Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Lectures, 1962-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LECTURES Nouvelle série — Vol.8 — No 7 Montréal SOMMAIRE Editorial .p.194 Le Bonheur et le salut de L.Est an g.p.195 Mémoires Chapais de J.Barnard.p.198 Témoignages d’hier de J.Bruchést .p• 200 Convergences de J.Le Moyne.P• 202 Sélection de 50 livres catholiques .p.217 Un texte de Marie Noël: Offertoire .p> 220 MERS 1962 Jean BRUCHESI (Garcia Studio; (voir à la page 200) EDITORIAL Le tricentenaire de Pascal L A France s'apprête à fêter cette année, et d'une façon grandiose, le troisième centenaire de la mort de Pascal.C’est en effet le 19 août 1662 que mourait à Paris l’auteur des Pensées.Pour célébrer cet anniversaire, plusieurs manifestations sont prévues: une édition complète des œuvres de Pascal par Jean Mesnard, la publication d'un album qui colligera les témoignages de ses « débiteurs » spirituels, la production d'un film qui évoquera le temps et les lieux où il vécu, l’émission d’un timbre spécial vraisemblablement tiré du célèbre portrait de Domat, la frappe d'une médaille commémorative, la tenue d'une exposition à la Bibliothèque nationale française, un congrès d’une semaine à Clermont-Ferrand, ville natale de Pascal, etc.Toutes ces manifestations prévues pour la France auront-elles quelques échos au Canada français ?Nous le souhaitons.Nos journaux et nos revues, tout comme la radio et la télévision, feraient œuvre éminemment constructive en mettant en lumière la biographie et l’œuvre de Pascal qui est un de ces rares génies dont l’audience déborde largement les cadres d’un pays et d'une époque.On sait par ailleurs que cet écrivain est particulièrement accordé à l’âme moderne tourmentée par l’inquiétude et désespérée par la conscience de sa misère.Mais si l’on pouvait seulement prendre occasion de ce tricentenaire pour relire ces pages admirables que sont les Pensées, quelles joies de l’esprit, quelle lumière et quel réconfort n’y pourrait-on pas puiser ?Nous nous permettons d’en citer ici quelques-unes parmi les moins connues: « Diseur de bons mots, mauvais caractère.» « La dernière chose qu’on trouve en faisant un ouvrage est de savoir celle qu’il faut mettre la première.» « Voulez-vous qu’on croie du bien de vous ?n’en dites pas.» « D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas, et un esprit boiteux nous irrite ?A cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit, et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons; sans cela nous en aurions pitié et non colère.» « L’esprit croit naturellement, et la volonté aime naturellement; de sorte que, faute de vrais objets, il faut qu’ils s’attachent aux faux.» « Il y a trois sortes de personnes: les unes qui servent Dieu, l’ayant trouvé; les autres qui s’emploient à le chercher, ne l’ayant pas trouvé; les autres qui vivent sans le chercher ni l’avoir trouvé.Les premiers sont raisonnables et heureux, les derniers sont fous et malheureux, ceux du milieu sont malheureux et raisonnables.» « Il n’est pas vrai que tout découvre Dieu, et il n’est pas vrai que tout cache Dieu.Mais il est vrai tout ensemble qu’il se cache à ceux qui le tentent, et qu’il se découvre à ceux qui le cherchent, parce que les hommes sont tout ensemble indignes de Dieu, et capables de Dieu.» « La nature a des perfections pour montrer quelle est l’image de Dieu, et des défauts, pour montrer quelle n’en est que l’image.» Rita LECLERC 194 LECTURES Vn Je toman ae oCuc JJstana • • ~s D DIALOGUE AVEC LES LIVRES D RIER ET D’AUJOURD’HUI J!A onheur et (e Sa lut Romain Légaré, o.f.m.Les idées de bonheur et de salut suivent-elles imperturbablement leur chemin parallèle ou sont-elles faites pour l’harmonie ?Du moins, on en a fait deux idées bien distinctes, des chefs de file qui ont suscité « deux familles littéraires très diversement orientées ».L’excellent critique français, André Rousseaux, a distingué, sans toutefois la précision théologique désirable, « la littérature de salut et la littérature de bonheur ».« L’idée de salut, dit-il, est inséparable de l’idée d’éternité.[.] Nous ne nous enfermons pas strictement ici dans le dogme chrétien.Nous disons simplement que l’idée de salut saisit l’homme qui reconnaît que le bonheur [complet] n’est pas de l’ordre terrestre et mortel, et qui reporte au delà de notre vie l’aspiration à la joie [mieux: la plénitude de la joie].C’est par là qu’il apparaît à un tel homme que notre vie doit être sauvée, tandis que pour l’idée de bonheur la vie est à cultiver afin de produire dans le jardin clos de notre existence tout ce qui peut y fleurir.L’idée de salut et l’idée de bonheur inspirent deux familles littéraires très diversement orientées.Oui ne voit que Pascal ressortit de la façon la plus caractéristique à la littérature de salut, et Montaigne à la littérature de bonheur ?Du côté de la littérature de bonheur on trouve Ronsard, Rabelais, La Fontaine, Voltaire qui pose dans Candide le thème essentiel de cette littérature, celui de l’optimisme: il se peut fort bien d’ailleurs que l’optimisme soit amèrement déçu; des écrivains pessimistes comme Voltaire, comme Flaubert relèvent de la littérature de bonheur, car c’est le problème du bonheur qui se pose pour eux, non celui du salut.La littérature de bonheur a son représentant le plus parfait dans Stendhal; c’est pourquoi les stendha-liens constituent une sorte de société de pensée, dont la première des lois est de bannir rigoureusement l’idée de salut.Tandis que la littérature de bonheur dose les raisons quelle a de composer la vie entre le pessimisme et l’optimisme, la littérature de salut met en jeu notre destin entre l’angoisse et l’espérance.[.] Notre siècle est celui d’une rentrée foudroyante de l’idée et de la littérature de salut.» (André Rousseaux, Littérature du vingtième siècle, t.3.Paris, Albin Michel.Pp.65s.) Dans son dernier roman (1), M.Luc Estang a incarné ces idées de bonheur et de salut.Le titre est inspiré d’une pensée de Péguy, placée en épigraphe: « Il n’a jamais été donné à un homme de faire à la fois son bonheur et son salut ».Ce roman est considéré littérairement comme le meilleur peut-être de ceux que nous devons à Luc Estang; il s'inscrit dans la démarche générale des œuvres précédentes, où le catholicisme ne se vit et ne s’affirme que par l’aventure, la chasse et le « combat spirituel ».Le bonheur et le salut est l’histoire bien menée d'un quadragénaire rangé, marié, père de famille, à la conduite irréprochable, qui veut tenter l’aventure d’un bonheur humain incompatible avec le Mars 1962 195 devoir moral.Jusqu’à la rencontre d’une jeune femme, habitant le même immeuble que lui, Octave Col-tenceau menait une vie tout unie, grise comme le strict devoir.L’attachement à cette femme qui n’a retiré de son expérience conjugale aucune exaltation sentimentale, s’est fait à l’occasion de services rendus; entretenu imprudemment, il est devenu irrésistible.La rencontre d’un prédicant de bonheur précipite la crise; cet étrange bonhomme annonce son évangile d’une façon un peu équivoque: « L’homme a droit au bonheur.Il est impie de croire que Dieu s’y oppose.Dieu est lui-même heureux quand nous le sommes » (p.13).D’un regard jeté sur sa vie, Octave croit s’apercevoir, à certains signes, que, sans être malheureux, il n’est pas très heureux: vie de bureaucrate routinière, manque d’harmonie sexuelle avec sa femme, relations plutôt placides et distantes avec ses deux grands enfants peu démonstratifs, qui pourtant semblent l’estimer; mirage d’un cercle familial capitonné de quiétude et de vie en ordre.Il faut bien faire son salut sans doute, mais pourquoi Dieu séparerait-il le salut du bonheur?.Et un beau matin, l’homme marié, de foi catholique, file avec la jeune femme incroyante vers la Côte d’Azur, pour y vivre l’aventure du bonheur et de l’amour.En même temps qu’il a la révélation du véritable amour, il se découvre une autre personnalité: « Tu n’es plus l’homme timoré que tu fus, se dit-il.Tu sais maintenant que la passion n’est pas à la merci d’un décor, que sa propre splendeur lui suffit, qu’elle transfigure les êtres et les choses alentour quand, superbement, elle ne les dédaigne pas.[.] Et si Alice [sa femme] apprenait ta conduite, plus tard, ou si tu l’éclairais, assez vite, par besoin de netteté, elle aurait la ressource de se hausser encore en vertu et en mérite; elle tiendrait à la perfection le rôle d’héroïne de roman pieux, épouse chrétiennement résignée et qui prie pour la conversion du mari débauché.» (Pp.137s.) Ces accommodements avec sa conscience ne sauraient se prolonger: après quelques semaines, il souhaiterait concilier les impératifs de son amour coupable avec ses désirs de redevenir l’homme probe, et renouer avec les obligations du chrétien qui doit penser au salut de son âme.Car, au milieu de l’escapade amoureuse, les souvenirs d’une enfance et d’une jeunesse préservées, la conscience du Bien et du Mal, la conscience du péché (langage incompréhensible pour sa partenaire), certains épisodes significatifs avivent de plus en plus son âme rouverte comme une plaie.L’amant veut être « heureux envers et contre.Dieu » (p.199).« Je suis heureux comme un païen * (p.168), dit-il.Mais il n’est pas un païen; il constate qu’il ne fut même jamais un vrai chrétien.Il sent que Quelqu’un le dispute à sa maîtresse, Marie-Laure.Il est touché par un mot de son fils: « Le bonheur.courir après, comme s’il n’y avait rien de plus important, c’est une idée de vieux ou de fou comme le professeur Clamamus, — au lieu de courir après soi, se dépasser ^ (p.247).Quoi qu’il fasse à la fin — qu’il rompe avec Marie-Laure ou qu’il refuse de retourner auprès de sa famille — quelqu’un souffrira.Marie-Laure, comprenant qu’elle est un obstacle au repos de son amant, choisit de se sacrifier.Farouchement fidèle à l’absolu de l’amour, elle se donne la mort afin qu’il connaisse, sinon le bonheur, tout au moins la sérénité du pécheur repenti.Le principal défaut qu’on a reproché à ce roman, c’est de nous présenter une vérité tronquée et finalement déprimante: un christianisme attiédi, caricatural, sans le contraste d’un christianisme authentiquement vécu, comme le fait par exemple un Bernanos, car un prêtre malade aux trop vagues propos, une épouse effacée, ne font pas équilibre.Associé à la Passion du Christ par sa passion coupable et douloureuse (p.280), le héros du roman s’éveillera-t-il à l’Amour véritable ?On nous le laisse — vaguement — espérer.Et nous l’imaginons réintégrant, la tête basse, le foyer où l’épouse qui l’aime s’est tuée à la tâche, après avoir renoncé, lui, à une vie sûre, généreuse, ordonnée.Il n’avait pas su comprendre que le bonheur est fait ordinairement de petites joies quotidiennes et que chacun doit apporter sa part d’amour et de joie.(2) Dans un numéro récent d’une revue canadienne, consacré au bonheur tel qu'on le vit, au Canada français, M.Jean Filiatrault a traité du bonheur dans le roman canadien-français.Après avoir indiqué sa conception du bonheur qu’u identifie avec le perfectionnement, l’épanouissement de soi-même, il fait un exposé rapide et subjectif des principales formes de bonheur présentées par quelques-uns de nos romans; il récapitule ainsi sa revue rétrospective: « D’abord le bonheur se cherchant du côté de l’accomplissement d’un devoir strict [Angiline de Montbrun], ensuite la constatation que ce devoir ne rend pas heureux et le besoin de connaître un bonheur de vivre sur la terre [Le Survenant, Me-naud, maitre-draveur], la recherche de ce bonheur du côté du confort matériel et l’impuissance de ce confort à nous combler [Bonheur d’occasion], la constatation que le bonheur pourrait se trouver en nous et l’incapacité de le construire à cet endroit.En peu de mots, nous avons passé de l’autopuni-tion à l’autodestruction pour arriver, nous l'espérons, à l’autoconstruction.Le roman qui nous décrira l'autoconstruction n'est pas encore écrit.» Eh bien! oui, le roman qui décrit l’autocons-truction du vrai bonheur a été écrit; ce n’est pas seulement un roman, mais trois.Le cycle romanesque intitulé Vous qui passez, de M.Léo-Paul Desro- * siers, porte sur le thème qui gît au fond de la nature humaine: celui du bonheur.Il est vrai que l’œuvre est une demi-réussite, sans doute parce que le thème prend une allure trop cérébrale — ou mieux volontaire — au lieu d’offrir une vraie incarnation 196 LECTURES dans les faits et dans le cœur des personnages.Mais, par contre, M.Desrosiers est le romancier canadien qui a traité les problèmes religieux le plus en profondeur, notamment celui du bonheur.Que de points de comparaison pourraient s’établir entre Le bonheur et le salut et la trilogie Vous qui passez l Dans les deux cas, il s’agit d’un bourgeois, au christianisme attiédi: Octave Coltenceau est avoué principal d’étude de notaire, Romain Heurfils est ingénieur.L’un et l’autre ont des incompréhensions conjugales; pendant que le premier manque soudain à tous ses devoirs pour céder à la pente de ses instincts, l’autre subit, un temps, l’attirance sentimentale et sensuelle pour une nièce, sans aller cependant jusqu’à l’adultère.Alors qu’Oc-tave Coltenceau est la victime d’une éducation étroitement formaliste, à base de peur, non d’amour (même en France !), Romain Heurfils réagit: il réfléchit sur sa destinée, il approfondit sa religion au point de vivre, un jour, de sa foi.Il a suivi une laborieuse trajectoire: d’abord il est arrivé à se libérer d’un complexe psychologique qui avait tourmenté son enfance et son adolescence, pour donner à son être son épanouissement naturel; puis, de la libération psychologique, il est parvenu a la libération spirituelle des tourments que rencontrait sa vie tant personnelle, conjugale et familiale que professionnelle, et qui bloquaient la route du vrai bonheur.La solution définitive, il la trouve dans une parole de la Bible: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toutes tes forces, et ton prochain comme toi-même ».La foi pleinement vécue sauve son bonheur conjugal, menacé par les incompréhensions mutuelles des deux époux.Après avoir souvent songé à une amie d’adolescence qui aurait pu devenir son épouse, après avoir été dangereusement attiré, puis heureusement influencé par une nièce charmante et intelligente, Romain parvient à aimer sa femme « dans sa vérité la plus profonde d’elle-même, telle que Dieu l’avait faite: dans son intelligence misérable comme dans sa beauté physique ».C’est tout ensemble le triomphe du devoir et de la foi dans l’amour véritable et la confiance retrouvée.Ainsi d’un volume à l’autre, comme d’autant de paliers Romain Heurfils s’élève de sa misère naturelle jusqu’à la communion en Dieu et dans le prochain.Aucun roman de chez nous n’a donné une construction aussi profonde et aussi systématique du bonheur et de la destinée.C’est une « autoconstruction » qui se termine, je dirais, en < hétérocons-truction ».M.Desrosiers s’est efforcé de dépasser les éthiques anthropocentriques, notamment celles des existentialistes athées de notre époque; il a rejoint la perspective théocentrique et biblique, sans avoir pu toutefois exploiter la morale chritocentrique, je veux dire la morale évangélique centrée sur une communion d’amour avec le Christ dans son Royaume.Deux aspirations primordiales habitent le cœur humain: l’une vers le bonheur, l’autre vers la perfection; la première est plus apparente et l’autre est plus secrète, mais elles sont liées l’une à l’autre par le Créateur.Or l’homme n’hésite pas à séparer ce que Dieu a uni.11 poursuit le bonheur qu’il réclame au plaisir, renonçant à la volonté de dépassement qui le sollicite.A ce jeu d’enfant, il fait son malheur.Si noble que soit le but assigné à l’homme par Aristote, les Stoïciens et d’une façon générale par les modernes: le perfectionnement de soi-même ou l’épanouissement de soi-même, la religion renforce davantage la valeur de l’âme, en l’introduisant dans un monde plus élevé; elle ne s’arrête pas à l’homme.Dans le christianisme, le perfectionnement de soi va jusqu’au dépassement indéfini de soi, jusqu’à une exigence sans fin; il se tourne en un amour désintéressé: il faut être parfait comme le Père céleste est parfait (Mt 5, 48), saint de la sainteté même de Dieu (I Pet 1, 15-16).En langage religieux, on ne parlera plus seulement du perfectionnement de soi-même, mais de salut de son âme.< En d’autres termes, le souci de sauver son âme ne doit plus être entendu à partir du simple perfectionnement de soi-même stoïcien.La communion personnelle avec Dieu ne souffre pas que l’âme humaine se fasse le centre de la morale.La personne humaine ne peut se comprendre elle-même dans une perspective religieuse qu’à partir de son lien personnel avec Dieu.A la vérité, au moins au début de l’éveil religieux, il en va habituellement autrement.L’homme dont l’effort moral a consisté jusque-là dans le perfectionnement de lui-même est très incliné à concevoir la religion comme un moyen supérieur de s’achever et de sauver son âme.Il n’y verra pas tout d’abord et n’y cherchera pas ce qui est premier: la communion d’amour avec Dieu, mais plutôt l’avancement et la mise en sécurité de son salut qui en découlent.Tant que consciemment ou non il gardera cette attitude, il se fermera vers Dieu l’accès le meilleur et le plus profond.11 méconnaît la pierre d’angle de la religion, la sainteté de Dieu, qui n’est le « moyen » de rien.Il n'estime pas cette communion dans l’Amour, qui béatifie dès qu’on la cherche pour elle-même.» (Bernard Hâring, c.ss.r., La loi du Christ, t.I.4e éd.Paris, 1960.Pp.85s.) Loin de s’affronter comme irréconciliables, bonheur et salut s’harmonisent par l’anneau d’or de Y amour.Sans demander aux philosophes ce qu’est le bonheur, mais à considérer les aspirations humaines, l’expérience personnelle et celle des autres, telle que le montre le roman de Luc Estang, le bonheur, c’est Yamour.S.Augustin résumait toutes les aspirations de son être, de tout être, dans ces mots: « A mare et amari, aimer et être aimé » (Confessions, livre II, chap.II).197 Mars 1962 Quoi qu’on disc, le vrai bonheur sur terre, c’est l’accomplissement de son devoir, mais dans l'amour et la joie.Selon les vers connus de Verlaine, lut t ie bumble aux travaux ennuyeux et faciles Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour.Rester gai quand le jour triste succède au jour, Etre fort et s’user en circonstances viles.Pour un chrétien, le vrai bonheur, c’est l’accomplissement de son devoir d’état en tant qu'ac-ceptation joyeuse de la volonté de Dieu et moyen providentiel de sanctification.Pour le chrétien, le vrai bonheur s'harmonise ainsi avec le salut.Au sens chrétien, le salut de l’ame, c’est une société d’amour avec le Dieu vivant.(Bernard Hiiring, loc.cit.) Comme le fait remarquer Gérard Mourgue dans son livre, Dieu dans la littérature d’aujourd’hui, parler de « Dieu » en certains milieux, c’est mettre mal à l'aise, c'est propager une gêne comme s’il s'agissait d'une faute de mauvais goût.Par contre, le mot « érotique », et la chose davantage, se porte très bien.Avec raison, le Frère Clément Lockquell, e.c., faisait dernièrement cette observation qui a causé certains remous: « Ce sera toujours pour moi un sujet d'étonnement que notre christianisme ait si peu inspiré nos auteurs » (La peur d'être dupe, dans Le Devoir, 7 janvier 1961).M.Gérard Tou-gas avait déjà fait une semblable remarque, dans son Histoire de la littérature canadienne-française (p.115): « 11 est curieux qu'un peuple aussi religieux que le peuple canadien-français n’ait presque pas produit de véritable poésie mystique ».Nos auteurs manqueraient-ils de densité chrétienne ?Volontiers nos romanciers répudient certaines images du passé: le rabat-joie incarné dans le srict devoir, l’épée de Damoclès d’un Dieu simplement punitif, etc.Auront-ils au moins la sagesse de profiter des richesses présentes, que leur offre par exemple le renouveau liturgique et biblique: découvrir enfin le vrai Dieu de l’Evangile, un Dieu d’amour qui a pris une chair humaine pour nous apporter à la fois le salut et le bonheur ?(!) ESTANG (Luc) LE BONHEUR ET LE SALUT.Roman.Paris.Editions du Seuil (1961!.282p.20.5cm.$3.20 Appelle des réserves (2) Le thème du roman de M.Luc Estang a été abordé, avec de semblables personnages, par le dernier roman de M.Robert Charbonneau, Aucune créature, analysé récemment dans Lectures (octobre 1961): la crise du milieu de la vie.Un homme de 45 ans, marié, à la fois romancier et journaliste, qui a eu, lui aussi, une éducation négative, veut poursuivre, auprès d’une maîtresse séparée de son mari, élevée sans religion, le rêve de tout homme vieillissant de revivre sa jeunesse: il délaisse une vie confortable à la- quelle il impute ses échecs pour courir après le bonheur dans une nouvelle expérience de l’amour et la satisfaction de l’ambition politique, en compensation d’un insuccès littéraire.Bien que le roman ait des éléments chrétiens, il présente la crise et le dénouement sur le plan purement psychologique, conformément à la tendance de M.Charbonneau.plutôt que sur le plan spécifiquement spirituel ou catholique.Julienne BARNARD: MEMOIRES CHAPAIS Marie-Claire DAVELUY Mademoiselle Barnard, dans son ouvrage en cours de publication quelle a intitulé Mémoires Cha-pais, 1 se révèle une éditrice compétente des « vieux papiers » de sa famille, et aussi un excellent écrivain dans le récit où elle relie historiquement documents diplomatiques, lettres et souvenirs, comptant plus de deux siècles d’existence.Mademoiselle Bar- nard possède de l’érudition, un métier sûr, et son goût comme son aisance littéraires s’avèrent incontestables.C’est du reste sa formation technique jointe à ses dons intellectuels qui lui a permis de donner une telle ampleur aux dossiers familiaux quelle a compulsés et même complétés par de nombreuses recherches personnelles.Que de témoins 198 LECTURES de premier ordre reprennent vie et parole dans l’œuvre de cet écrivain qui est, par sa mère (née Amélie Chapais), la descendante de cinq générations d’une famille venue au Canada au milieu du dix-huitième siècle.Distingués d’esprit et de cœur, tous ces pionniers furent des créateurs.Ils s'empressèrent autour d’initiatives concernant d’abord leur famille et leur entourage immédiat; puis, peu à peu, en élargissant le champ d'activité, ils s’adonnèrent aux tâches paroissiales, régionales et enfin nationales.Les premiers Chapais, remplis de vaillance, profondément croyants, et d'une intelligence peu commune étaient vraiment taillés à la mesure de ceux qui fondent et grandissent la patrie.Rarement, avouons-le, le dépouillement d’archives familiales aura apporté à un historien de pareilles ressources pour recréer le passé.Aussi bien, recon-naissons-le également, peu nombreuses sont les familles où l’on veille avec autant de respect et de tendresse, de génération en génération, sur tout ce qu'ont pensé et écrit les parents, grands-parents et ancêtres.Mademoiselle Barnard qui s'est constituée, son tour venu, la gardienne du patrimoine intellectuel des anciens Chapais, en devient certes, aujourd'hui, la plus méritante.N'a-t-elle pas songé a de nouveaux procédés de conservation pour les trésors confiés à son cœur fidèle: l’imprimé, le livre, de si longue durée parfois, et accessible à tous les compatriotes en quête des gestes d’autrefois, ou encore, curieux de connaître les motifs qui faisaient agir les Canadiens qui ont orienté le pays vers ses destinées actuelles.Me permettrait-on ici de rappeler un souvenir cuisant que je garde depuis longtemps en mémoire, et auquel je n’ai fait il y a quelques années, dans une conférence sur les Sources de l'histoire de Montréal, qu’une brève allusion; ce souvenir a trait à l’indifférence, à l’hostilité même, que manifestent les femmes, dit-on, envers les papiers de famille.Un jour que je me livrais à certaines recherches historiques, j’ouvris les Jugements et Délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, publiés en 1885, sous les auspices de la Législature de Québec.La préface portait la signature de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, qui était, à cette date, le doyen des professeurs de l’Université Laval à Montréal où il enseignait le droit.Un passage attira soudain mon attention.M.Chauveau exhortait les femmes de sa génération à se pénétrer de nouveau des reproches que le juge Louis-François-George Baby leur adressait, il y avait à peine un an, dans un discours prononcé au dernier Congrès national.Il y accusait les femmes de chez nous « d’être les grandes destructrices de tous les papiers de famille ».La verve volontiers familière, un peu caustique et non sans pittoresque du magistrat s’exerça ce jour-là à nos dépens.« Que de lacunes dans notre histoire seraient comblées, se lamentait-il, si les documents nécessaires n’avaient pas servi à griller des poulets ou à allumer le feu de nos poêles dans les longues soirées d’hiver.« Ce vieux papier flambe si bien disent en chœur nos ménagères ! » [.].Je ne saurais donc, continuait M.Baby de façon moins réaliste, vous mettre assez en garde contre la destruction de tout écrit [.] Conservez précieusement tout ce qui vous tombe sous la main depuis la lettre familière [.] jusqu’au mémoire sérieux et quelquefois fort lourd de l’homme politique (.J.Mettez tout cela religieusement de côté, c'est la propriété de l’histoire ! » Mademoiselle Barnard, grâce à son admirable ouvrage où abondent les d rcuments les plus divers qui ont été « religieusement » conservés par les hommes et les femmes de sa famille durant plus de deux siècles, éteint certainement en ce moment ma rancune.Elle apporte la preuve qu’il y a toujours eu, chez nous, des femmes intelligentes et cultivées, témoignant, parfois à l’égal même des historiens, une sorte de vénération pour toutes les sources, fussent-elles des plus modestes, que la grande ou la petite histoire pourrait un jour utiliser.Et maintenant une petite observation me reste à faire sur l’œuvre historique dont mon humble bibliothèque vient de s’enrichir.Pourquoi Mademoiselle Barnard a-t-elle voulu intituler son ouvrage Mémoires ?Est-ce que ce substantif aurait élargi le sens exclusif qu’il gardait jusqu’ici ?Quoi qu’il en soit des acceptions possibles du mot Mémoires, il faut admettre que les riches archives familiales des Chapais ont accueilli avec soin, grâce à leurs nombreux documents, presque tous les genres littéraires: lettres, mémoires, discours, portraits, etc.Mais il fallait avoir le talent de narratrice de Mademoiselle Barnard pour animer avec cette grâce vive des écrits aussi nombreux que dissemblables d’humeur, de ton, et d’intérêt.En cela, elle demeure le disciple fidèle d’un de nos meilleurs historiens, son oncle, sir Thomas Chapais.(1) BARNARD (Julienne) MEMOIRES CHAPAIS.T.I: Documentation — Correspondances — Souvenirs.1844-1848.Montréal, Fides |I961).302p.ill.(h.-t.) 24 cm.$4.00 MEMOIRES CHAPAIS.T.Il: Documentation — Correspondances — Souvenirs.1848-1875.Montréal.Fides (19611.376p.ill.(h.-t.) 24.5cm.$4.00 Pour tous, mais spécialisé Mars 1962 199 Jean Bruchési .^1 TÉMOIGNAGES D’HIER Emile Chartier, p.d.Voici encore un produit de cette * facilité insolente » dont nous avons parlé un jour et que Son Excellence M Jean Bruchési, notre ambassadeur en Espagne, tient sans doute de son oncle vénéré, l’ancien archevêque de Montréal (1897-1939).Intentionnellement, le produit relève de la « petite histoire * dont l’auteur fait un éloge en passant (p.23), sachant que, traitée comme elle doit l’être, elle est grosse de la « grande ».Dans ce livre, elle se rapporte à quatre objets principaux: Québec; quelques-unes de ses institutions, comme l’Institut canadien et quelques représentants de son activité, comme Ferment et Baillair-gé, Soulard et Chevalier, même Champlain; le tribun Papineau; Mgr Bruchési et son ami sir Thomas Chapais.Au sujet de Québec, on ue peut que s’étonner, moins de l’admiration qu’elle inspire à ce montréalais d’origine, que de la connaissance précise qu’il en a acquise au cours de sa carrière de sous-ministre au Secrétariat provincial.Plût au cieî que chaque fils du Canada français apprit à parler de notre capitale historique, religieuse, nationale et intellectuelle, avec la tendresse émue qu’y apporte l’ancien fonctionnaire ! Sous ce rapport, les chapitres consacrés à Québec constituent une leçon magistrale.Des personnages qui gravitent autour de la capitale le plus attrayant est sûrement François Baillait gé.Ses livres de comptes nous révèlent son souci du détail, sa conscience professionnelle, son incessante activité.Plus encore, ils jettent un jour lumineux sur la modestie de ce premier de nos architectes proprement canadiens-français (p.96).Nos aspirants-artistes, ceux de la soi-disant < nouvelle vague -, pouiitticut avantageusement apprendre de cet ancêtre à modérer leurs prétendons et L’étude sur Papineau et sa correspondance (1837-1845) suscite une triple impression.Elle évoque un Canadien profondément attaché à la libération de ses compatriotes.Elle nous présente ensuite un époux et un père constamment préoccupés de leur famille et ne rêvant que de la voir se ressouder.Mais quelle tristesse enfin émane de ces pages parfois brillantes ! La carence de convictions chrétiennes n’expliquerait-elle pas le pessimisme et les découragements de leur auteur ?ui wv ivui uwvvwj « Un critique s’en est pris à l’admiration que M.an Bruchési professe à l’égard de son oncle Louis- Le professionnel n’ad- Jean Bruchési professe à l’égard Napoléon (plus tard Paul), mettait-il, en fait de reconnaissance, que celle du ventre ?Depuis toujours, le neveu en pratique une plus noble: celle du cœur et de l'esprit.Serait-ce chapitre sur les communautés religieuses (p.225-253) qui aurait offusqué le critique au point de le faire parler de « ridicule » ?Mais il n’a donc pas remarqué, outre la haute mysticité de beaucoup de ces lettres, qu elles comportent un hommage à l’œuvre sublime de ces congrégations tout autant qu’un éloge de l’épistolier et du protecteur ?D’ailleurs, M.Jean Bruchési a d’autres raisons que personnelles pour avoir consacré à son oncle les quatre derniers essais de son livre, ipe l’avis de ses collègues du temps, Mgr Bruchési fut « un chef » (Mgr Gauthier) autant par fa clarté de sa vision que par l’éloquence de sa parole, autant par directions ses conseils et modération celle à la fois d’un pat et d’un voyant.D’autre part, les lettres à sir Thomas (p.277-301) démontrent que l’Evêque à la doctrine si sûre et au flair impeccable ne dédai-gnait pas de s'appuyer sur des autorités inférieures à la sienne.Histoire religieuse, histoire de l’art, histoire pol tique: c’est cette diversité de sujets qui, jointe à variété d’un style qui coule de source, fait Jurait al du livre de notre ambassadeur en Espagne la « petite histoire », il aboutit à la « grande »i projette bon nombre de Jours nouveaux sur certains événements de celle-ci.Et c’est à première vue disparates, rirent En vue d’une réédition, quelques remarques pour- vue C raient devenir utiles.— P, 43-44 (notes): au lieu 200 de « Salem » lire Salone.En 1905, nous assistâmes personnellement, LECTURES cette thèse de doctorat.— P.82 (fin): remonter trois lignes plus haut la dernière de cette page.— P.102 (note): De ces mêmes lettres et de quelques autres l'archiviste Fernand Ouellet vient de tirer une plaquette sur Papineau et un essai sur l’épouse.Vu l’opposition de certains censeurs, celui-ci a failli ne pas paraître.— P.104: Un mémoire de Thomas Brown décrit cette fuite (BRU, v.56, n.4-6, 1950).— P.106: L’abbé Etienne Chartier a répondu à cette diatribe (BRU, v.43, n.4-5, 1937.— Cf.Cahier des Dix, 1940).Au bas de cette page, corriger « partie * en pairie.— P.I 16: L’ouvrage d’André Maurois sur Madame de La Fayette (2 vol.1961) ne fait aucune allusion à ces fréquentations.— P.123: Nous n’avons pas sous la main le moyen de préciser davantage; mais est-ce que, d’après les « papiers de Lafontaine » qu’a publiés Montarville de La Bruèrc (Revue canadienne, entre 1912 et 1922), le chef bas-canadien n’avait posé à sir Charles Bagot, comme troisième condition à son acceptation d’un portefeuille ministériel, « que mon ennemi M.Papineau sera gracié et pourra rentrer au pays à volonté » ?— Pp.173.176.204, 219, 285 et 298: L’angevin Auguste Aubry avait professe un cours à Montréal, en l’éphémère Ecole de droit du collège Sainte-Marie.En ayant retrouvé le manuscrit à l’archevêché de cette ville, vers 1936, nous le confiâmes, avec l’autorisation expresse de Mgr Bruchési, à la bibliothèque du Barreau local, par l’entremise du bibliothécaire et secrétaire de l’Ordre, M.Maréchal Nantel.— P.178 (fin): au lieu d’« organisme », lire orangisme.— P.185: Le jésuite Théophile Hudon a publié, vers 1923, l’histoire du groupe montréalais scus le titre L'Institut canadien de Montréal.— P.190: L’ « ode patriotique * de Bar-the (1838), avec son apostrophe virulente à Papineau, se lit encore dans l'Anthologie des poètes canadiens de Fournier-Asselin (1920, p.43-45).— P.221: la Revue universitaire de Montréal (juin 1945) a raconté les détails de cette séparation entre Laval et sa succursale montréalaise.— P.229: le nom de cette rue étant celui d’une ancienne supérieure de l’Hôtel-Dieu, sœur Despins, il faut lire avenue Despins.« Avenue des Pins » est une retraduction fautive de la fausse traduction anglaise Pine Avenue.— P.231: la concordance ne réclame-t-elle pas le présent « ne se départ jamais »?— P.249: Sir Herbert Ames, en retour d’un service à lui rendu par Mgr l’Archevêque, lui avait déjà versé $5,000.D’après le vénérable prélat, ce fut le pre mier don fait aux Incurables.— Pp.253, 26" (note) et 277 (note): quelqu’un expliquera un jour pourquoi des lettres de Mère Sainte-Anne-Marie, de sir Robert et de sir Thomas, d’autres aussi, sont « introuvables », du moins à l’archevêché de Montréal.(I) BRUCHES! (Jean) TEMOIGNAGES D'HIER.Essais.Montréal.Fides 119611.301p.22cm.$3.00 Pour mus brochures (ht cardinal Léger COMMENTAIRES SUR L'ENCYCLIQUE MATER ET MAGISTRA Magistral exposé de l’application a notre milieu de l’encyclique « Mater et Magistra ».Le cardinal Léger s’est appliqué à décrire le phénomène de la socialisation chez.nous, ses manifestations, ses avantages et ses dangers ainsi que les conditions d’une socialisation jouant à l’avantage de la personne humaine.Un document qu’on ne peut ignorer.32 pages $0.25 RESPONSABILITtS ACTUELLES DU LAICA Un texte dynamique sur l’engagement des chrétiens face au contexte nouveau dans notre société cana-dicnne-française.16 pages $0.20 L ÉVÊQUE ET L'UNITÉ Dépositaire et distributeur de la Paix promise aux hommes de bonne volonté.l’Fvéque est le gardien et le serviteur de l’Unité; il est le icsponsable de cette unité devant Dieu.16 pages .$0.20 CHRÉTIENS DÉSUNIS -DISUNITED CHRISTIANS Dans un exposé clair et succinct.Son Eminence le cardinal Léger expose les conséquences de ce mal qu’est la désunion des chrétiens.Il propose certains moyens propres à hâter la réunion des communautés chrétiennes.32 pages.$0.25 LES ORIGINES DE L'HOMME Un texte lumineux et une prise de position claire sur un sujet périlleux: les origines de l’homme.Une étude remarquable de concision qui tient compte des récentes acquisitions de la science.32 pages .$0.25 RÉFLEXIONS PASTORALES SUR NOTRE ENSEIGNEMENT Allocution magistrale sur quelques solutions à apporter aux problèmes que pose l’enseignement dans notre province.32 pages .$0.25 FILES Mars 1962 2 01 Jean Le Moyne CONVERGENCE/ Paul-Emile ROY, c.s.c.Voici un livre 1 qui a su plaire à un bon nombre d'intellectuels de chez nous.Dès les premières pages, l'auteur nous séduit et nous entraîne avec lui dans sa réflexion.Le lecteur le plus récalcitrant et le plus préjugé ne peut résister à la plénitude de son style, à l’originalité de sa pensée.On sent l'homme derrière chaque phrase, on l'entend respirer, on le voit se cabrer pour bondir, ou bien on attend dans un silence respectueux pendant qu'il ouvre les portes rouillées et grinçantes du château intérieur.Jean Le Moyne apporte quelque chose de nouveau dans le paysage de la pensée canadienne, un ton inédit, une puissance d’agressivité lestée d’une charge de spiritualité à laquelle nous n’étions pas habitués.L'unanimité cependant, avec laquelle on a accueilli cette pensée riche et difficile, me laisse un peu rêveur.Jean Le Moyne est trop original et trop personnel pour qu'on ne se sente pas parfois en désaccord avec lui, pour qu’on vibre toujours à son diapason.Ce n'est pas le dénigrer ni se diminuer que d’avouer qu'on ne peut pas toujours le suivre dans le sentier qu’il gravit à grandes enjambées, sans nous donner le temps de reprendre notre souffle.A entendre les éloges de certains lecteurs, on serait porté à penser qu'ils sont déjà parvenus au sommet et qu'ils s'applaudissent de leur prouesse.Ils sont satisfaits de l'auteur, plus sans doute que celui-ci ne l’est de lui-même.Ils ont déjà éprouvé et réconcilié les antinomies internes qui sous-tendent cette parole.Au fond, l'auteur affirme justement ce qu'on proclame depuis toujours, ce qu'on allait dire, sans doute, tout prochainement ! Ce qui constitue l’intérêt premier de Convergences, c’est qu'on y trouve une sagesse dont on n’a que bien peu d'exemples dans les écrits canadiens.J'entends, par sagesse, cette faculté de voir les problèmes d'un sommet qui les réunit dans une même perspective.Jean Le Moyne est aussi à 1 aise dans le monde de Bach que dans celui de Schubert, de Dickens, de Teilhard de Chardin, de James, ou de la Bible.Sa foi ne l'arrache pas au monde, elle lui permet au contraire de l’embrasser dans sa totalité.Pour lui, tous nos moyens de connaissance se répondent, se complètent, s’éclairent réciproquement.Il n’y a d'appréhension satisfaisante du réel que par le concours de toutes les disciplines.Cette vue globale à laquelle tend l’auteur de Convergences me semble être un objectif magnifique, et je suis porté à croire qu’il l’atteint, en autant que cela puisse être possible.En littérature, par exemple, ce qui l'intéresse, c’est « la très générale formation humaine plutôt que la particulière formation littéraire ».Et la raison, c'est que « la littérature pure, abstraite de tout contexte religieux, métaphysique, scientifique et social, n'a aucun sens » pour lui.Il s’agit de voir les manifestations de la vie et du génie sous tous leurs angles, de ne rien laisser échapper à l'intelligence.C’est cette passion de connaissance globale qui caractérise la manière de Jean Le Moyne et le classe tout de suite au-dessus de la plupart de nos écrivains.Si je comprends bien, il trace les voies à l’humanisme chrétien et s’oppose implicitement, mais radicalement, à tous ceux de nos intellectuels qui voudraient mettre une cloison étanche entre le sacré et le profane et les empêcher par tous les moyens de cohabiter.Son livre pourrait constituer un éloquent commentaire à cette phrase de Claudel: « Il n’y a pas un Univers religieux et un Univers profane, il n’y a qu'une seule Révélation transcrite en un langage innombrable, continu et réciproquement traduisible.» 202 LECTURES On a dit de l’auteur de Convergences qu’il faisait œuvre de création, et cela est évident.Il est tout entier dans chacune de ses pages et nous n’avons qu’à nous en réjouir.Mais ce qui constitue dès lors le principal attrait de cette écriture, en constitue peut-être aussi la faiblesse, quand elle s’attaque à des problèmes dont l’étude exige plus qu'une grande générosité personnelle et qu'une intuition large, si large soit-elle.Je pense par exemple à ce raccourci saisissant de l’histoire juive qu'il nous brosse.On ne peut s’empêcher de songer à certaines pages de Léon Bloy ou de Claudel.Mais que penserait un historien ou un théologien de ces pages brûlantes ?Que pensera le juif surtout qui les lira ?Le chapitre sur la femme dans la civilisation ca-nadienne-française nous donne une vue saisissante de la condition féminine chez nous.L'histoire, la psychologie, la religion apportent leur contribution à l’élucidation d’une situation complexe.L’auteur en arrive à de larges intuitions mais qui, pour ma part, ne me satisfont pas.La réalité me semble tout de même plus nuancée, plus compliquée.Il faudrait tenir compte de plusieurs facteurs dont l’auteur ne parle pas.Il serait peut-être bon aussi de se demander si on ne connaît pas dans d’autres pays des situations analogues qui appelleraient pourtant de tout autres explications.Le malaise qu’on ressent à certains moments en lisant Jean Le Moyne vient, il me semble, de ce qu'il veut soumettre la réalité à des formules trop étroites.Il la morcelle, il n’en donne qu’une vue partielle, il schématise.Ainsi, par exemple, il se demande: « Qu'est-ce que l’Eglise apporte en réponse aux exigences de la femme contemporaine ?» Et il répond: « Pas grand-chose en réalité.Les dominantes de la tradition latine n'offrent à peu près rien et la place canonique et théologique faite à la femme n’est pas brillante, ni large, depuis Tertul-lien, depuis saint Augustin, en passant par saint Thomas.» Il est incontestable que la réflexion chrétienne ne s’est pas encore suffisamment penchée sur les conditions nouvelles qui sont faites à la femme.Pourtant, l’ensemble de la théologie vaut aussi bien pour la femme que pour l’homme.Quant au Droit Canon, il ne faut pas lui demander ce qu'il ne peut donner.Le P.Congar écrivait dans Jalons pour une théologie du laicat: « Ce n'est pas au Code qu’il faut demander une réponse adéquate aux questions du laïcat.Par ses origines, son histoire, sa nature même, le droit de l'Eglise est principalement une organisation du culte sacramentel; il est normal qu'il soit surtout un droit des clercs et des choses sacrées.» Ce qui me met encore un peu mal à l'aise dans le texte de Jean Le Moyne, c'est la désinvolture avec laquelle il ramène certains aspects de la liturgie à une manifestation de bigoterie.Je pense par exemple à la dévotion au Sacré-Cœur.Admettons qu’on a peut-être mis l’accent un peu fort sur cette dévotion.Hâtons-nous d ajouter, cependant, qu'elle traduit une dimension de la piété chrétienne qui a son fondement théologique, et quelle s’est introduite dans la liturgie officielle de l’Eglise.Il ne s’agit pas là d'une dévotionnette qui émanerait de nos complexes nationaux.Que de points j'aimerais à discuter avec M.Le Moyne ! Mais j'aurais vraiment l'air d’un censeur importun et je risquerais de voiler la profonde admiration que je garde cependant pour cette pensée ferme, élevée, un peu heurtante.Il est bon que des laïcs dont la foi et l’expérience religieuse sont indiscutables donnent des coups de boutoir dans nos conformismes et nous forcent à nous renouveler et à ramener la pratique religieuse à sa pureté et à sa limpidité évangéliques.Convergences peut être un excellent stimulant à la réflexion, encore faut-il ne pas tout gober naïvement, mais accepter de discuter.(1) LE MOYNE (Jean) CONVERGENCES.Montréal, Editions H.M.H.Ltée.1961.324p.20.5cm.(Coll.Convergences, no 1) Appelle des réserves FAIRE NAÎTRE L'INSPIRATION Oui, assieds-toi seul, à part, et pense.Car c'est de la méditation que jaillit l'inspiration et non de l'agitation journalière et obligatoire du travail.Cette position que le génial Rodin a matérialisée pour notre bonheur à tons en une œuvre immortelle, celle du penseur, doit être celle de l'artisan créateur au moment de l'élaboration d'un modèle.La concentration de pensée permet seule des réalisations valables: tout ce qui sort d'esprits survoltès, soumis à une cadence d'action trop rapide ne peut présenter de garantie de durée, car ne l'oublions pas, « le temps ne respecte pas ce qui est fait sans lui ».Même ce qui parait jaillir spontanément et, en quelque sorte, découler de source, est le fruit d’une incubation et d'un travail relevant du subconscient.Jacques COSSON Mars 1962 203 Notices bibliographiques Littérature canadienne Littérature C.OULET (Elie) LA CAN T ILL N h DES HEURES.Québec.Lu Librairie canadienne |s.d.) 88p.21cm.(Coll, du Lion d'Or) Pour tous J'achève de lire ce volume de poèmes en prose, avec des sentiments mêlés.L’écrivain qui voue sa plume à Dieu, à décrire les belles choses que son Maître a multipliées pour nous dans la nature, l'écrivain qui accepte sa vie telle qu'elle est.avec ses manques, ses tristesses, mais avec la pensée constante de la rédemption, avec la certitude que tout peut servir, cet écrivain ému et reconnaissant qui se penche sur le monde et s’émerveille, il est trop souvent voué à l'indifférence des critiques et.à leur suite, des lec- Elie GOULE1 leurs.Ce n’est plus la mode d’avoir confiance, d'aimer, d'avoir la conviction que Dieu est toujours là, que Laii seul importe, malgré Son mystère.Et pourtant, le bien que pourrait faire cette lecture ! Le Père Hilaire de la Pérade, dans sa préface, écrit que ce petit livre atteindra les âmes attentives.J'ajoute qu'il devrait être lu par la jeunesse, encore capable d'aborder les problèmes par leur côté jeune et poétique.Cette jeunesse qui doit être si malheureuse du dénigrement de l'heure érigé en vérité.Mais il faut lire cette prose avec l'intention d'y découvrir ce qu elle contient, et cette attention à tout qu’elle veut susciter chez le lecteur.Cette attention qui donnera de l'intérêt à la vie la moins privilégiée.L'inspiration d'Elie Goulet est riche.Il lui reste cependant un peu de maladresse pour l’exprimer.Mais est-ce une maladresse ?N'est-ce pas plutôt ce qui semble une exagération de la sentimentalité ?Mais lorsque l'auteur décrit une phase de la nature, il l'a vue et observée.Un sentiment, il l'a analysé et ressenti.Une fleur, il l'a longuement regardée.Une œuvre musicale, il l'a écoutée souvent, il la connaît de la première à la dernière note.Je relis le billet « Amitié ».je relis « Musique ».je relis « La petite ville à l'aube ».« Nocturne ».etc.Sous les lignes éclairées par la vision du poète, se devine la réalité plus prosaïque des jours, qu’il connaît également.Des faits sont racontés, dont les répercussions se dessinent.Son thème le plus constant reste cependant la grande nature qui dans la réalité remplit sa vie.Les heures, les saisons, les vents, et tout cela rattaché à Dieu, à sa présence.C’est de cela que notre monde a besoin.Dans Les Cuntilènes, l’adresse littéraire n'est pas toujours à la hauteur de la pensée, de la vision, de la compréhension.Quelques épithètes usées, le mot joli trop répété.Mais le lecteur attentif trouvera des comparaisons, des alliances de mots pittoresques, neuves et qui indiquent le don véritable.Ces pages ne doivent pas être lues d’un trait, car, écrites au hasard des jours, elles ont une parenté qui semblera répétition.Ce qui est faux.Lues sans avidité, pour occuper un court moment libre, ces pages vous aideront à être heureux.Le livre, en somme, s’apparente à la méditation, mais à la portée des gens qui ne savent même pas méditer.Le poète en prose communique sa joie, et sa foi qui en est la source.Michelle LE NORMAND ROUSSAN (Jacques de) MES ANGES SONT DES DIABLES.Préface du Père Ambroise Lafortune.Montréal.Les Editions de l'Homme 11961 J.126p.ill.20cm.$1.00 Pour tous Un père raconte ici les aventures que lui occasionnent ces petits diables que sont ses enfants.Aventures que connaissent, avec quelques variations à peine, quantité de pères de famille.Un livre sans prétention, qui se veut plus amusant qu’il ne l’est en réalité, mais dont on goûtera parfois l'humour.A.C.204 LECTURES Littérature étrangère BERTRAMS (G.), s.j.LE CELIBAT DU PRETRE.Sens et fondements.Traduit par René Virrion.Mulhouse.Editions Salvator.1961.I 12p.19cm.$1.55 Pour ions, mais specialise C'est dans une perspective positive et dogmatique, non moralisa-rice.que l’auteur traite du célibat sacerdotal.Ainsi, il abandonne les sentiers battus; en effet, nous sommes trop habitués à considérer le célibat sacerdotal, la chasteté religieuse.et même la chasteté ordinaire.dans les moyens négatifs à prendre pour conserver la vertu.Pourtant, sans délaisser l'ascèse et les moyens préventifs, dont la nécessité est indiscutable (p.67).il faut remonter plus haut dans l'atmosphère de la doctrine chrétienne.Les seules exhortations morales laissent les âmes sans élan, sans ressort intérieur au service du Seigneur.alors que la considération des sommets doctrinaux les aide à s'élever dans la lumière, la générosité.la charité.Il faut distinguer deux aspects de l'état de virginité: le don total à Dieu et le renoncement au mariage (p.35).Cependant l’auteur rappelle justement que « loin d’être négative, l'obligation canonique du célibat ne doit pas consister simplement à renoncer au mariage; elle est destinée à devenir positivement noble consécration à Dieu et dévouement du cœur, donc virginité » (p.39).Même si la chasteté parfaite comporte un renoncement douloureux, celui-ci doit être regardé beaucoup moins en lui-même, qu’en fonction de l'alliance spéciale d’amour avec le Christ.Le sens profond du célibat sacerdotal ne se calcule pas d’après la peine avec laquelle on s’impose le renoncement, mais d’après la grandeur de l’oblation d’amour qui regarde comme peu de chose son propre sacrifice, en comparaison de la richesse et de l’honneur d’être consacré au Dieu trois fois saint.C’est cette optique qu’il faut avant tout mettre en évidence: « Quant le célibat n’est accepté, écrit pertinemment le père Bertrams, que parce que le Droit canonique le prescrit, il y a toujours le danger qu on le ressente comme un devoir pénible imposé de l’extérieur.De là on en arrive vite à se demander pour quelle raison de principe le fardeau est mis sur les épaules et à s'efforcer d’en faire supprimer l'obligation.Du point de vue canonique.ce ne serait pas impossible, mais en pratique il n’en est pas question, comme le Saint-Siège l’a déclaré à plusieurs reprises.» (P.75) Pour dépasser la perspective légaliste.il faut aussi reconnaître les biens du mariage (p.15).et considérer dans les énergies sexuelles l'aspect positif, que portent à faire oublier les séquelles du manichéisme dans nos mentalités (p.59).Autrement.nous n’avons qu'une vue tronquée du plan créateur: « Quand on ne considère les énergies sexuelles que du point de vue de la menace qu elles peuvent présenter pour la pureté et sa sauvegarde, on n’a pas la véritable notion de leur importance.car le mariage et la famille font partie des biens naturels les plus nobles de la personne humaine » (p.58).Pour arriver au plein épanouissement de la paternité spirituelle, que l’auteur ambitionne de susciter par son ouvrage (p.8).est nécessaire la considération positive des réalités affectives, de même que la considération du don total fait à Dieu.Ces comportements aideront l’épanouissement qui vient d'en haut (p.20-22 et p.89-94) à se développer, épanouissement non seulement surnaturel mais même psychique; ils pourront permettre au prêtre — ainsi qu’à toute âme consacrée d'ailleurs —.de communiquer sa charité d'une façon vraiment humaine.« avec une chaude cordia- lité.une sincère bienveillance et une bonté transparente» (p.81).Dans de telles conditions, l’amour du prochain, que le prêtre doit faire rayonner dans son apostolat, ne demeurera pas sur le plan purement naturel, qui pourrait présenter des pièges insidieux; au contraire, la charité, dont l’origine et l’aboutissement final sont le Seigneur, pourra être enveloppée « du sentiment vraiment humain et en avoir la chaleur » (p.90).I.e célibat consacré à Dieu n exclut pas l’amitié (p.82).bien qu’il soit nécessaire d’exclure absolument l'amitié féminine qui est concrètement impossible à cause des suites du péché originel (p.84-86).Toutefois.dans ses relations avec les femmes, le prêtre devra conserver une « attitude naturelle, exempte de toute contrainte guindée, à toutes les occasions où la vie quotidienne, les obligations de sa charge et les rapports sociaux le mettent en contact avec elles » (p.87).Cette attitude naturelle devra évidemment être « soutenue par le respect et la discipline » (p.88); à cette fin, le prêtre devra développer une fidélité incessamment renouvelée et toujours approfondie à sa consécration intégrale à Dieu, à l’amour de Dieu se traduisant en amour du prochain: il devra se mouvoir de plus en plus dans un climat sacrificiel, tout pénétré d'humilité et de gratitude, qui fera l’équilibre par en haut, par le pôle supérieur de l’affectivité, en Dieu lui-même.C’est pourquoi le célibat ecclésiastique ne doit pas être accepté seulement « parce que le Droit canonique le prescrit, (.) ni comme un devoir pénible imposé de l’extérieur (p.75).mais comme un « don libre, personnel et entier fait à Dieu » lp.76).Ainsi, la détermination d’observer la loi morale et le don intégral de soi-même fait à Dieu doit être toujours ferme et sans retour en arrière; il ne doit laisser place à aucun regret, à aucun désir camouflé de « flirter » avec la tendance à laquelle doit s’appliquer la vertu Mars 1962 205 de chasteté, d’autant plus que cette vertu doit protéger la virginité consacrée à Dieu.Celle-ci, en effet, est l'amour positif de quelque chose de positif, c’est-à-dire un bien spirituel qui nous dépasse et qui, en définitive, est Dieu lui-même.La chasteté vraie est une orientation totale de l’âme vers Dieu, absolument différente d’une lutte malsaine avec son désir.L’auteur souligne avec raison que les aspirants au sacerdoce doivent avoir une juste appréciation des énergies sexuelles et de la différence des sexes: « Seul le sentiment qui correspond à la vérité, écrit-il notamment, en reflétant loyalement la réalité, est digne de l’homme » (p.57).Il met aussi en garde contre les dangers de la vie en vase clos durant les années de formation, c’est pourquoi il recommande un certain contact prudent avec la vie (p.73); c'est ainsi que les aspirants au sacerdoce « s'accoutument à avoir envers femmes et jeunes filles l'attitude qui convient à la dignité sacerdotale, sans rien perdre de leur naturel • (p.74).Il est néanmoins indispensable de prévenir le candidat au sacerdoce que « la voie qu’il prend est ardue et aride » (p.71).Par ailleurs, il est une affirmation sur laquelle il convient de s’arrêter un peu, et qui a besoin de précisions et de distinctions pour être comprise selon la vérité objective.Ainsi, parlant de l’épanouissement qui vient d’en-haut, c’est-à-dire de l’amour du Seigneur, l'auteur écrit: « Les facultés sexuelles sont pleinement mises au service du labeur spirituel, sans être dépréciées pour autant et sans que soient niés les biens du mariage et de la famille » (p.91).Afin d'éviter toute équivoque possible, il faut préciser ici que ce qui peut être l’objet de la sublimation, ce ne sont pas les éléments physiques de l’instinct, mais seulement ses éléments psychologiques.En effet, vu que nous sommes ici dans l’ordre humain et non dans l’ordre purement animal, c'est l’élan d’amour que la métamorphose de l’énergie instinctuelle réalisée par la sublimation peut dégager de ses composantes charnelles.En d’autres termes, l’aspect charnel, génital comme tel, de l’amour, ne peut être l'objet de la sublimation, pas plus que le besoin élémentaire de manger et de boire.Mais cet objet se trouve dans les images et les émotions qui peuvent provoquer ou accompagner l’acte proprement charnel.Ajoutons que saint Thomas lui-même admettait l’existence dans l’instinct de certaines aptitudes à la spiritualisation; il affirmait, en effet, en parlant de l’Incarnation du Christ, que chez l’homme « la sensibilité ou l'appétit sensible est apte, par sa nature, à obéir à la raison, et, sous ce rapport, on le dit rationnel par participation » (Ilia.q.18, a.2).Toutefois, à cause des suites du péché originel, les aptitudes à la sublimation encloses dans l’instinct ne peuvent se développer que dans la mesure où grandit la maîtrise sur les sens de la droite raison et de la foi.En conclusion, l’on peut dire que l'ouvrage du père Bertrams aidera grandement les prêtres, et même les laïcs, à comprendre le sens profond et positif du célibat du prêtre.Ovila MELANÇON, c.s.c.Sciences pures et appliquées HORNSTEIN et FALLER PRECIS DE SEXOLOGIE.Traduit par L.Brevet et R.Vir- rion.Mulhouse, Editions Salvator.1961.565p.21cm.Relié.$9.30 Pour ailulles Le Précis de Sexologie est un livre écrit en collaboration par 29 spécialistes suisses.On a invité ces spécialistes, biologistes, médecins, historiens, éducateurs, juristes, philosophes et théologiens à traiter de façon dense et concise tous les aspects de la sexualité.Les différents sujets qui sont traités se répartissent en quatre sections: L'inslinci sexuel et l’individu, L'inslinci sexuel et lu société humaine.Instinct sexuel et éducation.Le sentiment érotique à travers l'histoire.Le procédé comporte plusieurs avantages.Chaque chapitre nous apporte une doctrine très sûre et très au point.Nous pouvons vraiment faire confiance à chacune des affirmations même si les auteurs n’ont pas l’espace qu'il faut pour s'expliquer longuement.Précisons que chaque chapitre a été écrit avec le souci de traduire la plus authentique pensée catholique.Sur un sujet aussi délicat et sur lequel tant d'erreurs circulent il fait bon de trouver ainsi un ouvrage qui examine les divers aspects de la sexualité à la lumière de la morale chrétienne et qui comporte toutes les garanties de sécurité doctrinale.« Le but de ce livre, lisons-nous dans la préface, n’est donc pas seulement de fournir une importante documentation scientifique, mais bien d’aider l’homme à se connaître lui-même, pour lui permettre d’arriver à un comportement conforme à ce que requièrent le bien commun et son bonheur individuel suivant les impératifs de l’âme.• Dans plusieurs chapitres les auteurs ont tenu compte des récentes découvertes de la psychologie sans pourtant se laisser aller aux excès que trop souvent on rencontre sur le sujet.Pour ce qui est de la responsabilité morale, par exemple, on a su garder un sain équilibre qui respecte à la fois la théologie catholique et les données de la psychologie moderne.Le procédé de collaboration implique cependant des inconvénients.Le principal est, à mon sens, la nécessité de s’en tenir à certaines limites dans l’exposé.Chaque auteur est limité à quelques pages pour un sujet parfois vaste et assez souvent incomplet, vague et presque superficiel.De sorte que quelqu’un qui possède déjà certaines notions sur l’un ou l’autre aspect éprouve souvent une réelle insatisfaction à la lecture d’un chapitre.Cependant les auteurs ont dressé à la fin de chaque chapitre une bibliographie assez spécialisée et assez à la page pour permettre à celui qui veut approfondir un sujet de savoir rapidement où il peut trouve/ la documentation qu’il recherche.Dans l’édition française, on a pris soin de séparer les références aux ouvrages de langue française.206 LECTURES Ce genre de bouquin amène aussi de nombreux recoupements et de fréquentes répétitions.C’est inévitable.Mais dans certains cas il peut être intéressant de voir les points de vue de différents spécialistes sur une question précise.Une table alphabétique permet de retrouver rapidement les différentes références à un même sujet.Ce livre n’est ni un traité, ni un manuel.Il est plutôt une « somme ».une espèce de synthèse assez complète sur la sexualité.Les auteur en ont rendu l'usage facile et commode en jalonnant le texte de manchettes qui guident la lecture et permettant de trouver rapidement les renseignements désirés.On ne peut pas dire que ce Precis est une œuvre de vulgarisation qui s’adresserait au grand public.Il ne concerne cependant pas que les spécialistes et intéressera un public assez vaste.Tous ceux qui ont une certaine formation et qui s’intéressent au problème de la sexualité pour eux-mêmes ou pour les autres trouveront dans ce livre une « somme * à laquelle ils se référeront souvent.Je dirais que ce volume servira surtout à ceux qui ont des responsabilités d’éducateurs: parents.prêtres, religieux, professeurs, etc.Ceux qui s'occupent de cours de préparation au mariage seront heureux d’avoir cet ouvrage sur leur table de travail.Médecins, infirmières, assistantes sociales, étudiants au stade universitaire, professionnels, liront avec fruit ce Précis.On ne peut sans doute le recommander aux adolescents, mais les jeunes gens qui se préparent de façon assez immédiate à leur mariage et qui ont fait quelques études peuvent en toute sécurité fréquenter ce livre.Maurice PAYETTE, c.s.c.?WEIDELI (Walter) BERTOLT BRECHT.Paris.Editions universitaires [196IJ.161 p.photo 17.5cm.(Coll.Classiques du XXe siècle) Pour adultes, mais spécialisé L’oeuvre du poète et dramaturge allemand.Bertolt Brecht, mort Bertolt BRECHT mm en 1956.prend de nos jours une vogue quasi universelle.C’est en France plus particulièrement que l’œuvre de théâtre a été traduite en grande partie et fréquemment jouée.En lutte contre tous les conformismes sociaux, révolutionnaire — pour ne pas dire anarchiste — Brecht choque l'opinion commune, il est indubitable, par son expressionnisme brutal, ses accents par trop cyniques, par ses assertions d’une philosophie plus ou moins marxisante.enfin par ce qu'on a convenu d'appeler son antithéâtre, c’est-à-dire un théâtre pratiquement sans intrigue, dépouillé même de « situations », dans lequel l’insolite tout autant que l’insolent et l’atroce ne sont que des expressions de l’absurde.Le critique de théâtre d’origine suisse-allemande, Walter Weideli, qui a écrit la présente monographie.ne manque certes pas de profondeur dans l’analyse qu'il fait de chacune des œuvres de Brecht, mais les limites de l'édition l’ont contraint à des raccourcis qui fourvoient un lecteur peu familier des ouvrages de l’écrivain allemand.Au reste, l’exposé solide des positions poétiques et théâtrales qu’il donne de Brecht, permettront à tout lecteur ou auditeur de maturité de comprendre combien et comment il a été — et demeurera sans nul doute — un semeur de probables inquiétudes par ses mystiques sociales ou religieuses, lui dont les violences dialectiques s'apaisent généralement « en des lendemains qui chantent ».Roland-M.CHARLAND.c.s.c.?**?COLETTE LETTRES DE LA VAGABONDE.Texte établi et annoté par C'I.Pichois et R.Forbin.Paris.Flammarion [ 19611.293p.ill.(h.-t.) 21.5cm.Appelle des réserves Les lettres que contient ce recueil portent sur une quarantaine d’années de la vie de Colette.Les principaux destinataires sont Léon Hamel, Georges Waguc et Léopold Marchand.Le premier, homme du monde distingué, cultivé et opulent, était un discret confident de Colette dont il était l’aîné de quinze ans.Le second fut le maître de Colette dans l'art du mime et son partenaire ensuite dans plusieurs pantomimes.Quant à Léopold Marchand, de dix-huit ans le cadet de Colette, il était un fervent admirateur de l’écrivain avec qui il se lia après avoir travaillé avec elle à l’adaptation théâtrale de Chéri.Tous trois furent pour Colette des amis intimes et fidèles.Les lettres qu'elle leur adressa, en même temps quelles nous la font voir sous un jour plus intime et familier, jettent quelque lumière sur certains épisodes de la vie de l’écrivain et nous livrent des échos de ce monde du théâtre où elle évolua pendant de si longues années.On a souvent plaisir à lire ces lignes pleines de spontanéité, de tendresse, de joie de vivre et d’humour.Mais à la longue, on ressent un étrange malaise devant une vie aussi dénuée de toute préoccupation métaphysique.Cet ouvrage qui plaira sans doute à ceux qui connaissent bien la vie de Colette, semblera fort obscur aux autres parce que les nombreuses notes explicatives neclairent pas suffisamment toutes les allusions dont regorgent les lettres de Colette.R.L.Mars 1962 207 Histoire GENICOT (L.) LES LIGNES DE EAITE DU MOYEN AGE.Troisième édition revue.[Tournai] Castcr-man.1961.377p.ill.(h.-t.) 20cm.$5.30 Pour tous Aux protestants anglais qui qualifient de dark axes les siècles du moyen âge, aux Français ignorants qui parlent à leur sujet d'ignorance et d'obscurantisme, le Juif Gustave Cohen avait déjà opposé sa vibrante réplique: La grande clarté du moyen axe.Le propos de M.Léopold Génicot semble assez différent: ce qu’il veut faire saisir, ce sont les étapes de l'évolution qui caractérise cette longue suite de siècles.On dirait qu'il applique à ce vaste sujet la théorie qu’avait inventée Désiré Nisard pour décrire le développement de la littérature française: une chaîne de montagnes à deux versants unis à un plateau central, formés tous deux de pics et de vallons alternatifs.Le versant qui monte représente l’ascension, avec .ses hauts et ses bas, vers la perfection.Le plateau central.le pic le plus élevé, figure la durée de cette perfection atteinte.Le versant qui descend, avec ses hauts et ses bas lui aussi, marque la décadence du phénomène jusqu'à son extinction.Cette théorie partielle.Brune-tière l’étendit à tous les faits d’ordre littéraire.Pour lui, l’évolution de toute littérature comporte une période d'ascension graduelle, un séjour plus ou moins long sur le plateau de la perfection, une redescente enfin également graduelle.Faguet complétait en faisant remarquer qu'« une époque n'apparaît pas sans apporter avec elle quelque chose de celle qui l’a précédée ni ne disparaît-elle sans laisser à la suivante quelque chose au moins d’elle-même ».Partant, semble-t-il, de ces données métaphoriques, M.Léopold Génicot établit ainsi les étapes de l'évolution qui caractérise le moyen âge: aube ou versant qui monte (fin IVe siècle -870); midi, plateau central ou perfection (870-1300); ves-prée ou versant qui descend (1300-1450).Et l’auteur conclut par cette phrase poignante: « Lorsque, dans la pénombre qui déjà descend, les Confrères de la Passion lancent leurs ultimes répliques, c’est le moyen âge même qui s’efface dans la nuit * (p.285).Quel temps que celui qui s’ouvre avec les Pères de l'Eglise, la conversion des barbares et le règne de Charlemagne, se continue avec les chansons de geste, l’érection des cathédrales et la Somme de saint Thomas, s’achève avec les « mistè-res », le Poverello et la Divine Comédie ! Dans chacune de ses trois sections, l'auteur explore tous les domaines de la pensée et de l'action: théologie et philosophie, droit et médecine, arts, sciences et lettres.entre autres architecture, sculpture, peinture, enluminure et joaillerie, industrie, commerce et finance.Dans chacune, on voit défiler quelques-unes des plus grandes œuvres et quelques-uns des plus grands noms de l'humanité: les papes Grégoire VII et Eugène IV.les saints Albert le Grand.Thomas d’Aquin et Bonaventure.Villon et Dante Alighieri, Pierre d’Ailly et Guillaume d'Occam.Naturellement, c'est l'Eglise dont I on fait avant tout l’histoire, si tant est que l'époque la met aux prises soit avec les pouvoirs publics soit avec ses congrégations.Querelle des investitures, exil en Avignon de la Papauté, schisme d'Occident, prétentions du patriarcat byzantin: voilà quelques-uns des conflits où on la voit entraînée.Mais il faut voir avec quel souci de la nuance l’auteur procède dans son exposé, sur quelle documentation formidable il s'appuie pour étayer la moindre de ses assertions.Nous nous sommes donné la peine de compter les renvois justificatifs: ils se chiffrent par 653.Encore bon nombre de ces renvois réfèrent-ils à deux, trois, quatre, cinq et même six ouvrages spécialisés.Ceux-ci sont d’ailleurs les derniers parus sur la matière et ils proviennent de partout, de tous les pays, de toutes les races et de toutes les langues.Cette troisième édition d'un livre déjà si remarquable lors de sa parution contient ainsi les dernières données de la science.Il constitue donc une véritable Somme d'histoire médiévale et permet de clouer le bec aux crétins qui.à propos du moyen âge.osent encore parler de dark ages, d’ignorance ou d’obscurantisme.Emile CHARTIER, p.d.Biographie GROUSSET (René) LE CONQUERANT DU MONDE.(Vie de Gengis-khan) l Paris] Albin Michel 119611.363p.ill.(h.-t.) 21cm.$5.80 Pour tous Telle qu’elle ressort de ce volume.la physionomie de Gengis, le roi des rois ou le khan des khans, en mongol Gengis-khan (1167-1227), s'offre comme une combinaison de celles de Charlemagne et d’Attila.Un mot féroce de ce dernier le caractérise tout entier: « Je voudrais que pas un seul brin d’herbe ne repousse sous les sabots de mon cheval ! » C’est le même tour d’esprit qui dicte à Gengis-khan la première forme de sa politique: ne laisser rien subsister de ses conquêtes.ni hommes ni bêtes ni produits.C'est encore Gengis-Attila qui, après chaque prise, fait éven-trer les femmes enceintes pour détruire leur fruit et les riches pour découvrir les perles qu’ils ont avalées.Après chaque bataille, pour être sûr qu’il ne se cache pas un seul être vivant parmi les cadavres, il les fait décapiter tous jusqu’au dernier et jette les captifs dans des chaudières d'eau bouillante (p.107).Cet aspect d’une physionomie ne provoquerait que de l’horreur s'il n'était corrigé par un autre.Comme Charlemagne, Gengis-khan témoigne à tous ceux de son intimité une grandeur d'âme qu’on n'attendrait pas d’un barbare.Même s’il doit leur reprocher quelque acte d'indiscipline, il compense aussitôt par des « champs de maj » comme celui de 1206 (p.203).C’est Gen-gis-C'harlemagne qui, après la razzia en Chine, tout en massacrant 208 LECTURES les habitants, adopte une seconde politique et s'applique à conserver tous les trésors créés par la civilisation chinoise.I-'illettré Gcngis-khan s’apparente à C harlemagne surtout en ce que, féru de savoir, il se met deux fois comme un enfant docile à l'école de lettrés et de sages chinois (pp.243 et 311).Ce mélange de guerrier barbare et d’aspirant-civilisateur explique l’activité mondiale de Gengis-khan.S’il est devenu « le conquérant du monde » alors connu, c’est que, avide de possessions, il a voulu tout soumettre au pouvoir de la Mongolie, mais aussi que.soucieux d’endoctriner les peuples soumis, il veut les plier au joug de la civilisation.De là vient cette rage de conquêtes dont ce volume constitue le récit: Mongolie (p.39-223), C'hine septentrionale (p.224-245), Asie centrale (p.246-259), Islam (p.260-332), reste de la Chine (p.333-349), Europe danubienne (p.322-328).Ce périple gigantesque, celui qui nous le raconte n’est nul autre que l’académicien René Grousset.le grand spécialiste de l'histoire d’Orient (cf.Massis: Défense de l Occident, 1927).Pour le reconstituer, il s’appuie sur l’explorateur Pelliot, sur les collections des musées ethnographiques de Paris, mais avant tout sur les sources persanes et mongoles.C'est ainsi qu’il puise dans le poème d'un barde que reproduisent « à la fois YHistoire d’Or (1604) et Sanong Setchen en 1662 » (p.350).Deux cartes géographiques nous conduisent de Ta-bargataï à Pékin et du delta de l’In-dus ou cinq fleuves (Punjab) en Géorgie.Tout le long de son récit, l'auteur associe aux noms anciens les désignations nouvelles.Enfin, une généalogie des rois mongols permet de se débrouiller à travers une succession assez emmêlée.On ne s’ennuiera pas à lire ce document mi-légendaire mi-historique.II nous révèle un Xlle et un XUIe siècle assez inconnus aux Occidentaux que nous sommes.Il étale côte à côte deux phénomènes à première vue contradictoires: le génie barbare, la magnanimité chrétienne, les deux concentrés dans un seul homme, un nouvel Alexandre le Grand.Emile CHARTIER, p.d.— Ouvrages parus chez F ides depuis septembre dernier Spiritualité, Vie religieuse, apostolat Responsabilités actuelles du laïcat.(3e édition) Card.LEGER.Réflexions pastorales sur notre enseignement.(2e édition) Card.LEGER.Mater et magistra.(2e édition) S.S.JEAN XXIII.L'Engagement chrétien.(1ère édition) P.-E.ROY.c.s.c.Traité de la Paix intérieure.( 1ère édition) Ambroise DE LOMBEZ.reliure souple en vinyl L'Eglise ne fait que commencer.(1ère édition) Emile I.F-GAULT.c.s.c.21 photos.L'Evêque et l'Unité.(1ère édition) Card.LEGER.Chrétiens désunis.Disunited Christians.(1ère édition) Card.LEGER.Les Origines de l'homme.(3e édition) Card.LEGER.Commentaires sur l'encvclique Mater et magistra.Card.LEGER.Education Initiation éi la géologie (9e édition).Nombreuses illustrations.Le développement psychologique de l'enfant.(5e édition) Thérèse GOUIN-DECARIE.L'Ecole de la vie.(1ère édition) Laure HURTEAU.Quand chante la source.(1ère édition) Pierre RICOUR.16 photos Visages de la politesse.Thérèse THERIAULT.Introduction à la psychologie.(2e édition) Me J.-Armand TRUDELLE.Dictionnaire des synonymes et des antonymes.Tables abrégées de Li classification décimale universelle.net Relié.net Histoire, biographie Mémoires intimes.Louis FRECHETTE.Mémoires Chapuis.Tome II.J.BARNARD.Témoignages d'hier.Jean BRUCHESI.Le problème national des Canadiens français.(1ère édition) Robert RUMILLY La plaie du chômage.Tome XXXIII de l’Histoire de la Province de Québec.(1ère édition) Robert RUMILLY.Broché Relié.La Révolution par Tumour.Eddy DOHERTY Littérature La Maison aux phlox (5e édition) Michelle LE NORMAND.La plus belle chose du monde.(7e édition) Michelle LE NORMAND.La Randonnée Passionnée.Marie LE FRANC.Ashini.(2e édition) Yves THERIAULT.Edition de luxe.Les Anciens Canadiens.(Alouette bleue).Ph.-A.de GASPE.Le Vendeur d'étoiles.( 1ère édition) Yves THERIAULT.Maria Chapdelaine.(8e édition) Louis HEMON.’’ (livre de poche) Les brèves années.(2e édition) Adrien THERIO.Le Mystère des trois roches.(3e édition) André BER.Le beau risque.(4e édition) François HERTEL.Andante.(7e édition) Fé'ix LECLERC.Le Calepin d'un flâneur.(2e édition) Félix LECLERC.Oeuvres poétiques de Paul MORIN.(1ère édition) Littérature cunadienne-française.(3e édition) Samuel BAIL-LARGEON La perle au fond du gouffre.E.NADEAU ( 12e édition) Reportage Séjour à Moscou.Yves THERIAULT.41 photos.Littérature pour les jeunes Les confidences de Lucie.(2e édition).Denise HOULE.Le choix de Catherine.Rena RAY.Une famille de héros, (2e édition) Chan.Alphonse FORTIN.Le Renard-Noir.Joseph MARMETTE.Le Voleur de Notre-Dame (3e édition).Roland GOYETTE.La Magicienne des gens mal pris.(2e édition) P.-E.RACI-COT, s.j.Album Le Petit Héraut, (no 7) Album Hérauts (nos II et 12) Album François (nos 7, 8) Album Claire (nos 7, 8) Contes de MAMAN FONFON.5 broch.en 4 coul.ch.16p.$0.20 32p.$0.25 144p.$0.50 216p.$2.50 350p.$2.50 164p.$2.00 16p.$0.20 32p.$0.25 32p.$0.25 32p.$0.25 170p.$2.00 179p.$2.00 172p.$2.00 136p.$1.75 368p.$2.00 315p.$3.50 608p.$5.00 228p.$2.00 228p.$3.00 224p.$2.00 368p.$4.00 305p.$3.00 148p.$1.50 263p.$2.50 263p.$3.00 228p.$2.50 160p.$ 1.50 140p.$1.50 160p.$2.00 174p.$3.00 384p.$ 1.00 128p.$1.50 189p.$ 1.50 213p.$0.75 216p.$0.75 216p.$0.75 144p.$0.50 128p.$ 1.75 170p.$2.00 306p.$3.00 526p.$6.00 288p.$ 1.00 192p.$2.00 120p.$1.25 128p.$1.50 56p.$0.60 64p.$0.60 64p.$0.50 48p.$0.50 48p.$0.50 144p.$0.90 256p.$1.50 256p.$1.50 256p.$1.50 16p.$0.40 Mars 1962 209 Littérature de jeunesse CLUNY (Roland) LA HORDE D’OR.Illustrations de Gilles Dautun.Paris.Fleurus 11960].125p.ill.18cm.(Coll.Mission sans bornes) Relié.$1.20 Pour jeunes Des noms nouveaux, des territoires nouveaux, tout nous arrive ensemble au début.Mais on s’y habitue et c'est avec intérêt qu'on suit les aventures de cinq franciscains qui partent de Lyon pour remplir une mission.Le pape Innocent IV veut faire parvenir un message à l’empereur des Tartares: Kayiouk Khan.Il désire que celui-ci signe avec les missionnaires un traité de paix, faisant savoir quel est le motif de ses entreprises et jusqu’où il prétend porter ses conquêtes.Nos amis traversent plusieurs villes amies où les monarques leur sont favorables et leur donnent conseils et présents.Ceux-ci les acceptent uniquement pour les offrir à Kayiouk Khan afin d’obtenir une audience.Puis vient l'hiver dans des régions pleines de neige et de brouillard où ils rencontrent brigands, pirates et guerriers prêts à les dévaliser voire même à les tuer.Après dix mois de périls inouïs ils arrivent à Kiev où commence leur mission.Us rencontrent le gouverneur mongol, le gouverneur Cor-renza puis le prince Batou.Les assauts et les audiences ont épuisé les présents qu'ils devaient offrir à l’empereur.Ils lui présentent un diamant que la princese Amyllia avait donné à Michel de Montjoye, le plus jeune des missionnaires.Amyllia étant la favorite de Batou et celui-ci n'étant pas en bons termes avec Kayiouk Khan, ce cadeau manque de les perdre.Mais un ami les sauve et obtient pour eux la réponse pour le Pape.Les missionnaires regagnent l’Europe avec la joie du devoir accompli.Le lecteur est conquis et édifié par le courage ou plutôt l’héroïsme des religieux.Ils ont confiance en la prière et réussissent l'impossible bravant bien des épreuves tant physiques que morales.A recommander à des écoliers studieux.M.D’AMOUR ROBITAILLIE (Henriette) LA PISTE INVISIBLE.Illustrations de Pierre Decomble.Paris, Fleurus 11960].123p.ill.18cm.(Coll.Mission sans bornes) Relié.Pour jeunes Alfred est un petit Noir des Nouvelles-Hébrides.en Océanie.Au moment où commence ce récit, son grand-père, sur le point de mourir, lui révèle qu’il a été baptisé un jour, alors qu’il commençait à marcher, et lui offre, en souvenir, une minuscule croix de bois arrachée à un chapelet.Le grand-père parti pour toujours, voilà qu’on « expédie » Alfred « tel un sac de copra ».vers Santos, afin qu'il puisse aller à l’école, selon la volonté de son aïeul.Mais Alfred préfère de beaucoup chasser les roussettes (chauves-souris géantes dont les habitants des Nouvelles-Hébrides sont friands) avec son lance-pierres et flâner au bord des lagons de cristal de son île.Aussi, à la faveur d’une escale, tentera-t-il de « fausser compagnie * à son guide, le capitaine Halton.Mais son ennemi Mouli, jaloux de ce qu'il appelle le « talisman » du garçon — sa croix-souvenir — fera échouer le projet d’évasion du petit Noir.Avant d’arriver à bon port, Alfred s'écartera souventes fois de la route à suivre.Le gamin risquera même, à quatre reprises, de mourir avant de réaliser le rêve du vieux Frédéric.Cependant, Alfred.sans le savoir, suit une autre piste, invisible celle-là, que Dieu a tracée pour lui tout exprès.La Piste invisible, ouvrage pu-blé avec le concours du Service Missionnaire des Jeunes de la Propagation de la Foi, de Paris et de Lyon, réalise magistralement son but: faire connaître les Missions.S'associer, pendant quelques heures, aux joies comme aux misères d’un petit Océanien aussi sympathique qu’Alfrcd, cela suffit pour désirer le connaître, pour lui vouloir du bien malgré les distances.Et cela pourrait inspirer à quelqu'un le désir d’aller un pour lui apprendre cette « bonne nouvelle » qui le rendra si heureux.Cette histoire, en plus d’intéresser les jeunes à la cause missionnaire.resserrera les liens de la charité qui doivent rapprocher tous les peuples.Henriette Robitaillie est certes de ces serviteurs de la Lumière, dont il faut propager les œuvres parmi notre jeunesse.De plus, ce récit, agréablement mené, offre aux écoliers une intéressante leçon de géographie et quelques notions d’histoire.Quant aux illustrations, elles se marient harmonieusement au texte.Denise HOULE LAPLANTE (Germaine) SANS-SOUCI.Montréal, Fi-des [I960].106p.ill.22cm.(Coll.Rêve et Vie) $ 1.25 Pour adolescents Agréable histoire d’une famille québécoise en vacances à Saint-Nicolas, localité de la rive sud.M.et Mme Dupré et" leur nombreux enfants établissent leurs quartiers généraux de vacances à leur chalet qu’ils ont joliment baptisé Sans-Souci.C’est un endroit charmant et pittoresque où l’on partage avec l’auteur les aventures 210 LECTURES et les mésaventures de ses personnages.Tantôt c’est le feu qui prend au camp des Pieds-Agiles, tantôt c'est Raymonde qui se perd dans le bois; mais tout se termine bien.Quelquefois aussi, ce sont les parents qui prennent la vedette.Un jour, M.Dupré et son ami M.Hardy se font, par mégarde, enprison-ner par la marée et reviennent à la maison piteux et tout trempés.Les scènes drôles ou touchantes sont divisées en chapitres ce qui facilite la lecture qui peut se faire par étapes.C'e roman capte bien vite l’intérêt et nous transporte dans un des plus beaux coins de la Province.La famille, unie, optimiste et joviale, fournit un bel exemple à suivre.M.D’AMOUR ?DUVAL (Colette) MON PARACHUTE ET MOI.Illustrations de Jean Res-chofsky.|Paris) Hachette 119611.189p.ill.20.5cm.(Coll.Idéal-Bibliothèque, no 206) Relié.Pour jeunes Colette Duval, la célèbre parachutiste française au prestigieux palmarès, raconte avec aisance et une évidente sincérité ses débuts et ses exploits de jeune sportive dans une carrière où le sang-froid et la résistance physique sont soumis à rude épreuve.On a la gorge serrée d’émotion à l’admirer dans une exhibition de haute voltige réglée comme un ballet.Le parachute concrétise pour eMc les obstacles qu’elle doit vaincre pour aller aux limites de ses possibilités.Et pourtant Colette Duval se garde bien de se croire vedette.C'est une fine et charmante leçon de confiance en la vie que donne l'auteur à la jeunesse actuelle.Son style vif et alerte met une note d’humour dans cette biographie.Pour les lectrices de plus de 10 ans.C.LALANDE BAER (Philippe de) LE CAHIER ROUGE.Illustrations de Michel Gourlier.Paris, Spes 119611.190p.ill.19cm.(Coll.Jamboree-aîné) Pour adolescents Une auto en panne dans la nuit, en forêt; un collégien rêveur ne pouvant résister à l’étrange appel du Caprice Opus 16 de Mendelssohn s'échappant d’un vieux château; la mélancolie des derniers jours de vacances.il n’en faut pas plus pour imaginer tout un réseau d’aventures propres à enchanter les grands enfants.Ce roman s'adresse aux garçons — si l’on en juge par la brève initiation à la psychologie des filles des dernières pages — mais il aura certes davantage la faveur de ces demoiselles.Par exemple, le tableau du gamin de quatorze ans qui déclare à sa jeune partenaire, lors d'un bal d'enfants: « je vous aime », fera rêver les adolescentes mais il serait fort étonnant que leurs frères ne le trouvent pas ridicule.La sensibilité de Jean-François leur semblera d’ailleurs bien féminine et d’une autre époque, époque qui pourrait bien être celle du Grand Meaulnes cher à l'auteur, si l’on en juge par le nombre de fois qu’il évoque le héros d’Alain Fournier au cours du récit.On s’étonne également un peu de la décision de Jean-François de confier ses amours à son père après les avoir racontées au Cahier Rouge.Les garçons parlent-ils volontiers de « ces choses » ?Et quand cela arrive, est-ce bien à leur père que vont leurs confidences ?Cela devrait être, bien sûr, et l’on admire le papa de Jean-François d’avoir un tel empire sur son fils, même si l’auteur ne nous en donne pas la clef.L'intrigue de ce roman un peu touffu — comme si M.de Baer avait \oulu concrétiser le climat intérieur même de l’adolescence — rend bien l’idée d'une adolescence attentive à vivre intensément la minute qui.sera bientôt passée, aimant le rêve plus que la réalité.Sans apporter de solutions à leurs problèmes, l’auteur raconte à ses jeunes lecteurs une histoire charmante et les miettes de psychologie de la fin suppléent au manque de valeur éducative de son intrigue.Denise HOULE ?KAESTNER (Erich) PETIT-POINT ET SES AMIS.3e édition.Traduction de Simon Hugh.Illustrations de Jacques Touchet.Paris, Editions Bourrelier ) 19611.145p.ill.20cm.(Coll.Marjolaine) Relié.Pour jeunes Kaestner aime les enfants, il écrit vraiment pour eux.A la fin de chaque chapitre, il s’entretient avec le lecteur et commente lui-même.avec bonne humeur, la leçon qui s’en dégage.Petit-Point et ses amis relate une période dans la vie de Louise, une petite fille riche, fantaisiste et bien sympathique.Ses parents, trop occupés par le travail et la vie mondaine.confient le soin de son éducation à Mlle Andacht, une gouvernante peu recommandable.Mais avant que les choses ne se gâtent, les fredaines de celle-ci sont mises à jour.Grâce à l'intervention d'Antoine, un petit garçon pauvre avec lequel Louise s’est liée d’amitié, on évite un vol à la maison.Le dévouement du jeune garçon attire l'attention des parents de Louise (dite « Petit-Point *) qui cherchent une nouvelle gouvernante.Ils découvrent que la mère d'Antoine est veuve et a été malade, d’où lui vient sa pauvreté.Mais elle est bonne et saura donner à Louise une meilleure éducation que Mlle Andacht.Ils retiennent ses services et tout s’arrange pour le mieux.Ecrit avec humour ce livre plaît.Il est gai, intéressant, plein de bons conseils et d’une saine philosophie.Pour jeunes de K) à 12 ans.M.D'AMOUR Mars 1962 211 re ACCUSES DE RECEPTION Religion COMBES (Mgr André) Dieu et la souffrance du chrétien.Paris, Editions du Cèdre [19611.101p.17cm.DRAGON (A.), s.j.Eu retraite avec saint Ignace.2e édition revue et augmentée.Montréal, Bdlarmin [19611.284p.19cm.$2.50 EN COLLABORATION Convertis du XXe siècle.5e volume.Collection dirigée par Fernand Lelotte, s.j.Paris, Casterman, 1961.246p.18cm.$1.75 GLEASON (Robert W.), s.j.Le monde à venir.Théologie des fins dernières.Traduit de l'anglais par René Mazas et Henri Rondet.Paris, Lethielleux [ 1960J.189p.20cm.(Coll.Théologie.Pastorale et Spiritualité.Recherches et Synthèses, no VII) $3.15 JEAN XXIII (S.S.) Mater et Magistra.L'Eglise, mère et éducatrice.Texte intégral de l'encyclique de S.S.Jean XXIII, en date du 15 mai 1961.Introduction et index analytique des thèmes par Pierre Haubtmann.Préface de Mgr Ménager.Paris, Fleurus C1961J.302p.17.5cm (Coll.Y Aujourd'hui de l'Eglise) $2.40 PANCHO Le prêtre-patron.Paris, Nouvelles Editions Debresse [1961].127p.18.5cm.ROCHE (J.), s.j.Le Silence de la Vierge.• Feuilles d'Evangile ».Paris, Lethielleux [1961].137p.19cm.SUBTIL (J.), s.j.Avec Marie, Mère de Jésus.Triduum suivi de trois récollections.Toulouse.Apostolat de la prière [1961].156p.19cm.(Coll.Retraites & récollections sur la vie religieuse, t.4) Sciences Sociales CUSHING (Son Em.le card.Richard) Questions et réponses sur le Communisme.Montréal, Apostolat de la Presse [1961].180p.19.5cm.$1.00 DANSEREAU (Pierre) Syndicaliste qui es-tu?Montréal [s.é.] 1961.87p.20.5cm $1.00 KNOWLES (Stanley) Le nouveau parti.Traduit de l'anglais par Michel van Schendel.Préface de Gérard Filion.Montreal, Les Editions du Jour [1961].158p.20cm.$1.00 Littérature AUBIER (Dominique) Le détour des choses.Roman.[Paris] Editions du Seuil [1961], 235p.18.5cm.DAVET (Michel) Un voyage de noces.Roman.Paris, Del Duca [1959].222p.19.5cm.DAVID (Jean) La rose et l'immortelle.Roman.Paris, Editions du Seuil [1961], 188p.18.5cm.ROBLES (Emmanuel) Le Vésuve.Roman.Paris, Editions du Seuil [1961].252p.18.5cm.WATSON (Frank) Sous le pavillon de la reine.Roman.[Paris] Plon [1961].245p.22cm.Relié.Biographie GILOTEAUX (Abbé Paulin) L’abbé Léopold Giloteaux 1886-1928, prêtre et victime.Lettre-Préface de S.Exc.Mgr Pasquet.Paris, chez l'Auteur, 1961.233p ill.(h.-t.) 21.5cm.LACOINTE (Mgr Pierre-Marie) Chanoine Charles Fichaux.[Paris] Spes [1961].300p.ill.(h.-t.) 19cm.Livres pour la Jeunesse BEL (François) Le coffret noir.Paris, Fleurus [1961].32p.ill.30.5cm.(Coll.Les aventures de Pompon rouge, no 1) Relié.BEL (François) Le Pompon rouge est bien arrivé.Paris, Fleurus [1961].32p.ill.30.5cm.(Coll.Les aventures de Pompon rouge, no 2) Relié.BEL (François) Le roc de la morisque.Paris, Fleurus [1961].32p.ill.30.5cm.(Coll.Les aventures de Pat et Moune, no 1) Relié.CHERY (Pierre) La ville sans chevaux.Paris, Fleurus [1961].32p.ill.30.5cm.(Coll.Les aventures de Jim l'astucieux, no 1) Relié.• • • Le locataire de l’arbre creux.[Paris] Fleurus [1961], 64p.ill.30.5cm.(Coll.Les nouvelles aventures de Sylvain et Sylvette) Relié.$1.75 TRAVELLIER (G.) Enquête è Hambourg.Dessins de N.Glo«sner.Paris, Fleurus [1961].31p.ill.30.5cm.(Coll.Pour toi, fillette, no 2) Relié.TRAVELLIER (G.) SOS Pikkolo.Dessins de N.Gloesner.Paris, Fleurus [1961], 32p.ill.30.5cm.(Coll.Pour toi.fillette, no 1) Relié.212 LECTURES Beaucoup d’éducateurs, de libraires, et même de bibliothécaires n’ont pas en mains les instruments nécessaires pour se rendre compte, très rapidement, de la valeur morale des ouvrages qui viennent de paraître sur le marché.Aussi avons-nous pensé leur rendre service en publiant, chaque mois, une liste des plus récents ouvrages avec leur cote morale.Pour les ouvrages étrangers, cette cote a été établie après consultation des diverses revues catholiques de bibliographie-conseil, telles que Livres et Lectures, les Notes bibliographiques, la Revue des Cercles d’étude d’Angers, etc.Il se peut cependant que quelques-unes de ces cotes soient, un jour ou l’autre, sujettes à rectification, si, après une étude des ouvrages en question, nous nous rendons compte que la cote donnée par les revues européennes n’est pas adaptée au milieu canadien.Quoi qu’il en soit, nous croyons que les cotes données ci-dessous sont suffisamment sérieuses pour être publiées, sous bénéfice d’inventaire.AUDREN (M.), La mort luit.B Roman policier.Un gardien de la morgue met le F.B.l.sur la piste qui le mènera à la découverte d'un réseau d'espions gangsters.Récit vivement et habilement mené.Une certaine vulgarité dans les épisodes sentimentaux.Bon roman d'espionnage pour adultes.BASTOGNE (J.), L'adieu aux diams .D Roman policier.Un espion français lutte contre son propre chef, les Russes, les Hollandais et même contre sa fiancée.Histoire confuse où il y a trop de meurtres, de vols et de femmes faciles.BASTOGNE (J.), Pour qui tinte le glas.D Roman policier d’une complication effarante, assez peu vraisemblable et pas toujours propre.BASTOGNE (J.), Pouvoirs très spéciaux.TB Roman policier.Histoire d'espionnage qui a pour cadre le milieu des savants de l'espace.Une jeune fille qu'on fait passer pour un agent sidéral venu d'une quelconque planète en est l'héroïne.Intrigue bien construite.Roman très intéressant.BLOND (G.et G.), Histoire pittoresque de notre alimentation .B Histoire de l'alimentation depuis les mets frustres de la préhistoire jusqu'aux fins banquets de notre siècle.Ouvrage qui est une mine de renseignements et d'anecdotes pittoresques.Il se lit avec agrément.A cause de quelques passages, ce livre devra cependant être réserve aux adultes.CAU (J.), La Pitié de Dieu .B?Roman.Quatre prisonniers enfermés dans une cellule de prison, devisent interminablement, se racontant leur passé et leurs crimes, mettant à nu leurs angoisses et leurs misères.Roman allégorique, d’une incohérence voulue, symbole d'une humanité livrée à l'incertitude et au manque d'amour, et qui se pose la question de la responsabilité.Livre difficile à lire et à comprendre.Atmosphère d'incertitude et d'angoisse qui confinent à la folie.Roman puissant qui ne convient qu'aux lecteurs cultivés, équilibrés et très formés au point de vue religieux.Prix Goncourt.CHARRIER (R.), Rescapée de l’enfer nazie .B?CORMENIER (J.), Meystros, t.l: Anat.D Roman qui se déroule dans un bourg de Provence, de mai 1940 à 1944.Un peintre de talent, réfugié à cet endroit, entend poursuivre son oeuvre loin des envahisseurs.Un réseau de résistance s'organise autour de lui.Intervention de la Gestapo.Les uns sont arrêtés, les autres doivent se cacher.Liaison entre le peintre et une toute jeune fille.Roman d'atmosphère, original et écrit avec beaucoup de talent.Une intense poésie baigne gens et choses.Mais abus de scènes réalistes et sensuelles.Pour lecteurs très avertis et cultivés.EDELMAN (M.), Visite à l’ami de Moscou .B?Roman policier.Deux Anglais, en visite à Moscou, font l'impossible pour décider un savant russe à quitter les Soviets.Les milieux de Moscou sont assez bien dépeints.Intrigue assez floue.Des longueurs inutiles et des scènes scabreuses.EN COLLABORATION, Toges, Bistouris, Matraques et Soutanes .B Un juge, un criminaliste, un criminologue, un avocat, un savant, un psychiatre, un spécialiste en médecine physique et réhabilitation, un bagnard aigri, un aumônier de pénitencier, un curé, un spécialiste en adoption et un monseigneur nous livrent l'essentiel de leur pensée et de leur expérience.Témoignages d'inégale valeur.Mars 1962 213 EXBRAYAT (C.), Les blondes et papa.B Roman policier.Une charmante petite fille a bien du mal à tirer son père d'une fâcheuse aventure.L'aventure policière est menée- habilement.Le Pays de Galles est évoqué avec charme et humour.Amusant roman pour adultes.FERNIOT (J.), L'ombre portée.M Roman.Confidences d'un gamin de Paris qui.le jour où l'on enterre >on père, évoque son enfance malheureuse entre un père volage et égoïste, une « mère » qui n'est pas toujours la sienne, puis au petit séminaire où, se croyant appelé à la prêtrise, il fait un séjour pas très réconfortant.Ouvrage vivant et pittoresque.Mais le parti pris de l’auteur de salir tout ce qu'il touche, les scènes scabreuses et les grossièretés qu'il accumule font déconseiller ce sordide roman.Prix Interallié.FERRIERE (J.-P.), Cadavres en location.TB Roman policier.Les soeurs Bodin, vieilles filles pleines d'imagination qui jouent aux détectives amateurs, trouvent leur pensionnaire assassiné dans son lit.Berthe Bodin, sujette à des crises de somnambulisme.est accusée du meurtre.Histoire assez amusante, écrite sur un ton caricatural.FOLEY (K.), La centième porte.B Roman policier.Une famille et ses invités sont bloqués par la neige à Noel, dans une maison où un meurtre a été commis.Un détective amateur qui est parmi les invités réussira à éclaircir le mystère.Histoire captivante.FRANKLIN (C.), Il faut mourir, chérie.B Roman policier.Une jeune fille, peintre de talent, découvre le cadavre d'une femme dont elle a à peindre le portrait, et elle entreprend une minutieuse enquête pour découvrir le meurtrier.Récit bien mené, et dénouement imprévu.Certains personnages ont une conduite peu recommandable.HASTY (J.-E.), L'Inconnu sans visage.D Roman policier.Le héros qui a été témoin d'un crime, doit se battre contre tout le monde pour faire admettre son témoignage.Récit assez lent.Le héros s enlise à la fin dans une liaison sordide.M C'est-à-dire mauvais: livres à proscrire.Les livres qui tombent sous les lois générales de l'Index sont cotés mauvais.Tous les livres à proscrire ne sont pas mis nommément à l'Index; il suffit qu'un livre tombe sous les lois générales de l’Index pour qu'on soit tenu, en conscience, de s'en interdire la lecture.D c’est-à-dire dangereux: livres qui peuvent être dommageables à la majorité des lecteurs, soit à cause des implications doctrinales plus ou moins fausses qu’on y trouve, soit à cause de la licence morale qui s'y étale, soit à cause d'une grave indécence dans les descriptions.B?c’est-à-dire appelle des réserves: ces réserves peu- MARCOTTE (G.), Le poids de Dieu.B?La critique de ce roman paraîtra dans le prochain numéro de LECTURES.NEWMAN (B.), Opération barberousse.TB Roman policier.Amusante histoire de deux agents secrets qui réussirent à approcher Rudolf Hess et Eva Braun en se disant astrologues.Il y a un fond de vérité dans cette histoire contée avec adresse, humour et fantaisie.PENTECOST (H.), Toute la tille le cherche .B?Roman policier qui se déroule dans les milieux politiques new-yorkais.L'intrigue policière se double d'une rivalité amoureuse.Récit qui ne manque pas de dynamisme mais peu clair.Certaines assertions discutables sur la virginité féminine.Une scène érotique parfaitement inutile.Pour lecteurs avertis.RIVIERE (C.), Chris jette un sort.D Roman policier.Un Américain tente d'arracher un savant aux griffes de l'U.R.S.S.pour le confier aux U.S.A.Meurtres, tortures, aventures galantes, il y a de tout dans cet invraisemblable roman policier qui ne vaut pas la peine d'être lu.SOLLERS (P.), Le Parc.B?Roman sans intrigue, qui n'est qu’une suite d’impressions, de sensations, d'images de vie subtilement analysées.Cet ouvrage, dénué de tout intérêt romanesque, est d’une lecture difficile et n'intéressera que des lecteurs curieux d'évolution littéraire.Prix Médicis.THOMAS (H.), Le Promontoire.B Roman.Un intellectuel plus ou moins raté passe l'hiver, seul, dans un village corse; chassés par le froid, sa jeune femme et son enfant sont allés chercher refuge ailleurs.Le jeune homme s'interroge sur lui-même et sur les autres, sur la vie et la mort.Et il se laisse gagner par une déchéance physique et sociale.Oeuvre subtile, complexe, déprimante qui laisse le lecteur dans l'ambiguïté.Prix Fémina.DES COTES- vent être plus ou moins graves.Cette cote s’applique à des volumes qui sont sains dans l'ensemble, mais dont quelques pages sont discutables, soit à cause des idées émises, soit à cause d’une certaine indécence dans les descriptions.B c’est-à-dire pour adultes: les livres de cette catégorie n'appellent aucune réserve, mais ne conviennent qu’aux adultes.Quoique irréprochable, un livre coté B pourrait présenter certains dangers pour les jeunes qui n'ont pas l'expérience de la vie.TB c’est-à-dire pour tous: livres qui peuvent être mis entre toutes les mains.SIGNIFICATION 214 LECTURES LA VOIX DES MAÎTRES Deux disques Pastorale et musique FRANÇOIS D’ASSISE « A l'heure où le pape Jean Will convoque toute l'Eglise au renouvellement et au rajeunissement, il est bon de pénétrer l âme du Petit Pauvre.Si nous cherchons vraiment, à travers les tâtonnements du siècle, un art de vivre et d'aimer, écoutons la proposition de François.Beaucoup présentent des théories — quelle lassitude ! lui nous propose un art — quelle merveille ! » (Gérald Hégo, o.f.tn.) Cet art de vivre et d'aimer qui était celui du Po-verello, ce disque fait avec amour et piété nous en donne un aperçu assez révélateur.Les principales étapes de la vie et de la vocation de saint François y sont dramatisés avec une sobriété qui, tout en ne retenant que l'essentiel, est cependant très éloquente et significative.Le jeu des acteurs, d'une ferveur contenue, convient en tout point à un tel drame.Il est probable que toutes les familles spirituelles qui se proclament les fils de saint François feront un excellent accueil à ce disque.Mais il peut être goûté aussi par les laïcs de toute catégorie qui sont en mesure d'apprécier le témoignage d'une vie vécue selon les normes évangéliques.(Microsillon 33 tours lA — 12 pouces — P.M.30,108 artistique) TOBIE L'histoire de Tobie est fertile en enseignements de toutes sortes.Ce disque ne pouvait tous les retenir', il s'est surtout attaché à mettre en lumière deux épisodes de la vie de Tobie: son mariage avec Sarra et la miraculeuse guérison de son vieux père.De ces épisodes, dramatisés avec science et art, deux leçons se dégagent: l'une qui célèbre le mariage chrétien, l'autre — moins importante — qui signale l'intervention bienveillante de Dieu dans la vie d'un homme juste.On a plaisir à écouter ce disque, fait avec soin, qui donne le goût de relire le livre de Tobie.( Microsillon 33 tours Vs — 10 pouces — P.M.25.020 artistique) Un disque sur le Concile On vient de mettre sur le marché, en France, un disque sur le Concile.Selon les renseignements fournis par la revue Informations catholiques internationales, ce disque « se présente comme une enquête auprès de spécialistes éminents.et de simples fidèles.Il comporte à la fois des éléments d'information et de réflexion ».Ce disque est conçu de façon à rendre service à « tous ceux qui veulent organiser des réunions sur le Concile.Il peut en effet ouvrir la réunion (présentation du Concile, histoire des conciles, etc.), provoquer un échange de vues sur l attente des fidèles, et enfin, après la discussion ou les mises au point, clore la réunion par la prière de Jean XXIII pour le Concile ».Le numéro de ce disque est: JER.16.Mars 1962 215 gjmzmm iâiiâàiiiiiiiihiiiiâ JÎUÉiÉ*iÉiattÉÉiÉÉiÉiÉÉi « couvent ne reçoit LtC-T U RES que depuis janvier 1961.J'ai feuilleté les pages de ces numéros et je n’ai point trouvé de notes biographiques concernant Anne-Marie.Je lis présentement un de ses ouvrages.Je dois en faire une fiche.Alors si vous voulez bien m'envoyer sa biographie ou me répondre dans votre courrier.Merci ! » L.R.(Cté de Rivière-du-Loup) — Anne-Marie est le pseudonyme de Mme Paul David Elle est la fille de Charles Maillard, artiste-peintre et ancien directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal.Née à Lyon, en France, elle vit au O» nada depuis l’âge de dix-huit moi-Elle a fait ses études à Villa-Maria à Montréal.Mariée à un cardiologue réputé, Anne-Marie est mère de six enfants.Nous devons à cet écrivain deux ouvrages: L'Aube de la joie, publié en 1959.et La nuit si longue en I960.* * « Je m'adresse à votre très intéressant courrier pour obtenir quelques renseignements.Je sais que Louis Dantin est un prêtre, mais je ne parviens pas à me souvenir de son nom véritable.[etc.] Combien de livres a-t-il écrit ?Voulez-vous me donner le titre des ouvrages que l'abbé Ambroise Lafortune a publiés ?Que conseillez-vous comme lecture durant le carême à une personne d’instruction moyenne.Quelque chose de pas trop ardu.Cette personne est dans la quarantaine.Merci d'avance!• M.(Saint-Jérôme) — Louis Dantin dont le nom était Eugène Seers avait abandonné l’état clérical et a vécu en Nouvelle-Angleterre jusqu’à sa mort en 1945.Il est l’auteur de quelques recueils de critiques, de contes et de poèmes, et d’un roman: Poètes de l Amérique française (2 séries), Lu vie en rêve, Gloses critiques (2 séries), Le coffret de Crusoé, Contes de Noël et Les Enfances de Fanny (roman coté dangereux).Vous trouveriez, dans le numéro de novembre 1959 de LECTURES, une excellente étude sur cet auteur, étude due à la plume de son ami le Dr Gabriel Nadeau.L’abbé Ambroise Lafortune est l'auteur des ouvrages suivants: Soyez une pâte nouvelle, Le Verbe s'est fait chair, Le prisonnier du vieux manoir.Le secret de la Ri- vière perdue, Je suis un peu fou, Trois pouces en coup de vent.Les ouvrages de l’abbé L.Evely, Notre Père et C'est toi, cet homme feraient d’excellentes lectures spirituelles pour le carême — comme en tout temps d’ailleurs ! On pourrait aussi conseiller La prière de toutes les heures du Père Charles, s.j., et d’une façon générale les ouvrages de Mgr Sheen qui sont à la portée d’un vaste public.Parmi les publications récentes, on peut mentionner Vie quotidienne, vie chrétienne de Mgr Suenens.=IA COLLECTION 00 "PRIX NOBEL DE ”= A plusieurs reprises, on nous a demandé ce que vaut la collection du Prix Nobel de Littérature.Etant donné que cette collection est présentement en cours de publication, il est assez difficile de répondre d'une façon précise.Tout au plus pouvons-nous nous permettre certaines conjectures après avoir eu en mains quelques exemplaires de cette collection et après un rapide examen de la liste des titulaires du Prix Nobel de Littérature.Cette collection qui promet d'étre une réussite au point de vue présentation matérielle des ouvrages (magnifique reliure blanche, typographie agréable, illustrations artistiques, etc.), promet aussi d’être une mine de renseignements (biographie, bibliographie, texte d'une œuvre importante, etc.) sur des auteurs de grande classe tels que Tagore, Rudyard Kipling, Selma Lagerlof, Sigrid Undset, Mistral, Mauriac, Hemingway, Camus, etc.Par ailleurs, étant donné qu'aucun éclectisme d’ordre moral ne guide les éditeurs de la collection, on y trouvera aussi des auteurs à l’Index tels que Maurice Maeterlinck, Anatole France, André Gide.L'inconvénient majeur de cette collection est que ceux qui y souscrivent doivent acheter tous les titres.Que faire en semblable conjoncture ?Si Ton estime que l’ensemble de la collection est de nature à rendre de grands services dans une bibliothèque donnée, on peut alors soit mettre sous clé les ouvrages à l'Index si Ton a l'autorisation requise pour les garder, soit les donner à une bibliothèque qui a obtenu cette autorisation.Il faut remarquer cependant que la collection ne contient que très peu d'auteurs dont les œuvres puissent être mises entre toutes les mains, ce qui signifie que, dans son ensemble, cette collection ne convient qu’aux lecteurs formés et avertis — très avertis dans certains cas.216 LECTURES 7700 Faits et Sélection de SI) livres " ' .parus en France en lillil Comme chaque année, un Comité a eélectionné 50 livret dam l'édition religieuse française de 1961.Ce jury comprend les RR.PP.Dalmais, o.p., Odil, a.a., de Parvillex, s.j.; MM.Stanislas Fumet, Paul-André Lesort et, en outre, M.Jacquet de Bourbon-Busset qui remplace M.Etienne Borne.ALGISI (L.), Jean XX///.(Lethielleux) .AUBERT (R.), Problèmes de l'unité chrétienne.(Seuil) .S 0.60 AUZOU (G.), Etude du livre de l'Exode.(L’Orante) .BARRAU (P.), Prêtres et monde ouvrier.(Ed.Ouvrières) .BENOIT (P.), o.p.Exégèse et Théologie.2 vol.(Fd.du Cerf) .S12.50 BERGOUNIOUX (F.), Origine et destins de la vie.(Ed.Ouvrières) .S 3.95 BLONDEL (M.), Carnets intimes.(Ed.du Cerf) .S 8.65 BOUILLARD (H.), Blondel et le Christianisme.(Seuil).S 3.85 BOUYER (L.), Introduction à la vie spirituelle.(Desclée et Cie).S 5.80 BROSSARD (H.), L'Imitation.(Rob.Morel) .CONSTANTINI (Cardinal C), Réforme des Missions au XXe siècle.(Casterman) .DANIELOU (J.), Message évangélique et culture hellénistique aux lie et Ille siècles.(Desclée et Cie) .DANIELOU (J.), Scandaleuse vérité.(Fayard) .S 2.40 DEMAN (P.), Les Juifs.(Fayard, Coll.Je sais, je crois) .S 1.30 DUMEIGE (G.), La foi catholique.(L’Orante) .S 7.20 EPISCOPAT HOLLANDAIS, Le sens du Concile.(Desclée de Brouwer).S 0.60 FRAINE (J.de), La Bible et l’origine de l’homme.(Desclée de Brouwer) .S 3.10 FRANÇOIS DE SAINTE-MARIE, Visage de Thérèse de Lisieux.(Office de Lisieux) S 8.65 GERLAND et RANQUET, Eglise et Politique.(Ed.Ouvrières) .GEL1N (A.), La prière des psaumes.(Ed.de l’Epi) .S 2.25 GUISSARD (L.), a.a.Ecrits en notre temps.(Fayard) .S 4.35 HAUBTMANN (P.), Mater et Magistra.(Fleurus) .S 2.40 KUNG (H.), Concile et retour à l'unité.(Ed.du Cerf) .S 3.10 LAURENTIN (R.), Histoire authentique des apparitions de Lourdes.T.I (Lethielleux) LECLERCQ, VAN DEN BROUCKE et BOUYER La spiritualité du moyen âge.(Ed.Montaigne, F.Aubier) .LE GUILLOU, L'esprit de l’orthodoxie.(Fayard, coll.Je sais, je crois) .S 1.30 LE GUILLOU (M.-J.), o.p.Mission et Unité.2 vol.(Ed.du Cerf) .LIGIER (L.), Péché d’Adam et péché du monde.(Ed.Montaigne, F.Aubier).S 6.35 LUBAC (H.de), Exégèse médiéval.2 vol.(Ed.Montaigne, F.Aubier).$10.60 MANOIR (H.du) et collab.Maria.6 vol.(Beauchesne) .MOREL (G.), Le sens de l'existence selon saint Jean de la Croix.T.III (Ed.Montaigne, F.Aubier) .MOSMANS (G.), L’Eglise à l'heure d’Afrique.(Casterman) .$ 2.90 ORCIBAL (J.), Saint-Cyran et le Jansénisme.(Seuil) .S 1.45 PINTARJD (J.), Sacerdoce selon saint Augustin.(Marne) .$ 8.65 RAVIER (A.), et Couvent S.-GILDARD, Les écrits de sainte Bernadette.(Lethielleux) $10.00 ROUGE et TAVERNIER, Nous aussi nous avons le droit de vivre.(Pax Christi) .RUSSO (F.), Technique et conscience religieuse.(Bonne Presse).S 2.80 SALIEGE (Cardinal), Ecrits spirituels.(Grasset) .S 3.00 STEVE (M.-J.), o.p.Sur les chemins de la Bible.(Arthaud) .$11.20 TEILHARD DE CHARDIN (P.), Genèse d’une pensée.(Grasset) .S 4.50 TERMOTE (H.), Ascèse et vie moderne.(Ed.Privât).THOMAS (Saint), Contra Gentiles.(Lethielleux) .VAN DER MEER (P.), Rencontres.(Desclée de Brouwer).$ 2.70 WILDIERS Teilhard de Chardin.(Ed.Universitaires) .COLLECTIFS: L’Eglise en prière.(Desclée et Cie) .$ 9.30 Mémorial Albert Gelin.(Mappus) .La parole de Dieu en Jésus-Christ.(Casterman) .S 4.80 Perspectives et limites de l’expérimentation sur l’homme.(Spes) .$ 2.60 Théologie de la vie monastique.(Ed.Montaigne, F.Aubier).Mars 1962 217 060654 931 De tout.en bref.-° ' Bernier à - Mlle Germaine Bernier, rédactrice à la page féminine du Devoir depuis de nombreuses années, vient de se voir décerner le Prix Olivar Asselin l%2.Cet honneur qui échoit à Mlle Bernier comble de joie tous ceux qui, de près ou de loin, suivent et admirent l'œuvre qu'accomplit cette femme écrivain dans le monde journalistique canadien.Im page féminine d'un journal est, plus souvent qu'autrement, une page de seconde zone, et rares sont les femmes qui y brillent de toutes celles qui en alimentent les chroniques.Germaine Bernier est une de ces rares.Ses billets qui témoignent d'une intelligence virile et éclairée, rédigés dans un style tantôt nerveux et combatif, tantôt plein d'humour et de poésie, sont lus et commentés presque autant que les éditoriaux.On pourrait facilement dresser un long palmarès des nobles causes que Mlle Bernier a servies et défendues de sa plume ardente et courageuse.C'est sans doute ce palmarès qui lui vaut aujourd'hui le Prix Olivar Asselin.Pious l'en félicitons de tout cœur.R.L.M.Roger Brien vient d'être élu secrétaire perpétuel de l’Académie canadienne-française, en remplacement de M.Guy F régau It devenu sous-ministre des Affaires culturelles.Le poète nicolétain avait été auparavant reçu membre de l'Académie internationale « Leonardo du Vinci ».académie qui groupe d'éminents hommes de science ou de lettres ainsi que des artistes connus dans le monde entier.* * * Dans un récent numéro de /'Action nationale (décembre).M.François-Albert Angers faisait remarquer qu’il circule, à l’heure actuelle, à travers la province, un certain nombre de petits journaux bassement anticléricaux.« Ces petits journaux, disait-il.sont d'origine européenne, mais sont mis à la poste au Canada, ce qui indique l'existence d'une organisation canadienne qui en favorise la diffusion.Ils sont envoyés non seulement à des adultes que l’on voudrait convertir aux idées laïques, mais, me dit-on.aussi bien à des écoliers chez qui on veut saper la confiance dans leurs enseignants religieux.» Nous avons été à même de vérifier le bien-fondé de cette nouvelle.Aus- si.nous tenons à alerter là-dessus la vigilance des éducateurs.# * * A Paris, Robert Choquette s'est vu décerner, récemment, pur la Société des poètes français, le « Prix des amitiés françaises ».OFFERTOIRE (suite de la page 220) Recevez, plus vaillant que Pain, Labeur sans fruit, espoir sans gain Au champ de déboire où personne Qui sème à perte ne moissonne, Recevez, plus dur que labour, Fléaux, meules et feu, l'Amour.Recevez, plus versé que Vin, L'Amour sans fond, l'Amour sans fin Qui jaillit de pierre fendue Comme une eau vaine répandue Eu nuit seule et périr s’en va Dans le sable qui n'y tient pas.Recevez le Cœur qui jamais — Cœur sous les coups, cœur sous le faix N'est las de sa tâche qui pleure.Le Cœur tu des criantes heures, Pâle héros de chaque instant Qui meurt sans dire tant et tant ! Et de lui recevez ce don Intarissable, le Pardon Qui saigne, la Miséricorde Dons la douceur à flots déborde De mal en autre sur l'autel, Plus grande que péché mortel.A la Messe d'avant le jour, Peine de Pain, Peine d'Amour, Peine d'hier à nouveau Peine, Recevez notre hostie hunuiine Frêle et soumise entre les doigts Du pauvre être qui vous la doit.Mais puisqu’hier, puisqu'au milieu De nous l'un d'entre nous fut Dieu Fils de Vous, Père, mais fils nôtre, Misère au vent comme les autres.Homme dès le premier respir, Homme jusqu'au dernier soupir.Recevez l'Hostie aujourd'hui, Humble par nous, digne par Lui, Grain de poussière, fruit d'épine Comme le sommes, mais divine, Mais autant Dieu que l'êtes, Vous ! Et tous en Elle agréez-nous.218 LECTURES 07 991 FI DES INDEX DES AUTEURS a HA UTERI VE Depuis le 1er février 1962.la Librairie Garnier.d'Hauterive, est devenue une succursale de Fides.La nouvelle librairie rayonnera sur la région d’Hauterive et de Baie-Comeau ainsi que sur toute la Côte nord.La librairie Garnier a été fondée en mai 1958 par la Fédération diocésaine des Ligues du Sacré-Cœur.En ces derniers mois, la Fédération a constaté que la librairie se développerait plus rapidement si elle faisait partie d'une maison puissante, d’envergure nationale.Et c’est pourquoi, avec l’approbation de S.E.Mgr Gérard Couturier, la Fédération a proposé à Fides de prendre la direction de la librairie.Les Editions Fides comptent donc maintenant sept succursales au Canada, dont cinq dans la province de Québec, une au Manitoba et une en Alberta.AUDREN
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.