L'art musical, 1 avril 1898, Avril
Wjf LART MUSICAL iiiil REVUE ME'NSUELLE CANADIENNE IIP guümiijLyjï Paraissant Is 10 de chaque Mois ¦99V L: :: i iMlIll ifywtftWiiWmWHWHMH ::nr.:ür: iliicLÿ M§8gS8BB ¦ • : - : ::: .: iîcHHtUÛüHi SUSSi iuî;ï:::3 Vol.II.MONTRÉAL, AVRIL 1898.No 7.L.E.N.PRATTE,.Directeur $ ü.H.de KERHENO.Rédacteur 1676 Rue Notre-Dame.Téléphone 1080.^ 413 RUe St-Hubert.CHRONIQUE Dans le dernier numéro de I’Art Musical, nous avons porté à la connaissance de 110s lecteurs une intéressante communication d’un abonné, au sujet de concerts gratuits en plein air exécutés par la musique municipale.Nous reviendrons aujourd’hui sur ce sujet qui nous semble fort important et d’une mise à exécution certainement beaucoup plus facile qu’on 11e pourrait le supposer du premier abord.Ainsi que le fait justement observer notre correspondant, il existe à Montréal plusieurs fanfares et un corps de musique, dite musique de la police, dont les exécutants revêtent au moins l’uniforme dans les rares occasions où il leur est donné de se produire en public.Pourquoi ces occasions 11e sont-elles pas plus fréquentes ?N’avons-nous pas de belles places publiques, telles que le square St-Louis, le square Dominion, le jardin Viger, la place Victoria, où il serait si facile d’organiser soit une estrade, soit un kiosque, où deux fois par semaine, le jeudi et le dimanche par exemple, seraient donnés des concerts de musique militaire ?Que faut-il pour cela ?Un peu de bonne volonté,^ quelques crédits peu considérables votés à l’Hôtel-de-Ville, où 1 argent se dépense sans compter pour des fins souvent moins recommandables, et Montréal aurait le droit de dire, une fois de plus, qu’elle n’est pas en arrière du progrès.Notre population aime la musique, nul 11e l’ignore.Malheureusement les concerts sont coûteux et d’ailleurs passablement rares.Des concerts gratuits, coûtant peu a la ville auraient donc une heureuse influence sur l’éducation musicale du public en général et surtout sur celle de l’enfance, qui garde souvent une impérissable impression d’une chose ayant frappé son imagination à peine éclose.Dans un autre ordre d’idées, nos musiciens exécutants, qui se plaignent avec raison de ne pas être assez encouragés, y trouveraient leur avantage et resteraient parmi nous, au lieu de nous déserter pour aller s’engager dans les orchestres permanents de l’autre côté des lignes.L’idée n’est pas nouvelle.En France ce genre de concerts est en grand honneur.Chaque ville possède sa musique, généralement appelée, nous 11e savons trop pourquoi, musique des pompiers—après tout c’est peut-être pour la même raison que celle de Montréal s’appelle musique de la police.En France ces musiques municipales alternent avec celles des régiments casernés dans la ville et, à 1 heure de la^ musique, ou voit les personnes, même de la plus haute société, prendre la direction du lieu du concert et y passer une heure agréable.En Espagne, en Allemagne, en Algérie, au Mexique, le même système de concerts publics existe.Pourquoi n’en serait-il pas de même à Montréal ?La chose nous semble faisable et par suite elle doit se faire.Comme complément voici deux programmes de concerts publics eu plein air, donnés récemment, l’un en France et l’autre au Mexique.A Paris.In Don César de Hazan, fSevilhute) de J.Massenet ; L'o 1 uterine/,/.n de Cavalleria Hustieana, Mascagni; .'to Ouverture do Tannhaitser, U.W agner ; 4n Sérénade de Jeanne d'Arc, Lain ; nn Marche des “ Petits Soldats de Plomb," de I’ierné : (in Cortège de Haeehus, de L.Delibes.A Mexico.— In < )ur Governors, marche ; 2 ( Invert m e de Sétuiruinis, de Gounod; Mo Poses de Pentecôte, valse de Gung’l ; lo Roméo et Juliette, fantaisie, Gounod ; fio Robert le diable, fantaisie, Meyerbeer ; tio Jeanne d’Arc, sélection, Lene|iveu.A la ville et aux autorités d’agir.# ‘s* ‘ ‘i* Nous sommes obligés à notre grand regret de remettre à notre prochain numéro un bon article signé “ Duleiane ” qui nous est parvenu trop tard pour être inséré dans le numéro d’avril.J.I)K Pikrkkyii.i.k.CS QUE PENSE LE VOISIN Nous lisons ce qui suit dans un journal français de Pensyl-vtinie, l'Avenir, publié à Wayne : LE of:NI K IIK LA FRANCE est aujourd’hui représenté au Canada d’une façon fort remarquable.D’abord par M.Louis Fréchette, Canadien de naissance, qui a mérité et s’est vu décerner le glorieux titre de “ poète lauréat île France." Ensuite par Sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada, homme puissant en (ouvres comme en paroles et que l’Angleterre et la France viennent d’honorer à l’envi l’une de l’autre.Enfin par l’Art Musical, revue mensuelle, publiée à Montréal, et qui, pour la forme comme pour le fonds, serait digne de voir le jour à Paris. L’HRT musighl Avril 1898 150 L’ART MUSICAL REVUE MENSUELLE CANADIENNE - - BOITE POSTALE 2181 - - Telephone 1080.L« Cie de Pi»v,e Psuie.p«op«iei*i»e lilTii, rue Notre-Dame.CONDITIONS D'ABONNEMENT : Un An (Campagne).$1.00 Un An (Ville et distribution à domicile) .1.15 fbi dehors du Canada et «les Ktnts-t'nis ¦ 1.25 Le Numéro .15 Cts NOTE DE L'ADMINISTRATION Ou demande des agents dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, pour la vente au numéro, les abonnements et les annonces de L’Art Musical- Inutile de faire application sans fournir les plus sérieuses références.Ou paiera une commission libérale.S'adresser ou écrire à L’Art Musical, 1676 rue Notre-Dam •, Montréal A NOS LECTEURS Nous rappelons à nos lecteurs, à nos amis et tà tous ceux qui s’intéressent à l'œuvre que nous avons entre’ prise, que chaque mois L'ART MUSICAL publie 8 pages de musique des grands maîtres, 12 pages d’informations très intéressantes et des nouvelles artistiques du monde entier, le tout pour la modique somme de UN DOLLAR par an.LA DIRECTION.ABONNEMENTS Les personnes dont l'abonnement est expiré au 1er avril sont instamment priées de vouloir bien nous envoyer de suite leur renouvellement, si elles ne veulent pas éprouver de retard dans la réception du journal.Les abonnements partent du 1er avril et du 1er octobre.—Nous prions aussi ceux de nos abonnés qui déménageront au 1er mai, de nous envoyer sans retard leurs changements d'adresse.NIEDERMEYER Parmi les maîtres vraiment dignes de ce nom, qui ont su conserver l’estime et la sympathie de tous, il faut placer au premier rang Niedermeyer.Sa vie fut vouée à un travail de tous les instants, et, à côté de celles de ses oeuvres qui, applaudies par le public, lui donnèrent de bonne heure la célébrité, il accomplit une tâche noble et véritablement utile, en consacrant bien des efforts à une branche de l’art trop négligée, parce qu’il 11’en résulte ni brillant éclat ni fortune.Les ouvrages dramatiques et les mélodies de Niedermeyer eussent suffi pour mener son nom à la postérité ; ses compositions religieuses, ses travaux pour l’amélioration de la musique des églises, ses peines et ses sacrifices pour la fondation de l’école de musique religieuse, sont pour lui d’autres titres de gloire, et lui donnent un droit réel à la reconnaissance du l’avenir.Louis Niedermeyer naquit à Nyon (Suisse) le 27 avril LS02 Son père était le second fils d’un baron bavarois et sa mère une protestante française descendant d’une famille réfugiée à Genève à la suite de la Révocation de l’Edit de Nantes.De bonne heure le jeune Louis montra des dispositions remarquables pour la musique.Après avoir étudié à Vienne, il se rendit à Rome où Fioravanti lui apprit l’art d’écrire la musique vocale.A Naples il connut Rossini qui encouragea scs premiers essais.Niedermeyer se sentit d’abord séduit par le théâtre.Sa première œuvre fut un opéra en un acte, U rco per amor Un peu plus tard à Paris, il fit accepter au théâtre italien la Casa nel lîosco.Ce fut à cette époque qu’il fit la mélodie du Lac, considérée comme point de départ do sa célébrité.En 1S34 Niedermeyer, avec sa femme et son premier enfant fut s’établir en Belgique pour diriger une école de musique qui succomba sous les frais généraux.En 1836 il était de retour à Paris, où il écrivit son premier grand ouvrage, Stradella, opéra en cinq actes, reçu au Grand Opéra par la direction Duponchel.Le (j décembre 1844 l’Opéra de Paris donnait avec grand succès l’ouvrage le plus important de Niedermeyer, Marie Stuart, où l’on trouve la si touchante romance, Adieu plaisant pays de France.Le roi Louis Philippe îvmit lui-même à l’auteur la décoration de la Légion d’honneur le lendemain de la première représentation.En 1846 parut Robert Bruce.En même temps Niedermeyer mettait la dernière main à sa grande inesse en Si Mineur, qui 11e fut soumise au public que le jour de la Stc-Cécile en 1849- La dernière œuvre théâtrale de Niedermeyer fut la Fronde.opéra en cinq actes, jouée à l’Opéra de Paris le 3 mai 1853.Cette œuvre se heurta aux susceptibilités de la censure, à l’aurore du deuxième empire Napoléonien et fut interdite après la septième représentation.Niedermeyer, vivement offensé, abandonna le théâtre.Mettant au service de l’autel son talent et son amour du grand art.il entreprit une tâche noble et désintéressée en consacrant les dernières années de sa vie à la restauration de la musique sacrée, il s’enthousiasma à la pensée d’entreprendre cette tâche, et il la réalisa par la fondation de l’école de musique religieuse, destinée à établir une séparation complète entre l'étude de l’art sacré et celle de l’art profane.L’école de musique religieuse eut les plus heureux résultats Elle produisit un grand nombre d’artistes, parmi lesquels nous citerons, Gabriel Faure, Perilhou et Eugène Gigout, qui devint plus tard le gendre du maître.Devenue l’école de musique classique, dépendant du ministère des Beaux-Arts, l’œuvre de Niedermeyer compte aujourd’hui quarante-cinq ans d’existence.Plus de six cents jeunes gens en sont sortis, immédiatement pourvus de places d’organistes, de maîtres de chapelle ou de professeurs.Niedermeyer mourut presque subitement le 14 mars 1801, â l'âge de 59 ans, emporté par une angine de poitrine, au moment où, heureux du passé, satisfait du présent, il n’avait plus rien à désirer.Il avait revendiqué sa qualité de français le 15 avril 184>S L'HARMONIE M.Joseph Rivet, représentant de la Cie de pianos Pratle, nous communique le joli à-propos suivant eu vers, que l’auteur, M.Adolphe Poisson, lui a dédié, à l’occasiou des conférences sur le piano qu’il a faites dernièrement.Dieu jetant un regard sur son œuvre infinie, Et la trouvant trop morne, inventa l'harmonie.Et le monde vibrant sous son souille puissant, La musique immortelle eut son premier accent.Pans l’espace il sema les rythmes et les nombres : Et l’astre flamboyant et les planètes sombres, Lassés de parcourir l’éther silencieux, Tressaillent à la voix qui leur tombe des cieux.L’écho divin roulant atteignit cette terre, Et se développant d’abord avec mystère, Pour interprète il eut le gosier d’un oiseau.Bientôt l'honnnc jaloux de l’humble virtuose, Sous ses doigts fit chanter la tige d’un roseau ; Pais .teieux, voilà déjà qu’il ose Créer ces instruments puissants, mélodieux Que l'homme primitif croirait l’œuvre des dieux ! 1^62 L’HRT MUSIOHL 151 Avril 1898 NOS MUSICIENS ?Vr • M.Jean-Baptiste Labelle est né à Montréal en 1825.Dès ses plus jeunes années il commença l’étude de la musique, et fut élève de Léopold de Meyer.En 1848, il devint organiste de l’Eglise Notre-Dame de Montréal, position qu’il a conservée pendant quarante-deux années.Entre temps, il fut professeur au Collège de Montréal, au Collège des RR.PP.Jésuites, à l’Ecole Normale, aux Couvents de Villa-Maria, du Mont Ste-Marie, de Lachine, et en dernier lieu au Mont St-Louis.M.J.B.Labelle a été en contact avec un grand nombre d’artistes européens, tels que Thalberg, de qui il prit des leçons, le ténor Mario Arditti, Gottschalk, Mmes La Borde, Sontag, Àlbani, Patti, etc.Aux Etats-Unis, il a remporté des succès marquants comme organiste et chef d’orchestre.M.J.B.Labelle est l’auteur du “Répertoire de l’Organiste,” œuvre très populaire.Il a composé également une Cantate à la Con fédération, une Cantate aux Zouaves Pontiji- I- eaux, et un recueil de morceaux religieux sous le titre général de Echos M.J.B.de Notre-Dame.Comme musique profane, nous trouvons de lui plusieurs jolies opérettes et des romances dont l’une jouit d’une très grande popularité: 0 Canada! mon pays! mes amours! Voici, du reste, ce que le critique musical, Oscar Comettant, mort il y a quelques semaines, disait de M.J.B.Labelle dans le journal parisien Le Sil'ie, en date du 20 février 1888: “Je viens de recevoir de la musique, canadienne.Ce sont des morceaux religieux, avec accompagnement d’orgue, sous “ ce titre générique : Les Echos de “ Notre-Dame.Le compositeur est un “Canadien-français, M.-I.B.Labelle, “ qui, depuis 87 ans, est, organiste de “ Notre-Dame de Montréal, de trouve “ dans ces pièces sans prétention au “ style polyphonique à outrance un “ très bon sentiment religieux, et “ beaucoup de charme mélodique.Bien “ écrites pour la voix, ces compositions “ plairont à tous les auditeurs et ron-“ dront un réel service aux Eglises “ Catholiques qui, dans l'ancien monde “ comme dans le nouveau, lour feront “ un bon accueil.Je citerai: rga-niste de l’Eglise St-Patrick.A l’Offertoire le chœur exécutera le llue Fies de Riga.4 sept heures du soir vêpres solennelles suivies de la Bénédiction du Très-Saint-Saeremont.Les solos des différents offices seront chantés par AL .1.1.Rowan, Al.D.AIcAndrcw.Ténors.ALT.Wright, AI.d.II.Carpenter, Bariton.AL W.J.Crowe, AL W.IL Cowans, Basses.AL le Professeur d.A.Fowler, Organiste et Alaître de Chapelle.SOCIETE PHILHARMONIQUE La Société Philharmonique donnera sa 24ième saison de concerts à la salle Windsor ce mois courant les 12, 18 et 14.Ces concerts sont sous la direction du professeur G.Couture, et seront donnés avec l’assistance du magnitique orchestre Seidl, de New-York, comprenant 47 exécutants.Voici le programme de chacune îles journées : 81c Concert—.Mardi 12 avril 18!I8.à S.Joli, p.m.’le exécution par la Société de la légende dramatique de Berlioz “ Damnation de Faust,” (Guillaume Couture, chef d’orchestre).82e Concert—Alercrcdi.Id avril, à d.dO h.p.m., matinée, Sélections et solos do chant.«Sdo Concert—Mercredi, Id avril, il 8.15 h.p.m.première exécution par la Société de l’Opéra "Roméo et Juliette,” de Gounod, Guillaume Couture, chef d'orchestre).84e Concert—.Jeudi, 14 avril, à 8.15 h.p.m.Concert d orchestre et Concerto pour piano.Solistes : soprano, Aline Clémentine Devere Sapio ; contralto, Aliss Helen Warren : baryton, Clémentine Bologna; pianoforte, Julie Rivé King.Les listes de souscription pour les places sont ouvertes au No 1724 rue Notre-Dame, chambre 15a, aux conditions suivantes ; Cite place, 81.50.I ne place pour les quatre concerts.SJ.Deux places pour deux concerts, 85.Trois places pour un concert, 85.Deux places pour chacun des quatro concerts, S|ll Quatre places pour deux concerts, 810.Trois places pour chacun des quatre concerts, 815.Quatre places pour chacun des quatre concerts.820.I.i Société Philharmonique a ressenti vivement la mort si rapide de Anton Seidl, que nous relatons d'autre part.Ce malheureux événement ne nuira pas, il faut l’espérer, aux concerts que nous annonçons plus haut.Al.A.Browning, secrétaire de la Philharmonique.s'est immédiatement mis en rapport avec l'imprésario, à New-York et a été' informé que l'orchestre viendrait remplir ses engrgcmciits sous la direction du son sous-chef, AL Henry Schmidt.CONCERTS SYMPHONIQUES Les concerts donnés par le “ Symphony Orchestra " ont démontré que le publie de Montréal aime à encourager des concerts où il peut entendre de la musique de première classe à des prix raisonnables.Les concerts donnés jusqu'à présent par le professeur Goulet ont obtenu beaucoup de succès.Voici le programme qui a été exécuté' au der- nier concert : 1.Ouverture “ Masaniello ”.Auber 2.“ Symphony No 2 ”.Haydn a.“ Adagio-Allégro ” b.“ Alenuetto ” c.“ Allegro Spiritoso “ Nobles Seigneurs”.Meverhccr, Mezzo—Solo soprano et orchestre.4.".Mascarade”.B.Gérômc 5." Sérénade.Title Solo de flute el cello et orchestre, ti." Le dernier sommeil de la A’ierge ' .Massenet Prélude.7.“ Les deux Grenadiers”.Schumann Solo de basse et orchestre.S.“ Reine de Sabat, Grande .Marche.Gounod Solistes.—Aille Power O’Brien, mezzo soprano; Al.Ernest J.lenking, liasse ; AL P.Gingras, llutisfe ; AL L.Charbonnoau.violoncelliste.Le 1er avril à.la salle Windsor, un concert supplémentaire a été donné au bénéfice du professeur J.J.Goulet avec le programme suivant : 1.Mozart, Symphonie No -Il ; a.Allegro-molto; !i.Alenuetto : c.Finale.2.Saint Naëns, Cantaldle de Samson et Fol il a • Aline Gillespie Aluir (contralto), élève de Aime Nilca. 156 LDÎÏRT MUSICHL Avril 1898 3.G.Milo, Petite Suite; dédiée au Professeur J.J.Goulet ; a.Lu chant du berger ; 1).Rêves troublantes ; c.Souvenirs villageois.4.Gounod, Scène et nie îles bijmi.e Faust; Mme Nilca, soprano.5.Donizetti, Fantaisie sur I>oh Pascal ” Un- bans ; M.Caster.(>.Gounod, Marehe funèbre d'une marionnette 7.Schubert.The Wanderer: M.John IL Wilkes, basse.8.Chanson écossaise, a.Robin Adair: b.Coining through the Ry.; Mme Nilca.!*.Meyerbeer, l/iti/nennls ; grande fantaisie, sur demande spéciale.Mlle K gan, accompagnatrice.L’ŒUVRE DE LA CATHEDRALE Le concert de l’< teuvre de la Cathédrale a eu lieu le 1er avril au soir, à la salle Windsor.Nos meilleurs amateurs canadiens s'étaient donnés la main pour bien rendre le chef-d’œuvre de Méliul, et sous l’habile direction de M.le professeur G.Couture, ils ont réussi à faire goûter à sa juste valeur la musique si grandiose de Joseph.Parmi les artistes nous mentionnerons d’une manière toute spéciale Nielles II.Villeneuve, A.Couture, A.Latourclle, M.Desjardins, Mme C.O.Lamontagne, MM.M.Lebel, J.IL Dupuis et Ant.Destroismaisons.Nous y reviendrons dans notre numéro de mai.I ne nouvelle publication musicale, le Journal de Musii/uc, vient de voir le jour à Montréal.Ron succès au confrère.Merci à Madame Elminu Davis pour l’envoi de sa valse, Soureuir de llidean liait, et il Aille D.Franehèrc, pour son ,lrc Maria pour mezzo-soprano, avec accompagnement de violon.Le 25 mars a eu lieu le deuxième concert annuel au profit de la faculté de médecine de médecine de l’Université Laval.LES CONCERTS GUILMANT Nos lecteurs trouveront quelque intérêt, nous 1 espérons, a jeter un coup d’œil rétrospectif sur la série des cinquante concerts qui ont été donnés par 1 organiste Gudmant durant son séjour en Amérique et à connaître les villes où il s’est fait entendre.Dkcemkke 1807.— 11, Hartford; 7, New-Rritain ; 8 et 0, Boston ; 11) et 11.Holyhoke ; 12 et 14, New-York (Mendelssohn Hall); 13, Camden ; 15, Springfield.: lli, New-York (Eglise de l’Incarnation) ; 17.New-York.Ja.wiei! 1898.— 10.Rochester ; 11, Philadelphie ; 12, Hartford ; 13 Brooklyn ;14.North-Adiim ; lli, Syracuse ; 17.Buffalo ; 18, Oberlin ; 1!), Toledo ; 20, Milwaukee ; 21 et 22, Chicago ; (avec l’orchestre Th.Thomas) ; 27 et 2!), Chicago (Steineway Hall); 30, Cincinnati.Février, 18!),S.— 1, St Louis ; 4 et 5, Minneapolis ; I), St Paul; 8, Kansas City; 10, Détroit ; 11, Arn Arbor , 14, Toronto ; lli, Montréal : 18, Jamestown ; 21, Germantown ; 22, Harrisburg ; 23, Chumbursbury ; 24, Reading ; 25 Wilkesbarry.Maks 1808.— 1, Baltimore ; 4, Montréal ; (, New-York, (Concert français avec orchestre Thomas) ; 7, Brooklyn ; 8, Mt Pearles ; !), Poughkeepsie ; 10, Troy ; 11, New-York, (Concert sacré, œuvres de Bach) ; 14, Cincinnati.L'INSTITUT DES JEUNES flVEUGLE>S IDE 3PJLS.IS Notre correspondant de Paris nous envoie des notes sur 1 Institution nationale des jeunes aveugles de la capitale française.Nous en extrayons les passages suivants, pleins d’intérêt.“ L’Institution nationale des jeunes aveugles de Paris, fondée en 1784 par Valentin Ilaity, est la première école d’aveugles qui ait existé dans le monde.Après quelques vicissitudes inhérentes au début, l’Institution est devenue prospère et reçoit aujourd’hui MO garçons et 80 tilles.Dans le quartier des garçons il y a des ateliers de tournage sur bois, tileterie, cannage et empaillage de chaises.Dans celui des lilies, des salles de tricot et d’ouvrages de femmes.Les élèves sont admis de dix à treize ans et la durée du cours est du cinq ans pour ceux qui prennent une profession manuelle, et de 8 ans pour les élèves musiciens.L’institution possède un orgue d’étude à deux claviers manuels, un clavier pédestre et un système à pédales, plus un bel orgue Cavaillé-Coll il 30 jeux ; trois claviers à main et un système de pédales.Cette admirable institution a formé un grand nombre d’ouvriers habiles en divers métiers.Dans un autre ordre elle a rendu il la vie utile un bon nombre de musiciens et même d’artistes.l'n grand nombre d’accordeurs du pianos lui doivent de gagner honorablement leur vie.Aujourd’hui dix-sept églises importantes de Paris ont des organistes formés il l’Institution et chaque année cette dernière reçoit des demandes pour la province et même l'étranger.Lors de la.fondation de l’asile de Nazareth il Montréal, la section de musique dut en partie son organisation à une élève de l'Institution du Paris, .Mlle Rosalie Euvrard, aujourd’hui professeur à Nancy, en France.L’asile de Nazareth bénéficia également dans une large mesure du l’expérience de M.Paul Letondal, élève lui-même de l’école des jeunes aveugles de Paris.Nous ne connaissons pas au monde d’œuvres plus dignes d intérêt que celles qui ont pour but de soulager les déshérités de la nature tels que les aveugles ou les sourds et muets.Ces œuvres méritent l’encouragement de tout le monde, sans distinction de races ni de religion.” - -*e .ren Kalin das four, scliick, ^3^3 VP Ped.dolre cou express: 4*= m 3 ï M e—N— 7— r ^ A?I we pourrons nous ja .mais, dnrch Stnrmund Son .nen_schein sur lo.ce.an zur Nachtder E des à .wig .kei .ton • t -à I -é SUPPLEMENT A.“L’ART MUSICAL:” rres .- cen do.i Ê g i hp pourrons il ohm nit: kenren wir ja .maw, aus Laud je.ter ïan .- créa» «ew/ jour?unsrer Kind .halt zu .- riick.mi , A .+ cm?& m m .mien .Fcd '$ 0—9-4 9-1 0 0 9 {* • « ¦ 9 0 9 0 -0- 9- Ped.do «M , cre.sc P>h1.• % i i t jfcfc=!*=tS § > n= 0 6 lac See! 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