La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1951, Hiver
37ème année No 148 MONTRÉAL Hiver 1951-52 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'Ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie Politique et Sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE Table des matières de l’année 1951 .I Nos Collaborateurs .337 Où en sommes-nous dans notre enseignement pré-universitaire .Ignace Brouillet .338 Essai sur les statistiques des groupes hétérogènes très dispersés .René Laplante.344 Le monde nouveau de la télévision .Albert Ranc .3 66 Seasonal Variations in Employment.P.-H.Casselman .377 Revue des livres.418 Vie de l’Association.439 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’Ecole Polytechnique de Montréal et avec le concours de l’Association des Diplômés de Polytechnique COMITE DE DIRECTION Président Monseigneur Olivier Maurault, C.M.G., P.D., P.S.S., recteur de l’Université de Montréal.Secrétaire Ignace Brouillet, D.Sc., ingénieur, Directeur de l’Ecole Polytechnique.Membres Son Excellence Victor Doré, ambassadeur du Canada en Belgique.Augustin Frigon, C.M.G., D.Sc., ingénieur, président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique.Henri Gaudefroy, ingénieur, secrétaire de la Direction de l’Ecole Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo-J.Lafrenœre, D.Sc., ingénieur, professeur à Polytechnique.Edouard Monpetit, avocat, Secrétaire honoraire de l’Université de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, D.Sc., ingénieur, président de Surveyer, Nenniger & Chênevert.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.Camille-R.Godin, ingénieur, professeur à Polytechnique.COMITE DE REDACTION Rédacteur en chef Edouard Montpetit Secrétaire honoraire de l’Université de Montréal Secrétaire de la Rédaction .Camille-R.Godin, professeur à Polytechnique.Membres Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, et messieurs Arthur Surveyer, Arthur Duperbon, Maurice Gérin, Henri Gaudefroy, Théo-J.Lafrenière, Paul-Louis Pouliot, et Jacques Laurence, ingénieurs.__________ Les auteurs des articles publiés dans la Revue Trimestrielle Canadienne conservent l'entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue publie des articles en français et en anglais._ Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils ne sont pas retournés._ La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise à.la condition d’en indiquer la source et de faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant._ _ t Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra à la Rédaction.La Revue parait en mars, juin, septembre et décembre.Le prix de l’abonnement est $}.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis, $4.00 pour les autres pays._ _ .Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, etc., au siège de la doit être adressée REDACTION ET ADMINISTRATION : ECOLE POLYTECHNIQUE 1430, rue Saint-Denis Montréal REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 1 Deux condensateurs synchrones extérieurs refroidis par hydrogène.Installés dans une centrale électrique de l'Ontario, ils génèrent 48,000 k.v.a.et servent à stabiliser le voltage des réseaux de transmission à long parcours.IM r> -f ' /TS i§p>h>: Un monde de "génie" dons ces condensoteurs géonts L’EQ GENERAL UIPEMENT ELECTRI génère l’énergie, la transmet, la met à l’oeuvre Le même “génie” qui a servi à la production de ces condensateurs géants, entre dans la fabrication de tous les produits General Electric que vous achetez.Depuis quelque soixante années, cette compagnie a su maintenir sa supériorité par sa prévoyance, ses excellents produits, sa politique équitable et son service digne de confiance.CANADIAN GENERAL ELECTRIC COMPANY LIMITED v SIÈGE SOCIAL: TORONTO — Bureaux de ventes d'un océan à l'autre MCGE-55ffcp Il REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE CHIMIE • PHYSIQUE • BACTERIOLOGIE Verrerie Pyrex.Outillage Précision.Etuves Frects et Tbelco.Balances de précision.Creusets et coupelles Battersea et D.F.C.Concasseurs, pulvérisateurs, fours Braun pour Laboratoires de Mines.Canadian Laboratory Supplies Ltd.403, RUE SAINT-PAUL OUEST, MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Engineering Library Incidental to the manufacture of its many products, Westinghouse assembles a wealth of engineering data of value to students and instructors engaged in Electrical studies.Practical up-to-date engineering literature is available for instructional and reference purposes in Universities and Technical Schools.Films on educational and industrial subjects are also available.Many hundreds of requests are answered annually.You are invited to write : School Service Department, Canadian Westinghouse Company, Limited, Hamilton, Canada.Westinghouse IV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE DISTRIBUTEUR DES PRODUITS : PYREX COORS • VOLAND WELCH - PHOTOVOLT, .et autres.Il serait à VOTRE avantage de nous donner l'occasion de vous soumettre nos prix.Casgrain & Charbonneau, Limitée Département des Instruments Scientifiques 445, Boulevard SAINT-LAURENT MONTREAL I.P.Q.Téléphone : LAncaster 3291 - local 28 Téléphone : 3-6736 GEO.DEMERS INGÉNIEUR-CONSEIL 71, rue SAINT-PIERRE, QUÉBEC ( i L REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE V Wallace & Tiernan Ltd Fabricants d'appareils de chloration « et d'alimentation chimique MONTREAL — TORONTO — WINNIPEG Purification des approvisionnements d'eau Assainissement des eaux d'égout Désinfection des piscines A MONTREAL : Ingénieur des ventes 1411 RUE CRESCENT .RENE LEBLANC, I.P.le métier nous avons l’outil ;erm 1406, ST-DENIS-LA.0251 VI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE douxi unLuzxiLtaLxz dz l'Ecole ans Hautes Études Commerciales affiliée ù l’Unii ersitc de Montréal et subventionnée par le Secrétariat provincial Trois années d’études Deux années de formation économique et commerciale générale : Matières enseignées : économie politique, pratique des affaires, comptabilité, géographie économique, technologie, droit civil, commercial, industriel et public, mathématiques financières, langue et correspondance commerciale française et anglaise, statistique et documentation économique.Une année de spécialisation : a) Section générale des affaires, où l’élève s’initie davantage aux diverses techniques des affaires en général et qui conduit à la licence en sciences commerciales ; b) Section économique, donnant droit à la licence en sciences commerciales et préparant aux carrières des affaires et du haut fonctionnarisme qui exigent une préparation économique spéciale (direction, secrétariat, statistiques, contrôles économiques, etc.) ; c) Section coin fiable, conduisant à la licence en sciences commerciales et à la licence en sciences comptables, qui donne droit d'admission dans l’Institut des comptables agréés (C.A.) de la Province ; il) Section des sciences actuarielle, conduisant à la licence en sciences commerciales et préparant à la licence en sciences actuarielles et aux examens d’admission dans les sociétés américaines djactuaircs (A.S.A., A.I.A., C.A.S.).PROGRAMME SPÉCIAL POUR LES INGÉNIEURS AVOCATS, NOTAIRES ET AGRONOMES Ouverture des cours : le deuxième mardi de septembre DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS GRATUIT 535, AVENUE VIGER MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL / Comprend les Facultés et Ecoles suivantes: — FACULTÉS CONSTITUANTES — Théologie — Droit — Médecine — Philosophie — Lettres — Sciences — Chirurgie dentaire — Pharmacie — Sciences sociales, économiques et politiques — Arts — École d'hygiène — ÉCOLES AFFILIÉES — Polytechnique — Ecole de Médecine vétérinaire — Institut agricole d'Oka — Ecole des Hautes Etudes commerciales — Ecole d'Optométrie — Institut Marguerite d'Youville — Ecole normale secondaire Pour tout renseignement, s'adresser au SECRÉTARIAT GÉNÉRAL 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal VIII REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Hommes, argent et matériel travaillent ensemble .° SJ» onr/nigan WATER AND POWRR CO.Bsssam compainiet associées et liliales 1 Hommes, argent et matériel.trois facteurs essentiels de progrès.qui travaillent ici ensemble pour faciliter notre vie, grâce à l'électricité.LES HOMMES et les femmes qui travaillent à la Shawinigan vous sont bien connus.Ce sont vos amis, vos voisins, vos concitoyens.L'ARGENT vient des actionnaires de la compagnie.des gens comme vous qui affirment leur confiance en l'avenir de l'entreprise privée en lui confiant leurs épargnes.LE MATÉRIEL aide la Shawinigan à remplir ses obligations envers le peuple et la Province de Québec.Ce matériel vous le rencontrez partout dans le territoire desservi par la Shawinigan : ce sont des centrales hydroélectriques, des sous-stations, des transformateurs et ce superbe réseau de lignes électriques, symbole de progrès, qui vous apporte l'électricité jusqu'à votre maison.Hommes, argent et matériel s'unissent pour rendre la vie des Canadiens plus agréable, jour et nuit, et de mille façons.THE SHAWINIGAN WATER AND POWER Co. Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'Ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie Politique et Sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation VOLUME XXXVII PRINTEMPS — ÉTÉ — AUTOMNE — HIVER 1951 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Il Kl Ml TRIMESTRII I I F CAN A DU! N N I TABLE DES MATIÈRES VOLUME XXXVII Art de l'Ingénieur Approvisionnement en eau courante et disposition des eaux d’égouts pour écoles rurales, par René Cyk 3 Engineering Education in Canada, par Henri Gaudefroy 22-Etude sur le problème du transport des foules, par Georges Landreau 237 Biologie La querelle de l’hérédité et du milieu, par Henri Simonnet 15 8 Le Synusisme, par Jacques Lenoir 2 52 Chimie La corrosion des métaux, par Roger Brais .29 Divers Voyage en Yougoslavie - 195 0, par Jean Blondel 130 Le département des recherches et du développement du Canadien National, par Raymond Desroches 149 Économie politique et sociale Producer-Consumer Cooperative Relations, par P.-H.Cas- SELMAN .41 L’influence française en Afrique australe, par C.-D.Hérisson 52 Oil in Western Canada, par John-J.Rou an 115 Voyage en Yougoslavie - 195 0, par Jean Blondel 130 Cooperatives and Taxation, par P.-H.Casselman 183 Quadragesimo Anno, par Joscf Solterer 274 Problèmes économiques d’Israël, par Jean Malabard 309 Le monde nouveau de la télévision, par Albert Ranc 366 Seasonal Variations in Employment, par Paul-Hubert Casselman 377 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE III Électricité Essai sur les statistiques des groupes hétérogènes, par René Laplante 344 Le monde nouveau de la télévision, par Albert Ranc 3 66 Enseignement Engineering Education in Canada, par Henri Gaudefroy 227 Où en sommes-nous dans notre enseignement pré-universitaire, par Ignace Brouillet 338 Finance Cooperatives and Taxation, par P.-H.Casselman 183 Histoire L'influence française en Afrique australe, par C.-D.Hérisson 5 2 Le monde nouveau de la télévision, par Albert Ranc 3 66 Hydraulique Déviation d’un jet liquide par une plaque normale à son axe, par André Leclerc 137 Hygiène Approvisionnement en eau courante et disposition des eaux d’égouts pour écoles rurales, par René Cyr 3 Industrie Oil in Western Canada, par John-J.Rowan 1 1S Mathématiques Les mathématiques qualitatives, par Thomas Greenwood 287 Essai sur les statistiques des groupes hétérogènes, par René Laplante 344 Métallurgie La corrosion des métaux, par Roger Brais 29 Mines et géologie Oil in Western Canada, par John-J.Rowan 115 Philosophie Quadragesimo Anno, par Josef Solterer 274 Les mathématiques qualitatives, par Thomas Greenwood 287 RI \ L I TRIMESTRIELLE CANADIENNE IV Science La science au service de la voirie du Quebec, par C.-E.Lamarche.21 Le Synusisme, par Jacques Lenoir 25 2 Statistiques De la vérification des hypothèses en statistiques, par Lawren- ce-T.Dayiiav 199 Essai sur les statistiques des groupes hétérogènes, par René Lapeante 344 Seasonal Variations in Employment, par Paul-Hubert Casse iMAN 377 Transports Le département des recherches et du développement du Canadien National, par Raymond Desroches 149 Études sur le problème du transport des foules, par Georges I.ANDRI Al' 237 Voirie La science au service de la voirie du Quebec, par C.-E.Lamarche 21 Collaborateurs Nos collaborateurs 2, 114, 22(3.337 Revue des livres Revue des livres 7(3, 2ux, 31S, 4 1 s Vie de l’École et de l’Association Vie de l’École et de l’Association S-, 213, 3 3 1.439 Erratum Erratum 22(5 NOS COLLABORATEURS IGNACE BROUILLET.B.Sc.A.(Polytechnique — 1929), D.Sc.A., (Univ.de Montréal — 1948), D.Sc., (Univ.Laval — 1 950) Directeur de l'École Polytechnique de Montréal, et Ingénieur-conseil.Ex-président de l’Association canadienne-française pour 1 Avancement des Sciences.RENÉ I.APLANIT.B.Sc.A., (Polytechnique — 1929).ILS., (Massachusetts Institute of Technology — 1930).Ingénieur au service de la Régie Provinciale de l’Electricité, a Montréal.ALBERT R ANC, docteur ès-Sciences, lauréat de l’Institut de France et auteur scientifique; a été chef des travaux au I aboratoirc de physiologie de Fl cole des Hautes-Etudes, a la Sorbonne.Chargé des renseignements techniques au Centre National de la Recherche scientifique.PAUI.-I HT,FRT CASSE.I.MAX, professeur et directeur de la Section des Sciences sociales, a Fl.cole des Sciences politiques de 1 LTniversite d’Ottawa. OÙ EN SOMMES-NOUS DANS NOTRE ENSEIGNEMENT PRÉ-UNIVERSITAIRE * Ignace Brouillet Il est d’usage que le président sortant de charge de l’Association cana-dienne-trançaise pour l’Avancement des Sciences, prononce une allocution sur un sujet relevant de le discipline dont il a fait sa spécialité.Je ne voudrais pas déroger a une tradition aussi antique que solennelle, et cependant j’éprouve quelques scrupules à vous adresser la parole sur les grandeurs et les misères du béton.Je sais bien tout ce que ce matériau a accompli à notre époque, et il serait facile d’entonner un cantique sur sa solidité et sur sa resistance.Vous me pardonnerez bien volontiers de vous priver d’un plaisir aussi délicat.Je crois mieux faire en vous livrant tout bonnement quelques idées qui nie sont chères en matière d'éducation, des idées nées de la réflexion et aussi de l’expérience acquise en ces dernières années, à titre de directeur d’une de nos grandes Ecoles.La vie m’a appris l’inutilité de toute critique destructive, cherchant toujours à monter en épingle la petite béte noire, se réjouissant des moindres déficiences, insistant avec une joie malsaine sur toutes les lacunes.Cependant, même si nous reconnaissons d’emblée et sans la moindre réserve que la perfection n’est pas de ce monde, comment ne pas également admettre qu’il y a toujours place pour des améliorations et que la discussion est féconde, quand elle a lieu entre gens de bonne volonté, désireux avant tout de favoriser l’essor des nôtres dans tous les domaines ?D’autant plus que je crois répréhensible cette espèce de fétichisme un peu puéril qui nous empêche de modifier quoi que ce soit à l’état de choses actuel, sous prétexte que ce serait manquer de respect et de considération pour nos de vanciers.J’estime bien au contraire, que le meilleur témoignage d’appréciation à rendre à nos prédécesseurs, c’est justement de s’efforcer de poursuivre leur oeuvre, en la faisant bénéficier des connaissances nouvelles, * Discourt prononce par M.Ignace Brouille/, Président sortant de charge de l’Association canadienne-française pour l'Avancement des Sciences, lors du Congrès annuel de cette Société, le 14 octobre 1 9 S1.r OU EN SOMMES-NOUS DANS NOTRE ENSEIGNEMENT 339 en l’adaptant à des exigences nouvelles qu’ils ne pouvaient pas prévoir, en la rendant en somme plus féconde et plus utile pour toute société comme pour toute la nationalité.Je voudrais aujourd’hui insister plus particulièrement sur le rôle considérable joué par le cours classique dans l’éducation de la province de Québec.L'n très bref aperçu historique ne sera pas indispensable à la compréhension du sujet.Pendant que l’Etat se souciait de répandre l’instruction primaire au sein de la population, c’est à l’initiative privée que nous devons le réseau actuel de nos collèges d’enseignement secondaire.Quand je parle d’initiatives privées, je veux souligner l’action heureuse accomplie par nos différentes communautés religieuses et par nos diocèses.Dans la pensée des fondateurs, il s’agit de nous préparer une élite intellectuelle capable d’assumer les postes de commande et d’éminer dans les professions libérales.A cette fin, on a voulu mettre l’accent sur les anciennes disciplines classiques qui ont fait leurs preuves depuis des siècles.I.’un des esprits les plus novateurs de son temps, le publiciste Etienne Parent, voyait dans nos collèges "autant de citadelles nationales, et c’est ainsi, ajoutait-il, qu’il est sorti du peuple des hommes qui ont pris la place des déserteurs de 59 et qui ont fait qu’il y a encore un peuple canadien-français et que ce peuple pèse encore dans la balance des destinées canadiennes”.De son côté, Louis-Joseph Papineau, qui n’a pas laissé une réputation de dévot, avait néanmoins la franchise de proclamer en Chambre: "Si les vues politiques de nos ennemis eussent prévalu, si leurs efforts pour décourager l’éducation, pour détruire tout motif d’impulsion parmi nous.n’avaient pas été contrebalancés par les sacrifices du clergé, nous fussions devenus des esclaves, des hommes asservis et méprisés”.On ne peut rendre plus éloquemment justice à des pionniers dont l’oeuvre fut considérable et nécessaire.Ce n’est pas faire une révélation sensationnelle de remarquer que notre enseignement est extrêmement complexe et que cela tient à une foule de facteurs dont les plus importants sont d’ordre religieux et ethnique.On s’applique de plus en plus cependant, depuis quelques années surtout, à mettre de la cohésion et de la coordination, mais il reste encore du chemin à parcourir en vue d’éliminer toute confusion, tout double emploi, toute perte de temps et d’énergie.Si l’on regarde ce qui se passe, sur le plan secondaire, du côté français et du côté anglais, on doit constater que 340 KLVIT rKIMI.sTKIU.il (ANADItNMk dans le secteur anglophone, le cours secondaire porte le nom de 1 ligh School pour les quatre premieres années, et le nom de College of Arts pour les quatre dernières années.Cette question de nomenclature n’aurait pas en elle-meme beaucoup de conséquences, si ce n’était que le 1 ligh School s’achève par l'examen d’immatriculation, permettant a l’élève de s'inscrire a l’Université dont tait partie le College of Arts.Chez nous, nous le savons, les huit années du cours classique sont parcourues d’un seul trait et dans la même maison d’enseignement.Mais les différences ne s'arrêtent pas là.Conforme à notre conception humaniste de l'éducation, notre collège classique insiste davantage sur les 1 angucs de culture, le grec et le latin, qui sont obligatoires, et sur la formation littéraire.Cette distinction essentielle, l’un de nos grands éducateurs, Ldouard Montpctit, l’a parfaitement mise en relief : "Sans préparer à la vie prochaine comme le High School, ni rechercher les connaissances essentielles, comme le College Course, notre cours semble se complaire à l’inutile, i.e.au plus précieux, "à la pierre blanche”, plutôt qu’au chemin.11 y a donc sinon une opposition, du moins une différence profonde dans l’esprit qui inspire nos deux systèmes d’enseignement secondaires”.Voilà la situation de fait : dans le même milieu, des jeunes gens appelés a exercer des professions identiques, reçoivent une formation qui dit Ivre sensiblement.I es uns auront des connaissances générales plus étendues, une conception du monde plus spiritualiste, cependant que les autres, mieux rompus aux disciplines scientifiques, disposeront d’une plus grande souplesse pour s’adapter aux conditions matérielles de la vie.lin énonçant simplement le problème, c’est déjà laisser entrevoir qu'il est grave, qu’il est lourd de conséquences et qu’il n'est pas de solution facile.Ce ne devrait pas être une raison cependant pour ne pas s’v attaquer et pour ne pas essayer quelques modifications dont pourraient tirer grand bénéfice nos jeunes compatriotes.I ncore une fois, je n’entends pas médire sic la formation classique dont je me plais a reconnaître les mérites, mais il me semble que, tout en conservant son caractère humaniste, il serait possible de ne pas négliger un certain ordre de valeurs dont la nécessité se fait aujourd’hui impérieuse.De nombreux postes sont à prendre pour les nôtres, à condition qu’ils soient adéquatement préparés pour y faire leur marque et s’v rendre utiles. OL' EN SOMMES-NOUS DANS NOT Kl 1 N SE ION 1 Ml N 1 341 Dans d’autres secteurs, la concurrence se tait très âpre et elle le deviendra de plus en plus ; ce ne sont que les meilleurs qui triompheront, suivant la vieille loi biologique du survival of the fittest”.Une revision des programmes me parait s’imposer, non pas pour les alourdir davantage, mais pour rechercher un nouvel équilibre entre les matières, un équilibre qui tiendrait mieux compte des réalités actuelles.Est-on parfaitement assuré, par exemple, que la formation de l’élève y perdrait beaucoup, s’il ne consacrait pas autant d’heures à l’étude du grec, une langue dont il ne conservera le plus souvent qu’un très infidèle souvenir, et si ces heures retrouvées lui permettaient de s’initier plus avant t la connaissance des sciences, de toutes les sciences qui font dès maintenant partie de son curriculum, mais auxquelles le temps ne permet pas d’accorder beaucoup plus qu’une attention rapide et distraite, en surchargeant indûment la mémoire à la veille d’un examen ?Je suis d’avis qu’un enseignement scientifique établi sur de saines bases pédagogiques pourrait puissamment concourir à former chez l’élève les qualités d’observation, de rigueur, d’analvse dont il aura besoin toute sa vie.Il aura jeté un peu de lest, il aura abandonné un peu d’inutile et de gratuit, mais après tout nous ne vivons pas dans une civilisation de mandarins et nous devons armer solidement nos enfants pour les combats qui les attendent.Un autre point mérite peut-être de retenir ici notre attention.On a souvent parlé dans le passé de l’uniformité des manuels scolaires et d’aucuns s’v opposaient pour des motifs qui ne doivent pas entrer ici en ligne de compte.Ce qui me frappe, c’est que beaucoup de nos étudiants sont, dans les débuts surtout, fort désorientés par le fait de cette variété.Ils arrivent dans l’une de nos facultés ou de nos grandes Ecoles, ayant poursuivi leurs études préalables dans des ouvrages très différents.Les connaissances qu’ils ont acquises sont sensiblement les mêmes, j’y consens volontiers, mais la présentation n’est pas la même.Devant la chaire du professeur, qui a sa propre méthode, ils ne sont plus au même niveau, et cela sans qu’intervienne la question de leurs aptitudes ou de leur effort personnel.Il devrait être possible de découvrir une formule qui éviterait ces inutiles flottements dont personne ne bénéficie et qui peuvent même, dans certains cas, dégoûter l’étudiant et l’éloigner d’une spécialité où il aurait pu donner sa pleine mesure .Il ne s’agit pas, vous le comprenez bien, d’imiter servilement ce qui se fait ailleurs, mais de retenir ce qui peut nous être avantageux et favoriser 34: R U V l I IKI.MISTRIHI.Il CANADIENNE notre propre progrès.C'est ainsi qu'il serait peut-être sage de regarder attentivement ce qui se passe du cote de nos amis de langue anglaise.Je pense tout particulièrement a la reconnaissance officielle des matières facultatives.Après avoir passe son examen d’immatriculation mettant fin à sa scolarité au High School, l’élève peut procéder a des options, selon la carrière qu’il a en v ue d’embrasser plus tard, (’emprunte a M.Louis-Philippe Audet.qui s'est fait l’historien de notre système scolaire, l’exposé du fonctionnement de ces options : "Un étudiant (McGill) se dirigeant vers le baccalauréat es arts a le choix parmi une grande variété vie cours ; cependant, à partir de la deuxième année, il doit concentrer son attention sur deux matières principales (Continuation Subjects) qui doivent être complétées par d’autres sujets de façon a bien équilibrer les études.Les cours facultatifs nécessaires pour compléter le travail académique doivent rencontrer les exigences de l'année dans laquelle il se trouve inscrit et répondre aux besoins de tout autre cours qu’il aura l’intention de suivre par la suite.C est ainsi que, durant les deux premières années, l’étudiant doit suivre 5 cours comportant chacun trois heures d’enseignement par semaine ; durant la troisième et la quatrième année, il devra s’incrire à 4 cours, soit 12 heures par semaine, l.es cours obligatoires pour la première année, par exemple, sont l’anglais, le latin ou le grec et les mathématiques ; les cours facultatifs (deux au choix) sont l’histoire, le grec ou le latin (si non déjà choisi), le français, l’allemand, l’espagnol, les sciences (physique ou chimie ou botanique ou géologie ou zoologie ou géographie), la musique”.J’incline a penser que cette description rend bien compte de la situation.La question n’est pas de préconiser ce plan, mais d’en souligner le principe.Même si le cours secondaire chez les Canadiens français est tout d’une même venue, ne serait-il pas pertinent d’y introduire, après la versification, le principe de la bifurcation ?On répliquera peut-être que l’enfant est encore trop jeune pour être tout à fait au courant de ses dispositions et de ses goûts et que c’est exiger de lui une décision prématurée.Je n’en suis pas tout à fait sûr.En tout cas, une bonne orientation pourrait suppléer à ses propres déficiences et l’orienter dans la voie où il aura le plus de chances de développer au maximum sa personnalité.Ce qu'il perdrait en étendue, il le gagnerait en profondeur, il le gagnerait par une meilleure préparation à la carrière de son choix.Cette bifurcation au OU EN SOMMES-NOUS DANS NOTRE ENSEIGNEMENT 343 milieu du cours classique a fait l'objet de nombreuses études et je sais que de bons esprits, loin d’y être hostiles, y voient une solution heureuse, une formule de modernisation dont les résultats devraient se révéler très précieux.Ce serait en tout cas un moyen de faciliter l’indispensable coordination entre les différents degrés de l’enseignement qui demeurent encore trop compartimentés, trop étanches dans notre province.Qu’on songe par exemple au sort souvent pénible des élèves du classique obligés d’abandonner leurs études avant d’avoir atteint au baccalauréat et qui éprouvent des difficultés inouies à se caser dans notre société.Qu’on songe également à la situation peu enviable de nos diplômés de nos écoles primaires supérieures auxquels il manque un chaînon nécessaire pour s’inscrire dans la plupart de nos facultés universitaires.Ce sont là des problèmes concrets et quotidiens dont nous devons rechercher la solution jusqu’à ce que nous l’ayons trouvée.Il y va de l’avenir des générations montantes, il y va aussi de l’essor et du progrès de notre province dans tous les domaines de l’activité.Nous n’avons pas l’intention de renier ni de dénigrer ce qui s’est fait dans le passé.Nous n’avons qu’admiration respectueuse pour une oeuvre grandiose, mais le temps est venu d’admettre que nous vivons au siècle de la spécialisation.S’v soumettre, ce n’est pas abandonner la culture générale dont la nécessité se fera toujours sentir, c’est tout simplement ne pas maintenir un moule commun pour des destins qui ne seront pas identiques.Il y aura toujours place pour les humanités, pour les intellectuels, pour les penseurs, pour les artistes, mais il nous faut aussi des savants, des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs, et c’est en leur nom qu’au terme de mon mandat j’ai tenu à soumettre ces quelques remarques faites dans un esprit de collaboration et d’entr’aide. ESSAI SUR LES STATISTIQUES DES GROUPES HÉTÉROGÈNES TRÈS DISPERSÉS René I API ANTE Si 1 on excepte certains problèmes de jeu ou de physique où les combinaisons possibles sont connues d avance, les statisticiens emploient, pour représenter le résultat de leurs observations, ties courbes et des fonctions empiriques sans se soucier si le milieu observe est parfaitement homogène.Pourtant l’étude des consommations d’électricité chez les abonnés domestiques conduit a ties résultats intéressants et d’une grande utilité en supposant une superposition de deux groupes homogenes tie consom-mateu rs.C.et essai a pour but de décrire sommairement la méthode employée et d en analyser les possibilités pour la solution tie problèmes analogues.Tarifs far tranches.Dans nos régions, les tarifs domestiques séparent les kilowattheures en tranches a prix différents, (.es tranches sont exprimées en kilowattheures par mois par abonné puisqu’il n'y a qu’un seul compteur et qu’on ne tient compte ni tie la charge ni du nombre de pièces éclairées.Ayant relevé les consommations individuelles, on les groupe par ordre croissant tie valeur.On établit ensuite la frequence ties factures montrant une consommation inferieure a une limite donnée.Il est surtout utile de connaître le nombre de kilowattheures compris entre les limites d une tranche possible de tarif, en se rappelant que les kilowattheures observes entre deux limites ne sont pas les mêmes que les kilowattheures tarifes entre ces limites; chaque consommation observée peut contenir îles kilowattheures appartenant à plusieurs tranches du tarif.Apres la mise en ordre des résultats, il faut choisir des unités de mesure qui puissent servir ele points de repère a la comparaison ties groupes entre eux.(.es unités seront : Pour les tranches de tarifs ou tie consommation, la consommation moyenne p.du groupe: Pour la frequence des factures, le nombre total \ tie factures mensuelles. ESSAI SLR lis ST A T 1ST IQ U H S DES GROUPES HETEROGENES 345 Pour l.i proportion des kilowattheures consommes ou tarifés, la consommation totale Nu du groupe.I.cs résultats ainsi groupes et ordonnes peuvent être comparés a ceux d'un autre ensemble d’abonnés et représentes sous forme de couibes.Bien que les données initiales soient discontinues, 1 emploi de fonctions continues n’entraîne pas de difficultés pratiques.I_c groupe homogène de eonsoninuiteiirs.On s’approche du groupe homogène dans les villages où la cuisine à l’électricité n'a pas encore fait son apparition.Voici les fonctions continues qui semblent le mieux décrire la consommation de ce groupe.Soient : s.consommation observée ou limite de tranche, en k\\ h.„ consommation moyenne du groupe, en k\\ h.x limite supérieure de consommation ou de tranche.exprimée en proportion de la consommation moienne du groupe.X = S/|i (£|N| fréquence des factures au bas de la consommation x.o (x) proportion des k\\ h tardés en bas de la limite \.$(x) = I - ( I + 3x + 4,5x2) e 3x fl(x) = I - (I + 2x + l,5x2)e‘3x (2) La fonction (x) donne la fréquence des factures en bas de x, sa dérivée, ' (x), correspond à la densité en un point donné.‘(x)= 13,5 x2 e"3x (3) Lntre ( x).fréquence des observations, et t.Mx).proportion des k\\'h tarifés, existe la relation suivante.$(x) = i - n!(x) (4) 546 RKVL'E TRIMHSTRIEI.l.E CANADIENNI I.a fréquence (x) est le complément de la dérivée de U(x).Si la variable s avait été employée au lieu de x, on aurait eu : (s) » I - pQ'(s) (5) GROUPE "HQMOGENEl ! DE CONSOMMATEURS DOMESTIQUES NOMBRE DE FOIS LA MOYENNE - figure I.(.ariutcristU/ucs J un groupe homogène Je consommateurs do mcs/ii/nrs.Groupe hétérogène île consommateurs.I.es consommateurs domestiques qui font leur cuisine et chauffent leur eau a l'électricité forment un groupe différent, homogène à toutes fins pratiques, ün se trouve en presence de deux groupes homogènes, ne différant que par leur consommation moyenne et dont la combinaison constitue l’ensemble des consommateurs domestiques.nombre d’usagers à consommation modérée.considérable.consommation moyenne de l'ensemble.des N, usagers.Soient : Ni N, /* ll i ESSAI SLR LES STATISTIQUES DES GROUPES HETEROGENES 347 consommation moyenne des N- usagers.On décrit chaque groupe composant en proportion de l’ensemble N, .N2 Proportion des usagers' n, == N| + Nz n2* n, + N2 D’où on déduit l’équation : n, + n2 = 1 .Hi Proportion des moyennes- m,- ^ (6) Hz m2= ^ Proportion des kWh' et n2m2 Puisque la consommation de l’ensemble est égale a la somme des consommations de chaque groupe, on a 1 équation .^ n, m, + n2m2 = I A l’aide de ces proportions, on peut exprimer les caractéristiques de l’ensemble hétérogène en partant des fonctions du groupe homogène.Soient : > fréquence des consommations de l'ensemble.proportion des kWh tarifés dans 1 ensemble.y = n, Ou/m,) + n2U/m2) w = n,m,f).(x/m|) + n2m2fl(x/m2) (9) Soit aussi : v \ w densité des consommations observées.v = -^0'(x/ml)+ ^0'(x/m2) CO) Les deux groupes homogènes choisis pour décrire 1 ensemble ont la même fonction (x) et ne diffèrent que par leur consommation moyenne.L’ensemble hétérogène se trouve defini par deux paramètres indépendants : n2 m2 , la quantité hétérogène m2/m, , la disparité des moyennes Décomposition Je l'ensemble hétérogène.Connaissant la fonction (x) du groupe homogène, on peut calculer 34 S >< I \ l 1 IIUMISTKIII.il CANADIENS! diuix points caractéristiques de la fonction w pour différentes valeurs simultanées de la quantité hétérogène et de la disparité des moyennes.Dans le cas des consommations domestiques, ces points caractéristiques sont : SV ( I ) w (3; ) valeur valeur de w quand de w quand x est x est égal a 1.égal à 3.Quantité hétérogène Disparité : 3 Disparité : 5 Dispa rite : 7 n_.m_.vv ( 1 ) *’(3) w(l) w(3) w(l) w(3) 0,1 0.7 S S 0,980 0,749 0,9 5 8 0,747 0,944 0,2 0,741 0,96' 0,722 0,925 0,714 0,896 0,3 0,722 0,9 5 9 0,693 0,900 0,677 0,859 0.4 0,708 0,9 5 6 0,6 6 3 0,888 0,63 8 0,8 34 0.3 0.693 0,9 5 8 0,63 3 0,88 8 0,600 0,823 0,6 0,685 0,96 5 0,609 0,900 0,564 0,832 0.7 0,684 0,974 0,5 98 0,92 3 0,540 0,863 Avec une table de ce genre ou encore mieux avec un graphique, on peut retracer les deux paramètres tie la combinaison.VALEUR Figure .Pour la decomposition des groupes hétérogènes de consommateurs. FREQUENCE DES FACTURES 349 ESSAI SUR LES STATISTIQUES DES GROUPES HÉTÉROGÈNES Une fois n;m; et nv., ni] connus, on calcule les autres paramètres : ni m, ¦ 1 - n2m2 (7) m2 « ( m 2 / fn | ) n | iyi j ¦f1 n2 2 (11) m, ¦ m2 t (rrig/m,) (12) n2 - n2 m2 "t m2 (O) ni ‘ 1 - n2 (S) Pour un nombre appréciable de consommateurs domestiques d’électricité sur une période de 12 mois, la disparité des moyennes est assez —/— GROUPIES "HÉTÉROGÈNES DE CONSOMMATEURS —30 %-dé gros usagersjj E STI Q DI spa rit* des moyennes NOMBRE DE FOIS LA CONSOMMATION MOYENNE l igure 3.— Frequence cles consommations domestiques avec différents pourcentages de gros usagers. R1YLT TRIM liSTRIELLF.CANADIENM 3 50 —7~ - • t/ GROUPES "HÉTÉROGÈNES" DE CONSOMMATEURS DOMESTIQUES Disparité des moyennes NOMBRE DE FOIS LA CONSOMMATION MOYENNE l igure 4.— T nrv^it' tarifer ara différents pourcentages de gros usagers domestiques.constante; elle est voisine de 6,7 dans la province de Québec.La quantité hétérogène varie d’un réseau à l'autre, mais sur un réseau donné elle reste stable pendant plusieurs années même si la consommation moyenne augmente rapidement.Il est parfois opportun de remplacer la quantité hétérogène par le pourcentage des gros consommateurs, surtout dans la préparation des diagrammes.Rappelons qu'il s'agit d’une méthode empirique.Elle serre la réalité de plus près qu’une autre méthode où l’on négligerait la présence des gros usagers.Sa valeur éminemment pratique dans la solution de nos problèmes de tarifs laisse présager son utilité dans la solution d’autres problèmes statistiques.Quelques notions de probabilité.Il faut distinguer les statistiques, résultat de l’observation, des hypotheses fournies par la théorie des probabilités pour interpréter ces statistiques. ESSAI SUR LES STATISTIQUES DES GROUPES HÉTÉROGÈNES Lorsque le nombre d’expériences indépendantes va en augmentant, la fréquence d’apparition d’un phénomène se rapproche de sa probabilité, ainsi que l’a expliqué Bernouilli.L’expérimentateur parlera de fréquence; l’estimateur, de probabilité.Fréquence et probabilité ont les mêmes limites numériques.La probabilité d’une certitude est égale à un; celle d’un événement impossible est égale à zéro.La pratique est d’employer une fonction continue pour exprimer la probabilité, c’est-à-dire une courbe sur laquelle la valeur observée peut tandis que la probabilité d’un résultat spécifique est infiniment petite, d)’(x) dx.La fréquence cumulative d>(x) correspond a la probabilité d un résultat entre zéro et x.Si la variable aléatoire n’était pas rapportée à la moyenne /a, l’équation aurait été : L'aire complémentaire à la courbe Q(x) des quantités utilisables (v.g.kWh tarifés) est une fonction de l'écart quadratique moyen a divisé par la moyenne /a.L’écart quadratique moyen (x) esc aussi égale à l’unité.(15) (16) » 1/2 ( 1+ cr2/p2) (17) RI.Vf! TRIM ISTIUI.1.1.1.CANADIENS! 3 52 au carre, on tait ensuite la moyenne des écarts au carré, puis on en extrait la racine carrée.Plus la dispersion est grande, plus grand est l’écart quadratique moyen, mais plus basse est la tourbe tie t>(x ) puisque son aire complémentaire augmente avec 'ix) ) Crude Seasonal Indexes (6) Adjusted Seasonal Indexes (7) January S70 87.0 + 11/24 — — 1.23 8 5.77 87.1 87.2 February S90 89.0 +9/24 — — 1.00 S8.00 89.4 89.5 March 944 94.4 + 7/24 — .78 93.62 95.1 95.1 April 98 5 98.5 + 5/24 r — .3 6 97.94 99.5 99.5 May 1,020 102.0 + 3 24 : — .3 3 101.67 103.3 103.3 June 1,075 107.5 + 1 24 - - .11 107.39 109.1 109.1 J uly 1,097 109.7 — 1/24 =+ .11 109.81 111.6 1 11.6 August 1,098 109.S —3/24 = + .33 110.13 1 1 1.9 1 11.9 September 1,047 104.7 —5 '24 = + .56 105.26 106.9 106.9 October 99 5 99.5 —7/24 = + .78 100.28 101.9 102.0 November 919 91.9 —9 24 = + 1.00 92.90 94.4 94.5 December 867 S6.7 — 11/24 + 1.23 87.93 89.3 89.4 Totals 11,807 1 180.7 1 180.70 1 199.5 1200.0 Average of averages 1 98.39 revue trimestrielle canadienne SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 391 There are other methods of computing seasonal indexes.Furthermore, in practice many problems are encountered in attempting to measure seasonality patterns, such as, changes in the seasonals, variations in the date of Easter, changing number days of the month, and so forth.In other cases we may find it necessary to test the reliability of a particular series of seasonal indices.Evidently space does not permit us to treat this subject more fully.For further information on the statistical measurement of seasonality please consult statistical textbooks1.Table VII.— Semi-Averages Trend of Employment Data : Monthly Averages of Employment for Firm A.See Table II.First Half Second Half Year Employment Year Employment 1939 1 12.00 1944 90.00 1940 1 12.25 1945 90.33 1941 105.42 1946 89.25 1942 100.92 1947 93.2S 1943 9 5.00 194S 95.50 Total 52 5.5 9 Total 45 8.33 M (Mid-1941) 105.12 M(Mid-1946) 91.66 Measure of Slope, b rr 91.66 - 105.12 = — 2.69 1.We recommend : F.E.Croxton and D.J.Cowden, Applied General Statistici, New York, Prentice-Hall Inc.1 945, p.464-5)9; G.R.Davies and D.Yoder, Busineu Statistics, New York, John Wiley Si Sons, Inc.p.274-300. 392 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Reducing Seasonal Fluctuations Both the government and employers can help to level out seasonal variations in employment.Because of the nature of certains industries, however, public measures remain the only effective approach.In other industries employers appear to be in a better position to do something about seasonal changes in employment.Public Measures One of the state’s principal contributions towards deseasonalization lies in an efficient employment service which arranges for the shift of groups of workers from one part of the country to another.This service is particularly useful in highly decentralized industries such as agriculture, logging, fishing, etc.We even find such organized shifts of workers on an international level.The United States and Canada, and the United States and Mexico for many years have been exchanging workers to meet specific seasonal peak demands.In addition to the shifting of workers in groups, the employment service can reduce seasonal unemployment bv finding alternative jobs for a number of individual workers who are seasonally displaced.Other possible public measures would include a publicity and educational programme designed to convince private employers to attempt to stabilize their working force wherever possible1.Research into the problems of seasonal unemployment is another field suitable for government agencies.Research activities may be extended into various channels.One of the first steps would be to determine the extent of seasonal fluctuations in employment in the various industries and segments of same.This in itself represents a major task.Another avenue for research would be to discover just what are the causes of seasonal variations in the different industries.Once the causes are determined the next step should be to investigate possible methods of I.An example of such a step was the letter and attached chart adressed by the Deputy Minister, federal Department of Labour, in February 1 9 50 to all major Canadian employers, requesting that wherever possible employers and personnel to their payroll to do work which could be performed during the winter months rather than wait until the summer period.A chart was attached to illustrate the fact that pre-war seasonal patterns in employment were reappearing in the economy. SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 393 stabilizing employment.The study of stabilization methods would cover a vide range of subjects such as management, marketing methods, techni-pues and so forth.I lie investigations may even go to the laboratory as in the case of research in building materials and building methods for winter use.\\ e are not suggesting that government agencies alone should undertake the research work in the field of seasonal changes in employment but they would probably have to take the initiative in this field.Cooperative research activities involving both government and business bodies would probably be an ideal approach.Another step that public authorities may take to alleviate seasonal unemployment is to plan their work so that some of it may be undertaken during the seasonal low in employment activity.Obviously there are limits to what the state can do in this regard.It should not be expected to do the impossible or to launch public works without some consideration for inscrcascd costs which may result from unscasonal operations.Another step logically belonging to the domain of the state is a system of unemployment insurance or compensation.Strictly speaking, such schemes do not reduce unemployment directly but they' do help to alleviate the economic burden of the unemployed.Indirectly they should have some stabilizing influence on employment in the economy as the result of the job-creating effects of the distributed unemploy'ment insurance funds.Unemployment insurance schemes mayr prove to be greater stabilizers of employment if they contain merit rating provisions.Most of the unemployment compensation acts of the State governments of the United States, provide for the rating of employers on the basis of their employment record.It is in fact, a characteristic of the unemployment insurance schemes of the United States.Such merit rating provisions have been adopted from workmen’s compensation practice in America.Merit rating or experience rating, as it is sometimes called, is not found in unemployment insurance programmes in Europe or in Canada.The Federal Act of the United States likewise provides an incentive for employers to stabilize their staff.Under the latter act employers are entitled to a lower premium rate if they have provided the guaranted minimum of employment throughout the preceding year, or have established what is called a 394 REVL'E TRIMESTRIELLE CANADIENNE "guaranteed employment account”, equal to 7.5 per cent of the wages paid in that year and have provided at least 30 hours per week for a minimum of 40 weeks or one hour less per week for each additional week.The merit rating provisions contained in the various state Acts vary greatly but they generally provide for a reduction of or exemption from insurance taxes if employers regularize their employment to a certain level.The merit rating policy in unemployment insurance has been defended on the same grounds as merit rating in workmen’s compensation for industrial accidents and illness.The main argument in defence of the policy is that it provides an incentive for employers to do something about the problem of unemployment or of safety in their own establishments.Some claim that in certain respects the merit rating policy is more important in the case of unemployment insurance than in workmen’s compensation.They hold that unemployment insurance without such provisions may even become an incentive to employers to increase their lavoffs as compared with what they would do if such layoffs meant throwing men into the street without job prospects and without earnings.This same argument has been voiced in some quarters against unemployment insurance in general'.Those who oppose merit rating provisions in unemployment insurance schemes, state that it unecessarily complicates the actuarial base and the accounting procedures of the schemes.They add further that in practice emplovers can do little to stabilize their employment and that if greater regularity is achieved it is more a function of the state of the economv or of the business community than employers’ efforts.Labor organizations in the United States have frequently voiced opposition to merit rating in unemployment insurance on the ground that certain employers were utilizing the policy to prevent increases in insurance benefits.1.Tor an illustration of this opinion sec : RUEFF, Jacques, "L’Assurance-chômage, cause du chômage permanent Reprinted from "Revue deconomic politique”, Mar.-April 1931, with preface by Charles Rist.Paris, 1931, 41 pages.For a refutation of this opinion see : MAURETTE, Fernand, "Is Unemployment Insurance a Cause of Permanent Unemployment ?", International Labour Review.Vol.XXIV, No.6, December 1931, p.663-684. SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 395 It is still a debated question whether unemployment insurance schemes should be expected to deal adequately with the problem of the seasonally unemployed.The arguments advanced in support of the limitation of benefit rights of seasonal workers have been summarized by Ida C.Merriam as follows : "It is said that : (1) Seasonal unemployment is predictable, and seasonal workers face not the probability but the certainty of some unemployment year after year; therefore, seasonal unemployment is not properly within the scope of a social insurance system.(2) Seasonal workers are already compensated for their periods of unemployment by high hourly wage rates.(3) The drain of benefit payments to seasonal workers will bankrupt State unemployment compensation funds, rendering them insolvent in times of recession and thus depriving steady workers of the benefits due them.(4) benefit payments to seasonal workers wiU subsidize seasonal industries and encourage seasonality of operation .Those who'oppose the liberalization of insurance coverage and benefits with regard to seasonal workers usually take the stand that the main purpose of unemployment compensation plans is to build up a reserve mainly against cyclical and non-seasonal setbacks.This appears to have been a fundamental principle of the Canadian Unemployment Insurance programme'.On these grounds this whole section on unemployment insu re should not be treated in this article but confined to one dealing Thc^argurnent^'in favour of covering by unemployment insurance as * -.—** mcn, taring « of serious misconduct, that should be ,he enter,on of compensation but the fact of unemployment'.¦ „j The maintenance of purchasing power .n the commuons a -TwMUMC.M.C."Seasonal To,1st, and ztzi rsr* Sand Unemployment Compena.non Benefits, Chicago, Social Forces, 1941, p.4-4. 396 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE worker who enters the labour market for relatively short periods only, maintenance of the purchasing power of the seasonally unemployed is just as essential as that of the other types of unemployed.If the unemployment insurance programme cannot meet the seasonal unemployment problem, it is the opinion of many that it will find it still more difficult to cope with cyclical unemployment.Assuming that a major depression is a possibility, it could wreck the largest unemployment insurance fund in the space of a few years time.Therefore we may ask what great purpose could unemployment insurance be expected to serve, if it cannot meet the problem of serious unemployment during an extended depression or if it should not be expected to deal with seasonal unemployment ?Its main role will therefore be confined to relieving the evils of frictional unemployment or of employment resulting from recessions and minor depressions.Many other arguments may be advanced at least to disapprove the contention that seasonal workers should be excluded from unemployment insurance benefits, if not to prove that they should be covered.The determination of who constitutes the seasonal worker, although clear in certain instances become a major problem in many industries.What shall we do with the industry or establishment which is partly seasonal and partly non-seasonal, or with the employee who works part of the year in a seasonal industry and part of the year in a non-seasonal one ?In fact experience with unemployment insurance has shown that it is next to impossible to exclude all seasonal workers from the unemployment insurance provisions.In practically all cases on record of unemployment insurance in various countries, including the United States and its states, the insurance provisions include a good number of industries and workers which are affected to some extent by seasonality.Other seasonal industries and workers are excluded by two main tapes of regulations : a) those specifically excluding certain industries or occupations from the application of the scheme, or b) those which require a certain specific period of work per year for eligibility.An example of the first is the exclusion of agricultural workers from the Canadian Unemployment Insurance Act.1 he second is illustrated by the proa isions of the same Canadian Act which stipulate that the right of an insured worker to receive insurance benefits shall be subject to the condition (among SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 397 others) that contributions have been paid in respect of him at least 180 days during the two years immediately preceding the day on which the benefit year commences.(1) The ultimate result of this policy is that workers who are employed in short-season industries can never work long enough to become eligible for unemployment insurance benefits.Employers Action As we have indicated earlier, in many industries employers appear to be in the best position to introduce stabilizing devices in an effort to reduce seasonal factors in employment.There arc many such devices available.The choice of the technique naturally will depend on the industry and establishment concerned.The following arc among the devices which may be used by employers to desea'sonalize their operations.1) stimulation of sales in dull seasons; 2) creation of out-of-season uses for seasonal product; a) spreading sales through the year by securing orders far in advance; 4) introducing new models during dull seasons; 5) diversifying production so as to level out operations; 6) developing new markets for established products; 7) producing for stock; S) changing consumer habits; 9) using personnel to do maintenance and repair work in dull seasons; 10) versatility training of employees; 11) using "flying squadrons” to help out on peak loads; 12) using transfers instead of concomitant lay-olfs and hirings in different departments or plants; 13) centralizing control o personnel to permit analysis and forecast of personnel requirements on a long-term basis; 14) arranging vacation programmes; 15) simplifying the line; 16) inventory control designed to avoid over-production in individual departments; 17) coordinating sales and production; IS) v‘'r>mg working hours; 19) reciprocal contacts with other employers; and -0) off-setting the weather by artificial devices.Each of these methods will now be discussed briefly.1.STIMULATION OF SALTS IN DULL SEASONS In certain lines increasing slack season of business, manufacturers have succeeded in sales.A variety of policies may be implemented to Refer to The Unemployment Insurance Act.I‘MO.issued by the Unemployment Insurance Commission, Ottawa.Canada, March UMO.p., sec 101 -¦ REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 3 98 attain this objective.Off-season advertising may be resorted to in an effort to convince the consumer of the year-round use of the product or of the wisdom of not postponing the purchase until the need is felt, huel merchants who, by advertising, do their best to have us fill our coal bins or oil tanks during the hot summer are a good example.One of the most popular devices for stimulating sales in slack seasons are sales contests held cither among the salesmen or dealers or both.Similar in tLeii results are increased commissions to salesmen or reduced prices to dealers or consumers during the slack season.2.CREATING OUT-OF-SEASON USES FOR THE SEASONAL PRODUCT The food industry is one in which manufacturers have been active in creating out-of-season uses for the seasonal product.Education of the consumer by advertising as to these out-of-season uses has been an important factor in this connection.Important also have been the great improvements in the canning industry in refrigeration at home and in the p.'ant and more recently the development of the quick freezing method.Other industries in which efforts have been made to introduce out-ofseasons uses for the product include the building materials industry, the clothing and textile industry and electrical goods industry.3.SECURING ADVANCE ORDERS The policy of spreading sales throughout the year by securing orders far in advance is closely related to that of stimulating sales in dull seasons.Some manufacturers have been able to reduce seasonal fluctuations by securing advance orders for their products.Special discounts or a longer period for payment are the main incentives offered to the wholesaler or retailer to buy ahead.4.INTRODUCING NEW MODELS DURING DULL SEASONS The motor car industry1 is the best example of one which has used the policy of introducing new models during the dull season in an 1, For more information see : "Seasonal Variations of Employment in the Automobile and Parts Industry”, Reprinted from Labour Gazette, Ottawa, Canada, March, 1947, 6 pages. SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 399 effort to desc.ison.ili/-e production.Previous to 193 3, practically all automobile manufacturers held their annual shows in the spring, which coincided with the period of peak demand.The result was a very pronounced seasonal pattern in production.The moving of the annual automobile show from the spring to the fall months stimulated many buyers to purchase their cars in the fall instead of waiting until the spring.Although a seasonal pattern remains in the operations of automobile manufacturers, it has been considerably levelled out.Of course, others factors which have contributed to the same result have been improved highways, more efficient snow removal, the development and greater use of the closed car, improved car heating, and so forth.3.DIVERSIFYING PRODUCTS SO AS TO LEVEL OUT OPERATIONS Diversification of output represents, in many industries, the most practical way of reducing seasonal fluctuations, thus, a toy manufacturer may enter into the production of wooden containers or an establishment manufacturing ladies’ garments may enter the line of men s clothing in order to better spread their operations.The decision to diversify must be made after serious consideration of its advantages as compared with those of simplification.One of the main problems facing the firm which is considering diversifying its output is whether its present staff and equipment can be put to use in the production of the new line.6.DEVELOPING NEW MARKETS FOR ESTABLISHED PRODUCTS Instead of diversifying production some firms may find it more expedient to diversify their markets for established lines.In countries like the United States and Canada, where many differents climatic legions are found, it may be possible to increase the demand for its products in the slack, season by extending its sales into regions with different seasonal patterns.In other cases firms may find it more effective to enter the export market by selling to countries with a different seasonal pattern. 400 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 7.PRODUCING POR STOCK Production in advance of orders represents one of the most widely used devices to achieve level production1.With the exception of establishments which manufacture for job orders, most firms produce for stock to some extent.However, certain types of business by the nature cf their operation or products can only afford to stock up for a relativelv short period of time.Various factors may render it difficult or impossible to build up much stock.Storage space is a problem in enterprises manufacturing bulky products such as automobiles, farm machinery, etc.Style changes prevent clothing manufacturers, particularly of women’s clothing, from building up their inventories.Deterioration of the final product may act as a deterrent to producing for inventory'.An example ot this last factor is the case of the cement manufacturing industry.8.CHANGING CONSUMER HABITS Studies of seasonality in industry reveals that in specific instances the buying habits of the consumers is the basic cause of the seasonal demand.The choice of the consumer may be founded on ignorance of the fact that the product concerned has year-round uses or that it has Lecn improved with the view of dcseasonalizing its use.A good example is Coca-Cola which used to be a summer drink.The manufacturers of the beverage as a result of concentrated and prolonged advertising have persuaded consumers to drink it the year-round.Evidently the problem of changing consumer habits is mainly the task of the employer with possible co-operation from government agencies in some cases.It is also a longer term process than some of the other methods recommended as employment stabilization measures.Years may be required to convince consumers, in sufficient number, to have any effect on the pattern of sales.1.In a survey of employment stabilization technique made a few years ago by the National Industrial Conference Hoard, it was found that 64 per cent of 203 companies using such techniques were producing for stock as one of methods for steadying employment.Please refer to Annual Wage and Employment Guarantee Plans, Studies in Personnel Policy No.76, 1946, p.32, published by the National Industrial Conference Hoard, New York, N.Y. SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 401 9.DOING MAINTENANCE AND REPAIR WORK IN DUEL SEASON One of the oldest methods used to reduce lay-offs is that of using personnel to do maintenance and repair work in dull seasons.Entirely apart from the point of view of the personnel it is simply good business to put machinery and equipment in good condition during the slack period.There are evident limits to the number of workers that can be maintained on the payroll during the repair period, but the fact remains that the number of workers that need to be laid off will be reduced.Within recent years, however, there has been growing opposition to the use of this method, brom the point of view of management, in certain instances it has proved inefficient to have production men perform repair and maintenance tasks for which they had not been properly trained and for which they have not the proper skills.Jurisdictional difficulties have also been encountered from both production and maintenance workers.10.VERSATILITY TRAINING FOR WORKERS In some establishments one positive approach to the problem of seasonal lay-off lies in training employees for more than one job.Employers may follow one of two policies in such cases; (a) train groups of workers in more than one occupation, or (b) train all workers in more than one job.In the first policy employers may give versatility training to only those workers whose jobs arc unstable.These employees may then be shifted to other work in the plant instead of being laid off.In the second policy, all workers arc trained to perform more than one job in the enterprise in order that they may be transferred about the piant and thus prevent lay-offs or to evade the necessity of hiring new people to meet special production demands.There are evidently many difficulties in the way of versatility training.One major problem may be the nature of the industry itself and its occupational structure, which may make it difficult to shift people from one job to another.Another problem may be presented by the union or unions and collective agreements, which may not allow such transfers v.ithout special permission. 402 RF.VUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE The printing industry has been one in which owing to tiie nature of the work performed has permitted some degree of versatility.11.USING "FLYING SQUADRONS” TO HELP OUT IN PEAK LOADS Related to versatility training is the use of "flying squadrons” to help out on peak loads.In this policy, a small group of workers is taught to perform many jobs in the same establishment.This squad is than shifted about the plant to meet special production needs.Actually these workers may form part of the group who are given versatility training but the use and purpose of "flying squadron” training may differ from versatility training in the ordinary sense.In "flying squadron” training, determination of which workers will receive the training is based on their ability to perform versatile functions, while in versatility training discussed earlier, the decisions as to who shall be trained will be based on whether the workers hold jobs which are by nature irregular.In other words, the major purpose of versatility training is to keep employed those workers who would necessarily have to be laid off at certain times of the year, whereas the major purpose of "flying squadron” training is not to regularize the employment of the workers forming part of the group but to stabilize employment of other workers in the plant.12.USE OE TRANSFERS I he use of interdepartmental or interplant transfers instead of concomitant lay-offs and hirings in different departments or plants of the same firm is a method of regularizing employment related to that of versatility training in certain instances.Actually, however, there are caces where workers can be transferred from one department to another to perform the same work.It is for that reason that we give this technique separate treatment.To make this method workable, employers should have well centralized personnel records indicating first, second and third occupational choices of the workers.Successful application of the method is also predicated upon a comprehensive job analysis and job description programme. SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 403 13.CENTRALIZING CONTROL OF PERSONNEL Centralized control of personnel may permit better analysis and forecasting of manpower requirements on a long term basis.This centralization is particularly important in the case of a large scale enterprise.In certain instances where the separate units are in related industries, the control may be expanded over more than one plant of the same employer in the same community or city area.Such centralized control over the personnel may prevent concomitant lay-offs and hirings in different departments or in different plants of the same organization.It permits better analysis of personnel requirements on the basis of function performed and facilitates the forecasting of labour requirements in quantitative terms.The main objection to centralized control of personnel is the rigidity it necessarily implies.The greater the centralization in a large scale enterprise the more difficult it is to deal with employee problems on an individual basis.14.ARRANGING VACATION PROGRAMMES The policy of giving workers two weeks’ vacation with pay per year is now widespread.In tact the practice of granting them three weeks with pay is growing.In establishments where the slack period is not too long, arranging the vacation programme to coincide with the dull season may help to reduce lay-offs.Naturally this method is not so effective in regularizing employment in the case of enterprises experiencing several months of slack business.Another obstacle to the policy, but a minor one, is the fact that the slack period may occur at an unpopular time for taking vacations.Available data reveals that the great majority of workers wish to take their vacation in the summer months, in early fall or around Christmas.The factor of choice is so well established that some employers offer incentives such as an extra week s vacation to their workers so that they will take their vacation during the winter months. 404 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 15.SIMPLIFYING THF LIN F.'X'c have already seen that in some enterprises diversifying the line of goods handled or of services rendered may provide the main answer to seasonal fluctuations in business.Analvsis of the problem, however, may very well reveal that in other cases simplification and not diversification of the line would tend to regularize employment.In some industries where style and appearance of the product is the main sales appeal, the line of products may be over-diversified.The ultimate results of this policy are increased costs and wasteful production because of the smaller quantities of each type of product required.For example, some years ago, a study of the problem of standardization revealed that there were 6,000 pocket knife designs and more than 5,500 rubber footwear-styles on the United States market1.The sponsoring of the simplification programme by the employer association or trade association concerned has many advantages.Onlv when they are assured that their competitors will follow suit will some manufacturers take action to simplify their line of products.As we have already indicated, the government has also a role to play in such a case by providing leadership.16.INVENTORY CONTROL I entirely apart from its other advantages, inventory control bv avoiding over production in certain departments or at certain times of the sear mas help to level out the over-all operations of a firm.Close inventory control over all products and parts ot products made by the employer is necessary if ups and dosvns in production schedules ot specific departments arc to be avoided or reduced.17.COORDINATING SALES AND PRODUCTION Somewhat related to the policy of inventory control as a regularization device is the better coordination of sales and production.This involves the use of a sales budget.The budget begins with the forecast 1.Feldman H., The Regularization of Fmploymcnt, New York.Harper & Rros.1925, page 1 50. SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 40S of sales and is then translated into production schedules of quarterly, monthly, weekly or daily quotas.The sales estimates should be based on two principal sources of data : 1) past sales performance, and 2) market analysis.Some firms will not be able to budget as far ahead as others.In a few industries with a seasonal demand of a predictable nature, employers may be able to forecast sales for a year s period with a fair degree of assurance.In other industries because of style changes and sensitivity of demand it may not be possible to see ahead further than three or six months.Although the budgeting of sales and production will tend to stabilize operations and thus employment, the gains for management fiom implementation of the policy are manifold.18.VARYING WORKING HOURS The use of a flexible work week may contribute to greater stabilization of operations.In this method working hours are shortened or lengthened on the basis of the volume sales or volume of raw materials.Instead of hiring new workers for the peak loads, the present staff may be expected to work a certain number of extra hours per week until the peak is passed.When production schedules must be curtailed, the employees work a shorter than normal work week instead of being off.Generally speaking the above scheme includes a plan by which workers are guaranteed a certain number of hours of work per month or pei year.Guaranteed employment and guaranteed wage plans will be discussed later.19.RECIPROCAL CONTACTS WITH OTHER EMPLOYERS In rare instances, employers have been able to establish a plan whereby workers are found jobs with another employer rather than laid off.An example of such co-operation has been reported to exist between the Underwood Elliott Company and the Pratt & Whitney Corporation of Hartford, Connecticut ’, *.1.Management Review, February I‘MO, page 5 3.2.See also LUM, Merritt, Swapping Workers in Seasonal Slacks, in Business, September 1939, p.44.Nation’s 406 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Actually this represents a method of stabilizing the workers employment without stabilizing operations of the employers involved in the arrangement.k\ e have mcntionned it here not because it represents a method of widespread possibilities but because it constitutes an original technique requiring employer initiative.20.OFFSETTING THF.\X FATHER BY ARTIFICIAL DEVICES Offsetting the weather by artificial devices constitutes a method of dcseasonalization distinctly' different from those discussed up until now.In this technique, attemps are made to circumvent the effects of the weather on the operations ot the enterprise.Brick-making, which was at one time an industry of pronounced seasonal fluctuations because the bricks had to be dried in the sun.was released from the control of the weather by the development of artificial drying.In the contruction industry, mans' operations formerly left undone in the winter are now performed in the cold weather.I hus by' working under tarpaulins and bv heating the bricks and the mortar, brick-laying may be done the year round.Guaranteed Fmliluyment — Animal \\ age In addition to the direct attempts to regularize their employment by the devices just described employers may go a step further and guarantee to their staff a certain number of weeks of work or of wages per year.In final analysis guaranteed employment, and guaranteed wage plans do not constitute a direct method ot stabilizing operations since in order to make such plans workable, employers must implement some of tiio devices described earlier.Nevertheless these same plans may help the stabilizing process by providing an incentive tor employers.In view of the costs involved in any guaranteed employment or wage programme, firms are compelled to steady their operations using any method or methods they see fit.An illustration of this opinion is the following : "Undoubtedly the presence of a guarantee plan, with its provisions of steads work, will stimulate to give more thought to the underlying causes of irregularity of production and to exercize ingenuity in remedying them1.” ! Annul! W.u;.' and I'niployment Ciuaramee Plans.Ness1 ’i rk.W National Industrial ( onterencc Board, 1946, pat;e ". SEASONAL VARIATIONS IN' EMPLOYMENT 407 I lie question .irises of determining whether garantee plans should be expected to meet the problem of seasonal fluctuations in employment or other types of irregularities in employment.It is generally felt that the stabilizing role of guaranteed wage and employment schemes would be mainly limited to reducing seasonal fluctuations.There is, however, a school of thought which holds to the theory that the universal application of the guaranteed wage and employment policy would be very effective in reducing cyclical fluctuations.Discussion of this theory, however, docs not properly fit into this article on seasonality of employment.It is among the seasonal industries that we find cases of both outstanding success in stabilizing operations and inability to introduce guarantee plans.I he meat packing industry is a good example of a seasonal industry in which some employers have succeeded in making gurantce plans work and in this connection no plan has aroused more widespread public interest than the Geo.A.I lormcl Plan.George A.Hormel & Co.one of the largest meat packing houses in the United States outside the "Big l our” (Swift.Armour, W ilson and Cudahy) introduced the plan in 1931 as a partial scheme and year by year extended the coverage of employees until 1940, when 100 per cent of the plant or production staff came under the plan.In other seasonal industries such as logging, fish, fruit and vegetable canning, etc., guaranteed employment or wage plans are rarely found because the seasonality of the industries cannot be circumvented.Analyses of guaranteed employment or wage plans reveals that they are of two main types.The one type guarantees wages usually on an annual basis.It is generally known as the annual wage plan.These plans guarantee normal weekly earnings for each week during a specified period of the year or wages for a specified number of hours per year, e.g.2,000 hours.The other type of plan guarantees a definite amount of work either on an annual basis or for less than a year.The employment guarantee may be determined in several ways : 1) the number of weeks per year but not the number of hours per week may be guaranteed, 2) the number of hours per year may be guaranteed but not the number of weeks, 3) both the weeks per year and the hours per week may be guaranteed. 408 REVUE TRIMESTRIEL! I.CANADIENNE Although some plans specify wage guarantee rather than employment, both types of guarantees have the same objective of providing stable employment.As we have indicated earlier because of the costs involved in any guarantee plan an establishment must either be enjoying stable employment or succeed in reducing employment irregularities if its employment is not normally stable, to make such plans economically sound.Another related type of plan is known as the wage advance plan.In such schemes employees are allowed to otfset short-time against overtime.If during a week the employee is unable, because of lack of work, to earn his normal weekly wage, the company advances the difference between his actual earnings and his normal weekly wage on the condition that in future weeks he will repay the employer in extra hours of work.Role of Workers anil Labour Organizations Labour organizations have a certain role to play in reducing seasonal fluctuations in employment.Labour unions may co-operate with government agencies and employers in investigating the causes of and the methods of reducing seasonal unemployment.Labour organizations may also collaborate with employers anti possible the state bv participating in the operation of joint hiring halls.Such halls have been operated on the Pacific coast of the United States.They have to some degree contributed to the reduction of seasonal unemployment by coordinating and centralizing the demands for and supply of agricultural labour.The same result may be attained by hiring halls operated exclusively by the union.Such hiring halls are found in the case of unions having closed shop or union shop collective agreements.Labour unions in certain instances have taken an active part in reducing seasonal unemployment by limiting apprenticeship and union membership.One of the oldest grievances of labour against employers ha1' been the latter’s alleged practice of increasing the labour supply entirely out of proportion with the demand for the purpose of decreasing wages or of enforcing inferior working conditions on the workers.The SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 409 same charge has been made against employers of unskilled hands for such v ork as harvesting or fruit picking'.Many other instances of management and labour co-operation with the aim of stabilizing employment have been reported.The regularization of employment in certain United States railway shops arc noteable examples'.There is another side to the role of labour in employment stabilization.On occasion labour unions have been accused of preventing greatei stabilization of employment.1 rade unions by introducing questions of jurisdiction, by interpreting seniority rules too rigidly, or by objecting to overtime and made-work provisions may make it difficult; to use intraplant transfers, to take advantage of versatility training, or to utilize production personnel to do repair and maintenance work in dull seasons.S'il sollitlitï ‘i il J Business Conditions Analysis of seasonal employment patterns in Canada during the prewar, Second World War and postwar periods, reveals a definite change in the seasonality of the latter two periods as compared with the prewar years 1938- 1939.Results of this analysis is revealed in Charts : to 5, which show the seasonal amplitude for the Canadian economy as a v, hole and for seven of the leading industrial groups, namely manufacturing.mining, logging, services, constructions and maintenance, trade and transportation for the three periods 1938-1939 (prewar).1940-1945 (war) and 1946-1949 (postwar).1.YODER, Dale."Personnel Management -nul Imlustri.il Relations", New York.Prentice-Hall, 3rd Edition.IMS, p.167.1.Il 1 I).MAN.Herman, "Mabili/ing Jobs and Vases", New York, Harper & Bros. rCHART 2~ CANADA- "i.al Inflex 1‘ -3 J J A 3 0 N D J SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT SUMMER AND WINTER ( Base : l'.'flB * 100) Jeiuor.nl liidex 1940—45 MANUFACTURING no -¦ - de 1 e — J ASOKDJPUAKJJ Jrurce: 3r.; It yr.e::t tir.fl Iv.-rc-lls Br«:.c!.p.B.j, 5.I b i.- 1 L A J C Jeu.¦ r.tii r Ir.d J F i A k: J j 1 T 3.j ; dec .:: 1 Jeasonal Index 194t'.-i9 ONDJ P U A It J J 3 0 N D J Pl AMJJJA 1 1 3.3 « decl lr.e s.J \ 1 or dj f 1: Ayjj seasciiii.patterns.I KIM l STRIELLE CANADIENNE CHART 3 SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT SUMMER AND WINTER I !«:«-: 1‘^C : IOC) MINING 105 i>«pr>aal Ir.Jex ;nde» 1940"4b 7.0 i 3.9 f.LOGGING D J K V.A V.AM J J J A S 0 M F M A 3 0 N D J RnswwrcL r.rnnch.Port Eccnonlc.seusonal pot ten Note: A t.welve-1 SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT ¦CHART SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT SUMMER AND WINTER (ftisa: 1926 ^ 100) SERVICES ., ^.Seasonal Index 1937-09 Seasonal Index 1 .'4 0-4 9 Seasonal Index 1946-49 decline 7.9 { CONSTRUCTION AND MAINTENANCE ISl)se a aortal Index : ">09 s< >easonal Index 1940 -4*^ S-eesonnl Index 1946-49 V A \L J Source : Br.; li • and lYiyroIlj Branch, J.B.¦•«arch Branch.Bept .of i calculation seasonal patterns.4a r«j O > A > 2 fn A A m CHARI 5 SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT SUMMER AND WINTER (Base: 1926 * 100) Jeusotml Index 194 L—»b Seasonal Inde» 1946-49 10.- i TRANSPORTATION , j , Seasonal In lex -• id ex 194' Jen .or.nl Ir '.de» 1J41 7.3 JL decline A S A3 0 U 0 J A M J 0 1.D J it.of labour Branch loyr.erit SEASONAL VARIATIONS IN EMPLOYMENT 414 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE One of the most revealing facts brought out by the analysis and which can be seen in the charts, is the reduction in the seasonal amplitude of the Canadian economy as a whole and in all of the industrial groups studied (except for trade) during the war years 1940-194 5, as compared to the prewar period 1938-1939.Of the csven industries studied a further decrease in the seasonal amplitude was recorded in the postwar years in the case of services, construction and maintenance, trade, transportation and logging.In the case of mining, the postwar years 1946-1949 witnessed a partial return to the 1938-1939 seasonal amplitude, whereas in manufacturing the difference between the summer peak and the winter low remained the same for both the war and postwar periods.I rade is the only industrial group ot those studied which did not have its seasonal amplitude in employment reduced by the war.In fact in the case of trade this period was marked by a slightly sharper seasonal drop in employment than was the case in the prewar years.Entirely apart from its reduction of the seasonal amplitude, the war and post-war periods changed the configuration ol the seasonal pattern by shifting the peak or trough periods of certain industries such as : transportation, service, mining, services and manufacturing.1 his can likewise be observed in charts 2 to 5.The preceding analysis proves without a doubt that business conditions have a decided effect on seasonal fluctuations and that more specifically the prosperity phase of the business cycle has a tendency to reduce the intensitv ot the seasonal variations in employment.There are two main factors operating during prosperity to reduce seasonality.Because of intensive demand the cost factor loses some of its importance.Thus the shortage ol housing has permitted many builders to operate the sear-round because houses can be sold at any time ot the year at prices which cover increased costs resulting from cold-weather operations.The labour shortage has also been a factor in reducing seasonal lav-offs.For fear of losing key employees, employers in many instances have retained workers during the slack periods.Woytinsky, who has made an exhaustive study of seasonal variations in employment in the United States, has found that in many cases the converse is true, i.e., that a depression may tend to increase the seasonal amplitude.He has written S] \ SON AI VARIATIONS IN EMPLOYMENT 415 "Indeed, the very factors which cause a general decline in employment may he responsible for increasing the magnitude of its seasonal variations.Depression curtails the demand for labour, but simultaneously it may increase the relative magnitude of seasonal variations in employment in as much as it prevents production for stock in advance of orders, a practice which irons out seasonal variations in production during periods of prosperity.In this way, increased seasonal fluctuations would be super-imposed on the declining non-season.il employment1.” However, as a result of his investigations, Woytinsky also emphasizes that in many industries seasonal and cyclical fluctuations are independent of each other.Iron and steel industries, lor instance, which arc sensitive to business conditions, show little seasonal change.On the other hand, lood manufacturing industries which arc characteristically seasonal, are much less affected by cyclical fluctuations in the economy1.Woytinsky has found that even within a specific industrv the effects ot business conditions on the seasonal pattern may vary, depending upon the demand sector.Thus, for example, in bituminous coal mining, the demand by coke ovens, foundries and railways is more sensitive to cyclical fluctuations than to seasonal influences whereas the demand for tlie same coal for household heating purposes will show a marked seasonal pattern but will remain relatively unchanged during a depression period1.BIBLIOGRAPHY AND REFERENCES ANONYMOUS, Seasonal Workers and Unemployment Insurance in Great Britain, Germany and Austria, Washington, Federal Security Agency, 1940, 167 pages.ARNOLD, S., Planned Dovetailing of Seasonal Employment, Columbus, Ohio State University, Bureau of Business Research, 1944.BRAT I, E.R., Business Cycles and Forecasting, Chicago, Richard Irwin Inc., 194S, pages 8-35.BL'RSK, J.Parker, Seasonal Variations in Unemployment in Manufacturing Industries, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 1931.CROXTON, F.E„ & D.J.COWDEN, Applied General Statistics, New York, Prentice-Hall Inc., 1945, Chapter XVIII, pages 500-539.I.Woytinsky, W.S.Seasonal Variations in Employment in the United States, Washington, 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REVUE DES LIVRES TRAITE DE ZOOLOG1E.Public sous 1a direction de Monsieur Pierre-P.Grassi':, Professeur à la Sorbonne.Tome X, Fasc.1 : Insectes Névrop-téroïdes, Mécoptcroïdes, Hymcnoptéroïdes (symphytes et Ténébrants).1 vol.éd.1951, 7” X 10”.975 pages, avec 905 figures.Cartonne, 6500 fr.- Fasc.2 : Insectes I lyménoptéroïdes (Aculéates), Psocoptéroïdes, Héniiptéroïdes, Thysanoptéroïdes.1 vol.éd.195 1, 7” X 10”.973 pages, avec 743 figures.Cartonné, 6 5 00 fr.Masson Sc Cie, éditeurs, 120 Boulevard St-Germain, Paris (Vie) Environ un million et quart d’espèces d’insectes sont connus actuellement.Ces nombreuses espèces sont groupées dans env iron mille familles bien distinctes.Cette simple citation suffit à elle seule pour illustrer le travail tita-nesque que représente la préparation du Tome X.Aussi, les plus grands spécialistes du monde zoologique ont combiné leurs efforts en vue d’assurer un grand succès au présent Tome.Le super-ordre des Névropléroïdcs, ordre des Mécoptères, par P.-P.Grassé; ordre des Trichoptères, par R.Despax; ordre des Lépidoptères, par J.Bourgogne ; ordres des Diptères et des Siphonaptères par E.Séguy.Le super-ordre des Hyménoptéroïdes, ordre des Hyménoptères (Sym-phytes et Ténébrants) par I,.Berland et F.Bernard.Ce dernier présente les généralités de l’ordre, son anatomie et sa physiologie.I.a reproduction, les formes larvaires, les métamorphoses, les généralités sur la vie sociale et sur la systématique de l’ordre sont décrites par L.Berland.La description des familles, présentée par L.Berland et F.Bernard, constitue la systématique des Hyménoptères Symphytes et Ténébrants.Ce sont là, les grandes lignes du Fascicule I.Tome X.En ce qui concerne la paléontologie des Insectes, le renvoi au Tome IX (paru) est indiqué.L’on notera que la phylogénie des Insectes est surtout celle de Martynov, qui à notre avis est celle qu’il faut adopter avec quelques réserves et modifications comme font P.-P.Grassé et collaborateurs.Les détails de la physiologie des Insectes Supérieurs sont présentés d’une façon intégrale et complète, où, entr’autres, les travaux de P.Cazal sur REVUE DES LIVRES 419 les glandes endocrines rétro-cérébrales des Insectes sont toujours mentionnés.Enfin, il fait bon de pouvoir étudier la physiologie des Insectes et trouver de précieuses indications sur les corpora allata, et paracardiata, etc., qui permettent d’obtenir une base solide pour débuter dans les travaux sur les corrélations humorales des Invertébrés._ _ La systématique est excellente et devient plus efficace grâce à une bibliographie de premier choix.1 e I ascicule 2, Tome X débute par la derniere section des Hyménoptères: les Aculéatcs, présentée par L.Berland, E.Bernard et G.Le Masne et P.-P.Grasse.Une mention toute particulière doit être faite concernant l’histoire merveilleuse des Eourmis par F.Bernard et G.Le Masne.Le superordre des I lyménoptéroïdes comprend un deuxieme ordre : les Strepsiptères par R.Jeannel, qui s’illustra d’une façon remarquable par son ouvrage ."La Marche de l’Évolution".Le super-ordre des Psocoptéroïdes, ordre des Psocopteres, par A.Badonnel ; ordres des Mallophages et Anoplourcs, par E.Séguy.le super-ordre des Hémiptéroïdes, où les généralités du groupe sont exposées par R.Poisson et P.Pesson et l’ordre des 1 Iomoptères par P.Pcsson.L'ordre des I létéroptères est traité par R.Poisson.I e super-ordre des Thysanoptéroïdes termine le deuxième et dernier fascicule du Tome X.Cette section est de P.Pesson.L’ouvrage comprend une quinzaine d erreurs typographiques rectifiées i la fin du Tome X.Un addendum se rapportant a la sexualité des Hyménoptères complète la mise au point des travaux sur ces Insectes.1 ’Index Alphabétique des Matières comprend 0 pages et la fable des Matières, S pages.Le présent Tome comprend, en plus des 1(548 très excellentes figures, 6 planches en couleurs.Ces planches nous permettent d’apprécier ces Insectes au coloris si vif.L éditeur a su reproduire exactement les couleurs naturelles de ces Arthropodes qui sont de véritables bijoux.Déjà, cinq ties dix-sept tomes du Traite ont paru, et la maison Masson est sur le point de livrer le Tome I : Introduction.Protozoaires (Rhizopodes et Flagellés).Le Traité est donc bien lancé.Le mérite va aussi au talent de Monsieur Pierre-P.Grasse et des collaborateurs.Lorsque l’ouvrage sera complété, ce Traité de Zoologie constituera un des plus beaux monuments 420 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE de la science zoologique que l’on pourra qualifier supérieur à celui de Lankester et à celui de Kükenthal.Ce sera une autre belle contribution française au progrès et à l’avancement de la science.Jacques Lenoir.Semi-Conducteurs électroniques et Complexes dérivés.Théories -Applications, par Stanislas TESZNER Ingénieur-Docteur, Ingénieur-Conseil.préface de Louis de BROGUE, de l'Académie Française, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences.— Collection technique du Centre National d’Etudes des Télécommunications.I vol., éd.1950, 8 x 12 ’, IX-96 p., broché: 1.000 fr.— Paris, Gauthier-Villars, ou Service de Documentation interministérielle du C.N.E.T., 24, rue Morère, Paris (XIV°).Dans la préface, Monsieur de Broglie nous souligne combien les semi-conducteurs électroniques présentent d'intérêt à la fois pour le physicien et pour le technicien.Mais le sujet est complexe: les propriétés des semi-conducteurs électroniques sont compliquées et leur interprétation difficile.Aussi, en France du moins, leur étude a été quelque peu délaissée.Un éminent électrotechnicien, M.Teszner, qui a accompli des travaux très étendus et de haute valeur dans de nombreux domaines de la science électrique et qui, pour cette raison, a été en 1949 l'un des lauréats de la Médaille André Blondel, nous donne dans le présent ouvrage, un exposé d'ensemble sur les semi-conducteurs électroniques que ses travaux personnels sur la question le rendaient particulièrement apte à rédiger.L'ouvrage comporte d’abord une première partie théorique où l'interprétation actuellement adoptée des phénomènes de semi-conductibilité est très clairement développée.Les divers phénomènes sont analysés avec soin et les théories qui en ont été proposées sont discutées et comparées: souvent l'auteur introduit des idées personnelles et préconise des points de vue synthétiques.Cette première partie accompagnée d'une abondante documentation bibliographique constitue un excellent exposé de la question envisagée dans son ensemble.Dans la seconde partie, l’auteur étudie quelques applications des semi-conducteurs électroniques et des complexes dérivés.Connaissant le côté pratique de ces problèmes aussi bien que leurs aspects théo- REVUE DES LIVRES 421 riques, M.Teszner fait un examen très approfondi des redresseurs à loxydule de cuivre et au sélénium, des détenteurs à cristaux de silicium ou de germanium très employés aujourd'hui dans la technique des hyperfréquences, ainsi que de certains modèles spéciaux ou dispositifs dérivés (vidéo-détecteurs, transistors, etc.).Non moins complète et pertinente est I étude des discositifs à résistance non linéaire et de ceux où l'on utilise la variation de la résistance avec la température (thermistances).Son ouvrage rendra, sans aucun doute, les plus grands services à tous ceux qui voudront connaître I état actuel, tant du point de vue scientifique que du point de vue technique, de problèmes qui possèdent un grand intérêt théor'que et qui ont, en Electricité et en Radioélectricité, un nombre sans cesse croissant d applications pratiques.Leçons sur les Constructions géométriques, professées au Collège de France en 1940-1941, par Henri LEBESGUE, Membre de {institut, Professeur au Collège de France et à I Ecole Normale Supérieure de Sèvres; préface de M.Paul MONTEL.I vol., éd.1950, 6I/2"xI0", VI-304 p., 81 fig., broché: 2.250 fr.Gauthier-Villars, Imprimeurs-Editeurs, 55, Quai des Grands-Augustins, Paris."Au début de 1941, Henri Lebesgue donna, au Collège de France, son dernier enseignement annuel.C est ce dernier cours, recueilli par les soins de Mlle Félix que nous retrouvons ici.La substance présente un aspect élémentaire, qui apparente ce livre à un ouvrage bien connu de F.Klein."Le livre étudie, dans la première partie, à la lumière des théories modernes, les problèmes célèbres de I antiquité sur les constructions par la règle et le compas, et soulève à leur sujet nombre de questions nouve!les.Il traite aussi de courbes décrites par les points d'un système articulé.Une seconde partie est consacrée à la solution des problèmes d'algèbre soulevés par ces constructions géométriques et, en particulier, aux questions de rationalité, d irrationalité et de transcendance, à l'inscription des polygones réguliers dans le cercle.Enfin ,une troisième partie s'occupe des points à coordonnées rationnelles, situés sur une courbe algébrique, de la construction des points de ces courbes et relie ces questions aux notions de genre, de surface de Riemann et a la théorie des nombres". 422 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Antibiotics by Robertson PRATT, Ph.D., Associate Professor of Pharmacognosy and Plant Physiology, University of California College of Pharmacy; Consultant on Antibiotic Research - and Jean DUFRENOY, D.Sci (Paris) Research Associate in Antibiotics, University of California College of Pharmacy.I vol., éd.1949, 5 x9' , XI-255 p., 66 ill., $5.00.J.B.Lippincott Company, 2083 rue Guy, Medical Arts Building, Montréal, Québec.The purpose of this book , can we read in the Prefece, is to present is a succinct, integrated pian the facts and princioles of fundamentals and permanent value relating to antibiotics.Much of this informations is now permanent value relating to antibiotics.Much of this information is now widely scattered in thousands of publications embracing the vast scientific literature of the subject.Some of it is derived from the author's own researches in this field published over a period of years."The obiect has been, first, to give an understanding of the fact that, in developing chemical therapy by means of antibiotics, man has merely adapted to his own ends the capacity that certain microorganisms possess to wage a war of extermination against other microorganisms, and, second, to present a general survey of the principles involved in the industrial, commercial, pharmaceutical, and medical aspects of the field of antibiotics."There is a genuine need for a treatment of the broad principles of antibiotics and antibiotic chemotherapy sufficiently comprehensive to satisfy those whose business is concerned v/ith the health sciences but not so technical as to discourage the interested individual whose major activities lie in other fields."The authors modestly hope that the present volume will help to satisfy this need by filling the gap between the necessarily brief popular accounts on the one hand and the technical accounts intended for specialists on the other hand."Since the aim of this book has been to achieve an integration of pertinent facts and principles in a coherent picture, no attempt has been made to cite exhaustively all of the extensive literature pertaining to the several aspects of the subject, but all important critical review papers are listed, as are the principal scientific articles of historical interest".Géométrie Algébrique, par Lucien GODEAUX.Membre de l'Académie Royale de Belgique, Professeur à I Université de Liège. REVUE DES LIVRES 423 Préface de M.René GARNIER, Professeur de Géométrie supérieure à la Sorbonne.Tome I": Transformations birationnelles.Géométrie projective hyperspatiale.Publié avec le concours de la Fondation Universitaire de Belgique.I vol., éd.1946.61 -> xlO., 236 p., broché.Sciences et Lettres, 52, boulevard de la Constitution, Liège (Belgique)._ L'ouvrage que nous publions aujourd hui, nous souligne I auteur, est le premier d'une série de trois volumes ou seront exposes les questions suivantes: I.Transformations birationnelles du plan et de I esDace.II.Introduction à la Géométrie projective hyperspatiale.III.Géométrie sur une courbe algébrique.IV.Géométrie algébrique du plan.V.Géométrie sur une surface algébrique.Ce premier volume est consacre aux deux premieres questions et sert en quelque sorte d'introduction aux deux autres.Dans le première partie, nous avons exposé, successivement pour le plan et pour l'espace, la théorie des transformations quadratiques, ,a notion de points infiniment voisins d un point proprement dit .et la théorie des points singuliers des courbes, puis des surfaces algébriques.Nous passons ensuite aux transformations birationnelles, dont nous exposons la théorie générale.Nous nous sommes borné à traiter quelques exemples de ces transformations.Nous traitons aussi, en terminant, la représentation plane des surfaces rationnelles de ! espace ordinaire._ _ , , ."Dans la seconde partie, après avoir défini la Géométrie pioiective hyperspatiale et indiqué la méthode utilisée pour la classification des homographies et des réciprocités, nous introduisons les variétés algébriques.Nous nous sommes plus particulièrement attaché à I etuo des courbes et des surfaces rationnelles.Nous terminons notre expos par l'étude des variétés de Segre, que l'on rencontre si fréquemment en Géométrie algébrique, et nous donnons quelques détails, sur la représentation de l'espace réglé ordinaire par une hyperquadrique de l'espace à cinq dimensions .Géométrie Algébrique, par Lucien GODEAUX.Membre de Académie Royale de Belgique, Professeur à I Université de Liege.Tome II: Géométrie sur une courbe algébrique.Géométrie algébrique du plan.Publié avec le concours de la Fondation Universitaire de Belgique.I.vol., éd.1949.6'/2"xlO", 210 p.broche.Sciences et Lettres, Liège.(D' CD 424 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE La not© suivante est empruntée a I avant-propos de I auteur: Le second volume de notre ouvrage sur la Géométrie algébrique est consacré à la Géométrie sur une couroe algébrique et à la Géométrie algébrique du plan.Dans les trois premiers chapitres, nous exposons la Géométrie sur une courbe algébrique en utilisant les séries de groupes de points, méthode introduite par Brill et Ncether et portée à un haut degré de perfection par les géomètres italiens.Après avoir établi les théorèmes fondamentaux, nous avons traité des correspondances entre les points d'une ou de deux courbes algébriques.Il nous a paru intéressant de faire I étude des correspondances entre les points d'une courbe algébrique en utilisant les intégrales abéliennes, comme I a fait Hurwitz, et d indiquer avec quelque" details la féconde représentation hyperspatiale de ces correspondances due à Rosati et à Scorza.Cela nous a conduit à développer la théorie des surfaces de Riemann et des intégrales abéliennes.En Géométrie algébrique plane, nous avons fait I étude des systèmes linéaires de courbes en introduisant I opération d adjonction.Nous avons ensuite utilisé cette théorie peur classer les transformations birationnelles et les groupes continus de transformations birationnelles.Pour terminer, nous avons étudié les involutions planes du second ordre.Une difficulté d exposition s est présentée ici.On sait qu un faisceau de Halphen ne peut être ! adjoint à un système linéaire que s il est formé de cubiques et de sextiques.Dane se dernier cas, il est I adjoint à un faisceau de courbes de genre deux, adjoint lui-même, à une courbe isolée de genre deux.Lors de l'étude de I opération d adjonction; nous nous sommes borné à montrer qu un faisceau de Halphen de courbes du sixième ordre pouvait être I adjoint à un faisceau de courbes, lui-même adjoint à une courbe isolée, ce qui nous suffisait pour les applications que nous avons en vue.A I occasion de l'étude de linvolution de Bert ini, nous avons précisé la question en déterminant complètement ce dernier faisceau et cette courbe et en établissant leur existence.Au point de vue de I enchaînement des théorèmes, cette méthode ne souffre pas d'objection et il nous a paru préférable de laisser l'étude de I involution de Bertini à sa place naturelle.(1) Le premier volume, consacré à la théorie des transfomations birationnelles du plan et de l’espace et à une introduction à la Géométrie projective hyperspatiale, préfacé par M.Garnier, professeur de Géométrie supérieure à la Sorbonne, est paru en 1948 aux Éditions Sciences et Lettres.Aeronautics, Lighter-than-Air Craft, by M.J.B.DAW, F.R.Ae.S.— A brief outline of the history and development of the balloon and the airship with reference to the National Aeronautical Collection, REVUE DES LIVRES 42 S and a catalogue of the exhibits.I vol., éd.1950, 6"x 10", broché 5 s.od.net, Great Britain, Ministry of Education, Science Museum or His Majesty's Stationery Office, London.This publication is intented to serve as an introduction to the history and development of lighter-than-air craft .with reference to that section of the National Aeronautical Collection at the Science Museum which has been formed to illustrate this branch of aeronautics, and an endeavour has been made in the historical and technical survey to refer to all the salient features of design from the beginning up to the present day.The published works on aeronautics supply a considerable amount of information which has necessarily to be excluded from what is merely a brief survey of the subject.A list of some of these works, which are available in the Science Museum Library will be found at the end of this book.Information regarding airship design and practice has been extracted largely from relevant technical journals, which are also included in this list.Principes d'agronomie, Croissance des végétaux cultivés, Tome II, par A.DEMOLON, Membre de l'Académie des Sciences et de I Académie d’Agriculture.I vol., 4e éd.1950, d'/V^W', XXII-478 p., 98 fig, relié: 2.350 fr., Dunod, Paris.Après avoir étudié dans "La dynamique du sol ' le milieu propre a l'agriculture, l'auteur examine, dans ce second tome des Principes d'agronomie" l'influence du milieu sur le développement des végétaux.Les connaissances fondamentales sur lesquelles se base actuellement l’agronomie sont donc rassemblées en une vaste synthèse tendant à formuler en une doctrine s appuyant sur la science les relations entre les végétaux cultivés, le sol et le climat.Dans cette 4° édition, encore enrichie de données numériques recentes, le lecteur trouvera des développements nouveaux sur des questions d'actualité telles que: maladies de carence, vitamines, isotopes, fumure organique, action du froid sur les semences et les végétaux, etc.La bibliographie a été mise à jour en tenant compte des principaux travaux parus en langues étrangères.Cet ouvrage permettra à ! agronome, comme à tous ceux qui s intéressent à I agriculture, de comprendre le mécanisme des phénomènes sur lesquels ils peuvent exercer une action, en vue de l'accroissement de la récolte ou de l'amélioration de sa qualité.La Figure de l'Univers — Cosmogonies modernes, par P.JAVET.Préface de F.Tiercy, Professeur à l'Université de Genève. 426 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Collection Les Problèmes de la Philosophie des Sciences".I vol., éd.1947, 5"x7I/2", 210 p., 8 pl.hors-texte, broché:790 fr.(Cet ouvrage ne peut pas être fourni en Suisse).Dunod, Paris.Rappelant d’abord l’état de nos connaissances astronomiques, l'auteur aborde le problème cosmologique, en particulier les solutions fondées sur les théories relatives d’Einstein.Mais I originalité de cet ouvrage réside surtout dans la troisième partie consacrée a la théorie de l’astronome anglais Milne, qui conserve les notions habituelles de temps et d’espace.Cette étude qui apporte une attachante contribution à l’explication de l’univers, intéressera tous les esprits cultivés.La Dérive des Continents et les Mouvements Intra-Telluriques, car Pierre DIVE, Professeur à la Faculté des Sciences de Montpellier, Docteur ès-Sciences Mathématiques des Universités de Paris et de Genève, Ingénieur des Arts et Manufactures.Preface de Emile PICARD, de l'Académie Française, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences.Avec un Appendice de M.Georges DENIZOT, Professeur de Géologie à la Faculté des Sciences de .Montpellier.I vol., 2P éd.I9o0 6 ¦ 9 IX-90 p., fig., broché: 450 fr.Dunod, Paris.C’est en 1912, dans une conférence à la Société de Géologie de Francfort-sur-Le Mein, que Wegener présenta pour la première fois, la théorie géologique qui est venue modifier les idees communément admises sur la genèse des continents et des oceans.Nous exposerons les idées essentielles de la théorie des translations continentales, avec les arguments géologiques climatologiques, géologiques, que son auteur et les savants qui I ont suivi ont présentés pour la défendre.Le lecteur trouvera naturellement, dans ce plaidoyer, quelques brèves indications sur les discussions passionnées que des vues aussi nouvelles et hardies ne pouvaient manquer de susciter.Mais, le but principal de cet ouvrage est de I intéresser aux problèmes de Géophysique et de Géomécanique posés par la théorie des translations continentales, et de le convaincre que, loin de pouvoir être invoquées contre elle, les conclusions de ces sciences par la connaissance plus complète quelles nous donnent de l’état physique de l'intérieur de la Terre et des propriétés mécaniques de ->a rotation, corrobore cette théorie en plus d un point. REVUE DES LIVRES 427 C est ainsi, par exemple, que l'étude des rotations internes d'un astre fluide hétérogène soumis à l'attraction newtonienne de ses parf;e5 — en révélant la possibilité de courants de matière dans un globe dont la forme est géodésiquement bien définie — nous a conduit à de suggestives hypothèses dans le problème des forces capables de mouvoir les socles continentaux ou de rendre compte de certaines particularités morphologiques de la croûte terrestre.On nous permettra d'insister sur cette question qui a fait l'objet principal de nos recherches mathématiques.Mais nous ne saurions oublier les travaux de MM.Epstein, Schweydar, W.-D.Lambert, ni les belles recherches, plus récentes, de MM, Wavre et Berner.Dans un appendice, M.Georges Denizot a bien voulu accepter de présenter, après notre exposé, le point de vue d un géologue.Ses réflexions éclairées fourniront d'intéressants sujets de méditation au lecteur désireux de se faire une opinion personnelle sur la théorie des dérives continentales.Installations Electriques à Haute et Basse Tension (production, transport et distribution de l'énerqie électrique), par A.MAUDUIT, Professeur honoraire à la Faculté des Sciences de Nancy, Directeur honoraire de I Ecole Nationale Supérieure d'Electricité et de Mécanique de Nancy.I vol., 2“ éd.1950, tome II, 6,/2"x 9/6", VI-858 p., avec 428 fîg: relié: 4.850 fr.; Dunod, Paris.Complétant l'ouvrage, ce second tome, abondamment illustré, est consacré à l étude, à la fois théorique et descriptive, de I établissement et du fonctionnement des parties constitutives des installations, et se divise en cinq chapitres faisant suite à ceux du premier tome qui avait pour but principal l'exposé des théories générales concernant les installations.Le chapitre IV, "Appareillage”, traite des divers appareils servant au support mécanique et à la manoeuvre des circuits électriques.Il comporte notamment l'exposé des théories fondamentales relatives à la coupure des circuits à grande puissance par les interrupteurs de tous systèmes, à huile, à air, etc., et la determination de la tension de rétablissement avec emploi du calcul opérationnel de Heaviside.Le chapitre VII est consacré à la protection des installations et réseaux contre les defauts de toute nature et spécialement contre les courts-circuits.Il étudie les divers systèmes de relais et leurs accessoires et les différents modes de protection sélective des parties à maximum d'intensité différentielle, de distance, à haute fréquence, de terre, etc., 428 REVUE trimestrielle canadienne pour des réseaux aériens ou souterrains; protection des alternateurs et des transformateurs; il se termine par la théorie et I utilisation des coupe-circuits à fusibles., , .Le chapitre VIII contient une étude approfondie des surtensions de toute nature et des moyens de protection correspondants, relatifs aux lianes, aux machines tournantes et spécialement aux transformateurs; il comprend l'étude des phénomènes par le calcul opérationnel de Heaviside et par la construction graphique de Bergeron; il se termine par l'exoosé de la technique des essais au choc et del emploi des para-foudres modernes pour la coordination des isolements.Le chapitre IX est consacré à l'exécution pratique des installations et étudie successivement; la législation, les centrales thermiques et hydrauliques, l'exécution mécanique des lignes aeriennes avec leur armement, leurs supports et leurs massifs de fondation, les sous-stations de transformation, la technique des mises a la terre, les roseaux de distribution à basse tension et les accumulateurs.,, Le chapitre X, "Exploitation des distributions denergie , comprend un exposé théorique approfondi mais accessible, des grandes questions à l’ordre du jour: transport d énergie à grande puissance et réqulation des centrales d'une grande interconnexion; il étudié finalement la régulation des réseaux de distribution avec emploi des condensateurs pour l’amélioration du facteur de puissance, I etab isse-ment du prix de revient de l’énergie et les divers modes de tarification utilisés., , , , , , .• „ Etant donné les transformations profondes de la technique qui se sont produites depuis vingt-cinq ans et le développement considerate des réseaux et installations à grande puissance, ce second tome, comportant une partie descriptive importante, a été entièrement refondu par rapport à l’ouvrage précédent: mais comme la technique est encore en pleine évolution et que les réalisations actuelles sent destinées a vieillir racidement, l'auteur s'est spécialement attaché à exposer les principes théoriques et les méthodes générales d'études qui servent de ba
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