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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2013-09-25, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts ARTS CINÉMA Gabrielle représentera le Canada dans la course aux Oscars.Voyez des photos, la bande-annonce, des extraits et lisez la critique du film à lapresse.ca/gabrielle PHOTO RYAN REMIORZ, LA PRESSE CANADIENNE La réalisatrice de Gabrielle, Louise Archambault HUGODUMAS TROP CAPRICIEUSES, LES CÉLIBATAIRES D\u2019ALLUME-MOI?PAGE 3 MARCCASSIVI LE FNC DÉVOILE SA PROGRAMMATION PAGE 2 MARCELDUBÉ LECOEUR DANS LA ZONE PAGE 6 MARC-ANDRÉ LUSSIER Le film Gabrielle a été choisi hier par le comité de sélection pancanadien des Oscars pour représenter le Canada dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.Le second long métrage de Louise Archambault (Familia) prend position sur la ligne de départ d\u2019une course qui pourrait, dans le meilleur des cas, lui valoir l\u2019une des cinq nominations possibles dans la catégorie.Au cours des trois dernières années, les films québécois Incendies (Denis Vil leneuve), Monsieur Lazhar (Philippe Falardeau) et Rebelle (Kim Nguyen) ont été retenus parmi les finalistes.« Cette nouvelle a fait chanter mon coeur ! » a déclaré l\u2019auteure cinéaste lors d\u2019une conférence de presse organisée par Téléfilm Canada, qui est chargé de mettre sur pied le comité d\u2019experts mandaté pour choisir la candidature canadienne.« C\u2019est une très belle reconnaissance, a ajouté la réalisatrice.Je partage cet honneur avec tous ceux qui ont inspiré ce film.» Mettant en vedette Gabrielle Mar ion-R iva rd , Alexandre Landry, Mélissa Désormeaux- Pou l i n e t Benoî t Gou i n , Gabrielle relate la quête d\u2019indépendance d\u2019une jeune femme de 22 ans atteinte d\u2019un handicap intellectuel, douée pour le chant et la musique.Quand cette dernière tombe amoureuse d\u2019un chanteur de la chorale dont elle fait partie, atteint de déficience lui aussi, Gabrielle réclame son droit au bonheur.Voir OSCARS en page 4 Philippe Bond MONTRÉAL MERCREDI 25 SEPTEMBRE 2013 LES mErvEiLLES du jour LES SEcrEtS dE La nuit jardinS dE LumièrE jusqu\u2019au 3 novembre moSaïcuLturES jusqu\u2019au 29 septembre PIE-IX ACHETEZ VOSBILLETS EN LIGNE ! espacepourlavie.ca dernièresemaine ! ARTS MARC CASSIVI CHRONIQUE «Bienvenue au fe s - tival le plus sexy des Amériques ! » a lancé d\u2019entrée de jeu Claude Chamberlan hier, à l\u2019occasion du dévoilement de la programmation du 42e Festival du nouveau cinéma (FNC).Peut-être pas le plus sexy des Amériques, mais sans doute le plus alléchant des festivals de films de Montréal.Le FNC s\u2019ouvrira le 9 octobre avec Triptyque de Robert Lepage et Pedro Pires, une adaptation de la pièce-fleuve de Lepage, Lipsynch, présentée au Festival de Toronto.Jusqu \u2019au 20 octobre , le Festival présentera 146 longs métrages (dont 39 premières mondiales), parmi lesquels le film de clôture La danse de la réalité, du vénérable et fantasque cinéaste franco-chilien Alejandro Jodorowsky.« Primeurs mondiales ou pas, on s\u2019en fout.On n\u2019a choisi que the best !» a déclaré Claude Chamberlan avec sa verve habituelle.Le menu du FNC puise encore une fois abondamment dans la programmation des grands festivals internationaux (Berlin, Cannes, Venise), mais étonnamment peu cette année dans celle de Toronto.Parmi les « absents » notables, on compte la sensation du dernier TIFF, 12 Years a Slave de Steve McQueen (qui prendra pourtant l\u2019affiche le 18 octobre), ainsi que les films des Québécois Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club) et Denis Villeneuve (Enemy, d\u2019après une oeuvre du Prix Nobel José Saramago).Parmi les plus connus des 16 titres qui composent la compétition internationale pour la Louve d\u2019or (dotée d\u2019une bourse de 15 000$), on retrouve en revanche Tom à la ferme de Xavier Dolan (Prix de la critique au Festival de Venise), Heli du Mexicain Amat Escalante (Prix de la mise en scène à Cannes), le sulfureux L\u2019inconnu du lac d\u2019Alain Guiraudie, très remarqué lors de sa présentation dans la section Un certain regard à Cannes, ainsi que Arwad, des Québécois Samer Najari et Dominique Chila.En présentation spéciale, le FNC proposera 26 films, parmi lesquels A Touch of Sin de Jia Zhang Ke (Prix du scénario à Cannes), All Is Lost de J.C.Chandor, avec Robert Redford, Closed Curtain de l\u2019Iranien Jafar Panahi, Le dernier des justes de Claude Lanzmann, Le démantèlement du Québécois Sébastien Pilote, Devil\u2019s Knot d\u2019Atom Egoyan, Stray Dogs de Tsai Ming-Liang (Grand Prix du jury à Venise) et Gare du Nord de Claire Simon (avec la Québécoise Monia Chokri), qui animera une classe de maître le 14 octobre au cinéma Excentris.La liste complète des «délicieux invités » (dixit Claude Chamberlan), dont l\u2019ex-star du porno Annie Sprinkle, devra i t êt re dévoi lée la semaine prochaine.Dans la compétition canadienne sont attendus les films Gerontophilia de Bruce LaBruce, Whitewash d\u2019Emanuel Hoss-Desmarais (primé au dernier Festival de Tribeca), ainsi que Secondaire V de Guillaume Sylvestre et Une vie pour deux de Luc Bourdon et Alice Ronfard.Une nouveauté cette année : des projections extérieures au Parterre du Quartier des spectacles, comme au Festival des films du monde.Y sera notamment projeté Pink Floyd : Live at Pompeii, en présence du réalisateur Adrien Maben, et Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone, grâce à une nouvelle collaboration avec le Festival Fantasia ayant donné naissance au Projet Django, consacré au western spaghetti.La section Temps Zéro, dirigée par l\u2019enthousiaste Julien Fonfrède, fera de nouveau la part belle au cinéma dit de genre, avec des nouveautés de Sion Sono, Ben Wheatley et James Franco.Les cinéastes Denis Côté et Chloé Robichaud se prêteront quant à eux à un exercice original : commenter leurs plus récents films en direct, lors d\u2019une projection gratuite.Une Louve d\u2019honneur sera remise au cinéaste américain d\u2019origine lituanienne Jonas Mekas et un hommage sera rendu à plusieurs disparus, notamment le producteur Jean Dansereau, l\u2019actrice Hélène Loiselle et le cinéaste Arthur Lamothe, disparu la semaine dernière.Le 42e Festival du nouveau cinéma sera dédié à la mémoire du «beau Michel Brault », a précisé hier Claude Chamberlan.S Pour joindre notre chroniqueur : mcassivi@lapresse.ca 42e FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA Dolan, Escalante et Guiraudie en compétition Jusqu\u2019au 20 octobre, le Festival présentera 146 longs métrages (dont 39 premières mondiales), parmi lesquels le film de clôture «La danse de la réalité», du vénérable et fantasque cinéaste franco-chilien Alejandro Jodorowsky.LE DÉMANTÈLEMENT Sébastien Pilote Prix du scénario à la Semaine de la critique du dernier Festival de Cannes, Le démantèlement du Québécois Sébastien Pilote est un très beau film, lumineux et mélancolique, fait de silences éloquents et d\u2019images magnifiques.Une oeuvre subtile sur la transmission des valeurs et du patrimoine, et sur le déracinement d\u2019un homme à la croisée des chemins.Avec l\u2019acuité du regard d\u2019un documentariste, Sébastien Pilote (Le vendeur) sonde une nouvelle fois l\u2019âme d\u2019un homme mûr solitaire, un éleveur de moutons (formidable Gabriel Arcand) faisant le bilan de sa vie.À VOIR AU FNC LA GRANDE BELLEZZA Paolo Sorrentino Une mise en scène éblouissante.Une caméra qui glisse sur les lieux et les personnages comme celle de Malick.Un univers romain excentrique qui rappelle inévitablement celui de Fellini.Les couleurs, les éclairages, les expressions, les idées foisonnantes et extravagantes.Toni Servillo, en auteur mythique d\u2019un seul roman recyclé en dandy mondain, est formidable (comme du reste dans Il Divo du même Sorrentino).Mais avec une durée de 2 h 40, le film est trop long, confus, et perd son souffle après la disparition abrupte d\u2019un personnage secondaire pourtant important.WHITEWASH Emanuel Hoss-Desmarais Ce film mettant en vedette Thomas Haden Church et Marc Labrèche a valu au jeune cinéaste québécois Emanuel Hoss-Desmarais le prix du meilleur réalisateur d\u2019un premier long métrage de fiction au plus récent Festival du film de Tribeca.Il s\u2019agit d\u2019une comédie noire sur fond d\u2019hiver racontant le parcours singulier d\u2019un homme qui, rongé de culpabilité après avoir mortellement heurté un individu avec sa chenillette, amorce un lent processus de rédemption au coeur de la forêt boréale.TOM À LA FERME Xavier Dolan Prix de la critique internationale à la Mostra de Venise, Tom à la ferme de Xavier Dolan est une adaptation libre de la pièce de Michel Marc Bouchard.« Après s\u2019être laissé emporter par les fulgurances de Laurence Anyways, Xavier Dolan s\u2019est recentré sur une histoire qui appelle une certaine sobriété dans le traitement narratif.Pendant 95 minutes, le spectateur n\u2019a pratiquement aucun répit, aucune occasion de reprendre son souffle.Du début à la fin, Tom à la ferme est conjugué au mode \u201cintense\u201d.C\u2019est à prendre ou à laisser », écrivait le collègue Marc-André Lussier à Venise au début du mois.ALAIN DE REPENTIGNY Pop Montréal aime bien investir des endroits inusités pour y tenir ses concerts présentés dans une cinquantaine de salles.D\u2019aujourd\u2019hui à dimanche, le festival, qui célèbre son 12e anniversaire, a organisé des concerts à la Fédération ukrainienne, rue Hutchison, quelques années avant qu\u2019Arcade Fire ne fasse connaître cette ancienne synagogue des années 30 d\u2019un plus vaste public en y jouant cinq soirs en février 2007.« Quand on a commencé à s\u2019installer dans des lieux alternatifs, ça se prêtait bien au contexte de notre festival, explique le directeur de Pop Montréal, Dan Seligman.Notre festival a un esprit communautaire et c\u2019est normal qu\u2019on présente des concerts dans des égl ises ou des anciennes écoles qui ont été bâties pour rassembler les gens.Les gens ont apprécié et ça nous a encouragés à trouver d\u2019autres lieux intéressants.» Un peu de magie Ces lieux moins fréquentés, sinon inusités, participent à l\u2019expérience du concert, estime Seligman: « Faire des spectacles dans des lieux différents, ça ajoute un peu de magie.Dès qu\u2019on entre à la Fédération ukrainienne, à l\u2019église Saint-Jean-Baptiste ou à l\u2019église au toit rouge (sur Président-Kennedy), nos sens sont plus éveillés qu\u2019au Métropolis, à la Sala Rossa ou au Club Soda où on est plus engourdis.» Ces lieux alternatifs exigent toutefois une approche différente de la part de Pop Montréal.«Ce sont habituellement des gens peu ou pas habitués à accueillir des shows, il faut donc faire attention, il faut être plus à l\u2019écoute et plus délicat dans notre façon de négocier.» Les salles alternatives de Pop Montréal PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE 6 LIEUX INUSITÉS > L\u2019École des beaux-arts, au 3450, rue Saint-Urbain Depuis trois ans, l\u2019ancienne École des beaux-arts est le quartier général de Pop Montréal.« Elle compte plusieurs petites salles, alors on peut y organiser des conférences, un symposium, une installation, ou y projeter des films », indique le directeur de Pop Montréal, Dan Seligman.> Le studio Breakglass, au 7250, rue Clark Ce véritable studio d\u2019enregistrement est suffisamment vaste pour accueillir 150 personnes.«C\u2019est une super expérience: dans une ambiance intime, le public fait partie du processus d\u2019enregistrement d\u2019artistes comme Plants and Animals, Yamantaka//Sonic Titan et les soeurs Boulay.» > L\u2019église Saint-Enfant-Jésus du Mile End, au 5039, rue Saint-Dominique Rebaptisée églisePOP Little Burgundy pour la durée du festival, elle accueille des activités de fin de soirée de Pop Montréal.«La plupart de ces églises ont de grandes salles au sous-sol où on peut installer un bar, une scène, et en faire un véritable environnement de concert.» > Rhodos en haut, au 5583, avenue du Parc Salle de banquet à l\u2019étage d\u2019un restaurant grec où on pourra voir notamment Ought, Ukrainia et Miracle Fortress.«Cette salle, qui peut accueillir environ 200personnes, n\u2019a probablement pas changé depuis les années 70.Tu entres et tu te demandes: où suis-je?» > Empire Exchange, au 51, rue Bernard Ouest Magasin de vêtements vintage dans lequel on présente des concerts l\u2019après-midi.«Notre mission est aussi de faire découvrir des groupes.Les gens peuvent aller y voir des shows gratuits d\u2019artistes qu\u2019ils n\u2019ont pas nécessairement déjà entendus.» > Montréal Chinese Presbyterian Church, au 5560, rue Hutchison On y présente la fête pour enfants Kids Pop.«Une église chinoise au coeur du quartier Outremont\u2013Mile End, c\u2019est étonnant.Il y a là un gymnase qu\u2019on utilise pour cette fête des enfants pendant la journée du dimanche.PHOTOS ANDRÉ PICHETTE ET HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE 1 L\u2019église Saint-Enfant-Jésus du Mile End 2 Le magasin Empire Exchange 3 Le studio Breakglass 1 2 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 2 5 S E P T E M B R E 2 0 1 3 ARTS C\u2019est ce qui f rappe dans le premier épisode d\u2019Allume-moi, la nouvelle « émission de rencontres » pilotée par l\u2019humoriste Philippe Bond sur V : les motifs invoqués par les 30 jeunes femmes pour écarter d\u2019éventuels soupirants sont extrêmement futiles et superficiels.Le gars porte une chemise à carreaux ?Flush ! Il n\u2019a pas de cheveux ?Bye-bye ! Il pratique le yoga ?Non, merci.Il aime ranger ses choses ?Au secours ! Il a porté un déguisement d\u2019Elvis à l\u2019Halloween ?Ouache, gros quétaine.Son toupet ressemble à celui d\u2019un personnage de bande dessinée ?Suivant ! Et il enfonce une tuque sur sa tête ?Méchant débuzz.Vous pourrez le constater par vous-mêmes ce lundi à 20 h, si vous n\u2019êtes pas déjà des clients de L\u2019auberge du chien noir à la SRC ou de Yamaska à TVA.Avec Allumemoi, V espère en effet plaire à un public plus jeune qui ne suit pas avidement les téléromans.Une stratégie de contre-programmation qui se tient.Alors, comment ça fonct io n n e A ll u m e - m o i , u n concept importé d\u2019Australie ?Voici.Toutes les semaines, Philippe Bond chauffe un immense et clinquant plateau garni de 30 lutrins lumineux.Der r iè re ce s petits pupitres se trouvent 30 concurrentes célibataires dont l\u2019âge oscille entre 20 et 35 ans.Elles désirent toutes rencontrer un homme, évidemment.C\u2019est ic i que ça corse.Philippe Bond leur présente un premier candidat et, à tout moment, les demoiselles peuvent éteindre leur lumière pour signifier que le gars devant elles ne les intéresse pas.Tout le processus se déroule à visage découvert.À la première ronde, le candidat défile rapidement devant le jury des 30 femmes.C\u2019est le moment « pièce de viande ».Comme dans une épicerie, les participantes analysent la marchandise en ne se fiant qu\u2019à l\u2019emballage extérieur.Car à part son nom, le gars n\u2019a pas encore soufflé un seul mot.Deuxième étape : un premier extrait du portrait vidéo du gars en question passe en studio.Les candidates en apprennent un peu plus sur lui.Ne reste que la troisième et dernière étape, où le gars se dévoile davantage.Ce qui est à la fois fascinant et dérangeant dans Allume-moi, c\u2019est de voir en temps réel ce qui éteint les 30 dames.Le premier brave à défiler devant elles, soit Christian, de Montréal, y goûtera : presque toutes les lumières se ferment quand il confie être très ordonné.Oups.Trois ou quatre garçons par émission seront ainsi soumis à l\u2019analyse sans pitié de la gent féminine.Heureusement, l\u2019animateur Phillipe Bond est là pour désamorcer des situations qui pourraient devenir potent iellement gênantes pour les gars.En effet, il n\u2019y a rien de plus humiliant que d\u2019être rejeté publiquement, par autant de gens, pour des raisons simplistes.Avec son arsenal de répliques amusantes et son sens de la répartie bien aiguisé, Philippe Bond évite qu\u2019un malaise ne plombe l\u2019émission.L\u2019humoriste est à la fois le grand frère des filles et le meilleur ami des gars.Et ça fonctionne bien.Mais ne nous leurrons pas : l\u2019ambiance sur le plateau d\u2019Allume-moi ressemble à celle d\u2019une grosse discothèque boum-boum, chorégraphies incluses.À la fin des trois rondes, s\u2019il reste des lumières allumées, le pouvoir change de mains et c\u2019est le gars qui peut ensuite choisir la fille avec laquelle il désire aller prendre un verre.Les 30 j eunes femmes d\u2019Allume -moi por tent des noms c omme K ri s t i na , Keve, Alyssa, Mélyna ou Jinny.Oui , elles font de la très bonne télévision et s\u2019expriment avec beaucoup d\u2019aisance à la caméra.Mais quand V affirme qu\u2019elles s\u2019écartent « du cadre typique des gens de bar », je ne suis pas d\u2019accord.Une bonne partie d\u2019entre elles pourrait facilement traverser sans problème chez Occupat ion double à TVA.D\u2019a i l leu r s , Allume -moi risque de séduire la même clientèle que celles des téléréalités à la Lof t Story ou Occupation double.Des jeunes téléspectateurs qui aiment bitcher en regardant la télé.La plupart des 30 jeunes femmes reviendront au fil des 10 émissions d\u2019Allume-moi cet automne.En fait, si elles ne reviennent pas, c\u2019est parce qu\u2019elles auront trouvé l\u2019amour à la télévision.Au moins cinq couples durables auraient ainsi été formés depuis l\u2019enregistrement des épisodes d\u2019Allume-moi en mars dernier.Gros lundi, petite semaine?Ça chauf fe à la télévision québécoise les lundis à 19h30: Les Parent de la SRC (954 000) et les nouveaux colocs d\u2019Occupation double à TVA (1 012 000) sont coude à coude.À V, Les détestables ont déridé 405 000 personnes.À 20h, Yamaska (1 182 000) continue de dominer L\u2019auberge du chien noir (856 000).Et à 21h, Toute la vérité (1 020 000) n\u2019a toujours pas perdu cet automne contre La galère (826 000).S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Trop capricieuses, les célibataires d\u2019«Allume-moi»?HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR V Avec son arsenal de répliques amusantes et son sens de la répartie bien aiguisé, Philippe Bond évite qu\u2019un malaise ne plombe Allume-moi, nouvelle émission qui débute lundi à V.JOSÉE LAPOINTE Phenomena, sorte de descendant, en plus ludique, du festival Voix d\u2019Amérique, présentera dans un mois pas moins de 150 artistes répartis dans 40 spectacles et 5 salles du Mile End, en plus de l\u2019animation à l\u2019extérieur.Festival de la marge et expérimental qui donne la place aux artistes interdisciplinaires, Phénomena fait autant dans la marionnette que dans la performance, la musique, la danse, la projection ou le cabaret.«Notre bilan de l\u2019an dernier est positif, et j\u2019ai été touchée de voir que nous répondions à un besoin, autant pour les artistes que pour le public », dit la directrice artistique de l\u2019événement, l\u2019infatigable D.Kimm, fière aussi de constater que Phénomena a réussi à atteindre de nouveaux spectateurs.Production artisanale Cette année, le fil conducteur de ce festival de l\u2019inclassable est la production artisanale, dans l\u2019esprit de Georges Méliès, le maître de D.Kimm.« Comme lui, ils font tout, leurs décors, leur système high tech ou low tech, ils jouent dedans, ils font leur promo.C\u2019est la couleur qu\u2019on a cette année, avec des artistes habitués à travailler avec des petits budgets, mais qui ne se laissent pas arrêter par ça.» Le spectacle d\u2019ouverture, La mythologie expliquée, est un bon exemple du type de production qu\u2019on pourra voir à Phénomena.«Ça aura lieu au Bain Saint- Michel, une salle qu\u2019on a ajoutée cette année.Ce sera une série de tableaux vivants qui s\u2019inspirent de la mythologie grecque.Claude Laroche sera le narrateur, et nous avons retenu des bouts assez inusités et crunchy de ces histoires de dieux.Ce sera à la fois somptueux et ludique.» C\u2019est l\u2019orientation qu\u2019a voulu prendre le festival depuis son changement de nom.«Nous apprécions aussi la profondeur, mais c\u2019est vrai que nous aimons le regard critique qui peut être apporté par l\u2019humour.» Le Cabaret contre la langue de bois, qui était un des grands succès de Voix d\u2019Amérique, a d\u2019ailleurs été déplacé en février pour cette raison.«C\u2019est un moment important de prise de parole, mais il s\u2019intégrait moins dans notre programmation.Nous avons préféré en faire un événement unique.» Pour D.Kimm, Phénomena est donc une occasion unique de voir le travail et l\u2019ingéniosité des artistes underground d\u2019ici, tant du côté anglo que franco.«C\u2019est vraiment le temps de venir faire un tour dans le Mile End!» Du 18 au 25 octobre.Info : www.festivalphenomena.com PHÉNOMENA Festival de l\u2019inclassable Ce qui est à la fois fascinant et dérangeant dans « Allume-moi », c\u2019est de voir en temps réel ce qui éteint les 30dames.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Festival de la marge et expérimental, Phénomena fait autant dans la marionnette que dans la performance, la musique, la danse, la projection ou le cabaret.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 2 5 S E P T E M B R E 2 0 1 3 A R T S 3 L\u2019annonce promotionnelle est publiée les 23-24-25 septembre 2013.Le concours débute sur le site web le lundi 23 septembre 2013 et se termine le mercredi 25 septembre 2013.Le tirage au hasard aura lieu le jeudi 26 septembre 2013.Les 30 gagnants recevront leur prix par la poste.Valeur totale des prix: 1 600$.Règlements du concours disponibles chez Les Films Séville et sur ConcoursLesFilmsSeville.com.un film de PEDRO PIRES et ROBERT LEPAGE TRIPTyquE Pour participer, visitez ConcoursLesFilmsChristal.com Au cinémA le 25 octobre Triptyque-lefilm.com LesFilmsChristal Ou l\u2019un des 25 laissez-passer doubles valables en tout temps pour voir le film En plus: \u2022 Un souper pour deux personnes au Café du Nouveau Monde (d\u2019une valeur de 100$) \u2022 Une invitation au cocktail VIP suivant la projection Gagnez l\u2019un des 5 GRANDS PRIX VIP incluant: \u2022 Un laissez-passer double pour assister à la première du film eN oUVeRtURe DU Mercredi 9 octobre à 19h au cinéma Impérial Centre Sandra & Leo Kolber, salle Lucie et André Chagnon (1432, rue Bleury) ARTS Au festival de Locarno, où Gabrielle a obtenu le prix du public, le film a été présenté en primeur mondiale devant plus de 5000 spectateurs sur la célèbre Piazza Grande.Il a ensuite poursuivi sa carrière sur le circuit des festivals (à celui de Toronto, notamment) avant de prendre l\u2019affiche en salle au Québec vendredi dernier.Au cours du week-end, Gabrielle a généré des recettes de 171 698 dollars et s\u2019est classé deuxième au palmarès, derrière Prisoners (Denis Villeneuve).L es produc t eu rs K im McCraw et Luc Déry, de la société micro_scope, sont bien rompus à l\u2019exercice.Grâce à Incendies et Monsieur Lazhar, l\u2019expérience d\u2019une sélection aux Oscars ne leur est plus étrangère.«Nous savons à quoi nous attendre, indique Luc Déry.Contrairement aux deux films précédents, Gabrielle n\u2019a toutefois pas encore le soutien d\u2019un distributeur américain avant même de se lancer dans la course.Il est certain que l\u2019apport d\u2019un distributeur facilite les choses pour mener une bonne campagne aux Oscars.Cela dit, plusieurs sociétés se sont montrées intéressées.Nous avons bien confiance d\u2019être en mesure de conclure une entente bientôt.» Jusqu\u2019à maintenant, le film Gabrielle a été vendu dans une douzaine de territoires.Il prend en outre l\u2019affiche en France le 16 octobre.Signalons par ailleurs la présentation de Moi aussi je m\u2019appelle Gabrielle ! à Télé-Québec, le 30 septembre à 20 h.Réalisé par Annie St-Pierre, le documentaire, tourné sur une période d\u2019un an, suit le parcours de Gabrielle Marion-Rivard, la lumineuse interprète du film de Louise Archambault.Un long processus La liste complète des candidatures nationales (71 l\u2019an dernier) sera dévoilée seulement au début du mois prochain, mais d\u2019autres pays ont déjà affiché leurs couleurs.La France, notamment, a sélectionné Renoir (Gilles Bourdos) pour la représenter dans cette catégorie.Heli (Amat Escalante), prix de la mise en scène au festival de Cannes, a été choisi par le Mexique, et Borgman (Alex van Warmerdam), aussi présenté en compétition officielle sur la Croisette, portera les couleurs des Pays-Bas.Walesa : Man of Hope d\u2019Andrzej Wajda (Pologne) est également de la course, tout comme Wadjda d\u2019Haifaa Al Mansour.Dans l\u2019histoire des Oscars, ce dernier titre constitue d\u2019ailleurs la toute première candidature à venir d\u2019Arabie saoudite.Trois comités formés par l\u2019Académie auront maintenant la tâche de visionner les films soumis par chaque pays.Une première \u2013 et grosse \u2013 élimination aura lieu au début de mois de janvier, au terme de laquelle seulement neuf demifinalistes seront retenus.Les titres des cinq oeuvres finalistes seront ensuite dévoilés le 16 janvier 2014 avec l\u2019ensemble des nominations.La 86e cérémonie des Oscars aura lieu le 2 mars 2014.Gabrielle dans la course aux Oscars Ils ont été une génération de cinéastes formidable.Une génération allumée, engagée, pionnière, visionnaire.Une génération libre malgré l \u2019époque noi re et étriquée dont ils sont issus.Le cinéma québécois leur doit beaucoup.Mieux que ça : le cinéma québécois leur doit tout.Sans eux, il n\u2019y aurait pas de Xavier Dolan, de Philippe Falardeau, de Denis Villeneuve, de Bernard Émond, d\u2019Anaïs Barbeau- Lavalette ou de Catherine Martin.Ils ont ouvert la voie.Ils ont tracé le chemin.Ils se sont aventurés là où notre cinéma naissant n\u2019était jamais allé.Ils ont inventé notre modernité.C\u2019était dans le feu des années 60, dans les braises et le plomb des années 70, au début des désillusions des années 80.Le temps a passé.Ils ont vieilli, mais ne se sont pas assagis.On ne le savait pas, mais leur temps était compté et, trop vite, ils ont commencé à s\u2019éteindre les uns après les autres.Claude Jutra a été le premier à disparaître en novembre 1986.Comme dans la scène prémonitoire du film À tout prendre (1963), où tous les personnages passent leur temps à chercher Claude Jutra, le cinéaste, affligé par l\u2019alzheimer, s\u2019est jeté à l\u2019eau et n\u2019est jamais remonté.Gilles Groulx l\u2019a suivi dans la mort 12 ans plus tard, en laissant une collection de films qui ont inspiré Pierre Falardeau, dont l\u2019extraordinaire Golden Gloves ou l\u2019audacieux Chat dans le sac.En juin 1999, la veille de la Saint-Jean, Pierre Perrault, le cinéaste de Pour la suite du monde, est parti en laissant une oeuvre colossale, un long poème dédié aux gens d\u2019ici, pêcheurs de marsouin, agriculteurs et autres chasseurs de bêtes lumineuses.Bernard Gosselin, celui qui avait si bien su capter en images et en silences émus César et son canotd\u2019écorce, est parti en 2006.Georges Dufaux, fabuleux directeur photo et réalisateur du percutant Enfants des normes, a disparu en 2008, un an avant Gilles Carle, qui n\u2019a jamais pu tourner son dernier film.On s ava i t qu\u2019A r t hu r Lamothe, ce bon vivant au rire tonitruant et à l\u2019accent chantant du sud de la France, était malade.Mais Arthur en avait vu d\u2019autres.On le croyait aussi endurant que ces bûcherons de la Manouane qu\u2019il nous a fait découvrir en 1958, aussi combatif que les Montagnais à qui il a donné la parole dans une série de films inspirants.La maladie a fini par avoir raison de son accent chantant, la semaine dernière.En apprenant sa mort, je n\u2019ai pas pensé à Michel Brault, même s\u2019ils sont de la même génération, qu\u2019ils se sont connus et côtoyés à l\u2019ONF et qu\u2019ils ont été frères d\u2019armes dans toutes les batailles livrées âprement pour l\u2019amélioration des conditions des artisans du cinéma québécois.Je n\u2019ai pas pensé à Michel Brault, sans doute parce que je le croyais éternel, lui, le grand six pieds avec son sourire moqueur et ses beaux yeux clairs, un oeil qui pleure, l\u2019autre qui mesure la lumière, comme il aimait répéter.Il ne tournait plus, mais il n\u2019en finissait plus de récolter des prix et des honneurs, lui, le prince de la lumière, le chevalier de l\u2019argentique, lui, le grand pionnier du cinémavérité et de la caméra épaule, dont les prouesses techniques ont fait école dans le monde.Le jour de sa mort, il était d\u2019ailleurs en route pour un ultime prix dans un festival du film à Huntsville, en Ontario.Ce soir-là, en lui rendant hommage pour l\u2019ensemble de son oeuvre, on devait présenter Geneviève, un moyen métrage de 1964 mettant en vedette Geneviève Bujold et Louise Marleau sur fond de carnaval.Pourquoi ce film-là plutôt que Les ordres, qui lui avait valu le prix de la mise en scène à Cannes en 1975, on ne le saura jamais.Michel Brault non plus ne l\u2019a pas su.Il a été foudroyé par une crise cardiaque au milieu de nulle part sur l\u2019autoroute 400.Sa mort subite et inattendue nous a tous pris par surprise et laissés sans mots.Un monument, un autre, venait de nous quitter à jamais.C\u2019est triste de voir une génération s\u2019éteindre : surtout une génération aussi forte et marquante, sans laquelle le cinéma d\u2019ici n\u2019aurait pas pu grandir, s\u2019épanouir et s\u2019imposer.Au moins, il nous reste leurs films: des films numérisés qu\u2019on peut visionner sur le site de l\u2019ONF, mais aussi sur le merveilleux site d\u2019Éléphant, un portail de Québecor lancé dans le but de déposer sur plateforme numérique l\u2019ensemble des films québécois.Michel, Arthur et les autres ne sont plus avec nous, mais leurs films continuent de vivre sans eux, nous laissant un précieux héritage qu\u2019il ne faudra jamais oublier.Parce que la suite de l\u2019histoire, c\u2019est avec eux qu\u2019elle commence.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrowski@lapresse.ca Michel, Arthur et les autres Jusqu\u2019à maintenant, le film Gabrielle a été vendu dans une douzaine de territoires.OSCARS suite de la page 1 PHOTO RYAN REMIORZ, LA PRESSE CANADIENNE Le producteur Luc Déry, la directrice générale de Téléfilm Canada, Carolle Brabant, la réalisatrice Louise Archambault et la productrice Kim McCraw ont assisté à l\u2019annonce du comité de sélection pancanadien des Oscars.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Ils ont ouvert la voie.Ils ont tracé le chemin.Ils se sont aventurés là où notre cinéma naissant n\u2019était jamais allé.Ils ont inventé notre modernité.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Michel Brault, photographié ici en 1986, devait recevoir un prix dans un festival du film à Huntsville.Il a été foudroyé par une crise cardiaque alors qu\u2019il était en route vers cette ville ontarienne.La boîte de production Encore Télévision vient de conclure un partenariat avec le producteur, réalisateur et scénariste américain Troy Miller, président de Dakota Pictures, qui a notamment réalisé des épisodes d\u2019Arrested Development et de The Office.Encore, qui a produit au Québec la série Caméra café et coproduit Mirador, s\u2019associe à ce spécialiste de la comédie dans le but de lancer une adaptation anglophone de Rêves d\u2019acteurs, son concept québécois né sur le web et maintenant diffusé sur ARTV.L\u2019émission permet à des acteurs de vivre un fantasme cinématographique en tournant une fausse bande-annonce de film.Pour la version anglophone, Dream Role, Encore souhaite proposer l\u2019idée à des vedettes canadiennesanglaises bien connues aux États-Unis, et a dans sa ligne de mire un diffuseur du calibre de Comedy Network.\u2014Richard Therrien, Le Soleil Télévision Rêves d\u2019acteurs en route vers les États-Unis La cérémonie d\u2019ouverture des Jeux panaméricains de 2015, qui se tiendront à Toronto, sera conçue par le Cirque du Soleil.La cérémonie, qui sera retransmise à la télévision dans les Amériques et les Caraïbes, mettra en vedette des artistes du Cirque du Soleil, mais aussi des artistes et bénévoles de l\u2019Ontario, qui seront recrutés dans les écoles et organismes communautaires de la province.Selon l\u2019organisation, le Cirque du Soleil «symbolise certaines des valeurs des Jeux, comme la collaboration, la joie et l\u2019inclusion» et «ses employés représentent 50 nationalités et parlent 25 langues différentes».La cérémonie d\u2019ouverture se tiendra le 10 juillet 2015 et les Jeux panaméricains se poursuivront jusqu\u2019au 26 juillet.Les jeux parapanaméricains se tiendront du 7 au 14 août.\u2014La Presse Canadienne Cirque du Soleil En ouverture des Jeux panaméricains L\u2019ex-chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, lancera lundi Droit dans le soleil, nouvelle chanson coécrite avec l\u2019auteur, metteur en scène et comédien libano-québécois Wajdi Mouawad.Cette chanson signe le retour de Cantat sur la scène musicale.Écrite au Liban, précise-t-on, elle marque aussi une nouvelle collaboration entre les deux hommes, deux ans après l\u2019intense controverse soulevée [au Québec surtout] par le choix du metteur en scène de confier au chanteur le rôle du choeur dans sa trilogie Des femmes, inspirée de Sophocle.La chanson ne paraîtra pas sous le nom de Bertrand Cantat, condamné à huit ans de prison pour la mort de sa compagne, l\u2019actrice Marie Trintignant, mais sous celui de Détroit, duo formé avec le bassiste Pascal Humbert.Le simple sera en vente sur les plates-formes musicales.Droit dans le soleil figurera sur un album de 10 titres intitulé Horizons, qui doit sortir le 18 novembre.\u2014 La Presse Canadienne Musique Bertrand Cantat lance une nouvelle chanson PHOTO FOURNIE PAR ARTV Gilles Renaud réalisant son fantasme cinématographique.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 2 5 S E P T E M B R E 2 0 1 3 ARTS 0925 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC On mange souper?Union fait la force Le Téléjournal 18 h 30 vies L'Épicerie Enfants de la télé / Dominique Michel Les pêcheurs La vie parfaite Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports 23h05 Alors on jase! \" TVA 16h55 TVA nouvelles TVA nouvelles Le Tricheur Oeufs d'or LOL :-) Occupation Double en Espagne Le gentleman TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 Signé M \" V Atomes crochus La guerre des clans Tic Tac Show Un souper parfait Brassard en direct Apollo dans l'frigo CSI: NY / À vif Personne d'intérêt / Fin de la traque Taxi payant Duo Brassard en direct Instant Gagnant \" TQc 1, 2, 3.Géant Toc toc toc Les Argonautes Tactik Écoles à l'examen Voir / Michel Rivard , André Sauvé.Les francs-tireurs Homeland / Sale journée Génial! / Charles Lafortune \" CBC CBC News: Montreal Rick Mercer Report George S.Coronation Street Dragons' Den Republic of Doyle CBC News: The National CBC News: Mont.George S.CTV-M The Dr.Oz Show CTV News eTalk Big Bang Theory Law & Order: S.V.U./ Surrender Benson Criminal Minds / The Inspiration CSI: Crime Scene Investigation CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Property Virgins Evening News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Survivor: Blood / Rule in Chaos Michael J Fox Michael J Fox Hawaii Five-0 / I Helu Pu News Final E.T.Canada ABC The Dr.Oz Show ABC 22 News ABCWorld News ABC 22 News Inside Edition The Middle Back in the Game Modern Family Modern Family Nashville / I Fall to Pieces ABC 22 News 23h35 J.Kimmel \" CBS Channel 3 News The :30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Survivor: Blood / Rule in Chaos Criminal Minds / The Inspiration CSI: Crime Scene Investigation Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX Friends Met Your Mother Two and Half Men Two and Half Men Big Bang Theory Big Bang Theory The X Factor / Auditions #5 FOX 44 News at 10 News at 10:30 The Simpsons Family Guy NBC First at Five 5:30 Now! Newschannel 5 NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune Revolution / Born in the U.S.A Law & Order: S.V.U./ Surrender Benson Law & Order: S.V.U./ Imprisoned Lives News 5 Nightcast 23h35 Jay Leno \" PBS-P Wild Kratts Electric Company BBC News America Nightly Business PBS NewsHour Nature / Earthflight: South America Nova / Secrets of the Viking Sword Skeletons of the Sahara BBC World News Charlie Rose \" ARTV Les Belles Histoires des pays d'en haut Temps d'une paix Temps d'une paix Un soir seulement Comme par magie Amour du country / Marie-Ève Janvier Lumière sur./ Denise Filiatrault Tout sur moi 22h35 AMERRIKA (2009) Nisreen Faour.0h30 \" CD Force d'impact Ax Men / Que le meilleur gagne! Guerre enchères Guerre enchères Alaska: La ruée vers l'or Le convoi de l'extrême / Duos d'enfer Grand Rire de Québec Enquêtes FBI / Le dominateur Cinépop 15h40 ! LA COULE.LAURA CADIEUX.LA SUITE (1999) Ginette Reno.19h10 LES CINQ SENS (1999) avec Gabrielle Rose, Pascale Bussières, Molly Parker.LES AVENTURES DE PRISCILLA FOLLE DU DÉSERT (1994) 22h45 LES CHIENS DE MER (1977) Nick Nolte.0h50 \" Evasion Héros vs.méchants / Quittez le navire ! Dans tes yeux Prêt à partir D comme débrouille / Colombie Chasse à l'Homme Le Survivant Viva Espana / De Séville à Madrid Héros vs.méchants / Quittez le navire ! HI NCIS enquêtes spéciales / Obsession La vie secrète de.La vie secrète de.Tank: Les grands combats Profession: brocanteur NCIS enquêtes spéciales / Obsession Deadwood Deadwood / Les cavaliers MMAX Histoire de style Style de Star Cliptographie / Daniel Bélanger Musimax illustré L'index québécois Les années / Contestation Génération 2000 / 2002 Légendes du Rock Honey Boo Boo Karaoké extrême MP Monde de Christo Cliptoman Top musique Buzz M.Net Haut-parleurs Snooki et JWoww Famille Kardashian Gene Simmons Cliptoman Skins RDI Le Téléjournal RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI en direct Le National Le National RDI économie S+ C.S.I: Les experts Bones / Passé composé Victimes du passé Aidan Black / L'arrache coeur Zoe Hart Heartland C.S.I: Miami / Ouvrez les yeux SE 15h55 ! PATER 17h45UNE ESTONIENNE À PARIS (2012) Jeanne Moreau.19h20 LARRY CROWNE (2011) avec Julia Roberts, Sarah Mahoney, Tom Hanks.LE BON CÔTÉ DES CHOSES (2012) avec Jennifer Lawrence, Bradley Cooper.23h05MA VIE AVEC LIBERACE 1h05 \" TFO Sid le scientifique Qui vient jouer?MiniTFO Martha bla bla RadArt MotelMonstre 360 NOSTALGIE DE LA LUMIÈRE (2010) avec Lautaro Nunez, Gaspar Galaz.BRBR Amalgame TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Hôpital vétérinaire Cash Investigation / Foot business: Enquête sur une omerta Peuples du monde On n'est pas que des cobayes TV5 le journal L'ÂGE DE .\" VIE Vendre ou rénover?/ Mark et Alana Le pro du patio Maison, argent Quatre mariages pour une lune de miel Défi sucré Mamans, gérantes d'estrade Pimp mon garage Sauvez meubles Défi sucré Zeste Bon chef, bad chef Maîtres bouchers Cucina Sabrina J.Oliver 15 1 ingrédient Casse-croûte La guerre des popotes roulantes Les recettes du chef Familles XXL / Liam 1 ingrédient Bon chef, bad chef Ztélé Doctor Who / La dame de glace Le sanctuaire / Les liens du coeur Jobs de bras Comment c'est fait Arrow / Héritages Grimm / Un pied dans la tombe Baiser fatal / Un art fée abstrait Les stupéfiants RDS Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Canadiens de Montréal c.Sénateurs d'Ottawa - Pré-saison (D) L'antichambre (D) Sports 30 Canadien \" SPN Prime Time Sports Sportsnet Connected LMB Baseball / Blue Jays de Toronto c.Orioles de Baltimore (D) Sportsnet Connected Blue Jays in 30 Dion Phaneuf TSN Off the Record Interruption SportsCentre That's Hockey (D) NHL on TSN / Top 50 NHL Players LNH Hockey / Coyotes de Phoenix c.Flames de Calgary - Pré-saison (D) SportsCentre \" Disney Maison de Mickey Maison de Mickey Jake et les pirates Jake et les pirates Jake et les pirates Agent spécial Oso Agent spécial Oso Agent spécial Oso Aladdin Les Doodlebops Les Doodlebops Justin rêve Harry & dinos Harry & dinos TTF Johnny Test Johnny Test Les Simpson RegularShow Adventure Time Johnny Test Défis extrêmes La Retenue Les Simpson American Dad Family Guy South Park Les Simpson Dans l'canyon VRAK Fée Éric Paire de rois Glee / Le rôle de sa vie Nouvelle vie Dans le trouble Grenade avec ça?VRAK la vie Vie de banlieue Vie de banlieue Les testeurs Dans le trouble Fan Club Je t'ai eu! VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.LAPRESSE.CA/TELE Figure emblématique de la danse contemporaine française, la chorégraphe Maguy Marin présente dès demain sa plus récente oeuvre, Salves, qualifiée par la critique de « pièce maîtresse » et « d\u2019ouragan chorégraphique».Entrevue avec une artiste engagée.LUC BOULANGER L\u2019homme politique et révolutionnaire russe Léon Trotski a eu cette phrase célèbre à propos de son époque : «Celui qui aspire à une vie paisible s\u2019est trompé en naissant au XXe siècle.» Maguy Marin lui donne raison avec sa pièce pour sept interprètes, Salves, créée en septembre 2010 à Lyon et présentée à Montréal, dès demain soir, dans le cadre de Danse Danse.En effet, Salves est un travail sur l\u2019histoire du XXe siècle en gestes et en images, sous le regard de cette artiste d\u2019origine espagnole qui vit à Toulouse.«En Europe, c\u2019est le siècle des grandes catastrophes », résume-t-elle en entrevue téléphonique à La Presse.Ce siècle a été témoin de deux guerres mondiales, d\u2019une guerre civile en Espagne, de génocides, de la Révolution russe, etc.Dans l\u2019élan de l\u2019industrialisation, le XXe siècle a été traversé par deux pôles, deux forces antagonistes : d\u2019un côté, les forces de l\u2019égalité et de la justice sociale ; de l\u2019autre, celles du progrès, du capitalisme.«Au fil du siècle, il y a eu des réseaux de résistance, des syndicats, des mouvements de masse qui exprimaient leur colère envers le pouvoir, pou rsui t Maguy Mar i n .Aujourd\u2019hui, c\u2019est le règne du chacun pour soi.Le néolibéralisme et l\u2019individualisme occupent tout le terrain.Par chance, ici et là, il reste quelques lucioles qui allument de petits foyers de résistance.» Bien que la chorégraphe de 62 ans se considère comme une artiste et non une militante, à ses yeux, « l\u2019art est toujours politique ».« Un créateur a le choix.Il peut aller dans le sens du pouvoir, ou bien dans celui de la subversion, croit-elle.Parce que l\u2019art peut servir à remettre en question les décisions politiques, les normes sociales, les valeurs, la moralité, etc.» «Organiser le pessimisme» Maguy Marin a bien sûr choisi le deuxième camp.Observatrice du monde contemporain, son thème favori est le «vivre ensemble ».Encore là, les dérives identitaires de son continent ne font rien pour la rassurer quant à l\u2019avenir.«Je suis plutôt pessimiste.mais je ne suis pas seule, reconnaît-elle.On ne peut pas dire que les forces sociales positives et égalitaires ont remporté la bataille du XXe siècle.L\u2019argent, le profit ont gagné sur l\u2019humain, le partage.Or, il faut continuer à lutter, à résister.Je m\u2019inspire beaucoup de cette phrase de Walter Benjamin : \"Il faut organiser le pessimisme.\" » Au fil du temps, la formation et les projets artistiques de Maguy Marin l\u2019ont amenée, à décloisonner la danse, au point qu\u2019elle a, peu à peu, délaissé ses codes conventionnels afin d\u2019explorer le mouvement comme parole, les gestes du quotidien comme témoins de nos vies.Danse ou théâtre ?Elle refuse de t rancher.« Je travaille beaucoup sur les images actuellement.Je suis loin du théâtre de texte et loin du mouvement dansé.Dans ma compagnie, j \u2019engage des danseurs de formation et des acteurs qui ont une belle conscience de leur corps.J\u2019essaie d\u2019équilibrer les deux.Car les acteurs influencent les danseurs, et vice versa.» Femme simple, humaine et inspirante, Maguy Marin croit qu\u2019il est primordial de prendre en compte ce qui se passe ailleurs dans le monde et aussi autour de nous .« Comment fa i t- on pour marcher en ville en ignorant ces gens qui dorment dans la rue, qui n\u2019ont pas de travail, qui sont exclus de la société ?L\u2019Europe a fait sa richesse sur le dos des colonies, en pillant ces pays.Et maintenant que ces ex-colonisés débarquent en Europe en rêvant d\u2019avoir une meilleure vie, on les rejette ! Il y a des gens qui aimeraient construire un mur pour ne pas voir les étrangers, pour séparer les riches des pauvres.comme en Palestine.Alors qu\u2019i l faut plutôt apprendre à vivre ensemble , à pa r tager le butin.» Chasser le politique, il revient au galop ! À la Cinquième Salle de la Place des Arts, de demain à samedi.DANSE / Maguy Marin Le mal du siècle « Je suis loin du théâtre de texte et loin du mouvement dansé.» \u2014 Maguy Marin PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Salves de la chorégraphe Maguy Marin est un travail sur l\u2019histoire du XXe siècle en gestes et en images.Une nouvelle attraction pour les fervents d\u2019émotions fortes s\u2019installe dans le stationnement du Carrefour Angrignon.Le conseiller artistique d\u2019Acmé, Sylvain Massé, décrit Peur dépôt comme une maison hantée 2.0.Les zombies et les squelettes ont été écartés des deux effrayants parcours pour laisser place à des univers créés par des décors, des effets sonores et des projections.« Vous allez avoir peur, très peur », assure Sylvain Massé, qui ne recommande pas l\u2019attraction aux moins de 12 ans.Peur dépôt a été conçu avec 10 conteneurs, chacun proposant un univers différent.Patrick Senécal en a créé un.« Je me suis inspiré d\u2019une des scènes de mon roman Aliss, dit l\u2019écrivain.Mais contrairement à un roman, les gens n\u2019auront pas le contrôle.Ils entrent dans une de mes scènes et ils sont pris là.» Le jeu à donner la chair de poule est dans l\u2019arrondissement de LaSalle du 4 octobre au 3 novembre.\u2014 Véronique Lauzon Attraction Un effrayant conteneur signé Patrick Senécal PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 2 5 S E P T E M B R E 2 0 1 3 A R T S 5 à ne pas manquer SAMEDI LA SUPERGRILLE DU MOIS en sepTemBre Cinquante personnes gagneront le livre «n\u2019OuBLIe JamaIs» et un sac réutilisable ARTS JEAN SIAG La dernière fois qu\u2019il a accordé une entrevue à La Presse, c\u2019était en 2005, lorsqu\u2019il a reçu le prix du Gouverneur général.En 2008, la Grande Bibliothèque avait organisé une exposition sur son oeuvre.Mais l\u2019homme de théâtre de 83 ans a depuis longtemps pris ses distances avec les médias et le milieu du théâtre.Malgré ses problèmes de santé récurrents, Marcel Dubé est demeuré vif d\u2019esprit.Dans une longue entrevue, il a évoqué son travail de dramaturge, qui comprend de nombreuses pièces, parmi lesquelles Un simple soldat, Au retour des oies blanches, Florence, Les beaux dimanches et Zone, sa première, créée en 1953.QVous avez enfilé les pièces à succès dans les années 50, 60 et 70.Votre dernière pièce de théâtre, L\u2019Amérique à sec, a été présentée en 1986.Après, plus rien.Pourquoi ?R J\u2019ai toujours écrit selon mon i n spi r a t ion du moment.Avec cette pièce, il y a eu une coupure.C\u2019était une pièce sur commande, avec un sujet et une documentation qu\u2019on m\u2019avait proposés, et je pensais que j\u2019avais suffisamment de métier pour m\u2019en tirer.Mais le sujet se prêtait à une comédie et je n\u2019avais jamais fait de comédie avant.Ç\u2019a été un échec terrible.QC\u2019est cet échec qui a mis fin à vos projets de théâtre ?R J\u2019ai constaté que pour écrire du théâtre, il me fallait une poussée intérieure que je n\u2019avais plus.Mais je pense toujours en termes de poésie et je travaille actuellement sur un roman ; c\u2019est plutôt ça qui m\u2019intéresse en ce moment.Le théâtre, pour moi, ç\u2019a été dès le départ une façon d\u2019exprimer ce que je ressentais.J\u2019ai le sentiment d\u2019avoir dit ce que j\u2019avais à dire.Et puis je ne voulais pas me répéter.QQu\u2019est-ce que vous aviez à dire ?R Mon théâtre, sans être révolutionnaire, est un théâtre de la révolte que je portais en moi, à l\u2019égard de la vie et de la société.Remarquez, je suis né dans une famille heureuse, mais comme individu, je me questionnais sur ce que je voyais autour de moi.C\u2019est ce qui m\u2019a amené à m\u2019exprimer au théâtre.Mais c\u2019est un théâtre de révolte et de poésie.Zone, Florence, Un simple soldat, ce sont des pièces qui expriment ma révolte.QVous avez déjà dit que vos personnages refusaient d\u2019entrer dans le monde des adultes.R Oui, c\u2019est vrai.C\u2019est la première fracture dans la vie.Une fracture terrible.Il y en a qui n\u2019aspirent qu\u2019à ça, mais quand on a conscience de vivre des années privilégiées où on rêve la vie, où tout est possible, le passage au monde adulte est effrayant.Dans ma pièce Zone, je ne voulais pas que les jeunes se révoltent contre leurs parents.Ils se révoltent parce qu\u2019ils ont ça en eux et que c\u2019est nécessaire.I ls veulent se sortir de la misère, c\u2019est pour ça qu\u2019ils forment un gang et qu\u2019ils se lancent dans un projet de contrebande.QDe quoi êtes-vous le plus fier quand vous regardez l\u2019ensemble de votre oeuvre ?R Je reviens à mon point de départ.Avec Zone, on a vécu la plus grande aventure de théâtre.J\u2019avais 22 ans.J\u2019ai écrit cette pièce en trois jours.On s\u2019est présentés, on était tous des inconnus.On s\u2019est rassemblés, on a gagné le premier prix du Festival d\u2019art dramatique régional du Québec.On a été invités à jouer la pièce à Victoriaville, où on a tout gagné.Monique Miller et Raymond Lévesque ont remporté des prix d\u2019interprétation.On est revenus à Montréal, où on a reçu un accueil triomphal.C\u2019est aussi un des premiers téléthéâtres.C\u2019est un projet dans lequel je m\u2019étais engagé complètement.QVous êtes, avec Gratien Gélinas qui vous a précédé, un des premiers dramaturges québécois.Qui vous a inspiré à vos débuts ?R C\u2019est Gratien qui a parti le bal avec sa dramaturgie identitaire.Sa pièce Tit- Coq a eu un impact énorme.J\u2019étais étudiant à l\u2019époque au collège Sainte-Marie.J\u2019ai vu la pièce quatre fois ! Ce qui m\u2019a influencé, c\u2019était de le voir réussir comme homme de théâtre.J\u2019ai aussi été très influencé par mes lectures de dramaturges américains comme Arthur Mil ler et Tennessee Williams.Il y a un auteur qui m\u2019a inspiré dans la forme des dialogues que j\u2019ai choisie : c\u2019est Jean Genet.Notamment avec sa pièce Haute surveillance.Il y avait un dépouillement extraordinaire dans son écriture.Je ne suis pas arrivé à un tel dépouillement, mais je m\u2019en suis inspiré.JEAN SIAG La pièce Zone de Marcel Dubé fait le récit d\u2019une bande de jeunes de 16 à 21 ans.Des jeunes provenant de milieux difficiles ou défavorisés, menés par un chef de « gang » répondant au nom héroïque de Tarzan.« Cette gang est un refuge pour ces jeunes.Au fond, c\u2019est leur seule famille », rappelle Marcel Dubé.Les aut res j eunes se nomment Tit-Noir, Moineau, Passe-Partout et Ciboulette, qui est amoureuse de Tarzan (et lui d\u2019elle), mais ils ne vivront jamais cette histoire d\u2019amour.Ensemble, ils s\u2019adonnent au trafic de cigarettes américaines.Une façon pour eux de sortir de la misère.D\u2019accéder un jour à une vie meilleure.«Après la guerre, dans les années 40, raconte Marcel Dubé, il y avait un marché de la contrebande, les soldats qui revenaient du front, qui avaient pris l\u2019habitude de fumer des cigarettes américaines, cherchaient une façon de s\u2019approvisionner.L\u2019idée d\u2019un marché de la contrebande m\u2019est venue de là.» Trahison Un jour, Tarzan commet l\u2019erreur de tuer un douanier dans un mouvement de panique, au moment de passer la frontière.La bande est arrêtée et interrogée.Le chef de bande sera trahi par un des membres, qui aspire à la fois à diriger la bande et à séduire Ciboulette.La fin, tragique, met fin au projet collectif de la bande.On a fait le parallèle entre les personnages de Dubé et le Christ et ses apôtres.Qu\u2019en pense l \u2019auteur ?«C\u2019est la première fois que j \u2019entends ça ! dit Marcel Dubé.Peut-être que j \u2019ai pensé à Judas pour le personnage de Passe-Partout.Mais dans mon théâtre, j\u2019ai fait abstraction de la religion catholique, parce que ça fait du mauvais théâtre.» À la création de Zone, en 1953, plusieurs articles ont été publiés à l\u2019époque relatant l\u2019histoire de ces jeunes révoltés, raconte Marcel Dubé.« À deux reprises, j\u2019ai reçu la visite d\u2019un homme qui m\u2019invitait à participer à un rassemblement des jeunesses communistes, derrière le Rideau de fer.En Hongrie et en Tchécoslovaquie, imaginez ! Évidemment, j\u2019ai refusé.» Zone a été montée cinq fois au théâtre Denise-Pelletier depuis sa fondation, en 1964.Il s\u2019agirait d\u2019une des pièces les plus souvent étudiées dans les écoles secondaires du Québec.Cette production-ci a été créée en février 2012 à Toronto par le Théâtre de la Catapulte d\u2019Ottawa et le Théâtre français de Toronto.Jusqu\u2019au 18 octobre au théâtre Denise-Pelletier.ZONE Le rêve d\u2019une vie meilleure Le théâtre Denise-Pelletier ouvre cette semaine sa 50e saison avec la pièce Zone de Marcel Dubé, dans une mise en scène de Jean Stéphane Roy.Il s\u2019agit de la toute première pièce du dramaturge montréalais, qui a marqué plusieurs générations d\u2019élèves.L\u2019auteur des Beaux dimanches, qui a eu de graves problèmes de santé récemment, a accepté de répondre aux questions de La Presse.THÉÂTRE/Marcel Dubé Le coeur dans la zone EXCLUSIF PHOTO FOURNIE PAR MAXIME CÔTÉ « Avec Zone, on a vécu la plus grande aventure de théâtre.J\u2019avais 22 ans.J\u2019ai écrit cette pièce en trois jours.On s\u2019est présentés, on était tous des inconnus.On s\u2019est rassemblés, on a gagné le premier prix du Festival d\u2019art dramatique régional du Québec », se rappelle l\u2019homme de théâtre Marcel Dubé.PHOTO SYLVAIN SABATIÉ, FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DENISE-PELLETIER Zone a été montée cinq fois au théâtre Denise-Pelletier depuis sa fondation, en 1964.LUC BOULANGER CRITIQUE Dans le cadre des événements entourant son 80e anniversaire, l\u2019Orchestre symphonique de Montréal a présenté, hier soir à la Maison symphonique, un concert doublé d\u2019un radiothéâtre diffusé simultanément sur les ondes d\u2019Espace musique.Intitulé OSM: la biographie non autorisée (1934-2034), ce concert avait pour but de souligner à la fois l\u2019héritage culturel de «notre» orchestre et l\u2019évolution artistique de notre province.On a donc reconstitué la vieille formule des radiothéâtres, avec une voix radiophonique (Michel Keable), quatre comédiens derrière un lutrin (Anne-Marie Cadieux, Sylvie Moreau, Alexis Martin et Pierre Verville) et un bruiteur en direct (Sébastien Heppell).Tout ce beau monde étant bien sûr accompagné des musiciens de l\u2019OSM, sous la direction de Kent Nagano.Nous ne nous attarderons pas ici à commenter la prestation musicale \u2013 ce n\u2019est pas notre spécialité \u2013, sinon pour dire que l\u2019ensemble a été très efficace, si l\u2019on considère qu\u2019il devait surtout livrer des extraits d\u2019une douzaine de pièces classiques, ce qui, sans doute, freine l\u2019élan des musiciens d\u2019un grand orchestre.Au programme , Bach , Stravinski, Berlioz, Wagner, Prokofiev, Chostakovitch (une tonique et énergique interprétation du 3e mouvement de la Symphonie no 8 en do mineur), notamment.Malheureusement, le texte humor istique (signé par le sc r ipt- éditeur Daniel Langlois, ainsi que par Olivier Morin et Guillaume Tremblay, les auteurs de Clotaire Rapaille : l\u2019opéra rock) n\u2019était pas à la hauteur de l\u2019événement.Juste pour rire ?En abordant les 80 ans de l\u2019OSM uniquement sous le mode de l\u2019humour, en multipliant les raccourcis historiques, blagues faciles ou grivoises et autres clichés, cette Biographie non autorisée avait des airs de cabaret de variétés.Loin de nous l\u2019idée de vouloir tomber dans l\u2019élitisme.Tout le monde est pour la démocratisation de la musique classique.Mais un hommage à une institution de l\u2019envergure de l\u2019OSM n\u2019est pas un gala Juste pour rire.Il ne faut pas confondre les genres.Tout au long de la performance, les comédiens jouent chronologiquement des personnalités québécoises fictives ou historiques.Mais toujours avec un fort accent du terroir, ou bien le «perlé» pointu de la bourgeoisie de jadis.Illustrer d\u2019où l\u2019on vient, d\u2019accord.Mais de là à conserver ce ton caricatural tout au long du programme, même pour jouer des musiciens de l\u2019OSM.Pas sûr.Pas sûr du tout.Est-ce encore cela, en 2013, les deux pôles de la culture québécoise ?Près de 50 ans après que les T remblay, Aquin, Dubé et autre Réjean Ducharme nous ont sortis de notre infériorité culturelle ?Et 2034, là-dedans?Comme Morin et Tremblay sont membres du Théâtre du futur, ils ont anticipé l\u2019avenir en prédisant que, pour son centenaire, l\u2019OSM et son maestro allaient jouer pour Raël et ses Élohim revenus sur Terre ! Belle perspective d\u2019avenir.FRÉQUENCE OSM Un siècle en pièces PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Les comédiens Alexis Martin, Anne-Marie Cadieux, Pierre Verville et Sylvie Moreau ont participé hier soir au concert Fréquence OSM.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 2 5 S E P T E M B R E 2 0 1 3 "]
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