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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
jeudi 1 mai 1958
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1958-05, Collections de BAnQ.

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PER L-22 ECTIRES Nouvelle série Vol.4 - No 17 Montréal.1er mai 1958 Nos livres en La capitale de la Belgique est devenue, depuis quelques semaines, le point de mire du monde entier.L’exposition internationale de Bruxelles n’est-elle pas, en effet, l’un des événements marquants de l’heure actuelle ?Aboutissement de longs mois de préparatifs, cette exposition a pris l’allure d'une véritable cité où quarante-sept nations du monde ont « pignon sur rue ».Les humoristes diront volontiers qu’une exposition de ce genre, c’est, à l’échelle internationale, et en plus sérieux, le décalque de ce qui se produit dans certaines parades de mode: chacun doit y aller de son panache et éclipser tous les voisins que l’œil peut apercevoir aux alentours.Une parcelle de vérité se cache habituellement sous les propos des humoristes.Dans le cas présent, il est très réel que les nations qui participeront à l’exposition voudront y montrer « leurs réalisations les plus remarquables et les plus sensationnelles ».Mais le but assigné à cette exposition n’en est pas un de vanité ou d’inutile compétition.Comme le soulignait l’Episcopat belge, dans une lettre publiée quelques jours avant l’ouverture de l’exposition: « les organisateurs de cette grandiose entreprise ont proposé comme fondement spirituel de cette confrontation universelle le thème suivant: l’homme dans le monde actuel, la promotion du bonheur de l’humanité, l’amélioration des relations humaines dans un monde plus pacifique et plus fraternel ».Dans la ligne de cet idéal poursuivi, n’est-il pas consolant de penser que la littérature canadienne aura son modeste rôle à jouer au cœur de cette cité fraternelle, et que nos livres les plus récents serviront d’ambassadeurs à notre pays.Au pavillon canadien Dans le pavillon qui représente le Canada à Bruxelles, la Bibliothèque nationale a organisé une exposition des meilleurs livres canadiens parus ces dernières années.Les publications des éditions Fides.y occupent une bonne place avec une trentaine de titres de livres pour adultes et une vingtaine de titres de livres pour enfants.Il est à noter que, parmi les livres pour adultes, le choix s’est porté tout particulièrement sur les œuvres si luxueusement présentées de la collection du Nénuphar et sur celles de la si populaire collection des Classiques canadiens.Au pavillon du Vatican On sait qu’à l’exposition de Bruxelles, le Vatican a aussi son pavillon destiné « à la mise en valeur du message divin que l’Eglise catholique a mission de transmettre au monde ».A ce pavillon spécial, qui a nom Civitas Dei, cinquante-deux pays ont prêté leur concours.Et là aussi, une bibliothèque a été aménagée.Bibliothèque comprenant trois cents titres, et où, par conséquent, la représentation accordée à chaque pays devait être forcément très limitée.Le comité chargé de choisir ces titres, a retenu trois des publication religieuses des Editions Fides: Le Nouveau Testament, traduction de l’ACEBAC, Comment le Pape gouverne l’Eglise, du R.P.E.Heston, c.s.c., et Claudel, poète mystique de la Bible, œuvre due à la plume d’un collaborateur de LECTURES, le R.P.Paul-E.Roy, c.s.c.Les organisateurs du pavillon du Vatican ont en outre voulu mettre à la disposition des visiteurs des brochures de propagande exposant le doctrine de l’Eglise.Comme contribution à cette œuvre, les Editions Fides ont offert trois cents exemplaires de chacune des brochures suivantes: Violaine, ma sœur et Le Prêtre, du R.P.Emile Legault, c.s.c., Fiancés, du R.P.P.-E.Charbonneau, c.s.c.— un autre collaborateur de LECTURES —, La vérité sur la Bible, La vérité sur la communion, la vérité sur l’Eglise, La vérité sur la limitation des naissances, La vérité sur le mariage, La vérité sur les Témoins de Jénovah.* » * Souhaitons que ces livres remplissent, auprès des milliers de visiteurs qui feront le tour de l’exposition de Bruxelles, leur rôle d’ambassadeurs culturels du Canada français et catholique.R.LECLERC 446941 LECTURES REVUE BI-MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le SERVICE DE BIBLIOGRAPHIE ET DE DOCUMENTATION DE FIDES Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Abonnement annuel: $2.00 Etudiants: $1.00 Le numéro: $0.10 FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 — Plateau 8335 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.Avis à nos lecteurs Ceux de nos lecteurs qui le souhaitent pourront se procurer des exemplaires reliés de LECTURES 1957-1958 Ce volume relié en toile et titré or comprendra les livraisons de LECTURES de septembre 1957 au 15 juin 1958 inclusivement.Le dernier numéro contiendra la table des matières et l’index des auteurs recensés.$3.50 l’exemplaire (frais de port en plus) Indes des auteurs recensés dans ce numéro AUCLAIR (M.), p.267 BEAUMIER (Chan.J.-L.), p.260 BRODIN (P.), p.261-262 CASSERLEY (J.V.L.), p.265 CLOUTIER (F.), p.259 CROIDYS (P.), p.267-268 DEMERS (Mgr G.-E.), p.260 GERVAIS (E.), p.260 *** Itinéraire d'Henri Perrir., prêtre-ouvrier, p.263-264 LATOUR (T.), p.260 LAURENTIN (Abbé), p.269-270 LEBEL (R.), p.260 LEGAULT (E.), p.259 MEGEVAND (L.), p.268 RACICOT (P.-E.), p.260 STE-MARIE-OD1LE (Sœur), p.260 VENZAC (G.), p.266 Publication approuvée par l’Ordinaire 258 Littérature canadienne Notices bibliographiques Philosophie (1) Religion (2) CLOUTIER (François) L’HOMME ET SON MILIEU.Propos d’hygiène mentale.[Montréal] Le Cercle du Livre de France {1958}.231p.20.5 cm.S2.00 (frais de port en plus) Pour tous Ce sont des propos d’hygiène mentale que le Dr François Cioutier nous tient dans ce livre.Il invite ses lecteurs à se pencher sur les problèmes de l’homme aux prises avec les réalités de son milieu.Les différents chapitres gravitent autour de quatre thèmes principaux: 1.Les âges de la vie (l’enfant, l’adolescent, l’adulte, l’âge critique, le vieillard); IL Les chemins de l’adaptation (la famille, l’école, le travail, le mariage, la maternité); III.Les difficultés de l'adaptation (les forces psychiques, l’anxiété, les réactions psychiatriques, délinquance et criminalité, prévention et traitement); IV.Le sens de l’adaptation (comment s’adapter, le milieu de l’homme, etc.).On ne saurait s’attendre à trouver ici un ouvrage de haute spécialisation.Rédigées, pour la plupart, à l'intention des auditeurs de Radio-Collège, les causeries qui composent ce livre ont gardé le ton simple et le caractère familier de la vulgarisation.L’éventail du public auquel peut s’adresser l’auteur s’en trouve fort élargi.C’est très heureux, car ce livre contient des exposés très justes, et qu’il est nécessaire de connaître.Si l’on peut chicaner l’auteur à propos de certain chapitre qui nous paraît un hors d’œuvre, si l’on peut estimer que tel autre est plutôt faible, il reste que, dans l’ensemble, le livre est de qualité, présentant des réflexions qui, pour beaucoup de gens, s’avéreront très éclairantes et très pratiques, à l’une ou l’autre des périodes de leur vie.A.COTE LEGAULT (Emile), c.s.c.LE PRETRE.Illustrations de Jean Dufresne.Montréal, Fides [1958].47p.ill.18cm.$0.75 (frais de port en plus) Pour tons Cette fois, tout le monde est attrapé ! Même les gens pressés qui ne peuvent trouver une demi-heure par jour pour refaire leur âme dans une lecture saine.Si vous ne pouvez faire davantage, c'est une minute seulement que le P.Legault vous demande.Il a pour vous réparti son texte en passages séparés qui forment des ensembles complets, se suffisant à eux-mêmes.Il suffit d’avoir le livre à portée de la main et quand une minute se présente, on lit quelques lignes bien frappées qui se gravent dans la mémoire et qu’on peut se répéter ensuite.Et même si l’on n’est pas disposé à la lecture, qu’on regarde les belles gravures que Jean Dufresne a semées ici et là dans le texte.Père Legault, votre plaquette n’a qu’un défaut, c’est de n’être pas un livre ! C’est de n’être pas plus épaisse ! On arrive trop vite à la dernière page.Nous avons tellement besoin de ces pensées brèves, vigoureuses, concrètes, qui travaillent en nous comme une semence.Je souhaiterais que ce travail pénètre dans tous les foyers.C’est un petit chef-d’œuvre de présentation.C’est léger et agréable comme un beau nuage blanc.C’est sérieux et naturel sans difficulté.Il faudrait que tous les pères et mères de famille lisent ces réflexions, pour donner à leurs enfants le sens du prêtre, qui se rapproche tellement du sens du Christ.Il y a tellement de bobards qui circulent sur le prêtre, tellement de critiques aussi sottes que superficielles ! Il suffirait parfois de réfléchir un instant pour se débarrasser de toutes ces 259 mesquineries.Il suffirait de parcourir ces pages.On devrait aussi mettre cette plaquette à la disposition des jeunes qui ont souvent une connaissance assez fausse du prêtre.Ils seraient certainement frappés par l’une ou l’autre de ces pensées et c’est toute leur vie qui s’en ressentirait.Paul-Emile ROY Biographie (92) LATOUR (Théodose), c.s.c.L’ECOLIER CANONISE.Vie de saint Dominique Savio.Traduit de l’anglais par Frère Albert Saint-Yves, c.s.c.Dessin de couverture par Frère John Hart, c.s.c.Montréal, les Editions de l’Atelier [1958}.63p.19.5cm.S0.50 (frais de port en plus) Pour jeunes Cette charmante biographie aura sans doute l’heur de plaire aux jeunes d’une façon toute particulière.Elle raconte l’histoire d’un garçonnet, mort à quinze ans, et que l’Eglise a mis sur les autels en 1954.Les jeunes lecteurs y trouveront l’illustration de cette vérité, qu’« aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années ».A.C.BEAUMIER (Chan.J.-L.) LA GRANDE DAME AU PARLOIR (Marie de l’Incarnation).Illustrations de G.de Beney.Montréal, Fides [1958}.63p.ill.21cm.(Coll.Pionniers de la foi) $0.50 (frais de port en plus) DEMERS “(Mgr G.-E.).LA VIGIE SUR LE CAP (Mgr de Laval).Illustrations de G.de Beney.Montréal, Fides [1958}.63p.ill.21cm.(Coll.Pionniers de la foi) $0.50 (frais de port en plus) GERVAIS (Emile), s.j.UNE PETITE SOEUR ET LE DIABLE (Catherine de Saint-Augustin).Illustrations de G.de Beney.Montréal, Fides [1957}.54p.ill.21cm.(Coll.Pionniers de la Foi) $0.50 (frais de port en plus) LEBEL (Réal), s.j.MADEMOISELLE VILLE-MA RIE (Jeanne-Mance).Illustrations de G.de Beney.Montréal, Fides [1957}.55p.ill.21cm.(Coll.Pionniers de la Foi) $0.50 (frais de port en plus) RAC1COT (P.E.), s.j.LA MAGICIENNE DES GENS MAL PRIS (Mère d’Youville).Illustrations de G.de Beney.Montréal, Fides [1958}.47p.ill.21cm.(Coll.Pionniers de la Foi) $0.50 (frais de port en plus) SAINTE-MARIE-ODILE (Sœur), c.n.d.LA FILLE DU MAITRE CHANDELIER (Marguerite Bourgeoys).Illustrations de G.de Beney.Montréal, Fides [1958}.48p.ill.21cm.(Coll.Pionniers de la Foi) $0.50 (frais de port en plus) Pour jeunes S’il est bien de raconter à nos jeunes la fantastique expérience de la chienne Laïka, lancée dans la stratosphère par le Spoutnik II.il est inadmissible de leur laisser ignorer les merveilleuses aventures des hommes et des femmes qui sont à l’origine de l’établissement de l’Eglise en terre canadienne.L’imagination la plus féconde et la plus audacieuse pourra-t-elle créer des contes qui égalent, en intérêt et en valeur formatrice, « l'histoire vraie » de ces aventuriers du Christ dans les périlleuses contrées du Nouveau Monde.Les éducateurs soucieux de familiariser les jeunes avec l’aventure, peu banale, des plus authentiques héros de l’histoire canadienne, pourront utiliser avec avantage la petite collection Pionniers de la foi, publiée aux Editions Fides.A date, six titres sont parus dans cette collection.Mademoiselle Ville-Marie raconte, comme on pouvait s’y attendre, la vie de Jeanne-Mance.Une petite Sœur et le diable est consacré à Catherine de Saint-Augustin.La Fille du maître Chandelier narre l’histoire de Marguerite Bourgeoys.La grande Dame au parloir évoque celle de Marie de l’Incarnation.La Magicienne des gens mal pris n’est nulle autre que Mère d’Youville.La Vigie sur le cap présente la biographie de Mgr de Laval.Signés par des auteurs différents, ces textes ne sont pas d’égale valeur.Mais la collection, dans son ensemble, est à diffuser largement parmi les jeunes.A.COTE 260 Littérature étrangère Etudes critiques “Présences contemporaines” “ M.Pierre Brodin, auteur d’une enquête diligemment conduite sur Le roman régionaliste américain (1937), a vu son exploration continuée par l’un des nôtres, Harry Bernard, dans une thèse de doctorat soutenue à l’Université de Montréal (1944).Dans cette nouvelle entreprise, il entend suivre les « courants et thèmes principaux de la littérature française contemporaine ».Deux tomes déjà (1954 et 1955) nous avaient apporté des études détachées sur les chefs de file.Ce troisième tome veut être une synthèse, apparemment, des notions fournies par les deux premiers.M.Brodin pose au départ deux faits.L'un, c’est le rayonnement mondial de la culture française: « La France a perdu la guerre, la paix et son empire colonial; mais elle reste de première importance par sa culture et, plus particulièrement, par sa littérature » (p.26).L’autre, c’est qu'il n’en est pas des siècles littéraires comme de ceux du calendrier: de même que celui de Louis XIV s’étend de 1636 à 1715, et non pas de 1600 à 1700, de même le XXe, en ce qui concerne la littérature française tout au moins, ne commence pas en 1900, mais en 1919, à la fin de la première guerre mondiale.A ces deux constatations, on peut en ajouter au moins deux autres.Sous l'influence précisément de cette guerre, cette littérature a pris un caractère absolument différent de celui que lui avaient conféré les siècles antérieurs: l’intellectualisme y cède la place à la sensibilité, puis à l'imagination, puis à la réalité brutale.De plus, changeant de maîtres à peu près tous les dix ans, elle offre des aspects différents presque à chaque décade; de là proviennent les quatre chapitres du livre « les années 20, 30, 40, 50».M.Brodin n'a évidemment pas prétendu conduire l'enquête complète, qui demanderait une véritable encyclopédie.Ainsi l’ouvrage traite à peine de la littérature spiritualiste; la bibliographie ne mentionne pas le tableau dû à Mgr Jean Calvet, « Le renouveau catholique ».Si l’on y fait allusion à des mystiques comme Daniel-Rops, on édulcore peut-être trop le catholicisme si spécial de François Mauriac, teinté de jansénisme autant que de politique.La critique littéraire n’y apparaît qu'en un endroit: Charles du Bos et André Rousseaux y figurent ça et là, mais non Daniel Mornet.Quant à l’histoire, on n'en parle que pour signaler ceux qui lui ont tourné le dos.En somme, l’enquête ne porte que sur quatre domaines: le roman, la poésie, l’essai et le théâtre.Ces quatre terrains, on y aurait suivi l’auteur beaucoup plus facilement, nous semble-t-il, s’il avait mis en tête de son livre un dictionnaire des néologismes littéraires.Les contacts de la guerre ainsi que l’influence des littératures russe (Dostoievsky), anglaise (Joyce) et américaine (Faulkner), ont tellement bousculé le vocabulaire littéraire qu’il y a grand risque, pour le lecteur moyen, de n’y voir goutte.Que veut-on que comprenne un non-initié, sans un lexique, à la terminologie ci-après, tout entière tirée de notre volume ?Outre le titre même de présences, on y trouve juvénisme, évasion, monologue intérieur, superposition des plans, écriture automatique, unanimisme, personnalisme, littérature engagée et dégagée, authenticité, sincérité et insincérité, âge existentialiste et âge américain, héroïsme.poèmes de circonstance, progressisme, populisme, comportement et « conduites », récit pur, inquiétude, mauvaise foi et bonne conscience, lucidité, éluder, esprit d’analyse, chosisme, perdition, déréliction, rétrospective, révolutionnaire opposé à révolte, hussards, aristocrates, transfiguration, objectivation, etc.Cette terminologie étrange sert à deux Ecoles qui sont presque aux antipodes l'une de l’autre, tant du point de vue de la pensée que de celui de l’art.Parmi les écrivains, les uns croient à l’existence de Dieu comme à sa Providence.Dès lors, le seul problème que la vie 261 pose devant eux et le seul à peu près qu'ils traitent, c'est celui du bien et du mal, du bonheur et de la souffrance, du péché et de la grâce, les mystiques et les spiritualistes mettant l’accent sur la grâce, les jansénistes sur le péché.Pour quelques-uns, c'est l’homme communiste qui représente le Bien, le bourgeois incarnant le Mal.Les autres, niant et l'existence et la prévoyance divines, hantés par les maux de la guerre qui ne peut être qu'une injustice alors inexplicable, ne voient dans le monde qu’un être absurde, et dans sa marche qu’une absurdité foncière.Ils se ruent alors sur les moyens d'y échapper et ne trouvent, au bout de leur quête, que le désespoir, dont ils se consolent par la luxure, la révolte devant la mort, l’adhésion à l’on ne sait quelle confraternité communiste ou enfin le suicide.Il suit de là que leurs œuvres abondent en peintures pornographiques inconnues aux âges antérieurs.description des vôtres ! Menez une vie humaine d’abord, si vous voulez que vos livres portent le reflet de la simple humanité.» Le jour où notre public liseur et nos critiques se rallieront à ce jugement on cessera de nous inonder de toute cette littérature « noire ».Et le Cercle du Livre de France renoncera peut-être à nous servir des œuvres de qualité douteuse qu’elles soient de chez nous ou nous viennent de France.Emile CHARTIER, p.d.Du point de vue de l’art, si ces deux Ecoles comptent quelques partisans des anciennes conceptions littéraires, psychologie, donc analyse des sentiments, intellectualisme, la plupart de leurs disciples ne représentent plus que les gestes extérieurs et les actes de leurs personnages.Ils recourent, pour les reproduire plus fidèlement, aux procédés du cinéma et de la télévision.Leurs livres ne sont plus dès lors des miroirs d’âmes, mais des photographies de bêtes déchaînées.Sur l’effet désastreux de cette littérature « noire », M.Brodin n’est pas totalement aveugle; il fait même çà et là, sur certaines œuvres, des réserves opportunes.Mais, dans l’ensemble, il a l’air d’en excuser le fond débraillé par la perfection de leur style.N’oublie-t-il pas qu’un roman surtout comporte un danger d’autant plus grave que le mal y est mieux caché sous les fleurs ?A notre avis, une mère de chez nous portait récemment, sur cette pestilence qu’on tente de nous imposer au nom de l’art, un jugement beaucoup plus sûr.Saine d’esprit et pure de cœur comme la plupart de nos mères, Mme Grégoire-Coupal criait aux rédacteurs de cette pourriture, à peu près ceci: « Mais non ! la vie n'est pas absurde, elle est ce qu’on la fait.Absurdes, c’est vous qui l’êtes; vivant une vie anormale, vous tentez de rejeter sur la vie en soi les errements de votre vie à vous.Et vous ne songez pas à l’effet diabolique de votre œuvre, à tous ces désespoirs qu’engendre la (I) BRODIN (Pierre) PRESENCES CONTEMPORAINES.Littérature — Tome III.Courants et thèmes principaux de la littérature française contemporaine, avec un index des auteurs cités.[Paris] Nouvelles Editions Debresse [c 1957].316p.22.5cm.(Coll.Présences contemporaines.3) Pour adultes, mais spécialisé "Aussi extraordinaire que Padre Pio" FRÈRE ANDRÉ de la Congrégation de Sainte-Croix Le prodigieux apôtre canadien de Saint Joseph por PIERRE CROIDYS 124p.19cm.4 photos hors texte $1.80 (par la poste $1.90) En vente partout et à 25 «st, St-Jocquei, MONTREAL ] f C 135, ava Provencher, I I U L U SAINT-BONIFACE, Man.262 “Itinéraire d'Henri Perrin prêtre-ouvrier”(,) Pour comprendre un livre comme celui-ci, il n’est pas necessaire de reconstituer toute l’histoire des prêtres-ouvriers; quelques rappels suffisent.D’anciens scouts pour la plupart, quelques-uns devenus prêtres séculiers ou régu’iers (Dominicains et Jésuites), constatent que la France va se déchristianisant de plus en plus.Ils remarquent de surcroît que cette défection se produit surtout dans les rangs de la classe ouvrière.En recherchant la cause de ce fléau, ils s’accordent sur deux explications: la cloison étanche qui sépare le prolétariat du c’ergé paroissial; l’éloignement des sacrements et de la messe qu'impose aux ouvriers l’obligation de commencer le travail d’usine aux petites heures.Afin de remédier à cet éloignement, ils obtiennent du Saint-Siège, par l’entremise des évêques, la messe du soir, et la réduction à trois des heures de jeûne préalables à la communion.Quant à la suppression de la cloison qui se dresse entre le clergé et les prolétaires, ils n’y voient d’autre remède que la « plongée dans la masse >.Ils entendent par là que le prêtre assigné aux quartiers d’usine n’attende plus ses fidèles à l’église, mais aille les rejoindre à l’usine même en se faisant ouvrier à leur côté.Des expériences, tentées à Marseille (abbé Michonneau) et à Lyon (chanoine Rhodain) ayant donné apparemment de bons résultats, le cardinal Suhard.de Paris, autorisa, à titre d'expérience aussi, la constitution, dans le 13e arrondissement, de la « Mission de Paris ».D’autres cellules de prêtres-ouvriers se formèrent à Chambéry, à Montiers, à Isère-Arc en Savoie, sous la responsabilité de Mgr Ancel, auxiliaire de Lyon, et du cardinal Liénart.évêque de Lille.En 1954, Rome se rendit compte que, malgré la solidité de leur formation doctrinale, bon nombre de ces prêtres faisaient passer leur activité ouvrière avant leur efficacité sacerdotale.Puis, à cause de leur instruction plus poussée, les camarades, à l’occasion de leurs justes grèves, confiaient à ces prêtres, connus comme tels ou inconnus, la responsabilité des revendications syndicales auprès des patrons comme dans les communiqués de presse.Enfin, un certain nombre d’entre eux, plutôt que de subordonner leur influence en tant qu’ouvrier à leur caractère sacerdotal, ou bien rompaient spontanément avec l’Eglise ou bien sollicitaient leur réduction à l’état laïc.En présence de ces faits, sans tuer le mouvement des prêtres-ouvriers, le Saint-Siège met fin en pratique à l’expérience, par un document ( 15 novembre 1954) en cinq points, qui en écarte la forme actuelle.Tout prêtre-ouvrier devra dorénavant: a) être choisi spécialement par son évêque; b) avoir reçu une solide formation doctrinale; c) consacrer au travail d’usine un temps limité; d) n’assumer aucune responsabilité temporelle; e) ajouter le ministère paroissial à son activité ouvrière.Par une lettre collective et publique, 98 adhérèrent au document; combien firent défection ?on l’ignore.Le présent volume constitue l’autobiographie de l’un de ces prêtres; ses amis se sont contentés de relier, par le rappel des faits, ses lettres, son journal intime et ses articles.Henri Perrin, né le 13 avril 1914, ordonné prêtre le 9 octobre 1938, fut l’un des premiers inscrits à la « Mission de Paris ».Sa vie de 40 ans se partage en trois étapes: de 1938 à 1947, il cherche sa voie (p.23-126); lors d’un premier virage, il entre dans la Compagnie de Jésus et y séjourne de 1947 à 1951 (p.127-246); un second virage l’en fait sortir et s’affilier aux travailleurs du barrage Isère-Arc, 1951-54 (p.247-372).Le 25 octobre 1954, il succombe bêtement dans un accident de bicyclette.Ce qui frappe d’abord chez cet apôtre, c'est la solidité de sa formation ecclésiastique et l’intensité de sa vie religieuse.Sa vaste culture, ses vues nettes sur le syndicalisme, la vivacité de son esprit de décision, sa facilité à rédiger des textes, son calme enfin et son prestige font de lui l’agent de liaison tout désigné entre ses camarades et leur patron, l’auteur de presque toutes leurs revendications écrites.Partout, 263 dans ces documents, percent la préoccupation de la paix sociale, l’appel aux moyens surnaturels, l’esprit de la charité envers les plus pauvres.A peine, après la sentence crucifiante de Rome, échappe-t-il ce mot amer: « Trop de choses ont été faites qui ne sont pas de Dieu, faites par nous, mais aussi par ceux qui gouvernent l’Eglise* (p.371).Partout ailleurs résonne la voix d’un vrai prêtre et d'une grande âme, celle d'un pasteur qui a, une fois pour toutes, « donné sa vie pour ses brebis ».La lecture de ce livre apporte donc une première leçon, un exemple édifiant; mais elle en comporte aussi une autre.Le Français — et, sous ce rapport, nous le sommes au centuple — se vante volontiers d’être toujours au premier rang pour les expériences à tenter.Celle que l’on décrit ici devrait, au moins par son dénouement, lui inspirer une grande retenue.Pas plus qu’il n'a la tête épique, il n’a le cer- veau assez solide pour risquer des embardées sur la mer orageuse de la théologie.Une polissonnerie du catholique (!) Mauriac, ressuscitée à tort (p.368), suffirait à le prouver: « Ce serait l’intérêt de l’Eglise qu’elle trouvât un jour, en face d’elle, un interlocuteur qui détienne un autre droit que celui de se taire ».Ainsi parlaient les anciens hérétiques.Emile CHARTIER, p.d.(U *** ITINERAIRE D'HENRI PERRIN PRETRE OUVRIER 1914-1954 présenté par ses amis.Paris, Editions du Seuil [cl958].376p.19cm.$2.85 (frais de port en plus) Pour adultes « Il n’est pas, dans le royaume de l’esprit, de beauté valable sans bénéfice moral.Les poèmes, les romans, les tragédies, les comédies, l’histoire, atteignent à leur sommet par leur puissance éducatrice.Si éclatante que soit l’orchestration verbale, qui pourtant frappe tous les sens et provoque l’exaltation que dispensent l’azur, la nuit brillante, le vent marin, c’est par la vérité et la dignité que la production de l’esprit règne et opère.On reconnaît la nécessité d’un livre aux maximes que l’on en peut tirer.Tout travail d’art doit contenir une leçon, et devenir un repas offert à d’innombrables convives.» Comtesse de NOAILLES Vient de paraître - Théorie du salaire et conventions collectives por MAURICE BOUCHARD Docteur ès sciences économiques de Louvain Professeur à l’Université de Montréal Un sujet plus que jamais d'actualité, traité sous un angle tout nouveau.L'auteur propose des conclusions qui, sur nombre de problèmes importants, vont à l'encontre des idées reçues par les spécialistes et le public en général.350 pages $5.00 (par la poste $5.15) OUVRAGE DISTRIBUÉ EXCLUSIVEMENT AU CANADA PAR r I n [ 0 25 est, rue Saint-Jacques, MONTRÉAL Il lit O 135 ove Provencher, SAINTBONIFACE, Man.264 Notices bibliographiques Religion (2) CASSERLEY (J.V.Lang mead) ABSENCE DU CHRISTIANISME.L'apostasie du monde moderne.Traduit de l’anglais par Henri Rambaud.Préface du R.P.Louis Bouyer, de l’Oratoire.iBruges] Desclée de Brouwer fcl957}.262p.18.5cm.(Coll.Questions actuelles) $3.00 (frais de port en plus) Pour adultes, mais spécialisé La pensée chrétienne aura connu au vingtième siècle un effort remarquable de réalisme et de lucidité.Nombreux sont les penseurs chrétiens qui ne se contentent plus de construire des systèmes, mais s’efforcent de réfléchir sur l’avancement du Royaume dans l’histoire présente.Le livre de M.Casserley se situe dans ce contexte de pensée.Il tente de nous donner une vue aérienne de ce grand fait historique des deux derniers siècles: le recul du christianisme dans les pays qui étaient autrefois chrétiens, et de l’expliquer, dans la mesure du possible.Le P.Bouyer écrit dans la préface: « Nous ne pensons pas qu’aucun auteur chrétien se soit jamais posé cette question avec autant de courage lucide que l’a fait M.Casserley » (p.7)._______ Toute jeune fille devrait avoir lu Jeune fille toi et la ine par le R.P.Elisée, o.f.m.c.Un ouvrage de 219 pages dans lequel sont groupés les textes de "Votre péché mignon", "Votre mission d'amour", "Marchez.haut la tête.", "N'hésitez pas, mesdemoiselles!", "La jeune fille pieuse", "A d'outres le camouflage".Couverture illustrée $1.25 (par la poste $1.35) ______________________ CHEZ FIDES On se méprendrait sur les idées de l'auteur si on allait penser que l’abandon du christianisme est pour lui un phénomène particulier au monde moderne et l’un de ses caractères propres.L’abandon du christianisme, dit-il, est presque aussi vieux que le christianisme lui-même.De tous temps, des hommes ont abandonné l'Eglise ou l’ont rejetée pour une raison ou pour une autre.Il s’applique à étudier l’abandon du christianisme par un grand nombre de nos contemporains.Il aurait pu mener la même enquête pour une autre époque.Le caractère distinctif de l’époque qu’il a choisi d’étudier est, selon lui, « la ferveur et l’obstination mises par quantité de ses chefs de file et de ses représentants enthousiastes et significatifs à édifier des systèmes d’irréligion totale » (p.23).Ces systèmes sont le rationalisme, le scientisme, l'humanisme athée.Mais ces formes d’abandon du christianisme semblent laisser peu à peu la place à des religions nouvelles qui apparaissent et qui ne sont la plupart du temps que des formes du paganisme antique: religions nature’les, religions politiques, ou encore les religions orientales et les formes diverses de superstitions.Il étudie ensuite quelles ont été les réactions de la pensée chrétienne en face de ces problèmes nouveaux, et il montre son insuffisance.Puis, passant sur un plan moins élevé, il examine la sociologie et la psychologie de l’abandon du christianisme par les masses.Il termine en établissant que le monde moderne qui a abandonné le christianisme est loin d’avoir dépassé l’ordre moral, intellectuel ou social que celui-ci propose.Ce livre est des plus intéressants par le dessein qui l’anime.On a rarement posé le problème de l’abandon du christianisme dans le monde moderne de façon aussi large et aussi lucide.Certaines pages sont des trouvailles et illuminent grandement le travail de réflexion et d’action des chrétiens.Evidemment, on peut presque continuel'ement discuter les points de vue de l’auteur, car sur le plan cù il se place, les certitudes sont rares.Ce phénomène de l’abandon du christianisme est imbriqué dans toute la complexité de l’histoire.et on ne peut l’étudier que par des sondages.des approches qui ne satisfont jamais totalement.C’est pourquoi il faut lire ce livre en dialoguant avec l’auteur, en discutant ses points de vue.C’est en ce sens qu’il nous apporte beaucoup.M.Casserley étant un anglican, il est certaines de ses affirmations sur le dogme qu’un catholique ne peut pas partager, mais ce sont 265 des points négligeables dans le dessein du livre.Le problème central de son étude se pose pour nous de la même façon que pour lui et nous ne pouvons que nous réjouir d’un travail aussi sérieux et nous efforcer d’en profiter au maximum.Paul-Emile ROY Littérature (8) VENZAC (Géraud) ES GRECE.Paris, Lanore.244p.19cm.Pour tous Ceux qui ont eu le bonheur de suivre les cours de littérature française de M.Géraud Venzac à l’Institut Catholique de Paris, savent avec quelle sincérité et quelle compétence il aborde les auteurs, les interroge, les fait parler.Rien n'échappe à son œil attentif.Sous les mots les plus innocents et sur lesquels nous passerions sans nous arrêter, il détecte le secret des grands écrivains, il découvre l'intention.Le discret Flaubert lui-même n'échappe pas au regard perçant du savant professeur qui sait le retrouver dans les pages apparemment les plus impersonnelles.Le charme n'est pas moins grand quand M.Venzac nous amène avec lui en Grèce.La Grèce qu’il aime et qu’il nous invite à visiter, c'est celle de l’histoire et de la légende aussi bien que celle de la littérature et de l'archéologie.Rien n’est négligé.Voici Homère ressuscité et vivant devant nous.Les principaux épisodes de il Iliade et de l'Odyssée nous sont racontés et replacés dans leur décor géographique.Quel enchantement ! On ne résiste pas aux beautés de la poésie grecque.L'auteur sait si bien nous en parler que nous nous mettons à rêver, et nous abandonnons complètement à son récit imagé.Puis voici maintenant Chateaubriand et Lamartine qui se rendent chez les Hel ènes.C’est l'entrée de la Grèce antique dans la littérature française du dix-neuvième siècle, et la création du mythe grec.Il fallait la grande érudition de M.Venzac pour nous donner le sens et la portée des voyages de ces deux grands écrivains.Nous avons parfois l’impression que les romantiques ont tout brouillé.Nous nous défions de leur enthousiasme et de leur imagination.Nous avons sans doute raison et M.Venzac fait le partage de l’his- toire et de la littérature mais il situe à sa vraie place la valeur de l’enthousiasme romantique.Avec Chateaubriand et Lamartine, le mythe est créé.Presque tous les grands écrivains du dix-neuvième siècle parleront de la Grèce, depuis Hugo jusqu’à Barrés et Anatole France.Mais ce ne sera pas toujours avec le même bonheur.On admire le naturel avec lequel l’auteur se promène à travers la littérature.On aimerait qu’il développe certaines vues intéressantes auxquelles il peut à peine faire allusion dans le cadre trop étroit de son petit livre.Je pense par exemple à certaines considérations sur Leconte de Lisle pour qui le mythe grec « fut un refuge, un asile, un alibi momentané, une sorte d’anesthésiant pour les sombres amertumes où le poète retombait sans cesse» (p.172).L'auteur pourrait nous éclairer sur l'attitude de Leconte de Lisle en face du problème de la destinée.Souhaitons qu'il satisfasse un jour notre désir.En Grèce est un petit livre de présentation agréable qui intéressera tous les étudiants et les professeurs de littérature grecque et de littérature française.La lecture en est facile et agréable.Aucun apparat scientifique pour décourager le lecteur, mais de grandes connaissances qui semblent s'ignorer et qui s’étalent devant nous avec un naturel parfait.Paul-Emile ROY Vient de paraître - Le portier de Saint Joseph par CILLES FABREY «Ce livre n'est pas une simple biographie du Frère André.C'est un véritable film de la lutte acharnée menée par le Portier de Saint Joseph contre le matérialisme.» 204p.22cm.$2.00 (par la poste $2.10) ______________________CHEZ FIDES 266 Biographie (92) AUCLAIR (Marcelle) BERNADETTE.Préface de Maurice Feltin, cardinal de Paris.Editions Bloud et Guay {1957}.283p.ill.19.5cm.Relié.S3.50 (frais de port en plus) Pour tous Sous le patronage officiel du Comité International du Centenaire, à l'occasion du centenaire des apparitions de Lourdes (1858-1958), Madame Marcelle Auclair vient de faire paraître, dans un texte généreusement enrichi et de photographies et de reproductions de vieux clichés qui aident à créer une plus parfaite ambiance et une plus authentique couleur locale, un sincère récit de la vie de Bernadette Soubirous, « la fille privilégiée de Marie, la belle Dame blanche de Mas-sabielle ».Considérant le nombre déjà imposant et sans cesse croissant d’écrits de toutes sortes et d’hagiographies dont les sources ne sont malheureusement pas toujours fondées, ce dessein ne demeurait certes pas exempt de difficultés de toutes sortes, difficultés qu’^ très bien su contourner l’auteur par une adroite structure et conduite de son récit.L’auteur d’ai’leurs ne manque pas de préciser: « Ce récit n’est pas l’histoire de Lourdes, mais uniquement celle de sainte Bernadette.Il n’a qu’un but, la faire aimer dans sa vérité toute simple.Je ne l’alourdirai donc pas d’une copieuse bibliographie ».L’auteur narre les événements depuis le très jeune âge jusqu’à la mort de Bernadette.Nous la voyons d’abord alors que, humble jeune fille, elle allait, avec frères et sœurs, quérir son fagot.Puis vient la première apparition, aussitôt suivie d’orageuses conséquences: déshonneur qui retombe sur la famille, accusations de sortilèges (je n’ose dire de magie noire), haine des camarades de classe, dédain des prudes et des hautes dames de la société, défenses de se rendre .à la grotte, interrogatoires d’abbés, de curés, de représentants cardinalices, de juges.Viennent ensuite les dix-sept autres apparitions, les foules innombrables accourues de toutes les parties du monde, les miracles, l’entrée à Nevers, la maladie de Bernadette, « la dévotion autour de son humble personne », etc.Mais ce qui nous frappe davantage dans la personnalité de sainte Sœur Marie Bernard c’est son imperturbable simplicité de paysanne.Les fautes d’orthographe dont elle émaillait ses lettres ne l’inquiétaient guère: « La belle demoise'le parlait patois », disait-elle.Souvent elle avait de savoureuses réponses de bon enfant, catégoriques et sans appel; en voici deux exemples significatifs: Le prélat de la Congrégation vient la voir un jour de sa grave maladie et lui tient ce discours: — « Mais a'ors, ma pauvre enfant, qu'allons-nous faire de vous et à quoi bon votre entrée dans la Congrégation ?» Et Bernadette de répondre: — « C’est justement ce que je vous ai dit à Lourdes, et vous m’avez répondu que cela ne ferait rien.» « Un jour, l’évéque de X.vint la voir et, par mégardc ou non, sa calotte tomba sur le lit de Sœur Marie Bernard.L’entretien se prolongeait; l’objet attendait en vain que Bernadette, en le touchant, le transformât en relique.Mais Son Excellence ne pouvait rester là indéfiniment, il lui fallut bien au moment du départ dévoiler sa secrète convoitise: — Ma Sœur, voulez-vous me rendre ma calotte ?Avec sa brusquerie paysanne, elle répliqua: — Monseigneur, je ne vous l’ai pas demandée votre calotte ! Vous pouvez la reprendre vous-même ! » Le texte de Marcelle Auclair est vivant, agrémenté ça et là de dialogues, d’anecdotes qui rendent plus faci'e et plus intéressante la lecture.Les détails sur la vie des parents de Bernadette ralentissent un peu le mouvement du récit.Il reste que Madame Marcelle Auclair a su narrer avec une telle ferveur qu’à aucun moment le récit n’apparaît terne.En terminant, elle a ce mot du cœur qui explique la qualité de l’ouvrage: « Je remercie Dieu de la joie que j’ai trouvée dans ce travail ».Raymond PELLETIER CROIDYS (Pierre) FRERE ANDRE de la Congrégation de Sainte-Croix.Le prodigieux apôtre canadien de saint Joseph.Paris, La Colombe {1957}.117p.pl.(h.-t.) 19cm.S 1.80 (frais de port en plus) Pour tous La vie du frère André est pour le moins 267 déroutante.C'est la vie d’un homme si simple, si petit à nos yeux humains, si peu instruit en face de la science moderne, si peu cultivé ! Ne sommes-nous pas portés à penser que les vrais apôtres du monde moderne devraient être des spécialistes des problèmes sociaux, des polémistes, des chefs capables de s’imposer aux foules par leur largeur de vue et de les orienter vers un équilibre international ?Le frère André, lui, commence sa vie bien simplement.On n’a pas l'impression qu'il ira loin, qu'il remuera le monde.Ce n’est d’ailleurs pas son intention.Aucun éclair de génie chez lui.Pas de vues profondes sur l’histoire.Aucune de ces qualités reluisantes qui nous séduisent et nous entraînent.Il n’a qu'une préoccupation, servir Dieu.Il commence par s'oublier, par mettre Dieu à sa place dans sa vie.Mais le miracle se produit: Dieu se sert de cet instrument docile.Par une démarche paradoxale dans le sens de l’Evangile, Il relève celui qui s’est humilié.Il en fait un remueur de foules, sans même que le petit religieux prenne pleinement conscience de ce qui s’opère par lui.C’est saint Joseph qui fait tout ! Et le paradoxe rebondit car cela aussi est vrai.La vie qui voulait être la plus effacée devient par les desseins de Dieu un prodige incessant.C'est surtout cet aspect de la vie du frère André qu'a retenu M.Croidys, et il faut bien admettre que c’est l’aspect principal.On a peu d'ouverture sur le secret de la vie intime du serviteur de Dieu.Le sens de cette existence, c’était avant tout de laisser apparaître l’action divine, de la laisser éclater de tous côtés.On retourne vraiment au temps du Christ.Les boîteux marchent, les aveugles voient, les cœurs s’ouvrent à la grâce, la puissance de Dieu éclate de toutes parts.Et cela, dans une atmosphère de simplicité et de confiance qu'on ne retrouve que chez les saints.Espérons que ce livre fera connaître le frère André en France.L'apôtre du Mont-Royal est de la lignée spirituelle de sainte Bernadette, du Curé d’Ars.de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.A un monde fasciné par la science et terrifié par ses découvertes, il rappelle qu’il n’y a de sa’ut pour l’humanité que dans la charité et la confiance en Dieu.Paul-Emile ROY MEGEVAND (Louis) LL VRAI SALAZAR.Paris, Nouvelles Editions Latines fcl957-1958).219p.photos (h.-t.) 19cm.Pour tous Nul autre écrivain que Louis Megevand ne pouvait mieux dévoiler au public l’une des plus grandes figures de l’Histoire contemporaine: Salazar, président actuel du Portugal.Fruit de longs entretiens privés entre l’homme d’état portugais et l’Auteur, Le Vrai Salazar, tout en étant une source d’information précieuse, plaira sans doute aux lecteurs avides de pages émouvantes.Dans le petit hameau de Vimieiro, naissait en 1889 le fils d’Antonio d’Oliveira et de Maria do Resgate Salazar.Paysans au cœur simple, les parents n’envisageaient aucun avenir brillant pour leur enfant.Mais la Providence en décida autrement.Dès l’âge de 11 ans, le jeune Salazar manifesta un talent insoupçonné, ne demandant qu’à s’épanouir.Au mois d’octobre 1905, il commence ses études théologiques au séminaire de Viseu.Un gouvernement instable et « sans âme » dirigeait alors l'Etat portugais.Voyant son cher pays voué à une décadence certaine, Salazar renonce au sacerdoce et se consacre à l’enseignement universitaire afin de pétrir de saines idées la jeunesse portugaise.Il se lie même au C.A.D.C.(Centre académique de démocratie chrétienne), jeune organisme tentant une rééducation politique au Portugal.A l’avènement au pouvoir du général Carmona, président provisoire de la République, le nom de Salazar est mentionné dans les milieux politiques qui le jugent digne de sauver la patrie d'un désastre imminent.Ministre des Finances, Salazar renfloue avec une incroyable habileté le trésor de l’Etat qui menaçait faillite.C’est la gloire.* Le 5 juillet 1932 — voici vingt-cinq ans — le Dr Antonio d’Oliveira Salazar devenait Chef du Gouvernement.> (P.82) Le Portugal doit à Salazar sa constitution actuelle qui proclame la liberté de tout citoyen portugais ainsi que le respect de l’homme, en tant qu’individu ayant droit à toute considération.Là où vraiment l'Auteur s’est surpassé, c'est sans aucun doute dans les chapitres 16 et 17.consacrés à la Personne de Salazar.Tout ?le vrai Salazar * est là.Encore aujourd'hui.« le Colbert portugais » continue de servir.de rénover sa patrie (p.219).Jean-Marie BARRETTE 268 DOCUMENTS LOURDES, documents authentiques recueillis par l'Abbé Laurentin Le 14 novembre, à l’occasion d’une Conférence de presse, M.l’Abbé Laurentin présentait les premiers résultats de l’enquête qui lui avait été confiée par Mgr Théas: retrouver et publier les archives de Lourdes, à l’occasion du centenaire des apparitions.Ce sont ces documents qu’on pourra découvrir dans le livre: Lourdes, documents authentiques, qui vient de sortir des presses.Depuis que journalistes et radio-reporters ont eu vent des travaux de l’abbé Laurentin, le publie a été averti des diverses péripéties du véritable roman policier que vécut ce savant théologien et exégète, à la poursuite d’archives disparues.La découverte du dossier Jacomet, restitué à Mgr Théas, en mars dernier, après un siècle de vagabondage, suscita une vive curiosité.Ce n’était pourtant qu’un épisode.Au début de son livre, l’abbé Laurentin raconte — non sans humour — l’aventure de ces dossiers que des fonctionnaires ulcérés: commissaire de police, procureur impérial, préfet, emportèrent avec eux, dans le louable souci de se justifier par la suite.Chacun des documents fut l’objet de manœuvres et de marchandages difficilement imaginables.Renan tenta d’en acquérir une partie, pour 40.000 francs-or.Un érudit chercheur, le P.Cros, tourna quinze ans autour d’un autre, pour échouer au dernier moment.Certaines pièces furent négociées contre un titre de marquis pontifical.Aujourd’hui, à la veille du Centenaire, l’historien dispose de la presque totalité des pièces.Quand l’original a disparu, des copies satisfaisantes avaient pu en être établies.Ce sont d’abord ces pièces administratives qui sont livrées maintenant au public.Mais elles ne sont pas les seules.L’abbé Laurentin y joint des articles de journaux (pour et contre Bernadette), et des correspondances privées qui ne sont pas les moins intéressantes.Un dossier intégral A Lourdes, on se passionnait pour les ap- paritions.Une jeune fille désœuvrée, un surnuméraire de l’enregistrement, d’autres encore, s'empressaient d’écrire à leur famille les nouvelles (vraies ou fausses) qui soulevaient l’opinion.Ces lettres constituent un reflet fidèle des conversations qui, à l’époque, se poursuivaient au lavoir, au four, au champ commun.Nous revivons, avec une hallucinante vérité, les faits et gestes et les pensées intimes des acteurs de l’étonnant fait de Lourdes.Comme toute théologie chrétienne, la théologie de Lourdes est liée à une histoire.Le premier devoir est de connaître cette histoire avec exactitude.Les quelque 4.000 ouvrages écrits sur Lourdes depuis un siècle suffiraient, s'il en était besoin, à montrer les dangers d’une affabulation hasardeuse.M.l’abbé Laurentin ne cache pas son ambition de faire entrer Lourdes dans le domaine de l’histoire scientifique.Ce faisant, il prouve assez que l'Eglise n’a rien à cacher.Bien au contraire, c’est dans les documents des adversaires mêmes des apparitions, de cette administration impériale acharnée à prouver la supercherie, que l’historien puisera la certitude de V Evénement.C’est le dossier intégral des textes du temps qui nous est livré, dans l'ordre chronologique, sans aucun tri ni suppression.Loin d’être ennuyeuse, cette abondance de pièces a quelque chose de passionnant: les gens y vivent, crient, s’agitent, doutent et prient avec une intensité qui ne doit rien au commentateur.D’une semaine à l’autre, on voit la vérité se dégager irrésistiblement.L’histoire de Lourdes trouve en ce livre la possibilité d’un renouvellement qu’il faudra plusieurs années pour mesurer.Qu’ils sont vivants et proches de nous, ces personnages du drame ! Le curé Peyramale lutte pas à pas, de toute sa raison contre la certitude qui s'impose à lui.Les gendarmes tempêtent contre « ce désordre intolérable ».Le commissaire de police croit flairer une habile escroquerie; chaque jour, il tient le compte exact 269 des cierges qui brûleni à la Grotte et des pièces de monnaie qui y sont déposées.Le préfet cherche à se couvrir.Quant au maire, sans se compromettre.il commence à soupçonner la prospérité que les futurs pèlerinages apporteront à sa ville.Au milieu de tous ces gens avisés, une fillette de 14 ans, qui ne sait ni lire ni écrire et ne parle que le patois: Bernadette Soubirous.Ses parents sont si misérables qu’ils ont dû chercher asile dans un cachot désaffecté.Chaque procès-verbal d’interrogatoire va contribuer à mettre en lumière ce pur visage qu'aucun doute, aucune crainte n’effleureront jamais.D’autres volumes restent à paraître Harcelée par une foule qui atteindra vite plusieurs mi.iers de personnes, Bernadette refuse tous les cadeaux.Mieux: elle répudie le rôle de thaumaturge qu'on voudrait lui faire jouer, se défend de guérir les malades, ne se veut qu’humble messagère.Devant les magistrats, ses réponses sont nettes et fières.On croirait, à bien des instants, entendre Jeanne d’Arc devant ses juges.Seule, et.tout de suite, elle atteint une véritable grandeur.Le premier volume s’achève ou moment où l’Administration va se décider à faire fermer la Grotte.Trois autres volumes sont prévus, dont le second paraîtra en février.L’éditeur et l’auteur espèrent avoir publié toutes les pièces du dossier avant que ne s'achève l'année du Centenaire.S’ils réussissent dans cette entreprise, on pourra lire sur pièces ce qui se passa à chacune des 18 apparitions, et comprendre par quels cheminements le message de Bernadette trouva peu à peu sa place dans le cœur des hommes.Lourdes, documents authentiques, est un livre capital, mais que chacun doit lire à son rythme, d’un seul élan ou par bonds successifs.Chacun s’y tracera son sentier, son chemin, et par des voies qui échapperont peut-être à d’autres.Certains s’en tiendront aux paroles de Bernadette; plusieurs discuteront les témoignages qu’ils taxeront de parti-pris: ceux des journalistes, notamment.Beaucoup enfin s’attacheront aux pas du bon curé de Lourdes, dont la démarche solide et ferme conduit tout droit à la vérité.Tous, en tout cas, trouveront, dans ces pages, le lent, l’inéluctable cheminement de la grâce.(Texte paru dans les Dossiers de l'Action sociale catholique (P.B.), numéro de janvier 1958) Vient de paraître - Coll.Bibliothèque économique et sociale L'enseignement social des évêques canadiens de 1891 à 1950 par JEAN HULLICER, ptre «Une étude objective qui constitue une mine précieuse pour ceux qui voudront se renseigner sur le travail apostolique des évêques canadiens ou qui auront à jaire des recherches dans le domaine de la pensée épiscopale canadienne.» Lettre-préface de S.Exc.Mgr Arthur Douville.373 pages.Bibliographie et index analytique $4.50 (par la poste $4.65) MONTRÉAL SAINT-BONIFACE, Man.25 est, rue Saint-Jacques 135, ave Provencher PL.8335* CH.7-1735 270 L'Église et les techniques de OTTAWA (CGC).— « L’Eglise en face des techniques de diffusion », voilà le sujet proposé par la Commission sacerdotale d'Etu-des sociales, pour le dimanche de la Justice sociale, le 18 mai, au prône.Voici un résumé des notes publiées par le Service de l'Ho-milétique du Centre catholique d’Ottawa.Dans son encyclique « Miranda prorsus », le Souverain Pontife montre aux fidè’es l'attitude qu’ils doivent prendre devant les techniques de diffusion: la presse, le cinéma, la radio, la télévision.La pensée de l’Eglise sur la technique se résume ainsi: L’homme est le roi de la Création et, pour obéir à Dieu, il doit conquérir les forces de la nature.C'est avec lenteur que l’homme est parvenu à connaître les forces de la nature et à les canaliser pour en faire profiter l’humanité tout entière.Nous devions connaître le jour de toutes ces découvertes.Et l’homme devrait offrir à Dieu toutes ces inventions dans un merveilleux geste liturgique.Mais l’homme moderne est-il assez rapproché de Dieu pour lui offrir tous ces progrès qu’il a accomplis ?Les techniques sont des moyens sans âme.Seul l’homme peut les orienter vers Dieu.Mais l’homme moderne semble vouloir se renfermer dans le technicisme comme dans une idolâtrie.L’avènement de la technique s’est produit au moment où l’humanité avait perdu le sens des valeurs humaines et spirituelles.La crainte de l’Eglise, c’est de voir l’homme sacrifier son esprit au monstre de la technique; et son désir, c’est de voir l’homme des techniques respecter une verticale ascendante vers Dieu.La responsabilité de ceux qui dirigent le monde des techniques de diffusion ressort de ce que les techniques sont des moyens indifférents en eux-mêmes et ceux qui dirigent ces moyens de diffusion leur donneront une moralité.La réponse est aux laïcs qui sont enracinés dans les structures temporelles de la cité, qui ont des postes-clés dans la direction de ces techniques, et qui ne doivent jamais se permettre le dédoublement de conscience.Toute l’encyclique « Miranda prorsus » demande que, dans les techniques de diffusion, on respecte l’autorité de l’Eglise, la loi naturels, la conscience morale et qu'on ne diffuse jamais des programmes notoirement opposés à la foi catholique.La responsabilité de l'ensemble des fidèles face aux techniques de diffusion leur indique comment agir.Il faut considérer tout programme de radio ou de télévision, tout numéro de presse, comme un ami qu’on accepte librement et ne jamais assister au cinéma sans connaître la cote morale d’un film.L’Eglise, l’Etat, les parents, les éducateurs doivent faire un travail positif dans ce domaine; l’on doit recourir au Centre Catholique du Cinéma, de la Radio et de la Télévision, et répandre partout « Les Films à l’écran ».Que chacun dans sa sphère, travaille à ce que tout moyen de diffusion: presse, radio, cinéma, télévision, serve la communauté humaine et chrétienne, garde le sens humanitaire de toute propagande, vise toujours au but éducationnel de sa fonction, qui est la formation de la personne humaine, fasse voir et entendre de la beauté et de la propreté, même au fond des pires drames humains.-—-1 « Pratiquez l’apostolat par le prêt de vos livres et par l’envoi de vos périodiques.Mais il faut y mettre beaucoup de psychologie et de doigté.Prêtez vos livres, passez vos revues, mais opportunément, quand vous jugez qu’ils en valent la peine, quand vous aurez préparé le terrain et choisi la saison propice à cet ensemencement.Et priez Dieu qu’il arrose de sa grâce le cheminement obscur de cette petite graine.» _______ .-•% Henri PRADEL { j aw r ; 271 6400 En vente à notre librairie UiLLETIN DfS RECHERCHES HISTORIQUES, A-S DE U.ANTOINE ROY» 2050 RUE ST CYRILLE.«ipdp r nil F., Généralités *** Index Librorum.Ed.1948.507p.$2.10 MAUROIS (A.), Lecture, mon doux plaisir.1957.318p.(B) .$3.60 CHENU (M.-D.) o.p., Le théologien au XIle siècle.1957.407p.$10.80 *** Structures et Liberté.1958.282p.(Coll.Etudes carmélitaines) .$6.25 CAUCHY (V.), Désir naturel et béatitude chez S.Thomas.1958.126p.$2.50 Religion DAN1ELOU (J.) s.j., Théologie du Judéo- christianisme.1958.457p.$5.70 DELARUE (J.), Les Saints et nous.Méditations.1958.264p.$2.35 DUBOIS (Mgr M.), Lourdes, école mariale de primitive Eglise.1958.165p.$2.10 GUY (Jean), La grotte, c'était mon ciel.1958.283p.$2.65 HUNERMANN (G.), Dans la barque de Pierre (Histoire du royaume).1958 .$3.75 *** Jeu de cartes mariales .$1.00 *** Lourdes, l'Eglise et la science.1958.94p.$2.00 MERTON (T.), La montée vers la lumière.1958.229p.$2.90 MONTCHEUIL (Y.de) s.j., Le royaume et ses exigences.1957.170p.$1.40 POINSENET (M.-D.), Louise de Marillac: de l'anxiété à la sainteté.1958.270p.(Coll.Bibliothèque Ecclésia) .$2.00 Coll.Je sais, je crois: GELIN (A.) p.s.s., L’âme d'Israël dans le Livre.1958.124p.$1.50 GENICOT (L.), La spiritualité médiévale.1958.117p.$1.50 JOLI VET (R.), L’Homme métaphysique.1958.122p.$1.50 Coll.« Maîtres spirituels *: BARRAT (D.et R.), Charles de Foucauld et la fraternité.1958.191p.$1.20 Famille - Éducation ARBELLOT (G.) s.j., Quatorze ans! 1957.133p.ill.(pour garçons) .$1.40 IRENEE (R.P.) o.f.m., Femme, ta dignité! 1957.156p.ill.(pour filles) .$1.00 ELISEE (R.P.) o.f.m., Jeune fille, toi et la vie.1958 .$1.25 ELISEE (R.P.) o.f.m., Jeune homme, toi et la vie.1958 .$1.25 sociales BOUCHARD (M.), Théorie du salaire et conventions collectives.1957.329p.$5.00 CLOUTIER (Dr F.), L’homme et son milieu.1958.234p.$2.00 HULL1GER (J.) ptre, L’enseignement social des Evêques canadiens, de 1891 à 1950.1958.373p.$4.50 Sciences HURST (J.), Les satellites artificiels américains.1957.191p.$3.00 ROUSSEAU (P.), Satellites artificiels.Dernières révélations.1957.190p.$2.40 RUBINSTEIN (H.), Je suis esthéticienne.1957.184p.(Coll.Mon métier) .$1.65 littérature DESROSIERS (L.-P.), Vous qui passez.1958.(Coll.Gerbe d’or) .$2.50 DHOTEL (A.), Dans la vallée du chemin de fer.(B).1958.252p.$2.40 MARJORIE (Y.de), Albert Lozeau.1958 95p.(Coll.Classiques canadiens) $0.60 Coll.Cœurs (B.): CAYET (C.), Chanson pour un amour.1957.220p.$0.90 KORAB (P.), Amour et destin.1957.203p.$0.90 KORAB (P.), Jean des clochers.1957.203p.$0.90 VALLIERE (N.), Il était une sirène.1957.202p.$0.90 Coll.« Marabout >: ACHARD (A.), La cape et l’épée.(B).1957.509p.$1.25 HAWTHORNE (N.), La lettre écarlate.(B?) 1957.221p.$0.75 LAMBERT (K.), L'Amour ne peut pas mourir.(B).1957.220p.$0.75 PACKER (J.), Les vignes de bonne espérance.(B).1957.510p.$1.25 SEIFERT (E.), Docteur Cris.(B).1957.224p.$0.75 SEIFERT (E.), Bonne chance, docteur.(B?) 1957.220p.$0.75 STEELE (W.D.), Le chemin de l’or.(B?) 1957.502p.$1.25 WILSON (S.), L’homme au complet gris.(B?) 1957.497p.$1.25 Histoire - Biographie BERNIER (H), Marguerite Bourgeoys.1958.95p.(Coll.Classiques canadiens) $0.60 LATOURELLE (R.), Brébeuf.1958.95p.(Coll.Classiques canadiens) .$0.60 PHABREY (G.), Le portier de S.Joseph: le frère André.1958.$2.00 *** Soixante ans de sacerdoce: S.Exc.Mgr J.-C.Chaumont.1958.218p.ill.$2.00 25 est, rue Sainl-^ac^uei, 81333 29 mm bibliothèque nationale ______ou QUÉBEC 83
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