Montréal qui chante, 1 octobre 1911, samedi 7 octobre 1911
4ôme Année Mo 10 LE NUMERO IO CTS 7 OCTOBRE 1911 Les anciens numéros - I5c Veuillez prendre note de notre nouvelle adresse : 126 rue St-Denis. Berceuse d'Amoureux Mop'to ma son iRorro.rrftc-^-*—1—r —r~~.:-P- œ~3i JE—- t-.tz-^ J La nuit sur les Ilots bleus A mis son vôi- le sombre ees v —*-b5^*=?ttM Les nids taisent dans Pom - bro Leurs refrains si mé - lo ¦ di - 1111 jwo put viro.eux, Dans Ifs bois lieu - ris tout s'en-dort : presses.Le mis rresc.seau, la mousse ot la feuil - le.La tor • re se rc - -1*—S" -i'.-a —* cueil - le Sous les e - toi - les d'or.— M'T r>E Berceuse.\n n^3z——— —|- Aimons-nous, veux-tu?—;-^""""1 -5»-s»- Dans no - tre nid ro - se, -a—m Loin de tous les yeux et loin des ja - loux.M.ARTHUR TREMBLAY La lune à l'horizon Montre son croissant blême, Au Dieu qui veut qu'on aime Viens chanter la douce oraison.Et dans notre cœur enchanté, Du bonheur fêtons l'heure brève, Donnons à notre rêve Une réalité.Aimons-nous, veux-tu?dans notre nid rose.Loin de tous les yeux et loin des jaloux.Sur nous la porte est close : Endormons-nous.8 Sur les sentiers calmés Vois-tu les lucioles.Danser leurs farandoles, Eclairant les airs embaumés?Ce sont les esprits des heureux Descendant du ciel qu'ils habitent Et qui, le soir, visitent Les jeunes amoureux.Aimons-nous, veux-tu?dans notre nid rose, Loin de tous les yeux et loin des jaloux.Sur nous la porte est close : Endormons-nous.rit Sur nous a le m >i".la porte est clo - se viollo rail.11 tempo.Sur nous la porte est clo - se, Kn - dor - nions-nous.— Mme LAVIOLETTE du Ouimetoscope Mme FOU QU ET-VER AN DE Toujours Vous ! e*-t* c*^* c'« Nationoscope EMBARQUEZ-VOUS ! A.np'no quasi A l - i - ï i i ( J ^44 ).f à pleine voix.253 Eui - barquez-vous! qu'on se dé - pé - clic ; La na- ix.Le ciel est pur, celle est dans les r.> - seaux.Le ciel est pur, La brise est _ P frat • che L'on - de ré - fié - chit les or - mcaux.Le raft dieu de ces ri - ants ri - va ^ ff a tempo.ges, Le tendre a - mour veil- le sur nous, Jeu - n«s et vieux.Fol - les et sa - ges,._______ i n Je vais du pied, loin V,l|s.|,.t.lr cn\ v r l'UN'i lî ii^in:! i-lu* r* « * it.fmii I.i j.d'il, nu,m- lin « ) f J • f f J fJ — —a ;- ~2a~-1 i v 1 ; * -* .(irïnlft .ni*1 .n* Où la ro.si* ne f'fil qu'un jour?3" F / Ar^-r^— H -L* 1J - 1 J J 1 J 1 i1 1 r r r 1 r 1 r ' F .uif u ¦ P Ai—i-1 lieux (jnr In IlOlj 1 clic,iu\ li;ti.'—r J «ff ' f f | ' f - ^ 1 p -¦ —^ -—3-a 1 , ! ?» Mme M EURVILLE Veux-tu lire, ma chère, Avec moi la page d'amour.La page printanière Où la rose ne fleurit qu'un jour ?J'aime mieux que la rose Ta bouche aux baisers de velours Laissons, laissons la prose ! Et vivons, vivons nos amours ! 1er Couplet Tu m'avais promis, la belle, De m'ai mer bien longtemps Et de n'être point rebelle A mes désirs, mes désirs constants ! Je t'avais promis pour gage Du roman l'imprévu Et voici que chaque page Te semble hélas du déjà vu.Au Refrain UNE PAGE VALSE CHANTÉE J" l>i>i mosS'i Pourquoi se jurer des choses Qui ne peuvent durer ï Le printemps sourit aux roses Bientôt l'été vient les déflorer.L'automne emporte aux orages Les feuilles, les serments ! Et l'hiver brûle les pages Des chers aveux, des chers romans.Refrain Veux-tu lire, nia chère.Avec moi la page d'amour, La page printanière Où la rose ne fleurit qu'un jour ?J'aime mieux que la rose Ta bouche aux baisers de velours Laissons, laissons la prose ! Et vivons, vivons nos amours ! Mme DERICOURT 1^3 31 PATRIE PMira Mme.DEVOYOD'l" National Mme.VHERY 'lu Nations! 1 A ion berceau le oeur tout frémissant Qui t'a veille, inurninrant sa prière?Qui t'a donné le plus pur de son sang ?C'est ta mère !-.Le sol sacré qui vit tes premiers jeux I,e doux foyer et la terre fleurie Où l'on t'apprit la langue des aïeux, C'est ta patrie !.REFRAIN liarde bien jusqu'au dernier jour Au fonds de ton âme attendrie La même foi, le même amour Pour ta mère et pour ta patrie ! • > Celle qui ta guidé vers les espoirs Te consolant à chaque peine amère, Ouvrant ta vie aux bonheurs, aux devoirs, C'est ta mère !.Qui t'a fait homme et libre et respecté '.' Quand on la veut envahir, qui te crie : "Sous mon drapeau défends ma liberté !" C'est ta patrie !.m*.rc!_Lf-ftol ai .cré qunil le* premiers jeu i,- Ledouxfoj.fr — et Jalerre fleu.rl - eOùlonlSft -frit MinguedesiV.eiii:_C'uîlipi.lri .el—G.rde bien jusqu'au dcr.rn.-r jour -Au fon.ldc too «Ile .U.n.Qui t'aplanit tous les chemins ardus, Et, quand tu pars au bras d'une étrangère Pleures tout bas les doux baisers perdus ?C'est ta nu'-re !____ Qui t'a dit :'-Pense et travaille.haut les [fronts ! "Apporte-moi ton labeur, ton génie ; "A ma couronne, ajoute des fleurons?" C'est ta patrie !.Rêves ! Fortune ! I b'Ias ! tout a passé.L'amitié meurt.1.amour est éphémère.La seule femme au cœur jamais lassé.C'est ta mère ! Et l'autre mère aux destins triomphants.Adore-la ! Glorieuse ou meurtrie, Car c'est la terre ou naîtront tes enfants, C'est la patrie !.Automnale La blonde moisson à peine est coupée, Et l'on voit jaunir le dôme des bois, De brumes la terre est enveloppée ; La blonde moisson à peine est coupée.De concerts d'adieu, triste mélopée ! L'on n'entend, partout, que mourantes voix.La blonde moisson à peine est coupée, Et l'on voit jaunir le dôme des bois.La treille s'agite au vent, dépouillée, Les petits oiseaux y sont grelottants.Ils l'ont, en partie, eux-mêmes pillée ; La treille s'agite, au vent, dépouillée, Les gais bataillons de la gent ailée Voleront, tantôt, vers d'autres printemps.La treille s'agite au vent, dépouillée, Les petits oiseaux y sont grelottants.Gloire à vous, Seigneur, quand le soleil brille De feux moins ardents, au front des hivers ; Et, lorsqu'à l'automne, encore il scintille ! Gloire à vous, Seigneur, quand le soleil brille ! Sous les berceaux nus, plus de jeune fille !.L'homme est mieux à vous, en ces deuils divers.Gloire à vous, Seigneur, quand le soleil brille De feux moins ardents, au front des hivers I AMÉDÉE DENAULT COMME LES AUTRES M.DEBEAUJOUR «u Parisian* 1er Couplet J'suis c'qu'on appelle un bon enfant, J'ai bon pied, bon' œil et bonne dent.Comme les autres ; Je n'suis pas d'ia sobriété, Je suis ami de la gaité, Comme les autres ; Sans aimer l'jus du raisin, Ça m'arrive de m'sentir en train.Comme les autres ; Kt quand j'ne suis pas trop complet, .l'envoi aussi mon petit couplet, Comme les autres ! 2em Couplet Je vais, je viens, je suis heureux D'avoir ma petite place sous les cieux, Comme les autres ; Moi qui n'ai pas beaucoup de soucis, Je suis gai, je chante et je ris, Comme les autres ; Il y a des femm's qui se culottent les yeux Moi, j'culotte ma pipe on ne peut mieux, Comme les autres ; Kt quand j'ai mangé des pruneaux J'men vais aux champs les orientaux, Comme les autres ! 3em Couplet Comme les autres je mange quand j'ai faim J'travaille dur pour gagner mon pain, Comme les autres ; J'en connais bien des gros des gras Qui mange dur mais qui n'travaillent pas, Comme les autres ; Malgré lui bon air rodomont Mon avis à moi c'est qu'ils sont Comme les autres ; Sans être un académicien Je vote et j'suis bon citoyen, Comme les autres ! J h* Théâtre National "non^TmTTeddy" E "=-11=-1 M.MALLET Oh ! l'exquise petite comédie que nous avons la bonne fortune d'entendre, cette semaine, au théâtre National ! Une comédie toute de délicatesse, de bonne humeur, de verve, d'entrain, de mots d'esprit, et avec ça d'une simplicité intime et reposante qui fait surtout, peut-être, son charme ; une comédie enfin bien française avec, en premier plan, un caractère américain des plus originaux brossé "à la française", c'est-à dire avec une, enthousiaste sincérité qui s'accommode très bien d'un peu de fantaisie et d'exagération.Et c'est d'autant plus intéressant pour nous que nous sommes à même de connaître, d'étudier et de comprendre le véritable caractère de nos voisins ; ce que pouvaient difficilement les auteurs de cetti pièce qui sont français avant tout.Et l'une des caractéristiques du génie français c'est qu'il ne peut se défendre d'apporter dans son jugement des étrangers quelque-chose qui lui appartienne en propre, quelque-chose que son imagination toujours active conçoit à tort ou à raison et qui est aussitôt chez lui une conviction.MM André Rivoire et Lucien Besnard ont fait là une œuvre franchement amusante et très intéressante, je suis presque tenterde dire surtout pour ce côté-ci de l'Atlantique.J'avoue qu'il m'a grandement fait plaisir de constater aussi que les auteurs ont justement profité de ce personnage américain pour relever discrètement les colomnies que certains écrivains, leurs propres compatriotes, en mal de psychologie, couvrent à tout moment la femme française.Certes, c'est un beau geste de leur part que de défendre, par une simple réflexion qui porte d'autant plus la véritable femme française, "celle qui s'offense facilement,'' contre ses trop nombreux détracteurs.En résumé cette œuvre est intéres santé à plus d'un point de vue, et les artistes eux-mêmes semblent y trouver un très vif plaisir ; par suite ils se montrent très consciencieux.Toute la troupe donne avec une vivacité d'action et une homogénéité rares.C'est à M.Scheler qu'on a confié le rôle de Teddy, et il l'a conduit de magis-le façon, Son personnage est bien étudié ; d'un jeu sobre et bien nuancé, il campe un ''Yankee'' original et vécu.M.Guiraud a repris son aplomb avec Didier Morel ; son rôle de député est assez bien réussi.Le D'Allonne de Lombard est sincère et fort amusant parfois : il le joue avec une belle désinvolture.Quand à M.Pierrat, il est regrettable qu'il ait une certaine tendance à rigoler, ce n'est pas la manière de s'attirer l'indulgence du public ; c'est en se montrant toujours consciencieux que l'on révèle son âme d'artiste.Il a d'ailleurs prouvé, par instants, qu'il peut donner quelque chose.Hamel à laissé de coté sa soif habituelle de vengeance pour entrer dans la peau du bon vieux Verdier ; il y ait très à son aise- Mme.Vhéry nous donne une Madeleine toute de grâce, de délicatesse et de bon goût.Cette interprétation est vraiment supérieur.La Madame Roucher de Mme.Berthall est un succès de plus pour la "grandecoquette"du National.Lereste de la troupe, dans des rôles plus effacés, contribuent au succès général. Sur les Scènes Québécoises PALAIS ROYAL L'infatigable gérant, M J.R.Tremblay, était de passage à Montréal, la semaine dernière, dans l'intérêt de son théâtre.Les habitués ne seront pas lents à s'apercevoir que la direction ne ménage rien pour mérité l'encouragement que le public québécois lui apporte.CRISTAL Après l'immense succès de la semaine dernière il était difficile à M.Drapeau d'offrir au public un programme qui ne fut en rien inférieur à celui de la semaine précédente.Il y réussit néanmoins et ceux qui s'y sont rendus furent tout surpris et charmés de ce qu'ils voyaient.Tout le monde s'accorde à dire que c'est l'une des semaines les plus intéressantes qu'ait encore donner le Cristal depuis son ouverture.ORPHEUM C'est un fou rire continuel qui gagne même les plus moroses et qui délasse l'esprit de la nervosité et de la tension que reclament de lui les tracas de la vie.Quiconque a vu Villeraieet sa troupe évoluer dans une comédie a vu le rire lui-même ! Le reste du programme est à l'avenant.NATIONOSCOPE C'est une heureuse idée que la direction du Nationoscope a eu en mettant "Cent mille de dot !" à l'affiche, cette semaine.Cette comédie obtient un très vif succès car, outre son propre mérite, la troupe augrand complet l'enlève avec un brio digne des meilleurs éloges.Les scène6 comiques et les bons mots y fourmillent et sont soulignés avec un rare bonheur par les excellents artistes de MM.Demers et Montésano.Pour être justes il nous faudrait citer chacun en particulier, mais comme l'espace nous fait défaut, nous nous contenterons de dire que tous sont très à l'aise et ont bien compris les personnages qu'ils avaient à interpréter.Mme- Chaumat et M.Valhubert, dans de jolies chansons, ont été fort applaudis ; les vues sont très belles.Bref, c'est un des meilleurs programmes qu'il nous ait été donné de voir au Nationoscope depuis son ouverture.PARISIANA Décidément le Parisiana tient à conserver sa bonne renommée ; ses programmes, sont de plus eu plus intéressant».C'est ainsi que cette semaine on nous donne une exquise comédie qui fait fureur partout où elle est à l'affiche : "Les deux timides ;" et les habitués qui ne s'y sont pas encore rendus peuvent être assurés que la troupe de M.Edmond Daonst ne perd pas l'occasion de se distinguer.Le public, de plus en plus, prend le chemin de ce populaire lieu d'amusement, et les propriétaires se verront forcés d'agrandir leur local.Théâtre National .Français.MONTREAL CEO.CAUVREAU, Dlr.-Prop.Semaine du 9 Octobre Pour la première fois à Montréal "LE ROY SANS ROYAUME" Par PIERRE DkCOURCELLE Cette pièce particulièrement émouvante et dramatique retrace la douloureuse captivité du Dauphin, fils de Louis XVI, à la prison du Temple; son évasion et 14 ans plus tard, sa tragique entrevue avec l'Empereur Napoléon la veille delà bataille de Wagram OUIMETOSCOPE Cela devient banal dédire, chaque semaine, que le Ouimetoscope remporte un beau succès ; et cependant nous ne pouvons, en toute justice, passer sous silence ce populaire lieu d'amusement.Il donne toujours un programme si varié et si intéressant que chacun n'a qu'a s'y rendre pour constater que nous n'avançons rien à la légère.Chaut, musique, comédie, vues, tout est de premier ordre.PRINCESS Un fait qui démontre bien que la population française de cette ville aime et encourage le beau théâtre c'est que l'assistance, presque à chaque représentation que donne M.Robert Mantell, cett semaine, au Princess, est en bonne partie composée de conadiens-français qui s'y rendent pour entendre du classique et dans une langue qui n'est pas la leur.Et qu'on n'aille pas crier à une interprétation supérieur, car nous n'aimons guère la manie qu'on certains bons artistes, étoiles, si l'on veut, de s'entourer de parfaites nullités parmi lesquelles leur talent est supposé briller d'un plus vif éclat.Donc la seule déduction possible c'est que le public est à même de goûter une belle œuvre quoiqu'on prétendre en certains milieux.Avis à qui de droit.Imprimerie PARA DIP-VINCENT & CTE, 320 rue Benudry, Montrwd.
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