La musique, 1 janvier 1922, septembre
4c Année — No 45 Septembre 1922 La Musique Revue mensuelle BSÉia SOMMAIRE : Serge Prokofieff.V.D’INDY Musique et musiciens à Québec : L’Union Musicale.N.LeVASSEUR Palestrina (1523-1594) Musique d’église : Lettre à un maître de chapelle.Leon GAUTIER Le public et les musiciens, A.BOSCHOT Echos et Nouvelles.— Concerts.Variétés.Abonnement : $2.00 par année Le numéro 15 sous Jw/Wq) n uMl üm Pa.ra.it le 15 de chaque mots LA MUSIQUE Revue mensuelle Publiée sous la direction de Orner Létourneau et Hector Faber Secrétaire de la rédaction : Jos F.de Bcllcval Administration : 20, Côte de la Montagne, Québec Téléphone 6349 Adresser toute correspondance à l'administration.ABONNEMENTS : Un an .$2.00 (Canada, Etats-Unis et Union Postale) abonnement part de janvier et est payable d’avance, es numéros parus sont envoyés aussitôt inscription.La collection des années 1919 à 1921 se vend $1.50 (par la poste, $1.60) chacune.èrière de faire remise par mandat-poste ou ohqu e payable a u pair à Québec.mm.il® ¦m m* ïes (©rgnes (fiasafiant SONT CÉLÈBRES # C| Au delà de 900 ont été construites par la MAISON CASAVANT FRÈRES, Ltée dont 65 à quatre claviers, 197 à trois claviers, 538 à deux claviers, etc.V _ # ^ CASAVANT FRÈRLS, Ltée FACTEURS D’ORGUES SAINT-HYACINTHE, Qué.QUEBEC FRUIT & FISH EXCHANGE ltée IMPORTATION — EXPORTATION Vente en gros : Fruits, Légumes, Poissons frais, gelé, salé, fumé, Huîtres, Tabac, Amandes, etc.Fabrique de Limonades gazeuses 116, rue Dalhousie Québec. 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LA MUSIQUE 4ème année No 45 Septembre 1922 L’AMOUR DES TROIS ORANGES Serge Prokofiefï n’est plus, à proprement parler, un jeune, mais il semble posséder encore beaucoup des illusions de la jeunesse, et ma foi, cela ne lui messied point.Assez bien instruit de son métier, il m’apparaît dans l'Amour des trois oranges, dont j’ai entendu la première à l’opéra de Chicago, comme doué d'une sensibilité d’enfant, à laquelle il donne libre — parfois trop libre — cours.A certains moments, on est tenté de le comparer à quelque Giottesque égaré au vingtième siècle, mais, à d’autres, il revêt l’aspect d’un Matisse très «roublard », édifiant, de propos délibéré, insanités sur maladresses : en sorte qu’il devient très dificile de déterminer si 1 on a affaire à un naïf ou bien à un habile jouant la naïveté.ce que certains détails porteraient malheureusement à laisser croire.A l’époque actuelle où, selon la très juste remarque de Paul Dukas, les compositeurs semblent faire de la musique « contre quelqu’un », on ne sera pas étonné de voir les snobs et leurs vassaux, les musiciens à la mode, lâcher Strawinsky pour lui opposer Prokofiefï, le nouvel astre qui se lève à l’Orient.Peu soucieux de prendre parti dans la querelle, je me garderai avec soin de classer le musicien des Oranges dans une case déterminée, me contentant de rapporter, aussi exactement que possible, l’impression ressentie à la première audition de sa nouvelle œuvre.Le sujet est tiré d’un conte de C.Gozzi.Je n’ai pas connaissance de l’original, mais je doute que la petite histoire enfantine qu’on nous a présentée à Chicago et qui sue le russe par tous les pores, puisse être la fidèle transposition d’un poème italien.Une succincte analyse de la pièce ou plutôt des pièces, car il y en a deux bien distinctes sous le même titre, démontrera plus clairement cette assertion.Au premier acte, une populace affairé déploie la triste aventure du roi de la contrée dont le fils unique, atteint de neurasthénie aiguë, se meurt de consomption.La Faculté affirme que seul, un accès de fou-rire pourrait sauver le prince.Comment provoquer cet accès libérateur ?— Plusieurs moyens sont proposés, et, sur l’injonction du premier ministre, la foule prend place aux fenêtres des maisons qui encadrent la scène, afin d’assiter au spectacle.C’est une sorte de « choeur antique » grouillant, grotesque et tapageur.Le second acte est consacré à nous montrer l’inefficacité des moyens employés pour provoquer le rire chez l’héritier de la couronne.Tours de force comiques, ballets désopilants, rien ne réussit à faire sortir le jeune prince de son sempiternel dégoût de la vie.Entre une vieille femme, mi-boliémienne, mi-sorcière, qui poussée par un garde, fait, sous le nez du prince, une culbute involontaire.Et soudain, le malade commence 138 LA MUSIQUE il î iie, d abord en rythme binaire, puis en triolets, puis en doubles-croches, et toute la cour d’éclater en un rire de plus en plus accentuéqui se communique irrésistiblement aux spectateurs : et la salle entière.qui n est cependant pas « de mèche ».se tord en rires fous ! C est vraiment drôle ; mais est-ce bien de l’art ?Et quel peut être le rôle de la musique dans cet effet, curieux évidemment, mais auquel elle reste absolument étrangère ?La pièce semble finie, puisque le but proposé au premier acte : la guérison par le rire, est atteint.N en croyez rien,elle recommence.La sorcière, furieuse d’avoir servi de jouet a tout le monde, condamne le pauvre prince à aimer sans trêve trois oranges qu’il trouvera dans le désert.Et voilà que, revêtant comiquement son harnais de guerre, le jeune homme part avec docilité pour la contrée désignée, au grand désespoir du roi qui voit son heritier tomber de Charybde en Scylla.I roisieme acte.— Un désert, hérissé de rochers bleus et rouges.Rencontre d’une « eu isinière cruelle » (textuel), sort d’ogresse, tenant auberge dans ce Sahara,à seule fin de tuer et de manger les malheureux voyageurs qui s’y aventurent.La terrible c uisinière n est autre que la légitime propriétaire des trois oranges, et le premier ministre, qui a accompagné son _ jeune maître dans son expédition, parvient à enivrer celle-ci au moyen d’un ruban ultra-violet., (rien des palmes académiques !) tandis que le prince lui-meme extrait du cellier les oranges colossales et les roule vers le désert.Bientôt rejoint par le ministre, qui en a assez de la cuisinière, il s’endort de fatigue auprès des fruits de son larcin.Mais le ministre veille, lui J s’aperçoit même qu’il a bien soit',
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