Biographies canadiennes-françaises, 1 janvier 1928, 1928 - 1929
[" _Qvi i\u2019vK Mi* làibliottjf quf iîationalp bu ©ttpbpc Itograpljt?0 ' JIIIlTfl! Qlanaîitjnnfa-JffrattçatopH Publiées par RAPHAEL OUIMET Journaliste-Publiciste Membre (le la Société Historique de Montréal Huttièm?attnpr iHmttrrul, 1929 F 50 5V./ 85 , mg/-' CM /s A ma vénérée mère, en la quatre-vingt cinquième année cle son âge, je dédie respectueusement cet ouvrage. En vertu de la loi de 1921 concernant le droit d\u2019auteur Je certifie par les présentes que le droit d'auteur sur l'oeuvre littéraire publiée, intitulée \"Biographies Canadiennes-Françaises\", publiées par Raphaël Ouimet, journaliste de la cité de Westmount, P.Q., a été enregistré sous le numéro d\u2019ordre 3004, dans le registre des droits d'auteur numéro 1, tenu au Bureau des Droits d'Auteur, le 13ème jour de mars 1925, au nom de Raphaël Ouimet, de Westmount, Qué.Bureau des Droits d'Auteur, Ottawa, ce 13ème jour de mars, A.D.1925.GEO.F.O'HALLORAN.Commissaire des Brevets.TYPOGRAPHIE DE L\u2019\u201cÉCLAI REUR\u201d, LIMITÉE, BEAUCEVILLE, QUÉ. tarn : PREFACE Les Biographies Canadiennes-Françaises de Raphaël Ouimet doivent agréer à tous ceux d\u2019entre nous qui se soucient de la Race, la Race avec un grand R et c\u2019est-à-dire notre race \u2014-encore que, s'il est loisible de subdiviser la nationalité canadienne en sous-nationalités spécifiant les origines française, anglaise, italienne ou boche, il est ethniquement absurde de faire état d'une race canadienne-française.Mais l'évocation de la Race produit si bel effet dans un discours de la Saint-Jean-Baptiste, dans un article ultra-nationaliste ou dans un roman à tendances, qu\u2019on est tout aise de fermer les yeux sur cette absurdité.On préfère tenir pour acquis, comme on le tient par habitude et par préjugé, que les Canadiens-Français constituent une variété humaine présentant des caractères physiologiques qui conditionnent une réelle déviation du type primitif, et que ces traits caractéristiques nous valent une classification de race, comme les Chinois et autres Asiatiques sont classifiés en race Jaune, les Indiens en race Rouge, et les nègres en race Noire.Puis, donc, que race il y a, tous ceux qui ont confiance aux destinées de la nôtre, et nourrissent des voeux pour l'accomplissement de ces destinées, encourageront l\u2019ami Ouimet à consigner patiemment, d'une année à l'autre, les collaborations éparses, brillantes ou modestes, dont la communion représente, à tout prendre, l\u2019état de civilisation d\u2019un peuple, le degré d'activité de notre Race. Les Canadiens-Anglais ont depuis longtemps leur Who\u2019s Who.Quelques rares noms français y figurent, il est vrai: ceux des nôtres qui ont rempli un rôle de première vedette, ou qui ont joué des coudes et des dollars, ou qui ont écorniflé une petite place dans cette galerie qui paraît si distinguée à la plupart de ceux qui en sont exclus.Ouimet s\u2019est avisé de composer, en contre-partie, un annuaire de ceux de ses contemporains cana-diens-français auxquels, à divers égards, il attribue plus ou moins de notabilité.11 me souvient que nous haussâmes les épaules lorsqu'il nous énonça son plan, il y a bien une trentaine d\u2019années, dans les salles de rédaction où chacun de nous cherchait du coin de l\u2019oeil la porte par laquelle il devait sortir du journalisme \u201cqui mène à tout \u201d, Les débuts de ses Biographies furent difficiles, en effet.Mais il persévéra.Et voilà que son ouvrage devient indispensable à l\u2019information canadienne-française.Pour ses premiers tomes, Ouimet a sollicité des biographies.Je gagerais bien que ce sont les biographiés qui le sollicitent, à présent que son entreprise a pris l\u2019ampleur d\u2019une institution sociale et quasi-nationale.A preuve que j\u2019aurais bien pu, moi aussi, briguer une niche dans son panthéon si, pressentant mon ambition, il ne m\u2019en avait assigné une d\u2019urgence.La raison de mon apologie de ces Biographies apparaît ainsi péremptoire.Ouvrez-les.Vous vous sentirez piqués de curiosité, comme des enfants de tout âge se laissent gagner par l'attrait d\u2019un dictionnaire illustré (c'en est un) dont chaque page apporte quelque renseignement pittoresque et imprévu, voire amusant.Que si vous vous élonnez d'y trouver des binettes peu panthéo-nisables à votie gré, ou des notices qui vous laissent un relent d\u2019emphase, vous pourrez faire acte d\u2019humilité et vous dire que votre propre photographie et le récit de vos exploits n\u2019épatent peut-être pas votre prochain autant qu'ils vous émerveillent 8 vous-mcmes.C\u2019est qu\u2019il faut des étoiles de toutes les grandeurs et de toutes les couleurs, et même des nébuleuses, pour réaliser la céleste harmonie d\u2019un firmament.Mes braves bûcherons de la Gatineau ont coutume de dire qu\u2019il faut toutes sortes de monde pour faire un monde.Ils songent sans doute, comme nous, à la Race.Louvigny de MONTIGNY Ottawa, 20 septembre 1928.9 Les \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d constituent un monument à notre richesse intellectuelle, qui contribuera à perpétuer le prestige de notre race.LES JOURNAUX.10 ©able Alphabétique A Allard, Mgr J.-C.\tPages .298 Allard, W\t\t.304 Archambault, C.\t.342 Archambault, (1.\t.205 Archambault, J.-A.100\t Asselin, ().\t.00, 01 A u hé, P\t\t.287 Auclair, Rév.E.\t418, 410 Authier, II.\t.\t74 Authier, Mariette\t.\t75 B\t Baillargeon, E.\t.112 Baillargeon, J .-B.\t.320 Barbeau, C.-M.\t.400 Beaubien, Hon.C\t.-P.410 Beauchemin, I.\t.\t.125 Beauchemin, N.\t.428 Beaudé, Rév.H.\t.483 Beaudin, Rév.J.\t-C.-S.362 Beaudoin, A.-R.\t.278 Beaudry, A.\t.46, 47 Beaumier, J.-A.\t.177 Beaulac, E.\t.412 Béique, Hon.F.-I\tj.411 Bélair, J.-O.\t.280 Béland, Mon.II.\t.70,\t71 Béland, Rév.J.-F.\t.367 Bélanger, J.-A.\t.441 Bélanger, L.\t.186 Bélanger, L.-E.\t.\t.357 Belcourt, Mon.N\t.-A.437 Bellav, E.\t.343 Bérard, J\t\t.\t55 Bergeron, C.-E.\t.148 Bergeron, R.\t Bernier, Hon.J.-\tA.401 Bienvenu, T.\t.246 Blanchard, Rév.1\t5.414,415 Blondin, lion.P.\t,-E.122 Boilv, J.-E.\t.\t.301 Pages Boismenu, H.355 Boisvert, A.-J.117 Boivin, E.206 Boivin, T.207 Bolduc, A.354 Bouchard, L.-P.351 Boulais, F.-L.363 Boulais, J.-F.62,\t63 Boulanger, J.-L.488 Boulanger, O.-L.480 Bourassa, II.82,\t83 Bourdon, B.\t.\t400 Bourget, M.-A.200 Bourgon, R.427 Bournival, E.337 Bourque, Ilév.P.-L.430 Bruchési, Mgr P.\t84 Brunault, Mgr J.-H.-S.484 Bruneau, II.368 Bureau, .J.-M.369 C Cardin, Hon.P.-A.\t34 Caron, A.-L.105 Caron, Hon.J.-E.104 Carrier, L.360 Gasgrain, P.\t106 Casgrain, Thérèse .107 Cattarinich, J.200 Champagne, E.-H.180 Chantal, J.-A.407 Chapais, Hon.T.06, 07 (diarbonneau, Marie-A.Ill Charbonneau, R.110 Chartier, Rév.E.135 ('hoquette, Mon.P.-A., Choquette, R.356 Chouinard, I).220 Cimon, II.-P.257 Cinq-Mars, Rév.J.-II.218 11 Fages Cloutier, Mgr F.-X.4.35 ( 'omtois, Mgr A.-( ).373 Côté, G.-J.-E.\t93 ( 'ôté, L.385 Côté, Marie-L.93 Côté, P.-E.130 Couillard, Rév.A.444, 445 Courchesne, Mgr A.344 Cousineau, Rév.A.311 Coutlée, .1.210 D Dandurand, L.208 Dandurand, Hon.R.43,\t43 Daoust, J.115 David, Antonia .353 David, lion.L.-A., 40,\t41 De Blois, C.372 DeCelles, Mgr F.-Z.434 Delâge, Hon.C.-F.86, 87 DeLorimier, Hon.A.450 Demers, A.-R.132 DeMontigny, L.56,\t57 Derome, W.494 Desaulniers, Hon.G.\t98 Desaulniers, J.-Y.133 Deschamps, Mgr E.-A.134 Desrosiers, A.250, 251 Desrosiers, Kégina .252 Dessaules, Hon.C.346 De Tremblay, J.-A.272 Doré, Y.118 Doyon, J.-A.262 Drouin, P.438 Dubeau, J .-B.-A.500 Dubuc, Y.223 Ducliarme, G.-N., 448, 449 Ducharme, J.-O.377 Ducliarme, R.-N.376 Dufour, .1.370 Dufresne, A.-O.326 Du perré, T.222 Dupuis, A.-L.361 Dupuis, Hectorine .499 Pages Dupuis, Mgr F.128 Dupuy, P.221 Duranleau, A.478 Duranleau, Laure .479 DuTremblay, Hon.P.453 Duval, C.374 F Fages, ( '.-A.348 Faustin, A.295 Fauteux, A.277 Fauteux, Mon.A.442 Favreau, C.350 Ferland, A.48,\t49 Forbes, Mgr J.-G.-L.451 Forgues, J.-A.153 Forget, G.167 Forget, M.166 Fortier, ,1.-11.293 Fortier, J.-Y.302 Fortin, F.116 Fortin, J.-A.109 Fortin, J.-E.108 Fortin, T.371 G Gaboury, L.-J.155 Gadbois, E.163 Gagné, L.303 Gagnon, Mgr A.-O.\t.\t.\t485 Gagnon, II.481 Gagnon, J.-A.383 Gagnon, J.-B.\t.\t309 Gagnon, J.-W.288 Gagnon, P.289 Galipault, lion.A.103 Gariépy, Hon.AV.64, 65 Garneau, Mgr B.-P.129 Garneau, Hon.N.416 Gascon, AV.379 Gaucher, G.179 Gaudet, A.286 Gaudreault, Rév.A.150 Gauthier, Mgr G.\t85 12 Pages Gauthier, J.-K.237 Gauthier, J.-Z.306 Gauthier, It.\t307 Gendreau, C.380 Gendron, N.-G.255 Geofîrion, A.138 Geoffrion, E.381 Gérin, E.254 Gervais, II.253 Giard, J.-A.217 Gingras, P.-E.292 Girouard, A.378 Giroux, E.304 Gonthier, G.154 Gosselin, C.-E.144 Gosselin, Mon.J.-J.-B.136 Gosselin, E.137 Gouin, Sir G.19, 20,\t21 Grandboi.s, II.145 Granger, A.305 G ration, Y.260 Gravel, Hon.A.436 Gravel, A.310 Gravel, Rév.J.-M.147 ( 1 ravel, L.311 Grothé, lion.R, .44,\t45 Guay, J.-M.-E.152 Guénette, R.258 Guérard, J.-M.140 H Harvey, P.358 Harwood, ('.-A.de L.157 Harwood, L.de E.241 Hébert, P.249 Iléon, L.-G.382 Houde, O.58, 59 Houde, G.-E.-A.446 Hurteau, Rév M.-Z.-N.219 J Jarry, A.313 Jarry, O.312 Jasmin, H.158 Jean, J\t\tPages Joly, L.\t\t\t\t.386 Jouhert, E\t\t.187 Julien, J.-A.\t Juneau, J.-A.\t.291 Juneau, W\t\t.290 K\t Ivirouac, Rév.Fr.G.\t.331 L\t Labelle, H.\t.439 Labrecque, .1.-0.\t \t 78,79,80,\t81\t Labrecque, Mgr M.-T\t.151 l.abrèque, .1\t\t.314 Lachance, Hon.A.\t.443 Lachapelle, J.-L.-N.\t.328 Laliannne, Mgr E.\t.417 Lafleur, E\t\t.139 Lafontaine, lion.E.\t.100 Gaframboise, J.-H.\t.347 Lajoie, J.-E\t\t Lalande, Rév.E.\t.283 Ealonde, P\t\t.452 Lamarche, Mgr G.-A.\t.245 Lamarche, J.-P.\t.160 Lamarche, E\t\t.161 Lamarche, Rév.M.-A.28,\t29 Lamothe, J.-G.162 Lanctôt, G.420 Landry, A.401 Landry, A.-E.308 Langevin, J.-H.402 Langevin, J.-H.-R.329 Langlais, A.388 Langlois, Mgr J.-A.431 Lapierre, E.-A.124 Lapierre, 0.421 Lapointe, Hon.E., 26, 27 Laporte, Sir II.243 Larouche, J.-E.463 Lame, J.-A.391 13 Laurence, K.\tPages\t Laureys, H.\t\t119 Laurin,\t\t387 Lavigne, E\t\t\t235 La violette, G.-D.\t\t327 Lavoie, A.-A.\t\t265 Lavoie, E\t\t\t22-1 \t\t \t\t Leblanc, J.-Z.\t\t401 Leclerc, R.\t\t165 Leduc, Mon.A.\t\t344 Leduc, P.\t\t Lefebvre, H.\t\t447 Lefebvre, I\t\t\t393 Léger, A.-J\t\t\t474 Legrand, Rév.L.\t\t296 Léman, B.\t\t242 Lemieux, Sir F.-X.\t\t94 Lemieux, Rév.J.-E\t\t297 Lemieux, Hou.lî.\t\t36 Lepage, J.-S.\t\t392 Lespinay, St-G.\t\t349 Letondal, P.\t\t333 Letourneau, II.-A.\t\t210 Lé veillé, R.-B.\t\t L\u2019Heureux, E.\t\t424 Limoges, Mgr J.-E\t\t454 Lonergan, G.\t\t405 Longtin, Emma .\t\t61 Longtin, J.-M.\t\t114 Longtin, L.\t\t259 Lortie, F\t\t\t201 Lortie, L.-P.\t\t188 M\t\t Mackay, II.\t\t334 Mackay, R.-E.\t\t233 Magnan, A\t\t\t456 Magnan, G.-J.\t-168,\t469 Magnan, II.\t492,\t493 \t\t \t\t Malchelosse, G.\t\t227 Malouin, P.\t\t226 Pages\t Manning, J.-M.68,\t69 Marchand, lion.A.\t429 Marcil, Hon.C\t\t123 Marcotte, L.\t231 Marier, J.-A.\t149 Marion, J\t\t248 Massé, II.-P.\t473 Massicotte, E.\t171 Massicotte, E.-Z.\t276 Mathieu, Mgr E.-O.\t .50, 51, 52, 53,\t54 Mathieu, Jeanette .\t230 Mathieu, V.228,\t229 Maurault, Rév.().\t480 Maurice Rév.J.-O.\t282 Mavrand, F\t\t238 Mavrand, Marie-L.\t239 Mayrand, O.\t413 Ménard, A\t\t406 Mercier, A.-F\t\t425 Mercier, Hon.II.\t35 Mercier, Jeanne .\t495 Meunier, A\t\t240 Michaud, Lion.E.\t477 Mignault.Hon.P.-B.\t101 M ilôt, Mgr O\t\t284 Minguv, C.-E.\t232 Monat, G\t\t281 Mouette, P.\t\t\t236 Montpetit, E.66,\t67 Monty, P\t\t315 Moreau, 1I.-L\t\t247 Moreau, Mon.O.\t345 Morin, Y\t\t490 Mousseau, Rév.O.\t168 N\t Nault, Z\t\t .\t319 Normand, L\t\t O\t Ostiguy, B\t\t384 Ostiguy, P.-E.\t164 14 Pages Ouellette, Rév.J.-A.Ouimet, Adélaïde .GO P Painchaud, D.-E.263 Papineau, D.-B.173 Papineau, Mgr J.-A.266 Papineau, L.-J.398 Paquet, Mgr J.-A.88,\t8!) Faquin, J.-A.170 Paradis, J.-W.127 Paré, G.191 Parent, H.375 Parent, L.440 Patenaude, Mon.E.-L.174 Patenaude, J.-L.175 Pelland, L.141 Pelletier, G.267 Pelletier, L.-C.464 Pérodeau, Hon.N.172 Perrault, J.-J.397 Perrault, Hon.J.-E.458 Perrault, Madeleine.352 Perron, A.399 Perron, Ad.339 Perron, Hon.J.-L., 38,\t39 Pétolas, G.-M.294 Phaneuf, Rév.Fr.J.-S.37 Piette, E.264 Pigeon, J.317 Pilon, J.-D.126 Pinsonnault, R.395 Poirier, M.476 Poirier, Hon.P.455 Poitras, G.341 Portugais, J.-M.261 Pouliot, L.-A.113 Prud\u2019homme, Mgr J.- R Racine, A.322 Racine, Tl.323 \tPages Rainville, J.-N.\t.178 Ranger, E.\t Ranger, P.\t.181 Ricard, A.\t Richard, T.-L.\t.156 Rinfret, Hon.F.\t.30.\t31 Rinfret, Hon.T.\t.102 Rivard, A.\t.338 Riverin, J.-A.\t Riverin, P.\t.202 Rivet, Mon.A.\t.408 Robert, G.\t Robert, G.-H.\t.426 Robert, H.\t.321 Robidoux, Hon.\tE.457 Robin, L.-E.\t Robitai 1 le, 0.\t.197 Robitai 1 le, J.\t Rochette, J.-E.\t.121 Rouleau, S.Km.\tR.-M.\t.22,\t23 Rousseau, L.-D.-\tE.143 Rousseau, M.\t.142 Roy, Mgr G.\t Roy, Hon.P.\t.422 Roy, P.-G.\t Ruel, F\t\t S\t Nt-Cyr, J.-E.\t.423 St-Denis, J.\t.182, 183 St-Jacques, J.-L.\t.\t99 St-Jean, E.\t St-Jean, Idola .\t.184 St-Jean, L.-J.\t.279 St-Pierre, G.\t.198 Samson, J.-C.\t.215 Samson, P.\t Sasseville E.-L.\t.475 Sauvé, A\t\t.471 Savoie, N.\t.324 Savoie, R\t\t.76,\t77 Séguin, ('.-A.\t Simard, J.-G.-C.\t.146 Simard, J.-F.\t Pages Si rois, J.359 Surveypr, Hon.B.-P.¦\t95 T Tarte, L.-J.72,\t73 Taschereau, Il un.L.-A.24, 25 Tellemosse, L.-D.482 Te'lier, M.271 Tel lier, R.270 Théberge, E.- 200 Thibodeau, Marie-M.490 Thouin, -T.-A.274 Thuot, W.335 Tison, A.¦ 403 Tremblay, J .-B.273 Trempe,J.-E.199 Trépanier, L.285 Trottier, P.366 Pages Turgeon, Hon.A.472 Turquetil, Mgr A.497, 49S V Yadboncoeur, E.\t.204 Yaillancourt, K.\t432, 433 Vallée, A\t\t.195 Véronneau, L.-1I.\t, 364, 365 Véniot, Hon.P.\t.32,\t33 Yiau, T.\t.194 Vilandré, .1.-1).\t.275 W Wilson.Hon.J.-M.169 Woods, J.-B.192 Y Yvon, A.193 16 PAPINEAU 1766-167» 2l?LEA^ ^ÊRC'^, ^\t! A s, ^ 4*0-1600 ^40-162! LAURIER 164-1 - »Q IQ t \u2019¦ggyiu-Tnr\u2014f*.Flos Gloires Itauvui 17 » - Son Hon.SIR LONER COLIN Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec Décédé subitement à Québec, le 28 mars 1929 19 Son Hon.SIR LOMER (JOHN Sir Lomer Gouin naquit aux Grondines le 19 mars 1861.Fils du docteur Nérée Gouin et de Séraphine Fugère, il était le sixième de huit enfants.A l'âge de onze ans quelques mois, après la mort de son père, il quitte les Grondines pour habiter chez son oncle Ncmèse Gouin, afin de commencer ses études; sept ans au Collège de Sorcl sont suivis d'une dernière année au Collège de Lévis où ses deux frères aînés ont pris la soutane.Admis au barreau en 1884 au sortir des cours de l'Université Laval de Montréal, il entre dans le bureau de Pagnuelo U Taillon.Il a tour à tour fait partie des études légales Préfontaine, St-Jean U Gouin, puis Mercier, Gouin U Lemieux.Le 1er mai 1 888 il épousa Eliza Mercier, fille de l'hon.Honoré Mercier, premier-ministre de la province de Québec, et, en secondes noces (1911), Alice Amos, fille de A.Amos, de Montréal.De sa première femme il eut cinq enfants dont deux fils, Léon-Mercier et Paul, seuls vécurent.Entré dans la politique provinciale en 1 897 comme représentant de la division St-Jacques de Montréal, sir Lomer devait avoir une des carrières les plus brillantes, les plus fructueuses et aussi les plus longues qu'aucun de ses compatriotes n ait jamais fournies.Nommé ministre des Travaux publics en 1900 sous l\u2019administration Parent, il est appelé en 1905, par le lieutenant-gouverneur, à former un Cabinet.En dehors de sa lourde charge de premier-ministre, il remplit aussi celle de procureur général de la province, cumulant les deux fonctions durant quinze années d\u2019un règne fécond en améliorations de toutes sortes.Du grand rêve de son beau-pere Mercier il a fait une réalisation magnifique, donnant à sa province le premier rang parmi ses soeurs de la Confédération.Homme d'affaires aux idées larges mais pratiques, sir Lomer Gouin a administré les finances du Québec de façon, non seulement à combler les déficits, mais à assurer un surplus permanent.C\u2019est lui qui a inauguré la politique des bonnes routes, il a aussi donné tout son encouragement à 1 enseignement technique, étant le fondateur de la première école technique provinciale.L'Ecole des Hautes Etudes Commerciales lui doit aussi le jour.Le pas de géant qu\u2019a fait l'enseignement dans la province de Québec sous le règne de sir Lomer Gouin restera dans 1 histoire un de ses plus beaux titres à la reconnaissance de ses compatriotes.Flomme d\u2019affaires remarquable, sir Lomer Gouin a vu ses mérites reconnus par les plus grosses organisations financières du 20 pays, qui ont tenu à l\u2019avoir dans leur bureau de direction, il fut: nommé directeur de la Banque de Montréal, de la Banque d Epargne, du Crédit-Foncier et des compagnies suivantes: Royal Trust.Shawinigan Water ft Power, Laurentide, Lake of the Woods Milling Company, St.Maurice Power, Royal Exchange Insurance, National City, Mutual Life Insurance, Montreal Light Heath & Power, Canada Insurance, Canadian International Paper, Title Guarantee and Trust, etc., etc.Sir Lomer Gouin fut toujours un chaud partisan de la bonne entente entre les éléments anglais et français, sa parole énergique ne manquant jamais le but, fit beaucoup pour le rapprochement des deux races.En 1920, pour raison de santé, sir Lomer Gouin remet son portefeuille de premier ministre entre les mains du lieutenant-gouverneur.Après une année de repos, sur les instances de son parti, il se fait élire au fédéral dans Laurier-Outremont et consent à devenir ministre de la Justice dans le Cabinet McKenzie King, portefeuille qu'il garde jusqu'en 1923.De 1923 à 1929, sir Lomer, malgré toutes les sollicitations, refusa de rentrer dans la lutte politique: sa santé laissant à désirer, il estimait avoir droit au repos, il continuait une vie d\u2019activité en se donnant entièrement au travail de direction de ses nombreuses compagnies et surtout en se consacrant de toutes ses forces au développement de l\u2019Université de Montréal dont il était président depuis 1920.Mais les amis politiques de sir Lomer sont tenaces devant son persistant refus de rentrer dans l\u2019arène, ils obtiennent pour lui, en 1929.la récompense due à ses nombreuses années de travail et de lutte.Ottawa, en nommant sir Lomer Gouin lieutenant-gouverneur de la province de Québec couronne dignement une des plus belles carrières dont puisse s\u2019enorgueillir un Canadien français.Mais le mot orgueil ne peut s\u2019écrire à côté du nom de Lomer Gouin et, peut-être, est-ce le secret de la grande admiration que lui portent ses compatriotes, que cette simplicité qu\u2019il a su garder au milieu des plus beaux triomphes et des plus grands honneurs.Avant d'entrer dans la politique provinciale, sir Lomer Gouin fut échevin du quartier Est, au conseil de ville de Montréal.II fut bâtonnier-général de la province de Québec.Sir Lomer est LL.D.des universités de Montréal, McGill.Toronto et Lennoxville.Est Officier de l\u2019Instruction publique.Officier de la Légion d\u2019honneur, Knight Bachelor.K.C.M.G.et Commandeur de l'Ordre de Léopold.En 1920, il fut nommé conseiller législatif.Domicile: Spencerwood, Québec.21 Son Eminence RAYM0NMUR1E ROULEAU, O.P.(Dix-neuvième évêque et neuvième archevêque de Québec) (Troisième cardinal canadien) 09 Son Eminence RAYMOND=MÀRIE ROULEAU, O.P.Grand\u2019Croix de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre S.E.Raymond-Marie Rouleau, cardinal-prêtre de la sainte Eglise romaine, titulaire de l\u2019église Saint-Paul de Montorio, est né à l\u2019Ile-Verte (Têmiscouata), le 6 avril 1866, fils de Félix Rouleau et de Luce Irvine.Il fit ses études classiques au séminaire de Rimouski.A sa sortie du collège, en 1886, il entra au noviciat des Dominicains, à Saint-Hyacinthe et prononça ses voeux perpétuels le 3 août 1888.Il compléta ses études cléricales h Corbara et fut ordonné prêtre à.Corte, en Corse, le 31 juillet 1892.De retour au pays, nommé premier prieur de la maison vicariale d'Ottawa.Tour à tour, professeur de Morale et de Droit canonique et régent des études.En 1909, il obtint le grade de Maître en Sacrée Théologie.Nommé Provincial de l'ordre des Dominicains, le 2 juillet 1919.Appelé par Rome au siège épiscopal de Valleyfield, le 10 mars 1923.Sacré évêque le 22 mai suivant, dans la cathédrale Sainte-Cécile de Valleyfield par S.E.Mgr Pietro Di Maria, délégué apostolique au Canada; nommé archevêque de Québec le 9 juillet 1926; intronisé le 8 novembre suivant; décoré du pallium le 24 février 192\"; créé cardinal le 19 décembre 1927.\u201cVrai fils de saint Dominique et de saint Thomas d\u2019Aquin, chef éminent par la doctrine, par le jugement, par la vertu et par l\u2019expérience, esprit profond, cu.tivé, surnaturel, Monseigneur l'Archevêque de Québec est avant tout un homme de Dieu.Convaincu, à l'exemple de l\u2019apôtre saint Jean, que c\u2019est surtout la vérité qui délivre les hommes et sauve les peuples, Monseigneur Rouleau a pris pour devise épiscopale\u201d Caritas Yeritatis.Toute l\u2019éminente personnalité de l'Archevêque de Québec est dans ces deux mots de l'Apôtre des Nations\u201d.(Semaine religieuse du 15 juillet 1926).\u201cNous avons lu et admiré, sur vos armes, cette belle devise, toute chargée de sens, et inspirée de l\u2019Esprit sanctificateur qu'engendra de toute éternité le Verbe divin: Caritas Veritatls.Et nous saluons avec bonheur, dans la personne de notre nouvel Archevêque, un Chef armé de la science la plus étendue, mais pénétré en même temps des sentiments les plus paternels; un champion courageux des droits de la vérité, et un héraut très zélé des devoirs de la charité; un gardien ferme, vigilant, de la doctrine traditionnelle qui fait la force incomparable du catholicisme, et un apôtre soucieux de gagner à, Dieu, par la puissance persuasive de cette doctrine d\u2019où rayonne l'amour le plus actif et la bonté la plus conquérante, toutes les intelligences et tous les coeurs\u201d.(Adresse du clergé de Québec présentée à S, G.lors des fêtes de son intronisation).Homme d'étude et d\u2019action tout à la fois, ses nombreuses obédiences lui apprirent à fouiller les livres, à manier les hommes, à activer les oeuvres.Très versé dans la science juridique, il eut plusieurs fois l\u2019honneur d\u2019être appelé par ses collègues d\u2019aujourd\u2019hui à lier ses connaissances aux faits concrets.Patriote éclairé et sincère, il appuya de ses conseils comme de ses écrits les tenaces défenseurs de la minorité française ontarienne.L'Archevêque de Québec est en plus un orateur apprécié des foules et des élites, remarquable surtout par la pureté de la doctrine et du langage, la fermeté du ton et l'onction de la piété.Résidence: Palais Cardinalice, Québec. L\u2019honorable L.=A.TASCHEREAU Premier Ministre de la province de Québec 24 L\u2019honorable LOEISALEXANDRE TASCHEREAU \"Le plus beau nom fie la race française en Canada, c'est celui de cette famille dans laquelle le talent, le caractère, l'honneur, la force, le travail sont héréditaires, qui à toutes les générations, depuis deux cents ans, a fourni des patriotes et des travailleurs dont l\u2019empreinte a été marquée sur les hommes et sur les choses de leur temps; qui, au début du XIXe siècle, avait l'honneur de compter un martyr de la liberté - - l\u2019aïeul de celui qui fait le sujet de la présente notice \u2014 clans les prisons de Craig; qui a donné cinq juges à la magistrature, un archevêque à l\u2019Eglise du Canada, un cardinal à l'Eglise Universelle.Saluons ce glorieux nom de Taschereau.il est le symbole des vertus viriles qui font les grandes races et les grandes nations.\u201d C\u2019est à l\u2019intronisation du Cardinal Taschereau, en 1892, que sir Wilfrid Laurier avait l\u2019occasion de prononcer ces paroles qui énonçaient en même temps qu\u2019un jugement d\u2019histoire, un principe politique.Après quarante ans, il faudrait à.sir Wilfrid ajouter à sa nomenclature déjà si complète cette illustration nouvelle du nom et de notre race, en la personne de celui qui, depuis près de dix ans, préside aux destinées d?la province.Homme complet, l\u2019actuel premier ministre de la province de Québec l\u2019est dans toute l\u2019acception de ces termes.Issu d\u2019une famille de magistrats, de politiques et de miliciens, il représente une longue tradition qui n\u2019a jamais failli aux premières charges du pays.Juriste, entraîné à cette discipline légale qui a valu à la France tant de scs plus éminents citoyens comme aussi à notre Canada, longtemps propriétaire terrien, resté en contact par conséquent avec les classes rurales et populaires dont il a à.diriger l\u2019évolution, esprit réaliste, adapté aux conditions du temps présent et à qui ne pouvait échapper l\u2019emprise industrielle qui s\u2019est abattue sur le monde et qu'il s\u2019est employé à faire profiter au plus grand nombre, l\u2019honorable M.Taschereau était désigné aux tout premiers postes de commandement.Il répond à la définition même de clrjf d\u2019Etat.Le cadre de cette notice permet à peine d'esquisser les traits les plus généraux d'une physionomie qu\u2019il serait si intéressant d?dépeindre en détail.Suit ici une brève énumération des faits principaux de sa carrière.Premier ministre de la province de Québec, Commandeur de la Légion d\u2019Honneur et Commandeur de l\u2019Ordre de Léopold, l\u2019honorable M.Taschereau naquit à Québec le 5 mars 1SG7, fils de l\u2019honorable Jean-Thomas Taschereau .juge de la Cour Suprême, et de Joséphine Caron, fille de l\u2019honorable R.-E.Caron, ancien lieutenant-gouverneur de la province (1e Québec, et de Joséphine DeBlois.Il étudia au Séminaire de Québec et à l'Université Laval.Admis au Barreau en 1889, il fut notamment l\u2019avocat de Gaynor et Greene, dans la fameuse cause en extradition intentée par le gouvernement des Etats-Unis en 1902 Syndic du Barreau de Québec, 1908-1909; bâtonnier, 1911-1912.Echevin de la ville de Québec 1906-1908.Elu député de Montmorency à la Législature.1900; réélu, 1904.Ministre des Travaux publics et du Travail, 1907.Réélu en 1908, 1912, 1916 et 1919.Procureur général de la province de Québec le 26 août 1919, premier ministre en juillet 1920 et ministre des Affaires Municipales en avril 1924.En politique: libéral.Clubs; de la Garnison, Mont-Royal, Laurentide, Ste-Anne.Sociétés: Forestiers Indépendants, Royal Guardians, Alliance Nationale.Il a épousé, le 26 mai 1891, Adine Dionne, fille de l\u2019honorable Elisée Dionne, conseiller législatif, et de Clara Têtu, dont il a trois fils et deux filles: Paul, avocat; Robert, avocat; Gabrielle, Mme Kortlandt Fages; Charles, ingénieur, et Juliette, mariée en 1929 à M.Louis Gélinas.Résidence: 187, Grande-Allée, Québec.25 L\u2019honorable ERNEST LAPOINTE 1 § h ¦' 4 Ministre de la Justice 26 L\u2019honorable ERNEST LAPOINTE L\u2019honorable Ernest Lapointe, B.A., LL.B., C.R., avocat, ministre tie la Justice dans le cabinet Mackenzie King, est né à St-Eloi, comté de Témiscouata, P.Q., le 6 octobre 1876.\t11 est fils de S.Lapointe et d\u2019Adèle Lavoie.Après avoir terminé ses études classiques, au collège de Rimouski, il s\u2019inscrivit à la faculté de droit de l'Université Laval, à Québec, et en juillet 1898 il était admis au Barreau de la province.L\u2019honorable M.Lapointe commença à pratiquer comme avocat à la Rivière-du-Loup, district de Kamouraska, et plus tard dans la cité de Québec.Nommé Conseil du Roi en 1908.Elu par acclamation député à la Chambre des Communes, pour le comté de Kamouraska, le 12 février 1904, succédant à l\u2019honorable H.G.Carroll, Solliciteur Général, nommé juge de la Cour Supérieure.Réélu aux émotions générales de 1904, 1908, 1911 et 1917 pour le même comté.Résigna son siège en 1919 pour contester celui de Québec-Est,, rendu vacant par la mort de sir Wilfrid Laurier.Elu par une majorité de 3,939, le 27 octobre 1919.Réélu aux élections générales de 1921, 1925 et 1926.Nommé ministre de la Marine et des Pêcheries en 1921, lors de la formation du caninet King.Nommé ministre de la Justice en janvier 1924.Représentant du Canada à la Ligue des Nations à Genève en 1922, et à ia Conférence Impériale avec le Très Honoraole Mackenzie King, en 1926.Négocia et signa avec l\u2019honorable M.Fielding un traité avec la Trance, en 1922.Négocia et signa pour le Canada un traité avec les Etats-Unis concernant les pêcheries, ce traité étant le premier signé par un Canadien avec pleine autorisation de Ka Majesté.Signa quatre autres traités avec les Etats-Unis.Chef du gouvernement à la Chambre des Communes pendant la session 1926.Représentant du Canada en Australie, en mai 1927, lors de l'inauguration de la nouvelle capitale Canberra.Ministre plénipotentiaire à la Conférence Navale de Genève en juin et juillet 1927.L\u2019honorable M.Lapointe est considéré comme l\u2019un des plus forts arguinentateurs (debater) qu\u2019il y ait en Chambre.Est membre des clubs suivants: Rideau Club, Ottawa; The Country Club, Ottawa; The Garrison Club, Québec; et de l\u2019Union Interalliée, de Paris, France.Son délassement favori est la pratique du jeu de golf.L'honorable Lapointe a épousé, le 16 février 1904, mademoiselle Emma Pratte, fille de J.-A.Pratte, de la Rivière-du-Loup.De cette union sont nés deux enfants: Odette et Hugues.En politique: libéral.Domicile: Ottawa, Ont. Le Révérend Père M,=A.LAMARCHE, O.P.Le révérend Dère Marc-Antonio Lamarche, de l\u2019Ordre des Dominicains ou Frères Prêcheurs, est né le 22 avril 1876, à St-Henri de Mascouche, du mariage de François-Xavier Lamarche, cultivateur, et de Marie-Anne Ethier.Il a donc aujourd\u2019hui 51 ans, et en janvier 1927 il célébrait au couvent de Notre-Dame d?Grâce ses noces d'argent sacerdotales.Entré en 1889 au Collège de L'Assomption, il y termina ses études classiques en 1897, et demanda aussit t son admission chez les Dominicains de St-Hyacinthe où l\u2019attirait de préférence le ministère de la prédication.11 prononça ses voeux perpétuels le 13 septembre de l'année suivante.Les Etudes ayant été alors transférées à Ottawa, c\u2019est dans la capitale qu'il poursuivit sa formation philosophique et théologique.Ordonné prêtre le 26 janvier 1902, par Mgr Duhamel, il fut promu au doctorat en 1904.On lui confia immédiatement la chaire de philosophie: mais dès l\u2019année suivante il était assigné au couvent de Ste-Anne de Fall-River pour les besoins du ministère paroissial et en particulier de la prédication.C'est là qu\u2019il lit ses premières armes, chargé tour à tour des dominicales, des catéchismes de persévérance, et des Carêmes de Fall-River et de Lewiston, sans compter de nombreuses retraites de paroisse.\t, x Rappelé à St-Hyacinthe dans l\u2019automne de 1907, il devait y résider pendant quinze années consécutives.Une station quadragésimale avait été instituée quelques années auparavant à St-Jacques de Montréal; elle échut au R.P.Lamarche pour le carême de 1908.Il prit pour sujet; \u201cLes aspirations d'un peuple\u201d, et sa première conférence: \"Les promesses du berceau\u201d donna lieu à une péroraison sur \u201cle miracle canadien\u201d, expression dont 1 origine devait être faussement attribuée à Maurice Barrés.Le Père Lamarche prêcha ensuite 2,S diverses autres stations quadragésimales, et notamment à Québec et Ottawa.En 1918 il remplaçait à Notre-Dame de Montréal, pour l\u2019ouverture du carême, le prédicateur officiel retenu en France et empêché de partir en temps voulu.Il se croyait voué pour toujours au ministère actif, lorsqu'en juin 1922 le Conseil de la Faculté de Philosophie de l\u2019Université de Montréal fit appel à son dévouement pour y enseigner la théodicée et la cosmologie.Cette dernière branche se trouvant en connexion intime avec les sciences, il fut autorisé à séjourner un an à Louvain pour étudier cet aspect du problème.De retour en 1924, il s\u2019en vint demeurer à Notre-Dame de Grâce.C\u2019est là qu\u2019il habite aujourd'hui, partageant son temps entre l\u2019enseignement universitaire, la prédication de circonstance et la direction de la \"Revue Dominicaine\u201d, dont il a charge depuis une dizaine d\u2019années.De son voyage d\u2019Europe, le II.I\u2019.Lamarche a rapporté un trésor d\u2019impressions et de connaissances qui lui ont permis, pour ainsi dire, de se renouveler.Les circonstances lui donnèrent en effet de visiter plusieurs pays et d\u2019être présent à des événements d'un éclat et d\u2019une importance peu ordinaires, tels que les noces d\u2019or du cardinal Mercier à Malines, la réception de M.Edouard Montpetit à l\u2019Académie Royale de Belgique, celle de M.Henri Robert à l\u2019Académie française, les adieux du Père Janvier à Notre-Dame, etc.Il a fait part d\u2019un certain nombre de ses acquisitions au public dans une conférence: \"Pèlerinages de France\u201d, qu'il dut répéter à maints endroits, et dans une série d\u2019articles: \u201cQuod vidi, quod amavi\u201d, publiés dans sa propre revue.A part la \"Revue Dominicaine\u201d, le P.Lamarche a souvent collaboré à d'autres périodiques et parfois à des quotidiens.11 s\u2019est signalé par de courageuses mises au point, entre autres une critique impartiale de \"Maria Chapdelaine\u201d publiée par la \u201cRevue Hebdomadaire\" de Paris.Il a le goût de l\u2019écriture exacte: l\u2019exagération et le vague sont ses deux bêtes d\u2019aversion.Son article paru l\u2019an dernier dans \"Le Devoir\u201d et intitulé: \"Pour qu\u2019on lise saint Thomas\u201d, parut accentuer de notable façon le mouvement laïque vers 1 étude du maître par excellence des plus hautes disciplines de l'esprit.Entre temps il exerce ses facultés critiques sur les productions littéraires les plus importantes de l\u2019année, et toujours ses jugements, sévères au fond, mais nuancés d\u2019expressions indulgentes, veulent tenir compte d ¦ la situation exceptionnelle faite à nos écrivains.Le Père Lamarche a dans ses casiers la matière de plusieurs volumes dont le public réclame la mise au jour.Il n\u2019a guère publié jusqu'ici que de brefs tirés à part, et un \"Catéchisme électoral\u201d, ce dernier répandu à profusion, et commenté du haut des chaires à l'approche des grandes consultations populaires.Mais le Dominicain est surtout connu comme orateur, et de fait, il n\u2019a pas voulu limiter 1 action de sa parole au ministère religieux proprement dit.Allocutions, conférences, discours de réception, harangues en plein air, cours de Semaines sociales, rien ne lui est épargné.Il figure parfois dans des rencontres délicates et des occasions riches d\u2019obstacles auxquels il sait échapper par son vif amour du vrai et ses intentions franchement patriotiques.En septembre 1910 avaient lieu dans sa petite patrie les fêtes du \"Retour à Mascouche\u201d, a 1 occasion du 175e anniversaire de la seigneurie LeGardeur de Repentigny.Le sermon tut alors prononcé par le R.P.Lamarche, et un invité, qui n\u2019était autre que M.Henri liourassa, ne craignit pas d\u2019écrire le lendemain dans son journal, sous le titre: \"Un beau Une grande leçon d\u2019histoire\u201d: \"Le R.P.Lamarche a prononcé hier, à St-Henri \u201e, Mascouche, une allocution substantielle et éclairante comme on n\u2019a pas souvent le bonheur d\u2019en entendre.11 y avait là de la théologie, de l\u2019histoire et de la tradition: de la foi, du patriotisme et de la saine politique; de la confiance en Dieu et de la prévoyance ,, humaine; du jugement et de l\u2019envolée, de la raison et de l\u2019éloquence, de la poésie et du bon sens.Et de tout cela il y avait assez et pas trop, car l\u2019ordre et l'unité de la pensée avaient nus chaque chose à sa place.Le P.Lamarche est né à Mascouche, au \"Grand ,, bot eau \", On sentait battre dans ses paroles le coeur de l\u2019enfant de la paroisse rapportant a la maison l'amour du terroir et rendant à la terre natale la semence de la vertu, de 1 éloquence et du savoir, acquise au foyer de saint Dominique et du Père Lacordaire.\u201d _ D\u2019après tout ce qui précède, il est aisé de voir que le programme de vie de ce Frère L iecheur est grevé d\u2019occupations de toutes sortes.On sait aussi que les religieux n\u2019ont pas (le vacances proprement dites.Quand le besoin d\u2019une diversion se fait trop sentir, le P.Lamarche demande et infailliblement obtient la permission de se réfugier dans la région boisée du Saint-Maurice, sur les bords du Lac-en-Croix.Il prétend, mais avec saint Bernard, qu\u2019il y a plus à recueillir dans les forêts que dans les livres: \u201cAliquid amplius invenies in sylvis quam in libris.\u201d A ceux qui veulent insinuer en sa présence que la pêche est un sport inférieur, il oppose en riant l\u2019exemple des Premiers Briand et Taschereau ! L\u2019Honorable FERNAND RINFRET Secrétaire d\u2019Etat et journaliste L\u2019Honorable FERNAND RINFRET Né à Montréal le 28 février 1883, fils de François Rinfret, avocat, et d'Albina Pominville.II a fait ses études au collège Notre-Dame, Côte-des-Neiges, et au college Ste-Marie, Montréal, où il obtint en 1900 le titre de bachelier cs-arts.Il remplit les fonctions d'assistant-secrétaire de l\u2019honorable Raymond Préfontaine, ministre dans le cabinet Laurier; puis il débuta dans le journalisme en publiant à L'Avenir du Nord, de Saint-Jérôme, des articles littéraires et politiques.Ses études critiques sur Crémazie et Fréchette contiennent de clairvoyants aperçus sur la littérature canadienne./ En 1907, il fut nommé correspondant parlementaire du Canada, dont il devint rédacteur en chef en 1909.Il démissionna de son poste quand il devint secrétaire d'Etat, en 1926.Elu député de la division Saint-Jacques de Montréal à la Chambre des Communes le 7 avril 1920, dans une élection partielle, il fut réélu aux élections générales du 6 décembre 1921, du 25 octobre 1925 et du 14 septembre 1926.Il prêta le serment d\u2019office comme secrétaire d'Etat, le 25 septembre 1926, et il fut réélu par acclamation le 2 novembre 1926.Membre de la Commission de la Bibliothèque de Montreal depuis 1917.Nommé professeur de journalisme à l'Université de Montréal en 1921.Il fit partie, en 1918, de la délégation de journalistes canadiens qui visita l'Angleterre et le front en France, et il prononça en cette circonstance plusieurs discours à Paris et à Londres.Il a été créé Chevalier de la Légion d'honneur par le gouvernement français, en septembre 1925, et il est membre de la Soc été Royale du Canada depuis 1920.Ami des arts et surtout de la musique, il donna il y a quelques années une série de conférences qui fut fort admirée par le public artistique de Montréal.Membre du Club de Réforme, dont il fut le président en 1916-1917, il appartient aussi au Club St-Denis, au Cercle Universitaire de Montréal, au Club Canadien et à l\u2019Alliance Française.Fervent des sports, il suit avec intérêt le sort du club de hockey Canadien, dont il est directeur depuis plusieurs années.Il est aussi membre à vie de l'Association Athlétique Nationale et de la M.A.A.A.En politique: libéral.Domicile: Montréal, 31 L\u2019Honorable PIERRE JEAN VENIOT Ministre des Postes du Canada L\u2019Honorable PIERRE JEAN VENIOT Ils sont étonnants ces Acadiens.\u201cLeur race devait périr en 1755, écrit l\u2019un d\u2019eux, M.Pascal Poirier, lorsque leurs maisons et leurs églises furent incendiées sous leurs yeux, leurs troupeaux et leurs maisons confisqués au profit des spoliateurs; leur; terres et leurs marais donnés aux ennemis, lorsque leurs familles furent séparées les unes des autres et les membre; d\u2019une même famille dispersés.\" \u201cAujourd'hui, on retrouve leurs lambeaux par toute la terre.Dans chaque famille on compte un ou plusieurs prêtres, des religieuses agrégées à différentes communautés, des avocats, des médecins, des notaires.\u2019\u2019 C\u2019est ainsi que cette race, appelée à mourir, forcée à un moment tragique de saluer un César vainqueur avant d\u2019être vaincu à son tour, pénètre aujourd\u2019hui tous les cadres de l'organisation sociale du continent américain.Au cours des derniers vingt ans, les Acadiens ont atteint aux plus hautes charges de leur territoire d'origine.Voici qu\u2019ils envahissent pacifiquement!.le pouvoir central.Exemple merveilleux de la reviviscence des races, dont il faut certes féliciter les Acadiens.L\u2019honorable ministre des Postes du Canada est un enfant d'Acadie.Né le 4 octobre 1S63 à Richibucto, N.-B., fil; de Stephen Veniot, capitaine de navire, et de Mary Morel, M.Veniot a étudié à l\u2019Académie de Pictou, N.-E.Entré dans le journalisme, il alla ensuite à Moncton et, finalement, en 1887, à Bathurst où il devint propriétaire-éditeur du journal français de cet endroit.Le journalisme mène à tout, à condition qu\u2019on en sorte.Sept ans plus tard, à l\u2019élection partielle tenue en novembre 1894, M.Veniot posait sa candidature et il était élu député à la Législature du Nouveau-Brunswick.Réélu aux élections générales de l\u2019année suivante, il fut élu de nouveau en 1899, quand il abandonna son mandat (1900) pour devenir officier de douanes, à Bathurst, fonction qui\u2019l remplit jusqu\u2019en 1911.\t11 entra de nouveau dans la politique en 1917 comme ministre des Travaux publics dans le cabinet Foster.Le 1er février 1923, il devint premier ministre du Nouveau-Brunswick, en remplacement de l'honorable W.-E.Foster.Après la défaite de son parti aux élections générales de 1925, il résigne comme premier ministre.Elu député à la Chambre des Communes aux élections générales de 1920, il fut choisi par l\u2019honorable W.-L.Mackenzie King comme ministre des Postes.L\u2019honorable M.Veniot a été secrétaire de la sommission scolaire de Bathurst de 1913 à 1918 et directeur de la Compagnie du téléphone du Nouveau-Brunswick jusqu\u2019en 1925.En 1923, il a été créé L.L.D.\u201chonoris causa\u201d par l\u2019Université du Nouveau-Brunswick et en 1924 par l\u2019Université Laval de Québec.Membre de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, 4e degré, C.M.B.A., de la Société des Arti ans Canadiens-français et de la Société Nationale de l\u2019Assomption, de l'Institut Canadien-français d\u2019Ottawa.Le 8 février 1885, il épousa Catherine Mélanson, fille de Raphaël Mélanson, de Shédiac, N.-B., de qui sont nés: Dr C.-J.Veniot, A.-S.Veniot, B.Sc.I.C., Dr L.-J.Veniot, J.Veniot et F.Veniot, pharmacien.En politique: libéral.Résidence: Bathurst, N.-B.33 \\.Ÿ '' .L\u2019honorable P.=J.= CARDIN Né le 28 juin 1879, à Sorel, P.Q., du mariage de Joseph Cardin et de Virginie Perron.Admis au barreau en 1908.Aux élections générales de 1911,\til fut élu député du comté de Richelieu, à la Chambre des Communes.Cette lection ayant été invalidée, M.Cardin fut réélu le 27 octobre 1912.\tIl fut réélu aux élections générales de 1917, 1921 et 1925.Le 30 janvier 1924, lors de la retraite de sir Lomer Gouin, l\u2019honorable M.Cardin était assermenté au Conseil Privé et fait ministre de la Marine et des Pêcheries.Il fut alors réélu par acclamation le 27 février 1924.En septembre 1925 changea de portefeuille et devint titulaire des Douanes et de l\u2019Accise.Réélu député de Richelieu aux élections générales de septembre dernier.Est ministre des Pêcheries dans le Cabinet King.Le 25 août 1909, il épousa Mademoiselle Rosa Casavant, fille de M.J.-B.-M.-E.Casavant de Sorel, Québec.En politique: libéral.Résidence: Sorel, P.Q.34 97 L\u2019honorable HONORÉ MERCIER Avocat, bachelier en loi, conseil du Roi.Né à St-Hyacinthe, en 1875.Rils de teu l\u2019honorable Honoré Mercier, ancien premier ministre de la pro-vnice de Québec, et de Virginie (Saint-Denis) Mercier.Etudia au Collège Sainte-Marie de Montréal et à l\u2019Université Laval, de Montréal.Admis à 1 ®x,e\u2019\u2018cice du droit en 1900, il pratiqua d\u2019abord en société avec M Camille fiché, puis, avec M.Béique.Epousa en 1903, Jeanne Fréchette, fille du poète lauréat Louis Fré-cnette.Père de cinq fils et cinq filles.Commença sa carrière publique par l\u2019H tel-de-Ville de Montréal où il fil1\u2019 e\u2019l J90lî et li)08' ))0U1' représenter le quartier Centre.Dans l\u2019in-tervane, Chateauguay le choisit comme député à Québec, en 1907.A tou-.lours été réélu depuis par de fortes majorités.Ministre, le 29 avril 1914, il dirige depuis, le département de la Colonisai 0°\"\u20194e?®ilnes et des Pêcheries.Ministre des Terres et Forêts, 25 août E.ut directeur suggéré par la Chambre de Commerce de Montréal, trésorier6 d6S Hautes Etudes Commerciales, il en fut aussi le secrétaire- Libéral en politique.Résidence: Ville de Lery, Châteauguay.35 L\u2019hon.R.LEMIEUX Rodolphe Lemieux, orateur de la Chambre des Communes, est né à Montréal, le 1er novembre 1 866, fils de feu H.-A.Lemieux, fonctionnaire, et de Marie-Anne Bisail-lon.A fait son cours classique, au collège de Nicolet et son droit, à l'Université Laval, de Montréal.Admis à l\u2019exercice de sa profession en 1891, il fut fait Conseil du Roi, en 1897.A pratiqué comme avocat, en société avec feu 1 Honorable Honoré Mercier, puis avec sir Lomer Gouin, tous deux, anciens premiers ministres de la province de Québec.Est dans la politique active, depuis trente ans.A en effet représenté depuis 1 896, à la Chambre des Communes, les comtés de Gaspé.Nicolet et Rouville.A été le principal lieutenant du regretté sir Wilfrid Laurier.Nommé Solliciteur Général, le 29 janvier 1904; Maître Général des Postes, le 4 juin 1906; ministre de la Marine et des Pêcheries, le 1 1 août 1911.A fréquemment représenté officiellement le gouvernement canadien à l\u2019étranger.Créé chevalier de la Légion d Honneur, en 1906, et officier, en 1910.Est orateur de la Chambre des Communes, depuis les dernières élections générales de 1921.Réélu député de Gaspé aux élections générales de 1926.Elu, en 1927, membre de 1 Institut de France .A épousé, le 13 mai -894, Berthe Jetté, fille de feu 1 honorable Louis-Amable Jetté, ancien juge et Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec.Est membre des clubs, Eighty, Libéral-National, (Londres, Angleterre) ; Rideau.(Ottawa) ; St.James, Mount Royal et Canada, (Montréal).En politique- libéral. Fr.J.S.PHANEUF Frère Elie (J.-S.Phaneuf), des Ecoles Chrétiennes, est né à Sal-vail, subdivision de la paroisse de La Présentation, comté de Saint-Hyacinthe.le 25 décembre 1875, de Zéphirin Phaneuf et d'Eliza Chartier.Il ht ses études à l'Académie Oirouard et au Séminaire de St-Hyacinthe, puis au Noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes, au Mont-de-la-Salle, Montréal, où il entra en 1890.Successivement, il enseigna ft Québec, à St-Jean, à Ottawa et, enfin, au Mont-Saint-Louis de Montréal où il réside depuis 1903.Passionné dès son enfance pour notre histoire nationale, il en a fait une étude sérieuse, ce qui lui a permis de col'aborer au Cours Supérieur d'Histoire du Canada, publié pâlies frères des Ecoles Chrétiennes, volume où se trouve une table analytique fort précieuse pour les recherches.Le Frère Elle a publié, en 1913, la généalogie d?MM.Casavant, fac-teurs d orgues, ft St-Hyacinthe, ainsi que la lignée de Marie-Olive Sicard de Carufel, épouse de Joseph Casavant, fondateur de la maison Casavant.Généalogiste d?la famille Phaneuf-Farnsworth, le frère Elie publiait, en 1914, i\"i superbe volume de 300 pages, abondamment illustré très clair et des plus intéressants.Clande-Mathias Farnsworth, l\u2019ancêtre canadien des Pli ineuf capturé par les sauvages du Sault-au-Récollet, en 1704.à l'âge d' quatorze ans, tut racheté par les Sulpiciens qui le firent instruire.Eli 1700, il demandait .i \u2019aI>tëtï!U >1 eut pour parrain Claude de Uamesav, le constructeur du célèbre chateau du même nom.Claude-Mathias se fit naturaliser, puis épousa, le 2 octobre 1713, Catherine Charpentier.On a compté 6,000 de leurs descendants dont près de 2,000 vivent actuellement.En 1913, la famille Phaneuf célébrait solennellement le 200ième anniversaire du mariage de Claude-Mathias et de Catherine Charpentier-250 personnes, venant de toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, assistaient à cette fête dont on commémora la souvenir en faisant frapper uno grande médaille en bronze.Le nom propre Farnsworth a subi des transformations étonnantes: Farnsworth, Farnets, Fanef, Faneuf et Phaneuf.Deux fois lauréat aux concours établis par la Société St-Jean-Baptiste, le Frère Elie s\u2019occupe toujours d'histoire.Sous les pseudonymes d'Elie de Salvail, du Rivage, des Erables, etc., il collabore activement à l\u2019intéres-sante et prospère revue des jeunes, \u201cL\u2019Oiseau Bleu\", au \u201cBulletin de I\tEnfant-Jésus\u201d, et au \u201cBulletin des Ecoles Chrétiennes\u201d publié en Belgique; il a également prêté son concours au \u2018Canadien Errant\u201d, au \u2018Pays Laurentien\u201d, à \u201cl\u2019Action Catholique\u201d, à la \u201cRevue Nationale\u201d, etc.Le Frère Elie prépare actuellement un travail original et patriotique.II\ta trouvé, dans notre histoire nationale, 365 anniversaires correspondant aux 365 jours de l\u2019année; il développe chacun de ces faits historiques en 400 ou 450 mots.Ce travail aura sa place marquée au foyer de toutes les familles canadiennes; ce sera sans contredit le véritable livre de chevet de tous ceux qui désirent connaître ou ne pas oublier l\u2019histoire de leur pays.37 r 4 x- M L\u2019honorable I LÉONIDE PERRON, C.R Conseiller législatif \u2014 Ministre de la Voirie 38 L\u2019honorable MEONIDE PERRON, C.R L\u2019hon.Joseph-Léonide Perron, avocat, conseiller législatif et ministre de la Voirie dans le ministère Taschereau, est né à St-Marc, comté de Verchères, le 24 septembre 1873, fils de L.Perron, cultivateur, et de Marie-Anne Ducharme.Il fit ses étud s au collège de Ste-Marie-de-Monnoir et son droit à l\u2019Université Laval, de Montréal.Admis au barreau en 1895.Créé Conseil du Roi en 1903.Fut l\u2019avocat, du Comité d?s Citoyens devant la Commission Royale, chargée d\u2019une enquête sur l\u2019administration de Montréal, en 1909.Membre du Conseil de l\u2019Instruction publique depuis 1909.Président de la Commission Métropolitaine des Parcs, 1909.Elu pour le terme de 1922-23 bâtonnier général pour la province de Québec.Député de Gaspé, à la législature de Québec, en 1910.Député du comté de Verchères en 1912.Nommé au Conseil législatif en avril 1916.Ministre sans portefeuille en juillet 1920.Ministre de la Voirie depuis 1921.Comme ministre de la Voirie, l\u2019hon.M.Perron est l\u2019une des figures marquantes de notre histoire politique.La voirie de notre province n\u2019a ritn à envier aux provinces voisines ni même aux Etats-Unis.Lorsqu\u2019il fut appelé par le gouvernement pour diriger le département de la Voirie, à l\u2019automne de 1921, il y avait 4500 milles de chemins améliorés dans la province.En sept ans, M.Perron construisit 6,000 milles de routes régionales et de chemins municipaux.Plusieurs districts importants, tels que la péninsule de Gaspé, la région de La Tuque, les Laurentides au nord des comtés d\u2019Argenteuil, de Papineau, de Montcalm, de Joliette et de Berthier, Chicoutimi et le Lac St-Jean étaient isolés du reste de la province.M.Perron comprit la nécessité de donner à ces districts des voies de communication et fit construire des routes de sortie dans toutes ces régions.L\u2019Abitibi et le Témiscamingue demandaient des bons chemins et ceux-ci sont présentement en voie de construction.Le gouvernement s\u2019est rendu compte de la part active prise par M.Perron dans l\u2019amélioration de la voirie et il a voulu que son nom ne fut pas oublié, en app?lant \u2018Boulevard Perron\u201d la route encerclant la péninsule de Gaspé.Vu l\u2019augmentation énorme de la circulation sur les routes de la province, M.Perron a voulu donner plus de sécurité au public voyageur.11 a d\u2019abord fait installer des signaux indicateurs de danger à l\u2019approche des traverses à niveau, des courbes, des angles droits, des intersections de chemins, etc.De plus, il fait disparaître progressivement les traverses à niveau, améliore les courbes dangereuses et les angles droits.M.Perron s\u2019occupe encore de la règlementation de la circulation.Il est impitoyable pour les chauffeurs imprudents qui, par leur étourderie et leur négligence, mettent la vie du public en danger.Il veut que notre province soit attrayante pour les touristes étrangers.Depuis 1922, il a fait planter 162,000 arbres d\u2019ornement le long des grandes routes.Il a fait appel aux citoyens de la province, leur demandant d\u2019améliorer l\u2019aspect de leurs propriétés.11 a même institué des concours d\u2019embellissement, distribuant des prix aux plus méritants.L'affluence toujours croissante d?s touristes dans notre province est l\u2019une des meilleures preuves du bon travail accompli sous l\u2019administration de M.Perron.En 1921, environ 42,000 automobiles de touristes américains entraient dans notre province; au mois de novembre 1928, leur nombre était de 489,000, et l\u2019on évalue à $75,000,000.00 le montant dépensé en 1928 par ces touristes, revenu dont pratiquement toutes les classes d?la population ont bénéficié.M.Perron est un des avocats les plus éminents de notre province.Son bureau légal à Montréal est l\u2019un des plus actifs et les causes qu\u2019on lui confie se chiffrent par milliers.Il s\u2019occupe encore d\u2019agri-cu'ture sur une grande échelle.Il possède deux fermes à Beaconsfield et à Val-Barrette.Sa ferme de Beaconsfield est l\u2019une des plus importantes du district de Montréal au point de vue culture maraîchère et fruitière, industrie laitière, etc.M.Perron est encore une figure en vue dans le monde de la finance, ayant des intérêts dans plusieurs compagnies importantes.Est membre des clubs de Réforme, St-Denis, Montréal, Laval-sur-le-Lac et Senneville, et grand amateur de pêche et d?chasse.L\u2019hon.M.Perron a épousé, le 6 juin 1906, Mlle Berthe, fi'le d\u2019Alexis Brunet, de Montréal.De cette union sont nés deux enfants: Jacques et Guy.En politique: libéral.Domicile: 296, avenue des Pins Ouest, Montréal.39 L\u2019Honorable L.=A.DAVID, C.R.Secrétaire de la province de Québec 40 L\u2019Honorable L.ATHANASE DAVID, C.R.Quand l\u2019honorable M.David se décida pour l\u2019arène politique, il y a quelque quinze ans, I on entendit un son nouveau tomber de la tribune.Au prestige d\u2019un nom déjà inscrit dans les annales du pays, au charme prenant de la jeunesse s\u2019ajoutaient chez lui une gravité de pensée, une hauteur de vues, une solution personnelle et qui voulait être objective des problèmes de l\u2019heure.(Je jeune homme qui arrivait de la métropole, où il avait vu le jour, où il avait grandi, où il avait été éduqué, où il avait pensé, réfléchi dans le but de faire quelque chose, de n\u2019être point inférieur à lui-même et de ne pas démériter d'un grand nom \u2014 legs toujours ledoutable \u2014 quand il se présenta dans un comté rural, au lieu de verser dans la démagogie, pierre d\u2019achoppement de toute démocratie mal entendue, ne craignit pas de rappeler les grands exemples de l\u2019histoire politique, d\u2019établir les parallèles savants et qui dénotaient une méditation prolongée, d\u2019indiquer le sens qu\u2019il entendait donner à deux ou trois branches des activités de notre peuple.Et d\u2019ores et déjà, il laissa pressentir \u2014 s'il 11e définit pas aussi explicitement qu\u2019il le pourrait après quinze années de pratique \u2014 sa conception de l\u2019homme d\u2019Etat.M.David devait tenir parole et les électeurs de Terrebonne et, par leur valeur de représentation, toute la population du Québec 11e devaient pas non plus être déçus.l/auteur de ces lignes s\u2019est volontairement limité à fixer les traits de M.David débutant, quand il aurait pu tout aussi bien le saisir à un autre moment.En effet, lorsqu\u2019il esc entré en lice, il était déjà tout armé, telle une Minerve, il connaissait son but et sa voie, et il entendait déjà, selon le mot d\u2019un de ses condisciples, M.Montpetit, doter son pays d une idée bonne.Quinze années d\u2019épreuve, seule pierre de touche des idées et des doctrines, sont là pour attester que M.David a su se réaliser lui-même.Instruction publique et santé publique auront toujours été ses chevaux de bataille.Et vraiment, l\u2019oeuvre accomplie dans ces domaines, tout le public en est au courant, est encoie plus une création qu\u2019une renaissance.Instruction publique, par une étude approfondie, des enquêtes poussées et les réformes jugées utiles, à tous les degrés de 1 enseignement, primaire, secondaire, technique et supérieur.Votation, sous son impulsion, d\u2019un crédit annuel aux collèges classiques.Fondation des bourses, déjà théoriquement préconisées, au profit des diplômés des universités les mieux doués et qui leur permettent d\u2019aller se spécialiser en leur art ou leur science, aux vieilles écoles européennes.Création d\u2019un prix littéraire annuel dit \u201cprix David\u201d et attribué par jury.En 1922, fondation de l\u2019Ecole des Beaux-Arts, dont la fréquentation annuelle indique la pressante opportunité.Ces titres divers, avec d\u2019autres encore, ont valu à l\u2019honorable secrétaire provincial la désignation familière et reconnaissante, sinon officielle, de ministre des beaux-arts.Quant à son action dans le domaine de la santé publique, si elle est moins éclatante, elle 11\u2019en est pas moins réelle.Elle consiste surtout en des services administratifs de prévention, de direction, et d\u2019inspection et que l\u2019espace réservé ici ne permet pas d\u2019énumérer.La loi de l\u2019Assistance Publique, dont il est l\u2019auteur, oeuvre d\u2019assainissement physique et moral, en est une forme par le secours qu\u2019elle assure aux vieillards nécessiteux.Sur ce chapitre, qu\u2019il suffise d\u2019ajouter que 1 honorable M.David n\u2019entend pas que ses compatriotes passent pour arriérés à côté de l\u2019Américain qui a apporté au monde la conception du prix inestimable d\u2019une seule vie humaine.Après avoir tenté de traduire l\u2019idée «pie M.David représente dans notre vie publique et de signaler \u2014 trop brièvement \u2014 son influence sociale et politique, quelques lignes sur sa personne et sa famille.Son aïeul pate.nel était aux alentours de 1880, au Sault-au-Récollet, grand propriétaire terrien, capitaine de milice, magistrat de village, une manière de premier peisonnage de son patelin.Quant à son père, le regretté L.-O.David, est-il besoin de rappeler le rôle national qu\u2019il a tenu, jamais dissocié du plus grand nom de l\u2019histoire canadienne, sir Wilfrid Laurier, au surplus son lieutenant favori et qui n\u2019eut eu qu\u2019un signe du doigt à esquisser pour être désigné à la plus haute fonction civil de la province.Lui-même est né dans la métropole, en le jour de la fête nationale lS8f>, dans le moment même que son père participait à une manifestation publique.Sa mère était née Albina Chenet.Après ses études secondaires au Mont Saint-Louis et au Collège Sainte-Marie, il suivit, les cours de loi de Laval de Montréal.Il fut admis au Barreau en 190â.Président de l\u2019Association du Jeune Barreau de 1913 à 191Ô et membre du Conseil du Barreau pour le terrifie 1914-191.'», il a eu maintes causes en libelle à diriger et il est réputé spécialiste en la matièie.Conseiller du Roi.Député de Terrebonne à Québec et toujours réélu depuis, après trois ans seulement de vie parlementaire, il était appelé par sir Lomer Gouin au secrétariat de la province.Orateur né \u2014 il y en a, quoi qu\u2019on prétende! \u2014 toutes les formes de l\u2019éloquence lui sont familières: avocat courtois, exact sur ios faits et précis dans leur exposé, tribun qui fait accourir les foules rurales tout autant qu\u2019il est recherché à la conduite des discussions académiques, et maniant à l\u2019occasion la langue anglaise avec \u201cun accent d\u2019Oxford\u201d, a dit un éminent Américain Depuis la disparition de M.Elliott, il est le chef de l\u2019étude légale Elliott & David avec, comme associés, MM.Dugas, Faribault et Purent.Créé chevalier de la Légion (PHonneur en 1923 et officier en 1920.Membre des Clubs St-Denis, de Réforme, Canadien et promoteur de diverses associations athlétiques et sportives.Le 8 novembre 1908, il épousait Antonia Nantel, fille de l\u2019honorable G.-A.Nantel, ancien ministre fédéral, et d\u2019Emma \u2019Passé.De cette union sont nés cinq enfants: Simone, Madeleine, Laurent-N\u2019antel, Paul et Susanne.Résidence: rue Crescent, Montréal.41 L\u2019Honorable RAOUL DANDURAND Sénateur 42 L\u2019Honorable RAOUL DANOURAND Ancien président du Sénat, ministre et représentant du gouvernement au Sénat.Né à Montréal, le 4 novembre 1861.Fils d'Oedipe Dandu-rand, négociant, et de Marie-Marguerite Roy.A fait ses études au Collège de Montréal et à l'Université Laval.Reçu avocat en 1 883 et créé Conseil du Roi en 1 897.Sénateur, janvier 1898.Président du Sénat, 1905.Conseiller privé, 1909.Chevalier de la Légion d\u2019honneur en 1891, officier 1907 et commandeur 1912.Docteur en droit des universités Laval.McGill, Toronto et Queens.Fondateur et président du groupe canadien de l'Union interparlementaire pour la Paix en 1907.Membre du Comité exécutif de l'Union interparlementaire.Commandeur de l'ordre de la Couronne de Belgique; de la Pologne ressuscitée; de la Roumanie et de la Serbie.Médaille de Vermeil de la Reconnaissance française.Membre du gouvernement Mackenzie Ring et son représentant au Sénat depuis décembre 1921.Délégué du Canada à la Société des Nations depuis 1924.Elu président de l'Assemblée de la Société des Nations en 1 925.A présenté h l'Assemblée, avec succès, la candidature du Canada au Conseil de la Société en septembre 1927 et siège depuis lors au Conseil comme délégué du gouvernement.Chargé en novembre 1927 de négocier avec le gouvernement britannique l'ouverture de légations canadiennes à Paris et à Tokio.Conduit à même fin les négociations avec le gouvernement de la République française.Orateur remarquable et écrivain de grand talent.A produit plusieurs ouvrages d'un mérite indiscutable.Ancien président du Club de Réforme; président de l'Institut des Ecoles Ménagères; président du Comité Franco-Amérique; vice-président de la Fédération de l'Alliance Française.Président de la Banque d\u2019Epargne; directeur du Montreal 1 rust: du Montréal Cotton Co.; de l'Assurance Sun Life; de la Dominion Steel Corporation et de plusieurs autres corporations non moins importantes.A épousé, en janvier 1886, Joséphine Marchand, décédée en 1 925, fille de l\u2019hon.F.-G.Marchand, ancien premier ministre de la province de Québec.Domicile: 462, chemin Ste-Catherine, Outremont.43 L\u2019Honorable RAOUL OVIDE GROIHE, C.L.Manufacturier 44 L\u2019Honorable RAOUL OVIDE GROTHÉ, C.L.Membre de l'une des plus anciennes familles canadiennes-françaises de la métropole par son ascendance paternelle, l\u2019honorable Grotlié se rattache par sa mère, qui venait exactement de St-Vincent-de-Paul, à cette famille David, de l'Ile Jésus, sur laquelle le regretté sénateur L.-O.David nous a livré des traditions si précieuses.Fils de Louis-Ovide Grothé, qui précéda son fils dans l'industrie que celui-ci devait porter au nombre de nos plus grandes entreprises, et de Madeleine-Arthémise David, l'honorable Grothé naquit à Montréal le 21 juin 1S79.Après avoir étudié au collège St-Laurent où il fit un cours commercial complet, il entra à l'âge de dix-sept ans, soit en 1S!)6.à l'établissement que ;on père avait fondé en 1SS2.Aussitôt, M.Grothé se mit tout entier à acquérir une connaissance complète des diverses phases de l\u2019industrie du cigare, il alla même se livrer à une étude spéciale sur le tabac en feuilles à l\u2019importante maison d\u2019empaquetage de tabac A.Cohen & Co., de New-York.A la mort de son père, survenue en 1911, M.Grothé prit la tête de la maison connue alors : ous le nom de L.-O.Grothé & Cie.A la réorganisation de cette firme en 1914.sous la raison sociale de L.-O.Grothé, Ltée.avec siège à Montréal et à St-Hyacinthe, il en assuma la présidence et il en garde la direction depuis.M.Grothé est en outre: président de la Chambre de Commerce de Montréal et la Duys Canadian Tobacco Co.Ltd, de Saint-Jacques-l\u2019Achigan (Montcalm, P.Q.) ; vice-président de la Westmoreland Co.Ltd et de la West Valley Land Co.: directeur du Sun Trust Co.Ltd, du Crédit Canadien Inc., de la West Hill Land; ex-président de la Dominion Commercial Travellers Assoc, et de la section des Manufacturiers de cigares de la Canadian Cigar & Tobacco Assoc.; membre de la Canadian Manufacturers Assoc., du Montreal Board of Trade, de l\u2019Alliance Nationale et de la Société des Artisans Canadiens français; Membre du Club de Réforme de Montréal dont il a été le président, du Club Saint-Denis dont il a été directeur, du Club Canadien, du Club Lac-Labelle, du Club de golf Laval- nr-le-Lac, du Club Boulingrin Mont-Royal et de l\u2019A.A.A.Nationale dont il a été l\u2019ex-président, du Club des Journalises, de Montréal et Québec; Patron de l\u2019Association Catholique des Voyageurs de Commerce et du Refuge de Notre-Dame-de-la-Merci ; Gouverneur à vie de: l\u2019Hôpital Notre-Dame, l\u2019Hôpital Ste-Jeanne d\u2019Arc, l'Hôpital Ste-Justine, crèche de la Miséricorde, l\u2019Institut des Sourds-Muets ; Chevalier de Colomb au quatrième degré, il fait partie de l\u2019Assemblée Dollard du Conseil Lafontaine.En décembre 1927, l\u2019honorable M.Grothé fut fait Conseiller Législatif comme représentant de la division Salaberry.En février 192S, il fut créé lieutenant-colonel honoraire du 65ième régiment \u201cLes Carabiniers Mont-Royal\u201d.L\u2019honorable Grothé a déjà représenté comme éehevin une division de la Ville d'Outremont où son frère lui a succédé.Il épousa, le 26 novembre 1900, Juliette, fille de Noé Brosseau, marchand-tailleur.De cette union sont nés dix enfants dont sept survivent.En politique: libéral ardent.Récréations favorites: le golf et le boulingrin.Résidence: 356, ave Redfern, Westmount.45 Président de la Commission des Services Publics IG ADRIEN BEAUDRY, C.R.M.Adrien Beaudry, avocat au Barreau de Montréal, ancien député au provincial et maintenant président de la Commission des Services pub\u2019ics est né à St-Marc-sur-Richeheu, le 13 novembre 187», du mariage d'Hector Beaudry, cultivateur, et de Malvina Ducharme, fi'le de Romuald Ducharme.Il lit ses études classiques au Séminaire de St-Hyacnthe, où il obtint avec grande distinction son baccalauréat, et ses études légales à l'Université Laval cl?Montréal.En sortit licencié le 5 juillet 1002, Débutant aussitôt dans l\u2019exercice de sa profession, il forma société a\\cc son frète Richard, et pratiquèrent ensemble durant une vingtaine d années, c est-à-dire jusqu\u2019en mars 1021, époque d;* sa nomination comme président de la Commission des Services pub'ics.En juin 1014, M.Adrien Beaudry était créé Conseil du Roi.Caractère intransigeant mais parfaitement loyal, jouissant en plus d'une grande popularité comme tribun.M.Beaudry ne tarda pas à se créer une position enviable dans le monde politique.Dès 191 (t, on le voit en effet siéger au provincial, comme député du comté de Verchères, puis réélu sans opposition, député du même comté lors de l\u2019élection générale du 23 juin 1019.En décembre de la même année, il est nommé assistant-orateur et président du Comité général de la Chambre, à l\u2019Assemblée législative.Au mois de mars 1921, M.Beaudry démissionna comma député libéral de Verchères pour accepter la présidence de la Commission des Services publics de la province de Québec, poste qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.La Commission des Services publics de Québec contrôle les compagnies de téléphone et de télégraphie, les chemins de fer, les tramways et les lignes de navigation, quant aux questions qui relèvent d\" l'autorité législative de la province.Elle réglemente les services d\u2019autobus publics, les compagnies électriques, les aqueducs et les systèmes d\u2019égouts qui ne sont pas propriétés municipales.Cependant et par exception, le tramway de Montréal est contrôlé directement par la Commission des Tramways de Montréal, et la Commission des Services publics n a sur ce réseau qu\u2019un droit de révision des décisions de la Commission des Tramways par voie d\u2019appel porté, soit par la Cité de Montréal, soit par la Compagnie des Tramways.Les principales fonctions de la Commission consistent dans la révision des taux de ces différents services publics ainsi que dans la surveillance technique de leurs réseaux au point de vue de la sécurité du public.Depuis le mois de mars 1926, aucun nouveau service public ne peut etre établi dans la province sans l\u2019autorisation préalable de la Commission.Cependant les services publics qui sont possédés ou exploités par es coiporations municipales peuvent être établis sans cette autorisation.La Commission réglemente aussi le flottage du bois sur les rivières, lacs et cours d\u2019eau.°utre de ces pouvoirs exercés par la Commission au complet, le president,, qui doit consacrer tout son temps à ses fonctions, exerce une juridiction très étendue en matière d\u2019expropriation.En effet, il a seul pouvoir d\u2019entendre les causes d\u2019expropriation par toutes les corporations municipales de cités et de villes dans la province, n entend aussi les causes de même nature intentées par le ministère de ÜJ*01!'16 et, celles qui résultent de l\u2019application d?la loi concernant l\u2019ex-ài.i lon c , cours d\u2019eau, loi qui donne aux personnes et compagnies qui «.eveioppent des pouvoirs d\u2019eau de plus de 200 chevaux-vapeur des pouvoirs ci expropriation pour assurer leur exploitation.Les décisions du président dans ces matières sont finales.1Q19M' A:?( elui qui fait le sujet de la présente esquisse appartient à cette vieille famille implantée depuis longtemps au centre meme de la province et dont les remarquables talents comme les solides vertus ont répandu le renom par toute la société canadienne.\\é le 18 février 1872, à Yamaehiohe, du mariage de Philippe Desaulniers, cultivateur, et Oliva, fille de Moïse Hubert et d\u2019Eléonore Rivard Dufresne, M.Desaulniers a fait ses études \u2022 abord chez les Fl', des Ecoles Chrét.do son village, puis a Montréal: bachelier ès-arts de la future Université ne Montreal en 1899.S\u2019étant d\u2019abord destiné à l\u2019enseignement, il professa à Montréal de 1890\t1892, à Quebec de 1892 à 1894, devint pendant le terme scolaire 1894-95, principal de l\u2019école paroissiale de Sillerv.jtappelc a Montréal en 1895, il occupa la charge d\u2019assistant principal de l\u2019école du Plateau.Cinq ans plus ar Q., le 12 juillet 1874, fils de Paul Deschamps, cultivateur, et de M.-A.-Mélanie Sauvé.Il lit ses études aux collèges Montréal et Ste-Marie et sa théologie au (Hand Séminaire de Montréal.Ordonné pretre, le 23 décembre 188J.Nomme vicaire à St-lîusèbe, le 8 ia'n-ier 11)00; assistant-aumonier a Institut des Sourdes-Muettes le 8 juillet 1000 et aumônier en titre, le lu févriei 1.100 Aumônier du Oüième Hégiment depuis 1905, avec rang de capitaine.Promu major dans 1 armee, lors de la grande guerre.Un 1010, chapelain de l'Association des Employés de Magasins.En 1017, aumônier et membre de l\u2019Association des Veterans, section canadienne-française.Est allé en 1921, en Europe, pour le bénéfice de l\u2019Institut des Sourdes-Muettes.Est membre de la Soc.Gén.pour l'Ens.de la Parole aux Sourds-Muets, ayant son siège à Washington; de la Soc.(léog.Nationale des E.-U.a de la Soc.du I ailei Pr-mcais des Artisans C.-F-, de l\u2019Alliance Nationale, de la Saint-Jean-Baptiste.Chapelain du' Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb Le 31 mai 1022 nomme curé à Ste-Brigide et supérieur ecclesiastique des Soeurs de la 1 îovidence et (les oeuvres des S-\\l Nommé chanoine honoraire de l'Eglise métropolitaine de Montieal le * lanvier\" 1920.Elu en novembre de la même année commissaire d eeoles pour le district centre.Elu vicaire-général du diocèse de Montréal,, le 28 février 1023 et.protonota.re apostolique le 19 juin de la même année.Nommé évêque titubine de liiennessis et auxiliaire de Montréal, le 20 février 1925.Résidence: au palais archiépiscopal, Montréal.134 jgfÇy Chanoine J.-E ÉMILE CHARTIER Vicc-rccteur de VUniversité de Montréal Vice-recteur, aumônier general, doyen de la faculté des lettres de l'Université de Montréal, le chanoine !' h-*Eniile Chartier, ne a Sherbrooke (Quebec), le 1 x juin 1S7G, du mariage d'Etienne Chartier, avocat, et.de Henriette Blondin.fut ordonne prêtre le 28 mai 1899.Il lit son cours primaire à Sherbrooke, secondaire à St-ll.vacinthe (Québec), supérieur à Home, Athènes, Paris.Il est TUA.et M.A.de Pavai, 1).Phil, de Borne, ne.Ictt.de la Sorbonne (Paris), P.P.l).de McGill et de Queen\u2019s, S.Th.P.de Rome.Professeur d\u2019humanités au Scmmaire de St-TTyacinthe, 189-1-1908; étudiant en Europe, 1903-1907: de nouveau professeur à St-Hya-cinthe, 1907-1914, il est attaché, depuis cette dernière année, à l\u2019Université de Montréal, d'abord comme professeur, puis comme secrétaire général, enfin comme vice-recteur, sa fonction présente.Chanoine titulaire de \\'r f'i,^.\"\u20181',laie de Montréal, en décembre 1918; délégué à Home, au sujet de la question universitaire Laval-l qo7.e i ;i ?n\tconférencier à l\u2019Institut Catholique de Paris en 1920 et à la Sorbonne de Paris en 19\u2018J\u2018M i\tau (onSr^s des universités de l\u2019Empire, à Londres, en 1921; directeur pendant quinze ans (1908- 1 > L *.Comptable expert (1893); comptable licencié (1913) ; comptable agree (chartered accountant) (1922); fondateur et dir.-admin, du Trust General du Canada ((.eneialjlrort of^ da) (1909); comni.-censeur du Crédit Foncier Franco-Can.; audit.8e\" d.Canada 1924 ) nien bre \" (\t.d\u2019honneur de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales; gouv.a vie de 1 Hop.N.-D.imc de M°ntreat l \u2022 -Inspirateur de la ioi fédérale rendant obligatoire la tenue des livres dans e commerce, promoteur de p'us\u2018e« mouvements dans la prov.de Québec, avant pour objet: a) la fondation de 1 Ecole des Hautes Etudes Comm.de Montréal\u2019 affiliée à l\u2019Univ.de Montréal, élevant ainsi renseignement commercial au meme niveau Que J autres études universitaires; b) la vulgarisation de la terminologie française en matière de finance et de compta biiîté\u2022 c) la reconnaissance île la profession de comptable-expert comme profession liberale; d) la création dur r,n r oSX -rrr un contrôle rigide sur les finances des municipalités Fondateur et premier p£ de l'Institut^ des Comptables et Auditeurs de la prov.de Québec; l'un des fondateurs et membre du premier mmMSmMmiSÈS ministre de la Justice De son premier mariage sont nés six enfants, deux fils et qu.itie ne., un fils.M.Geo.Gonthier, auditeur général du Canada, a pris résidence i\\ Ottawa depuis sa nomination e 151 LOllIS JOSEPH fiABOIRY Sous-Ministre des Postes du Canada On aura beau dire, une formation littéraire et légale devra toujours conduire û quelque poste de direction ou de haute importance.Une formation semblable a élevé Louis-Joseph Gaboury aux fonctions de sous-ministre des Postes du Canada.Fils de J.-E.Gaboury, en son vivant notaire, et d'Emma Plamondon, il est né le 10 juin 1870 à St-Césaire de Rouville, dans cette région que sir Lomer Gouin appela un jour le jardin de la province de Québec.Après avoir suivi un cours commercial dans son village natal, il entra au collège Ste-Marie de Monnoir, de Marieville.Bachelier ès-arts en 1889, il s\u2019inscrivit par la suite à la faculté de droit de 1 Université Laval (de Montréal).Il n\u2019attend pas d\u2019avoir obtenu sa licence J-h¦ *oi et entre dans la grande administration fédérale du pays.Entré au service des Postes a Montréal le 1er janvier 1900, il devenait six ans plus tard, 190(5, sous-directeur des Postes a Montréal et, en 1910, administrateur général des Postes pour l\u2019est du Canada.Sa carrière ne devait être qu\u2019une ascension ininterrompue puisque, le 17 août 1923, il était nommé sous-ministre des Postes du Canada, fonction qu'il remplit avec dignité.En 1910, M.Gaboury était décoré par le gouvernement français et fait officier d\u2019Académie; il est lieutenant-colonel du Corps postal canadien, membre du club St-Denis, de Montréal, et de l\u2019Institut canadien-français.d\u2019Ottawa.Durant ses vacances, il se livre h la pêche et à la chasse.Marié le 20 février 1898 à.Reina Gareau, deux fils leur sont nés qui, tous deux, ont choisi une profession libérale: Maurice, le génie civil, et Marcel, le droit.Domicile: Ottawa, Ont.155 sus fee THOMAS LIJCIEN A.RICHARD, I.C.Commissaire clcs Brevets pour le Canada Député-ministre Dans un#* civilisation industrielle, le bureau des brevets d\u2019invention est un rouage administratif de premier plan.Il nous plaît de voir à sa tête l\u2019un des nôtres, d\u2019un nom à consonnance bien française Fils de Jean-Baptiste Richard, arpenteur-géomètre, et d\u2019Adèle Fortier, tille de Thomas Fortier^ M.D.Factuel député-ministre du bureau des brevets est né à Wotton (Wolfe), P.Q., le 12 septembre 1809.11 reçut une instruction secondaire à l\u2019Ecole Normale de Québec et à l\u2019Ecole Normale .ïaeques-Ortier de\u2019 Montréal et sa formation professionnelle à l\u2019Ecole Polytechnique de Montreal.Il est reçu (1890) ingénieur civil et ingénieur électricien.Il commence dans la carrière par exécuter des travaux de cadastres avec son père.Puis il passe aux Etats-Unis pour compléter ses etudes et pratiquer la mécanique.Revenu\tau pays, il entre\tdans le service civil.\tI.e 1er juillet, 189S il\test admis comme examinateur au bureau\tdes brevets, etc.\tLe 1er avril\t1920\til est nomme examinateur en chef de ce même bureau.En 1926 il devient assistant-commissaire et, le 1er avril 1928, commissaire des brevets avec le titre de député-ministre.Bien que faisant partie d\u2019une famille de sentiment libéral en politique, M.Richard ne s'est guère mêlé de politique active.Il a toujours consacré ses loisirs aux recherches scientifiques.Les sports au grand air sont ses récréations favorites.Marié le 9 janvier\t1900, à Blanche\tDunn, fille de\tJ.B.C.Dunn.d\u2019Ottawa, huit\tenfants leur sont nés- .lean, Marie-Anna,\t.Iules, Germaine,\tPaul, Lucile,\tCécile, Madeleine.Domicile: 30, College Avenue, Ottawa.156 CHARLESAEGUSTE DE\t, C.R.ncc *îiivCnvir^.';r\u2018gUSte '\u2022'* ,;?.lb.i\"ii'.rc It'\"\"00(1 :i maintenu, en des temps nouveaux, l'ancien prestige d'une illusion.- P1 (\tau.iourd lun disparues, (e hls de seigneur s\u2019est porté vers l\u2019étude de l\u2019histoire et teœïïS Sf11 :lVCR P,1,iSir- °* «\"*' - >\u2019* «\u201c\tle bXr dans '^\u2018pratique député et de'oharlotti* M, nillis\t*'i\u2018 Ro,\u2019ffrt,de l'Otbinière-Marwood.co-seigneur de Vaudreuil et ancien \u2022\u2022t Mr f 'iii î\u2019\tl°tte M< (.illis, il a fait ses etudes classiques au college de St-Laurent.Laval de Montréal IMS ° rJLe.\" .T!,,te\t™ ,ivoit' H fut admis à la pratioue de sa profession en hmilr en 1020 p\u201eîs Tfl\" p\" novembre 1911.il fut.nommé procureur-adjoint du chemin de fer d.i Grand Tronc ins*euve-Chapelle, îp bert, et fut sérieusement blessé.Revenu au Canada, il fut pendant quelques mo au camp de Valcartier.En 1919, à la réorganisation de la milice, il retourna a batailles de Neuve-Chapelle, Y près, Gevilichy, Festhu-mois instructeur en chef i à son ancienne unité, le 0 fie^ Carabiniers ^Mont\" Royaï, dont'il devint Te\u201d commandant en 1920 Le lieutenant-colonel Ranger fait maintenant partie de la Réserve Générale de la milice canadienne.Depuis ÎOSO\tp\u2019wVjon^Co a ouvert une firme de courtage à son propre compte II est prés,dent de 1.M'3.® avo sports au grand \u2014\t- - - - - .Connick, trois enfants leur sont nés.En politique: indépendant.Domicile; 5582, avec du Parc, Montréal.Bureau: 24 ouest, rue St-.Tacques.180 FRANÇ01S PAIJL RANGER Avocat l'iis de Charles-Edmond Ranger, rentier, et d'Herminie Alain, fille de Fabien Alain, Me Ranger est né dans la métropole le 22 avril 189G.Il a fait ses études classiques au Collège de L'Assomption, lequel, soit dit en passant, compte dans ses annales une si belle galerie des premiers personnages politiques de notre histoire.Après le stage universitaire règlementaire à Laval de Montréal, il était admis au Barreau de la province de Québec en janvier 1919.Entre temps, comme tant d\u2019autres, M.Ranger choisit de fêter sa majorité en s'embrigadant.En 1917, au moment où la crise mondiale atteignait son point culminant, il prit du service dans le Royal Flying Corps, où il séjourna pendant plusieurs mois.Me Ranger a d\u2019abord pratiqué seul au Barreau de Montréal pendant près de dix années, soit de janvier 1919 à mai 1928, alors qu'il a formé une société légale avec M.Pierre-F.Casgrain, C.R., M.P., depuis longtemps le populaire \u201cwhip\u201d du parti libéral à Ottawa.M.Ranger exerce donc présentement sous la raison sociale Casgrain & Ranger.Comme il sied ù un avocat, il suit le mouvement général de la politique canadienne et il a activement participé aux diverses campagnes politiques fédérales et provinciales qui se sont tenues depuis 1919.Il est le secrétaire-thésorier de la Molybdenite Reduction Company, Lted, depuis son incorporation, membre du Mess des Officiers des Carabiniers Mont-Royal, du Forest-Hill Golf Club, du Casoar Club.Il prête son concours ù l\u2019oeuvre d\u2019assainissement physique et moral de nos hôpitaux.En politique: libéral.Adresse d\u2019affaires: 445, rue St-François-Xavier, Montréal.Domicile: Montréal. J.4I.EXÀNBRE SA1NT DENIS, L.I.C., Ç.PA.Né le 21 novembre 1 884, à Saint-Michel de Napierville (souvent appelé dans le temps LaPigeonnière, du nom de son fondateur, le curé Pigeon de Saint-Philippe), fils d\u2019Alexandre Saint-Denis, cultivateur, et d\u2019Emma Cardinal, fille de Pierre Cardinal, cultivateur.M, Saint-Denis reçut sa première éducation aux écoles de sa paroisse; il suivit ensuite, pendant cinq années, le cours commercial donné au collège de Saint-Rémi de Napierville par les Clercs de Saint-Viateur dont il fut l'un de leurs nombreux diplômés.Plus tard, il commença son cours classique sous la direction privée de l'abbé J.-A.Péladeau, ancien curé, ancien professeur au Collège de Montréal et desservant alors le monastère des Carmélites de Montréal.182 Ën octobre 1904, il débuta dans les affaires comme teneur de livres chez N.Quintal Fils, épiciers en gros de Montréal.Il passa ensuite chez Fitzgibbon ÿ Schafheitlin, importateurs de fins tissus anglais, écossais et allemands.Il quitta cette maison pour continuer ses études classiques avec l'abbé Péladeau, tout en continuant cependant à faire des travaux de vérification à l'extérieur pour se suffire à lui-même.Durant les termes scolaires 1912-13, 1913-14, il enseigna la comptabilité aux finissants du cours commercial et aux philosophes de première et deuxième années du Collège Bourget à Rigaud.Le 8 juillet 1913, il fut admis membre de l'Institut des Comptables et Auditeurs de la province de Québec avec le titre de \"Licencié Institut Comptable\" et, par le fait, admis officiellement à la pratique de la profession de comptable public.Le 11 avril 1922, il était élu directeur de l\u2019Institut en remplacement de feu L.-A.Caron.A l\u2019assemblée générale suivante, il était réélu pour un autre terme.Le 14 octobre 1922, il fut admis membre de la Corporation des Comptables Publics de la province de Québec, avec le titre de \"Comptable Public Licencié\" (Certified Public Accountant) et depuis M.Saint-Denis s'est surtout spécialisé dans la vérification des comptes des corporations municipales et scolaires.Lors de la mémorable campagne fédérale de 1911, M.Saint-Denis fut l'un de ceux qui se dépensèrent le plus pour le triomphe des idées nationalistes.Dans le même temps, il s\u2019occupa aussi de journalisme.Elu par acclamation commissaire d\u2019écoles pour la municipalité scolaire de Saint-Bernardin de Sienne le 9 juillet 1923, il lutta en février 1926 pour la charge de maire de la Ville Saint-Michel.Défait à quatre voix de majorité par son adversaire Joseph Robin, dont l'élection fut annulée en novembre de la même année, il se présenta de nouveau contre le même adversaire qu'il battit le 28 décembre suivant (1926) par une bonne majorité.Réélu par acclamation maire de la Ville Saint-Michel pour un second terme le 20 janvier 1928, M.Saint-Denis occupe encore cette charge.Mutualiste, il fut l\u2019un des membres les plus dévoués de l\u2019Alliance Nationale dont il fit l\u2019historique pour la grande convention de Woonsocket, R.I., en août 1912.Il fut aussi président du Cercle Royal et du Cercle Laporte, après avoir été membre du Cercle Crémazie.Il est membre du Club Canadien et directeur de la Société d\u2019Agriculture du comté d\u2019Hochelaga.Célibataire (1929).Résidence: Ville Saint-Michel de Laval, Qué.183 IDOLA SAINT JEAN Professeur-Féministe La féministe la plus en vue de l\u2019heure, au Canada, de réputation même internationale.Ce que les Américains appellent un \u201clive wire\u201d, c\u2019est-à-dire un fil électrique conducteur d\u2019énergie et d\u2019activité.La ténacité même, avec une pointe d\u2019audace et la rapidité foudroyante des décisions.Enfin, un \u201cchef\u201d dans toute l\u2019acception du mot, telle est Mlle Jdola St-Jean, présidente de l\u2019Alliance Canadienne pour le vote des Femmes du Québec, secrétaire du comité de la Cour .Juvénile, mêlée à nombre d\u2019oeuvres sociales et politiques dont elle a fait, en ces dernières années surtout, son principal champ d\u2019action.Marie-Irène-Idola St-Jean, professeur de diction française, naquit à Montréal, du mariage d\u2019Edmond-N.St-Jean, C.1L, membre de la société légale Préfontaine, St-Jean, Archer & Perron, et d\u2019Emma Le Moine.Fit des études très poussées chez les Soeurs de la Congrégation et, ayant eu, jeune encore, le malheur de perdre son père, décida de conquérir d\u2019elle-même et de haute lutte sa place au soleil, en se spécialisant comme une gardienne effective du parler français sur cette terre d\u2019Amérique.Travailla ferme à Paris sous Coquelin aîné et Mlle Renée DuMinil, de la Comédie Française.Avant son départ de Paris, une médaille de bronze lui fut présentée par M.Louis Herbette, conseiller d\u2019Etat, avec les souhaits et.les félicitations de la France.De retour au pays, Mlle St-Jean professa dans les couvents et les écoles, assuma la direction des cours publics de diction donnés sous les auspices de la Société St-Jean-Baptiste, au Monument National, et parvint au poste envié de professeur de diction française à l\u2019Université McGill.Mlle St-Jean édita deux recueils «le récitations à l\u2019usage de ses élèves.Ces deux ouvrages furent approuvés par le Conseil de l\u2019Instruction Publique.Son égale maîtrise «le la parole et de la plume dans les deux langues la met en contact avec tout l\u2019élément féminin du Dominion, dont elle s\u2019efforce de concentrer la force dynamique vers une meilleure condition de vie sociale et vers un mouvement d\u2019ensemble pou/ l\u2019émancipation de ses soeurs du Québec.En politique: libérale, ayant pris une part active aux campagnes de 1921, 192f> et 1920.Récréations favorites: lectures et sports extérieurs.Domicile: Montréal.184 CHARLES AVILA SÉGUIN, C.R, Avocat Fils de F.-O.-O.Séguin, fonctionnaire au Ministère des Postes, et de Marie-Louise Ethier, Me Charles-Avila Séguin naquit à Montréal le 7 août 1883.Il reçut son éducation aux écoles séparées de la ville d\u2019Ottawa et à l'Université d\u2019Ottawa.Bachelier ès-arts en 1906, il étudia le droit à Osgoode Hall.Admis au Barreau de l\u2019Ontario en 1909, il pratique à Ottawa depuis.En 1918, il forma la société légale Séguin & St-Jacques qui se continue aujourd'hui sous la raison sociale Séguin, St-Jacques & Pothier.L\u2019étude est sise au No 18 de la rue Rideau.Maître Séguin a été fait Conseiller du Roi en 1928.M.Séguin a joué un rôle prépondérant dans les activités diverses du parti conservateur.Vice-président actuel de l\u2019Association conservatrice de la province d\u2019Ontario, il a été président du Cercle Conservateur Canadien-français de la ville d\u2019Ottawa de 1912 à.1916 et candidat conservateur dans le comté de Russell aux élections provinciales en 1926.Secrétaire de 1910 à 1912 de l\u2019Ass.Can.-française de la prov.d\u2019Ontario dont il avait été le sec.d\u2019organisation en 1909; vice-prés, de la Soc.St-J'ean-Baptiste d\u2019Ottawa de 1912 à 1914; prés, de l\u2019Institut Can.-français de 1911 à 1913; grand Chevalier du Cons.Champlain des Chev.de Colomb, 1925-27; cons.légal du conseil d\u2019état des Obey, de Colomb de la prov d\u2019Ontario depuis 1927 et le premier Canadien français à faire partie du cons.d\u2019état; prés, de l\u2019oeuvre de l\u2019hôpital des Incurables St-Vincent d\u2019Ottawa et du comité des bienfaiteurs de l\u2019Orph.St-Joseph d\u2019Ottawa; membre de l\u2019Institut Can.-français et du Club Rideau.Marié le 22 octobre 1912, à.Germaine Nantel, fille de l\u2019hon.W.Nantel, ministre du Revenu de l\u2019Intérieur dans le cabinet Borden, cinq enfants leur sont nés: deux fils et trois filles.Résidence: 98 chemin Buena Vista, Parc Rockcliffe, Ottawa. ÉÉÉSN LORENZO BELANGER, C.P.A.Comptable licencié et auditeur Fils d\u2019Elzéar Bélanger, marchand quincaillier, et d\u2019Emélie Hamel, M.Bélanger naquit à Montréal le 28 avril 1881 Après avoir requ son instruction primaire à l\u2019école Ste-Brigide, il s\u2019inscrivit au cours d\u2019études scientifiques du Mont St-Louis qu\u2019il termina en 1897.Muni de ses diplômes scolaires, il entre aussitôt dans la carrière.Il passe un an et demi chez son père, un an chez Délorme & Frères, une autre année chez L.-J.-A.Surveyer et quatorze ans chez Samuel Hart & Co.Après avoir été dix-sept ans au service d\u2019autrui, assurément M.Bélanger avait mérité une légitime indépendance.Il y a treize ans, il s\u2019établissait à son compte et il garde son étude depuis.Il est le fondateur et l\u2019anc.prés, de la Corp.des Comptables Publics de la province de Québec; l\u2019anc.prés, de la General Accountants Ass\u2019s; le prés, de la Can.Society Cost Accountants; membre de la Nat.Ass\u2019n of Cost Accountants de New-York et de l\u2019Ass\u2019n of Licentiates in Accountancy (L.A.) d\u2019Ontario.Sa spécialité consiste dans les expertises en prix de revient, l\u2019impôt sur le revenu, les enquêtes spéciales pour banques, etc.Sa participation dans l\u2019organisation technique de la Comm.des Liqueurs a été de premier plan.D\u2019autre part, ses services comme expert comptable ont souvent été requis par de grandes corporations financières et par le gouvernement fédéral.Marié le 14 mai 1906 fl Annette St-Pierre, fille du feu juge St-Pierre, six enfants sont nés de cette union: Mme Jean-Paul Rolland (Yvette), Pierre, Jacques, Laurent, Claude, Elaine.Domicile: 1527, rue Crescent, Montréal.186 LADISLAS JOIBERT, C.O.A., C.P.A.Comptable public licencie Né Terrebonne, !e 10 novembre 1881, du mariage de Winceslas Joubert, ex-maire et marchand \u2019 ^f;18.76-0, 1914- 11 est membre de la Ch.de Commerce du district de Montréal depuis de L \u2022 i InS-\u2019 ^Comptables et Auditeurs de la prov.de Québec depuis sa fondation, juge rn\u201eÏÏ del\u2019uis 1899-\t11 fut le ^oc.-trésorier de 18S4-88 du Club Canadien, de 1900 à 1911 du rnrü\tMembre de la St-Vincent-de-Paul, des Gardiens Royaux et des Macchabées, canadien véritable: il voyagea, il visita la Californie en 1890 et l\u2019Europe cinq ans plus tard ri trouve aujourd\u2019hui son délassement dans la lecture.Marié en 1885 à Apolline, fille de Théo, oi-.iean, trois enfants naquirent de cette union, tous décédés.En politique: libéral.Domicile: 331 rue Dorchester est, Montréal.191 JOHN BOlJRGEOIS=WOODS A vocat et notaire Fils de feu le Dr J.-J.-Edmond Woods, inspecteur des bureaux publics, des asiles et des prisons pour la province de Québec, et de Corinne Bourgeois, fille de l\u2019hon.juge J.Bourgeois, anciennement des Trois-Rivières.M.Woods, avocat et notaire, est ne à Aylmer Est, comté de Wright, le 12 mai 1895.Son éducation est française; il a fait ses études au Collège Ste-Marie et à la Faculté de Droit de l\u2019Université de Montréal.En 1922 il alla faire un stage à Osgoode Hall, Toronto, pour y obtenir, le 22 novembre de la même année, son admission à, la pratique du Droit et du Notariat pour la province d\u2019Ontario.Pendant près de deux ans, M.Woods a fait des études spéciales de Droit à New-York, d\u2019où il est revenu au commencement de 1927 pour s\u2019installer et pratiquer sa profession dans la ville de Hawkesbury.Jusqu\u2019à l\u2019heure actuelle il ne s est guère occupé officiellement d\u2019affaires politiques, seulement il n\u2019a pas pu, comme bien d\u2019autres d\u2019ailleurs, s\u2019empêcher de donner une attention spéciale aux problèmes politiques de l\u2019heure.Il est membre du Rotary Club, du Club Canadien et du Club Hawkesbury Bowling and Tennis.La chasse, la pêche et le tourisme sont ses récréations favorites Le 2 août 1922, M.Woods a épousé Laure Bouchard, fille de M.Thomas Bouchard, de Manchester, New-Hampshire.M.et Mme Woods ont deux enfants: Marie-Alice-Frances, née le 2 juillet 1923, et Jean-Joseph-Edmond, né le 15 mars 1925.En politique: libéral.Domicile: Hawkesbury, Ont. YVON, L.L.L.Avocat ,ül?discute beaucoup, par le temps qui court, les méthodes de notre enseignement rrioPn.claire- L on a prononcé à ce sujet de fort gros mots.L\u2019on pourrait peut-être invoquer mamts exemples qui attestent que de fortes études classiques complétées d\u2019une solide forma-()n legale ne mènent pas infailliblement à la déconsidération sociale.Bien au contraire, voyez plutôt.Né le 22 novembre 1886, en la paroisse Notre-Dame de St-Hyacinthe, Me Yvon avm .\t?es douz?enfants d\u2019Antoine Yvon, agriculteur, et d\u2019Azélie Girouard.Après rn.'iV ^uer|té 1 école rurale de sa paroisse, il se dirigea vers le Séminaire de St-Hyacinthe ; ri'£Çluenta durant le terme 1901-1009.Gradué bachelier ès-arts \u201csumma cum laude\u201d, sinsciivit a la faculté de droit de l\u2019Université Laval de Montréal dont il fut licencié \u201csumma cum laude après le terme ordinaire des trois années (1909-1912).Admis au barreau de la ovmce de Québec la meme année, 1912, il exerce depuis sa profession avec succès dans la métropole.Son étude est présentement sise au No 57 de la rue St-Jacques Ouest.M.Yvon oh f1 * \u201d1®'1?tes causes importantes devant la Cour d\u2019Appel et la Cour Suprême du Canada, rip « f es^ remarQuer par son esprit lucide et son sens juridique.Il s\u2019occupe également P\td est un ^ervent des sports qu\u2019il pratique lui-même et encourage chez les autres, cmeyaher de Colomb, membre du conseil LaEontaine.1916 à, Jeanne Jodoin, six enfants sont nés de cette union, tous vivants: Roger, einand, Marcel, Marie-Jeanne, Jean-Marc et Marie-Thérèse.Adresse d\u2019affaires: 57, rue St-Jacques Ouest.Domicile: 2035, rue Rachel Est.77 THÉOPHILE VIAU Financier Fils du fondateur d'une maison industrielle dont la réputation est continentale et qui, au surplus, a légué son nom à toute une cité, M.Viau continue avec honneur la tradition paternelle.Né dans la métropole le 25 avril 1S83 du mariage de Charles-Théodore Viau, industriel et fondateur de la maison Viau & Frères, et d'Emélie De Guise, l\u2019actuel vice-président de la Viau Biscuit Corporation reçut son éducation chez les Pères Jésuites, aux collèges Ste-Marie et Loyola.A dix-neuf ans, il entrait à la fabrique que dirigeait son père pour y prendre la charge de surintendant qu\u2019il remplit près de vingt-cinq ans (1902-27), soit jusqu\u2019à la cession de la firme alors qu\u2019elle fut réorganisée en compagnie.C\u2019est dire la part active que M.Viau a prise au développement et au renom de cette marque de commerce si recherchée.M.Viau est vice-président de la Viau Biscuit Corporation; exécuteur de la succession C.-T.Viau; gouverneur à vie des hôpitaux Notre-Dame et Ste-.Jeanne d\u2019Arc; bienfaiteur notoire de l\u2019Univ.de Montréal, du collège Ste-Marie, de l\u2019Hôpital Ste-Justine; vice-président du Club St-Denis, membres des c'.ubs Chapleau, Winchester, Laval-sur-le-Bac, de l\u2019A.A.A.Nationale et de la M.A.A.A.Affectionnant particulièrement le golf, il est grand amateur de sports en général.En sa jeunesse, il fît du hockey avec les clubs Montagnard, National et Shamrock.En octobre 1904.il épousa Eliane, fille de l\u2019avocat Alfred Dalbec.Un fi\u2019s leur est né, Roger, qui lui-même a fondé son foyer en avril 1928.Résidence: 254 chemin Ste-Catherine, Outremont, P.Q.194 J.F.P.-ARTHLR VALLÉE.C.R.Avocat Mtre Arthur Vallée, rie la société Perron, Vallée & Perron, est né A Montréal, le 10 novembre 1S81, fils de Pierre Vallée, commis, et d'Herminie Dorval.Après avoir fait ses études primaires l\u2019école St-Jacques, il fit son cours classique au collège de Montréal dirigé par les Messieurs de St-Sulpice et son droit A l'Université Laval, aujourd'hui l\u2019Université de Montréal.Fut admis au barreau de la province de Québec le fl juillet 1904.Mtre Vallée débuta dans la.pratique de sa profession en société avec Edouard Montpetit (1904 à 1906).De l'année 1907 il l\u2019année 1915, il fut l\u2019associé de Oonzalve Désaulniers, aujourd\u2019hui juge de la Cour Supérieure.De 1915 à date, il fait partie de la société Perron, Aillée & Perron, dont l\u2019étude est située dans l\u2019édifice Thémis, 10 rue St-Jacques Ouest.Mtre Vallée a été secrétaire du Barreau de Montréal, en 1909, et président de l\u2019Association du Jeune Barreau, en 1913.Créé Conseil du Roi en 1915.Est depuis 1927 président de la Société Canadienne d\u2019Opérettes de Montréal.Membre du University Club.Récréations favorites: le tennis et le yachting.Le 29 octobre 1907, M.Arallée épousait Mlle Corinne David, fille de l'hon.L.-O.David, sénateur.De cette union sont nés trois enfants: Lucienne, Jeannine et Thérèse.Domicile: 325, Chemin Ste-Catherine, Outremont, Montréal, 195 JOSAPHAT ROBITA1LLE Négociant et aux Etats-Unis, eus de ten M.vniic nomiaint, uievauc\t.v \"\t,\t.lp .,'n .etM>\tles qualités Emile Fontaine, un expert des plus connus, celle du depai tentent de tadio en g\t\u2019j\tson lenom d'énergie, «le probité, de courtoisie qui en caractensent la tenue ne sont.i * - 1\tintérêt aux diverses c-.\u2022.i.iil'irit.'.nui flphnrrlpnt ilpltllis loiurtOlilDS les cadres de sa Mlle.1 ortant U d'énergie, «le probité, de courtoisie qui en caractensent la tenue ne s ni v**»\tjf intér£t aux diverses et sa popularité, qui débordent depuis longtemps les cadres de sa Mlle.,,,1 \u201crt;,\u2018 \"Véforme\tclub Curling oeuvres philanthropiques de sa ville, M.ïîobitaille est aussi : membre du Cl .favorites Est aussi de Québec, ainsi que de divers clubs de chasse et de pèche qui sont ses récréations tavontes.membre du Cercle des Voyageurs de Commerce de Québc depuis un quart de siècle.\t.cur Marié le 15 septembre 1903 à Marie-Eonise St-Jaeques.Hile dé Jérémie St-Jacques, trois enfants leur sont nés.En politique: libéral.Domicile; 1050, Chemin Ste-Foye, Québec.196 CYRILLE ROBITAILLE Négociant M.Cyrille Robitaille, propriétaire conjoint avec son frère de la maison C.Robitaille, Enr., représente une tradition.Il continue avec talent l'exploitation d\u2019une firme de commerce de fondation paternelle qui eut (les débuts modestes, - les commencements sont toujours durs \u2014 mais qui se créa tôt une réputation par toute la province, et il a de nombreux fils à qui il se propose de céder un jour ses droits.Fils de feu Cyrille Robitaille, chevalier de l\u2019Ordre St-Crégoiie-le-Grand, originaire de l'Ancienne-Lorette et fondateur de la maison de ce nom, et d\u2019Elmire Guay, fille de Pierre Gua.v, il est né à Québec le 9 janvier 1877.Après un cours commercial au college de Lau/.on, Lévis, il entrait en 1893 au magasin de son père.La pratique prolongée des affaires de l\u2019établissement, son habileté du maniement des hommes lui permirent en 1916 de succéder à son père et de prendre, conjointement avec son frère, la direction de la maison sous la raison sociale C.Robitaille, Enr.Au fait, il serait intéressant d\u2019en donner ici une courte notice historique.Fondée en 188ô, û l\u2019origine maison de commere de machines à coudre, elle devint en 1887 maison de commerce de musique avec la distribution des pianos et des gramophones Edison.Elle y ajouta la marque Victor en 1896 et les radios en 192-1.Depuis trente ans, la maison est en plus dépositaire exclusif à Québec de la fameuse marque de pianos Mason & Risch, l\u2019instrument officiel du Vatican.L\u2019établissement est sis dans un superbe immeuble d\u2019aménagement tout moderne, au numéro 320 rue St-.Joseph.La maison C.Robitaille, Enr., n\u2019a d\u2019autre mit que de complaire au désir d\u2019une clientèle d\u2019un goût cultivé et grandissante chaque jour.M.Cyrille Robitaille s\u2019intéresse à toutes les oeuvres locales de bienfaisance et de charité.Grand amateur de chasse et de pêche, il fait partie de différents clubs \u201cad hoc\u2019\u2019 et il est très répandu dans les différents milieux sportifs.Marié en 1898 à Clara Drolet, fille de feu Georges Drolet, il est le chef d\u2019une famille patriarcale.Sur dix-sept enfants, dix survivent.En politique: libéral.Domicile: 62, Chemin Ste-Foye, Québec.197 GUILLAUME SAINT-PIERRE Avocat M SI pierre est un fils de magistrat.11 a adopté la carrière légale.Juriste, il remplit, quoique sans le môme tit'e le rôle de son père: il'est.de bon conseil.Il naquit à Montréal le 19 août 1884 du mariage de Irenri-C St-Pierre, juge de la Cour Supérieure, et d\u2019.llbina Lesieur.des pères Jésuites, ces éducateurs éminents il qui A fait licencié avec grande distinct! \\ douze ans, il était confié à la direction il siérait de rendre à tout moment un hommage éclatant.Ips nères j estâtes, ces niiinunn^ >\t.\t.7.\t,,,\t\u201e\t.\t.\t, v vin.rt en 1004 il sortait du collège Ste-Marie avec son inscription en lettres.En juin de la meme annee, li\tfait\u2019 bachelier en sciences de l\u2019Ùniversité Laval.Il s\u2019inscrit dès lors à la faculté de droit dont il sera ait brencé avec grande distinction le 1er juin 1907.Admis à la pratique le 1 juil et suivant il entre aussitôt Ln société avec l-niest Pélissier ci Clmrlcs A.Wilson (ce dernier, aujourd\u2019hui juge de la Cour Supérieure) sous P ilisôn soefale IVdissiei, Wilson .V St-Pierre.Secrétaire du Barreau de Montréal pour \u2019année 1912-13.Le £lllilirVenne Roy, originaire de Lévis, artiste Michels,eAlrRnUeteGineesCette Unî°n S°nt \"és quatre enfants: Rolande\u2019 Domicile: 6977, boulevard St-Denis.275 E.=Z.MASSICOTTE Archiviste Edouard-Zotique Massicotte Bertrand.Du côté paternel, il desc Batiscan dès le 1 7e siècle.Par sa mère, dans la légion des Deux-Montagnes.te est né à Montréal, le 24 décembre 1807, fils de Edouard Massicotte et d\u2019Adèle il descend d\u2019une famille dont l\u2019ancêtre vécut a Batiscan et \\\t^ «-\u2019«'tablit il se rattache à ce colon Bertrand qui, lors de la cession si M.Massicotte père, après avoir servi dans la milice canadienne avec Benjamin Suite, durant les débuts de l\u2019invasion des \u201cFenians\u201d, vint se fixer à Montréal à l\u2019automne de ISO;., Sept ans à Ste-Cunégonde, un magasin de chaussures qu\u2019il dirigea personnellement pendant 4\t« \u2022>\t^\u2019\u201cEtendard\u201d, son décès.Son fils aîné, Edouard-Z.Massicotte, commença sa carrière de journaliste en 1880 a 1 .btei ^ En 1890, il s\u2019inscrivait à la faculté «le droit de l\u2019Universito laival.Admis au ban eau en\tretirait profession quelque temps avec M.Camille Fiché, plus tard juge des Sessions, mais le F»™ 'sme l atta^ de nouveau et en 1899 il prenait la direction du \u201cMonde Illustre .Avec 1 année 1903 il i ass« t.\t\u201cSamedi\u201d qu\u2019il ne quitta qu\u2019en 1010 pour devenir secrétaire d\u2019une grande organisation.Enfin,\t\u201c\u201c\"cIiÎtos *\u201c u-\t-i\t«PUrs de des ouvrages qu\u2019il a signés.Nous mentionnerons, cependant, parmi ses livres\tDollard des mon herbier, Anecdotes canadiennes, Conteurs canadiens-français, Athletes eaiiar - é > |,Ecole ];tté-Ormeaux et ses compagnons, Faits curieux de l\u2019histoire de Montreal, etc.\t, s,,ciété iiistorinue ,1e compagnons est membre de la Société Historique de Résidence: 157 rue Coursol, Montreal. rAUlËUX Avocat Né à Montréal, le 27 septembre 1876, fils de Hercule Fauteux, manufacturier, et de Exilda Dagenais.A fait ses études au collège de Montréal.Après avoir terminé ses études théologiques au Grand Séminaire de la même ville, avec le grade de licencié, il entra î! l\u2019Université Laval pour y étudier le droit.Admis avocat au barreau de la province de Québec, le 10\tjuillet 1903.Entre temps, en 1902-1903, il fut éditeur propriétaire du \u201cRappel\u201d, journal hebdomadaire, organe des jeunes conservateurs.De 1905 à 1909, correspondant parlementaire de la \u201cPatrie\u201d à la Législature de Québec; de 1909 à 1912, rédacteur en chef de la \u201cPresse\u201d, de Montréal; enfin, en 1912, il accepta le poste de conservateur de la Bibliothèque Saint-Sulpice à Montréal.Représentant de la Province de Québec dans la Commission des sites des Monuments Historiques du Canada.Lauréat du concours de littérature française i\\ l\u2019Université Laval de Montréal en 1900, 1 901, 1902.Elu membre de la Société Royale du Canada (section 1) eh 1918.Vice-président de la Société Historique de Montréal depuis 1916.11\ta publié, en 1917, \u201cEtudes Historique sur les Bibliothèques Canadiennes\u201d; en 1918, \u201cLa Famille d\u2019Ailleboust\u201d ; en 1922, \u201cJournal Inédit du Siège de Québec\u201d, et en 1927, \u201cMonsieur Lecoq: Souvenirs d\u2019un ancien séminariste\u201d.Il a épousé à Montréal, le 28 janv.1911, Antonia Chevrier, fille de feu Gatien Chevrier et de Odile Lalonde, de St-Polycarpe, P.Q.Résidence: 1477, rue Viau, Montréal.0007 AIIGIISTE-ROSARIO BEAUDOIN, C.R.M.Beaudoin doit être un homme heureux.Il n\u2019a que quarante ans et il a déjà réalisé une partie des plus belles ambitions qu\u2019il a pu caresser en son adolescence.Avocat, son étude est très achalandée.Déjà on l\u2019a sollicité de se porter représentant à l\u2019arène parlementaire.Dans les loisirs qu\u2019il s\u2019accorde, il voyage au pays des ancêtres.Il est né le 27 février 1888, à Broughton Station, Beauce, du mariage de Théophile Beaudoin, marchand et de Ludivine, fille de Pierre Coté.Il eut l\u2019avantage de faire d\u2019abord un cours commercial chez ies Frères des Ecoles Chrétiennes.En quittant les disciples de St-Jean-Baptiste de la Salle, il se rendait au Collège Ste-Anne\tde la\tPocatière où\til suivit les classes jusqu\u2019en rhétorique.Puis\til fit\tun an de philosophie à la\tFaculté des\tArts\tde\tQuébec et termina ses études secondaires à St-Dunstan\tde Charlottetown, I.-P.-E.Admis à sa profession en juillet 1914, il s\u2019établissait le 20 octobre suivant à St-Joseph de Beauce où il est toujours demeuré depuis.Il a pratiqué d\u2019abord avec Me Rémi Bolduc sous la raison sociale de Bolduc & Beaudoin puis avec Me L.-U.Talbot sous la raison sociale de Talbot & Beaudoin, ensuite avec Me Adjutor Boulianne de Chicoutimi, sous la raison sociale rie Beaudoin & Boulianne.De tout ce temps, les succès avaient toujours été des plus encourageants.Seul depuis quelques années, il se voit avec une des études les plus considérables et les plus recherchées du district de la Beauce.Comme reconnaissance du fait, il a été nomme l\u2019an dernier Conseil du Roi.\t.\t_\t.\t.\t.\\ux mémorables élections de 1925, il se laissait porter candidat dans son comte.Deux libéraux, dont il se trouvait, et un conservateur, étaient sur les rangs.A la demande de l\u2019honorable W.-L.MacKenzie King, il se\tretira de la\tlutte\ten\tfaveur de\tl\u2019autre candidat libéral, M.Edouard Lacroix, qui fut\télu.Les voyages\tsont\tsa\trécréation\tfavorite.Il est traversé deux fois en France\tet y\ta passé un été avec sa femme.Marié le 24 juin 1915 à Carmen, fille de I.-U.Talbot, C.R.Quatre enfants leur sont nés: Michel.Jules, Serges, Marie.En politique: libéral.Résidence: St-Joseph de Beauce.278 L10NEL JLLES SAINT-JEAN Publiciste Né clans la métropole, le 4 juillet 1896.du mariage d\u2019Armand St-Jean, ébéniste, et de Stéphanie Gervais, M.St-Jean a reçu son éducation au collège Bourget, de Rigaud, coquettement sis, comme l\u2019on sait, dans l\u2019un des coins les plus pittoresques de la province.En l\u2019année 1914, il entre comme ass.-comptable à la maison Thomas May & Co.Par la suite, il passe successivement en charge du département français de la Guardian Co., Ltd, sec, du directeur des incendies de la ville de Montréal.11 adopte alors une branche d\u2019activité qu\u2019il n\u2019a pas quittée depuis.La maison Mussens le nomme dir.de sa publicité.De là, il s\u2019en va au Montreal Daily Star, pour finalement entrer au service du plus grand organe français de par le monde, La Presse, dont il occupe maintenant le poste de directeur de la publicité nationale pour l\u2019Est du Canada.Dès sa majorité, soit en août 191.7, au moment le plus critique de la Grande Guerre, M, St-Jean s\u2019enrôla dans le Royal Flying Corps.Il fit du service en France, en Belgique et en Allemagne et il fut une fois blessé à l\u2019oeil.Fidèle à ce qui fut l'aventure et l\u2019audace de ses vingt ans, M.St-Jean aura été un précurseur de la grande entreprise de demain: l\u2019aviation.C\u2019est lui qui a organisé le premier salon d\u2019aviation du Canada, à Montréal, au cours de la semaine du 7 au 15 juillet 1928.Il est directeur de la Fast Air Service & Transport Co.Ltd, prés, de la Ligue d\u2019Aviation du Québec, vice-prés, du Montreal Light Aeroplane Club, memli.de la Ligue Intern, des Anciens Aviateurs, du Granby Aero Club.Il est aussi membre du Montreal Press Club.Ses récréations favorites: l\u2019aviation et la natation.Le 10 mai 1927, il épousait Lucienne, fille de L.Figeant.Dom.: 2362 Sherbrooke Est, Mont. J.Financier Natif de la province-soeur, dont le \"Globe\u201d, de Toronto, au cours de l'année 1928, disait en un article sensationnel qu'avant un siècle nos compatriotes l\u2019auront envahie pratiquement en entier, M.Bélair est revenu au pays de ses pères démentir avec éclat le mot fameux et si malheureux que ceux qui émigrent \"c\u2019est la canaille qui s\u2019en va\".Né à Alexandria, Ontario, le 26 octobre 1886, fils de Vital Bélair, entrepreneur en travaux de maçonnerie et d'Emélina Proulx, fille d\u2019Isidore Proulx.Celui qui fait le sujet de la présente esquisse a fait ses études à Montréal au Collège St-Gabriel de la Pointe St-Charles.A vingt-un ans, il débuta en affaires comme associé de la Montreal Family Washing, de 1907 à 1910.De cette dernière année à 1913, il exploite le Verdun Palace, salle de vues animées.Les sept années suivantes, 1913-1920, il est entrepreneur en constructions.Enfin, depuis huit ans, président et directeur-gérant de Montreal Motor Truck Ltd, dont le siège social est au No 120 rue Roberval.M.Bélair ne s\u2019est pas occupé de politique, ni municipale, ni provinciale, ni fédérale.Il n\u2019a jamais postulé non plus de charge publique ou d'honneur officiel.Comme grandes corporations, il est directeur-gérant du Montreal Motor Truck Ltd, président de l'Atlas Sales Supplies Ltd, président de la Canada Transport Ltd et président de Relay Motor Truck of Montreal Limited.M.Bélair est Chevalier de Colomb.Marié le 28 juillet 1908 à Albertine Mystrom, fille d'Auguste Mystrom, dix enfants leur sont nés.En politique: libéral.Domicile: 23, Archibald, Montréal.6663 GUILLAUME MONAT Imprimeur C\u2019est une caractéristique de la civilisation moderne, la liberté du travail existe, absolue.Un jeune homme, du moment qu\u2019il est le moindrement aidé par ses protecteurs naturels, ses parents, peut se soustraire à la tutelle, à l\u2019onéreuse et universelle obligation des jeunes gens d'autrefois, d'avant 1789, de faire un stage sous un maître \u2014 un maître est toujours dur \u2014 avant de s\u2019établir à son compte.M.Monat a à peine atteint sa majorité et il a pignon sur rue, raison sociale, exploitation industrielle.Né dans la métropole le 2 mars 1907 du mariage d'Alfred Monat, chimiste, et de Louise Trudel, fille de J.-B.Trudd, entrepreneur en construction de Viauville, il a reçu son instruction aux académies Roussin, Querbes et St-Edouard.Son cours commercial terminé, il entrait au service de la maison de bijouterie Scott U Bousquet Ltée, en qualité de vendeur.Deux ans plus tard, en 1926, il abandonnait cette ligne pour devenir voyageur dans l\u2019imprimerie.En septembre 1927, il s'associa à M .Jules Bleau, typographe, pour acheter le commerce d\u2019imprimerie qu'il représentait alors.Tous deux continuent d'exploiter cette firme sous la raison sociale Monat U Bleau.M.Monat est membre du Cercle des Voyageurs de Commerce, de la Société St-Jcan-Baptiste, section Maisonneuve, de la St-Vincent-de-Paul, de l'Amicale St-Paul de Viauville et il s\u2019occupe d\u2019autres oeuvres de bienfaisance.Bien que ne s\u2019occupant pas activement de politique, M.Monat se reconnaît une tendance au parti conservateur.Récréations favorites: théâtre, lecture.Célibataire (1929).Domicile: 1448, Wm David, Montréal. L\u2019abbé J.OSCAR MAURICE Né à Chambly, le 30 juin 1877, «lu mariage de J.-Antoine Maurice, marchand, et de Julie Fournier, fille de Joseph Fournier-Lagrenade.M.l\u2019abbé Maurice, après avoir reçu sa première instruction à l\u2019ecole de Chambly, tenue par les FF.de l\u2019Instruction Chrétienne, fit son cours classique au collège de L\u2019Assomption et ses études théologiques au grand séminaire «le Montréal.Ordonné prêtre le 31 mai 1003, dans sa paroisse natale à Chambly, il est durant le terme scolaire suivant, 1903-04, professeur è L\u2019Assomption.Deux années ensuite 1904-00, il est étudiant à la Propagande de Home, dont il sort docteur en théologie.La Sorbonne, de Paris le compte parmi ses élèves de 1900-08, à la faculté des lettres, où il prend le grade «le licencie.L année 19001e ramène au pays II devient professeur des Belles-Lettres i\\ son Alma Mater, le collège de L Assomption.11 est vicaire à St-Jean-Baptiste et au St-Rosaire en 1910-11; organisateur de l\u2019Exposition pour le Bien-Etre ture latines à la faculté des lettres de l\u2019Université de Montréal, de latin et de psychologie expérimentale à l\u2019Institut pédagogique.En cette dernière année également, M.l\u2019abbé Maurice a été ^crée docteur en pedagogi de l\u2019Univ.de anglaise dans L\u2019abbé Maurice o\t\u2014 \u2014 -.,\t,\t,,\t,\t.- , cath.de Prot.et de Hens.Il fut l\u2019un des premiers organisateurs des synd.cath.a Montréal.Membre du Cercle Universitaire.Résidence: 314, Chemin Ste-Catherine, Outremont.¦dagogique En cette dernière année également, M.l\u2019abbe Maurice a été crée docteur en pedagogic le Montréal, après la soutenance publique d\u2019une thèse sur l\u2019enseignement des langues française et ns les écoles primaires de Montréal.Il est aussi l\u2019auteur «le six volumes d etudes pédagogiques rice s\u2019est beaucoup oecuoé de la société de St-V.-de-Paul et a travaille a la fondation de la Société -\t\u2022\t.il-.i \u2014lu\t0h.f]e (jolOlllD.282 R.P.LOUIS LALANDE, SJ.Le P.Lalande, ancien recteur du Collège Ste-Marie, est près de la soixantaine, s'il n\u2019a déjà ses soixante ans bien comptes.Il entra chez les Jésuites a l\u2019automne de 1881.Il lit ses premières classes au Collège de Kigaud, compléta ses etudes littéraires au scolasticat du Sault-au-Récollet, puis sa philosophie, et passa en !¦ rance pour y faire ses\tétudes théologiques.Mgr Falire l'ordonna en\t189t.rendant une\tdouzaine\td\u2019années Il enseigna la rhétorique\tet la philosophie au Collège Ste-Marie.Ses\tclasses lui laissaient\ttoutefois\tle loisir de prêcher, au Gesu, des\tretraites, des sermons de circonstances et des\tStations de carême,\tl\u2019eu de prêtres au Canada, s\u2019il s\u2019en trouve,\tont prêché p'us souvent et à des auditoires\tplus variés et plus nombreux.\tDepuis 1904 jusqu\u2019à l\u2019an dernier,\u2014alors que le Père fut élu recteur du collège Ste-Marie et du césu,\u2014il a mené la vie de missionnaire dans les campagnes et les villes du Canada et des Rtats-Unis.Il est bien peu de centres canadiens et américains qui ne l\u2019aient entndu.Ht peut-être a-t-il fait, sur mille sujets divers, autant de conferences dans des salles publiques, qu\u2019il a prêché de sermons dans les ég'ises.Un 1900, il ht, à la demande de l\u2019hon.M.Tarte, une conférence au congrès sociologique de Paris, pendant l'Exposition universelle.Le P.Lalande a écrit un grand nombre d\u2019articles sur des sujets religieux et sociaux.Il a, de plus, publié une demi-douzaine de volumes.I.e dernier, que nous avons sous les yeux, porte une préface par M.l\u2019abbé Lionel Groulx, \u2014laquelle est.une étude critique du style, du talent littéraire et de l'oeuvre entière du Jésuite.I.e recteur du Gesu,,se defend pourtant contre le titre de littérateur.Il ne veut être qu\u2019apologiste.Ses ouvrages: \u201cEntre \\mi.s\u201d, \u201cCausons\u201d, \u201cSilhouettes paroissiales\u201d, la \u201cRace supérieure\", la \u201cFierté\u201d, une \u201cVieille Seigneurie\u201d, etc., manifestent, en effet, parmi les questions d\u2019histoire, de sociologie, de littérature et d\u2019éloqueijce qui y sont touchées, un souci dominant et qui revient dans tous les sujets, de défense religieuse et d'apologétique.Même ses conférences purement littéraires, comme celles que nous entendions l\u2019automne dernier, dans la salle académique du collège Ste-Marie.sur i\u2019\u201cF,nseignement Classique\u201d, ne sont jamais entièrement dégagées des préoccupations du prédicateur.Pour lui, il semble qu\u2019il n\u2019existe que l\u2019apostolat.L\u2019éloquence, les lettres, l\u2019art sont des acidents dont il ne se réclame pas, des instruments au service du prêtre jésuite.Domicile: 1043, rue Rachel, Montréal.283 Mgr PIERRE-J.-ONIL MILOT, V.Q., P.A.Quand Mar Milot prit charge du poste important qu\u2019il occupe présentement, celui de cure «le Victoriaville, a-t-on écrit il V est arrivé après une longue expérience du ministère curial et quelques années de collaboration à l'administration diocésaine.Il y arrivait aussi précédé d\u2019une réputation de gentilhomme accompli et de prêt le modèle Sous sa direction tous les progrès spirituels et temporels ont marché de pair dans sa paroisse.Il dota personnes \u2014jou£,ù T V^n iailile 'surent pour attester, l\u2019importance, et le succès exceptionnels Ile ces Grands Jours de notre confession religieuse, qui furent presides par un Prince de 1 Kglise et dont e caractère moral avait encore été relevé par une bénédiction du Souverain Pontife.Le Congrès Buelianstique de Victoriaville est un des plus beaux souvenirs de toute une generation d une region entière, et qui est dû pu i-eipalement à Mgr Milot, l\u2019âme de ces assises inoubliables, et oui lui valurent les «licitations personnelles du Cardinal Bégin, Petit-fils par sa mère (Sophie Lesieur) d\u2019Antoine Lesieur et d Angèle St-Louis, son pèle était le notaire Pierre Milot.I.ui-mêiiie est né à Ste-Monique-de-Nicolet le_2+ octobre lHj>7.Il étudia au Séminaire de Nicolet et il fut ordonné aux Trois-Rivières par Mgr Laflèche, le 25 septembre 1881.A ica ire a Ste-Monique (1881), à A rthabaskaville (1881-1883); aumônier des Frères duSacre-Coeur^( 18^83-1894)^; curé de ^t-Pierre Nicolet, à l\u2019automne de la même année.Résidence; Victoriaville, 2S4 LÉON TRÉPANIER J ournaliste Né à Québec, le 29 juin 1881, du mariage de François Trépanier avec Elisabeth Huard.Etudia à l\u2019Académie Commerciale de Saint-Sauveur de Québec et poursuivit ses études classiques à l\u2019Université d\u2019Ottawa d\u2019où il sortit diplômé en 1900.Il débuta dans le journalisme en 1901, à la \"Presse\" d\u2019abord, passant successivement à l\u2019\u201cAction Sociale\u201d de Québec, puis au \"Devoir\u201d et à la \u201cPatrie\", comme chef du service des nouvelles.A été durant trois ans, secrétaire du Commissaire des Finances de la Cité.Fut délégué de la presse française du Canada à la Conférence de la Paix, à, Paris et à Versailles en 1920.A été prés.gén.de la Soc.St-J.-Baptiste de Montréal Elu échevin du quartier LaFontaine en 1921 et réélu par acclamation aux élections de 1924 et 1926.Depuis avril 1926, leader du Conseil.Directeur de la General News & Advertising Agency Limited; directeur de la Société Catholique de Protection et de Renseignements; membre du Conseil LaFontaine, des Artisans Canadiens-Français; membre à vie du Club Saint-Denis, du Club Canadien et de l\u2019A.A.d\u2019A.N.En politique : Conservateur.Résidence: .371 Sherbrooke Est, Montréal. ANATOLE GAUDET, C.R.S\u2019il ne s\u2019est jamais occupé de politique, s\u2019il a refusé de se laisser nommer candidat à.des fonctions publiques, le syndic du barreau du district de Bedford, n\u2019a pas confiné toutes ses activités à la seule pratique de sa profession.Les oeuvres charitables, les sociétés mutualistes le comptent parmi leurs membres les plus fidèles, leurs meilleurs soutiens.Bienfaiteur de l\u2019hospice Ste-Elisabeth, à Farnham, dont il s\u2019occupe tout spécialement, il est ancien chef ranger de l\u2019ordre canadien des Forestiers, aviseur légal des Chevaliers de Colomb, conseil 1051, ancien secrétaire-archiviste de l\u2019Alliance Nationale.Né à Joliette, le 22 mars, 1885, de Delphis Gaudet, marchand, et de Parmélia Belair, fille de Joseph Belair, négociant, Maître Anatole Gaudet, c.r., fit son cours classique complet au collège de Joliette et fut le seul de sa elasse ù.décrocher le titre de Bachelier ès-arts.Puis il entra à l\u2019étude légale de Mtres Renaud & Guibaut, avocats à Joliette.Admis à la pratique de sa profession le 10 juillet, 1910, il entra dans la société légale de l\u2019actuel juge Edouard-Fabre Surveyer.L\u2019année suivante, 1911, il alla s\u2019établir à Farnham, où il a constamment demeuré depuis.Me Gaudet, conseil du Roi depuis 1926, a été nommé syndic du barreau du district de Bedford aux élections du printemps de 1927.Réélu syndic en 1928.11 est aviseur légal de la banque Canadienne Nationale, succursale de Farnham; avocat de la maison Massey-Harris pour le district de Bedford; représentant légal de la maison R.G.Dun dans le diistrict de Bedford et secrétaire de la Municipalité scolaire de la ville de Farnham.Me Gaudet a épousé, le 7 mai, 1917, Mlle Alice Bériau, fille de Me Pierre Bériau, notaire.Il a deux enfants vivants: Mlles Pauline et Simone.Me Gaudet habite Farnham.286 PHILIPPE AUBE Avocat Descendant du notaire royal Claude Aubert, qui vînt au pays vers 1656, Me Philippe Aubé, avocat, est né A St-Charles-de-Bellechasse, le 7 mars 1897, du mariage de Joseph Aubé, cultivateur, et de Emma Gosselin, fille de Elzéar Gosselin.Il a fait ses études à l\u2019Aca-demie Ste-Brigide, à Montréal, au Mont St-Louis, puis à l\u2019Université de Montréal.Admis A la pratique de sa profession, le 13 janvier 1922, il pratiqua seul et se spécialisa dans le droit civil et le droit commercial, il s\u2019intéresse aussi grandement aux études généalogiques.Il a son bureau dans l\u2019Edifice de la Banque d\u2019Epargne, au No 180 de la rue St-Jacques.Il a aussi un bureau du soir, au No 1687 de la rue LaSalle.Il prit part à la campagne électorale de 1922, en qualité d\u2019indépendant, mais il préfère ne nas s\u2019occuper de politique afin de pouvoir donner tous ses soins à son bureau et à sa profession.Les questions sociales et économiques l\u2019intéressent vivement et il fait partie de cercles paroissiaux et de sociétés qui s\u2019occupent de ces questions.M.Aubé est Chevalier de Colomb.11 fait partie de l\u2019Association des Anciens élèves du Mont-St-Louis, de l\u2019Académie Ste-Brigide.de l\u2019A.C.J.C.Sn passe-temps favori consiste dans la visite des endroits historiques de notre pays.Au cours de la guerre et jusqu\u2019en 1919, il a fait partie du Royal Air Force, le corps d aviation canadien.A épousé, le 27 décembre 1926, Germaine, fille de feu Vitalien Dufault et de Dame Alexina Langlois; a un fils: Louis-Philippe.En politique: indépendant.Résidence: 166, rue Lasalle, Montréal.287 Joseph=Willie Gagnon, M.P.P.\u201cSelf-made-man\u201d, selon l'énergique expression américaine, M.Gagnon met sa .ioie à procurer aux autres, quand il le peut, les secours qui lui ont tant manqué en son tout jeune âge.Né à Ya-machiche le 15 février 18S0 du mariage de Néré Gagnon, cultivateur et commerçant, et d\u2019El-zire, fille de Raphaël Bourassa, il reçut chez les Frère', de l\u2019Instruction chrétienne une instruction qu'il ne put guère mener loin, car, à quatorze ans, il devenait orphelin de père et se voyait à peine au seuil de l\u2019adolescence condamné à se suffire à lui-même.Venu à Montréal, il trouvait de l\u2019emploi à la maison Chs Beauchesne où il ne travailla d\u2019abord que pour sa subsistance.Epuisé par un régime débilitant, il retournait sept ans plus tard refaire ses forces à la campagne et il alla s\u2019établir à Louiseville, le chef-lieu du comté de Masldnongé.Là, il partit négoce à son compte dans l\u2019exportation de foin et de grains qui devait lui réussir à merveille.L\u2019énumération des intérêts financiers qu\u2019il compte dans diverses organisations le montre largement: The Bell Telephone Co., The Shawinigan Water & Power Co., The Wabasso Cotton Mills, The National Breweries, The Laurentide Power Co., The Brazilian Traction Co., The Canadian Car Foundry Co., The Belgian Pulp & Paper Co., The Spanish River Co., et The Studebaker Corp.Depuis longtemps, M.Gagnon joue dans sa région un rôle prépondérant dans les divers mouvements politiques fédéral, provincial et municipal, on l'a toujours vu à la tête des mouvements d\u2019intérêt général concernant Louiseville et le comté de Maski-nongé.Elu par acclamation, en 1912, pour la division Est de Louiseville, maire de la ville durant trois termes depuis 1922, préfet du comté en 1924, ses qualités d\u2019administrateur, sans considération de parti, le portaient en mai 1927 mandataire du comté de Maskinongé à la Législature de Québec.Type traditionnel du négociant, affable et jovial, nullement fier de ses remarquables succès, M.Gagnon s\u2019intéresse notamment au progrès agricole en notre province.Il a noué avec tous les agriculteurs de son comté de solides relations, qui remontent pour la plupart à vingt-cinq ans.Philanthrope émérite, il a fondé à Louiseville, pour le soin des vieillai-ds et des infirmes, un hospice tenu par les Soeurs de la Providence, qu\u2019il a doté de vingt mille dollars en outre d\u2019autres dons de toute sorte.Au surplus, membre de la St-Vincent-de-Paul.Marié en 1901 à Flore Vermette, aucun enfant n\u2019est né de cette union.Ont adopté deux orphelins, un garçon et une fille.Délassements: la lecture, la pêche, la promenade dans la campagne, les organisations sportives.En politique: libéral.Résidence: Louiseville, P.Q.288 PIERRE GAGNON, M.P*P.Ayant à peine atteint la quarantaine, mais jouissant d'une popularité de bon aloi, M.Gagnon brigue la faveur populaire qui lui accorde aussitôt ses bonnes grâces.Fils de Frédéric Gagnon, cultivateur, et de Henriette Côté, fille de I.-R.Côté, il naquit à St-Fabien, comté de Rimouski, le 22 septembre 1887.Comme beaucoup d'autres de nos compatriotes qu'on a vus vers la quarantaine à la tcte de grandes exploitations commerciales ou industrielles et de plus mandataires parlementaires, M.Gagnon n'a pas fréquenté d\u2019autres écoles que la petite école élémentaire du \"rang\", non loin de laquelle il vit le jour.Dès 1904, il cultive la terre.Quinze ans plus tard, soit en 1920, il étend son champ d'action, il entreprend un \"chantier\" et fait depuis le commerce du bois en sus de son exploitation agricole qu'il garde toujours.A l\u2019élection partielle du 31 octobre 1927, il se porte candidat et il est élu.Il avait déjà rempli d\u2019autres charges publiques: conseiller municipal en janvier 1924; commissaire d école en 1926; président de la commission scolaire en 1927; président honoraire ( 1928) de la Société d\u2019Agriculture de Kamouraska.Au surplus, membre de la Société Coopérative.Marié le 17 janvier 1922 à Aimée, fille d'Edouard Gagnon.Huit enfants sont nés de cette union.En politique: libéral.Résidence: Rivière-Ouelle, Kamouraska, P.Q. WILLIE JUNEAU Courtier Ne le 3 4 juillet 1886, à St-Paulin (Maskinongé), du mariage de Maxime Juneau, entrepreneur, et de Césarie Bergeron, B a été éduqué chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Nicolet et à l\u2019académie du Sacre-Coeur de Grand\u2019Mère.En 1910, il débutait en affaires comme courtier en assurances à La Tuque.Actuellement président de la firme Juneau «fc Hardy, courtiers en assurances de La Tuque; do .hmeau, Pruneau & Cie, maison le courtage, et de .Juneau Motor Sales, des Trois-Rivières.M.Juneau a été de plus maître de poste de J.a Tuque de 3 911 à 1924, distributeur des automobiles Ford pour le district des Trois-Rivières en 1924-25 et des automobiles Peerless pour la province de Québec en 1925-20-27.Il est.directeur-gérant de Notre-Dame Mines Ltd, de Montréal; de la .Mining Finance Corporation Ltd, Montréal.Membre du Comité de Transport et de la Chambre de Commerce de La Tuque de 1920 à 1 924, il est affilié à celle des Trois-Rivières depuis 1 925.Echevin de La Tuque en 1919 et maire en 1920, M.Juneau est membre actif de toutes les oeuvres de bienfaisance de cette ville, telles que l\u2019orphelinat, l\u2019église, l\u2019hôpital, etc.\t, M.Juneau est encore fondateur du Home Association des Chevaliers de Colomb et il a etc le president de la même société (section La Tuque) en 1917-18; fondateur de la Cour des Chevaliers de Colomb de La Tuque, Conseil No 18»7.Elu Grand Chevalier en 1918, il a été réélu chaque année jusqu\u2019en 1 924 inclusivement.En 1919, il fut délégué de la province de Québec à la convention suprême des Chevaliers de Colomb tenue à Buffalo.Il est fondateur (1907) et capitaine du club de raquettes \u201cGrand\u2019Mère\u201d, fondateur d\u2019une fanfare à Grand\u2019Mere en 1905 et à La Tuque en 1911.Président et capitaine des Zouaves Pontificaux de La Tuque de 1918 à 1926, il fut promu major au Hième bataillon en 1920.Fondateur et président des clubs d\u2019automobiles de La Tuque en 1922-25, il est membre du Community Club de La Tuque, de l\u2019Order of Elks, du Old Colony Club, de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb (section La Tuque), du club Parent et du cercle paroissial de La Tuque.Ses recreations favorites: la chasse et la pêche.Marié :i Coaticook, le 14 juin 1915, à Olivine, fille d\u2019Alphonse Trudeau, aucun enfant ne leur est né.En politique: conservateur.2*J0 J.4RTHUR JUNEAU i&Ü! Négociant Né.grandi et éduqué dans la vieille capitale, longtemps attaché à l\u2019une des maisons qui a beaucoup contribué à répandre son renom commercial, M.Juneau continue d\u2019y faire sa vie.Fils de Praxide-Frédéric Juneau, marchand de chaussures, et d\u2019Adé-lina Petit, l\u2019actuel secrétaire de la firme Gauthier, Limitée, vit le jour à Québec le 19 août 1887 et il reçut son éducation chez les disciples de LaSalle, les FF.des Fcoles Chrétiennes.A la fin de ses classes, dès l\u2019âge de dix-sept ans, soit le 5 mai 1905, il entre dans une maison où un jeune homme peut passer par toutes les formes de l\u2019expérience des affaires, la maison P.-T.Légaré, Limitée.11 la quitte en 1 925 pour entrer à la.maison Gauthier, Limitée.Sa longue expérience acquise là-bas, l\u2019habitude du maniement des hommes, ne tarde pas à le porter au secrétariat et à la direction de la firme.M.Juneau est aujourd\u2019hui secrétaire et directeur-gérant de Gauthier Limitée.Il est encore directeur du Kiwanis Club.Le 25 août 1914, il épousa Marie-Laure Desjardins qui lui a donné cinq enfants.Résidence: 290, avenue St-Joseph, Québec.291 PAUL E.GINGRAS Directeur du trafic, clés voyageurs au G.P.R.Fils d\u2019Edouard Gingras, marchand et maître de poste, et d\u2019Ehsa Bourque, M.(,ingras esr, ne a » \u2022» »»*' (Lévis), le 30 décembre 1898.Après avoir étudié au collège des FF.Maristes de son village natal, il entra en avril 19X3 comme junior dans les bureaux de la Cie du Pacifique Canadien a Quebec.Apres quelques \u2022innées il fut nommé agent des billets sur le vapeur \u201cMetagama\u201d en 1919 et sur 1 'Empress of Fiance en 193 .Durant le stage qu\u2019il fit sur ces deux paquebots, il eut l\u2019occasion de visiter plusieurs pays d Eu ope 11 revint ensuite à Québec comme chef «lu bureau rie l\u2019agent des voyageurs en cette ville, bn ?'\t' L- .-aïontréal pour assumer les fonctions d\u2019agent voyageur dans le district de Quebec, bn 1.)l4, il était lia\t\u2018\t, avec le même titre.Kn 1926, M.fïingras fut envoyé à Winnipeg comme «présentant gem rai du sen ice mai 1891, Laura, fille d\u2019Alf.Uoy, de Montréal.A six enfants.En politique: libéral.Résidence: 4 84, rue Sherbrooke Est, Montréal.311 ODESSA JARRY Négociaiit Odessa Jarry, fils de Stanislas Jarry, cultivateur, et de Delphine Jasmin, est né à St-Daurent, près Montréal, le 28 fév.1883.Il fit ses études au collège St-Laurent.A sa sortie du collège, il opta pour la culture, et demeura en conséquence avec son père, durant un certain nombre d'années.En l\u2019année 1910, il fit le commerce de bois et s\u2019en occupa jusqu\u2019en 1917, alors qu'il vendit ses intérêts pour devenir, en société avec son frère Albert, représentants A, Montréal de la Ford Motor Co.of Canada.Homme d\u2019affaires averti, jouissant en plus d'une popularité de bon aloi, il devint en très peu de temps le plus important vendeur de voitures Ford à Montréal.En 1926, avec l\u2019aide de son frère Albert, il disposa de plus de mille cinq cents automobiles de cette populaire marque.Son commerce augmenta dans des proportions telles, qu\u2019aujourd\u2019hui Jarry & Frère occupent pour leurs fins commerciales une superficie de près de 100,000 pieds.En 1919, il fit l\u2019acquisition d\u2019un commerce de quincaillerie, en société avec M.Pinet, pour le gros et le détail.Il a actuellement à son service quatre-vingt-dix employés.M.O.Jarry est en plus directeur dans plusieurs compagnies industrielles.Il est également administrateur de la succession de son père.Il s\u2019intéresse à toutes les oeuvres de bienfaisance et de charité, mais particulièrement à l\u2019Institut Bruchési, au Précieux-Sang et à l\u2019Université de Montréal.A été commissaire d'écoles et marguillier de la paroisse d\u2019Youville.Est membre du Club de Golf Laval-sur-le-Lac.Ses récréations favorites sont les voyages.M.O.Jarry a épousé le 7 septembre 1908, Joséphine, fille de Maximin Lebeau.Sont nés six enfants.En politique: libéral.Domicile: 244, rue Bloomfield, Montréal. ALBERT JARRY Négociant Albert Jarry, fils de Stanislas .Tarry, cultivateur, et de Delphine Jasmin, est né à St-Laurent, près Montréal, le 11 avril 1879.Il est donc dans la cinquantaine.Après avoir étudié au séminaire de Ste-Thérèse de Blainville jusqu\u2019en 1897, il alla rejoindre son père qui possédait plusieurs fermes en culture, à proximité de Montréal, et s'adonna il la culture jusqu\u2019en 1907.A cette époque, comme il était devenu nécessaire pour l\u2019agrandissement de Montréal de subdiviser ces terres, il dut s\u2019occuper avec ses frères de la vente de ces terrains qui forment aujourd\u2019hui une grande partie du quartier Villeray.Dix ans plus tard, soit en 1917, il s\u2019associa à son frère Odessa et prit l\u2019agence de la Ford Motor Co.comme distributeur pour la ville de Montréal.Des débuts furent quelque peu ardus, mais à force de travail et de persévérance il parvint à couronner ses louables efforts du plus grand succès.Aujourd\u2019hui Jarry & Frère sont reconnus comme les plus importants distributeurs de la voiture Ford qu\u2019il y ait dans toute la province de Québec.M.A.Jarry est dir.de deux autres compagnies et est aussi administrateur de la succession de Stanislas Jarry.11 s\u2019intéresse particulièrement il l\u2019hop.du Sarcé-Coeur, à l'Institut Bruchési et à l\u2019Univ.de Montréal.Sst échevin de la municipalité de Baval-sur-le-Lac.Ses récréations favorites sont : la natation, les voyages et la musique.M.A.Jarry a épousé, le 1er oct.1906, M.-Eugénie Beaulieu, décédée; le 17 novembre 1919, il épousait en secondes noces Laura, fille d\u2019Alfred Renaud.De cette union sont nés quatre enfants: deux garçons et deux filles.En polit.: libéral.Dom.: Outremont, près Mont.313 J.OSCAR EUGÈNE LABRÈQUE _____ Chirurgien-Dentiste Il y a quelque cinquante ans, il y avait chez nous le rebouteux, \u201cl'arracheux de dents\u201d, \u201cle tireux de portraits\u201d, la sage-femme et tutti quanti, tous types d\u2019une civilisation primitive.L\u2019essor des deux dernières décades nous a valu cette phalange de spécialistes en médecine préposés aux soins de notre \u201cpauvre carcasse\u201d surmenée, comme aurait dit Turennes.Fils d\u2019un notaire (frère aussi), M.Labrecque a troqué le calame de son père pour la lime et la lance du chirurgien-dentiste.Né dans la vieille capitale le 27 mars 1S93 du mariage de Cyprien Labrecque, notaire, et d\u2019Alvine Vézina, fille de Joseph Vézina, M.Labrecque a fait ses études classiques au Séminaire de Québec.Admis à la profession de chirurgien-dentiste le 15 avril 1916, il a pratiqué onze années dans sa ville natale et il est établi à Montréal depuis 1927.Son bureau est sis au No 1409 de la rue Peel.11 ne se mêle pas d\u2019affaires po\u2019itiques ni d\u2019oeuvres sociales.Il voyage, il va à la chasse et à la pêche, il joue au golf et au tennis.Il fut le champion du Canada, pour l\u2019année 1923, au Squash Racket.Il était directeur du Club Kiwanis de Québec.Le 5 juin 1917, il épousa Thérèse Cholette, fille de H.-A.Cholette, avocat, de Montréal.Domicile: 3647, ave Durocher, Montréal.314 aÉMSf PAIL MONTY, L.L.B.Avocat M.Paul Monty, avocat, débute sous les mêmes heureux auspices qui furent ceux de son père il v a quelque trente-cinq ans.Puisque l\u2019occasion s\u2019en présente, il est à propos de remarquer, combien il faudrait se féliciter, dans l\u2019intérêt de la société canadienne-française, «le voir ainsi certaines charges ou fonctions devenir pour ainsi dire héréditaires, se transmettre de père en fils, (\u2019\u2019est ainsi que se crée ^tradition, ««-a^e d\u2019avancement pour une élite qui entend n\u2019avoir pas toujours à recommencer, n\u2019être pas inférieure à elle-même.La grande politique anglaise en est le plus persuasif des exemples.Né à Montréal le 2 février 1902 du mariage de l\u2019honorable Rodolphe Monty, qui fut secrétaire d\u2019Etat, et d\u2019Eugénie Dorval (fille du docteur Arthur Dorval et d\u2019Hélène Préfontaine, de Saint-Césaire), laquelle, comme l\u2019on sait, a admirablement secondé son mari au premier plan de l\u2019activité politique féminine*, Ale Paul -Monty a fait ses études secondaires au collège des pères .Jésuites de Sudbury, Ont.Sorti de là bachelier ès-arts et secrétaire de son convention (1922-23), il s\u2019inscrivit au terme scolaire suivant à la faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.Admis au Barreau le 7 juillet 1920, il débuta le 1er septembre suivant dans la pratique à l\u2019étude de son père sous la raison sociale Monty, Duranleau.\\ngers & Monty.Me Paul Monty s\u2019occupe « gaiement de droit civil et criminel.Durant son stage universitaire, M.Monty s\u2019occupa activement des activités de la faculté comme des diverses organisations.Il prit part à des débats oratoires avec des représentants des universités étrangères, fut chef de l\u2019Opposition, renversa le ministère et devint premier-ministre du Parlement-Ecole (1924-25).\t11 a été vice-président de l\u2019Association de la Jeunesse conservatrice en 1925.Fut secrétaire des finissants de la faculté de droit de 1920.Il est membre du Club Cartier-McDonald, «lu Club de Golf de Beloeil.I! consacre ses loisirs au sport: tennis, golf, ski.Célibataire (1929).En politique: franc conservateur.Domicile: 4238, rue DeLorimier, Montréal.315 «I. octobre 1890, il entrait donc à la Cie d\u2019imprimerie d\u2019Artliabaska, et il en a toujours occupé la gérance depuis 1898.Cette firme a édité, entr\u2019autres ouvrages canadiens de premier plan, les oeuvres du barde d\u2019Artha-baska, Adolphe Poisson, \u201cl\u2019Histoire des Bois-Francs\", en 4 volumes, par l'abbé Chs-Ed.Mailhot, et plusieurs autres ouvrages.Elle édite en outre \"l\u2019Union des Cantons de l\u2019Est\u201d, périodique dont M.Nault est l\u2019un des propriétaires et l\u2019un des directeurs.M.Nault a participé dans les rangs du parti libéral à toutes les activités politiques de sa région, fédérales, provinciales, municipales, scolaires.Ses principaux intérêts sont placés dans a Compagnie cPlmpriinerie df>Arthabaska, Inc., et il a toujours favorisé tout mouvement de secours ou d\u2019amélioration de PHôtel-Dieu de sa ville.Membre de l\u2019Alliance Nationale et de l\u2019Ordre des Forestiers Catholiques dont il a été un des chefs rangers pendant dix ans.Célibataire (1929).En politique: libéral.Résidence: Arthabaska, P.Q.J319 JEAN BAPTISTE BAILLARGEON Routier et entreposeur Né A Laprairie, le 25 août 1880, du mariage d\u2019Alphonse Baillargeon, rentier, et de Christine Métras, il fit ses études au collège d\u2019Iberville.En 1899, il fit ses débuts dans les affaires comme marchand de grain et de foin; il obéissait bientôt à son esprit d\u2019initiative et transforma son entreprise en une puissante organisation de transport et d\u2019entreposage, connue d\u2019abord sous la raison sociale de J.-B.Baillargeon Expiess.Cette firme sous sa direction éclairée et hardie, a progressé d\u2019une faqon extraordinaire.En 1912 il devenait président et gérant-général de la compagnie J.-B.Baillargeon Express, Ltée qui est considérée depuis plusieurs années comme la plus importante organisation de roulage et d\u2019entreposage au Canada.Il est prés, de la Federal Construction Co., Ltd, de la Cie d\u2019Auvents des Marchands, Ltée, de la Montreal Dairy Co., Ltd, de (Canadian) Publibus, Ltd, et de Publibus Advertising of America, Inc.Est directeur de Intern.Truck Lines.Membre du Board of Trade et de la Ch.de Commerce de Montréal.Est un des principaux protecteurs des hôpitaux Notre-Dame, Général, St-Luc et St-Joseph.Est membre des clubs St-Denis, Canadien, Laval-sur-le-Lac, Senneville, Country Club, Boucherville, Montreal Hunt, St.John Golf Club et Rotary.Le golf et la chasse sont ses récréations favorites.Il a épousé, le 15 janvier 1907, Leona-May Steele, décédée le 9 juillet 1913.En politique: libéral-indépendant.Résidence: Hôtel Mont-Royal, Montréal.320 HENRI ROBERT Chirurgien-Dentiste Fils (les défunts J.-Cyrille Robert, fabricant de portes et chassis, et de Georgiana Roy, fille de F.-X.Roy et de Julie Thivierge, M.Robert naquit dans la métropole canadienne le il novembre 1886.ii étudia au Mont St-Louis et sous des professeurs privés, MM.Leblond de Brumath et de Boissieu.Etudia 4 ans à l\u2019Université de Montréal.Admis à la pratique de la chirurgie dentaire le 7 juin 1900, M.Robert a exercé pendant douze ans à Montréal et depuis 1922 aux Trois-Rivières.Son frère, M.Lionel Robert, chirurgien-dentiste, pratique rue de la Paix, à Paris, France.Clinicien û l\u2019Hôpital St-Luc de Montréal en 1910-12-13, gérant de l\u2019Institut Dentaire Franco-Américain de Montréal de 1909 à 1918, il pratiqua à son propre compte rue St-Denis, près du théâtre de ce nom à Montréal en les années 1918 à 1922.Depuis le 4 avril 1922, il a transporté son étude aux Trois-Rivières au No 148a de la rue Notre-Dame, où il spécialise sur la prothèse et les extractions.Accordant son concours à toutes les oeuvres de bienfaisance, M.Robert a, pendant la \u201cSemaine de Santé\u201d qui se passa aux Trois-Rivières, septembre 1922, en concours avec ses confrères, examiné 5,000 enfants d\u2019école et leur donna des conseils pratiques sur l\u2019hygiène dentaire.Membre de F Issociation des Chirurgiens-Dentistes de la prov.de Québec, secrétaire de l\u2019Association des C.-Dentistes de la ville des Trois-Rivières, Chevalier de Colomb, conseil 1001.Grand amateur de sports, M.Robert a été, avec MM.Léo Dandurand et Cécile Hart, le promoteur de la City Hockey League de Montréal.Ses récréations favorites: la pêche, le baseball, le hockey, le tennis et les quilles.Le 25 août 1915, il épousa Annie Aubut, fille de François Aubut, de Cape-Cove, Gaspé.En politique: libéral-indépendant.Domicile: 9a, rue Laviolette, Trois-Rivières. ALPHONSE RACINE Industriel et négociant Fils de l\u2019hon.M.Alphonse Racine, le fondateur de la maison de ce nom, dont le succès dans le commerce de la nouveauté lui valut l\u2019honneur d\u2019être appelé au Conseil législatif et à la Commission administrative du port de Montréal, M.Racine continue l\u2019oeuvre et la tradition paternelles.Né à Montréal le 4 janvier 1881, il a fait ses études au Mont St-Louis.A quatorze ans, soit exactement le 2 janvier 1895, il entrait dans la maison fondée par son père qui, à la mode américaine et peut-être la meilleure, lui faisait d\u2019abord poser le pied sur le premier barreau de l\u2019échelle.Successivement commis, gérant, acheteur, gérant du credit, chef de bureau, secrétaire-trésorier, il occupe aujourd\u2019hui le poste qui lui était destiné.Il est président de la compagnie qui poi\u2019te son nom et qu\u2019il dirige avec l\u2019assistance de son frère qui en est le vice-président.A la tête d\u2019une des plus importantes maisons du genre au pays, il suffit de mentionner les qualités de promptitude, d\u2019initiative et de prudence à la fois qu\u2019il lui faut savoir déployer.\t.,\t.\t.\t, Jusqu\u2019à date, M.Racine ne s\u2019est pas occupé de politique, ni federale, ni provinciale, ni municipale.Toutefois, il a été souvent question de sa nomination à diverses fonctions publiques de premier plan et qu il remplirait assurément avec compétence.Membre du conseil du Montreal Board of Trade, en 1919 et 1920, il e«t directeur de la Banque Provinciale du Canada.Gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, de 1 Hôpital Français, de l\u2019IIôpital Général, du Western Hospital, du Children\u2019s Memorial Hospital, il s intéresse egalement à l\u2019Hôpital Ste-Justine, à l\u2019Université de Montréal.Membre du Club St-Denis, du Club de Réforme, Laval-sur-le-Lac, du Canada Club, du Jockey Club.Marié le 19 janvier 1903 à Marthe, fille de Charles Nourv, un fils, Alphonse, et deux filles, Jeannette et Marguerite, sont nés de cette union.En politique: libéral.Résidence: 205, Edgehill Road, Westmount, P.Q, QOO ü y HECTOR-H.RACINE Industriel et marchand Fils d'Alphonse Racine, fondateur de la grande firme de commerce de ce nom et qui fut plus tard conseiller législatif, et de Mary-Jane Ross, fille de John Ross.L\u2019actuel vice-président de la Maison Racine Ltée naquit le 8 octobre 1886 à Laprairie, vieille localité sise en face de Montréal et où sa famille paternelle compte ses origines lointaines et à laquelle son père demeura toujours fidèle.Il reçut une éducation classique et commerciale dans deux de nos institutions les plus réputées, le Collège Ste-Marie et le Mont St-Louis.En l\u2019année 1005, quand il ira pas encore vingt ans.il débutait en affaires au service de Hamilton Co.L\u2019année suivante, en 1006, il passe à la maison Alphonse Racine Ltée.M.Hector Racine y a successivement occupé toutes les charges depuis cette date et il en est aujourd\u2019hui le vice-président.M.Racine est membre de la Commission du Tarif du Canada, vice-président et directeur-général de la Maison Alphonse Racine Ltée, président do la Prévoyance, Cie d\u2019assurances générales, de la Provident Adjustment & Investment Co.Ltd, vice-président de la James Tellier Ltd, directeur de l\u2019Arena Amusements Ltd; gouverneur à vie des hôpitaux: Notre-Dame, Ste-Jeanne d\u2019Arc, Montreal General Hospital, Children\u2019s Memorial, Ste-Justine, Miséricorde; membre des clubs: St-Denis, de Réforme.Canadien, Montreal, Laval-sur-le-Lac, Chapleau, Montreal Jockey, Royal Automobile Club of Canada.En ses loisirs, il s\u2019adonne volontiers à la pêche et à l\u2019équitation.Marié le 5 avril 1910 à Florianne Paquette, fille de P.-E.Paquette, deux fils leur sont nés: Pierre et Jean.En politique: libéral.Résidence: 147, Bld TVestmount, Westmount. F.-NÀRCISSE SAVOIE Ingénieur agricole A une époque où le jeune homme qui achevait des études classiques croyait déroger s\u2019il n\u2019embrassait la carrière ecclésiastique ou une profession libérale, M.Narcisse Savoie résolut de consacrer son existence et ses talents à la très noble profession d'agriculteur.En notre province, il aura été un précurseur de l'agronomie qui est en passe de prendre dans l'opinion publique la place qui lui revient.Né à Plessisville, Mégantic, le 29 juillet 1886.du mariage de Prs-Geo.Savoie, cultivateur, et de Philo-mène Tardif, il a fait ses études au séminaire de Québec, qu\u2019il termina en 1908.De là, il se dirigea vers le collège MacDonald de Ste-Anne-de-Bellevue, et en mai 1913 était gradué bachelier ès-sciences agricoles de l\u2019Université McGill.De 1er juin suivant il entre au ministère provincial de l\u2019Agriculture en qualité de urintendant des travaux de drainage.Cinq mois plus tard, il devenait professeur d'agronomie à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière.Trois ans après, soit le 1er mai 1916, il était nommé secrétaire du ministère de l\u2019Agriculture du gouvernement de Québec et directeur du Service des agronomes provinciaux.Là, M.Savoie devait accomplir l\u2019oeuvre dont il avait conçu le projet pendant le cours de ses études agricoles et qui répondait le plus à ses aspirations: l\u2019organisation et l'administration du corps des agronomes de la province de Québec.De nombreux témoignages de spécialistes en la matière attestent que le Service de l\u2019agronomie du Québec est l\u2019un des mieux fournis et des mieux organisés de toutes les provinces du Dominion.Reconnaissance officielle de ses services: le 25 janv.1928, M.Savoie recevait de ses chefs la décoration d\u2019officier de l\u2019Ordre du Mérite Agricole avec diplôme de très grand mérite et médaille d\u2019argent.M.Savoie est spécialement intéressé comme membre et promoteur à la Coopérative Fédérée de Québec, comme membre fondateur à la Coopérative des Producteurs de Laine du Canada, qui a pris naissance en février 1918 à Toronto.Il a été également membre fondateur de la Société des Agronomes Canadiens dont le nom anglais est \u201cCanadian Society of Technical Agriculturists\u201d, avec siège d\u2019affaire à Ottawa, président de la Société des Arts, Sciences et Lettres de Québec, et Grand Chevalier du Conseil No 446 de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb de Québec.Il est, en plus, membre de l\u2019Institut Canadien et de la Société St-Jean-Baptiste de Québec.Marié le 1er février 1915 à Marguerite, fille de feu le docteur Charles Delagrave et de Zélie Déguisé, de Québec.Domicile: 2, avenue de Latour, Québec.424 LOUISE.Industriel Ne le 13 mai 1928, à St-André d\u2019Argenteuil, du mariage de Nilphas Robin, carrossier, et de Mercedes Dutrisac, fille de J.-B.Dutri-sac et d\u2019Euphémie Labelle, M.Robin a reçu son instruction à l'Académie Catholique Commerciale de Montréal.A l\u2019âge de vingt ans, en compagnie de son frère Elzéar qui n'en avait que seize, il loue une usine, en difficultés financières, du nom de Dominion Last, qu'il acquiert quelques mois plus tard, à l\u2019automne (1 898).Le travail et la persévérance réunis, le succès ne pouvait manquer de venir.Quelques années plus tard, cependant, son frère crut devoir tenter fortune dans la construction.M.Robin tente vainement de le retenir.Confiant avant tout dans l'avenir de son industrie, il tint bon et continue seul (1912) l'exploitation.Il profite alors de la montée extraordinaire de la valeur des terrains à Montréal, ce qui lui permit de donner une extension considérable à sa fabrique des formes à chaussures et de blocs à formes.Prudent avant tout, M.Robin ne brave pas le hasard, il se place pour jouer toujours sûr.De la sorte, il ne lèse personne et il a la satisfaction de pouvoir se dire qu\u2019il ne se connaît pas d\u2019ennemis.M.Robin comprit tôt l'importance chaque jour grandissante de l\u2019industrie du tourisme: il ajouta à son commerce, en 1922, la vente de la gazoline et en 1924 celle des automobiles.Il représente actuellement les marques Durant & Auburn.M.Robin est échevin de la ville de Châteauguay, prés, de la Cie des Jardins de Floride, de la Malavar Mines, Ltd, bienf.des hôp.Ste-Jeanne d\u2019Arc \u2014 de celui-là bienf.insigne\u2014et N.-Dame, membre de l\u2019Ordre des Ch.de Colomb, de la Ch.de Comm., de la Ligue de Sécurité de la P.de Q., de la Soc.St-Jeàn-Baptiste, du Old Colony Club, du Club Canadien.Il prend ses délassements à la chasse et à la pêche.En 1903, il épousa Anna Huot, décédée en 1915 et qui lui donna deux fils et trois filles.Il convola en 1917 avec Antonia Milette, de qui il eut deux garçons.En politique: libéral.Domicile: 703 Est, Boulevard St-Joseph, Montréal.5 ALPHONSE OLIVIER DUFRESNE Ingénieur Civil Ingénieur civil des mines, M.Dufresne est depuis un an il la tête du Service des Mines de Québec qui a pris une extension considérable depuis les découvertes de gisements miniers dans la région de l'ouest de la province.Son attribution est d\u2019administrer le domaine minier de la province, d\u2019en favoriser le développement, de diriger les relevés géo'ogiques, de recueillir] la statistique minérale, de protéger les ouvriers des mines.A sa nomination comme directeur du Service (1927), M.Dufresne était muni d\u2019une expérience déjà longue puisque, entré ail gouvernement dès 1914, il avait été d\u2019abord inspecteur et puis ass.-surintendant.Il naquit 1#, 10 avril 1890, dans la paroisse de St-Louis de France de Montréal, du mariage d\u2019Olivier Du ! fille de Cyrille Pigeon.Après ses études secondaires-au Mt-St-Louis, il suivit les cours dit l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal dont il sortit en 1911 ingénieur des mines.Désireux de s .spécialiser davantage en sa matière, il alla faire à l\u2019Université McGill un stage de deux année! au bout duquel il obtint le degré de Maître ès-Sciences.M.Dufresne consacre ses loisirs à l?y dissémination des notions de géologie canadienne, principalement dans ses cours à l\u2019Ecolel d\u2019arpentage et forestière de l\u2019université Laval.Il est membre de la Corp.des Ingénieurs1 professionnels de Québec, du Can.Institute of Mining and Metallurgy et du Cercle Univ.d?I Montréal.Marié le 17 septembre 1918 à Louise L\u2019Espérance, fille de l\u2019hon.sénateur D.-Oj L\u2019Espérance, cinq enfants sont nés de cette union: Cyrille, Louis, Marthe, Pierre, Thérèse.] Domicile: 9G rue Lachevrotière, Québec.326 GODEFROY\tLA VIOLETTE Cour lier en assurances Fils de feu Dumont LaViolette, courtier sur la Bourse de Montréal, et de Mary Ann McDonald fille de Donald McDonald, l\u2019actuel vice-président de la firme LaViolette, Forget & Cie, Idée, courtiers en assurances est né dans la métropole le 25 mars 1894.Il fit ses études an Mont St-Louis et à l\u2019Université McGill qu\u2019il quittait, après trois années (1912-15) passées à la faculté des sciences, pour entrer au Service Technique de l\u2019Eastern Car Co.Ltd, de New-Glasgow, N.-E., subsidiaire de la Nova Scotia Steel & Coal Co.Ltd.En 1919 il est envoyé en France par sa compagnie pour prendre charge du remontage du matériel de guerre vendu aux chemins de fer Paris-Orléans.Après l\u2019armistice, il revint à New-Glasgow, N.-E., et en juillet 1919 il quittait la compagnie de l\u2019Eastern Car pour entrer comme gérant des ventes, pour l\u2019est du Canada, à la National Appraisal Company, de Boston.En février 1921, il devenait agent à Montréal de la Travellers Insurance Companv, de Hartford Conn.En juillet.1922, il s\u2019associait avec son cousin, Gilles Forget, pour fonder le bureau LaViolette, Forget & Cie, courtiers en assurances.En 1925, ce bureau était incorporé sous le nom de LaViolette rorget & Cie, Ltée, avec comme président Gilles Forget, vice-président G.-D.LaViolette et secrétaire Maurice Forget.Cette firme, aujourd\u2019hui l\u2019une des plus considérables du genre à Montréal, est aussi à coup sûr celle qui s\u2019est le plus rapidement développée.En égard à son expansion, ses six années d'opération sont fort peu.En mars 1928, M.Gilles Forget entrait comme associé de la maison Leclerc, Forget & Cie, courtiers sur la Bourse de Montréal, conservant tout de même ses intérêts dans le bureau dont il était l\u2019un des fondateurs.Lue reorganisation fut faite dans le bureau de direction qui se compose maintenant de Gilles Forget, président; G.-D.LaViolette, vice-président; P.Villeneuve Morin, secrétaire; Roméo Bienvenu, trésorier; René Beaudet, gerant; Horace Labrecque, directeur.M.G.-l).LaViolette est gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame et de f Hôpital Ste-.Jeanne d\u2019Are, membre des clubs de Réforme, de Tennis Outremont, Rosemere Golf et Wesmount Bowling.Sa récréation favorite: le tennis.En politique: libéral.Célibataire (1929).Domicile: 92, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.D1C J.=L=NARCISSE LACHAPELLE Notaire Fils de Louis Lachapelle, constructeur, et de Delphine, fille de Prudent Désautels, il naquit à Montréal le 10 mars 1896.Il poursuivit ses études secondaires au Collège Ste-Marie, dont il sortit bachelier ès-arts.Son bachot en poche, il s\u2019orienta vers la faculté de droit de l\u2019Université de Montréal dont il fut licencié avec distinction.Admis A la pratique du notariat, le 17 juillet 1918, il fit d\u2019abord partie de l\u2019étude Marier & Marier avec lesquels il demeura cinq ans.Depuis il a formé une société avec son confrère J.-H.-R.Langevin sous la raison sociale de Langevin & Lachapelle, avec étude au No 751 Est de la rue Rachel.M.le notaire Lachapelle est secrétaire-trésorier de la municipalité de la paroisse de St-Joseph de la Rivière-des-Prairies, vice-président de la maison Chs-C.Beaubien & Cie Ltée, courtiers en obligations, membre de la St-Vincent-de-Paul, de la société des Chevaliers de Colomb, du Clan Onkwé.Les voyages font ses délassements.Célibataire (1929).En politique: libéral-indépendant.Domicile: 4169, rue St-André, Montréal.328 RODOLPHE LANGEV1N s*.Sîë Notaire Né à Montréal le 28 décembre lS8fi, du mariage d\u2019Arthur Langevin, président du bureau des estimateurs de la Cité de Montréal, et de dame Rose-Anne Patenaude, le notaire Langevin a fait ses études primaires à l\u2019académie St-Jean-Baptiste et à l'école Olier.et ses études secondaires au petit séminaire de Montréal et au séminaire de philosophie.Licencié en loi de 1 Université Laval (Montréal), il fut admis à la pratique de sa profession le 26 juillet 1912.Débutant, il pratiqua quelques mois avec MM.Biron et Savignac, puis il tint une étude a son propre compte.Le 1er mai 1923, il fonda l\u2019étude \u201cLangevin & Lachapelle\u201d, sise au numéro 751 de la rue Rachel.Il fut le secrétaire-trésorier de la commission scolaire St-Jean-Baptiste de 1913 à 1917, date de la fusion de toutes les commissions scolaires en une seule.Depuis 1914, il est le secrétaire-trésorier des syndics de la paroisse St-Jean-Baptiste de Montréal.M.le notaire Langevin a été secrétaire, puis vice-président de l\u2019association des Anciens Elèves de l\u2019académie St-Jean-Baptiste, vice-président de la section Georges-Ltienne Cartier de la Soc.St-Jean-Baptiste de Montréal, président du cercle Lemoyne de A.C.J.C., secrétaire, puis vice-président du comité régional de Montréal de l\u2019A.C.J.C.et membre-adjoint du comité central de la même association.D\u2019abord secrétaire de la Société Nationale de Colonisation, il en est aujourd\u2019hui le vice-président.Le notaire Langevin épousa, le 26 juin 1922, Mlle Oliva Lessard.De ce mariage sont nées Louise et Thérèse.En politique: nationaliste.Dom.: 4316, rue St-Hubert, Montréal.329 J.FÉLIX SIMARD Financier Ne le 6 janvier 1894, à Ste-Agnès, comté de Charlevoix, il est le fils de Henri Simard, cultivateur, et de Laure Tremblay, fille de Louis Tremblay.Il fit ses études au collège de Lévis.Il abandonnait tôt les bouquins pour entrer, à dix-huit ans, à la Banque Internationale du Canada.Trois ans plus tard, en 1915, il passait au service de la Banque Provinciale du Canada, et l\u2019année suivante la direction le désignait pour aller ouvrir une succursale à Rockland, Ontario.M.Simard en est depuis cette époque le gérant.En 1922, il organisait la Compagnie Electrique de Rockland Limitée, qui fournit le pouvoir à la ville de Rockland et à Thurso.En 1926, il organisa la Ottawa-Montreal Road Coach Lines Ltd, qui donne le service autobus entre la capitale et la métropole.Doué d'un esprit civique naturel, M.Simard estime que les commissions d\u2019utilité publique et d\u2019urbanisme peuvent beaucoup pour le développement d\u2019une ville, d\u2019une contrée.Il y va de l\u2019avant, il y engage sa personne et sa bourse.Présentement, M.Simard visite l\u2019Europe, et principalement la France, afin d\u2019étudier les conditions industrielles et financières, dans le but d'organiser des entreprises manufacturières dans la ville de Rockland.Il est membre bienfaiteur de l\u2019Institut Canadien et de la communauté des Soeurs du Précieux-Sang de Lévis.Est Chevalier de Colomb (4ième degré).M.Simard a épousé le 4 juin 1917, Marie-Louise Tague, fille de John Tague.De cette union sont nés: Madeleine, Jacques, Roger et Gilberte.En politique: indépendant.Domicile: Rockland, Ontario.330 CONRAD KIROUAC (Fr.Marie-Victorin) Le Frère Marie-Victorin, des Ecoles Chiétiennes, (Conrad Ki-rouac), si avantageusement connu dans le monde savant, docteur ôs Sciences, membre de la Société Royale du Canada, est né fl Ifingsey-Falls, comté d\u2019Artha-baska, le 3 avril 1885, de Cyrille Kirouac et de Philomène Lu-neau.il fit ses études d\u2019abord à l\u2019école Saint-Sauveur, Québec, dirigée par les Frères des Ecoles chrétiennes, puis à l\u2019Académie Commerciale de la Haute Ville, d\u2019où il sor it premier de sa promotion.Entié au Noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes, au Mont-de-la-Salle, Montréal, en 1901, il en sortit en 1 904, pour aller enseigner il Saint-Jérôme, puis il Longueuil.Doué de qualités remarquables et possédant déjl une culture générale peu commune, le frère Victorin dirigea le meilleur de ses énergies vers la botanique, dont il est aujourd'hui un maître incontesté.Aussi, lors de l\u2019ouverture de la Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal, en 1920, il fut nommé professeur de botanique.En 1921, après soutenance, le frère Marie-Victorin obtint le titre de Docteur ès sciences.Ses nombreuses publications, no.animent: \"La Flore au Térnis-couata\u201d, en 1916, les \"Récits Laurentiens\u201d, en 1919, les \"Croquis Lau-rentiens\u201d, en 1920, \"Les Filicinés du Québec\", en 1923, ayant attiré l\u2019attention des lettres et des hommes de sciences de la Province de Québec, il fut proposé et admis comme membre de la Société Royale du Canada.Le frère Marie-Victorin est aussi lauréat du deuxième concours littéraire, organisé, en 1917, par la Société Saint-,Tean-Baptiste de Montréal; il a également obtenu deux prix d\u2019action intellectuelle, lettres et sciences, dans les concours organisés par l\u2019A.C.J.C.; il est aujourd\u2019hui l'un des membres du jury qui décerne ces prix.Il est actuellement, 1926, président de la Société d\u2019Histoire Naturelle Canadienne, membre actif de la Société Botanique de France, du Now England Botanic Club, et vice-président de la Société de Biologie.Il fut l\u2019un des fondateurs et secrétaire de l\u2019Association Canadienne-Française pour l\u2019avancement des Sciences.Il a publié en 1925, Les Lycopodinées du Québec et en 1926, les Etudes florist quos sur la région du lac Saint-Jean.Le frère Marie-Victorin travaille activement à corriger, à développer et à compléter, en un mot à refaire le travail que l\u2019abbé Provencher a élaboré dans des conditions bien difficiles.Dans ce but, depuis quelques années, il a organisé des explorations botaniques dans les régions les moins connues et les plus inaccessibles du Québec: Côte-Nord, Min-ganie, Anticosti, Shikshoks, Témiscamingue, Iles de la Madeleine, etc. RAOUL BRUNO!EVEILLEE Industriel Fils de Joseph Lévëillée, tailleur de pierre, et de Malvina Guilbault, M.Bruno-Leveillee est ne le i ?août 1884 dans la métropole, d\u2019où, absent pendant plus de quinze ans, il est revenu faire profttei ses compatriotes des forces acquises.Il vécut son enfance ici et y reçut sa prime education.Il étudia d\u2019abord au collège St-Jean-Baptiste, puis au collège de Longueiul.Il suivit ensuite ses parents, éblouis eux aussi par le puissant rayon américain.A douze ans il entrait pour un stage de deux ans aux écoles publiques de Philadelphie.A dix-sept ans, B entrait au service de la compagnie Bornot Brothers, teinturiers, ou, au cours de quatre années, il faisait 1 apprentissage du métier qui sera le sien toute sa vie.De là, il passa a la Crystal Co., teinturiers et nettoyeurs, également de Philadelphie.ï! resta là quatre autres années.\t.\tx Vers 1\t1 ou\tfort ries connaissances acquises et dune certaine aisance accumulée, M.T,éveillée décida de revenir au pays des ancêtres, dans sa ville natale même II ouvrit d abord un atelier modeste \u2014 loi de tous les commencements \u2014 et ses affaires n ont fait depuis que progiessei.Pour gravir l\u2019échelle, il commença par le bas, sans vouloir enjamber de degrés et c est le moyen qui permet le plus d\u2019en atteindre le sommet avec sûreté et sécurité.M.Léveillee se trouve aujourd\u2019hui a la tête d\u2019une des plus grandes et des plus importantes teintureries au pays.Il a eu lui-meme un grand mérite à monter cette entreprise et il est assurément un bel exemple d initiative et d énergie pour ks^jeunes.t\tu épousait Mlle Germaine Uliéaume, fille d\u2019Alphonse Khéaume, de Montréal.Trois enfants sont nés de cette union: Pierrette, Hubert et Jeannine.Sa récréation favorite: le tennis.En politique: indépendant.Adresses d\u2019affaires: 404, rue Duluth Est et 135 Lafrance.Domicile: 3911, St-Hubert, Montréal. D.R.PALL LETONDAL, M.D.Pour l\u2019honneur des siens et sa race, M.Letondal, issu d'une famille d\u2019artiste, promet une carrière fructueuse s\u2019il en peut être jamais.Fils d\u2019Arthur Letondal, docteur en musique, organiste à la Basilique, et de Ludivine Holland, tille de Thon.Jean-Damien Holland, conseiller législatif, et d\u2019Albina Parent, M.Letondal naquit à Montréal le 29 oct.189S.Ses études secondaires terminées au collège Ste-Marie, il s\u2019inscrivit à là faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Interne de l\u2019Hôpital Ste-Justine en 1921-22, il était fait médecin en mai de cette dernière année.Boursier du gouvernement de Québec à Paris ( 1922-2Ô), il était en novembre 1928 diplômé de l\u2019Ecole de puériculture de la faculté de Médecine de Paris.Docteur en médecine de l\u2019Université de Paris (1925), il est le premier médecin d\u2019enfants de Montréal à posséder ce titre et partant à avoir soutenu une thèse.Faut-il ajouter que cette thèse qui lui valut une mention honorable et dont le titre est: Contribution à l\u2019étude du mégacôlon chez l\u2019enfant, a été analysée dans presque tous les journaux médicaux de Paris et dans l\u2019American Journal of Diseases of Children de Chicago, janvier 1927.M.Letondal a également eu l\u2019honneur de compter une étude portant sur un cas de maladie de Hirchsprung publiée en janvier 1 924 dans les Archives de Médecine des Enfants de Paris, (pie dirige le Dr Com by.Est un collaborateur régulier de l'Union Médicale du Canada où il a donné depuis 1922 jusqu'à date plusieurs articles sur les maladies des enfants, traitant notamment de la fièvre typhoïde, la spasmophilie, la tuberculose, le scorbut infantile, etc.Etabli depuis trois ans à peine dans la pratique, M.Letondal a été sollicité de prendre part à des sociétés savantes, des congrès, des représentations professionnelles.Il est médecin de l\u2019IIôpital Ste-Justine et de l\u2019Institut Bruchési; membre et trésorier de la Soc.Méd.de Montréal, membre de la Soc.d\u2019IIyg.Inf.de Montréal, de la Soc.de Péd.de Montréal, de la Soc.Française d\u2019IIist.de la Méd., du comité de réd.de l\u2019Union Méd.du Canada, sec.du Bur.Méd.de l\u2019Hôpital Ste-Justine, prof, de pédiatrie à l\u2019école des gardes-malades de l\u2019Hôp.Ste-Jeanne d\u2019Arc et chargé au même hôpital du dispensaire de médecine des enfants.Membre du Cercle Univ.de Montréal.Ses délassements sont la musique, le tennis, les voyages.Marié le 15 août 1922 à Béatrice, fille de Charlemagne Rocîier, C.R., et de Célina Laurence; deux filles leur sont nées: Marthe et Lucienne.En politique: libéral.Domicile: 549, Cherrier.Montréal. HECTOR MACKAY A vocat \u2014 Docteur en Droit Fils du colonel Frs-Samuel Mackay, notaire, et de Lia Avelina Hillman, M.Mackay est né à Montréal !e 17 mai 1899.Il fit ses humanités^au Collège de Montréal et ses classes de philosophie-sciences au collège Ste-Marie.Bachelier ès-arts en 1918, il s\u2019inscrivit à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.Admis au Barreau et à la Chambre des Notaires au mois de juillet 1921, il commença à exercer seul comme avocat.Puis il partit pour Paris où il obtint, après avoir suivi pendant trois ans les cours de la Faculté de Droit et avoir soutenu une thèse de droit comparé, le doctorat ès-science juridique de l\u2019Université de Paris.Depuis son retour au pays, il exerça sa profession avec Jacques Panneton sous la raison légale d?Panneton & Mackay.En 1924, il collabora à l\u2019ouvrage publié sous le titre de \u201cCanadian Law of Motor Vehicles\u2019\u2019 par John A.Barron, en recueillant pour l\u2019auteur les décisions judiciaires du Québec en matière d'automobile.En 1925, il était nommé professeur de Droit civil et de Dro\u2019t public à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Il donna de plus pendant trois ans à cette même école le cours de Droit industriel.En 1926 une chaire nouvellement créée de législation comparée lui a été confiée & la Faculté de Droit de l\u2019Université de Montréal.Il est membre à vie du Cercle Universitaire de Montréal et de la Société de Législation comparée (France), membre du Club de Réforme, du Canadian Bar Association, du Club de tennis Outremont.Ses récréations favorites: le tennis, le golf, le ski.Célibataire (1929).En politique: libéral.Domicile: 372 boulevard St-Joseph Est, Montréal.334 J.-P.-WILLUM T MOT Notaire Fils d\u2019Alphonse Thuot, entrepreneur en construction, et de Marie-Louise Archambault, fille de Gilbert Archambault, de Joliette, M.Thuot e»t natif (27 février 1S87) de Lake Linden, Michigan, mais il vécut toute son enfance à Cohoes New-York.A lépoquede son adolescence, ses parents crurent bon de le diriger sur une institution canadienne-francaise et certes il dut toujours se considérer comme de la vieille province, en dépit des pérégrinations de ses premières années puisque une fois son éducation complétée, il s'établit dans la métropole.Ç au collège Ste-Marie qu\u2019il fit son cours classique et il en sortit muni du diplôme nécessaire à l\u2019inscription k une chambre professionnelle.La carrière légale l\u2019attirait, il suivit les cours de la faculté de droit de l\u2019Université Laval de Montréal.Admis à la pratique du notariat en juillet 1913, M.Thuot exerce à Montréal depuis, son étude couvrant tout le sycle des choses de la profession-règlement de successions, prêts d\u2019argent, incorporations de compagnie, etc.Sa clientèle se recrute indistinctement dans la population de langue française et de langue anglaise.Il est intéressé dans diverses entreprises de construction.S >s loisirs il les consacre à la, lecture et aux sports au grand air.Adresse d\u2019affaires: Edifice Canada Life, 275 rue St-Jacques.Domicile: 461 avenue Madison, N.-D.-G., Montréal. imm Lajoie Financier Qu\u2019il est loin le temps où seuls quelques rares privilégiés, appartenant à une caste déterminée, pouvaient accéder au maniement des grands intérêts.C\u2019est le grand bienfait de la civilisation américaine\u2014qui, quoi que l\u2019on dise, ne renferme pas que du médiocre\u2014d\u2019avoir réalisé la démocratie universelle que rêvaient nos grands-pères.Les hommes nouveaux, pour parler l\u2019ancienne langue, sont à l\u2019ordre du jour.Fils de Frs-Xavier Lajoie, marchand, et de Rose-Anne Deslauriers, M.J.-Eugène Lajoie naquit le 26 septembre 1888 à St-Liboire (Bagot).Après avoir fréquenté l\u2019école paroissiale, il se dirigea vers le petit séminaire de Ste-Marie-de-Monnoir dont il suivit le cours classique complet, les deux années de philosophie y comprises.Bachelier ès-arts quand il sortit du collège, il s\u2019en alla aussitôt aux Etats-Unis.Il y séjourna cinq ans comme voyageur de commerce.Le début de la Grande Guerre le ramène au pays, soit à l\u2019automne de 1914, et il entre chez Vincent Lamarre, liquidateur, avec qui il fera trois ans.De 1917 ù 1920, il est à son propre compte.En 1921, il passe chez Versailles-Vidricaire-Boulais et ne les quitte que pour fonder, en septembre 1927, la Société Générale de Finance Inc., avec MM.T.-H.Marcotte, R.Germain, L.-J.Lacoste comme associés.M.Lajoie est prés, de la Soc.Gén.de Finance Inc., dont le siège social est situé au No 57 de la rue St-Jacques.Tl jouit de la réputation bien méritée d\u2019homme d\u2019affaires averti et d\u2019une grande compétence.Il fait partie de la Soc.St-J.-Baptiste de Montréal, de la Caisse Nat.d\u2019Econ., du Cercle Univ.et de l\u2019Ass.Ath.d\u2019Am.Nat.Le 11 oct.1921, il épousa Maria, fille d\u2019Isaïe Trudeau.En politique: indépendant.Domicile: 4401, rue St-Hubert, Montréal EDGAR Avocat Né aux Trois-Rivières, le en 1905.\t.janvier 1889.rus de lliomas Bournival, financier, et de Sara Genest, décédée manques .\t- .\t.\t7 - - -** .>\tvjv ici\tmuai que de plusie rnmmn .1 c°mÇ?*»?,ies industrielles.Il pratiqua sous son nom seul juâqu\u2019en 1922, alors qu\u2019il s\u2019adjoignit, i .h assoc.IC\u2019 , \u2022 1 av0?at Leon Lamothe; le bureau fut dès ce moment connu sous le nom de Bournival «fc nn t, P\".1S. toutes les oeuvres paroissiales de Ste-Brigide, il fut 6 ans secrétaire de la société It^nB.mfst» DalrVie \u2018\u201c.\u201cfîS* «-Vincent de Paul, 4 ans président de la section Papineau de ot-Jean-Baptistc.Il est depuis 1927 directeur general de notre société nationale.sion IE1' ta\"s ¦' 'i'V8101,' électorale de Ste-Marie, il fut secrétaire de l'offlcier-ranporteur de cette divi-à PéWtiô, *\t1 \u2022P10V'(\"t'la
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