La presse, 4 septembre 1976, Perspectives
[" -J, r?\".v .T' teptemW; TA y 'ol- 18, X > y X X M 1 fe X K XX x ux X Xx X Xv / ,4k W.z x.>x x ¦' s- X lasiresse / h i .y y \\ X, p F -,'X 'll X X / «.PLUS QUE 292 JOURS AVANT LES .VACANCES,,, Vr, | XV f Jf r it I:i » & s r^v iv v £ ¦ r> Cl VtX \t il A iSI 6 £ nfcl ! \u2022-« SS et l'électricité en était à ses premiers courts-circuits.Les grues mécaniques ne hantaient même pas l'imagination des hurluberlus.Abstraction faite des progrès techniques, les gouvernants du temps avaient au moins une consolation: ils ne voyaient pas les frais se multiplier comme champignons après la pluie.Dans son discours du budget pour l'année 1876-77, le ministre des Finances \u2014 que l'on appelait à l'époque le trésorier provincial \u2014 Levi-Ruggles Church, un anglophone, comme le furent la plupart de nos trésoriers provinciaux, annonce que le gouvernement prévoit pour l'année à venir la somme de >100 000 pour la construction du nouveau Palais législatif.\"Nous éviterons, dit-il, des frais énormes de réparations et nous n'aurons plus à payer des primes d'assurances ruineuses.\" Car, bien entendu, le nouvel édifice sera à l'épreuve du feu, sauf celui de salaires.Bien au contraire.Ministres et députés fédéraux se voteront même une diminution de salaire! Mais lorsque les entrepreneurs veulent imposer les mêmes mesures aux Ouvriers, ces derniers rouspètent.Avant le 10 août 1877, les tailleurs de pierre qui travaillaient sur le terrain des édifices publics de Québec gagnaient $1.50 par jour.On décide alors de les payer au pied de pierre taillée.Les ouvriers protestent, affirmant que, pour le même travail, ils ne gagnent maintenant que 80 cents par jour.Une entente intervient et les travaux peuvent se poursuivre jusqu'à l'hiver au cours duquel ils devront être interrompus.Au printemps suivant, on place sur la façade de la Grande-Allée une pierre avec le millésime 1878.1878, année difficile.Sur le plan politique, le gouvernement conservateur est battu aux élections et les libéraux prennent le pouvoir.Henri-Gustave Joly de Lotbinière devient Premier ministre de la Province de Québec.L'argent est tellement rare que l'on a décidé de licencier la police provinciale.Les entrepreneurs sont aux prises avec une offre qui s'avère un peu trop basse.Ils veulent donc encore une fois réduire les salaires des ouvriers.Le 3 juin, onze cents ouvriers employés à la construction du nouveau Palais législatif se mettent en grève.Ils suivent en cela les ouvriers du chemin de fer urbain de la rue Saint-Jean, à Québec.Les ouvriers refusent de voir leur salaire quotidien porté de 60 cents à 50 cents.Au contraire, ils réclament un dollar par jour.Les entrepreneurs font venir par train des briseurs de grève de Montréal et de Trois-Rivières.Le travail continue, mais dans un climat de haute tension qui provoque des débrayages de plus en plus nombreux.Le 12 au matin, on cherche le maire de la ville pour qu'il ordonne le dispersement des rassemblements dans le quartier Saint-Roch.On craint que la violence n'éclate.Les soldats de la Citadelle sont sous les armes.Au début de l'après-midi, les manifestants, au nombre de plusieurs milliers, défilent dans les rues.Selon un témoin-journaliste, à 2 heures 35 p m., les militaires étaient sur la rue Saint-Paul essayant vainement d'en éloigner la foule.On se décide enfin à lire le Riot Act.Les militaires font feu sur la foule.Un homme est tué et plusieurs sont blessés.A 15 h 30, les soldats de la Batterie B se postent près des bâtiments du Parlement \"pour les protéger contre une attaque possible des émeutiers\".Un autre bataillon est appelé sous les armes afin de défendre les arsenaux.La ville est sur un pied de guerre avec le millier de militaires qui s'y trouvent.Le soir, les grévistes se réunissent à nouveau.Un des orateurs lance l'appel aux armes.Les arrestations se multiplient.Le 13, \"la police refuse d'admettre à l'intérieur du parlement toute personne n'ayant pas le mot d'ordre.\" Le grand journal de la capitale provinciale, le Canadien, dans un éditorial du 17 juin, es.aie de trouver la cause d'un tel déchaînement de violence.\"Il est le résultat, dit-on, des idées et des principes du libéralisme, qui ira s'aggravant dans notre société, comme dans toutes les sociétés où les erreurs libérales ont leurs coudées franches.(.) Le socialisme, les idées communistes en fin de compte, font de Suite page GREVES ATTENTATS ALAD/NAMITE, ÉMEUTE ET COUPS DE FEU DEL ARMÉE OIT PONCTUÉ SA CONSTRUCTION.POURTANT, CELA SE TASSAIT DANS LEBON VIEUX TEMPS PAR HÉLÈNE-ANDRÉE BIZIER ET JACQUES LACOURSIÈRE\t., , Il y a exactement cent ans, le gouvernement de la Province de Québec, dirigé par le Premier ministre Charles Boucher de Boucherville, décidait d'acquérir du gouvernement fédéral un terrain pour y construire un Palais légistatif.En effet, au mois d'août 1876, une entente intervient entre les deux gouvernements.Le Cricket Field, d'une superficie totale de 251 763 pieds carrés, devient propriété québécoise pour la somme de S15 000.La construction du nouvel édifice, qui aura un contour extérieur de plus de 1 400 pieds, commence rapidement.Dès la fin de l'été de 1876, cinq dessinateurs, sous la direction de l'architecte Eugène Taché, élaborent les plans du futur Palais.La maison Piton et Cie, qui a obtenu le contrat pour les travaux de maçonnerie, fait charroyer la pierre que Ton taille habituellement sur place.Pour le soubassement, on emploiera du grès vert de Lévis; Deschambault fournira la pierre de parement des murs des façades Celle des parements intérieurs \u2014 car il y a une cour intérieure \u2014 sera extraite des carrières de La Malbaie et de Terrebonne.En somme, le Québec veut presque se prouver qu'il peut s'autosuffire, du moins quant à la pierre, sauf qu'il faut importer de Belgique le carrelage des parquets et les solives de fer des planchers.Aujourd'hui, après l'expérience du stade olympique de Montréal, construire le palais du Parlement semblerait un jeu d'enfant Mais il ne faut pas oublier qu'il y a cent ans tout était beaucoup plus élémentaire.On commençait à utiliser le téléphone.NOTRE BXLAIS LEGISLATIF EST NE DANS IA DOULEUR l'éloquence.Au début de l'année 1877, on fait paraître dans onze journaux les appels d'offre pour la construction de l'édifice.Le coût total des annonces, préparées, il est vrai, par des fonctionnaires et non par une de publicité, n'atteint même pas $700.Le 8 , devant le notaire Cyrille Tessier, un contrat le gouvernement provincial et les entrepre-Nicolas Piton et S X.Cimon est signé.Près de * if\" fl Cette gravure, publiée dans l'Opinion publique en 1880, montre çjsasjjïffisSÊ?le corps de logis avant.les autres côtés du palais n'ayant été construits que plus tard.l| maison mai entre neurs sept semaines plus tard, le creusage des fondations est achevé.Tout, cependant, ne va pas sans problème.Le 10 août, une première grève éclate.A cette époque où l'on est en pleine crise économique, le gouvernement n'a pas jugé bon d'établir une Commission de contrôle des prix et des E diù I SSSi-{ [l « % > 11 £9 ¦an.Ï \\.i#W^6 ; 1 »M >V 1 ! BM3 I1 I kl : if L! BSF».¦ * ! ! I, : l * I 3: i'i n ÿr7 \\Ey -7À o LIE?; iüli r >- il .S ii I!!' *:» ij-i 1 i 1 i'i 1 j y cr ï' !' 1 iff/ |:ij l:, êSSaSï™!™., ss TllIiËti :i-.u» £ M i fc= Liiil: II it 0 !'i|L Mi t m ;i i: i !ii! s i K ; i :: I :i ,%¦ I! m Ei E IW, i ,i= i: '\u2022îîtSÏPii;!;?fl |g33 H i Off »?i ü 5 1 [IE 3 I : is- !/ ¦ijilliliiiil ¦TO i i TtW u] rj r 2 i a \t\t 3@ >V H£ BT II \"'liOL ££.7-*Lj J .r-i c3r- '.17 Es T> ¦ ¦r; 'i m pÿ/i % me- E \u2022fa r>: ;=r=-=?p » Si r -Vi.- ëS&Ar- L r^s- = ¦àâüütfi NOTRE BXIAIS LÉGISLATIF EST NE DANS TA DOULEUR l'Angleterre feront bien de se débarrasser le plus tôt possible de la protection de ce drapeau.\" Pour lui, l'attentat de Québec n'est pas l'oeuvre de ses hommes.Quant au prêtre à l'allure bizarre, on le recherche partout et surtout à Montréal, les soupçons les plus sérieux se portent sur quatre Américains qui seraient disparus juste avant l'explosion.Les quatre inconnus avaient déjà soulevé la curiosité de leur logeuse, Mme Honoré Nolin.Selon le témoignage de cette dernière, \"des quatre chambres qu'ils avaient louées, il y en avait r qu'ils ne laissaient jamais inoccupée.Aux heures des repas, il n'y avait que trois pensionnaires qui se mettaient à table.Le quatrième restait dans la chambre.Le soir, les quatre inconnus s'enfermaient dans l'un des quatre appartements et alors commençait une conversation à voix basse, très longue et très animée.Cela durait tard dans la nuit.\" Détail essentiel, ils avaient avec eux une petite valise en cuir \u2014 comme on en avait retrouvé dans l'édifice endomma exemplaires de tous les journaux en langues française et anglaise qui avaient relaté la cérémonie du 17.Comme la chose avait été annoncée auparavant, la plupart des journaux s'étaient empressés de pondre de longs articles pour se retrouver enfin protégés pour l'éternité.Une éternité qui aurait pu être courte, puisque, le samedi 11 octobre 1884, des individus cherchent à faire sauter le Palais législatif à coups de dynamite.formidables progrès parmi nous.\" Le calme revient et le travail de construction peut se poursuivre.Dès 1880, certains ministères occupent les ailes terminées.Le 1er septembre, le ministère de l'Agriculture et des Travaux publics s'y installe; le 6 décembre de la même année, le Secrétariat provincial fait de même.Les contrats de construction des trois autres façades sont accordés en 1881 et en 1883.D'après Ernest Gagnon, c'est à l'occasion de la signature du dernier contrat que la devise \"Je me souviens\" apparaît pour la première fois.\"M.Eugène Taché, écrit-il, avait dressé le projet de façade du Palais législatif de Québec et y avait introduit les armes de la province avec cette devise: \"le me souviens\", dont il est l'auteur, et qui était alors inconnue.\" Jusqu'en 1883, les députés québécois continuèrent à siéger dans le vieil édifice situé tout près de l'actuel ChSteau Frontenac Mais vers 21 heures, le jeudi 19 avril, un incendie se déclare dans la salle du Conseil législatif.A minuit, l'incendie est maîtrisé, mais l'édifice est une perte complète, sauf l'aile nord qui, quoique bien endommagée, a pu être en partie sauvée.L'immeuble, construit en 1859-80, avait coûté $61 514.77et l\u2019ameublement valait $14 886.Le montant total des assurances ne dépassait pas les 76 000 dollars.Plus importante que la perte financière fut celle de la bibliothèque.Les trois quarts des 40 000\tvolumes furent détruits.Les représentants du peuple commencent alors à siéger dans le nouvel édifice, dont la construction est loin dêtre terminée.Même si les travaux sont commencés depuis près de huit ans, on n'a pas encore procédé à la cérémonie traditionnelle de la pose de la pierre angulaire.Le 17 juin 1884, le lieutenant-gouverneur Théodore Robitaille préside donc cette cérémonie.Le Premier ministre d'alors, John J.Ross, dans son allocution, déclare: \"Puisse votre participation \u2014 celle du lieutenant-gouverneur \u2014 à cette cérémonie être un gage du respect de la génération présente et des générations futures pour l'autorité dont vous êtes le représentant et pour les institutions fédérales auxquelles le peuple de cette province est si justement attaché.\" Immédiatement après le discours de Ross, le lieutenant-gouverneur dépose dans le creux de la pierre angulaire une plaque commémorative Le Premier ministre y met le portrait autographié de 1\thonorable Robitaille et quelques autres articles.Quant au maire de Québec, il \"jette\" dans le trou un Almanach des adresses de la ville pour l'année 1884.La cérémonie se termine par un discours remarquable du lieutenant-gouverneur.On serait porté à croire que plusieurs de nos actuels partis politiques y ont puisé l'inspiration pour leurs slogans de campagnes électorales.\"Ce Palais législatif, dit-il, sera le sanctuaire de notre autonomie provinciale.L'autonomie provinciale, messieurs, c'est une bien grande chose, une prérogative bien précieuse, dont nous ne saurions être trop jaloux.Elle est notre sauvegarde et notre palladium.Il est bon qu'il y ait à Ottawa un gouvernement central, puissant et respecté, qui groupe les forces éparses, qui serve de lien entre les provinces de l'empire canadien, qui donne l'impulsion aux grandes entreprises.(.) Mais, à côté de ce pouvoir central, il est bon aussi qu'il y ait le pouvoir local qui, agissant dans une sphère plus restreinte, ait, si je puis m'exprimer ainsi, une juridiction plus intime, et exerce sa surveillance et sa direction sur les éléments qui constituent la base même de notre ordre social: la propriété, les lois civiles, l'organisation municipale, l'éducation.Sans doute, comme on l'a dit, il serait plus commode et moins coûteux de n'avoir qu'un gouvernement et une administration.Mais, s'il est vrai que nous aurions moins à payer, nous serions aussi moins MAÎTRES CHEZ NOUS, et moins en état de contrôler nos affaires de famille.\" Une tanriMe expSoskm une Depuis le début de l'année, la plupart des grandes villes de l'Europe occidentale et de l'Amérique du Nord sont secouées par des explosions.Plusieurs ports font l'objet d'une surveillance particulière.Montréal et Halifax connaissent bien leurs attentats, mais, jusqu'ici la paisible ville de Québec n'a pas encore fait la manchette des journaux à ce sujet.On attribue la vague de violence aux adeptes du nihilisme.Le samedi 11 octobre donc, vers une heure moins quart de l'après-midi, \"alors que les nombreux ouvriers employés aux édifices parlementaires s'en allaient après avoir dîné sur le pouce reprendre leurs travaux\", une terrible explosion se fait entendre.Le bruit, aux dires de témoins, s'est répercuté \"jusque dans les gorges des Laurentides\".Des pierres de toutes les grosseurs jonchent le sol.La plupart des vitres sont cassées.Un mur est même déplacé de trois pouces.Partout, le parquet est jonché de débris Des châssis enfoncés flottent dans le vide On craint que des ouvriers ne soient ensevelis sous les décombres.Trois heures après l'explosion, une autre détonation se fait entendre, aussi forte que la première.\"Une seconde cartouche de dynamite, placée au second étage au côté nord de la même façade, venait de causer des dégâts considérables.Un immense bloc de pierre de taille, qui forme partie de la base de l'édifice, a été sorti du mur qui reste chancelant.\" La foule envahit le terrain.Peu avant cinq heures de l'après-midi, une compagnie de soldats arrive pour inspecter le corps de logis en construction.Le chef de la police secrète procède à l'assermentation de vingt agents spéciaux.Ces hommes commencent à surveiller les édifices jour et nuit.Le lieutenant-gouverneur Robitaille, qui était à l'intérieur de l'édifice, s'en tire sans blessure.Il raconte au reporter du Canadien: \"J'étais à la place que j'occupe en ce moment et M.Staines était assis sur la chaise où vous êtes vous-mêmes assis, lorsque la détonation se fit entendre.Au même instant, mon aide-de-camp vint me dire qu'une partie de la bâtisse venait de sauter.Voyez si nous l'avons échappé belle: le bureau de mon messager est en pièces.\" L'attentat de Québec ne laisse pas indifférentes les autorités fédérales, car, dès le soir même du crime, des hommes de police montent la garde autour du Palais législatif d'Ottawa.Le dimanche, le cabinet provincial tient une réunion extraordinaire pour étudier les mesures à prendre et, toute la journée, les diverses entrées de l'immeuble gouvernemental sont fermées par des palissades temporaires et des \"gardiens montent une garde incessante aux portes des divers départements.\" La chasse aux suspects commence.Le nombre des présumés auteurs de l'attentat se multiplie, surtout à la suite de l'annonce d'une récompense de $4 000 offerte par le gouvernement pour l'arrestation des coupables.L'entrepreneur Charlebois offre lui aussi la somme de $500.On recherche un prêtre à l'allure bizarre.On accuse les Féniens, les anarchistes et même les anglophones On voit de la dynamite partout, même à l'évêché de Québec! Le chef des Féniens américains, O'Donovan Rossa, dans le Sun de New York, repousse les accusations portées contre des membres de son mouvement pour la libération de l'Irlande.\"Québec, déclare-t-il, est sous la Le 21 juin de la même année, lors d'une autre j puissance anglaise.Ses habitants et tous les habi-cérémonie, on dépose dans la pierre angulaire des I tants des autres villes sur la terre protégées par satchel\u2014 et un sac en tapis \u2014 carpet bag \u2014.Accusations de fanatisme le Nouvelliste de Québec, dans son édition du 12 octobre, lance une grave accusation: \"D'autres vont dire que cette destruction est le résultat du fanatisme La façade du Parlement, disait un citoyen distingué après le tragique événement, rappelle des souvenirs trop français et trop catholiques pour qu elle ne suscite point certaines envies et certaines colères.On a gravé sur la pierre de la façade les noms à jamais illustres des Laval, des Champlain, des Maisonneuve, des d'Iberville, des Dollard, des Cavelier, des Sala berry et d'une foule d'autres.Ces noms-là, voyez-vous, sonnent mal aux oreilles de ! certains individus que le fanatisme mène Ça leur : offusque les yeux.Qui sait si ce n'est point dans le j but de faire disparaître tous ces souvenirs que l'on a | monté le fameux coup de samedi?\" Certains croient que ce sont des ouvriers mécon- i lents qui s'en sont pris à l'entrepreneur Le journaliste j Jean-Paul Tardivel, dans son journal la Vérité, se I porte à la défense de l'ouvrier, tout en l'accusant i d'être un arriéré.\"II nous répugne souverainement j écrit-il, de croire que des ouvriers canadiens soient ! aussi méchants Du reste, nous ne les croyons pas ! assez avancés pour mener à bonne fin un pareil j complot.\" L'enquête policière piétine.A la fin, personne ne | sera accusé.A un député qui demandait au Premie, ministre s'il rendrait publics les résultats de l'enquf te, on répond que non \"car ceci n'est pas dans l'intérêt de la population\".Une autre enquête se terminera aussi en queue de poisson.N\u2019importe qui aura deviné que, pour décentrais de cette envergure, il y a certainement eu des accusations de \"patronage \" Un des principaux ! membres de l'Opposition de l'époque et futur j Premier ministre par surcroît, Honoré Mercier accuse le Premier ministre Joseph-Alfred Mousseau d\u2019avoir accepté un pot-de-vin de l'entrepreneur Charlebois.Un comité de la Chambre est formé pour faire enquête.Le lundi 9 mars 1885, le comité, qui esr | devenu une commission, remet son rapport qui ne j retient pas les accusations.Deux des cinq commissar ! res présentent un rapport minoritaire qui contredit le I premier.L'affaire meurt en douce, car, d\u2019autre pan.I on a porté des accusations à peu près similaire-, j contre Mercier L'histoire du Québec n'est, en quelque sorte, qu'un continuel recommencement! La construction du Palais législatif se termine a la fin de l\u2019année 1886.Le coût total, non seulement de l\u2019édifice, mais aussi de la clôture de grann.des statues et de la fontaine, est de $1 669 249.16, ce qui est relativement peu, comparé aux coûts actuels de construction II est vrai qu'un stade c'est plus utile à la population qu'un Palais législatif, où le seul sport qui s'y pratique est celui de la parole! \u2022 i ; 4-4 septembre 1976 5% m J Z.f< Vv' 'M **&} 4 Ü %?a gà - A w v- \u2022> »\tÏ SS- » ÉN4&.'J À Zj y \u201ef ;x' >, S&\\«! X \\.« w V.Une bonne photo se juge à votre talent bien sûr, mais aussi à la qualité de la finition.Et lbn obtient toujours de meilleurs résultats sur un bon papier.Lorsque votre finisseur utilise le papier Kodak, vous pouvez être assuré qu\u2019il prend bien soin des photos que vous lui confiez, et qu\u2019il est consciencieux puisqu\u2019il n\u2019utilise que des matériaux de qualité.Un professionnel sait qu\u2019il peut comp des produits Kodak.Tableau IV La scène se passe dans le hall d'entrée de Télé-Métropole.Le photographe Paul Gélinas et moi attendons les membres du Big qui viennent enregistrer Showbizz.Ils arrivent par petits groupes.Ils ont l'air crevé, les yeux cernés, le teint pâle, l'ai du mal à reconnaître Vava qui reste dans ma mémoire une jojie fille blonde et pétillante.Fugain est pareil à lui-même, bien qu'il soit lessivé lui aussi.En attendant le reste des effectifs, nous montons à la cafétéria du Canal 10 où les filles se contentent d'un yogourt nature sans sucre et d'un café.Le photographe fait quelques clichés.Ces demoiselles protestent: elles ne sont pas maquillées et très désavantagées par la fatigue.\"Nous n'avons pas eu un soir de relâche depuis que nous sommes arrivés\", explique Kiki.Nouvelle conversation avec Fugain qui me parle de sa femme et de sa fille, de son moulin dans les environs de Paris, de ses copains.Pierre Lalonde arrive, serre des mains d'un air gêné.Fugain demande l'heure d'entrée en studio.Tout le monde se met à hurler en apprenant que l'enregistrement ne se fera pas avant deux heures.\"Qu'est-ce que c'est que cette histoire de plouks?\" proteste Vava, furieuse qu'on lui ait ravi deux heures de sommeil.Dernier tableau ter sur l\u2019excellence l'ai revu les gens du Big un matin alors qu'ils partaient faire leur tournée à travers le Québec dans un grand autobus nolisé pour l'occasion Ils n'avaient pas tellement l'air plus en forme qu'au Canal 10 mais ils souriaient et s'envoyaient des blagues comme on s'envoie une balle.Je les ai revus le 15 juillet, place des Nations, à leur dernier spectacle Et j'ai été contente ce soir-là en pensant que le lendemain, pour quelques jours, ils allaient, chacun de leur côté, vivre la vie ordinaire de tout le monde.Je savais que Fugain et sa petite famille repartaient directement pour la France, se reposer.(Il paraît que Marie, la petite fille, ne s'est jamais si bien portée que pendant son séjour au Québec.) Je savais aussi que quelques membres du Big allaient traverser de l'autre côté des \"lignes\" pour dire un petit bonjour à nos voisins.Je ne sais pas si beaucoup de filles et de garçons ont été attristés par leur départ.De toute façon, ce n'est pas très grave: dans un an, dix-huit mois au plus tard, ils seront de retour pour une autre épopée au Québec \u2022 Sur papier Kodak, vos photos, exigez le papier Kodak, car c\u2019est \\ c'est réellement aussi le papier qui fait l\u2019épreuve.\tt beau.La prochaine fois que vous ferez développer J H 3 rr\" ?ar™ disant: \"Ah! les femmes!\" Stéphanie montre à la compagnie un blouson qu elle vient de s'acheter.Fugain le lui chipe des mains, il l'essaye.Comme le blouson lui va comme un gant, il l'adopte.\"Ah! les hommes!\" de dire avec un clin d'oeil Stéphanie qui sort de son sac trois brosses rondes qu elle enroule autour de ses cheveux.Un coup de séchoir, un peu de poudre sur le nez \u2014 non, non, pas de fond de teint! \u2014 et la voilà prête, pimpante, merveilleuse.L'enregistrement est encore retardé.Tout le monde se met à hurler.Puis gain et sa gang imitent les danseurs derrières les caméras.La prise doit être recommencée.Puis c'est autour du Big de prendre place sous les projecteurs.Gérard Kaplan pousse un hurlement- \"Vava, ne me dis pas que tu as encore oublié de mettre une petite culotte; à la télé, quand même!\" Le régisseur lève la tête d'un air sidéré, les caméramen roulent des yeux intéressés, tous les gens du Big éclatent de rire.Pendant la répétition, Michel Fugain fait le pitre.Il imite sa propre voix en prenant des allures de gorille.Le 8-4 septembre 1976 La cigarette vous donne-t-elle des remords?ÜT C\u2019est tout probable.Et au mieux, cela doit / f, vous arriver au moins une fois par année.Mais la conclusion à laquelle vous arrivez n\u2019est pas facile à mettre en pratique.En ce cas, consolez-vous: vous n\u2019êtes pas le seul dans cette situation.Et c\u2019est pour des milliers de gens comme vous qu\u2019on a conçu la cigarette Vantage.La Vantage, c\u2019est la cigarette pour les fumeurs qui prennent beaucoup de plaisir à fumer et un peu de temps pour y penser.La Vantage vous offre toute la riche saveur des tabacs de Virginie.Et entre nous, c\u2019est pour ça qu\u2019on fume: la saveur.Mais ce qui rend la Vantage encore plus intéressante, c\u2019est son filtre unique.H laisse passer tout le goût que vous attendez d\u2019une cigarette et ne filtre efficacement que ce qui doit être filtré.VANTAGE -\t.hS y La Vantage se fume bien: même si son filtre est très efficace, vous n\u2019avez pas à faire d'effort à chaque bouffée.Vous n\u2019avez qu\u2019à savourer.Une saveur riche, un filtre sans pareil et le plaisir de fumer qui reste intact: que demander de plus à une cigarette.Surtout quand on se pose des questions.Vantage c\u2019est peut-être la solution.Essayez-en un paquet.Vous verrez bien.Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage-éviter d\u2019inhaler.\u201cGoudron\" 11 mg, nicotine 0.8 mg.4 septembre 1976 - 9 a \u201c PAR EVA DARLAN Nous étions partis à bicyclette à la découverte des plages normandes lorsqu'un heureux coup de pédale nous égara à Vers-sur-Mer, entre Houlgate et Cabourg.Une grille en fer, tristement peinte, y cache un des plus inattendus trésors de la côte normande.C'est à 20 ans que le Portugais Da Costa arrive en France pour rejoindre sa soeur déjà installée en Normandie et chercher du travail.Du travail, il en trouve.Dans une usine.Le pays lui plaît, il décide d'y demeurer.Il épouse une enfant du pays et la vie s'écoule, tranquille et sans histoires.Jusqu'au jour où, âgé de SOans, Da Costa se voit frappé d'une grave maladie pulmonaire qui l'oblige à prendre une retraite anticipée.C'est désormais dans une angoisse quotidienne que passent les jours.La retraite est maigre et, si le seul homme de la maison disparaît, que deviendra Mme Da Costa?Mais, têtu et courageux, l'homme décide de vivre.1958: lancement d'une des premières fusées russes.A SSjj bord, une petite chienne.Souvenez-vous: Laîka.Ombre ¦\tgrise au tableau de la réussite, Laîka, première I\tcosmonaute, meurt.Et ça, M.Da Costa se refuse à II\tl'admettre, touché dans son amour des bêtes et de la Q vie.Il décide de lui faire, lui, ce que personne ne lui ¦\taccorda: un monument.Il se lève, sous l'oeil courroucé Il de sa femme, allume une cigarette \u2014 interdite par le Il docteur \u2014, retrousse ses manches et commence à H travailler le ciment.C'est sa première oeuvre, sa I première création, la reconnaissance de sa présence sur H terre à lui, le moribond, défiant le temps.¦\tEt le beau, l'original, le génial, c'est le matériau.Il gj ramasse tous les verres cassés, tessons de bouteilles, assiettes de porcelaine déchiquetées et en pare le ciment nu et froid pour en faire un rêve de couleur.L'enthousiasme le transporte.Sans être complètement rétabli, il se sent pourtant mieux.Il décide alors de continuer: il mettra son énergie non plus dans des oeuvres profanes, mais bien dans des actions de grâces à celle qu\u2019il a si longtemps priée: Notre-Dame de Fatima.Cela deviendra une passion, de celles que l'on a toujours portées en soi et qui sont d'autant plus intenses qu'on les découvre tard.Les chapelles, statues de saints, reproductions de lieux sacrés se mettent à fleurir son jardin et à briller de tout l'éclat des porcelaines et de sa foi.Et, parallèlement, l'enivrement de la création s'empare de lui.Ni les prières de sa femme, ni les remontrances du docteur ne parviennent à le troubler.Il s'est trouvé, il a trouvé son chemin, sa vie et il entend aller jusqu\u2019à la limite de ses forces.Sainte Rita, Sainte Thérèse, Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame de Lourdes, l'interprétation du Sacré-Coeur de Paris se mêlent à de rares oeuvres profanes: Laîka, un moulin et une chaise Tout est mosaïque, faïences dans un camaïeu de bleu et de vert.Les murs n'ont pas été oubliés: poissons, chevreuils, animaux légendaires, mythes réinventés font partie d'un même élan pour s'intégrer à l'unité du monde.Nature et religion, tels sont les thèmes, les aspirations de Da Costa Si par hasard, en Normandie, vous prenez une bicyclette et allez vous perdre entre Houlgate et Cabourg, à Vers-sur-Mer, vous trouverez cette triste grille.Alors entrez et rêvez.\u2022 A B / g T e» ; s i » ïï : ] » ,U-3 P 1 % ?» u.fc' V T S ; KV 2ve i JL JL il V g K*.tri MS I \u2014r El \u2022 % «\u2022 ! .j If JÎ*! ! i: â B : 8 £ M -\t-;i >;a t ,n M: Al ¦¦ - jA '¦v.r-r h .V fV \"il : as MB sr, K: T; B i3 »À * », s Le wm §5g»i.32, merveilleux délire de Da Costa à.% - / X \"'Ai ,*t * .V Hr! i il '¦¦y # »« A2* - : > .% «j-Æ a AV i' -\u2022 Vf > 571 < \" \" -.¦T~ SB .y ^ r-T #L_ ;\u2022 v PHOTOS ARMANDO LOMBARDI 4 I*\" , >/¦' - * u 70-4 septembre 1976 4 septembre 1976 - 11 m 7 \u2014i Première page du premie/numéro de la Gazette, le 3 juin 1778.V Cr77*-) < r 1 H*.L GAZETTE ' MERGE DU COM .* RA1RE, ET LIT.T.E¦ \u2014Si.de MONTREAL.Pour U Ville te Diflriâ £ * J» *77** M AUX CITOYENS.qtxkpxS Dcrfcenes, nuis bien 1 *rudioo.Le pen d» r.n.,v»ii des rrtJUirces pour procurer de l'cducaooe l (et enfin t.Les enfans p fironr des pcecrpces doer la prsrqvc (en aviaageufe.Les ddTtrnuei mai ères oui feront «rinces M TE me fiîklN de vous rvoie propofl Pf.J labliflêmtr* d'n Papier PModiqor, eoa rus tint p* rapport à taoi-ménse, 1rs «vintages nue que ploüeürs d rtsn vous, Mcflieun, m\u2019ea* couograt par kurs Soofcripciona, & que malgrf U dtime pdfcnn de ce oui pet* iatfrt fier k Commerce es faunes objets qui flatter ci?verre curioflré , vous rrcerea svec «mprtffefneoc Ua offres Ao tares que je vous ai faites, ds uavsijler autant qu'il ternit » mo* pouvoir pour k titisfeûion de soos Ce d'un damn m particulier.Je m dtnia psopoft de rrepCr des Avenidnneers publies & des TC root en ittitna.ICC* pl»iront «ex uu , déplairont \u2022 duom aura fan roor.\u2022ew be foin le qae Il eû peu «le Prowxe qœ k Feuille ; cm peut dire ci grv#rsl.que lu i Bt» covert* qnVi coa merer drt loutre cosaque* poor U pHtroc Pce d*A-xrn.Cbemr \u201e vu que le Petwr et A pe* .Mrfirun, tu#S y*-*\u201d s\u2014^ \u2022 » n»W.i> encore One B» bhorMquc ou même te debris (Tone B8>Ko-tbcqxx qui pu'Æ «tre regarde coma* m » ¦» d*=» Ækftcc prVeedr, l ans & du détr de Cevar Vous bwnqjc mot, U Gtuatxm perte** quant au Comorrt*.«* teofiqotatr je crois raex» reproche * receveur pour era deux articles.Chut* «ex morceaux mies de Ljfrfrsnisr.J «père me mrnre à l'abri par le torn qet je prendrai poor vous proemrr ceux que je les plus arno£»nrs k les pins laltror-\u2022dt.Je s'ignora pesât ta di6mfic de platrvl mis s la fort; mua qu'smms-vU ' La Fr mile qui contiendra um plus gixûda quan-*^*n» faieufc» ne ptax» pas à comKodrt* Mcffimn.que Wij* .ptrtm l» p*w grande pen* te foee renfermes dent «ne (obéré b*n #oew»t ce m e# p* f«ur, de ddpoéût* cm de boeoe «oJcw d'eapi-M de» coanodTiDtr* , as il (in «foerv^v, *» k IfK°* pfrfdew rexn miner en eu in l-e occi-pn que-des «roubles qui er-X-tr» ***** P«oeuue , sous ne reoerrrr dr11 « \u2022« V** « *F\u201c pmirwc acjtfvn.en» oust- n Tj r V La vie aventureuse, endettée et libertaire de Fleury Mespl fondateur de la Ga zette PAR JEAN-PIERRE NICAISE En même temps que les Américains fêtaient leur bicentenaire avec un gâteau d'anniversaire de 69 000 livres promené sur un navire de guerre, pour la modique somme d'un dollar j'ai visité le château de Ramezay à la recherche du laissé-pour-compte montréalais de la révolution américaine: Fleury Mesplet, le premier imprimeur à Montréal et fondateur \u2014 controversé \u2014 du journal The Gazette.Fleury Mesplet est arrivé dans la métropole du Canada il y a exactement deux cents ans.Sa vie romanesque au milieu d'événements exceptionnels mérite d'être racontée.Né à Marseille le 10 janvier 1734 \u2014 et non près de Lyon en 1735 comme on le croyait encore récemment s'installa à Lyon pour exercer son métier.Protestant, admirateur de Voltaire, républicain, il semble avoir eu quelques difficultés sous la monarchie de Louis XVI, notamment pour se procurer du papier, ce qui nous laisse supposer que ce furent là ses raisons pour s'expatrier à quarante ans à Londres où nous le trouvons établi près de Covent Carden en 1773.Huit ans auparavant, il avait épousé Marie Mirabeau, dont la constance et le dévouement ne lui firent jamais défaut.C'est donc à Londres que fut publié le premier livre que nous connaissons de Mesplet.la Louisiane ensanglantée, ce qui nous porte à croire que le jeune imprimeur était déjà hanté par la vision du Nouveau Monde.C'est à Londres également qu'il rencontra celui qui devait exercer une si grande influence sur sa destinée: Benjamin Franklin.Franklin voyageait en Angleterre à cette époque et la présence à Londres d'un éditeur français, publiant un livre sur la Louisiane, ne pouvait le laisser indifférent.Il ne fait aucun doute que Mesplet fut séduit par les idées libertaires dont l'habile diplomate était l'interprète, puisque, muni d\u2019une lettre de présentation au Congrès de Philadelphie, il venait bientôt s'établir en plein centre révolutionnaire et, comme il était le seul imprimeur français de cette ville, le Congrès lui confia l'impression d'une brochure de 16 pages adressée Aux habitants de la province de Québec dans le but d'engager les Canadiens à se joindre aux treize Etats révoltés contre l'Angleterre.Nous sommes en 1774, année où l'Acte de Québec, en rétablissant l'exercice du droit civil français et la liberté du culte, rendait caducs les meilleurs arguments de Franklin.Qu'importe! Si cet appel du Congrès ne produisit pas les résultats attendus, il eut pour effet de révéler à son imprimeur un champ d'action qui lui parut séduisant et, dès le commencement de 1775, Mesplet partait pour Québec en voyage de reconnaissance, laissant sa femme se débattre à Philadelphie avec ses nombreux créanciers, qui devaient le poursuivre toute sa vie.Nous pouvons croire que Mesplet décida dès cette date de s'installer à Montréal, puisqu'il retournait à Philadelphie à l'été 1775 avec un contrat des MM.de Saint-Sulpice pour l'impression d'un petit livre intitulé Règlement de la confrérie de l'adoration perpétuelle du S.Sacrement et de la bonne mort.Le Congrès de Philadelphie poussait alors activement ses opérations militaires au Canada, afin de profiter des sympathies qu'il s'y était ménagées pour amener ce pays, de gré ou de force, à faire cause commune avec lui dans sa révolte contre l'Angleterre.Une armée d'invasion s'empara de Montréal; Montgomery marcha sur Québec où il fut tué dans la nuit du 31 décembre 1775, et trois commissaires \u2014 Franklin, Chase et Carroll révolutionnaire aux Canadiens dès le printemps suivant.Toutes les conditions étaient requises pour que Mesplet réalise son projet Suite page 14 Fleury Mesplet, fils d'un imprimeur de Guyenne, furent chargés de prêcher le nouvel ordre 72-4 septembre 1976 é \u2014- 1 'r/ , r't\\ » * Z I '//ffuei 'rr' 'f/\\ ¦ I \u2022*> tes SIÔ .I- » 1 Oxxf fin roi/'^u'i Iron* or Ii 50 sur une réclamai ion totale de $9 -150 Pis, il ne put même pas échanger les billets émis par les Américains! purger eut la générosité de réduire sa créance de $4 800 à $1 200, qui ne lui tin- ni cependant jamais payés.Fatigué d'attendre, Désautels fit saisir les biens de débiteur en 1785 et leur vente rapporta environ $660 dont $290 représentaient lu prix d adjudication de la presse et du matériel d imprimerie acquis Idx.ird William Cray qui comptait faire une bonne affaire.Il dut toutefois louer le tout ,i Mesplet, au risque de ne jamais être payé, Fleury Mesplet étant encore à I\tépoque le seul imprimeur de la ville.Une épreuve encore plus grande que les embarras d argent lui était cependant n-M-rvée: le 1er septembre 1789, Marie Mirabeau, sa compagne, mourait à l'âge de II\t,ms, épuisée sans doute par le chagrin et les privations.Le 23 avril 1790, Mesplet épousait une jeune fille de 23 ans, Marie-Anne Tison, qui lui apportait un petit héritage bientôt utilisé pour l'achat de nouveaux caractères d'imprimerie en remplacement du vieux matériel que Cray refusait de renouveler.( u second mariage fut cependant de courte durée.Le 24 janvier 1794 Fleury Mesplet mourait à l'âge de 60 ans, après trois ans et 9 mois d'union avec sa jeune luinine, sans laisser d'enfant de l'un ou l'autre de ses deux mariages.L'inventaire de la succession accusait une situation pénible: les meubles et effets personnels atteignaient la somme de $783.Le passif s'élevait à plus de $3 500.Marie-Anne Inon devait donc renoncer à la communauté et à l'héritage pour se retrouver doublement dépossédée.Si les requêtes de Mesplet au Congrès nous sont parvenues, de même que de nombreux autres documents, si nous pouvons déduire de la lecture du pmi és verbal de saisie que Mesplet était un homme de goOt, bien habillé et entouré d'objets de qualité, nous sommes en revanche incapables de tracer, ni même d'esquisser le moindre portrait physique du célèbre imprimeur.Aucune peinture ou dessin ne nous restitue ses traits.Au contraire de son ami Franklin, nul .( ulpleur n'a cherché à l'immortaliser Mais peut-être Fleury Mesplet était-il modeste.De nos jours, une presse à bois miniature, deux paires de photocopies mal tirées | -lu documents de l'époque, une autre photocopie d'un article paru en 1908 sur Mesplet dans la Revue populaire, et en partie erronné: voilà tout ce que nous , -.unîmes capables de réunir autour de la mémoire du père de l'imprimerie à I Montréal.Brouillon sans doute, peut-être porté sur la bouteille, mais certainement i onrageux et amoureux de son métier \u2014 ses livres sont bien imprimés Mesplet, deux cents ans après son installation à Montréal, mérite un autre hommage de ses concitoyens que celte sinistre exposition que présente le château \u2018-île Ramczay e Mm t'3.¦ r sans y,;: V; F * x » > : # till'' :-4% i Ce soir c\u2019est le dîner aux chandelles, au vin, avec un p\u2019tit coup de main de Royale.\u201d par \u201cUne dernière vérification avant qu'il arrive.Le vin est au frais, les hors d\u2019oeuvre sont prêts.Maintenant, essuyons les verres avec ressuic-tout Royale; il est doux et il n\u2019y a pas de problème de charpie.Moi j\u2019utilise les essuie-tout Royale pour tout, à partir du polissage jusqu\u2019au nettoyage; je les aime tellement; peut-être parce que je déteste tellement le travail de maison.\u201d i / ; ! I I; \u201eun vrai tigre! V .¦\"V .r 1 Grâce à des milliers de coussinets épais, l\u2019essuie-tout Royale de Facelle absorbe bien et rapidement; il est à la fois très doux et très résistant.< Hw Fleury ^ \u2022- r .FACELLE Roynla- marques d*pos«>es do FocotV) Imitée.une Nulle de la Compagnie InlonuBonaJe tie Papier cki Canada ¦ ^ ' ¦ i B m Es i i: ¦ Lécole de cuisine de Margo 01iverl7 10CCM1 la crème , aux oeufs .aHH wm: à#, K- .m - la crème aux oeufs est remarquablement facile à faire.Elle est pourtant la base de desserts Magnifiques.Elle ajoute aussi une texture intéressante à certains plats de résistance.La crème aux oeufs est un mélange cuit d'oeufs et de lait, sucré lorsqu'il est utilisé comme dessert.On peut cuire cetle crème directement sur le feu, c'est-à-dire sur le dessus de la cuisinière; le produit obtenu est alors pris mais un peu trop mou pour être démoulé- On peut aussi cuire la crème au four et sa texture est plus ferme.La crème molle peut être servie sans apprêt; elle constitue un excellent dessert On l'utilise aussi comme sauce, sur les poudings et les fruits, elle constitue un ingrédient de base de la crème glacée et, lorsqu'on l'épaissit d'un peu de fécule de maïs ou de farine, elle devient une garniture pour les gâteaux et les fortes.Les variations et les utilisations diverses de la crème aux oeufs so.it multiples et nous en parlerons la semaine prochaine.Maîtrisons d'abord les deux façons de faire la crème aux oeufs de base au \u2018our et directement sur le feu.crème, il est bien qu elle ait une petite he brunie sur le dessus.Si l'on a battu les oeufs suffisamment pour qu'ils forment un peu de mousse sur le dessus de la crème quand on la verse dans les moules, on obtiendra celte belle surface un peu dorée car la texture de cette mousse, étant différente de celle de la crème plus solide dessous, rôtira bien.Mais si l'on a l'intention de démouler la crème, le dessus doré n'a plus d'importance et je conseille alors de ne pas trop battre les oeufs pour que la crème reste plus ferme.couc V (Recette de base) 2 fasses de lait 4 jaunes d'oeufs ou 2 oeufs entiers '/j de tasse de sucre 1 pincée de sel 1 cuil.i thé de vanille Muscade (facultatif) Chauffer le four à 350°.Avoir sous la 6 ramequins ou petits moules de 5 ou 6 onces ou un plat à cuire de 1 'A pinte.Mettre au four une plaque suffisamment grande pour recevoir les ramequins ou le plat à cuire et contenant environ 1 pouce d'eau bouillante ou à tout le moins très chaude.Certaines recettes suggèrent de mettre, dans le fond de la plaque, une clayette, ou une serviette de cuisine pliée, ou du papier brun épais pour en isoler complètement les ramequins durant la cuisson; ceci n'est pas nécessaire aussi longtemps que l'eau dans la plaque ne bouille pas.Chauffer le lait jusqu'au point d'ébullition.Battre les jaunes d'oeufs ou les oeufs entiers (voir note).Ajouter le sucre, le sel et la vanille et battre pour mêler tous ces ingrédients.Ajouter le lait bouillant, petit à petit et en brassant.Cette façon de faire est importante.Car si l'on ajoute le lait chaud trop rapidement aux oeufs, et à plus forte raison si l'on n'emploie que des jaunes d'oeufs, ils se réchaufferont trop rapidement et formeront des grumeaux.On peut passer le mélange, à ce moment, si l'on veut être absolument sûr qu'il est parfaitement lisse.Verser le mélange dans les ramequins ou dans le plat à cuire et le saupoudrer de muscade.Disposer les ramequins ou le plat dans la plaque d'eau bouillante, dans le four.L'eau doit être bouillante, c'est-à-dire très chaude, mais ne jamais vraiment bouillir car ce surchauffage provoquerait la formation de petits trous dans la crème, ce qui rendrait sa texture moins fine, ou encore amènerait les éléments de la crème à se désorganiser et à ne plus former qu\u2019un mélange un peu baveux.Cuire au four, de 40 à 45 minutes si l'on a utilisé les ramequins, de 45 à 50 minutes si la crème est dans un seul plat, ou jusqu'à ce qu'un couteau inséré dans la crème, près du bord du plat, en ressorte sec.Ne pas s'en faire si la crème semble un peut tremblante au centre bien que le couteau en soit ressorti sec.La crème cuira encore un peu après sa sortie au four, à cause de la chaleur qui s'y trouve accumulée, et sera ferme une fois refroidie.Retirer immédiatement les ramequins ou le plat de la plaque d'eau pour que la crème commence tout de suite à tiédir.Servir un peu tiède, c'est-à-dire à la température de la pièce, ou bien refroidi.Je conseille toutefois de réfrigérer la crème si la cuisine est très chaude.Cette crème, en effet, est un milieu où les bactéries peuvent se multiplier rapidement.(6 portions) Note: quand on ne démoule pas la main (Recette de base) La texture de la crème dépend de la proportion d'oeufs entiers et de jaunes d'oeufs par rapport au lait.Avec 1 oeuf pour 1 tasse de lait, vous obtiendrez une crème très délicate, presque impossible à démouler.Avec VA oeuf pour chaque tasse de lait, vous obtiendrez une crème plus ferme qui gardera sa forme quand on la démoulera.Avec 2 oeufs pour 1 tasse de lait, la crème sera riche et veloutée et aura vraiment du corps.On peut faire la crème avec des oeufs entiers, des jaunes d'oeufs seulement ou un mélange des deux.L'emploi des jaunes d'oeufs seulement donne la crème la plus riche et la plus veloutée.Si vous utilisez des oeufs entiers et des jaunes, vous vous apercevrez que l'addition de chaque jaune d'oeuf fera la texture de la crème plus fine et plus satinée.Dans les recettes qui suivent, j'ai donné des indications pour que vous puissiez utiliser des oeufs entiers ou seulement des jaunes; à vous de décider ce que vous préférez.Le liquide utilisé est habituellement du lait entier.Mes tests me l'ont prouvé toutefois, on peut aussi obtenir une crème excellente, et avec du lait écrémé ne contenant que 2 p.c.de matière grasse, et avec de la crème.On utilise parfois d'autres liquides: caramel, café ou jus de fruits, pour parfumer la crème.Depuis qu'on pasteurise le lait, il n'est plus vraiment nécessaire de le chauffer jusqu'à ébullition avant de l'ajouter à la préparation.Il est quand même préférable de le faire car la crème cuit plus rapidement quand le lait est ajouté chaud et risque moins ainsi d'être cuite trop longtemps Pour sucrer la crème, on utilise généralement du sucre blanc granulé Mais la cassonade fait aussi très bien l'affaire, de même que le sucre et le sirop d\u2019érable, le miel et la mélasse.l'ai parlé d'essence de vanille liquide dans mes recettes mais la vanille en gousse donne de meilleurs résultats.Si vous en avez, coupez en deux, en longueur, un bout de gousse de vanille et ajoutez les morceaux au liquide pendant que vous le faites chauffer; vous les jetterez ensuite.1 Vi tasse de lait 4 jaunes d'oeufs ou 2 oeufs entiers Va de tasse de sucre 'A de cuil.à thé de sel 1 Vi cuil.à thé de vanille Chauffer le lait au point d'ébullition, dans la cassserole supérieure d'un bain-marie mais en plaçant celle-ci directement sur le feu.Battre les jaunes d'oeufs (ou les oeufs entiers), dans un petit bol.Ajouter le sucre et le sel, en mêlant bien.Ajouter le lait bouillant, petit à petit, pour ne pas réchauffer les oeufs trop rapidement et y faire ainsi des grumeaux, et en brassant.Verser le mélange dans la casserole supérieure du bain-marie et la disposer au-dessus d'eau frissonnante.L'eau du bain-marie ne doit jamais bouillir et la casserole supérieure ne doit pas toucher l'eau dessous.Cuire, en brassant constamment, jusqu'à ce que la crème adhère à une cuillère de métal Ce moment est facile à déceler.Impossible en effet de s'y tromper, la crème s'attache à la cuillère plutôt que d'en couler On peut présumer environ 10 minutes de cuisson Retirer du feu immédiatement et refroidir rapidement la crème en plaçant la casserole qui la contient dans de l'eau glacée Brasser souvent pendant ce refroidissement pour laisser échapper la vapeur et empêcher ainsi qu'une pellicule se forme sur le dessus de la crème.Si la crème a l'air de tourner pendant la cuisson, c'est qu'il y a trop de chaleur.Retirer immédiatement du feu, refroidir rapidement dans de l'eau glacée, pour arrêter la cuisson, et battre la crème, au fouet ou au batteur rotatif, jusqu\u2019à ce qu elle soit bien lisse.(Environ 1V5 tasse) La semaine prochaine: emplois divers de la crème aux oeufs.» x Pour la crème faite au four, il vous faudra 6 ramequins ou petits moules de 5 ou h onces ou, si vous le préférez, un plat de 1 Vi pinte, tous ces ustensiles, bien sûr, pouvant supporter la chaleur du four, une casserole pour chauffer le lait et un batteur à oeufs.Ajoutons une plaque de 1 VS à 2 pouces de profondeur et suffisamment grande pour qu'on puisse y disposer le ou les plats utilisés pour la crème, une cuillère de bois et un i outeau de table.Pour la crème cuite directement sur le feu ou crème molle, je recommande un bain-marie quoi qu'il soit possible de réussir la crème dans une casserole épaisse posée directement sur la flamme.La chaleur excessive et une cuisson un peu prolongée font parfois que la crème se défait et devient trop liquide Un bain-marie rend plus facile le contrôle de la chaleur, je rcr ummande aussi que cet ustensile soit en verre ou, à tout le moins, émaillé puisque certaines casseroles de métal foncent un peu la couleur de la crème.Il faut aussi une cuillère de bois, une autre de métal et un batteur à oeufs.I 4 septembre 1976 -17 t vr-k'-1 >*.SK : « .% i y /mi m 'xv y WJi % : .W V : *sm i i 1 lü j Célébrez le î dumb m sairc .a.,.r- ! ¦ SB : » .; / S' Ljtia \t « avec a® A s« a Wo to [Mr/: £ & a# s .: J A?) as* an te#/; y ?' uMâ B ù .'\u2022>m U ' X SSh,, i m ËÎ; Ü289®& * 9% S.:ZL xm.\u2022-ss ¦i 4»^, w.K k-' 2 morceaux de délicieux Poulet Frit à la Kentucky accompagnés de frites dorées.\u2022\u2022 T Z - / .'Ï'JP m îî1 \u2022 i° U\tLa iecelic du coi Sanders de llmmL 0 ptalrt frit à la K«nWkv 3W-IWClJ- XI\u2014\tColonel Sanders et ses aides le font \"bon à s'en lécher les doigts\" H ¦ ¦M'X- 18 - 4 septembre 1976 55\t: COLONIES FRANÇAISES?10e 1 La semaine prochaine B VdilM 26 matant*! colonial ai ex-colonie françaim ¦»* cette coltsctior.**ct*cu!airida 55 timbrai de valeur - m tant peer 104 Mwtonwnti En ces temps où l'on parle beaucoup de grippe porcine, Hélène-Andrée Bizier et Jacques Lacoursière évoquent les ravages de la grippe espagnole, en 1918.Dans le même numéro, Jean-Michel Wyl nous parle d'un vol supersonique qu'il a fait dans un avion militaire canadien.Traversez le brûlant Sahara; panez pour un mystérieux Congo; découvrez de l'Antarctiquef II y a des safari au sein du les terres gelées animaux sauvages, des fleurs superbes, des merveilles de peysages, sur des timbres colores de toutes formes et de toutes dimensions.PRIX CATALOGUE: plus de $3.00! 1) I Mats iis sont à vous pour 104 seulement, pour vous introduite à la marotte favorite du monde.En plus, vous recevez d'autres merveilleux timbres pour examen gretuit.Achetez-en ou non.renvoyez le reste, annulez le service à tout moment.Plus un gros catalog illustré de 40 pages.Envoyez 104 - Aujourd'hui! HARRIS Dép.FÇ319 Boston.Mats.02117 f I Les démangeaisons ont presque brisé mon manager a Moi je ne la bouclerai pas! I NCORE une (OIS de vaines et stupides ambitions électorales vont plonger le Québec dans le chaos et hater sa ruine.Ah! quand aurons-nous enfin la sagesse d'élire des hommes |ioliti(|iies qui peuvent contempler I avenir sur doux ou trois générations, qui voient au-delà de la prochaine élection et dont les gestes ne sont pas motivés uniquement par le de gonfler les rangs de l'électorat?i Sous couvert de la sécurité routière, le ministre des Transports vient d'imposer la | ¦ \u2022\u2022inliire «3 tout le monde, sauf aux policiers et aux femmes enceintes qui en sont exemptés | -trace à leurs grosses bedaines.A priori, on peut croire qu'il s'agit d'une mesure j humanitaire contre laquelle on serait bien mal venu de s'élever.Commentateurs et I ditorialistes sont donc tombés dans le panneau.Chacun y est allé de son petit papier : «-logieux vantant les mérites de la ceinture, le courage et l'audace du ministre des I r.ms|K)rts et émettant le voeu que le bon peuple se plie \"pour son bien\" à cette loi ilvatrice.Pour l'inciter à le faire, le ministre a fait imprimer de belles grandes affiches prot Limant que \"l'automobile se porte avec une ceinture\" et les policiers ont distribué I quelques c ontraventions rapides à des automobilistes pris en flagrant délit de ceinture.Aujourd'hui, à peine un mois après la proclamation de la loi.les automobilistes ; voyagent en toute quiétude, bien ficelés à la banquette, sourire aux lèvres Malgré toutes !«\u2022*» admonestations, chers amis, moi je ne la bouclerai pas* Je vais boucler ma ceinture pan e que c est la loi et que je suis respectueux des lois, mais je vais dénoncer publiquement les motifs sournois qui nous ont valu la ceinture et mettre la population en garde contre ses conséquences terribles sur les générations futures.Selon des statistiques sérieuses, si tous les automobilistes bouclent leurs ceintures, le nombre de morts et blessés de la route peut diminuer de 20 p.c.et même de 30 p.c.si on r«*duit en même temps la vitesse limite comme on l a fait.Je me contente de prendre pour acquit le chiffre moyen de 25 p c.que personne n'osera contester.Savez-vous ce que ça représente ce 25 p c f Evidemment, dans l'esprit du gouvernement
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.