Progrès du Saguenay, 14 mai 1955, Hebdo-Revue
LC PROGRES X r, Jt » * 14 MAI 1955 4 fi g I 5 H *» I s- p* ¦ *i à la mode hollandaise! tuf * JT jÊ& ±Jh g rWwTtti Photo en couleurs de Maïak, Ottawa v"~% ^/’CA ^ /-* r*> * w^JSS SS**?«Su fW*> A«JN| F- ' - IL* r1^ Lr, ‘ vN.BRESIL .?.en 1955 ¦mi il1—nuw a» immmmKmKxtm L'homme brésilien, ce mélange complexe et subtil de Blanc, de Noir «I d’Indien l’eat parfaitement adapté à ce nouveau décor.Ne vous attardez pai trop sur lea notes de couleur.Le vrai Brésil, celui qui marche vite et prépare le colosse aux cent millions d’habitants de la fin du siècle, ce Brésil là fit ailleurs.Mais une chose est certaine.L’immensité est toujours aussi imposante.On la découvre mieux en entrant dans le pays par les coulisses.Par exemple en venant de la Bolivie.De Santa Cruz de-la Sierra, petite cité bolivienne aux ruei ensablées, il faut une bonne journée d’avion pardessus les confins méridionaux du Matto-Grosso et les terres rouges du Panama et de l’Etat de Sao-Paulo pour gagner la capitale fédérale.Regardez la carte.C’est pourtant la “taille de guêpe” du Brésil, là où le pays se resserre avant les grandes pampas du Rio-Grande-do-Sul proches de la frontière argentine.Salvador do Bahia, cette pittoresque et bruissante ex-capitale du Brésil colonial est aussi éloignée de Rio que Paris de Varsovie.C’est pourtant la plus p rdc he des villes de ce Nord-Est si pauvre et si différent des cités industrielles du Sud.L’essor de l’aviation commerciale.Rien d’étonnant, dans ces conditions, si l’aviation commerciale a pris un essor considérable.Les routes sont encore insuffisantes, encore que certaine! autostrades, notamment celle qui relie Sao-Paulo au port de Santos, soient de* chefs d’oeuvre de technique et d’audace.Il y a peu de voies ferrées.On vient d’inaugurer officiellement la liaison par fer entre Santos et Santa ('ruz de-la-Sierra, ce qui permet de supposer qu’un jour pas très éloigné il sera possible d’aller en chemin de fer de l’Atlantique au Pacifique en traversant le continent sud-américain.Mais d’une façon générale la multiplication des voies ferréei se heurte à d’innombrables difficultés.Une seule véritable voie fluviale: celle du Sao-Francisco, mais la dernière partie de l’unique fleuve brésilien coulant ?ers l’Atlantique est coupée de rapides.Par contre le trafic aérien atteint un développement inconnu en Europe.De l’aube à la nuit, les appareils des lignes intérieures décollent ou se posent tans interruption sur les pistes de Rio ou de Sao-Paulo.Et les DC 3 qui volent vers Manaas, au bord du gigantesque Amazone, ou vers Cuyaba, capitale du Matto-Grosso, ont des horaires aussi réguliers que les trains européens.La façade impressionnante de l'immeuble commercial "C.B.I.” à Sao Paulo, oeuvre de l'architecte Luciano KorngolcL *ut.américaine f IL y a plusieurs façons de découvrir le Brésil.l,a plus classique et la moins surprenante consiste à voir surgir de la brume tropicale les pitons vert sombre de la baie de Rio.l)e toutes les images brésiliennes exportées à l’étranger, celle-là est une des plus connues : les gratte ciel du centre, la ligne éblouissante de Copacabana.les rochers fauves surplombant la nffr, et les immenses bras ouverts du Christ géant du Corcovado.A l’sr-riére-plan, dominant cette étroite perfection futuriste, la menace sombre et silencieuse de la forêt.Après tout il n'y a pas si longtemps.Vous vous souvenez.Tocher, conduites mol à la forêt vierge.” Celte apostrophe de Sarah Bernhardt est presque une phrase historique.C'est une boutade qui commence seulement a faire sourire.Aujourd’hui le Rrésil est plus que cette image trop belle et un peu lénifiante.En fait ce pays qui s'étale sur la moitié de l’Amérique du Sud n’a présenté cette façade trompeuse et brillante qu’aux amoureux acharnés d’un exotisme démodé.I.a forêt vierge?C’est vrai.Elle couvre une bonne partie du bassin do l’Amazone Mais cela n’empéche pas les cariocas (1) d'étre trois millions et d'habiter une métropole où les rendez vous d’affaires sont aussi rigoureux qu’à Taris ou à Ixmdres.Ia chaleur?Au plus fort de la canicule, c’est à-dirc à l'époque où se déroule le célèbre carnaval, Rio est à peine plus sur* chauffé que la promenade des Anglais au mois d’aoùt.Les bêtes sauvages?Le seul véritable carnassier du Brésil est l'once, sorte de chat sauvage.Nous sommes loins de l'Inde et des tigres mangeurs d'hommes.U y a des serpents bien sûr.Mais 1a façon la plus certaine d’en contempler, est d'aller au remarquable institut Butantan de Sao-Paulo.Dans des fosses de pierre et sous des jets d’eau tournants sont entassés des crotales et des serpents coral que dix année de séjour au Brésil ne vous permettraient peutêtre jamais de rencontrer.Derrière la façade.Décidément il faut en prendre son parti.Il faut détruire les clichés stupides sur U sieste perpétuelle, l’amanha (variante portugaise du manana), les danseurs extatiques de sambas et les poissons carnivores.U faut de la patience pour découvrir sur la grève de Copacabana ou de l^blon cinq ou six garçons jouant de la guitare.Ou entendre dans la nuit dej roulements de tambour qui trahissent les macumbat.ces cérémonies rituelle» que les Noirs Importés d’Afrique par les Portugais à la recherche d'une main- d’œuvre pour les plantations de canne à sucre et de coton du Nord Est ont amenées avec eux.Le rythme est rejlé.La nostalgie a disparu.Une majorité de paysans.Et toujours sous les ailes brillantes do l’avion, cette terre rouge.nue, plquétée de vert, sans la moindre trace de village pendant des heures de vol au-dessus du Matto-Grosso, ou desséchée, truffée de rocs dans le sertao du Noixi-Est, ou bien encore civilisée, dessinant d’immenses damiers dans les régions où le café poursuit sans cesse sa marche vers l’Ouest et le Sud Ouesl en partant de Sao-Paulo.Première remarque: le Brésil est encore une terre de paysans.Sur 55 millions d’habitants les deux tiers au moins sont des agriculteurs.Ils cultivent le café, le coton, la canne à sucre et le cacao pour l’exportation, le manioc, le ma is, le riz et les haricots pour le marché intérieur.Sans doute note-t-on, comme en bien d’autres pays, un afflux des campagnes vers les villes.Chaque année, des milliers d’hommes abandonnent U terre ou chassés par les terribles famines du sertao.viennent grossir les populations ouvrières de Rio, de Sao-Paulo, de Beio-Horizonte ou de Curitiba.Mail l’accroissement démographique du Brésil est tel que les villes n ont pas encore gagné la partie et ne la gagneront peutétre jamais.En 80 ans, le Brésil a vu sa population augmenter de quelque 40 millions, passant de 10 millions en 1872 à 52 millions en 1950.Aucun pays au inonde ni présente un tel rythme démographique.On peut seulement le comparer à celui des Etats-Unis à la fin du XlXe siècle au moment où l’immigration européenne était la plus intensive.Mais ici.des mesures récentes ont singulièrement restreint l’immigration et pourtant cet essor fantastique se poursuit.On en volt les dangers.L’Inde ou les Etats-Unis.Seconde remarque essentielle: cet accroissement de sa population va poser au Brésil des problèmes économiques et humains d’une ampleur telle qu’il» pourraient rappeler ceux des pays asiatiques sous développés.Aussi convient il de suivre avec attention le développement industriel, cet autre essor non moins impressionnant qui s’est traduit jusqu’ici par les ariérltf de Volta Redonda, les usines textiles et alimentaires de Rio et de Sao-Paulo.Plus grand que les Etats-Unis, riche de richesses inexploitées, mais relativement pauvre en devises nécessaires à l’achat des moyens de production, le Brésil est incontestablement un pays américain.On y vit dans l’avenir at avec optimisme.Les hommes d’affaires comme les plus humbles des ouvriejl ont ce goût du pari, du risque et du jeu qui explique tout à la fois le* gratte-ciel de Sao-Paulo et le succès du bicho (2).Mais en même temps, c’est un pays qui doit songer au handicap constitué par une masse de population dont le itjle de vie rappelle davantage celui des nations sous-développées que ee- )ui des grandes puissances de l’Occident.(à suivre).tl) emriocas: habitants de Rio de Janeiro.(t) bkho: loterie populaire basée sur les animaux du jardin xoologique.Georges GURNEL (Copyright B I.P.) Page 2 L'industrie de la laine au Canada — Vf""!***'** #iB8C& r* v ¦ % :y.< r mm mm .y .• .• .,«ïf *::w ^ 3: B®*-: >$ 'A« : of -• .fX-Zy.*• Kz- îi ?-'i /iîXy,' .«v • .g -y «ES ix à# sr, SM-.:*'- 'A- £3.ï vmfZ* ¦¦• », .••: £V iMRS /A'.: Î.V V ¦y'.-yi, a l.'r?M "W't ¦&¦ ¦*- ; •y/.y-r- it fi Ce pauvre petit mouton sans défense, qui a vu le jour ce printemps, est prêt à aller rejoindre le troupeau à Kamloops, en Colombie Britannique.Mais il profitera vite dans le bon pâturage du ranch alpin situé à G,000 pieds au-dessus du niveau de la rivière Fraser.500,000 moutons prendront le chemin du marché, cette année.Le propriétaire d’un ranch de moutons A Kamloops, en Colombie Britannique, transporte de belies toisons pour eipédi-tion.Le mouton de race Rambouillet à ce ranch contribue environ 12 livres A la production annuelle de 8,000,000 de livres de laine au Canada.Les manufactures des lainages au Canada forment une industrie de $140,000,000.¦&***,.Ua&i ’&r* EjM*?jrr> l&ÔiSS T&l % i,.l+S'XfÀ /* •: ¦ Zr?~ if4* Sy->l^aWI mm ,0* 'f.w BS» Ll ^ •aV/ 1 v>:- 2 ¦ ^ SEMI ’4L’."' *œ*&*-V; mm Jiwî*-1 _:*Cv ' -r -v/î ;/W E.I.Wood, do U Commission du District fédéral, à Ottawa, admire 1rs tulipes printanières.Le MONDE vous parle MOSCOU Activités diplomatiques 11 semble que les Soviets aient actuellement 1 intention de s’entourer d’une ceinture de pays neutres qui constituerait une sorte de paravent entre leur pays et le bloc de l’Ouest.Dans cette tone neutre entreraient l’Autriche, la Yougoslavie, l’Allemagne de l’Est et la Suède.Les avances faites actuellement à l’Autriche par l’URSS seraient les premiers pas dans cette voie.Mais on pense aussi que le voyage d’Andrei Gromyko À Stockholm qui intrigua passablement les observateurs occidentaux ne serait pas étranger également à ce projet.MADRID Avances françaises La France parait anxieuse À présent de voir intervenir une détente dans ses rapports avec l'Espagne.Monsieur Mendès France avait déjà facilité l’accession de l’Espagne a i’OECE.Voilà que ce pays vient encore, grâce à l’intervention française, d’entrer duns l’Organisation Intirnntionale du Travail.En fait, il semble que la France voudrait bien se voir payer ces amabilités.Elle insiste notamment pour que le général Yalino, Laut commissaire à Te-touan fasse un peu meilleure garde pour empêcher le trafic d’armes entre Maroc espagnol et Maroc français.Mais il ne semble pas que Jusqu’ici l’Esoagne ait montré beaucoup de lèle dans la chasse aux contrebandiers.BUENOS AIRES Concessions aux compagnie* pétrolières américaines.Le gouvernement Peron pour résoudre le problème du carburant — un des plus délicats actuellement puisque le pays est obligé d’importer sensiblement plus de U moitié de sa consommation — vient d accepter de signer des accords avec des compagnies américaines.La Standard Oil of California vient d’être autorisée à exploiter une vaste région dans le territoire de Santa Cnn.La compa gn:e américaine devra vendre 1 essence sur ie marché intérieur en priorité, le surplus seulement pouvant passer dans !’exportation.Ce premier acccr* sera suivi, dit-on, d’autres anxloc ses et des pourparlers seraient déjà engagés avec Us comp g: :e* Shell et Standard 0:L Un artiste de la radie, renommé au Canada français, dit comment II évite les succédanés lorsqu'il demande Aspikix.Volet ce que dit Albert Duquesne niNiz AsrttiN fou¦ un souiagimint «Afin ois maux ci tIti it ois MilAIttS OUI AU «NUMI.A IA nIvIIÎI.À IA NfVIAlO.I |T AU IHUMAT»*! 'Je m'assure que j'obtiens * ASP IRIS et 1 rien d'autre, m f recherchant la f Croix Bayer sur i le paquet” i •Vc'tjw* c*« , £• BAYER ASPIRIN 1Y *• *tT.' Un Produit Pog« 4 Au jour le jour par GUY SYLVESTRE, de la Société royale du Canada vwav/vw/A Des Calrns aux Pyramides DIMANCHE — Achevé le petit livre de Camille Bourniquel sur l’Irlande (Paris, Seuil, 1955).Excellent, comme ceux qui l’ont précédé dans la collection Petite planète: Autriche, Suède.Italie et Hollande.C’est un Cook’s tour qu’on fait pour un dollar, en pantoufles et sans sortir de chez soi.Histoire douloureuse que celle de ce pays, et dont l’Angleterre sort amoindrie.S’il y a aujourd'hui de trente à quarante millions d’Irlandais dans le monde, il n’en reste pas quatre millions dans les deux Irlandes.Le pays a une balance commerciale déficitaire, et l’émigration se continue au rythme de 20,000 par année.On a pu parler du vanishing Irish, Bourniquel fait le tour des problèmes et nous donne une bonne idée du destin de ce peuple.LUNDI — Toute la soirée, ou presque, à feuilleter, re feuilleter et re re-feuilleter l'album Décoration 1955, tiré de la revue Art et Décoration.Il y a là d’excellents exemples de styles anciens — style Louis XVI et style Louis XV deuxième manière — mais ce qui m’attire et m’enchante, c’est l’évidente volonté de renouvellement, l’esprit de recherche qui se manifestent dans l’architecture et la décoration modernes en France.Nous habitons un pays neuf, où tout est à construire, mais nous sommes terriblement conservateurs, et ce sont ces vieux habitants d’un pays vieux et ravagé par une guerre encore récente qui sont les plus audacieux et atteignent à de belles réussites: v.g.Résidence des Belles Feuilles (par Ginsberg)» la villa de R Locwy à Saint-Tropez, la nouvelle église d’Oradour, etc.Comparé à l'aérodrome de Casablanca, celui de Dorval est inexistant.En architecture et en décoration, nous ne sommes encore que de tout petits enfants MARDI — Pendant que je tue le temps à regarder un film à la télévision en attendant l’heure de rne mettre r.u lit.le docteur Schweitzer, qui est octogénaire, est peut-être en tTain d'opérer un noir au coeur de l’Afrique.MERCREDI — Cinquante ans d’histoire: trois grands volumes abondamment illustrés, publiés aux éditions Tallandier.Le premier tome nous fait faire un merveilleux voyage dans un passé relativement récent, le début du siècle.Qui en Europe?V ctoria, François-Joseph.Wilhelrnine.Guillaume II, Alphonse XIII, etc.Toutes les Russies vivent sous l’empire du tsar.Teddy Roosevelt est à la Maison Blanche et la IHe République a pour président un nommé Loubet, et comme président du con.eil Waldeck-Rous-seau.Au Canada, c’est l’époque de Sir Wilfrid Laurier, mais l’album n’en parie pas: le Canada est encore un pays à faire.Léon XIII occupe le siège de Pierre.Il y a la guerre- !a guerre du Transvaal, la guerre des Boers, d’autres petites guerres ici et là.On ne s’en soucie que peu.C’est l’époque de l’insouciance — es grandes personnes ont fabriqué un beau joujou qu on appe.e l’Exposition universelle de Paris où le schah de Perse est fasciné par un trottoir roulant — et c’est aussi une époqu de querelles — qui ne se soir ent de l’Affaire?Il y a les films de Méliès.le Moulin Rouge.le Chat noir, le métro tout neuf le whist, le cakewalk.les robes longues, les coiffures éléphantesques, la moustache et ie monocie obligatoire >.écaix »u gaz es ! es, et le contrefilet de boeuf à 90 centimes! Les ouvriers travaillent 9 ou 10 heures par jour et on tient Rostand pour un des sommets des lettres françaises.Il y a d'autres grands écrivains en France h l’époque: Bourget, France Zola, Loti.Barrés.Sard ou mais on ne connaît pas leurs contemporains qui s’appellent Claudel, \a;try.Gide.Péguv et Proust.Cela viendra plus tard, lorsqu’ils auront dépassé la cinquantaine ou seront morts U y a aussi une architecture horrible qni s'appelle le -modern style” et qui est aujourd'hui plus vieux que le style Louis XIV.C’est assi l’époque do Tou Lautrec.d’Annunzio.Debussy.Tolstoy, Bergson.C’est aussi l’époque où un petit homme laid et inconnu prenait une consommation au café en lisant les journaux Son nom- Lénine.JEUDI — Et puis c’est la guerre 14-18.Avec toutes ses figures illustres et ses souffrances Les images ici sont aussi nettes que le texte.!*• Churchill de l’époque s’appelle Clémenceau.VENDREDI — Ce que l’Ejypte ancienne nous a laissé en architecture, en sculpture et en peinture est proprement extraordinaire.et nous n’en connaissons sans doute encore qu'une part e.I*?fouilles se poursuivent toujours, et les découvertes I^es Egyptiens furent de très grands constructeurs, et d’éti nnants décorateurs — comme on peut le constater une fois de plus par le petit livre que vient de publier Albert Chtmpdor: L’Egypte d*s Pharaons ?ar:s.Albert Guillot.1955).C’est ur.album de photographies — il y en a 112 — que l’auteur décr.t br.èverr.ent.C'est un pèlerinage bouleversant qu’on y fait, allant d'étonnement en étonnement.On a vu maintes fois les pyramides de Giseh, le sphinx, les colosses de M les colonnes du temple d*Aïnou à Kamak.Mais ce ne sont la que de* exemples entre des milliers d'autres réalisation* tout aussi impressionantes La vue générale du temple de Louqsor, ie temple d'Is.s à PhHie, • tabernacle de Toutankhamcn.les 134 Colonnes et les 40 béliers du temple de Kamak, les 4 colosses du temple d'Abou Simbei et maintes autres photographies nous font voir toute U grar>- - 1 lecture dont les proportions sont bouleversantes.Sans doute, les ruines sont-elles nombreuses danj .- .est - - - • .• • • • • ce qni reste debo ut, c’est tout ce qui a conservé sa forme, et c'est ce qui rient nous èn> avoir ene- :t après 4.5 ou 6 mille sr.s Si ce qui domine, c est le colossal, e gigantesque.Oc ne «e lasse pas de regarder un tel album et d y revenir.SAMEDI — Un nouvau Cesbror.: Ce siècle appelle au secours.Ce n est pas un roman, mai* un volume d’es«ais, maximes, portrait* et méditations, comme le Chasseur maudit.Ce sera pour iej prochains jour*. V" 11 ft iiw ».'-T ,-VK -t A l’onibre de l’église de Hillegotn, en Uollande, te trouve un vaste tapis de hyacinthes. publications Vous intéressez-vous aux jardins potagers, fruitiers ou floraux?Aux arbustes, parterres et pelouses?Désirez-vous augmenter vos connaissances en chacun de ces domaines?Si oui, vous feriez bien de vpus procurer et de lire les publications que le ministère de l'Agriculture du Canada met À votre disposition.En voici quelques-unes des principales: Noms Année de Naméra publication Aménagement de votre jardin, par R.W.Oliver Artxrisseaux d’ornement et plantes grimpantes pour les jardins canadiens, par R.W.Oliver .Couches chaudes et couches froides .Culture du fraisier .Culture du gadelier Culture du froaeiUier_________________________________________ Culture du pommier dans l'Est du Canada, par De Culture du raisin pour la consommation domestique dans l’Est du Canada, per F.S.Brown .Fleurs annuelles pour les jardins canadiens, ^ it « 1^.^^ilis^^îr .Fleurs vivaces beibaoée* pour les Jardina canadiens, par R.W.Oliver ____________ Framboises et rooces - Manuel du jardinier • ••t«MMM»»M((»»M»»M»»(»*«»»» contrer et s’assurer si J’ai peur.Ils seront Iff bienvenus.Je serai iceompagné de mon unV que domestique qui vous est bien connu, et san| armes, tel que vous me voyez maintenant".Sur ce, il te retira et s’en alla rejoindre, ch#* le seigneur, les autres officiers de Tétat-major, On se mit bientôt à table, mais sur les quatr® heures, rien ne put empêcher M.de Lanaur dière de prendre la route conduisant à L% valtrie, conseils, supplications, représenta tions, etc, rien n’y fit.Quelques heures après, il descendit 4# voiture au manoir de Lavaltrie sans avolî aperçu un seul Individu désireux de le lester.Pendant de longues années, les parent® racontaient à leuis enfants cette admirabl® conduite de M.de Lanaudière, et le souvenlf ne s’en est pas encore complètement effac4 dans les vieilles seigneuries de Lavaltrie, d® Berthier et de l’Assomption”.Ce M.de Lamudière avait passé un® partie de sa jeunesse en Angleterre, et il avait dû puiser là du goût pour les iport®^ notamment pour la boxe, dont tes Canadien! de son temps, d'ailleurs, étalent aussi friand® que les Anglais eux-mémes.Après un second voyage en Europe, Q revint se fixer définitivement au Canada fi épousa Mlle Marguerite de Lavaltrie.M.Gaspard de Lanaudière a représenté, à la Chambre d’Assembîée du Bas-Canad®| l’ancien comté de Warwick, de 1798 à 160(1 puis l’ancien comté de Leinster de 1804 à 180* N.D.L.R.— Nous tenons à signaler que la publication récente de ses quelques artici#^ nous a été rendue possible, grâce & la coll*p boration de la Librairie Beauchemin de Mon* real, dont nous avons emprunté quelque! anecdotes, de l’intéressant volume de eo! “Athlètes Canadiens-français” A la mi-mal.les citoyens d’Ottawa et des villes environnantes, ainsi que breux touristes, admirent les fleurs autour des immeubles du Parlement.de EC-n> O te u .’MMMNWMahrfVif .K2&$QB r* :M .D« mineur* conduisent le* wagons dans la mine souterraine.Do grosses exportations signifient de gros profits pour les 7,000 habitants de Hit Bell.C-' s ,600 pieds sous les -vagues qui déferlent sur la baie nception, â Terre-Neuve, et à trois milles de la rive Tile Bell, se trouve la plus grande et la plus vieille ne de fer au Canada.Au rythme du roulis des flots i mineurs perforent 2.800,000 tonnes de minerai è la Dominion Wabana Ore Mine pour le Canada, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.Avec la meilleure réserve de minerai, — quelque 3 billions de tonnes, — la mine de Tile Bell envisage l’avenir avec optimisme.Grâce au flux de «es commandes au pays comme à l’étranger, la mine Wabana met la dernière main à un programme d’expansion de $11,000,000.Parmi les plus récentes améliorations, il y a l'aménagement d’un convoyeur à plan Incliné et faisant la ceinture à travers la mine pour le transport du minerai à la surface.ï&mmi ^ A U > ' v'i +» t.ys' jr’’ ^.A:*r4 y smm Srfi'-J- ¦ ¦ !jjr imm t* rw ;r A • • Mm » * z ofo.; UE ma gV % U* -N «5»V gras* MB ’y »' MRI MH -A.£«TE Vne pelle mécanique électrique sert à charger le minerai à i,600 pieds sous la baie Conception.Des millions de tonnes de ce minerai prendront le chemin de l’Angleterre et de l'Allemagne de l'Ouest.i**r*~ • Ai-r’ *' j*L.ià4f&ï- A V'A *&e?Les mineurs à Tile Bell viennent de finir leur travail et attendent le wagon qui les transport fera à la surface.La mine Wabana possède le plus long convoyeur au monde, à plan incliné, Iran* portant le minerai i la surface.% •sy vàÿji ''y'.- R»./ araS vv/> SEWHMW > mm V.¦ï'r\+.¦ 'j.- r, ¦ • i < 'Æ i JÊ '¦*(V % b- " H'-iV, SM [m.Tvî ' *• R5EÉ rPtoto ; V sw mm ¦*•¦ >*» n-i-î »*' ‘v ' •'*• ^ ' Mr •• V •«*¦ V, < .MhAt A •¦fC f Vous pou\ez réaliser de telles décorations en assortissant du liège de différentes manières.ROWKr*ff ; ^UOTMm^Z'HWifflrr.» "T W Quand le lièçe Mtt à décent Par Rfba et Bonnie Churchill f "E liège a envahi la décoration inté-I jure.On peut l'assortir a la cérami-J— ^ que, du cuivre, ou du fer forgé et le façonner pour faire des cadres, des appuis* livres et des dessus de table.Le secret réside dans» l'emploi de liège très épais Le genre dont on se sert pour isoler e: qu’on peu: se procurer des compagnies d’isolants ou de préiarts.Ce genre de liège a beaucoup plus d'effet et es*, plus spongieux que celui dont se servent habituellement les bricoleurs, puisque ii a été superposé sous pression à vapeur.Pour fabriquer un encadrement k l’effet de profondeur, aer-vez-vous de liège d’au moins trois pouces d'épaisseur.La longueur et la largeur dépandront de» dimensions de la céramique que vous désirez encadrer.La première étape pour encadrer un objet, comme par exemple un dégradeur de portrait, c'est de placer ce: objet au centre du liège.Découpez-le avec un morceau de craie.Servez-vous d'un couteau bien aiguisé pour tabler iu: la ligne tracée, faisant une incision d’au moins un pouce de profondeur.La céramique doit «ajuster exactement dans la reproduction et à le mesure de l'encadrement.Avant d’insérer en permanence l'imaga dégradée, brosses ou vaporisez un verni» teinture sur le liège.Si vous préférez un fin: marbre, peinturez le liège de vernis noir mat.Ensuite, brossez-le avec de l’émail blanc et avant que le tout soit complètement sec, effacez te surplus de couleur.Suffisamment de blanc passera par les pores du liège pour lui donner une apparence de marbre.Couvrez l’arrière du dégradeur, de col plastique, celle dont on se sert pour ri-parer la céramique, et fixez-Ie solidement au liège.Une autre façon intéressante d’encadrer un dégradeur, est de le monter fur une pièce de liège carrée de Vh pouce d’épaisseur.Pour lui donner un cachet tout i fait moderne, placez le carré de liège dans un cadre en fer forgé.SI vous ne trouvez pas de cadre qui s’harmonise bien avec ce genre de tableau, employez une lèchefrite à gâteau de la forme carrée.Vou» la vaporiserez de peinture noire, placez un moceau de liège d’un pouce d'épaisseur dans le fond, et ensuite collez h figure dans le centre.M.Keal Kaplan, de Los Angeles, k sert de iiè^e dans la fabrication d'appuis-livre» aux motif» originaux et inusités.Le liège est taillé de grandeur appropriée et recouvert da vernis.Des bandes de métal de la même grandeur que le liège »ost collées à l’arriéré *t servent à supporter les livres.L’Ilinéraire de Ch amp] ai a jrt-i/t /jour VOUS' en Ontario o\ *A.I - sy/ a - / '*»—v t\ J LAC/ IIMCOC ' * (*> J LAC» ICC Suivra l’itinéraire historique de Chaniplain: cc n’e»l qu’une tir» oomhrrusr* et passionnante* aventure* que voue réservent de* vacance* en Ontario.tou i r ci eut c *.i mm S far p>j tournée "U.M COUttf.CH>-âif « , _ TOI «**t*Kt «VHifi SK-vcMi n>Jî.m urvorti tiujniuimt u*ez-vou* en des rentres délicieux de villégiature.I)è* cette année, venez voir vos voisins d’Ontario et earner avec enx.Ils vous réservent un accueil chaleureux f/’n meiwigm personnel.~J'o9p4te *M« Mil MiilrfN T Ontario retto année.I emlln to COU/HMl rt JO enterrai gratuite ment tarte rouet de* i«.primée iilut/rr* emr rOnlnno.” Louie-1’.L/iUo Hm» »*.Cio.,.CJ, MMUtft.Page 1» fci < «Mien wmM allemand en 5 UH litVJL III v çj \, °A* *r - £22£à Une fol» dans la compartiment, je me cachai fooa un siège.J’étais là depuis quelque temps fuand J'entendis ouvrir une porte.Seulement au bruit des bottes, Je pouvais dire que c’était un Russe.Il commença à faire l’inspection du compartiment, mais ne songea pas À regarder sous les sièges et ainsi il ne me découvrit pas.Quelques heures plus tard, le3 gen3 commencèrent à embarquer dans le train et quelques-uns entrèrent dans le compartiment où J’étais caché.Un homme me découvrit et fit part à une femme et à d’autre3 hommes qu’un individu avait été tué et poussé sous les sièges, ne réalisant pas que j’étais en vie.Quelqu’un revint et essaya de me jeter dehors, mais je lui dis de se tenir tranquille parce quo J’avais fui des Russes.Après ces paroles, les gens commencèrent à occuper les sièges sous lesquels Je me cachais de sorte qu’il était impossible de se douter de ma présence.Mais juste avant le départ du train on me suggéra de quitter le train avant que les Russes ne le fouillent.Ce train allait à Sibiu.J’y demeurai cependant jusqu’à la cinquième gare, à Tintari, où je débarquai.Je suivis une femme qui avait descendu du train et lui demandai si elle savait où Je pourrais trouver de l'emploi; elle répondit qu’elle ne savait pas mai3 que son mari pourrait peut-être me trouver quelque chose à faire.Je l’accompagnai jusque chez elle.En s’enquit de mon nom et d’où Je venais.Je répondis que je m’appelais Roly Gardner et que j’étais d’Iash.Je demeurai là et travaillai en ville pendant quatre mois sans que personne ne réalisât ma situation.Je me fis là beaucoup d’amis.Au mois de juin, j’allai voir un ami et lui fit part que je voulais aller passer une journée À Sibiu et que j'aimeraii avoir son extrait de baptême étant donné que je n'avals pas encore reçu mes papiers de chez moL II acquiesça à ma demande.Je partis le lendemain, m’appelant maintenant John Moraru.Je pris le train et me rendis à Sibiu où je découvris un groupe de motocyclistes acrobates exerçant des prouesses sur le “mur de la mort”.Je fis part au propriétaire que j’aimerais conduire une motocyclette de cette façon.Il consentit à m’employer et après un mois de pratique j’étais aussi habile que mes compagnons.Je consentis à aller avec le groupe en Hongrie.Je donnai au propriétaire mon extrait de baptême et celui-ci fit le nécessaire pour m’obtenir de Bucarest un passeport qui me permettrait de voyager.Après quelques semaines, je l’obtenais et le 24 août nous quittâmes la Roumanie en direction de Debrecen.Les Roumains qui vivent dans ce prétendu “paradis communiste” ne savent pas ce qui va survenir d’une journée à l’autre.Des 18,000,000 de personnes qui vivent là, environ 4,000,000 sont en prison, dan3 des camps de concentration ou aux travaux forcés pour l’irrigation de canaux ou pour la coupe du bols.80% de la production de la Roumanie vont à la Russie.La moyenne de la journée d’ouvrage est de 10 à 10 heures pour permettre aux usines de répondre au programme tracé par le Gouvernement chaque mois.Ceux qui ne peuvent faire cela sont reconnus comme des saboteurs ou des réactionnaire*.Dans chaque usine, les directeurs et les gérants sont des Russes.Les ouvriers reçoivent chaque mois une carte leur permettant d’ache- K -V.A ./.•• i ter de 250 à 750 grammes de pain par Jour (It pain a la forme d’une brique), 750 gramme» dt beurre et 1,750 grammes de sucre par mois.Il tu est un peu de rnôme pour les vêtements.En un an, un ouvrier peut acheter un habit, quatre chemises et une paire de chaussures.L’achat d’un habit autorise celle d’un par-dessus.Ceux qui nt détiennent pas de carte doivent travailler trois ou quatre mois pour acheter un habit.Dans chaque usine, il y a la police secrète.Si une machine se brise, l’opérateur est immédiatement mis sous arrêt et on le traite de saboteur.En Roumanie, il y a deux grosses usines de locomotives: Resita et Malaxa.La première produit environ 12 locomotives, dix pompes, des générateurs et compresseurs, et la seconde produit environ 18 locomotives et un grand nombre de wagons.Tout va à la Russie.Il y a aussi une usine aéronautique (I.A.R.) dans la ville de Brasov.En 1948, les Russes la dévêtirent pour envoyer le contenu dans leur pays.En échange, Ils donnèrent une manufacture de tracteurs.Dans les écoles publiques, les enfants reçoivent une éducation sous l’influence communiste.Les élèves d’écoles supérieures ou d’universités doivent appartenir au “Parti communiste pour les jeunes” et doivent être bien renseignés sur Marx, Engels, Lenine et Staline.Un cultivateur roumain qui a une maison et quelques acres de terre doit payer des taxes pour tout ce qu’il possède.Et malheur, s’il ne le fait pas.Il peut finir en prison.Dans chaque ville, des portraits de Marx, Engels, Lenine et Staline décorent les murs.(A suivre).en Hollande • • • î*ï J> .> ri & f < ¦»*; àmr** ***** .«854#^ a.Magnifique tapis ds fleur», sur un parterre en HtoUande.Tulipes, hyacinthes, narcisses, stc* forment une véritable mosaïque avec motif naval.• 7 6 I 4 I X I fl ia m mtm m dji i Wi ABCDKFGH Solution ‘M'Bÿÿp »p a*toax t.u S "0*0*P q tttbtpd fiw tqf ^ n i w *! "w IP1PL Ü*Z» 1 m tqxna I IWO : aooQ oxt* •P I IWD ,^4 SMeqag Fogé 14 coin des jeunes Transports à travers les âges :¦ ;: rouvez 12 anomaueâ anô ce aeâMn fl-.S u i* •5 #rt iV * •»* */.Ü> J4 HSô 73 50.^aÜ(Wa< /** V •AC *4fc '43 45 *44 ^Ku V) 31 • • i $ J.Le poisson arrive tous les jours dans une poissonnerie.2.Le marchand a un chapeau haut de forme.3.La toile d'araignée ne pourrait pas se trouver à cet endroit.4.La pancarte ‘‘Raie’* n'est pas À sa place.5.Ni celle où est inscrit le mot "Homard'*.6.Le chien fume la pipe.7.11 est tenu en laisse par une patte.8.La dame a deux chaussures différentes.9.Iji pancarte de l’homme sandwich est inscrite à l’envers.10.Le chien a une patte noire et 3 blanches.Qu’est-ce que regardent Lucie et Paul ?m IL A SÆfi lu (SIQJJMA cU Peofe .d ^a^rxbodji arrujîcu/x dent*ah taio uJIlUocJZo 0ou/> RfoUjujJLaljurn a> m ^rfWü\or\H tt ^U/rv^u/nJt CHaio-Litl de.£ fcjuxtut c)0uoîi 0
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