Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2013-09-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" MON CLIN D\u2019OEIL STÉPHANE LAPORTE La commission Charbonneau s\u2019attaque aux syndicats.Ça va être meilleur, cette année ! \u2014 Un entrepreneur Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 129e année No 253 48 pages, 5 cahiers 1,00$ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées PHOTO TIZIANA FABI, AGENCE FRANCE-PRESSE CIRCULATION ROUTIÈRE À MONTRÉAL ABONNÉSÀLA CONGESTION Si tous les ponts seront ouverts à la circulation pour la rentrée, le répit sera de bien courte durée pour les automobilistes, qui devront subir les grands chantiers des ponts Champlain et Mercier, et du tunnel L.-H.La Fontaine dans les prochaines années.PAGES A2 ET A3 SYRIE: LA FRANCE PIÉGÉE PAROBAMA AGNÈSGRUDAÀ PARIS PAGE A11 70e MOSTRA DE VENISE DOLAN, LA STAR MARC-ANDRÉ LUSSIER ARTS PHOTO ARCHIVES LA PRESSE VERIZONRACHÈTEVODAFONE POUR130MILLIARDS DEDOLLARSAFFAIRES PATRICK LAGACÉ LAMOSQUÉEDUSAGUENAY ET LES ABRUTIS PAGE A4 Tom à la ferme, le dernier film de Xavier Dolan, a été présenté en primeur mondiale hier, à Venise.PHOTO RAY STUBBLEBINE, REUTERS INTERNATIONAUX DES ÉTATS-UNIS FEDERER ET RAONIC ÉLIMINÉS SPORTS PHOTO HAMID KHATIB, REUTERS Des rebelles syriens courent en direction de l\u2019aéroport militaire de Neirab, contrôlé par les forces armées du président Bashar al-Assad.HUGODUMAS JÉRÔME, LEMEILLEURDESCHEFS ARTS Roger Federer Montréal mardi 3 septembre 2013 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique RÉAL.-COORD.: NATHALIE DEMERS DE RETOUR SUR Rapports sur l\u2019état lamentable du pont Champlain, fermeture sans préavis du pont Mercier pour des motifs de sécurité, effondrement de paralumes sur l\u2019autoroute Ville-Marie : l\u2019été de 2011 a ébranlé la confiance du public et des élus envers le réseau routier supérieur de la région de Montréal.Devant l\u2019exaspération générale, Québec a créé un comité permanent \u2013 Mobilité Montréal \u2013 pour tenter d\u2019atténuer la congestion routière qui paralyse la région métropolitaine.Deux ans plus tard, en ce jour de la rentrée, les problèmes de circulation demeurent.BRUNO BISSON Ce matin, alors que des dizaines de milliers de véhicules convergeront de la banlieue vers la métropole pour la première heure de pointe «officielle» de la rentrée, les 15 ponts qui relient la métropole à ses banlieues seront tous ouverts et pleinement fonctionnels \u2013 même ceux qui sont en chantier.Même le pont Mercier.P ou r l a mai r e s s e de Châteauguay, Nathalie Simon, c\u2019est une assez mince consolation pour les automobilistes de cette ville de la banlieue sudouest.«Parce que maintenant, notre problème, c\u2019est après le pont », dans les bouchons de circulation causés par les travaux aux échangeurs Saint- Pierre et Turcot, de l\u2019autre côté du fleuve, à Montréal.Depuis la fermeture subite du pont Mercier, qui avait soudainement coupé la ville de 47 000 habitants de son lien principal avec Montréal, le 14 juin 2011, l\u2019utilisation des transports en commun est en hausse, mais les ennuis de circulation ne sont pas en baisse.Et puis, surtout, le «problème» du pont Mercier n\u2019est pas réglé.La plus vieille section du pont, qui date des années 30, doit maintenant être remise en état \u2013 un chantier de plusieurs années.«Il y a deux ans, dit la mairesse, on a réalisé tout d\u2019un coup que nos infrastructures étaient dans un piteux état.On a réagi.Mobilité Montréal a permis de gérer une crise, mais savez-vous que les élus de ce comité ne se sont pas réunis une seule fois depuis plus d\u2019un an?» « Alors qu\u2019on sait ce qui s\u2019en vient sur les ponts et les échangeurs, quand est-ce qu\u2019on va se doter d\u2019une vraie politique intégrée des transports pour ne pas se retrouver, encore, dans deux ou trois ans, à réagir à la prochaine crise ?», demande-t-elle.Pour la mairesse Simon, on n\u2019aura pas tiré de leçon de l\u2019été de 2011 tant qu\u2019on ne sera pas mieux préparé à affronter la prochaine crise.Les cônes au quotidien De l\u2019autre côté du fleuve, le responsable des transports au comité exécutif de Montréal, Réal Ménard, croit que la crise appréhendée de 2011 a été, en un sens, salutaire.Depuis 2011, le gouvernement du Québec a engagé plus de 160 millions dans des mesures anti-congestion, en finançant notamment des dizaines d\u2019initiatives en transports collectifs : ajout de six départs par jour pour le train de banlieue de Candiac, prime d\u2019un mois gratuit à l\u2019achat d\u2019un titre annuel de transport.Plus de 30 kilomètres de voies réservées aux autobus ont été créés, principalement à Montréal, en vue de grands travaux qui restent à venir : la reconstruction de l\u2019échangeur Turcot, le remplacement du pont Champlain, etc.«Maintenant, des fonctionnaires de Transports Québec sont toujours en contact avec ceux de la Ville pour coordonner nos travaux respectifs.L\u2019effet n\u2019est pas toujours visible, parce qu\u2019il y a une prolifération des chantiers, mais on sait maintenant jusqu\u2019à trois ou cinq ans d\u2019avance quels projets vont se réaliser », dit-il.Il donne pour exemple les travaux en cours sur le boulevard Pie-IX, où les routes de contournement, l\u2019accès des citoyens à leur stationnement et les mesures pour favoriser les déplacements ont été planifiés conjointement par la Ville, l\u2019arrondissement de Montréal-Nord et le ministère des Transports.« L\u2019effort de coordination est bien réel, affirme-t-il.Il y aura toujours des frustrations chez les citoyens, mais je crois que ces efforts font en sorte que les Montréalais vivent plus facilement la présence des grands chantiers.Les cônes font maintenant partie du quotidien, de l\u2019environnement physique des Montréalais », qui choisissent de se déplacer autrement qu\u2019en automobile dans une proportion toujours croissante, selon lui.Résignation Aux yeux de Normand Parisien, directeur de Transports 2000 Québec, un groupe de promotion des transports en commun, cette résilience à la congestion tiendrait plutôt à une forme de «résignation» devant des infrastructures vieillissantes dont la fiabilité est devenue sujette à caution.Selon lui, les événements de 2011 auraient pu être l\u2019occasion de repenser globalement la manière dont on planifie les transports dans la métropole.Mobilité Montréal et le char de mesures mises en place dans leur foulée pour réduire la congestion «ont eu une portée très limitée ».Une politique ambitieuse aurait dû permettre de faire avancer des projets pouvant avoir un impact important sur la mobilité des Montréalais, comme le projet d\u2019amélioration des services de trains de banlieue dans l\u2019ouest de l\u2019île \u2013 le fameux «train de l\u2019Ouest », qui ne va nulle part.« À T r a n s p o r t s 2000 Québec, affirme-t-il, nous pensons que la région de Montréal doit se doter d\u2019une Table métropolitaine des transports, présidée par le ministre des Transports, avec des objectifs de développement précis et une obligation d\u2019évaluer le chemin parcouru d\u2019une année à l\u2019autre.» Comme la mairesse Simon, M.Parisien estime que les mesures à la pièce et la gestion de crise ont fait leur temps, et que les vraies solutions résident dans une politique réfléchie, intégrant le transport routier et les transports en commun.« Vous avez vu la congestion, la longueur des files d\u2019attente aux périodes de pointe, la semaine dernière ?demande M.Parisien.Qu\u2019est-ce que ça va être le jour de la rentrée ?» On verra ce matin.MONTRÉAL PLUS « Quand est-ce qu\u2019on va se doter d\u2019une vraie politique intégrée des transports pour ne pas se retrouver, encore, dans deux ou trois ans, à réagir à la prochaine crise ?» \u2014 Nathalie Simon, mairesse de Châteauguay PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Depuis la fermeture subite du pont Mercier, le 14 juin 2011, l\u2019utilisation des transports en commun est en hausse, mais les ennuis de circulation ne sont pas en baisse.UNE AUTRE RENTRÉE DANS LES BOUCHONS SOMMAIRE Amusez-vous ! SPORTS 6 Astrologie du jour AFFAIRES 10 Débats A12 et A13 Décès AFFAIRES 10 Horaire télévision ARTS 5 Loteries A8 Monde A10 et A11 Personnalité ARTS 6 Petites annonces AFFAIRES 6 et 9 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Ciel variable, averses en après-midi, maximum 20, minimum 15.AFFAIRES 9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 OCEANOGRAPHIC 4000 www.hublot.com \u2022 twitter.com/hublot \u2022 facebook.com/hublot PONT DE L\u2019ÎLE-AUX-TOURTES AUTOROUTE 40 87 000 VÉHICULES PAR JOUR Le pont de l\u2019Île-Thomas, voisin du pont de l\u2019Îleaux- Tourtes, est actuellement en chantier.Le pont de l\u2019Île-aux-Tourtes doit subir ensuite des travaux majeurs de réfection de la chaussée et des structures.En juin, le MTQ a de plus attribué un contrat pour la préparation de plans et devis en vue de la « réparation des unités de fondation du pont ».PONT GALIPEAULT AUTOROUTE 20 55 000 VÉHICULES PAR JOUR La structure sud du pont a été élargie et complètement reconstruite en 2009.La structure nord a fait l\u2019objet de travaux de réparations en 2010.Aucune intervention nécessaire.PONT CHARLESDE GAULLE AUTOROUTE 40 118 000 VÉHICULES PAR JOUR Travaux majeurs en vue pour 2015 ou après.Selon un rapport d\u2019inspection de septembre 2012, des piles immergées du pont sont en mauvais état, des fissures en cisaillement sont présentes sur certaines poutres et des appareils d\u2019appui sont écrasés.PONT LE GARDEUR ROUTE 138 REPENTIGNY/MONTRÉAL 21 300 VÉHICULES PAR JOUR Pont entièrement reconstruit en 2001 et 2002.Ne nécessite aucune intervention.TUNNEL LOUIS-H.LA FONTAINE AUTOROUTES 20 ET 25 133 000 VÉHICULES PAR JOUR Grand chantier de réfection de plusieurs années à prévoir à compter de 2015.Le chantier avait été projeté pour 2013, mais aucun investissement sur le tunnel n\u2019a été annoncé.PONT JACQUES-CARTIER ROUTE 134 100 000 VÉHICULES PAR JOUR Un programme de réparations de la structure d\u2019acier échelonné sur 10 ans sera lancé cet automne, avec l\u2019attribution d\u2019un premier contrat de 10 millions $.Ces travaux pourraient entraîner des fermetures de voies, les week-ends, au cours de l\u2019hiver prochain.PONT VICTORIA ROUTE 112 26 000 VÉHICULES PAR JOUR Construit en 1865, le plus vieux pont sur le fleuve Saint- Laurent appartient au Canadien National (CN).Selon la plus récente inspection générale de l\u2019ouvrage datée d\u2019avril 2013, il est « en très bon état », affirme un porte-parole de l\u2019entreprise.PONT CHAMPLAIN AUTOROUTES 10 ET 15 163 000 VÉHICULES PAR JOUR Pont en phase de remplacement.Le pont est pleinement fonctionnel, mais aussi en chantier permanent.L\u2019essentiel des travaux se passe sous la structure.Ils entraînent des fermetures de voie nocturnes et se poursuivront vraisemblablement jusqu\u2019au remplacement complet du pont, prévu pour 2021.PONT MERCIER 77 000 VÉHICULES PAR JOUR Travaux de renforcement toujours en cours, après fermeture d\u2019urgence de 2011.Entraves ponctuelles à prévoir durant les fins de semaine.Les grands travaux amorcés l\u2019été dernier sur la partie fédérale du pont se poursuivront l\u2019an prochain.Le pont fera l\u2019objet de travaux majeurs dans les prochaines années.Son rétablissement complet pourrait prendre 8 ans.PONT MÉDÉRICMARTIN AUTOROUTE 15 180 000 VÉHICULES PAR JOUR Chantier en cours.Entraves, mais aucune voie retranchée en heures de pointe.Les travaux visent la réparation des joints et du tablier du pont.Ils devaient commencer au printemps dernier, mais le MTQa découvert que plus de la moitié des piles du pont devaient d\u2019abord être renforcées.Les travaux s\u2019étireront jusqu\u2019en décembre et se poursuivront en 2014.MONTRÉAL PLUS BRUNO BISSON Les banlieusards ont appris à redouter cette journée du lendemain de la fête du Travail, qui marque traditionnellement le début de la rentrée de septembre.Dans quel état sont les 15 ponts qui relient Montréal à ses banlieues ?Seront-ils couverts de cônes orange ?À combien de kilomètres du pont les bouchons commenceront-ils cette année ?La Presse fait aujourd\u2019hui le point sur l\u2019état de ces 15 portes d\u2019entrée de Montréal et sur les travaux qui devront être réalisés, au cours des prochaines années, sur la majorité de ces ponts.LÉGENDE: Feu rouge: Ponts en chantier ou en zone de travaux, avec entraves Feu jaune: Ponts sans entrave, en mauvais état (travaux à venir) Feu vert : Ponts sans entrave et en bon état Le point sur l\u2019état des ponts OUEST DE L\u2019ÎLE LAVAL EST DE MONTRÉAL RIVE-SUD PONT LOUIS-BISSON AUTOROUTE 13 145 000 VÉHICULES PAR JOUR Un certain mystère entoure l\u2019état de ce grand pont de Laval.Un appel d\u2019offres lancé à la fin de 2011 pour un chantier majeur devant durer deux ans n\u2019a été suivi d\u2019aucuns travaux par la suite.Le dernier rapport d\u2019inspection générale du pont, daté d\u2019octobre 2012, a été retiré du site du Ministère.Le pont est considéré comme «sous analyse».PONT LACHAPELLE ROUTE 117 32 000 VÉHICULES PAR JOUR Des travaux majeurs de réfection sont prévus par le MTQ sur ce pont pour 2014 ou 2015.Aucune entrave n\u2019est prévue d\u2019ici là.PONT VIAU ROUTE 335 29 000 VÉHICULES PAR JOUR Le pont a subi une réfection complète entre 2010 et 2012, incluant le remplacement du tablier, la reconstruction des culées, la réparation des colonnes et de ses arches.Comme neuf.PONT PAPINEAU-LEBLANC AUTOROUTE 19 56 000 VÉHICULES PAR JOUR Réparé et réasphalté en 2010 et 2011.Selon un rapport d\u2019inspection générale d\u2019avril 2012, le pont présente encore des problèmes de corrosion qui ne nécessitent pas une intervention immédiate.PONT PIE-IX ROUTE 125 82 000 VÉHICULES PAR JOUR Ce pont en mauvais état sera reconstruit dans le cadre d\u2019un projet majeur de reconstruction des principales infrastructures routières dans l\u2019axe de la route 125, à Laval, et du boulevard Pie-IX, à Montréal.Encore 3 à 4 ans de travaux dans tout ce corridor de circulation.Sources : Ministère des Transports du Québec, Ponts Jacques-Cartier et Champlain Inc.Canadien National.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 A 3 Marie-France Bazzo En semaine 5h30 Réal.: Marie-Claude Beaucage Radio-Canada.ca/pastroptot MOSQUÉE VANDALISÉE À SAGUENAY OK, avouez-le : quand vous avez lu «la mosquée de Chicoutimi », dans les nouvelles, vous avez fait le saut.Han, quoi ?Une mosquée, au coeur du pays des Bleuets, si blanc et si catho?J\u2019avais fait le même saut de surprise que vous, il y a quelques années, peu avant de la visiter.C\u2019était au début de la crise des accommodements raisonnables, en janvier 2007: collectivement, nous venions de découvrir une tribu québécoise primitive (Hérouxville) et nous nous apprêtions à découvrir que l\u2019identité québécoise post-langue peut être payante aux urnes (en mars, l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ) allait devenir l\u2019opposition officielle).La mosquée de Chicoutimi, donc.Samedi, quelqu\u2019un y a laissé une lettre anonyme, dénonçant les « islamiques ».En balançant sur le mur de l\u2019immeuble une substance qui, selon la lettre, serait du sang de cochon, animal honni du Coran.On pense, tout de suite, au débat sur cette charte des valeurs québécoises.Parce que la mosquée est un symbole musulman.Et que les musulmans forment le filigrane subliminal de tous nos débats d\u2019accommodements.Mais je ne vois pas de lien de cause à effet entre le débat inventé par les péquistes et ce geste-là.L\u2019abruti qui est allé écoeurer la poignée de fidèles de l\u2019islam à Chicoutimi n\u2019est que ça, un abruti.Pas la pointe d\u2019un iceberg.Un bout de banquise qui s\u2019est détaché, plutôt, et qui vogue sur l\u2019océan de la stupidité.Bien sûr, pour ceux qui s\u2019opposent au Parti québécois en général et à sa charte en particulier, l\u2019occasion est belle de faire beaucoup de kilométrage sur le dos de cet abruti anonyme.Tenez, prenez M.Samer Majzoub, président du Forum musulman canadien, qui a déclaré à la CBC être «certain» du lien entre le geste de l\u2019abruti et le climat politique du jour.«Ce n\u2019est pas une surprise pour nous.Nous nous attendons au pire», a déclaré M.Majzoub.Contrastez les propos alarmistes de M.Majzoub avec la sérénité de Mustapha É layoubi , pré sident de l\u2019Association islamique du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean.Sa région d\u2019adoption est tolérante, a-t-il assuré au journal Le Quotidien.Les relations sont bonnes.Et à la CBC: «Ça ne mérite même pas une réponse.» Exactement ce qu\u2019on m\u2019avait dit à (et de) la mosquée, en 2007.Il y a, dans le contraste entre les attitudes de M.Majzoub et de M.Élayoubi, quelque chose comme le symbole de l\u2019hystérie qui entoure nos débats sur les accommodements raisonnables.Plus t\u2019en es loin, plus tu capotes.J e pen s e au x éd i l e s d\u2019Hérouxville, qui ont «interdit » la lapidation à sa population musulmane inexistante.Je pense à l\u2019ADQ de 2007 qui a exploité des cas d\u2019accommodements essentiellement montréalais.Sans faire élire un seul député à Montréal.Je pense à Bernard Drainville qui me disait au printemps que ses commettants de Longueuil étaient bien indisposés par un accommodement raisonnable dans Côte-des-Neiges (où ledit accommodement, sur les heures de parking, n\u2019a pas causé de friction en trois décennies).Et là, ce M.Majzoub qui fait la danse du bacon, lui dont le Forum musulman canadien est basé à Brossard.Pendant que M.Élayoubi reste bien zen, rue Bégin, à Saguenay.Quant au « climat » qui entoure le débat sur la Charte des valeurs de notre terroir national, parlons-en.Je l\u2019ai écrit mille fois : je trouve que ces cas d\u2019accommodements raisonnables qui nous donnent de l\u2019urticaire sont montés en épingle.Mais de l\u2019actuel débat, peut-on vraiment dire qu\u2019il est délétère ?J\u2019en doute, pour l\u2019instant.Il est forcément rugueux, on y entend parfois des mots un peu forts pour la situation.Normal, c\u2019est ça, un débat politique.Ce n\u2019est pas une convention des Calinours.Toujours dans la rubrique « Plus on est loin, plus on capote », un journal Sun a colporté une (autre) chronique dégueulasse sur le Québec, samedi.Titre : « Le Québec peut apprendre des nazis ».On y fait un parallèle entre la suspicion qu\u2019entretenait Hitler envers les religions et la charte que va proposer Mme Marois.Juste ça ! Soixante-dix ans après les horreurs du nazisme, tu te dis que les gens ont finalement compris que 99% du temps, faire entrer Hitler dans un débat politique contemporain est une bêtise qui insulte d\u2019abord et avant tout les victimes de l\u2019Holocauste.Pis tu te trompes, à chaque coup: Hitler inspire toujours les pauvres d\u2019esprit incapables de pondre une métaphore originale, quand les débats s\u2019échauffent.Au moins , l \u2019abrut i de Chicoutimi a eu la clairvoyance de rester anonyme, dans son forfait.L\u2019abruti de Toronto, lui, l\u2019a signé: Warren Kinsella.En journalisme canadian, c\u2019est connu: plus t\u2019es loin du Québec, plus tu peux en dire, des niaiseries.Les abrutis PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a invité les Québécois qui seraient offusqués par la charte des valeurs du gouvernement Marois à s\u2019installer dans sa ville.«Il est important que tous les Canadiens, et particulièrement les Québécois, sachent que s\u2019ils ne se sentent pas les bienvenus dans leur communauté, ils seront les bienvenus ici», a-t-il affirmé samedi, en marge du défilé de la fierté gaie, selon le Globe and Mail.Les discussions entourant l\u2019adoption d\u2019une charte de la laïcité constituent un «suicide social», avait affirmé il y a un an M.Nenshi, un musulman né dans une famille sudasiatique.La future charte est une «violation absolue des valeurs et du sens éthique du Canada, mais aussi de la recette qui a permis à notre pays d\u2019avoir du succès», a-t-il ajouté samedi.Le ministre Bernard Drainville a indiqué que le gouvernement présenterait une proposition de charte des valeurs québécoises dans les prochaines semaines.\u2014Philippe Teisceira-Lessard Calgary Le maire lance une invitation auxQuébécois froissés par la charte Synagogues, cimetières et autres lieux de culte ont aussi été la cible des vandales par le passé.Rappel de quelques cas.Septembre 2011 Profanation de la Grande Mosquée de Québec : des messages racistes sont inscrits sur les murs.Janvier 2011 En pleine nuit, un individu a fracassé, à l\u2019aide de pierres, les fenêtres de cinq synagogues et d\u2019une école juive des quartiers Côte-Saint-Luc, Hampstead et Notre-Dame-de-Grâce.Septembre 2006 Un Montréalais d\u2019origine algérienne a incendié une école juive de la rue Ducharme, à Outremont, et a déclenché l\u2019année suivante un incendie au centre communautaire juif Ben-Weider, au nom de l\u2019islam et de la haine des Juifs.Juin 2004 Des pierres tombales sont renversées au cimetière juif de l\u2019arrondissement de Sainte-Foy, à Québec.\u2014 Hugo Pilon-Larose D\u2019AUTRES SYMBOLES RELIGIEUX VANDALISÉS PHOTO LA PRESSE Samedi, quelqu\u2019un a laissé une lettre anonyme à la mosquée de Chicoutimi, dénonçant les « islamiques ».PHOTO JEFF MCINTOSH, LA PRESSE CANADIENNE Naheed Nenshi, maire de Calgary Je ne vois pas de lien de cause à effet entre le débat inventé par les péquistes et ce geste-là.L\u2019abruti qui est allé écoeurer la poignée de fidèles de l\u2019islam à Chicoutimi n\u2019est que ça, un abruti.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 *Disponibles jusqu\u2019à écoulement de la quantité ou au plus tard le 20 septembre 2013.Valides jusqu\u2019au 4 octobre 2013.Certaines conditions s\u2019appliquent.#evsmv Visitez envillesansmavoiture.com TiTres de TransporT * MOSQUÉE VANDALISÉE À SAGUENAY HUGO PILON-LAROSE Trois jours après que des individus ont déversé du sang de porc sur une mosquée de la région du Saguenay\u2013 Lac-Saint-Jean, plusieurs membres de la communauté musulmane imputent cet événement au débat sur la Charte des valeurs québécoises, qui engendreraient une montée de l\u2019intolérance.«Une femme de notre association à la recherche d¹un emploi a rencontré récemment une directrice de garderie qui annonçait un poste.Quand elle s\u2019est présentée à l\u2019entretien avec son foulard, on lui a répété : «non, quittez, il n\u2019y a plus de poste, quittez la garderie» », raconte Ahlem Belkheir, viceprésidente de l\u2019Association des femmes algériennes.Selon elle, Montréal regorge d\u2019histoires de la sorte depuis que le gouvernement de Pauline Marois a fait de la question identitaire une priorité.Inquiète des répercussions qu\u2019aurait l\u2019adoption de la Charte des valeurs québécoises telle que décrite par les médias depuis quelques jours, Mme Belkheir constate que les femmes musulmanes qui ne portent pas le voile défendent le droit des autres de le porter.«Si le gouvernement interdit le port de signes religieux ostentatoires des postes de la fonction publique, ce sont nos mères, nos cousines et nos soeurs qui seront touchées.Même si on ne porte pas le voile, on est visées », explique-t-elle.Une bataille juridique Le Conseil musulman de Montréal (CMM) annonce déjà ses couleurs : la nouvelle charte sera contestée devant les tribunaux.Des rencontres avec un grand cabinet de Montréal sont prévues afin de préparer une stratégie juridique.«La charte des valeurs québécoises est décrite comme une pièce législative pour protéger l\u2019égalité homme-femme, mais elle aura l\u2019effet inverse.Des femmes musulmanes qui portent le voile ne l\u2019enlèveront pas.La loi les empêchera de travailler», affirme d\u2019une voix colérique et d\u2019un ton exaspéré Salam El-Menyawi, président du CMM.« Depuis que le débat est médiatisé, des femmes musulmanes me disent être interpellées ou violentées verbalement sur la rue par des [Québécois de souche] plus souvent qu\u2019avant.Ce n\u2019est pas une charte des valeurs, mais une charte de l\u2019intolérance», dit M.El-Menyawi.Selon lui, le vandalisme sur la mosquée du Saguenay pourrait se répéter sur des institutions musulmanes montréalaises.Il soutient que le projet de Charte des valeurs attise les animosités «entre les Québécois de souches et les musulmans».Un geste isolé commis par «des imbéciles » Selon Stéphane Bédard, ministre responsable de la région du Saguenay\u2013Lac- Saint-Jean et président du Conseil du Trésor, il ne faut pas faire de lien entre le déversement de sang de porc sur une mosquée de sa région et les débats entourant une charte des valeurs québécoises.«Nous parlons ici d\u2019imbéciles en mal de sensations.Ce qu\u2019ils ont fait est totalement condamnable et on ne peut pas tolérer ça dans notre société, explique M.Bédard.On ne sera jamais à l\u2019abri d\u2019imbéciles, mais il s\u2019agit d\u2019un geste isolé dans une communauté réputée pour son accueil et sa tolérance.» Informé par La Presse du fait que certains membres de la communauté musulmane sont inquiets des réactions que semble engendrer le projet de loi de son gouvernement, le ministre Bédard a expliqué qu\u2019il considérait comme peu probable que de la violence émane des débats.«Lorsqu\u2019on débat, on le fera comme nous l\u2019avons toujours fait, c\u2019est-à-dire en ayant une attitude sereine.On parle ici de valeurs québécoises et dans ces valeurs, il y a justement la tolérance», a dit M.Bédard.P o u r l a M a r o c a i n e Samira Laouni, présidente fondatrice de l\u2019organisme Communication, ouverture et rapprochement interculturel, les Québécois «sont des gens ouverts» et les tristes événements du week-end dernier à Saguenay « ont été perpétrés par des gens fous qui ont des problèmes mentaux».Toutefois, nuance-t-elle, ces gestes sont provoqués par le débat identitaire qui, s\u2019il n\u2019est pas contrôlé, mène rapidement à des débordements.«Nous remarquons que ça prend de l\u2019ampleur et que le tout devient une polémique, même si personne n\u2019a encore lu les détails de la Charte que proposera le gouvernement Marois.Le problème demeure que les valeurs ne se légifèrent pas», conclut Mme Laouni.Des musulmans craignent une montée de l\u2019intolérance «Imbéciles », « extrêmes » ou « stupides », les politiciens n\u2019ont pas manqué de qualificatifs pour décrire les actes de vandalisme qui ont été commis sur une mosquée de la région du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean au cours du week-end.Voici quelques réactions de la classe politique.«Dès qu\u2019il y a des débats qui s\u2019annoncent chauds dans une société, il y a des gens qui posent des gestes extrêmes.Je pense qu\u2019il faut les dénoncer et passer à autre chose, car le vrai débat se fera beaucoup plus sereinement.» \u2014 Marie Malavoy, ministre de l\u2019Éducation «Je dénonce ce type d\u2019action, mais rappelons que le projet de la charte n\u2019a toujours pas été déposé et que les Québécois veulent des précisions, ce que nous ferons.» \u2014 Pierre Duchesne, ministre de l\u2019Enseignement supérieur «La police enquête et j\u2019espère sincèrement que ceux à l\u2019origine de ces actes de vandalisme seront retrouvés et arrêtés.» \u2014 Stéphane Bédard, ministre responsable de la région du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean «Au Québec, toute forme de violence doit être rejetée.Je condamne vigoureusement ce geste.» \u2014 Bernard Drainville, président du comité ministériel responsable de la charte des valeurs québécoises «Ce n\u2019est pas la mentalité des gens de la région.C\u2019est un acte isolé et stupide.Je ne peux pas penser qu\u2019il y a des gens qui pensent comme ça.Ça ne prend qu\u2019un ou deux stupides pour faire des actes comme ça.» \u2014 Jean Tremblay, maire de Saguenay \u2014 Hugo Pilon-Larose et Annabelle Blais avec La Presse Canadienne CE QU\u2019ILS ONT DIT LETTRE OBTENUE PAR LE QUOTIDIEN Une lettre contenant des propos à connotation islamophobe a été acheminée à la mosquée de Chicoutimi et à certains médias de la région.Le Conseil musulman de Montréal annonce déjà ses couleurs : la nouvelle charte sera contestée devant les tribunaux.Des rencontres avec un grand cabinet de Montréal sont prévues afin de préparer une stratégie juridique.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 A 5 Michel C.Auger En semaine 15h Réal.: Dimitri Katadotis Radio-Canada.ca/le1518 MONTRÉAL PLUS KATHLEEN LÉVESQUE Aéroports de Montréal se défend d\u2019avoir participé à quelque intrigue que ce soit dans le dossier du centre de compostage que la Ville de Montréal installera dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, et qui est actuellement dans la ligne de mire de la police.Dans une lettre de dénonciation transmise à l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) et à l\u2019Escouade de protection sur l\u2019intégrité municipale (EPIM), l\u2019actuelle présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Josée Duplessis, rapporte des allégations formulées par son collègue Harout Chitilian, président du conseil municipal.Ainsi, Aéroports de Montréal (ADM) aurait rejeté l\u2019idée que soit installé le centre de compostage sur ses propres terrains, question de favoriser le propriétaire du terrain retenu, à Saint-Laurent.La situation aurait été rendue possible à cause de l\u2019amitié entre le propriétaire, Aaron Drazin, et le PDG d\u2019ADM, James Cherry.« C\u2019est ainsi que fut inventé le problème du péril aviaire qui permettra à ADM de se retirer du projet du compost, favorisant de ce fait le propriétaire dudit terrain que la ville achèterait », peut-on lire dans la lettre obtenue par La Presse.La vice-présidente communications et affaires publiques chez ADM, Christiane Beaulieu, a qualifié ces allégations de « ramassis ».Elle a insisté pour dire que M.Cherry ne connaît pas M.Drazin et que le péril aviaire, soit les oiseaux qui constituent un danger pour la sécurité aérienne, est bien réel.« Ça faisait longtemps qu\u2019on avait dit non au projet, mais la Ville insistait.[.] Nous avons tout de même pris le temps de faire les recherches et analyses demandées », a expliqué Mme Beaulieu.De plus, le l ieu choisi dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent est loin de réjouir ADM.Dans une lettre envoyée en juillet 2012 à A la n De Sousa , à l \u2019époque responsable du dossier au comité exécutif, Mme Beaulieu exprime sa surprise et une certaine inquiétude.C\u2019est par les médias qu\u2019ADM a appris le choix du lieu à Saint-Laurent.Pour ADM, ce terrain est trop proche des activités aériennes.«Comme vous le savez, un centre de compostage peut représenter un risque additionnel en matière de péril aviaire pour un aéroport », écrit Mme Beaulieu.Trois mois plus tard, une autre lettre d\u2019ADM mentionne à la Ville que des mesures de prévention doivent être mises en place.ADM fait une longue liste de recommandations.Même si le centre de compostage sera de type fermé, la circulation de 70 camions par jour transportant du compost à ciel ouvert représente un danger en attirant les oiseaux, estime Mme Beaulieu.L\u2019UPAC, l \u2019EPIM ainsi que le contrôleur général de Montréal ont été saisis du dossier dès février dernier.Ce ne serait toutefois qu\u2019au cours des dernières semaines que des vérifications auraient été enclenchées.Selon les informations transmises à la police, l\u2019implication comme lobbyiste de Saulie Zajdel, ancien conseiller municipal et candidat conservateur défait, susciterait des doutes, puisqu\u2019il n\u2019est pas inscrit au registre des lobbyistes pour un mandat concernant le compostage.Il a agi comme conseiller auprès du propriétaire du terrain à Saint-Laurent.Par ailleurs, M.Zajdel a été arrêté et accusé de fraude en juin dernier.Futur centre de compostage à Saint-Laurent Aéroports de Montréal nie toute ingérence «Ça faisait longtemps qu\u2019on avait dit non au projet, mais la Ville insistait.[.] Nous avons tout de même pris le temps de faire les recherches et analyses demandées.» \u2014 Christiane Beaulieu, vice-présidente communications et affaires publiques chez Aéroports de Montréal PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le lieu retenu pour le centre de compostage dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent est loin de réjouir Aéroports de Montréal, selon un échange entre la société et Alan De Sousa, alors qu\u2019il était responsable du dossier au comité exécutif de la Ville de Montréal.La commission Charbonneau reprendra ses audiences aujourd\u2019hui après un peu plus de deux mois de pause estivale.Les audiences commenceront un peu plus tôt qu\u2019à l\u2019habitude, puisque la procureure-chef de la commission, Sonia LeBel, prendra la parole pour exposer les thèmes qui seront abordés lors des audiences de l\u2019automne.Au moins six représentants de la FTQ-Construction ont d\u2019ores et déjà reçu une citation à comparaître devant la commission, dont son actuel directeur général, Yves Ouellet.Ce dernier a confirmé qu\u2019il avait reçu une assignation, qui ne comprend toutefois pas de dates précises \u2013 seulement une plage de temps qui s\u2019échelonne du 4 septembre au début de décembre.\u2014 La Presse Canadienne Commission Charbonneau Reprise des audiences IMAGE TIRÉE D\u2019UNE VIDÉO, LA PRESSE France Charbonneau A 6 LL AA PP RR EE SS SS EE M O N T R É A L M A R D II 3 S E P T E M B R E 2 0 11 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Pour une onzième année consécutive, TransCanada est reconnue par le Dow Jones Sustainability World Index (DJSI), l\u2019indice de durabilité Dow Jones, comme un chef de file en infrastructures énergétiques.Au Québec et au Canada atlantique, plus de 86 pour cent du pétrole raffiné ici provient de pays étrangers.La construction d\u2019Énergie Est, un oléoduc qui transportera le pétrole provenant de l\u2019Ouest canadien vers l\u2019est du pays, changera tout ça.Nous avons tous à gagner à mieux utiliser les ressources énergétiques de l\u2019Ouest canadien.Énergie Est nous permettrade le faire de manière sécuritaire et responsable.Vous avez des questions sur le projet et ses répercussions sur notre indépendance énergétique?Nous avons des réponses pour vous sur «D\u2019où vient notre pétrole?» OleoducEnergieEst.com POLITIQUE ANNABELLE BLAIS La question identitaire teintera assurément les débats à l\u2019Assemblée nationale à l\u2019automne.En plus de la charte des valeurs québécoises, le gouvernement s\u2019attaquera à l\u2019enseignement de l\u2019histoire nationale, du primaire jusqu\u2019au collégial.«Il est temps de discuter de ce qui nous définit », a déclaré le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, qui a confirmé hier l\u2019implantation d\u2019un cours d\u2019histoire obligatoire au cégep dès la rentrée 2014.Il y a quelques jours, dans le quotidien Le Soleil, le président de la Fédération des cégeps Jean Beauchesne jugeait ce délai trop court et a encore réitéré sa position à La Presse, hier.Le ministre maintient toutefois le cap.Un comité de consultation a donc été formé et fera des propositions au ministère en décembre.Ce dernier demandera un avis au Conseil supérieur de l\u2019éducation et mènera ensuite des consultations publiques à l\u2019hiver.Le ministre n\u2019a pas voulu s\u2019avancer en ce qui concerne le coût d\u2019implantation de cette mesure ou à propos d\u2019éventuelles embauches d\u2019enseignants avant d\u2019avoir en main les conclusions du rapport.La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) compte bien s\u2019inviter dans le débat.Dans les prochaines semaines, l\u2019association étudiante demandera l\u2019avis à ses membres et espère que le ministre se montrera à l\u2019écoute.« Plusieurs craintes sont déjà émises par les collégiens ayant des horaires de cours très chargés, il leur semble ainsi impossible de rajouter des heures de cours à la formation de l\u2019ensemble des étudiants », a déclaré la fédération dans un communiqué.Révision de programme De son côté, la ministre de l\u2019Éducation Marie Malavoy a annoncé une « démarche » de consultation pour revoir le programme d\u2019histoire au primaire et au secondaire.« Le renforcement de l\u2019enseignement de l \u2019histoi re nationale a comme objectif d\u2019offrir [.] une formation plus approfondie ainsi que de valoriser l\u2019identité et la culture québécoise », a indiqué la ministre.Deux experts mèneront ces consultations auprès de la population et des acteurs du milieu, soit le sociologue Jacques Beauchemin qui est aussi président-directeur général par intérim de l\u2019Office québécois de langue française et sous-ministre associé au ministère de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles ainsi qu\u2019une historienne qui a enseigné à l\u2019UQAM, Nadia Fahmy-Eid.Un rapport sera déposé en décembre et servira de guide pour la réforme des programmes de l\u2019enseignement de l\u2019histoire.La ministre espère instaurer des projets-pilotes dès l\u2019automne 2014.Quelle place pour la souveraineté ?L \u2019a u t om ne d e r n i e r , Mme Malavoy avait déjà déclaré que l\u2019actuel programme d\u2019histoire au Québec avait «noyé le poisson de la souveraineté ».Elle s\u2019est montrée plus prudente hier.«Je ne reprendrai pas cette expression», a-t-elle dit.« Les débats qui ont lieu actuellement ne sont pas inventés par un parti [.], si on veut les comprendre, il faut comprendre ce qui a précédé », a-t-elle toutefois ajouté, citant la question de la protection de langue française.Gerry Sklavounos, porteparole du Parti libéral en matière d\u2019enseignement supérieur, dit craindre un «détournement » idéologique de ce cours d\u2019histoire.La Coalition avenir Québec attendra d\u2019en savoir davantage sur le processus avant de commenter.L\u2019histoire nationale du primaire au cégep JOËL-DENIS BELLAVANCE ANALYSE OTTAWA \u2014 Le Nouveau Parti démocratique (NPD) entend mettre les bouchées doubles pour arracher au Parti libéral la circonscription de Bourassa, vacante depuis la démission de Denis Coderre en juin, lors de l\u2019élection partielle qui devrait avoir lieu plus tard cet automne.En tout, le premier minist re Stephen Harper doit déclencher des élections partielles dans quatre circonscriptions au pays \u2013 Bourassa, Toronto-Centre, ainsi que Provencher et Brandon-Souris au Manitoba.Les deux premières circonscriptions sont considérées comme des bastions libéraux, tandis que les deux autres appartiennent aux conservateurs.M.Harper a jusqu\u2019à la mi-décembre pour déclencher ces élections.Chose certaine, la campagne dans Bourassa s\u2019annonce comme une bataille épique entre le Parti libéral et le NPD, le Bloc québécois et le Parti conservateur étant condamnés à des rôles de figurants.« La pression est sur le Parti libéral.Justin Trudeau doit livrer la marchandise dans les châteaux forts libéraux », a soutenu un stratège néo-démocrate qui a requis l\u2019anonymat.Le NPD souhaite rééditer l\u2019exploit qu\u2019il avait réussi dans la circonscription d\u2019Outremont en 2007 quand Thomas Mulcair avait fait mordre la poussière au candidat libéral Jocelyn Coulon lors d\u2019une élection partielle.La vic toi re de Thomas Mulcair avait semé la consternation dans les rangs libéraux, alors dirigés par Stéphane Dion, et avait contribué à augmenter la crédibilité du NPD au Québec et dans le reste du pays.Signe que le NPD pourrait causer une surprise, quatre candidats se font la lutte pour porter les couleurs du parti dans Bourassa, dont Stéphane Moraille, avocate et chanteuse de Bran Van 3000, et Larry Rousseau, vice-président de l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada pour la région de la capitale nationale.Les autres candidats sont Julie Demers, qui avait brigué les suffrages pour le NPD dans Bourassa au scrutin fédéral de 2011, et Mario Leclerc, qui t ravai l le aussi pour l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada.Il était aussi candidat pour le NPD dans la circonscription de Stormont- Dundas-Glengarry dans l\u2019Est ontarien, en 2011.L\u2019assemblée d\u2019investiture du NPD devrait avoir lieu en septembre.Dans le cas du Parti libéral, un seul candidat s\u2019est manifesté jusqu\u2019ici, soit Emmanuel Dubourg, qui a démissionné de son poste de député libéral de Viau à l\u2019Assemblée nationale afin de faire le saut sur la scène fédérale.L\u2019assemblée d\u2019investiture devrait avoir lieu le 8 septembre.L a c a n d i d a t u r e d e M.Dubourg suscite la controverse puisqu\u2019il a droit à une indemnité de départ de plus de 100 000$ en quittant l\u2019Assemblée nationale, même s\u2019il tente sa chance sur la scène fédérale.Le NPD compte bien le rappeler aux électeurs durant la partielle.« La seule chose que les gens retiennent d\u2019Emmanuel Dubourg, c\u2019est qu\u2019il a laissé tomber les électeurs de Viau quelques mois à peine après la dernière élection provinciale, et ce, pour passer à Go, récolter 100 000$ pour se présenter pour Justin Trudeau», a ajouté le stratège du NPD.Rappelons que l\u2019ancien hockeyeur Georges Laraque portera les couleurs du Parti vert du Canada.Il est actuellement chef adjoint de cette formation politique dirigée par Elizabeth May.Le NPD déterminé à prendre Bourassa Un nouveau candidat s\u2019est lancé hier dans la course à la mairie de Montréal.Irois Léger, ancien journaliste sportif de Radio-Canada, de RDS et de LCN, dit vouloir apporter du « sang neuf » à l\u2019hôtel de ville.«En ce moment, Montréal a besoin de quelqu\u2019un qui vient de l\u2019extérieur du monde politique, quelqu\u2019un qui a les mains propres, a-t-il dit en entrevue avec La Presse.Quand tu regardes tous les partis, ce sont tous des [candidats] recyclés, c\u2019est toujours le même monde.» Irois Léger jure qu\u2019il se lance en politique pour remporter les élections du 3 novembre prochain.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une simple campagne d\u2019autopromotion, a-t-il indiqué.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard Montréal Un nouveau candidat à la mairie PHOTO CNW Irois Léger Le NPD souhaite rééditer l\u2019exploit qu\u2019il avait réussi dans la circonscription d\u2019Outremont en 2007 quand Thomas Mulcair avait fait mordre la poussière au candidat libéral Jocelyn Coulon lors d\u2019une élection partielle.PHOTO PASCAL RATTHÉ, ARCHIVES LE SOLEIL Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, veut rendre les cours d\u2019histoire obligatoires au cégep.« Il est temps de discuter de ce qui nous définit », a déclaré le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, qui a confirmé hier l\u2019implantation d\u2019un cours d\u2019histoire obligatoire au cégep dès la rentrée 2014.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE Emmanuel Dubourg est le seul candidat à s\u2019être manifesté chez les libéraux pour succéder à Denis Coderre.PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD La pluie qui tombait sur Montréal le soir du 4 septembre 2012 a peut-être bien sauvé la vie de Pauline Marois.La toute nouvelle première ministre du Québec devait accomplir à pied, et à travers une foule, les quelques centaines de mètres qui séparent le Théâtre du Nouveau Monde du Métropolis, le soir de sa victoire électorale, révèlent de nouvelles images diffusées hier.La marche victorieuse a toutefois été annulée en raison des averses.Celles-ci n\u2019ont toutefois pas empêché Richard Bain, maintenant accusé du meurtre d\u2019un technicien de scène du Métropolis, de sillonner les environs à la recherche de Mme Marois, toujours selon le documentaire La Première, diffusé sur TVA.«Est-ce qu\u2019il aurait pu, sur la rue, nous tirer dessus ?», se questionne à haute voix la première ministre dans le documentaire.Quelques minutes plus tard, Mme Marois qualifie les événements d\u2019«attentat politique ».«C\u2019est moi qu\u2019on visait, ditt- elle.Même si, sur le coup, j\u2019ai un peu nié ça, c\u2019est moi qu\u2019on visait.On a tué une personne, on en a blessé une autre de façon très sérieuse, alors on se sent une certaine responsabilité.» En plus de la vision de Pauline Marois sur cette soirée dramatique, les images inédites de M.Desgagnés montrent aussi les coulisses du Métropolis pendant l\u2019attentat.On y voit l\u2019attachée de presse de la première ministre, Marie Barrette, donner les premiers soins au technicien de scène Dave Courage, atteint par une balle.Yves Desgagnés, metteur en scène et réalisateur du documentaire, a récemment indiqué avoir obtenu quatre contrats de consultation avec le cabinet de Pauline Marois durant la dernière année.Attentat au Métropolis Marois sauvée par la pluie?Entre 200 et 300 résidants de La Prairie, sur la Rive-Sud, ont été évacués de leur domicile en raison d\u2019une fuite d\u2019ammoniac survenue dans le centre sportif de la municipalité.Quatre personnes ont été incommodées par le produit toxique, a indiqué la Régie intermunicipale de police Roussillon, qui couvre ce territoire.Aucune vie ne serait toutefois en danger.Deux des personnes indisposées ont été transportées à l\u2019hôpital à titre de mesure préventive.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard La Prairie Fuite d\u2019ammoniac llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 Faites vite! Tirage le 15 septembre.Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Jour - Mois - Année - Signe lotoquebec.com/loteries lotoquebec.com/loteries lotoquebec.com/loteries lotoquebec.com/loteries lotoquebec.com/loteries lotoquebec.com/loteries 15 16 20 26 48 01 39 03 49 06 51 12 53 22 54 25 57 28 58 31 59 32 66 36 67 934 5690830 6164 13 NOVEMBRE 59 BALANCE 2013-09-02 15 24 27 29 33 1 3 2 1 4 6 2 6 MC Leucan, c\u2019est une famille de gens dévoués qui s\u2019occupe de vous et de votre enfant, dès le diagnostic.\u2022 Accompagnement et soutien affectif \u2022 Activités sociorécréatives \u2022 Centre d\u2019information Leucan \u2022 Massothérapie \u2022 Recherche clinique \u2022 Sensibilisation scolaire \u2022 Animation en salle de jeux \u2022 Aide financière Votre famille est plus grande que vous pensez.leucan.qc.ca MONDE MATHIEU PERREAULT En 2003, Michael Ignatieff avait surpris plusieurs collègues universitaires en appuyant l\u2019invasion de l\u2019Irak par les États-Unis.L\u2019historien canadien, qui a repris son poste à l\u2019Université Harvard après sa défaite aux élections fédérales de 2011, a accepté de discuter avec La Presse des leçons du débat sur l\u2019invasion de l\u2019Irak, dans le contexte syrien.QQuelle comparaison peuton faire entre les preuves de la culpabilité du gouvernement syrien, dévoilées jeudi par le gouvernement britannique et vendredi par le gouvernement américain, et les preuves sur les armes de destruction massive irakiennes présentées à l\u2019Organisation des Nations unies en février 2003 par les États-Unis ?R La grande différence, par rapport à 2003, c\u2019est la présence des réseaux sociaux.On peut avoir des preuves indépendantes instantanées.Quelques minutes après l\u2019attaque du 21 août, on a eu des vidéos.Ça change tout.QCes vidéos peuvent étayer la réalité d\u2019une attaque chimique.Mais peuvent-elles indiquer qui, des rebelles ou du gouvernement, en est responsable ?R Dans certaines vidéos sur YouTube, on voit des fragments d\u2019obus qui sont très différents des obus artisanaux généralement utilisés par les rebelles.La batterie d\u2019artillerie nécessaire pour lancer les obus qu\u2019on voit sur les vidéos ne peut être improvisée.Je ne dis pas que je suis convaincu, simplement que sans les médias sociaux, je ne suis pas sûr que les États-Unis auraient une chance de convaincre l\u2019opinion publique, étant donné ce qui s\u2019est passé avec l\u2019Irak.Sans médias sociaux, il devient très difficile d\u2019établir une preuve basée sur des preuves scientifiques, l\u2019écoute téléphonique ou les rapports d\u2019espions.QLes preuves issues des médias sociaux peuventelles être falsifiées ?R C\u2019est une nouvelle question pour nous.La Russie, par exemple, a avancé que l\u2019heure sur les vidéos était antérieure aux premiers rapports de l\u2019attaque du 21 août.Mais cette heure est celle utilisée par YouTube, qui est en Californie.Nous devons apprendre, comme citoyens, à comprendre les réseaux sociaux.QLa semaine dernière, comme en 2003, les États-Unis ont inclus parmi leurs preuves des analyses de mouvements de véhicules militaires et d\u2019écoute téléphonique.Ces preuves sont-elles traitées avec plus de précautions?R L\u2019Irak nous a appris à être sceptiques de ce type d\u2019analyse.Mais tous les détails comptent.Une autre connexion entre l\u2019Irak en 2003 et la Syrie aujourd\u2019hui, c\u2019est la présence des inspecteurs de l\u2019ONU dans les deux cas.En Irak, les inspecteurs avaient raison [ils ont déclaré en janvier 2003 qu\u2019ils n\u2019avaient pas trouvé de traces d\u2019armes de destruction massive en Irak].On peut donc penser que leurs conclusions seront justes pour la Syrie aussi.QCertains analystes ont avancé qu\u2019un officier spécialiste des armes chimiques aurait fait défection de l\u2019armée syrienne et aidé les rebelles à utiliser l\u2019artillerie et les armes chimiques capturées pour perpétrer l\u2019attaque du 21 août.Est-ce plausible ?R Il faudrait aussi que les rebelles aient décidé de frapper seulement les quartiers qu\u2019ils contrôlent, pour faire croire aux États-Unis que le gouvernement Assad est responsable de l\u2019attaque.C\u2019est possible, mais improbable.QCertains ont remis en question l\u2019idée que l\u2019utilisation d\u2019armes chimiques est une « ligne rouge» qui force les États-Unis à intervenir.Qu\u2019en pensez-vous ?R Le problème des armes chimiques, c\u2019est qu\u2019elles touchent à la fois les combattants et les civils, comme les armes à fragmentation.Ce sont des armes de terreur, pas de guerre.Je pense aussi qu\u2019il y a des raisonsémotionnelles et historiques expliquant leur caractère spécial, qui remontent à l\u2019horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale.Même Hitler ne s\u2019en est pas servi.QVotre soutien à l\u2019invasion américaine de l\u2019Irak en 2003 teinte-t-il votre analyse des preuves de l\u2019attaque du 21 août ?R Je basais ma décision sur le dossier présenté à l\u2019ONU, sur la menace à la paix internationale illustrée par les guerres contre l\u2019Iran et le Koweït, et sur l\u2019utilisation passée d\u2019armes chimiques contre les Kurdes en 1988.Deux des ces faits étaient indubitables et un, non.J\u2019ai été berné.La leçon, pour moi, c\u2019est d\u2019être extrêmement prudent dans mon évaluation des preuves sur l\u2019attaque du 21 août en Syrie.Cela dit, même si on conclut que le gouvernement syrien en est responsable, cela ne signifie pas qu\u2019il faille automatiquement utiliser la force militaire.Il faut se demander si des frappes américaines vont rendre plus ou moins difficile la tenue d\u2019une réunion à Genève pour mettre fin à la guerre civile en Syrie.Chose certaine, une intervention américaine ne peut à elle seule mettre fin à ce cauchemar.Il faut une entente entre les États-Unis et la Russie.C\u2019est le pire bain de sang depuis le Rwanda.QPourquoi la Russie est-elle si réticente à forcer Assad à négocier avec les rebelles ?R Selon moi, la Russie ne veut pas vraiment que la guerre civile prenne fin.Son seul but est de s\u2019opposer aux États-Unis.Elle dit que les islamistes seront pires qu\u2019Assad, mais n\u2019a pas vraiment apporté les preuves de ce qu\u2019elle avance.On est très critiques envers les États-Unis, mais personne n\u2019analyse les motifs et les conséquences de la position russe, qui est déshonorante.Éventuelle intervention américaine en Syrie Les leçons de l\u2019Irak, selon Ignatieff PHOTO MOHAMED ABDULLAH, REUTERS La semaine dernière, des inspecteurs de l\u2019ONU ont enquêté sur les allégations d\u2019attaque à l\u2019arme chimique en Syrie.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 livrée gratuitement tous lesmatins avant 5h30 La Presse+ redéfinit votre façon de vous informer.Un format unique et novateur conçu pour lire vos contenus préférés sur iPad.Un contenu riche en images interactives, vidéos et galeries photos.Une expérience conviviale pour apprécier chaque moment de lecture.Découvrez-en plus à LaPressePlus.ca iPad est une marque de commerce d\u2019Apple Inc., déposée aux États-Unis et dans d\u2019autres pays.App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc. MONDE PARIS Au mieux, Barack Obama a manqué d\u2019égards pour son unique allié dans une éventuelle intervention militaire contre la Syrie.Au pire, il lui a infligé une humiliante gifle, le plaçant dans une situation politiquement intenable.Les médias français ne sont pas tendres pour le président des États-Unis, depuis qu\u2019il a annoncé son intention de consulter le Congrès avant de lancer des frappes militaires contre le régime de Bachar al-Assad.«Obama piège Hollande », t it re Libérat ion dans son numéro d\u2019hier.« Hollande piégé », renchérit le Figaro.«La présidence prise à contre-pied par la décision américaine », rajoute Le Monde.Où est le piège ?D\u2019abord, dans un calendrier imposé unilatéralement par Barack Obama, donnant l\u2019impression que le président Hollande est à la remorque des États-Unis.Et l\u2019exposant aux critiques de l\u2019opposition.Celle-ci est d\u2019ailleurs rapidement entrée dans cette brèche, réclamant que l\u2019attaque contre la Syrie soit soumise au vote du Parlement, comme cela a été le cas en Grande- Bretagne.Et comme ce sera le cas la semaine prochaine à Washington.T e c h n i q u e m e n t , l a Constitution française n\u2019oblige pas le président français à consulter les élus avant de déclencher une offensive militaire.Mais devant ces deux exemples, la pression est forte.La France peut-elle être le seul pays à partir en guerre sans tâter le pouls des élus?Or, avec une opinion publique majoritairement opposée à cette guerre, l\u2019issue d\u2019un éventuel vote parlementaire est pour le moins incertaine.«La France s\u2019est retrouvée dans une situation extrêmement difficile et aberrante », déplore Vincent Desportes, chercheur en stratégies militaires à Sciences Po.Selon lui, François Hollande était absolument convaincu de l\u2019imminence des frappes, et il tenait cette certitude du président américain lui-même.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il a réitéré son intention de participer à l\u2019attaque, dans une entrevue au ton très déterminé accordée au Monde, vendredi dernier.Pourtant, quand Barack Obama a pris tout le monde par surprise, samedi, il n\u2019a pas mentionné une seule fois son allié le plus indéfectible, la France, s\u2019insurge Vincent Desportes.«C\u2019est insupportable, entre alliés, ça ne se fait pas.» F ragi l i s é su r l e pla n intérieur, isolé sur le plan extérieur, le gouvernement français essayait de recoller les pots cassés, hier.Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a rencontré les représentants parlementaires de tous les partis, pour les convaincre d\u2019appuyer les frappes.Son bureau a aussi publié des notes de renseignement déclassifiées sur le programme chimique syrien, selon lesquelles le régime Assad serait en possession de 1000 tonnes d\u2019agents neurotoxiques.Et a bel et bien utilisé cet arsenal contre son propre peuple, le 21 août.Et puis, son gouvernement persiste et signe: il y aura bel et bien débat, demain, à l\u2019Assemblée nationale, sur la question de l\u2019attaque contre la Syrie.Mais malgré les demandes de l\u2019opposition et de quelques députés socialistes, pas question de soumettre la décision au vote.Reste à savoir si ce refus résistera à la pression.« Le président a tout pouvoir pour faire la guerre.Mais peut-il aujourd\u2019hui être le seul chef d\u2019État à user de la force sans un vote de la représentation nationale?», demande Libération.En at tendant , ces ter - giversations écorchent la crédibilité des grandes puissances, dénonce Vincent Desportes.Et ce n\u2019est sûrement pas la meilleure façon de « vendre » une intervention militaire anti-Assad au grand public, opposé à plus de 60% aux frappes militaires.« Je ne comprends pas où on va, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on veut s\u2019engager dans un conflit non maîtrisé, qui peut durer des années, comme en Afghanistan et en Irak», s\u2019inquiète le serrurier parisien Michel Marciano.Un sentiment de confusion assez représentatif de ce que m\u2019ont dit plusieurs Parisiens croisés hier.Aller en Syrie pourquoi, pour combien de temps, pour atteindre quels objectifs ?Pendant que les gouvernements hésitent, la population, elle, ne suit pas.François Hollande seul au front AGNÈS GRUDA CHRONIQUE Où est le piège?D\u2019abord, dans un calendrier imposé unilatéralement par Barack Obama, donnant l\u2019impression que le président Hollande est à la remorque des États-Unis.Et l\u2019exposant aux critiques de l\u2019opposition.PHOTO KENZO TRIBOUILLARD, AGENCE FRANCE-PRESSE François Hollande était absolument convaincu de l\u2019imminence des frappes, et il tenait cette certitude du président américain lui-même, selon Vincent Desportes, chercheur en stratégies militaires à Sciences Po.AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS \u2014 Le président syrien Bachar al-Assad a mis en garde hier contre le risque d\u2019une « guerre régionale » en cas d\u2019action militaire occidentale et menacé Paris de «répercussions négatives» sur les intérêts français.« Le Moyen-Orient est un baril de poudre et le feu s\u2019en approche aujourd\u2019hui (.).Tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera.Le chaos et l\u2019extrémisme se répandront.Le risque d\u2019une guerre régionale existe », a déclaré le président syrien, dans une entrevue accordée au journal Le Figaro.Alors que Washington et Paris tentent de convaincre leurs opinions de la nécessité de frapper le régime syrien accusé d\u2019avoir utilisé des armes chimiques, le président Assad a mis en garde contre une « politique hostile au peuple syrien».« Le peuple français n\u2019est pas notre ennemi, mais (.) dans la mesure où la politique de l\u2019État français est hostile au peuple syrien, cet État sera son ennemi».«Il y a aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France», a-t-il menacé.Le président F rançoi s Hol lande s \u2019est déclaré la semaine dernière «déterminé» à frapper le régime de Damas, accusé d\u2019avoir utilisé des armes chimiques le 21 août, et Paris a diffusé hier soir sur internet une «note de synthèse nationale de renseignement» selon laquelle ce jour-là, le régime syrien a lancé une attaque sur des quartiers de la banlieue de Damas tenus par l\u2019opposition, «associant moyens conventionnels et usage massif d\u2019agents chimiques».Mais, pour Bachar al-Assad, «si les Américains, les Français ou les Britanniques disposaient d\u2019une seule preuve, ils l\u2019auraient montrée dès le premier jour».Menace d\u2019une «guerre régionale» Bachar al-Assad sert un avertissement à la France PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Bachar al-Assad en entrevue avec le journal français Le Figaro Des poids lourds de l\u2019administration de Barack Obama participeront aujourd\u2019hui à une audition au Sénat américain pour défendre une intervention militaire en Syrie, où le président américain semblait prêt à renforcer l\u2019aide aux rebelles.Le secrétaire d\u2019État John Kerry, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel et le général Martin Dempsey témoigneront devant la commission des Affaires étrangères.M.Kerry reviendra demain au Capitole pour une audition à la Chambre des représentants.À l\u2019issue d\u2019une rencontre avec Barack Obama à la Maison-Blanche hier, les sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham ont qualifié de «catastrophique» un éventuel rejet par le Congrès de la résolution autorisant le recours à la force.\u2014 AFP Syrie Kerry et Hagel devant le sénat LA PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Le président de Verizon Communications affirme que son entreprise n\u2019est plus intéressée à s\u2019implanter sur le marché canadien.Le président Lowell McAdam a fait cette annonce hier après que Verizon eut accepté de payer 130 milliards $US pour les 45% des parts détenus dans Verizon Wireless par le fournisseur cellulaire britannique Vodafone.Le vice-président exécutif de Telus, Josh Blair, a affirmé que l\u2019annonce de Verizon est une bonne nouvelle.Il a toutefois déclaré hier que Telus s\u2019inquiète toujours de la politique gouvernementale concernant le spectre sans-fil qui sera disponible pour les fournisseurs sans-fil canadiens.Chez Bell, le porte-parole Mark Langton a qualifié la décision de Verizon de «nouvelle importante», mais a repris lui aussi les inquiétudes de M.Blair à propos des normes canadiennes.La perspective de l\u2019arrivée de Verizon avait provoqué un tollé chez les joueurs du marché canadien.Les principaux fournisseurs ont argué que les grands joueurs tels que Verizon auraient obtenu un avantage injuste en vertu des règles actuelles du secteur.Ces entreprises avaient également mis sur pied une campagne publicitaire pour affirmer qu\u2019elles seraient désavantagées si Verizon pouvait entrer sur le marché en vertu des règles actuelles.Selon Telus, Rogers et Bell, une entreprise étrangère misant pour obtenir une part du spectre pourrait présenter une offre pour deux blocs importants du spectre de 700 MHz, tandis que les trois principaux joueurs nationaux n\u2019auront accès qu\u2019à un bloc à la fois.Ottawa maintient sa position Une porte-parole du ministre de l\u2019Industrie James Moore a fait savoir que le choix de Verizon ne modifierait pas vraiment, voire pas du tout les plans d\u2019Ottawa pour la mise aux enchères du spectre.«Nous allons continuer d\u2019aller de l\u2019avant avec les enchères, tel que prévu», a dit Jessica Fletcher.Les compagnies ont jusqu\u2019au 17 septembre pour faire connaître leurs intentions, et personne n\u2019a donc de portrait complet de la situation avant cette date, poursuit Mme Fletcher.Verizon ne convoite plus le marché canadien PAUTRE TEXTE À LIRE SUR VERIZON DANS LA PRESSE AFFAIRES llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 A 11 NOS MÉDECINSVOUS ACCUEILLENT ACCÈSÀUNE MULTITUDE D\u2019EXAMENS ET DE PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ ICI MÊME POURQUOI ATTENDRE ?L\u2019évaluation médicale est défrayée par la RAMQ.MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR\u2026 \u2022 1 heure demon temps en vaut la peine.\u2022 Si des examens supplémentaires sont requis, la plupart des compagnies d\u2019assurances privées vous en rembourseront les frais.-Tous les tests sont faits au même endroit.- RENDEZ-VOUS RAPIDE AUCUNE BOÎTEVOCALE STATION DE MÉTRO GUY CONCORDIA 1665, rue Sainte-Catherine Ouest, 3e étage Montréal (Québec) H3H 1L9 514-370-8282 CMIPQ Clinique médicale ÉDITORIAL OPINION André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef DEBATS DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com POURNOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PUBLICITÉ 514.285.6931 VOUS AVEZ UNENOUVELLEÀNOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTREOPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca VÂNIA AGUIAR L\u2019auteure est la mère d\u2019un garçon déficient de 18 ans.Dans le contexte de la rentrée parlementaire et scolaire, une question fondamentale se pose : le Québec se soucie-til de ses enfants déficients ?«Pas vraiment », vous répondront leurs parents.À preuve, l\u2019école secondaire Irénée-Lussier d\u2019Hochelaga- Maisonneuve, à Montréal, d\u2019où, depuis 2007, sont lancés des appels de détresse auxquels nul ne répond, surtout pas nos instances gouvernementales.Quel est donc le problème de cette école spécialisée dont la population fragile se compose d\u2019élèves handicapés, déficients et même présentant des troubles graves de comportement?À la base, un manque criant d\u2019espace que les solutions de compromis mises en place (annexe ouverte à sept kilomètres de là, unités préfabriquées installées dans la cour d\u2019école.) n\u2019arrivent pas à résoudre.La clientèle ne cesse d\u2019augmenter et la promiscuité est devenue telle au sein des bâtisses qu\u2019elle compromet la sécurité du personnel et des élèves.Ces enfants n\u2019iront jamais au cégep ni à l\u2019université.Ils ne vont jamais envahir nos rues pour dénoncer l\u2019indifférence dont ils sont les victimes muettes.En leur infligeant un environnement quotidien grotesquement inadéquat, notre société leur vole leurs rares chances d\u2019apprendre, de s\u2019épanouir dans un lieu propice, d\u2019être respectés dans toutes les dimensions de leur humanité.Quand ils arrivent à dire : «pipi », ils ne devraient plus avoir l\u2019humiliation de souiller leur couche parce qu\u2019il n\u2019y a pas de toilettes à proximité.Et quand un des leurs en crise commet des gestes violents, chacun devrait pouvoir en être protégé grâce à une salle toute proche où l\u2019éducatrice pourrait l\u2019accompagner pour l\u2019apaiser.Demande de construction d\u2019une nouvelle école acheminée au ministère de l\u2019Éducation.Représentations auprès des députés successifs.Reportage diffusé à Radio-Canada le printemps dernier.Invitation lancée à la ministre Malavoy de venir visiter l\u2019école.Zéro résultat.Souliers neufs, sac à dos multicolore, papier, crayons mais pas ciseaux, mon fils Henri-Louis , comme des dizaines de milliers d\u2019autres petits Québécois, est rentré en classe la semaine dernière.La différence ?Son école à lui est un lieu dangereux où les professeurs sont forcés de parer au pire au lieu de simplement prodiguer à leurs petits protégés des soins et des savoirs pertinents.Nos enfants différents sont partie intégrante de la société québécoise de demain comme d\u2019aujourd\u2019hui.Sans la bienveillance du gouvernement, ils risquent d\u2019en être exclus.Quand l \u2019école I rénée- Lussier va-t-elle enfin devenir une priorité ?Madame la ministre, votre session, comme celle de mon fils, est commencée.Quand prévoyez- vous faire votre devoir?École déficiente OPINION En infligeant aux enfants déficients un environnement inadéquat, notre société leur vole leurs rares chances d\u2019apprendre et de s\u2019épanouir dans un lieu propice.PHILIPPE FAUCHER L\u2019auteur est professeur au département de science politique et chercheur au Centre d\u2019études et recherches internationales de l\u2019Université de Montréal (Cerium.ca) La timide sortie de récession de la zone euro (+0,3% au dernier trimestre) arrive à point.Les dirigeants du G20, réunis dans les ors du palais Constantin, en banlieue de Saint-Pétersbourg, jeudi et vendredi, pourront hisser les couleurs de l\u2019optimisme et discourir avec sincérité des mérites de la relance.Mais la reprise est fragile, les déficits demeurent incompressibles, alors que les dettes ne cessent d\u2019augmenter.Les coupes et les mesures de restriction budgétaire ont dépassé le seuil politique de l\u2019intolérable, il ne reste qu\u2019une solution: augmenter les revenus.Comme il n\u2019est plus possible de hausser les impôts, la seule avenue encore ouverte consiste à sanctionner l\u2019évasion fiscale où se cacheraient les milliards manquants.La chasse aux fraudeurs est lancée.L\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a proposé son plan d\u2019action aux membres du G20.La mondialisation est responsable de l\u2019érosion de la base d\u2019imposition: les achats transfrontaliers, le commerce en ligne, la mobilité de la main-d\u2019oeuvre, la multiplication des paradis fiscaux, les nouveaux instruments financiers, les prix de transfert dans le commerce intra-firme et l\u2019usage généralisé des cartes de crédit sont autant de moyens qui permettent aux multinationales, et accessoirement à quelques individus, de réduire leurs impôts.Le manque à gagner est important.Ainsi , le gouvernement français estime que les petits millions versés par les géants de l\u2019informatique, tous amér icains (Amazon, Apple, Google, Microsoft), 36 millions d\u2019euros en 2011, sont sans commune mesure avec un chiffre d\u2019affaires estimé à plusieurs milliards d\u2019euros.Les pratiques mises en cause ne sont pas illégales ; elles relèvent de la capacité des grandes firmes à délocaliser les revenus, bénéfices et actifs intangibles, comme les brevets, dans les pays où la législation fiscale est la plus avantageuse.Pensons à l\u2019Irlande, au Luxembourg ou encore à l\u2019État du Nevada.Ainsi, les conventions fiscales destinées à éviter la double imposition sont souvent transformées, grâce à une comptabilité créative, en double exemption.Au sommet du G8 en juin, à l\u2019initiative de la Grande- Bretagne, il a été question des paradis fiscaux et de la coopération internationale indispensable pour sanctionner l\u2019évasion fiscale.Dans son rapport de juillet, l\u2019OCDE propose l\u2019adoption de procédures automatiques d\u2019échanges d\u2019informations.La logique veut que documenter les pratiques d\u2019évitement des entreprises mène à un alignement des règles d\u2019imposition entre les juridictions.La transparence est louable, mais ne changera rien au fait que les États sont fondamentalement en concurrence.Les régimes fiscaux nationaux sont conçus pour attirer les investissements et l\u2019activité économique.Martin Wolf (Foreign Affa i rs , janvier 2001) présente les facteurs qui contribuent à accentuer la concurrence fiscale des États.Les bas coûts de transaction (internet) et des transports favorisent la mobilité et donc accroissent la concurrence entre régimes fiscaux.C\u2019est pourquoi les entreprises se délocalisent et que nous allons magasiner à Plattsburgh.La volonté de diminuer la concurrence entre régimes fiscaux revient à créer un cartel des taxes réunissant les pays développés d\u2019où opèrent les multinationales.Puisque les pays où les taxes sont faibles sont dénoncés comme des «paradis », on doit s\u2019attendre à ce que l\u2019alignement souhaité revienne à généraliser «l\u2019enfer ».Malgré les réticences des États-Unis, le plan de l\u2019OCDE sera adopté et appliqué, les abus seront sa nct ionnés pour l\u2019exemple, sans grands bénéfices pour les finances publiques.Mais l\u2019avantage compétitif que des pays retirent d\u2019une fiscalité accommodante fera échec aux volontés d\u2019alignement.Pour convaincre les citoyens et les entreprises de payer leurs impôts, les gouvernements n\u2019auront alors d\u2019autre choix que d\u2019assurer des services de qualité au meilleur prix.Le cartel des taxes Comme il n\u2019est plus possible de hausser les impôts, la seule avenue consiste à sanctionner l\u2019évasion fiscale où se cacheraient les milliards manquants.LAPRESSE.CA/DEBATS LE BLOGUE DEL\u2019ÉDITO Obama et la Syrie : une décision aux conséquences considérables par André Pratte LAQUESTIONDUJOUR Si les États-Unis lancent une attaque contre le gouvernement syrien, craignez-vous que le conflit se propage aux pays voisins de la Syrie ?Oui \u203a 71%Non \u203a 21% Je ne sais pas \u203a 8% Résultats à 16 h, hier: 7807 répondants PHOTO REUTERS FRANÇOISCARDINAL francois.cardinal@lapresse.ca Il reste maintenant deux mois avant le jour J, deux mois pendant lesquels les candidats à la mairie de Montréal devront démontrer qu\u2019ils sont au diapason de la métropole, des électeurs.et de leurs frustrations.Les derniers mois ont servi à mettre la table, à présenter les candidats, mais aujourd\u2019hui, la véritable campagne commence.Les brefs ne seront certes émis que le 20 septembre, mais avec la rentrée vient une écoute plus grande des électeurs, un fait qui pourrait s\u2019avérer encore plus vrai cette année.D\u2019abord en raison des problèmes que l\u2019on sait à la Ville, de l\u2019intérêt que les Montréalais ont porté à la politique récemment et du renouvellement que plusieurs appellent de leurs voeux.Ensuite, par la présence de nouveaux candidats qui, si l\u2019on se concentre sur les trois équipes ayant une présence au conseil municipal, offrent un choix clair entre des approches et, surtout, des priorités distinctes.Richard Bergeron souhaite principalement retenir les familles dans l\u2019île, toutes les propositions de Projet Montréal ayant cette priorité pour finalité.Son avantage, c\u2019est qu\u2019il connaît mieux la Ville que ses adversaires, il a une connaissance plus fine des enjeux de transport et d\u2019urbanisme.Mais s\u2019il souhaite s\u2019étendre en dehors de l\u2019axe est de la ligne orange, il devra prouver qu\u2019il est moins dogmatique et plus pragmatique qu\u2019il ne le laisse parfois paraître.Denis Coderre, pour sa part, souhaite ramener la confiance des Montréalais et des employés de la Ville envers leur métropole.Ses atouts: son charisme et son bagout.Son handicap, par contre, est d\u2019avoir fondé son équipe sur les cendres d\u2019Union Montréal.Le défi de M.Coderre sera de démontrer qu\u2019il n\u2019est pas au municipal pour se magasiner un lieu de pouvoir, qu\u2019il a plus que des slogans pour Montréal et, surtout, qu\u2019il est en mesure de rompre avec les noires années du parti qu\u2019il a avalé.Quant à Marcel Côté, sa priorité est de transformer profondément la gestion de la Ville.Sa carte maîtresse, outre sa formation d\u2019économiste, est la vaste expérience acquise chez Secor à décortiquer d\u2019innombrables enjeux montréalais.Mais pour en profiter, il devra d\u2019abord se faire connaître du plus grand nombre, lui qui n\u2019a ni l\u2019aisance ni la verve de ses adversaires.Il devra aussi donner une direction, une cohérence et une raison d\u2019être à la coalition qu\u2019il a formée avec Louise Harel.Cela dit, au-delà de leur priorité, MM.Bergeron, Coderre et Côté devront prouver qu\u2019ils sont en mesure de proposer des solutions pour l\u2019ensemble des enjeux municipaux (ce qui n\u2019est pas évident si l\u2019on se fie au débat du mois dernier).Ils devront dire comment ils comptent accroître l\u2019influence de Montréal auprès du gouvernement.Et ils devront expliquer comment ils s\u2019y prendront pour apaiser la colère et le cynisme des citoyens.C\u2019est aujourd\u2019hui que les candidats franchissent la ligne de départ avec l\u2019objectif, justement, de donner à Montréal un nouveau départ.La ligne de départ Les trois principaux candidats à la mairie de Montréal offrent un choix clair entre trois priorités distinctes.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 À BIEN Y PENSER DEBATS LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Les thuriféraires de la laïcité qui veulent transposer ici le modèle français ignorent l\u2019histoire, la leur comme celle de la France.La laïcité, en France, a résulté d\u2019un siècle de batailles féroces entre les partisans de l\u2019ancien régime, puissamment soutenus par l\u2019Église et l\u2019armée, et les démocrates qui tenaient aux acquis de la Révolution de 1789.Toute l\u2019histoire du XIXe siècle a été marquée par des affrontements souvent sanglants entre «calotins» et républicains.L\u2019histoire du Québec est tout autre.Une longue soumission à l\u2019Église suivie d\u2019une «révolution» bien tranquille.Il aura suffi d\u2019une chiquenaude (la rébellion pacifique des nouvelles élites) pour que l\u2019édifice déjà vermoulu s\u2019effondre, sans même que le clergé réagisse.Il n\u2019y a jamais eu une tradition laïque enracinée et continue au Québec.Même à l\u2019époque de la Révolution tranquille, le Mouvement laïque ne rassemblait qu\u2019une poignée de personnes et il est vite tombé dans l\u2019oubli.Détail significatif : c\u2019est le même homme, Daniel Baril, qui est le porteparole de ce mouvement depuis.40 ans ! On ne peut pas dire que le groupe se soit renouvelé ! La découverte du concept de laïcité, au Québec, a coïncidé très exactement avec la « crise » (crise manufacturée par quelques démagogues à grande gueule) des accommodements raisonnables.N\u2019en cherchons pas la raison.Il s\u2019agit de la réaction viscérale d\u2019un peuple jusqu\u2019ici homogène à l\u2019immigration de minorités visibles.La laïcité a le dos large, assez large pour servir de paravent à la xénophobie.Le même phénomène se produit en France, où la leader d\u2019extrême droite Marine Le Pen n\u2019a que ce mot à la bouche pour justifier son programme antiimmigration.L\u2019islamophobie, qui est, faut-il dire, plus répandue en France qu\u2019au Québec, s\u2019abrite aujourd\u2019hui derrière de nobles principes comme l\u2019égalité homme-femme.et tant pis si les premières victimes de cette absurde chasse au foulard sont des femmes vulnérables, et tant pis si cet engouement suspect pour la laïcité pure et dure réduit au rang de valeur secondaire la liberté de religion (une liberté fondamentale analogue à la liberté de pensée et d\u2019expression).La laïcité n\u2019est plus une valeur de gauche en France, pas plus d\u2019ailleurs qu\u2019au Québec, la preuve en étant que Québec solidaire s\u2019est dissocié du projet de charte du PQ.C\u2019est le signe que ce débat-là, loin d\u2019être un affrontement entre souverainistes et non-souverainistes, met en jeu deux visions de la société, l\u2019une axée sur l\u2019ouverture et la tolérance, l\u2019autre sur la peur et le repli.Le Québec devrait s\u2019inspirer de la France dans d\u2019innombrables domaines, mais pas dans celui-là.Ce serait la singer dans ce qu\u2019elle a de plus contestable, notamment son indifférence à l\u2019endroit des grandes libertés individuelles qui prévalent en Amérique du Nord.L\u2019État français s\u2019est donné plusieurs législations qui vont contre la liberté d\u2019exprimer des opinions politiquement incorrectes.La France, grande partisane de la « diversité culturelle » (pour protéger son cinéma), refuse de reconnaître les langues régionales (basque, breton, occitan, etc.) qui vivotent encore sur son territoire malgré des siècles d\u2019oppression.Sur les dizaines de milliers d\u2019élus à divers niveaux, les musulmans se comptent sur les doigts d\u2019une main.Après avoir interdit la kippa et le simple foulard aux écoliers, l\u2019État interdit maintenant l\u2019espace public aux (rarissimes) femmes portant le niqab, ce qui force la police à contrôler leur identité \u2013 une répression inutile et vexatoire qui a donné lieu à des confrontations explosives.La culture authentique du Québec n\u2019est pas celle de la France.C\u2019est celle d\u2019une société nord-américaine de tradition libérale.D\u2019où le fait que la laïcité à la québécoise ne peut être que modérée, ouverte et inclusive, sur le modèle du rapport Bouchard-Taylor.Laïcité : une idée importée La laïcité à la québécoise ne peut être que modérée, ouverte et inclusive, sur le modèle du rapport Bouchard-Taylor.JONATHAN GUILBAULT L\u2019auteur est diplômé en théologie et en philosophie.Il collabore régulièrement à notre section Débats.Puisque le gouvernement péquiste a manifestement réussi dans sa tentative de ramener la question identitaire au coeur du débat public, aussi bien en faire le tour à nouveau.Or, si on parle des symboles religieux dans le débat qui a cours, on s\u2019est peu étendu, jusqu\u2019à présent, sur la place du crucifix à l\u2019Assemblée nationale.Son retrait était recommandé par la commission Bouchard-Taylor.De fait, la présence d\u2019un symbole religieux en plein coeur de l\u2019arène où se déroulent les délibérations politiques d\u2019un État laïque paraît incohérente.Toutefois, puisqu\u2019une majorité de Québécois semblent tenir à son maintien, tous les partis, à l\u2019exception de Québec solidaire, assurent ne pas vouloir le décrocher.Pas de profit électoral à faire de ce côté.Dans le milieu catholique québécois, on est encore bien moins pressé à retirer ce crucifix.On se croise plutôt les doigts pour que l\u2019opinion populaire ne fasse pas volte-face sur cette question.Pourtant, le statu quo dessert l\u2019intérêt véritable des chrétiens.Pourquoi?Tout d\u2019abord parce que le crucifix de l\u2019Assemblée nationale n\u2019élève pas tant l\u2019esprit vers Dieu qu\u2019il rappelle le copinage de l\u2019Église et d\u2019un gouvernement habile à la manipuler.En effet, le crucifix dont il est question est un cadeau qu\u2019a offert Duplessis à l\u2019Église en 1936.Un cadeau empoisonné : alors que l\u2019Église croyait ainsi sauvegarder quelque chose de son vieux rêve politico-spirituel d\u2019établir un royaume de Dieu a mare usque ad mare, d\u2019un océan à l\u2019autre, elle se faisait plutôt lier les mains par le nouveau premier ministre.Bref, le crucifix du Salon bleu suggère avant tout l\u2019instrumentalisation de la religion par le politique et la complaisance de l\u2019Église envers celui-ci.Rien de bien glorieux, tant pour les chrétiens que pour les partisans d\u2019un État laïque.Bien plus, un autre péril guette encore: le crucifix, entre les murs de l\u2019Assemblée nationale, perd de sa force symbolique propre, devient de plus en plus un élément de folklore.En effet, la seule raison invoquée pour ne pas retirer le crucifix repose sur sa valeur patrimoniale.Autrement dit, le crucifix est toléré parce qu\u2019il est considéré comme un artefact plutôt que comme un symbole religieux.Je peux comprendre qu\u2019un non-croyant ne se formalise guère de cette relégation du crucifix aux côtés des ceintures fléchées.Mais ça devrait inquiéter les chrétiens.En va-t-il de même des croix de chemin, de celle coiffant le mont Royal, etc.?Pas exactement.Ces croix jouent un rôle culturel et historique, c\u2019est vrai; mais elles continuent aussi à remplir leur office religieux : une croix de chemin qui surgit dans l\u2019immensité du paysage peut encore, pour le passant, pointer vers le ciel.Ce n\u2019est pas le cas du crucifix dans l\u2019enceinte du parlement, complètement réduit à son rôle de babiole commémorative.On ne saurait sous-estimer le danger que représente la folklorisation.Pensons à la monarchie anglaise : elle n\u2019opère absolument plus sur le plan pour lequel elle était constituée: gouverner.Elle existe encore, bien sûr, mais l\u2019identité britannique ne s\u2019y alimente plus que superficiellement, et surtout par le biais de la presse à potins.Est-ce là le destin du catholicisme au Québec?On n\u2019attrape pas la foi en laissant notre regard glisser sur le crucifix à l\u2019Assemblée nationale.Non seulement sa présence est-elle incohérente, mais elle ne sert aucunement les intérêts chrétiens.Au contraire.En ce moment, un symbole puissant, qui joue un rôle considérable chez bien des Québécois, est en train d\u2019agoniser sur la croix du patrimoine.Il vaudrait mieux l\u2019enlever de là au plus tôt, car dans le processus de folklorisation survient un point de nonretour où il n\u2019y a plus de résurrection possible.Le crucifix folklorique Non seulement la présence du crucifix à l\u2019Assemblée nationale est-elle incohérente, mais elle ne sert aucunement les intérêts chrétiens.GEORGES PAQUET Diplomate canadien à la retraite, l\u2019auteur a été en poste en France, auprès de l\u2019Union européenne, auprès du Vatican, en Haïti, au Nigeria et en Côte d\u2019Ivoire.La ligne rouge tracée par le président Barack Obama, il y a un an, a été allègrement dépassée par le président Bachar al-Assad, et le nombre de ses victimes dépasse maintenant les 110 000.Le secrétaire d\u2019État des États-Unis, John Kerry, a fait une démonstration convaincante de la responsabilité du régime syrien dans les bombardements au gaz toxique des populations civiles.On attendait d\u2019un instant à l\u2019autre les frappes promises par le président Obama.Mais voilà que ce dernier a décidé de mettre les choses en attente afin de consulter le Congrès sur les actions qu\u2019il envisage de prendre.Il s\u2019agit d\u2019une situation inédite dans l\u2019histoire des relations du président des États-Unis avec les élus de la Chambre et du Sénat, mais c\u2019est aussi la première fois qu\u2019un président américain prend le risque de voir son pouvoir de décision réduit, quelle que soit l\u2019issue du vote attendu du Congrès dans environ une semaine.En effet, si le Congrès refuse d\u2019autoriser le président à procéder aux frappes ciblées qu\u2019il envisage en Syrie, son autorité vis-à-vis des leaders étrangers, mais aussi devant ses concitoyens, sera pratiquement démolie.Mais même si le Congrès lui accorde la marge de manoeuvre qu\u2019il sollicite, son autorité sera réduite, car la Constitution donnait jusqu\u2019à maintenant la latitude au président de procéder à des actions militaires ciblées en cas de menaces sérieuses à la sécurité ou aux intérêts des États- Unis, ou en cas de graves violations des impératifs moraux partagés par la communauté internationale.Or, on ne voit pas comment le président Obama ou son successeur pourra à l\u2019avenir éviter de consulter le Congrès avant de procéder à de quelconques représailles militaires contre des violateurs de la paix, des conventions ou des normes partagées par nos démocraties.Bien sûr, le pire des scénarios, qu\u2019il ne faut pas du tout exclure, c\u2019est que le Congrès, à cause de votes négatifs à la Chambre des représentants dominée par les républicains, inflige une décision négative au projet soumis par le président.L\u2019autorité morale, politique et militaire des États-Unis sera affaiblie à un niveau gênant pour de nombreuses années.Les dictateurs n\u2019auront rien à craindre pendant un bon bout de temps.Heureusement, les optimistes pensent que le Congrès ne se résoudra pas à humilier ainsi le président et son propre pays.Je n\u2019en suis pas du tout certain.Le coup de poker d\u2019Obama Si le Congrès refuse d\u2019autoriser le président Obama à procéder à des frappes en Syrie, son autorité vis-à-vis des leaders étrangers sera démolie.PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Le crucifix du Salon bleu suggère avant tout l\u2019instrumentalisation de la religion par le politique et la complaisance de l\u2019Église envers celui-ci.Le quart Tim Tebow a été libéré par les Patriots et les Alouettes possèdent les droits sur lui dans la Ligue canadienne de football.Avec la charte des valeurs du Parti québécois, Tebow aura-t-il le droit de faire sa prière sur les lignes de côté ?\u2014 Denis Lecours, Chambly llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 3 S E P T E M B R E 2 0 1 3 A 13 Le consommateur avise lit les petits caracteres : ö, ƒ¶, ^, }.Les offres de cette annonce sfappliquent a la livraison au detail des modeles neufs selectionnes achetes entre le 1er aout et le 3 septembre 2013 aupres des concessionnaires participants et peuvent etre modifiees sans preavis.Le concessionnaire peut devoir echanger ou commander un vehicule (le cas echeant).Le concessionnaire peut vendre ou financer a prix moindre.Un acompte peut etre demande.Voyez votre concessionnaire participant pour les details et conditions.ö Les economies totales comprennent une remise au comptant (Ram Heavy Duty 2013 selectionnes : 7 000 $ et Ram 1500 2013 selectionnes : 9 250 $) et un boni au comptant de fidelisation et de conquete (1 500 $).Certaines conditions sfappliquent.Voyez votre concessionnaire participant pour les details et conditions.ƒ¶ Les remises au comptant sont offertes sur la plupart des modeles neufs 2013 et sont deduites du prix negocie avant lfapplication des taxes.La remise de 7 000 $ est applicable aux modeles Ram Heavy Duty 2013 selectionnes (a lfexception des modeles chassis-cabine).Les quantites sont limitees a 574 camions Ram Heavy Duty.La remise de 9 250 $ est applicable aux modeles Ram 1500 2013 selectionnes (a lfexception des modeles Ram 1500 a cabine simple 4X2 et 4X4 2013, qui se qualifient pour une remise de 7 000 $).Voyez votre concessionnaire participant pour tous les details et conditions.^ Le boni au comptant de fidelisation et de conquete de 1 500 $ sur les pick-up Ram selectionnes est offert a lfachat au detail dfun modele Ram 2500/3500 2012 et 2013 (a lfexclusion des modeles Ram chassis-cabine) et Ram 1500 2013 (a lfexclusion des modeles a cabine simple) et est deduit du prix negocie apres lfapplication des taxes.Les clients admissibles sont les proprietaires dfun pick-up Dodge ou Ram ou les proprietaires ou locataires dfun pick-up dfun autre manufacturier.Le vehicule doit avoir ete achete ou loue par le client admissible et enregistre a son nom au plus tard le 1er mars 2013.Une preuve de propriete ou dfentente de location sera exigee.Les travailleurs specialises agrees ou ceux qui suivent une formation de travailleurs specialises sont egalement admissibles.Ceci inclut les travailleurs agrees, les travailleurs certifies et les clients qui terminent un certificat dfapprentissage.Une preuve de licence ou un certificat de travailleur specialise sera exigee.Certaines conditions sfappliquent.Lfoffre prend fin le 3 septembre 2013.Consultez votre concessionnaire pour tous les details.} Le taux de financement a lfachat de 3,99 % jusqufa 96 mois est offert aux clients admissibles sous reserve de lfapprobation de credit par la RBC Banque Royale, la Banque Scotia et Financement Auto TD et est applicable a tous les modeles Ram 2013.Exemples : Ram 3500 Laramie a cabine dfequipe 4X4 2013 (D28P92 + 26H + WLA) avec un prix dfachat de 55 490 $ (incluant une remise au comptant de 7 000 $ et un boni de fidelisation/ conquete de 1 500 $), finance a un taux de 3,99 % pour 96 mois sans aucun acompte (0 $) equivaut a 208 paiements aux deux semaines de 311,85 $, des frais de credit de 9 374,80 $ et une obligation totale de 64 864,80 $; Ram 1500 Laramie a cabine dfequipe 4X2 2013 avec RamBoxMD (DS1P98 + 25H + XB9) avec un prix dfachat de 38 495 $ (incluant une remise au comptant de 9 250 $ et un boni de fidelisation/conquete de 1 500 $), finance a un taux de 3,99 % pour 96 mois sans aucun acompte (0 $) equivaut a 208 paiements aux deux semaines de 216,34 $, des frais de credit de 6 503,72 $ et une obligation totale de 44 998,72 $.ƒ¢ Affirmation basee sur la segmentation dfAutomotive News.Donnees basees sur le Guide de consommation de carburant 2013 de Ressources naturelles Canada (RNCan).7,8 L/100 km (36 mpg) sur route et 11,4 L/100 km (25 mpg) en ville pour le modele Ram HFE 2013 avec moteur V6 de 3,6 L a transmission 8 vitesses 4X2.Les methodes dfessai utilisees sont celles du gouvernement du Canada.La consommation dfessence de votre vehicule varie selon le groupe motopropulseur, vos habitudes de conduite et dfautres facteurs .a des fins de comparaison seulement.Voyez votre concessionnaire pour des precisions supplementaires sur le programme EnerGuide.** Affirmation basee sur la longevite de lfensemble de la gamme de pick-up Ram par rapport a la longevite des gammes de pick-up competitifs.Selon lfetude de R.L.Polk Canada, Inc.des vehicules canadiens des annees modeles 1987 a 2011 en operation au 30 juin 2011.\u2039 Affirmation basee sur la segmentation des pick-up pleine grandeur dfAutomotive News.Le modele et lfequipement de remorquage specifiques sont requis pour obtenir la cote maximale.Voyez votre concessionnaire pour tous les details.Le sceau Best Buy est une marque de commerce de Consumers Digest Communications LLC et utilisee sous licence.MD Hemi est une marque deposee de Chrysler Group LLC et utilisee sous licence.MD Cummins est une marque deposee de Cummins, Inc.MD Jeep est une marque deposee de Chrysler Group LLC et utilisee sous licence.MD RamBox est une marque deposee de Chrysler Group LLC et utilisee sous licence.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistree de SiriusXM Satellite Radio Inc.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler .JeepMD .Dodge .RAM LIQUIDATION TOTALE 8 500$ö NOUVEAU! ECONOMISEZ JUSQUfA Capacite de remorquage de 30 000 lb\u2039 385 ch et 850 lb-pi de couple (avec transmission Aisin)\u2039 LE SEUL PICK-UP HD A VOUS OFFRIR LES LEGENDAIRES MOTEURS HEMIMD ET CUMMINSMD OU CHOISISSEZ 10 750$ö LE TOUT NOUVEAU RAM 1500 2013 ECONOMISEZ JUSQUfA SUR UN MODELE DE LA GAMME DE PICK-UP LA PLUS DURABLE AU PAYS** LES ECONOMIES INCLUENT: 7000 $ EN REMISE AU COMPTANTƒ¶ + 1500 $ EN BONI OFFERT AUX PROPRIETAIRES ACTUELS DE PICK-UP OU AUX TRAVAILLEURS SPECIALISES DETENANT UNE CARTE DE COMPETENCE OU DfAPPRENTI^ et sont applicables aux modeles Ram Heavy Duty 2013 selectionnes (a lfexception des modeles Ram chassis-cabine).Les quantites sont limitees a 574 camions Ram Heavy Duty.Les modeles a chassis-cabine sont exclus de lfoffre du boni de 1500$.LES ECONOMIES INCLUENT: 9250$ EN REMISE AU COMPTANTƒ¶ + 1500$ EN BONI OFFERT AUX PROPRIETAIRES ACTUELS DE PICK-UP OU AUX TRAVAILLEURS SPECIALISES DETENANT UNE CARTE DE COMPETENCE OU DfAPPRENTI^ et sont applicables aux modeles Ram 1500 2013 selectionnes (a lfexception des modeles Ram a cabine simple 4X2 et 4X4 2013).Les modeles a cabine simple sont exclus de lfoffre du boni de 1 500 $.GAGNANT áMEILLEUR ACHAT2013 â DE CONSUMERS DIGEST LE TOUT NOUVEAU RAM HEAVY DUTY 2013 Ram 3500 Heavy Duty Laramie 2013 montre DfUN TAUX DE FINANCEMENT A LfACHAT DE 3,99%} JUSQUfA 96 MOIS ET PROFITEZ DfUN TAUX DE FINANCEMENT A LfACHAT DE 3,99%} JUSQUfA 96 MOIS ET PROFITEZ CHANGEZ POUR NOS CAMIONS LEGENDAIRES Ram1500 Laramie a cabine dfequipe 4X2 2013 avec RamBoxMD montre MEILLEURE ECONOMIE DfESSENCE AVEC RAM HFE 2013 ____AUSSI PEU QUE ____ SUR ROUTE 36 MPGƒ¢ 7,8L/100KM www.camionram.ca "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.