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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
jeudi 2 juin 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1898-06-02, Collections de BAnQ.

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[" 4Gme Année.JEUDI, 2 JUIN 1898 IUX ANNONCEURS Jîotre journal existe depuis plus je 45 uns.Sa circulation au Canada et aux Etats-Unis est de beaucoup plug considérable (pie celle d\u2019aucun autre journal publié dans le district de Saint-Hyacinthe.St Hyacinthe, 2 Juin 1898.ï EL OX EXPLOITE LE PEUPLE pour le besoin de leur cause, il n\u2019\\ a pas de moyen que les libéraux ne connaissent et n\u2019évoquent.La guerre hispano-américaine, naturellement, devait faire partie de leur programme surchargé d\u2019expédients.44 Abondance île bien ne nuit pas\u201d.Voici comment ils exploitent cette nouvelle acquisition.Aux cultivateurs, ils disent que c\u2019est grâce à la sagesse, à la pré voyance en un mot que c\u2019est à la bonne administration du présent gouvernement qu\u2019on doitrunginentntion des produits des champs tels que blé, avoine.C\u2019etteangmentation coïncidant avec le commencement des hostilités entre l\u2019Espagne et les Etats Unis, il faut, attribuer indirectement à la guerre actuelle l\u2019augmentation des produits des champs plutôt qu'à une sage administration du gouvernement Laurier.Leither, le grand agioteur américain a fait des spéculations énor mes sur le blé et c\u2019est à lui que les cultivateurs doivent l'augmentation du prix du blé.11 faut aussi attri huer cette augmentation au désir de lucre d'un grand nombre de marchands qui ne vendent pas pour le moment dans l\u2019i-spoir de réaliser les derniers et plus grands bénéfices.Pour excuser l\u2019augmentation des pr;x sur la farine, sur les sucres, sirops, et tout, ce que consomme la classe ouvrière, les IL éraux invo quent pour prétexte la guerre.Curieux subterfuge quand on connaît la grande disette de blé dont fuient victimes les pauvres habitants des Indes, il y a quelques années, quand ou sait que malgré cette disette, qui amena une exportation considérable de notre blé, le prix de celui ci n\u2019en fut guère augmenté ; quand on sait que la grande crise des Etats-Unis ii\u2019eut pas le moindre tlfet sur nos produits.Dans ce temps là, il n\u2019y avait pas d'agioteurs ni de marchands qui fermaient leurs magasins momentanément comme aujourd\u2019hui.Les agioteurs ont fini de jouer leur rôle 11 les ma chauds ouvriront bientôt leurs magasins, de sorte qu'avant la prochaine récolte les prix du blé auront baissé jusqu\u2019à l'ancien niveau ou peut être plus bus,car d\u2019après les ] ouvelles que nous recevons, la récolte sera énorme cette année, au Nord- uest du Canada, en Europe et aux Etats Unis.Le beau régime de M.Laurier n\u2019aura donc été qne d\u2019une existence éphémère, comme la fleur quis\u2019ist épanouie le matin et est Ilot rie le soir.D\u2019ici à à ce temps là,on aura trou vé quelque expédient pour excuser le gouvernement.Quelle est la raison de la (lifféren ce des deux politiques conservatrice et libérale î be parti libéral en arrivant au pou Voii a promis des réformes.Mais par ces réformes, ce parti libéral qui av*ait l\u2019audace de s\u2019appeler l'ami du peuple avait-il l\u2019intention de révolu tiooner le tarif de manière à boule verser nos industries, de jeter sur le P *vé des milliers de famille, de favo r\u2019a®r l\u2019industrie américaine au détri-n eut.d** la nôtre î C'est pourtant ce qui est arrivé et le peuple aujourd\u2019hui doit s\u2019aperce Yuir lorsqu\u2019il achète,qu\u2019il a été L oin-frustré.Aujourd\u2019hui, la farine se paie près de sept piastres le quart, et bientôt le sirop atteindra 55 et 69 cents le K»llon, quand ces deux articles de consommation n\u2019ont pas atteint plus ^Ub *ô.00,15.55 pour la farine et 35 et 40 ceuts pour le sirop dans les dix dernières années du régime conservateur.Et la taxe de cinquante contins imposée sur chaque quart de farine, l'ont ils enlevée les libéraux 1 Ne devaient-ils pas l\u2019enlever ?N\u2019ont-ils pas chanté sur tous les tons que cette taxe ruinait le pauvre peuple t On voit aujourd\u2019hui l\u2019effet de la politique de réforme dos libéraux.Tout languit, et s\u2019il ne s\u2019opère quelque changement d'ici quelque temps le peuple, la classe ouvrière, sera obligé d\u2019avoir recours à la cor vée.Nous aurons atteint bientôt les t listes résultats du règne néfaste de Mackenzie, avec cette exception toutefois que l\u2019émigration aux Etats Unis, de nos populations, no pourra plus se faire vu l'état de guerre des Etats Unis.Et que fait le gouvernement libéral pour le pays.Comptez les manufactures qui se construisent et comptez celles qui ont fermé leurs portes.\t\u2022 C\u2019est ainsi que nous sommes gou vornés.Des voyages glorieux, des coups du Drummond, du Yukon en quantité, mais d\u2019ouvrage point.Pauvre peuple î Espérons qu\u2019il s\u2019apercevra de l\u2019erreur dans laquelle l\u2019avaient plongé les promesses fallacieuses des li !>«'nu x.LE BUDGET Le budget additionnel pour l\u2019exercice 1898-LS99 vient d\u2019être présenté, il s\u2019élève à $3,058, 376.90 ainsi ré parties: Capital, $1,130,482; reve nu, $1,861.933 ; subsides de chemins de fer, $65,901.00.Voici les principaux crédits : Achat d\u2019appareils, instruments pour l\u2019in-trod action du système d\u2019identification des criminels, de Bertillon, $1, OoO ; dépenses du plébiscite de la prohi! it ion, $250,000 ; au Dr Kings tord, pour recherches historiques, $1,000 ; réparations des fort itirât ions à Québec et Kingston, $10,000 ; nié dailies pour les vétérans du raid des féuiens 1866, $5,0U0 ; erreur dans la pension de retraite du colonel d\u2019Or son liens, $1,317 ; indemnité pour La-rose tué à la côte Saint Luc $1,000 ; pour transport de provisions et.1*2 mois de paye du contingent du Vu kon, $140,000 ; achat d\u2019armes et ac coutrements, $50,000 ; chemin de ITnterronial $1,002,900 ; creusage de la rivières St l'ierrc $15,000 ; canal Beanharnois, achat de terres d\u2019Auguste.Langevin (Bergevin) $1,000; canal Cliambly, drainage et canaux à Saint Jean, 1\\ Q , $14,000 ; canal Lachine, indemnité à Aubertin, pour écoulement du canal, de 1897, $375 ; mur de protection le long du lac St-François, $2,500 ; commission des chemins de fer $5,000 ; service bimensuel rapide entre Montréal, Qué bec, Halifax et.Manchester, $3S,933 , 33; pour promouvoir le commerce du Canada et de l\u2019Afrique Méridio unie $5,000 j station de biologie ma fine dans le golfe Saint Laurent $7,* 000 ; service des malles, crédit additionnel $1,500 ; inspection du bétail $2,800 ; bureau de poste, Montréal, couverture en cuivre $8,000, douane d\u2019examen, nouveau plancher, $3,000; Block Langevin, à Ottawa, modifications au toit, $33.000 ; examen et tra vaux de la rivière Stikine du Lac Teslin, de l'Hootalingua et du Yukon $16,000 ; route d\u2019Edmonton au district du Yukon $15,000 ; immigration, dépenses addit tonnelles $58,500 ; relevés géologiques extraordinaires au Yukon $5,000 ; achat, et équipement de steamboats à vapeur pour les officiers du Yukon $25,500 ; publication des documents de l\u2019Institut Canadien des mines $1,000 ; paiements de frais relatifs aux eàis ses des écoles du Manitoba $10,600 ; application de la loi des aubains $3t-000 ; travaux publics dans la province de Québec, district de Montréal, Rivière Saint-Maurice, creusage du chenal de la Tuque $2,500; Doucet.Landing, creusage, $4,000 ; rivière Yamaska, creusage du chenal en bas des écluses, $5,000 ; Ri vière du Loup en liant, creusage du chenal du Luc Ht Pierre,.à Louise-ville, $6.000; SteAnnede Sorel, prolongement du quai jusqu\u2019à la rive $1,600 ; Longueil, gr indes réparations au quai, $10,000 ; La prairie, creusage du chenal des steam boats $7,000 ; quai des Cèdres, réparations $1,500; Coteau Landing, creusage, $10,000 ; Rivière Obftteaugnay, creusage, $5,000.L\u2019houo.able Hugh Macdonald,chef de l\u2019opposition conservatrice, a convoqué une assemblée des membres des différentes associations cousei va-trices au Manitoba.Le but n\u2019a pas été rendu public, mais l\u2019on croit qu\u2019il s\u2019agit de discuter la future ligne de conduite du parti conservateur.Votre pharmacien ne peut suggérer un remplaçant pour le Dr Har-ver\u20198 Southern Red Pine \u2014 guérit la toux.\t10 CAVOÜR ET LAURIER LES GRANDS HOM M ES DE 8 T K* WILFRID Sir Wilfrid Laurier, notre premier-ministre, rient» de prononcer une éloge fuuèbro de M.Gladstone, que ses thuriféraires portent aux nues.C\u2019est un chef d\u2019œuvre, s\u2019écrient en chœur les clmntlVursde l\u2019euthousius-me ministériel, jamais l\u2019éloquence canadienue ne s\u2019est élevé aussi huit.Au risque de passer pour un fâcheux.nous voulons remettre un peu les choses uu point.Nous avons lu et.relu attentivement le de a nier morceau oratoire de sir Wilfrid.Ce u est point une pièce sans valeur ; elle est travaillée, trop travaillée peut être, (die est sonore, elle brille parla vérité et le choix des épithè tes, elle a du mouvement et de réélut.Mais il lui manque une qualité essentielle, la mesure, et une au tie non moins importante, la simplicité.A notre gré, M.Laurier a déjà fait beaucoup mieux.Son mémoiablo éloge désir John Macdonald,en 1891, remporte, de beaucoup sur cet éloge de Gladstone.Mais nous n\u2019avons pas pris la plu me pour écrire un article do crit ique littéraire.Nous l\u2019avons prise pour faire entendre une protestation indignée contre l\u2019insolente admiration que sir Wilfrid Laurier n\u2019a pas eu honte de professer envers l\u2019un des plus grands malfaiteurs politiques ({lie notre Age ait connus.Le prenne! ministre a voulu magnifier son héros en le comparant à trois grandes figures contemporaines ; et pour compagnons do gloire il est allé lui choisir Bismarck, Lincoln et üuvour î Ne.disons rien de Bismarck et de Lincoln, quoique le premier ait bien des tares dans la renommée (pie lui a vain son brutal génie, et qu\u2019il ait manqué au second bien des éléments de grandeur.Arrivons à Cavour, et disons sans ambages à M.Laurier,ce que nous avons sur le c«*ur.Voici ses paroles : 44 Ce dernier, dein» siècle dans le quel nous vivons, a produit bien des hommes fortement doués, qui, dans lilférentes sphères, ont attiré sur eux Battent ion du monde.Mais par mi les hommes qui ont illustré cet Age, il me sein b11* qu\u2019aux yeux de la prospérité, quatre vont survivre à tous les autres et les éclipser.Oa-vour, Lincoln, Bismarck et Gladstone.Si nous consul' rons simplement la grandeur des résultats obtenus comparée à IVxignité des moyens, si nous nous rappelons (pie du petit royaume de «Sardaigne est sortie I I ta lie une, nous devons en conclure que le comte de Cavour était in cnn testablem ut un homme d\u2019Etat d'uMc habileté et d\u2019une prescience nier veil leu ses.\u201d Ainsi, M.de Cavour, ministre de Victor-Emmanuel, est, aux yeux de M.Laurier, l\u2019un des quatre pins grand hommes de notre Age ! Bh bien, cette audacieuse et mensongère apothéose ne passera pas, sans que nous ayons au moins fait entendre un cri de réprobation.Ouvrons 1 histoire de notre temps.Le nom de Cavour est inscrit en soin b res caractères sur quelques unes de ses pages les plus honteuses.Ce pre mier-ministre de Piémont a eu pour suprême habileté la déloyauté et la perfidie.Fourbe, intrigant, caloin niateur, spoliateur sans scrupule et sans fui, il a édifié sur le mensonge, sur le vol et sur l\u2019iniquité un édifice politique, dont les assises sont déjà chancelant es.C est.Cavour qui s\u2019est, servi avec mie scélératesse consommée de i.i fameuse formule : 44 l'Eglise Ijbredaus l\u2019Etat libre.\u201d Voici en quels terme* écrasants, Mgr Dupuuloup a jugé l\u2019homme et son œuvre dans sa brochure ; 44 La convention du 15 septembre et F En cyclique du 8 décembre \u201d : 44 Et d\u2019abord 44 l\u2019Eglise libre dans l\u2019Etat libre.\u201d L\u2019église libre, c\u2019est pour le Piémont, depuis quinze ans ; tous les biens de l\u2019Eglise confisqués ; les ordres religieux supprimés ; les religieuses jetées dans la rue ; les évêques en prison ; les clercs soumis à la conscription ; les évêchés va cants ; les immunités ecclésiastiques, stipulées par un traite, abolies ; la loi Siccardi ! A bas les prêtres \u201d î la loi sur le mariage civil votée, le 5 juin 1852, malgré le Pape, malgré les évêques.*4 M.de Cavour s\u2019abouchait avec les chefs des sociétés secrètes, et traçait de concert avec La Farina, pré sident de la Société Nationale, tous les plans des futures révolutions, en prenant soin toutefois de lui dire : 44 Vous, vous n\u2019ètes pas ministre, vous pouvez agir librement ; mais sachez que si je suis interpellé à la chambre, ou molesté par la diplomatie, je vous renierai.\u2019\u2019 \u2014 Tels sont les 44 moyens moraux \u201d que M.de Cavour mit au service de 44 ses as pi rations nationales \u201d ; et.le \u201c droit nouveau \u201d qu\u2019il inventa.\u201c Après les \u20184 Révolutions\u201d et les u Annexions\u2019\u2019 vinrent les \u201c lava sions.\u201d Tons les voiles ont été levés sur l\u2019expédition de Garibaldi, lout, le monde que M.de Cavour dé savoua Garibaldi devant la France et Numéro 41 devant l\u2019Europe ; il écrivit même au roi de Naples que des vaisseaux sar des partaient pour arrêter l\u2019aventurier.\u2014Et c'est lui qui l\u2019envoyait.44 Alors M.de Cavour,triomphant, déclara du haut do la tribune plé-montaise, que ces mémorables événements étaient44 la conséquence nécessaire de la politique pléinontaise depuis douze ans ; \u201d et enivré de ses succès, s\u2019écria enfin, jetant ce défi à notre armée, à notre parole et à notre politique déclarée; \u201cIl nous faut Rome pour capitale, et nous y serons dans six mois.\u201d 44 Et le parlement, sanctionnant cette déclaration par un vote solennel,proclama Rome Capitule de l\u2019Italie, (29 mars 1861).44 Voilà l\u2019homme et voilà le gouvernement, qui, quelques mois après, ouvraient avec le gou vernement français les négociations qui ont about i à la Convention du 15 septembre.\u201d Telle est la vraie figure de ce Favour que sir Wilfrid Laurier u exalté connue l\u2019un des quatre plus grands hommes de notre époque Ali! si le premier ministre avait le cens catholique, jamais une telle parole ne serait venue se placer smses lèvres.Cavour a été, dans not re siècle, un des plus malhonnêtes, un des perfides et un des plus pervers ennemisde l\u2019Eglise.Durant sa cuin pagne pour Bonification de l\u2019Italie et contre le Pape, il a introduit, dans la diplomatie des procédés et des tact ique h misérables qui feront la honte de notre époque.Et, M.Kauri r lui dresse un piédestal.Ce que vous avez glorifié dans la personne de Cavour, sir Wilfrid.C\u2019est le mensonge, la déloyauté, la mauvaise foi, l\u2019hypocrisie, la vio lence et la rapine.Ce sont les Léga tions et la Romagne, les Marches et rOiubrie volées au Saint-Siège.C\u2019est Garibaldi soutenu dans ses invasions de bandit contre les Eta Us catholiques.C\u2019est Custcdfidardoet Lurette, L unoricière écrasé dans un guet, à-liens, Pimodan tué à la lieur de l\u2019Age et de l\u2019héroïsme, les soldats du Pape égorgée, Ancône bombardé, les Etats de l'Eglise inondés de sang et couverts de ruines, eu pleine paix, au mépris du droit naturel et du droit in ternational.Voilà Pieuvre dont sir \\\\ ilfrid Laurier a osé eélébicr le souvenir dans Je Parlement Canadien.Si le premier ministre voulait, eu I rer dans la voie, toujours épineuse, des comparaisons, que n\u2019a t, il choisi ses modèles dans des sphères plus hautes et.plus pures.Dieu merci, notre Age a connu des grands hommes d\u2019une autre stature et.d'une valeur morale que celle du piémontais Cavour.Sir Wilfrid aurait pu choisir entre les O\u2019Connell, les Manning, les DoiiO'O ( ortès, les M ind t hors ou les ( i ireia Moreno,qui tousont mieux servi que Cavour la société, la vérité et l\u2019humanité.Il aurait pu surtout faire rayonner la pure et éclatante figure de cet homme au génie pro fond et lumineux, à la vaste science, maître dans les lettres et dans la diplomatie la plus haute, penseur,écrivain et politique sans supét ieuiyjui, de l\u2019aveu «les incroyants comme des croyants, s\u2019il u'était pas le vicaire de Jésus:Christ sur la terre, serait, encore le plus grand des coutcmpo rains.Nous avons nommé Léon XIII.Léon XIII et Cavour! Et, aux yeux de sir Wilfrid, Cavour plus grand que Léon XIII ! Pauvre M.Laurier ! Comme i nom me véritable et démasqué souvent dit z lui ! Et comme le fond du cœur paraît vite, lorsqu\u2019il oublie son rôle ! Nous connaissons depuis longtemps les admira!ions, les prédilections de M.Laurier.Nous savons de vieille date quelle est la galerie de ses grands hommes.Et sou apothéose (le Cavour n'est qu\u2019une illustration nouvelle de scs tendances et de sa formation intellectuelle et politique.MORT DE MO NT PETIT N< )TE8 BIOC.R A PfllQU KH ans, alors qu\u2019il touchait A la célébrité.Madame Mont petit est aussi la sœur d© Elzéar Label le, le 44 Bohème\u201d du temps, avocat lui-même et qui a laissé un volume do 4\u2018 poésie\u201d Mes Rimes, que les amis relisent encore avec plaisir.A.N.Mont petit est l\u2019autenr de plusieurs ouvrages qui font honneur aux lettres canadiennes.Citons entre autres :\t44 Les Livres do Lecture,\u201d 44 Les Hommes Forts \u201d\t44 Sus aux Lotips*Marins,\u201d \u201cMetgermetto,\u201d \u201c Les Poissons d\u2019eau douce du Canada.\u201d 11 laisse en outre une douzaine de manuscrits inachevés.Le défunt était le père du docteur L.A.Mont pet it., médecin civil, et du docteur El z.Mont petit, de Sic Cuué-goude.u com ajdBTlTIOI! Montréal, 27.M.A.N.Mcntpetit, homme de lettre et ancien fonctionnaire public, est décédé jeudi après-midi, à Fhôpi tal Notre Dame de Montréal.M.Montpetit était né à Beau har-Dois lè 4 juillet 1840.Il étudia an collège de St Hyacinthe en même temps que sir Alexandre Lacoste, sij J.A.Chnpleau, Mgr G ravel,François Langolier, Alphonse Lusignan, le juge Rainville, etc.Il vint ensuite étudier le droit à Montréal et se lit admettre au barreau, mais il n\u2019exer ça pas longtemps sa profession d\u2019avocat, et se lança dans le journal is me où il naquit bientôt une réputa tion enviable.Il fut d\u2019abord attaché au bureau de l\u2019Instruction Pu blique, sous l\u2019taon.P.r.O.Chau veau, et rédigea le Journal de 1*Instruction Publique.Plus tard, il fut tionnné chef des traducteurs à Québec, et ensuite trad acteur à Ottawa.Enfin, il abandonna cette dernière position pour se livrer entièrement au journalisme.En 1867, A.N.Montpetit épousa Mlle Adèle Labelle, sœur de Ludger Labelle, avocat et fondateur de la St Jean-Baptiste, décédé à Page de 28 | Le bourreau (pii vient de pendre Torn Nuit y, après beaucoup d\u2019autres, et qui ne serait pas fAché s\u2019il pouvait mettre la corde au cou de tous les journalistes qui no chantent pas scs louanges - à commencer parle soussigné\u2014 le fameux KadelitV, puisqu\u2019il taut l\u2019appeler par son nom, vient de faire une opération commerciale t rès I ucrat i vu.11 a vendu la corde du pendu, à raison d\u2019un éeu le ponce.U a dû réaliser ainsi une belle somme, et, sans nul doute, il approuve les proverbes : \u201cIl n\u2019y a pas du sot.métier,\u201d et \u201ctout- fait farine au moulin.\u201d Une prochaine fois il trouvera sans doute le moyen d'allonger la corde et de grossir ainsi sa recette.On le dit ménager de ses nous et, cinq ou six pieds de corde eu plus valent bien la peine qu on modifie la machine à pendre.Puis, qui s,ni f Do même qu\u2019il y a des industriels qui falsifient» la cas sonade avec du sable - Alphonse Karra même prétendu qu\u2019ils falsi tient le sable avec lequel ils falsifient la ditû cassonade\u2014-de mémo qu'on falsifie tant de choses, on pourrait bien vendre de fausses cordes de pendu.En tout cas, il parait, quo l\u2019article est beaucoup demande, en ce siècle de lumière et de progrès.Mais, que fait on de ces bouts de corde * Les uns les conservent afin de pou voir les montrer à ceux qui n en ont pas.C est un plaisir comme un autre.Mais beaucoup Toient très sérieu sèment quo cela porte bonheur!.C\u2019est., épatant, mais *\u2019est ainsi.Le nombre des gens superstitieux est immense.On en rencontre pur tout, à presque tous les degrés de l\u2019échelle sociale.Dernièrement , un homme qui jouit, d\u2019une excellente réputation et se-fcrouvo à la tête d\u2019un commerce fio* riSBunt, cueillait, dans sou magasin toutes b*s toiles d'araignée qu\u2019il pou* vaifc découvrir.Il en lit une boule qu\u2019il glissa avec, beaucoup de soin dans lu poc lie de sou gilet.Témoins de cette chose d\u2019un non veau genre, quelqu'un demanda au commis de ce monsieur : \u2014Qu'est ce que votre patron compte faire de ces toiles d\u2019araigilée î \u2014 li prétend, fut ia réponse, qu elles lui donneront de la chance au jeu de caites !.On rencontre aussi des gens, en apparence foi t raisonnables, qui n\u2019eu t reprendront jamais rien un vendredi 13e jour du mois.Ils prétendent que tout ii ut mal, s\u2019ils ne choisis saient pas un au*rc jour.D\u2019si titres ont des frisons d\u2019horreur, lorsqu\u2019ils voient une salière renversée.1 ls s\u2019at lendeul à quelque clio* so tie nouveau, quail 1 une porte s\u2019ouvre toute sen le.Br» f, il y a mille **t, nulle petites \u2022 u grandes bêtises (pii ont cours dans ce bas monde et anxquelle meme eert lins esprits-forts ajoutent foi.Moi-même, je le confesse humblement, je- n\u2019aime pas d\u2019être le treizième a table., quand il n\u2019y a place et à manger que pour douze.Mais je me garderais bien de don ner un bel écu an bourreau en échange (Fini pi u de chanvre.Je trouverai» un meilleur placement, par exemple en l\u2019échangeant pour du pain qui serait bienvenu dans l\u2019une on l'autre famille pauvre.Sur ur KT DK- MEILLEUR MARCHÉ Gustave Wingender, Fils GRAVEUR ET SCULPTEUR SUR MARBRE ET SUR GRANIT a toujr ur.t ci, maii:8 dos monuments en Pierre, Marbre et (Irai .t I.toute, i*, nuances et convenant tout ns les bourgs.1.(i.\\VI NGKN DKR s'évertuera constamment h donner la i.|i;< , ,.rr , I\ti \"I IMïi* tion, eonaue IV fait son père jutiqu'Aoe jour, M.Win^.-i, , ju re, sera k* gérant «le l\u2019établissement.1*.* ».D.SM.Nous venons de recevoir plusieurs centaines de nouvelles primes sur su jets 1 res-variés et on ne peut mieux choisis.Qu c nos lecteurs prennent note de la chose et s\u2019empressent de gagner une de ceselmriuanDM gravures,\u201413 x 17 pouces.Ils rend nuit aussi service ft leurs voisins, parents et amis, en leur faisant.connaître notre journal et ses primes.Toute personne payant une année (l'abonnement à l'avance recevra âne de ccs primes par le retour de la malle.Kn füM de H.I.éon l\u2019nlardv.coinnierfaiil de ST-HYACINTHE.MAISON A VENDRE A VKNDKKau village d.* S'-Sm ani.t^aL dencH privé**, mainon «*n bois, pr < .|, l\u2019Etflia-* avi'C d«:|KMnlandboufe d\u2019avoir un travail bien et consciencieusement fait.Aqueduc Le rapport de M.Bouin, ingénieur mécanicien sur lYxnineu de la pom pe Holly a été déposé de nouveau devant le conseil lundi soir.Après discussion et nouvel exa* mien du rapport, il a été résolu uua- Samedi, 28 Mai 1898* LÉGUMKB Pois, lo minot.fO 90 @ 1 00 Oignons, \u201c\t.70 00\t1 75 Fèves, ma4 Oignons, la tresse.\t5 Choux.Fèves, la terrin^c.Palates, le minât.Céleri.M.\u2022\u2022\u2022*.2 puq.pour 15 cts.PRODXI1T8 DK l.A FERME Bourre frais, la lb.fü 2«i @ 0 22 u sjilé\tu\t18\t20 Œufs frais,\tla douzaine\t10\t11 r^aino\t\t» \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«i \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022!\u2022»\t25\t30 \u201c HIée,\tla lb»\u2022\u2022\u2022«.\u2022\u2022\t«5\t75 Sa vou\tii\tOfi\t07 VOLAILLES ET OIHIEU8 Dindes, la couple.f2 50 @ \\ oo Boules, \u201c\t.75\t*1.00 Poulets, \u201c vivant 00 Pigeon, !l d«* SA VOIT 01 «l'«*Xeivire.^Autrefois le» ednnirgieiiH trouvaient ditHcilu d\u2019emn^rher lu fièvre aprè» une operation.Au-j«mr«t\u2018hm q liait*! !.« fièvre suit une ojvmtmn mémo dangereuse eelu signifie inauviiis** o|^n«tion.K Ile piouve «iue l«» chirurgien i et«I d\u2019une neg!igone« coupable ou -v «pu esr p\u2019s eiicori» ne «\u2019otinait pas ie i r.iiieiueut anti septi«pie.Kt il en **»t aiiisi dans toutes les br.ino)i«\u2018H du trvv.nl humain.Au coinmemement «le 1803, Mme Kliaaheth b not t deinnndnit un «vis j un nuVdeoîn.Il lui \u2022 itt .ju\u2019e\u2019h* .«mltr.m d\u2019une indigestion Aigue «iitli-\u2022** 1** a gue»ir.Il avait raison unaui a la nature «le la iiuiirt.il* et plant a la «litUrufte à la guérir eu tie lu guérira Ht.( >|»end(iiit ce «|ui hu était inqiosai-!'!\u2022\u2022 fut fuit plus tar i appnrammetit -unis peine.lùuMntnnt le eommciieeinent «le sa malu«he el|« «lit : Dans !«\u2022 prineij** j«* ne Houfiran* que peu ou }»«h, je me s«-ut tiH anéantie et \u2022le|*riurvue de goût.I i vais |n*u i'»|qs-tit et !«\u2022 «amtentaà un uioyeu «le liquide» u Dütfuoi j® mpomtsaii toute uot&ni* turo '\u2022 lido.Plu» ¦ : le ;ii «! gagnant du terrai.« !\u2022 moimiiv ui»u-.*em de nourriture me faisait souf* tnr souvent «l\u2019imt' maiiién/ inteiioi* dati» 1«* d«*i et (a r«r»itrine.*-e nml -\u2022\u2022inldait se n.ixpier «le uom vains eflorta I\u201c*in Je vainen* «*t je sotitlVaia horrihleunmt.Gra-dueilefiu-llt mes fttru'i1» lil'.lbaildonuéreut au |Milut' \u2022pie jelîe.quand op «Î1 .S«*ie.1 lui «vait I «il dans j^reille nrconstanee Dirq *i\" i * nie r« \u2018*ni.t e «pu* \u2022\u2022 «trop curatif «le la Mere \u2022ill*- ci ¦mnuv ukliuuai a po*i «in* .«\u2022 Simp de la Mow A LOUER I n ma.n li.jue l>ur au «l\u2019affairos o^t lou« r au B ireuil «lu (\u2019«lUitltlKit.Aussi dans la même bâtieai* un ma-ja.-iu I\to de premier ordre.Aussi, un eomptoir il vendre, o aurcsHer à ee bureau.TÂCHH âDcSAUTELS \u2014NOTAI UKS- i'Kftrs nVuniKM* « eosiunoNN va«*ii.ks 7 R tu ST-DKX1S, ST-HYACISTHE N B M.1 )e.*«aut«*ls eoiitiuuera toutes cgalfui-res dll bureau le M.l\u2019ochi) en l'aUfu*U(*e «le ce dernier.J.«h* I.Th\u2019HK.- I0S.IIKSll TKI.S TERRE A VENDRE « NOTRE.»,VMB 1>E 8T;HYACINTHE, one * ' l»rr d«\u2018 «u» iqnmt pai ticute, mr le *««ie Nord «li lu r: m \u2022 , v«n*iue «le lu pmuriete où « *i COIIstnrile la u uvelle st.itinu drs |Mi|il).es de 1\u2019«-quedllc l« la vide.!.«\u2022 li\\>ut j»eii! elre mnuâde «*ii eiupIflemueiilH (rntnge eoiiMtniite i! y a deux ans, 72xJH), couverte en die.( ette propiieti* «*st a trois cell U pieds «les limite» nisjs.ve , essaier n imjs.rtc quoi «jni jM>urrait m * -mu!.i ¦.r p- li:.venir mu* bouteille «!«\u2022 il.T, \\V.IVihhue \u2022!« n m de Manor Kn tin'.m .«l\u2019une .\u2022\u2022munie je m' qwrçiiN du mieux «Misibl», .le jMiuvais inaiigiu- un p«*u asn» mutin «!«\u2022 (ouieuis « ¦ thlunles J'étais ni «'Oliteut que j\u2019ai axitloiniai toute idée (l'employer un autre re-uiodt* e Seigul.Le mieux augmentait au fur \u2022 t à mesure que je prenais b* Hirop r m bout de 3 bouteillea, jetai» um> i vigo?ireu*a.«ne jaïuaiH.Ce oui m'etonnait \u2022' î i n* .«\u2022 ,n .p f«* .a mère Sei gel taisait si facile, [u\u2019iiuenn P in- le u'avait pu faire.C*eet |e» ll jii'd j ris -eci -t l'OIlsens A lit laser publier fS;gn« hnsab th Knott 151 Boute Mt l l ii .in* I!anting», 1er Février 18PS.V : 11 h i in.us voy«»iis u 'est-ce |»a» f ! - u< * \u2022.!«'j***ini «le» outil» autant «pie de» cou-u *\t«i»«'* \u2022.\t'-4 médecin eounaisHuit la nature du mal, ma « a\u2019uvail jsim le mnede.Voilà ce que 1 \u2022 ini est mq*o»4.dde «tins le vrai moyeu lev .« lit I :« î \u2022\u2022 IV.'IM \u2022lU!-CI.l e «eHlit Ulie loilgUO le muiniu* intiliulc».lis m* demandent qu'à 4*tp* guéri» et j\u2019avoue i u 'il un serait «le m«*ine pour moi.\" *'**« \u2022 :¦ i avee e iu:-ci.I e « rail une longue i t * *i i \u2022\u2022 » -ont* r «pie «\u2022 lie «les motif» i»>ur let que U «\u2022 Sirop «le la M.-p» Seigal guérit qimml d\u2019autP t nuiniueiiU Au Joint \u2022 «'a est bien iu'hti'ônmt a«ix Docteur Boucln r qui eut la gracicu 1:1 v ilc* ,M' lil 5 v\u2018c,vî v,,,4\u2018 ,,|:'ûhiiique Termes nielles s*»ronl invor :i*s.S .idr«*so\u2018r a scié de mettre s«m piano a la ilispo sitioa des aeteui*s, non seulement pendant la soirée, mais aussi pendant tout le temps des exercices prépara tut res.Destinée à une bonne «ouvre, j la recette a été rondelette.Il y avait sa le comble.un si» ici r a rnuu.Le Graph phone rendra votre foyer h- oivux.L reproduit tous les genres do musique, les morceaux de bandes, d\u2019or-cb«st\u2019CH, et lus .\"oIoh des maîtres chantres et canUtriees.Avec un Graphopltoue vous pouvez avo r de lexocllente musique ii toute heure, en tout temps, -ans obiiir i-tion d\u2019une 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dividualité entre toutes, où la comparaison sc fait naturellement par le contact meme de la réalité.Et puis, il lui arrive de ressentir des indignations, des révoltes, en présence de ce facteur qui contrecarre son énergie, et de ccttc fatalité des causes, de cet imprévu des événements, auquclselle ne peut rien changer.Elle a fait tout ce qu'elle a pu pour achever son œuvre conciliatrice, même depuis le jour où la situation paraissait désespérée.Il est nécessaire, Il est urgent qu\u2019un élément de plus s'ajoute à la somme des bonnes volontés mises en œuvre, que son oncle vienne enfin faire scs affaires lur* même.L\u2019am itié ne supplée pas à l\u2019amour.Tout cela assombrit le foyer.La maison de Plogoff est décidément trop solitaire.Jeanne pleure fréquemment et, signe plus redoutable encore, elle s'ennuie.Et elle s'ennuie au moment même où les tritesses de l'année viennent ajouter l'affaiblessé«a ment du courage, à l'usare de la per sévcrence* Oh ! oui ! il est grandement temps que le Rigault de-Genouilly rentre en Fr-.nce, que le capitaine de frégate Robert Desnoëls reprenne posses&iou de son foyer.Et si qMelque incident peut se produire qui abrège les délais de l\u2019attente, il sera le bienvenu, cet incident, quel qu\u2019en soit, (Tailleur*, le caractère.Novembie commence, ou plutôt recommence, les deux exilés volontaires.Et, certes on peut dire qu'il n\u2019a jamais été plus maussade à ses débuts.La mer est grise, uniformément grise, au large et sur les côtes.Déjà, des sinistres se sont produits, au nord et au sud.Au nord, trois bateaux de pêche sont allés se perdre, corps et biens sur les roches de Camaret ; au sud, deux chaloupes d'Audierne ont sombré dans les tourbillons des Glénans.Jusqu'à présent la pointe fatale, la baie funèbre n'ont point encore fait parler d\u2019elles.Mais la zone se resserre.On dirait qu'une double poussé du midi et du septentrion se npproche de la pointe du Raz, que nord-ouest et sud-ouest sont donné là quelque terrible rendez-vous qui les fait hési ter tous deux au conflit.Le Raz attend leur venue avec sa farouche impassibilité.Il est là, contemporain des premiers jours du monde, colosse de granit supporté par les assises mêmes de la terre, poussé au dehors par l\u2019effrayante éruption des laves originelles.Il est là, le front couvert de rides, sillonné, déchiqueté par les tempêtes, g< ant qui, même aux heures où la mer sourit, garde le sourcil froncé, le flanc ouvertde blessures béantes dans les lèvres desquelles l\u2019eau vient écu-mer et rugir.Il défie le choc de demain, car lisait d\u2019avance jusqu\u2019où peut aller la puissance de ses adversaires, les bravant, les insultant sous les coups de bélier de la vague qui ébranlent sa bise, qui font osciller L crête dentelée de non échine de dragon.Il jette au loin d ms la mer ses fragments éboulés qui exaspèrent le courant, Poulmoustrek, le Grannek, la Vieille, sur le dos de laquelle l'homme, plus audacieux encore, a drc>sé ce phare effrayant que les lames escaladent dans leur furie.Et si les vents ont pour guides des démons, ces démons reçulent devant le cap de granit.II PIEDESTAL Et STATUE Il y avait, à Plogoff.entre autres pêcheurs, un père de sept enfants nommé Karval.Ce Karval était plus spécialement le protégé de Jeanue et d'Armellc.De fait, il just fi lit amplement cette faveur, tant par scs mérites personnels que par l\u2019intérêt qui s'attachât à sa fa nille.Agé de trente quatre ans, Yan Karval était marié depuis dix ans déjà, si bien que son fils ainé ava t neuf années et que sa dernière fille comptait neuf mois.Si femme, Cor-entine Morna, plus connue sous l'abré-viitif Jina, é tait d\u2019un lustre plus jeune que son miri.Le recteur de Plogoff, qui les avait fiances, les avait unis.Il n\u2019y avait pas, à trente lieues à la rond-, aussi beau couple et aussi bjllc famille.Il n\u2019y avait pas meilleur nltelot que Karval, meilleure ménagère que Cor-entine.Yan ré disait dans toute sa perfection le type du \" capistc \u2019.Il avait cinq pieds huit pouces, des épaules énormes, des bras noueux.La tête, de cette maigteur ascétique dont la barbe ne voile jam iis les lignes, avait cette fierté de traits, cette régularité de dessin dont les cthnôlogistes stu-pélaits ne peuvent retrouver l\u2019origine.Les mains et les pieds, nerveux et maigres, étaient petits et délicats ; les membres musclés comme ceux de l\u2019Hercule Fanèse.Que l\u2019on ajoute à ces traits distinctifs des cheveux noirs et souples, longs et soyeux, dei yeux bleus comme l\u2019onde ray «nni it paisiblement sur cette admirable face hâ'ée, des dents éblouissantes et l\u2019on sera en présence d'un sup:rbcs échantillons de l'espèce humaine.Karva réunissait en sa personne cet ensemble de caractèae*.Tina n\u2019était ni mains belle ni moins brave.Aussi brune que son mari, avec des prunelles d\u2019un az ir aussi clair, elle é ait d\u2019une blanch: r de peau dont le hâle n'avait doré que le cou, la face et les mains.Elle allait et venait, nu pi is et nu tête, et A parfois, une défaillance de la toillette trop pauvre, rebelle aux ord es de la pudeur de la jeune fomme, laissait voir une partie de sa gorge, il était aisé de constater qu'a vingt neuf ans, après dix années de mariage, cette mère de sept enfants avait encore cette impeccable humonie de formes qui donne à scs compatriotes la sta turc et l'allure de déesses en h sillons.Les enfants tenaient du père et de la mère.A hait ans, Murdoch Kar val courait seul, et pieds nus, toute la pointe, bondissant comme un che vreau au travendes vertiges, se sus pendant a la force des poignets sur les parois à pic de l'Enfer conduisant derrière lui deux de ses fi ères et une de scs sœurs, veillant d'ailleurs sur le petit monde avec la sollicitude d'un père, brave et insouciant dé toute l\u2019ignorance du danger.Race épique, il faut le reconnaître, race que la France ignore, et qui ferait trembler nos greJins des grandes villes, si, brusquement, elle ap- VKnfant pleure, Il veut «en Owtoria.paraissait au sein de nos agglom fi-tumultueuses avec sa même; impassibilité, ses membres d'athlètes et son invincible foi \u2014race malheureusement confinée dans c*tte pr squ\u2019île désolée, trop réduite par la misère, trop réfugiée dans les alliances des famille, dans la tradition d\u2019on ne sait quel orgueil atavique\u2014 race qui ne* corn prend point la dignité de la mê ne façon que nous, qui tend la main sur les chemins ; mais qui o ivre son foyer au passant, dont les enfants font une lieu.* à la course derrière les voitures des touriste , et crient tout cc qur ceux ci leur font cri< r ; mais dès qu\u2019ils se retouvent ensemble, se lia tent d\u2019oubücr le fr.n çais des conquérants d\u2019argent pour ne parler que l'idiome ries Celtes dt fer ; \u2014 race à part, enfin, sélection d\u2019entre les B e-tons,\u2014dont la vue fait tressaillir e patriote et pleurer le chrétien, c.r l'un etl\u2019autre comprennent à lavoir ce que durent être nos pères de la Gau le pour avoir laissé derrière eux cette survivance héroïque.(A continuer.) 4HHMH G A.TAEBHE X RHUME ET ASTHME I \u2014 I.K\u2014 Sirop de Goudron HT mil II,K III-: FOI K M.Mom K DJ3 IIVL.A.'X'ÎTX'ETJ Contiont tous les n*im«l.* nécessaire** pour guérir ces maladies.*i.\"i «*t .14» Ct*4 Iti noutollle.MALADES Qui souffrez et «jni ne voulez jus inoutir avant votre t- mpH, allez ou en voyez*y chercher les tvlehres UVmê* îles Sauvages Patentés «le l'herboriste Ant.Hacieot, \u2018S, rue Cr»i Montréal, I*. 50 10 00 .' 7 «Mit ° .\u2022' 45 .5 50.ri e.ri »\u2022 \u2022*»« .b 6\t55.7 I\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 « 08.lu 4;.6\t38.i 1\t.12 50! **,,,, 8 23.8\t38 .1 40 .7\t28 .1 »i;l.S .I »*\u2022.9\tûo.Québec, Arr.2 10} 10 40 .DE L\u2019EST A MONTEE A I.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 d Apart i»k V.K V te î V te 7i t, i te ?\tl \u2014\tJ Québec.Sftinte-Julm,.Arthaboaka .Danville.j Cnatiœoke.Conn.ton.Sherbrooke.,.j Richmond.Durham.| Acton .Upton.Saint-Li boire.: Britannia Mills St-11 yaointhe.Ste-Madeleine.: Saint-Hilaire.Belceil.St-I^axnhort.! Montréal, Arr.i M.7 :i0 9 00 9 59 10\t42 1 40 1\t55 2\t25 11\t20 4 05 4 35 4\t52 5\t00 5 Off r.«)-.1 5\t15 t; 00 6\t03 d 40 7\t00 J\\ M.F2 tO 2 0» 2\t40 3\t25 2 21 2\t8*4 3\t03 3 4ft A M.7\t30 8\t53 9\t31 10 0 AM.K.S.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 »\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦ \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 l« (4)' 1 19 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 7 40.\u202223 I5j 50 02 08, 3d! 45 5 53 5 501 0 30j « 501 10 n 11 11 11 11 12 12 12 12 1 1 30 04 30 14 50 55 lu 27 40 43 15 35 * .*9.9 21.9 38.9 41.9 48.10 ot* ;« i«\u201820 ; 42 10 34 7tf 10\t37 7 W n 10 s» 11\t;io sw Chemin 1 for Drummond Trains allant à l'Est.STATIONS Trains abâlî i n l\u2019Oueg.6.45 5.50 6.I0 6.22 6.37 6.43 6.68 7.13 7.28 7.37 7.52 8.13 8.34 VnM- No- 1 !o.T.put.llonav'tun .^ >'a! P.M.\tP* M- 4.00 |)ép .Montréal.Ar.12.05 .SUHyazinthe.\t9.14*.* .Ste-lfosalie.,.#St-Edward.\u2022 .Ste- Hélène.,#St* Eugène.* Duncan.St-Uernmin.Drummond ville.; .St-Cyrille.| 1.( a mu* 1 .j.ft I it«hel.,8t-I>onar*l Jet.I .Ste-ft!o»ii«jne.8.55 Arr.j.Nicold.iX-pd.lO fVftL________I_______________ i__________ill lies traiiin circulent tous les jours exceptés.\t.f 1\tWxMITtHKLL, Oérant-ffeD^ru 9.08 8.47 3.35 3 21 8.13 8.04 7.49 7.34 7.25 2.08 d.M 8.5
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