNA X T LE MATÉRIEL l)E TRAVAUX IT DUCS.1 vol.éd.1949, 5?i" x 1S4 pages, relié 700 fr.(frais de poste 35 fr.) Paris, Institut technique du Bâtiment et des Travaux publics (28, boni.Raspail).De nombreux chantiers de travaux publics ont été ouverts ces dernières années en France et dans l’Union Française pour lesquels les entreprises ont dû compléter ou reconstituer leur parc de matériel.Fn attendant la reprise des fabrications françaises et leur modernisation, les entreprises ont dû souvent acquérir du matériel de fabrication anglo-saxonne.La consultation des catalogues, la commande du matériel et tics pièces de rechange, l’emploi, l’entretien et la réparation de ce matériel exigent la connaissance d’un vocabulaire technique qui ne se rencontre généralement pas dans les dictionnaires bilingues d’usage courant; il n’existe pas non plus de dictionnaire technique, ù jour, spécialisé en cette matière.C’est pour combler cette lacune que l'Institut Technique du Bâtiment et des Travaux Publies a préparé, à la demande de la Fédération Nationale des Travaux Publics, un lexique des termes techniques français, anglais et américains se rq>-portant au matériel de Travaux Publics.L’appréciation des caractéristiques d’un matériel: dimensions, rendement, consommation, ne peut se faire pratiquement pour l’usager que moyennant conversion dans le système d’unités qui lui est familier des chiffres donnés dans un autre système d’unités; des tables de conversion développées complètent le lexique proprement dit et permettent, en limitant les calculs au minimum, de passer commodément des unités anglo-saxonnes au système métrique et inversement; ces tables se rapportent aux unités fondamentales de dimensions, poids et température et â quelques unités dérivées. 321 REVIT.TRIMESTRIELLE ( ' A N' A DIE X N' E MOZART SUR IjE DISQUE [Tir Jean-Mario Gabourv 1 brochure, 6tl.1949, 41 x 96 pages, brochée S0.60 (par la poste SO.05) en vente partout, et chez Rides, Montréal (25 est, rue Saint-Jacques).L'auteur rie cette plaquette, Jean-Marie Gabourv, est un critique musical averti dont M.Wilfrid Pelletier lui-même, chef d'orchestre au Metropolitan Opera de Xew York, a fait à l'occasion de grands éloges.A la suite il articles sur quelques enregistrements, parus dans Droxpcrn, mensuel artistique, les Compagnies Victor et Columbia se sont empressées de lui faire le service de leurs disques; éloquent témoignage de la compétence de l’auteur comme critique musical.Mozart sur U rlisqiti est -tins doute quelque chose d’unique on librairie, du moins en langue française.Il se présente comme le volume ideal pout 1 audition musicale; disques, programme radiophonique concert, etc.Après une courte biographie de Mozart, l’auteur esquisse une étude de la musique du Maître, étude substantielle d'un critique érudit |suir qui l’œuvre entière de Mozart est devenue familière, étude approfondie, assimilée, aux aspects neufs et révélateurs.Lu troisième partie, on trouve une analyse critique des meilleurs enregistrements des œuvres de Mozart.I,'auteur s'y montre un véritable spécialiste du disque.Rien ne lui échappe.Lntrc deux enregistrements d’égale valeur, semble-t-il, il relève, dans une phrase concise et pleine, 1 incontestable supériorité, pur exemple d’un enregistrement de Sir Thomas Beeeham, “l’interprète général”.Dans tous ses achats de disque, on ne saurait se fier à un guide plus sûr.Knfin, les dernières pages du volume offrent une liste complète des disques, avec tous les renseignements techniques, des œuvres de Mozart, édités chez Victor et Columbia.J.S’c DU El.ET IX - SESSIOX 1 vol.éd.1919, l" x 10'ç", 900 pages 356 fig.et planches, relié 3.500 fr.(port en sus) Association technique, maritime et a ronautique 1, Bd.Haussmann, Paris, lai.06,80.Le Bulletin no 48 de l’Association Technique Maritime et Aéronautique, ouvrage d’une très haute valeur scientifique et industrielle, reproduit le texte complet des 34 mémoires présentés par d’éminents techniciens à la Session tenue par l’Association Technique Maritime et Aéronautique en Juin 1949.Il donne également le texte des intéressantes discussions qui ont suivi l’expos de ces mémoires.t Ce volume, renferme en outie, un répertoire analytique des 940 mémoires publiés depuis la fondation de l’Association en 1SSS.Il comporte enfin l’allocution qui a été prononcée par le Président lors de l’ouverture de la Session et qui résumé les principaux événements survenus au cours de la période Mai 1918 — Juin 1949, dans les domaines techniques de la Marine Militaire, de la Marine Marchande et de l’Aéronautique.Les personnes qualifiées peuvent demander leur admission comme Membres de l’Association moyennant le paiement d’une cotisation annuelle de 800 fr.les Membres reçoivent gratuitement le Bulletin de l’année correspondante. H K VL' K DES U VUES 325 “LES ACIERS FINS ET SPÉCIAUX FRANÇAIS" 1 vol.éd.19-49, 312 pages, 0" x 93.," broché 770 fr.Paris (12, Rue Madrid), Chambre Syndicale des Producteurs d’Aciers Fins et Spéciaux Français.L’un des buts recherchés était de fournir, en guère plus de 300 pages, l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur les aciers spéciaux français, leur gamme de production très poussée et parmi les très rares au monde à être complète.De plus c'est un problème de première importance pour les utilisateurs que d’être bien au courant des aciéries qui produisent les différents aciers, de savoir comment leur passer commande et de ne pas tomber dans l’un des deux travers qui consistent: — soit de prendre un acier médiocre en ne considérant que l’économie immédiate qu’il procure.— soit de chercher l’acier aux caractéristiques les plus poussées alors qu’un autre moins cher aurait pu suffire à faire face aux desirerata du consommateur.Dans une période d'âpre concurrence, ces fautes peuvent coûter très cher à qui les commet.Enfin la classification symbolique rationnelle, qui est à la base de l’ouvrage, devrait faciliter les contacts techniques entre producteurs et utilisateurs et tendre ù limiter les surprises ou malentendus, qui sont souvent le résultat d’une ignorance respective des besoins et possibilités techniques ou encore d'une impuissance à définir clairement.Or, les conséquences s’avèrent souvent extrêmement graves, soit lors d’une première commande, soit pour des consommateurs lointains.Telles sont quelques unes des raisons, qui, en dehors de la présentation exceptionnellement moderne et pratique du volume, incitent à en recommander l’achat.ÉLÉMENTS DE CALCUL TENSORIEL par André Lichxerowicz 1 vol.éd.1950, 216 pages 4'L." x 6J •’ broché 180 fr.Collection no 259.Librairie Armand Colin, 103, Boulevard Saint-Michel, Paris Ve.Les méthodes tensorielles jouent un rôle de plus en plus important dans les différents domaines de la science et de la technique.Les Eléments de calcul ten-soricl que nous donne M.A.Lichnerowicz, professeur à la Faculté des Sciences do l’Université de Paris, se présentent donc comme une introduction nécessaire aux grandes théories de la physique et de la technique modernes.Conçu sur un plan simple, l’ouvrage comprend une première partie théorique, que l’auteur a voulue ù la fois élémentaire et rigoureuse.Elle présente l’Algèbre tensorielle dans sa perspective véritable, comme le couronnement naturel de l’Algèbre vectorielle, et elle donne sur l’Analyse tensorielle des renseignements complets, aussi bien pour l’espace ordinaire rapporté â des coordonnées curvilignes que pour les espaces riemanniens.La deuxième partie de l’ouvrage est consacrée aux applications les plus importantes, notamment à la dynamique classique des systèmes et des milieux con- R K YU K TRIM EST R T ELLE C AN' ADIKN'N K 320 tin us, à l’électrodynamique et à la théorie de la relativité restreinte, à la théorie relativiste de la gravitation.Ce petit livre, clair et précis, complément du Calcul vectoriel de H.Brieard, publié dans la même Collection, est indispensable à tous eeu : — étudiants, ingénieurs, physiciens - qui veulent s’initier vraiment aux méthodes tensorielles et aborder l’étude des grandes théories de la physique et de la technique modernes.CALCl'L OPÉRATIONNEL Abrégé théorique et pratique de mathématiques supérieures, par Édouard Rabin-, Ingénieur radio-électricien E.S.Ii.Directeur du Laboratoire d’Électronique et de Recherches Scientifiques appliquées de la Société Philips.1 vol.éd.1949 150 pages, avec 17 figures, O1! x b-t > broché 7S0 fr.Masson et Cie, Éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris, 0e.Ce livre de consultation d’un genre tout nouveau, qui inaugure un “Abrégé théorique et pratique de Mathématiques Supérieures” veut répondre à un besoin fréquent mais encore insuffisamment satisfait: celui d’avoir l’analyse mathématique à disposition non pas comme une discipline à étudier, mais comme un outil prêt à être empoigné.Il existe beaucoup d’ouvrages où les idées directrices des machines mathématiques sont développées comme enseignements de réflexion, à la manière dont les traités de thermodvnamique analysent la théorie des moteurs.Mais 1 usager éventuel de ces machines ne peut, jusqu’à présent, trouver aucun “guide du conducteur" rassemblant ces renseignements d'action qui lui permettent de les accoupler rapidement aux problèmes pratiques et de les faire avancer.Pour sortir de cette impasse, l’auteur du présent ouvrage n’a pas hésité à rompre radicalement avec les traditions; e est ainsi que: - Ce livre ne contient que des résultats, à l’exclusion de toute démonstration et de tout exemple d’application; — les résultats sont class's selon le service qu’on peut en tirer et non selon les idées d'où ils dérivent; — les théorèmes ne sont pas énoncés sous forme dogmatique mais plutôt comme réponses aux questions mentales qu'un chercheur serait amené à se poser, ou comme règles; — tout souci de généralité logique est éliminé et on ne stocke et ventile que les résultats effectivement utiles aux applications; __on fait une large place aux considérants et aboutissants, aux conditions de validité, aux pièges possibles, aux aperçus intuitifs, voire aux ressources de la mise en page (tableaux synoptiques, idéogrammes, figures suggestives), bref à tout ce qui contribue à mieux situer, encadrer et colorer les rouages de la machine mathématique. UEVl’K DK S LIVKK; 327 Désonnais, quand un physicien, un chimiste, un ingénieur, un biologiste, un statisticien, un mathématicien même, tombera sur un problème dont il sentira qu'il pourrait l’avancer par la mise en œuvre du calcul opérationnel — pour prendre l'exemple du domaine couvert par le présent livre — il n’aura plies à craindre d’avoir à distraire trois semaines d’études pour se mettre à la page: l’ouvrage d’K.Labin lui donnera rapidement (mais assez efficacement pour qu’il l’applique à son problème) la possibilité de reviser les résultats utiles, les résultats opératoires d’une technique mathématique dont il ne peut avoir le maniement présent à l’esprit.C.Y AXIOME UNIVERSEL, SES APPLICATIONS AUX SCIENCES EXPÉRIMENTALES par M.Georges Rebokl, Correspondant de l’Institut Professeur de Physique à la Faculté des Sciences de Montpellier, le Dr Jean-Antoine Rebotl, Professeur de Radiologie it la Faculté de Médecine de Bordeaux.1 vol.éd.1950 148 pages, avec 15 figures, 6'i" x 10", broché 1300 fr.(Frais de port en sus: France, 70 fr.; Étranger: S0 fr).Monographies des probabilités, calcul des probabilités et ses applications Publiées sous la Direction de M.Émile Bond Fascicule VII.Librairie-imprimerie Gauthier-Villars, 55, Quai des Grands-Augustins, Paris (Ge).C’e petit livre a été rédigé par des expérimentatieurs à la demande et pour l’usage d’autres expérimentateurs.Il intéresse toutes les branches scientifiques et ramène la solution de la plupart des problèmes qui s’y posent à des questions de probabilité.La notion de probabilité devrait, semble-t-il, dominer toute la Science.Or, bien rares sont les traités de Physique, de Chimie ou de Biologie qui en font mention.Ils paraissent tous considérer le calcul des probabilités comme uniquement réservé', sous une forme mathématique plutôt compliquée, à l’étude de divers cas de statistique, alors qu’il est susceptible de s’appliquer sous une forme très simple il tous les problèmes scientifiques utilisant le langage mathématique, et de fournir un remarquable moyen de synthèse qui ne parait guère avoir été utilise jusqu ki.1 )ans les premiers chupit rcs.les auteurs posent comme axiome que, dans tout svstème en évolution, un changement fini de l’état du système est la somme intégrale de changements élémentaires uniquement régis par des lois de hasard.La traduction en langage mathématique île cet énoncé nécessite la generalisation de notions déjà connues et l’introduction de quelques notions nouvelles: Individualisation des systèmes, quantification des facteurs, substitution a la notion de probabilité mathématique qui comporte une idée de probabilité d atteinte, (h' celle de probabilité physique à laquelle est attachée une idée de probabilité d’action, introduction des notions de hasard dirigé et de probabilités corrigées.Dans ces conditions, toutes les lois physiques ou biologiques peuvent être considérées comme des lois d.’ probabilité d’action d’une ou plusieurs causes; 32S REVEE TltlMESTlU ELLE CANADIENNE quand on veut trouver ces lois, on imprime aux facteurs d’action intervenants des variations élémentaires compatibles avec les liaisons et l’on écrit que la somme des probabilités correspondantes est nulle.On obtient ainsi une équation différentielle dont l’intégration plus ou moins aisée donne la loi du phénomène.Dans la deuxième partie sont indiquées diverses applications aux Sciences Physiques, Chimiques et Biologiques. VIE DE L’ECOLE liste des travaux de fin d'études présentés PAR LES ÉTUDIANTS FINISSANTS AU conseil DE I EKFKCTION.NEMENT DE POLYTECHNIQUE EN MAI 1950.ECOLE POLYTECHNIQUE TRAYATX DE FIX D'ÉTUDES DES ÉTUDIANTS DE LA ?/t< PROMOTION {1950) OPTION “A" — TRAVAUX PUBLICS-BÂTIMENTS BARRIÈRE, Jacques.— Construction d’un viaduc (cadre rigide) en béton armé sur boni, curé Labelle a 1 intersection de la route no 8 projetée.—- Direction: M.R.Fortin.BEAUCHEMIX, ROGER-O.— Établissement d'une entreprise pour la culture sans sol.— Direction: M.R.Fortin.BLAXCHET, Gaston.— Projet de enlisée pour la ville de Québec.— Etude économique.Béton armé ¦— acier de structure — calcul des fondations.—• Direction: M.G.Pietle.CARON’, Fernand.— Calcul des travées au-dessus des voies du C.P.R.du viaduc rue Ste-Cut lie ri ne, en béton précont rain t.Etude comparative du coût entre le béton actuel et le béton précontraint.Direction: M.R.Fortin.CAZA.Renaud.— Construction d'un séchoir à houblon sur la ferme Cazapril à Cazaville.— Direction: M.P.-P.lune/. 330 REVUE TRIMESTRIELLE canadienne CHARBON XK-U'.André.— Établissement d’une usine de moulage pour le plastique; injection et compression.— Direction: M.L.Asselin.CHARPENTIER, Gaétan.— Construction d'un viaduc, à structure d’acier et alxiutemcnts en béton, au-dessus des voies du C.R.R., rue Ste-Catherine est.—- Direction: M.G.Demilieu.CRÉPEAU, Jean-Guy.— Aménagement d’une usine hydro-électrique de 5000 II.P.—- sur la rivière du Nord.— Direction: MM.R.Doucher, et /.Cartier.DÉSY, Ls-Philippe.— Agrandissement de l'usine de filtration de Shawinigan Falls.— Direction: M.1 .-./.Lafrenierc.DION, Guy.— Alimentation, par le Saint-Laurent, de la partie basse de la ville de Québec.— Direction: M.T.-J.Lajrcnibre.DROLET, Paul.— Érection d'un réservoir télescopique pour la distribution du gaz.— Direction: M.G.Dcaulieu.DUPLESSIS, Jacques.— Un atelier mécanique.— L’avant-projet comportera le calcul de la charpente d'acier, 1 éclairage de la salle d’exposition, des bureaux et de l'atelier lui-même, un aperçu général de la disposition de la machinerie.• Direction: M.G.Dcaulieu.DUVAL, Lionel.Etude d’un cadre rigide avec poutre encastrée.— Direction: M .G.Dcaulieu.G L’A Y, Roger.— Régulateur pour le système d’égouts de la ville de Québec.— Direction: MM.ILufrenièrc et L.Cartier.HAREL, Sylvain.— Construction d’une tour de distribution élec trique en aluminium.—- M.G.Dcaulieu.HÉXAULT, Maurice.— Établissement d'un plan pour la fabrication de blocs de ciment Wells à \ al d’Or.— Direction: M.L.Dourgoin vie de l’école 331 HOGUE, André.— Aménagement hydroélectrique sur la rivière Métis en amont de Ste-Angèle, comté de Rimouski.— Direction: MM.R.Boucher et A.Leclerc.ISABELLE, Henri.—¦ Projet de construction d'estrades en béton armé avec charpente métallique pour une piste de course sise dans la partie nord de Montréal.— Direction: M.G.Beaulieu.JOBIX, Gérard.— Étude d'un pont en arche en remplacement du pont Garneau près du pont de Québec.— Arche à trois rotules.— Direction: M.G.Beaulieu.JUXEAU, Octave-O.— La construction d'un pont route, à travées continues, en béton armé, sur la rivière du Poisson Blanc, à La Sarre, Abitibi.— Direction: M.R.Fortin.LABERGE, Jacques.— Calcul et estimé de la structure eu béton armé, d'une église, par la méthode des points tixes.— Direction: M.R.Fortin.LAJOIE, Maurice.— Calcul d’un séparateur pour l’enlèvement de l'huile dans les eaux d’égout d’une raffinerie de pétrole.—• Direction: .1/.R.Boucher.LAMARRE, Gaston.—• Construction d'un dôme en bois lamellé “Timberib” pour servir d’abri au carrousel du pare Belmont.— Direction: .1/.E.-G.Clossey.LAMOTHE, Guy.— Etude de l’écoulement sur un barrage déversoir à l'aide de l’analogie électrique.— .1/J/.R.Boucher et .4.Leclerc.LAl'ZOX, Jean-Louis.— Construction d'un réservai- sphérique, en acier, destiné à l’emmagasinement du butane liquide, sous pression (Capacité 15000 barils).— Direction: M.G.Beaulieu.LAL’ZOX.Réal.— Barrage réservoir en béton armé, à la sortie du lac Mistigougèche, comté de Rimouski.— Direction: J/.l/.R.Boucher et L.Cartier. 332 HEWE TRIMESTRIELLE CANADIENNE LÉGARÉ, Denis.— Calcul d'un pont roulant à structure d acier pouvant porter une charge d'environ 25 tonnes.— Direction: M.G.Beaulieu.L ÉPI N A Y, Paul.— Étude d’une estrade de concert, en béton armé, ayant la forme d'une demi-coupole hémisphérique surbaissée.— Direction: M.Ii.Fortin.LEROUX.André.— Contrôle de l’érosion sur la rivière Stc-Anne de Ste-Anne-des-Monts à l'aide de travaux de protection spéciaux.— Directum: AI.R.Boucher.L'ESPÉRANCE, Gaston.—• Projet d’alimentation d'eau pour une ville de 10,000 habitants.— Direction: AI.T.-J.Lafrenièrc.MAJOR, Lionel.— Construction d'un centre de distribution de ciment à Chicoutimi.— Direction: AI.R.Fortin.MARQUIS.Charles-E.— Hangar pour avion de promenade avec coupole écrasée en béton armé.— AI.R l'ortin.MARTINKAU.René.— Réservoir en béton gunite précontraint couvert d'un dôme circulaire.— Direction: AI.R.Fortin.MATT K, Raymond.— Étude d’un projet pour la construction d'un pont à arche fixe en béton armé.Direction: AI.R-Fortin.MICHAUD.Marcel.— Pont d'acier traversant la rivière Moisie, sur le tracé du futur chemin de fer du Labrador.— Direction: AI.(I.Beaulieu.MORAS.Raymond.— Const ruct ion et installation d'une usine pour la fabrication de la protéine et de scs sous-produits Rendering Plant).— Dictation: AI.R.Fortin.NAUD, Claude.— Calcul et estimé de l’électricité et du chauffage à air climatisé pour une église.— Direction: AI.h .Leblanc.NEPYEU.Jean-Claude.— Aménagement d’une usine pour fabrication de la perlite.— (Améliorer le procédé de préparation).— Direction: M.L.Bourguin. ¦ viK de l'écoi.e 333 XEROX, Majoric.— Calcul d’un stadium d'une capacité do.0,000 sieges, dans la ville de Chicoutimi.— Direction: M.O.Beaulieu.PA QUI X.Roland.— Construction d'un pont en béton sur la rivière Verte (route no 10).— Direction: M.R.Fortin.PARÉ, Yvon.— Etude expérimentale d'une arche en bois contreplaqué, suivi d'un calcul type basé sur les données des expériences.— Les éprouvettes seront du type désigné sous le nom de “ I imberib Rafter , catalogué sous les numéros types 32GS et 36GS.— Direction: MM.E.G.Closscy et ./.Ilurlubisc.ROCHOX, Henri-Paul.— Remplacement du pont du village de Rock Forest sur la rivière Magog, comté de Sherbrooke.¦ Direction: M.G.Beaulieu.TAXGUAY, Pierre.— La Mont-Royal et le problème de la circulation.— Direction: M.1.Cousineau.TASCHEREAU.Pierre.— Calcul d’une charpente métallique avec joints soudés, pour la salle de manœuvre d’un manège militaire.— Direction: M.G.Beaulieu.TURCOTTE, Gérard.— Étude d'une station d’épuration des eaux d'égouts pour la cité de I hetford Mines.Direction: M.T.-J.Lajrenièrc.YILLEMUR, Jean.— Projet d’usine de filtration rapide d’une capacité de 10,000,000 de gallons d’eau par jour.— Direction: M.T.-J.Lafrcnière.OPTION “B” — MÉCAXIQUE-ÉLECTItlCITÉ BARRAI.Jean-Paul.— Étude de différents régulateurs de voltage et de leur emploi avec des génératrices alternatives ou dans un système de distribution d’énergie.— Direction: M.F.Leblanc.a 334 RF.VI'E TEEM ESTRI EI.EE C A X A I) I EX X K BEETHLH'ME.Roger.— Etude comparative d’installations de bouilloires chauffant uniquement du bran de scie et des copeaux de bois.— Direction: M.D.-D.Vinci.B( )l RDAGE'S.Albert.— Electrification d’un parc de la cité d An idc.— Ce parc aura les dimensions suivantes: 2,500 pieds de longueur par 1000 pieds de largeur.— Direction: M./.Laurence.BOURGOX.Jean-Paul.— Calcul de la partie mécanique d’une grue à pont roulant (Overhear! Crane).— Direction: M.P.-P.Vinci.( HAB04 .Gilles.— Etude théorique et expérimentale des rendements d'un diffuseur avec application particulière au propulseur d’avion.— Direction: ^D D.Szczcniowski.C O I E.hélix.— Développement d’un système avertisseur d’incendie à l’aide d’un détecteur électronique rie fumée.— Direction: M.J.-C.Dernier.DESEOOIIERS.Marcel.— Compteur Geiger-Muller — Caractéristiques — Application — Coût approximatif.— Direction: M.,/.-( .Dinner.DESROCHES, Gaston.•— Protection par relais d’une sous-station électrique de faible capacité.— Direction: M./.l.au-rence.1ERRARO, Silvio, — Projet de construction d’un transformateur spécial, permettant de transformer du courant bi-phasé en courant tri-phasé.(Connection “Y”).Direction: M.F.Leblanc.FORTIER, René.•— Etude des variations instantanées de la pre.-sion due à un coup rie bélier à l’aide d’un appareil électronique.— Direction: MM./.C.Dernier, R.Doucher et .1.Leclerc.GUA\, Napoléon.— Etude d’un projet de signalisation pour le futui' métro de Montréal.— Direction: M./, Laurence. VIE DE L ECOLE 335 LAPIERRE.Marcel.— Avant-projet relatif à l'aménagement hydroélectrique sur la rivière Romaine, Côte Xord.— Direction: MM.R.Doucher et .1.Leclerc.LEMIRE, André.— Chauffage d'une habitation par l’électricité produite par le vent.— Direction: M.h .Leblanc.LOISELLE.Raynald.— Calcul d’une grue munie d’électro-aimants.— Direction: MM.R.-IL Y inet et ./.Laurence.MOREL, Guy.— Étude d’une ligne d'assemblage servant à la fabrication d'appareils à air climatisé d une capacité de 5 (cinq) tonnes.— Direction: M.P.-P.1 inet.PELLETIER, André.— De l’amplidyne et de son emploi, avec amplificateur électronique, comme régulateur de vitesse, sur une machine à papier, pour des courants limites.Direction: M .1 ¦ Laurence.POULIN, André.— Étude de la transmission automatique dans l'automobile.— Direction: M.•/.Laurence.QUINTAL, Raymond-V.— Système de chauffage central pour un secteur de la cité d Arvida.•—• Directum: AI.I .-I .\ inet.THÉBERGE, Gabriel.— Étude d’un appareil électronique servant à repérer les inclusions métalliques dans les billes de bois.— Directum: M.1-C.Dernier.TOURILLON, Jules.— Études des influences du magnétisme et des chocs vibratoires sur la résistance de certains métaux usuels.¦—• Direction: M.G.U citer.OPTION “C” — MIN ES -G É O t.O ( i IE BERGERON, Gilles.— Des mesures sécuritaires dans les mines avec application à quelques méthodes courantes d abattage dans le Québec.— Direction: M.P.-E.Riverin. 15 K \TE THTMKSTK1 ELMO CAN A DI ENXF, 33(1 CA XT IX.Gilles.— Los convoyeurs à courroie dans l'industrie minière avec application aux gisements du Labrador.— Direction: .1/.P-K.Rirerin.DAZA, David.— Groundwater Geology and related hydraulics.— Direction: M.P.Mouffette.DEROME.Paul-L.—• Ktude rie l'extraction à ciel ouvert du gisement Goodwood.— Direction: M.P.-E.Rirerin.GACTHIKR.Joseph.-—¦ Ktude comparative entre la méthode, rie forage suédoise et la méthode actuellement employée dans nos mines.— Direction: M.P.-E.Rirerin.PIGEON*.André.— Système de ventilation proposé pour la Lnma-que Mining Company.— Direction: M.P.-E.Rirerin et P.-P.l'inet.OPTION “D” — CHIMIE IXDUSTHIELLE-MÉTAEEUIiGIE BELLEAI*.Claude.— Etude expérimentale du phénomène de “fatigue-corrosion” dans le cas de quelques alliages d'aluminium d’usage courant.— Direction: M.G.Wlcter.DUPUIS, Hildège.— Plans et calculs d’une colonne à fractionner pour la distillation d’un mélange eau-alcool méthylique.— Direction: M.R.Brais.ERKKU, Herman.— Installation of an Evaporator for the Concentration of a Sugar Solution.— Direction: M.R.Brais.LAVALLEE, Gaétan.— Possibilités métallurgiques et économiques des formations ferrugineuses de la région des lacs Wabush et Long: minerais de magnétite.— Direction: M.R.Leblanc.RATELLE.Clément-D.— Etude d’un séchoir industriel en vue du séchage d'une planche murale.— Direction: .1/.R.Brais. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE IX ERRATUM Par suite d’une erreur malheureuse^ il a été annoncé dans le numéro d hté 1950 que Monsieur Bernard Gagner dirige notre département d’instruments scientifiques.Monsieur Bernard Gagner n’est plus au service de la Maison depuis le mois de février dernier et c'est Monsieur l ernand Serdougs qui a assumé la direction de ce département.f Ce changement de direction a augmente les activ ités du département et nous a permis de le développer considérablement.Nous sommes en mesure de livrer pratiquement à lettre lue, (cest-à-diie (pic la marchandise est expédiée le jour même de la réception de la commande) tous les articles de physique, chimie et biologie nécessaires à renseignement.Une commande d'essai vous convaincra que nos prix sont de concluîcnce et notre service excellent.Nous avons à votre disposition des spécialistes pour faire la démonstration des divers appareils.Une visite à nos salles d’exposition est toujours intéressantes ! Casgrain & Charbonneau, Limitée Monsieur PAUL L’AFRICAIN, Président 445, Boulevard SAINT-LAURENT MONTREAL, P.Q.CONNAISSEZ-VOUS C’est une revue belge, publiée par l’Association des Centrales Electriques Industrielles de Belgique.Ses rubriques techniques et d’intérêt général, telles que "Réflexes et Réflexions”, ‘Science et Industrie”, "Les l’ages de l’Economie Générale" ont été conçues pour documenter ses lecteurs — ingénieurs, techniciens, professeurs, étudiants — sur tous les problèmes d'actualité.Rédigée en langue française, abondamment illustrée, ses livraisons bimestrielles, luxctuelles collaborent de nombreux spécialistes belges et étrangers, retiendront [’attention du public canadicn-français, soucieux de se documenter sur l’activité intel-lcctucllc, économique et technique du vieux continent, dans laquelle la Belgique joue un rôle hors de proportion avec sa superficie (30,000 km.carrés, 8 millions d’habitants).L’abonnement aux 6 numéros annuels : 180 francs belges (environ 4 dollars) Numéro-spécimen, sur demande, contre envoi de $1.00 par mandat-poste ou coupon-réponse Direction : Revue ENERGIE Rue du Treurenberg, 4, BRUXELLES, Belgique X REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Couxi univexiitaixe de l’École des Hautes Etudes Commerciales affiliée à V Université de Montréal et subventionnée par le Secrétariat provincial Trois années d’études Deux années de formation économique et commerciale générale : Matières enseignées: économie politique, pratique des affaires, comptabilité, géographie économique, technologie, droit civil, commercial, industriel et public, mathématiques financières, langue et correspondance commerciale française et anglaise, statistique et documentation économique.Une année de spécialisation: a) Section générale des affaires, où l’élève s’initie davantage aux diverses techniques des affaires en général et qui conduit à la licence en sciences commerciales; \ .b) Section économique, donnant droit à la licence en sciences commerciales et préparant aux carrières des affaires et du haut fonctionnarisme qui exigent une préparation économique spéciale (direction, secrétariat, statistiques, contrôles économiques, etc.); c) Section comptable, conduisant à la licence en sciences commerciales ci à la licence en sciences comptables, qui donne droit d’admission dans l’Institut des comptables agréés (C.A.) de la Province; d) Section des sciences actuarielles, conduisant à la licence en sciences commerciales et préparant à la licence en sciences actuarielles et aux examens d’admission dans les sociétés américaines d'actuaires (A.S.A., A.I.A.; C.A.S.).PROGRAMME SPÉCIAL POUR LES INGÉNIEURS AVOCATS, NOTAIRES ET AGRONOMES Ouverture des cours : le deuxième lundi de septembre DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS GRATUIT 535, AVENUE VIGER MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE XI PRÊTS AUX PARTICULIERS Banque d’escompte, la Banque Canadienne Nationale fait surtout des avances au commerce.Mais elle accueille avec la même cordialité les non commerçants, quelque profession ou métier qu’ils exercent.Le gérant de succursale étudie toujours avec sympathie les demandes d'emprunt qui lui sont faites par des particuliers honorables et solvables.Adressez-vous à lut avec confiance, même si votre proposition n’a pas un caractère commercial.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif : plus de $400,000,000 540 bureaux au Canada 67 succursales h Montréal CHIMIE • PHYSIQUE • BACTÉRIOLOGIE Verrerie Pyrex.4 Outillage Précision.Étuves Freas et Thelco.Balances de précision.Creusets et coupelles Battersea et D.F.C.Concasseurs, pulvérisateurs, fours Braun pour Laboratoires de Mines.Canadian Laboratory Supplies Ltd.403, RUE SAINT-PAUL OUEST, MONTRÉAL XII REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE U.k X Un joutnal honnête k ^et bien fait.£ LE DEVOIR est un quotidien rédigé avec soin et honnêteté pour un public intelligent, respectable et instruit cachetez et liiez LE DEVOIR toui h ei jouri 31 eit intéreiiant, bien informé, impartial, propre.ADMISTRATION ET RÉDACTION; 430 est, rue NOTRE-DAME MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE XIII MÉMORIAL DE L’ARTILLERIEFRANÇAISE Publication éditée par le Ministère des Forces Armées (Guerre - Marine - Air) et les Ministères de l’Éducation Nationale et de la Production Industrielle avec le concours d'organisations scientifiques et industrielles.Fait suite au Mémorial île l’Artillerie Navale et au Mémorial de l’Artillerie de la Marine.Publie des mémoires originaux traitant de l’artillerie et de toutes les sciences qui s’y rattachent, des traductions et des relevés bibliographiques.Quatre fascicules par an (format 20 x 17 cm) d’environ 250 pages chacun.Rédaction: 10, rue Sextius-Michel — Paris (XVe).Abonnement et Vente: Imprimerie Nationale, 27, rue de la Convention, Paris (XVe).— Chèque postal: PARIS No 139-71.Pmx de L’abonnement: France 2,000 fr.— Étranger 2,000 fr.WALLACE & TIERNAN LTD Fabricants d’appareils de chloration et d’alimentation chimique MONTREAL — TORONTO — WINNIPEG Purification des approvisionnements d’eau Assainissement des eaux d’égout Désinfection des piscines A MONTREAL : 1411 RUE CRESCENT Ingénieur des ventes RENE'LEBLANC, I.P.S MATERIEL ET SERVICE A REPRODUCTION PHOTACT & HELIOS SUR PAPIER, TOILE ET FILM FOURNITURES DE DESSINATEURS ET D’INGENIEURS, NIVEAUX - TRANSITS - MIRES REGLES A CALCULS Recommandés par les ingénieurs depuis plus de 80 ans.KEUFFEL & ESSER CO.of New York 7-9 ouest, rue Notre Dame # Montréal cdnnalei 3rançaiiei de Chronométrie publiées par Monsieur René BAILLAUD, Directeur de l'Observatoire National de Besançon et par Monsieur Jules HAAG, Directeur de l’Institut de Chronométrie de Besançon.Organe de la Société Chronométrique de France Le SEUL périodique de caractère exclusivement scientifique et technique touchant la mesure, la conservation, la diffusion du temps, et la mesure des quantités qui en dérivent : fréquences, vitesses et accélérations.Administration : Observatoire National de BESANÇON (Doubs) Prix de l’Abonnement annuel : 1,100 francs XIV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE .SAVEZ-VOUS QUE.Vous pouvez vous procurer gratuitement des brochurettes explicatives concernant les matériaux de constructions modernes, ainsi que les produits réfractaires et d’isolation.En recevant ces brochurettes, vous serez en mesure de vous tenir au courant des progrès accomplis dans le domaine des matériaux de construction.Vous n’avez qu’à nous adresser votre demande ou appeler La Salle Builders Supply Limited 159 ouest rue Jean Talon, Montréal CA.5721 P.-H.Desrosiers Prés.E.-F.Vincent, gér.gén.Quel que soit le métier nous avons l’outil ,erm HOC, ST-DENIS - LA.0251 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE XV tmployez CbhHuh£ Mon» Bit***®® • La consolidation de surface des routes de gravier • La stabilisation des bases des revêtements • Abattre la poussière • Contrôler la glace • Accélération de la prise du béton • Contrôler la poussière du charbon • Le remplissage des pneumatiques de tracteurs • Solution réfrigérante • Antigel dans les solutions pour barils de prévention d'incendies Le service technique de Brunner, Mond Canada Sales, Limited a à sa disposition un personnel d’ingénieurs qui peuvent être consultés sans obligation.Si des problèmes particuliers se présentent par rapport avec n’importe lequel des différents usages du chlo- rure de calcium, et que notre littérature ne couvre pas le sujet dans tous ses détails, nos ingénieurs se feront un plaisir de coopérer avec vous.Vous êtes donc cordialement invités à nous soumettre vos problèmes.• BRUNNER, MOND CANADA SALES, LIMITED MONTREAL XVI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Secrétariat de la Province de Québec ?Les fonctions du Secrétariat de la Province de Québec sont tout à fait d’ordre social.L’œuvre qu’il accomplit est d’une importance capitale pour le développement de la Province.?Les compagnies de la Province, qui désirent bénéficier de la Loi des compagnies de Québec, doivent s’adresser au Secrétariat de la Province, afin d’obtenir leur charte d’incorporation; c’est ce ministère, également, qui émet les licences et permis autorisant les compagnies étrangères à exploiter quelque commerce ou industrie et à vendre ou autrement aliéner leur capital et leurs actions en cette Province.Les unes et les autres sont tenues de fournir au Secrétariat un rapport annuel de leur activité.?Depuis quelques années, la population tout entière a compris l’importance de l’Instruction publique.Le Secrétariat de la Province n’a rien négligé pour répandre l’enseignement primaire et supérieur, afin d’outiller notre jeunesse, dans la préparation de son avenir.Outre les allocations octroyées aux universités et aux collèges classiques, il assure, avec le Département de l'Instruction publique, le maintien de l’enseignement primaire, dans les villes, et surtout dans nos campagnes.?Il a la haute direction des principales écoles d'enseignement supérieur: l'École Polytechnique, l’École des Hautes Études Commerciales,1 es Écoles des Beaux-Arts, le Conservatoire de Musique et d'Art Dramatique, la Bibliothèque Saint-Sulpice, directement subventionnés par lui, et qui visent à la formation d’une élite dans le monde de la finance, du commerce et des arts.?Chaque année, des cours du soir sont donnés gratuitement pendant plusieurs mois, permettant aux jeunes travailleurs sérieux de continuer leurs études et d’acquérir des connaissances nouvelles, souvent indispensables dans l’exercice de leurs devoirs journaliers.?Le Secrétariat de la Province s’intéresse aussi au progrès des sciences, des Iet-et des arts et chaque année il distribue plusieurs milliers de dollars en prix décernés aux auteurs des meilleurs ouvrages présentés à ses concours littéraires et scientifiques.?Le même ministère attache une importance toute spéciale au progrès de l’art musical dans cette province.En plus d’avoir fondé le Conservatoire de Musique et d’Art Dramatique, il a donné une vive impulsion à l’enseignement du solfège.?Dans le but de conserver notre patrimoine artistique et de le faire mieux connaître, il poursuit depuis plusieurs années un inventaire des œuvres d’art, contribuant ainsi à sauver de la destruction et de l’oubli des trésors artistiques qui, sans cette contribution, seraient aujourd’hui perdus pour la collectivité."h Et voilà le résumé succinct des principales activités du Secrétariat, qui occupe sa place bien à lui dans le Gouvernement, et dont l’importance primordiale ne peut être mise en doute.JEAN BRUCHÉSI, aous-secréfa/re de la Province L’HONORABLE OMER COTE, C.R.Secrétaire de la Province r Ouvert de 9.30 à 5.30 et lamedi toute U journée ouverts jusqu’à 9.00 le vendredi soir.H;-,;: Nouveaux chapeaux d'automne Le FEUTRE DUVET Feutre souple et soyeux qui gardera longtemps sa forme et sa belle apparence .Modèle à bord bordé se portant baissé ou relevé .bande de cuir baleinée à l’intérieur pour plus de confort .doublure à fond de soie huilée pour protéger contre la transpiration.Choix de gris perle, héron, granit, brun, pacane, walnut, cacao et noir C’EST LE ROYAL NASSAU * DE LUXE chez DUPUIS fOimuis ¦ /Ï7T/1/ f A I DUO* B a y mQnD OUf rez-de-chaussée, St-Christophe oiyrc ù!$IO^à
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.