Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Biographies canadiennes-françaises
Éditeur :
  • Ottawa :J.A. Fortier,1920-
Contenu spécifique :
1937
Genre spécifique :
  • Publications en série
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Who's who in Quebec,
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Biographies canadiennes-françaises, 1937, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" - $ BIBUOTHEQVE .# 5 SAINT=SVLPICE ^ J ^\u20221914 EflMLQ Mam1 ft lf)io!ji|it|i(|U$ \u20ac a it it t( i runes-\tittt t itt o e Publiées par RAPHAËL OUIMET Journaliste-Publiciste Membre de la Société Historique de Montréal.ÏÏImztèjns.t&itûnt\u2014\u2022 .\u2022.\t.?* * \u2022\t.\u2022 ' J ,, (JHoutr&il, 1937 En vertu de la loi de 1921 concernant le droit d\u2019auteur Je certifie par les présentes que le droit d\u2019auteur sur l\u2019œuvre littéraire publiée, intitulée \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u2019\u2019, publiées par Raphaël Ouimet, journaliste de la cité de Westmount, P.Q., a été enregistré sous le numéro d\u2019ordre 3004.dans le registre des droits d\u2019auteur numéro 1, tenu au Bureau des Droits d\u2019Auteur, le 13ème jour de mars 1925, au nom de Raphaël Ouimet, de Westmount, Qué.Bureau des Droits d\u2019Auteur, Ottawa, ce 13ème jour de mars, A.D.1925.GEO.F.O\u2019HALLORAN, Commissaire des Brevets. A ma vénérée mère, en la quatre-vingt-treizième année de son cige, je dédie respectueusement cet ouvrage L Les \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u2019\u2019 constituent un monument à notre richesse intellectuelle, qui contribuera à perpétuer le prestige de notre race.LES JOURNAUX.c IMPRIMERIE DU SACRÉ-CŒUR LAPRAIRIE.P.Q. PRÉFACE Depuis quelques années, nos gens des villes comme des campagnes, aiment davantage notre histoire.On en voit meme qui s\u2019y passionnent.Ils l\u2019étudient avec ardeur et aiment à profiter de toutes les occasions qui se présentent à eux pour la mieux connaître et l'apprendre aux autres.Nous ne voulons pas parler que de la grande histoire.Nous avons surtout en vue la petite, l\u2019histoire régionale : l\u2019histoire de nos gens, de nos hommes publies, de leurs travaux et de leurs œuvres.Rien de plus passionnant que notre histoire locale, que cette petite histoire qui nous fait mieux comprendre la grande.Or, ce sont les hommes qui font l'histoire, la grande et la petite.Il est donc nécessaire de connaître les hommes : les hommes de l'âge présent comme ceux du passé.Ceux qui étudient l\u2019histoire aujourd\u2019hui cherchent surtout à connaître les gestes, les actes, les paroles de ceux qui nous ont précédés et qui ont fait quelque chose pour les développements de la patrie commune.De ces actes et de ces paroles de ceux du passé on veut tirer des leçons pour le présent et pour l'avenir.Plus tard, ceux qui viendront après nous feront de même, et il se trouvera que leurs recherches porteront sur les hommes d'aujourd\u2019hui, nos contemporains.Avec quel plaisir trouveront-ils les documents que nous leur aurons laissés ! Ce plaisir, il sera comparable à celui que nous éprouvons lorsque, parmi nos recherches, nous faisons la découverte d\u2019un document qui nous fait connaître un homme qui a laisse son nom à la patrie.Depuis seize ans, l'auteur éclairé et patriote des \"Biographies Canadiennes-h ran-çaiscs\u201d, M.Raphaël Ouimet, prépare l'histoire en faisant connaître aux générations futures les contemporains.Il nous les fait connaître également, à nous du présent car, par une anomalie qui s\u2019explique assez difficilement, ce que nous connaissons le moins, c\u2019est notre pays; ce sont les hommes qui l'habitent.On les connaîtra bien en lisant les \u2018\u2018Biographies Canadiennes-Françaises\u201d de M.Ouimet.Ils comprennent toutes les classes de la société canadicnnc-française.Ils sont ceux que nous devons connaître : ceux de l'Eglise, de l\u2019Etat, du Commerce, de l\u2019Industrie; des Arts, de l\u2019Agriculture, de tous les domaines de notre économie, politique et sociale; ceux de nos grandes sociétés nationales, de nos professions libérales, de notre monde intellectuel : nos artistes, nos littérateurs.Voilà les hommes de la petite histoire future.Plusieurs même n\u2019appartiennent-ils pas déjà à la grande ?Ceux qui viendront après nous seront reconnaissants à l\u2019auteur des \u2018\u2018Biographies Canadiennes-Françaises\" de leur avoir fourni, sous une forme si attrayante et si claire la documentation nécessaire lorsqu\u2019ils écriront l\u2019histoire des temps présents.Et nous devrons nous-mêmes beaucoup de reconnaissance à M.Ouimet pour nous mettre si commodément sous la main les renseignements dont nous avons besoin tous les jours sur tel ou tel de nos contemporains que nous ne connaissons souvent que de nom.Car il ne se passe pas un jour où religieux, politiciens, professionnels, hommes d\u2019affaires, et surtout journalistes n\u2019ont pas à consulter un volume du genre de celui des \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u2019\u2019.C\u2019est le Bottin de nos connaissances sociales.Et, mérite très rare, c\u2019est le seul \u201cAnnuaire\u201d du genre que nous ayons dans notre pays, encore que bien des tentatives aient etc faites dans le passé pour doter notre province d\u2019un document de cette nature.Il fallait, disons-le franchement, un courage peu ordinaire pour entreprendre un pareil travail, une force de persévérance admirable pour le soutenir pendant seize ans surtout au milieu des difficultés inhérentes à cette crise mondiale qui a accumulé tant de ruines autour de nous.Ceux qui viendront apres nous et qui s\u2019occuperont de reconstituer le passé, de faire de l\u2019histoire, seront bien chanceux.Ils auront à leur disposition des archives maintenant bien classées, des filières de journaux où l\u2019on raconte au jour le jour toute la vie des [5] 189314 ï\u2019illcs, des villages et des plus humbles hameaux perdus à la lisière des forets.Ils liront, de notre temps, des récits de voyages où l\u2019on relate les plus infimes incidents de la route, des haltes ici et là et les moindres gestes, du matin au soir, des voyageurs; ils auront la relation la plus minutieusement détaillée des événements de nos jours : fêtes, manifestations de toute nature, crimes, drames, jusqu\u2019aux plus insignifiants faits divers.Et, enfin, ils auront des recueils complets du genre des \"Biographies Canadiennes-Françaises\" qui leur feront connaître tous ceux qui vivent présentement autour de nous et qu\u2019après les époques actuelles révolues, on voudra, pour une raison ou pour une autre, pour les besoins d'une thèse, d\u2019une causerie, ou conférence sur un événement du passé \u2014 qui est notre présent.\u2014 on aura besoin, dis-je, de faire revivre.En vérité, encore une fois, ceux qui viendront après nous seront chanceux.Nous leur servons tout rôtis, si l\u2019on peut dire, les plats qu\u2019ils voudront, dans l\u2019avenir, déguster, et que ceux du passé, disons-le sans amertume, nous ont parfois si mal servis.Nous les envions d\u2019avance, nous qui cherchons avec tant de difficultés souvent la lumière dans les documents incomplets que nous avons à notre disposition.On a déjà fait connaître, de diverses façons, de précieux documents extraits des vieilles archives de Prance, la -vie et les differents aspects des débuts de la colonie française établie par Samuel de Champlain et le Dr Robert Gifford sur les bords du Saint-Laurent.On a même écrit sur les solitudes qui, en même temps que les centres de ce temps-là, s\u2019éveillaient à la me et à la civilisation sous le souffle ardent des missionnaires, des explorateurs, des coureurs de bois qui, pendant plus d\u2019un siècle, se sont acharnés à suivre jusque dans les coins les plus reculés des sombres et mystérieuses forêts, des peuplades sordides qu\u2019ils voulaient conquérir au Christ et à la France.Mais nos cliers ancêtres n\u2019ont pas péché par excès de détails dans les notes qu'ils nous ont laissées sur les gens et les choses de leur temps.On leur pardonne de bon cœur ce laconisme quand on s\u2019imagine les journées atroces qu'ils eurent à vivre, durant des années de misères, de fatigue et de privations de toute nature nécessitées par la topographie accidentée des pays jti\u2019ils parcouraient, la vie errante des peuples qu\u2019ils voulaient suivre partout dans les territoires désertiques et sauvages de Vine ont mensurable Nouvelle-France.Ces notes, ces relations qu\u2019ils nous ont laissées sur les événements et les gens d'alors sont partout, éparses, jetées par bribes, ici et là, sans suite, sans liens.C\u2019est tout un travail que de les enchaîner.Elles sont vagues, à peine ébauchées, encore qu\u2019il y eut parfois, dans quelques-unes de ces naïves relations, comme de la fantaisie.On oubliera parfois de mentionner la date et le lieu de tel ou tel événement que l\u2019on relate, la qualité du personnage qui en fut le héros et, pourtant, on s\u2019attardera, durant des pages, à des vétilles dont on cherche en vain l\u2019intérêt qu\u2019elles pouvaient présenter.C\u2019est ainsi que dans une relation datée de \"Chegwitimy le 13ème Mars 1730\u201d, relation publiée en 1889 par le R.P.Arthur-E.Jones, s.j.dans une série de \"Documents Rares et Inédits\u201d, le Père Pierre Laure, s./., missionnaire du Saguenay, de 1720 à 1730, sans même nous dire l\u2019endroit exact où il se trouve, dans le Nord, \u2014 mais on finit par le deviner, \u2014 s\u2019amuse à décrire, pendant une bonne page de son récit de voyage, de petits cailloux de forme bizarre qu\u2019il a trouvés dans le lit d\u2019une rivière, très probablement la Rivière Mistassini, \u2014 petits cailloux curieux, dit-il, entre autres, un qui ressemble à un petit singe tenant dans ses pattes inférieures une boule.Et le bon Père ne nous dit meme pas où se passent ces très intéressants événements.Rien de ces lacunes, il nous semble, sans trop nous vanter, dans les documents que nous préparons pour les historiens de l\u2019avenir.Ils auront une immense bibliothèque à consulter et, assurément, parmi les volumes qui leur apprendront les qualités, les faits et les gestes des hommes qui auront préparé les archives de notre temps ceux qui dans l\u2019avenir, écriront l\u2019histoire, auront à feuilleter souvent et avec quelle satisfaction les volumes des \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d de M.Raphaël Ouimet.Québec, 1936.Damase POTVIN, Journaliste.f6] PAPINEAU 1766-1871 Jfi o3 - I pnta; °îîRtieS ^ÊRC\\^ / JQ \u201e P LE A .iS40-l&2 io-ieo®.LAURIER I 8 4 1 - fO I Q Hos Gloires Nptioîviles m L\u2019honorable ESIOFF-LEON PATENAUDE, C.R., C.P., LL.D.Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec [9] L\u2019honorable ESIOFF-LEON PATENAUDE Naquit à Saint-Isidore de Laprairie, dans la province de Québec, le 12 février 1875.Fils de Hilaire Patenaude et d\u2019Angèle Trudeau, tous deux descendants de très anciennes familles venues de France au Canada au milieu du dix-septième siècle.Epousa, le 8 mai 11)00, Georgiana Deniger, fille de Antoine Deniger, de Laprairie.Deux enfants : une fille, Rose (Madame Hubert Prévost, de Montréal) et un fils, Alphonse, avocat au Barreau de Montréal.Fit ses études chez les Sulpiciens, au Collège de Montréal, d\u2019où il sortit bachelier ès-arts, B.A., puis à l\u2019Université Laval (Section de Montréal) où il obtint son titre de Licencié en Droit, LL.L.Fut admis au Bareau de la province de Québec en 1899.Pratiqua sa profession à Montréal, où il fonda l\u2019étude actuellement connue sous le nom de \u201cPatenaude, Monette, Filion, Patenaude, Routhier et Meighen \u201d.Fut élu député du comté de Laprairie à la Législature de la province de Québec, en 1908 et en 1912.Résigna son mandat en 1915 pour entrer dans l\u2019arène fédérale.En effet, le 6 octobre de la même année, devint Conseiller Privé du Canada et Ministre du Revenu de l\u2019Intérieur.Fut élu, par acclamation, député d\u2019Hochelaga en remplacement de l\u2019honorable Louis Coderre, entré depuis peu dans la Magistrature.En 1917, le 8 janvier, permuta et devint Secrétaire d\u2019Etat.Remit son portefeuille le 13 juin de la même année et s\u2019abstint aux élections qui suivirent en décembre 1917, Fut élu député de Jacques-Cartier aux élections provinciales de 1923 mais remit son mandat en 1925.Le 13 juillet 1926 acceptait d\u2019être Ministre de la Justice dans le cabinet Meighen.Démissionna le 25 septembre suivant.Fut nommé Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec et prêta serment comme tel, dans la salle du Conseil Législatif, à Québec, le 3 mai 1934.A été fait docteur en droit civil, honoris causa, de l\u2019Université Bishop, de Lennoxville, en 1936.Religion : Catholique.Résidence : Spencerwood, Québec.[10] J.-E.DUSSAULT Industriel Joseph-Ernest Dussault, vice-président de la Compagnie B.Houde Limitée, de Québec, naquit dans la vieille capitale, le 2 février 1875.I'I est ie fils de feu François-Xavier Dussault, ancien manufacturier de tabac, et de feue Adélaïde Houde, son épouse, fille de feu Barthélémi Houde.C\u2019est à l\u2019Académie Commerciale de Québec qu\u2019il fit ses études.En septembre 1894, il débuta dans les affaires en qualité de comptable, pour (le compte de sa mère qui était alors propriétaire de l\u2019importante industrie établie il y a près de cent ans, par son grand-père, Barthélémi Houde.Directeur de la comptabilité qu\u2019il fut pendant quelques années, Joseph-Ernest Dussault devint plus tard l\u2019un des propriétaires, en société avec son frère.Joseph-Alphonse, faisant alors affaire sous la raison sociale de B.Houde ÔC Cie.Le 3 mars 1 903, les messieurs Dussault cédèrent leur commerce, édifices et entrepôts à l\u2019American Tobacco de Montréal, connue aujourd\u2019hui sous le nom de l'impérial Tobacco Co.of Canada Ltd.Bien que départis de leurs droits, MM.Dussault conservèrent néanmoins dans la Cie B.Houde Limitée, des intérêts considérables.Joseph-Alphonse en garda la présidence et Joseph-Ernest la vice-présidence.En décembre 1931.Joseph-Alphonse prit sa retraite, mais Joseph-Ernest resta à son poste de vice-président et directeur.Homme d\u2019affaires averti, esprit pondéré et d\u2019un jugement solide, il est un colllaborateur précieux pour ceux qui ont eu la sagesse de lui confier cette position toute de responsabilités.Libéral en politique, M.J.-E.Dussault s\u2019est toujours intéressé à la chose publique.Il est membre de la Chambre de Commerce de Québec, de la Société St-Jean-Baptiste, des Royal Arcanum, des Forestiers Indépendants, des Chevaliers de Colomb, (4e déc.), du Quebec Royal Golf Club et du Kent Golf Links.Les œuvres sociales en général, trouvent en lui un généreux bienfaiteur.Il a été marguillier de la paroisse St-Jean-Baptiste, de 1916 à 1921 et est Conseiller dans la paroisse St-Domi-nique où il habite présentement.Dans ses moments de loisir, il chasse, pêche et joue au golf.Le 2 juin 1896, il épousa Anne-Marie Châteauvert, fille de feu Victor Châteauvert, Commandeur de l\u2019Ordre de St-Grégoire-le-Grand.De cette union, sont nés six enfants, dont deux, Victor et Roger vivent encore.Domicile : 92, Avenue du Parc.Bureaux : rue Richelieu, Québec.[H] % i .\t\u2022:\t, * \u2022\t\u2022*\t.\t.\t-, mm mm ARTHUR BEAUCHESNE Greffier de la Chambre des Communes Docteur en Droit \u2014 Journaliste Secrétaire perpétuel de la Société Royale du Canada Compagnon de l\u2019Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges [12] ARTHUR BEAUCHESNE Léonidas-Emile-Arthur Beauchesne est le fils de feu P.-C.Beauchesne, notaire, et de Caroline Lefebvre, de Bellefeuille.Son père fut député de Bonaventure à l\u2019Assemblée Législative de 1874 à 1876 et à la Chambre des Communes de 1879 à 1882.Il est né à Carleton.P.Q., le 15 juin, 1876, et a fait ses études classiques à l\u2019université Saint-Joseph de Memramcook, Nouveau-Brunswick, où il obtint le grade de B.A.en juin 1895.Il fut plus tard honoré des titres de Maître-ès-arts et Docteur-ès-lettres par cette institution.Secrétaire particulier de M.LeBIanc (sir Evariste), président de l\u2019Assemblée Législative, de 1 89 5 à 1897; secrétaire d'une commission d\u2019enquête sur l\u2019administration de la prison et du palais de justice de Montréal en 1897; entra à la \"Minerve\u201d\u2019 en 1897 en qualité de reporter; secrétaire de sir Adolphe Chapleau, de janvier à juin 1898; reporter à la \"Gazette\u201d, de juillet 1898 à décembre 1900; reporter au \"Montreal Star\u201d, en 1900; fit un stage de quelques mois à la \"Presse\u201d, en 1900; secrétaire de la rédaction, courriériste parlementaire à Québec et puis rédacteur en chef du \"Journal\u201d de 1901 à 1903.Ecrivit des articles humoristiques pour la \"Nationaliste\u201d, le \"Taon\u201d et 1\u2019 \"Action\u201d.Il eut dans le \"Journal\u201d en 1903 une polémique très vive avec M.Arthur Dansereau, directeur de la \"Presse\u201d.Il publia alors dans les \"Débats\u201d au sujet de la question des écoles du Manitoba un article véhément pour lequel on chercha à incriminer le directeur de ce journal.Sans hésitation, M.Beauchesne alla devant la Cour d\u2019Assise se déclarer l\u2019auteur de cet article.Il quitta immédiatement le fauteuil éditorial et devint correspondant parlementaire du \"Journal\u201d dans la tribune des journalistes à Ottawa.En 1905, il fonda 1\u2019 \"Opinion\u201d, journal hebdomadaire, essentiellement politique.Il fut, à Ottawa, l\u2019un des fondateurs des \"Annales\u201d, revue littéraire publiée sous les auspices de 1 Institut Canadien français.Il était l\u2019un des collaborateurs de la première série de la \"Revue Moderne .Il suivit les cours de Droit à l\u2019Université Laval tout en étant journaliste et fut admis au Barreau le 15 janvier 1904.Exerça sa profession à Montréal jusqu\u2019en 1913.Nommé Conseil du Roi en 1914.Candidat conservateur dans Bonaventure aux élections fédérales de 1908; défait cette année-là il brigua en 1912 et sans plus de succès le mandat provincial du même comté.En janvier 1913, il entra au ministère de la justice en qualité d\u2019aviseur en matière de Droit civil.En 1916, il devint assistant greffier de la Chambre des Communes; il fut nommé greffier en 1925 et est le seul Canadien français qui ait occupé ce poste depuis que la Confédération existe.Secrétaire honoraire de l\u2019Association Parlementaire de l\u2019Empire (section canadienne) depuis 1923, il organisa en 1928 la Conférence de cette association.Les délégués au nombre de cinquante-quatre, représentant la Grande Bretagne et les Dominions parcoururent le Canada, de Sydney, Nouvelle-Ecosse, à Victoria, Colombie Britannique, par train spécial et furent reçus dans les palais législatifs de toutes les provinces.Avant leur retour, ils présentèrent à M.Beauchesne dans la salle de l\u2019Assemblée législative à Halifax, un service à thé en argent solide.Le Parlement de l\u2019Union Sud-Africaine lui exprima plus tard ses remerciements par une adresse enlumirçée portant les signatures de M.Hertzog, premier ministre, et de M.Smuts, chef de l\u2019opposition.Il occupe depuis 1923 le poste de secrétaire honoraire du Groupe canadien de l\u2019Union Interparlementaire dont le siège principal est à Genève.Il fut l\u2019un des membres fondateurs du Comité France-Acadie pour lequel il est allé prononcer un discours de propagande à Moncton.Nouveau-Brunswick, en 1924.Cette même année il fut élu membre de la Société Royale du Canada; président de la Section française en 1931; en 1936, il devint le Secrétaire perpétuel de la Société et est le premier Canadien français qui ait eu cet honneur.Il est président du Conseil National d\u2019éducation.Vice-président de l\u2019Association de Clubs Canadiens du Dominion, de 1929 à 1932; refuas la présidence.Président du Club Canadien d\u2019Ottawa pour l\u2019exercice de 193 1-3 2.II a adressé la parole en anglais aux Clubs Canadiens de Toronto.Kitchener, London et Montréal et, en français, à celui de Québec.L\u2019Université d\u2019Ottawa lui conféra le titre de Docteur-en-droit en 1931.M.Beauchesne\tfut créé Compagnon de l\u2019Ordre de Saint-Michel et\tSaint-Georges par\tle roi George V en 193 4.\tII\ta publié \"Beauchesne\u2019s Parliamentary Rules and\tForms\u201d, traité de\tprocédure en usage aujourd\u2019hui\tà la Chambre des Communes.Auteur d\u2019Ecrivains\td\u2019Autrefois, où il critique quelques auteurs français, du XIXe siècle.Ce livre fut bien accueilli par la \"Revue des Deux Mondes\u201d.Il fut l\u2019un des fondateurs de l\u2019Association Technologique de Langue française d\u2019Ottawa, dont il est le président honoraire, est directeur de la Société de Géographie du Canada, et de l\u2019Institut Canadien des Affaires Etrangères; membre de l\u2019Association du Barreau du Canada, membre de la Société des Auteurs Canadiens et de l\u2019Association des Etudes Politiques du Canada.En 193 5, M.Beauchesne prit part à la Conférence de l\u2019Association Parlementaire de l\u2019Empire Britannique qui eut\tlieu\tau Parlement de Westminster, à Londres, et\tà cette occasion,\til fut présenté dans le palais de Buckingham au roi George V et à la reine Marie.Il accompagna les délégués dans un voyage officiel par toute l\u2019Angleterre, l\u2019Ecosse et le pays de Galles.A épousé en 1916 Florence LeBIanc, d\u2019Ottawa, autrefois de Dorchester, Nouveau-Brunswick, dont il a deux filles jumelles, Patricia et Olive.Membre à vie de l\u2019Institut Canadien français d\u2019Ottawa; membre du Club Rideau et du Royal Ottawa Golf Club.\u201d Récréation, le jeu d\u2019échecs, le golf.Adresse : 417, avenue Laurier, Est, Ottawa; en été, Kamouraska.[13] L\u2019honorable BONA DUSSAULT, M.P.P.Ministre de VAgriculture Bona Dussault, pilote de profession, naquit à St.Alban de Portneuf, le 29 mai 1882, du mariage de Solyme Dussault, cultivateur, et de Amanda Gauthier, son épouse, fille de Charles-Auguste Gauthier.C\u2019est à l\u2019école de son village qu\u2019il reçut son instruction, et par des études personnelles qu\u2019il la compléta.Epris du goût des aventures, le jeune Bona quittait le toit paternel à un âge relativement peu avancé, et se mit à voyager principalement par eau, car son ardent désir était de devenir un jour pilote licencié.Son ambition bien légitime se réalisa en 1910, après qu\u2019il eut fait un apprentissage de huit ans et qu\u2019il eut voyagé en Afrique, en Angleterre, aux Etats-Unis, dans le Golfe St-Laurent, dans le golfe du Mexique et ailleurs.Le 10 mai 1910, il était donc admis dans la Corporation des Pilotes licenciés, et quelque temps après, il était nommé pilote spécial de la compagnie \"Furness-Witty\u201d, de Montréal.Si M.Dussault s\u2019est signalé par sa haute compétence professionnelle, il s\u2019est également fait remarquer par ses nombreuses activités, en matière civile.S\u2019étant toujours occupé d\u2019affaires municipales et d\u2019organisations ouvrières et agricoles, il eut l\u2019honneur d\u2019occuper les plus hautes fonctions publiques.Il est de fait, premier Magistrat de St-Marc-des-Carrières, depuis dix-neuf ans, préfet du comté de Portneuf, depuis quinze ans et député provincial du même comté, depuis le 25 novembre 1 93 5.M.Bona Dussault est l\u2019un des députés les plus assidus à la Chambre.En août 1936, il fut nommé Ministre de l\u2019Agriculture dans le Cabinet Duplessis.Il a été vice-président et président de la Corporation des Pilotes Unis de Montréal et eh est encore l\u2019un des directeurs.Les œuvres paroissiales l\u2019intéressent autant que la politique.M.Dussault a épousé, le 4 février 1913, Gabrielle Lacourcière, fille de feu Jos.Lacourcière, en son vivant notaire public de St-Stanislas de Champlain.En secondes noces, le 11 décembre 1930, Bertha Légaré, fille de William Légaré, de St-Marc-des-Carrières.De son premier mariage, il eut quatre enfants, Antoine, Louis, Anne et Micheline, et de son second mariage, deux enfants : Denise et Jean-Bona.En politique, actionniste.\u2014 Domicile : St-Marc-des-Carrières, comté de Portneuf.P.Q.[14] A westL Me ALBERT GUAY, N.P.Agent des Terres de la Couronne Fils de André-Elzéar Guay, en son vivant notaire public, et de Joséphine Verrault son épouse, fille de Charles Verrault, arpenteur; c\u2019est à Baie-des-Pères, aujourd\u2019hui Villle-Marie.que naquit, le 17 novembre 1886, le notaire Albert Guay.Après de solides études classiques ?t légales au collège de Montréal, au Séminaire de Québec et à l\u2019Université de Montréal, il était admis en septembre 1913, à l\u2019exercice de sa profession.Cette même annee, M.Guay père étant décédé, son fils assuma alors la tâche de lui succéder.En possession d\u2019un greffe considerable, il continua dignement la sage administration de son prédécesseur, et fit de son étude, l\u2019une des plus importantes de tout le district dans lequel il n\u2019a cessé de pratiquer depuis vingt-cinq ans.D\u2019une intégrité inattaquable et d\u2019un caractère sympathique, portant l\u2019empreinte de la franchise et de la loyauté.Me Albert Guay jouit a juste titre de lia considération et de la confiance de ses concitoyens.Les hautes fonctions officielles qui lui furent confiées depuis une quinzaine d\u2019années, en sont une preuve irréfutable.Il fut en effet, premier magistrat de Ville-Marie, de 1922 à 1932, président de la Commission Scolaire, de 1921 à 1 930.préfet du comté de Témiscamingue, de 1924 à 1931, greffier des cours de Circuit et des Magis rats, de 1922 a 1 933, président depuis 1 925, de la Commission chargée de l\u2019érection civile des paroisses du diocèse de Haileybury et Agent des Terres de la Couronne pour le comté de Témiscamingue, depuis 1915.Le notaire Guay s\u2019est sans cesse intéressé à la chose publique, pour le plus grand bien de ses concitoyens.Ill est président de la Compagnie Minière Ville-Marie-Rouyn, a été président de 1 925 à 1930.de la Compagnie Electrique de Ville-Marie et vice-président de la Chambre de Commerce du même heu, de 1 925 à 1930.Il est également président de l\u2019Association pour la Protection du gibier et du poisson, de la Province de Québec, section Ville-Marie.Pour se reposer de ses durs labeurs, il s occupe d\u2019horticulture, ilit beaucoup et voyage occasionnellement.\u2014 Le 11 octobre 1915.il épousa Marthe de la Chevrotière, fille du docteur A.-C.de la Chevrolicre qui lui a donné un fils.Gustave.Fait à noter : le notaire Guay, est le premier enfant blanc né dans la région du Témiscamingue.En politique, libéral.Domicile : Villle-Marie, comté de Témiscamingue.[15] sÈMm L\u2019honorable J.-M.-P.SAUVE ' B 5 Président de l\u2019Assemblée législative [16] L\u2019honorable\tSAUVE Il n\u2019est pas nécessaire de remonter aux ancêtres de notre régime parlementaire, les Bédard, les Panel, les Taschereau et les Papineau, pour trouver des exemples où les fonctions de législateurs et de magistrats se transmettaient de père en fils.Plus près de nous, nous avons les Archambault, les Beaubien, les Caron, les Geoffrion, les Lacoste, où les fils rivalisèrent à qui mieux mieux avec leurs pères.Le même spectacle nous est donné avec les tout contemporains, les David, les Perrault, les Monet et plus récemment, les Taschereau, dans les personnages de l\u2019ex-premier ministre et de son fils, Tex-député de Bel léchasse, les Caron, l\u2019ancien ministre de l\u2019Agriculture, continué par son fils.Enfin, l\u2019honorable M.Arthur Sauvé assistait en décembre 19111), à la présentation de son fils Paul à l\u2019Assemblée législative, que lui-même venait à peine de quitter pour un champ plus vaste.Fils de l\u2019honorablo sénateur Arthur Sauvé, pendant quinze ans chef de l\u2019Opposition à la Chambre locale, puis ministre des Postes du Canada dans le Cabinet Bennett, et de Marie-Louise Lachaîne, fille du notaire Lachaîne de St-Jérôme, c\u2019est à St-Benoît des Deux-Montagnes, le 27 mars 1907, que naquit l\u2019honorable Joseph, Mignault Paul Sauvé.Il fit son cours classique aux collèges Ste-Thérèse et Ste-Marie, et son droit à l\u2019Université de Montréal.Il est bachelier ès-arts et bachelier en droit de cette institution.Admis au Barreau de la province en juillet 19110, il pratiqua seul tout d\u2019abord, puis au début de 1931, il s\u2019associa M.Maurice Désy, fils de feu le juge J.-A.Désy.L\u2019honorable M.Sauvé se spécialise en droit civil, maritime et commercial.Mêlé depuis 1927 aux diverses campagnes et luttes politiques dans lesquelles son père était intéressé, il acceptait en octobre 1930, lors de l\u2019élection complémentaire tenue par suite de l\u2019élection de celui-ci au fédéral, de briguer les suffrages du comté des Deux-Montagnes.Le 4 novembre, il était élu à une forte majorité, puis réélu aux élections générales de 1931.Défait en 1935, par une très petite majorité, il se représenta au cours de l\u2019année suivante et triompha aisément.Le 7 octobre 1936, il était élu président de l\u2019Assemblée législative.Orateur de talent, dialecticien profond, il s\u2019est affirmé fort \u201cdebater\u201d en Chambre, en prononçant des discours qui ont fait époque.On le considère comme l'un des députés les plus capables du parlement actuel.Il est Chevalier de Colomb.Il est grand amateur des sports au grand air.Le 4 juillet 1930, il épousa Luce Pelland, fille de Zéphirin Pelland et de Hermine Laferrière, de Ste-Emélie de Joliette.En politique : conservateur.L\u2019honorable J.-P.Sauvé habite à St-Eustache, la superbe propriété de son père, qu\u2019il a acquise en mars 1936.Etude : 60, ouest, rue St-Jacques, Montréal.[17] LUCE PELLAND - SAUVE C\u2019est à Ste-Emilie cle-1 \u2019Energie, joli petit village situé un peu au nord de Joliette que naquit celle qui, par son mariage, devait être la charmante hôtesse du premier parlement vraiment national du Canada français.Fille de Zéphirin Pelland et d\u2019Hermine Laferrière, Luce Pelland après de fortes études, fut pendant quelques années, secrétaire des Juges de la Cour de Circuit à Montréal.Il y a moins d\u2019un an, elle épousait Me Paul Sauvé, le talentueux et jeune député des Deux-Montagnes, qui allait être appelé, après la victoire du 17 août dernier, aux importantes fonctions de Président de l\u2019Assemblée législative.Digne collaboratrice de son mari, madame Sauvé, soit à Québec, soit à Saint-Eustache où elle réside presque toute l\u2019année, sait apporter à son époux l\u2019appui précieux de son affection et le réconfort de sa.présence.Les peuples heureux n\u2019ont pas d\u2019histoire.Alors que puis-je dire de plus de madame Paul Sauvé.?Toute sa vie pourrait se résumer à la réalisation de cette morale, de je ne sais plus quel penseur et qui enseignait que cultiver ses aptitudes et se dévouer pour une cause qu\u2019on aime, c\u2019est faire sa vie meilleure et jouer à la perfection le rôle que la Providence a fixé à chacun de nous.Et c\u2019est bien là le leit-motiv de toute l\u2019existence de madame Paul Sauvé.[18] ADELAIDE L\u2019HUISSIER-OUIMET Fille de Louis L\u2019Huissier, négociant, et de Adélaïde Boyer, de la Rivière St-Pierre, près Lachine, Marie-Adélaïde L\u2019Huissier naquit le 25 décembre 1844, à St-Louis (Missouri) où s\u2019était retiré son père après sa sensationnelle évasion des prisons de Montréal, comme patriote en 1837.Ses études, commencées au couvent de Ste-Philomène à St-Louis, E.-U., furent continuées au couvent de la Congrégation de Notre-Dame à Montréal, après le retour de sa famille au pays.Le 29 août 1866, elle épousait à Montréal, Adolphe Ouimet, l\u2019éminent avocat et journaliste bien connu, qui mourut le 13 mars 1910.Dix enfants, dont quatre survivent, sont issus de ce mariage.Sans nuire en rien au soin de sa nombreuse famille qui fut toujours la principale préoccupation de son existence, Madame Ouimet a trouvé le moyen d\u2019être en même temps une femme d\u2019œuvres éminemment active.Pendant de longues années elle a prêté son dévouement inlassable à toutes les entreprises de charité, ainsi qu\u2019aux œuvres catholiques en général.Encore aujourd\u2019hui, malgré son âge avancé, elle s\u2019intéresse activement au bon fonctionnement des nombreuses associations religieuses dont elle fait partie.En résidence, à Montréal.[19] dite ' Lieutenant-Colonel G.-R.BOUCHARD Officier de la réserve de la milice active permanente du Canada [201 Lieutenant-Colonel G.-R.BOUCHARD Marie-Joseph-Georges-Edmond (Rodolphe) BOUCHARD.Officier de la réserve de la milice active permanente du Canada.Né le 22 .iuin 1883, à Montréal, fils aîné de Edmond-Rodolphe, de la maison Hector Lamontagne Ltée, marchands de cuir, Montréal, et de Marie-Clara-Halida Leclaire, aussi de Montréal.Fit ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Montréal.Entra dans la milice active non-permanente, comme soldat, en 1898 et plus tard devint lieutenant et capitaine au 86e Régiment des Trois-Rivières.Après un cours d'officier au Collège Royal Militaire de Kingston, il fut nommé lieutenant au \u201cRoyal Canadian Regiment\u201d, unité de la milice active permanente.En 1911, il fut choisi pour représenter le 86e Régiment au couronnement de Sa Majesté le Roi George V.Au commencement de la Grande Guerre, le 10 septembre 1914, il partait avec le \u201cRoyal Canadian Regiment\u201d pour les Bermudes d\u2019où il fut rappelé pour devenir adjudant et ensuite commandant du 41e Bataillon, Corps Expéditionnaire Canadien.Il fut ensuite attaché à différents quartiers-généraux importants où son expérience du service fut mise à profit.Plus tard, il fut rappelé au \u201cRoyal Canadian Regiment\u201d en France.Avec cette dernière unité, il prit part à plusieurs engagements, parmis lesquels, Lens (Côte 70) et Passchendaele, où il fut blessé dangereusement et brûlé par le gaz d\u2019obus.Il revint au Canada en juillet 1919 et servit à Montréal et à Québec en qualité d\u2019officier d\u2019état-major des Districts Militaires numéros 4 et 5 jusqu\u2019en septembre 1935, alors qu\u2019il se retira avec le grade de lieutenant-colonel.Membre du Club de la Garnison, Québec; du \u201cUnited Services Club\u201d, Montréal; du Club de Golf de Loretteville; du \u201cQuebec Ski Club\u201d; du club des Journalistes de Québec; membre du comité de direction de l\u2019Institut Militaire de Québec et membre à vie de 1\u2019 \u201cArmy & Navy Veterans in Canada\u201d.Ses récréations favorites sont : la chasse, la pêche, le golf et les recherches généalogiques et historiques.Le premier de juillet 1907, il épousa Marie-Emélie-Berthe Lamontagne, fille de Tréfilé Lamontagne, en son vivant greffier de la ville de Montréal et de Marie Poulin de Courval.De ce mariage quatre enfants sont nés.Georges-Edouard, arpenteur-géomètre et ingénieur forestier, Louis-Gustave, de la maison Hector Lamontagne Ltée, Gisèle et Mireille.Ayant toujours été avant tout un militaire de profession, il ne s\u2019est jamais occupé de politique et n'a pas de parti attitré.Il occupe sa propriété de Loretteville.Le lieutenant-colonel Bouchard descend des trois groupes de Français qui ont été les premiers habitants du Canada et de l\u2019Acadie.Du groupe des premiers habitants de Québec, par Claude Bouchard, marié à Québec à Louise Gasnier, en 1654.Du groupe des premiers habitants de Montréal, par Guillaume Le Clerc, marié à Montréal à Marie-Thérèse Hunault, le 24 novembre 1676, et du groupe acadien, par Blanche-Agathe LeBlanc, son arrière grand'mère paternelle et elle-même descendante de Daniel LeBlanc et de Françoise Gaudet, mariés à Port Royal, en 1650.Blanche-Agathe était la petite-fille de René LeBlanc, notaire royal à la Grand'Prée, chanté par Longfellow dans son poème \u201cEvangéline\u201d.De par la mère de son père, Marie-Esther-Herméline d\u2019Odet d\u2019Orsonnens, il descend d\u2019une famille patricienne de Suisse qui trace ses origines jusqu'au 16e siècle.L\u2019Armorial de France et les Archives de la Bibliothèque Nationale de Genève signalent en grand nombre, de ses ascendants en ligne directe, qui se sont distingués dans les armées et dans les charges publiques européennes.[21] J.-C.-I.JOBIN E ch e v in-En 1 rep renew Chevalier de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre Joseph-Chrysanthe-Irénée Jobin, entrepreneur, naquit à St-Augusrin, le 22 avril 1872 du mariage de Chrysanthe Jobin, cultivateur, et de Sophie Coté, fille de François Coté.Il commença ses études à l\u2019école de son village, et les compléta en suivant les cours du soir, à l\u2019Ecole des Arts de Québec.En 1890, M.Jobin quittait le foyer paternel, à destination de la ville de Québec, espérant par là se créer une situation enviable.II travailla comme apprenti menuisier, devint plus tard compagnon puis finalement contre-maître dans la construction d\u2019églises, de communautés et d\u2019édifices d\u2019importance non moindre.M.Jobin était alors reconnu dans tout le district de Québec comme l\u2019un des ouvriers les plus compétents dans l\u2019art de la menuiserie.Débutant pour son propre compte en 1905, il s\u2019assura vite d\u2019une clientèle intéressante tant par le nombre que par la qualité.En 1924, il forma la compagnie C.Jobin, Ltée, entrepreneurs généraux dont il est encore le président et l\u2019âme dirigeante.Ennemi de la gloriole, humble comme tous les hommes de caractère, M.Jobin n\u2019a jamais voulu accepter aucune position honorifique, et ce n\u2019est qu\u2019à la suite d\u2019une très forte pression de la part des propriétaires de la ville de Québec, qu\u2019il finit enfin par consentir à se présenter à l\u2019échevinage en février 1936.Elu échevin du quartier St-Jean-Baptiste à une très forte majorité, le chevalier Jobin siège depuis lors au conseil de ville de Québec, et remplit son mandat avec toute la sagesse et la dignité qu\u2019on lui connaît.M.Jobin fut marguillier de la paroisse St-Jean-Baptiste, de 1925 à 1929.Il est président de C.Jobin Ltée; président de Construction Moderne Ltée; vice-président de la compagnie de Prêts Mutuels Ltée; directeur de l\u2019Association des Constructeurs et premier président de l\u2019Association des Propriétaires de la ville de Québec.Il est de la St-Vincent-de-Pau'l et de la Société St-Jean-Baptiste.Les œuvres diocésaines, trouvent en lui un insigne bienfaiteur.En 1929, M.Jobin fut créé Chevalier de l\u2019Ordre du St-Sépulcre.Sa récréation, il la prend au sein de sa famille.Le 10 août 1896, il épousa Alice Denis, fillle de Augustin Denis, qui lui a donné seize enfants dont treize sont encore vivants.En politique, libéral.Domicile : 148, rue Lockwell, Québec.[221 J.-A.GILBERT Professeur fle violon \u2014 Docteur en Musique Joseph-Alexandre Gilbert, artiste musicien de grande réputation, naquit à Québec, le 8 septembre 1867, du mariage de Joseph Gilbert, négociant, et de Rose-Délima Vézina, son épouse, fille de Franc.Vézina.Le jeune Gilbert vécut son enfance dans la vieille capitale, fit ses premières classes à l\u2019Académie Commerciale de Québec et alla compléter ses études au collège de Lévis.Né avec des dispositions naturelles pour Fart musical, il se fit remarquer dès sa tendre jeunesse, par un talent tout particulier qui devait quelques années plus tard, lui ouvrir un horizon très étendu.Après avoir appris les 1ères notions du violon auprès de professeurs canadiens il quit:ait sa ville natale en 1888, à destination de Liège, Belgique, où il alla étudier le violon pendant six ans, sous la dir.immédiate du grand virtuose et pédagogue belge, le maître César Thomson.A l\u2019âge de 27 ans, en 1894, époque de son retour au pays, M.Gilbert était alors considéré en Europe, comme un maître de l\u2019archet.Ses succès éblouissants remportés en terre française, contribuèrent à augmenter le prestique du nom canadien à l\u2019étranger.C\u2019est tout à son honneur.Aussitôt arrivé à Qué., M.Gilbert se livra au professorat, et depuis 40 ans il n'a jamais cessé de cultiver son art, et d\u2019en inculquer à une multitude d\u2019élèves les connaissances précieuses qu\u2019il a lui-même acquises auprès des maîtres européens.Durant cette longue période de temps, M.Gilbert a été de tous les mouvements musicaux à Qué., comme organisateur ou exécutant.Il est fondateur, prof, attitré et Doct.en Musique, de l\u2019E.de Musique de l\u2019U.Laval, fondateur de la S.S.de Qué.et violon solo de cette organisation depuis sa fondation en 1905, dir.et fondateur du \"Quatuor Gilbert\u2019\u2019, le 1er quatuor à cordes régulier de la prov.de Qué., examinateur aux concours annuels de l\u2019Académie de Qué., fut très, du Corn, du 3e Cent, de Qué., soliste et membre du Corn.exéc.des fêtes univ.Officier de l\u2019A.de Mus.de Qué.depuis 3 5 ans et prés, en 1919-20, membre du jury du Prix d\u2019Europe à diverses reprises.A titre de prof., il a enseigné le violon aux élèves du Sém.de Qué.pendant 2 5 ans, à ceux du col.de Lévis, de I Ac.Comm., du Couv.de J.-M., à plusieurs boursiers du Prix d\u2019Europe, à nombre de \"Lauréats\" de 1 Ac.de Qué.et enfin, à la plupart des instrumentistes à cordes de la S.S.de Qué.M.Jh-A.Gilbert est un artiste qui fait honneur à ses compatriotes.Il a épousé, il y a plusieurs années, Léonie Heffinger, fille de Joseph Renson.\u2014 Domicile et studio : 160, rue Lockwell.Québec.[231 L\u2019honorable HENRY LEMAÎTRE AUGER -¦an .Ministre de la Colonisation [24] L\u2019honorable HENRY LEMAITRE AUGER AUGER HENRY LEMAITRE.\u2014 Courtier en assurance, député et Ministre de la Colonisation, est né à West Boylston Mans, Etats-Unis, le 2 mai 1874, de Honoré Lemaître Auger et de Marie-Alice H éroux.Il a étudié chez\tles Frères\tdes Ecoles\tChrétiennes de la paroisse d\tYamachiche, P.Q.,\tainsi qu\u2019à\tl Académie\tde l'Archevêché de Mont- réal.II a suivi des cours du soir au Monument National, ainsi qu\u2019à l\u2019Université de Montréal.Le 7 février 1906 il épousa Marie-Eva Héroux, fille de Dolor Héroux des Trois-Rivières.De ce mariage sont nés : Jacques, Henry, Gabriel, Paul, Irène et Marie.M.Auger a été\tsecrétaire du Whip en\tchef du parti conservateur à\tOttawa en 1896,\tplus tard\til devenait\tsecrétaire de l\u2019Honorable Arthur S auvé, chef de l opposition conservatrice, à la Législature de Québec.En 1930, il se fait élire échevin du Quartier St-Jacques à Montréal et devenait Leader du conseil municipal en 1934.Le 25 novembre 1935, il était élu député de l\u2019Union Nationale pour la division St-Jacques à Québec.Réélu de nouveau le 17 août 1936, l\u2019Honorable Maurice Duplessis, Premier Ministre de la province de Québec, lui confiait l'important Ministère de la Colonisation, le 26 août 1936.M.Auger a aussi été directeur et Vice-Président de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal pendant plusieurs années.Il est de religion catholique.National en politique.Il demeure au numéro 540, de la rue Ontario, Est, à Montréal.[25] C.-E.GELINAS, B.S.Ingénieur civil et des mines Charles-Edouard Gélinas, Ingénieur civil, bachelier ès-ciences appliquées, naquit aux Trois-Rivières, le 10 juin 1887, du mariage de Charles-Philippe Gélinas, manufacturier, et de Annie Langlois, son épouse, fille de Uldéric Langlois du même lieu.Il étudia au Séminaire des Trois-Rivieies.fit son cours scientifique et commercial au Mont Saint-Louis, et ses études professionnelles à l\u2019Ecole Polytechnique où il fut gradué avec distinction en 1911, ingénieur civil et des mines.Dès sa sortie de l\u2019université, il entra au service de la Trussed Concrete Steel Co., de Montréal, à titre d\u2019ingénieur et dessinateur.Il y fit un stage de trois ans, puis en 1914, il alla remplir les mêmes fonctions, pour le compte de la compagnie T.Pringle ÔC Sons, ingénieurs et architectes.En 1915, il était nommé ingénieur et gérant de la Cité de Grand-Mère, position qu\u2019il abandonna en 1918, pour devenir ingénieur de la \"Laurentide Pulp ÔC Paper Co.\u201d.De 1922 à 1926, il fut l\u2019ingénieur en chef de la Cité des Trois-Rivières, et de 1926 «à 1929, il alla en qualité d\u2019ingénieur résident, surveiller la construction des pouvoirs hydro-électriques de la rivière Gatineau, entreprise par la Canadian International Paper.De 1929 à 1931, il fut associé de la maison C.Monat ÔC Cie.Enfin de 193 1 à date, il a la d rection générale des services d\u2019ateliers et édifices municipaux ainsi que des laboratoires d\u2019essais de matériaux de la Cité de Montréal.Les grands travaux dont Mr Gélinas a eu la direction depuis vingt-cinq ans, le classent parmi les ingénieurs civils canadiens-français les plus en vue.11 est membre de l\u2019Association des Ingénieurs professionnels de la province de Québec et de la Engineering Institute of Canada.En dehors de ses activités professionnelles qui requièrent tous ses instants, il ne s\u2019occupe d\u2019aucun mouvement politique et ne fait partie d\u2019aucune association sportive ou sociale.Sa récréation favorite est le golf.Le 10 mai 1917, il épousait Agnès Langlois, fille de Olivier Langlois de St-Jean.De cette union, sont nés un garçon e: quatre filles.\u2014 En politique, indépendant.Domicile : 4053, rue Vendôme.Bureaux : 600, rue de Fleurimont, Montréal.1261 m* / JULES HONE Fondateur de l\u2019agence \u201cLes Voyages llone\u201d Né à Montréal.M Jules Hone est le fils de feu Jules Hone, professeur de musique et artiste distingué, et de Geneviève Chargois.De l'Académie du Plateau, où il obtint ses diplômes, il entra dans les bureaux du\tCanadien\tPacifique.Au cours de ses vingt-deux\tannées de service, il passa par divers stages, depuis\tle poste\tde secrétaire de\tM.T.-A.McKinnon,\talors gérant du trafic, jusqu\u2019à celui (le 1er novembre 1903) de représentant général de la compagnie de Québec.II a été le promoteur de la \"Quebec Cartage and Transfer Company\".Fit partie du Comité Exécutif du Troisième Centenaire de Québec, alors qu\u2019il présida le Comité des Transports, Hôtelleries et Logements, qui, pour la\tpremière\tfois au Canada,\torganisa une \"Ville\tde Tentes\".De 1911 à 1920, siégea comme membre du Conseil d'Administration des Chemins de fer Canadien National.En 1911, fonda l\u2019agence de voyages bien connu \"Les Voyages Hone\".Nommé Agent Pontifical pour les voyages et pèlerinages, par bref de S.S.Pie XI, avec droit d\u2019apposer les armes du Saint-Siège sur sa papeterie (1924).Décore par la République Française, Officier d\u2019Académie (1925) et, en 1928.par le Saint-Père de la médaille \"Bene Merenti\u201d.Gouverneur de l\u2019Hôpital Notre-Dame, ex-directeur de la Chambre de Commerce de Montréal, directeur de la Chambre de Commerce Belge au Canada, membre des Chevaliers de Colomb, et de la Société Saint-Vincent-de-Paul, de la Saint-Jean-Baptiste: du Royal Arcanum; du Club St-Denis.A épousé, le 26 octobre\t1 898, Gabrielle,\tfille de l\u2019économiste\tcanadien Antoine-Guérin Lajoie et petite-fille du patriote et homme d\u2019Etat, Etienne Parent.Père de neuf enfants.Résidence : 5717, Avenue Notre-Dame de Grâce. L\u2019honorable LUCIEN DUGAS » *£9k Avocat \u2014 Ex-Orateur de l\u2019Assemblée Législative [28] L\u2019honorable LUCIEN DUGAS \u201cC\u2019est un homme jeune encore, 38 ans à peine.Grand, svelte, allure dégagée dans un vêtement sobre et de bon goût.Figure qui a la suprême distinction d\u2019être pâle.Yeux bleus, front bien modelé que couronne, en l\u2019éclairant, une chevelure blanchissante.Physionomie sympathique et d\u2019après laquelle, \u201con lui donnerait le l)on Dieu sans confession\u2019\u2019 disait jadis un adversaire célèbre.Tel apparaît au physique, l\u2019honorable Lucien Dugas, ex-député de Juliette, et ex-orateur de l\u2019Assemblée Législative.\u201d Né le 31 décembre 18!)7, il s\u2019initia de bonne heure aux questions légales et législatives, dans une ambiance qui le favorisait singulièrement.Son père, feu François-Octave Dugas, avocat, fut député de Montcalm aux Communes, de 1900 à 1909, puis juge de la Cour Supérieure; sa mère, Marie-Alix Godin, était la fille de F.-B.Godin, le premier député de Juliette, au Parlement Fédéral, après la Confédéral ion.A la suite de fortes études au Séminaire de Juliette couronnées par le double baccalauréat et la licence en philosophie \u201cSumma cum lande\u201d, il étudia le droit à l\u2019Université de Montréal où il remporta de brillants succès.Licencié avec distinction, il est admis au barreau en juillet 1921, se classant premier aux examens tenus à Québec.La même année, il ouvre à Juliette un bureau d\u2019avocat qui devint bientôt prospère.Ll est créé Conseil du Roi en 1930.Le 8 juin l!)2(i, il épousait à Montréal, Mademoiselle Simone Guimond, d'Ou-tremont, qui partage avec distinction et dignité la vie publique de son époux.L\u2019honorable Dugas ne tarde pas, en effet, à rentrer dans la vie publique.Candidat défait en 1923, il est élu député de Juliette à l\u2019Assemblée Législative en 192), puis il est reélu en 1931 et en 1936.Enfin, lors de l\u2019ouverture de la session, le 24 mars 1936, ses collègues lui témoignaient leur confiance en l\u2019élisant Président de la Chambre.En 1937 il se retirait de la vie publique.On se plaît a reconnaître que l\u2019honorable Lucien Dugas remplissait ses fonctions avec sagesse, tact et impartialité.Passionné du droit, il pratique avec amour sa profession; progressif, il s\u2019active à promouvoir dans tous les domaines, les intérêts de sou comté.Il trouve même le temps de s\u2019occuper d\u2019arts et de sports.Mélomane distingué et possédant lui-même une très belle voix de baryton qu\u2019il a su cultiver, il fonda, il y a quelques années, l\u2019Association des \u201cChanteurs de Juliette\u201d qui remporta, sous son impulsion, plusieurs francs succès à la scène au concert et à la radio.Membre de clubs de tennis, de chasse et de pêche, il est aussi un fervent amateur de billard, de hockey et de balle au camp.L\u2019honorable Lucien Dugas possède déjà une situation sociale et un avenir politique enviables et, comme il ne manque ni de talents ni d'ardeur au travail, ni de saine ambition, il comptera bientôt au tout premier rang de nos grands hommes politiques.\u201d [29] J.-M.POTVIN Industriel Jean-Marie Potvin, vice-président et directeur de la Photogravure Fédérale de Montréal, naquit à St-J' ean-Deschailions, le 20 mai 1889, du mariage de Alfred Potvin, fabricant de briques, et de Clara Mailhot, faille de Ferdinand Mailhot.Il reçut son instruction à l\u2019école commerciale de son village natal.Au cours de l\u2019année 1907, il fut employé comme commis dans un magasin général de sa localité.Cinq ans plus tard, il se dirigea vers Montréal et prit emploi chez un marchand de merceries.Il y fit un stage de deux ans, puis alla entreprendre à Lachute d\u2019Argenteuil, la fabrication de la- brique.Revenu dans la métropole en 1918, on le trouva à la Montreal Electrotype, et l\u2019année suivante, à la Standard Photo Engraving qu\u2019il n\u2019a quittée qu\u2019en 1 934 pour établir la Photogravure Fédétale dont il est présentement directeur et vice-président.M.Potvin consacre tous ses moments et toutes ses énergies à la bonne administration des affaires de sa compagnie, et conséquemment, il ne s\u2019intéresse en aucune façon à la politique parlementaire ou municipale.En 1937, il vendit ses intérêts dans la Photogravure Fédérale pour ne s\u2019intéresser exclusivement qu\u2019à la Photogravure Nationale.La Fédération catholique des Eclaireurs canadiens-français dont il est membre du comité, reçoit toute sa sollicitude.Il est président de la succursale J.-A.Brault des Artisans canadiens-français, membre des Chevaliers de Carillon, de l\u2019Alliance Nationale et des Chevaliers de Colomb.Son passe-temps favori, quand il en trouve l\u2019occasion, est de faire du tourisme et la partie de cartes.Le 7 août 1911, il épousa Louise Barabé, fille de David Barabé.Il a adopté son neveu.Domicile : 4833.rue des Erables.Place d\u2019affaires : 454.ouest rue Lagauchetière.[30] U.-W.ROUSSEAU, M.P.P.Entrepreneur général la législature de Québec, enuisier, Lowell, Ulphie-Wilbrod Rousseau, l\u2019actuel député du comté de Champlain à rr S\u201el?;Gvnenit'Ve de B?dsca\u201c- *\u2022\u201e 26.j»\"\u201d\" 1*8?., du mariage de Aimé Rousseau, menuisier Ct de Sophie Veillette.son épousé, fille de Pierre Veillette.C\u2019est à l\u2019école des Frères, à Lowell iviass., t.u.,\tqu il reçut son instruction.A I age de\tseize ans il se livra\tau métier de menuisier.D\u2019apprenti qu\u2019il\tfut tout\td\u2019abord il Résolut Crf°mpag,n0n- T5 ï râP.de Vingt-ntl \u201c*\u2022 possédant alors suffisamment d\u2019expérience.' !{ 0,1 |p\t.\t1,anc,er\tdans les affaires pour son propre\tcompte.\tReconnu comme ouvrier expert\tpour ?Ve\tmetler\tde la\tmenuiserie n avait aucun secret, il\tne tarda\tpas à s\u2019assurer d\u2019une clientèle\taussi ntejressante que nombreuse.II débuta modestement, mais en peu de temps il avait à son crédit dérabUs1PM eS=eS T l0bligTm à ètendrC son,chamP d'action dans des proportions consist rwT u\tj\tKousseau .entreprend depuis trente ans,\tla construction de toutes sortes d\u2019édifices et ombre des\ttravaux importants qu\til a diriges personnellement, se trouvent des\téglises\tdes\técoles enLo°UVentS ej\taUtreS\u2019- dissé™nés\tPeu Pa«°ut dans la province de Québec.\tIl\test un\tdes\tIrÀds entrepreneurs du comte de Champlain, et de sa région.concit\u201d Clt°4yen dans le vrai sens du mot.il jouit de l\u2019estime et de la considération de tous ses novembre î oTs re,s.te \u2018m ont surabondamment prouvé, en l\u2019élisant par une forte majorité, en soulager l\u2019Iu,35\u2019 ,f?pute _du beau comte de Champlain.Homme charitable, il no refuse jamais de ran_-8\t.\t.Ta\"lte\tsouffrante.En politique, il était\tautrefois\tlibéral, mais depuis 193 1 il\ts\u2019set range du cote des oppositionnistes.il C'S'\u201eChe^allei^ de C?10'1;'3 ct membre de la Chambre de Commerce du Cap de la Madeleine Il s est présente aux dermeres elections sous la bannière de l\u2019union Duplessis-Gouin neuf enfants™' s \u2019 CP°USa\tM°!'g,rain\u2019 fiU» de Elzéar Mongrain, De cette union sont nés t entants \u2014 Ses recreations favorites, il les prend à la chasse et à la pêche, iuomicile : Cap de la Madeleine, comté de Champlain, P.Q. L\u2019honorable ALPHONSE RAYMOND Industriel Président du Conseil Législatif L32] L\u2019honorable ALPHONSE RAYMOND L\u2019Hon.Alphonse Raymond, fondateur et prés, de la Maison Alphonse Raymond Ltée, la plus importante fabrique de conserves alimentaires dans tout l'Est du Canada, naquit à Ste-Anne-de-Beaupré, le 26 juillet 1884, du mariage de E.Raymond, négociant, et de Anna Blouin, son épouse, fille de Paul Blouin.Le jeune Raymond vécut son enfance et fit ses premières classes, à Ste-Ar.ne-de-Beaupré, puis alla poursuivre son cours commercial à l\u2019Ecole Normale de Quebec.Au terme de ses études, il s\u2019en vint habiter la métropole, et embrassa aussitôt la carrière des affaires.11 avait à peine atteint sa 20e année d\u2019âge, que déjà le courageux jeune homme tenta l\u2019aventure de sa vio, en jetant les bases d\u2019une institution commerciale, qui devait devenir, quelques années plus tard, l\u2019une des plus considérables du Canada tout entier.Les débuts furent modeste et difficiles comme dans toute entreprise naissante mais la perspicacité du jeune Raymond lui permit d'entrevoir des succès sans cesse grandissants, qui effectivement ne tardèrent pas à se réaliser.C\u2019est donc le 5 sept.1905, qu'il établit rue Plessis, la première fabrique de conserves alimentaires canadienne-française.Huit ans plus tard, en 1913, par suite de l'accroissement considérable des affaires, il dut faire transporter tout le matériel de la manufacture dans un local plus spacieux, rue Panet.En 1920, il fit agrandir le corps principal de l\u2019édifice, et en 1928, il fit construire un immense entrepôt moderne à l\u2019épreuve du feu.En 1935, l\u2019Hon.M.Raymond forma une compagnie à responsabilités limitées tout en conservant personnellement 99% des actions.Nous n\u2019hésitons pas à dire, que grâce à l\u2019activité et à l\u2019initiative de son fondateur, grâce également à la qualité des produits préparés si méticuleusement par la Maison Alphonse Raymond, celle-ci est parvenue en peu d\u2019années, à supplanter les fabricants étrangers qui autrefois contrôlaient exclusivement ce commerce.Voilà en quelques lignes, ce qu'a pu réaliser en 30 ans, l\u2019Hon.A.Raymond dont la vie entière constitue pour la jeune génération, le plus bel exemple de courage, de persévérance et de probité.En dehors de ses activités purement personnelles, l\u2019Hon.M.Raymond occupe de multiples fonctions de tout premier plan.Il est prés, du Conseil d'Administration de la Cie d\u2019Assurances \u201cLa Prévoyance\u2019\u2019; premier vice-prés, de la Banque Provinciale; dir.et prés, de l'Exécutif de \u201cProduits Alimentaires Catelli Ltée\u2019\u2019, les plus grands fabricants de pâtes alimentaires dans l\u2019Empire Britannique; dir.de la Société d\u2019Administration et de Fiducie; membre du \u201cBoard of Trade\u201d, de la Chambre de Commerce, de la \u201cCanadian Manufacturers Association\u201d, de la \u201cNational Canners Association of Canada\u201d et du \u201cCanadian Horticultural Council.Il fut de 1932 à 1935, membre de la Commission du Havre de Montréal.En août 1936, il était nommé par le gouvernement provincial, Conseiller Législatif pour la division De Lorimier, et au mois d'octobre suivant, on lui en confiait la présidence.La politique de son pays l\u2019a toujours vivement intéressé, et comme conservateur il n\u2019a jamais hésité à mettre au service de son parti, ses talents oratoires et autres.Ses sentiments à l\u2019égard de ses semblables, il les manifeste généreusement mais sans la moindre ostentation.Il est administrateur de la Fédération des Œuvres de Charité\u2022\u201e aviseur de l\u2019Assistance Maternelle; aviseur des Sœurs Grises; Gouverneur à vie des hôpitaux Notre-Dame et Général ; directeur de la \u201cProvince of Quebec Society for Cripple Children\u201d; ex-marguillier de la paroisse St-Louis-de-France; administrateur de l\u2019A.C.J.C.; membre de la Société St-Jean-Baptiste et vice-président de la Société des Concerts Symphoniques de Montréal.Les clubs auxquels il appartient sont : St-Denis, Laval-sur-le-Lac, Rotary, Confédération, Montréal, Chapleau et Lac d\u2019Argent dont il est président.Ses récréations favorites sont : le golf, la chasse, la pêche et le bridge.Le 5 septembre 1906, il épousait Adrienne Parent, fille de C.-H.Parent, de Montréal.De cette union sont nés : Jean, Alphonse jr, Paul, Eugène et Jacques.En politique, conservateur.Domicile : 916, rue Cherrier.Place d\u2019affaires : 1830, rue Panet, Montréal.[33] 5 FELIX SEVIGNY Directeur du Service Electrique de la Ville de Montréal Fils de Philéas Sévigny, agent, et de Madeleine Cantin, son épouse, fille de Etienne Cantin, c\u2019est à Tingwich, Arthabaska, le 8 déc.1876, que Félix Sévigny vit le jour.Il est le frère cadet de l\u2019hon.Albert Sévigny, juge en chef suppl.de la Cour Supérieure de Québec.Il fit ses études au collège de Valleyfield qu\u2019il quitta en 1895 pour embrasser la carrière d\u2019électricien où il est passé maître.De 1895-1896, il est à l\u2019emploi de l\u2019Imperial Electric Light ÔC Power, et de 1896-1901, on le trouve à la direction des travaux, au service de Nazaire Simoneau.De 1901-1907, ill entreprend pour lui-mème.Ses connaissances approfondies en ma'.ière d\u2019électricité lui procurent l\u2019avantage de se signaler à l\u2019attertion des grandes corporations qui lui confient de très importants travaux.C\u2019est ainsi qu\u2019il établit en 1905, le système d\u2019éclairage électrique de la ville de Valleyfield et celui de la compagnie St.Paul Electric Light ÔC Power en 1907.C\u2019est lui également qui fit l\u2019expertise complète et dirigea personnellement les changements et améliorations au système du pouvoir à vapeur additionnel de Ha Cie St.Francis Hydraulic à D\u2019Israëli.De 1907-1913, M.Sévigny remplit l\u2019importante position de surint.général à la St.Paul Electric.Il contrôla également la surveillance des travaux exécutés par la Montreal Public Service Corp., la Québec New England Electric Corp.et la Canadian Light Heat ÔC Power Co.En 1913, M.Sévigny se lança dans le commerce d\u2019accessoires électriques et d\u2019automobiles de tous genres.En 1930, il était nommé surint.des chantiers municipaux de Montréal et en 193 5, il était nommé direct, du Service Electrique de la ville de Montréal, position qu\u2019il occupe encore présentement.M.Sévigny s\u2019est sans cesse intéressé à la politique de sa ville comme à celle de sa province.En 1912 il fut candidat à l\u2019échevinage dans Ville-Emard, mais fut défait après une lutte mémorable.Il fut commissaire d\u2019école à Ville-Emard, de 1910-1912.Il est intéressé dans plusieurs corporations financières à titre d\u2019actionnaire.Il est Chevalier de Colomb, fut jadis membre des clubs St-Antoine de Québec, Quatre-Iles de Vaudreuil et de chasse et pêche de Valleyfield.Ses délassements favoris sont lia chasse, la pêche et le tourisme.Le 18 juillet 1904, il épousa Florida Gougeon, fille de Antoine Gougeon.De cette union sont nés sept enfants.En politique, conservateur.Domicile : 5243, avenue Brillon, Montréal.[34] ROCH TAILLEFER Industriel Le président de la compagnie Taillefer & Fils, fabricants du fameux \"Boudin Hygiénique Roch Taillefer\u201d, naquit à Valleyfie'ld, le 8 mars 1869, du mariage de Louis Taillefer, boucher, et de Marie Couvrette, fille de Gilbert Couvrette de St-Martin.Il ne fréquenta l\u2019école de Valleyfield que peu de temps.A l\u2019âge de 14 ans, il apprit le métier de boucher à Vallleyfield chez son frère Trefflé, et y travailla durant quatre ans.En 1907, il s\u2019en vint habiter la métropole, où il entra au service de la grande salaison Alfred Leduc et de Dionne &C Dionne.Pendant 18 ans, M.Taillefer pratiqua son métier, jusqu\u2019au jour ou il s\u2019établit à son compte, il y a 26 ans sous la raison sociale de \"R.Taillefer\u201d, comme fabricant de boudins.En 1923, ill prit comme associé, son fils Louis-Avila, et forma a'iors une nouvelle société sous le nom de \"Taillefer &C Fils\u201d.Ses produits préparés avec un soin jaloux, sous sa direction immédiate, sont reconnus et recherchés dans toute la province, pour leur saveur et leur goût exquis.Il est le seul au pays à fabriquer le \"Boudin Hygiénique Roch Taillefer\u201d.Par son travail et sa persévérance, M.Taillefer est parvenu à faire de son négoce, modeste au début, une industrie importante et florissante, qui requiert les services journaliers d un grand nombre d\u2019employés.Ses activités ne se limitèrent pas seulement à la fabrication du boudin.Il est en effet, l\u2019inventeur d'un savon à barbe, qui une fois mis sur le marché, éclipsera tout ce qui s est fabriqué dans le genre jusqu\u2019aujourd\u2019hui.M.Taillefer est libéral en politique, mais il ne s\u2019occupe guère de lia chose publique.Il est membre de la société St-Vincent-de-Paul, de la Société St-Jean-Baptiste, des Artisans canadiens-français, des Forestiers catholiques et du club Papineau.Il est un des grands bienfaiteurs de l\u2019Hôpital Ste-Justine Fédération des Œuvres de Charité.Le tourisme es' sa récréation.\u2014 Le 5 février 1890, il épousa Adélia Vachon, fille de Joseph Vachon, de Valleyfield.De cette union sont nés : Yvonne-Angélina, Louis-Avila, Clodomir, Roch, Juliette et Annette.M.Taillefer a voyagé aux Etats-Unis et en Canada.Domicile et place d\u2019affaires : 2174, avenue Papineau.Montréal. L\u2019honorable WILLIAM TREMBLAY Ëfggli t Ministre du Travail dans la province de Québec |36] L\u2019honorable WILLIAM TREMBLAY L\u2019honorable William Tremblay, représentant du comté de Maisonneuve à la Législature provinciale, Ministre du Travail auquel est adjoint 1 organisation des travaux et des secours aux chômeurs, naquit à Chicoutimi, le 10 août 1887, du mariage d\u2019Onésime Tremblay, et de Elisabeth Larouche, son épouse.A l\u2019âge de six ans, il dut suivre ses parents, émigrant dans l\u2019Ontario-Nord.Ayant à peine franchi le seuil de l\u2019adolescence, pour se suffire à lui-même, il dut s\u2019adjoindre à une équipe de travailleurs, employés à tracer une voie au travers de la forêt, pour le chemin de fer Transcontinental, alors en construction.A coup sûr, l\u2019honorable M.Tremblay ne connut rien des plaisirs de la jeunesse dorée, mais en revanche, il s\u2019entraîna tôt au maniement des hommes, et à entendre des voix, rudes peut-être mais souvent justes, apprécier les événements, il en conçut lui-même un sens aigu.Aussi bien, quand vint le temps de dire à ceux dont hier encore il était le compagnon de toutes les heures, comment il comprend la question ouvrière, il sut trouver les expressions qui persuadent, les sentiments qui rallient l\u2019adhésion.I.\u2019hon.M.Tremblay est un laborieux que le travail, fût-il épuisant, n\u2019a jamais fait fléchir.Toujours à la tâche depuis qu\u2019il est titulaire de cet important ministère, il n\u2019a cessé de se dépenser outre mesure, pour le plus grand bien de la classe ouvrière qu\u2019il affectionne si chèrement.M.William Tremblay s\u2019occupe de politique depuis une vingtaine d\u2019années.Il a pris part à toutes les luttes sous la bannière conservatrice.Orateur impétueux selon les circonstances, il exerce sur son auditoire, un contrôle parfois déconcertant pour l\u2019adversaire.Elu pour la première fois comme ouvrier à tendance conservatrice, dans le comté Maisonneuve pour la Législature de Québec à l\u2019élection générale de 1927, il se révéla au cours des sessions, un debater doué comme il y en a peu, d\u2019un jugement mûri et d\u2019une entente personnelle de la question ouvrière.En 1931, il fut défait dans son comté, par l\u2019Hon.C.-J.Arcand.En 1935, il se présenta de nouveau contre le même adversaire, et lui fit subir une défaite écrasante.Aux élections générales du 17 août 1936 dans lesquelles le parti de l\u2019Union Nationale remporta un triomphe sans précédent dans l\u2019histoire politique de la province, l\u2019Hon.Tremblay triompha encore une fois, avec une majorité encore plus grande que la fois précédente et le 25 août suivant, après que l\u2019Hon.Maurice Duplessis l\u2019eut invité à faire partie de son cabinet, M.Tremblay prêtait le serment d\u2019office, et devenait le représentant officiel du monde ouvrier dans le Gouvernement de Québec.Depuis quelques années, M.Tremblay exploite un étal de boucher au marché de Maisonneuve, dont il a su faire en peu de temps un notable succès.Il a été prés, de l\u2019Ass.des Bouchers de Montréal et prés, du Club Ouvrier de Maisonneuve.L\u2019Hon.AV.Tremblay épousa en 1914, Léda Guénet, fille de F.-X.Guénet.De cette union, sont nés 4 enfants : William, Léda, Jeanne et Lucien.On a dit de Mme Tremblât' que si elle est une mère et une maîtresse de maison exemplaire, elle est également une épouse modèle qui sait seconder son mari dans ses luttes politiques comme dans ses activités sociales.En politique : ouvrier, conservateur.Domicile : 1823, rue WilliamDavid, Montréal.[37] NAPOLEON-L ADAM Négociant en gros et en détail Napoléon-L.Adam, l\u2019un des négociants les plus importants de la ville de Sudbury, Ont., naquit à Saint-Barnabe, le 25 juin 1881, du mariage de Guillaume Adam, cultivateur, et de Edmire Rainville, son épouse, fille de Amédée Rainville.Tout jeune, il quitta avec sa famille son village natal, pour-aller habiter Belle-Rivière, en Ontario où il reçut son instruction.Il s\u2019occupa tout d\u2019abord de culture sous la direction paternelle, puis vers l\u2019âge de vingt ans, il embrassa la carrière des affaires, faisant un apprentissage de plusieurs années dans diverses maisons commerciales d\u2019Ontario, entre autre chez Michaud et Lévesque, à Sturgeon Falls, pendant sept ans.Le 26 juillet 1909, jour de la fête de Sainte Anne à laquelle il a toujours voué un culte particulier, M.Adam s\u2019établissait à son propre compte, à Sudbury comme marchand, épicier et boucher.Son entreprise eut des débuts modestes, mais grâce à une administration sage et pondérée, elle ne tarda pas à progresser dans des proportions considérables, et à un point tel.qu\u2019en 1929, M.Adam ajouta à son commerce de détail un département de gros, afin de prendre soin de sa chaîne de magasins de détail.Ses succès, il les doit à ses qualités d\u2019homme d\u2019affaires averti et à son intégrité reconnue.Citoyen marquant mais par trop modeste, il jouit d\u2019une considération méritée que ses compatriotes n\u2019ont jamais manqué de lui témoigner lorsqu\u2019ils en eurent l\u2019occasion.Intéressé depuis toujours à la chose publique, M.Adam fut échevin du conseil municipal de Sudbury, de 1917 à 1919 et fut, de 1914 à 1916, commissaire des écoles séparées de Sudbury.Il est président et administrateur de Adam ÔC Cie, Ltée, de Sudbury et est intéressé financièrement dans la Federal Wholesale de Toronto, Ont.Les œuvres paroissiales trouvent en lui, un généreux et dévoué bienfaiteur.Il est membre des sociétés St-Joseph, Artisans, Fils natifs et des clubs Rotary et St-Louis, de Sudbury.Comme passe-temps favori, il affectionne particulièrement la chasse et la pêche.Le 11 mai 1908, il épousa Annie Gagnon, fille de Louis Gagnon.De cette union sont nés quinze enfants.En politique, franc libéral.\u2014 Domicile :\t163, rue Montagne.Sudbury, Ont.[381 Son Hon.ARMAND BROSSEAU, N.P.Premier magistrat de Ville La Salle C\u2019est à Saint-Jean, P.Q., que naquit, le 13 mars 1892, Mtre Armand Brosseau.Fils du docteur S.-Hector Brosseau, et de Malvina Fortin, son épouse, fille de Prudent Fortin de Saint-Sébastien d\u2019Iberville, il fit ses humanités au collège de l\u2019Assomption, et compléta ses deux années de philosophie au\tcollège de\tSaint-Jean.\tBachelier ès-sciences, il entra\tà\tl\u2019Université\tde\tMontréal pour\ty étudier le droit et fut admis à l\u2019exercice de la profession de notaire, en juillet 1917.Il débuta alors dans la pratique à Saint-Jean, y tint son étude pendant onze ans, puis en 1928, s\u2019en vint élire domicile dans la métropole.Bien que relativement peu âgé, le notaire Brosseau contrôle une clientèle considérable et sérieuse qui lui permet d\u2019envisager l\u2019avenir avec sérénité.Mtre Brosseau s\u2019est sans cesse intéressé à la politique fédérale, provinciale et municipale, tant dans son propre comté que partout ailleurs.Domicilié\tà Ville La\tSalle depuis septembre 1930.\til\ta contribué\tde\ttoute façon et\tdans une large mesure, à faire de cette coquette municipalité, l\u2019une des plus florissantes de la province.En 1933,\til était élu\téchevin par une forte majorité,\tet\ten avril 1935,\tses concitoyens\tle choisissaient, de préférence à leur ancien maire, M.Louis Chatelle.premier\tmagistrat de Ville\tLa Salle.En mars 193 7, il était réélu par acclamation.Mtre Brosseau est membre de l\u2019Association du Notariat Canadien.Durant son séjour à Saint-Jean, il fut élu premier président de l\u2019Association des Anciens Elèves du collège de Saint-Jean et réélu pour un second terme.Il fut directeur de la maison V.Mailloux ÔC Fils Ltée, secrétaire et directeur du club Colomb, membre des Chevaliers de Colomb et des Kiwanis.Il est syndic de faillites, juge de Paix et Commissaire de la Cour Supérieure.Le notaire Brosseau affectionne particulièrement le tourisme et le jeu de golf.Le 24 mai 1924, il épousa Yvonne Mercier, fille de l\u2019honorable juge Wilfrid Mercier de la Cour Supérieure de Montréal.De cette union, est né.Mercier Brosseau.En politique, libéral.Domicile : 32, 5ème Avenue, Ville La Salle, P.Q.Etude : 10, Est, rue St-Jacques, Montréal.[391 J.-L.GUAY Entrepreneur \u2014 Constructeur [40] J.-L.GUAY Il a à peine dépassé la quarantaine, et depuis longtemps déjà, ses états de service dans la carrière qu\u2019il a embrassée il y a vingt-cinq ans, comptent au nombre des plus remarquables, au point de vue de l\u2019importance des travaux qu\u2019il a exécutés.C\u2019est bien le cas de dire en l\u2019occurrence, qu\u2019 \u201caux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années\u201d.Jh-Lorenzo Quay, entrepreneur-constructeur de son état, vit le jour à Ste-Agathe de Lotbinière, P.Q., le 29 juin 1890, du mariage de Héliodore Guay, entrepreneur minier et cultivateur, et de Aurélie Bouchard, son épouse.C\u2019est à l\u2019école du rang qu\u2019il fit son cours primaire, et sous la direction de professeurs privés et par l\u2019étude, qu\u2019il compléta son instruction.A l\u2019âge de 16 ans, il était aide-ingénieur sur les travaux exécutés par la compagnie du chemin de fer Transcontinental.Après un stage de deux ans avec la Cie ferroviaire, il s\u2019établit à son compte personnel, à St-Isidore de Dorchester, comme entrepreneur général, se spécialisant surtout dans les travaux en pierre.En 1911, à l\u2019âge de 21 ans, il alla tenter fortune dans l\u2019Ouest canadien, et c\u2019est de cette époque, que commença sa véritable carrière dans les affaires, carrière qui fut une série de succès qui lui valurent la réputation très étendue dont il jouit à bon droit.Il débuta à Moose-Jaw, y resta trois ans, puis en 1914, il alla s\u2019installer à Gra-velbourg, en Saskatchewan.Il fut à vrai dire, l'un des fondateurs de cette florissante petite ville, puisque de 1914 à 1930, il construisit presque tous les édifices publics et religieux, de même que les principales résidences privées qui s'y trouvent actuellement.M.Guay habita Gravelbourg, de 1914 à 1931, époque de son arrivée à Montréal où il s\u2019est fixé définitivement.Durant son séjour là-bas, il s\u2019occupa sans cesse de la chose publique et se mit en évidence, en remplissant diverses fonctions honorifiques.Il fut en effet conseiller municipal, juge de paix, membre de la Commission Scolaire de Gravelbourg et l\u2019un des membres les plus influents de l\u2019A.C.J.C.et de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb au 4e degré.Il a toujours fait de la politique, et fut un des champions dans la lutte opiniâtre pour la revendication des droits du français.Tout en ayant établi son siège social à Gravelbourg, M.Guay étendit son champ d\u2019action dans tout l\u2019Ouest canadien, construisant un peu partout, des centaines d\u2019édifices de haute valeur dont nous mentionnerons les plus importants: En Saskatchewan : Collège Mathieu, hôpital des Sœurs Grises, Couvent des Srs Jésus Marie, Jardin de l\u2019Enfance des Srs Oblates, Bureau de Postes, Bloc Soucy, nombre de résidences privées dont le Château Guay, tous à Gravelbourg.Eglise de Claybank, école de Coderre, église de Ponteix, école de Ponteix, Palais de Justice d\u2019Assiniboine, église de Battleford-Nord, Sém.des Pères Oblats à Lebret, couvent à Lafièche, école des Gardes-Malades à Saskatoon, église de Forget.En Alberta : Hôpital Holy-Cross, à Calgary, église à Calgary, école à Calgary, appartements Londy, à Calgary, travaux considérables pour le compte de la \u201cCartier Oil\u201d.Au Manitoba : Prison de Winnipeg, asile d\u2019aliénés à Winnipeg, Security Storage à Winnipeg, Institution des Aveugles, à Winnipeg, hôpital Deer Lodge, à Winnipeg, église à Elie, couv.des Filles de la Croix, à St-Adolphe, école des Gardes-malades, à St-Boniface, couv.de Ste-Anne, à St-Boniface, Winter Club, à Winnipeg, Maison-Mère des SS.Oblates, à St-Boniface, église des Pères Oblats, à Camperville, église St-Charles, Couv.des Cisterciens à Rougemont, Qué., Eglise de St-Bruno, église des Polonais à Montréal, l\u2019immeuble de la Pharmacie Montréal, l\u2019école du Christ-Roi à Granby, le Monastère des Moniales Bénédictines à St-Eustache.M.Guay est président de \u201cL.-J.Guay & Frère\u201d, est directeur de la \u201cCanadian Sitting Co.\u201d de Winnipeg, Man.et de la \u201cFarmers Elevator Co.\u201d de Gravelbourg.Il est Chevalier de Colomb du Conseil de Gravelbourg au 4ième degré, et est membre de la Société des Elks.Ses sports favoris sont la chasse et la pêche.Le 29 juin 1920, il épousait Dolorès Chouinard, fille de Joseph Chouinard, de Gravelbourg.De cette union, sont nés : Fernand-Emilien, Denise, Yolande et Claudette.\u2014 Domicile : Montréal.[41] s liRHs DROITS RESERVES MONTMINY 8c CIE S.Em.J.-M.RODRIGUE VILLENEUVE, O.M.I.Vingtième évêque et dixième archevêque de Québec Quatrième cardinal canadien Grand\u2019Croix de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre.[42] S.Em.J.-M.RODRIGUE VILLENEUVE Son Eminence Jean - Marie - Rodrigue Villeneuve, cardinal-prêtre de la Sainte Eglise romaine, titulaire de la basilique romaine de Sainte-Marie des Anges, membre de la Congrégation de la discipline des Sacrements, de la Congrégation de la Propagande et de la Congrégation de la révérende Fabrique de Saint-Pierre, naquit rue Montcalm, à Montréal, le 2 novembre 188.3, du mariage de Rodrigue Villeneuve, cordonnier, et de Marie-Louise Lalonde, son épouse, tille de Joseph Lalonde, de Saint-Folvcarpe de Soulanges.Il fit ses études élémentaires chez les Frères des Ecoles chrétiennes à l\u2019école Plessis dans sa paroisse, et ses études secondaires au Mont-Saint-Louis, dirigé par les mêmes Frères.Entré chez les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée à leur noviciat de Notre-Dame-des-Anges de Ville La Salle, le 14 août 1901, il fit ses études philosophiques et théologiques au scolasticat Saint-Joseph d\u2019Ottawa, où il fait sa profession perpétuelle le 8 septembre 1903.Odonné prêtre par Mgr Thomas Duhamel, archevêque d\u2019Ottawa, dans la Basilique de cette ville le 20 mai 1907, il fut ensuite professeur au scolasticat Saint-Joseph et comme tel, membre des facultés de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Il y enseigne la philosophie de 1907 à 1913.De 1913 à 1930, il sera professeur de morale, de droit canonique tout en cumulant la charge de professeur de liturgie ou de spiritualité ou d'histoire ecclésiastique.11 ne cessera pas d'être professeur même durant son long stage comme supérieur du scolasticat Saint-Joseph de 1920 à 1930.Un induit le maintient dans son poste pour un quatrième terme lorsqu\u2019il fut nommé évêque.Il est docteur en philosophie, en théologie, en droit canonique de l\u2019Université d\u2019Ottawa, et fut doyen des facultés de théologie et de droit canonique de cette même Université.Durant ces dernières années à Ottawa, il enseigna le droit canonique à l\u2019école supérieure de théologie de l\u2019Université d\u2019Ottawa.L\u2019université McGill lui a conféré, le 2.5 mai 1933, le titre de docteur in ntroque jure.Supérieur ecclésiastique de la Congrégation des Servantes de Jésus et de Marie, dont la Maison-Mère est à Hull; fondateur et premier président de la Société Thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa; membre du Conseil de l\u2019Académie canadienne de St-Thomas-d\u2019Aquin ; membre du conseil supérieur des Syndicats catholiques nationaux à Montréal; membre de la Commission générale des Semaines Sociales du Canada depuis sa fondation ; conférencier très apprécié des Semaines Sociales du Canada et des conférences ou séances publiques de l\u2019Université d\u2019Ottawa; collaborateur de plusieurs revues philosophiques, littéraires ainsi que des principaux journaux du pays.Il a composé un livre : \u201cL\u2019un des vôtres\u201d, biographie d\u2019un scolastique de sa Congrégation qui nous révèle tout ce que sa plume féconde aurait pu nous livrer si ses occupations lui en avaient laissé la liberté.Patriote éclairé et sûr, il a écrit sur toutes les questions qui intéressent l\u2019avenir de son pays et de sa race.La jeunesse laïque a toujours trouvé en lui un ami fidèle et un guide.L\u2019A.C.J.C.a reçu de tout temps sa sympathie et sa collaboration active.Initiateur des retraites fermées dans le diocèse d\u2019Ottawa.Pendant plusieurs années il en fut le directeur et le principal prédicateur.[43] Enthousiaste du mouvement missionnaire, il se fait le propagateur des directives pontificales en cette matière.Les missions de l\u2019Ouest et du Nord canadien, celles du Basutoland, Sud-Afrique, ont été, par lui, très efficacement aidées.Prédicateur distingué à la doctrine ample et profonde il se fait surtout remarquer dans les retraites sacerdotales et religieuses.En 1926, il fut délégué par les O.M.I.de la province du Canada pour les représenter au chapitre général de la Congrégation.Nommé évêque de Gravelbourg, Saskatchewan, le 16 juin 1930.Préconisé au Consistoire de juillet suivant.Sacré le 11 septembre 1930 dans la basilique d\u2019Ottawa par Mgr Guillaume Forbes, archevêque de cette ville, assisté de Mgr Louis Rhéaume, O.M.I., évêque de Haileybury, Ont.et de Mgr Joseph Guy, O.M.L, évêque de Zerta, vicaire apostolique de Crouard.Intronisé dans sa cathédrale de Gravelbourg, le 17 septembre 1930.Depuis cette date, avec une activité inlassable, il s\u2019est dévoué à l\u2019organisation de son nouveau diocèse.Ses nombreuses circulaires sont un témoignage de sa sollicitude, de son talent d\u2019administrateur.Une de ses dernières lettres à son clergé achevait de constituer définitivement les diverses charges, tribunaux ou conseils canoniques du diocèse.Entre temps, durant deux courts voyages dans l\u2019Est pour le bien de son diocèse, il donna une conférence à l\u2019Académie canadienne de St-Thomas-d\u2019Aquin à Québec sur \u201cle rôle de la philosophie dans l\u2019œuvre des Universités catholiques\u201d et une autre à l\u2019Université d\u2019Ottawa sur \u201cla philosophie du bolchévisme\u201d.Pour diminuer la misère causée par la dépression économique et par l\u2019absence de récoltes qui affecte principalement la région de la Saskatchewan où se trouve le diocèse de Gravelbourg, il crée des comités de secours et réussit à obtenir de ses compatriotes de l\u2019Est entraînés par leurs évêques, une aide très substantielle qu\u2019il apprécie en termes émus dans une de ses dernières circulaires.Il encourage et stimule le zèle et la piété des communautés religieuses.Il se dévoue avec un zèle qui ne se fatigue pas pour obtenir des subsides et des aumônes avec lesquels il parvient à maintenir les œuvres d\u2019enseignement du diocèse et en particulier, le collège Mathieu de Gravelbourg.Les journaux français et c \u2019 ' es de l\u2019Ouest ont eu en lui un très fidèle et puissant ami.En septembre 1931, il fonde le \u201cGrand Séminaire de Mazenod\u201d, à Gravelbourg et s\u2019y réserve la classe de droit canonique.En octobre 1931, pour commémorer le concile d\u2019Ephèse, il organise un congrès Marial à Gravelbourg.En outre de toutes ses occupations, il poursuit très activement au prix de grandes fatigues la visite de son diocèse.C\u2019est pendant cette visite qu\u2019il est atteint de fièvre typhoïde après avoir lutté durant quelques jours contre la maladie qui le gagnait malgré toute son énergie.La voix du pape se fit entendre encore une fois, et le 15 décembre 1931, il était nommé au siège archiépiscopal de Québec.Enfin, le 13 mars 1933, S.E.Monseigneur Rodrigue Villeneuve était créé cardinal par Sa Sainteté le Pape Pie XI.Il reçut le chapeau et fut décoré du Pallium le 16 du même mois.En résidence : Palais cardinalice, Québec.[44] 8747 CARD.TASCHEREAU ¦4^3 - 1825 ^99 - ie6^.Q.vice*1 ^Z?4- |&6\\.%£gl - |6'^L F.X.GARNEAU mÊK^Ê [45] J.-L PAGEAU aj «* Médecin Le Docteur Joseph-Isidore Pageau, praticien distingue de Ste-Anne-de-la-Pocatière, naquit à Charles-bourg de Québec, le 24 décembre 1873, du mariage de Joseph Pageau, menuisier, et de Marguerite Allard, son épouse, fille de Ange Allard.Il reçut son instruction élémentaire à l\u2019écoie de Charlesbourg, fit son cours classique au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière et ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec, où il fut licencié avec très grande distinction, en avril 1897, docteur en médecine./\\u collège comme à l\u2019Université, Joseph-Isidore Pageau fut un des élèves les plus brillants de sa génération.En 1893, au terme de ses études classiques, il eut l\u2019insigne honneur de se voir décerner le Prix du Prince de Galles, pour les sciences.Aussitôt admis à l\u2019exercice de sa profession, il alla pratiquer à St-Sylvestre-de-Lotbinière où il fit un séjour de neuf ans (1897 à 1906).Au cours de cette période, il s\u2019assura d\u2019une clientèle considérable rayonnant sur toutes les paroisses de son comté.Pendant cinq ans, il fut secrétaire-trésorier de la municipalité et de la commission scolaire de St-Sylvestre.En 1906, il alla établir ses bureaux de consultations à Ste-Anne-de-la-Pocatière qu\u2019il n\u2019a jamais quittée depuis cette époque éloignée.Le Docteur Pageau s\u2019occupe de médecine générale.D\u2019un dévouement inaltérable pour ses chers patients, il ne s\u2019intéresse qu\u2019à sa profession et ne fait pas de politique.Gtoyen d\u2019une probité exemplaire, homme de devoir et d\u2019action, il a toujours pris une part très active aux campagnes de tempérance et d\u2019action sociale catholique.Il est président de la Société St-Vincent-de-Paul, et membre actif des sociétés médicales du comté.Horticulteur de grand mérite et à nul autre supérieur, il trouve dans la culture potagère et dans celle des fleurs, sa plus agréable distraction.Le 4 octobre 1898, il épousa Marie-Claire Paradis, fille de C.Paradis, de Charlesbourg, qui lui a donné treize enfants dont onze sont encore vivants.Deux de ses fils sont prêtres et quatre de ses filles sont religieuses.\u2022\u2014 En politique, nationaliste.Domicile et bureaux de consultations : Ste-Anne-de-la-Pocatière, comté de Kamouraska.[46] >«s* 1 CHARLES GAGNE Agronome et professeur d\u2019Economie rurale Né à St-Gilles-de-Lotbinière, le 25 sept.1894.Fils de Pierre Gagné, colon et cultiv., et de Dame Marie Chamberland.A terminé ses études class, au Collège de Ste-Anne-de-la-Poc., en juin 1916.A étudié l\u2019agronomie à l\u2019Ec.d\u2019Agriculture du même endroit, de 1916 à 1918, et les sciences économiques, spécialement l\u2019Economie rurale, à l\u2019U.Cornell, Ithaca, N.-Y., en 1919 et 1920.A obtenu le diplôme de \"Master of Science in Agriculture\u2019\u2019 de cette Univ.En 1921 et en 1922, a complété ses études d\u2019Economie rurale par des stages à l\u2019Institut Nat.Agronomique de Paris et à l\u2019Ec.Sup.d\u2019Agriculture de l\u2019U.de Bonn, Allemagne.Enseigne l\u2019Economie Rurale, la Comptabilité Agricole et les éléments de l\u2019Economie Politique à l\u2019Ec.Sup.d\u2019Agriculture de Ste-Anne, depuis 1920.Professeur agrégé à la Faculté des Arts de l\u2019U.Laval.A collaboré à la Page Agricole de 1\u2019 \"Action Catholique\u2019\u2019, de 1922 à 1931.Collaborateur occasionnel de la \"Terre de Chez Nous\u201d, du \"Journal d\u2019Agriculture\", du \"Canada Français\u201d, de F \"Actualité Economique\u201d et du \"Canadian Journal of Economies and Political Science\u201d, publié à l\u2019Univ.de Toronto.Lauréat du Prix d\u2019Action Intellectuelle, pour une étude intitulée : \"Notre Problème Agricole en 1924\u201d.A traité, dans le troisième tome du \"Manuel d\u2019Agriculture\u201d, des questions d\u2019Economie rurale suivantes : l\u2019Organisation de la ferme, des marchés agric.et des services professionnels agricoles.Prépare une étude historique sur les conditions de l\u2019Agr.de la Nlle-France, avant 1760, et un Cours d\u2019Ec.Rur., pour les agronomes can.-français.A participé aux Semaines sociales de St-Hyacinthe et de Rimouski, ainsi qu\u2019à plusieurs conventions agric.ou agron.et à certaines enquêtes conduites par les comités d\u2019Agr.de la Chambre des C.d\u2019Ott.et de la Législature de Qué.Membre de la Soc.des Agron.can.de l\u2019U.C.des cultiv.de la Soc.Can.d\u2019Ec.Rurale, de la Soc.Amér.d\u2019Ec.Rurale (A.F.E.A.), de la Soc.d\u2019Ec.R.d Angl., de la \"C.S.of Polit, and Soc.Science\u201d, de I\u2019Ass.can.des Eleveurs de Bovins, de race Ayrshire, de la Caisse Pop.de Ste-A.-de-la-Poc.et de la Cie d\u2019Ass.Mutuelle contre le Feu, du même endroit.II est sec.de cette dernière soc.qu\u2019il a contribué à fonder avec les cultiv.de Ste-Anne.A épousé, le 1er sept.1926, M.-A.Lemieux, fille d\u2019A.Lemieux, cultiv., et de dame A.Lacroix de St-R.-de-B.4 enfants sont issus ue ce mariage: Pierre, Gertrude, Paul et Charlotte.Aucun parti politique.Demeure sur sa ferme, \"Aux 1 rois Fontaines\u201d, près du village de Ste-Anne-de-la-Pocatière.S\u2019occupe de bovins de pur sang ayrshire.[47] \t Son Hon.JOSEPH-ERNEST GREGOIRE Avocat Maire de la Cité de Québec Député de Montmagny Son Hon.JOSEPH-ERNEST GREGOIRE Joseph-Ernest Grégoire, avocat, Maire de la Cité de Québec, Commandeur de 1 Ordre de 1 Empire Britannique, Chevalier de la Légion d\u2019Honneur, professeur à l\u2019Université Laval, a l\u2019Académie Commerciale et à l'Ecole des Beaux-Arts, est né à Disraéli, comté de Wolfe, le 31 juillet 1886.du mariage d\u2019Alfred Grégoire, de son vivant, marchand, et de Georgiana Frappier.Il a fait ses études classiques au Séminaire St-Charles Borromée, de Sherbrooke, d\u2019où il est sorti avec le titre de bachelier.En 1912, il fut admis à la pratique du notariat après avoir obtenu à l\u2019Université Laval sa licence en loi et remporté le prix Tessier, médaille d\u2019argent décernée à l\u2019étudiant ayant fait les meilleurs examens au cours des trois années à la Faculté de Droit.A la sortie de l\u2019Université de Québec, il s\u2019en va alors parfaire ses études dans quelques universités européennes.L\u2019Université de Louvain.Belgique, lui décerne, en 1913, le grade de licencié en Sciences Economiques et Sociales, et en 1914, le grade de licencié en Sciences Politiques et Diplomatiques.En 1914, l\u2019Université de Lille, France, donnant des cours de vacances à Boulogne-sur-Mer, lui octroie le diplôme de littérature française.De 1914 à 1919, il séjourne en Angleterre, où .1 suit, à titre d\u2019élève libre, des cours de Droit et d\u2019Economie politique.Au début de la Grande Guerre, il offre à l\u2019armée canadienne ses services qui ne peuvent être\tacceptés\tvu son\tinfirmité, M.\tGrégoire est manchot.Le Gouvernement Canadien cependant lui confie\tla charge d'un\timportant travail de recherches, dans les archives du British Museum, sur l\u2019histoire du Canada.Durant plusieurs mois, le Gouvernement Provincial lui confie le soin du Bureau de\tQuébec\tdurant\tles absences\tprolongées du représentant officiel de la Province à Londres.Il rentre au Canada en 1919.En 1920, il obtient sa licence en Droit et est admis comme avocat au Barreau de Québec.Il pratique\tdepuis\tlors sa\tprofession à\tQuébec.Il commande la confiance et le respect en général.L\u2019Académie Commerciale le nomme professeur en 1920.Il y enseigne l\u2019Economie politique, le droit commercial, la loi des Compagnies et la loi de faillite.En 1921, l\u2019Université Laval l\u2019appelle à la Faculté de Droit et lui confie la chaire d\u2019enseignement d\u2019Economie politique.L\u2019Ecole des Beaux-Arts, sèction d\u2019architecture, le charge des cours de Législation du Bâtiment.En février 193 4, à la demande pressante d\u2019un groupe important de citoyens représentant tous les quartiers et toutes les classes de la société, il accepte la candidature à la mairie de Québec, alors qu\u2019il\tadopte et prêche un\tprogramme de restauration\tsociale qui\tfrappe\tgrandement\tl\u2019attention.Avec\tenthousiasme, ses concitoyens\tl\u2019élisent contre quatre\tconcurrents.\tMaire\tde Québec,\til s\u2019attaque fermement à la rude besogne qui l\u2019attendait, et il s\u2019efforce sincèrement de réaliser son programme, en dépit des oppositions et des difficultés sans nombre.Il capte l\u2019opinion publique par de sages et urgentes réformes.A l\u2019occasion du 4ème centenaire de Jacques Cartier, il est invité par le Gouvernement français et les villes de Paris, de St-Malo, de Dinard, de Rouen et du Havre, à participer aux fêtes organisées en France pour célébrer dignement ce centenaire.Il y accompagnait L'Honorable Sénateur Beaubien et M.Edouard Montpetit.En novembre 193 5, il\test élu\tdéputé du comté de\tMontmagny\tà la Législature provinciale, et réélu\ten 1936.En février\t1936,\til est réélu Maire de\tQuébec.M.J.-E.Grégoire est membre actif de plusieurs associations sociales, littéraires, patriotiques et récréatives.Il est membre du comité de l\u2019Institut Canadien, secrétaire-trésorier du Comité France-Amérique, ex-président de l\u2019Association Générale des Comptables, vice-président de la Ligue des Consommateurs de\tl\u2019Electricité, membre de la Société\tSt-Jean-Baptiste,\tdes Chevaliers de\tColomb, des clubs Canadien, Rotary, des Journalistes et du \"Quebec Winter Club .M.J.-E.Grégoire est amateur d\u2019oeuvres d\u2019art.Ses collections de peintures sont parmi les plus belles et les plus riches à Québec.Sa collection d\u2019ivoire sculpté est sans pareille au Canada.M.Grégoire qui, en religion, est catholique-romain, a épousé en 1922 Mlle Germaine Bolduc, fille de feu le docteur J.-B.Bolduc et de Elise (Larue) Bolduc, tous deux de Québec.Monsieur et Madame Grégoire\tont cinq enfants : Marcel, Lucie, Gilles, Yvette et\tRoger.Le Président\tde la République française l\u2019a créé\tchevalier de la\tLégion\td\u2019Honneur,\ten août 1934, à l\u2019occasion des fêtes de Jacques Cartier.M.\tPierre-Etienne Flandin,\taujourd\u2019hui\tpremier- ministre de France, lui a apporté personnellement cette décoration.Le 1er janvier 1 93 5, Sa Majesté le Roi George V l\u2019a élevé au titre de Commandeur de l\u2019Ordre de l\u2019Empire Britannique.[49] 4 A.-S.GREGOIRE Gérant d\u2019Assurances Albert-Stanislaus Grégoire, l\u2019actuel Gérant de Succursale des Compagnies d\u2019Assurances Western Assurance Company, British America Assurance Company, Imperial Guarantee 2c Accident Insurance Company, North River Insurance Company, British Empire Assurance Company and St.Lawrence Underwriters Agency, est né à Richford, Vermont, E.U., le 18 mars 1895, du mariage de Arthur-T.Grégoire, en son vivant, Surintendant du Canadian Pacific, (division de l\u2019Est), et de Aglaée Daudelin-Grégoire, son épouse.Il a reçu son instruction élémentaire au Richford High School, et compléta ses études à l\u2019Université de Vermont.En septembre 1914, il débutait comme commis junior à la maison Willis-Faber ÔC Company of Canada Limited, et en moins de deux ans il était promu commis en chef, position qu\u2019il occupa jusqu\u2019en 1917, époque à laquelle il dut démissionner pour aller combattre durant la guerre mondiale, sous le drapeau des Alliés.M.Grégoire fit là-bas un séjour de trois ans, puis revint au pays après l\u2019Armistice.\u2014 De 1919 à 192 5, il fut à l\u2019emploi de la Travelers Insurance Company de Montréal, à titre d\u2019expert assureur, et de 1925-1927 il remplit les fonctions d\u2019inspecteur pour le compte de la même compagnie à Québec.De retour à Montréal en 1927, il en était nommé assistant-gérant, et en 193 0 il acceptait la gérance du département \"Casualty\u201d du groupe de compagnies \"Western-British America\u201d.En 193 2, il était encore promu en devenant Gérant de Succursale pour les mêmes compagnies, laquelle position il détient présentement.En matière d\u2019assurances de toutes sortes, M.Grégoire a la réputation d\u2019être un expert à nul autre supérieur.Il ne s\u2019occupe pas de politique, mais il s\u2019intéresse à la chose publique comme tout bon citoyen sait le faire.Il est membre de la Honorable Order of the Blue Goose, conseiller de la Montreal Insurance Institute, membre de la Chambre de Commerce de Montréal et du Club Lac Placid.Ses récréations favorites sont : la chasse, la pêche et le jeu de golf.Il est célibataire.Domicile : 777a, Avenue Querbes, Outremont, P.Q.[50] LADY BLANCHE Me DONALD - FORGET Lady Blanche McDonald-Forget est née à St-Pascal-de-Kamouraska le 19 août 1872 du mariage de A.-R.McDonald, surintendant à la compagnie de chemins de fer [\u2019Intercolonial ; et d\u2019Ànna Blondeau, fille de Charles Blondeau.Lady Forget reçut son éducation chez les Ursulines à leur maison de Québec, où depuis des générations, il faudrait plutôt dire des siècles, tant de nos Canadiennes les plus distinguées sont allées puiser cette fleur de raffinement que n\u2019ont jamais manqué de souligner et nos gouverneurs généraux et les voyageurs français de passage en notre pays.Le 3 avril 1894, elle épousait M.Rodolphe Forget, plus tard Sir Rodolphe Forget, président de la Bourse de Montréal et qui décéda en février 1919 au même moment que Sir Wilfrid Laurier, laissant à ses compatriotes la réputation d\u2019un financier hors pair et à ses commettants en politique du comté de Charlevoix, le souvenir d'un philanthrope des plus libéraux.De son mariage lui naquirent quatre enfants : une fille, et trois fils qui ont adopté la carrière de leur père : Thérèse (Madame P.-F.Casgrain), Gilles, Maurice et Jacques, associés dans la maison de courtage Forget & Forget de Montréal.Dévouée patronnesse des œuvres de bienfaisance montréalaises, Lady Forget se consacre spécialement à l\u2019Institution des Sourdes-Muettes, à l\u2019Hôpital Ste-Justine et à l\u2019Hôpital Notre-Dame.Elle fait partie du Women\u2019s Canadian Club et elle est membre honoraire du club de Laval-sur-le-Lac.Sa récréation favorite consiste dans la marche.Domicile : Le Château, MONTREAL.[51] J.-E.JEANNOTTE, N.P.Membre du Comité Exécutif de la Cité de Montréal [52] J.-E.JEANNOTTE Le notaire Joseph-Edouard Jeannotte, échevin et membre du Comité Exécutif de la Cité de Montréal, naquit dans la métropole, le 26 décembre 181)4, du mariage de Stanislas Jeannotte, ancien président de la \u201cCompagnie Mutuelle d\u2019immeubles\u201d, et de Zénaïde Pigeon, son épouse, tille de Antoine Pigeon de cette ville.Il reçut son instruction classique à l\u2019Université d\u2019Ottawa, et poursuivit ses études légales à l\u2019Université de Montréal.Admis avec grande distinction à l\u2019exercice de la profession du notariat, en juillet 1018, M.Jeannotte a sans cesse pratiqué dans la partie est de Montréal.Citoyen d\u2019une intégrité incorruptible, d\u2019une urbanité qui ne se dément pas, et d\u2019une bienveillance pour tous ceux qui sont en relation avec lui, il contrôle une clientèle imposante qui fait de son étude, l\u2019une des plus importantes de la métropole.Personnalité en vue, tant dans le monde professionnel que commercial et politique, le notaire Jeannotte fait partie de plusieurs organisations dans lesquelles il a toujours occupé des positions importantes qu\u2019il a sans cesse remplies avec tact et dignité.Il est présentement vice-président et trésorier de la \u201cCompagnie Mutuelle d\u2019immeubles\u201d, membre de l\u2019Exécutif de l\u2019Est Central Commercial dont il fut jadis président, ancien directeur de la Société Coopérative de Frais Funéraires, membre de la Société St-Jean-Baptiste dont il fut président du Comité régional de l\u2019Est, et président de la section Lafontaine.Il est Gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame et membre des clubs : Canadien, Cercle Universitaire, société des Oliviers et Chevaliers de Colomb.La part active qu\u2019il prend dans l\u2019administration et l\u2019évolution de ces diverses sociétés ou compagnies, occupe tous ses loisirs.Comme tout bon citoyen, le notaire Jeannotte s\u2019est toujours intéressé à la chose publique, pour le plus grand bien de ses concitoyens.La cause de son parti l\u2019a toujours passionné, et il n\u2019a jamais hésité à mettre à son service, ses talents oratoires et autres.Humble) dans le vrai sens du mot, il n\u2019a jamais voulu s\u2019afficher outre mesure, bien qu\u2019en maintes circonstances, il aurait pu briguer avec avantage les suffrages de l\u2019électorat.Aux élections municipales de décembre dernier, il dut cependant se faire violence.Cédant aux pressantes sollicitations des contribuables du quartier St-Jacques, il se décida à se présenter comme échevin de cette division, et n\u2019éprouva aucune difficulté à se faire élire.Elu le 15 décembre 1936, il était, le 13 janvier suivant, choisi par ses collègues du Conseil municipal, membre du Comité Exécutif.En politique, le notaire Edouard Jeannotte est conservateur.Il est grand amateur de voyages.Le 14 mai 1919, il épousait Marie-Jeanne Rivet, fille de Philéas Rivet.Domicile: 1615, rue St-André.Etude: 1306, Est, rue Ste-Catlierine, Montréal.[53] N.-E.LARIVIERE, M.P.Négociant Le représentant du comté de Témiscamingue à la Législature de Québec, est né à Bonfield en Ontario, le 12 juillet 1899, du mariage de Odéric Larivière, cultivateur, et de Alma Perron, son épouse, fille de Fabien Perron.Nil-Elie Larivière qui est actuellement négociant à Rouyn, fut tour à tour, cultivateur, colon, bûcheron, mécanicien, voyageur de commerce, épicier, garagiste et enfin commerçant.Il reçut son instruction à l\u2019école de son village, mais malheureusement, il dut discontinuer ses études, par suite des troubles occasionnés par l\u2019application du néfaste règlement XVII en Ontario.Ambitieux et courageux comme le sont les âmes bien nées, le jeune Larivière ne se laissa pas abattre par cette ignominieuse intervention orangiste qui frustrait l\u2019élément canadien-français, de l\u2019avantage et du droit de s\u2019instruire dans sa langue maternelle, et tout jeune, sans appui financier, il se mit résolument au travail, avec l\u2019espoir d\u2019être un jour, utile à ses concitoyens et à son pays.Les débuts furent plutôt durs, mais persévérant qu\u2019il était, il ne tarda pas à se créer une situation qui lui permit d\u2019envisager l\u2019avenir avec sérénité.Quittant la province d\u2019Ontario, il s\u2019en alla habiter la ville de Rouyn dans la province de Québec où il eut l\u2019honneur d\u2019être élu échevin en 1926.Il siégea au Conseil où il se fit remarquer par la sagesse de ses arguments.Populaire depuis toujours, il se présenta comme député actionniste du comté de Témiscamingue, en novembre 1936, et fut élu par une immense majorité contre quatre adversaires.Il est le seul député franco-ontarien à la Législature de Québec.Il fut réélu aux élections de 1936.M.Larivière est Grand Chevalier du Conseil 2729 de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb de Rouyn et membre à vie de la ''Temiscaming Firemen Association\u201d.Ses récréations, il les prend à la chasse et à la pêche.Le 19 mai 1928, il épousa Irène Smith, fille de Peter Smith.Deux enfants leur sont nés.En politique, membre de l\u2019Action Libérale Nationale.Domicile : Rouyn, P.Q.[54] ' Son Hon.R.GAGNE Négociant Maire de la ville de Rouyn Romuald Gagné, premier magistrat de la ville de Rouyn.vit le jour à St-L.in dans le comté de l\u2019Assomption, le 17 août 1892, du mariage de Adollphe Gagné, cultivateur et de Doctoré Desmarais, son épouse, fille de Narcisse Desmarais.Il reçut son instruction au collège de St-Lin, et au terme de ses études, alors qu\u2019âgé seulement de quinze ans, il quitta sa famille pour s\u2019en aller travailler dans les chantiers du Témiscamingue.Il y fait un séjour de deux ans, puis on le retrouve à la mine Hollinger, à Timmins.Après avoir amassé une somme assez rondelette, M.Gagné fait l\u2019acquisition d une ferme à St-Bruno de Guigues dans le comté de Témiscamingue, ferme qu\u2019il a toujours exploitée depuis, avec grand succès.En 1925, M.Gagné se dirige vers la ville de Rouyn où il établira définitivement son foyer.En société avec Mastaï Lafortunc, son beau-frère, il prend alors commerce sous la raison sociale de Lafortune ÔC Gagné.En 1930, il acquiert les intérêts de son associé et continue seul les affaires.La maison qu\u2019il dirige actuellement est l\u2019une des plus importantes de tout le district.Homme d\u2019affaires dans le véritable sens du mot.il est intéressé dans diverses entreprises qu\u2019il exploite fort heureusement.En plus des intérêts considérables qu\u2019il a dans son commerce personnel, il est également propriétaire de \"Ronanda Garage Ltd.\u2019\u2019, et actionnaire du Magasin Montbaillard Enrg.Il fut président de la Commission Scolaire de Rouyn, de 1929 à 1932, et premier syndic de la paroisse St-Michel-Archange en 1926.La politique municipale l\u2019a sans cesse intéressé et il s\u2019en est activement mêlé depuis^ six ans.En 1933, ill avait l\u2019honneur d\u2019être choisi par ses concitoyens, premier magistrat de la ville de Rouyn.En 1936, il était réélu par acclamation.Philanthrope depuis toujours, il s\u2019occupe particulièrement de l\u2019éducation de la jeunesse.Monsieur Gagné est membre des Chevaliers de Colomb, des Kiwanis.des Moose et des Elks.Sa récréation favorite est la chasse.Le 18 juillet 1916, il épousa Sarah Corre, fille de Alain Corre, de Ville-Marie.En politique, libéral.Domicile : Rouyn, P.Q.[55] LOUIS-PHILIPPE GOUIN Gérant LOUIS - PHILIPPE GOUIN Louis, Philippe Gouin, gérant de la National Breweries Ltd, pour le district des Trois-Rivières, naquit à Batisean, Que.le 18 septembre 1893, du mariage de Charles, Hector Gouin, gérant de Banque, et de Elisabeth Gendreau, son épouse, fille de Geo.Gendreau d\u2019Arthabaska.\u2014 Il fit tout d\u2019abord un cours commercial au collège du Sacré-Cœur de Ste-Anne de La Pérade, puis vint compléter ses études classiques au Collège de Montréal.Inscrit comme étudiant polytechnicien à l\u2019Université de Montréal, il y étudia le génie civil et la chimie pendant quatre ans.Lors de la déclaration de la guerre mondiale, il s\u2019enrôla volontairement dans le C.O.T.C.Laval, et fit du service outre-mer avec le 87ème Bataillon.Au cours de son long séjour en Europe, M.Gouin visita l\u2019Angleterre, l\u2019Ecosse, la France, l\u2019Irlande, la Belgique et l\u2019Allemagne.Déchargé du service militaire en 1919, il revint au Canada, délaissa alors la carrière professionnelle, pour embrasser celle des affaires dans laquelle il voyait son avenir assuré.En septembre 1919, il s\u2019associait donc à J.-F.Bellefeuille dans le commerce d\u2019épiceries vins et liqueurs.Plus tard, il obtenait l\u2019agence exclusive de la National Breweries Ltd aux Trois-Rivières.Il remplit ses fonctions jusqu\u2019en 192S, alors qu\u2019il fut nommé gérant général pour tout le district des Trois-Rivières, de la grande brasserie canadienne, position lucrative qu'il occupe encore présentement.Homme d\u2019affaires averti, jouissant au surplus d\u2019une popularité bien acquise, tant à cause de son urbanité que des procédés loyaux employés dans tontes ses transactions, il a contribué dans une large mesure, à populariser dans le district des Trois-Rivières, les excellents produits de la compagnie qu\u2019il représente.M.Gouin, bien que libéral en principe, ne s\u2019est jamais occupé de politique autrement qu\u2019en exerçant ses droits de citoyen lorsque l\u2019occasion se présentait.En dehors de ses activités journalières auxquelles il consacre la majeure partie de son temps, il prête volontiers le concours de ses connaissances et de son appui à diverses associations locales qui se targuent de le compter au nombre de leurs membres les plus dévoués.Il est intéressé dans nombre de corporations industrielles et financières, tant des Trois-Rivières que de l\u2019étranger.Il est directeur ou membre, de toutes les associations sociales ou sportives les plus importantes, telles que : Chambre de Commerce des Trois-Rivières; membre honoraire de la Société St-Vincent de Paul; B.P.O.Elks dont il fut Haut Commandeur; Association des Employés de la National Breweries ; Association des Employés de la Boswell Breweries ; Club Provincial de Montréal ; Club Lau-rentide de Grand\u2019Mère; Montreal Press Club; membre d\u2019honneur des Anciens de La Salle aux Trois-Rivières; Club Social Inc.des Trois-Rivières; directeur de la Ligue des Propriétaires des Trois-Rivières; Association pour la Protection du Gibier et du Poisson de la Province de Québec; Club St-Louis Inc.des Trois-Rivières; Ki-8-EB; Country Club de Trois-Rivières; Club de chasse et pêche Lac Archange, dont il est trésorier et Trois-Rivières Curling Club.Ses récréations favorites sont : le golf, le tourisme, la chasse et la pêche.Le 12 janvier 1920, il épousait Germaine Bellefeuille, fille de J.-F.Bellefeuille des Trois-Rivières.De cette union, sont nés huit enfants.\u2014 En politique, libéral.Domicile : 1268, rue Hart.Bureaux : 2700, rue Royale, Trois-Rivières, P.Q. itfi r- !!êOl- 187».\\6T2.\u2019V,VER^V ,ÇUG \u2022tl'îo- .Tag.*3s24.un 5e prix; en 1 925, une brochure.Dix fondatrices canadiennes; en 1926, le Filleul du roi Grolo; en 1927, Aux feux de la rampe.En 1934.une biographie sur Jeanne Mance, lui valut le prix David! domine conferenciere.Mlle Daveluy a prononcé des discours à Montreal (1916) et à Ottawa (1917) au cours de la lutte pour les écoles bilingues de l\u2019Ont.; à Montréal, à l\u2019occasion des fêtes du 7e centenaire ( 1 221-1 921 ) du Tiers-Ordre de St-François; aux Semaines Sociales du Canada (Ottawa 1922) \u2022 a la premiere journée papale du Tiers-Ordre, (Montréal, 1934).Tous les 2 ans, Mlle Daveluy donne, â 1 Institut pedagogique de Montréal, une série de cours sur l\u2019histoire sociale.Durant 13 ans.elle fut sec.-arch, de l\u2019Orph.catholique de Montréal, dont elle demeure l\u2019un des gouv.â vie- elle est aussi membre d\u2019honneur du bureau de direction de la Fédération Nationale St-Jean-Baptiste; ' membre de la Société historique de Montreal; présidente générale des Amicales des Saints Noms de Jésus et de Marie.Mlle Daveluy n\u2019a qu\u2019une récréation favorite: la lecture.Ad.: 1157, Est, Blvd St-Joseph, Montréal [93] WÊM mmU .r.j.' Son Hon.HERVE FERLAND Maire de la ville de Verdun 194 | Son Hon.HERVE FERLAND Hervé Ferland, premier magistrat de la florissante ville de Verdun, naquit à St-Tite-des-Caps, comté de Montmorency, le 10 avril 1889, du mariage de Téles-phore Ferland, cultivateur et marchand de bois, et de Virginie Tlierrien, son épouse, fille de Onésime Tlierrien.Le jeune Hervé vécut son enfance et fit ses premières classes dans sa paroisse natale, après quoi il alla poursuivre ses études classiques, chez les Pères Ré-demptoristes à Ste-Anne-de-Beaupré.A sa sortie du collège, il se rendit à Québec où il alla tenter sa première expérience dans la carrière commerciale, en prenant un emploi chez MM.Côté, dans le commerce de nouveautés.Il y fit un séjour de quelques années, puis quitta la vieille capitale à destination de Montréal, et s\u2019établit définitivement à Verdun en 1908.M.Ferland qui avait acquis une expérience consommée dans le commerce, ne tarda pas à trouver ici une situation lucrative qui lui permit dès lors d\u2019envisager l\u2019avenir avec sérénité.Au service de la maison J.-A.Gagnon comme premier commis, il en devint plus tard le gérant général, fonction qu\u2019il remplit jusqu\u2019en 1918, alors qu il s\u2019associa à Théo.Massé, marchand de confections pour femmes.Il fut l'âme dirigeante de cette firme durant plusieurs années, et en devint l'unique propriétaire en 1922, époque à laquelle il substitua à la raison sociale Théo.Massé, le nom de Ferland Corset Limitée.Après avoir fait un succès immense de son entreprise personnelle, il vendit ses intérêts en 1935.Antérieurement à 1930, M.Ferland ne s\u2019était jamais occupé de politique, autrement qu\u2019en exerçant ses droits de citoyen.Depuis six ans cependant, il s\u2019est intéressé à la chose publique de façon si active, qu\u2019il est devenu l\u2019une des figures dominantes dans la cité suburbaine.Il a en effet été de tous les mouvements d\u2019ordre politique et national.Travailleur infatigable, esprit combatif mais bien équilibré, il s\u2019est fait le champion de la classe ouvrière dont i! a sans cesse sauvegardé les intérêts dans la mesure du possible.Orateur puissant, dialecticien profond, Hervé Ferland est de ceux qui n\u2019ont jamais craint d'affronter l\u2019ennemi, même dans les circonstances les plus difficiles.Aussi sa vaillance lui valut-elle l\u2019admiration populaire, même de ses plus ardents adversaires.M.Ferland brigua les suffrages de l\u2019électorat aux élections municipales, comme échevin et à celles du provincial comme député, mais il fut défait.Toutefois en 1933, il eut l\u2019insigne honneur d\u2019être choisi premier magistrat de la ville de Verdun.Il exerce ses fonctions honorifiques depuis plus de cinq ans, et tout indique qu\u2019il y restera tant qu\u2019il le voudra, car sous sa sage administration, la municipalité de Verdun n\u2019a jamais été aussi florissante.Traversant des circonstances excessivement difficiles, la municipalité de Verdun améliora en effet de 50 % sa situation financière.Vaillamment secondé par ses échevins, M.Ferland réduisit le coût de l\u2019administration de la ville de 20 c/c, combla de gros déficits et parvint à régulariser les budgets de tous les départements.On accuse même un surplus de $ 18,000,00.Depuis qu\u2019il habite Verdun, M.Ferland a été l\u2019organisateur ou le fondateur de presque toutes les plus importantes associations sociales ou sportives de la localité.Il fut un des fondateurs et président de la Chambre de Commerce de Verdun.En 1929, il organisa sous les auspices de la Chambre de Commerce, une grande exposition industrielle à Verdun qui obtint un succès monstre.Le 11 août 1914, il épousait Armandia Perras, fille de Adélard Perras.De cette union sont nés sept enfants.Les récréations favorites de monsieur le maire sont : le tourisme, le hockey et les sports au grand air.En politique, indépendant.Domicile : 5353, Avenue La Salle, Verdun. J.-W.LALONDE Négociant Joseph-Willie Lalonde.marchand de bois, naquit à Rivière Beaudette, comté de Soulanges, le 4 juillet 1866, du mariage de Ludger Lalonde, cultivateur, et de Isaïde Chevrier, son épouse, fille de Antoine Chevrier.Il reçut une instruction sommaire à l\u2019école de son village natal, et en janvier 1890, il embrassait la carrière des affaires.Pendant longtemps, il contrôla à Saint-Clet de Soulanges.d importants chantiers à bois, puis après avoir opéré avec succès durant vingt-neuf ans au même endroit, il quitta Saint-Clet et se dirigea vers Sturgeon-Falls, en Ontario où il devint acquéreur d\u2019un moulin à scie considérable qu\u2019il exploita pendant six ans.M.Lalonde ayant cédé ses intérêts dans l\u2019entreprise qu\u2019il avait établie, s\u2019occupa dès lors exclusivement du commerce du bois.C\u2019est principalement avec des compagnies américaines qu il a toujours traité.Bien que possédant des intérêts considérables dans son propre commerce, il est depuis quinze ans, représentant attitré pour une partie de l\u2019Ontario, d\u2019une puissante compagnie américaine, la \"Armstrong Forest Co.\u201d.M.Lalonde est un homme d\u2019affaires averti, qui a en plus l\u2019avantage de connaître à fond le métier dans lequel il travaille depuis près de quarante ans.Au cours de son séjour à Saint-Clet, il eut l\u2019honneur de siéger au Conseil municipal de la localité pendant une dizaine d années.Bien qu\u2019il ait quitté son village depuis déjà longtemps, il est cependant resté directeur et actionnaire de la Compagnie d\u2019Aqueduc de Saint-Clet.M.Lalonde est un grand amateur de chasse, et «à vrai dire, ce sport est son plus agréable passe-temps.Marié une première fois avec Angélina Valois, fille de Ludger Valois, de Vaudreuil, il eut dix enfants.Le 4 février 1915, il convola avec Eveline Prieur, fille de Anicet Prieur de Coteau Landing, et de ce second mariage, il eut sept enfants.En politique, libéral.Domicile : Sturgeon Falls, Ontario. EVELINE PRIEUR-LALONDE L\u2019épouse de M.Willie Lalonde.de Sturgeon Falls, Ont., est née à Coteau Landing, le 1er mars 1877, issue du mariage de Anicet Prieur, marchand, et de Hermine-Justine Lalonde, fille de Joseph Lalonde.Elle reçut son éducation au couvent des Cèdres, dans le comté de Soulanges, où elle se fit remarquer par ses qualités intellectuelles et sociales.Au terme de ses études, elle fut diplômée avec grande distinction.Dès sa sortie du couvent, Eveline Prieur fut appelée à remplacer son père qui avait été à Coteau Landing, maître de poste et agent télégraphiste pendant quarante ans.Agée seulement de vingt ans, elle sut si bien s\u2019acquitter de sa tâche toute de responsabilités, qu\u2019elle en garda le contrôle treize années durant.Dans son village natal comme à Sturgeon Falls en Ontario, où elle habite depuis plusieurs années, madame Lalonde s\u2019est toujours occupée avec un zèle inlassable d\u2019œuvres philanthropiques, de bienfaisance et patriotiques.Elle est présentement la vice-présidente de la Société des Femmes Canadiennes-françaises de Sturgeon Falls.Admirablement douée au point de vue intellectuel, d\u2019une urbanité qui ne se dément pas, elle sait faire de son foyer, l\u2019un des plus charmants qui soient.Et comme tant d\u2019autres, elle aurait bien pu mésuser du crédit et du prestige accumulés de la fortune et du rang social, mais elle préféra se confiner dans le rôle traditionnel de la femme canadienne : le soutien de son mari, l\u2019éducation de ses enfants et la conduite de sa maison.Le 4 février 1915, elle épousa J.-W.Lalonde, fils de Ludger Lalonde.De cette union, naquirent sept enfants.En politique, libérale.\u2014 Domicile : Sturgeon Falls, Ontario.1971 7 Monseigneur J.-S.COTE, P.D., V.F.Curé de Chelmsford, Ont.[98] Monseigneur J.-S.COTE Le Très Révérend Joseph-Stéphane Côté, Prélat Domestique, Vicaire Forain, curé de la paroisse de Chelmsford en Ontario, naquit à St-Barthélémi, P.Q., le 5 avril 1876, du mariage de Adelme Côté, cultivateur, et de Herméline Filiatrault, son épouse, fille de Jean-Emmanuel Filiatrault et de Marguerite Filiatrault.Il fit ses premières classes à l\u2019école paroissiale, et ses études classiques au Séminaire de Joliette, après quoi, il embrassa la carrière du sacerdoce.Ordonné prêtre, le 27 mai 1899, en la cathédrale de Montréal, par S.E.Monseigneur Paul Bruchési, il s\u2019en alla remplir les fonctions de missionnaire, à Nelson, C.A.dans le diocèse de New-Westminster.En 1901, il était nommé curé à Sandon, et desservait également les missions du Kootenay et Slocan Lake Districts.Durant son séjour là-bas, M.l\u2019abbé Côté, dont l\u2019apostolat lointain occupait le centre de sa pensée et de ses affections, travailla avec un zèle inlassable, à améliorer la situation dans laquelle se trouvaient ses chers paroissiens.Il fit bâtir une église à Sandon, à Kaslo et à Silverton et acheta, à New-Denver et Slocan City, des terrains pour y construire des églises.En 1903, M.l'abbé Côté quittait, bien à regret, le diocèse de New-Westminster, pour aller prendre charge de la cure de Blezard Valley dans le diocèse de Peterborough.Là encore, il fit des améliorations considérables, faisant entre autres, construire un presbytère.Trois ans plus tard, le 10 mai 1906, il était nommé curé à Chelmsford en Ontario, et depuis trente ans qu\u2019il y est, il n'a cessé d'exercer son saint ministère, avec cette bonté de cœur qui le caractérise si bien.Plus qu\u2019ailleurs, il se multiplia outre mesure, pour assurer à l\u2019élément catholique de sa belle paroisse, tous les avantages nécessaires au besoin du culte.L\u2019église actuelle de Chelmsford, l\u2019une des plus belles de tout le diocèse, est son œuvre personnelle; le presbytère, le cimetière et l\u2019érection de plusieurs édifices imposants, sont autant de monuments auxquels le nom de ce saint prêtre restera intimement lié.Organisateur infatigable, il a fondé plusieurs sociétés, notamment : celle des Dames de Sainte-Anne, celle des Enfants de Marie et celle du Cercle Stéphane Côté de l\u2019A.C.J.C.C\u2019est également lui qui a fait venir à Chelmsford, les Sœurs Grises de la Croix, d\u2019Ottawa.Ardent patriote, il n\u2019a cessé de se vouer à l\u2019éducation des nôtres, et il fu' un de ceux qui travaillèrent le plus ardemment, en faveur de l\u2019enseignement du français dans les écoles d\u2019Ontario.A tous les congrès d\u2019éducation tenus à Ottawa, par l\u2019Association Canadienne-française d\u2019Education, auxquels il a toujours pris part.M.l\u2019abbé Côté se fit remarquer par ses discours pondérés, mais d\u2019une solidité à toute épreuve.Eminent prédicateur, il a prêché dans toutes les principales églises de son diocèse, et il est considéré partout comme l\u2019un des orateurs sacrés les plus capables.A l\u2019occasion du cinquantenaire de la fondation de la paroisse de Sainte-Anne en 1933, il prononça, en l\u2019église de Sudbury, en présence de milliers de fidèles, un sermon inoubliable, véritable monument sublime de l\u2019éloquence de la chaire.M.l\u2019abbé Côté s\u2019intéresse particulièrement au sort de ses paroissiens, à la cause de l'éducation, à la presse catholique et au collège de Sudbury dont il est l\u2019un des grands bienfaiteurs.Il fut l\u2019un des cinq prêtres séculiers fondateurs du diocèse du Sault Ste-Marie.Nommé par le Pane, Prélat Domestique, le 14 février 1936.En 1902, M.l\u2019abbé Côté fit un voyage à Rome et fut reçu en audience privée par Sa Sainteté le pape Léon XIII.Il nrofita de son sé\u2019our en Europe, pour visiter la France, l\u2019Angleterre, la Suisse, l\u2019Italie.Il prit part à tous les voyages du Devoir pendant lesquels il fit plusieurs discours.Il est membre des Forestiers Catholiques, des Artisans canadiens-français, de l\u2019Union St-Joseph et de la Caisse Nationale d\u2019Econcmie.Domicile : presbytère de Chelmsford, Ont.[901 EDOUARD BUREAU Négociant Le président de la Charbonnerie St-Laurent Ltée des Trois-Rivières, est Américain de naissance mais Canadien-français de cœur et d\u2019origine.Il naquit en effet, à Dulu'.h, Minnesota, le 13 décembre 1891, du mariage de l\u2019honorable Jacques Bureau, avoca' et ancien ministre fédéral dans les gouvernements Laurier et Mackenzie-King, et de Ida Béliveau, fille de Uldoric Béliveau d\u2019Arthabaska.Le jeune Edouard n\u2019avait que cinq ans, lorsqu\u2019il émigra des Etats-Unis pour venir habiter les Trois-Rivières avec sa famille.Il fit son cours classique, partie au collège Ste-Marie et partie au collège Loyola de Montréal, puts il ent-a à l\u2019Université de Montréal pour y étudier le droit.Après une année d\u2019études légales, Edouard Bureau qu'tta l\u2019Université pour embrasser la carrière commerciale, dans laquelle ses aptitudes naturelles semb!aien\u2018 le favoriser particulièrement.Il débuta donc chez un marchand quincaillier aux Trois-Rivières, puis rev'nt plus tard «à Montréal, prendre un emploi plus lucratif, à la Canadian Fairbanks Morse Ltd.En 1919, il entreprit un voyage de longue durée en Europe, fit un séjour de trors ans à Paris où il représenta diverses maisons d\u2019importation.Revenu au pays en 1922, il s\u2019occupa de plusieurs entreprises importantes, notamment de la Charbonnerie St-Laurent Ltée, qu\u2019il établit aux Trois-Rivières en mai 1924, et dont il est depuis cette époque, le propriétaire et président.Bien que relativement jeune, M.Bureau est considéré comme l\u2019un des hommes d\u2019affaires les plus expérimentés de la cité trifluvienne.Entièrement dévoué aux intérêts de sa compagnie, qui, soit dit en passant, est une organisation commerciale de grande envergure, Edouard Bureau n\u2019a jamais voulu se mêler de politique active.Toutes les organisations sociales ou sportives des Trois-Rivières, le comptent au nombre de leurs membres.Il appartient en effet, aux Chevaliers de Colomb, à l\u2019Ordre des Elks, au Ki-8-E B country Club, au club Masketsy, au Three Rivers Curling Club.Il est propriétaire conjoint avec Me P.Bigué du territoire du \"Lac Vassal\u201d.Ses sports favoris, sont les voyages, la chasse et la pèche.Le 25 avril 1 923, il épousa Eriennette Duplessis, fille de feu l\u2019honorable juge N.-L.Duplessis.De cette union sont nés : Berthe et Jacques-Edouard.En politique, libéral.\u2014 Domicile :\t442, rue Bonaventure, les Trois-Rivières, P.Q.[100] Son Hon.L.-E.BOIVIN Industriel Le premier magistrat de La Baie St-Paul, Louis-Emile Boivin, industriel de son état, naquit à La Baie St-Paul, le 7 septembre 1888, du mariage de Charles Boivin, cultivateur, et de Emma Simard, fille de Auguste Simard.Il reçut son instruction à l\u2019Académie de son village natal, puis dès l\u2019âge de vingt ans, il embrassa la carrière des affaires, «à titre de représentant de compagnies commerciales.En 1911, il abandonna son emploi pour s\u2019occuper exclusivement de l'élevage du renard argenté, et fut le premier Canadien-français qui ait organisé cette industrie alors inconnue dans la province de Québec.Possédant toute l\u2019expérience nécessaire pour mener à bien cette nouvelle entreprise, il en a fait un succès à nul autre pareil depuis vingt-cinq ans qu\u2019il s\u2019en occupe.Jouissant de l\u2019estime et de la considération de ses concitoyens, M.Boivin a occupé les plus hautes fonctions publiques et les a toujours remplies avec tact et dignité.Il fut en effet, conseiller municipal pendant huit ans, commissaire d\u2019écoles pendant six ans, puis président de la même commission.C\u2019est sous son administration que fut construit à La Baie St-Paul, le superbe collège dirigé par les Frères Maristes.Il fut maire-suppléant quatre ans, et fut élu premier magistrat en 193 5.Il est président de la Société St-Jean-Baptiste et président de l\u2019Amicale des Maristes.Mélomane depuis toujours, il s\u2019intéresse à tous les mouvements artistiques locaux comme étrangers.II est maître de chapelle à l\u2019église de La Baie St-Paul depuis plus de vingt ans.Libéral en politique, il s\u2019est sans cesse intéressé à la chose publique.Il est fort actionnaire dans plusieurs compagnies industrielles.Seul propriétaire du \"Club des Volets\u201d, camp magnifique situé dans le Parc National à une altitude de 3 000 pieds, il y trouve pour lui et les siens, le repos absolu, nécessité par ses durs labeurs.Le 22 novembre 1910, il épousa Octavie Savard, fille de Odilon Savard.De cette union est née une fille, Cécile.Domicile et place d\u2019affaires : La Baie Saint-Paul, comté de Charlevoix, P.Q.[1011 L\u2019honorable NOEL BELLEAU Juge de la Cour Supérieure [102] L\u2019honorable NOEL BELLEAU L'historique petite ville de Lévis qui compte à peine douze mille âmes, peut être orgueilleuse des personnalités marquantes qu'elle a fournies à la magistrature de la province de Québec.Sir François Lemieux, les honorables juges Isidore-Noël Belleau, Alphonse Bernier, Biaise Letellier, Emile Gelly et Noël Belleau, sont tous en effet natifs de Lévis.Celui dont nous allons esquisser quelques notes biographiques, eut une carrière professionnelle et politique remarquable à plus d'un point de vue.Il fut un des avocats les plus brillants du Barreau de Québec, s\u2019occupa de politique parlementaire et municipale et joua un rôle de tout premier plan, dans toutes les organisations auxquelles il prêta son concours.Noël Belleau, juge de la Cour Supérieure pour la province de Québec, naquit à Lévis, le 10 juin 1879, du mariage de feu le juge Isidore-Noël Belleau, et de Marie-Louise Raymond, son épouse, fille de J.-B.-R.Raymond, avocat.Il fit son cours classique au collège de Lévis, puis il alla faire un séjour de deux ans, au collège de Saint-Dunstan, à Charlottetown, Ile-du-Prince-Edouard, afin de perfectionner ses connaissances de la langue anglaise.Revenu à Québec en 1899, il s\u2019inscrivit à la Faculté de Droit de l\u2019Université Laval, et en juillet 1903, il était licencié en Droit avec très grande distinction.Me Belleau se mit aussitôt à l\u2019exercice de sa profession.Il pratiqua successivement avec les honorables Isidore-Noël Belleau.Louis-Philippe Pelletier, MM.Eusèbe Belleau, Elzéar Baillargeon, alors bâtonnier de la province de Québec, Oscar Boulanger, M.P., Guy Hudon, Gabriel Belleau et Laval Fortier sous les raisons sociales suivantes : Belleau, Pelletier, Baillargeon; Belleau & Baillargeon; Belleau & Boulanger; Baillargeon, Hudon & Fortier.Talent supérieur, doué d\u2019un sens légal indiscutable et d'une éloquence entraînante, Me Noël Belleau a, au cours de sa longue carrière professionnelle, plaidé avec grand succès devant tous les tribunaux du pays.Il fut élu syndic du Barreau de Québec en 1930, et bâtonnier en 1931.En 1932, il fit partie du Conseil du Barreau de la province de Québec.Conseil du Roi en 1916.Conservateur depuis toujours, la cause de son parti l\u2019a sans cesse passionné, et il n\u2019a jamais hésité à mettre à son service, ses talents oratoires et autres.Il fut même candidat dans le comté de Lévis, aux élections provinciales de 1930.Il s\u2019est également intéressé à la politique municipale et siégea au Conseil de Ville de Lévis, de 1911 à 1917.Au cours de cette dernière année, les contribuables de la cité lévisienne, l\u2019élisaient premier magistrat de Lévis, fonctions honorifiques qu'il exerça jusqu\u2019en 1921.Me Noël Belleau fut élevé à la magistrature, le 17 janvier 1933.L\u2019honorable juge Belleau ne fait partie d\u2019aucune corporation commerciale ou financière et n\u2019appartient à aucune société.Antérieurement à 1933, il était directeur de la Compagnie de Publication du journal \u201cL\u2019Evénement\u201d de Québec.Il est membre du Club de la Garnison de Québec, du Club de chasse et pêche, \u201cLes Laurentides\u201d et du Club de Golf de Lévis.Ses distractions, il les prend à la chasse, à la pêche et au jeu de golf.Le 9 avril 1907, il épousait Cécile Garneau, fille de l\u2019honorable E.-B.Garneau, Conseiller Législatif de Québec.De cette union, sont nés : Ed.-Noël, Laure, (Mme R.Champoux), François, Louise, Marie et Blanche.Domicile : 11, rue Fraser, Lévis.Cabinet du juge : Palais de Justice, Québec. \u2014I «DS «G IL «D II IR IEC* Air II «D N AIL IE^ Rev.C.-F.CAZEAU 1807 - 1881 J.-L.LANDRY 1815 - 1884 C.-F.BAILLARGEON 1798 - 1870 Rév.L.PROVANCHER 1820 - 1892 Rév.E.QUERTIER 1796 - 1872 Rev.A.-F.TRUTEAU 1808 - 1872 L.-V.SICOTTE 1812 - 1889 Rev.A.MAILLOUX 1801 - 1877 [104] Son Hon.L.-P.JOUBERT Industriel C\u2019est à Ste-Flavie de Rimouski, le 14 novembre 1868, que Louis-Philippe Joubert vit le jour.Fils de Edouard Joubert, cultivateur, et de Flavie Boucher, son épouse, fille de Pierre Boucher de Rivière-Ouelle, le jeune Louis-Philippe reçut son instruction à l\u2019école primaire.Jusqu\u2019à\tl\u2019âge\tde trente ans environ, il s\u2019occupa de\tculture.\tEn 1900, il quitta son village\tnatal pour aller s\u2019établir\tà Sayabec comme\tmarchand général.\tA cette\tépoque, Sayabec n\u2019existait pour\tainsi dire que de\tnom,\tet n\u2019était habité\tque par quelques\tfamilles.\tSon arrivée dans ce canton,\talors naissant, eut\tpour\teffet de stimuler l\u2019ardeur et le courage de\tses concitoyens, qui jusqu\u2019alors ne s\u2019étaient souciés de l\u2019embellissement de leur jeune paroisse.M.Joubert établit tout d\u2019abord sa maison de commerce, s\u2019intéressa plus tard à l\u2019achat comme à la vente du bois de construction, et finalement bâtit un moulin à scie qui a sans cesse opéré avec succès.Grâce à l\u2019esprit d\u2019initiative et au travail assidu de ce vaillant pionnier, Sayabec devint en quelques années, l\u2019un des endroits les plus enchanteurs de la vallée de la Matapédia.Maire du village, fondé en 1917, il l\u2019a toujours été, sauf de 1924 à 1926.Sous son intelligente administration, et avec la sage collaboration de M.le curé Saindon, fondateur de lia paroisse, il a réussi à transformer totalement cette campagne quasi isolée en un coquet village muni de toutes les améliorations les plus modernes.M, Joubert est également préfet du comté depuis près de dix ans.En plus de ses nombreuses entreprises financières et commerciales qu\u2019il dirige avec grande habileté, il est l\u2019un des principaux actionnaires de la \"Quebec Telephone ÔC Power Corporation\u2019\u2019.Il est chef Ranger de l\u2019Ordre des Forestiers Catholiques et président du club de pèche \".Lac Tawacadie\u2019\u2019.Homme charitable, il ne néglige jamais de secourir les miséreux.Le 12 juillet 1894, il épousait Alphonsine Beaulieu, fille de Moïse Beaulieu de Ste-Flavie, décédée en 1913.De cette union, naquirent huit enfants, dont six sont encore vivants.En politique, (libéral.Domicile et place d\u2019affaires : Sayabec, comté de Matapédia, P.Q.[105] ARTHUR BERGERON Sous-Ministre suppléant de la voirie Secrétaire du Conseil Provincial du tourisme Arthur Bergeron est né à Montmorency, comté de Québec, le 10 août 1895, fils de Joseph Bergeron et de Philomène Tremblay.Il fit ses études au collège Saint-Edouard de Beauport et «à l\u2019Académie Commerciale de Québec, d\u2019où il sortit en 1913 avec un diplôme du cours scientifique et commercial.Il entra au service du ministère de la voirie le 2 juillet 1913 en qualité de sténographe.En 1916, il fut transféré au service des ingénieurs.De 1919 «à 1921 il remplit les fonctions d assistant-ingénieur principal de district.De 1922 à 1924 il fut secrétaire de l\u2019ingénieur en chef.Le 1er juillet 1925 il fut nommé secrétaire du département.Le\t1er juillet 1932 il\tfut promu à la\tposition de\tsous-ministre suppléant.Il est de plus, depuis le 1er\tjuillet 193 3, secrétaire du conseil\tprovincial\tdu tourisme.M.Bergeron possède donc une expérience étendue des choses de la voirie.Ses connaissances particulières de la province ainsi que ses études particulières l\u2019ont\tmis à même de\tcollaborer\tassidûment à l\u2019expansion de notre industrie touristique.\tC\u2019est à lui que le\tgouvernement a\tconfié dès\tles débuts la propagande touristique de la province, propagande dont l\u2019envergure et 1 efficacité sont bien connues.M.Bergeron a représenté la province à plusieurs congrès et il a collaboré intimement à notre législation touristique.M.Bergeron est directeur de la Commission de Géographie de Québec, deuxième vice-président de l\u2019Association des Officiers de tourisme et de publicité du Canada, directeur de la ligue de sécurité, directeur du Club des journalistes de Québec et membre du Club Saint-Denis de Montréal.M.Bergeron a épousé, le 26 mai 1919, Rose de Lima Morin, fille de Alexis Morin, de Sherbrooke.II a treize enfants.Récréations favorites : la lecture et la marche.\u2014 [106] Résidence : Montmorency. PHILIPPE COSSETTE Notaire Fils de Jeffrey Cossette, charp.-menuisier, et de Alvinia Désilets, son épouse, fille de Oct.Désilets, le notaire Ph.Cossette vit le jour à St-Pierre-les-Becquets dans le comté de Nicolet, le 26 oct.1898.Il fit ses premières classes à l\u2019école de\tsa\tparoisse,\tet son cours classique au\tSém.de Nicolet d\u2019où il sortit avec le titre de Bachelier-ès-Arts.Il\tdevint plus\ttard détenteur d\u2019un brevet\tacad.sup.du Bureau Central des Examinateurs Catholiques de la Prov.de Qué.et avant d\u2019entreprendre ses études légales à l\u2019Université Laval de Qué., il fit de l\u2019enseignement pendant 3 ans.En juil.1 925, il était admis à l\u2019exercice de la prof, de notaire avec très grande distinction, se classant 1er aux examens de la Chambre des Notaires, après avoir décroché à l\u2019Université la médaille d'or du Gouverneur Général et le prix Sirois.Mtre Cossette alors alla s\u2019établir à Causapscal, dans la Vallée de la Matapédia, où il pratique avec succès.Depuis plusieurs années, il est sec.-très, de l\u2019Ass.des Notaires du district de Rimouski, sec.-très, des corp.municipales et scolaires de Causapscal, auditeur d\u2019un grand nombre de corp.semblables et conseiller juridique de plusieurs firmes commerciales opérant dans le sud du comté de Matapédia et dans l\u2019ouest du comté de Bonaventure.Le notaire P.Cossette est un spécialiste en organisation de Soc.et de Cies et les soins qu\u2019il apporte au service de sa clientèle ne\tlui\tlaissent\tguère le loisir de se jeter\tdans les vaines querelles politiques tant prov.que féd.Par esprit\tde\tcivisme,\tles affaires municipales de\tsa paroisse et de son cte l\u2019ont toujours intéressé, et il a même fait plusieurs confér.qui ont été très favorablement appréciées de ses auditeurs lors de conventions tenues par l\u2019U.des M.et par l\u2019Ass.des Sec.-Très.Le notaire P.Cossette n\u2019est dir.ni actionnaire d'aucune Cie et il fut un protagoniste de la lutte aux trusts dans la région où il exerce sa profession.Les œuvres sociales ou philanthropiques qui lui tiennent le plus au cœur sont le bien-être de la classe agricole, l\u2019avancement de la jeunesse can.-fr.et le maintien de l\u2019influence de sa prof, parmi la population rurale.Membre de l\u2019Ass.des Sec.-Très., de l\u2019Ass.des Notaires du district de Rimouski.du Club de Chasse et Pêche de Causapscal et du Club de Bridge de Causapscal.Ses récréations favorites sont la pêche et le bridge.Le 11 janvier 1927, il épousait Jeanne-Marcelle Douvillc, fille de Alphonse Douville; de cette union sont nés : Gilles, André, Isabelle, Suzanne et Laurent.En politique, il est indépendant.\u2014 Domicile et Etude : Causapscal, Matapédia, P.Q.[107] L\u2019honorable J.-L.-A.PREVOST Juge de la Cour Supérieure à Québec [108] L\u2019honorable J.-L.-A.PREVOST D\u2019aucuns savent, que le beau comté de Bellechasse a fourni à la patrie canadienne, nombre d\u2019illustrations, tant dans le clergé que dans la magistrature et la politique.De celles-ci, il nous est agréable d\u2019esquisser un peu de biographie, de l\u2019honorable Joseph-Louis-Alfred Prévost, juge de la Cour Supérieure à Québec.Enfant du comté de Bellechasse, étant né à Saint-Charles, le 25 novembre 1881, du mariage de Louis Prévost, cultivateur, et de Stéphanette Marquis, son épouse, fille de Joseph Marquis, de Saint-Gervais, il reçut son instruction élémentaire chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, à Fall River, Mass., E.U., fit son cours classique au Séminaire de Québec et compléta ses études professionnelles à l\u2019Université Laval.Le 4 juillet 1906, après de brillants examens, il obtenait sa licence en droit avec la mention \u201csumma cum lande\u201d et enlevait haut la main, la médaille d\u2019or du Gouverneur Général, Lord Grey.Aussitôt admis à l\u2019exercice de sa profession, M.Prévost devint l\u2019associé de MM.Bédard, Roy et Chaloult, avocats de Québec.En 1919, il réorganisa la société légale dont il était devenu le chef, et s\u2019adjoignit alors comme associés juniors, son fils Yves Prévost et M.Edouard Taschereau, formant ainsi la raison de Prévost, Taschereau et Prévost.L\u2019honorable M.Prévost eut une carrière professionnelle brillante.Durant ses vingt-sept années de pratique, il attacha en effet son nom à un grand nombre de causes très importantes qu\u2019il plaida devant tous les tribunaux du pays.Autorité reconnue en matière de droit municipal il en est professeur à l\u2019Université Laval depuis 1920.De 1915 à 1933, époque de sou élévation à la magistrature, il a rempli les fonctions d\u2019arrêtiste officiel des tribunaux de Québec.L\u2019honorable M.Prévost s\u2019est toujours intéressé à la politique de son pays, et n\u2019a jamais hésité à prêter son ferme appui au parti conservateur.Citoyen de la ville de Beauport depuis plusieurs années, il en a été le premier magistrat, de 1928 à 1932.C\u2019est le 29 juillet 1933, que l\u2019honorable Joseph-LSuis-Alfred Prévost, fut nommé juge de la Cour Supérieure pour la province de Québec, en remplacement de l\u2019honorable juge Albert Sévigny, promu juge en chef suppléant.A cette occasion, au lendemain de la nomination de l\u2019honorable M.Prévost, \u201cLe Devoir\u201d disait : \u201cSi les partis choisissaient toujours d\u2019aussi bons juges, on ne leur reprocherait jamais de faire des nominations politiques\u201d.L\u2019honorable juge Prévost ne fait partie d\u2019aucune association sociale, financière ou sportive.Il aime cependant, quand il a quelques moments de loisir, à faire du tourisme et de la pêche.Le 1er octobre 1907, il épousa Marie-Louise Montreuil, fille de Nérée-Yves Montreuil.De cette union, sont nés : Yves, Berthe, Louise, Julienne, Marcelle et Thérèse.En politique, conservateur.Domicile : 147, Avenue Royale, Beauport, près Québec.Cabinet du juge : Palais de Justice, Québec.[109] Son Hon.ERNEST CHARETTE Avocat \u2014 Maire de Mont-Laurier Me Ernest Charette, avocat et Substitut du Procureur Général pour le District de Montcalm, premier magistrat de la municipalité de Mont-Laurier, naquit à St-Martin de Laval, le 22 novembre 1884, du mariage de R.-R.I.Charette, médecin, et de Marie-Louise Lavoie, son épouse, fille de J.-B.Lavoie.Après avoir fréquenté les Ecoles Le Plateau et Olier, il lit son cours commercial au \"Business College\u201d de Montréal et compléta ses études classiques sous la direction de M.de Kermens.Inscrit à la faculté de droit de l\u2019Université Laval en 1 903, il était admis à l\u2019exercice de la profession d\u2019avocat en juillet 1906, avec le titre de licencié en Droit.Me Charette débuta à Montréal, y fit un séjour de quatre ans, puis alla établir son étude «à Mont-Laurier, où depuis vingt-six ans, il n\u2019a cessé de remplir ses fonctions professionnelles à l\u2019entière satisfaction de sa nombreuse clientèle.Il est le premier avocat établi dans le district de Montcalm.Comme tout canadien soucieux des intérêts de son pays, il s\u2019intéresse à la politique sans cependant s\u2019en occuper autrement qu\u2019en exerçant ses droits de citoyen.Me Ernest Charette est Substitut du Procureur Général pour le district de Montcalm depuis une dizaine d\u2019années.Il est également le conseiller légal de plusieurs corporations municipales et scolaires des environs de Mont-Laurier.Il est secrétaire des commissaires civils du diocèse.Conseiller municipal de Mont-Laurier depuis dix ans, il en est présentement, et depuis deux ans, le premier magistrat.Mutualiste depuis toujours, il fait partie de l\u2019ordre des Chevaliers de Colomb étant avocat du Conseil 2410, de Mont-Laurier, de l\u2019Alliance Nationale, des Prévoyants du Canada et de la Caisse Nationale d\u2019Economie.Il est l\u2019un des directeurs du bureau de colonisation diocésain et membre de la Ligue du Sacré-Cœur.Ses récréations favorites sont : la lecture, la marche, le billard, la chasse et la pêche.Le 6 février 1912.il épousa Mlle Laura-Alexina Robitaille.fille de M.et Mme Alp.Robitaille de Montréal.De cette union, sont nés cinq enfants : Simone et Rachel, religieuses, J.-Ernest, étudiant en Droit.Cécile et Madeleine.En politique, indépendant.Domicile et étude : Mont-Laurier, comté de Labelle, District de Montcalrrt, P.Q. J.-F.-A.DEJORDY Chiropraticien Issu d\u2019une famille d\u2019asccndance noble, les de Jordy de Cabanac, dont les ancêtres firent souche en Canada il y a plus de deux cent cinquante ans.sous le règne de Louis XIV roi de France, celui dont nous allons esquisser la courte biographie, est donc descendant tn lignée directe.de François de Jordy de Cabanac, natif de Carcassonne, noble officier des troupes dï la marine, venu ici avec M.de Denon-ville en 1685, défendre la çolonie naissante contre l\u2019impétuosité des Iroquois.François de Jordy de Cabannac se maria deux fois, eut une nombreuse famille, mourut en 1713 et fut inhumé dans l\u2019ancienne église des Trois-Rivières.Joseph-François-Arthur Dejordy, chiropraticien de profession, naquit à Contrecœur, le 16 octobre 1877, du manage de Jean Deiordy, cultivateur, et de Hermine Giguère fille de J.-B.Giguère.Il fit ses études au collège de Contrecœur, puis à l\u2019âge de 18 ans, épris d\u2019aventures, il partit en Alberta, fit un séjour en Colombie anglaise et se rendit ensuite jusqu\u2019en Alaska* où il obtint diverses positions.En 1920, il se dirigea vers Davenport dans l\u2019Iowa où se trouve le célèbre collège Palmer, institué pour l\u2019enseignement de la chiropratique, méthode scientifique qui consiste à corriger la cause des maladies, et cela, sans remèdes ou instruments, en se basant sur une connaissance précise de l\u2019anatomie et spécialement du système nerveux.M.Dejordy s\u2019inscrivit alors comme étudiant régulier, suivit les cours pendant deux ans, et fut diplômé chiropraticien en 1922.Il pratiqua a Boyne City, Mich., à Charleston, Miss., au Sault-Ste-Marie, Mich.et finalement à Montréal, où depuis 1926 ill exerce avec succès sa profession.M.Deiordy ne s\u2019occupe nullement de politique et exerce ses droits de citoyen d\u2019une façon purement indépendante.Il est membre de la société St-Jean-Baptiste.Le peu de récréations qu\u2019il prend, il les emploie à la chasse, à la pèche ou à faire du canotage.Le 8 février 1908, il épousait Françoise Holmberg, fillle de Fred.Holmberg.De cette union sont nés : Arthur et Agnès.\u2014 En politique, indépendant.Domicile et bureaux de consultations : 822, Est, Avenue Mont-Royal.[111] J.-R.HURTUBISE, M.P.Médecin-Chirurgien [112] J.-R.HURTUBISE Stature imposante qui reflète la robustesse de sa constitution; type de Canadien comme il s\u2019en rencontre peu de nos jours; praticien de talent, ardent patriote et gentilhomme accompli, tels sont les traits caractéristiques de celui dont nous esquissons ci-après la biographie.Joseph-Raoul Hurtubise, médecin-chirurgien de profession, naquit à Sainte-Anne-de-Prescott, en Ontario, le l\"r juillet 1882, du mariage de Joseph Hurtubise, cultivateur, et de Casildé Lamaire, son épouse, fille de Isidore Lamaire.Il avait à peine six ans, qu\u2019il fréquentait déjà l\u2019école primaire du rang.Sept années d\u2019études élémentaires dans cette institution, le préparèrent suffisamment pour lui permettre d'aller suivre pendant deux autres années, les cours de langue anglaise à l'école d\u2019Alexandria, Ont.En 1897, il fait alors son entrée au collège Bourget à Rigaud, y fait toutes ses classes classiques, et en sort bachelier avec grande distinction en 1904.De là, il s inscrit à la faculté de médecine de l\u2019Université Queen\u2019s, à Kingston, y séjourne quatre autres années, et est finalement admis à l\u2019exercice de sa profession en mai 1908.Avant de se livrer à la pratique de la médecine, le docteur Hurtubise va poursuivre ses études médicales et chirurgicales dans les grands hôpitaux de Rochester, Chicago, New-York et d\u2019Europe.Après un long séjour à l\u2019étranger, où il va puiser auprès des maîtres les plus réputés, les connaissances profondes qu\u2019il possède aujourd\u2019hui, et qui lui valent la réputation très étendue dont il jouit le docteur Hurtubise revient en Canada et en 1910, s\u2019établit à Sudbury en Ontario.Pendant cinq ans, il se livre à la pratique intensive de la médecine et se voue à toutes les causes de la santé publique, avec un succès digne de ses louables efforts.En 1915, sans toutefois abandonner la pratique de la médecine, il juge opportun d\u2019adopter comme spécialité exclusive, la chirurgie générale.11 ne tarde pas alors à asseoir définitivement sa renommée de chirurgien habile et consciencieux, d\u2019opérateur absolument sûr de lui-même, de clinicien ponctuel et de prati-cien gentilhomme.Sa clientèle, l\u2019une des plus intéressantes du grand comté de Népissing, se recrute dans toutes les classes, et pauvres comme riches, trouvent en lui un véritable apôtre.Obligeant pour tous, d'une politesse exquise et d'une honnêteté qui ne se dément pas, il est hautement considéré.Le docteur Hurtubise ne s\u2019est pas occupé exclusivement de médecine.Il s\u2019est en effet intéressé à la chose publique d\u2019une façon très active depuis une vingtaine d\u2019années, et fut jadis l\u2019un des défenseurs les plus ardents des droits de la langue française en Ontario.La politique parlementaire, ne l\u2019a pas non plus laissé indif-fét ent puisqu en 1923, il se présentait comme candidat libéral au provincial.Défait, il brigua de nouveau les suffrages de l\u2019électorat en 1930, et fut cette fois élu député du comté de Népissing au fédéral par une majorité de 2151 voix.Aux élections générales de 1935, le docteur Hurtubise se vit renouveler son mandat de député du même comté, par l\u2019immense majorité de 12 123 voix.De 1913 à 1930, il fit partie de la Commission Scolaire séparée de Sudbury, et il en fut le président pendant quinze ans.Il est membre de l\u2019exécutif de l\u2019Association Canadienne d\u2019Education d\u2019Ontario depuis 1910.Il est membre et consultant de l\u2019Hôpital Saint-Joseph de Sudbury depuis 1910 et membre fondateur de l\u2019Ecole d\u2019entraînement des Gardes-Malades de l\u2019hôpital.Toutes les œuvres catholiques et sociales de sa ville et de son comté, trouvent en lui un généreux bienfaiteur.La cause de l\u2019éducation, des siens en particulier, est chère au coeur de cet ardent patriote.Le docteur Hurtubise est célibataire.En politique, franc libéral.Domicile et bureaux de consultations : 17, rue Durham, Sudbury, Ont.[113] 8 H.-R.DUFRESNE, B.A.Notaire Henri-Rivard Dufresne, notaire de profession, naquit aux Trois-Rivières, le 29 avril 1871.du mariage de Honoré-Rivard Dufresne, N.P., et de Joséphine Blondin, son épouse, fille de Pierre Blondin de La Baie-du-Febvre.Il fit son cours classique au Séminaire de Nicolet, et ses études légales «à l\u2019Université Laval de Montréal, où il fut admis avec grande distinction à l\u2019exercice de sa profession en 1899.Il fit ses débuts professionnels à Grand-Mère, et exerça par la suite à Nicolet, (1900-01) à St-Pierre-Ies-Becquets, (1901-12) et de nouveau à Nicolet, (1912) où il établit définitivement son foyer.Le notaire Dufresne qui a présentement trente-sept années de pratique active, contrôle une clientèle intéressante, tant par la qualité que par le nombre, grâce à sa parfaite honorabilité e* au soin tout particulier qu\u2019il a sans cesse apporté dans l\u2019exécution de ses devoirs professionnels.Ne s\u2019étant jamais adapté au milieu parlementaire, il a toujours refusé les honneurs de la députation, au fédéral comme au provincial.Par contre, il a rempli diverses charges publiques, à seule fin de servir convenablement les intérêts de ses concitoyens.Il fut en effet, secrétaire-trésorier des municipalité et paroisse de St-Pierre-les-Becquets, (1909 à 1912), secrétaire-trésorier de la paroisse St-Jean-Baptiste de Nicolet (1916 à 1 930), syndic officiel du gouvernement fédéral pour la province de Québec en 1922, commissaire du recensement pour le district de Nicolet en 1931, séquestre officiel pour le même district en 1934 et trésorier de la ville de Nicolet en 1 928, position qu\u2019il occupe encore présentement.Il fut fondateur et gérant de la Caisse Populaire de St-Pierre-les-Becquets et directeur de la Caisse Populaire de Nicolet.Membre de La Chambre des Notaires de la province de Québec, de 1909 à 1912.Mélomane depuis toujours, possédant au surplus une voix de ténor des plus agréable à entendre, il connaît à fond la musique vocale et instrumentale.Il est le fondateur de la philarmonique de Nicolet et il fut pendant dix ans, directeur de la chorale de St-Pierre-les-Becquets.Chevalier de Colomb et membre de l\u2019Alliance Nat.La vie de famille et le tourisme lui plaisent tour particulièrement.Le 13 novembre 1899, il épousa Ritha Houde, fille de L.-N.-D.Houde de Nicolet.De cette union, sont nés trois filles et un garçon.En politique, conservateur.\u2014 Domicile et étude : Nicolet, P.Q.[114] ¦%*, * r J.-L.-E.-ALBERT GERVAIS Journaliste - publiciste C\u2019est à Joliette que naquit, le 8 octobre 1898, J .-L.-E.-Albert Gervais, du mariage de Albert Gervais et de Philomène Laporte.C\u2019est à Joliette également, au Séminaire, qu\u2019Albert Gervais fît de solides études, après lesquelles, en 1919, il débuta, «à Joliette toujours, dans les affaires.M.Albert Gervais a ceci de particulier dans notre province canadienne française, de diriger après son père qui le fonda lui-mème, il y a 52 ans, un journal rural hebdomadaire, \"L\u2019Etoile du Nord\u2019\u2019, de Joliette, qui ne cessa plus, depuis l\u2019heure même de sa création, de paraître régulièrement chaque semaine.Le journalisme, qui conquit J .-L.-E.-Albert Gervais dès la vingtième année, a depuis lors pris tout son temps.A la mort de son père, survenue en 1927, il assuma la rédaction et l\u2019administration de 1\u2019 \"Etoile du Nord\u2019\u2019 et continua l\u2019œuvre paternelle avec autant de talent que de travail.Il fit de l\u2019hebdomadaire de Joliette 1 un des tout premiers journaux de langue française de notre province, dont les éditoriaux sont, aujourd\u2019hui, les plus reproduits peut-être, même au-delà des limites du Québec.Sous le coup de pouce de son directeur, cette feuille semainière n\u2019a cessé de s\u2019améliorer d\u2019année en année.C\u2019est le fruit d\u2019un travail soutenu et consciencieux.L\u2019activité fructueuse déployée par M.Albert Gervais n\u2019échappa point à l\u2019attention de ses confrères, qui l\u2019élurent président de l\u2019Association des Journaux Hebdomadaires Canadiens-Français, le 28 octobre 193 3, lui confiant ainsi la charge entre toutes importante de défendre et de faire valoir les intérêts de la presse rurale canadienne française, dont le rôle en est un de premier plan dans notre province.La tâche si considérable qui est la sienne ne permet pas à M.Albert Gervais de sacrifier beaucoup de temps en dehors de ses affaires.Néanmoins, il fut l\u2019un des membres les plus actifs de la Chambre de Commerce de Joliette, dont il présida un important comité, et, au surplus, il occupe depuis 1927 les fonctions d\u2019archiviste du Conseil de Joliette des Chevaliers de Colomb.Dans le passé il fut sec.de 1919 à 1923, de la Cour St-Barthélémi No.249, de l\u2019Ordre des Forestiers C.Les récréations favorites de M.A.Gervais sont le baseball et le hockey.11 épousa, le 18 janvier 1922, Mlle Berthe Belisle, fille de M.M.Belisle, de Montréal, et de ce mariage sont nées trois enfants : Mlles Madeleine, Yolande et Ghislaine.\u2014 Il habite à Joliette, 22, Place Bourget.M.Gervais est décédé en juillet 193 5.[115] ZEPHIRIN HEBERT Président de Laporle-HudonHébert, Limitée Ex-Contrôleur des finances de la régie des liqueurs dans la province de Québec.[116] ZEPHIRIN HEBERT C\u2019est dans la métropole, le 6 février 1866, que naquit Zéph.Hébert, du mariage de Ch.-P.Hébert, négociant, et de Pose Busseau, son épouse, fille de Alpli.Busseau.Il reçut son instruction élémentaire à l\u2019Ec.Normale Jacques-Cartier, fît un séjour de quelques années au coll.Ste-Marie et compléta de solides études commerciales à 1\u2019Ac.du Plateau.\u2014 Le jeune Hébert avait sans cesse manifesté un penchant particulier pour la profession d\u2019avocat, et il aurait sûrement réussi dans cette carrière, car il était, sans contredit, l\u2019un des élèves les plus brillants de son temps.Mais cédant aux instances réitérées de son père qui tenait à s\u2019assurer de son entière collaboration, il dut faire le sacrifice de ses projets les plus chers, et au terme de ses études, il embrassait la carrière commerciale dans laquelle il devait plus tard s\u2019illustrer.Le 1er août 1882, il débutait donc comme commis dans une maison de commerce anglaise, et le 1er février de l\u2019année suivante, il entrait au service de la firme Hudon-Hébert Sz Cie, dont Ch.-P.Hebert, son père, était le chef.Durant dix longues années, le jeune Hébert fut à la tâche dans l\u2019exercice des diverses fonctions qui lui étaient assignées.Possédant alors une expérience consommée du commerce de l\u2019épicerie et des affaires en général, il devint associé en 1892, et en 1906, alors que sa maison de commerce fut constituée en compagnie à fonds social, il en fut nommé sous-gérant et membre du conseil d\u2019administration.En 1908, tout en conservant ses fonctions de sous-gérant, il fut élu vice-président, puis en 1911, il en devenait le président et gérant général.Sous sa direction, la maison Hudon-Hébert & Cie prit des proportions considérables, et fut pendant près de quarante ans, reconnue comme la plus importante épicerie de gros dans toute la Puissance du Canada.Fusionnée depuis quelques années avec la maison Laporte, sous la raison sociale de Laporte-ITudon-Hébert Ltée, il en est encore présentement le président.Homme d affaires averti, dont la probité de toujours a grandement contribué à ses succès incessants, Zéph.Hébert fut mêlé à nombre d\u2019organisations financière, politique et sociale de toute première importance.Il est administrateur de la Banque d Epargne de la Cité et du District; syndic de la Guardian Assurance of London; vice-président de la Guardian Assurance Co.of Canada ; administrateur du Comptoir National de Placement; président de la Canadian Wholesale Grocers Association; ancien prés, du Comité des Citoyens: ancien prés, du Canadian Club (1923-24); prés, de l\u2019Association des Anciens du Plateau et Gouverneur à vie des hôpitaux Notre-Dame, Général, Children\u2019s Memorial et Ilomeopatlre.Il est le seul Can.-français à qui fut conférée la présidence du Board of Trade de Montréal (1917).Distingué de manières, d\u2019une correction impeccable en sa tenue, affable pour tous, il est dans l\u2019intimité, le plus agréable compagnon.Il s\u2019est, louiours intéressé à la politique de son pays, et il n\u2019a jamais hésité à prêter son bienveillant appui au parti de son choix, mais* n\u2019ayant jamais désiré s\u2019adapter au milieu parlementaire, il a sans cesse refusé d\u2019être candidat.Conférencier érudit, il lui fut souvent donné, de parler devant des auditoires imposants, tant par la qualité que par le nombre.Il fit autrefois partie du 65e Régiment et prit part à la rébellion des Métis du Nord-Ouest en 1885.De simple soldat qu\u2019il était alors, il fut promu sergent, puis capitaine.Tl se retira de la milice active avec le grade de major, après dix-huit années de service.Il est membre des clubs suivants Mount-Royal Club, Canada Club, Cercle Universitaire, Canadian Club et Royal Montreal Golf Club.Ses récréations favorites, il les prend au jeu de golf et dans la lecture.En septembre 1936, le Gouvernement de l\u2019Union Nationale le nomma contrôleur des finances de la régie des liqueurs dans la province de Québec, mais il démissionna en février 1937, afin de pouvoir consacrer tout son temps à ses affaires personnelles.Le 9 octobre 1894, il épousait Blanche Robidoux, fille de feu l\u2019lion, juge J.-E.Robidoux, de Montréal.De cette union, sont nés : Charles-P., Jacques, Marielle et Gertrude.En politique, partisan de 1 T nion Nationale.Domicile : 1321, ouest, rue Sherbrooke, Montréal.[117] J.-THEOPHILE LAROCHELLE M.P.P.Député de Lévis J.-Théophile Larochelle, le nouveau député de Lévis, est né le 20 novembre 1877, à St-Henri, comte de Lévis, du mariage de feu Léon Larochelle, marchand général, et de feue Henriette Turgeon.Il fit son cours commercial au Collège de Lévis.Dès son jeune âge, il débuta dans le commerce, comme restaurateur, à Holyoke, Mass., et après quatre ans de bon travail, sur l\u2019avis de son médecin, il revenait au Canada, pour refaire sa santé.Un an après, M.Larochelle occupa différentes positions dans le commerce de marchandises sèches, telles que commis, chef de département et gérant.En 1908, M.Larochelle épousa Madame A.Blondeau, veuve d\u2019un prospère marchand de Black Lake.Son fils, M.Jean-Louis Blondeau est surintendant de la Compagnie \"Saguenay Electric\u201d, de Chicoutimi.Lors de la grande guerre, M.Larochelle prenait la direction de l\u2019hôtel qui porte son nom, qu\u2019il tient aujourd\u2019hui avec tant de\tcompétence et\tqu\u2019il a rendu d\u2019une grande popularité\tdans le monde des voyageurs.Il sera un excellent\tdéputé comme\til a été et est un bon hôtelier, car il a\tsuivi les\ttraces de son père dans l\u2019hôtellerie qu\u2019il a contribué à rendre, un jour, si florissante dans la Ville-Sœur.Comme Commissaire d\u2019Ecoles de 1923 à 1927 et Echevin de la cité de Lévis plusieurs termes durant, M.Larochelle n\u2019est pas un nouveau venu dans la politique.Homme d\u2019un caractère des plus énergiques, doué des plus belles qualités de cœur, il sut se gagner la considération de tous, tant adversaires que partisans, par sa droiture et son autorité en matières administratives.Après s\u2019ctre occupé pendant longtemps de choses municipales et scolaires toujours dans les plus grands intérêts de Lévis, il se lança, l\u2019automne dernier, dans le champ plus vaste de la politique provinciale pour étudier les diverses questions de la politique québécoise.Plaçant ensuite ses principes au-dessus de la tactique des partis établis, il s\u2019élança dans la mêlée sous le drapeau\tde I Union Libérale Nationale.On a\tvu qu il\tsavait au besoin défendre ses convictions\tmême contre\tses propres amis.Et, dans ces circonstances,\ton ne peut pas suspecter les intentions d\u2019un homme ni incriminer ses motifs.Le nouveau député, à l\u2019élection du 25 novembre 193 5, l\u2019emporta contre deux populaires adversaires, par une majorité de 595.Il fut réélu aux élections de 1936.\u2014 Domicile : 37, rue St-Louis, Lévis, P.Q.[118] ARTHUR LAROUCHE, M.P.P.Aviculteur b Arthur Larouche, le député du comté de Chicoutimi à la législature de Québec, est né dans la paroisse de Chicoutimi, le 1er juillet 1900, du mariage de Anthime Larouche, commerçant, et de Louise Tremblay, son épouse, fille de Thaddée Tremblay.Il fit ses études classiques au Séminaire de Chicoutimi, où il décrochait son titre de Bachelier ès-arts en 1921.Il entrait ensuite au Grand Séminaire de Halifax (Holy Heart Seminary), pour revenir au grand séminaire de Chicoutimi.Sa santé chancelante ne lui permit pas cependant de continuer.En 1927, M.Larouche qui avait fait depuis plusieurs années, des études approfondies sur l\u2019aviculture, fut le premier à implanter dans la région, l\u2019importante industrie de l\u2019élevage de la volaille.Propriétaire d\u2019une ferme-modèle, contiguë à une basse-cour considérable et de tout premier ordre, on y trouve de très beaux spécimens d\u2019oiseaux domestiques.Autorité reconnue en la matière, il a su organiser une entreprise extrêmement difficile et en faire un succès dont il a droit de s\u2019enorgueillir.M.Larouche possède une légion d\u2019amis et jouit d\u2019une grande popularité dans son comté.Il a toujours été de tous les mouvements d'ordre national, et il a rempli maintes fonctions honorifiques qui démontrent toute l\u2019estime et la considération qu\u2019on lui porte.C\u2019est ainsi, qu\u2019il fut élu deux fois par acclamation, échevin de la Municipalité de la Rivière du Moulin, de 1932 à 1936; président du Cercle Labrecque de l\u2019A.C.J.C.à Chicoutimi, de 1930 à 1932; président du Comité Régional de l\u2019A.C.J.C.de 193 2 à 1935; membre du premier Comité Diocésain de l\u2019Action Catholique; trésorier du Club Canadien de Chicoutimi; directeur de la Société St-Jean-Baptiste de Chicoutimi; directeur de la Centrale de l\u2019A.C.J.C.«à Chicoutimi; membre fondateur du Parlement Modèle de Chicoutimi; premier président de l\u2019Action Libérale Nationale et enfin, candidat actionniste aux élections provinciales de novembre 1 93 5 alors qu\u2019il fut élu député provincial contre M.Roland Fradette, libéral, par une majorité de 4659 voix, la plus grande encore obtenue dans le comté de Chicoutimi.Il fut réélu aux élections de 1936.M.Larouche est un excellent orateur doué d\u2019un jugement solide.Il fera sûrement sa marque à l\u2019Assemblée Législative.Il est célibataire et habite à 272, Boulevard, Rivière du Moulin, P.Q.|U9] L\u2019hon.HECTOR LAFERTE, B.A., L.L.L, C.R.If #8*^ jçj Ex-Président du Conseil Législatif [120] L\u2019hon.HECTOR LAFERTE HECTOR LAFERTE, B.A., L.L.L., C.R.Né le 8 novembre 1885, à St-Germain de Grantham, comté de Drummond, fils de Joseph Laferté, député à l\u2019Assemblée Législative de Québec, de 1901 \u2022a 1910, et de Georgiana-Jeanne Tessier.Ses ancêtres du côté paternel vinrent de France, sous le régime français, et étaient originaires de Toulouse, la capitale du Languedoc.Le premier qui vint au Canada\ts appelait Antoine Laferté.Ses ancêtres maternels\tvinrent\taussi de France, le\tpremier à s\u2019établir\tici étant né dans la ville d\u2019Angoulême, en 1641.\tA fait\tses études classiques\tau\tSéminaire de\tNicolet, où il a décroché le titre de B.A.et à l\u2019Université Laval de Québec,\toù\til a eu celui de licencié.A été admis au Barreau en juillet 1909.A épousé le 28 juin 1911, Mademoiselle Irène Sénécal, de St-Césaire, comté de Rouville.Fut président du Club Mercier et secrétaire particulier des Honorables Jules Allard, Jérémie L.Décarie et J.-E.Caron successivement Ministres de 1 Agriculture dans le gouvernement provincial.Fut président des étudiants tn droit, fondateur et premier président de 1\u2019 \"Association de la Jeunesse Libérale\u201d et en est un des aviseurs.A été 1 un des principaux orateurs au dévoilement du monument Mercier à Québec, en juin 1912, En 1914 a représenté la Province de Québec à Houghton, Michigan, à l\u2019occasion dune grande célébration de la fête nationale des\tFranco-Américains.Pendant six ans a\tété\ten société légale avec l\u2019honorable Juge P.-A.Choquette, et avec l\u2019honorable Antonin Galipeault, juge de la Cour d\u2019Appel.Ensuite a été à la tête\tde\tla société LAFERTE 6c POULIOT,\tet\tplus tard en société\tavec l\u2019honorable Ernest Lapointe, ancien Ministre\tde la\tJustice.A été l\u2019avocat\tdes ouvriers en chaussures, lors de la grande grève de 1913 et est l\u2019aviseur légal de plusieurs corporations et de plusieurs unions ouvrières.A été avocat du Revenu.En 1916 il était le plus jeune \u2022député de l\u2019Assemblée Législative.Cette même année à proposé l\u2019adresse en réponse au discours du Trône et la même année a été nommé arbitre pour les ouvriers dans la commission choisie pour régler la grève des employés de tramways.Fut président du Club de Réforme et en est l\u2019un des directeurs.A refusé la nomination comme candidat pour le siège de Québec-Est rendu vacant par la mort de Sir Wilfrid Laurier, comme il avait d\u2019ailleurs plusieurs fois auparavant refusé la candidature à lui offerte dans plusieurs comtés, notamment dans Drummond-Arthabaska.A été fait Conseil du Roi en juin 1919.A été élu pour la première fois député du Comté de Drummond à l\u2019Assemblée Législative aux élections générales de 1916 par un majorité de 643, battant M.Alexandre Mercure, maire de Drummondville, par la plus grosse majorité jusque là obtenue dans le comté.A été réélu par acclamation aux élections générales de 1919 et aux élections générales de 1923, par une majorité de 858 voix.Prit part à\tla\tgrande convention libérale d'Ottawa\ten\t1919.Au mois de juin 1922, a représenté la Province\tde\tQuébec, à Lewiston, Maine, lors de\tla\tcélébration de la fête Nationale des Franco-Américains.Au mois de mars 1923 a été nommé aviseur légal du Cercle des Touristes Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre pour toutes les causes de l\u2019association dans la province de Québec.Le 1er mai 1923 a été élu unanimement Trésorier du Barreau de Québec.Avait été antérieurement élu président de l\u2019Association du Jeune Barreau.A été invité à être l\u2019orateur principal lors de la célébration de la fête nationale des Franco-Américains à Woonsocket, le 24 juin 1923.Le 21 décembre 1923 a été choisi unanimement comme Vice-Président de l\u2019Assemblée Législative et Président des Comités Pléniers, et a été élu Vice-président de la Galerie de la Presse.Est vice-patron de la compagnie d\u2019Exposition des Cantons de l\u2019Est.A été chargé par le gouvernement de représenter la province de Québec aux grandes fêtes religieuses et patriotiques qui ont eu lieu à Fall-River, E.U., dans le mois d\u2019octobre 1924 à l\u2019occasion du 50e anniversaire de la fondation de la paroisse de Notre-Dame de Lourdes.A été le premier président de la Fédération des Clubs Libéraux de Québec, et en cette qualité a présidé au Château Frontenac, le 10 juin 1924, le grand banquet offert à l\u2019hon.L.-A.Taschereau, Premier Ministre de la Province et auquel assistaient 1700 convives.Dans le cours du même étc a pris part à la convention des Barreaux Américain et Canadien à Londres et à Paris.Au mois de janvier 192 5 a présidé à Québec, aux démonstrations faites au Très Honorable W.L.McKenzie King.Au mois d\u2019octobre 1926 a agi comme gouverneur-général du Parlement Modèle, et le même jour a été nommé Aviseur Légal de la Fédération des Clubs Libéraux.Réélu pour la quatrième fois député de Drummond, le 16 mai 1927, par une majorité de 1345.Choisi unanimement comme Orateur de l\u2019Assemblée Législative le 10 janvier 1928 et nommé en même temps Président Honoraire de la galerie de la presse.A été assermenté le 24 avril 1929, Ministre de la Colonisation, de la Chasse et des Pêcheries.Le 24 août 193 1 a été réélu pour la cinquième fois député de son comté natal.Au mois de septembre 193 2, a été choisi unanimement comme Prés.Honoraire de la Société Zoologique de Québec.En 1930, a été Ministre intérimaire des Travaux Publics.En 193 3 a été élu à l\u2019unanimité membre à vie de la Société Zoologique de Québec.La même année également a été nommé gouverneur à vie de l\u2019Ass.de la prov.de Québec pour la Protection du Poisson et du Gibier.Le 25 juillet 1934, a été nommé Conseiller Législatif pour la div.de Stadacona à la place de l\u2019Hon.Gérald Power et Prés, du Conseil Législatif en remplacement de l\u2019Hon.Jacob Nicol.Membre du Club de Réforme de Montréal, du Club de Réforme de Québec, du Club de la Garnison, et du \"Drummondville Golf ÔC Country Club\u201d.Libéral.\u2014 Résidence : 41, rue St-Louis, Québec.[121] fl* ï» ^ RODOLPHE LAPLANTE Directeur de lu Publicité à la Banque Provinciale du Canada Né le 13 avril 1903 à St-Rémi de Napierville.Etudes : Collège de St-Rémi, à Montréal et le soir aux Hautes Etudes Commerciales.Obtint licence en Sciences Sociales, Economiques et Politiques à l\u2019Université de Montréal, en juin 1926 et le premier prix de journalisme à la même Université, la même année.Expérience : entra au service d\u2019une maison grossiste en 1917; y séjourna jusqu\u2019à 1926, date à laquelle il quitta cet établissement (Lewis Bros.) pour assumer la direction du service de la littérature dans une importante librairie.Fut secrétaire français de la Commission du Tarif en 1927.Entra au \"Droit\u201d, à Ottawa, et fut correspondant parlementaire à Toronto.Revint pour raisons de famille, à Montréal.Entra à la \"Patrie\u201d, mais accepta aussitôt l\u2019invitation reçue de fonder un journal à Edmonton, qui existe encore, connu sous le nom de la Survivance.Il en fut le Directeur-fondateur et, concurremment, remplit le poste de Secrétaire de l\u2019Association Franco-Albertaine.En 193 0, fut nommé au poste de Publiciste-économiste à la Banque Provinciale du Canada.Bien connu dans les milieux, tels que : la Chambre de Commerce de Montréal.A écrit sous son nom et sous des pseudonymes, maints articles traitant de questions économiques.Connaît bien le Pays de l\u2019Est à l\u2019Ouest.Familier avec le milieu gouvernemental fédéral ayant séjourné à Ottawa, tant en qualité de correspondant parlementaire, qu\u2019en qualité de secrétaire français de la Commission du Tarif.A épousé, le 20 juin 1928, Germaine Sauriol.II est père de quatre enfants.En politique, indépendant.Adresse :\t190, rue Labonté, Longueuil, P.Q.[122] PAUL MASSE Avocat Né le 13 avril 1906 de Louis-Aristide Massé, spéculateur, et de Eméline Desroches, à Mont-Laurier, comté de Labelle, Me Paul Massé, fit ses études primaires à l\u2019Académie des Soeurs de la Providence, de Mont-Laurier.II entra au collège de Mont-Laurier en septembre 1918 et y termina son cours commercial en juin 1922.A l\u2019automne de 1922, il entreprit une année de Commercial High School à l\u2019Université Saint-Joseph, de Memremcoolc.au Nouveau-Brunswick.II fit ensuite une année de suppléance comme professeur, sous la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal puis commença ses études classiques au collège de Mont-Laurier en septembre 1 923.Il obtint son baccalauréat ès-arts en juin 1928 après avoir remporté de brillants succès scolaires.A l\u2019automne de 1928 on le retrouve à l\u2019Université de Montréal comme étudiant en droit.Il fut pendant deux termes président de la Société des Débats et fut admis au Barreau de la province de Québec en juillet 1932.De 1928 à 1 93 5, tout en poursuivant ses études légales et ensuite en pratiquant sa profession.Me Paul Massé collabora successivement à la rédaction de la \"Gazette\u201d, de \"La Patrie\u201d, de \"La Presse\u201d et du \"Canada\u201d.En février 193 5 il abandonna définitivement le journalisme, après s\u2019y être signalé, pour se consacrer exclusivement à l\u2019exercice de sa profession En quelques années il a su s\u2019attirer une clientèle enviée d\u2019un grand nombre de ses aînés, grâce à sa grande activité et à sa belle assiduité au travail Président du Cercle des Polyglottes depuis deux ans, Me Paul Massé parle et écrit couramment l\u2019allemand, le russe, l\u2019italien et le hongrois, et devient rapidement l\u2019un de nos spécialistes canadiens en droit international.Sa connaissance des langues et des lois étrangères lui ont valu l\u2019an dernier un fort intéressant voyage en Europe comme représentant d\u2019intérêts locaux en Allemagne et en Hollande.Me Paul Massé est membre de la société légale \"GALJTHIER ROY ET MASSE\u201d et succède à l\u2019honorable juge Théodule Rhéaume comme associé de Me Z.Gauthier, C.R.[123] Son Hon.LIGUORI LACOMBE, C.R.M.P.Maire de Ste-Scholastique [124] Son Hon.LIGUORI LACOMBE Me Liguori Lacombe, avocat, député et premier magistrat du village de Ste-Scholastique, naquit en cet endroit, le 17 juin 1895, du mariage de Pierre Lacombe, cultivateur, et de Malvina Verdon, son épouse, fille de J.-nte Verdon.Il fit ses primaires à l'Académie Ste-Anne de Ste-Scholastique, ses classiques au collège Ste-Thérèse-de-Biainville et ses études légales à l\u2019Université de Montréal.Bachelier ès-arts et bachelier en loi, il fut admis à la pratique de sa profession le 12 janvier 1923 et ouvrit ses bureaux à Ste-Scholastique et à Montréal.Il eut comme associés légaux, Me J.-A.-C.Ethier, ancien député du comté et plus tard, juge en chef de la Cour de Circuit de Montréal, puis Me Bourgeau et Me Fortier.Me Liguori Lacombe fit ses débuts professionnels dans le vieux Palais de Justice de Ste-Scholastique.Sa première cause criminelle, celle d\u2019Henry Roy, accusé de meurtre, qu\u2019il fit acquitter, fut l\u2019une des plus célèbres encore plaidées dans le district de Terrebonne, et lui valut du coup, la renommée de parfait avocat d\u2019assises.Plaidant indifféremment au civil comme au criminel, Me Lacombe, a, au cours de sa carrière légale, dirigé avec une habileté consommée, nombre de causes retentissantes qui eurent pour effet d\u2019augmenter son prestige.Créé Conseil du roi le 14 février 1936.Tout en consacrant la majeure partie de son temps à l\u2019exercice de sa profession, il s\u2019est néanmoins occupé très activement de politique.Il a en effet, depuis plus de vingt ans, pris part à toutes les campagnes électorales, tant fédérales que provinciales.Elu député à la Chambre des Communes pour le comté de Laval Deux-Montagnes, le 29 octobre 1925, réélu le 14 septembre 1926, défait le 28 juillet 1930, il fut réélu le 14 octobre 1935, par une majorité considérable ayant pour adversaire le ministre de la marine dans le Gouvernement Bennett.Il est maire du village de Ste-Scholastique depuis le mois de janvier 1935.Au cours de son stage universitaire, Liguori Lacombe fut tour à tour, président, secrétaire et aviseur légal de la Faculté de Droit de l\u2019Université de Montréal.Il fut aviseur légal du comté des Deux-Montagnes.Doué d\u2019une voix généreuse et d'une éloquence entraînante, il est considéré comme l\u2019un des orateurs les plus captivants de sa génération.En 1926, lors de l'ouverture du 15ième parlement du Canada, il fut choisi pour seconder l\u2019adresse en réponse au discours du trône, à la Chambre des Communes.En 1927, le jour de la Confédération, il alla à Tilbury en Ontario, prononcer un discours en français qui eut du retentissement.Au cours de cette même année, à la demande de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, de passage à Paris, il adressa la parole au cours d\u2019un banquet de plusieurs centaines de convives\u2019, offert par les Normands de cette ville, aux membres de notre société nationale.En 1929, il fut délégué à titre d\u2019orateur de circonstance, à St-Albert, Alberta, lors de l\u2019inauguration du monument du Révérend Père Lacombe, O.M.I.Charitable comme toutes les âmes bien nées, il s\u2019intéresse à toutes les œuvres paroissiales du comté Laval Deux-Montagnes, et il ne néglige jamais de faire sa large part quand c\u2019est nécessaire.Les associations politique, sportive et sociale auxquelles il appartient sont : le Club de Réforme de Montréal, le \u201cCalumet Country Club\" et la Société d'A-griculture des comtés des Deux-Montagnes, de Laval et de Jacques-Cartier.Le tourisme est sa récréation iavorite.Le 22 septembre 1930, il épousa May Bourbonnais, fille de Oscar Bourbonnais.En politique, libéral.\u2014 Domicile et étude : Ste-Scholastique, P.Q.[125 J : J.-A.MARTIN Gérant Joseph-Arthur Martin, gérant de la \"Consolidated Optical, Co.Ltd.\" de Nicolet, est né à La Baie du .Febvre, comté de Yamaska, 'le 10 décembre 1881, du mariage de Louis Martin, agent, et de Emélie Précourt, fille de François Précourt.Ses premières classes terminées à l\u2019Académie de La Baie du Febvre, il entra, à l\u2019âge de treize ans, au Séminaire de Nicolet pour y poursuivre son cours classique.Au terme de ses études, le jeune Martin embrassa la carrière commerciale.En 1902, il quittait sa paroisse natale et se dirigeait vers les Etats-Unis, où il devait débuter dans 'le dur apprentissage de la vi^.Le courageux jeune homme, eut là-bas, des obstacles difficiles à surmonter, mais pénétré de l\u2019ambition bien légitime de devenir un jour une personnalité en vue dans le monde des affaires, il lutta avec persistance jusqu\u2019au moment où il vit son rêve se réaliser.En 1908, il entrait au service de 1\u2019 \"American Optical, Co.\u201d de Southbridge, Mass.Les autorités de la plus grande fabrique de produits optiques de l\u2019univers, ne furent pas lents à reconnaître dans leur jeune apprenti, un homme de jugement et de valleur avec Irt résultat que quelques mois seulement après son entrée dans la compagnie, on le nommait contremaître d\u2019un département important, puis plus tard, surintendant d\u2019une division.En 1920, M.Arthur Martin fut chargé par ses directeurs, d\u2019aller établir à Nicolet, dans la province de Québec, une \u2019 succursale de [\u2019\"American Optical Co.\u201d avec l\u2019entente qu\u2019il en serait le gérant.Sous son intelligente direction, cette filialle canadienne n\u2019a fait que progresser.Bien que naturalisé citoyen américain par suite de son long séjour aux Etats-Unis, M.Martin est avant et par-dessus tout, Canadien-français de cœur et de sentiment.Les œuvres socialles locales et tout ce qui a trait à la jeunesse de Nicolet, lui tiennent particulièrement au cœur.Il est intéressé dans la compagnie de Téléphone de Nicolet et dans la \"Consolidated Optical, Co.Ltd.\u201d Il est directeur du club Nicolet et membre des Artisans C.-F.des Forestiers Franco-Américains et de l\u2019Union Saint-Jean-Baptiste d\u2019Amérique.\u2014 Le 19 septembre 1910, il épousait Parméllie Beaudoin, fille de Théophile Beaudoin.De cette union, sont nés : Gertrude.Albert et Alphonse.En politique, républicain.\u2014 Domicile : Nicolet, P.Q.[126] C.-H.MOINEAU Voyageur de Commerce C\u2019est à Montréal, le 22 décembre 1 879, que naquit C'.éophas-Hermélien Moineau, du mariage de Antoine Moineau, laitier, et de Rose-Délima Brais, fille de Antoine Brais.Il fit ses premières classes chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, et son cours commercial à l\u2019Académie du Plateau.En 1895.alors qu\u2019il n\u2019avait que quinze ans.il entrait au service de la maison P.-P.Mailloux en qualité d\u2019assistant-comptable.Apres un s age de cinq ans.il quittait son premier emploi pour aller exercer les mêmes fonctions «à la \"Belgo Canadian Pulp &L Paper\u201d, aux Chutes Shawinigan.Il y passa dix années, démissionna en 1910, et se rendit aix Trois-Rivières où il avait fa t l\u2019acquisition de l\u2019Hôtel Canada, l\u2019un des plus importants de la cité rrifluvienne.Il en fut propriétaire jusqu\u2019en 1927, alors qu\u2019il céda ses intérêts et s\u2019en vint habiter la métropole.Depuis cette époque, M.Moineau a sans cesse été attaché à la \"Scotch Anthracite Coal Co.\u201d de Montréal, à titre de vendeur.Comme tous les voyageurs de commerce d\u2019expérience, il a l\u2019avantage d\u2019avoir des relations très importantes, tant par la qualité que par le nombre, ce qui en fait pour la compagnie qu\u2019il représente, un auxiliaire précieux à plus d\u2019un titre.M.Moineau s\u2019est toujours intéressé à la chose publique, et n\u2019a jamais hésité à mettre au service du parti conservateur, ses talents d\u2019orateur ou d\u2019organisateur.Il fut pendant deux ans, président de l\u2019Association Conservatrice de Mercier.Homme de devoir et d\u2019action, il a été de tous les mouvements d\u2019ordre national et patriotique.Il fut président de section et directeur général de la Société St-Jean-Baptiste durant quatre ans; directeur des Concerts Populaires du Parc La Fontaine pendant trois ans; président d\u2019arrond'ssement pour la Fédération des Œuvres de Charité canadiennes-françaises; secrétaire de la Chambre de Commerce des Trois-Rivières durant quatre ans.Il est membre à vie de la Palestre Nationale et membre du club Confédération.Ses récréations sont la lecture, la musique et le théâtre.Le 18 juillet 1919, il épousait Gabrielle Langlois, fille de J os.Langlois de Ste-Scholastique, qui lui a donné deux charmantes filles : Denise et Suzel.En politique, conservateur.\u2014 Domicile: 4451, rue Christophe-Colomb.Place d\u2019affaires: Edifice de la Dominion Square Bldg, Montréal.[127] M.BEAUDRY LEMAN, L C.Président de la Banque Canadienne Nationale [328] M.BEAUDRY LEMAN M.Beaudry Leman est né à Montréal, le 2 janvier 1878.Son père, le Dr Joseph Leman, était le fils d\u2019Honorine Papineau, fille de l\u2019honorable Denis-Benjamin Papineau, lequel était le frère de Louis-Joseph Papineau.Sa mère, Polyxene Beaudry, était la fille de Jean-Baptiste Beaudry, frère de Jean-Louis Beaudry, qui fut pendant plusieurs années maire de Montréal.Après avoir terminé son cours scientifique au Mont-Saint-Louis, M.Beaudry Leman fait en trois ans ses études secondaires sous la direction du professeur André.Il s\u2019inscrit en 1895 à l\u2019Université catholique de Lille où il passe quatre ans et obtient le titre d\u2019ingénieur civil.Rentré à Montréal en 1899, il étudie un an à l\u2019Université McGill d\u2019où il sort avec le diplôme d\u2019ingénieur.Dès le printemps de 1900, il entre au service de 1a.Shawinigan Water & Power Company, dont les travaux d\u2019aménagement des chutes Shawinigan viennent de commencer.Il collabore à l\u2019installation de la centrale électrique et du réseau de distribution de cette société.\u2014 Elu, en 1901, maire de la ville de Shawinigan, il remplit ces fonctions, après deux réélections successives, jusqu\u2019en 1907.Nommé ingénieur conseil de la ville de Juliette, il y dirige des travaux de canalisation et d\u2019égouts.Il prépare les plans d\u2019aménagement des rapides des Cèdres, sur le St-Lanrent, En 1906, il quitte le service de la Shawinigan W.& P.pour s\u2019occuper de la construction du chemin de fer de la vallée du St-Maurice, qui reliait Shawinigan aux Trois-Rivières et qui devait être plus tard prolongé jusqu\u2019à Grand\u2019Mère et se fondre ensuite dans le réseau du Canadien-Pacifique.Il revient en 1907 à Montréal, où il s\u2019engage dans des entreprises de construction, notamment l\u2019élargissement du canal Lachine, l\u2019établissement d\u2019une partie du canal de Trent, dans l\u2019Ontario, les aménagements hydroélectriques du canal de Beauharnois.Tl participe, pour le compte de la Cité de Montréal, à l\u2019étude du problème de l\u2019étude de l\u2019enfouissement des fils, et il est l\u2019un des trois premiers membres de la.Commission des services électriques.Le 1er septembre 1912, M.Beaudry Leman entre à la Banque d\u2019ITochelaga, devenue depuis, la Banque Canadienne Nationale.D\u2019abord surintendant des succursales, il est nommé en 1914 gérant général, poste qu\u2019il occupe jusqu\u2019en 1933.En 1929, il est porté à la présidence de l\u2019Association des Banquiers canadiens et son mandat est renouvelé l\u2019année suivante.Elu vice-président de la Banque Canadienne Nationale en 1933, M.Beaudry Leman succède, l\u2019année suivante, à M.le sénateur J.-M.Wilson et devient président et administrateur délégué de la Banque.Les Gouvernements fédéral et provincial font souvent appel an concours de M.Leman.C\u2019est ainsi qu\u2019il est appelé à siéger dans divers organismes d\u2019études, notamment le Comité spécial du Conseil provincial d\u2019agriculture pour l\u2019organisation des coopératives agricoles, le Comité consultatif national sur l\u2019aménagement du Saint-Laurent, le Conseil canadien du prêt agricole, la Commission royale d\u2019enquête sur les chemins de fer et les transports, la Commission royale d\u2019enquête sur la banque et la monnaie.M.Beaudry Leman a épousé, en 1908, Caroline Béique, fille de feu l\u2019honorable E.-L.Béique; il a trois fils et deux filles.Domicile : 597, Chemin Ste-Catherine, Outremont.P.Qué.[129] 9 CHARLES ST-PIERRE Gérant général de la Banque Canadienne Nationale Gérant général de la Banque Canadienne Nationale, 112, rue St-Jacques, Montréal, P.Q.Né à Montréal, le 3 août 1886, fils de Charles St-Pierre et de Marie Racicot, tous deux de cette ville.A fait ses études au Collège Mont-Saint-Louis.Fait partie des associations suivantes : Montréal Amateur Association; (membre à vie) club de golf Laval-sur-le-Lac; Senneville Country Club et Club des Ingénieurs de Montréal.Récréations favorites : équitation et golf.Domicile : 4162 Avenue Harvard, Montréal.1130] J.-UBALD BOYER Gérant général de la Banque Provinciale du Canada M.J.-U.Boyer, attaché à la Banque Provinciale du Canada depuis 1918, est né à St-André Avellin, le 30 juillet 1899.Il poursuivit des études commerciales complètes.Il entra au service de la Banque Provinciale du Canada en 191S et suivit les étapes habituelles du banquier de carrière, en faisant un stage dans tous les services des succursales ainsi qu\u2019au Bureau-Chef.Il occupa divers postes, entre autres, à Montréal, Ottawa et Windsor, Ont.En 1930, il fut nommé Gérant du bureau principal de la Banque, à Montréal, et, le 16 janvier 1936 il en devint le Gérant Général.M.J.-U.Boyer possède déjà un très grand nombre d\u2019amis.Il est réputé pour ses qualités d\u2019entregent et les amitiés nombreuses dont il sait s\u2019entourer.Dans le domaine des activités sociales, il s\u2019est intéressé avec succès à l\u2019œuvre des Concerts Symphoniques de Montréal, dont il est le trésorier, et il occupe un poste identique à l\u2019Institut Bruchési.Célibataire, il est un fervent du golf et de la chasse, en autant que ses nombreuses occupations le permettent.[1311 CHARLES - ARTHUR ROY Président de la Banque Provinciale du Canada [132] CHARLES-ARTHUR ROY Charles-Arthur Roy, président de la Banque Provinciale du Canada, est né à Saint-Rémi, comté de Napierville, Québec, le 25 septembre, 1885; il est fils de Amable Roy et de Odile (Toupin) Roy.Dans sa jeunesse, il fréquenta le Collège commercial de Saint-Rémi, dirigé par les Clercs de Saint-Viateur; la discipline y était sévère et les études solides.Il y apprit les rudiments du commerce, l\u2019amour de l\u2019ordre et du travail.Il fut diplômé en 1900, à l\u2019âge de 15 ans.Sorti depuis à peine dix jours du collège, il entra à l'emploi d\u2019un important magasin à rayons de son village, en qualité de caissier et comptable.Ses fonctions exigeaient un travail continu de 7% heures A.M., jusqu\u2019à 10 heures, et certains jours jusqu\u2019à 11 heures P.M., bien que le salaire fût minime.Après cinq ans, il quitta ce poste où il s\u2019était initié à la technique du commerce rural.En 1906, M.Roy entra au bureau principal de la Banque Provinciale du Canada, en qualité de commis junior.Malgré l\u2019expérience des affaires qu\u2019il avait déjà acquise, il consentit à travailler sans rémunération pendant trois mois.Son ambition étant d\u2019avancer, il s'appliquait à bien remplir ses nouvelles fonctions, toujours prêt à faire du travail supplémentaire quand ses supérieurs lui en faisaient la demande.Il franchit rapidement les stages inférieurs, fut bientôt payeur et comptable.En 1906, on lui confia une succursale dans la vallée de la Matapédia, près du Nouveau-Brunswick, où se faisait un important commerce de bois.Ses fonctions lui laissant quelques loisirs, il trouva le moyen de se familiariser avec bien des questions légales en étudiant pendant plusieurs heures, chaque jour, au bureau d\u2019un notaire dont l\u2019étude était contiguë au bureau de la Banque.Cette formation devait lui être précieuse au cours de sa carrière.II fut rappelé à Montréal en 1909, pour être nommé gérant d'une succursale.Après un stage d\u2019un an à ce nouveau poste, il réalisa l\u2019importance d\u2019études plus étendues et s\u2019imposa alors la tâche de suivre des cours privés après le travail de bureau.Ses supérieurs, satisfaits de l\u2019impulsion qu\u2019il avait donnée à la succursale qu\u2019on lui avait confiée, le nommèrent assistant-inspecteur au bureau-cbef de la Banque en 1913, puis secrétaire en 1914.En 1915 et 1916, on le trouve au poste de gérant du Bureau Principal à Montréal; de 1917 à 1925, il remplit les fonctions de Chef du Bureau des Crédits et des affaires contentieuses.En 1925, M.Roy fut promu assistant du gérant général; en 1927, il fut choisi comme gérant général, élu directeur en 1928, et en 1935, ses collègues le choisirent comme premier vice-président.Après le décès du Président, M.S.-J.-B.Rolland, le Conseil d\u2019Administration, vu sa longue expérience et l\u2019administration prudente et efficace de M.Roy, comme gérant général pendant les années difficiles de la crise économique, l\u2019élirent à la présidence de la Banque, en janvier 1936.Son ascension est le fruit de sa ténacité, de son jugement sain, de son esprit de travail, de sa persévérance.Travailleur inlassable, il se repose d\u2019un genre de travail par un autre, utilisant ses nombreux voyages pour observer et se renseigner sur les conditions économiques et les développements d\u2019importance générale.M.Roy a souvent refusé d\u2019étendre ses activités en dehors de la Banque.Il est cependant directeur de la Compagnie d\u2019Assurance \u201cLa Sauvegarde\u2019\u2019, Fiduciaire canadien de la \u201cGuardian Assurance Company Limited of London\", Angleterre, administrateur de l\u2019Hôpital Notre-Dame, membre de la Chambre de Commerce et du \u201cMontreal Board of Trade\u201d.Il est aussi membre du \u201cCanadian Club\" et du \u201cMontreal Club\u201d.Très fervent des sports pendant de nombreuses années, il s\u2019en est désintéressé depuis sept ou huit ans pour aller se reposer de temps en temps à sa maison de campagne dans les Laurentides.Marié en 1907 ; il est père d\u2019une nombreuse famille.Résidence : 3434, rue Stanley, Montréal, P.Q.[133] «DSS IB IL O II IR IE AVir II O N AILIE P.LEMAY 1837 - 1918 Mgr E.-B.GUIGUES 1805 - 1874 L.-J.FISET 1827 - 1898 C.-S.CHERRIER 1795 - 1885 Mgr F.-N.BLANCHET 1795 - 1883 N.BOURASSA 1827 - 1916 J.-C.TACHÉ\tGÉRIN LAJOIE 1821-1894\t1824-1882 [134] LA.LADOUCEUR Avocat Lucien-Alfred Ladouceur, avocat au barreau de Québec, naquit à Saint-Béatrix de Joliette, le 9 avril 1894, du mariage de Hormisdas Ladouceur, instituteur, et de Délima Laporte, son épouse, fille de Victor Laporte et de Marie Lauzon.C est au Séminaire de Joliette qu\u2019il fit ses classiques, à l\u2019Université de Montréal ses études légales et dans l\u2019étude de feu le juge Maréchal Nantel, sa cléricature.Admis au Barreau en juillet 1916, il alla tout d abord exercer sa profession à Grand Mère, où il s associa avec Me Auguste Désislets.Au cours de 1 année suivante, il s'enrôla volontairement avec le grade de lieutenant dans le fameux 22e Régiment canadien-français, prit part à la guerre mondiale et fut sérieusement blessé, le 3 mai 1918.Immobilisé durant quatre mois, il revint sur le front en septembre et demeura en service actif jusqu\u2019à la fin des hostilités, traversant la Belgique avec l'armée et prenant part à l'occupation de l\u2019Allemagne dans la région de la ville universitaire de Bonn.De retour au pays en 1919, il se remit à la pratique et alla établir son étude en Saskatchewan où il ne fit qu\u2019un séjour d une année.En 1920, il quitte l ouest canadien pour se diriger vers Amos, dans 1 Abitibi où depuis quinze ans il exerce sa profession avec succès.Me Ladouceur s'occupe indifféremment de droit civil et criminel et au cours de sa carrière professionnelle, il a eu maintes fois l\u2019occasion de se distinguer dans des causes d une importance capitale.Aussi bon orateur qu\u2019excellent plaideur, il s\u2019est toujours occupé de politique dans 1 intérêt du parti conservateur, et fut deux fois candidat au élections fédérales de 1925 et 1926 dans le comté de Pontiac.En 1930, il déclina 1 honneur d être de nouveau candidat, préférant donner tout son appui à M.Charles Bélec, qui cette fois, fut élu par une majorité substantielle.Me Ladouceur fut un de ceux qui constituèrent le premier Conseil échevinal de la ville d\u2019Amos.11 est intéressé dans plusieurs corporations financières ou commerciales, et est notamment président de la \u201cCadillac Exploration Ltd\u201d.11 est membre du club Confédération et de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb.Ses récréations favorites, il les trouve dans la lecture et les voyages.Le 28 avril 1921, il épousa Mariette Lafrance, fille de C.-A.La-france, régistrateur.De cette union, sont nés : Marcel, Lucien, Renée, Jean et Guy.En politique, conservateur.Domicile et étude : Amos, P.Q.[135] ,, BENJAMIN SIMARD Ancien négociant Citoyen intègre dont le seul souci fut l\u2019observation rigoureuse des devoirs de la justice et de la morale; pionnier du négoce honnête, dans son sens le plus strict; philanthrope par principe, mais ennemi de l\u2019ostentation, telles ont été les qualités maîtresses de Benjamin Simard, ancien négociant de La Baie Saint-Paul, ravi à l'affection des siens, à l\u2019âge de soixante-huit ans.Né le 12 août 1859, au Rang St-Laurent de Baie St-Paul, fils de Benjamin Simard, cultivateur, et de Vénérende-Florence Morin, fille de Louis Morin, il ne reçut à (l\u2019école rurale qu\u2019une instruction sommaire.En septembre 1885, i Ise dirigea vers le village de Baie St-Paul, y établit un petit commerce qui ne tarda pas cependant à progresser dans des proportions encourageantes, grâce à l\u2019urbanité et aux manières affables de son fondateur.Benjamin Simard était en effet le prototype du parfait gentilhomme, dans sa manière d\u2019agir comme dans sa conversation avec tous ceux qui s\u2019entretenaient avec lui.Il s\u2019intéressa à Ha chose publique comme tout bon citoyen, mais il ne prit jamais une part bien active à la politique, bien qu\u2019il ne s\u2019abstint d\u2019exercer ses prérogatives au temps des élections.De 1913 à 1917, il fut marguillier de sa paroisse.Sa générosité était sans borne, et maintes fois on le vit délier les cordons de sa bourse pour soulager l\u2019humanité souffrante, Il fut un des principaux bienfaiteurs de l\u2019Hospice Ste-Anne de Baie St-Paul, institution fondée par l\u2019abbé Ambroise Fafard, et qui est une des plus considérables du genre dans la province.Monsieur Simard travailla, sa vie durant, et laissa ainsi à ceux qui lui ont succédé, un établissement de tout premier ordre.Sa seule récréation, il la trouvait au sein de sa famille.En politique, il était franc libéral.Le 16 août 1887, il épousa Amarillda Desbiens, fille de Joseph Desbiens.De cette union naquirent dix enfants dont deux survivent.Il habitait à Baie St-Paul.Il est décédé, le 17 juillet 1927.[136] % ¦_______________________________________ C.-B.SIMARD Négociant Charles-Benjamin Simard, l\u2019un des principaux négociants de Baie Saint-Paul, naquit dans cette localité, le 4 mai 1890.fils de Benjamin Simard, ancien marchand et de Amarilda Desbiens, son épouse, fille de Joseph Desbiens.\t^ C\u2019est au collège de Lévis\tqu\u2019iil fit\tson cours complet et qu\u2019il fut\tdiplômé en science commerciale.Au terme de ses études,\ten juin\t1909.il entra au service de\tson père dont il\tfut le dévoué collaborateur, jusqu\u2019au jour où il lui succéda à la direction de son établissement commercial, en juillet 1927.Profitant des excellents conseills qui lui furent donnés sa vie durant, Charles-Benjamin continua l\u2019administration de la succession paternelle, avec tout le tact d\u2019un homme d\u2019affaires averti.D\u2019une probité et d\u2019une franchise à toute épreuve, il jouit à bon droit du respect et de la considération de ses concitoyens, qui le lui prouvèrent surabondamment du reste, en l\u2019élisant deux fois par acclamation, leur conseiller municipal.Quatre années durant, de 1929\tà 1 93 3.on le vit\ten effet siéger au\tConseil de la Municipalité\tde Baie\tSaint-Paul et contribuer dans\tune large mesure\tà faire de ce coquet village, l\u2019un des plus attrayants du beau comté de Charlevoix.Libéral depuis toujours, M.Simard s\u2019est sans cesse intéressé à la poilitique, prenant une part active, à toutes les luttes électorales dans son comté.A l\u2019exemple de son père, il travaille constamment et ne prend de repos que lorsque les circonstances l\u2019exigent.Le cas échéant, il s\u2019adonne alors au sport de la chasse et de la pêche.Le 3 mars 1919, ill épousa Marie-Hermance Larouche, fille de Johnny Larouche.De cette union sont nés cinq enfants.Domicile et place d\u2019affaires : La Baie Saint-Paul, comté de Charlevoix, P.Q.[137] CAMILLE MANSEAU Directeur général de VAlliance Nationale 1138] CAMILLE MANSEAU Né à St-Camille, comté de Wolfe, le 12 octobre 1883.Fit son cours commercial au Collège Ste-Marie de Manchester, N.-H., qu\u2019il compléta par deux années d\u2019études au High School de cette ville.De retour au pays natal en 1900, il alla demeurer dans les Cantons de l\u2019Est et devint comptable de la Maison Blais et Huard, marchands généraux de Thetford-Mines.Fut auditeur de cette municipalité de 1901 à 1905.M.Manseau entra dans l\u2019Alliance Nationale en 1903 et devint secrétaire-archiviste du cercle St-Alphonse No 180.Au mois de juin 1904, il devenait organisateur et le 6 oct.1905, était nommé inspecteur.Promu aux fonctions de Dir.du recrutement le 2 janvier 1927, il fut nommé par 1 Exécutif, Sous-Dir.général, le 17 décembre 1935 et Directeur Général, le 17 novembre 1936.Est aussi membre de l\u2019Exécutif de cette institution ayant été élu Conseiller le 8 août 1933, pour succéder au notaire F.-A.Labelle, de Hull, décédé.Elu Directeur de la Canadian Fraternal Association, en mai 1933, \\ iee-Président, en 193-4 et Président en 1935, il représenta cette Association au Congrès annuel du National F raternal Congress of America, tenu à Pittsburg, Pennsylvanie, au mois d\u2019août de la même année.En mai 1936, il présida les délibérations de la 45ième réunion annuelle de l\u2019Association Fraternelle Canadienne, tenue à N i a g a r a - F a 11 s, Ontario.Elu Directeur de 1 Union du Commerce à la convention de 1934, il était promu Vice-Président en 1936.Membre de la Chambre de Commerce du district de Montréal, de la I.ife Underwriters Association of Canada\u201d, du bureau des Aviseurs-Vie de la Province de Québec et de la \u201cDominion Commercial Travellers Association .Membre de la Société des Artisans-Canadiens-Français; 1 Union St-Joseph du Canada; l\u2019Ordre des Forestiers Indépendants et des Chevaliers de Colomb (4e degré).Membre à vie de la Palestre Nationale et du Royal Automobile Club\u201d.Récréation : Le tourisme, le canot, la pêche et un fervent des échecs .Dans le domaine des sports, il organisa et dirigea avec succès les clubs de \u201cHockey, Lacrosse et Baseball\u201d de Thetford-Mines, pendant les années 1901 à 190 4, gagnant plusieurs championnats des ligues de hockey et baseball des districts de Sherbrooke et de Québec.Directeur de la Section des F.checs du National, nous trouvons dans \u201cLa Patrie\u2019 du 21 février 1925, Esquisses Biographiques de Nemo\u201d qu\u2019il composa en collaboration avec 1 un de ses confreres, M.J.-C.Paquin, de nombreux problèmes classiques ou fantaisistes, qui firent alors les délices des amateurs du noble jeu.L rès fort joueur amateur, il obtint des succès éclatants au cours de séances simultanées, contre MM.Gale et Mor-risson, champions du Canada ; F rank Marshall, champion des F,.-LL ; A.Alekhine, champion du monde, et le jeune prodige S.Rzeezchweski qu il fut le seul a vaincre au Canada.(La Patrie 19 mai 1923).En juillet 1902, il épousait Léocadie Doyon, qui lui donna cinq fils, dont trois vivent encore : Rosario, Secretaire du Département de l\u2019Organisation à l\u2019Alliance Nationale, V ilfrid et Georges.Résidence : 238, Bord-du-Lac, Pointe-Claire, comté de Jacques-Cartier.[139] H.-A.SIROIS Mutualiste Horace'-A.Sirois, chef ranger provincial de l\u2019Ordre des Forestiers catholiques, est une des figures les plus sympathiques.Il a été élu président de sa Société dans la province de Québec en janvier 193 5 et le 14 mars suivant il fut également élu au poste de directeur de la haute cour à Chicago, Illinois.Il est né le 30 janvier 1864 à Cacouna, où son père fut maire pendant dix-sept ans, du mariage d\u2019Adolphe Sirois et de Caroline Bernier, et c\u2019est là qu\u2019il fit d\u2019excellentes études commerciales sous les professeurs Thibeault, Côté et Talbot.Il débuta dans les affaires comme commis-comptable et, en 1882, il vint se fixer à Montréal, où il se maria en 1886 avec Mlle Eugénie Bastien, décédée en 1927.De ce mariage naquirent seize enfants, dont quelques-uns moururent en bas âge.Les autres sont cinq filles : Blanche, épouse de Louis Pagé, comptable, Shawinigans Fallls, P.Q.; Annette, épouse d\u2019Anselme Bouchard, de Providence, R.I.; Juliette, épouse de Lionel Gosselin, marchand, Montréal; Léonne, épouse de A.-F.Hughes, avocat de Chicago; Maria, épouse du docteur G.Limoges, de Ste-Anne-des-Plaines, (décédée), et trois fils: MM.Charles-Edouard Sirois, agent d\u2019assurance, Montréal; Horace-V.Sirois, huissier de la Cour Supérieure, Sherbrooke, et Léopold Sirois, imprimeur, au journal \"La Patrie\u201d, Montréal.M.H.-A.Sirois fut manufacturier de produits allimentaires pendant quelques années.Entré dans l\u2019Ordre des Forestiers catholiques en 1891, il fut initié dans la cour Saint-François-d\u2019Assise No 251 de Montréal, où il remplit toutes les charges, entre autres celle de chef ranger pendant plusieurs exercices.Depuis trente ans, il déplloie toute son activité en faveur de cette grande Société.Lors de la constitution du Québec en juridiction provinciale, en 1895, il fut élu directéur provincial et rôélu deux fois.Il remplit durant trente ans les fonctions d\u2019organisateur et d\u2019inspecteur provincial, travaillant activement et avec compétence au progrès de sa Société.Il participa à tous lies Congrès internationaux et provinciaux, assistant il y a 41 ans au Congrès international de St-Paul, Minn., qui porta à la présidence générale de l\u2019Ordre le haut chef ranger actuel, M.Thomas-H.Cannon, de Chicago.M.Sirois a vraiment mérité ses hautes fonctions par son travail incessant, son dévouement et ses belles qualités.Il est d\u2019une activité débordante et l\u2019on peut dire qu\u2019il ne vieillit pas.Commissaire de la Cour supérieure.[140] ¦M?': */M v J.-L SANSCHAGRIN Industriel Commandeur de l\u2019Ordre de St-Grégoire Joseph-Léger Sanschagrin, industriel en vue de la ville des Trois-Rivières, naquit à Grondines, le 10 février 1878, du mariage de François-Xavier Sanschagrin, marchand, et de Lumina Laganière, fille de Isaïe Laganiore.C\u2019est au collège de Sainte-Anne de la Pérade qu\u2019il reçut son instruction.Au terme de ses études, le jeune Sanschagrin alla joindre son père qui avait établi un commerce .à Portneuf Station, et débuta ainsi dans la carrière des affaires qu\u2019il ne devait plus quitter.M.Sans-chagrin père, < tant décédé en mars 1897, son fils lui succéda, et devint par le fait même l\u2019unique propriétaire d\u2019une maison très florissante qu\u2019il vendit sept ans plus tard, pour aller élire domicile aux Trois-Rivières et fonder un commerce de grains et farine en gros.Pendant vingt-deux ans.Mr «Sanschagrin en eut le contrôlle exclusif.En 1926, il acheta la Crémerie des Trois-Rivières Qc Régal Ltée dont il est présentement le président.M.Sanschagrin est avant tout un homme d\u2019affaires averti, qui consacre tous ses moments à la bonne administration de son importante industrie.La politique de parti ne l\u2019intéresse que très peu, et seul l\u2019homme de son choix est assuré de son support moral.M.Sanschagrin a siégé au Conseil de ville des Trois-Rivières en 1911.mais il ne put accepter un second mandat, sa santé chancelante ne le lui permettant pas.Il n\u2019est intéressé dans aucune compagnie commerciale autre que la sienne.Homme d\u2019œuvres et philanthrope, il s\u2019occupe activement de toutes les organisations de bienfaisance de sa ville.Il est le fondateur de la Conférence St-Antoine de la St-Vincent-dc-Paull; il est syndic apostolique des Frères Mineurs ou Franciscains des Trois-Rivières et est Commandeur de l\u2019Ordre de Saint-Grégoire-Le-Grand.Il est Chevalier de Colomb.La lecture et les marches au grand air constituent ses récréations favorites.Le 20 septembre 1899, il épousa Anais Paradis, fille de Paul Paradis.De cette union, sont nés treize enfants.En politique, franchement indépendant.Domicile : 123 5, Boulevard St-Louis; Place d\u2019affaires: 700, rue Plaisante, les Trois-Rivières, P.Q.[141] L\u2019honorable EMILE MOREAU Ancien Ministre dans le cabinet 'provincial Conseiller \u2019Législatif SP'.** [142] L\u2019honorable EMILE MOREAU L hon.Moreau, ancien ministre sans portefeuille dans le cabinet provincial, et depuis le 6 juin 1935, membre du Conseil Législatif, est un ancien colon dont 1 expérience en matière de routes, d\u2019usines à papier et autres travaux est des plus profitable à toute sa province.Il naquit à St-Cyrille de l\u2019Islet le 20 juin 1877, du mariage d\u2019Emile Moreau et de Flore St-Pierre.Il fit son cours commercial au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes de 1\u2019Islet.De 1896 à 1901, il vécut aux Etats-Unis, où il épousa, à Sanford, Me, le 7 janvier 1900, Albertine Nobert, fille de Prosper Nobert, cultivateur de Ste-Anne-de-la-Pérade.Sept enfants naquirent de cette union.A son retour des E.-U.il allait, le 2 mai 1921, s\u2019établir à Péribonka, Lac St-Jean.L hon.Moreau occupa toutes les fonctions publiques de 1 endroit : membre du conseil municipal de St-Henri de Taillon, il fut maire de Péribonka, de 1919 à 1921.Et de 1915 à 1921, il fut secrétaire puis président de la commission scolaire de l\u2019endroit, présidence qu il occupe encore.En 1916, 1 hon.M.Moreau débutait dans sa carrière politique.D abord défait aux élections provinciales, parce qu\u2019il y avait deux libéraux sur les rangs, il fut élu, trois ans plus tard, en 1919, avec la plus grosse majorité de toute la province; puis réélu, en 1919 et en 1927, par d immenses majorités.Depuis 1921, il est ministre sans portefeuille du gouvernement Taschereau.Dès lors, appelé à voyager souvent à Québec, il dut forcément changer le lieu de son domicile, et en 1922 il alla se fixer à Roberval, où il est président de la commission scolaire de cet endroit depuis quinze ans.Les principaux travaux dont a profité son district, depuis son élévation au ministère, sont des ponts construits sur les rivières Méta-betchouan, Péribonka, St-Jérôme, Honfleur et autres; le grand barrage de 1 Ile-Maligne, l\u2019Ecole Normale et l\u2019Hôpital St-Michel, à Roberval; la continuation du chemin de fer Ceinture; les grandes usines à papier d Alma et de Mistassini, etc., etc.L\u2019hon.M.Moreau est un travailleur infatigable.Doué d'un sens pratique peu ordinaire, il fait hautement honneur à la position toute de responsabilités qu il occupe avec autant de sagesse que de dignité.Libéral en politique.Résidence : Roberval, Lac St-Jean, P.Q.[143] EULOGE TREMBLAY, M.D.Surintendant médical de VHôpital de Baie St-Paul Le docteur Euloge Tremblay, l\u2019un des praticiens les plus avantageusement connus du comté de Charlevoix, est né à Baie Saint-Paul, le 29 janvier 1878.du mariage de Thomas Tremblay, inspecteur d\u2019écoles, et de Malvina Gagnon, son épouse, fille, de Georges Gagnon.Après avoir reçu une instruction préparatoire à l\u2019école de son village, le jeune Euloge poursuivit ses études classiques au Séminaire de Chicoutimi, et alla les compléter au collège de Lévis.Admis à la faculté de médecine de l\u2019Université Laval de Québec en 1899, il en sortait, avec grande distinction, en 1903, docteur en médecine.\t, Depuis pllus de trente ans qu\u2019il exerce sa noble profession, le docteur Tremblay n a jamais voulu quitter le village qui l\u2019a vu naître, et a sans cesse consacré le meilleur de son existence, au soulagement de ses chers patients qui se recrutent nombreux dans toutes les classes de la^ société.Le docteur Euloge Tremblay est Surintendant médical depuis 1925, de l\u2019Hôpital Sainte-Anne de Baie Saint-Pauli, une des institutions les plus considérables du genre dans la province de Québec.Monsieur Tremblay n\u2019a jamais voulu se mêler de politique parlementaire, mais par contre, il s est toujours intéressé très activement, aux questions municipales et scolaires.Il fut membre de la Commission Scolaire du village de Baie Saint-Paul, de 1921 à 1931, et il en a été le président l\u2019année suivante.De 1921 à 1933, il eut l\u2019insigne honneur d\u2019occuper le fauteuil de premier magistrat de Baie Saint-Paul.Il fut également préfet de la 2ème division du comté de Charlevoix, de 192 5 à 193 3.Citoyen d\u2019une intégrité parfaite, esprit franc et loyal, compatissant avec tous ceux qui souffrent au physique comme au moral, il est le prototype du vrai gentilhomme.Sa récréation consiste depuis toujours, à étudier et à mettre à profit, les connaissances qu il a acquises.\u2014 En politique, le docteur Tremblay est indépendant.\u2014 Le 11 janvier 1908, il épousa Irma Simard fille du magistrat A.-H.Simard.De cette union sont nés: Jean-Marie, (médecin); Laurent, (décédé); Raymond, (avocat); André et René.\u2014 Domicile: Baie Saint-Paul, comté de Charlevoix, P.Q.144] RENE-ANTOINE TURCK Consul de France M.René-Antoine Tiirck est né à Paris le 20 août 1877 où il fit toutes ses études secondaires et universitaires.Licencié en droit, breveté de l\u2019Ecole des Langues Orientales vivantes, diplômé de l\u2019Ecole Libre des Sciences Politiques.Entré au Ministère des Affaires Etrangères, fut envoyé successivement comme vice-consul à Cardiff, puis à Newport en Angleterre.Après avoir passé le concours diplomatique, fut envoyé comme consul suppléant, puis comme consul à Melbourne, Australie, où il séjourna pendant dix ans jusqu\u2019en fin 1929.Après un séjour de trois ans à Athènes comme consul de 1ère classe, fut nommé consul général à Montréal, le 5 mars 1931.M.R.-A.Tiirck est chevalier de la Légion d\u2019Honneur, Commandeur de l\u2019Etoile Noire, Officier du Mérite agricole et officier d\u2019Académie.[1451 10 L\u2019honorable EUGENE PAQUET, M.D.Sénateur [146] L\u2019honorable EUGENE PAQUET L\u2019honorable sénateur Eugène Paquet, l'un des doyens du Collège des Médecins de la province de Québec, naquit à Saint-Agapit dans le comté de Lotbinière, le 23 octobre 1867, du mariage de François Paquet, cultivateur, et de Clarisse Bergeron, son épouse, fille de Isaïe Bergeron, Il est cousin avec Mgr Louis-Adolphe Paquet de Québec, l\u2019un des maîtres théologiens les plus réputés du monde entier.Eugène Paquet fit son cours classique au Séminaire de Québec et ses études médicale à l\u2019Université Laval.Le l\"r mai 1892, il était diplômé avec très grande distinction, médecin-chirurgien, et débutait aussitôt dans l'exercice de sa profession.Il alla alors s\u2019établir à Saint-Aubert dans le comté de l\u2019Islet où il ne tarda pas à s\u2019assurer d\u2019une nombreuse clientèle rayonnant sur toutes les paroisses environnantes.Après avoir pratiqué au même endroit durant vingt-cinq ans, il quitta Saint-Aubert en 1917 à destination de Bonaventure qu'il a sans cesse habité depuis cette époque.Le sénateur Paquet à joué un rôle de tout premier plan, tant au point de vue médical, que social ou politique.Autorité reconnue en matière médicale, il a fait de sa profession, un véritable sacerdoce, et bien nombreux sont ceux parmi ses confrères qui ont eu l\u2019avantage de mettre à profit ses sages conseils.Le docteur Paquet a consacré le meilleur de sa vie au soulagement de ses chers patients.Pendant plus de quarante ans en effet, il a constamment fait diligence auprès des nombreux malades qu'il avait sous ses soins, et durant la nuit comme le jour, quelles qu'aient été les intempéries des sa\u2019sons, jamais il ne négligea de se rendre au chevet de ceux qui sollicitaient son aide.Le rôle admirable de médecin, il l'a rempli avec une bonté de cœur infinie, et si aujourd'hui cet honorable citoyen s\u2019est décidé à abandonner l\u2019exercice de sa noble profession, c'est qu\u2019il a jugé avoir fait tout son devoir, laissant à de plus jeunes praticiens, un bel exemple de civisme et d'abnégation.Le docteur Paquet s'est toujours intéressé à la chose publique comme à la politique parlementaire.Conservateur, il a été mêlé à toutes les luttes de son parti depuis cinquante ans, comme organisateur ou comme orateur.Sous ce rapport, il a contribué dans une large mesure et en maintes circonstances, aux succès de son gouvernement.Il fut élu député fédéral du comté de l\u2019Islet, aux élections générales de 1904-1908 et 1911.Il fut défait en 1921.Nommé Ministre de la Santé et du Rétablissement Civil des soldats, il se présenta dans le comté de Bonaventure, ma s fut défait à l'élection générale de 1926.Il résigna comme Ministre, le 25 septembre de la même année.Et connue couronnement d\u2019un carrière politique honorable et aussi bien remplie, le docteur Paquet était, le 14 août 1935, nommé sénateur pour la division de Lauzon, succédant au docteur Béland, décédé.L'honorable docteur Paquet est président de la Société Médicale des comtés de Bonaventure, Ristigouche et Gloucester.Le 29 mai 1893, il épousait Elise Lafrance, fille de Victor Lafrance, relieur! De cette union, est née une fille, mariée au docteur L.Houde, inspecteur des Unités sanitaires.En politique, franc conservateur.Domicile : Bonaventure.P.Q.|1471 NOLASQUE APRIL Directeur dp.VEcole d\u2019agriculture de Sainte-Martine Bachelier en sciences agricoles et d\u2019plômé de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Anne de la Pocatiere, l\u2019une des plus importantes institutions du genre dans la province de Québec, 1 actuel directeur de l Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Martir e est une agronome de réputation très étendue.Bien que relativement jeune, ses états de service, près le département d\u2019Agriculture du gouvernement provincial depuis près de vingt ans, ont démontré à l\u2019évidence qu il est une autorité en matière agricole.Fils de cultivateur, c\u2019est à Saint-Hubert de Témiscouata, que M.Nolasque April vit le jour, le 31 janvier 1898, du mariage de François April et de Obéline Tremblay, son épouse.En décembre 1914, il devenait ingénieur en drainage, et en 1919, il était nommé agronome du comté de Châteauguay, position qu\u2019il remplit jusqu\u2019en 1930.Au cours des trois années suivantes, il fut inspecteur des agronomes pour le district nord de Mon réal, et en 1 93 3, le gouvernement provincial lui confiait la direction de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Martine de Châteauguay.Monsieur April n\u2019a jamais fait de politique active, mais* il s\u2019est toujours intéressé à la chose publique.Il fut élu maire de Sain e-Martine et siégea comme tel pendant quatre ans, de 1930 Il a été président de l\u2019Amicale des Anciens élèves de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière, de 1928 à 1 930.De l\u2019année 1929 à celle de 1931, il fut président de la section de Montreal des Agronomes canadiens.Il est membre de la Société des Agronomes canadiens et directeur du club de chasse et de pêche du Lac Collin, de Saint-Michel-des-Saints.Ses sports favoris sort la chasse et la pèche.\t.\t.Le 16 août 1922, il épousa:t Régina Aumont, fille de Denis Aumont de St-Alexis de Montcalm.De cette union, sont nées quatre filles.En politique, franchement indépendant.\ta Domicile et bureaux : Sainte-Martine, comté de Châteauguay, P.Q.[148] CONRAD ARCHAMBAULT Chef Archiviste municipal de Montréal Né à Montréal, le 23 décembre 1893, du mariage de Joseph Archambault et de Alexina Drouin, M.Jacques-Conrad Archambault reçut son instruction primaire à l'école paroissiale de St-Benoit 11 poursuivit ses études commerciales à l\u2019école St-Louis, à Montréal, et bénéficia ensuite de la formation classique au Séminaire de Joliette.Employé dans la comptabilité à la gare Windsor, M.Archambault quittait ce poste en 1913 pour entrer au service de la Ville dans le Bureau du 1 resor, et.en mars sur l\u2019invitation de M.P.-L.-N.Beaudry, il s\u2019associait au personnel du bureau nouvellement créé des Archives municipales.En prenant dès le début une part active à 1 organisation de ce departement.M.Archambault trouvait l\u2019occasion unique d\u2019acquérir, au classement laborieux de toute la documentation municipale, une expérience que les développements successifs de 1 administration devaient contribuer a accroître et rendre de plus en plus précieuse pour l\u2019orientation des recherches dans les questions d ordre municipal du passé.Après avoir rempli consciencieusement les fonctions de commis, de secretaire-archi-visite et enfin d\u2019archiviste-adjoint.M.Archambault voyait, le 30 mars 933 les Autorités municipales reconnaître son mérite par la promotion qui lui était accordée au poste d Archiviste en chef en remplacement de feu M P -L.-N.Beaudry.Membre actif de plusieurs organisations sociales, M.Archambault fut dès 1915 en compagnie du notaire J.-R.Langevin.l\u2019instigateur de la premiere guignolee des livres organisée pour 1e bénéfice des franco-ontariens.Il a depuis, organisé plusieurs autres gutgnolees pour le soutien des pauvres assistés par la Société St-Vincenfide-Paul Dans cette meme société, il occupe présentement le poste de Secrétaire du Conseil particulier St-Alphonse de L.guon.Il est directeur du club de raciuetteurs \"Le Boucanier\u201d, membre des Chevaliers de Colomb, de la Société des Artisans, de la Société St-Jean-Baptiste et fit autrefois partie de l\u2019A.C.J.C.Ses recreations favorites sont : la natation et la raquette.M.Archambault est célibataire.Domicile : 10659, avenue Pélcquin, Montreal.[149] A.-H, PARADIS Industriel |I50] A.-H.PARADIS Afred-Henri Paradis, l\u2019un des hommes d\u2019affaires les plus en vue et les mieux qualifiés de la métropole, naquit à St-Rémi-de-Tingwick, dans le comté d'Arthabas-ka, le 11 mars 1883, du mariage de Romuald Paradis, négociant, et de Hermé-line Dupuis, son épouse, fille d\u2019Octave Dupuis, cultivateur de St-Paul-de-Chester.Il reçut tout d\u2019abord une instruction primaire à l\u2019école de son village, puis poursuivant ses études sous la direction de professeurs privés, il embrassa la carrière du génie civil.Au cours des années 1904 et 1907, lorsqu'il était étudiant, il remplit les fonctions d\u2019assistant-ingénieur sur le réseau du Transcontinental et de 1907 à 1914 devint ingénieur en charge sur la construction dans le district de Québec.Abandonnant cette position en 1914, il se joignit à son père et à ses frères, qui dirigeaient alors à Victoriaville un commerce considérable de cuir, de peaux vertes et de pelleteries tant au Canada qu'aux Etats-Unis, tout en continuant sa profession comme Ingénieur Conseil.En 1920, il forma la Compagnie Paradis & Fils Limitée, pour l\u2019exploitation du commerce de bois.11 en est le président.Cette même année il réorganisa à Victoriaville, avec le concours de son père et de l\u2019Honorable Paul Tourigny, la \u201cVictoria Clothing Limitée\u201d, dont il devint, à la mort de celui-ci, le président.M.Paradis dirigea ses entreprises avec une telle autorité et un tel succès, qu\u2019elles furent en quelques années classées dans la catégorie des corporations commerciales importantes de la province.En 1925, M.Paradis était choisi comme président de 1\u2019 \u201cAbitibi Lumber Limitée\u201d, de \u201cLa Sarre\u201d.En 1930, il devenait directeur de l\u2019Imprimerie d\u2019Artha-baska.M.Paradis qui avait toujours vécu à Arthabaska s\u2019en vint demeurer dans la métropole en 1931.Tout en conservant ses intérêts dans les multiples organisations industrielles et commerciales qu\u2019il avait établies, il fonda à Montréal la Cie \u201cExcel Petroleum Ltd\u201d, dont il est le prés.Au cours de l\u2019année suivante, en 1932, cette Cie devint une filiale de la \u201cChamplain Oil Products Ltd\u201d, qui le retint comme directeur.En 1933, il fut élu prés, de la \"Sullivan Consolidated Mines Ltd\u201d, vice-prés, de la \u201cLa Sarre Power Corporation\u201d de Qué., en 1934, élu directeur de Beaufor Gold Mines Limited, en 1935, membre du bureau de direction de Beaufor Mining Co.\u201d et \u201cAsbestos Corporation Limitée\u201d.En 1936, dir.de \u201cSladen Malartic Mines\u201d et \u201cEast Malartic Mines\u201d.Pas besoin d\u2019ajouter, qu\u2019avec d\u2019aussi lourdes charges à supporter il s\u2019occupe le moins possible des choses publiques, malgré qu\u2019à l'occasion il se fait un devoir d\u2019exercer ses droits de citoyen.D\u2019un extérieur charmant, délicat dans ses manières comme dans sa conversation, il est le type du gentilhomme accompli.Sans la moindre ostentation, il aide généreusement le miséreux, et il n\u2019est pas d\u2019association charitable ou philantropique, qu\u2019il n\u2019encourage de sa bienveillance.Il est Gouverneur à vie de l'Hôpital N.-D., bienfaiteur de la Fédération des Œuvres de Charité canadienne-française et de l\u2019Hôpital Ste-Justine.Il est secrétaire-honoraire de la Chambre de Commerce de Montréal, ex-prés, de la Chambre de Commerce de Victoriaville et ex-prés, des Chambres de Commerce Associées des Cantons de l\u2019Est.Les organisations sociales auxquelles il appartient sont : le club de Réforme, le club \u201cMount Stephen\u201d, le club St-Denis et le club Laval-sur-le-Lac.Sa récréation favorite est le jeu de golf et la pêche.M.Paradis est un des canadiens-français qui aient le plus voyagé.Par affaires et par agrément il a parcouru l\u2019Europe, les Etats-Unis et le Canada dans toute son étendue.Le 20 juin 1918, il épousa Marie-Mathilde Lavoie, fille de Napoléon Lavoie, ancien gérant général de la Banque Nationale à Québec.De cette union sont nés : Alfred, Jacqueline, Louise et Claire.\u2014 En politique, libéral.Domiciles : 4, Chemin Belvédère, Westmount et Arthabaska, P.Q.Bureaux : Edifice de la Sun Life, Montréal.[1511 J.-A.-L BUREAU Avocat Joseph-Alfred-Léo Bureau, avocat au barreau de Québec, naquit à Beauce-Jonction.le 1er octobre 1905, du mariage de Joseph Bureau, contre-maître en constructions, au service du \"Québec Central Railway\u201d, et de Alice Doyon, son épouse, fille de Florian Doyon.Il fit un excellent cours classique au collège de Lévis, et ses études légales, à l\u2019Université Laval de Québec, où il fut licencié en droit, avec distinction, en juillet 1928.M.Bureau débuta dans l\u2019exercice de sa profession, à Sainte-Marie-de-Beauce où il maintint une étude fort achalandée pendant quatre ans.Se rendant au désir de plusieurs de ses clients, et possédant des intérêts dans plusieurs compagnies minières, dans le nord de la province, il quittait la Beauce, en 1 93 3, pour aller pratiquer à Rouyn et Noranda, dans le district de Témiscamingue.Avec l\u2019esprit d\u2019initiative.qui le caractérise, Mrre Bureau ne fut pas lent à s\u2019assurer d'une clientèle intéressante, qui lui permet aujourd\u2019hui d\u2019envisager l\u2019avenir avec sérénité.Avocat dans le sens le plus strict du mot, et grand travailleur, il plaide ses causes avec talent, et ses succès, tant au civil qu\u2019au criminel, sont nombreux.Mtre Bureau s\u2019est sans cesse occupé de politique depuis une dizaine d\u2019années.La cause du vrai libéralisme l\u2019a toujours passionné, et il n\u2019a jamais hésité à mettre à son service, ses talents oratoires et autres.Il fut jadis, l\u2019un des plus puissants supporteurs des Fortier, Lacroix et Fortin, qui tous trois ont représenté le comté de Beauce, au fédéral et au provincial.Durant son séjour à Sainte-Marie, il fut un des fondateurs de la Chambre de Commerce locale, dont il fut secrétaire pendant quatre ans.Présentement, il est trésorier de la Chambre de Commerce de Rouyn.Il est membre du \"Loyal Order of Moose\u201d, et du club de golf et de curling, Noranda.Mtre Bureau a beaucoup voyagé aux Etats-Unis et en Europe.En 1931, il alla faire un voyage d\u2019étude et d\u2019agrément, en France, en Angleterre, en Suisse et en Italie.Ses récréations favorites, il les trouve dans la pratique du jeu de golf, du tennis, du curling, dans la natation et la pêche.Le 23 mai 1931, il épousa Cyprienne Tremblay, fille de feu' J.Tremblay, M.D., de Beaupré.En politique, libéral-indépendant.\u2014 Domicile : Noranda.Etude : Rouyn, P.Q.[152] C.-E.DESCARY Pharmacien Fils de Charles-Clovis Descary, cultivateur, et de Maria Deslauriers, fille de Jean-Baptiste Deslauriers de Strathmore, c\u2019est à Dorval, le 13 octobre 1900 que Charles-Emile Descary vit le jour.II fit ses premières classes à l\u2019école de son village, ses humanités au Séminaire de Ste-Thérèse, ses deux années de philosophie au collège Loyolla, après quoi il entra à ia faculté de Pharmacie à l'Université de Montréal.Le 26 mai 1926, il était reçu avec grande distinction, bachelier en pharmacie.Il débuta aussitôt dans l\u2019exercice de sa profession à Dorval où il fit un séjour de quatre ans.Imbu d\u2019une légitime ambition, M.Descary quittait son village natal en 193 2 pour aller s\u2019établir dans la ville de Rouyn, à quelques centaines de milles de la métropole.11 y pratique depuis, avec un succès toujours croissant qui lui permet d\u2019envisager (l\u2019avenir avec sérénité.Il est à noter que M.Descary est le seul pharmacien licencié de la orovince de Québec, dans tout le district minier de Témiscamingue.Propriétaire d\u2019une pharmacie modèle, il contrôle en effet une clientèle considérable se recrutant dans toutes les classes de cette population cosmopolite.Absorbé par ses devoirs professionnels, M.Descary se soucie fort peu de la politique qui le laisse plutôt indifférent.II est actionnaire dans nombre de corporations minières du district, et détient dans plusieurs d\u2019entre elles des intérêts considérables.Il est directeur de \"Primrose Exploration, Co.Ltd.\u201d.Bien que relativement peu âgé, il est reconnu comme un des hommes d\u2019affaires les plus compétents de la ville de Rouyn.Il est Chevalier de Colomb, Haut Commandeur de l\u2019Ordre des Elks et membre du club de golf Noranda.Il aime le jeu de golf, le tourisme, la chasse et la pèche.Le 22 juin 1929, il épousait à Dorval, Angélique Décary, fille de Rémi Décary.Sa famille se compose de Jean-Charles, Guy, Emile et Lise.\u2014 En politique, (libéral indépendant.Domicile et place d\u2019affaires : 43, rue Principale, Rouyn, P.Q.[153] CECILE VALLERAND - TRUDEL Artiste en musique et en peinture [154] CECILE VALLERAND-TRUDEL Dans son luxueux appartement de la rue Drummond, où pullulent des objets d\u2019art variés, des tableaux de tous genres, des pièces décoratives attrayantes, des meubles d\u2019un style exquis qui en font un intérieur tout à fait charmant, Madame Trudel nous reçoit avec sa grâce habituelle, et nous causons de tout un peu, mais principalement de choses artistiques.C est que madame Trudel est avant tout une artiste qui a consacré la majeure partie de son existence, à la musique et à la peinture.Née à Québec, le 20 novembre 1884, nous dit-elle, du mariage de André-Eusèbe Vallerand de Montréal, plus tard marchand à Québec, et de Anna Lemieux, fille de François Lemieux de Ste-Marie-de-Beauce, je fis mes études chez les Dames Ursu-lines à Québec, et à Villa-Maria à Montréal.Durant mon séjour au couvent, je commençai très jeune à étudier la musique et la peinture sous la direction des Révérendes Sœurs.Plus tard, j\u2019eus comme professeur de chant et d\u2019harmonie, M.Guillaume Couture, de Montréal, et comme professeur de piano, M.Léon Dessane de Québec.L'encouragement que j\u2019ai eu et les progrès constants que je fis sous la direction de mes illustres professeurs, m'engagèrent à persévérer dans l'étude de la musique vocale et instrumentale, et depuis cette époque déjà éloignée, je n'ai jamais cessé de cultiver passionnément mon art favori.En 1934, j'allai en Europe et fis un long séjour à Paris où je complétai l\u2019étude de l\u2019harmonie sous le savant professeur Le Franc.Mes heures de loisir, je les emploie maintenant à la composition musicale et à la peinture.Je dois ajouter sans forfanterie, que je suis parmi les Canadiennes-françaises, une de celles qui aient produit un bon nombre de pièces musicales au pays.Et pour vous en donner une idée assez juste, je vous soumettrai une liste partielle des œuvres de ma création.Quelques-unes prises au hasard : Pièces graves et tristes : L\u2019Elégie \u2014 Hommage à Chopin \u2014 Prélude \u2014 Andante \u2014 La Berçeuse à l\u2019Enfant-Jésus \u2014 La Cha.Danses : Des Camélias \u2014 Indienne \u2014 Des Muses \u2014 De Caractère \u2014 Russe \u2014 Le Boléro \u2014 Tango Espagnol \u2014 Air des petits Ballets.Valses à deux pianos : Valse Brillante \u2014 Des Roses \u2014 Des Poupées \u2014 Causerie XXème Siècle \u2014 Cascades \u2014 La Joconde \u2014 Le Rondo \u2014 Caprice Moderne.Chansons anglaises : The Old Little Dresdon \u2014 Cheer up song.Chansons françaises : L\u2019Heure propice \u2014 La Bouquetière \u2014 FA-MI-DO-LA-DO-RE \u2014 Le Notre Père \u2014 La Madelon Canadienne, etc., etc.Madame Trudel est une artiste de grand talent qui fait honneur à ses compatriotes.Elle a donné en février dernier, un récital auquel assistaient tous les dilettantes de Montréal, qui ne lui ont pas ménagé leurs plus chaudes félicitations.Elle en prépare un autre qui fera sûrement époque dans les annales musicales en notre métropole.En peinture et dessin, madame Trudel possède également un talent qu\u2019envieraient bon nombre de professionnels.Elle exécute délicieusement à la peinture à l\u2019eau et à la plume.Ses scènes canadiennes peintes sur cartes postales, que tous devraient avoir à l\u2019occasion des fêtes de Noël et du premier de l\u2019An, sont de véritables petits joyaux.Madame Trudel épousa, le 12 novembre 1906, Eugène Trudel, auditeur et comptable licencié avantageusement connu à Montréal et à Québec.M.Trudel est décédé depuis quelques années.De cette union, sont nés André et Paul.Domicile et studio : 1469, rue Drummond, Montréal.[155] » h.M; LUCIEN DUBOIS, M.P.Agriculteur \u2014 Député au fédéral Lucien Dubois, représentant les comtés Nicolet-Yamaska, à la Chambre des Communes, vit le jour à Gentilly, le 30 avril 1893.Il est le fils de Albert Dubois, menuisier et de Corinne Hould, son épouse, fille de Olivaint Hould.\tai»*\t.2 Le jeune Dubois vécut son enfance à Gentilly et y fit ses premières classes.A 1 age de 13 ans, il entra au collège des Frères du Sacré-Cœur à Arthabaska, y puisa les éléments d\u2019une instruction solide et compléta son cours commercial, après avoir été diplômé avec grande distinction.Au terme de ses études en 1910, il se livra à l\u2019enseignement.Nommé professeur à 1 ecole de Verdun, près Montréal, il y resta jusqu\u2019en 1912, puis de cette époque à 1916, il alla remplir les mêmes fonctions à l\u2019Académie de Victoriaville.Ne jouissant pas dune robuste constitution, il dut se retirer.Il passa un an, chez son oncle le curé Dubois, au presbytère de Laconia dans le New Hampshire.Revenu des Etats-Unis en 1917, «I se remit à l\u2019enseignement privé, à St-Angèle de Laval et à Gentilly.En 1922, il abandonna sa profession, pour se livrer exclusivement a 1 agriculture sur sa superbe ferme modèle dont il est le propriétaire.M.Dubois s est toujours vivement intéressé à la chose publique depuis une quinzaine d\u2019années.Jouissant de la considération de ses concitoyens, il a rempli diverses fonctions honorifiques.C\u2019est ainsi, que de 1920 à 1927, il fut secrétaire des municipalités des village et paroisse de Gentilly; de 1921 à 1927, secrétaire de la Commission Scolaire de Gentilly; secrétaire de la Société d\u2019Agriculture de Nicolet, (div.B).En 1930, il était élu député fédéral du comté de Nicolet, et en 1 93 5, il était réélu député des comtés-unis de Nicolet-Yamaska.Les œuvres paroissiales reçoivent toute sa bienveillante attention Orateur recherché, M.Dubois est un érudit.En 193 5, il a publié une monographie intéressante, 1* \"Histoire de la Paroisse de Gentilly\u201d.Dans ses moments de loisir, il consulte ses auteurs favoris, joue au tennis et fait du tourisme.Il est célibataire et libéral en politique.Domicile : Gentilly, comté de Nicolet, P.Q.[156] EMILE BOITEAU, N.P., M.P.P.\u201cWhip\u201d du parti de l\u2019Union Nationale Emile Boiteau, notaire, né à Québec, le 28 avril 1898, de Joseph Boiteau, marchand, et de Dame Malvina Marois.Etudes primaires chez les Frères des Ecoles Chrétiennes et au pensionnat St-Louis-de-Gonzague, dirigé par les Sœurs de la Charité.Etudes classiques au Séminaire de Québec; études légales à l\u2019Université Laval de Québec; gagne ses cours en faisant du journalisme; reçu notaire en juillet 1924; s\u2019est activement occupé des associations de la jeunesse, particulièrement de l\u2019A.C.J.C.dont il fut le Président de l\u2019Union Kégionnale de Québec pendant quelques années.A fait partie de toutes les organisations patriotiques; fut le premier à organiser à Québec une grandiose démonstration en faveur de Dollard des Ormeaux.Marié en août 1928 à Marie-Paule St-Denis de Montréal, fille de Paul St-Denis, parent par alliance de feu Honoré Mercier; fut l\u2019un des pionniers de l'Action Libérale Nationale pour laquelle il fit campagne à travers toute la province en compagnie de Paul Gouin; fut élu échevin à Québec en février 1934, se rallia à l'Union Nationale et demeura fidèle à Maurice Duplessis; fut élu député de Bellechasse à l\u2019Assemblée Législative, le 17 août 1936, fut choisi comme \u201cwhip\u201d du parti à la session du mois d\u2019octobre; proposa l\u2019adresse en réponse au discours du trône.Domicile : 16, rue Fraser, Québec.[157] m ROBERGE Chef technicien à l\u2019Ecole Technique de Montréal [158] 5905 FRIDOLIN ROBERGE Fridolin Roberge, expert en technologie\tde reputation très étendue,\tnaquit\tà Montréal, le\t16 tnars 1864, du mariage de Philippe Roberge,\tcordonnier,\tet de\tVitaline Croteau,\tson épouse, fille\tde Louis Croteau.j\twPCS Sa pIllST tenc}re enfance, (il n\u2019avait\tque quatre\tans)\til quittait\tla métropole à destination \u2022de\tWatertown, New York, où son père allait\tétablir son\tfoyer.Peu favorisé, pécuniairement parlant, le jeune Roberge reçut son instruction dans les écoles publiques qu il fréquenta assidûment jusqu'à l\u2019âge de 16 ans.Imbu de l\u2019amour du travail, avec 1 avantage d une belle intelligence, il ne tarda pas à mettre à profit, les connaissances qu\u2019il avait acquises au cours de ses études.En 1880, on le retrouve à Montréal où il est venu apprendre le metier de machiniste.Il suit tout d\u2019abord les cours de dessin, le soir, à l\u2019Ecole des Arts et Métiers, puis entreprend le cours complet par correspondances d\u2019ingénieur-mécanicien, de 1\u2019 \"American School of Correspondance\u201d, affiliée à l\u2019Université de Chicago.°^kute chez \"Butterfield ÔC.Spencer\u201d, y fait un apprentissage de trois ans, puis joint it\tPüo^n\t-i\t'ac*1'n,e Works chez laquelle\til\tfera un stage\tde deux autres années en qualité de\tmécanicien, bn 1886,\til\test à 1 emploi de Brissette\tÔC\tComtois, et\ten 1888, il s\u2019établit à son propre\tcompte en société avec John Shepherd, sous la raison sociale de Roberge ÔC Shepherd., Trois\tar>s plus tard, en 1891, on\tle\tretrouve à\tla \"Laurie Engine Co.\u201d, puis en\t1893, avec |a IDominion Tubular Lamp Co.où on lui a confié l\u2019outillage de l\u2019usine.En 1894, il passe à la\tCanadian\tComposing Co.fabricants\tdes machines\tà composer \"Monoline\u2019\u2019, y occupe les fonc- tions d instructeur des apprentis, de directeur des départements d\u2019expérimentation et d\u2019outillage et d assistant surintendant.Pendant près de quinze ans, M.Roberge fut le directeur technique dans cette usine, 1 une des plus considérables en Canada.^ 2 juillet 1910, sur la recommandation de M.Alexandre Marcheras, alors futur directeur général de 1 Ecole Technique de Montréal qui allait être inaugurée quelques mois plus tard, le Gouvernement de Québec, chargeait M.Fridolin Roberge de voir à l\u2019installation de la machinerie et a 1 organisation des cours pratiques.Expert mécanicien de tout premier ordre, M.Roberge entreprit alors la lourde tâche qui lui incombait, et parvint â parachever son oeuvre après plusieurs mois d\u2019incessants labeurs.A l\u2019ouverture de l\u2019école en sep-embre 1911, il remplissait la délicate fonction d instructeur en mécanique, et quelques années plus tard, il en devenait le chef instructeur.En 1928, M\tpromu au P°ste de chef technicien avec la surintendance de tous les atel ers, eC depuis lors, u\tavec autorité, les milliers d\u2019élèves qui ont l\u2019avantage de bénéficier de ses précieux enseignements.M.Roberge est un de ceux qui furent nommés par 1 hon.L.-A.David, ministre de Tins ruction publique, représentant de 1 Ecole Technique dans le Conseil de perfectionnement.M.Roberge s\u2019est sans cesse intéressé depuis un demi-siècle, aux questions ouvrières, patriotiques et socia'es.,.\t,\t.ut membre fondateur de 1 Assemblée Notre-Dame des Chevaliers du Travail, et lors de sa dissolution, il fonda un local français de l\u2019Association Internationale des Machinistes.II en fut d abord président puis secrétaire, et comme tel, se chargea de la traduction en français, de la constitution.Longtemps, il occupa également le fauteuil présidentiel du Conseil des Métiers fédérés.Esprit pondéré, ayant la faculté de concevoir avec rapidité et d\u2019exprimer d\u2019une manière ingénieuse aine opinion, il eut souvent l\u2019occasion de régler des imbroglios parfois fort embarrassants.Les œuvres patriotiques et sociales, le disions-nous, ont toujours eu en lui, un zélateur parfait.Comme président-fondateur du cercle d\u2019études Léon XIII.il a fermement travaillé à l\u2019éducation de la jeunesse, et à plusieurs reprises comme prés, de sections de la soe'été St-Jean-Baptste.iil a contribué dans une large mesure, à stimuler l\u2019enthousiasme de scs compatrio es, dans tous mouvements de caractère national.A sa louange, nous devons dire également, qu\u2019il a été le proposeur, à une assemblée des présidents de sections de la Saint-J ean-Baptiste, tenue le 7 avril 1921.de l\u2019érection de la majestueuse croix du Mont-Royal.M.Roberge s\u2019est toujours intéressé à la chose publique, tant à la politique parlementaire que municipale.En 1900, cédant â une forte pression des ouvriers organisés, il se présenta dans le quartier Ste-Marie comme candidat ouvrier pour le fédéral.Il eut pour adversaires, l\u2019Hon.J.-I.Tarte et M.-M.Charpentier.Il fut un membre très actif de la Commission qui élabora la charte de Montréal.\"Durant la Grande Guerre il fut chargé par le Gouvernement, des cours d\u2019été donnés aux ouvriers des usines de Montmagny\u201d.Toujours disposé à soulager le nécessi\u2018eux, il donne beaucoup et souvent aux diverses sociétés de bienfaisance, particulièrement à la Fédération canadienne française des Œuvres de Charité.M.Roberge est membre de la Société St-J ean-Baptiste, du Cercle Léon XIII et des Forestiers Catholiques.Ses récréations favori*es sont la lecture et la marche.Le 12 septembre 1887, il épousait en l\u2019église St-Jacques, Marie-Louise Charbonneau, fille de Alphonse Charbonneau et de Zélia Poirier.De cette union sont nés dix enfants, dont cinq vivent encore : Fridolin, Ernest, Georgette, Marius et Lucette.En politique, indépendant.Domicile : 10739, rue Berri, Montréal. RODOLPHE DANIS, C.R.Avocat C\u2019est à Cornwall, le 31 juillet 1898, que naquit Rodolphe Danis, avocat au barreau d\u2019Ontario, fils de Daniel Danis, avocat et magistrat des comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry, et de Joséphine Primeau, son épouse, fille de Joseph Primeau.Le jeune Danis vécut son enfance et fit ses premières classes dans sa ville natale.A l\u2019âge de douze ans, il commençait ses humanités au Collège de Montréal, et quatre ans plus tard, il allait terminer ses études classiques à l\u2019Université d\u2019Ottawa d\u2019où il sortait bachelier avec très grande distinction.Entré à la faculté de droit de Osgoode Hall à Toronto en 1917, il était admis à la pratique de la profession d\u2019avocat en 1920.Il débuta seul dans l\u2019exercice professionnel,\tpuis\tforma en\t1924 avec son frère Réné, la société légale Danis 6c Danis.Avocat talentueux, plaidant indifféremment au\tcivil\tcomme au\tcriminel, il a\tdirigé des causes retentissantes qui l\u2019ont mis en vedette, et en ont\tfait un conseiller\tlégal de tout\tpremier ordre.Mtre Rodolphe Danis s\u2019est toujours intéressé\tnon\tscu'ement à\tsa profession,\tmais à tous les mouvements d\u2019ordre politique et national.Il a occupé avec dignité, de multiples fonctions honorifiques qui témoignent de toute l\u2019es ime et de la considération dont :1 jouit.Il a été président de l\u2019Association Libérale du comté de Stormont, de 1 930 à 1935; président du Barreau des comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry en 1932; président de la Société St-Jean-Baptiste de Cornwall en 1930; président de la Société des Artisans Canadiens-Français de Cornwall en 1929; directeur actuel du Club Kiwanis de Cornwall.Il est Conseil du Roi depuis décembre 193 5.Il est membre du Cornwall Club, du Cornwall Golf and Country Club et du Pointer Club.Ses récréations favorites sont : la chasse, la pêche et le golf.Le 1er juin 1925, il épousait Mildred Castagnier, fille de Alexandre Castagnier.En politique, libéral.Domicile : Chemin de Montréal.Etude :\t208, rue Pitt, Cornwall, Ont.[160] ARTHUR CHEVRIER Négociant en gros Arthur Chevrier, l\u2019un des hommes d\u2019affaires les plus importants de la ville de Cornwall, Ont.naquit à Vaudreuil, P.Q., le 2 juillet 1882, du mariage de Paul Chevrier, cultivateur, et de Emélie Provost, son épouse, fille de G.Provost.Il reçut une solide instruction commerciale, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Vaudreuil, et à l\u2019âge de 18 ans, il quittait le toit paternel pour aller s\u2019établir à Cornwall où il entrevoyait un avenir assuré.Intelligent et débrouillard.le jeune Arthur se lança aussitôt dans les affaires, en établissant une boulangerie moderne qu\u2019il dirigea pendant trois ans.En 1903, s\u2019étant associé à son frère Amédée dans le commerce d\u2019épiceries, il devint l\u2019âme dirigeante de la Compagnie Chevrier Frères, et contribua dans une large mesure, à faire de ce nouveau négoce, l\u2019un des plus florissants.La société ayant été dissoute en 1918, M.Arthur Chevrier continua seul les affaires, mais il abandonna le détail pour ne s\u2019occuper exclusivement que du commerce d\u2019épiceries en gros.Il en est depuis l\u2019unique propriétaire.Citoyen marquant, estimé de tous, il a été à l\u2019honneur dans tout ce qu\u2019il a entrepris.Il a été échevin de la ville de Cornwall en 193 5, et réélu par acclamation en 1936.Il a été président de la Chambre de Commerce de Cornwall en 1927; président du club Kiwanis en 1931; secrétaire de l\u2019Association libérale pedant dix ans; membre et trésorier de la Société du Bien-être des enfants depuis quinze ans et membre du Bureau de Santé pendant cinq ans.Généreux à l\u2019excès, il a sans cesse manifesté sa sollicitude à l\u2019égard du pauvre et de l\u2019orphelin.Patriote aussi ardent que sincère, il a été de tous les mouvements d\u2019ordre national, quand il s\u2019agissait de sauvegarder les intérêts de ses compatriotes.Mutualiste depuis toujours, il fait partie de l\u2019Union St-Joseph dont il est président, des Artisans Can.Franç., des Chevaliers de C.et de la St-Jean-Baptiste.Ses associations sportives sont : clubs Cornwall, Pointer et Commandant.Il a été l\u2019organisateur et le fondateur de la fanfare de Cornwall.Ses récréations favorites sont la chasse et la pêche.Le 23 janvier 1917, il épousait Berthe Chevrier, fille de Adolphe Chevrier, qui lui a donné un fils.En politique, libéral.\u2014 Domicile : 234, rue Sidney.Place d\u2019affaires : 25, rue Pitt, .Cornwall, Ont.[161] 11 L\u2019honorable J.H RAINVILLE Sénateur \u2014 Chevalier de la Légion d\u2019Honneur [162] L\u2019honorable J.- H, RAINVILLE L\u2019hon sénateur Josepli-Hormisdas Rainville est né à Marieville, le S mars 1875, fils d\u2019Isaïe-Denis Rainville, marchand, et de Cornélie Rainville, (tille de Timothée Rainville, de Sainte-Angèle de Montréal).Il fit ses études classiques au Collège de Mohnoir, son cours de droit à l\u2019Université (Laval) de Montréal, puis fut admis à la pratique du droit par le Barreau de Montréal, tumma cum laude, en juillet 11)00.Il pratiqua activement la profession légaie durant plus de vingt ans, plaidant d\u2019importantes causes avec succès devant les plus hauts tribunaux de Québec et Ontario.\u2014 Depuis (rente ans, il a é\u2019.é mêlé aux luttes politiques de la province, comme militant et comme chef conservateur.Sa combativité, son éloquence et son don d\u2019organisateur l'imposèrent rapidement au premier plan.De 1911 à 1017, il siégea à la Chambre des Communes comme représentant du comté de Chambly-Verchères.De 1915 à 1917, il fut vice-président de la Chambre.Retiré de la politique en 1918, il s\u2019occupe exclusivement d\u2019affaires.En 1930, le chef national du Parti conservateur lui confie l\u2019organisation de la campagne fédérale dans Québec, el il y remporte un succès sans précédent.Grâce à l\u2019apport inattendu de Québec, le gouvernement Bennett monte au pouvoir avec une majorité substantielle.\u2014 Le 10 septembre 1935.il était nommé président de la Commission du Port de Montréal! Ce fut la première fois qu\u2019un Canadien-français occupait ce liant poste.Non seulement M.Rainville y gagna, par ses qualités administratives un grand prestige pour sa race, mais il s\u2019v affirma comme l\u2019un des plus habiles présidents de l\u2019histoire du Port de Montréal.En moins de six mois, il réussit à boucler le budget de cette grande institution qui, dès son entrée en fonction, accusait un déficit de plusieurs millions.A ses qualités transcendantes d\u2019homme d\u2019affaires e1 de politique, M Rainville est dans la vie privée un homme tout de bonté et de simplicité.Sa charité, qui ne s\u2019est jamais lassée, est aussi discrète qu'elle est grande.Patriote ardent, aimant intensément sa race et profondément dévoué à sa religion, M.Rainville est un fin lettré au commerce excessivement agréable.11 a pour les arts, et surtout pour la musique, un amour devenu notoire.Il a fondé et soutenu l'une de nos meilleures fanfares professionnelles qui a donné de longues séries de concerts publics et gratuits à St-Lambert, Longueuil et Montréal.Lorsqu\u2019il n\u2019étudie pas, M.Rainville consacre une partie d1 ser loisirs à la chasse, à la pèche et au golf, dont il est un habile enthousiaste.Chevalier de la.Légion d\u2019Honneur (1934), Diplômé d\u2019Honneur de la Ligue Maritime et Coloniale Française (1932), M.Rainville est membre des Chevaliers de Colomb, des Forestiers Catholiques, bienfaiteur du Refuge Notre-Dame de la Merci, de la Société St-Vineent-de-Paul, de l\u2019Hôpital des Incurables, de l'Hospice Gamelin, de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Membre des clubs St-Denis.Laval-sur-le-Lac.Chapleau, Canada Club et Club des Grandes Baies.Membre de la Chambre de Commerce, du Board of Trade, directeur de la Cie d\u2019assurances générales La Prévoyance.\u2014 Nommé membre du Sénat du Canada le (! octobre 1932.A épousé, le 18 septembre 1910, Ferréola Gendreau, fille de feu le Docteur J.-G.-A.Gendreau, dentiste et ex-professeur à l\u2019Université de Montréal.Domicile : Saint-Lambert.Bureau : 215, St-Jacques Ouest, Montréal.[163] C.-E.CHARBONNEAU Industriel - négociant Il nous fait plaisir de signaler de temps à autre, à l\u2019attention de la jeune génération, le cas particulier de ces hommes de bien, dont la vie toute de sagesse et de probité, est susceptible de servir d\u2019exemple à ceux qui seraient tentés de les imiter.M.Charbonneau, est de ceux qui peuvent à bon droit se vanter d\u2019avoir procédé avec méthode et discernement dans ses multiples entreprises, et d\u2019avoir pu, en un temps relativement court, acquérir une position enviable, parmi nos hommes d'affaires les plus en vue de la métropole.Charles-Emile Charbonneau, naquit à l\u2019Ascension, comté de Labelle, le 7 octobre 1897, du mariage de Adrien Charbonneau, cultivateur, et de AIzire Charbonneau, son épouse, fille de Venance Charbonneau, de Ste-Agathe.Il fit ses études, partie à l\u2019école des Pères Blancs, à Nominingue, et partie au collège commercial de St-Jérôme.En 1910, Charles-Emile était messager dans une pharmacie à Montréal.L\u2019année suivante, il était apprenti-tailleur dans une fabrique de lingerie pour femmes.En 1917, il était l\u2019un des premiers coupeurs de la maison d\u2019Allaird et en 1918, il remplissait l\u2019importante fonction de gérant de la fabrique \"London Ladies White Wear\u201d.Le 10 mai 1920, il débuta en affaires pour son compte, en ouvrant un atelier à son domicile.Trois ans plus tard, il prenait commerce dans un immeuble de la rue Mont-Royal, et de cette époque à ce jour, ce fut pour lui une série ininterrompue de succès qui lui ont permis de contrôler présentement, douze établissements commerciaux, une fabrique de lingerie et une teinturerie.D\u2019une urbanité parfaite, il jouit à juste titre, d\u2019une popularité qui contribue dans une large mesure, à ses succès sans cesse grandissants.Il est président et gérant général de \"Charbonneau Lingerie Shops Ltd.\u201d, dont il détient 97 % du capital souscrit et payé, et seul propriétaire de \"C.-E.Charbonneau ÔC Cie\u201d, fabricants et teinturiers.\u2014 Ses récréations favorites sont la chasse, la pêche et le tourisme.Le 18 janvier 1921, il épousait Angélina Tremblay, fille de Napoléon Tremblay.De cette union sont nés : Jacques, Jacqueline.Yvette, Yves et Pierre.\u2014 En politique, indépendant.Domicile : 1900, Van Horne.Place d\u2019affaires : 6141, rue St-Hubert, Montréal. Son Hon.ALBERT CHRETIEN Commandeur de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre et de Saint-G-régoire-le-Grand Né à St-Nicholas, comté de Lévis, le 1er janvier 1890.Fit ses études commerciales chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, collège St-Joseph, St-Jean-Baptiste, Québec.Fut employé pendant dix années pour le gouvernement Fédéral à la Dominion Arsenal.Il établit un commerce de bijouterie en 1920.Il est intéressé dans l\u2019indusrrie minière.Il est le Sec.Trésorier de la \"Mines Development Corporation\u201d qui possède plusieurs propriétés dans la Province de Québec.Il épousa à Beauport, Mlle Sophie Bédard, le 3 mars 1924, fille de feu Elzéar Bédard, qui fut Maire de Chambord.Lac-St-Jean et nièce de feu le Chevalier Joseph-Edouard Bédard qui pratiqua comme avocat à Québec pendant 50 ans.De cette union naquirent quatre enfants : Alberte, Lucile, Monique et Joseph-Edouard.Il fut créé Commandeur de l\u2019Ordre des Chevaliers du Saint-Sépulcre lors d\u2019un voyage à Jérusalem, par le Patriarche Barlassina dans la chapelle même du Saint-Sépulcre, le 20 avril 1930.En juin 1931 il fut créé Commandeur de St-Grégorre-le-Gra-d.Les contribuables de la ville de Beauport l\u2019ont choisi comme leur premier Magistrat, en janvier 1932, avec une forte majorité, et après un terme de deux années, il fut de nouveau élu par acclamation pour un autre terme de deux années.Il s\u2019est présenté comme député au fédéral dans le comté de Québec lors de la campagne de 193 5, et comme tout bon libéral, il s\u2019est retiré de la lutte quelques jours avant l'appel nominal, à la demande des chefs de son parti.Résidence : Ville de Beauport.Place d\u2019affaires : 375, rue St-Jean, Québec.[165] GUSTAVE-HENRI RAINVILLE Président de Quebec Gold Mining Corporation [166] GUSTAVE-HENRI RAINVILLE Président de \"Quebec Gold Mining Corporation\u201d, 2 I 5 ouest, rue St-J acques, Montréal, Qué.; président de \u201cBig Missouri Mines Corporation\u2019; vice-président de \"Pamour Porcupine Mines Limited\u201d; directeur de \u201cMissouri Monarch Consolidated Mines Co.\u201d; directeur de \u201cBuena Vista Mining Co.Limited\u201d.Né à Montréal, le 22 septembre 1892, fils de Gustave-René Rainville, et de Thérèse Grace, tous deux de Montréal.Petit-fils de feu l\u2019honorable juge F.-X.Rainville.A fait ses études au collège Loyola, dirigé par les RR.PP.Jésuites.De 1912 à 1914, avec la \u201cQuebec Bond Company\u201d de Montréal; de 1914 à 1918, capitaine dans le C.A.S.C.Outre-mer; en 1918, président de la \u201cAnglo-American Agencies Limited\", distributeurs en gros des produits pharmaceutiques anglais; en 1919, organisa la Electrics Limited \u201d, distributeurs en gros des produits Westinghouse.Fut président et directeur-gérant de cette compagnie jusqu\u2019en 1923, époque de son absorption par la \u201cCanadian Westinghouse Company Limited\u201d.En 1923, organisa la maison de placements financiers G.- H.Rainville & Compagnie Limitée.Joignit plus tard la maison de courtage bien connue de \u201cBruneau & Co.\u2019\u2019, membre de la Bourse de Montréal, maison établie en 1902, et qui prit dès lors le nom de Bruneau & Rainville.Abandonna en 1933 ce genre d'affaires, pour consacrer tout son temps à 1 organisation de compagnies minières.A épousé en juillet 1921, Honorine Bruneau, fille de Arthur Bruneau de Montréal.Il a deux garçons, Messmore et Jacques, et une fille, Claire-Andrée.Clubs : \u201cMontreal Hunt\u201d, \u201cRoyal St.Lawrence Yacht\", Laval-sur-le-Lac, \"Whitlock Golf \u201d, \"Montreal Indoor Tennis\u201d, \u201cUnited Services\u201d, \u201cSeigneurie\" et \"Mount Stephen\u201d.Résidence : 3415, Avenue Ontario, Montréal.Résidence d\u2019été : \u201cLe Rouet\u201d, Vaudreuil, Qué.[167] ADELARD DRAPEAU Industriel C\u2019est à St-Roch de Québec, Ile 17 octobre 1880, que naquit Adélard Drapeau, du mariage de Adélard Drapeau, meublier, et de Malvina Arel, son épouse, fille de Séraphin Arel.Il reçut son instruction chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, dans la vieille capitale, et au terme de ses études, alors qu\u2019il n\u2019avait que treize ans, ill débutait chez Terreau fiC Racine à Québec comme apprenti mouleur.Après un stage de quatre ans à cet endroit, il vint travailler à la Montreal Pipe Foundry, aux Trois-Rivières, puis en 1901, on le trouve à l\u2019emploi de la Montreal Steel Foundry, à titre de mouleur en fonte grise et acier, où en 1904, il était promu au poste d\u2019assis-ant contremaître.En 1910, M.Drapeau s\u2019en va remplir la position de contremaître à la même aciérie, à Welland en Ontario.Au cours de l\u2019année suivante, il revient à Montréal occuper les mêmes fonctions à l\u2019aciérie locale, et en 1913, on lui en confie la surintendance générale.Un an plus tard, il était nommé surintendant de la fonderie d\u2019acier, de fonte et de cuivre, à l\u2019Usine Nationale de Montmagny.Ill y fit un séjour de six ans, puis en 1920, il revint à Montréal établir la Montréal Fonderie Limitée dont il est présentement le directeur-gérant.Expert mouleur et fondeur de longue expérience, M.Drapeau dirige avec autant de succès que d\u2019autorité, la grande industrie qu\u2019il a fondée depuis plus de quinze ans et qui progresse dans- des proportions intéressantes.M.Drapeau est un important propriétaire foncier de la vi'lle de Longueuil et d\u2019ailleurs.Il est président de la Ligue des Propriétaires de Longueuil, et il s\u2019intéresse, va sans dire, à la bonne administration des affaires de sa municipalité.Les œuvres nationales de tous genres, trouvent en lui un généreux bienfaiteur.Il est membre du club de chasse et pêche Addington.Son sport favori est la pêche.Le 17 avril 1903, il épousa Fredeline Lalonde, fille de Louis Lalonde.De cette union, sont nés: Paul, Armand, Louis, Yvon, Cécile, Mariana, Germaine, Jeanne, Lise et Claire.En politique, franc liberal.Domicile : 113, Garden, ville de Longueuil, P.Q.[168] fm \u2022 PAUL-ED.DUFRESNE Ingénieur civil et Arpenteur-Géomètre C\u2019est à Montréal, le 17 novembre 1900, que naquit Paul-Edmond Dufresne, Ingénieur civil et arpenteur-géomètre.Fils de feu Olivier Dufresne, ancien contrôleur de la cité de Montréal et de Olarinda Pigeon, fille de Cyrille Pigeon de Verchères, il fit ses cours commercial et scientifique au Mont-Saint-Louis, et ses études professionnelles à l\u2019Ecole Polytechnique, affiliée à l\u2019Université de Montréal.Durant son stage à l\u2019Université, M.Dufresne eut la sagesse d\u2019employer ses moments de loisirs à voyager un peu partout au Canada, afin d\u2019acquérir des connaissances plus étendues en rapport avec sa profession.Il visita en effet tous les centres importants de la province de Québec, er se rendit même dans l\u2019Ouest canadien s\u2019arrêtant à Winnipeg, Régina, Moose-Jaw et Calgary.En 1922, M.Dufresne eut la légitime satisfaction de se voir conférer avec grande distinction, les diplômes de bachelier ès-sciences appliquées et de licencié en génie-civil, et en 1929, il était admis dans la corporation des arpenteurs-géomètres.Il n\u2019en faut pas davantage pour être assuré d\u2019un brillant avenir, si on y joint l\u2019esprit d\u2019initiative qui fait naître le succès dans quelque domaine qu\u2019on adopte.Au début de sa carrière professionnelle, M.Dufresne travailla durant trois ans, pour le compte de la \"Southern Canada Power\u2019\u2019 sur la localisation des lignes de transmission.En 192 5, il était nommé ingénieur pour la Ville de Shawinigan-Falls, et en 193 2, il joignait le corps des ingénieurs du ministère de la Voirie du gouvernement de Québec.A ce titre, il est présentement en charge des nombreux travaux de voirie qui se font dans la region du Témiscamingue.Bien que jeune encore, M.Dufresne eut maintes fois l\u2019occasion, en sa qualité d\u2019ingénieur et d'arpenteur-géomètre, de diriger d\u2019importants travaux pour le compte de grandes compagnies d\u2019utilités publiques.Il est membre de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de Québec, de la Corporation des Arpenteurs-Géomètres de la Province de Québec, des Chevaliers de Colomb et du Club Sportif de la Voirie.Ses sports favoris sont le tennis, le canotage, la natation et le badmington.Le 26 septembre 1929, il épousait au Lac-Bouchette, Lac-St-Jean, Anne-Marie de Launière, fille de P.de Launière.De cette union sont nés : Claude et Michelle.Domicile : Ville-Marie, comté de Témiscamingue, P.Q.[169] J.-FELIX SIMARD Président de la compagnie Fontana Gold Mines Limitée [170] J.-FELIX SIMARD Au milieu des nombreux Canadiens-français qui ont choisi comme carrière ce qu\u2019on a convenu d\u2019appeler la finance, monsieur Simard s\u2019est acquis une réputation qui grandit constamment.Dans cette époque qui voit un nouvel élan de notre jeunesse vers la reprise de notre part d\u2019influence dans cette sphère d\u2019activité nationale, ce Canadien-français donne un bel exemple d\u2019énergie et de persévérance.Né le (i janvier 189-t, à Ste-Agnès, comté de Charlevoix, il est le fils de Henri Simard, cultivateur, et de Laure Tremblay, fille de Louis Tremblay.Il fit ses études au collège de Lévis.Les affaires l\u2019attiraient et à dix-huit ans, il entrait à la Banque Internationale du Canada.Trois ans plus tard, il passait au service de la Banque Provinciale du Canada, où son habileté fut vite reconnue, si bien que l\u2019année suivante, en 1916, la direction de la banque lui confiait la gérance d\u2019une nouvelle succursale à Rockland, Ontario.Il y demeura dix-huit ans.En 1929 M.Simard devenait gérant de la succursale principale à Ottawa, et y demeura cinq ans.Son activité ne pouvait être satisfaite de la besogne routinière d\u2019une gérance comme celle-là.Entre temps il organisait en 1922 la Cie Electrique de Rockland, Limitée, qui fournit l\u2019électricité à Rockland et Thurso.En 1926, il fondait la Ottawa-Montréal Road Coach Lines Ltd, créant ainsi le service d\u2019autobus entre la capitale et la métropole.En 1929, cette entreprise devenait la propriété de la Cie de Transport Provinciale, Ltée.Les deux entreprises avaient été couronnées de succès et donnaient une bonne idée de l\u2019esprit d\u2019entreprise et d\u2019organisation de M.Simard.Au cours d'un voyage en Europe et aux Indes, M.Simard étudia sur place les conditions financières et industrielles en différents pays, surtout en France.Son but était à l\u2019époque de créer de nouvelles industries dans le district et la ville de Rockland, car son civisme le poussait à développer les centres où il demeurait.La vie financière compte des hauts et des bas, des succès et des revers.M.Simard ne craint pas les uns, ne se laisse pas éblouir par les autres.C\u2019est un travailleur et son activité vise maintenant un champ d\u2019action qui ouvre de nouveaux horizons.M.Simard s\u2019occupe de développer une entreprise minière dans l\u2019Abitibi, au nord d\u2019Amos.Il est le président de la Cie Fontana Gold Mines I.tée, qui possède des claims dans le Canton Duverny.Les perspectives sont brillantes, la formation géologique étant d\u2019une ressemblance frappante à celle de la Siscoe.Sous sa direction habile, attentive et honnête, cette entreprise devrait être couronnée de succès.Il a su s\u2019entourer de directeurs avertis et d\u2019expérience en affaires.M.Simard est membre bienfaiteur de l\u2019Inst.Canadien et de la Comm.des Sœurs du Précieux Sang, de Lévis.Il est chev.de C.et membre du 4e degré.M.Simard a épousé, le 4 juin 1917, M.-Lse Tague, fille de John Tague.De cette union sont nés cinq enfants : Madeleine, Jacques, Roger, Gilbert* et Louise.En politique, M.Simard est de souche conservatrice.Mais pour lui, les hommes comptent beaucoup et seuls reçoivent son support ceux qui donnent des preuves de mérite.[m] P.-H.BONHOMME Gérant provincial de \u201cLa Sauvegarde\u201d.[172] P.-H.BONHOMME Paul-Henri Bonhomme, gérant provincial de la compagnie d\u2019assurance-vie \"La Sauvegarde\u201d, pour le nord de la province d'Ontario, naquit à ITle-Perrot dans le comté de Vaudreuil, le 23 août 1871.Il est le fils de Hégésippe Bonhomme, cultivateur, et de Elise Lalonde, son épouse, fillle de Antoine Lalonde, de Vaudreuil.C\u2019est à l\u2019école rurale qu\u2019il reçut son instruction.Dès l\u2019âge de dix ans, il s\u2019adonna à la culture de la terre sous la direction de son père, et après quinze ans de durs labeurs, le jeune Paul abandonna la culture pour se lancer dans la carrière des affaires.Ayant formé société avec J.-O.Gauthier en 1898, il commença par s\u2019intéresser à la vente d instruments aratoires, et plus tard, au commerce d\u2019animaux domestiques.Il habitait alors Papineau-ville où il fut conseiller municipal, de 1911 à 1915.Au cours de cette même année (1915), il céda à son associé, moyennant rémunération, tous les intérêts qu\u2019il avait dans la société, quitta Papineauville et se dirigea vers Cochrane dans le nouvel Ontario où il alla établir son foyer.Rendu là avec sa famille, il eut tôt fait d\u2019investir dans une nouvelle entreprise, tout l\u2019argent qu il avait amassé.Il devint donc acquéreur d\u2019une superbe ferme de trois cents acres, pourvue des améliorations les plus modernes, propres à la culture et à l\u2019élevage des animaux domestiques.Tout lui paraissait donc souriant, car dès la première année, les résultats de l\u2019ensemencement dépassèrent ses espérances.Déjà il était possesseur également d\u2019un nombre considérable de chevaux, vaches, porcs, veaux, poules, et tout indiquait qu\u2019il pourrait dès lors, envisager l\u2019avenir avec sérénité.Admirablement secondé dans ses efforts par sa digne épouse, il lui fallut cependant travailler ardûment pour obtenir ce qu\u2019il possédait.Au foyer, tout respirait la joie et le bonheur, mais malheureusement cela devait être de courte durée.Arriva effectivement la journée néfaste du 29 juillet 1916.A cinq heures de l\u2019après-midi, un épouvantable feu de forêt, activé par un vent d\u2019une vélocité de soixante-quinze milles à l\u2019heure, envahissait en peu de temps tout le district de Cochrane, dévastant absolument tout sur son passage; l\u2019élément progressait avec une telle rapidité, que des centaines et des centaines d\u2019êtres humains y perdirent la vie.Mais laissons M.Bonhomme raconter lui-mème sa lamentable aventure.Le feu se déclara à cinq heures de l\u2019après-midi, et le danger devint si vite imminent, que nous eûment juste le temps de quitter notre habitation, sans pouvoir absolument rien emporter.Je vis ma maison et tout son contenu, brûler de fond en comble, et pour sauver ma femme et mes enfants d\u2019une mort certaine, je les dirigeai vers un puits où se trouvait tout à côté, une caisse d\u2019assez grandes dimensions dans laquelle ils se blottirent du mieux possible.Avec un tapis de table que j\u2019avais sous la main, je leur fis une couverture, et pendant des heures et des heures, je puisai l\u2019eau du puits et les\tarrosai constamment\ttout\ten m\u2019aspergeant moi-même, car mes\thabits prenaient feu à tout instant.A onze heures du\tsoir,\tle feu et\tle vent cessèrent.J\u2019étais terriblement brûlé par tout le corps et j\u2019avais perdu la vue, mais avec l'aide de la Providence, j\u2019avais sauvé toute ma famille.Tout autour de nous, habitation, bâtiments, instruments aratoires, récolte et animaux avaient été consumés.On me conduisit alors avec ma femme et mes enfants, à quelques milles plus loin chez un M.\tJ eanson qui logeait\tdéjà\tdans une\tpetite maison quarante-cinq\tpersonnes ayant subi le même sort que nous.Je souffrais\tbeaucoup, mais\tmalgré mes souffrances et\tmon grand malheur, le courage ne me laissa pas.Encouragé du mieux\tpossible par M.\tle curé Larocque et par\tma bonne\tépouse qui ne\tcessa de me prodiguer les soins\tles\tplus urgents,\tje me remis péniblement\tet eut, quelques semaines\taprès, le grand bonheur de recouvrer la vue.Sans le sou et dénué de vêtements convenables, il me fallait quand même et à tout prix, trouver le moyen d\u2019assurer notre subsistance.N\u2019ayant plus la force d\u2019endurance que j\u2019avais, mais armé d\u2019un courage à toute épreuve, j\u2019allai demander de l\u2019ouvrage au T.N.O.comme sectionnaire.Ma demande fut agréée, mais je ne pus remplir cette fonction, vu l\u2019état de faiblesse dans lequel je me trouvais.On m\u2019offrit alors une autre position, puis finalement je devins contre-maître.\u201d L\u2019année suivante, M.Bonhomme se lança dans l\u2019assurance-vie.Il travailla durant six ans dans le district de Cochrane pour le compte de la \"New York Life Co.\u201d, puis joignit la \"Northern Life Assurance de London, Ont.avec bureaux à North Bay.Il y fit un succès, remportant tous les premiers prix décernés aux agents les plus méritants.Plus tard, il prit charge des bureaux de la \"Capital Life Co.\u201d pour le nord de l\u2019Ontario, et\tfinalement il\tentra au service de notre\tinstitution\tcanadienne-française, \"La Sauvegarde\u201d, à titre\tde\tgérant pour\ttout le nord d\u2019Ontario.Durant son séjour à Cochrane, il fut membre de la Société d\u2019Agriculture.président des Commissaires d\u2019écoles et maire de la municipalité, de 1919 à 1921.Patriote convaincu et ardent défenseur des droits de la langue française en Ontario, il est un des membres les plus influents de l\u2019Association canadienne-française de North Bay.Il est chevalier de Colomb et membre du club \"Canadian\u201d de North Bay.Sa récréation préférée est la pêche.M.Bonhomme s\u2019est marié deux fois.Le 1 1 janvier 1898, il épousait Malvina Gauthier, fille de Télesphore Gauthier et en 1930, il convolait avec Annie Racicot, veuve de Joseph Racicot.Sa famille se compose de six garçons et d\u2019une fille.M.Bonhomme ne s\u2019occupe pas de politique.\u2014Domicile: 74, Est, rue Worthington, North Bay, Ont.|173] EMILE GAGNON Notaire C\u2019est à Saint-Fabien-de-Rimouski, que naquit, le 15 juillet 1894, 'le notaire Emile Gagnon, du mariage de Antoine Gagnon, cultivateur, et de Clémentine Coulombe, son épouse, fille de Charles Coulombe.Après avoir complété son cours classique au Séminaire de Rimouski, le jeune Gagnon s\u2019en fut s\u2019inscrire à la faculté de droit de l\u2019Université Laval de Québec, et le 10 août 1919, il était admis avec grande distinction à la pratique du notariat.Débutant dans son village natal, il y exerça sa profession jusqu\u2019en 1 923, époque à laquelle il alla se fixer à Sainte-Cécile du Bic qu\u2019il n\u2019a jamais quittée depuis.Bien que relativement jeune dans la profession, Mtre Gagnon est possesseur d\u2019un greffe considérable, comptant au nombre de ses clients, plusieurs compagnies industrielles et financières importantes.Mtre Gagnon s\u2019occupe particulièrement de corporations commerciales, municipales et scolaires.Depuis son arrivée au Bic, il a rempli avec tact et dignité toutes les charges qui lui furent confiées.Il est en effet, depuis 1927, secrétaire-trésorier du conseil municipal du village du Bic, secrétaire-trésorier du conseil municipal de la paroisse Ste-Cécile du Bic depuis 1929, secrétaire-trésorier du conseil municipal du comté de Rimouski depuis 1931 et secrétaire-gérant de la compagnie d\u2019assurances Mutuelle contre le feu, de la paroisse Ste-Cécile, depuis 1925.Cette compagnie d\u2019assurance dont il fut l\u2019un des fondateurs, opère avec grand succès dans tout le comté de Rimouski.Entier à sa noble profession, M.Gagnon ne se mêle en aucune façon de politique et consacre tous ses moments à l\u2019administration des affaires qui lui sont confiées.Le 30 mai 1918, il s\u2019enrôla dans le C.O.T.C.Laval, et le 22 novembre de la même année, il était licencié sergent.Sa récréation est de vivre paisiblement au sein de sa famille et de faire occasionnellement la promenade en automobile.Le 22 novembre 1920, il épousa Blanche Roy, fille de Arthur Roy.De cette union, naquirent sept enfants.\u2014 Domicile et étude : Village du Bic, comté de Rimouski, P.Q.[174] LIONEL JORON Notaire Le notaire Lionel Joron naquit le 17 février 1887 à Valleyfield, Que., du mariage de Remi-S.Joron, notaire, et.de Elodie Paradis, fille de J.-Edouard Paradis et de Lucie Doris.C\u2019est à l\u2019Université d\u2019Ottawa qu\u2019il fit ses études secondaires qu'il terminait en 1908 avec ses degrés de bachelier ès-arts.Deux ans plus tard, il y ajoutait celui de maître ès-arts.II étudia la loi à Laval de Montréal et fit sa cléricature sous M.E.-R.Décary.C\u2019est en 1911, qu\u2019il était admis à l\u2019exercice de sa profession.Il avait également été admis au Barreau de la province de Québec la même année; mais il opta pour le notariat qu\u2019il commença à pratiquer dès l\u2019été de 1911, avec M.E.-R.Décary, notaire, et aussi J.-C.Barlow, aujourd\u2019hui décédé, sous la raison sociale de Décary, Barlow ÔC Joron.M.le notaire Joron est aujourd\u2019hui le membre senior pratiquant de cette société.M.Joron n\u2019a pas pris de part active aux affaires publiques municipales, provinciales ou fédérales, s\u2019y intéressant cependant ainsi qu\u2019aux choses financières, industrielles et commerciales.II s intéresse aussi aux diverses oeuvres de bienfaisance qui sollicitent le public montréalais.Il est membre des clubs St-Denis, Laval-sur-le-Lac, Montréal Club, Montreal Badminton 8C Squash Club.Sa récréation favorite est le jeu de golf.Le 4 février 1913, il épousa Marie-J.Ferrier, fille d\u2019Alfred Ferrier et de Délia Bergeron.Deux enfants leurs sont nés : Lucile et Guy.En politique : indépendant.Domicile : 464, Avenue Elm., Westmount, Qué. JOSEPH-AVILA BEDARD mm .V* T Ingénieur forestier 1176] JOSEPH-AVILA BEDARD No le 6 juin 1884, à Ste-Anne-de-la-Pérade, du mariage de T.-Misaël Bédard, comptable et de Mathilde Jobin.A fait son cours classique au Séminaire de Québec d\u2019où il sortait en 1905, avec le diplôme de bachelier ès arts.Fut envoyé par le gouvernement de Québec à l\u2019Ecole Forestière de Yale et y reçut le diplôme de Master of Forestry en 1907.Chef du Service Forestier provincial, au Ministère des Terres et Forêts; directeur de l\u2019Ecole d\u2019Arpentage et de Génie Forestier; membre de la Commission de Géographie de Québec; membre de l\u2019Association des Ingénieurs Forestiers de Québec et membre de la Canadian Society of Forest Engineers of Canada; représentant de l\u2019Université au Comité Forestier du Bureau des Recherches Nationales à Ottawa.Professeur d\u2019aménagement, de sylviculture, de dendrologie, de dendro-métrie à l\u2019Université Laval.Créé maître ès arts en 1920; décoré officier du Mérite Agricole de France en 1925, à l\u2019occasion du centenaire de l\u2019Ecole des Eaux et Forêts de Nancy; décoré en 1935.officier de l\u2019Ordre \u201cPolonia Restitula\u201d, pour services rendus à la Pologne; ex-président de l\u2019Association Sportive des Enqiloyés Civils.A représenté le Gouvernement au Congrès Forestier de l\u2019Empire Britannique en 1920; au Canada en 1923; a représenté le Gouvernement au Congrès de Grenoble en 1925 et l\u2019Université Laval (Ecole Forestière) au Centenaire de l\u2019Ecole des Eaux et Forêts de Nancy en 1925; a représenté le Gouvernement et l\u2019Université au Congrès International des Recherches Forestières à Nancy en 1932; a présidé les délibérations de Section Sylvicole an Congrès des Recherches Forestières de Nancy.A publié dans les journaux et les revues, sur des questions de géographie et de sylviculture, plusieurs articles et les brochures suivantes ; la traduction des Noms Géographiques; les Procédés de Culture Forestière; le Rôle de la Forêt dans l\u2019Economie d\u2019un pays; Une Etude sur Honoré Mercier, patriote et homme d\u2019action; a écrit en collaboration avec Henri Surchamp (l\u2019homme de lettres bien connu qui signe Jean Nesmy) \u201cL\u2019Arbre et la Forêt\u201d édité en France; a été rédacteur de \u201cLa Yie Forestière et Rurale\u201d, et de 1926 à 1931, s\u2019est occupé comme rédacteur de la publication de la revue \u201cLa Forêt et la Ferme\u201d et de \u201cLa Yie Forestière\u201d.Emploie ses loisirs à des travaux littéraires, à la lecture et aux voyages.A épousé, en 1908, Albertine Saint-Denis, fille de Félix Saint-Denis de Montréal, dont il a eu cinq enfants, Marcelle, mariée à Paul Champoux; Marguerite, Françoise, Pierre et Jacques.Domicile ; 541, rue Saint-Cyrille, Québec.[177] 12 ' JULES LEGAULT Importateur, Industriel, Expert en questions tarifaires et échanges internationaux Né à Saint-Benoît, comté des Deux-Montagnes, le 14 avril 1890, du mariage de Joseph Legault et de Mathilde Paquin, décédés.A reçu une instruction commerciale bilingue.A été secrétaire de l\u2019Opposition, alors que l\u2019Honorable Juge J.-M.Tellier en était le Chet.Voyageur de commerce et représentant de compagnies.Constitua en 1919 la \u201cGlobe Trading Corporation Limited\u201d dont il est le Président.Cette Firme fait un commerce international d\u2019articles d\u2019alimentation.Il est aussi, depuis septembre 1934, associé et président de \u201cLudger Sirois Limitée\", manufacturiers et négociants en gros en thés, cafés, épices, etc.Co-fondateur et directeur de la \u201cCanadian Importers Association\u201d, membre du \u201cMontreal Board of Trade\u201d et de la Chambre de Commerce de Montréal.A fait depuis ces quinze dernières années une étude sérieuse et suivie des problèmes tarifaires et économiques.Indépendant en politique.Marié en 1919 à Aimée Royer, fille de feu Théodule Royer et de Wilhelmine Saint-Hilaire, de Québec.Père de quatre enfants dont trois garçons vivants.Résidence : 54, Avenue Kelvin, Outremont.[178] PAUL LALONDE Echevin C est au Côteau-du-Lac, dans le comté de Soulanges, le 8 mars 1870, que naquit Paul Lalonde, du mariage de Joachim Lalonde, cultivateur, et de Martine Lalonde.son épouse, fille de J.-Bte Lalonde.Il reçut une instruction élémentaire à l'école de son village natal, et dès l\u2019âge de vingt-sept ans, il débutait dans la carrière des affaires pour son propre compte comme entrepreneur général.Il s\u2019occupa tour particulièrement de constructions diverses, tant à la ville qu\u2019à l\u2019étranger, et les citoyens de Verdun notamment, localité qu\u2019il habite lui-même depuis plusieurs années, lui doivent une large part de l'embellissement de leur coquette petite ville.Après quarante années de labeurs incessants, il peut maintenant jouir d\u2019un repos et d\u2019une aisanca bien mérités.Depuis qu\u2019il a abandonné la construction.M.Lalonde s\u2019est intéressé plus que jamais aux œuvres paroissiales et à la chose publique.Il a occupé diverses fonctions honorifiques qui dénotent bien toute l\u2019estime et la considération que ses concitoyens lui ont sans cesse témoignées.Il fut en effet commissaire d\u2019écoles à Verdun, de 1911 à 1919, marguillier de la paroisse de Notre-Dame de Lourdes de Verdun, de 1928 à 1931, échevin de la ville de Verdun en 1 93 3 et réélu par acclamation en 1935.Il est 'présentement membre du Comité Exécutif.Citoyen d\u2019une intégrité indiscutable, M.Lalonde jouit parmi les siens, d\u2019une popularité de bon aloi.Homme de devoir et d\u2019action, il a été de tous les mouvements d\u2019ordre national.De fait, durant son terme d\u2019office au Conseil de Verdun, il a fait mettra à exécution nombre de projets importants à l\u2019avantage de ses concitoyens.Il est Chevalier de Colomb du Cercle de Verdun.Le 18 février 1 895.il épousait Odile Lavigne, fille de Onésime Lavigne, qui lui a donné onze enfants dont sept sont encore vivants.En politique, libéral.Domicile :\t5167, Boulevard LaSalle, Verdun, P.Q.[179] OSCAR-L.BOULANGER, C.R.M.P.Avocat \u2014 Député \u2014 Président des Fils natifs du Canada [ISO] OSCAR-L.BOULANGER Le député de Bellechasse, à la Chambre des Communes, élu le 14 septembre 1926 et réélu en 1930, est un brillant avocat dans la force de la jeunesse.Une pratique légale vaste et diversifiée, une initiation précoce aux dessous de la politique dans les fonctions de secrétaire d\u2019homme public, une participation active aux luttes de partis depuis 1914, l\u2019avaient préparé à briguer le suffrage populaire.Qu\u2019il ait été élu par la forte majorité de 2,995 voix, en 1926, cela n\u2019a surpris personne de ceux qui le connaissaient et fondaient sur lui des espoirs.Né à Saint-Charles de Bellechasse, le 3 novembre 1888, de Joseph-L.Boulanger, cultivateur de St-Charles, et d\u2019Elisabeth Paré, de St-Raphaël, il étudia d\u2019abord à l\u2019école élémentaire de St-Charles, puis au séminaire de Québec.A la fin de son cours classique, il aborda le droit, passant quelques années à Laval, à McGill et à l\u2019Ecole Technique de Québec.11 fut admis à la pratique de sa profession d'avocat le 9 octobre 1912 : il était B.A.et B.C.L.De 1912 à 1914, il est à Québec au bureau légal Lachance, Ahern & Boulanger.En même temps il est le le secrétaire de l\u2019honorable Cyrille-F.Delâge, président de l\u2019Assemblée législative.De 1914 à 1919, il pratique à Sweetsburg, sous la firme McKeown & Boulanger, puis en 1919 il revient à Québec faire partie du bureau de Belleau, Baillargeon, Boileau & Boulanger.Il y reste jusqu\u2019en 1925, alors (pi\u2019il ouvre un bureau seul, qui devient en 1926 le bureau de Boulanger & Marquis, puis de Boulanger, Marquis & Lessard, avec étude à 19, rue Notre-Dame, Québec.Il est l\u2019avocat de Crédit Foncier Franco-Canadien.Nommé Conseil du Roi en 1922.Monsieur Boulanger, depuis qu il siège à la Chambre des Communes, s\u2019est tout particulièrement occupé des questions d\u2019immigration, de rapatriement et de retour à la terre.Il a prononcé en maintes circonstances en Chambre, des discours qui ont eu une portée considérable et qui ont produit un effet salutaire.Il s\u2019est particulièrement occupé de l\u2019amélioration du fonctionarisme et fut membre en 1934 et 1935 de la Commission Stevens en rapport avec les bénéfices commerciaux.Avant d\u2019être admis à la pratique du droit, M.Boulanger fit du journalisme actif à la Gazette et à La Patrie de Montréal, (1909 à 1912).11 collabore encore occasionnellement à certains journaux libéraux de Québec.De 1924 à 1926, il fut professeur d\u2019Espagnol, à l\u2019Ecole des langues modernes de l\u2019Université Laval de Québec.Membre des Forestiers catholiques, des clubs de Réforme de Québec et de Montréal, du Rivermead Golf Club d\u2019Ottawa, du Canadian Club, du Club des Journalistes.Ancien vice-président des Fils Natifs du Canada de 1929 à 1931, il était élu président général, en août 1931, lors de la convention tenue à Toronto, Ont.Le golf est sa récréation favorite.Il épousa, en 1917, le 26 juillet, Mlle Marguerite Belleau, fille du Dr A.-G.Belleau, de Québec.Il n\u2019a pas d\u2019enfants.Il a été réélu député de Bellechasse aux Communes, en juillet 1930, et en 1935, cette fois par une majorité de 5,750 voix.Il réside à 220, Grande-Allée, Québec.[181] G.-A.MORAIS Courtier en obligations C\u2019est à Ste-Anne-de-Sabrevois dans le comté d\u2019Iberville, le 16 octobre 1899, que naquit Georges-Aimé Morais, issu du mariage de Bénoni Morais, rentier, et de Charlotte Poirier, son épouse, tille de Jean-Baptiste Poirier, de St-Jean, P.Q.Il fit ses premières classes à l\u2019Académie Commerciale et Catholique de St-Jean et compléta ses études au collège classique de la même ville.Bachelier ès-arts de l\u2019Université de Montréal, M.Morais opta pour la carrière des affaires.En novembre 1927, il entrait au service de la maison Réné, T.Leclerc Inc.de Montréal, courtiers en obligations, et ne tarda pas à se créer une situation de tout premier plan.Il est maintenant, l\u2019un des directeurs de cette firme cana-dienne-française la plus ancienne et l\u2019une des plus importantes du genre dans la métropole.Homme d\u2019affaires averti, jouissant de l\u2019estime et de la considération de tout ceux qui transigent avec lui, il est un collaborateur précieux au bon fonctionnement de cette institution financière.M.Morais habite à 3617, rue St-Denis et a ses bureaux à 240, rue St-Jacques, Montréal.[182] J.-ARSENE MORIN, L.S.C., L L.Avocat Arsène Morin est né à Montréal, le 29 octobre 1902, fils de Joseph-Marie Morin et Joséphine-Eliza Bédard.Ses études primaires commerciales se poursuivirent à l\u2019école Saint-Jacques, des Frères des Ecoles Chrétiennes.Dès l\u2019année 1917, il prenait part au concours de syntaxe française organisé par la Société Saint-Jean-Baptiste.Il en sortit second, remportant, avec le premier, les honneurs pour son institution sur toutes les autres écoles primaires du centre de la métropole.Sorti premier de sa promotion et boursier au Mont-Saint-Louis, il y poursuivit ses études scientifiques.Fut successivement secrétaire et président de la Société Littéraire Saint-Louis.Gradué avec distinction, il se dirigea vers l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales où une seconde bourse lui avait été octroyée.Il y travailla, à la création et au développement de cercles d\u2019études.Successivement trésorier et secrétaire de la Société des Conférences.Il obtint, en mai 1924, sa licence ès-sciences commerciales, avec distinction.Entré au service du Ministre des Terres et Forêts de la province, il y remplit durant onze années les fonctions de secrétaire-particulier et secrétaire du ministère.Depuis 1931, il agissait aussi comme chef du service administratif.Ses goûts pour les sciences spéculatives le portèrent, en janvier 1932 à étudier le droit.Entré à l\u2019Université Laval de Québec, il y fit de solides études et, en décembre 1934, décrochait sa licence en droit.Membre du Barreau en janvier 1 935.Durant cette période, M.Morin n\u2019avait pu se désintéresser des sciences économiques, et pour discipliner ses études et recherches, il enseignait depuis septembre 1931 la géographie économique aux étudiants du Cours Supérieur de Commerce, à Québec.Lorsqu\u2019en nov.193 5 le gouvernement de la province créa la Commission d\u2019EIectricité, l\u2019Hon.M.Mercier trouva M.Morin très qualifié pour le poste de secrétaire et l\u2019y fit nommer.Membre «à vie de l\u2019Ass.des Anciens Elèves du Mont-Saint-Louis, M.Morin en a été directeur et sec.-très.Il était aussi, jusqu\u2019à janvier 193 5, second vice-prés, de l\u2019Ass.des H.E.C.de Montréal.M.Morin a épousé en 1929, Mademoiselle Germaine Roy, de Lévis, dont il a trois enfants : Yvon, Pierre et Nicole.\u2014 Domicile : 754, Davaar, Outremont.[183] Lieutenant-Colonel J.-L.BOULANGER *** % Ex - Sous-Ministre de la Voirie [184] Lieutenant - Colonel J.- L BOULANGER Le Lt-Col.Joseph-Léonard Boulanger naquit à Saint-Charles, comté de Belle-chasse, le 1er octobre 1891, du mariage de Joseph Boulanger, cultivateur, et de Marie-Elisabeth Paré, fille de J.Paré, cultivateur.A la suite de solides études au Séminaire de Québec et à l\u2019Université Laval, M.Boulanger débuta dans la vie en qualité de journaliste.Il fut successivement reporter, traducteur et rédacteur au Soleil, à la Patrie et à la Presse.En 1914, il devint secrétaire particulier de l\u2019hon.M.J.-A.Tessier, alors ministre de la voirie.Lorsqu\u2019il remplaça M.Tessier à la Voirie, à l\u2019automne de 1921, l\u2019hon.M.Perron reconnut vite les qualités et l\u2019esprit de travail et d\u2019initiative de M.Boulanger.Aussi ne chercha-t-il aucun autre secrétaire.Il demanda simplement à M.Boulanger de continuer comme auparavant à remplir ses fonctions de secrétaire du ministre.Après un stage de quelques mois et une période de réorganisation complète du département, durant laquelle M.Boulanger joua un rôle prépondérant, il fut nommé sous-ministre en 1922 en remplacement de M.B.Michaud, démissionnaire, dont la santé ne permettait plus la lourde charge de diriger un département qui prenait de l\u2019importance de jour en jour.Les œuvres de M.Boulanger à la Voirie sont connues.Il fut pendant sept ans le collaborateur de l\u2019hon.M.Perron et durant sept autres années celui de l\u2019hon.M.Perrault.Il contribua intimement à la rénovation de ments qui se sont greffés tour à tour sur l\u2019amélioration des routes.Il abandonna sa position en 1937.Il fut nommé, le 10 décembre 1929, Lt-Col.honoraire du Rég.de Montmagny.Il appartient à une famille essentiellement composée de militaires et de patriotes.Son frère.Richard est capitaine du 22e Rég.Can.-Français; son frère Donald est lieutenant au Princess Pat\u2019s Regiment et au 22e; son frère Wellie est major et commandant de la compagnie l\u2018D\u201d du Régiment de Montmagny; son frère Paul-Henri est capitaine du même régiment.Son frère Oscar, avocat et Conseil du Roi, est député à la Chambre des Communes pour le comté de Bellechasse.M.Boulanger fait partie d\u2019un grand nombre d\u2019organisations, de clubs, et de sociétés.Il a rempli et il remplit encore des fonctions importantes dans plusieurs d\u2019entre les principales.Il est actuellement directeur de l\u2019Association Canadienne des Bonnes Routes, directeur de la State Highway Officials Association, directeur de la Canadian Association of Tourist and Publicity Bureaux et membre de l\u2019Exécutif de cette Association, vice-président du Quebec Auto (\u2019lut), président du Club des Journalistes de Québec, président de la Ligne de la Sécurité, il fut pendant trois ans président de la Commission de la Géographie, membre de la Société des Arts, Sciences et Lettres, membre du Club St-Denis, etc.11 est enfin président honoraire du Club Sportif de la Voirie.Le tourisme est la récréation favorite de M.Boulanger.Le 30 juin 1913, il épousait Marie,Emelda Blais, fille de Narcisse Blais.De cette union, naquirent onze enfants : Jean-Maurice, Paul-Emile, Gertrude, Cécile, Louis-Oscar, Charles-André, Jacques, Madeleine, Thérèse, Robert et Monique.Domicile ; 55, Avenue de la Tour, Québec, RENE MONGEAU Négociant Hi Réné Mongeau.actionnaire des maisons Andrew Baile et Mongeau ÔC Robert, naquit à St-Michel de Napierville, le 15 juin 1911, du mariage de Joseph Mongeau, négociant et importateur de charbon, et de Blanche Perras, son épouse, fille de Elizée Perras de St-Isidore de Laprairie.Il reçut son instruction au collège St-Laurent, au \"Catholic High School\u201d et paracheva son cours classique au collège Loyola, dirigé par les Pères Jésuites.Au terme de ses études, il embrassa la carrière commerciale et ne fut pas lent à se créer une situation enviable.Le 1er mai 1931, il entra au service de la maison \"Andrew Baile Ltd.\u201d en qualité de simple employé, et devint peu de temps après, gérant du département des crédits, position toute de responsabilités qu\u2019il occupe encore présentement.Bien que jeune d\u2019âge, Réné Mongeau possède à un haut degré le sens des affaires et il est en conséquence, un précieux auxiliaire pour les compagnies dans lesquelles il est intéressé financièrement.La politique le laisse plutôt indiffèrent bien qu\u2019il ne se soit jamais abstenu d\u2019exercer ses droits de citoyen occasionellement.Il est membre de la Chambre de Commerce junior, du \"Junior Board of Trade\u201d et du \"Young Men\u2019s Canadian Club\u201d.Grand amateur des sports au grand air qu\u2019il pratique avec ponctualité dans ses moments de loisir, il appartient à nombre de clubs importants.Il est un des membres les plus actifs du club La val-sur-!e-Lac.Ses délassements, il les prend aux jeux de golf, de Badminton, de Squash et à faire du ski et de l\u2019équitation.A la fin de juin 1926, il épousa Paule Chaput, fille de Armand Chaput, de Westmount.En politique, indépendant.Domicile : Montréal.(186] L.-W.MERCIER E n l reprencu r-électricien Le président de\tla\t\"Metropolitan Electric, Co.Ltd.\".Louis-Wilfrid\tMercier,\tnaquit dans la métropole, le 19 février\t1897, du\tmariage de l\u2019honorable Willfrid Mercier,\tjuge de\tla Cour Supérieure à Montréal, et de Emélie Brossoit., vson épouse, fille de Thomas Brossoit, C.R.autrefois de Beauharnois.C\u2019est au Séminaire de Joliette qu\u2019il fit son cours classique, et à l\u2019Université de Montréal, ses études légales qu\u2019il discontinua toutefois pour embrasser lia carrière commerciale.Effectivement,\ten\t1920,\tle jeune Mercier débuta avec \"Howard\tSmith Paper Mill Ltd.\", puis plus tard, on le vit\tau\tservice\tdu Pacifique Canadien, jusqu\u2019au jour où\til jugea\tà propos de s\u2019établir à son compte personnel comme entrepreneur électricien.Dans cette sphère d\u2019activité.M.Mercier a eu le talent de se tracer une voie dont l\u2019amélioration croissante lui permet aujourd\u2019hui d\u2019envisager l\u2019avenir avec sérénité.Technicien de renom, d\u2019une activité inlassable, il contrôle et dirige de grandes entreprises qui sont toutes à son honneur.Il est président de la \"Metropolitan Electric, Co.Ltd.\u201d; président de \"Goulet Electric, Co.Ltd.\u2019\u2019, de Québec; directeur de \"Canadian Comstock.Co.Ltd.\u201d, de \"Humidaire Co.Ltd.\" et de \"National Electric, Co.Ltd.\u201d de Montréall.Les affaires publiques l\u2019ont toujours intéressé au plus haut point, et occas'onellement, il prête volontiers son appui à l\u2019organisation des luttes politiques fédérales, provinciales et municipales.Absorbé par un travail opiniâtre qui nécessite ll\u2019emploi de tout son temps, il ne fait partie d\u2019aucune société ou club quelconques.Ses rares momen's de loisir, il les emploie à jouer au golf, à faire du ski ou du yachting.Le 7 mai 1928, il épousa Anna-Marie Lefebvre, fille de Théodore Lefebvre.En politique, libéral.Domicile ; 960, rue St-Denis.Place d\u2019affaires ; 962, rue St-Denis, Montréall.[187] t LAURETTE COTNOIR - CAPPONI Professeur de coupe, couture et dessin de Mode LAURETTE COTNOIR - CAPPONI Laurette ( otnoir, veuve de Luigi Capponi, directrice-professeur des Cours de Coupe - Couture et Dessin de Mode à l\u2019Ecole professionnelle portant son nom.riee le 3 janvier 1897, à Saint-Germain de Grantham, Comté de Drummond, 1.y., de Leon-Narcisse Cotnoir (décédé 1931) et Olivine (Duff) Cotnoir.Mademoiselle Cotnoir a été éduquée au Couvent de l\u2019Assomption de son village natal ° médaillée d\u2019or pour la musique en 1911, puis au Mont-Sainte-Marie, a l Ecole des Hautes Etudes et à l\u2019Université de Montréal.\u2014 En 1918 elle épousa Signor Luigi Capponi, fils du Comte Luigi Angelo Capponi de Florence (Italie) elle devint veuve 3 ans plus tard.Elle partit alors pour l\u2019Italie et la France en voyage d etude, puis revint au Canada où elle s\u2019établit Couturière Professionnelle et fréquenta l\u2019Ecole des Beaux-Arts.Le succès qu\u2019elle atteignit bientôt grace a la formation technique et scientifique telle qu\u2019on n\u2019en donne qu\u2019en France, orienta bientôt Madame Capponi vers l\u2019enseignement de sa profession.Elle s\u2019y consacra avec toute l\u2019ardeur qui la caractérise et après un début modeste et sans appui, dans sa demeure de la rue Sherbrooke elle forma des professionnelles cle la Coupe, Couture, et de la Mode dont quelques unes se sont déjà affirmées honorablement tant aux Etats-Unis qu\u2019au Canada.II.faut reconnaître a Madame Capponi un courage sans limite appuyé sur une science très éclairée de sa profession.L\u2019Ecole actuelle n\u2019est encore que le premier jalon auquel il faut en ajouter bien d\u2019autres, ce qui demande du temps et de la patience.En 1930, on débuta avec l\u2019enseignement de la coupe et la couture; puis bientôt le Moulage et le Dessin de Mode, et dernièrement le cours par correspondance en français et en anglais.Madame Capponi étudie actuellement un programme de développement de toutes les professions manuelles à enseigner ici comme on le fait en Europe surtout en France, en Allemagne et en Pays Scandinaves.Madame Capponi enseigne aussi un programme spécial de sa méthode à 1 Ecole Menagere Provinciale où elle a créé une Bourse de Perfectionnement professionnel pour l\u2019élève qualifiée en coupe et couture.Dès 1933 l\u2019honorable L-A Taschereau alors Premier Ministre de la Province la félicita d\u2019un geste fait au moment où la crise mondiale affectait tous les milieux et dont les résultats dans le domaine du vêtement ne se firent guère attendre.A son tour le MONTREAL METROPOLIS révéla en termes élogieux l\u2019initiative de Madame Capponi, considérant comme le premier pas fait dans l\u2019éducation professionnelle pratique, essentiellement féminine dans notre pays.En 1935, le Montreal Daily Star ainsi que Le Canadian Reference Blue Book reconnaissaient cette école comme la seule du genre dans le Dominion du Canada, et depuis, ses mérites en ont été démontrés par le succès des élèves graduées qui occupent maintenant chez nous des situations jusqu\u2019ici remplies par des étrangers, dans un champ d\u2019action presque sans limites, que Madame Capponi continuera à développer avec l\u2019aide de ses assistantes spécialisées qu\u2019elle a formées.Domicile : 1010 Ouest, rue Sherbrooke.Studios : 1414, rue Drummond Montréal. F -X.-J.-H.NAULT, N.P.Notaire Si c\u2019est un gage assuré de succès que la tradition, Hector Nault aura débuté sous d\u2019heureux auspices, puisqu\u2019il est lui-même fils de professionnel.Issu du mariage de Joseph-Hector Nault, pharmacien, natif de Saint-Maurice, comté de Champlain, et de Mélina Benoît, fille de F.-X.Benoît, négociant de Montréal, François-Xavier-Joseph-Hector Nault, notaire de profession, vit le jour à Montréal, le 14 août 1901.Dès son bas âge, il fréquenta le Jardin de l\u2019Enfance, continua ses études au Mont-Saint-Louis et alla les compléter aux collèges de Montréal et Sainte-Marie.Reçu bachelier, il entra à l\u2019Université de Montréal en 1922 pour y étudier le Droit, et en juillet, après avoir fait sa cléricature dans l\u2019étude de Mtres Biron Sc Poirier, il était admis à la pratique du notariat.Depuis cette époque, le notaire Hector Nault a toujours exercé seul sa profession, et bien que relativement peu âgé, il a néanmoins l\u2019avantage de contrôler une étude achalandée et très sérieuse, qui lui permet d\u2019augurer le plus brillant avenir.D\u2019une intégrité â toute épreuve, faisant de sa profession un véritable sacerdoce, il consacre tous ses moments â l\u2019étude et au travail.Ses manières affables, sa connaissance du code et son application dans l\u2019exécution de ses devoirs professionnels, lui ont créé une excellente réputation.Le notaire Nault n\u2019a aucune spécialité.II s\u2019occupe principalement de règlement de successions, de prêts hypothécaires et de transactions générales.Bien qu\u2019intéressé à la politique de son pays, il s\u2019est gardé jusqu\u2019à présent d\u2019y prendre une part active, autrement qu\u2019en exerçant ses droits de citoyen.Charitable à l\u2019excès, il donne beaucoup et souvent, mais sans la moindre ostentation.II fut autrefois, trésorier de la section Notre-Dame du Saint-Sacrement de la Société Saint-Jean-Baptiste, et il remplit présentement les mêmes fonctions à la section Notre-Dame de Grâces.Dans ses moments de loisir, il fait du tourisme, voyageant dans la province et aux Etats-Unis.La pratique des sports en général, le laisse plutôt indifférent.Il est célibataire et conservateur en politique.Domicile : 4030, Avenue Marlow.Etude :\t57, Ouest, rue Saint-Jacques, Montréal. THEODULE OUELLETTE Instituteur - Pédagogue.^jsrr Bien qu\u2019à peine âgé de quarante-sept ans, M.Théodule Ouellette, l\u2019actuel principal de l\u2019école Saint-Vital, a cependant consacré à la cause de l\u2019enseignement, près de vingt-cinq années de sa vie.Né à Saint-Benoît, comté des Deux-Montagnes, le 4 février 1890, du mariage de Alfred Ouellette, cultivateur, et de Olympe Fortier, son épouse, fille de Moïse Fortier, il commença très jeune ses études à l\u2019école Normale Jacques-Cartier et les termina au collège Sainte-Marie.En 1908, il embrassa aussitôt la carrière d\u2019instituteur qu\u2019il n\u2019abandonna que temporairement en 1910, pour la reprendre, trois années plus tard et la continuer jusqu\u2019à ce jour.En 1908, il était nommé professeur à l\u2019école Champagnat, puis de 1910 à 1913, il se lança dans les affaires.En 1914, il revenait à l\u2019enseignement, à l\u2019académie du Saint-Rosaire, puis, l\u2019année suivante, il était promu aux fonctions de principal de l\u2019école Saint-Sacrement, à Laclvne.Il remplit cette position jusqu'en 1917 et retourna ensuite à l\u2019école Champagnat comme professeur.De 1918 à ce jour, il a sans cesse dirigé comme principal, l\u2019école Saint-Vital.Diplômé avec grande distinction en pédagogie, M.Ouellette est un des instituteurs canadien-français les plus avantageusement connus.Citoyen intègre, consciencieux et dévoué pour tout le monde, il a rempli avec dignité plusieurs charges honorifiques qui lui furent confiées.Il a été marguillier de la paroisse Saint-Vital, lors de sa fondation en 1926.Il fait partie de la Société St-Vincent-de-Paul, et est actuellement président du comité de la Ville de Montréal-Nord, pour la Fédération des œuvres sociales.Récréations : la lecture et la pêche.Le 3 0 décembre 1918, il épousait Marie-Anne Fauteux, fille de L.-J.Fauteux.De cette union sont nés : Marie-Thérèse, André, Jeanne et Pierre.En politique : indépendant.Domicile : 3651, Boulevard Perras, Montréal-Nord.[191] L\u2019honorable ALEXANDRE CHASE-CASGRA1N ¦Juç/e de la Cour Supérieure [192] L\u2019Honorable ALEXANDRE CHASE-CASGRAIN L\u2019hon.Alex.Chase-Casgrain, juge de la Cour Supérieure pour la prov.de Québec, naquit dans la vieille capitale, le 23 avril 1879.Il est le fils de feu l\u2019hon.Thomas Chase-Casgrain, C.II.P.C., ancien Procureur Général de la prov.de Québec, sous les administrations De Boucherville et Taillon, ancien Ministre des Postes à Ottawa, dans le cabinet Borden et ancien Bâtonnier général de la prov.de Québec, Sa mère, Marie-Louise Le Moine, est la fille aînée du notaire Alexandre Le Moine, de Québec.Il fit ses humanités au Séminaire do Québec, et vint compléter ses études classiques au Coll.Ste-Marie, où il obtint, après de très brillants examens, son baccalauréat ès-arts.Admis à la faculté de Droit de l\u2019Université McGill en 1900, il en sortait trois ans plus tard, licencié en droit, après s\u2019être classé second à l\u2019examen final.A l\u2019Université comme au Collège, il se distingua entre tous, par son talent de premier ordre qui lui valut en maintes circonstances, les récompenses attribuées aux plus méritants.C\u2019est en juillet 1903 qu\u2019il débuta dans l\u2019exercice de sa profession en joignant l\u2019étude 1 égale de Mc Gibbon, Casgrain, Ttyan & Mitchell, dont son père était membre, et qui prit plus tard le nom de Mc Gibbon, Mitchell, Casgrain, Mc Dougall & Stairs.Après la dissolution de cette société en 1928, il forma une nouvelle société légale avec Errol M.\"Mc Dougall, maintenant juge de la Cour Supérieure, et MM.S.-C.Deniers et Victor M.Lynch-Staunton.En 1933, Me Mc Dougall ayant été nommé juge, Me Casgrain dut former une autre société légale avec Mtres Weldon, Demers & Lynch-Staunton.Le 12 avril 1934, Me Alexandre Casgrain avait l\u2019insigne honneur d\u2019être élevé à la Magistrature, et était assernv nté le 1er mai suivant.Fait digne de mention, aucune étude légale n 'a fourni à la prov.de Québec autant de Magistrats que celle de Mc Gibbon, Casgrain & Cie, dont faisaient originairement partie Edouard Fnbre-Surveyer, maintenant juge de la Cour Supérieure, et le juge Mc Dougall.La nomination de Me Alexandre Chase-Casgrain, fut sans contredit l\u2019une des plus heureuses qu\u2019ait faite le gouvernement fédéral depuis nombre d\u2019années.Avocat très distingué, profondément versé dans la science des lois, il eut au cours de sa longue carrière professionnelle, maintes fois l\u2019occasion de mettre à profit, ses connaissances très étendues.D\u2019une intégrité à toute épreuve, travailleur infatigable, il s\u2019est voué à la tâche toute de responsabilités qu\u2019il a assumée, et il l\u2019accomplit modestement avee conscience et sincérité.Son élévation à la Magistrature, est le digne couronnement d\u2019une carrière honorable et sans tache.L\u2019honorable Casgrain fut créé Conseil du Roi en janvier 1914.Tl fut membre du Conseil du Barreau, en 1923-24 et trésorier du même Conseil, en 1931-32.Bien que franc conservateur, il ne s\u2019est jamais mêlé activement de politique.Il a été intéressé à titre de directeur, dans plusieurs corporations financières et industrielles.Durant la guerre mondiale, il s\u2019occupa activement du Fonds Patriotique, et depuis plusieurs années, il a contribué dans une large mesure, au maintien de la Fédération des Œuvres de Charité Can.-françaises, dont il fut l\u2019aviseur légal.Il est directeur de l\u2019Ass.de Protection du poisson et du gibier, vice-président des clubs de chasse et de pêche du Petit Saguenay et Addington, membre du club de chasse et de pêche du Cap Tourmente, membre du \u201cUniversity Club\u2019\u2019, de la \u201cMontreal Amateur Athletic Ass.\u2019\u2019 et de la Fraternité Alpha-Delta-Phi.Tl est Gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il est également membre de la \u201cCanadian Bar Association\u201d.Ses récréations favorites sont : le yachting, la chasse et la pêche.Il a beaucoup voyagé et a visité l\u2019Europe, le Maroc, les Antilles, les Etats-Unis et le Canada.Le 22 janvier 1912, il épousait Marguerite Pinsonneault, fille de Alfred-Charles Pinsonneault de Montréal.De cette union sont nés : Thomas, Andrée et Alexandre.En politique : franc conservateur.Domicile : 530, rue Clarke, Westmount, P.Q.[193] 13 ROMEO PARENT Pharmacien Le propriétaire de la Compagnie des Produits Familex qui est pharmacien de profession, est né à St-Elphège, P.Q.le 29 décembre 1897, de l\u2019union de Cyprien Parent, commerçant, et de Ozina Loiselle, fille de Jacques Loiselle d\u2019Upton.Après avoir fréquenté l\u2019école des Frères, il poursuivit ses études à V \"Eastern Business College\u201d et les compléta sous la direction d\u2019uni professeur privé.En 1915 il étudia la pharmacie, fit un stage comme commis pharmacien chez E.-G.Allard, et fut finalement admis à l\u2019exercice de sa profession en 192i.Au cours de l\u2019année suivante, Roméo Parent s\u2019établit à son compte à Tétreauville, ouvrit plus tard une succursale à Pointe-Aux-Trembles, puis en 1926 inaugura un établissement du même genre rue Ste-Catherine à Viauville.C\u2019est dans ce dernier local qu\u2019il jeta les bases d\u2019une Compagnie connue sous le nom de COMPAGNIE DES PRODUITS FAMILEX, distributrice de 160 nécessités domestiques, vendues dans toute la Puissance du Canada.Les succès constants couronnant ses louables efforts, il ne tarda pas à faire de sa nouvelle entreprise, une institution d\u2019une très grande importance qui nécessita en 1934 l\u2019érection d\u2019un vaste édifice rue St-CIément, où présentement se trouve le siégé, social des Produits Familex dont il est l\u2019unique propriétaire.\u2014 Encore dans la trentaine d\u2019âge, M.Parent est un des pharmaciens les mieux cotés parmi les hommes d\u2019affaires de la métropole.Travailleur infatigable, ennemi juré de l\u2019oisiveté, il a toujours suivi assidûment et de près les entreprises qu\u2019il a menées à bonne fin.En bon citoyen qu\u2019il est, il s\u2019intéresse à toutes les œuvres paroissiales et particulièrement à la Mission du Japon.Il est membre de lia Chambre du Commerce, de l\u2019association des Manufacturiers Canadiens et de l\u2019Association Canadienne des Parfumeurs et Manufacturiers d\u2019articles de Toilette.Sa récréation, il la prend au sein de sa famille.Le 1er septembre 1926, il épousa Laurence Bissonnette, fille de feu le docteur P.-J.-L.Bissonnette de St-Esprit, ancien député de Montcalm.De cette union sont nés: Jacques, Juliette, Marthe, Raymond et Jacqueline.\u2014 En politique, indépendant.Domicilie : 4789, rue Adam.Place d\u2019affaires : 570, rue St-Clément, Montréal.[194] J.-R.RENAUD Avocat Avocat au barreau de Montréal depuis près de vingt ans, Joseph-René Renaud vit le jour à St-Léonard de Port Maurice, le 28 novembre 1892.Il est le fils de Joseph-Olier Renaud, en son vivant, négociant et ex-député de Laval à la Législature provinciale, et de Parmélia Guilbault, son épouse, fille de Jean Guilbault.Après avoir complété un cours commercial à l\u2019Académie St-François-Xav:er des Frètes de l\u2019Instruction Chrétienne, il alla poursuivre ses études classiques au Séminaire Ste-Thérèse-dc-Blainville, et en sortit bachelier ès-arts avec la plus grande distinction.En 1915, il s\u2019inscrivit comme étudiant en droit à l\u2019Université Laval de Montréal, et trois ans plus tard, en juillet 1918, il était admis à l\u2019exercice de la profession d\u2019avocat.Au cours de cette même année, il entra en société avec Me E.Léonard, ancien député du comté Laval, puis plus tard, avec Me G.Guérin.En 1930, il joignit la société légale Genest et Gélinas, et depuis 1936, il exerce seul sa profession, en son étude de la rue St-Jacques à Montréal.Me Renaud, au cours de sa longue carrière professionnelle, a plaidé devant tous les tribunaux du pays, tant civils que criminels.Politicien reconnu, il s\u2019est sans cesse intéressé à la chose publique et a toujours prê'é son appui au parti conservateur.Maintes fois, il refusa d\u2019être candidat à la députation fédérale ou provinciale dans son comté de Laval.Il accepta toutefois la représentation officielle des électeurs de son comté, à la grande convention conservatrice tenue à Winnipeg en 1931.Au cours de son stage universitaire, Me Renaud fut membre du comité des étudiants en 1915, et vice-président des Etudiants en droit, en 1916 et 1917.Il est membre de l\u2019Ordre des Forestiers Ind.de l\u2019A.A.A.Nationale, du club Provincial et du club Laval-sur-le-Lac.Comme récréations, il affectionne particulièrement le tourisme et le tennis.Le 22 novembre 1922, il épousa Eglantine Pigeon, fille de A.Pigeon.De cette union, sont nés cinq enfants.En politique, conservateur.\u2014 Domicile : Montréal.Etude : 10 ouest, rue St-Jacques, Montréal.1195] L.-D.DURAND A vocal L.-D.DURAND Monsieur Louis-D.Durand, avocat, est né aux Trois-Rivières, le 29 décembre 1888, fils aine de M.Joseph-Louis Durand et de Dame Louise Beaufort Brunelle, son épouse.Après ses études à l\u2019école Ste-Ursule des Trois-Rivières, au collège du Sacré-Cœur d\u2019Arthabaska, au Séminaire St-Joseph des Trois-Rivières, au collège S.Dunstan, à Charlottetown, Ile-du-Prince-Edouard et à l\u2019Université Laval de Montréal, M.Durand a été admis au Barreau le 12 janvier 1915.Pendant près de deux ans et demi, il a fait du journalisme, à Montréal, au Devoir et au Nationaliste.Reçu avocat, il a pratiqué avec M.Gonzalve Desaulniers, plus tard juge de la cour Supérieure, à Montréal, ensuite à Ste-Scholastique avec M.Calixte Etliier devenu par la suite magistrat en chef de Montréal, puis aux Trois-Rivières avec Mtre Edouard Langlois d\u2019abord et ensuite avec MM.Duplessis et Langlois.De 1918 à 1925, il a pratiqué seul.De 1925 à 1931 il a exercé sa profession avec Mtre François Désilets, ancien bâtonnier, et de 1931 à date, seul.M.Ls-D.Durand s\u2019est toujours très vivement intéressé à toutes les questions d\u2019intérêt national.Il a fondé et rédigé pendant près de trois ans un journal d\u2019opinion du nom de l\u2019Eveil, publié aux Trois-Rivières, de 1918 à 1921.II a donné des articles à la Revue Trimestrielle de Montréal, à la revue l\u2019Assaut, de Paris, et pris part aux grandes enquêtes de l\u2019Action Française, de Montréal.Conférencier, il a traité à Montréal, à Ottawa, à Woonsocket, R.I., aussi bien qu\u2019à plusieurs endroits de la région triflu-vienne, de sujets propres à développer l\u2019étude de l\u2019histoire nationale et l\u2019esprit civique.Il s\u2019est activement occupé de la préparation des fêtes du troisième centenaire de la fondation des Trois-Rivières dont il fut l\u2019un des animateurs.Elu président du comité provisoire nommé par le conseil municipal, il fut réélu président de l\u2019Association du Troisième Centenaire des Trois-Rivières.Il a fait partie du Comité National des fêtes de Cartier.Il est aussi membre du Cercle Universitaire de Montréal et de la Société d\u2019histoire régionale des Trois-Rivières.Décoré par la France de l\u2019Etoile noire du Bénin, au titre d\u2019Officier.En politique, indépendant.Comme distraction, il affectionne surtout la lecture et la pêche à la ligne.Domicile : 326, rue Bonaventure, Trois-Rivières, P.Q.[197] .F.-A.RICARD Négociant C\u2019est à l\u2019ile de Calumet, P.Q., que naquit, le 22 juil.1872, F.-A.Ricard, l\u2019un de nos compatriotes les plus en vue, de Sudbury, Ont.Fils de F.-X.Ricard, fermier, et de A.Mousseau, son épouse, il reçut son instruction à l\u2019éc.de son village.A 12 ans, il quitta sa place natale et se dirigea avec sa famille vers Ver-ner, Ont., où sa mère allait établir son foyer.En 1889, le jeune Félix débuta dans la vie laborieuse, en travaillant pour la Cie du C.P.Après être resté en fonction durant quelques années, il abandonna sa position pour accepter celle de commis chez un quincaillier.Suffisamment initié au commerce et aux affaires en général, il alla établir en 1901, à Victoria Mines, pour son propre compte, un magasin de quincaillerie.Peu de temps après son arrivée, les citoyens lui confiaient le mandat de 1er magistrat.Quelques années après, il quitta Vict.Mines à destination de Verner où il continua son commerce de ferronnerie.Durant son séjour à Verner, il fut greffier du C.municipal et s\u2019occupa activement de questions scolaires En 1909, il transporta son établissement comm.à Sudbury, où il se fixa définitivement.L\u2019année suivante, il fut élu par acclamation commis, de PE.Séparée de Sudbury, et fut un de ceux qui travaillèrent le plus ardemment pour l\u2019obtention de l\u2019enseignement du franc, à l\u2019éc., mais ne pouvant réussir dans sa tentative, il résigna.Il se présenta comme cons.municipal et fut élu.Comme prés, du corn, des chemins, il inaugura les premiers travaux de pavages permanents exécutés à Sudbury.Sollicité de toutes parts par ses concitoyens de reprendre son poste à la Corn, de l\u2019E.Sép., il y consentit, et cette fois, il y siégea pendant 20 ans.Travailleur infatigable, imbu d\u2019un esprit de patriotisme à toute épreuve, il contribua dans une très large mesure, à faire autoriser enfin, l\u2019ens.du franç.dans toutes les éc.de Sudbury.Il fit plus encore.Il revendiqua les droits qu\u2019avaient les éc.sép.d\u2019Ont., en rapport avec l\u2019instr.des enfants catholiques de cette prov., et fit accepter en principe une base de règlement qui fut jugé idéal pas S.E.Mgr l\u2019arch.de Toronto, et qui fut depuis, adopté et présenté au gouv.par la S.S.T.Ass.M.Ricard est un des grands bienfaiteurs de l\u2019Hôp.St-J.et de la C.A.S.de Sudbury.Il est prés, du Bur.de Santé.Membre des F.C., de l\u2019U.St-J., des A., des F.N.du Can.et du club Parois.St-L.Récréations: lect.et étude des quest, économiques et scolaires.Marié à Palmyre-Victoria Baxter en 1902, il convola en 1920 avec Louise Beckerique, de Paris, France.De son 1er mariage naquirent : Irène, Baxter, Cléon et Evangéline.En politique, indépendant.- Domicile :\t146, ouest, rue Elm., Sudbury, Ont.[198] A.-J.SAMSON Comptable Adjutor-Joseph Samson, chef comptable à la \"Sudbury Brewing Sc Malting Co.Ltd \u201d naquit à Lambton dans le comté de Beauce, le 23 décembre 1885, du mariage de J.-A.Samson, M.D et de Amanda Theriault, son épouse, fille de P.-U.Thériault,.11 fit son cours commercial au collège de\u2019 Lévis puis vint se fixer à Montréal où il embrassa la carrière des affaires.Effectivement, en 1901, il entre au service de la maison L.Chaput, Fils Sc Cie, avec laquelle il fait un stage de cinq ans.En 1906, il est à l\u2019emploi de la \"Montreal Reduction 6C Smelting Co.Ltd.\u201d, puis deux années après, il s\u2019en va\u2019établir définitivement son foyer à Sudbury, en Ontario, où il s\u2019était préalablement assuré d'une position lucrative à la \"Sudbury Brewing Si Malting, Co.\u201d.Il est depuis vingt-huit ans.comptable en chef de cette importante corporation.Etabli avec sa famille dans la ville de Sudbury, M.Samson est un de nos compatriotes qui ont joué un rôle de tout premier plan dans différents domaines, remplissant avec tact et dignité, toutes les fonctions officielles les plus honorifiques qui lui furent confiées.Il fut en effet, échevin de la ville de Sudbury en 1924 et 192 5, et premier magistrat de la même ville en 1926 et 1927.Il est présentement membre de la Commission des Ecoles Séparées de Sudbury, président de 1* \"Advisory Board of the Technical and High Schools\u201d et président de la \"Sudbury Fish ÔC Game Protective Association\u201d.Homme d\u2019affaires averti, on le considère comme une autorité en matière financière.Il est intéressé dans la \"Northern Sand ÔC Gravel Co.\u201d et la \"Sudbury Real Estate Co.Ltd.\u201d Membre fondateur et ancien président du \"Lions Club\u201d de Sudbury, il s\u2019est sans cesse appliqué avec zèle à l\u2019organisation de toutes les œuvres philanthropiques et sociales de sa ville.Durant la vacance d\u2019été, il s\u2019adonne à la chasse et à la pèche, et l\u2019hiver, il joue au cuttiing.M.Samson s'est marié deux fois.En 1909, il épousa Herminie Powell, et en 1921, il convola avec Rose Acquin.De ces unions naquirent : Gilberte, Alma, Gérald, Pauli, Yvette et Jacqueline.En politique, libéral.\u2014 Domicile : 177, rue Eyre, Sudbury, Ont. L\u2019hon.CYRILLE-F.DELAGE, N.P, Surintendant de l\u2019Instruction Publique de la Province de Québec [200] L\u2019hon.CYRILLE-F.DELAGE L\u2019honorable Olivier-Cyrille-Fraser Delâge, notaire et Surintendant de l'Instruction Publique de la prov.de Québec, naquit à Québec, le 1er mai 1869, du mariage de Jean-Baptiste Delâge, notaire, et de Marie-Emma-Elmire Fraser, fille de André Laugblin Fraser.Il fut d\u2019abord élève des FF.des Ecoles Chrétiennes, école Lagueux (autrefois école Saint-Roch) puis du Séminaire de Québec (1881-89) et de l\u2019Université Laval (1889-1892).Dans cette dernière institution, il se distingua d\u2019une manière toute particulière en gagnant les médailles d\u2019argent, prix Angers et Tessier, la médaille d\u2019or, prix Stanley, et le prix Casgrain pour le droit criminel, ainsi que les titres de bachelier ès-lettres, bachelier en Droit, docteur en Droit (1908) et docteur ès-lettres (1919).Admis à la pratique de la profession du notariat, le 8 octobre 1892, il s\u2019établit immédiatement à Québec en son étude actuelle fondée par feu J.-B.Delâge, son père, en 1860, et dans laquelle ses deux fils, Maurice et Emile, exercent avec lui la même profession sous la raison sociale de Delâge, Delâge & Delâge.Au cours de cette période d\u2019activité professionnelle, il fut choisi comme notaire de la Commission du Havre de Québec (1900-1911) des banques de Montréal, succursale Saint-Roch, d\u2019Hochelaga, succursale rue Saint-Jean, et Canadienne Nationale, succursale Grande-Allée, Québec.En 1903, il avait été élu membre de la Chambre des Notaires, pour le district de Québec, et il le fut subséquemment à chaque triennat, jusqu'à ce jour.Entre temps, il s'intéressa vivement à toutes les questions politiques, éducationnelles et nationales.L\u2019un des fondateur du Club Mercier à Saint-Roch, il en fut même le premier secrétaire.Vers la même époque, la Société St-J.-B.de Québec, section Saint-Roch, le choisit comme son secrétaire, puis il devint assistant-sec.général, sec.général, trésorier général, président adjoint et prés, général (1909-10).En 1901, le 31 octobre, par son élection dans le comté de Québec, il entra à la Lgislature provinciale et ce mandat lui fut renouvelé aux élections de 1904, 1908 et 1912.Il y occupa les postes de député-orateur (vice-président) de 1909 à 1912, d\u2019orateur (président) de 1912 à 1916 et il se retira de la politique active, cette dernière année, pour devenir, le 13 avril 1916, Surintendant de l\u2019Instruction Publique de la Province.En 1905, il avait été nommé membre du Comité catholique, puis, en 1916, du Comité protestant et Président du Comité catholique du Conseil de l\u2019Instruction Publique.Pendant toute la durée de la guerre et au delà, il a été prés, du Fonds patriotique canadien (1914-1923) succursale de Québec, œuvre qui a rendu des services signalés aux familles de nos soldats.L\u2019Hon.Cyrille-F.Delâge est, en outre, membre du Conseil des Arts et Manufactures, du Conseil d\u2019Agriculture de la Prov.de Québec (1916) ; de la Société Royale du Canada, section française, (1919) ; gouverneur du Syndicat financier de l\u2019Univ.Laval (1918-25); prés, de la Société du Parler Français au Canada (1922-24) et, depuis, dir.; prés, de la Société de Géographie de Qué.(1925); vice-prés, de l\u2019Institut Canadien de Québec (1925) et, depuis, dir.; prés, de l\u2019Association des Auteurs canadiens, section française (1925) ; commissaire-censeur de la Banque Provinciale du Canada (nov.1926) ; membre de la Corporation de l\u2019Ec.polytechnique (29 déc.1928).Il a publié en 1919 un vol.intitulé \u201cDiscours, Conférences et Lettres\u201d, et, en 1927, un second vol.sous le même titre.Comme appréciation de ses bons services en toutes circonstances, la France et la Belgique lui ont accordé : la 1ère, en 1911, le titre d\u2019Officier d\u2019Académie et en 1918, celui d\u2019Officier de l\u2019Instruction Publique; la seconde, la médaille de 1ère classe commémorative du Comité de Secours national.En 1928, N.S.Père le Pape Pie XI le créa Commandeur de l\u2019Ordre de Pie IX.En 1926, diplôme d\u2019honneur avec médaille d\u2019argent par la Ligue Maritime Coloniale Française.En 1928, médaille d\u2019argent de l\u2019Alliance Française.En 1929, médaille de bronze par le Gouvernement canadien pour services rendus comme prés, du Comité provincial de Qué., lors de la célébration du 60e anniversaire de la Confédération.Ordre du Mérite scolaire (3e degré) 24 avril 1930.Le 16 oct.1894, l\u2019hon.Cyrille-F.Delâge épousait Mlle Alice Brousseau née à St-Roch de Québec, le 11 juin 1874, fille de M.Télesphore Brousseau et de Dame Céline Genest.5 enfants sont issus de leur mariage.Domicile : 3, rue Ste-Julie, Québec. TELESPHORE SIMARD Arpenteur - géomètre C\u2019est à St-Joachim de Montmorency que naquit, le 23 décembre 1863, Télesphore Simard, arpenteur-géomètre et ex-député du comté de Témiscamingue.Il était le fils de Ferdinand Simard, cultivateur, et de Caroline Rhéaume, son épouse.Ill fit son cours classique au Séminaire de Québec et ses études professionnelles à l\u2019Université Laval, d\u2019où il sortit en 1887 licencié arpenteur-géomètre.Le jeune Télesphore qui n\u2019avait alors que 22 ans, mais qui était courageux et entreprenant, partit aussitôt pour la Côte du Labrador.Trois années durant, il parcourut cette région éloignée, et son travail comme arpenteur fut jugé si satisfaisant, qu\u2019il fut chargé après son retour, d\u2019entreprendre un semblable voyage au Lac St-Jean.De 1894 à 1903, M.Simard fit des travaux d\u2019arpentage et d\u2019inspection forestière dans diverses régions de la province et dans le Nord-Ouest.C\u2019est lui qui prépara le tracé de la route que devait parcourir plus tard le chemin de fer Québec-Charlevoix.En 1904, il se dirigeait vers le Témiscaminque qu\u2019il explora dans tous les sens.Ses nombreuses inspections dans l\u2019immense district minier, en firent une autorité reconnue en rapport avec les conditions de cette région.Etabli avec sa famille à Ville-Marie, M.Simard s\u2019efforça de faire connaître le Témiscamingue à la population de sa province.Grâce en effet à un travail incessant de sa part, il obtenait pour son comté, un siège à la Législature.En reconnaissance de tout le bien qu\u2019il avait fait pour ses compatriotes et pour sa province, les contribuables du comté l\u2019élisaient député en 1916.A cette époque, il n\u2019y avait aucune communication par voie de chemin de fer, mais M.Simard, après des années de travail, réussit à faire doter la région d\u2019une voie ferrée qui, depuis longtemps, la traverse dans toute son étendue.En même temps que député, M.Simard fut premier magistrat de Villle-Marie, de 1916 à 1924.Le 18 mai 1889, il épousait Angeline Morisset, fille de Euphémie Moffet.De cette union il eut cinq enfants.\u2014 En politique, il était franc libéral.\u2014 M.Simard est décédé à un âge relativement peu avancé, mais i!l aura laissé des œuvres qui immortaliseront sa mémoire.[202] J.-D.TOURIGNY Instituteur - Pédagogue.Joseph-Donat Tourigny est né le 22 février 1878, du mariage de Charles-Noé Deshaies dit Tourigny, premier colon de Ste-Eulalie-de-Nicolet, et de Hedwidge Thibodeau, fille de Léon Thibodeau, descendant de la famille historique de Pierre Thibodeau, seigneur acadien.Il a fait ses études à l\u2019école modèle de son village et chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, à Longueuil et au Mont-St-Louis.IL a aussi suivi des cours de perfectionnement professionnel dans divers collèges canadiens, notamment à l Université de Montréal, à l\u2019Institut Pédagogique et dans plusieurs universités américaines, où il a obtenu les plus hauts diplômes d\u2019enseignement et certificats de compétence en pédagogie.Il fit de l\u2019enseignement chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, et fut assistant maître de Poste à Lachine.En 1906, il s\u2019associa à M.A.Lamarche pour fonder l\u2019imprimerie \"Lamarche ÔC Tourigny\u2019\u2019, à Lachine, où il publia un journal bilingue, \"Le Courrier de Lachine \u201d.Il fut secrétaire et directeur de la Chambre de Commerce de Lachine.Attiré vers l\u2019enseignement, il revint en 1914 à cette profession à laquelle il se livrera désormais de toute son âme.Il a écrit plusieurs ouvrages historiques, entre autres : \"Fêtes Patriotiques\u201d, \"Petite Vie de Christophe Colomb\u201d, l\u2019histoire de sa paroisse natale et deux albums-souvenir se rapportant aux premiers colons et aux gloires contemporaines\tde Ste-Eulalie.En\t1929-30, il a\tfait\tpublier dans \"La Presse\u201d une série de chroniques hebdomadaires, sous le titre de\t\"Exhortations\taux\tInstituteurs\u201d qui furent fort appréciées.Il collabora souvent aux journaux quotidiens.En outre de sa classe, M.Tourigny est souvent chargé de la préparation des séances littéraires et musicales dans les écoles où il enseigne.Il est en plus, dessinateur et musicien.En 1908, il a épousé Florence Robert, fille de O.Robert, maître de Poste à Lachine.Il a neuf enfants, dont deux sont religieux des FF.des Ecoles Chrétiennes et une religieuse des Soeurs de Ste-Croix.M.Tourigny a obtenu plusieurs fois la prime du Gouvernement pour ses succès dans l\u2019enseignement, et il est considéré par ses confrères comme un pédagogue\taverti, qu\u2019on aime\tà consulter.\tSes\tconnaissances profondes et ses procédés didactiques, sont souvent\tmis à contribution,\tsurtout par ceux qui enseignent avec lui.\u2014 Domicile : 6814, rue St-Denis, Montréal.[203] ZOTIQUE GUERIN Educateur [2041 ZOTIQUE GUERIN Le Principal de h école Victor-Doré a débuté dans renseignement il y a plus de quarante ans.Fils de cultivateur, il aurait voulu, ses études académiques terminées à l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier, étudier la médecine, mais il devait en être autrement.C\u2019est en octobre 1895, qu il débuta à la Commission des Ecoles catholiques de Montréal.11 enseigna successivement à l\u2019Académie commerciale, puis à l\u2019école Champlain.En septembre 1914, M.Guérin devenait le premier Principal de l\u2019école Boucher de la Bruère qu'il dirigea pendant trois ans.En septembre 1917, M.Guérin assumait la direction de l\u2019école Souart dont il fut également le premier Principal.C\u2019est le 3 octobre 1932 qu il prit la charge qu\u2019il occupe actuellement à l\u2019école Victor-Doré qui ouvrait alors ses portes aux enfants infirmes.M.Guérin se consacre entièrement à l\u2019éducation de ces enfants.11 a compris tout de suite l'importance qu\u2019il y avait d\u2019orienter ces jeunes gens et ces jeunes filles vers des carrières où tous et toutes pourront gagner leur vie.Les motifs les plus sérieux, voire même l expérience de quatre années, inclinent à croire que l\u2019école Victor-Doré, véritable innovation, en son genre, au Canada, donnera les résultats les plus fructueux, aussi, M.Guérin s\u2019est-il épris de cette œuvre dont il proclame, non sans éloquence, l\u2019incomparable beauté.M.Guérin est décoré du \u201cMérite scolaire\u2019\u2019 et il fut décoré par le Roi, lors de son jubilé d\u2019argent.11 s'est occupé de Mutualité et fait partie des Forestiers indépendants.M.Guérin aime le voyage, la chasse et la pêche.La lecture est l'un de ses passe-temps favoris.M.Guérin est né le 15 janvier 1875, à St-Constant, comté de Làprairie, de M.Denis Guérin et d Henriette Gougeon, fille de M.Georges Gougeon.Du mariage de M.et Madame Guérin (Maria Desjardins), sont nés cipq enfants : Florent; Denis; Maurice, décédé; Simone, (Madame Jean-Marie Massé), décédée, et Rolande.En politique : libéral.Domicile ; 3988, Parc Lafontaine, Montréal.[205] T.AVARD Négociant *S* Tancrède Avard, fabricant de substances alimentaires pour les besoins de la ferme, seul propriétaire de la plus importan e maison de commerce du genre dans tout le district de Québec, naquit à Ste-Marie de Beauce, le 6 juin 1876, du mariage de Jos.Avard, et de Ludivine Corriveau, son épouse.Il fit un cours d\u2019études élémentaires chez les Frères des Ecoles Chrétiennes de Ste-Marie, et à l\u2019âge de 18 ans, il embrassa la carrière commerciale, en entrant au service de T.Dallaire, marchand à Ste-Marie, puis chez Irénée Bélanger à St-Côme, et finalement chez Geo.Brealcey à Breakcyville, où il remplit les fonctions de gérant.En 1913, il quitta son emploi pour devenir voyageur de commerce, pour le compte de la Canada Paint, Co., Ltd., avec laquelle il fit un séjùur de sept ans.Ayant à couvrir un immense district.M.Avard eut l\u2019avantage de se créer des relations commerciales intéressantes, avantage qui lui permit plus tard d\u2019exploiter pour son propre compte, une entreprise qui devint en peu de temps, l\u2019une des plus considérables du genre dansi toute la province de Québec.Effectivement, en 1918, il établit dans la vieille capitale, la maison Tancrède Avard, négociant en farines, grain, provisions, graines de semence, et tout ce qui sï rapporte aux besoins du cultivateur.En 1927, M.Avard entreprit la construction du premier moulin à moudre les grains et où se fait la préparation des rations balancées, pour l\u2019alimentation des animaux domestiques.Grâce à l\u2019excellence de son organisation où y travaillent une quarantine d\u2019employés, la maison Avard est reconnue aujourd\u2019hui comme l\u2019une des plus recommandables dans la province de Québec.Homme d\u2019affaires averti, M.Avard contrôle une clientèle considérable.L\u2019intérêt qu\u2019il porte à l\u2019agriculture et ses nombreuses visites qu\u2019il fait aux cultivateurs de sa province, constituent ses délassements favoris.\u2014 Il est chevalier de Colomb.II épousa, le 26 janvier 1904, Marie-Anna Giguère, fille de Geo.Giguère de St-Côme.De cette union sont nés huit enfants dont six sont vivants : Paul-Antoine, voyageur pour la maison Avard; Thérèse.Blanche, Marie-Marthe et deux garçons jumeaux âgés de 20 ans, collégiens chez les Pères Jésuites à Québec.Domicile: 106, rue St-Cyrille.Bureaux: 34, rue Henderson, Québec.[206] WILFRID ARCHAMBAULT Gérant général des Ventes de la Consolidated Distilleries Ltd Wilfrid Archambault, l\u2019actuel gérant général des ventes de la \"Consolidated Distilleries Ltd.\u201d, vit le jour à Willimantic, Conn., E.-U.le 26 août 1876, du mariage de Joseph-Noël Archambault, négociant.autrefois de Marieville, et de Marie-Louise Larose, son épouse, fille de Hubert Larose de Verchères Il n\u2019avait que\tcinq mois\td\u2019âge, lorsque sa famille quitta les\tEtats-Unis pour venir habiter Montréal.Tout jeune, il\tfréquenta\tl\u2019école des Frères, où il reçut une\tinstruction primaire qui lui permit plus tard\tde poursuivre\tses études\tau Petit Séminaire de Saint-Marie\tde Monnoir, à Marieville, et les rom- pléter à l\u2019Ecole du\tPlateau, à\tMontréal.Au terme de ses études\ten 1890, il débutait dans le commerce d\u2019épiceries au magasin tenu par son père.Après avoir acquis suffisamment d\u2019expérience, il entrait en 1892, au service de la maison de gros.L.Chaput Fils & Cle.Au cours de l\u2019année suivante, il jo;gnait la maison Hudon, Hébert Qc Cie, et pendant près de quarante ans, il en fut un de ses plus fidèles collaborateurs.De simple commis qu\u2019il fut, il devint voyageur, assistant gérant, administrateur, et enfin vice-président de la plus importante corporation commerciale canadienne-française au pays.Lors de la fusion de la maison Hudon, Hébert avec celle de Laporte 2C Martin Ltée, en 1932, il en prit la gérance générale jusqu\u2019en juin 193 4, époque de sa nomination à la gérance générale des ventes de la \"Consolidated Distilleries Ltd.\u201d, une des subsidiaires de la \"Canadian Industrial, Co.Ltd.\u2019\u2019.Monsieur Archambault ne fait pas de politique.Il fut toutefois, de 1901 à 1905, membre du Conseil de ville de Saint-Lambert.Il est membre de la Saint-Jean-Baptiste, de l\u2019Alliance Nationale, du \"Montreal Board of Trade\u201d et de la Chambre de Commerce.Les sports au grand air, l\u2019intéressent particulièrement.Le 22 août 1899.il épousa Reina Lachance, qui lui donna deux filles et un garçon: le 26 avril 1909, il convola avec Louise Leduc, fille de F.-X.Leduc, et de cette union, naquirent deux garçons et deux filles.Domicile : 3 47, Avenue Kensington, Westmount.[2071 L\u2019honorable WILFRID GARIEPY, C.R, M.P.Avocat L\u2019honorable WILFRID GARIEPY Né à Montréal, le 14 mars 1877,\tdu mariage\tde J.\tHormisdas Gariépy et d\u2019Etudienne Boissonneault.\tSon père,\tdécédé en\t1927,\tà Edmonton, Alberta, était originaire de St-Lin, comté de l\u2019Assomption; ses ancêtres vinrent de Château Richer et de Ste-Anne de la Pérade.Etudia au Collège St-Laurent et au Séminaire de Philosophie; B.A.de Laval et B.C.L.de McGill ; admis en 1903 au Barreau de Québec et à celui des Territoires du Nord-Ouest; depuis 1905, Membre du Barreau de l\u2019Alberta et de celui de la Saskatchewan; C.R.de l\u2019Alberta (1913) et de Québec (1915).Pratique depuis novembre 1918, dans la cité des Trois-Rivières, et se trouve maintenant l\u2019associé de son\tfils Hormisdas, sous la\traison\tsociale de \u201cGARIEPY & GARIEPY\u201d, avocats et\tprocureurs,\tNo 364, rue des\tForges, Trois-Rivières.En politique : libéral; membre du Montreal Reform Club, du Kiseb Country Club, du Rotary Club (président, Trois-Rivières, 1923), de la Chambre de Commerce des Trois-Rivières (président, 1923), de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb (Grand Chevalier, Edmonton, 1908), (Fidèle Navigateur, Trois-Rivières, 1923).En 1903, épousa Albertina Davidson Lessard, décédée; quatre enfants sont nés de cette union : Hormisdas, Marcelle, Wilfrid, de la Société de Jésus, et Georges, Ingénieur Forestier.A Edmonton (1893-1918), fut président de la Commission des Ecoles séparées, échevin, secrétaire du Club des Gradués de l\u2019Université McGill dans l\u2019Alberta, président du Comité Civique de Réception à Edmonton, à sir Wilfrid Laurier, Premier Ministre (1918), président de la Société St-Jean-Baptiste, président du Congrès National des Canadiens-Français de l\u2019Alberta (1914), président de l\u2019Association Libérale, député provincial du comté de la Rivière-aux-Castors, de 1913 à 1921, et ministre des affaires municipales et secrétaire provincial dans le gouvernement de l\u2019Alberta sous l\u2019Hon A.L.Sifton, de 1913 à 1918.Proposa l\u2019adresse en réponse au discours du Trône, à sa première session comme député, le 17 septembre 1913.A la suite de son assermentation comme ministre avec portefeuille, le 18 novembre 1913.il fut l\u2019objet d\u2019un banquet de cinq cents couverts, par ses compatriotes à l\u2019Hôtel Cécil, Edmonton.A fait du journalisme comme directeur-fondateur de \u201cL\u2019Ouest Canadien\u201d (1910), avec devise : \u201cAux énergiques appartient l\u2019avenir\u201d.En 1921, fut un des principaux lieutenants dans la lutte légendaire que soutint l\u2019Hon.M.Jacques Bureau contre feu l\u2019Hon.Dr.L.P.Normand, pour le mandat fédéral de Trois-Rivières - Saint-Maurice.Aux élections générales de 1925, 1926 et 1930.feu M.Arthur Bettez, dans le même comté, n\u2019eut pas de collaborateur plus dévoué.En retournant dans l\u2019Ouest, il eut monté sur le Banc, en 1919.Aux élections provinciales de 1923 comme à celles du fédéral de 1925, son nom fut mentionné comme candidat libéral dans Trois-Rivières.A l\u2019élection fédérale partielle des Trois-Rivières - Saint-Maurice, en août 1931, il fut le porte-étendard du parti libéral contre les forces du Gouvernement Bennett, il ne fut défait que par une quarantaine de voix.A été élu député fédéral du comté des Trois-Rivières, le 14 octobre 1935.sous l\u2019étiquette libérale ouvrière, contre cinq concurrents, et se distingue en la Chambre des Communes, par son assiduité, sa connaissance des problèmes politiques et sa facilité à s\u2019exprimer dans les deux langues officielles.\u2014 Adresse : 844, rue Notre-Dame, Trois-Rivières.|20D1 14 L\u2019abbé J.-H.BELCOURT Curé à la Baie-du-Febvre Joseph-Henri Belcourt, curé à La Baie-du-Febvre, naquit en ce même endroit, le 26 avril 1 878, du mariage du notaire J.-L.Belcourt, et\tde\tMarguerite Proulx, son\tépouse, fille\tde Louis Proulx.Il fit ses études primaires sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes de La Baie-du-Febvre, et son cours classique au Séminaire de Nicolet.Le 10 juillet 1904, il était ordonné prêtre au Séminaire de Nicolet, par Son Excellence Monseigneur Simon-Hermann Brunault.Il fut tout d\u2019abord professeur au Séminaire de Nicolet, de 1900 à 1915, puis de 1915 «à 1921, curé à Saint-Lucien, petite paroisse de colonisation dont il mena les débuts difficiles avec l\u2019esprit et le cœur d\u2019un vrai prêtre.Transféré par son Ordinaire en 1921, à Saint-Elphège d\u2019Yamaska, il y exerça le saint ministère jusqu\u2019en 1930.Au cours de ces neuf années, il accomplit nombre d\u2019œuvres parmi lesquelles nous signalons : l\u2019édification du couvent des RR.SS.de l\u2019Assomption, la restauration de l\u2019église et du cimetière et la construction d\u2019un aqueduc.Le 10 février 1930, M.l\u2019abbé Belcourt prit possession de la cure de Saint-Célestin pour continuer l\u2019œuvre de piété de ses prédécesseurs qui s\u2019étaient appliqués à promouvoir la dévotion aux Saintes Reliques contenues dans la Tour\tdes\tMartyrs, reconnue par\tles Evêques\tcomme Sanctuaire National des Saintes Reliques au Canada.Telle qu\u2019organisée sous la vigilante direction de M.l\u2019abbé Belcourt, la Tour des Martyrs est un riche tribut à nos célestes protecteurs, et restera à jamais un monument de l\u2019hommage de tout un peuple.Lorsqu\u2019on parcourt l\u2019histoire de ses quatre années de labeur à Saint-Célestin, on demeure étonné de tout ce qu\u2019a pu accomplir ce pasteur au dévouement inlassable : acquisition et nivellement de terrains, plantation d\u2019arbres, construction d\u2019allées, érection d\u2019un monument au Christ-Rédempteur, construction d\u2019une hôtellerie pour les pèlerins qui fréquentent ce lieu saint, érection d\u2019un calvaire et d\u2019un Chemin de la Croix, fondation d\u2019une revue religieuse, les \"Annales de la Tour des Martyrs\u201d qu\u2019il a dirigée jusqu\u2019au mois de nov.1934.Depuis 1 934, M.l\u2019abbé Belcourt a la direction de l\u2019importante cure de La Baie-du-Febvre.Fidèle représentant d\u2019une éducation vouée à la religion et aux beaux-arts, dont\til a\tpersonnifié l\u2019esprit et la\ttradition par\tune vie de travail, de droiture, de justice et d\u2019abnégation, il\taura accompli des œuvres qui immortaliseront sa mémoire.[210] A.CHOUINARD, C.R.Ancien député 55*#*! Alexandre Chouinard, membre du Barreau de Québec et ancien député à la législature provinciale, est né le 14 février 1891, au Cap-d\u2019Espoir, P.Q., du mariage de Jean Chouinard, cultivateur, et d\u2019Elzire Lelièvre, son épouse, fille de Daniel Lelièvre.II fit son ^ cours classique au Séminaire de Rimouski, et ses études légales à l\u2019Université Laval de Québec.C\u2019est en juillet 1918, qu\u2019il fut admis à la pratique de sa profession.Il débuta à Montmagny où il séjourna une dizaine d\u2019années, faisant partie des sociétés légales, Rousseau, Chouinard et Lafiamme, puis Rousseau, Chouinard et Rousseau.En 1930, Me Chouinard transporta son étude dans la vieille capitale où il n\u2019a cessé de pratiquer.Libéral en politique.M.Chouinard a toujours pris une part active aux luttes de son parti.Aux élections générales provinciales de 1931, il se présenta comme député dans le nouveau comté de Gaspé-Sud et fut élu à une forte majorité.En novembre 193 5, il subit une nouvelle élection dans son même comté, et triompha cette fois de trois adversaires.M.Chouinard qui fut à la Chambre, un des députés de la droite les plus actifs, abandonna la vie publique en 1936 pour se consacrer exclusivement à l\u2019exercice de sa profession.II est membre du Club des Journalistes, du Club de Reforme et de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb.Le 3 février 1 920, il épousait Germaine Tremblay, fille du Dr G.-N.Tremblay.Il est le père de deux enfants.Domicile : 3b, Avenue Murray, Québec.[211] S.E.Monseigneur FRANÇOIS - XAVIER ROSS Premier Evêque de Gaspé.Comte Romain \u2014 Chevalier de la Légion d\u2019Honneur [2121 S.E.Monseigneur FRANÇOIS - XAVIER ROSS Né le 6 mars 1869, aux Grosses-Roches, Mission de Ste-Félicité, dans le comté actuel de Matane.Son père : Joseph Ross, colon défricheur et cultivateur.Sa mère : Marcelline Gendron, fille de Germain Gendron et de Délina Dubé, de St-Octave de Métis.Par les soins de Monseigneur F.-X.Bossé, préfet apostolique du Golfe St-Laurent, qui songeait à se recruter un clergé, le jeune Ross fit ses études classiques au séminaire de Québec, de 1 883 à 1890, année où il commença ses études théologiques.Destiné jusque-la aux missions de la préfecture, il se trouva na urellement revenu à son diocèse d\u2019origine, Rimouski, par le fait que Mgr Bossé abandonna à cette époque son poste du Golfe St-Laurent qui fut administré par l\u2019Evêque de Chicoutimi.Après une première année d\u2019études théologiques au grand séminaire de Québec, le séminaire de Rimouski requit du nouvel Evêque, Mgr A.-A.Blais, les services de l\u2019abbé Ross qui dut à regret quitter ses études et son milieu familier pour venir se livrer à l\u2019enseignement et à la surveillance au séminaire de Rimouski, poursu.vant ses études théologiques selon que l\u2019enseignement lui en accordait le lois;r, comme c\u2019é ait ma.heureusement la nécessité du temps.Après une année d enseignement en Mathématiques.Mgr l\u2019Evêque de Rimouski le nomma secrétaire de 1 Evêché, charge qu\u2019il remplit les deux dernières années de ses études théologiques.Ordonné prêtre le 19^ mai 1894, à la Cathédrale de Rimouski, par Mgr A.-A.Blais, il resta encore deux ans à remplir 1 office de secrétaire de l\u2019Evêché, jusqu\u2019à l\u2019automne de 1896.A ce moment, sa santé l\u2019obligeant à abandonner cette vie de réclusion et de travail ardu au bureau - où il eut pour assistant le jeune séminariste Léonard qui devint plus tard Evêque de Rimouski - il fut nommé missionnaire à St-Laurent de Matapédia où il demeura deux ans, puis premier curé de 1 Anse-aux-Gascons de 1898 à 1901 et de St-Louis-du-Ha! Ha!, Témiscouata, de 1901 à 1904.Sa santé faisant encore défaut à ce dernier endroit, le médecin le croyant atteint de tuberculose, il demanda un congé à son Evêque.Mgr Bais accéda à sa demande en 1904 et le dirigea vers Rome avec 1 idée de lui faire suivre des cours de droit canonique à l\u2019Apollinaire.Ce qu\u2019il fit pendant deux ans et décrocha le doctorat en droit canon.A son retour en 1906, il fut nommé pr.nc.pal de la nouvelle école normale de filles, érigée à Rimouski par^ les soins de Mgr Blais et placée sous la direction des Ursulines de Québec; poste qu\u2019il occupa jusqu en 1923.Entre temps il fut nommé Chanoine de la Cathédrale de Rimouski en 1907, professa la théologie au grand séminaire de Rimouski en 1908 et ei 1909.puis assista au Premier Concile Plénier de Québec, en 1909, comme théologien de Mgr Blais.Nommé Vicaire Général en 1914, tout en continuant la direction de son école normale, il dirigea aussi la procure de l\u2019Evêché et organisa les fêtes jubilaires de Mgr Blais en 1915.A la mort de ce dernier, janvier 1919, le Chapi re nomma Mgr Ross Vicaire Capitulaire pendant la vacance du Siège.Mgr J.Léonard, successeur a a Siège Episcopal de Rimouski le nomma son Vicaire Général en février 1920 et lui obtint de Rome le Mtre de Protonotaire Apostolique.Enfin le 11 décembre 1922 il était préconisé Evêque de Gaspé et fut consacré à la Cathédrale de Rimouski le 1er mai suivant par Mgr P.di Maria, délégué Apostolique au Canada.A regarder son œuvre après coup, on constate que Mgr Ross eut la mission d\u2019organiser.A Matapédia, secrétaire d\u2019une société de Colonisation, il collabora à la colonisation de la Vallée de Matapédia et fonda la colonie de St-André.Premier curé de L\u2019Anse-aux-Gascons, il dut organiser cette paroisse dans toutes ses activités : paroissiale, scolaire, municipale et religieuse, construire l\u2019église, le presbytère et ses dépendances.Au Témiscouata il lui fallut agrandir les limites de la paroisse et préparer le terrain pour une construction d\u2019église que son départ l\u2019empêcha de poursuivre.Après son retour de Rome, il organisa l\u2019école normale de Rimouski sur des bases qui servirent à orienter les nouvelles écoles normales que l\u2019on commença de multiplier dans la Province, après celle de Rimouski.C\u2019est pendant ce.te période que.mêlé au mouvement pédagogique, il fut le principal ouvrier de la refonte du programme des écoles primaires de la Province en 1922, et des directions pédagogiques qui l\u2019accompagnent.A cette occasion il eut à soutenir une lutte assez âpre, dans les journaux, pour re.arder au moins en troisième année du cours de l\u2019école primaire française, l\u2019introduction de l\u2019enseignement de l\u2019anglais que certains voulaient anticiper à la seconde, même à la première année, et pour faire donner aux jeunes gens qui se destinent au commerce une culture plus appropriée au génie de la race française que trop limité au calcul et à l\u2019anglais.Ces articles ont été publiés en brochure sous le titre de \"Questions scolaires\u201d.Mais c\u2019est surtout à Gaspé que l\u2019attendait sa mission d\u2019organisateur.Là tout était à faire ou, comme il aime à dire en souriant, tout était à créer, puisqu\u2019il fallait faire les choses avec \"rien\u201d.Dès sa prise de possession, le 3 mai 1923, il lança un nundement d\u2019entrée qui fit connaître les grandes lignes du programme qu\u2019il entendait suivre.La devise qu\u2019il donna à son diocèse fut cette exhortation de S.Paul : \"Crescamus in Illo per omnia via : progressons en Jésus-Christ dans tous les domaines\u201d.Et il énumère ces domaines dans lesquels la Gaspésie doit spécialement faire valoir ses activités : domaine religieux, par une vie chrétienne plus intense; domaine de l\u2019éducation, de l\u2019école primaire au séminaire qui n\u2019existait pas; domaine économique par l\u2019agriculture et la colonisation, l\u2019organisation des pêcheries, les voies de communication, les industries locales, les marchés.Dans des circulaires subséquentes il revint sur ce programme général pour en faire les applications en jetant ce mot d\u2019ordre : \"Organisons-nous\u201d.Et l\u2019organisation a commencé.Ce fut d\u2019abord dès 1924 l\u2019école normale, conduite par les Ursulines avec lesquelles il avait travaillé à Rimouski.Puis en 192 5 le séminaire, conduit par les Jésuites; en 1926, l'Hôtel-Dieu, tenue par les Augustines Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.La présence de ces trois Ordres religieux lui faisait dire : \"Je recommence la fondation de la Colonie\u201d.En 1 93 3 il régularise la situation de l\u2019hôpital de Chandler en le transformant en hospice pour les vieillards.[213] Il lançait dès la première année de son administration un grand mouvement d\u2019agitation pacifique pour amener le Gouvernement Fédéral à faire entrer dans le réseau du chemin de fer Canadien National, le misérable tronçon de 202 milles qui relie Gaspé à la grande voie de l\u2019Inter-colonial à Matapédia.La chose fut finalement accordée après quelques années de lutte persévérante.Pendant ce temps se poursuivait la construction de la route de ceinture qui rendit la Gaspésie accessible aux touristes.Dès le premier automne aussi il commença, avec le concours sympathique de l\u2019Honorable J.-E.Perrault, Ministre de la Colonisation et des Pêcheries, un mouvement de colonisation et d\u2019organisation des coopératives de pêcheurs.Ce dernier mouvement, qui a produit d\u2019excellents résultats et auquel on devra nécessairement revenir si l'on veut vraiment améliorer le sort de la classe des pêcheurs, a succombé sous une foule de causes qu\u2019il n\u2019importe pas d\u2019énumérer ici, mais qui sont inhérentes à toute entreprise destinée à arracher une classe à l\u2019emprise d\u2019une autre.La colonisation par des pêcheurs ne manque pas de difficultés.La crise aidant, on a cependant pu créer onze centres nouveaux avec six prêtres résidants.En outre trois nouvelles paroisses ont été érigées à même les paroisses ou missions existantes en 1923.Ce qui augmente de neuf les centres religieux avec prêtres résidants.En 193 4.l\u2019Evêque de Gaspé se trouva\taussi\tmêlé à l\u2019organisation\tdes fêtes du\tQuatrième Centenaire de la prise de possession du Canada par Jacques Caitier.Le Gouvernement Canadien prit officiellement part à ces fêtes auxquelles se rencontrèrent, avec l\u2019imposante mission française, xes représentants du Canada, de l\u2019Angleterre et des Etats-Unis.On y érigea une monumentale croix de granit dans un concours de solennités dont la\tpresse\tet la radio ont porté\tles échos dans\ttoutes les parties des deux continents.A cette occasion il\tfut nommé par le Saint-Siège\tComte Romain\tet Evêque Assistant au Trône Pontifical et la France lui attribua le titre de Chevalier de la Légion d\u2019Honncur.En 1929, l\u2019incendie de la petite Cathédrale de Gaspé fut une terrible épreuve pour son Evêque.Sous les suggestions de l\u2019Honorable Rodolphe Lemieux, député de Gaspé pendant plus d\u2019un quart de siècle, un comité de citoyens forma le projet de célébrer le Quatrième Centenaire de la découverte du Canada en élevant à Gaspé même, où Cartier avait\tplanté sa croix, une\téglise-souvenir\tqui serait dédiée au Christ-Roi et dont la garde serait confiée à l\u2019Evéque de Gaspé qui l\u2019utiliserait pour en faire sa Cathédrale.Diverses raisons ont retardé le lancement de ce projet qui fut bien reçu partout et loué par le Souverain Pontife.Mais la crise économique est survenue qui a englouti ce projet avec bien d\u2019autres.Mgr Ross ne s\u2019est pas encore toutefois départi de sa confiance obstinée et, ne pouvant faire davantage pour le moment, il a voulu qu\u2019au moins la pierre angulaire du monument fût posée à l\u2019occasion du Centenaire.Et c\u2019est sur le toit de la crypte de la basilique rêvée que son Eminence le Cardinal Villeneuve chanta la messe solennelle d\u2019action de grâces du Quatrième Centenaire.Les souscriptions restent toujours ouvertes pour terminer ce monument dont le Canada catholique doit avoir à cœur d\u2019assurer le parachèvement.Gaspé doit encore à la ténacité de son Evêque la construction d\u2019un magnifique pont de fer qui relie les deux rives du Bassin de Gaspé.A l\u2019inauguration de ce pont, l\u2019Evèque put dire : \"Aujourd\u2019hui disparaît le dernier des onze bacs dont on se servait encore en Gaspésie la première fois que j\u2019en fis le tour en accompagnant Mgr Blais dans sa visite pastorale en 1 893\u201d.Mgr l\u2019Evêque de Gaspé fut aussi le fondateur d\u2019une nouvelle Congrégation religieuse de femmes ayant pour nom : \"Les Sœurs Missionnaires du Christ-Roi\u201d.Fondée en 1929, cette petite Congrégation compte maintenant près de quarante sujets, une fondation à Tokio, Japon, et une procure à Montréal.Titres.\u2014 Docteur en Droit Canon, Mgr Ross a été nommé par l\u2019Université Laval Docteur en Théologie Honoris causa; il est membre de la Société Royale du Canada, Chevalier de la Légion d\u2019Honneur et fut anobli par S.\tS.Pie\tXI\tavec le titre\td\u2019Assistant au Trône Pontifical de Comte Romain.Publications.\u2014 Mgr Ross\tpublia\tles\touvrages suivants : en 1913 une conférence donnée sur \"Louis Veuillot et la Presse Catholique\u201d.En 1914.un \"Manuel de Pédagogie\u201d qui en est rendu à sa quatrième édition et à son trentième mille.En 1916, il publia sous le nom de \"Une page d\u2019Histoire de l\u2019Eglise\u201d, le récit des fêtes jubilaires de Mgr Blais, Evêque de Rimouski.Enfin, il publia les \"Questions Scolaires\u201d dont il a été question plus haut.Voyages.\u2014 Mgr Ross\tfit\tà deux\treprises son voyage ad limina, la première fois en\t1929,\toù il\tassis a aux solennités qui\tclôturèrent\tl\u2019année jubilaire de S.S.\tPie XI.\tA la même occasion\til assista aussi à la remise des insignes\taux Cardinaux\tPacelli et Verdier entre plusieurs autres.A son deuxième voyage en 193 5 il\tassista\tau\tConsistoire\tpréparatoire à la Canonisation des Bienheureux Martyrs Anglais Morus et Fisher, puis à la solennité de leur Canonisation.Œuvres préférées.\u2014 Fils de colon, Mgr Ross est un fervent de la colonisation dans laquelle il voit une œuvre à la fois patriotique, sociale, morale et religieuse.Missionnaire dans la Matapédia, il fut le Secrétaire de la Société de Colonisation.Vicaire Capitulaire, il a fondé la Société de Colonisation de Rimouski et lui a donné son élan.Cette œuvre fait partie capitale de son programme comme Evêque de Gaspé, nous l\u2019avons vu.On peut dire que c\u2019est là l\u2019une de ses œuvres préférées.On lui doit aussi l\u2019idée,\tet\tsa première exécution, d\u2019une école\tMoyenne\td\u2019agriculture à\tRimouski.Comprenant que son diocèse\tne\tpourra\tse relever économiquement\tque par\tl\u2019agriculture, il\tobtint\tdu Gouvernement de Québec, en 1930, une concession de 1800 acres de terrain dans le canton de Percé pour y établir une communauté qui devait, avec le temps, prendre la direction d\u2019une école d\u2019agriculture et devenir un foyer de progrès agricoles dans la Gaspésie.Les œuvres de Dieu sont toujours marquées de la croix : c\u2019est quand elles semblent anéanties qu\u2019elles sont près de la résurrection.Il en sera ainsi de l\u2019œuvre du Val d\u2019Espoir.Une autre œuvre pour laquelle Mgr Ross manifesta depuis longtemps une dilection marquée, c\u2019est l\u2019œuvre missionnaire.A Rimouski il organisa l\u2019œuvre des vocations qu\u2019il prêcha dans les paroisses du diocèse, en faisant valoir les besoins non seulement du diocèse, mais aussi des missions.Quand il partit de Rimouski, trente-cinq enfants étaient soutenus par cette œuvre.Il continua à Gaspé l\u2019Œuvre des Vocations qui se fondit avec celle de son Séminaire diocésain.Par ailleurs son zèle pour les missions trouva une expression concrète dans la fondation de la Congrégation des Sœurs Missionnaires du Christ-Roi.[2141 VICTOR CHABOT Substitut du Procureur Général Avocat Maître Victor Chabot, avocat et substitut du Procureur Général pour le district de Saint-Hyacinthe, naquit le 26 mars 1900, à la Présentation, comté de St-Hyacinthe, du mariage de Wilfrid Chabot, cultivateur, et de Joséphine Beauregard, son épouse, fille de Michel Beauregard.Il fit ses humanités au Séminaire de St-Hyacinthe et son droit, à l\u2019Université de Montréal.Admis à la pratique de sa profession le 15 janvier 1 925, il entrait, le mois suivant, en société avec Me J.-O.Beauregard.C.R., à St-Hyacinthe.De 1926 à 1 930, Me Chabot a exercé seul sa profession.Les deux années suivantes, en société avec Me Philippe Pothier, et depuis, seul.A l\u2019âge de 26 ans, fait digne de mention, il était nommé substitut du Procureur Général, avocat du Revenu provincial et aviseur légal de la Cité de St-Hyacinthe.Professionnel de talent, bel orateur, possédant le sens légal à un haut degré, il contrôle une étude intéressante, tant par le nombre que par la qualité de sa clientèle.Au civil comme au criminel, il a connu de nombreux succès.Me Chabot s\u2019occupe de politique depuis 1930.II a effectivement pris part à toutes les luttes électorales dans son cté, favorisant la cause libérale dont il s\u2019est fait un véritable champion.Il est échevin de la Cité de St-Hyacinthe depuis 1 932, et n\u2019a jamais subi de contestation.Réélu en 1934, il est présente ment président du comité de finances.En 1 930, il était élu premier secrétaire du Barreau de Richelieu Durant son terme universitaire, il fut l\u2019un des p-opagandist«*s les plus zélés de l\u2019Association Catho^ lique de la Jeunesse Canadienne.Il a été président du Cercle Dollier de Casson et membre du Comité régional de Montréal.II fut également président du Cercle Benoît XV, de St-Hyacinthe, et pendant trois ans, président du Comité régional de St-Hyacinthe.II fut l\u2019un des organisateurs du grand congrès national de l\u2019A.C.J.C., sur l\u2019Epargne, à St-Hyacinthe en 1927.Il est directeur et secrétaire du Club de golf de St-Hyacinthe, prés, du club Canadien de St-Hyacinthe, membre du club des Inséparables de St-Hyacinthe et du club de Réforme de Montréal.Ses amusements favoris sont le golf et les voyages.Le 28 septembre 1926, il épousait Clara Durette, fille le Arthur Durette, ébéniste de Montréal.Il n\u2019â pas d\u2019enfant.En politique, libéral.Domicile et étude: rue Girouard, St-Hyacinthe.P.Q.[215], rmMÊËÈKggst «HLOIIRIE^ Il O N AIL IÊ 3 ATIONALE W-Vj C.DE LORIMIER 1803 - 1839 Mgr M.DEMERS 1809 - 1871 J.-J.GIROUARD 1795 - 1855 J.-B.MEILLEUR 1796 - 1878 LOUIS RIEL\tMgr H.PINSONNAULI 1847-1885\t1815-1883 J.-F.-T.DUVAL 1802 - 1874 S.DRAPEAU 1821 - 1893 [216] RODOLPHE TANGUAY Chirurgien en chef de l\u2019Hôpital (le Sudbury C\u2019est le 23 novembre 1894, dans la paroisse de l'immaculée Conception à Montréal, que naquit Rodolphe Tanguay, fils de I-éon Tanguay, comptable, et de Malvina Massé, son épouse, fille de J.Massé, de Juliette.Après avoir fait son cours élémentaire chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il alla compléter ses études classiques au collège de l\u2019Assomption, d\u2019où il sortit bachelier avec très grande distinction.En 1914, il s\u2019incrivait à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, et en juillet 1919, il était admis à l\u2019exercice de sa profession.Le docteur Tanguay débuta à Chelmsford en Ontario.Il y fit un séjour de quatre ans, puis alla s\u2019établir à Sudbury où depuis 1924, il a sans cesse pratiqué.Praticien de grande expérience, chirurgien de renommée très étendue, il contrôle une clientèle imposante tant par le nombre que par la qualité.En 1927, le docteur Tanguay alla faire un long séjour à New York dans le but de faire des études spéciales en chirurgie.A son retour, il était nommé chirurgien attitré de l\u2019Hôpital St-Joseph de Sudbury.Depuis 1935, il est chef des services de chirurgie au même hôpital.On lui doit l\u2019établissement d\u2019un service d\u2019urologie à nul autre supérieur.Patriote depuis toujours, le docteur Tanguay s\u2019est occupé activement des intérêts de ses compatriotes.Il a été de tous les mouvements, et a coopéré dans une large mesure au maintien de la pensée française en Ontario.Elu en 1930, membre de la Commission des Ecoles Séparées de Sudbury, il en devint plus tard, président de la Régie Interne, fonction qu\u2019il n\u2019a cessé de remplir, ayant été réélu en 1933 et en 1936.Il est le fondateur du Cercle Jacques-Cartier pour les institutrices et instituteurs Canadiens-français, vice-président de la Société Médicale des ville et district de Sudbury et membre du club local St-Louis.La littérature, la chasse et la pêche sont ses distractions favorites.Le 25 janvier 1920, il épousait Adrienne Coderre, fille de Camille Coderre de Montréal.De cette union, sont nés neuf enfants dont sept sont vivants.En politique, indépendant.Domicile : Sudbury, Ont.[217] Son Hon.le Docteur PHILIPPE RICHARD, sr.Médecin - Chirurgien Maire de la ville de Montmagny [218] Le Docteur PHILIPPE RICHARD Le docteur Richard est né à Saint-Louis-de-Lotbinière, le 30 mai 1877, de l\u2019union de Pierre Richard, cultivateur, à Louise Lemay.Commençant ses études primaires à l\u2019école du rang du village natal, il continue ses études secondaires chez l\u2019inspecteur Pagé et le notaire Bernard de Lot-binière, et complète son cours classique au Séminaire de Québec.Titulaire des prix Morrin durant les trois premières années du cours médico-chirurgical, il couronne ses études universitaires à Laval en remportant la médaille du gouverneur général du Canada, Lord Minto.De son union avec Blanche Hébert, en 1905, naquirent quatre enfants dont deux survivent, le docteur Philippe et Berthe.Madame Richard, fille du notaire Hubert Hébert, de Montmagny, décéda en 1914.De 1904 à 1931, le docteur Richard se consacra exclusivement à la pratique médico-chirurgicale.Il parfait ses études universitaires par des séjours prolongés à Paris en 1913, en 1914 et en 1922, en contact avec des maîtres tels que Vidal, Gougerot et Legueu.Ces années d\u2019études et la longue expérience acquise au contact de la souffrance humaine lui valent l\u2019honneur d\u2019être élu connue médecin-examinateur du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Lors du congrès mondial des médecins de langue française, tenu à Québec en 1934, à l\u2019occasion des fêtes du tricentenaire de la découverte du Canada, il est unanimement choisi comme vice-président de la section canadienne de médecine.Il fut aussi le premier président de la société médicale du district Bellechasse-Montmagny-LTslet.Ce n\u2019est qu\u2019en 1931, qu\u2019il se verse dans les affaires, sans pour cela négliger sa pratique.Pour aider ses concitoyens à surmonter les terribles effets de la crise industrielle qui frappent lourdement la ville de Montmagny, il accepte les direc-torats de plusieurs industries locales, dont la Cie A.Bélanger, Ltée, la Cie M.E.Binz, la Cie de Cercueils et de Spécialités.Il accepte la présidence de la Cie de Balais.En 1935, à l\u2019occasion de troubles ouvriers, il prend une part active aux affaires municipales.Elu par acclamation maire de la ville de Montmagny, il fait triompher la totalité de son \u201ccartel\u201d électoral.Quelques semaines après, il est élu par acclamation commissaire d\u2019écoles.Au milieu de ses multiples occupations, il ne néglige pas la formation inhérente aux séjours dans les pays étrangers.Tour à tour, il visite la France, la Belgique, l\u2019Angleterre, la Suisse.l\u2019Allemagne, la Tchéco-Slovaquie, l\u2019Italie, l\u2019Autriche, les Etats-Unis, les Antilles, la Colombie, le Vénézuéla, le Panama, faisant à la fois des voyages d\u2019études et de repos.Chevalier de Colomb (4e degré), il est le fidèle Amiral du Conseil Montmagny.Il s\u2019honore d\u2019un culte spécial pour l\u2019hospice de la localité dont il est le médecin depuis plus de trente ans.Libéral en politique.\u2014 Domicilié à Montmagny.[219] VALLEE Courtier en Assurances.Naquit à Québec, le 17 * jJ#* Ne à Montréal, le 17 février 1886, fils de Ludger Gariépy et de Emma Côté, fille de Napoléon Côté de l\u2019Isle Verte, Qué.Après de solides études commerciales au Mont-Saint-Louis, il entra, à 14 ans, au service de la Librairie Granger Frères, et gravit l\u2019échelle des divers emplois durant le stage de douze années qu\u2019il fit dans cette maison de librairie.En 1912, il démissionna pour prendre commerce à son compte et maintint avec succès son entreprise.En 1914, à la mort de M.Flavien Granger, il fut rappelé à la Librairie pour en prendre la gérance et devenir assistant de M.Alphonse Granger.Peu de temps après, celui-ci mourut et, à la demande de la Société d\u2019Administration Générale, Monsieur Gariépy devenait \u2014 à 28 ans seulement \u2014 secrétaire et gérant général, puis directeur.Le champ d\u2019activités de cet homme d\u2019action et d\u2019études est très vaste.Nous le trouvons, en 1934 président pour la province de Québec de l\u2019Association \"Stationers\u2019 Guild of Canada\": vice-président de la \"Stationers\u2019 Association of Montréal\"; président sortant de charge de la \"Canadian Importers\u2019 Association\u201d, président de l\u2019Association des Anciens Elèves du Mont-Saint-Louis.Il est membre du club Laval-sur-le-Lac, du \"Montreal Board of Trade\u201d, gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame; membre de la Société des Artisans Canadiens-français, de l\u2019Alliance Nationale; premier conseiller de la Sec.ion Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste.Il fut, en 1929-30, vice-président de la Chambre de Commerce et en est demeuré depuis, un membre intéressé.Monsieur Gariépy a des intérêts particuliers dans la Compagnie Canadienne de Papeteries, Joliette, Qué., dont il est le président et l\u2019un des fondateurs, ainsi que dans la \"National Sales Check-Books Company Limited\u2019\u2019, dont il est directeur Marié le 24 mars 1924, à Mlle Cécile Décarie, fille de Benjamin Decarie de Montréal-Ouest, il a deux fillettes : Madeleine et Jeanne.Ses sports favoris sont le golf et le tourisme.En politique : indépendant.12451 Mtre HORACE PHILIPPON ÆÊÊ*r ï JÇL 9 Avocat au Barreau de Québec 12461 Mtre HORACE PHILIPPON Beauceron.Né à Saint-Evariste de Beauce, le 6 janvier 1900.Ainsi qu\u2019il se plaît à le dire lui-même, il a reçu de feu son père, ancien cultivateur et apiculteur, et de sa mère, ancienne institutrice, ses goûts prononcés pour les choses de la terre et celles de l\u2019étude.Il fit ses études classiques au Séminaire de Québec puis au Collège de l\u2019Assomption, P.Q.d\u2019où il sortit avec le titre de Bachelier ès Arts de l\u2019Université de Montréal.Il fit ses études légales à l\u2019Université Laval, de Québec, d\u2019où il sortit avec le titre de \u201cLicencié en Droit\u201d.Admis au Barreau en 1925.Il pratique à Québec depuis cette date, où il a successivement fondé les études légales suivantes : PHILIPPON, GAMACHE & DIONNE, et PHILIPPON & ST-PIERRE.Ancien président de l\u2019Association du Jeune Barreau de Québec; ancien membre du Conseil général du Barreau de la Province, et ancien directeur (1933-34), de \u201cThe Canadian Bar Association\u201d.M.Philippon s\u2019intéresse aussi aux arts; il est un ancien élève de l\u2019Institut de l\u2019Art Vocal, de Québec, où pendant plusieurs années il suivit les Cours de chant et de diction des Professeurs Xavier Mercier, fort ténor de l\u2019Opéra, et de Madame Isa Jeynevald Mercier, son épouse, elle même professeur de réputation.M.Philippon, déjà connu comme baryton, a fondé à Québec, il y a quelques années, l\u2019Association des Chanteurs de Québec, qui groupait alors tous les Professeurs de Chant de la vieille Capitale, et un grand nombre de leurs élèves.En 1932, M.Philippon fut élu président de la Société des Arts Sciences et Lettres, de Québec.C\u2019est sous sa présidence à cette société, qu\u2019il lança l\u2019idée d\u2019une campagne de refrancisation dans toute la Province, et qu\u2019il fonda, avec l\u2019appui des plus hautes autorités religieuses et laïques, la Commission de refrancisation, organisme qui s\u2019emploie à conserver le caractère et l\u2019esprit français de notre province.Comme collaborateurs à ce mouvement patriotique, M.Philippon, le président actuel de cette Commission, a le plaisir de compter plusieurs anciens présidents ou membres actuels de la Société des Arts, Sciences et Lettres, ainsi que des représentants de plusieurs sociétés patriotiques et littéraires de la vieille capitale et de l\u2019extérieur.En politique, M.Philippon est l\u2019un des pionniers de l\u2019Action libérale nationale, mouvement de M.Paul Gouin, auquel il est resté fidèle.Ancien candidat de ce groupement, aux élections de 1935, dans le comté de Québec, l\u2019A.L.N.marchant alors avec les Conservateurs provinciaux, sous le nom de l\u2019Union Nationale Duplèssis-Gouin.Après la.rupture entre Messieurs Duplessis et Gouin, M.Philippon a refusé toute candidature \u201cpour rester fidèle à son chef et à ses idées\u201d \u2014 comme il le répète lui-même, et ainsi qu\u2019il le déclarait, à la radio, dans quelques conférences dont on se souvient.M.Philippon est marié à Mademoiselle Marguerite Racine, de Québec.De ce mariage sont nés 3 enfants : Monique, Pierre, et Jacques.M.Philippon s\u2019occupe actuellement de sa profession, et, dans ses loisirs, de sa petite ferme, à Ste-Foy, où il a sa résidence d\u2019été.Ses récréations favorites sont : la pêche, chasse, sports d\u2019hiver, automobile, etc.Et.quant à l\u2019avenir politique?lui demandions-nous en le quittant,.Jusqu\u2019ici, nous n\u2019avons fait que commencer la lutte.nous a-t-il répondu, en souriant.Domicile : 122, Des Franciscains.\u2014- Etude : 335, Boulevard Charest, Québec.[2471 ROMUALD BOURQUE Imprimeur Romuald Bourque, vice-président et directeur de la Cie Mercury Press Limited, de Montréal, naquit à Ottawa, Ont., le 6 décembre 1889.Il reçut une instruction élémentaire à l\u2019école Duhamel, à Ottawa, et à l\u2019âge de douze ans il commença son apprentissage dans l\u2019imprimerie.Après avoir été dix ans au service de la Compagnie Mortimer à Ottawa, le jeune Romuald s\u2019en vint à Montréal travailler au \"Montreal Herald\u2019\u2019.Il y fit un stage d\u2019une assez longue durée, puis quitta cet emploi pour aller suivre un cours a la \"Lanston Monotype School\u2019\u2019, à Philadelphie, E.U.Après un séjour de plusieurs mois aux Etats-Unis.Romuald Bourque revint au Canada et, plus tard, représenta officiellement cette importante firme américaine.En 1920, il s\u2019é ablit aux Trois-Rivières et fonda le journal quotidien \"Le Nouvelliste\u2019\u2019 qui depuis cette époque est publié régulièrement dans la cité trifluvienne.Quelques années plus tard ayant accepté une position d\u2019importance à la Compagnie Canadienne de Publicité il revint s\u2019établir à Montréal et, en 1926, il entrait au service de la Cie Mercury Press Limited en qualité de gérant des ventes.En 1930, il fut promu au poste de vice-président de cette Compagnie.Homme d\u2019affaires averti dont la perspicacité a largement contribué aux succès qui ont marqué les différentes époques de sa vie, M.Bourque est un des rares parmi les nôtres, qui ont pu atteindre à cet âge, l\u2019apogée d\u2019une aussi lucrative situation.La politique comme la pratique des sports ne l\u2019intéresse que médiocrement, car il consacre tous ses instants à la bonne administration de l\u2019entreprise qu\u2019il dirige avec une habilité consommée.Il est membre fondateur et directeur du \"St.Lawrence Kiwanis Club of Montreal, Inc.\u201d, et président du \"Social Service Committee\u201d de ce club; membre directeur de la \"Montreal Parles and Playgrounds Association\u201d; fut membre fondateur du club Rotary des Trois-Rivières, en 1921; membre du \"Mount Stephen Club\u201d et de 1\u2019 \"Advertising Club\u201d, de Montréal; du \"Royal Automobile Club of Canada\u201d, de la \"Fish and Game Association\u201d et du \"Board of Trade\u201d.Le 25 octobre 1913, il épousait Grace Darling Wood, qui lui a donné deux enfants : Winston et Stuart.Domicile : 2768, Chemin de la Côte Ste-Catherine.Place d\u2019affaires : 740, O., rue St-Paul.Montréal.T2481 ANTONIO BARRETTE, M.P.P.Courtier cl\u2019Wssuranccs Antonio Barrette, député actuel du comté de Joliette à la Législature provinciale, est né à Jo'.iette.le 26 mai 1899.du mariage de Ernest Barrette, et de Robéa Côté, son épouse.Il fit ses études élémentaires à l'Académie St-Viateur de Joliette.et à l\u2019âge de 15 ans, il entrait au service de la compagnie des Chemins de Fer Nationaux en qualité de messager, puis plus tard, fut employé comme mécanicien.Dix-sept années durant.Antonio Barrette travailla pour le compte de la grande compagnie canadienne.et en 1 930, ;1 quittait son emploi pour accepter la position d'ingénieur-mécanicien en chef, à 1\u2019 \"Acme Glove Works Ltd.\u2019\u2019 de Joliette avec laquelle il fut en service jusqu\u2019en 193 5.A cette époque, il s\u2019établit à son compte comme courtier d\u2019assurances, en société avec M.Lépine, sous la raison sociale de Barre te ÔC Lépine.Bien que ses bureaux ne soient établis que depuis peu, il est d\u2019ores et déjà en mesure d\u2019accuser un chiffre d'affaires qui lui permet d\u2019envisager l\u2019avenir avec sérénité.Antonio Barrette jouit d\u2019une popularité très etendue.Affable et bienveillant avec tou le monde, il est reconnu comme un honnête homme en qui on peu* se confier.Laborieux et studieux depuis toujours, il a été l\u2019artisan de ses succès, et nul doute qu\u2019il continuera dans la voie honorable qu\u2019il s\u2019est tracée.Bien que jeune encore, il s\u2019est constamment intéressé à la chose publique depuis une dizaine d\u2019années.Conservateur en politique, il fut candidat dans le comté de Joliette en 1 93 5, mais fut défait.Aux élections de 1 936, il brigua de nouveau les suffrages de l\u2019électorat, sous la bannière cette fois de l\u2019Union Nationale, et fut élu par une majorité imposante, député du comté de Joliette comme représentant de la classe ouvrière.Fervent mutualiste, il est membre fondateur de la Société des Oliviers, ancien secrétaire de 1\u2019 \"International Association of Machinists\u2019\u2019 et président fondateur de l\u2019Association de la Jeunesse Conservatrice de Joliette.Son passe-temps favori, est la lecture et la pèche.En 1924, il épousa Estelle Guilbault, fille de J.-O.Guilbault, N.P., régistrateur du Joliette.De cette union sont nés : Alain.Lise, Nicole et Serge.En politique, partisan de l\u2019Union Nationale.Domicile : Joliette.P.Q. L\u2019honorable EDGAR ROCHETTE, R.A.LL.L.C.R.M.P.P.\"PB Ex - Ministre du Travail, de la Chasse et des Pêcheries [250] L\u2019honorable EDGAR ROCHETTE Bachelier ès-arts, licencié en droit, avocat, élève des Universités Laval (Québec), d\u2019Oxtord (Angleterre) et de Grenoble (France); Conseil du Roi, député, publicité, M.Edgard Rochette représente excellemment le type de didi-geant qu\u2019on assigne à la Société canadienne.Fils de Pascal Rochette, marchand général, et d\u2019Arméline Lapointe, tous deux de La Malbaie (Charlevoix), il naquit dans cette localité, le 28 avril 1890.Après avoir étudié à la petite école rurale et de là chez les FF.Maristes de sa paroisse natale, de 1900 à 1904, il s'inscrivit au cours classique du séminaire de Chicoutimi, qu'il paracheva en 1911, avec le degré de bachelier ès-arts \u201ccum laude\u201d.Il étudia ensuite le droit à l'Université Laval de Québec (1911-1914) et obtint sa licence en droit \u201csumma cum laude\u201d.Admis au Barreau en juillet de la même année, il fut de plus titulaire de la Bourse Rhodes pour l\u2019Université Laval.Après un séjour de trois années (1914-1917) au collège de Pembroke de l\u2019Université d\u2019Oxford (Angleterre) il fit un stage d\u2019étude à l\u2019Université de Grenoble (France) à la Faculté de Droit, où il étudia l\u2019économie politique et la législation financière.Revenu à Québec, en 1917, M.Edgar Rochette passe une année dans l\u2019étude légale Roy, Langlais, Godbout et Rochette (bureau de l\u2019hon.Ernest Roy, juge de la Cour Supérieure).Les quatre années suivantes (1919-1923), il devient l'associé de M.Simon Lapointe, C.R., sous la raison sociale Lapointe et Rochette.De 1923 à 1927, il est membre de la société légale Galipeault, Lapointe, Rochette et Boisvert (bureau de l'hon.Antonin Galipeault, ministre des Travaux Publics).Depuis juin 1927, M.Rochette est l\u2019associé de M.Edgar Gosselin, avocat de Québec, ex-élève des Universités d\u2019Oxford et de Paris, sous la raison sociale Rochette et Gosselin et dont les bureaux sont situés au n\" 80 de la rue St-Pierre à Québec.En 1931, M.Rochette épouse Mademoiselle Atala Casault, appartenant à l\u2019une des plus anciennes familles du Canada Français.Créé Conseil du Roi en février 1925, M.Ed.Rochette a été élu député provincial pour la division électorale de Charlevoix-Saguenay en mai 1927, division qu\u2019il a cessé de représenter depuis.Il est membre du \u201cQuebec Golf Club\u201d, du Club de Réforme de Québec, du Club des Journalistes, membre de plusieurs clubs de chasse, de pêche, de sports, etc.Ajoutons qu\u2019en politique M.Edgar Rochette est un libéral.Il est l\u2019auteur de \u201cNotes sur la Côte Nord du bas Saint-Laurent et le Labrador Canadien\u201d (1927).Il est depuis plusieurs années Président de l\u2019Association des Eleveurs d\u2019animaux à fourrure de la province de Québec, membre de l\u2019American Fisheries Society et de la Canadian Fisheries Association.Il est aussi affilié à plusieurs organisations tendant au développement économique de sa province, etc.L\u2019Honorable M.Rochette a été nommé Ministre du Travail, de la Chasse et des Pêcheries dans le cabinet Tachereau, le 13 mars 1936.Représentant une division où l\u2019industrie de la pêche est très développée, il a fait une étude spéciale de l\u2019industrie de la pêche, tant au point de vue du pêcheur commercial qu\u2019à celui du pêcheur à la ligne.Il était probablement le plus renseigné, des membres de l\u2019Assemblée Législative, sur ce sujet, et toutes les catégories de pêcheurs étaient heureux d\u2019avoir un tel homme comme Ministre des Pêcheries.En 1936, l\u2019honorable Rochette abandonna la vie publique, pour se consacrer exclusivement à l\u2019exercice de sa profession.Domicile : 81%, rue Claire-Fontaine, Québec.[251] A.-A.DROUIN Négociant La courte biographie que nous allons ci-après esquisser, est cellle d\u2019un citoyen honorable dans toute l\u2019acceptation du mo:.Sa vie entière dans le domaine public comme dans le domaine privé, constitue le plus bel exemple de force morale, d\u2019énergie et de droiture, qui puisse être soumis à la jeune génération, pour sa propre édification.Pionnier du progrès sous toutes ses formes, il a contribué dans une très large mesure au développement d\u2019une des plus florissantes municipallités de toute la rqgion de l\u2019Abitibi.Arthur-Albert Drouin, négociant et maître de poste de la ville d\u2019Amos, naquit à St-André Avellin, P.Q., le 22 novembre 1876, du mariage de Jos.Drouin, cultivateur, et de Philomène Frappier, son épouse, fille de Michel Frappier.Il vécut son enfance et fit ses premières dlasses dans son village natal, puis, après quelques années de travail dans les chantiers, il put compléter ses études commerciales à l\u2019Ottawa Business College.En 1 900, il fut employé comme mesureur de bois et contremaître, au service de la Cie J.H.Perley.Douze ans plus tard, il s\u2019établissait comme marchand à Amos, dans l\u2019Abitibi.A cette même époque, (15 mai 1912), il était nommé Maître de Poste à Amos, et cumulait les fonctions de négociant et d\u2019employé civil.D\u2019une urbanité parfaite pour tous ceux qui le fréquentaient, il ne tarda pas à devenir l\u2019un des citoyens les plus populaires et les plus respectés de l\u2019endroit.Lorsque le premier Conseil Municipal fut institué à Amos, il fut élu échevin.Il fut également élu président de la première Commission scolaire d\u2019Amos.Pendant douze ans, il occupa le fauteuil présidentiel de la première Chambre de Commerce de l\u2019Abitibi.Comme homme public, ses gestes comme ses actes, portèrent toujours l\u2019empreinte de la droiture et de la loyauté.M.Drouin jouit aujourd\u2019hui d\u2019une aisance intéressante qu\u2019il appliqua partiellement, à d\u2019instruction des enfants pauvres et à l\u2019aide des institutions religieuses.Il est membre des Chevaliers dç.Colomb, des Artisans, de l\u2019Union St-Joseph et des Forestiers Catholiques.Souffrant depuis dix-huit ans d\u2019une grave maladie, il se récrée au sein de sa famille.Le 11 août 1 903, il épousait Louisa Bourgeois, fillle de Jos.Bourgeois.De cette union sont nés quatorze enfants, dont l\u2019aînée, fondatrice d\u2019une mission au Japon, est religieuse chez les Sœurs de l\u2019Assomption, à Nicolet.\u2014 Monsieur Drouin ne s\u2019occuoe aucunement de politique.Domicile et place d\u2019affaires : Amos.Abitibi, P.Q [2521 C.-R.DUCHARME, M.P.P.Avocat Charles-Romulus Ducharme, aviseur légal de la Corporation municipale do la Ville de La Tuque naquit à Sainte-Elisabeth de Jolliette, le 3 novembre 1886, du mariage de Joseph Ducharme négociant' et de Marie-Angele Boucher son épouse, fille de Joseph.Après de solides etudes classiques au Séminaire de Johette et au college Bourget de Rigaud, il entra à la faculté de Droit de ('Université Laval et le 5 juillet 1910, il était admis à l'exercice de la profession d'avocat.Dès lors, il alla établir son etude à La Tuque, où il pratique depuis cette époque.En 1920.il était nommé par le Conseil de la ville de La Tuque, chef aviseur légal de cette corporation municipale.Me Ducharme s\u2019occupe indifféremment de droit civil et criminel, et au cours de sa déjà longue carrière professionnelle il a eu maintes fois l'occasion de plaider des causes d'une importance capitale devant toutes les cours de justice de la province.A l'exclusion de sa profession.Me Ducharme a un penchant naturel pour la politique de son pays.Conservateur depuis toujours, il s\u2019en est sans cesse mêlé activement, au fédéral! comme au provincial.Candidat dans le comté de Portneuf en 1921 et en 1925, il fut défait, mais aux élections generales de 1 93 5 il se présenta dans le comté de Laviolette et fut élu député provincial par une majorité substantielle.Tribun fort éloquent, aimé des foules, il est reconnu comme un des champions de la cause conservatrice dans la province de Québec.Lors de la grande convention du parti conservateur à Winnipeg en 1 927, il représentait officiellement les électeurs de son comté, de même à la con vention conservatrice provinciale, tenue à Sherbrooke en 1 933.De 1 932 à 1 934 inclusivement il eut 1 insigne honneur d'occuper le fauteuil du Grand Chevalier du Conseil 1887, des Chevaliers de Colomb de La Tuque.Nommé Conseil du Roi en 1936.Comme récréations favorites, il affectionne particulièrement la pêche et le bridge.\u2014 Me Ducharme épousa, le 24 janvier 1914, Régina Collette fille de Edouard Collette, décédée en 1931.Il convola avec Marie-Alice Boudreau, fille de John Boudreau le 12 octobre 1932.Sa famille se compose de huit enfants, dont sept issus de son premier mariage En politique, franc conservateur.Domicile : La Tuque, P.Etude : Hôtel de Ville, La Tuque, P.Q.[2531 YVON ROBERT Champion du monde à la lutte [254] WON ROBERT On a prétendu\ten\tcertains milieux,\t(question\tde\tjalousie ou d\u2019ignorance)\tque les\tCanadiens- de \" auniLae\u2019'T T™\t^ ^ ^ Ie domai'- du SP°«- A «\u201c*'k qui som unhus «AaCT d de mauvaise foi, nous recommanderons la lecture en entier, de l\u2019ouvrage intitulé-Athletes Canadiens-Français dont 1 auteur est M.E.-Z.Massicotte.Ce sera suffisant croyons-nous pour faire dissiper tout doute sur la valeur et même la supériorité de r.os compatriotes dans presque brièvement ^es\"haut\tdc\tl athlétisme.Et\tpour justifier\tdavantage\tnotre\tprétention,\tnous\tsignalerons ikTrnZn V h d\t^ aÇc°\"'P ;s tout\trécemment\tpar 1 un des\tnôtres,\tdevenu,\tà\tl\u2019âge\tde 21 ans champion du monde\ta\tla lutte libre.\t8\t\u201cna* A ^exemple des peuples etrangers qui se glorifient à bon dtoit des prouesses de leurs sujets tîntes Cfnadlcns-Fran,ials\u2019 nolIS n°>'s enorgueillissons à notre tour, de compter parmi nos compel triotes, le plus remarquable athlete de la présente génération.C\u2019est à ^Verdun près Montréal, le 8 octobre 1914, que naquit Joseph-Wilfrid-Yvon Robert, du constructeur et fermier, éleveur de purs-sang, et de Alice manage de Georges-Hormisdas Robert, Lajeunesse, son épouse, fille de Pierre Lajeunesse Yvon vécut son enfance dans 1; Saint Gabriel.Tout jeune.municipalité voisine, et reçut son instruction des Frères de .\t.s inscrivait comme élève mécanicien d\u2019automobiles et forgeron à l\u2019Ecole Tech- nique de Montreal, et apres un stage de 4 ans, il était diplômé.! ^VOR-aimait r Tér\u2018!ir\u2019\tÜ ^«donnait davantage autre chose, que son père ignorait abso- lument.Bâti en hercule, doue dune force peu commune et d\u2019une agilité sans égalé, il s'adonnait que3 riEcole6 Technique : *\t^\tP°Ur \u201c fairC\u2019 11 f^u'\"tai' P*us -*¦ l» gymnases.Or, un de ces jours, le\tDirecteur de l\u2019école,\tinquiété\tpar les absences par trop fréquentes de son eleve, crut bon d avertir\tson pere qui ne fut\tpas lent\tâ découvrir\tl\u2019endroit où son ruse fiston allait passer ses après-midi.Le gymnase de la \"Royal Navy\u2019\u2019, situé rue Sherbrooke\tà quelque\tpas de l\u2019Ecole Technique et du Cercle Outremont,\tétaient en effet les\tlieux de\tprédilection\toù il pouvait â son aise celui la catégorie des célébrités, et une année préparer la carrière dans laquelle il devait plus tard s\u2019illustrer.Yvon continua neanmoins ses études, et une fois diplômé mécanicien, il s\u2019adonna plus que jamais a la pratique\tde tous les sports dans lesquels\til\tne\ttarda pas à se distinguer.Il n\u2019avait alors que 17 ans.Son père, voyant en\tlui\tun\tathlète d\u2019une réelle valeur, lui\tsuggéra de se mettre sous la protection d un maitre en culture physique.Yvon se dirigea donc vers le camp d entrainement de M.Emile Maupas, à Val Morin et commença aussitôt à suivre un entraînement très severe mais méthodique.Sous la direction immediate de M.Maupas, le jeune athlète s'adonna régulièrement à tous les sports, tels la gymnastique, la marche, la natation, la boxe et plus particulièrement la lutte.Personne autre, mieux que Maupas, savait ce qu\u2019allait devenir son élève.Après huit mois d'un travail incessant, le jeune Robert vint faire ses débuts â Montreal comme lutteur professionnel Ses premiers succès dans 1 arene.eleetnserent l'assistance.On lui fournit plus tard l\u2019occasion de se taire valoir davantage, en lui opposant des adversaires de réputation plus étendue, et toujours notre jeune compatriote s en tirait de façon éclatante.A l\u2019âge de 20 ans, Yvon Robert était classé dans\tucs plus tard, il était proclamé champion des lutteurs poids lourds de l\u2019univers.Depuis trois ans\tenviron, Robert n\u2019a pas livré moins\tde\tsix cents combats dans l\u2019arène\tet sur ce\tnombre, .1 n en a\tperdu que 15, a fait lutte nulle\t20\tfois et a triomphé de cinq cent soixante- cinq adversaires.Il a lutté partout en Canada et aux Etats-Unis contre les plus redoutables athlètes du monde entier.Mais la plus remarquable victoire de sa carrière, celle qui lui a valu le titre de champion du monde et la possession de la ceinture d\u2019or, fut celle qu\u2019il remporta .à Montréal en juin 1936, sur le célébré lutteur Irlandais Danno Mahoney, alors possesseur depuis deux ans, du titre tant convoité.Nous ne pouvons publier les noms de tous ceux qu\u2019il a vaincus dans l\u2019arène.Citons cependant au hasard quelques-uns des principaux : Charette, Elzéar, O\u2019Hara.Judson, Dr Linhall, Lotz, McCreadv btalk, McGill, Browning, McCoy, Lewis, Macaluso, Martin, Strack, Bartush, O\u2019Dell, Savoldi.Pears Stinke, Bolansky, Washburn, Marshall, Cox, Deglanne, Manigofï, Mahoney, etc., etc.Yvon Robert n\u2019est âgé que de 22 ans, mesure en hauteur, six pieds un pouce, et pèse 220 livres.Il est célibataire et habite chez son père, à 602 5, rue Christophe-Colomb.Il est membre du Cercle Outremont, de la Y.M.C.A.et de 1' \"Army and Navy\u201d de Boston.Il doit sous peu entreprendre une tournée mondiale.[2551 GEORGES-HORMISDAS ROBERT Constructeur Né le 13 novembre 1878, à St-Michel de Rougemont, fils d\u2019Hormidas Robert, cultivateur, et de Vitaline Vadnais, M.Robert, bel exemple d\u2019énergie et d\u2019initiative, n\u2019a pas reçu d\u2019autre instruction que celle qui se donne à l\u2019école des rangs de nos paroisses rurales.A l\u2019âge de dix-huit ans, en 1896, il débutait en affaires dans son village comme boulanger-pâtissier.Cinq ans plus tard, en 1901, il céda ce commerce tout en réalisant un joli profit et il alla s\u2019établir, dans la même ligne d\u2019activité, à St-Paul d Abbotsford.\t.En 1905, il partait avec sa famille pour l\u2019Ouest canadien qui, à cette époque, requérait des bras à grands cris.Il y fit de la culture, de l\u2019élevage et le commerce de grains.Le goût du pays ne meurt jamais.En 1912, M.Robert s\u2019en revenait dans la vieille province se fixer à Montréal pour s\u2019occuper de construction et continuer son commerce de grains.Il possédé a Rivière-des-Prairies une splendide ferme modèle sur laquelle il élève les célèbres vaches pur sang Brownswiss.Au Manitoba, M.Robert fut Chef Ranger des Forestiers Catholiques et prés, de la Société d Agri-culture du comte de Provencher.Est président de l\u2019Association des Hommes d affaires du Nord de Montréal.Il est l\u2019ex-président de la Cie de Construction Héroux ÔC Robert, de Montréal, directeur de la\tBanfor Gold Mines et ex-directeur de\tla Siscoe Gold\tMines.Bienfaiteur de la St-Vincent-de-Paul,\tde l\u2019Armée du\tSalut,\tdes hôpitaux Notre-Dame\tet\tSte- Justine; membre des clubs de Réforme, St-Denis et Dorion.Ses récréations favorites sont la chasse et la pêche.Marié le 17 octobre 1898 à Alice\tLajeunesse, fille\tde Pierre\tLajeunesse, de\tSt-Pie-de-Bagot, douze enfants leur sont nés, dont Yvon,\tle champion du\tmonde\tà\tla lutte.En politique : unioniste.Résidence :\t6025, rue Christophe-Colomb, Montréal.[256] OSCAR LANTHIER Industriel Oscar Lanthier, fondateur et président de la Buanderie Saint-Hubert Ltée, naquit à Saint-Augustin des Deux-Montagnes, le 1er mars 1884, du mariage de Alexandre Lanthier, cultivateur, et de Olive Villeneuve, son épouse, fille de Lambert Villeneuve.Il reçut une instruction sommaire à la petite école du rang, qu\u2019ill perfectionna suffisamment par la suite, pour pouvoir se lancer dans la carrière des affaires, s\u2019assurant ainsi d\u2019une existence enviable.Cultivateur tout d\u2019abord, il quitta son village natal en 1910 et vint habiter la métropole où il acquit une hôtellerie qu\u2019il dirigea durant trois ans.En 1913, il entreprit le commerce du charbon qu\u2019il exploita jusqu\u2019en 192 5, alors qu\u2019il fonda la Buanderie Saint-Hubert, l\u2019une des plus considérables du genre à Montréal.Président actuel de cette importante maison industrielle, il d\u2019a établie modestement et l'a fait progresser dans des proportions encourageantes.De fait, la Buanderie Saint-Hubert, l\u2019une des mieux outillées qui soient, contrôle une clientèle qui rayonne sur toutes les parties de l\u2019Ile' de Montréal.Homme d\u2019une activité inllassable, possédant en plus le vrai sens des affaires, M.Lanthier jouit d\u2019une réputation non surfaite qui le place dans la catégorie de nos industriels les plus en vue.De la politique, il n\u2019en fait point, mais il se fait cependant un devoir d\u2019exercer ses droits de citoyen quand l\u2019occasion se présente.Il ne fait partie d\u2019aucun club ou association quelconque, et prend sa récréaition au sein de sa famille.En novembre 1906, il épousa Dumontine Renaud, fille de Noé Renaud et de Mathilde Gagnon, qui lui a donné onze enfants.En politique, indépendant.Domicile et place d\u2019affaires : 8580 et 8560, rue St-Hubert, Montréal. P.-A.SEGUIN Notaire [258] P.-A.Paul-Arthiir Seguin, notaire et ex-député du comté de l\u2019Assomption-Montcalm, dans la province de Quebec, naquit a Charlemagne, dans le comté de l\u2019Assomption, le 2 octobre 1875, du mariage de Félix béguin, marchand, et de Vitaline Noiseux.Après avoir suivi la classe à l\u2019école de son village natal, il euM3 3 !agC dc n.an.s au, c°,Iège de l\u2019Assomption pour y faire son cours classique; terminant par sa philosophie au séminaire de Montréal en 1895, après avoir obtenu le degré de bachelier ès-sciences de I\tUniversité Laval.Il fit ensuite son cours de droit à la même Université, obtenant en 1898 le degré de bachelier en loi et devint notaire la même année après de brillants examens.Il s\u2019établit alors en la ville e errebonne; ou, 1 annee suivante, il devint secrétaire-trésorier de la dite municipalité et greffier de la cour des magistrats pour le district de Terrebonne.Il épousa la même année (le 30 octobre 1899), mademoiselle Anna Rivet, fille de M.François Rivet, commerçant de la ville de Joliette.De cette union naquirent cinq enfants : Roland, admis à la pratique du notariat.Rolande, épouse de M.le Dr Moïse Glermont Jeannette, épousé de M.Lucien Guilbault, agent de publicité.Fernande, épouse de M.le Dr mÎ1 j e^ftn0?' orthodont\u2018ste et Pauline.Après avoir pratiqué neuf ans, avec succès, sa profession en la vi e e errebonne, sollicité par ses amis libéraux du comté de l\u2019Assomption, il transporta son étude dans P Pi onaSe .nata ,e\u2019 * St-Paul-1 Ermite, position qu\u2019il occupa jusqu\u2019à son départ pour habiter l\u2019Assomption.A\t\u2019\u2022 3 .e,ec^?n 8enerf\u2018e Dominion, il fut élu le 26 octobre, pour représenter le comté de ssomption a la Chambre des Communes, et fut réélu sans interruption depuis lors; savoir : En 1911 -J?17\" J921 - 192 5 - 1926 et 1930, d'abord député de L'Assomption jusqu\u2019à 1917; puis le comté de ioT-7 !Va\"t| et5 .ajoute au comté de L'Assomption, il devint députe de L\u2019Assomption-Montcalm, en xnn ¦ *000'' CC comtc jusqu\u2019au moment de la publication de cet ouvrage, ses majorités va lant de 600 a 6 000, ayant eu aux diverses élections à combattre même jusqu'à quatre adversaires à la fois fcn 1914.1 incendie ayant détruit sa propriété de St-PauI-I\u2019Ermite, M.Séguin transporta son étude et son domicile en la ville de L Assomption, où il fit l\u2019acquisition du manoir de la seigneuresse Faribault.II\tdevint maire de cette municipalité, commissaire d\u2019écoles et marguillier de l\u2019Œuvre et Fabrique de la dite paroisse, puis secretaire-tresorier des corporations municipale et scolaire de la dite ville; autant de postes qu il occupa avec honneur pour lui et les siens.En outre de son etude de L\u2019Assomption, le Mint IM1\" m 'rnPortan,t bureau d\u2019affaires à Montreal.C\u2019est a lui qu\u2019un journal anglais, \"The Montreal Herald .rendait, il y a quelques années, le flatteur témoignage qui suit ; in the House of Commons\u201d the member for L\u2019Assomption Montcalm, enioys a well-deserved ^popularity and his word is worth a notary's bond.To him, better than anyone else, can be applied the latin quotation : \"Suaviter in modo, fortrer in re\u201d.Comme député, il montra toujours le plus grand dévouement surtout pour les causes nationales et religieuses.C est a son travail persistant et à ses efforts consents auprès du gouvernement du Canada que 1 on doit en majeure partie, la reconnaissance du timbre bilingue en ce pays.A l\u2019appui de cet avancé il convient de citer la lettre que lui adressait, le 23 octobre 1928, M.L.-A.Trempe.Chevalier de l\u2019Ordre\u2019de ot-Gregoire-le-Grand, près, du comité du timbre bilingue de l\u2019Union des voyageurs de commerce de Qué.; .r> a c-\t¦ ¦ v-v\tQuébec, le 23 octobre 1928.M.P.-A.Seguin, M.P.L\u2019Assomption.Cher monsieur Séguin, C est avec une joie ineffable et une satisfaction légitime que nous apprenons l\u2019apparition des timbres-poste bilingues pour le Canada; le premier cri de reconnaissance qui jaillit de nos coeurs de patriote, va directement à vous.Honneur au mérite et à qui de droit; vous avez droit a nos remerciements les plus sincères et à nos félicitations les plus chaleureuses; car nous sommes heureux de le proclamer, sans votre généreuse, bienveillante et patriotique intervention, cette inappréciable mesure, serait encore lettre morte.Maintenant, conformément à votie dernière lettre, nous attendrons votre décision et votre programme en rapport avec une démonstration de reconnaissance à I\u2019Honorable ministre Veniot, et vous pouvez compter que nous approuvons d\u2019avance tout ce que vous jugerez à propos de faire en ce sens, trop heureux de pouvoir avoir l\u2019honneur d\u2019y participer d\u2019une façon modeste.Vous priant d accepter nos bien respectueuses salutations, veuillez nous croire, Vos bien dévoués, (Signé) L.-A.Trempe,\t.Président du comité du timbre bilingue, Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand; pour l\u2019Union Catholique des c .\t\u201e .,\tVoyageurs de Commerce de Québec.469, rue St-Jean, Quebec.Au nombre des entreprises publiques auxquelles il a glorieusement attaché son nom, outre la question du timbre bilingue, on doit mentionner la superbe ferme expérimentale du gouvernement fé-deral a L Assomption l\u2019une des plus importantes institutions de ce genre au Canada; le coquet édifice public de St-Jacques-de-1 Achigan, comté de Montcalm, servant de bureau de poste et bureau d\u2019accise dans cette localité; contribution à l\u2019érection du pont sur la rivière de L\u2019Assomption, en face de l\u2019église piiroissiale, les quais et brise-glace de Saint-Sulpice et Repentigny, de brise-glace à St-Liguori et à ot-1 heodore de Chertsey, et 1 octroi annuel et perpétuel du montant de # 780.00 à la municipalité de Kawdon, pour loyer de partie de l\u2019Hôtel-de-Ville pour fins postales, etc , etc.Monsieur le notaire Séguin est président de l\u2019Association des Anciens Élèves du Collège L\u2019Assomption, membre de l\u2019ordre des Chevaliers de Colomb, des Forestiers-Independants, de la société des Artisans Canadiens-Français, de l\u2019Alliance Nationale et de l\u2019ordre des Canadiens de Naissance Cette biographie fut écrite en hommage au députe de L'Assomption-Montcalm, à l\u2019occasion de son Jubile d argent parlementaire, célébré avec tant d'éclat à L\u2019Assomption, en octobre 1933.[259] J.-C.PAQUIN Gérant d\u2019assurance L\u2019actuel gérant de la compagnie d\u2019assurance-vie ' La Sauvegarde à Québec, Joseph-Cyrille Paquin, est né à Lotbinière.P.Q.le 26 août 1878.du mariage de Cyrille Paquin, cultivateur, et de Emma Langlois, son épouse, fille de Augustin Langlois.Des sa tendre jeunesse, il fréquenta l\u2019école de son village, puis vint compléter son cours commercial à l\u2019école Champlain de Montréal.Ses études achevées, il embrassa la carrière des assurances en 1900, devenant agent de la compagnie d\u2019assurance \"La Canadienne\u2019\u2019.Cinq ans plus tard, il était nommé conférencier, inspecteur et directeur du recrutement pour le compte de la Caisse Nationale d Economie de Montréal.De 1915 à 1928, il remplit les fonctions\td\u2019inspecteur pour l\u2019Alliance\tNationalle, et\tde 1928 à\tce\tjour,\t*1 représente à titre de gérant pour\ttout le district de Québec,\tla compagnie\td\u2019assurance-vie, \"La\tSauvegarde\u201d.L\u2019expérience consommée de M.Paquin, en fait à plus d\u2019un titre, un collaborateur précieux et le classe dans la catégorie des assureurs les plus compétents.Gentillhomme accompli, d\u2019une urbanite qui ne se dément pas, il jouit à bon droit d\u2019une grande popularité.Partisan du progrès en tout et partout, il s\u2019est sans cesse intéressé à la chose publique, contribuant sous diverses formes, à en assurer la realisation.Il s\u2019est depuis toujours, mêlé de politique active dans l\u2019intérêt du parti libéraJl.En 1926, il fut marguiHier-fondateur de la paroisse St-Vital de Montréal, et en 1927, il était élu commissaire d ecole à Montréal-Nord.Au cours de son terme d\u2019office comme tel, il contribua dans une (large mesure, a faire annexer cette commission scolaire à celle de Montréal.De 1914 à 1916, il fut directeur du Comité d\u2019Administration\tde la Caisse d\u2019Economie de\tMontréal.M.\tPaquin est\ten\toutre\tun mutualiste convaincu.Il fait partie\tde l\u2019Alliance Nationale, des\tArtisans et des Chevaliers\tde\tColomb dont il fut jadis, président et secrétaire.Dans ses moments de loisir, il joue aux échecs, au bridge et au golf.Le 2 août 1898, il épousa Phélanise Parizeau, fille de Olivier Parizeau, employé civique.De cette union, sont nés dix enfants dont Charles.Gabriellle, Roland et Antoinette vivent encore.En politique, libéral.\u2014 Domicile : Québec.[260] RENE PROVENCHER Industriel Réné Provencher, propriétaire d\u2019une importante industrie de Montréal, naquit dans la métropole, le 18 septembre 1898, du mariage de Adolphe Provencher.marchand tailleur, et de Rosina Boyer, son épouse, fille de Jean-Baptiste Boyer.C\u2019est au Jardin de l\u2019Enfance qu\u2019il fit ses primaires, et à l\u2019école Olier, son cours commercial.Au terme de ses études en 1915, il fut employé par la Banque d\u2019Hoche-laga à titre de commis junior, y fit un stage de quelques mois, après quoi il alla remplir, chez Ewing, la position d\u2019assistant comptable.En 1917, il abandonna la comptabilité, pour devenir apprenti électro-plaqueur chez J.-A.Boisvert.Au cours de l'annee suivante, il s\u2019enrôla dans le \"Royal Flying Corps\u201d et fit du service au camp Borden, en Ontario.Un an plus tard, il vient reprendre le métier chez Boisvert qu\u2019il quitte en 1 920 pour retourner au camp Borden avec le \"Royal Canadian Air Force\u201d où on lui assigne la position la plus lucrative encore accordée à un Canadien-français, celle d\u2019assistant ingénieur du camp Borden.Il y fait un séjour d\u2019une année, puis revient en 1921 chez J.-A.Boisvert compléter ses connaissances techniques.Il est alors nommé gérant de tout l\u2019établissement.Finalement, en 1 922, M.Provencher s\u2019é\u2018ablit à son compte personnel, en jetant les bases d'une grande industrie, où se fabriquera la galvanoplastie et le placage de tous genres sur métaux précieux.M.Provencher est le premier Canadien-français en Canada qui ait entrepris le placage au chromium.Fondée depuis une quinzaine d\u2019années seulement, cette maison est reconnue partout comme l\u2019une des plus importante au pays, M.Provencher ne s\u2019occupe d\u2019aucune organisation politique.Seuile son entreprise pour laquelle il consacre tout son temps et toutes ses énergies l\u2019intéresse.Il aime à soulager occasionnellement les déshérités, mais il le fait sans la moindre ostentation.Il fait partie du club de Réforme et est libéral en politique.Ses récréa-ions favorites sont les voyages et lia lecture.En février 1924, il épousa Gabrielle Boisvert, fille de J.-A.Boisvert, industriel.De cette union sont nées : Renée et Claudette.Domicile :\t1656, Est, rue Sherbrooke.Place d\u2019affaires :\t715, Ouest, rue Craig, Montréal. NAPOLEON SEGUIN iîî KPUll Importateur |2621 NAPOLEON SEGUIN Napoléon Séguin, l\u2019un des plus importants importateurs et commerçants de fruits de la métropole, naquit le 24 juin 1891, à Saint-Clet-de-Soulanges, du mariage de Joseph Séguin, cultivateur, et de Marie-Louise Chénier, son épouse, fille de Xavier Chénier, cultivateur du village des Cèdres.Il reçut son instruction primaire à l\u2019école Saint-Jacques, et compléta ses études à l\u2019école Montcalm.En 1907, le jeune Séguin quitta l\u2019école pour embrasser la carrière commerciale.Il obtint alors un emploi chez J.Brown, importateur de bananes, y fit un stage d\u2019une dizaine d\u2019années, puis débuta à son propre compte dans le même genre de commerce en 1917.De cette époque à 1928, il dirigea seul les affaires de la maison qu\u2019il avait établie, puis il forma avec son frère, la société commerciale Séguin Frères.Débutant modestement dans son entreprise, il ne tarda pas à faire progresser ses affaires dans de grandes proportions.Sympathique avec tout le monde, M.Séguin s\u2019était fait une légion d\u2019amis qui lui témoignèrent leur considération en lui procurant tout l\u2019encouragement nécessaire au succès de son commerce.Désireux d\u2019augmenter le chiffre de ses affaires, il résolut de doubler son capital, et c\u2019est alors qu\u2019il prit comme associé en 1928, son frère Arthur.La firme Séguin Frères est présentement la plus importante du genre dans la province de Québec, contrôlée par des Canadiens-français.Bien que relativement jeune, Napoléon Séguin qui est membre de notre Chambre de Commerce, est reconnu comme un des hommes d\u2019affaires les plus avertis.Président de Séguin Frères, il consacre tous ses moments à la bonne administration des affaires de sa compagnie, et ne s\u2019occupe en conséquence d\u2019aucun club politique, social ou sportif.Charitable à l\u2019excès, il ne néglige jamais, quand l\u2019occasion lui est offerte, de soulager de ses deniers, les déshérités.Il est gouverneur du Vestiaire des pauvres, chapelle St-Christophe, fondé par la regrettée Sœur Bonneau.Beau type de Canadien, il fut un des athlètes les plus remarquables de son temps.Il y a quelque dix ans en effet, il s\u2019adonna au sport de la lutte et ne connut jamais la défaite.En 1908, il remporta le championnat amateur du Canada, dans la catégorie des poids-mouche, et en 1915, il répéta son exploit dans le championnat amateur de la province tenu à la M.A.A.A.Parmi les lutteurs qui se disputaient au genre \u201clibre\u201d, la faveur populaire et le premier rang dans cette catégorie, aucun ne possédait une musculature plus parfaite et une science plus approfondie de son art, que Napoléon Séguin.Va sans dire qu\u2019il affectionne particulièrement comme récréation, les séances de lutte et de boxe.Il a épousé, le 16 janvier 1916, Orise Legault, fille de Amédée Legault, de Sainte-Scolastique.De cette union, sont nés onze enfants dont neuf sont encore vivants : Maurice, André, Jean-Paul, Emile, Lucien, Réné, Bella, Paula et Denise.\u2022\u2014 En politique, libéral.Domicile : 2539, rue Chapleau.Place d\u2019affaires : 435, rue des Commissaires, Montréal.[263] Chanoine JOSEPH-ALCIDE PELLERIN, S.Th.Né à Saint-Eusèbe de Stanfold (Princeville), le 22 septembre 1SS0, de Joseph Pellerin et de Marie Girouard.Il fit ses études classiques au Séminaire de Nicolet (1895-1902); il étudia la théologie au Grand Séminaire de Québec (1902-1903), puis il termina sa cléricature au Séminaire de Nicolet (1903-1906).Le 15 juillet 1906, il tut ordonné prêtre dans l\u2019église de Princeville par Son Excellence J.-S.-H.Brunault, évêque de Nicolet.Après cinq années d\u2019enseignement au Séminaire de Nicolet, comme professeur de troisième et de Physique, il alla compléter ses études théologiques à l\u2019Université Angélique, à Rome (1911-13), d\u2019où il revint Docteur en S.Thomas.A son retour on lui confia les chaires de théologie morale et de philosophie morale, fonctions qu\u2019il remplit pendant quinze ans.Le 6 mars 1928, il est nommé Principal de l\u2019Ecole normale de Nicolet, tout en continuant l\u2019enseignement de la théologie morale jusqu\u2019en 1930.En janvier 1934, il est nommé Chanoine titulaire théologal, en remplacement de Monseigneur Charles-Edouard Brunault, P.D.[264] CLAUDE PREVOST Avocat i H Claude Prévost, avocat au Barreau de Montréal, naquit à St-Jérôme.comté de Terrebonne le 14 mars 1909.Son père feu l'Hon.Jean Prévost, qui fur avocat.Conseil du Roi.depute de Terrebonne et ministre dans le Cabinet Gouin, était l\u2019authentique descendant de ces fameux \"lions du Nord\u201d qui ont laissé dans l\u2019histoire de la Prov.et du pays, d\u2019impérissables souvenirs.Par sa mère née Gabrielle Gagnon, et fille de Arthur Gagnon, autrefois comptable à Montréal, il est apparenté à plusieurs générations de musiciens dont la ville de Québec a consacré la mémoire, et parmi lesquels on compte Ernest Gagnon et Gustave Gagnon.Il obtint son baccalauréat ès-arts \"summa cum laude\u201d au Collège Ste-Marie, où il termina son cours classique à l\u2019âge de 19 ans.Il poursuivit ensuite ses études de Droit à l\u2019Univ.de Montréal qui le créa bachelier en 1931.Admis à l\u2019exercice de sa profession en juillet de la même année, il entra quelques mois plus tard à l\u2019étude légale Hyde.Ahern, Perron, Puddicombe ôi.Smith, dont il fait partie en ce moment.A l\u2019exemple de son père dont il tient son esprit combatif, il n\u2019a pas hésité à s\u2019occuper très tôt de politique, et n\u2019a cessé depuis de s\u2019intéresser à la chose publique.Liberal de vieille souche, mais à la manière de ses ancêtres, il a participé aux campagnes électorales de 1930 et de 1931.principalement dans le comté de Terrebonne, qui fut toujours fidèle à Jean Prévost.'La cause du vrai libéralisme l\u2019a toujours passionné, et il n\u2019a jamais hésité à mettre à son service ses talents oratoires et autres.L\u2019an dernier, il succédait à feu Adelphe Gadoury au poste de Président de l\u2019Association de la Jeunesse Libérale dont il avait été directeur et trésorier.Il en est actuellement le conseiller juridique.L\u2019Association Libérale du XX'' siècle du Canada le compte, depuis le congrès de juin 1933 parmi ses Vice-présidents.Maître Prévost s\u2019occupe aussi de questions sociales et économiques, et on lui doit de nombreuses causeries et plusieurs études sur l\u2019avenir de la jeunesse à ces deux points de vue.Le \"Reform Club\u201d de Montréal est la seule organisation politique dont il fasse partie à titre de directeur.Ses récréations favorites sont sans contredit la littérature, la musique et les voyages.Célibataire.Libéral en politique.Domicile: 105, Avenue Querbes, Outremont.Etude: 112, Ouest, Saint-Jacques, Montréal.[265] ALBERT TESSIER, ptre Préfet des Etudes au Séminaire des Trois-Rivières [266] ALBERT TESSIER, ptre Robert Rumilly a écrit de l\u2019abbé Tessier : \"Le préfet des études au Séminaire des Trois-Rivières est l\u2019animateur d\u2019un véritable réveil trifluvien.Autour de lui se manifestent des curiosités, se lèvent des énergies, vibrent des enthousiasmes.Ce genre de passion étant, Dieu merci, contagieux, d\u2019ardents néophytes propagent la bonne parole, prêchent d\u2019exemple, étonnent les uns, entraînent les autres, et plusieurs villes de la province et d au-delà commencent de se piquer d\u2019émulation.Par son développement et son influence, le régionalisme trifluvien entre dans l\u2019histoire contemporaine de notre pays de Québec\u201d.L\u2019abbé Albert Tessier est avant tout un éducateur.Son activité extérieure n\u2019est que le rayonnement, le prolongement, de l\u2019œuvre de formation qu\u2019il poursuit auprès des élèves dont il a la charge.Presque toute la vie de l\u2019abbé Tessier s\u2019est passée au Séminaire.Entré comme élève en 1910, il n\u2019a quitté cette maison que pour aller en Europe compléter ses études de théologie et de littérature.L\u2019abbé Albert Tessier est né à Sainte-Anne-de-la-Pérade, comté de Champlain, le 6 mars 1895, du mariage de Alphonse Tessier, cultivateur, et de Sophie Rompré.Après ses études primaires à l\u2019école paroissiale, il entra au collège commercial des Frères du Sacré-Cœur, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, où il séjourna trois ans, de 1907 à 1910.De là il se dirigea vers le Séminaire des Trois-Rivières.Ses études classiques couronnées par le titre de Bachelier ès-arts, en 1916, il entra au Grand Séminaire et fu ordonné prêtre le 29 juin 1920, par Son Excellence Monseigneur F.-X.Cloutier.Durant ses études théologiques, l\u2019abbé Tessier avait enseigné l\u2019histoire générale (1918-1920) et, après son ordination, à l\u2019automne de 1920, il prit charge de la classe des Belles-Lettres.Au mois d\u2019octobre 1921, le jeune professeur partit pour Rome où il s\u2019inscrivit à la Faculté de Théologie de l\u2019Angelico, sous la direction des RR.PP.Dominicains.En 1923, il obtenait le titre de docteur en Théologie et s\u2019en allait ensuite à Paris, où il passa l\u2019année scolaire 1923-24, suivant les cours de Lettres de l\u2019Institut catholique.Il revint aux Trois-Rivières à l\u2019été de 1924 et reprit l\u2019enseignement comme professeur de Rhétorique, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019en 1929.A la fin de janvier 1927, il assuma les fonctions de préfet des Etudes, après la mort soudaine de Monsieur l\u2019abbé Joseph-G.Gélinas, historien et patriote bien connu.Sous l\u2019impulsion de cet éducateur de mérite, l\u2019abbé Tessier avait commencé, dès sa classe de Rhétorique, à s\u2019intéresser à l\u2019histoire du Canada.En 1913, il publia même une courte étude dans laquelle il exaltait sa \"petite patrie\u201d, Sainte-Anne-de-la-Pérade.Depuis cette date, son culte pour l\u2019histoire s\u2019est traduit par une foule d\u2019articles et d\u2019initiatives.Il a fourni au Bien Public une collaboration soutenue qui couvre une période de près de 20 ans.En 1925, il inaugura à ce journal une page hebdomadaire, consacrée à l\u2019histoire locale.Cette rubrique spéciale se maintient fidèlement depuis cette date.En 1926, il contribua à la fondation de la Société d\u2019Histoire régionale des Trois-Rivières et en devint le secrétaire.Il lançait, en 1928, les Cahiers d\u2019Histoire régionale.Cette même année, il assuma la direction du Ralliement, journal mensuel publié par le Séminaire.Trois ans plus tard, en 1931, il publie Fastes trifluviens, brochure illustrée consacrée à l\u2019histoire trifluvienne de 153 5 à 1760.Enfin, au mois de juillet 1932, il inaugura une nouvelle série de volumes d\u2019histoire régionale : les Pages trifluviennes.En moins de trois ans, cette collection d\u2019ouvrages, tous consacrés à des sujets trifluviens par des auteurs trifluviens, a atteint le chiffre impressionnant de 3 4 volumes! En 1932, également, l\u2019abbé Tessier entreprenait une campagne d\u2019éducation régionale par le film.Il a lui-même tourné une trentaine de pellicules animées dont il se sert pour illustrer des leçons de géographie, d\u2019art, d\u2019histoire, etc.Près de 200 conférences données dans sa région et à travers la province lui ont permis de mieux faire connaître le petit coin de pays dont il s\u2019est fait l\u2019ardent propagandiste.En 193 4, l\u2019abbé Tessier a pris une part active aux célébrations du troisième centenaire de la ville des Trois-Rivières.Le retentissement de ces fêtes a été considérable dans tout le pays et en France.Comme prolongement de ces démonstrations populaires, l\u2019animateur du réveil trifluvien a publié un tableau d\u2019ensemble très coloré de l\u2019histoire de sa ville : \"Trois-Rivières, quatre siècles d\u2019histoire 153 5-193 5\u201d.A l\u2019occasion du lancement de cet ouvrage, l\u2019abbc Lionel Groulx écrivait : \"A l\u2019abbé Tessier restera la gloire d\u2019avoir été l\u2019initiateur de ces réveils régionaux.A propos de son \"Trois-Rivières\u201d, il faut répéter le mot banal, mais pour l\u2019heure si vrai : en livre est plus qu\u2019un livre; c\u2019est un acte.Il aura plus fait, pour la Mauricie, que tous les barrages et toutes les usines.Que notre ami nous en croie : les éclairages dont s\u2019éblouit, le soir, son pays, les miroitements des millions de lumières jaillis des pylônes générateurs de watts ne valent pas la petite étoile qui est au fond de son œuvre.Rien que cela c\u2019est assez pour être admiré et suivi\u201d.[267] GEORGES PAQUET Courtier - Constructeur C\u2019est â St-Gervais de Bellechasse, le 25 décembre 1896, que naquit Georges Paquet, fils de Jean-Baptiste Paquet, beurrier et fromager, et de Elmire Fournier, son épouse, fille de Firmin Fournier.Après avoir reçu une solide instruction commerciale aux collèges St-Gervais et St-Charles dirigés par les Frères de l\u2019Instruction Chrétienne, il embrassa la carrière des affaires.En 1914.il est employé à l\u2019Archevêché de Québec, y fait un séjour de quelques années, puis s\u2019en va travailler à la Quebec Engineering Co.dans la fabrication des munitions.Plus tard, il est au service de la compagnie C.W.Lindsay qu\u2019il quitte vers 1918, pour s\u2019occuper exclusivement de la vente d\u2019actions et d\u2019obligations, genre d\u2019affaires qu\u2019il exploite avec grand succès pendant trois ans.En 1922, il établit à Québec un bureau d\u2019agences, en société avec C.-N.Emond, et quelques mois plus tard, il se lance définitivement pour son compte personnel, dans les transactions immobilières, d\u2019assurances et dans la construction.A peine dans la aua'-antaine d\u2019âge, M Paquet s\u2019est créé des relations imoortantes tant par la qualité que par le nombre, grâce à sa parfaite probité et au soin méticuleux qu\u2019il a sans cesse exercé dans l\u2019accomplissement de ses devoirs.Homme d\u2019affaires averti, soucieux des intérêts de sa clientèle, il est aujourd\u2019hui directeur d\u2019un des bureaux les plus achalandés de la ville de Québec.M.Paquet a toujours été indépendant en politique, et c\u2019est précisément pour celâ qu\u2019il s\u2019en désintéresse.Il ne fait partie d\u2019aucune corporation commerciale ou financière autre que la sienne, à laquelle il consacre tout son temps et ses énergies.Au cours de la guerre mondiale, il fit du service mibtaire.\u2014 II est directeur de la Ligue de Sécurité du district de Québec, membre de la Chambre de Commerce de Québec dont il fut directeur en 1931 et 1 93 2, et membre du Club Canadien de Québec.La chasse, la pêche et le tourisme sont ses distractions.Le 25 juillet 1921, il épousa Caroline Petitclerc, fille de E.Petitclerc qui lui a donné neuf enfants: Rolande, Jean-Marie.Marcel, Henri, Yvette.Rita.Lucille, Madeleine et Claire.Domicile :\t26, Avenue de Bernières.Bureaux :\t351.Boulevard Charest, Québec.[2681 J.-L.ROCHON, B.A.Optométriste C\u2019est à St-Auguscin-des-Deux-Montagnes, le 3 juillet 1903, que naquit Jean-Léo Rochon, optométriste de haute réputation et professeur à l\u2019Ecole d\u2019Optométrie de l\u2019Université de Montréal.Fils de Ernest Rochon, marchand de St-Augustin, et de Régina Marcotte, son épouse, fille de Joseph Marcotte, il reçut son instruction élémentaire à l\u2019école de son village, fit son cours classique au Séminaire de Ste-Thérèse et ses études professionnelles à l\u2019Université de Montréal, où il gradua en optométrie avec très grande distinction.Dès 1 932, il ouvrit à Montréal ses bureaux de consultations.Au cours de l\u2019année suivante, il était nommé secrétaire de l\u2019Ecole d\u2019Optométrie, et prit part comme délégué, aux délibérations de la Commission des Etudes de l\u2019Université de Montréal.En 1934, les directeurs de l\u2019Ecole le nommaient professeur de déontologie, de jurisprudence et d'histoire de l\u2019optométrie, à l\u2019Université de Montréal, fonction qu\u2019il a occupée depuis, avec une maîtrise absolue.Autorité reconnue, il a fréquemment représenté l\u2019Université de Montréal à 1 étranger, notamment à la convention des optométristes américains, à Toronto en 193 4, et au congrès des optométristes de l\u2019univers, tenu aux Etats-Unis en juin 1 936.Il a été l\u2019un des collaborateurs les plus assidus à la revue \"Optométrie\u201d.M.Rochon s\u2019est toujours intéressé à la politique de son pays, et il eut l\u2019honneur d\u2019ètre élu député du comté des Deux-Montagnes à la Législature de Québec en 1 93 5, enlevant par le fait même aux conservateurs, un siège qu\u2019ils détenaient depuis une trentaine d\u2019années.Fait à noter : M.Rochon est le deuxième libéral qui ait été élu dans Deux Montagnes, depuis la Confédération.Aux élections de 1936, il dut subir le sçrt malheureux de la plupart de ses collègues, et fut défait.Homme de devoir et d\u2019action, il prête généreusement son appui à tous les mouvements d\u2019ordre national.Le bien-être de la jeunesse l\u2019intéresse particulièrement.Il est président du club des Optométristes, membre de la Société St-Jean-Baptiste, du Club de Réforme et du Cercle Universitaire.Ses récréations favorites sont : le tennis, la chasse et la pêche.Il est célibataire et libéral en politique.\u2014 Domicile et bureaux de consultations :\t4182, rue St-Denis, Montréal.[269] L\u2019honorable HECTOR VERRET Juge de la Cour Supérieure.[270] L\u2019honorable HECTOR VERRET L\u2019honorable Hector Verret, juge de la Cour Supérieure pour le district de St-François, naquit à Québec, le 17 août 1872, du mariage de Ambroise-Hector Verret, en son vivant, Auditeur de la province, et de Bridget Donnelly, son épouse.Il fit son cours classique au Séminaire de Québec et ses études légales à l'Université Laval où il gradua en Droit, le 9 juillet 1895.M.Verret alla aussitôt établir son étude à Coaticook où il exerça sa profession durant trente-sept ans.Au cours de sa longue carrière professionnelle, l\u2019honorable M.Verret plaida devant tous les tribunaux du pays.Durant son séjour à Coaticook, il mit ses connaissances légales et son expérience à la disposition de ses concitoyens, en siégeant pendant vingt-trois ans à la Commission Scolaire dont il en fut le président pendant onze ans.En 1910, il fut créé Conseil du Roi.11 fut examinateur du Barreau, de 1 903 à 1 9 I 5, et de 1 930 à I 933.En deux occasions, (1916 et 1926), il eut l honneur d'être élu bâtonnier du Barreau de St-François.En 1933, l\u2019Université Laval de Québec lui conféra le titre de Docteur en Droit (honoris causa).L\u2019honorable M.Verret s\u2019est autrefois mêlé de politique dans l in-térêt du parti conservateur.11 fut candidat dans le comté de Stanstead, en 1916 et 1931.11 fut nommé juge de la Cour Supérieure pour le district de St-François\u2019 le 1er février 1933.Le 22 mai 1900, il épousa Mathilde Lemieux, fille de Sir François-Xavier Lemieux, juge en chef de la Cour Supérieure à Québec.D\u2019après Mgr Tanguay, tous les Verret canadiens-français, descendraient de Michel Verret, né à Eutrope, évêché de Saintes vers 1646, du mariage de Jean Verret et de Jeanne de la Prée.Michel Verret s'établit à Charlesbourg, un peu avant 1680 mais il était arrivé dans la Nouvelle-France, depuis une quinzaine d'années.L'honorable juge Hector Verret a ses bureaux au Palais de Justice à Sherbrooke.[271] J.-EMILE RIOUX, M.D.Médecin-Chirurgien Le docteur J.-Emile Rioux, chirurgien en chef de l\u2019Hôpital-Hospice Sainte-Anne, de Sainte-Anne-des-Monts, naquit à Val-Brillant, le 3 mai 1903, du mariage de Alphonse Rioux, cultivateur, et de Phi-lomène d\u2019Astous, son épouse, fille de Pierre d\u2019Astous, de Sainte-Flavie.A sa sortie de l\u2019école des Frères de la Croix de Jésus, il commença au Collège Séraphique d\u2019Ottawa, son cours classique qu\u2019il poursuivit au Séminaire de Rimouski et compléta à la Faculté des Arts de l\u2019Université Laval de Québec.Inscrit à la Faculté de Médecine de la même Université, il en sortait, en 1928, après un brillant cours, avec le titre de Docteur en Médecine, \"avec distinction\u2019\u2019.Après 18 mois d\u2019internat à l'Hôpital Général d\u2019Ottawa, le docteur Rioux alla exercer sa profession dans le village de Gaspé.En 1931, il fut appelé à remplir les fonctions de premier Médecin et de Chirurgien en chef de l\u2019Hôpital Sainte-Anne, fondé par les Sœurs de Saint-Paul de Chartres, qui ont dû, depuis, faire une addition considérable à leur hôpital qui compte maintenant 100 lits.Praticien de renommée très étendue, le docteur Rioux a une clientèle imposante, peut-être la plus considérable de la Gaspésie.Le Docteur Rioux est un modeste qui n\u2019a jamais recherché les honneurs, refusant les fonctions publiques les plus honorables qui lui ont été offertes, notamment la candidature dans Gaspé-Nord, aux dernières élections provinciales, pour consacrer tout son temps à ses chers patients.Dilettante, le docteur Rioux partage ses moments de loisir entre la musique, le chant (il est président de la Chorale Sainte-Anne) et l\u2019ébénisterie, art dans lequel il excelle.Il est membre de l\u2019Association des Médecins et Chirurgiens de l\u2019Amérique du Nord et de l\u2019Association des Médecins du Bas-St-Laurent.Il est Major au 1 89ème Bataillon (Les Fusiliers du St-Laurent) .Le 24 juin 1930, il épousa Marie-Clémence Bouchard, fille de Pierre Bouchard de Luceville, qui lui a donné trois charmants garçons : Jean, Pierre-Paul et Jacques.Le Docteur Rioux est le frère de Albert, le nouveau Sous-Ministre de l\u2019Agriculture; de Louis-Philippe, Avocat; de Geo.-Antoine, L.M.C.C., Chirurgien; du Révérend Père Pierre, S.J.; de Mme Alphonse Ouellet (Maria); de Antoinette; de la Révérende Mère Marie de la Trinité (M.-Elise) de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Domicile : Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.[272] J.-A.VILLENEUVE, I.C.,I.E.,M.Sc.Professeur à l\u2019Ecole Polytechnique Joseph-Arthur Villeneuve, ingénieur civil et ingénieur électricien, professeur à l\u2019Ecole Polytechnique (Université de Montréal), est né à Montréal, le 20 septembre 1894, du mariage de Joseph Villeneuve couturier, et de\tErmentine\tLabelle,\tfille de Joseph Labelle.C\u2019est à l\u2019Ecole Montcalm,\tet* à l\u2019Ecole\tdu Plateau qu\u2019il fit\tses études\tprimaires\tet sous des professeurs privés qu\u2019ii les compléta.Admis à l\u2019Ecole Polytechnique à un âge relativement peu avancé, il y suivit avec succès les cours de génie civil.Il fut admis à la pratique de sa profession en juin 1917, ayant obtenu sa licence d\u2019ingénieur avec la plus grande distinction.Fait digne de mention, c\u2019est exactement un mois plus tard qu\u2019il fut nommé professeur à l\u2019Ecole Polytechnique, où il enseigne la science de l\u2019électricité depuis cette époque.Au cours de ses vacances universitaires, M.Villeneuve pratiqua comme ingénieur pour le compte de la Commission des Eaux courantes, pour la Commission du Havre et pour MM.Surveyer, Béique et Loignon, ingénieurs.En 1926 et 1928, il alla parfaire ses études au \"Massachusetts Institute of Technology\" à Cambridge Mass., E.-U., et en revint avec le titre de maître ès-sciences en génie électrique.En 1930, au mois de mai, le professeur Villeneuve organisa un bureau d\u2019ingénieurs conseils, avec comme associés, MM.J.-C.Bernier et F.Leblanc, où on s\u2019occupe particulièrement, de la préparation des plans et devis pour l\u2019installation des appareils d\u2019éclairage, de chauffage et d\u2019aération, ainsi que pour la production et la distribution de l\u2019énergie électrique.C\u2019est M.Villeneuve, qui en collaboration avec M.Cormier, prépara les\tplans électriques de\tla nouvelle Université de Montréal, sur le flanc du\tMont-Royal.C\u2019est lui également qui\tdirigea l'équipe de l\u2019Ecole Polytechnique à Rigaud, dans les\trecherches scien- tifiques qui furent faites, lors de l\u2019éclipse de soleil du 31 août 1932.M.Villeneuve fait partie du Cercle Universitaire.Il aime tous les genres de sport et préconise la culture physique raisonnée.Dans les quelques moments de loisir que lui laissent ses nombreuses occupations, il pratique la nage et le badminton, tait un peu de tourisme, et des ascensions de montagne.Il ne fait pas de politique.Le 3 septembre 1917 tl épousait Jeanne Castonguav, fille de François-Xavier Castonguay.De cette un on sont nés huit enfants, dont sept sont encore vivants.Domicile : 3740, rue St-Hubert.Bureaux : 3 54, Est, rue Ste-Catherine, Montréal.[2731 18 PAUL-N.VANASSE Avocat [274] PAUL-N.VANASSE Paul-N.Vanasse est né à Louiseville, Province de Québec, le 13 octobre 1S05, du mariage de M.Thomas Vanasse, homme d'affaires, et de Mme Marie-Corinne Gariépy, sœur du regretté Mgr Charles-Napoléon (lariépy, Recteur de l\u2019Université Laval.Il fit ses primaires avec les services d\u2019une institutrice privée, et an Jardin de l\u2019Enfance, chez les Filles de Jésus, des Trois-Rivières, puis ses études de lettres au Séminaire St-Joseph où il eut de brillants succès, notamment dans un concours intercollégial où une thèse historique qu\u2019il soutint le classa premier de tous les collèges classiques de la Province.A la même époque, il remportait en Rhétorique dans une joute publique le premier prix d\u2019éloquence et de littérature.Il fit sa Philosophie au collège Ste-Marie de Montréal et sa Physique au collège des Jésuites de Sudbury, Ontario, d\u2019où il sortit bachelier ès-arts, \u201csumma cum lande\u201d, de l\u2019Université d\u2019Ottawa.En 1926, sous l\u2019égide de \u201cLa Liaison Française\u201d il opéra une tournée d\u2019étude et d\u2019observation dans les provinces de l\u2019Ouest du Canada qu\u2019il visita jusqu\u2019à Victoria.En 1927, il alla séjourner une année à Paris pour poursuivre des études spéciales, et il visita alors l'Italie, la Suisse, la France, l\u2019Angleterre, l\u2019Allemagne.A Rome, il eut l\u2019honneur, avec une dizaine de compatriotes, dont M.Jos.Versailles, financier de la métropole, d\u2019être reçu en audience privée par le Pape Pie XI, actuellement régnant.Revenu au Canada, il s\u2019inscrivit à la Faculté de Droit de Québec où il occupa diverses fonctions que lui confièrent ses confrères, plus spécialement celle de rédacteur en chef du journal universitaire, où se révélèrent ses aptitudes pour le journalisme.Dans l\u2019été qui suivit il avait été admis au personnel de la rédaction du \u201cDevoir\u201d, mais le mauvais état de santé de son père contraria ce désir.Dans le même temps, il était appelé par un groupe à la candidature de Président des Etudiants en Droit et fit partie du Parlement Modèle et de la Société des Débats où il se révéla orateur disert.En juillet 1931, il était admis à la pratique du Droit et il s\u2019établit deux ans à Trois-Rivières, en société avec Me Paul Trahan, fils de l'Hon.Juge Trahan.A la mort de sa mère, il se rendit définitivement à Louiseville, sa place natale.Il fait actuellement, en dehors de sa pratique légale qu'il exerce avec Me Jean-Louis Marchand, du journalisme régional, collabore à plusieurs revues où il s\u2019est spécialisé dans la critique littéraire, et fait en outre de temps à autre des conférences dans diverses institutions.Il s'intéresse vivement à toutes les œuvres de bienfaisance, de Louiseville, notamment à l\u2019Hospice de la Providence.Il y va de son aide pécunier aux mouvements sportifs, et en général à tout ce qui tend au progrès de sa ville à laquelle il reste très attaché.Bibliophile averti, il possède une bibliothèque considérable, dont certains rayons renferment des collections de choix.Artiste dans ses goûts, il possède dans sa jolie résidence une très belle collection de peintures, de bronzes et de bibelots rares et exclusifs qu\u2019il a sélectionnée lui-même au cours de ses voyages au loin.Il est membre du Jeune Barreau de Trois-Rivières, de T \u201cAssociated Social Club\u201d, du Club Sportif Inc., du Club de Balle-au-Camp de Louiseville dont il a été le vice-président.A la mort de son père, M.Thomas Vanasse, en juillet 1935, il recueillit la fortune de ce dernier et est actuellement co-exécuteur et administrateur de cette succession intéressante avec M.Donat Baril, curé de Louiseville.En politique, est demeuré libéral convaincu.11 a participé déjà à quelques campagnes.Jeune, cultivé, actif et indépendant de fortune, il reste dans le comté de Maskinongé un candidat bien préparé à rendre service à ses concitoyens et amis.Ses récréations sont la lecture, le piano, et les voyages.Le 15 octobre 1936, il épousait Brigitte Marchand, fille cadette de M.et Mme L.-P.Marchand.\u2014 Résidence et étude légale : 75, St-Laurent, Louiseville.[275] FRANÇOIS VEZINA Professeur Ancien élève (le l\u2019Ecole libre des Sciences Politiques de Paris, professeur si l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, directeur de la Bibliothèque de la même école, François Vézina naquit à St-Jérôme, comté de Terrebonne, le 3 décembre 1896, du mariage de Polycarp© Yézina, négociant, et de Artliémise Amyot, son épouse, petite-fille de Pierre Amyot, député, patriote (le 1837.Il fréquenta le Collège commercial de St-Jérôme durant 4 ans, puis alla faire ses humanités au Collège de l\u2019Assomption qu\u2019il quitta en 3 917, pour entrer â l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.En 1920, il obtenait sa licence en sciences commerciales, et partait aussitôt pour Paris, France, où il alla suivre pendant deux ans, les cours de l\u2019Ecole libre des Sciences Politiques.Diplômé de cette institution en 1922, M.Yé/.ina revint au pays, et débuta dans l\u2019enseignement en 1923.Chargé des cours de géographie économique, â l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales, ainsi que des travaux de recherches des étudiants, M.Vézina a consacré depuis plus de dix ans, tout son talent et ses connaissances très étendues à la formation solide de ses nombreux élèves.En 1932, il était nommé directeur de la Bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales et en 1934, on lui confiait la chaire d\u2019Histoire des Doctrines Economiques â la même institution.En plus de ses fonctions régulières ù l\u2019Ecole, M.Vézina donne des cours spéciaux de production industrielle ù l'Université de Montréal, (Ecole des Sciences sociales).En 1933, la Commission du Tarif le chargeait de certains travaux de recherche sur les prix de revient industriels au Canada.Il est également collaborateur à 1\u2019 \u201cActualité Economique\u201d.Monsieur Vézina ne s\u2019occupe d'aucune organisation politique.Il est membre de la Société Canadienne pour l\u2019Enseignement commercial, do l\u2019Association des licenciés de l\u2019E.H.E.C., de l\u2019Association des Anciens Etudiants d\u2019Europe, du Cercle Universitaire et de la \u201cQuebec Library Association\u201d.Ses récréations, il les trouve dans la lecture, le théâtre, l\u2019auto.Le 10 juin 1925, il épousait Anna Donato, fille de Dominique Donato.Dp cette union sont nés : Gisèle, Monique et François.\u2014 Domicile : 4285, rue St-Hubert, Montréal.[276] ERNEST ROCHON Négociant C\u2019est à St-Benoît des Deux-Montagnes, le 5 août 1880, que naquit Ernest Rochon, du mariage de Damase Rochon, cultivateur et ancien maire de cette paroisse, et de Joséphine Martin, son épouse, fille de Joseph Martin.Ses ancêtres, natifs de St-Côme en Normandie, vinrent s\u2019établir à Ste-Famille de l\u2019Ile d\u2019Orléans en 1659.Le bienheureux André Grasset, de même que Louis Ducharme dont le nom figure sur le monument des patriotes de Laprairie étaient directement alliés à sa famille.Après avoir complété ses études, le jeune Ernest s\u2019en vint travailler dans une maison de gros à Montréal.En 1904, il quittait son emploi et s\u2019en fut dans l\u2019ouest canadien, où il alla remplir une importante fonction pour le compte de la \"High River Trading Co.\u201d.Il y fit un stage de deux années au cours desquelles il s\u2019occupa activement de toutes les organisations d\u2019ordre national ou politique.Directeur de l\u2019Association Conservatrice de High River, il se signala en maintes circonstances, à l\u2019attention des chefs de son parti.En 1906, il quittait l\u2019Alberta à destination de Vancouver, où il devint l'associé des frères Turner, dans l\u2019importation.Toujours intéressé aux mouvements patriotiques,\tErnest\tRochon fut un des membres les plus dévoués de l\u2019Union Canadienne-Française de Vancouver dont il était en plus le secrétaire.Sur les instances de l\u2019honorable Arthur Sauvé, il revint à Montréal en 1907, prendre la direction du journal \"Le Canadien\u201d.Il fut par la suite voyageur de commerce pour une maison locale, et en 192 5, il s\u2019établit à son propre compte, en jetant les bases d\u2019une importante maison de commerce, connue sous le nom de \"Ernest Rochon\u201d pourvoyeur en gros d\u2019accessotires funéraires.Il fut un des fondateurs\tet\tle trésorier du club\tSauvé;\til fut officier-rapporteur à l\u2019élection\tde 1926 dans Montréal-St-Denis.\tIl\test séquestre officiel\tpour la\tLoi d\u2019Arrangement entre cultivateurs\tet créanciers.Ecrivain fécond, il a collaboré à presque tous les journaux locaux.Le 20 septembre 1909,\til\tépousait Célia Laflèche, de\tFort Covington, N.V.Domicile : 2188, rue Prud\u2019homme, et durant l\u2019été, à St-André d\u2019Argenteuil.Place d\u2019affaires :\t711, ouest, rue Notre-Dame, Montréal.[2771 L\u2019honorable ARTHUR MARCOTTE Avocat \u2014 Sénateur [278] L\u2019honorable ARTHUR MARCOTTE Arrivé aujourd'hui à l\u2019apogée de sa carrière, s'il faut en croire la division de la vie que nous donne Aristote l\u2019Ancien, M.Marcotte d\u2019un regard rétrospectif, peut avoir conscience de laisser un sillage durable.Tour à tour fonctionnaire, avocat, porte-parole des siens à la tribune politique, voire sportsman champion en celui des jeux qui demandent le plus d\u2019adresse \u2014 le billard, \u2014- il a été, à coup sûr, une unité marquante de la petite communauté canadienne-française dispersée dans le grand tout américain.Né le 8 mars 1873, au Sault-au-Récollet, près Montréal, du mariage d\u2019Hormisdas Marcotte, industriel et de Célina Beauchamp, c\u2019est au Séminaire de Ste-Thérèse qu\u2019il fit ses classiques, à la fin desquelles il était diplômé B.A.Il étudia ensuite à l\u2019Université de Montréal.Huit années durant, il sera fonctionnaire : de 1896 à 1897 à titre de secrétaire de l\u2019hon.G.-A.Nantel, puis de 1897 à 1904, comme comptable spécial au département des Terres de la Couronne de Québec.Fervent du billard depuis toujours, champion amateur du Canada dès 1901, c\u2019est en 1904 qu\u2019il fonda à Montréal la fameuse Académie de Billard Marcotte, qu\u2019il soutint jusqu\u2019en 1910.Entre temps, en 1904, il avait été le premier Canadien à représenter son pays au championnat amateur du monde, tenu à New-York.La création des prairies de l\u2019Ouest en provinces y attira grand nombre des nôtres.M.Marcotte, arrivé en Saskatchewan en 1910, y fait depuis sa carrière et sa vie.Admis au Barreau de Régina le 10 juillet 1913, il fut élu en 1926 bâtonnier du district de Gravelbourg.Il a été réélu comme tel en 1927-28 et 1929.Candidat conservateur dans le comté de Pinto Creek aux élections provinciales de 1912, il fut de nouveau candidat, au local, en 1917 dans le comté de Notukeu, ci-devant Pinto Creek.Aux élections fédérales de 1926, il fut aussi le candidat des conservateurs dans la division Willow Bunch (Sask.).Vu le caractère de la lutte aux élections provinciales de 1929, il refusa de se laisser porter candidat comme de prendre part à la campagne.En 1921, candidat recommandé de toutes les associations nationales au poste de sénateur, seules des chinoiseries politiques ont empêché sa nomination.Mais en 1931, l\u2019honorable R.B.Bennett a su reconnaître les services et les qualifications de notre honorable ami en l\u2019appelant au Sénat comme représentant des éléments catholiques et canadiens-français de la Saskatchewan.Président depuis 1925 de l\u2019Association des professionnels canadiens-français de la Saskatchewan, il a été quatre ans durant, jusqu\u2019à 1929, lor vice-président de l\u2019Association Franco-canadienne.Nommé Sénateur, le 6 juillet 1931 pour la province de la Saskatchewan, en remplacement de l\u2019honorable Turriff.Directeur de \u201cCartier Oil Ltd\u201d de Calgary, Alta., il est Chevalier de Colomb et grand Chevalier au Conseil de Ponteix, Sask.Ses récréations favorites sont le billard (il va sans dire) et la musique.Il est directeur-fondateur de la Chorale de Ponteix, Sask., très en renom en sa province.Marié le 1er février 1894 à Hermine Germain, fille du notaire E.-P.Germain de Ste-Thérèse, quatre enfants leur sont nés.Des deux qui vivent l\u2019un Hector, est avocat au Barreau de la Saskatchewan.En politique : conservateur.Résidence : Ponteix, Sask.[279] BUGEAUD Magistrat de District L\u2019honorable Joseph-Fabien Bugeaud.magistrat de district pour la province de Québec, naquit à Bonaventure, le 15 juillet 1876, du mariage de François Bugeaud, cultivateur, et de Marie-Anne Anglehart, son épouse, fille de Benjamin Anglehart.C\u2019est au Collège de Joliette qu\u2019il fit ses études classiques, et à l\u2019Université Laval de Québec, son cours de droit.Admis avec très grande distinction à l\u2019exercice de sa profession en 1913, Me Bugeaud débuta à New Carlisle, dans le comté de Bonaventure, et y pratiqua jusqu\u2019en 1924, époque de son élévation a la magistrature.Me Bugeaud eut maintes fois l\u2019occasion de plaider devant toutes les cours de justice du pays, et les différentes étapes de sa trop courte carrière professionnelle furent des plus brillantes.Maître Bugeaud s\u2019est sans cesse occupé des affaires publiques.Il fut élu député du comte de Bonaventure au provincial en 1914, puis réélu trois au'res fois sans la moindre difficulté.Quatre élections, dont trois par acclamation.Orateur puissant, dialecticien profond, il s\u2019est signalé, à la Législature, comme l\u2019une des personnalités les plus fortes et les plus précieuses du parti libéral.En 1924, il était nommé magistrat de district.Gtoyen d\u2019une intégrité à toute épreuve, très versé dans la science des lois, il remplit son rôle de juge avec dignité, et collabore consciencieusement à la bonne administration de la justice.Grand amateur de chasse et de pêche, il trouve dans la pratique de ces sports, sa plus agréable récréation.Le 25 novembre 1904, il épousait Christine Arsenault, fille de Charles Arsenault.De cette union, est née une fille, Marguerite-Marie.En politique, ardent libéral.Domicile : New Carlisle, comté de Bonaventure, P.Q.[280] FELIX BARRIERE Publiciste Agent de publicité et publiciste de son état depuis plus de trente ans, Félix Barrière vit le jour à St-Jean d\u2019Iberville, le 1er mars 1883.Il est le fils de Louis-Félix Barrière, ancien négociant et voyageur de commerce, et de Alexina Gamache, son épouse, fille de Christophe Gamache.C\u2019est chez les Frères des Ecoles Chrétiennes et à 1\u2019 \"International Business College\u201d de Montréal, qu\u2019il reçut son instruction élémentaire et commerciale.Au terme de ses études en 1900, il embrassa la carrière commerciale, en débutant comme caissier chez F.-X.La Salle ÔC Fils.Plus tard, on le vit à la Banque d\u2019Hochelaga, aujourd\u2019hui la Banque Canadienne-Nationale, en 1902, au service de la publicité à \"La Presse\u201d, et en 1904, à l\u2019administration du journal \"Le Canada\".Avec feu J.-A.Beaudry, il travailla pendant plusieurs années à l\u2019organisaticn de l\u2019Association des Marchands Détaillants, comme organisateur et assistant-secrétaire général.Il s\u2019en fut ensuite aux Etats-Unis, où il devint administrateui-gérant du journal quotidien.\"L\u2019Echo de New Bedford\u201d.En 1917, lors de l\u2019entrée en guerre des Etats-Unis, Monsieur Barrière revint à Montréal et prit charge du journal \"Le Prix Courant\u201d qu\u2019il dirigea jusqu\u2019en 1920, époque à laquelle il se porta acquéreur de diverses publications, notamment : l\u2019Annuaire secret des téléphones, \"Handy Phone Index\u201d, le \"Canadian Medical Directory\u201d, l\u2019Album des Eglises et l\u2019Album des Maisons d\u2019éducation de la Province de Québec, publications dont il est encore le publiciste et l\u2019âme dirigeante.Monsieur Barrière est membre à vie de l\u2019Association Athlétique Nationale, membre du Club de Publicité, de la Ligue des Propriétaires de Montréal et de l\u2019Association des Hommes d\u2019Affaires.Le 11 juin 1904, il épousait Ernestine Ruest, fille de Joseph Ruest.De cette union sont nés cinq enfants dont trois vivent encore : Marie-Jeanne, Maurice et Jacques.En politique, libéral indépendant.Domicile et place d\u2019affaires: 3611, rue Sainte-Famille, Montréal. AIME C.R.Avocat [2821 175935 AIME GEOFFRION Avocat de la société Geoffrion & Prud'Homme, avocats, édifice de la Banque Canadienne Nationale, 112, rue Saint-Jacques, ouest, Montréal.Né à Montréal, le 13 novembre 1872, fils de l\u2019honorable Christophe-Alphonse Geoffrion et de Etilalie-G.Dorion.Il fit ses études à l'école St.John\u2019s, Montréal, au Collège Ste-Marie et à l\u2019Université McGill (B.C.L.et médaille 1893).Admis au Barreau de la province de Québec en 1894; créé Conseil du Roi en loi en 1903.Professeur de droit civil (maintenant Emeritus) à l\u2019Université McGill de 1905 à 1920.Bâtonnier du Barreau de Montréal 1918-1919.Commissaire des Ecoles Catholiques de Montréal 1917-1921.Représentant de la province de Québec sur la Commission d'Arbitrage chargée de régler les réclamations réciproques d'Ontario et de Québec depuis la Confédération.Avocat pour la Province de Québec devant le Conseil Privé dans la cause célèbre touchant l\u2019interprétation du décret \u201cNe Temere\u2019\u2019; pour le Séminaire de Saint-Sulpice dans leur cause contre les Indiens d\u2019Oka; pour les Gouvernements Provinciaux contre le Gouvernement Fédéral touchant leur pouvoir d\u2019incorporation des corporations, et compagnies d\u2019assurances; pour les Cinémas contre le Gouvernement de Québec touchant l\u2019interprétation de la Loi du Dimanche; pour le Gouvernement Fédéral dans plusieurs causes célèbres, spécialement dans l\u2019affaire des Frontières de l'Alaska, dans l\u2019affaire du Labrador, dans l\u2019affaire de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson, dans l\u2019affaire des métaux précieux, etc.; pour le Comité d\u2019enquête de la Chambre des Communes lors de l\u2019enquête sur les Douanes en 1926; pour la Province de Québec en maints litiges, surtout constitutionnels; pour la United Church of Canada quand elle demanda son incorporation au gouvernement fédéral et au gouvernement de Québec; pour l\u2019Association des Banques Canadiennes lors de la révision de la Loi des Banques en 1923.Avocat de Pinkerton dans la cause célèbre de David Russell; pour l\u2019Empress of Ireland contre le Storstadt; pour le Daily News contre le Herald: pour la Montréal Tramways lors de l\u2019injonction contre le Commissaire Hébert; pour l\u2019Association des Manufacturiers Canadiens de Bois de Pulpe lors de l\u2019Enquête du fédéral sur l\u2019embargo; pour les Compagnies d\u2019Assurances Mutuelles de la Nouvelle-Angleterre et le Gouvernement de Québec contre le Fédéral sur la référence devant le Conseil Privé ;pour T.B.Macaulay et Sun Life Assurance Company dans la cause criminelle contre J.-J.Harpell.Directeur de l\u2019Aluminium Limited et de ses compagnies subsidiaires; Beau-harnois Power Corporation et ses compagnies subsidiaires; Canada Life Assurance Company, Catelli Macaroni Products Corporation Limited, Distillers-Seagram Corporation Limited, Duke-Price Power Company, Limited, International Hydro-Electric System, Title Guarantee & Trust Corporation et Windsor Hotel Limited.Membre des clubs Cercle Universitaire, Mount Royal, Réforme, St.James, Country (Ottawa) et Garnison (Québec).Il a épousé en novembre 1896, Marguerite Thibaudeau, fille de l\u2019Honorable J.-R.Thibaudeau.En politique, libéral.Résidence : 815, Upper Belmont, Westmount.[283] Ha CHARLES-HENRI BOISVERT, I.C.Ingénieur en chef de la Commission des Services Publics de Québec Depuis au delà de trente ans, nos pédagogues les mieux avisés recommandent à la jeunesse de la province de s\u2019orienter vers les carrières industrielles et certes les rapides succès de ceux qui ont su les écouter ne sont pas sans confirmer) le bien fondé de la leçon.Da carrière, encore brève du sujet de la présente esquisse, en est un autre probant exemple.l'iis de feu Gédéon Boisvert, marchand et d\u2019Albina Bernard, fille de Norbert Bernard, M.C.-H.Boisvert est né dans la métropole le 2 février 1904.Il fréquenta d\u2019abord l\u2019Acad.St-Charles, puis le Mt St-Louis et l\u2019Ec.Polytechnique, deux institutions-sœurs, si l\u2019on peut dire.C\u2019est en juin 1925 qu\u2019il était admis à la profession d\u2019ingénieur civil.Le premier emploi qu\u2019il prit à titre professionnel fut avec la \u201cShawinigan Water & Power\u201d, et qu\u2019il garda quatorze mois, de juin 1925 à août 1926.Entré alors à la Comni.des Services Publics de la province de Québec comme ingénieur, cinq années plus tard, à la mi-août 1931, il était promu ingénieur en chef de cette importante institution, succédant à M.Alexandre Larivière, nommé commissaire.M.Boisvert fait partie de la Corporation des Ingénieurs professionnels de Québec et de 1 \u201d\u2018Engineering Institute of Canada\u201d.Ses récréations favorites : les sports au grand air : le tennis et le ski.Marié à Jacqueline Garneau, fille du notaire M.-C.-R.Garneau, il a un fils : Michel.Domicile : 78, avenue Casot, Québec.[284] J.-R.COTE Médecin - chirurgien i?.Seph.Romti° Côté, médecin de profession, naquit à Montréal, le 2 5 mars 1895, du mariage de Ait.Côté, ingénieur mécanicien de St-Augustin de Portneuf, et de Philomène Paquet, son épouse, fille de J os.Paquet, de St-Raymond de Portneuf.Il débuta dans ses études, à l\u2019Acad.St-Joseph d'Hoche-laga, fit son cours classique au col.de 1 Assomption, où il obtint, avec très grande distinction, son bacc.ès-arts.et ses études médicales à l\u2019Univ.de Montréal.En sept.1921, après de très brillants examens, il était admis à ia pratique de sa profession.Dès sa soitie de l\u2019Univ.le dr Côté se dirigea vers St-Ubald Je Portneuf où il alla s\u2019établir.Il y fit un séjour de 8 ans, au cours duquel il s\u2019assura dune clientèle considérable rayonnant sur toutes les paroisses environnantes.En 1929, le dr Côt.quitta bien à regret St-Ubald.pour venir à Montréal assumer les fonctions de dir.de la clinique municipale des nourrissons, dans les paroisses de St-Francois Solano et de St-Louis de Gonzague.En sept.1 930, il était nommé médecin inspecteur des écoles dans le département de l'Hygiène de l'Enfance, et depuis 5 ans, il n\u2019a cessé de se dévouer avec un zèle admirable, à la tâche qui lui incombe.Le docteur a établi ses bureaux de consultations à Ahun~sic, où il s\u2019occupe de mcdecine générale et 5fe chirurgie.Alors qu\u2019il habitait St-Ubald.il était médecin attitré de la British Mine Corporation, de St-Eloi-les-Mines, Montauban.(mines Tétrault) .Il était également médecin et insp.des écoles de St-Ubaid.II fut juge de Paix, de 1923-1929.Libéral de vieille souche, il s\u2019est toujours occupé de la chose publique.Il a pris part, depuis une vingtaine d'années, à maintes luîtes politiques, au fédéral et au provincial.Il est membre de l\u2019Ass.des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord, de la soc.Médicale de Montréal et de l\u2019American Public Health Ass'n.Il est des Chevaliers dé Colomb, des Forestiers Ind., des Artisans Canadiens-Frs, du Mess des Officiers du 6 5e Régiment et du Cercle Universitaire.L\u2019hygiène de l\u2019enfance l\u2019intéresse d\u2019une façon particulière.Ses récréations favorites, sont la chasse, la pèche et le tourisme.Le 21 juin 1921.il épousa Alice Cloutier, fille de Réal Cloutier, bourgeois de Maisonneuve.De cette union, sont nés 5 enfants dont 4 vivent : Guy, Claude, Jeannette, Lise et Claudette.Domicile et bureaux :\t3 3 2, Est, Blvd Gouin, Montréal! [2851 L\u2019honorable J.- L.- A.GUIBAULT Juge de la Cour Supérieure de la Province de Québec T 2861 L\u2019honorable J.-L.-A.GUIBAULT Joseph-Louis-Alexandre Guibault, juge de la Cour Supérieure pour la province de Québec, naquit à Joliette, le 23 octobre 1870, du mariage de Joseph Guibault, carrossier, et de Olive St-Germain, son épouse, fille de Jean-Baptiste St-Germain.C\u2019est au Séminaire de Joliette qu'il fit son cours classique, et il fit sa clérieature à Joliette au bureau de Mtres McConville & Renaud.Licencié avec très grande distinction, en juillet 1895, il alla dès lors établir son étude légale dans sa ville natale, où, pendant près de quarante ans, il ne cessa d\u2019exercer sa profession.Me Guibault eut comme premier associé, de 1895 à 1915, Me Joseph-Adolphe Renaud, qui fut plus tard, ministre-adjoint de la Justice à Ottawa.De 1915 à 1916, il pratiqua seul, et au cours de l'année suivante jusqu'en 1919, il prit comme associé, Me Joseph Sylvestre, ex-député du comté de Montcalm à la Législature de Québec.De 1919 à 1924, il exerça seul sa profession, puis s\u2019adjoignit son fils Guy, avec lequel il professa jusqu\u2019en 1934, époque de son élévation à la magistrature.Durant sa longue et fructueuse carrière au Barreau, Me Guibault se distingua par les succès signalés qu'il obtint devant toutes les cours de justice du pays.Profondément versé dans la science des lois, d'un jugement sain et solide, d\u2019une facilité de parole peu ordinaire, il lui était en effet indifférent de plaider, au civil comme au criminel.Son élévation à la magistrature, a privé le Barreau canadien d un avocat de grand talent, mais par contre, nos tribunaux se sont assuré la précieuse collaboration d\u2019un savant légiste.Homme public au caractère fortement trempé, il le fut à son heure.Conservateur militant, il s\u2019est toujours occupé de politique active, et a pris part à toutes les luttes de son parti depuis une quarantaine d'années, notamment dans les comtés de Joliette, Montcalm, l\u2019Assomption et Berthier.Il fut candidat conservateur dans le comté de Joliette aux élections générales fédérales de 1908.Soucieux de la bonne administration des affaires de sa ville, il a pris part à toutes les élections municipales dans la cité de Joliette, de 1897 à 1920.Il en fut d\u2019abord échevin, de 1906 à 1909, puis premier magistrat pendant onze ans, de 1909 à 1920.Durant son terme d'office comme maire, il contribua dans une large mesure, à faire de sa coquette petite ville, l'une des plus attrayantes de la province de Québec.Lu 1927, il fut unanimement choisi délégué officiel à la grande convention conservatrice, tenue à Winnipeg, et à laquelle le Très Honorable R.B.Bennett fut élu chef du parti conservateur.Me Alexandre Guibault fut créé Conseil du Roi en 1918, et fut conseiller du Barreau de Montréal en 1919.Mutualiste depuis toujours, il fait partie de l'Ordre des Chevaliers de Colomb, dont il fut Grand Chevalier du Conseil de Joliette (1468).Il est également membre de l'Alliance Nationale, des Artisans canadiens-français, de la C.M.B.A., des Royal Arcanums, de la Société des Oliviers et de l'Union Saint-Joseph du Canada, dont il fut directeur et aviseur légal durant 23 ans.Il est président du club de chasse et de pêche de Joliette et président de l\u2019Association du Parc de Joliette.Voué à la lourde tâche qui lui incombe, ses moments de loisir sont plutôt rares.Son repos, il le prend dans la lecture, les voyages et la pêche.Le 27 sept.1897, il épousa Dinorah Desrosiers, fille de Ernest Desrosiers.De cette union, il eut un fils, Guy, avocat, et une fille, Renée.En politique, conservateur.L\u2019honorable Joseph-Louis-Alexandre Guibault fut nommé juge de la Cour Supérieure, le 24 février 1934, et fut assermenté, le 15 mars suivant.Domicile : Joliette, P.Q.[2871 OS O IL O I! IR IE Air II O N AIL IE * ?Chev.A S.FALARDEAU 1822 - 1890 J.-B.FARIBAULT 1773 - 1860 J.-M.LEMOINE 1825 - 1912 Rév.A.BRUNET 1826 - 1877 P.FORTIN 1823 - 1888 J.-E.TURCOTTE 1808 - 1864 Rév.C.-H.LAVERDIÈRE 1826 - 1873 Rév.T.CARON 1819 - 1878 [2881 sr J.-A.GINGRAS Educateur et Pédagogue.Joseph-Aldear Gingras.principal de l\u2019école mixte Isaac-Jogues, est un éducateur de grand mérite qui fait honneur à la profession.Né à Montréal, le 17 mai 1875, du mariage de Dosithé Gingras, tonnelier et de Philomène Dufour, son épouse, fille de Joachim Dufour, il commença son cours commercial chez les Frères des Ecoles Chrétiennes.En 1887 il entra au noviciat de cette même communauté.Cependant, après onze années, il fut obligé d\u2019en sortir pour aider à sa famille.Tout en poursuivant ses études, le jeune Gingras.qui était, comme bien d\u2019autres, peu favorisé par la fortune, dut, en 1907, prendre un emploi dans les bureaux de la compagnie du Grand-Tronc, où il fit un stage de plusieurs années.En 1914, il se présenta devant le Bureau des Examinateurs Catholiques, à l\u2019Ecole du Plateau, pour y subir l\u2019examen pour l\u2019obtention du brevet d\u2019enseignement, et obtenait sans la moindre difficulté, le succès le plus complet qui lui valut quelques mois plus tard, d\u2019ètre nommé professeur à l\u2019école Saint-Irénée.Durant six ans, il fut à la tâche.En 1921, on le nommait principal de la même école, puis l\u2019année suivante, il était appelé à diriger l\u2019école mixte Dollard-des-Ormeaux.En 1930, M.Gingras quittait sa position, et allait remplir les mêmes fonctions à la nouvelle école mixte Isaac-J ogues.Il fut décoré de l\u2019Ordre du \"Mérite Scolaire\u201d, le 28 octobre 1933, par le Département de l\u2019Instruction Publique.M.Gingras est un bienfaiteur insigne de la Saint-Vincent-de-Paul.Il a été président, deux années consécutives, de la Société St-Jean-Baptiste, (section de N.D.du Perpétuel Secours) .Après avoir été syndic au Conseil des Chevaliers de Colomb de St-Henri durant trois années, il fut l\u2019un des fondateurs du local St-Paul, et en fut président pendant deux ans consécutifs.\u2014 Récréation : le jeu de tennis.Le 21 avril 1903, il épousait Eva Henrichon, décédée en 1931, fille de Moïse Henrichon, de St-Henri.De cette union sont nées Cécile et Irène.En politique : libéral.Domicile : 2434, rue Jolicœur, Montréal.[2801 19 S.E.Monseigneur JOSEPH-J.-B.HALLE Evêque de Pétrée [2901 S.E.Monseigneur JOSEPH-J.-B.HALLE Après de nombreuses et fécondes années employées aux études personnelles, à l\u2019instruction et à la formation de la jeunesse; après l\u2019apprentissage des œuvres catholiques et sociales avec des maîtres très sûrs de la pensée et de l\u2019action, partir pour la fondation, en pleine forêt, de nouveaux diocèses et de nouvelles paroisses, dresser des clochers nombreux dans des solitudes où les tentes gitaient misérablement, c\u2019est en chaque siècle, le privilège de quelques rares hommes spécialement choisis et préparés par la Providence pour ces œuvres très difficiles et très importantes.Représentant de l\u2019Eglise Catholique, ayant pour principale mission de sauver les âmes, il se trouve que ces fondateurs méritent en même temps, la grande reconnaissance de la Société civile à qui ils battent les durs chemins, les très durs chemins des commencements.Tels nous paraissent les traits saillants de celui que nous avons aujourd\u2019hui à présenter au public lecteur des \"Biographies Canadiennes-Françaises\u201d.C\u2019est à Lévis, au village de Sorosto, P.Q., que naquit, le 10 décembre 1874, celui qui devait devenir le premier évêque de cet immense district du Nord-Ontario, du mariage de Odule Hallé et de Rose de Lima Carrier, fille d\u2019Eugène Carrier.Après ses études classiques poursuivies au collège de Lévis pendant sept années, de 1887 à 1894, il séjourna une année au Grand Séminaire de Québec et deux comme professeur à son Alma Mater.C\u2019est le 19 septembre 1897 qu\u2019il était ordonné prêtre.Dès lors, son Ordinaire le dirigea sur les Universités romaines, le Collège Canadien et l\u2019Université de la Propagande où il passa trois années.Revenu au pays en 1900, il retourne à sa maison de toujours, celle qui l\u2019a éduqué et où il éduquera à son tour, le Collège de Lévis.Nommé professeur de philosophie, il remplira cette fonction quatre années durant, jusqu\u2019en 1904, alors qu\u2019il sera nommé directeur des élèves, et ce sera pour huit ans.De 1912 à 1915, il est professeur de théologie.Entre temps,\ten 1914,\til\tsert de secrétaire particulier au Cardinal Bégin, lors\tde son voyage à Rome pour\tassister au Consistoire.Créé\tchanoine\tde\tl\u2019Archevêché\ten 1915,\til y\tdemeure jusqu\u2019en 1919,\tannée de\tsa\tnomination (le 19 mai) comme\tPréfet Apostolique\tdu Nord-Ontario, dont il prit\tpossession\tle\t21 juin suivant.Nommé Vicaire\tApostolique le 4\tdécembre 1920, il était élu évêque de Pétrée le 18 suivant et consacré le 14 avril 1921.A cette fonction, Mgr Hallé y était tout préparé.Spécialisé en matière de législation éducationnelle et vu sa large expérience pédagogique, il avait été, au cours des années 1917-1918, délégué pour exposer à Sa Sainteté Benoît XV personnellement, la question scolaire ontarienne comme elle se présentait alors dans sa diversité inextricable de son acuité douloureuse.Le jugement du\tSaint-Siège se formula par\tla lettre\tLitteris Apostolici du 7\tjuin\t1918, qui a confirmé les\tdroits des\tpères de famille dans les questions\tde langue et qui\tse trouve un peu comme la grande charte des Canadiens-français en cette matière.Par le résultat de ce voyage à Rome, par\tses activités multiples dans\tl\u2019Ontario,\tsa\tpsychologie\tdu personnel politique.Mgr Hallé a joué une part considérable dans l\u2019abolition du fameux Règlement XVII.Depuis son début dans la vie active, Mgr Hallé s\u2019était d\u2019ailleurs toujours mêlé d\u2019œuvres sociales.Avec feu Mgr Roy, feu l\u2019abbé Stanislas Lortie et l\u2019hon.juge Adjutor Rivard, il avait contribué à la fondation vers 1904 de \"l\u2019Action Sociale Catholique\u201d, et de son grand journal quotidien \"l'Action Catholique\u201d.Avec le Corn.Alphonse Desjardins, il travailla dans ses loisirs aux règlements de fondation des Caisses populaires.Dans le champ de l\u2019Action sociale proprement dite, il se consacra spécialement à tout ce qui a trait à la question ouvrière et à la campagne de tempérance.Comme œuvre apostolique, il se livra, en compagnie du Père Lelièvre et de l\u2019abbé Alfred Langlois, aujourd\u2019hui évêque de Valleyfield, à l\u2019extension du règne du Sacré-Cœur.Depuis\tau delà de onze années, il\tva sans dire,\tMgr Hallé\ta appliqué\ttout\tson esprit et mis tout son cœur dans le Vicariat apostolique dont il a\tla charge.Il a fondé un\tdiocèse,\til en continue l\u2019élaboration incessante et il dirige les missions de la Baie James.Dans le territoire qui lui est assigné, il a l\u2019espace, sinon la population, d\u2019au moins deux diocèses, qui s\u2019organiseront avec les années à venir.L\u2019élément qui manque le plus à son développement rapide, c\u2019est de véritables agriculteurs comme la vieille province de Québec sut tant en produire et en façonner.Le gage de stabilité\tsociale que comporte\tune classe agricole ordonnée\tcomme\tla nôtre, solidement ancrée au sol,\tvoilà ce qu\u2019il faut\tau\tNord-Ontario, qui s\u2019offre\tcomme\tun riche filon à nos agriculteurs du Québec, impatients d\u2019agrandir leur domaine et d\u2019établir convenablement leurs fils nombreux.\tLa récréation favorite\tde\tMgr Hallé consiste à s\u2019entretenir des problèmes de sociologie, de l\u2019avenir économique, social et surtout religieux, de notre grand Canada.En résidence à Hearst.Ont.12911 s* 1 J.-E.-A.BRODEUR Chef de la Sûreté Municipale Le Directeur de la Sûreté municipale est un ancien athlète, qui fut jadis placé au rang des étoiles de première grandeur.Dans la pratique de tous les sports, il excella, mais c\u2019est surtout comme pugiliste qu\u2019il établit sa renommée.Ceux de son temps en effet, se souviennent encore de ses exploits remarquables.Beau type d\u2019homme, doué d\u2019une force peu commune qu\u2019il a cependant toujours su contrôler, même dans les moments les plus critiques, il est d\u2019une bonhomie parfaite pour tout le monde, et son affabilité reconnue en fait le plus charmant compagnon.Joseph-Emmanuel-Armand Brodeur naquit à Montréal, le 19 novembre 1892, du mariage de Elie Brodeur, capitaine de police, et de Alexina l\u2019Archevêque, fille de Pierre l\u2019Archevêque.Après avoir terminé son cours commercial à l\u2019Académie St-Jean-Baptis e, il s\u2019en fut en 1909 travailler chez Laporte 6c Martin, en qualité de comptable.L\u2019année suivante, jusqu\u2019en 1911 inclusivement, il fut fonctionnaire au département des dépêches, à l\u2019Hôtel des Postes de Montréal.Le 10 janvier 1912, il quitta son emploi aux Postes, pour accepter la position de constable au service de la ville de Montréal.Deux ans plus tard, il était promu détective, sergent en 1917, capitaine en 193 0, assistant-inspecteur en 1931, et finalement, inspecteur en chef du bureau de la Sûreté municipale, le 18 septembre 1934.Au cours de sa carrière comme policier, il se distingua en maintes circonstances, et fut souvent cité à l\u2019ordre du jour.Son casier est inattaquable.Monsieur Brodeur ne s\u2019est jamais mêlé de politique, bien que, comme tout bon citoyen, la chose publique l\u2019a toujours intéressé au plus haut degré.Il n\u2019est d aucune organisation sociale, mais il fait partie d\u2019un nombre considérable de clubs de tous genres.11 est de 1 Association des Chefs de Police de la Province de Québec.Pas n\u2019est besoin de dire, que sa récréation favorite, il la trouve dans les sports au grand air, dans la lutte et dans la boxe.Depuis une vingtaine d\u2019années, il a voyagé partout, aux Etats-Unis et en Canada.Le 2 5 mai 1915, il épousait Yvonne Beaudoin, fille de Louis Beaudoin, de Montréal.De cette union sont nés deux enfants: Armand et Lucille.En politique : indépendant.Domicile : 2695a.tue Orléans.Bureaux : Hôtel de Ville, Montréal.[2921 Son Hon.N.COURTEMANCHE Maire de Montréal-Est \u2014 Financier Napoléon Courtemanche, premier magistrat de la Ville de Montréal-Est, financier et homme d\u2019affaires bien connu, naquit à St-Henri le 7 novembre 1897.fils de Frank Courtemanche, artiste-drapier, et de Antoinette Trudel, son épouse, fille de Joseph Trudel.Il fit son cours au collège de St-Henri, et compléta ses études commerciales à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.En 1912, il débutait dans les affaires en acceptant un emploi chez Hector Lamontagne Incorporée» et, deux ans plus tard, il était commis junior à la Banque Provinciale du Canada.Un stage de treize années dans cette institution bancaire canadienne-française, où il remplit les fonctions d\u2019assistant-comptable en chef, de gérant, d\u2019inspecteur et de sous-chef du Bureau des Crédits, lui fournit l\u2019avantage de connaître suffisamment les affaires et la finance en général pour lui permettre d\u2019étendre ses connaissances dans un domaine où le champ d\u2019action était illimité.En 1927, il quitta donc la Banque Provinciale et devint secrétaire, puis, plus tard, associé de Joseph Versailles, jusqu\u2019à la mort de celui-ci, en juillet 1931.Depuis cette époque, M.Courtemanche s\u2019est sans cesse occupé de finance, d\u2019immeubles, d\u2019assurances, etc., pour son compte personnel.Il est membre de la Commission Métropolitaine.En août 1931.ses concitoyens l\u2019élisaient par acclamation échevin de la Ville de Montréal-Est, et.en juillet 1933, il avait l\u2019insigne honneur de remplir les fonctions importantes de premier magistrat de cette progressive ville industrielle de l\u2019Est.Monsieur Courtemanche s\u2019intéresse à toutes les oeuvres de bienfaisance locales.Il fait partie des sociétés et clubs suivants : Société St-Jean-Baptiste, Chev.de Colomb, Club de Réforme, Montreal Club, Club Laval-sur-le-Lac, Palestre Nat.de l\u2019A.C.J.C., Club du Lac Labelle, Club Ouvrier de Montréal-Est.Ses récréations favorites sont le tourisme, la chasse, la pêche, la balle au mur et le bridge.Le 30 novembre 1932.il épousait Marie Legris, fille de Harvey-J.Legris.De cette union est née une fille, Louise.En politique, libéral.Domicile : 11 310, Notre-Dame, Montréal-Est.Place d\u2019affaires : 60, O., rue St-Jacques, Montréal.f2931 EMILE-ALEXANDRE JEANNOTTE, M.D.Docteur en Médecine et en Chirurgie 12941 EMILE-ALEXANDRE JEANNOTTE Dixième génération au Canada de Marin Jeannot dit Lachapelle, de Lachapelle-sous-Montauson, près de Château-Thierry en Picardie, son ancêtre fut le deuxième syndic de Ville-Marie en la Nouvelle-France.\u2014 Emile-Alexandre Jeannotte naquit à Saint-Hilaire dans le comté de Rouville, le 12 février 1888, du mariage de feu Herménégilde Jeannotte, médecin et de Emely Clerk, petite fille de Sir Georges-Edward Clerk, Bart de Penicuick, (Ecosse).Il fit ses classiques au Collège Sainte-Marie et au Séminaire de Nicolet, et à la suite de ses études à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Montréal, il obtint son doctorat en médecine.M.Jeannotte est également docteur en médecine de l\u2019Université de Toulouse et des Etats du Maine, du Massachusetts et de New York.Vers la fin de l\u2019année 1907, il laissa Montréal pour aller s\u2019établir dans l\u2019état du Maine.Admis à la pratique en 1908 aux Etats-Unis, il suivit des cours de \u201cPost graduate\u201d à l\u2019Université d\u2019Harvard et ensuite s\u2019établit à Portland, Maine.Il vint plus tard en 1909, s\u2019établir à New York comme assistant-clinicien en gynécologie au \u201cFlower University and Hospital\u201d.C\u2019est alors qu\u2019il collabora à titre d\u2019associé avec l\u2019éminent chirurgien James S.K.Hall.En 1912, le docteur Jeannotte partit pour l\u2019Europe et il lit un séjour prolongé en Ecosse, en France, en Allemagne et en Autriche, au cours duquel il eut l\u2019avantage d\u2019étudier sous l\u2019éminente direction de Sir Armstrong Wright de l\u2019hôpital Saint-Mary de Londres, de même que sous celle des professeurs Charles Morel et Hispail de Toulouse.A Paris, il suivit la clinique dans les hôpitaux de la Salpêtrière et de la Pitié.Lors de la déclaration de la guerre en 1914, il se rendit en Angleterre pour remplir la fonction de médecin en chef au \u201cLondon Homeopathic Hospital\u201d de Londres et au \u201cMiddlesex Hospital\u201d de la même ville.Pendant les dix années suivantes il exerça sa profession à Paris et à Londres.Depuis 1931, il a établi définitivement ses bureaux à Montréal.Le docteur Jeannotte se spécialise dans la pathologie interne.Une clinique pour les pauvres à Ville-Emard près de Montréal, est l\u2019objet de sa bienveillante attention.Le 27 septembre 1913, il épousait à Londres, Marie-Blanche Kiely, fille de feu Georges-Washington Kiely, autrefois de Toronto.De cette union sont nés trois enfants : Hermine, Eric et Paul.En politique, il est indépendant.Son domicile et ses bureaux de consultations sont à 3055, Ouest, rue Sherbrooke, à Westmount. L-EUGENE COURTOIS Président et gérant général de \u201cLa Société Coopérative de Frais Funéraires\u201d Louis-Eugène Courtois, président et gérant général de \"La Société Coopérative de Frais Funéraires\u2019\u2019, de Montréal, est né dans la métropole, le 18 juin 1887, du mariage de Joseph Courtois, courtier en assurances, et de Azélie Vincent, fille de Eusèbe Vincent.Son cours commercial terminé chez les Frères Maristes, M.Courtois fut dirigé vers l\u2019Université d'Ottawa pour y poursuivre ses études classiques.Il y obtint, en 1909, son baccalauréat ès-arts.En septembre de la même année il entra au service de son père qui, depuis vingt ans, dirigeait un bureau d\u2019assurapces très prospère.M.Courtois ne tarda pas à acquérir dans ce nouveau champ d\u2019action, une expérience précieuse\tqui\tcontribua\tà\tfaire\taugmenter dans des proportions intéressantes le chiffre de leurs affaires.A la mort\tde\tson père,\ten\taoût\t1913, M.Eugène Courtois s\u2019associa à son frère Joseph, et continua l\u2019entreprise sous la raison sociale Courtois Frères.Ce bureau d\u2019assurances, le plus ancien qu\u2019il y ait dans la partie est de Montréal, est 1 un des plus considérables de la métropole, comme entreprise particulière.Le 27 avril 1931, M.Courtois accepta l\u2019importante situation de gérant général de la \"Société Coopérative de Frais huneraires En\tjuin\t1 932, il\ts adjoignit comme assistant-gérant général son frère et associé Joseph.Et.le 28 février 193 3.\tM.\tCourtois\tfut\télu\tprésident de la \"Société Coopérative de Frais Funéraires\u201d.II est membre de la Société des Oliviers, des Chevaliers de Colomb, des Artisans Canadiens-Français, dts clubs St-Denis, Canadien.Cercle Universitaire et de la Chambre de Commerce.M.Courtois est aussi vice président de l\u2019influente association d\u2019hommes d\u2019affaires, l\u2019Est Central Commercial.La lecture et la musique sont ses amusements favoris.Le 18 juin 1913, il épousait Bernadette Bélisle, fille de Emery Bélisle, de Papineauville.En politique, indépendant.\u2014 Domicile : 4377.St-Hubert, Montréal.[2961 A.-B.CHARBONNEAU Inspecteur d\u2019écoles Albert-Bienvenu Charbonneau, inspecteur d\u2019Ecoles à Montréal, naquit à St-Romuald de Lévis, le 13 mai^ 1870.du mariage de Joseph Charbonneau.forgeron et de Onésime Montplaisir.son épouse, fille de J.-Bte Montplaisir.Il avait sept ans.quand son père alla s\u2019établir colon à La Patrie dans le comté de Compton; il y vécut donc une partie de son enfance et de son adolescence puisqu'il ne commença ses études à Montréal qu\u2019à l\u2019âge de 18 ans.Orphelin à 15 ans, il continua l\u2019exploitation des 2 fermes de sa mere pendant 3 ans, mais trop jeune pour en faire un succès, aimant l\u2019étude plus que la terre pour laquelle cependant il garda un amour profond, il partit donc pour l'Ec.Norm.Jacques-Cartier, où il ne tarda pas à se faire remarquer.Il y fit un cours brillant, toujours le premier de sa classe, tout en trouvant le temps de commencer des études littéraires qu'il devait poursuivre plus tard à l\u2019Uni, de Montréal A 24 ans.il est instituteur au Plateau, puis à l éc.Montcalm où il enseigne jusqu\u2019à sa nomination comme inspecteur d\u2019écoles en 1915.Tout en faisant la classe, le jour et le soir, il poursuivait ses études pédagogiques, s\u2019inscrit un des 1ers au cours de littérature de l\u2019Univ.de Montréal, dont il est diplômé, est 5 fois lauréat de concours littéraires, est 5 fois conférencier dans des congrès pédagogiques, est collaborateur du congrès de la Langue française en 1912.Il ne cesse d\u2019étudier; il acquiert des connaissances variées assez rares.Poète à ses heures, il possède dans ses cartons la matière d\u2019un volume; il a aussi sur le métier un travail de longue haleine qu\u2019il poursuit depuis 5 ans et qui fera sensation si jamais publié.Psychologue aver i.orateur très écouté, éducateur né.apprécié par ses supérieurs et ses subalternes, M.Charbonneau est dans l\u2019enseignement une autorité reconnue.Il occupe diverses fonctions, ourre celle d\u2019insp.d'éc.du distr.est de Montréal, il est secrétaire de l\u2019Assoc.des Institutions du distr.de Montreal, adminis.du Fonds de pension des fonct.de l\u2019enseignement primaire, membre de la Soc.St-Jean-Baptiste, dé\u2019égué du Bur.central des Examinateurs.Sa dernière décoration de l\u2019Ordre du Mérite scolaire 3degre! avec titre très méritant, couronne bien une carrière déjà longue.Le 28 juin 1897, il épousait Georgiana! fille de Léon Dugas qui lui donna neuf enfants dont trois vivent encore: Lionel.Robert et Gustave En politique .il est libéral.\u2014 Domicile ; 3870, rue St-Hubert, Montréal.[2971 L\u2019honorable ERNEST LAPOINTE Avocat \u2014 Ancien Ministre de la Justice |2981 L\u2019honorable ERNEST LAPOINTE L\u2019honorable Ernest Lapointe, B.A., L.L.B., C.R., avocat, ministre de la Justice dans le cabinet Mackenzie King, est né à St-Eloi, comté de Témis-couata, P.Q., le 6 octobre 1876.Il est fils de S.Lapointe et d\u2019Adèle Lavoie Après avoir terminé ses études classiques, au collège de Rimouski, il s\u2019inscrivit à la faculté de droit de l\u2019Université Laval, à Québec, et en juillet 1898 il était admis au Barreau de la province.L\u2019honorable M.Lapointe commença à pratiquer comme avocat à la Rivière-du-Loup, district de Kamouraska, et plus tard dans la cité de Québec.Nommé Conseil du Roi en 1908.Elu par acclamation député à la Chambre des Communes, pour le comté de Kamouraska, le 2 février 1901, succédant à l\u2019honorable H.G.Carroll, solliciteur général, nommé juge de la Cour Supérieure.Réélu aux élections générales de 1901, 1908, 1911 et 1917 pour le même comté.Résigna son siège en 1919 pour contester celui de Québec-Est, rendu vacant par la mort de sir Wilfrid Laurier.Elu par une majorité de 3,939, le 27 octobre 1919.Réélu aux élections générales de 1921, 1925, 1926 et 1930.Nommé ministre de la Marine et des Pêcheries en 1921, lors de la formation du cabinet King.Nommé ministre de la Justice en janvier 1921.Représentant du Canada à la Ligue des Nations à Genève en 1922, et a la Conférence Impériale avec le Très Honorable Mackenzie King, en 1926.Négocia et signa avec l\u2019honorable M.Fielding un traité avec la France, en 1922.Négocia et signa pour le Canada un traité avec les Etats-Unis concernant les pêcheries, ce traité étant le premier signé par un Canadien avec pleine autorisation de Sa Majesté.Signa quatre autres traités avec les Etats-Unis.Chef du gouvernement à la Chambre des Communes pendant la session 1926.Représentant du Canada en Australie, en mai 1927, lors de l\u2019inauguration de la nouvelle capitale, Canberra.Ministre plénipotentiaire à la Conférence Navale de Genève, en juin et juillet 1927.L\u2019honorable AI.Lapointe est considéré comme l\u2019un des plus forts argu-mentateurs (debater) qu\u2019il y ait en Chambre.Est membre des clubs suivants : Rideau Club, Ottawa; The Country Club, Ottawa; The Garrison Club, Québec; et de l\u2019Union Interalliée, de Paris, France.Son délassement favori est la pratique du jeu de golf.L\u2019honorable Lapointe a épousé, le 16 février 1901, mademoiselle Emma Pratte, fille de J.-A.Pratte, de la Rivière-du-Loup.De cette union sont nés deux enfants : Odette et Hugues.En politique, libéral.Domicile : Ottawa, Ont.12!)! H rcü y*.- * Rév.O.CARON\tT.HAMEL\tRev.J.-S.RAYMOND 1816-1893\t1817-1870\t1810-1887 Sir N.-F.BELLEAU\tJ.CRÉMAZIE\tH.LANGEVIN 1808-1894\t1810-1872\t1826-1906 Rév.P.LAGACÉ\tRév.L.LAFLÈCHE 1808-1884\t1818-1898 [3001 J.-M.CARON Inspecteur d\u2019écoles r* J°seP*1-^OISf Caron, l\u2019actuel inspecteur des écoles urbaines de Montréal, naquit à Windsor Mills P.Q., le 14 oc obre 1895, du mariage de Eug.-Wenceslas Caron, constructeur, et de Elisabeth Génest\u2019 son épousé, fille de Moïse Genest dit Labarrc, de Bécancour.II reçut son instruction élémentaire à 1 Academie Commerciale de Nicolet, passa à l\u2019Ecole Normale Laval de Quebec, où il fut diplôme avec distinction, puis alla completer ses études commerciales au collège de Rawdon.Avant d'entrer en fonc non comme inspecteur d\u2019écoles, M.Caron, à l\u2019exemple de ses confrères de la Commission Scolaire, se livra a la carrière de 1 enseignement à Montréal.Pendant quinze ans en effet, c\u2019est-à-dire, de 1915 à 1930, il fut professeur de la Commission, aux écoles Saint-François-Xavier et Laurier En 1930, il fut nommé inspecteur d\u2019écoles, pour le district Hull-Pontiac et Papineau, et l\u2019année suivante, U était promu au meme poste, pour les écoles urbaines de Montréal.Après avoir dirigé durant trois ans, une classe à l\u2019Académie St-François-Xavier, M.Caron s\u2019enrôla volontairement en 19'8 avec le 1er Bataillon des chars d\u2019assauts de Montréal, et fit du service outre mer.Revenu à Montréal après 1 armistice, il reprit 1 exercice de ses devoirs professionnels, à l\u2019école Laurier cette fois où il fit un stage de dix ans.M.Caron est un pédagogue averti qui s\u2019est sans cesse intéressé à l\u2019éducation de la jeunesse Laborieux, studieux et fort renseigné, il est un des plus utiles collaborateurs de la Commission Scolaire de Montreal.Conférencier à son heure, il a donné maintes fois à la radio, des causeries historiques très instructives, qui ont toujours été très favorablement commentées.M.Caron n\u2019est intéressé dans aucune entreprise commerciale ou financière, ni ne s\u2019occupe de politique.Les oeuvres sociales intéressant particulièrement ta jeunesse, reçoivent toutefois toute son attention et son dévouement.Dans ses moments de loisir, il s\u2019adonne à la lecture et s\u2019occupe de recherches historiques Préférant de beaucoup vivre au sein de sa famille, il ne fait partie d'aucun club eu association quelconque .Ve- 14 Juiilet.! 924\u2019 il épousait Anita Grenier, fille de Joseph Grenier.De cette union sont nés: Madeleine et André.\u2014 Domicile : 2374, rue Nicolet, Montréal.13011 ifiïli Z.-A.COTE Dentiste - éclievin L ancien représentant du quartier St-Henri au Conseil de Ville de Montreal, le docteur Z.-Armour Cote, dentiste de profession, naquit à Montréal, le 1er février 1894, du manage de feu Adélard Cote gentilhomme, et de Maria Bergevin, son épouse, fille de feu Alexandre Bergevm, de Ste-Martme Des sa tendre jeunesse >1 fréquenta l\u2019école Ste-Cunégonde, continua ses études a 1 Ecole Normale et les termina au Mont-Saint-Louis Entré à la faculté dentaire de l\u2019Université de Montreal en 1916, il en sortait, en mal 1920, avec le titre de licencié en art dentaire.Le docteur Côté débuta dans la pratique de sa profession a ses bureaux dentaires de la rue St-Denis.En 1922, il transporta sa clinique, à 1 extreme partie ouest de la ville, ou depuis onze ans, une clientèle considérable bénéficie de ses connaissances profondes et du soin méticuleux qu\u2019il apporte dans l\u2019exercice de ses devoirs professionnels.Dentiste de la Clinique dentaire, St-Henn.Homme charmant dans toute l'acception du mot, toujours disposé à se sacrifier pour 1 interet commun, d une droiture et d\u2019une urbanité parfaites, il est estimé de tous les contribuables de Saint-Henri qui n ont pas manque de lui témoigner leur reconnaissance, en l\u2019élisant échevin par une immense majorité, contre Allan Bray, ex-president du Comité Exécutif de la ville de Montréal.Ce n\u2019est qu\u2019à la suite d une forte pression que le docteur accepta la lutte, car il avait toujours refusé cet honneur, tant au provincial qu\u2019au municipal, préférant plutôt consacrer son sa profession.Monsieur Côté représenta la division Saint-Henri.le temps à sa profession.Monsieur v^oce represent» m u.v.»i«u\t11 fut élu une premiere fois en 1931, lors d\u2019une élection partielle, et triompha de nouveau aux elections generales de 1932.Ue novembre à février 1 93 3, il eut l'insigne honneur de remplir la charge de pro-maire Bel orateur a la voix enaude et captivante, il sait mettre .à profit son talent de tribun populaire, pour les besoins de la cause qu il soutient Le docteur Côté est un de ces philanthropes qui ne cherchent nullement la publicité, et qui aiment a taire K bien sans la moindre ostentation.Mutualiste convaincu, il a occupé jadis, les plus hautes fonctions honorifiques dans diverses sociétés.Il fut Grand Chevalier du Conseil Saint-Henri et Depute du District de Montreal, dans l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, Président du chapitre de Montréal de 1 ordre des Chevaliers de Colomb.Il est président honoraire du club Libéral Saint-Henri.Trésorier du bureau de direction de 1 Hospice St-Henn, La pratique des sports au grand air, constitue son délassement ravori.Le 1er tevner 1922, i épousait Sylvia Geoffrion, fille de Louis Geoftrion.De cette union est née Pauline-Mignonne.En politique, liberal.Domicile : 773.rue Laporte.Bureaux : 3630, Ouest, rue Notre-Dame.Montreal.[3021 J - 4 S, E.Monseigneur J,-S.-H.BRUNAULT Monseigneur Joseph-Simon-Hermann Brunault est né à St-David d'Yamaska, le 10 janvier 1857, de Simon-M.Brunault, marchand, et de Séraphine Dufresne; fit ses études à Nicolet; fut ordonné à St-Roch-sur-Richelieu par Monseigneur Moreau, le 29 juin 1882.Au séminaire de Nicolet, professeur de belles-lettres (1882-1896), directeur des élèves (1886-1889); vicaire à la cathédrale de St-Hyacinthe (1889-1891); étudiant à Rome, en Italie (1S91-1S93), d\u2019où il revint docteur en théologie (1893); au séminaire de Nicolet encore, professeur de rhétorique (1893-1S94), de théologie (1894-1895), directeur des élèves (1895-1899); élu le 30 septembre 1899 évêque titulaire de Tubuna et coadjuteur de l\u2019évêque de Nicolet avec droit de succession, sacré à Nicolet le 27 décembre suivant : professeur de théologie au séminaire de Nicolet (1S99-1904); depuis le 28 janvier 1904, évêque de Nicolet.Durant son administration épiscopale, il a béni ou fait bénir 40 nouvelles églises dans son diocèse et érigé S paroisses; en 1906, il a relevé de ses ruines sa cathédrale incendiée.Résidence : Evêché de Nicolet.[3031 M.MONTPETIT, C.R.Secrétaire général de l\u2019Université de Montréal 13041 9953 M.EDOUARD MONTPETIT Né à Montmagny, le 26 septembre 1881, fils d\u2019André Montpetit, avocat et homme de lettres, et d\u2019Adèle Labelle.Monsieur Montpetit fit ses études classiques au Collège de Montréal et son droit à l\u2019Université Laval de Montréal.Admis au Barreau en 1904, il exerça pendant quelque temps sa profession à Montréal et enseigna l\u2019économie politique à la Faculté de droit, puis il alla compléter ses études à Paris où il obtint en 1909 le diplôme de l\u2019Ecole libre des sciences politiques et celui du Collège des sciences sociales.Il prolongea d\u2019un an son séjour à Paris, comme secrétaire du délégué commercial du Canada en France.De retour au pays en 1910, il fut nommé professeur à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales et reprit son cours d\u2019économie politique à la Faculté de droit.Professeur titulaire de la Chaire Forget en 1912, et professeur de droit romain à la faculté de droit en 1913, il abandonna ces deux enseignements en 1920 lorsqu\u2019il fut nommé secrétaire général de l\u2019Université de Montréal.La même année, il fondait l'Ecole des sciences sociales, économiques et politiques dont il prit la direction.En plus de ces fonctions et du professorat, l\u2019activité de M.Montpetit s'exerça au cours de ces dix dernières années dans les domaines variés mais connexes pour la plupart à l\u2019Université : vice-président de l'Institut Scientifique Franco-canadien, président de l\u2019Association Canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences ( 1925-26), président du Cercle Universitaire (1927-28), secrétaire général du Comité France-Amérique, membre de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, membre du Comité de rédaction et d\u2019administration de la Revue trimestrielle canadienne, directeur de l'Heure provinciale, président de la Commission des Assurances sociales de la province de Québec.Monsieur Montpetit a été chargé de plusieurs missions à l\u2019étranger.Il fut en particulier délégué par le Gouvernement de la province de Québec aux fêtes du Cinquantenaire de l\u2019Université de Berkeley (Californie) en 1918; par l'Université de Montréal au Congrès des Universités de l\u2019Empire à Oxford en 1921 ; par le Gouvernement canadien à la Conférence économique de Gênes, et à la Conférence de la Haye, en 1922.En 1925 il donna en Sorbonne, à titre de professeur agrégé de l\u2019Université de Paris, dix cours sur le Canada ; et en 1928, dix leçons, sur le Canada également, à l'Université de Bruxelles.Il fut invité par la \u201cClarence Webster Foundation\u201d à donner trois conférences à l\u2019Université Mount-Allison en 1929.Décidé à se vouer de plus en plus à l\u2019œuvre universitaire, à laquelle il est très attaché, et à lui consacrer tout son temps, M.Montpetit a abandonné en mai 1931 diverses activités et une partie de son enseignement pour accepter, en plus de ses fonctions de secrétaire général et de directeur de l\u2019Ecole des sciences sociales, économiques et politiques, le poste de directeur des relations extérieures de l\u2019Université de Montréal.Orateur, conférencier et écrivain, M.Montpetit a prononcé de nombreux discours et conférences devant des auditoires canadiens-français, Canadiens-anglais, français et belges.Il collabore à quelques revues du Canada et de France.Il a publié outre plusieurs brochures, les volumes suivants : \u201cLes Survivances françaises au Canada\u201d (1913), \u2018\u2018An Service de la Tradition française\u201d (1919), \u201cPour une Doctrine\u201d (1931).Conseil du Roi, docteur en droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa (1927), membre de la Société Royale du Canada, membre de l\u2019Académie de langues et de littérature française de Belgique, officier de l\u2019Instruction publique, officier de la Légion d\u2019honneur, chevalier de l\u2019Ordre de Léopold de Belgique.Monsieur Montpetit a épousé Mademoiselle Hortense Varin, fille de M.Ernest Varin.dont il a eu deux fils, Guy et André.Domicile ; 3447, rue St-Hubert, Montréal.[3051 20 J.-R.CHARLAND Avocat Joseph-Raphaël Charland, avocat an Barreau de Montréal, naquit à Pierreville, comté de Yamaska, le 12 juin 1905, du mariage de A.-P.Charland, voyageur de commerce, et de Marie Laperrière, son épouse\" fille de Adolphe Laperrière.Il fit ses éléments à l\u2019école de son village natal, son cours classique, au Séminaire de Nicolet, de 1917-1925 et ses études de Droit, à l\u2019Univ.de Montréal, de 1927-1930.Peu favorisé, pécuniairement parlant, il dut, au cours de son stage universitaire, prendre un emploi comme opérateur des signaux au département de Police de Montréal, afin de pouvoir compléter ses études légales.Admis avec distinction à la pratique de sa profession, en sept.1930, M.Charland débuta seul a Montréal, puis s\u2019adjoignit, au cours de l\u2019année suivante, son jeune frère, Germain et forma dès lors, la société légale Charland 6C Charland.Bien que relativement jeune dans l\u2019exercice du droit, Raphaël Charland est néanmoins à la tète d\u2019une clientèle intéressante, tant par le nombre que la qualité.Il s\u2019occupe surtout de droit civil, et particulièrement d\u2019incorporations de compagnie.Studieux, travailleur e: probe, on le voit constamment à la direction de ses affaires, soucieux avant tout, de servir consciencieusement les intérêts de ses clients.Libéral de vieille souche, il a toujours fait de la politique, et s'est sans cesse intéressé à la chose publique.Ses campagnes électorales dans le cté de Yamaska, au fédéral comme au provincial, et dans le quartier Mercier, au municipal, ont contribué dans une large mesure, à faire triompher la cause de son parti.Orateur aimé des foules, il parle avec pondération, et crée, auprès de ses auditeurs, une excellente impression.M.Charland est intéressé dans plusieurs compagnies commerciales et financières.Il est vice-prés, du \"Calumet Country Club\u2019\u2019, direct, du Cercle Athlétique N.-D.des Victoires et membre du club \"Lapan\".Comme délassement, il affectionne particulièrement la natation et le jeu de tennis.Dans sa famille, fait assez rare à signaler, 6 des 7 garçons occupent une profession.C\u2019est ainsi, que Robert est prêtre séculier, Thomas-Marie et Raymond-Marie font partie de l\u2019Ordre des Dominicains, Gustave est dentiste.Raphaël et Germain sont avocats, et le septième est étudiant au Séminaire de Nicolet.\u2014 M.Raphaël Charland a épousé, le 2 3 mai 1 935, Rachel Bourgeault.Domicile : 2373, rue Monsabré.Etude légale : 57, Ouest, rue St-Jacques, Montréal.[306] L\u2019honorable E.GELLY, C.R.Juge de la Cour Supérieure à Québec L'Hon.Emile Gelly, C.R., juge de la Cour Supérieure à Québec, naquit à Lévis, le 1er oct.1869, du mariage de Godefroy Gelly, arrimeur, et de Dézoade Bernier, son épouse, fille de Chs Bernier, entrepreneur.Après avoir terminé ses études classiques au collège de Lévis, il entra à l\u2019Univ.Laval de Québec pour y étudier le Droit, et fut admis avec grande distinction à la pratique de sa profession, en janvier 1 893.Mtre Gelly ouvrit alors son étude à Québec, et pendant 38 années près, il exerça sa profession dans la vieille capitale.Avant sa nomination comme juge, il était le doyen des avocats, pratiquant dans le district de Québec.M.Gelly eut comme associés, Thon.I.-N.Belleau, L.Stafford et E.Belleau.Plus tard, il forma une nouvelle société légale, avec l\u2019hon.A.Sévigny, A.Dion et N.Chassé.Enfin, il y a quelque cinq ans, il eut comme derniers associés, Mtres M.Pelletier et Pierre Gelly, son fils.La carrière politique de l\u2019hon.juge Gelly est l\u2019une des plus remarquables qui soient.Disciple de la vieille école conservatrice, il a toujours servi son parti avec un dévouement sans borne, et un désintéressement comme on en voit rarement de nos jours.Il fut candidat dans Lévis en 1896, contre le Dr Malcolm Guay.En 1898.il fit la lutte contre l\u2019hon.Chas.Langelier et M.J.Boutin-Bourassa, dans une élection partielle.En 1900, il se présenta dans Bellechasse contre M.O.-E.Talbot.Enfin en 1912, il revenait dans Bellechasse, livrer bataille à Thon.Antonin Galipeault.Il n\u2019eut pas la consolation de voir ses louables efforts couronnés du succès, mais il eut par contre la satisfaction d\u2019avoir lutte vaillamment dans l\u2019intérêt du parti conservateur.En déc.193 0, le cabinet fédéral, estimant que les services signalés de ce vaillant lutteur, valaient une récompense digne de sa personnalité, nomma, sans une voix dissidente, le savant avocat, juge de la Cour Supérieure, à Québec.Adversaires politiques comme amis personnels, accueillirent cette nomination avec joie et satisfaction.Il fut à la tâche, il est à l\u2019honneur.L\u2019hon.juge Gelly a été commandant du 6e Régiment d\u2019Artillerie de Lévis.Il en fut le colonel pendant quelques années.Durant la grande guerre, il a fait du service avec son régiment en qualité de commandant des forts de la Martinière et de Beaumont.Le 26 oct.1897, il épousait Mathilde Lasnier, fille de J.-B.Lasnier, manufacturier.De cette union sont nés six enfants : Pierre, avocat; Georges, avocat; Robert, étudiant; Laurent, comptable; Gabrielle, épouse de L.-P.Michaud, avocat et Yvette.Domicile : 68, rue Wolfe, Lévis, P.Q.[3071 AIME PARENT Directeur général du \u201cSun Trust\u201d [308] AIME PARENT Après avoir occupé avec succès pour plus de trois années, durant une période difficile, le poste de trésorier de la Cité de Verdun, M.Parent était appelé, au mois de mars 1933, à remplir les fonctions de directeur général du \u201cSun Trust ', l\u2019une de nos importantes corporations fiduciaires canadiennes.Monsieur Parent est également directeur de Duchesneau, Limitée, de la Corporation Financière Verdun, Limitée et vice-président de Fabien, Limitée.Il est de plus directeur général de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, dont il a été le président général, sociétaire de la Caisse Nationale d Economie, membre de la Société des Artisans Canadiens-F rançais, de la Chambre de Commerce de Verdun, du \u201cCanadian Credit Institute\u201d, et gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Général de Verdun.Né à Howick, comté de Châteauguay, P.Q., le 4 avril 1893, du mariage de Matl lias Parent, agriculteur, et de Lavinia Adam dit Laramée, il reçut son education aux écoles paroissiales française et anglaise, à F International Business College de Montréal, et il suivit des cours spéciaux à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales, et à l\u2019Ecole des Sciences sociales, économiques et politiques de Montréal.Dès mai 1910, il prenait de l\u2019emploi comme comptable chez Louis Couil-lard.quincaillier de Verdun.En février 1911.il passait, pour y demeurer jusqu en juin 1919, chez F.-X.St-Charles X C\u2019ie, Limitée, dont il fut successivement comptable, secrétaire-trésorier et directeur.De juin 1919 à octobre 1929, il est secrétaire-trésorier et directeur chez Duchesneau Limitée, importateurs en gros de la rue Saint-Paul.En octobre 1929, il était nommé trésorier de la cité de Verdun, poste qu\u2019il a occupé jusqu\u2019en mars 1933, alors qu\u2019il démissionna pour devenir gérant général du \u201cSun Trust\u201d, dont les bureaux sont situés rue St-Jaeques, à Montréal, et rue St-Pierre, à Québec.Collaborateur averti et désintéressé, AI.Parent est un militant de nos œuvres sociales et nationales.Ancien membre actif de l\u2019A.C.J.C.il fit partie du comité central de cette association de 191(5 à 1918; promu trésorier général pour 1 exercice 1917-1918.Membre à vie de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, il fut élu pour la première fois directeur général de la Société en mars 1923.Elu trésorier général en janvier 1924, premier vice-président général en novembre 1928, il était porté unanimement, le 3 août 1931, à l\u2019âge de 38 ans, à la présidence générale de notre grande société nationale.Par ordre chronologique, M.Parent a été le 47e président général de cette société.Il fait encore partie du conseil général à titre de directeur.A été membre du conseil d\u2019administration de la Société Nationale de Fiducie de février 1925 à mars 1933.Le 28 mai 1918, il épousait mademoiselle Albertine F abien, fille de Joseph Fabien, de Verdun, dont il a trois enfants : Madeleine, Jacques et Pierre.En politique : indépendant.Récréations favorites : la lecture et les voyages.Réside à Verdun depuis 1910.13091 J.-NOEL BEAUCHAMP, C.R.Avocat J.-Noël Beauchamp, membre du Barreau de Québec et d\u2019Ontario, vit le jour à East Templeton, comté de Hull, le 6 janvier 1894.du mariage de feu Hormisdas Beauchamp, qui fut durant 48 ans, secretaire-trésorier des municipalités Est et Ouest de Templeton, et de feue Alexina, fille de F.-X.Clément, industriel d\u2019Ottawa.Gradué de l\u2019Univ.McGill, avec titre de Bach, en\tDroit Civil\t(B.C.L.), en mai 1916.Admis au Barreau le 6 juillet 1916, Créé Conseil du\tRoi (C.R.)\ten octobre\t1928,\tpar le Gouv.de la Province de Québec.Admis au Barreau de la Prov.d'Ontario en novembre 1930 et nommé notaire pour Ontario en même temps.Pratiqua d\u2019abord a Montréal avec le bureau légal Heneker, Chauvin, Baker &: Walker jusqu\u2019en mai 1917, alors qu\u2019il se fixa à Hull.En 1921, bien que conservateur en politique, il fut nommé avocat de la Corn, des Liqueurs pour les districts de Hull et de Pontiac et occupa ce poste jusqu\u2019en août 1 925 alors qu\u2019il démissionna afin de pouvoir s\u2019occuper activement de politique conservatrice.De 1927-1932 pratiqua en soc.avec Mtre Henri-Masson Loranger, fils de l\u2019hon.juge Louis-J.Loranger, et pratique seul depuis mai 1 932.S\u2019occupe de politique conservatrice depuis qu\u2019il a été étudiant.En 1914 et 1915 fut vice-prés, de la Jeunesse Conservatrice de Montréal.En 192 5 et 1926 fut mis en nomination à la convention conservatrice dans le cté de Wright mais se retira en faveur du notaire Labelle, aujourd\u2019hui vice-prés, de la Corn, des Chemins de Fer dû Canada.En 1930 fut candidat conservateur aux élections fédérales dans le cté de Hull, mais fut défait après avoir réduit la maj.libérale de plusieurs milliers de voix.Fut prés, des étudiants en droit de l\u2019Univ.McGill en 1915-1916.Sec.du Barreau de Hull, 1918-1920.Très, du Barreau de Hull de 1920-1925.Délégué du Barreau de Hull au Conseil Général du Barreau de la Prov.de Québec\ten 1930 et\t1931.Membre du\tConseil du Barreau de Hull de 1 93 1-1 933.Examinateur du Barreau de\tla Prov.de Québec en\t1 933.\tMembre du \"Canadian Bar Association\u201d, dont il est directeur; de l\u2019Assoc.du Barreau du Cté de Carleton (Ont.) -, du Riverinead Golf Club; duTecumseh Golf Club; du \"Ontario Motor League\u201d; du \"Canadian Club\u201d d\u2019Ottawa; du \"University Club\u201d de Montréal; des Chev.de Colomb; de la Chambre de Commerce de Hull.Ses récréations : le jeu de golf et l\u2019automobilisme.Conservateur en politique.Domicile et étude: Hull.P.Q.13101 TELESPHORE BRASSARD, N.P.Régistrateur de Montréal Fils d\u2019Elzéar Brassard, charron et de Victoire Archambault, fille de Louis Archambault, l'actuel régistrateur de Montréal est né à St David d'Yamaska, le 9 février 1876.Il é udia au collège commercial de St-Aimé-de-Richelieu, tenu par les religieux de la congrégation de Ste-Ctoix.puis ai; Séminaire de St-Hyacinthe.Il étudia le notariat en l\u2019étude Marchand ÔC Déland.notaires à St-Jean d\u2019Iberville et dont l\u2019un des titulaires était l'ex-premier-ministre de la province de Québec, l\u2019honorable Félix-Gabriel Marchand, qui a laissé le souvenir de l\u2019un des esprits les plus fins et les plus cultivés de sa génération.L\u2019on imagine quelle mine de réminiscences, quels jugements sur les hommes et quelles vues sur les événements d\u2019il y a cinquante ans.a gardés de son passage à ce bureau, le notaire Brassard! Admis à la pratique de sa profession en 1901.il exerça à St-Jean d\u2019Iberville, d\u2019abord, jusqu'à novembre 1913, en société avec M.A.-N.Déland, sous la raison sociale Déland ÔC Brassard, puis seul, jusqu\u2019au 1er octobre 1922.Le 2 octobre 1922, il prenait charge du bureau d\u2019enregistrement de Montréal, nouvellement reconstitué et centralisant les bureaux \"d'Hochelaga et Jacques-Cartier, de \"Montréal-Est\u201d et de \"Montréal-Ouest\u201d.L\u2019on sait que ce service est l\u2019un des plus importants de l'administration provinciale et qu\u2019il compte près de 1 50 employés.M.Brassard est le premier vice-président général de la Société des Artisans Canadiens-Français, membre du Cercle Universitaire du Club Canadien et du Club de Golf de St-Jean d\u2019Iberville.L\u2019une des belles voix de baryton au pays, il consacre ses loisirs à la musique, à la littérature, aux voyages et aux conférences.Par ce dernier moyen, il aime se tenir au courant de la vie intellectuelle du jour, d\u2019autant qu\u2019il est un disert conférencier lui-même.L\u2019auteur de ces lignes s\u2019est laissé raconter, qu\u2019un jour que le notaire Brassard s\u2019était laissé porter à une tribune, bien que pris à l\u2019improviste, il débuta en annonçant qu\u2019il serait forcémen- bref.Or il arriva ceci qu\u2019il n\u2019en descendit qu\u2019au bout d\u2019une heure et demie, après avoir tenu son auditoire sous le charme d\u2019une parole qui se faisait tour à tour et avec une égale facilité amusante ou émouvante.Le 22 juin 1905, il épousa Rose-Béatrice Lajoie, fille de Joseph Lajoie et quatre enfants leur sont nés : Irène, Jeanne, Alice et André.\u2014 Domicile : 410, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.13111 L\u2019honorable FERNAND RINFRET, M.P.Secrétaire d'Etat \u2014- Ex-Maire de Montréal [3121 L\u2019honorable FERNAND RINFRET L\u2019honorable Fernand Rinfret, ancien Maire de Montréal et ancien ministre fédéral, est devenu l'une des figures les plus marquantes de la politique canadienne.il est né à Montréal le 28 février 1883, fils de François Rinfret, avocat, et d Albina Pominville.Il a fait ses études au collège Notre-Dame, Côte-des-Neigcs, et au collège Ste-Marie, Montréal, où il obtint en 1900 le titre de bachelier ès-arts.I) remplit les fonctions d\u2019assistant-secrétaire de l\u2019honorable Raymond Préfontaine, ministre dans le cabinet Laurier; puis il débuta dans le journalisme en publiant à \u201cL\u2019Avenir du Nord\u201d de Saint-Jérôme, des articles littéraires et politiques.Ses études critiques sur Créinazie et Fréchette contiennent de clairvoyants aperçus sur la littérature canadienne.En 1907, il fut nommé correspondant parlementaire du \u201cCanada\u201d, dont il devint rédacteur en chef en 1909.Il démissionna de son poste quand il devint secrétaire d\u2019Etat, en 1926.Elu député de la division Saint-Jacques de Montréal à la Chambre des Communes, le 7 avril 1920, dans une élection partielle, il fut réélu aux élections générales du 6 décembre 1921, du 25 octobre 1925 et du 11 septembre 1926.Il prêta le serment d\u2019office comme secrétaire d\u2019Etat, le 25 septembre 1926, et il fut réélu par acclamation le 2 novembre 1926.Elu de nouveau en juillet 1930, il dut démissionner comme secrétaire d'Etat, par suite de la défaite du gouvernement McKenzie King aux poils.Réélu député en 1934, il fut de nouveau choisi comme Secrétaire d\u2019Etat.I.e 4 avril 1932, il fut élu Maire de Montréal par une majorité substantielle et fut assermenté comme tel.le 1 1 avril de la même année.Membre de la Commission de la Bibliothèque de Montréal depuis 1917.Nommé professeur de journalisme à l\u2019Université de Montréal en 1921.11 fit partie, en 1918, de la délégation de journalistes canadiens qui visita l\u2019Angleterre et le front en France, et il prononça en cette circonstance plusieurs discours à Paris et à Londres.Il a été créé Chevalier de la Légion d\u2019honneur par le gouvernement français, en septembre 1925, et il est membre de la Société Royale du Canada depuis 1920.Ami des arts et surtout de la musique, il donna il y a quelques années une série de conférences (pii furent fort admirées par le publie artistique de Montréal.Il est président honoraire de la Société Canadienne d\u2019Opérette.Membre du Club de Réforme, dont il fut le président en 1916-1917, il appartient aussi au Club St-Denis, au Cercle Universitaire de Montréal, au club Canadien, à l\u2019Alliance Française et à la Société des Oliviers.Il est aussi directeur de l\u2019Institut Bruchési.Fervent des sports, il suit avec intérêt le sort du club de hockey Canadien, dont il est directeur depuis plusieurs années.Il est aussi membre à vie de l\u2019Association Athlétique Nationale et de la M.A.A.A.En politique ; libéral.Domicile ; Montréal.[313] ALFRED BOYER Avocat Alfred Boyer, avocat au Barreau de Montréal, journaliste et littérateur, vit le jour à Montréal, le 23 février 1898, du mariage de Aldéric Boyer, employé civil, et de Julia Holland, son épouse, fille de Joseph Holland et de Julie Prévost, et petite-fille de John Mansfield Holland, fondateur du \"Montreal Rolling Mills\u201d, connu aujourd\u2019hui sous le nom de \"Steel Co.of Canada\u201d.C\u2019est à l\u2019Académie St-Léon de Westmount qu\u2019il fit son cours commercial, et au Collège Ste-Marie, à Montréal, qu\u2019il compléta ses études classiques après avoir obtenu avec grande distinction son baccalauréat ès-arts.Entré à la faculté de Droit de l\u2019Université de Montréal en 1921, il obnnt son baccalauréat en Lois et fut admis à l\u2019exercice de sa profession, en juillet 1925.Il pratiqua seul pendant quelques temps.En 1926, ii entra er.société avec Me Paul Désy, formant la société légale Désy ÔC Boyer, laquelle devint plus tard Dcsy, Boyer ÔC Bousquet.En 1929, Me Boyer devint l\u2019associé de Mtres Fontaine ÔC Desjarlais avec lesquels il pratiqua durant un an.En 1930 effectivement.Mtre Boyer quittait la Métropole à destination d\u2019Arvida, Lac St-Jean, où il avait été nommé aviseur légal de 1' \"Aluminum Co.of Canada\u201d.Après avo\u2019r exercé ses fonctions d\u2019aviseur pendant deux ans près, Me Boyer revint à Montréal, où il dirige seul depuis 1931, son étude légale.Les questions politiques l\u2019ont toujours intéressé au plus haut degré.En maintes circonstances en effet, on le vit se mêler activement aux luttes municipales.Orateur sobre et éloquent, il ne parle jamais sans être documenté convenablement.Me Boyer s\u2019est occupé autrefois de journalisme.\tIl a déjà collaboré à\tla Revue\tModerne à ses débuts,\tet ses écrits\tont\ttoujours été l\u2019objet de commentaires\ttrès flatteurs.Ancien\télève de\tM.Gautheron, ancien\tprofesseur\tà la\tFaculté de Lettres de l\u2019Université de Montréal, il eut l\u2019insigne honneur d\u2019obtenir un diplôme en littérature.Il est de la Société\tSt-Jean-Baptiste, fut le premier\tprésident de la section\tSt-Irénée, qu\u2019il\tfonda, et à diverses reprises premier\tdirecteur de la section\tIberville.\tIl est aussi Chevalier\tde Colomb.\tSes\trécréations, il les prend dans l\u2019étude de la philosophie, de la littérature et de l\u2019histoire en général.Les sports du hockey, de la balle-au-camp, du tennis et du golf sont ceux qu\u2019il préfère entre tous.Me Alfred Boyer est célibataire.Domicile : 179, rue Selby, Westmount.|314] J.-P.ROLLAND Industriel J.-Pierre Rolland, vice-président de la \"Compagnie de Papier Rolland Ltée\", vit le jour à Montréal, en 1886, du mariage de l\u2019honorable Jean-Damien Rolland, Conseiller Législatif, et d\u2019Albina Parent.Il est le petit-fils de l\u2019hon.J.-B.-R.Rolland, sénateur, qui avec son frère Stanislas-J .-Baptiste Rolland, avait fondé l\u2019importante industrie pour la fabrication du papier, dont les usines sont «à St-Jérôme, Mont-Rolland, et les magasins et bureaux d\u2019administration à Montréal.Pierre Rolland fit ses études au Mont-Saint-Louis et à l\u2019Académie du Plateau.Dès sa sortie du collège, il embrassa la carrière commerciale, et s\u2019entraîna à la pratique des affaires sous la direction paternelle.A la mort de son père il lui succéda, et avec son frère, feu Emile Rolland, il dirigea ses diverses entreprises industrielles et commerciales.M.Pierre Rolland, est depuis plusieurs années vice-président de la \"Compagnie de Papier Rolland Ltée\u201d, fabricants de papier registre, papier toile et parchemin, l'une des plus considérables du genre dans la province de Québec.M.Rolland qui s\u2019est sans cesse intéressé à la chose publique, fut échevin de la Ville d\u2019Outremont durant près de douze ans.Jugeant que son rôle avait été suffisamment rempli, il se retira de la vie publique en 1929.De 1 929 à 1931, il fut président de l\u2019Association Athlétique \"Le National\u201d.Il a également rempli les mêmes fonctions honorifiques, dans la \"Dominion Commercial Travelers Association\u201d, dont il est présentement le trésorier.Il est à souligner qu\u2019il est le premier Canadien-français à occuper cette importante fonction.Il est directeur de la \"Compagnie J.-B.Rolland SC Fils\u201d, directeur de l\u2019Imprimerie Moderne, membre de la Chambre de Commerce du District de Montréal, membre de l\u2019Association des Manufacturiers canadiens, membre du Club des Ingénieurs et du Club Laval-sur-le-Lac.Ses récréations favorites, sont le golf et le tourisme.En novembre 1910, il épousait Blanche Rolland, fille de feu le docteur Albert Rolland, de Montréal.De cette union, sont nés un garçon et une fille.Domicile : 760, Avenue Rockland, Outremont.Bureaux :\t116, Ouest, rue St-Paul.[3151 L\u2019honorable EDOUARD FABRE -SURVEYER / Juge de la Cour Supérieure [3161 L\u2019honorable EDOUARD FABRE-SURVEYER t Naquit à Montréal, le 24 mars 1875, du mariage de L.-J.-Arthur Surveyer, négociant, et cl Hectorine Fabre, sœur de Mgr Edouard-Charles Fabre, premier archevêque de Montréal, de Lady Cartier, épouse de sir Georges-Etienne Cartier, et de l\u2019honorable Hector Fabre, journaliste, sénateur et premier commissaire général du Canada à Paris.Il fit son cours classique au Collège Sainte-Marie, à Montréal (B.L., 1891, médaille de l\u2019hon.Honoré Mercier; P».A., 1893, médaille des Anciens Elèves), et son droit à l\u2019Université Laval (L.L.L.et prix de droit civil ex œquo, 1896), et, concurremment, sa dernière année de droit à l\u2019Université McGill (B.C.L., first class honours, 1896).Admis au Barreau en juillet 1896, il alla faire une année supplémentaire à Paris.A son retour, il entra dans 1 étude McGibbon, Casgrain, Ryan, Mitchell, devenue plus tard McGibbon, Casgrain, Mitchell et Surveyer, où il demeura jusqu\u2019en mai 1909, alors qu\u2019il forma une société avec Aie H.-A.Lovett.C.R.En février 1898, il fonda, avec M.F.L.Snow, les Rapports de Pratique de Québec (décisions de procédure \u2014 32 volumes parus).Cette même année, fut l'un des fondateurs et le premier secrétaire de l\u2019Association du Jeune Barreau de Montréal, dont il fut vice-président (1902-3) et président (1903-4); membre du conseil de l'Ordre (1904-5).En 1900, il prit part au Congrès International de Droit Comparé, tenu à Paris, où il lut un travail : Les Sociétés étrangères dans la Province de Québec, publié ensuite dans le Journal de Droit International Privé.En 1904, prit part à 1 [ inversai Congress of Lawyers and Jurists, à Saint-Louis.Chargé du cours de procédure à 1 Université McGill, en 1905, il fut promu, en 1916, au rang de professeur.Outre de nombreux articles de journaux et de revues, il a publié une brochure La magistrature et le Barreau de Montreal (1907, en anglais), une édition de poche du code civil (français) et deux du code de procédure (français et anglais), Les premieres élections parlementaires au Bas-Canada (français et anglais), Les députés au premier parlement au Bas-Canada (en collaboration avec M.Francis-J.Audet, d\u2019Ottawa, La Presse, 1927), etc.Vice-president de 1 Alliance Française de Montreal depuis 1909; membre du bureau de la Fédération de l\u2019Alliance Française aux Etats-Unis et au Canada (1910-13).Membre-fondateur de 1 Association du Barreau Canadien; secrétaire (1914-27) ; membre du conseil depuis cette date.Membre fondateur du Canadian Club de Montréal, vice-président (1908-09).Président (19101?) Membre-fondateur de l\u2019Association des Clubs Canadiens (1909), vice-président Membre de la Société des Auteurs canadiens ; président de la section anglaise de Montréal (1926-27) et de la section française (1928-29) ; vice-président national depuis 1927.Hôte du Barreau de la Louisiane à Shreveport en 1928; y a lu un travail : Mari et femme en Louisiane et à Québec, publié en brochure par le Barreau.En avril 1930, nommé membre de la Société Royale du Canada (section II, littérature anglaise).Membre du 1University Club, du Montreal Club, du Pen and Pencil Club, du Cercle Universitaire, de l\u2019Union Inter-Alliée (Paris).Nommé juge de la Cour Supérieure le 30 décembre 1919.Officier d\u2019Académie en 1909.Officier d\u2019instruction publique en 1914.Chevalier de la Légion d\u2019Honncur en 1928.A épousé, en 1906, Elodie Barnard, fille de feu Edmond Barnard, C.R.De cette union sont nés un fils et deux filles.Domicile : 128, Avenue Maplewood, Outremont.[317| AUGUSTE BOYER Avocat Auguste Boyer est né à St-Isidore-de-Laprairie, le 27 novembre 1893, du mariage de Joseph Boyer, 'ivatonr et de Alexandrine Toupin.Il a fait ses études primaires a 1 ecole modèle du village de St-lsidore, cultivateur, et de Alexandrine Toupin._ - .ses études classiques chez les Jésuites, au Collège Ste-Marie.En 1917, il ntrait à l\u2019Université de Montréal, où il suivit les cours de la Faculté de Droit pendant trois ans.Au cours de la meme période, il a fait sa cléricature au bureau de l\u2019honorable Es.-L.Patenaude.et en juillet 1920 il subit avec succès les examens de l\u2019Université et du Barreau, et il fut admis à la pratique du droit.Auguste Boyer appartient a 1 une de nos plus vieilles familles canad ennes-françaises; son ancêtre, Charles Boyer, originaire de Vasle.au Uepar-tement des Deux-Sèvres, Province de Poitou, était établi à Montreal en 1661.Vers 1700, les fils de Charles Boyer s\u2019établirent dans la région de Laprairie et de St-Regis.\t,.\t,\t.\t,\t\u201e ii Depuis 1917.M.Boyer s\u2019est occupé activement de politique pour le benefice du parti conservateur.1 a unanimement été choisi candidat conservateur dans la division Montréal-St-Henri, lors des elections e e-rales de juillet 1930 et lors des élections provinciales, l\u2019année suivante.M.Boyer a ete défait, mais il convient de noter en passant, que la division électorale de St-Henri est peut-être la plus liberale de toute a province, ceux qui s\u2019intéressent à la politique se rappellent avec quelle vigueur les campagnes se sont poursuivies.En 1 936.Mr Boyer se présenta dans le comté de Châteauguay et fut élu depute provincial.M.Boyer connaît parfaitement l\u2019histoire politique de la province et du pays et il est un orateur goûte de la foule.De 1 920 à 1 929, il a exercé sa profession avec 1 honorable Es.-L.Patenaude et Mtre Oustave Monette, et depuis 1929 avec Mtre Edouard Masson, sous la raison légale Masson ÔC Doyer.Il est membre des Chevaliers de Colomb et des Oliviers, ainsi que des Forestiers Canadiens M.Boyer a épousé, le 2 février 1931, Gertrude Doyon, fille de M.Léo Doyon et de Flonna Trudeau, originaires de St-Isidore-de-Laprairie.Dans ses loisirs, M.Boyer s\u2019intéresse à tous les sports.\t.\t_ Domicile : 523 5, Chemin de la Côte St-Luc.\u2014 Etude :\t152, Est.rue Notre-Dame. HENRI COMTE J ournaliste Consul de l'Equateur Ne a Montreal, le 7 novembre 1883, du manage de L.-J.-Alphonse Comte et Sophie Reeaud Domimque, tl fit ses etudes a 1 école St-Laurent.dont il fonda l'amicale, aux colliges deP Montré* l et Ste-Maneet au séminaire de philosophie.Importateur de cafés ( 1905-1910).Rédacteur à \"La Patrie\u201d 1911; a La Presse ,1913; au Temps , et au \"Droit\u201d d\u2019Ottawa; reviseur des débats à l'Imprimerie nationale ( 1916-1 920).Rédacteur à \"La Presse\u201d depuis 1920 (chronique religieuse et diplomatique) t consul de [Equateur Chevalier de 1 Ordre de la Rose Blanche de Finlande, chevalier de l'Ordre de Saint-Sa va de Yougoslavie, officier d'Académie (1930) et de l\u2019Instruction publique- il reçut en 1934 denr\t^ ma'nS,.de itl^ ' Ed,-nnc_ Fla,adin- F\u201ct président du Cercle polyglotte et vice-prési- dent du Club de natation de Montreal.Est directeur de l'Association de linguistique du Canada membre de la Société historique de Montréal, de la société St-Jean-Baptiste (Notre-Dame) et de là Légion d honneur des Forestiers catholiques et chevalier du Bon Parler Français.Il épousa en 1910 T, ontme.fille du chevalier Georges Panneton, zouave pontifical, et eut une fille, Henriette décédée fes-e re™a\"a a Hu*l> le 2 octobre 1916, avec Lumina, fille de feu Louis-Zotique Charbonneau pro-esseur a Aylmer, et de Mane Beaudry.De ce mariage sont nés six enfants ; Etienne, décède en 1932 Inès, Claire, Louis, Philippe et Pierre.Sa femme est sa collaboratrice et l'animatrice de ses travaux de loisir: recherches historiques et généalogiques, ethnographie, linguistique et archéologie M Henri Comte descend des plus vieilles familles de Montréal (son quintaïeul, Aimé Comte, s\u2019y fixa en 1686) et il habite sa rue natale, la rue Saint-Urbain.Il est très attaché à sa vénérable paroisse Notre-Dame et a ses institutions.\t*\te [319] ERNEST TETREAU, C.R.132(1) ERNEST TETREAU Né à Saint-Jude, du mariage de Ernest Tétreau, notaire et registrateur du comté de Bagot, et de Délia Gauthier, fille de Norbert Gauthier, notaire dont les ancêtres maternels, acadiens, furent victimes du Grand Dérangement.Il commença ses études au Collège de St-Hyacinthe et les termina chez les Messieurs de St-Sulpice ; bachelier ès-lettres.Fit son Droit à l\u2019Université Laval de Montréal ; bachelier en loi.Avocat, Conseil du Roi, Chevalier de la Légion d\u2019Honneur (1927).Fut 10 ans, l\u2019un des aviseurs de la corporation de Montréal.Représenta le quartier St-Denis, au Conseil de Ville de la Métropole, et le comté de Dorion (Montréal), à la Législature provinciale.Délégué par la cité de Montréal aux obsèques du roi Edouard VII.Favorisa considérablement l\u2019accès des ouvriers à la mairie et à l\u2019échevinat, en leur obtenant l\u2019abolition de la qualification foncière pour les charges de maire et d\u2019échevin de Montréal, mesure réclamée pendant trente ans.En 1910, une enquête conduite par lui révéla qu\u2019à l\u2019hôtel-de-ville de Montréal, la langue française était bel et bien reléguée au second plan.Il protesta vigoureusement contre l\u2019oubli des droits de notre langue, il indiqua les services municipaux où le français n\u2019était plus en usage, et ne cessa de réclamer tant que notre parler ne fut pas remis à sa place d\u2019honneur.Plus tard, les compagnies de télégraphe de notre ville décidèrent de ne plus accepter, la nuit, les lettres-télégrammes rédigées en français.Il souleva un nouveau débat au Conseil de Ville, l\u2019opinion publique s\u2019en émut, et les compagnies d'utilité publique ne tardèrent pas à mettre sur un pied d\u2019égalité, le français et l\u2019anglais.Prit l\u2019initiative à la Chambre des députés à Québec, de faire décréter \u201cJour férié\u201d le 24 juin, fête nationale des Canadiens-français.Cette mesure, sourdement combattue en certains quartiers, devait, dans l\u2019esprit de son auteur, rappeler sans cesse à nos concitoyens d\u2019origine étrangère, que sur ce coin de terre du Québec, notre nationalité est chez elle, dans sa chère petite patrie, et que c\u2019est son privilège d\u2019y consacrer, chaque année, un jour entier, au souvenir de son glorieux passé et à l\u2019élaboration des idées qui assureront le maintien de ses traditions françaises et catholiques.Cette législation, sanctionnée le 19 mars 1925, était attendue depuis un demi-siècle.Le 18 mars 1926, il présenta à Québec, un proiet de loi à l\u2019effet de rendre plus efficace la Loi Lavergne, en obligeant toutes les Compagnies d\u2019utilité publique de notre province à ne fournir à la population que des formules bilingues.Le 12 mars 1929, la médaille d\u2019or de l\u2019Union Nationale Française lui était décernée pour services rendus à cette société et à la colonie française.Fut l\u2019un des secrétaires du Comité pour le relèvement du franc.Le 11 mai 1931, la grande médaille en vermeil de l\u2019Alliance Française de Paris, lui était remise par le Consul Général de France à Montréal, en reconnaissance de son dévouement à la cause française.Secrétaire de la section canadienne de la Soc.d\u2019entr\u2019a'de de la Légion d\u2019Honneur; trésorier du comité du monument élevé, le 14 juillet 1931, aux Français de Montréal, et aux volontaires canadiens de l\u2019armée française, tombés durant la grande guerre ; ancien président du Club Laval-sur-le-Lac ; ancien membre du conseil eénéral de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal ; président des membres honoraires de l\u2019Union Nationale Française ; président du Comité de la Pensée française, de la société St-Jean-Baptiste.Jusqu\u2019à maintenant, les activités de ce Comité ont consisté à aider au salut de la langue française dans les écoles de la Saskatchewan et à vulgariser les connaissances historiciues parmi les nôtres, en donnant, chaque semaine, à la radio, une causerie sur les \u201cGrandes figures de notre histoire\u201d.A épousé, en premières noces.Berthe Gaudet.fille du docteur M.-H.-E.Gaudet.et, en 1911, Blanche Viau, fille de feu C.-T.Viau, grand industriel et fondateur de Viauville.En politique : indépendant.Résidence : 246, Chemin Ste-Catherine, Outremont.[3211 21 L.-0.Médecin et Industriel .H Louis-Onésime-Origène Bournival est né à Saint-Barnabé-Nord, comté de St-Maurice, le 22 janvier 1870, du mariage de Onésime Bournival et de Olivine Gélinas.Il est le frère du Père Ph.Bournival, S.J.La famille Bournival a fourni une lignée de commerçants remarquables, tandis que la famille Gélinas a produit des intellectuels de marque, entre autres, Evariste, autrefois à La Minerve, et Monsigncr Isaac Gélinas, du Collège de Nicolet, tous deux, oncles du Dr.L.-O.Bournival.Après avoir fait un cours commercial à Yamachiche, et son cours classique à Nicolet, il étudia la médecine à l\u2019Université Laval.Gradué en 1 893, il exerça sa profession à St-Bamabé-Nord jusqu\u2019en 1911.Doué d\u2019une initiative et d\u2019une énergie à toute épreuve, il trouva peu de satisfaction dans l\u2019exercice de la profession à la campagne.Ayant fait des études spéciales de science sociale, il aperçut à temps l\u2019erreur familiale canadienne-française : l\u2019engouement exagéré pour les professions libérales, l'abandon et la négligence du succès matériel, dans les trois métiers fondamentaux de toute prospérité sociale et economique : l\u2019Agriculture, le Commerce et l\u2019Industrie.En 1904, fonda le commerce de la Maison Bournival OC Cie, pour l\u2019exploitation commerciale d\u2019un brevet concernant la réunion sur un même bâti, des machines-outils les plus usuelles pour le travail du bois.Seul propriétaire de la Maison Bournival ÔC Cie.Elargissant constamment le cadre de cette entreprise, il dut abandonner la profession médicale en 1911, et émigrer à Montréal, au centre des affaires.Membre de la Société Internationale de Science Sociale à Paris, il avoue devoir le développement de son initiative, à la lecture des travaux d\u2019Edmond Desmolins et de ses collaborateurs à la Revue de Science Sociale.A peu de loisirs, ne fréquente aucun club, déteste la politique, aime une vie fermée et bien privée.Le docteur Bournival a visité presque tous les pays d\u2019Europe.A épousé en novembre 1895, Marie-Léda, fille de F.-X.Bellemare, notaire de Saint-Barnabé-Nord.Distractions favorites : Lecture, musique et voyages.Résidence : 156, Bloomfield, Outremont.[322] 47 J.-A.DESAUTELS Gérant (VAssurance.Joseph-Arthur Désautels, l\u2019actuel surintendant de l\u2019importante succursale Papineau de la Compagnie d\u2019Assurance-vie \"La Prudentielle\u201d, naquit à Montréal, le 14 octobre 1879.Il est le fils de Marie-Joseph Désautels, épicier, et de Elodie Dumoulin, son épouse, fille de Joseph Dumoulin, de Ste-Thérèse.Dés sa prime jeunesse, il reçut son instruction élémentaire à l\u2019école St-Jacques, continua ses études au collège Notre-Dame de la Côte-des-Nciges, et alla les terminer au college St-Laurent.Au cours de 1895, il joignit son p^re dans le commerce d\u2019épiceries, et en fut le dévoué collaborateur jusqu\u2019en 1900, alors qu il se lança dans les affaires pour son propre compte.Après avoir été marchand d\u2019instruments de musique, il abandonna son commerce pour entrer au Canadien Pacifique, en qualité de comptable.En 1909, il acceptâ t une position plus intéressante à la compagnie d\u2019Assurance \"La Prudentielle\u201d, et depuis cere époque déjà éloignée, il n\u2019a jamais quitté cette carrière.Laborieux, intelligent et imbu d\u2019esprit d\u2019initinlve, il n\u2019éprouva pas la moindre difficulté à se familiariser avec la nouvelle carrière qu'il avait embrassée, et obtint des succès tels, qu\u2019en moins de deux mois, il était nommé assistant-surintendant.Le 3 1 janvier 1916, il avait la surintendance de la succursale d\u2019Ottawa, en 1926, celle de Maisonneuve, et finalement en 1 933, celle de la succursale Papineau.Pour sa Compagnie, sa collaboration est précieuse à tous points de vue.En d\u2019autres termes.M.Désautels es- considéré comme un expert averti en matière d\u2019assurance-vie.Bien qu\u2019intéressé dans plusieurs corpora ions financières ou commerciales, il ne s\u2019occupe exclusivement que de celle pour laquelle il a consacré vingt-cinq années de loyaux services.M.Désautels est un bienfaiteur insigne des institutions de charité, notamment de la St-Vincent-de-Paul et de l'Aide à la Femme.11 est Chev.de Colomb au 4e d\"\"ré et est membre du \"River Mead Golf Club\u201d d\u2019Ottawa.Ses récréations favori es sont: le tourisme, la p he, la natation et le bridge.Il a beaucoup voyagé à travers le Canada et les Etats-Unis.Le 20 février 1913, il épousait Marie-Louise Crète, fille de Joseph Crète.Monsieur et Madame Désautels n\u2019ont pas de famille.En politique, franchement indépendant.Domicile :\t1464, Boulevard Pie IX.Bureaux : 4505, Avenue Papineau, Montréal.[323] GERARD TREMBLAY Journaliste-Publiciste Sous-ministre du Travail [324] GERARD TREMBLAY Le distingué collaborateur de l'honorable J.-C.Arcand, ministre du Travail à Québec, est une personnalité marquante dans le monde professionnel.Journaliste-publiciste et conférencier, Gérard Tremblay est de la catégorie de ceux qui parlent avec modération, pensent profondément et agissent avec discernement.Joignant à ces qualités essentielles, un jugement sain et solide, le sous-ministre remplit ses délicates fonctions, avec tcut le tact et la dgnité de l'emploi.C\u2019est aux Eboulements, dans le comté de Charlevoix, qu'il naquit, le 4 décembre 1896, du manage de Achille Tremblay, navigateur, et de Odilius Boily, son épouse, fille de Ovide Boily, cultivateur.Après avoir fréquenté l\u2019Académie Commerciale de la Baie St-Paul, il s\u2019en fut, vers l\u2019âge de 13 ans, parfaire ses études classiques au collège de Lévis, où il ne tarda pas à se signaler comme l\u2019un des élèves les plus brillants de sa classe.Gagnant du Prix du Prince de Galles, en rhétorique, il décrocha par la suite, avec très grande distinction, son baccalauréat ès-arts, et compléta ses études à l'Université Laval de Québec, en obtenant encore avec le titre, \u201c Sum ma cum laude\u201d, sa licence en philosophie.Dès sa sortie de l'Université, Gérard Tremblay embrassa la belle carrière du journalisme, et débuta au journal \u201cLe Devoir \".Il y fit un stage d'un an, puis accepta en 1920, l\u2019importante position de secréta;re-général des syndicats catholiques nationaux de Montréal, fonction qu\u2019il remplit jusqu'en 1931, époque de sa nomination, comme sous-ministre du Travail dans le ministère Taschereau.Au cours de son terme d'office avec les syndicats nationaux, M.Tremblay eut l'honneur de faire partie de plusieurs commissions importantes, instituées dans le but de résoudre les problèmes de l\u2019heure.C'est ainsi qu\u2019il fit part e du Bureau de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, en 192S-29; fut membre de la Commission du chômage de Montréal, en 1930; fut membre de Commission des Assurances Sociales de Québec, de 1930 à 1933; fut Conseil technique du délégué gouvernemental canadien, â la Conférence Internationale du Travail, tenue à Genève en 1920.En 1931, il alla étudier en Europe, avec M.Edouard Montpetit, président d?la Commission des Assurances Sociales, les différents systèmes d\u2019assistance et d\u2019assurances sociales.A cet effet, il fit un voyage outre-mer et visita la France, l'Angleterre, la Belgique, l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche et la Tchécoslovaquie.En 1928, il eut l\u2019insigne honneur d\u2019être décoré de la médaille pontificale, \u201cBene Merenti\u201d par Son Eminence le cardinal Mundelein, de Chicago, pour services rendues à la cause syndicale catholique.En novembre 1931, il était nommé par le gouvernement de Québec, sous-ministre du Travail.Mr Tremblay ne s\u2019occupa pas de politique en raison de ses fonctions administratives.Les voyages, la natation, le canotage et la littérature cons'ituent ses récréa-ations favorites.Soulignons qu\u2019en 1932, il obtint le Prix d\u2019Action Intellectuelle de l'A.C.J.C.pour une monographie d\u2019une forte structure, intitulée ; \u201cLe Chômage, causes et remèdes\".Le 2 octobre 1920, M.Gérard Tremblay épousait Edna Girard, fille de feu Joseph Girard, de Marieville.De cette union, sont nées : Jacqueline et Gisèle.Domicile : 466, rue St-Cyrille, Québec.[325] site ALFRED BONNEVILLE Educateur Alfred Bonneville, éducateur de son état et principal de l\u2019éc.Ste-Jeanne-d\u2019Arc de Montréal, naquit à Acton Vale, P.Q., le 23 août 1879, du mariage de Louis Bonneville, ingénieur et cultivateur, et de Ursule Lebeau, son épouse.A l\u2019âge de 12 ans, le jeune Alfred émigra aux Etats-Unis avec sa famille et fut ouvrier d\u2019usine jusqu\u2019en 1 895, époque de son entrée au collège commercial de Farnham.Sans instruction aucune, mais doué d\u2019un talent remarquable, il ne commença ses études primaires, qu\u2019à l\u2019âge de 17 ans.Studieux et travailleur, il réalisa vite qu\u2019il lui fallait se mettre résolument à l\u2019œuvre, pour atteindre le but qu\u2019il convoitait depuis sa tendre jeunesse, et dès les premiers mois en effet, il se signala à l\u2019attention de ses professeurs et de ses camarades de classe.Après 3 ans de succès ininterrompus, Alfred Bonneville quitta son collège, muni de tous les honneurs décernés à l\u2019élève le plus méritant, et décoré en plus de la médaille d\u2019or du R.P.Dion, Provincial des religieux de Ste-Croix.A l\u2019âge de 20 ans, il était comptable pour le compte de la \"Acetylene Gas\u2019\u2019.L\u2019année suivante, il remplissait les mêmes fonctions à la compagnie \"A.P.Prentice\u201d, à Norwick, Connecticut, E.-U.Revenu au pays en 1902, il fut nommé professeur d\u2019anglais et de mathématiques, au collège de Farnham où il fit un séjour de 3 ans, après quoi il se reposa de ses durs labeurs, en jouant, comme professionnel, à la balle au camp et au hockey, sports dans lesquels il excella.En 1908, il était nommé directeur de l\u2019école modèle de St-Jovite, et de 1909-1912, il occupait la même position à l\u2019école modèle de Lacolle.Fut au cours de l\u2019année suivante, professeur de 8e année et assistant principal de l\u2019académie commerciale de St-Jean.De 1913-1915, il assume le directorat de l\u2019école modèle de Napierville, puis de 1915-1917, il entreprend la culture.L\u2019année suivante, il est professeur à l\u2019école St-Edouard, puis de 1918-1920, également professeur à l\u2019école Ste-Jeanne-d\u2019Arc, à Maisonneuve.Au cours des 10 années suivantes, il est principal de l\u2019école Laurier.Enfin, de 1931 à ce jour, il remplit les fonctions de principal de l\u2019école Ste-Jeanne-d\u2019Arc, Montréal.Ses sports favoris étaient autrefois, la balle au camp et le hockey; aujourd\u2019hui, il prend sa récréation dans le tourisme avec sa famille.M.Bonneville épousa, le 26 août 1908, Délia-Aurore.fille de Louis Grégoire qui lui a donné dix enfants.En politique, libéral.\u2014 Domicile : 297, 3e ave., Pointe-aux-Trembles, Montréal.[326] S.E.Monseigneur J.-G.COURCHESNE Evêque de Rimouski Son Excellence Monseigneur Joseph-Georges Courchesne, successeur de Son Excellence Monseigneur J.-R.Léonard, au siège épiscopal de St-Germain de Rimouski, est né à St-Thomas de Pierreville, comté de Yamaska, le 13 septembre 1880.Il est le fils d\u2019Alexandre Courchesne, cultivateur, et de Célina Bazin.Il fit son cours classique au collège de Nicolet, et dès qu\u2019il fut ordonné prêtre par Son Excellence Monseigneur J.-S.-H.Brunault, le 10 juillet 1904, il se livra aussitôt à l\u2019enseignement, à son Alma Mater.Fut professeur durant une vingtaine d\u2019années au collège de Nicolet.Avant d\u2019être élu évêque de Rimouski, Monsieur le chanoine Courchesne occupait les fonctions de Principal de l\u2019Ecole Normale de Nicolet et de professeur à l\u2019Ecole Normale supérieure de Québec.Docteur en théologie, Monseigneur Courchesne est reconnu comme une autorité en matière de droit canonique.Littérateur de renom, il a beaucoup écrit.A condensé, ces dernières années, en un livre très remarqué, Nos Humanités, le fruit de son expérience et de ses recherches pédagogiques.Sacré évêque du diocèse de Rimouski, le jeudi 24 mai 1928, par Son Eminence le cardinal Raymond-Marie Rouleau.En résidence à Rimouski, P.Q.[327] L\u2019honorable ARTHUR SAUVE Journaliste \u2014 Sénateur [328] L\u2019honorable ARTHUR SAUVE L\u2019honorable Arthur Sauvé, Ministre des Postes, est né dans la paroisse de St-Hermas, comté des Deux-Montagnes, le 1\" octobre 1875, de parents canadiens-français dont les ancêtres étaient arrivés en Canada en 1769.11 a fait ses études au séminaire de Ste-Thérèse et à l\u2019Université de Montréal.Après ses études universitaires, alors qu\u2019il débutait en même temps dans le journalisme, il suivit des cours d\u2019agriculture à Oka.Marié le 3 octobre 1899 à Marie-Louise Laehaîne, tille de feu M.le notaire Laehaîne, de St-Jérôme.De ce mariage, sont nés plusieurs enfants dont quatre survivent et dont l\u2019aîné, Paul, a été reçu avocat en juillet 1930.L\u2019honorable Arthur Sauvé est un journaliste de profession.Il débuta au \u201cMonde Canadien\u201d sous la direction de l\u2019honorable Alphonse Nantel.11 devint ensuite secrétaire de la rédaction de \u201cLa Patrie\u201d sous la direction de l\u2019honorable M.Tarte quand celui-ci démissionna comme ministre du gouvernement Laurier.11 prit ensuite la direction de la \u201cNation\u201d, fondée à St-Jérôme par l\u2019honorable M.-A.Nantel.Puis plus tard directeur du \u201cCanadien\u201d.11 a également collaboré à plusieurs journaux du Canada et est l\u2019auteur de plusieurs écrits sur différentes questions politiques.Dans le cours de sa carrière comme journaliste, il a occupé la présidence de plusieurs clubs sociaux ou politiques et fut pendant plusieurs années le président de l\u2019Union des Journalistes.11 abandonna pratiquement le journalisme lorsqu\u2019il devint chef de son parti.L\u2019honorable Arthur Sauvé a eu une carrière politique des plus brillantes.Il entra dans la politique en 1908 et fut élu député à Québec pour le comté des Deux-Montagnes.Il fut réélu par de fortes majorités en 1912- 16 - 19-23 et 1927.En 1916, après sa réélection par acclamation, il fut choisi chef du parti conservateur pour la province de Québec à la Législature et fut confirmé dans sa position lors de la grande convention ci nservatrice provinciale en 1922.En 1927, il donna sa démission comme chef du parti conservateur, mais resta député du comté des Deux-Montagnes à la Législature de Québec.En juillet 1930, après avoir résigné son mandat à la Législature de Québec, il se présenta comme conservateur dans la division électorale fédérale de Laval-Deux-Montagnes, et fut élu par une forte majorité à l\u2019élection du 28 juillet.Appelé à faire partie du cabinet de l\u2019honorable M.Bennett, il fut assermenté le 7 août comme ministre des Postes.Il demeure à 5556, rue Phillips, Montréal.En 1935, il était nommé Sénateur.[329] ARTHUR DUVAL, N.P.Professeur à l\u2019Université Laval Me Arthur Duval, notaire, pratiquant à Québec, naquit dans la vieille capitale, le 10 avril 1886, du mariage de Henri Duval, négociant et de Adeline Martel, fille de Jean-Baptiste Martel.Après avoir fait ses études primaires chez les Frères de St-Rocli, il poursuivit son cours classique au Séminaire de Québec, et étudia le droit il l\u2019Université Laval.Admis avec grando distinction à l\u2019exercice de sa profession, en juillet 1910, le notaire Duval pratiqua avec Mtre J.-A.Faucher un an, et seul jusqu\u2019en 1920, alors qu'il forma la société légale Duval & Bolduc dont l\u2019étude est située au No 59 de la rue St-Joseph A Québec.Au cours de ses vingt années de pratique comme notaire, M.Duval a eu l\u2019avantage de s\u2019assurer d\u2019une nombreuse clientèle, grâce à sa parfaite honorabilité et.au soin méticuleux qu\u2019il a sans cesse exercé, dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels.En 1917, M.Duval fut nommé notaire de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, et depuis 1920, il est également chargé de l\u2019administration des affaires de la Fabrique de St-Roch.Nommé professeur à l\u2019U.Laval en 1925, il est chargé depuis cette époque, du cours de droit administratif et scolaire.Personnalité très en évidence dans le monde professionnel et commercial, le notaire Duval fait partie de plusieurs organisations et sociétés importantes ayant déjà occupé des positions responsables qu\u2019il a toujours remplies avec sagesse et dignité.Il est directeur-gérant, de \u201cLe Comptoir de Crédit Ltée\u201d, directeur de l\u2019Union St-Joseph, de St-Roch, secrétaire de \u201cl\u2019Action Sociale Ltée\u201d.Il fut en 1911, premier président de l\u2019Union Régionale de Québec de l\u2019A.C.J.C.Il fait également partie des sociétés suivantes : Artisans, Alliance Nationale, Union St-Joseph de St-Roch et Société St-Jean-Baptiste de Québec, dont il fut le président de la section do St-Roch et le vice-président, général.Mtre Duval ne s\u2019occupe pas de politique, préférant plutôt consacrer tout son temps au bénéfice de sa clientèle.Le 16 juin 1914, il épousa Gabrielle Chalifour, fille de O.Chalifour, manufacturier.De cette union, sont nés huit enfants.\u2014 Domicile : 202, rue St-François, Québec.[330] PAUL DECARY Médecin Le docteur Paul Décary, médecin de service et chef de laboratoire, à l\u2019Hôpital St-Jean-de-Dieu, naquit à Dorval près Montréal, le 28 janvier 1 899, du mariage de Urgel Décary, cultivateur, et de Marie Roy, son épouse, fille de J.-B.Roy, de St-Laurent.Il fit ses» études élémentaires à l\u2019école du rang, et son cours classique au Petit Séminaire de Ste-Thérèse-de-Blainville.A sa sortie du collège, il entra à la faculté de médecine de l\u2019Univ.de Montréal, et en 1923, il était admis avec distinction, à l'exercice de sa profession.Soucieux d\u2019acquérir des connaissances plus étendues, en médecine générale et plus particulièrement dans le traitement des maladies nerveuses et mentales, le docteur Décary s\u2019en fut.au terme de son stage universitaire, parfaire ses études dans les grands hôpitaux des Etats-Unis, d\u2019Allemagne et de France.II fit à l\u2019étranger, un séjour de quatre ans, au cours desquels il étudia exclusivement la neuro-psychiâtrie.II débuta au Worcester State Hospital, où il séjourna cinq mois.De là, il se rendit au Providence State Hospital, et y resta un an et demi, après quoi, il alla pratiquer durant sept mois, à la John Hopkins Medical School de Baltimore, puis au Philadelphia General Hospital et au Boston City Hospital.Le docteur Décary quitta les Etats-Unis, à destination de Hambourg, Allemagne puis se rendit finalement à Paris, France, où il suivit les cliniques à La Salpêtrière et à l\u2019Ecole de Médecine de Paris.Après une absence aussi prolongée au cours de laquelle il eut l\u2019avantage d\u2019étudier sous la direction de professeurs illustres, le docteur Décary revint au pays en 1927, muni de certificats qui attestent sa compétence indiscutable, comme spécialiste en neurologie.Dès son arrivée à Montréal, il fut aussitôt attaché au service médical à l\u2019Hôpital St-Jean de Dieu et il remplit simultanément les fonctions de chef de laboratoire à la même institution.Le docteur Décary est avant tout médecin.C\u2019est dire qu\u2019il ne s\u2019occupe exclusivement que de sa profession, et que tous ses moments sont consacrés au soin de ses patients.Il ne fait pas de politique, ni ne fait partie d\u2019aucun club ou association quelconque.Sa récréation, il la prend à la campagne où il peut jouir d\u2019un repos bien mérité.M.Décary est célibataire.Domicile et bureau de consultations: 3512, rue Fullum, Montréal.[331] L\u2019honorable E.-R.ANGERS iPfti Juge de la Cour de l\u2019Echiquier du Canada [3321 L\u2019honorable E.-R.ANGERS L\u2019honorable juge Eug'ène-Réal Angers, de la Cour de l\u2019Echiquier du Canada, est né à Montréal, le 1er octobre 18811, du mariage de feu Kéal Angers, négociant, ancien associé de Frothingliam & Workman, quincailliers, et de feue Joséphine Trudel, son épouse, fille du docteur E.-H.Trudel, de Montréal.Après un stage de cinq ans au Jardin de l\u2019Enfance, dirigé par les Sœurs de la Providence, et de trois ans au High School de Montréal, il entra au collège Sainte-Marie, où il compléta ses études classiques.Bachelier ès-arts, il lit ses études de droit à l\u2019Université Laval de Montréal ; et, en mai 1907, il en sortait avec le titre de licencié en droit avec très grande distinction.En juillet de la même année il était admis au barreau.Il débuta dans la pratique, en société avec Me Ernest Guimont, sous la raison légale de Guimont & Angers.En juin 1908, il s\u2019associa à Mes Brosseau, Brosseau & Tansey.Eu septembre 1913, il forma une nouvelle société avec Me Howard S.Ross, sous le nom de Ross & Angers.Enfin, en mai 1921, Me Ross et lui s\u2019associaient à Mes Monty & Dnranleau, la firme étant connue sous le nom de Monty, Dnranleau, Ross & Angers.A la mort de l\u2019honorable Rodolphe Monty, le 1er décembre 1928, la raison sociale devint Dnranleau, Angers & Monty, nom sous lequel le bureau était connu lorsque l\u2019honorable M.Angers a été promu à la magistrature.Le 1er février 1932, Me Eugène-Réal Angers, était nommé, par le ministère Bennett, juge de la Cour de l\u2019Echiquier du Canada, succédant à l\u2019honorable juge Audette, mis à sa retraite.Cette heureuse nomination fut accueillie avec joie et satisfaction par les con frères du nouvel élu.Esprit pondéré, d\u2019un jugement clair et solide, l\u2019honorable juge Angers, était, dans la pratique, l\u2019un des membres les plus brillants du Barreau de Montréal.Il était reconnu comme une autorité en matière de droit civil et de droit commercial, dans lesquels il s\u2019était spécialisé.Durant ses vingt-cinq années de pratique, il a conduit des causes importantes, devant les divers tribunaux de sa province et devant la Cour Suprême du Canada.L\u2019honorable Angers est Conseiller en loi du Roi depuis plusieurs années.Il est conservateur en politique, mais il ne s\u2019est jamais occupé activement de la chose Il est le petit-fils de feu François-Réal Angers, éminent avocat de Québec, et neveu de Sir Auguste Angers, ancien juge et ancien lieutenant-gouverneur de la Province de Québec.Il est membre du club Rideau, ainsi que de l\u2019Alliance Française et du Comité France-Amérique, d\u2019Ottawa.Le 15 septembre 1909, il épousait Germaine Tousignant, fille de Napoléon Tousignant, de Montréal.De cette union, sont nés sept enfants, quatre garçons et trois filles : Pierre, André, Louise, Marc, Guy, Suzanne et Françoise.Domicile : Ottawa, Ont.\u2014 Bureau légal : Cour de l\u2019Echiquier, Ottawa, Ont.[333] 9213 HERMAS BASTIEN, B.A., PH.D.Philosophe Il naquit à Montréal, le 4 mai 1897.Il fit ses études primaires chez les Frères du Sacré-Cœur dans la paroisse Saint-Eusèbe, puis chez les Frères de l\u2019Instruction Chrétienne, à l\u2019école Saint-Stanislas.De 1910 à 1914, il fut au collège de Montréal mais il termina son cours classique au collège Sainte-Marie, d\u2019où il sortit bachelier ès-arts, en 1918.Durant ses études de droit, il fut rédacteur du Quartier Latin.Au temps de la basoche, il travailla au Devoir, à La Patrie et au Canada.Journaliste, il collabora au Nationaliste sous les pseudonymes d\u2019Etienne Rocand et de Jean Tillemont.Il y signa même des poésies.Le journalisme menant à tout pourvu qu\u2019on en sorte, il se livra depuis 1922 à l\u2019enseignement.Il en parcourut tous les degrés.Il enseigna d\u2019abord à la Commission scolaire.Il est maintenant professeur de latin, au Mont-Saint-Louis et professeur d\u2019histoire de la philosophie en Amérique, à l\u2019Université de Montréal.Licencié en philosophie, avec grande distinction, en 192 5, docteur en philosophie, en 1927.Il fut membre de la Ligue d\u2019Action française et collaborateur assidu à L\u2019Action française, où il succéda à M.l\u2019abbé Lionel Groulx, comme directeur.Il a également collaboré à La Revue nationale et a La Revue Dominicaine, et en maintes occasions il a prononcé des conférences sur de» sujets philosophiques ou historiques.Il est l\u2019auteur des ouvrages suivants: Les Eaux grises (poésies); Les énergies rédemptrices; Essai sur la psychologie religieuse de William James (thèse de doctorat) ; Itinéraires philosophiques; Philosophes américains; Réflexions sur le thomisme.Il a épousé, en 1921, Mlle Marie-Antoinette Lamothe, duquel mariage sont nés, trois filles, Andrée, Yolande, Mireille, et un fils, Hermas.Résidence, 509, rue Cherricr, Montréal.[334] J.-H.HUBERDEAU M aître-Imprimeur L\u2019actuel propriétaire et président de la compagnie \"Service d\u2019imprimerie Limitée\u201d, a à peine dépassé la trentaine d\u2019âge, et déjà on le trouve à la tête d\u2019une organisation commerciale de haute importance.Ses succès en affaires, il les doit à son esprit d\u2019initiative, à sa perspicacité et au soin méticuleux qu\u2019il a sans cesse apporté dans l\u2019exécution de ses entreprises.Joseph-Hervé Huberdeau, comptable et imprimeur de son état, naquit à St-Hubert, le 27 juillet 1899, du mariage de Joseph Huberdeau, cultivateur, et de Léontine David, son épouse, fille de Joseph David du même lieu.Il fit ses etudes commerciales au Collège de Longueuil et vint compléter son cours d\u2019affaires et de comptabilité, à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.A sa sortie du Collège en 1916, il prend emploi à la compagnie d\u2019assurance \"La Sauvegarde\".L\u2019année suivante, on le trouve au département de la comptabilité, à la maison S.-L.Con'ant, et en 1919, au service de la Compagnie de Papier Rolland, où il fait un stage de sept ans.En 1927, il quitte la maison Rolland pour entrer à l\u2019Imprimerie Moderne.L\u2019annee suivante, il en devient l\u2019un des acquéreurs, et en 193 3, il organise une nouvelle corporation, sous le nom de \"Service d\u2019imprimerie Limitée\u201d, qui acquiert l\u2019etablissement de la Compagnie d\u2019imprimerie Moderne, et il en fait l\u2019un des établissements les plus importants du genre dans la Métropole.La compagnie \"Service d\u2019imprimerie Limitée\u201d, outillée et munie de machineries les plus modernes et les plus perfectionnées, s\u2019occupe principalement de publications et de travaux artistiques de publicité directe.C\u2019est une des imprimeries canadiennes les plus avantageusement connues.M.Huberdeau n\u2019a jamas fait de politique ni ne s\u2019est jamais mêlé aux mouvements sociaux ou sportifs.Il est secrétaire-trésorier de la municipalité de la paroisse de St-Hubert.Charitable, il fait le bien sans ostentation.L\u2019œuvre des M issions Etrangères, trouve en lui un insigne bienfaiteur.Il est memb-e de l\u2019Alliance Nationale, de la Chambre de Commerce de Montréal, et de l\u2019Association des Maîtres-Imprimeurs de Montréal.Il affectionne les voyages.Le 6 septembre 1926, il épousait Germaine Rocheleau, fille de Hubert Rocheleau, de St-Hubert De cette union sont nés : Guy et Louis.En politique, conservateur.Domicile : Saint-Hubert, comté de Chambly.Place d\u2019affaires : 395, rue Dowd, Montréal. L\u2019honorable ALFRED FOREST Juge, dp, la Cnur Supérieure à Montréal [336] L\u2019honorable ALFRED FOREST L\u2019hon.A.Forest, juge de la Cour Supérieure pour la prov.de Québec, naquit à Rawdon, comté de Montcalm, le 8 juin 1882, du mariage de Urgel Forest, cultivateur, et de Eliza Mousseau, son épouse, fille de Louis Mousseau.Il est le neveu de l\u2019hon.Alfred Mousseau, ancien Premier-Ministre de la prov.de Québec, et plus tard, juge de la Cour Supérieure à Montréal.Il fit ses humanités au collège de Joliette, sa philosophie au Sémin.de Montréal et ses études légales à l\u2019Univ.Laval, où il fut admis avec grande distinction à l\u2019exercice de la profession d'avocat en 11)08, après avoir fait sa déricnture dans l\u2019étude de feu l\u2019honorable P.-(J.Martineau.Il entra alors en société avec Sir Pierre-Evariste Leblanc, ancien Lieut.-Gouverneur de la prov.de Québec, et Mtre Edmond Brossard, C.R.En 1918, quelques mois après la mort de Sir P.-E.Leblanc, il devint membre sénior de la société légale Forest, Lalonde, Coffin et Rivard.Durant la guerre mondiale, M.Forest fut nommé par le gouvernement fédéral, juge des exemptions, sous la juridiction dé Sir William, L.Duff, juge en chef de la Cour Suprême.En 1921, et en 1926, il fut candidat conservateur au fédéral, dans les comtés unis, Montcalm et L'Assomption, mais il subit le sort malheureux de tous les conservateurs qui se présentèrent alors dans la province de Québec, et fut en conséquence défait, non sans avoir toutefois livré à ses adversaires, une lutte retentissante.En 1922, le Très lion.Arthur Meighen, ex-Premier Ministre de la Puissance du Canada ayant fait le tour de la province dans un but purement politique, choisit M.Alfred Forest, comme son principal lieutenant pour le district de Montréal.En 1924, M.Fortst eut l\u2019honneur de représenter officiellement le Barreau, au congrès de l\u2019Association du Barreau Canadien tenu à Londres et à Paris.De 1924 à 1926, il fit.partie du Conseil Général du Barreau de la prov.de Québec, et il est membre de la \u201cCanadian Bar Association\u2019\u2019, depuis l\u2019époque de sa fondation, par Sir James Aikins, en 1917.Il est Conseil du Roi, depuis 1927.La carrière légale de l\u2019hou.juge Forest a.été fructueuse sous tous rapports.Durant un quart de siècle en effet, il exerça sa profession d\u2019avocat avec grand succès.11 a plaidé devant toutes les cours de justice du pays et jusqu\u2019au Conseil Privé, en Angleterre, où il alla notamment diriger le fameux procès de Labrèche contre le Grand-Tronc.Bien qu\u2019élevé à la Magistrature, digne couronnement d\u2019une carrière aussi bien remplie, l\u2019hon.juge Forest a.conservé cette modestie qui l'a toujours distingué.Voué à la lourde tâche qui lui incombe, il l\u2019accomplit sans ostentation, avec conscience et sincérité, mettant à contribution dans l\u2019accomplissement de ses devoirs, la science légale et le jugement solide qu \u2019il possède à un haut degré.L\u2019honorable juge Alfred Forest s\u2019est toujours intéressé à la politique de son pays, depuis tantôt vingt-cinq ans.En 1927, il fut l\u2019un des principaux organisateurs de l\u2019immense convention conservatrice tenue à Winnipeg, et à laquelle le Très Hon.R.B.Bennett, fut choisi chef du parti.Il fit autrefois partie du Comité de l\u2019administration de la justice, dans le district de Montréal.Il a également été le président du comité légal de l\u2019Association Conservatrice de Montréal.Il est directeur du Conservatoire National de Musique et membre du Cercle Universitaire, de l\u2019Alliance Française, du club Inter-allié de Paris, du club Confédération, de l\u2019Ass.Conservatrice et de la Ligue des Propriétaires de Montréal.Il a beaucoup voyagé et a parcouru plusieurs fois la France, l\u2019Angleterre, la Belgique, la Suisse, l\u2019Italie et l\u2019Allemagne.Il a également visité les principaux centres canadiens et américains.Grand amateur d\u2019art, il possède plusieurs collections d\u2019œuvres artistiques d\u2019une réelle valeur.Ses récréations favorites sont : l\u2019étude, la promenade, le voyage et la lecture.Septième fils d\u2019une famille de onze garçons et de six filles, il épousa en 1913, à Montréal, Hélène Jondreville, originaire de Vise, France.Sa famille se compose de deux enfants adoptifs : Paula et Mario Forest.Non nié juge de la Cour Supérieure à Montréal, le 24 février 1934, assermenté le 15 mars, il a siégé pour la première fois le 19 mars 1934.Domicile : 1321, Ouest, rue Sherbrooke, Montréal.[837] 22 > JEAN BRUCHESI Avocat, professeur à l\u2019Université de Montréal Né à Montréal le 9 avril 1901, M.Jean Bruchési est le fils de M.Chs Bruchési, C.R.et d\u2019Elmire Desnoyers, petit-fils du juge Mathias-Chs Desnoyers, arrière petit-fils de Chs-André LeBlanc, l\u2019un des patriotes de 1837, qui fut shérif de Montréal, et neveu de S.E.Mgr Paul Bruchési, arch, de Montréal.Il fit ses études classiques chez les Sulpiciens, puis chez les Jésuites, étudia le Droit à l'Univ.de Montréal d\u2019où il sortait licencié, en 1924, fut admis au Barreau de la Prov.de Québec 1a même année.II fut, en 1923, l\u2019un des sec.de la Mission économique canadienne que conduisit en France le Sén.Beaubien.Retourna en France, l\u2019année suivante, comme boursier du gouv.de la Prov.de Québec.M.Bruchési séjourna à Paris de 1924-1927.y fit des études de sciences politiques, d\u2019hist., de droit international, prit l\u2019initiative de plusieurs manifestations franco-canad.et fut prés, de l\u2019Ass.des Etudiants canadiens de Paris.Diplômé de l\u2019Ec.Libre des Sciences Politiques (sect, diplomatique), il était, en 1927, chargé du cours d\u2019Hist.générale à la Fac.des lettres de l'Univ.de Montréal, devenait.2 ans plus tard, prof, de sciences politiques et de politique extérieure à l\u2019Ec.des Sciences soc.écon.et politiques de cette Univ., puis, en 1931, prof, de politique écon.Rédacteur politique au \"Canada\u201d de juillet 1928 à mars 1931, et, depuis janv.1930, rédacteur en chef de \"La Revue Moderne\u201d.Collaborateur de nos princ.journaux et\u2019revues, conférencier recherché, M.Jean Bruchési est vice-prés, de la Soc.des Poètes de Québec, membre-correspondant de la Corp.des Publicises chrétiens (Paris), de la Soc.d\u2019Hist.de la Guerre (Paris,) un des fondateurs de l\u2019Ass.des Anciens Etudiants d\u2019Eùrope dont il fut le 1er prés., membre de la Soc.hist, de Montréal, prés, de la sect, française de l\u2019Ass.des Auteurs canadiens.Outre des études sur la politique internationale, la Confédération canadienne, le romantisme et les Indes Occid., a publié, en 1928, une plaquette sur \"Oscar Dunn et son temps\u201d, en 1929, un volume de souvenirs et d\u2019études littéraires: \"Jours Eteints\u201d (Prix d\u2019Act.Intel.), en 1930, une brochure sur \"Mistral\u201d; prépare un volume sur l\u2019hist.et la politique des Etats de l\u2019Europe centrale et orientale qu\u2019il visitait en 1929: \"Aux Marches de l\u2019Europe\u201d.M.Bruchési épousait* en 1930, Mlle Berthe Denis, fille de M.Wilf.Denis, protonotaire et régistrateur du comté de Nicolet.Membre du Cercle Universitaire, du \"Canadian Institute of International Affairs\u201d, direct, de la maison de courtage Gonthier, Panet-Raymond et Masson.Il habite Montreal.[3381 J.- GASTON LACROIX Avocat Fils de l\u2019honorable juge Joseph-Oléas Lacroix, et de Maria Caron, son épouse, fille de Biaise Caron, de St-Henri de Montréal.Jean-Gaston Lacroix, avocat au B'rreiu de Mon r-al, naquit dans la Métropole, le 27 mars 1906.Il débuta dans ses études à l\u2019Académie Querbes.à Outremont.De là, il s\u2019en fut au Séminaire de Sainte-Thérèse, où après un cours class\u2019que comp.et, il décrocha avec grande distinction, ses baccalauréats ès-arts et ès-lettres.Admis à la Faculté de Droit de l\u2019Université de Montréal en 1926, il en sortait licencié en Droit en 1929.Au cours de ses études univers'taires, il alla suivre un cours de langue anglaise à l\u2019Université Harvard à Boston, E.-U.Me Gaston Lacroix pratiqua seul jusqu\u2019en 1931 alors qu\u2019il prit comme associé.Me Raymond Dupu:s.Jeune encore dans l\u2019exercice de la profession d\u2019avocat, il a cependant à son crédit, nombre de causes importantes qu\u2019il a plaidées avec succès devant toutes les cours de justice de la Province.Me Lacroix s\u2019occupe tout particulièrement de Droit criminel.Il est l\u2019aviseur légal de la maison Dupuis Frères et de plusieurs autres corporations commerciales non moins importantes.A l\u2019exemple de son père qui fut toujours un ardent libéral.Gaston Lacroix se mêle activement de politique, et à titre d\u2019organisateur ou d\u2019orateur, il a rendu des services signalés à son part:.Il est président de l\u2019Association de la Jeunesse Libérale de Montréal, et membre du club de Réforme.Au cours de ses études universitaires, il fut secrétaire de la faculté de Droit.Studieux et laborieux depuis toujours, il s\u2019est sans cesse intéressé à l\u2019étude des problèmes d\u2019économie sociale et politique, et ses connaissances en cette matière en ont fait une autorité.Le golf, la natation, et les voyages, constituent ses récréations favorites.Me Gaston Lacroix a beaucoup voyagé.Il a en effet visité la France, l'Italie, l\u2019Allemagne.l\u2019Autriche, la Suisse, l\u2019Angleterre, les Etats-Unis et le Canada.Le 20 janvier 1934.il épousa Jeanne Lavigne, fille de Wilfrid Lavigne de Montréal.De cette union est né un fils.Pierre.En politique, libéral.Domicile : 1160, Ouest, Avenue Laurier.Etude :\t10, Ouest, rue Saint-Jacques, Montréal.rasai S.E.Monseigneur J.-G.-L FORBES Archevêque d\u2019Ottawa [340] S.E.Monseigneur J.-G.-L.FORBES Issu du mariage de John Forbes, cultivateur à l'Ile Perrot, et plus tard employé de commerce à Montréal, et de Octavie Léger son épouse, fille de Antoine Léger, de Vaudreuil, Son Excellence Mgr Joseph-Guillaume-Laurent Forbes, l'éminent archevêque d\u2019Ottawa, naquit à l'Ile Perrot, le 10.août 1865 et fut baptisé à Vaudreuil, le lendemain de sa naissance.Venu avec ses parents à Montréal, il commença ses études primaires au Jardin de l'Enfance de Nazareth, fit son cours commercial à l\u2019Académie du Plateau qu\u2019il quitta en 1878, puis entra au Collège de Montréal et au Grand Séminaire, où il compléta ses études classiques et théologiques.Ordonné prêtre par S.E.Mgr Ed.-Chs Fabre, en la chapelle de Nazareth, le 17 mars 1888, il exerça le saint ministère pendant quelques semaines, à St-Clet, comté de Sou-langes, et le 26 avril de la même année, il était assistant du R.P.Burtin, O.M.I\u201e missionnaire des Iroquois.Après s\u2019être suffisamment initié à la lourde tâche qu'il s\u2019était imposée quatre années durant, M.l\u2019abbé Forbes fut nommé, le 7 sept.1892, curé de Caughnawaga.Durant onze ans, de sept.1892 à mai 1903, M.l\u2019abbé Forbes dirigea toute son attention et consacra tous ses moments, à l\u2019accomplissement d\u2019œuvres diverses qui lui ont survécu, pour le plus grand bien spirituel comme temporel de ses chères ouailles.Il fit réparer l\u2019église paroissiale qui date de 1845, de même que le vieux presbytère construit en 1721, conservant ainsi à l'un et à l\u2019autre de ces édifices, leur imposant cachet d\u2019antiquité.Il écrivit plusieurs livres et brochures en langue iroquoise : almanachs, catéchisme, livres de prières, généalogies iroquoises, etc., etc.Le 13 mai 1903, M.l\u2019abbé Forbes se rendant au désir de son Ordinaire, quitta bien à regret ses paroissiens de Caughnawaga, pour aller prendre la direction de la cure de Ste-Anne-de-Bellevue.Aimé de tout le monde, pour sa grande bonté, son urbanité et sa bienveillance, son départ très vivement regretté, fut marqué d\u2019une démonstration inoubliable dont se souviendront longtemps tous ceux qui en furent les témoins oculaires.A Ste-Anne-de-Bellevue où il séjourna neuf ans, (1903 à 1911) il continua à travailler fermement, avec le zèle apostolique qui le caractérise, à la restauration de l\u2019église paroissiale, à l\u2019établissement d'un nouveau cimetière et à diverses œuvres toutes aussi importantes les unes que les autres.Le 6 mars 1911, M.l\u2019abbé Forbes était nommé curé de St-Jean-Baptiste, de Montréal, mais quelques mois après son arrivée, son église était rasée de fond en comble par un violent incendie.Déprimé par ce grand malheur, mais non découragé en face d'une situation aussi pénible, M.le curé entreprit presqu'aussitôt la reconstruction du temple.Disons à son honneur, que l\u2019édifice religieux qui s\u2019élève aujourd\u2019hui dans la paroisse de St-Jean-Baptiste, est à tous points de vue, l'un des plus beaux de la Métropole.En juin 1913, M.l\u2019abbé Forbes célébrait avec son frère, le R.P.John Forbss, des Pères Blancs, devenu plus tard évêque en Ouganda, et décédé depuis, ses noces d'argent sacerdotales, alors que ses vénérables parents fêtaient leurs noces d\u2019or de mariage.Le 6 août de la même année, M.l'abbé Guillaume Forbes, était nommé évêque de Joliette, succédant à S.E.Mgr Alfred Archambault, premier évêque de ce siège.Il recevait la consécration épiscopale des mains de S.E.Mgr Paul Rruchési, en la cathédrale de Joliette, le 9 octobre suivant.C'était justement le digne couronnement d'une vie toute de sagesse, de probité et d\u2019abnégation.S.E, Mgr Forbes qui est un littérateur de réputation, a publié durant son stage à Joliette, deux forts volumes de lettres pastorales qui ont fait époque dans nos annales religieuses.Le 29 janvier 1928, Mgr Forbes était promu au siège archiépiscopal d'Ottawa, laissé vacant par la mort de Mgr J.-M.Emard.Il fut intronisé en la cathédrale d\u2019Ottawa, le 28 mars 1928 et investi du sacré pallium, le 29 janvier 1929.Monseigneur a fait plusieurs voyages en Europe.Il a ainsi visité la France, l\u2019Angleterre, l\u2019Italie, la Terre Sainte, l\u2019Afrique du Nord et plusieurs autres pays.Domicile : Palais archiépiscopal, rue St-Patrice, Ottawa, Ont, F 341 1 ARTHUR DUPERRON, LC Ingénieur en chef de la Commission des Tram ways de Montréal Fils de Octave Duperron, marchand et de Elise Paquin, l\u2019ingénieur en chef de la Commission des Tramways de Montréal est né à Nicolet, Qué., le 29 septembre 1889.Il étudia successivement chez les Frères des Ecoles Chrétiennes de Nicolet, au Mont-Saint-Louis de Montréal dont il est gradué du cours scientifique et à l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal dont il est gradué avec certificat d'ingénieur civil.C\u2019est en 1911 que M.Duperron a été admis à la pratique de sa profession.De 1912 à 1915, il prend de l\u2019emploi au Pacifique Canadien comme ingénieur au département des Ponts.De 1915 à 1927, il est ingénieur à la Commission des Eaux Courantes de Québec.Là, il accomplit des travaux généraux d\u2019hydraulique, de construction de barrages et des études d\u2019aménagement hydro-électriques.Entre temps il était nommé (1925) assistant-ingénieur en chef de la Commission des Eaux Courantes, qu\u2019il quitta, en 1927 pour devenir ingénieur en chef de la Commission des Tramways de Montréal.Professeur depuis 1925 à l\u2019Ecole Polytechnique, affiliée à l\u2019Université de Montréal, il y est chargé, au cours des travaux publics, de la section des barrages.Membre de l\u2019Institut des Ingénieurs du Canada et président de la section de Montréal pour l\u2019année 1931, il est également membre de la Corporation des Ingénieurs professionnels de la province de Québec.Il fait partie du Cercle Universitaire.Marié le 29 avril 1912 à Yvonne Lacouture, fille de Alfred Lacouture, une fille leur est née : Michelle.Domicile : Montréal.[3421 GERARD LEONARD Notaire Mtre Gérard Léonard, est un des jeunes professionnels qui font honneur à la belle profession du notariat.Petit-fils du notaire Daniase Léonard, qui exerça sa profession à Ste-Monique des Beux-Montagnes pendant plus de cinquante ans, fils de Joseph-Victor Léonard, également notaire pratiquant à St-Jérôme, de Terrebonne, il est lui-même, depuis une dizaine d\u2019années près, membre de l\u2019Ordre des Notaires de la Province de Québec.L\u2019exemple d\u2019une telle fidélité à un état de vie, transmise de père en fils et de fils en petit-fils, est peu commun, et vraiment il vaut d\u2019être signalé.Gérard Léonard naquit à St-Jérôme, comté de Terrebonne, le 3 juin 1902, du mariage de Joseph-Victor Léonard, notaire, et de Ada Beaudry, son épouse, fille de Antoine Beaudry, ancien maître do Poste de Saint-Jérôme, et de Iiégina Beauregard.Après avoir fait un cours commercial au collège de St-Jérôme, il entra au Séminaire de Sainte-Thérèse, où il compléta ses classiques, puis il poursuivit ses études légales à l\u2019Univ.de Montréal.En juillet 1926, il était admis avec distinction il la pratique de la profession de notaire, et en octobre do la même année, il venait établir son étude dans la métropole.Au cours de ses dix années do pratique comme notaire, Mtre Gérard Léonard a eu l\u2019avantage de s\u2019assurer d\u2019une clientèle intéressante, autant par la qualité que par le nombre, grâce â sa parfaite probité et au soin méticuleux qu\u2019il a toujours apporté, dans l\u2019accomplissement de ses devoirs professionnels.Travailleur infatigable, il est tout entier au service de ses clients.La politique ne l\u2019intéresse que médiocrement, bien, qu\u2019à l\u2019occasion, il sache exercer convenablement ses droits de citoyen.Il est membre du Club Confédération et du Club Cavendish.Comme récréation, il affectionne la pêche, le tourisme et l\u2019équitation.Le 27 octobre 1927, il épousait Alice Lamarre, fille de Vincent Lamarre.Il n\u2019a pas de famille.En politique, il est conservateur.Domicile : 5396, Avenue Duquette.Etude : 10, Ouest, rue Saint-Jacques, Montréal.[343] ARMAND FRAPPIER, M.D.Professeur Ac Bactériologie à l\u2019Université Ac Montréal Chef du Service des laboratoires à l'Hôpital Sl-Luc [344] ARMAND FRAPPIER A 28 ans, le Dr Armand Frappier occupe déjà des positions importantes et responsables.Chef ii capitale fédérale le 25 novembre 1896.Il étudia à l\u2019Université d\u2019Ottawa où il obtint, avec sa licence en philosophie, le grade de maître ès-arts et il alla compléter sa formation il l'Uni-versité de Paris où il décrocha le titre de docteur ès-lettres .sur présentation d\u2019une thèse qui avait pour sujet : \u201cRelations des Voyageurs français en Nouvelle-France, au XVIle siècle\u201d.En 1920, M.Marion était nommé professeur de français au Collège Militaire Royal du Canada à Kingston et depuis 1925, il est attaché aux Archives Publiques du Canada en sa qualité de chef du service de traduction.Membre de la Société des Conférences de l\u2019Université d\u2019Ottawa, M.Marion en a été nommé le président en 1927 et réélu en 1928 et 1929.Cette année même (1929), la fédération des \u201cCanadian Clubs\u201d le choisissait comme son délégué officiel pour faire une tournée de conférences de six semaines dans l\u2019Ontario Nord, l\u2019Ouest canadien et la région de la Rivière-à-la-Paix avec la mission de s\u2019employer, par des discours prononcés dans les deux langues, il resserrer les liens entre les deux grandes races du Canada.Il y fut l\u2019invité de deux clubs dans l'Ontario Nord, do trois dans le Manitoba, de dix dans la Saskatchewan, de douze dans l\u2019Alberta.Tl adressa aussi la parole aux élèves des High School et des Ecoles Normales des provinces de l\u2019Ouest.En outre il prononça des discours dans les principaux centres canadiens-français depuis Sudbury jusqu'il 400 milles au nord-ouest d\u2019Edmonton.Eloigné par son état, ses tendances et sa formation de la vie active, M.Marion préfère plutôt les spéculations silencieuses du cabinet d\u2019étude.Outre sa thèse de doctorat, \u201cRelations des Voyageurs.\u201d primée en 1924 au concours d'Action intellectuelle de l\u2019A.C.J.C., il a signé un ouvrage sur \u201cPierre Boucher\u201d, qui lui » rapporté en 1927 le prix d'un concours d\u2019histoire du Canada, et en 1928, un prix d\u2019Action intellectuelle de l\u2019A.C.J.C.Le 24 juillet 1924, il épousa Mlle Monique Roy, tille de M.et Mme Eugène Roy; quatre enfants leur sont nés : Gilles, Colette, Yves et Claude.\u2014\u2022 Résidence : 33, ave.Bellwood, Ottawa.[347] - L\u2019abbé EUE-J.AUCLAIR Membre de la Société Royale du Canada [348] L\u2019abbé EUE-J.AUCLAIR Bachelier ès-arts et licencié en théologie de l\u2019Université Laval.Docteur en théologie et en droit canonique des Universités romaines.Ancien professeur de l\u2019Université Laval et de l\u2019Ecole d\u2019Enseignement supérieur à Montréal.Membre de la Société Royale du Canada.Membre de la Société Historique de Montréal.A été rédacteur à la Semaine religieuse de Montréal de 1900 à 1922 et l'un des directeurs de la Revue canadienne de 1908 à 1922.M.l\u2019abbé Elie-J.Auclair est né à Montréal le 1er juillet 1866.Il a passé son enfance à Saint-Vincent-de-Paul (île Jésus), où il fit ses premières classes au collège Laval, alors dirigé par les Clercs de Saint-Viateur.II a fait ses études classiques au collège de Montréal (4 ans) et au séminaire de Sainte-Thérèse (4 ans).Après son grand\tséminaire à\tMontréal, il fut ordonné\tprêtre,\tdans l\u2019église Saint-Jean-Baptiste\tde Montréal,\tle 15\taoût 1891.Il partit\ttout\tde\tsuite pour Rome, où il étudia et prit ses grades de docteur à la Propagande et à l\u2019Apollinaire.Il passa ensuite un an à l\u2019Ecole des Carmes, à Paris, suivant les cours de lettres de l\u2019Institut Catholique et de la Sorbonne.Revenu à Montréal en 1S96, il exerça le ministère à Saint-Jean-Baptiste et à Saint-Joseph (1896-1900), En 1900, il alla professer les classes de lettres au séminaire de Sherbrooke et y passa cinq ans.Rappelé à Montréal en 1905, il continua à s\u2019occuper de la Semaine religieuse, où il écrivait depuis 1900, et devint bientôt, en 1908, secrétaire de la rédaction à la Revue canadienne.Entre temps, il exerça le ministère à la basilique-cathédrale et occupa, dans l\u2019officialité diocésaine, les fonctions de défenseur du\tlien et de promoteur de la foi.\tIl fut l\u2019un\tdes secrétaires des comités au congrès\teucharistique de Montréal en\t1910 et au\tcongrès\tdu parler français à Québec en 1912.Depuis\toctobre 1922\til vit\tretiré à Saint-Polycarpe\tde\tSou- langes, où il continue ses\ttravaux littéraires\tet historiques.Outre les nombreux articles qu'il a donnés dans les revues qu\u2019il a dirigées et dans plusieurs autres, M.l\u2019abbé Auclair a publié les ouvrages suivants : La foi¦\tdans scs rapports avec la raison\t(1898); Le\tmariage\tclandestin devant la loi du pays\t(1901); Articles et: Etudes\u2014300\tpages\u2014(1903); Vie\tde Mère Caron\u2014300 pages\u2014(1908); Les Fêtes de l\u2019Hôtel-Dieu (1909); Frétées et religieux du Canada (1914); Pau, Fayolle et Foch (1922); Histoire des Sieurs de Sainte-Anne\u2014350 pages\u2014 (1922); Louis-Joseph-Amédéc Dcromc (1922); Mère Catherine-Aurélie\u2014450 pages\u2014-(1923); Saint-,Jean-Baptiste de Montréal\u2014150 pages\u2014(1924); Compte rendu des noces d\u2019or de Saint-Jean-Baptiste (1924); Prêtres et religieux du Canada (1925); Verdun de Montréal\u2014250 pages\u2014(1925) ; Lettres et écrits de Mère Catherine-Aurélie\u20141900 pages dactylographiées\u2014(1926); Histoire des Cèdres\u2014416 pages\u2014(1927); Histoire des SS.de Miséricorde de Montréal\u2014360 pages\u2014(1928) ; Histoire de Mgr John Forbes ¦\u2014350 pages\u2014(1929) ; Le curé Labellc\u2014300 pages, grand format\u2014(1930) ; Les de Jordy de Cabanac\u2014280 pages\u2014.(1930) ; Gravelbourg\u2014400 pages, non encore imprimé \u2014(1931); Figures Canadiennes, (48), en deux volumes, 400 pages\u2014(1933); Saint-Jérôme de Terrebonne,- 400 pages\u2014(1934).En collaboration: Les fêtes du 75e de la Saint-Jean-Baptiste (1909) et Histoire de Saint-Jacques it\u2019Embrun (1910).Il collabore aux revues suivantes : Le Canada Français, la Voix Nationale, Les Annales de Saint-Gérard, L\u2019Ami de l\u2019Orphelin, Le Messager de Saint-Michel.etc.Orateur sacré à l\u2019esprit clair et à la parole vibrante, il a été appelé à prêcher, à Québec, à Ottawa, à St-Hyacinthe, Sherbrooke, aux Etats-Unis, et surtout à Montréal, nombre de sermons de circonstance.En résidence à Saint-Polycarpe de Soulanges, M.l\u2019abbé Auclair a encore sur le métier plusieurs travaux d\u2019histoire, entre autres l'histoire d\u2019une vieille paroisse et celle d\u2019un saint prêtre du Canada.1349] VICTOR DORE Président général de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal M.Victor Doré est né à Montréal, le 27 juillet 1880, du mariage de Hubert-Olivier Doré, principal de l\u2019école Cüamplain, et de Sarah-Jane Anderson, fille de James Moore Anderson.Après avoir fréquenté l\u2019Académie du Plateau, puis l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier, il compléta ses études par des cours privés.Il débuta dans les affaires en 1898, en qualité de comptable, mais il y avait l\u2019atavisme qui devait exercer une influence considérable sur sa vocation, et ayant un père pédagogue, il était tout indiqué pour bifurquer dans l\u2019enseignement.C\u2019est ce qui lui arriva en 1900, alors qu\u2019il entrait au service de la Commission des écoles catholiques en qualité de professeur.Il enseigna alors successivement à l\u2019école Edward Murphy et à l\u2019Académie du Plateau.Après six années d\u2019enseignement, il revenait au commerce et à la finance et il fut alors à l\u2019emploi de J.-M.Fortier Ltée et de F.-X.St-Charles & Cie, successivement.En 1908, il reprenait l\u2019enseignement à l\u2019école Montcalm, puis il fut appelé par la Commission scolaire catholique, au poste de comptable.En 1916, il était nommé professeur «à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.La comptabilité lui fut dévolue comme matière principale d\u2019enseignement, mais il fut aussi professeur d\u2019organisation industrielle et de pratique financière.Il occupa ce poste responsable avec une grande autorité et compétence.Il fut aussi professeur à l\u2019Ecole des Sciences Sociales.En 1918, il devenait contrôleur des finances de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal et, le 1er juillet 1928, il était nommé Président général de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal.Ancien sec.-gén.de la Société St-Jean-Baptiste et depuis juillet 1933, président général; sec.-très, du Club St-Denis et trésorier de la Société canadicnne-française pour l\u2019avancement des sciences.Ancien administrateur de la Société nationale de Fiducie.L\u2019un des fondateurs du Cercle Universitaire de Montréal.Docteur ès-sciences commerciales \"honoris causa\u201d de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Comm.Membre des C.de C, Société St-Jean-Baptiste, clubs St-Denis, Canadien, Universitaire et de P Ass.des Comptables de la province de Québec.Le 5 octobre 1903, il épousait Mlle Aurore, fille de Joseph Aumond .Deux enfants sont nés de cette union.En politique, M.Victor Doré est libéral.Résidence : 266, Avenue des Pins, Ouest.[350] J.-P.LABERGE Négociant Joseph-Philorum Laberge, l\u2019un des négociants les plus en vue de la métropole, naquit à St-Louis-de-Gonzague de Valleyfield, le 5 juin 1895, du mariage de Naooléon Laberge, cultivateur, et de Alphonsine Jeannotte dit Lachapelle, fille de Onésime Jeannotte dit Lachapelle, de St-Etienne de Beauharnois.Après avoir fréquenté le Jardin de l\u2019Enfance à Va'leyfield.1 s\u2019en vint à Montréal, parfaire son cours commercial au collège de Ste-Cunégonde.Au terme de ses études, il fut pendant quelque temps à l\u2019emploi de son père, puis il entra au service de la ma son James Strachan Ltée, de Montréal, à charge d'inspecteur.En 1921, il quitta ses fonctions, et entreprit la tâche de s\u2019établir à son propre compte, dans le commerce de tabacs et bonbons.Peu fortuné alors, il eut des débuts d'fficiles et plutôt modestes, mais imbu d\u2019une saine ambition, et du courage qui forme le caractère, il ne tarda pas à surmonter cette dure épreuve, et en moins de quinze ans, J.-P.Laberge transformait une boutique de chétive apparence, en une institution commerciale reconnue aujourd\u2019hui, comme la plus considérable du genre dans la province de Québec.Unique propriétaire de J.-P.Laberge Enrg.dont le siège social est à Verdun, il s\u2019occupe exclusivement de la vente et de la distribution des tabacs et bonbons, non seulement dans la ville de Montreal, mais dans la province de Québec.Vingt voi'ures automobiles, sont affectées à la livraison quotidienne.Un personnel nombreux, dirigé par son zélé collaborateur M.J.-A.Ladouceur, contribue dans une large mesure, aux succès sans cesse grandissants de cette maison canadienne-française.M.Laberge s\u2019occupe médiocrement de politique, préférant plutôt consacrer son temps et son énergie, à la bonne administration de ses affaires personnelles.Il est syndic et marguillier de la paroisse Notre-Dame de Lourdes depuis 1933; il est ancien président et directeur actionnaire de \"Snowdon Garage Ltd.\u201d Les œuvres paroissiales l\u2019intéressent particulièrement, et il est un des Gouverneurs de l\u2019Hôpital Général de Verdun.Il fait partie de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, du \"Montreal Press Club\u201d et de la Chambre de Commerce de Verdun.Esprit observateur, rien ne lui plaît plus que les voyages.Il a en effet parcouru tous les centres les plus importants du Canada, des Etats-Unis et d\u2019Europe.Le 22 juin 1915, il épousait Nora McGreevy, fille de Richard McGreevy, de Verdun.Il n\u2019a pas d\u2019enfants.En politique, indépendant.Domicile :\t5065, Boulevard La Salle, Verdun.Place d\u2019affaires :\t15, 6e Avenue, Verdun.[351] L\u2019honorable ADELARD GODBOUT, B.A., B.S.A., D.S.A.Ex- p rem ier M in is l re [3521 L\u2019honorable ADELARD GODBOUT Adélarcl Godbout est né à St-Eloi, comté de Témiscouata, Qué., le 24 septembre 1892, fils de M.Eugène Godbout, agriculteur et éleveur réputé, ex-député de Témiscouata, et de Dame Marie-Louise Duret.Il fit ses études classiques au Séminaire de Rimcmski où il se qualifia bachelier ès-arts, ses études agricoles à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, Qué., et à Amherst College, Amherst, Mass.Bachelier ès-sciences agricoles, il fut nommé professeur de zootechnie à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Anne en 1918.Choisi par le ministère de l\u2019Agriculture comme agronome du comté de 1\u2019Islet, il remplit cette fonction de 1922 à 1925, tout en exerçant ses devoirs de professeur à Ste-Anne, jusqu'au jour où il fut appelé par le cabinet provincial à prendre la direction du ministère de l\u2019Agriculture.Elu député de 1 \u2019Islet à la Législature provinciale lors de l\u2019élection complémentaire de mai 1929, il fui nommé, le 27 novembre 1930, ministre de l\u2019Agriculture de la province de Québec, en remplacement de l\u2019honorable J.-L.Perron, décédé.En août 1931, M.Godbout était réélu député de 1\u2019Islet par une immense majorité.En 1935 devint Premier Ministre mais fut défait aux élections générales de 1936.Le 9 novembre 1923, il épousa Mlle Marie-Dorilda Fortin, tille de M.Florent Fortin, de 1\u2019Islet.De cette union sont nés quatre enfants : Pierre, Jean, Marthe, Rachel.Peu de temps après sa nomination comme ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019Université Laval, de Québec, reconnaissait publiquement les hautes qualification du nouveau ministre en lui décernant le diplôme de docteur ès-sciences agricoles.L\u2019honorable M.Godbout est le premier technicien agricole à.avoir la haute direction de l\u2019Agriculture dans la province de Québec.En tous les milieux, cette nomination fut favorablement accueillie, et considérée comme une nouvelle manifestation de l\u2019intérêt porté par le gouvernement provincial à la classe agricole.Des témoignages d\u2019approbation arrivèrent même de l\u2019extérieur de la province de Québec, et en février 1931, le comité exécutif de l\u2019Association des Eleveurs de Holstein-Friesian, organisation canadienne qui a son siège principal en Ontario, adoptait à l\u2019unanimité une résolution nommant M.Godbout au nombre de ses patrons.Comme agronome oir professeur, M.Godbout révéla un beau talent d\u2019organisation en mettant sur pieds plusieurs sociétés d\u2019Agriculture, la Société Provinciale des Eleveurs de Percherons, la Société des Eleveurs de Québec, etc.L\u2019honorable M.Godbout est Chevalier de Colomb.En politique : libéral.Résidence : Ste-Anne de la Pocatière, Qué.[3531 23 J.-E.LAMY Educateur - Pédagogue.C\u2019est à Manchester, dans l\u2019état du Neu-Hampshire, E.-U., que naquit, le 15 janvier 1894, Joseph-Ernest Lamy, l\u2019actuel principal de l\u2019école Viel, il Montréal-Nord.Fils de Zotiquê Lamy, cultivateur, et de Odile Panneton, son épouse, tille de J.Panneton, de Yamàchiche, le jeune Ernest n\u2019avait que trois ans, lorsque ses parents quittèrent les Etats-Unis, pour venir s\u2019établir sur une ferme, il Saint-Sévère.On l\u2019envoya à l\u2019école du village, oil il reçut une instruction élémentaire.Plus tard, il alla parfaire ses études il l\u2019académie La Salle, aux Trois-Rivières, puis il Montréal et à Ottawa, oil il compléta son cours commercial.Revenu dans la métropole, Ernest Lamy ne discontinua pas ses études, et se mit, en effet, en rapport immédiat avec des professeurs de marque, le Frère Marie-Victorin, l\u2019illustre botaniste de l\u2019Université de Montréal, et le frère Léo, pédagogue et auteur bien connu.Quelques mois d\u2019études sérieuses, lui suffirent pour lui permettre de subir avec grand succès, ses examens devant le Bureau Central des Examinateurs Catholiques, pour l\u2019obtention de son diplôme académique.Qualifié pour le professorat, M.Lam\\ débuta en 1912, comme professeur il l\u2019école Plessis.En 1916, il était il l\u2019école Saint-Paul-de-la-Croix, et cinq ans plus tard, il avait l\u2019avantage d\u2019être nommé principal de l\u2019école Viel, il Montréal-Nord.Educateur, pédagogue et psychologue dans le véritable sens du mot, M.Lam\\ fait de sa profession, un véritable sacerdoce.Il s\u2019occupe activement de l\u2019éducation physique, intellectuelle, et morale de la jeunesse qu\u2019il dirige.La politique, pas plus que la fréquentation des clubs, n\u2019ont aucun attrait particulier pour lui.Charitable à l\u2019excès, il fait beaucoup pour la classe pauvre.Dans ses rares moments de loisir, il étudie, fait de la lecture et voyage.Le 14 juillet 1920.il épousait Alice Lamy, fille de Evariste Lamy, de Saint-Paulin.De cette union sont nés Emile, Rolland, Marcel, Cécile et Maurice.Domicile : 2920.Est, Boulevard Gouin, Montréal.[354] J.-H.LAVALLEE Financier Il1\u2014 - ' Issu d'une famille dont les ancêtres furent les pionniers et les défricheurs de l\u2019iiistorique village de St-Joseph-du-Lac, dans le été des Deux-Montagnes; petit-fils du patriote Alexis Lavallée, qui en 1837, combattit vaillamment pour la défense des droits sacrés d'une minorité ignominieusement molestée, Josepli-Herménégilde Lavallée, naquit à St-Joseph-du-Lac, le 23 août 1886, du mariage de Jos.Lavallée, cultivateur, et de Edmire d\u2019Amours, fille de Pierre d\u2019Amours du même lieu.Il reçut son instruction primaire à l\u2019Acad.St-Jean-Baptiste, et compléta ses études commerciales au Col.de Lachute d\u2019Argenteuil.Au terme de ses études en 1904, il débutait comme commis, chez Lafrance & Lefebvre.Il y fit un stage de 4 ans, puis en 1908, il acceptait la position de gérant chez Yanier & Lesage.Sec.de \u201cL\u2019Ass.des commis-marchands de la Mlle de Montréal\u201d, 1908-1911.En 1911.il établissait pour son propre compte, un commerce de modes, tout en étant voyageur pour la maison Farrell & Bélisle.Sec.-très, de \"L\u2019Ass.des voyageurs de commerce de la Prov.de Québec\u201d, 1911-15.9 ans après, en 1920, il abandonnait son commerce de détail, et fondait la \"Exclusive Hat Co.\u201d, maison de gros qu\u2019il contrôla jusqu\u2019en 1922.Reprenant son commerce de détail dans les modes, M.Lavallée l\u2019exploita jusqu\u2019en 1927, après quoi il vendit ses intérêts, et devenait surintendant de \"Vise & Son, C.Ltd.\u201d, de Londres.De l\u2019année suivante à 1929.il remplit les fonctions de gérant de la maison de courtage Côté & Pérusse, Ltée, et de 1929-1930, il devenait associé et vice-prés, de Côté & Cie, Ltée, banquiers en valeurs.De 1930-1933.il occupa la position de surintendant de la \"Globe Néon Light Corporation\u201d, et enfin, de 1933 è date, il est prés, du \"Financial Loan Bureau Ltd.\u201d.Il est aussi prés, de J.-H.Lavallée, Ltée, du \"Calumet Country Club Inc.\u201d de St-Joseph-du-Lac, et de l\u2019Union des Propriétaires Inc.de Montréal.1915-1927, vice prés, de \"L\u2019Ass.des Marchands détaillants du Canada Inc.\u201d.1915-1927, prés, de \"L\u2019Ass.des Marchands de Modes de Montréal\u201d.Il est membre des clubs Canadien, Calumet et des Oliviers.Sa récréation favorite, est la chasse et la pêche.Le 2 juin 1908, il épousait Yvonne Lefebvre, fille de Alf.Lefebvre, industriel de Montréal.De cette union est né un garçon, Charlemagne, devenu son associé dans ses différentes entreprises.En politique, libéral.Bureau : 4439, St-Denis, Montréal. \u2022i' J.-EUE BLANCHARD, I.C.Ingénieur en chef et directeur des travaux publics de la Cité de Montréal [3561 J.-EUE BLANCHARD Le nouveau directeur du service des travaux publics de la cité de Montréal y est né, y a grandi, y a été éduqué et, moins un bref séjour au Manitoba, il a par conséquent, servi sa ville quasi tout le cours de sa carrière d\u2019ingénieur.Voilà du nationalisme appliqué et pour une fois l\u2019on ne criera pas à l\u2019invasion des meteques .Aussi bien, sa promotion récente comme ingénieur en chef de la ville fut-elle saluée connue une juste récompense d'un long service continu et effectif.b ils de Wilfrid Blanchard, machiniste et d\u2019Emmélie MacMitchell, fille d\u2019Israël MacMitchell, M.Blanchard naquit à St-Henri de Montréal le 3 août 1881.Il fit ses études primaires au Collège St-Henri, secondaires à l\u2019Ecole du Plateau et professionnelles à l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal.C est en juin 1902 qu\u2019il graduait comme ingénieur civil.Au service de I'.-C.Laberge, I.C.qui tint en son temps une étude des plus achalandées, il eut à exécuter pendant cette époque divers travaux de génie civil et il construisit notamment le système d\u2019aqueduc de la ville de St- B on i face, Manitoba.Pendant les années 1905 et 1906, il fut ingénieur de la ville de St-Henri.Le 1er mai 1906, il était nommé ingénieur-assistant à la ville de Montréal, au département de la voirie et comme spécialement préposé aux arpentages, à la construction des pavages et trottoirs.Promu ingénieur de division au même département en 1915, on lui confiait le 1er août 1918 la charge d\u2019ingénieur-surintendant de la voirie de Montréal O11 il a occupée jusqu au 29 septembre 1930, alors qu\u2019il a été nommé ingénieur en chef et directeur du service des travaux publics de la cité de Montréal.Bien que d\u2019opinion conservatrice en politique, M.Blanchard ne participe pas activement aux luttes électorales.Intéressé par contre à promouvoir les intérêts professionnels, il est membre actif de P \u201cEngineering Institute of Canada\u201d, de l\u2019Association des Ingénieurs professionnels de la province de Quebec et de 1 Association des Anciens Elèves de l\u2019Ecole Polytechnique.Il fait partie de 1 Ordre des Chevaliers de Colomb, de l\u2019Alliance Nationale, de l\u2019Union St-Joseph, section de St-Henri.Il est membre du Club Canadien.Autrefois fervent de l\u2019athléisme et du sport, il fut directeur et joueur au Club de Lacrosse National.Le tourisme, le théâtre et la musique sont ses récréations favorites.Il a également beaucoup voyagé dans l\u2019intérêt de sa profession.Le 19 septembre 1916, il épousa Flore Penoy, fille d\u2019Hippolyte Penoy et de Parmélie Parent.Il est père de trois enfants : Flore, Jean et Eliette.Une autre, Marie, est décédée en bas âge.Domicile : 11 930, ave.Valmont, Montréal.[3571 OS «G IL O II IR IE a\\¥ Il O N AIL IE: J»»-, \u201c mwm- wfm E.GAGNON 1834 - 1915 A.PAINCHAUD 1787 - 1871 C.-J.LABERGE 1827 - 1874 A.PLAMONDON 1804 - 1895 C.MONDELET 1801 - 1876 R.-E.CARON 1799 - 1876 J.-O.CHAUVEAU\tT.-J.-J.LORANGER 1820 - 1890\t1823 - 1885 [358] L.-C.ROBITAILLE Industriel Louis-Charles Robitaille, président de la NEVA-WET CORPORATION OF CANADA, naquit à Quebes le 14 janvier 1895, du mariage de Louis Robitaille et de Salomé Drolet, fille de Dieudonné Drolet, de St-Augustin de Portneuf, Province de Québec.Il fit ses études commerciales à l\u2019Académie St-Joseph de Québec, et dès 1913 il embrassa la carrière commerciale en entrant au service de l\u2019importante maison McCall,, Stelyn 6c Co.de Québec, négociants en gros en nouveautés, maintenant disparue.De commis qu il fut tout d\u2019abord, il devint voyageur et le demeura jusqu\u2019en 1916.Il quitta alors la maison McCall, Stelyn ÔC Co.pour accepter une situation plus avantageuse dans le même commerce chez Alphonse Racine, Limitée, de Montréal.Il continua à voyager durant quatre ans, devint alors acheteur et enfin gérant des ventes, fonction qu\u2019il remplit durant huit ans.En 1931, M.Robitaille abandonna le commerce pour ne s\u2019occuper exclusivement que d\u2019assurances générales.Etablissant ses bureaux rue Notre-Dame, à Montréal, il ne tarda pas à s\u2019assurer une clientèle des plus enviables.De 1932 à 193 5, il fut un des trois membres du comité d\u2019administration de toutes les assurances de la Commission du Havre de\tMontréal.Tout en conservant son portefeuille d\u2019assurance, il organisa en juillet 193 5 la Neva-Wet\tCorporation of\tCanada, Société canadienne\tqui détient les\u2019 droits\texclusifs et exploite au Canada et à Terreneuve, les brevets secrets d\u2019un produit chimique qui, en particulier, rend tous les tissus, cuirs, fourrures, etc., répulsifs à l\u2019eau et à l\u2019humidité, \"immouillables\u201d.Il en est le Président et le Gérant Général.M.Robitaille est une homme d\u2019affaires avantageusement connu parmi les Canadiens-français.Il ne s\u2019est jamais occupé de politique, mais il ne s\u2019abstient jamais d\u2019exercer ses droits de citoyen à l\u2019occasion.Membre depuis 1914 de la Dominion Commercial Travelers Association, il fait partie du Conseil d\u2019Administration de cette association depuis sept ans, et a été élu par acclamation Président pour\tl\u2019année 1937.\tIl est gouverneur à vie de\tl\u2019Hôpital Notre-Dame,\tmembre du Board of Trade et du\tclub St-Denis.\tSon sport favori est le jeu\tde tennis.Le 6 juin\t1921, il épousait Rosette Couture, fille d\u2019Alphonse Couture, Grand-Rivicre, Co.de Gaspé, Québec; il n\u2019a pas eu d\u2019enfants, mais a adopté une charmante fillette de six ans, du nom de Gisèle.\u2014 Domicile : 948, ave Pratt, Outremont.Bureaux: Dominion Square Building, et 221, rue Notre-Dame ouest, Montréal.[359] - «K S.E.Mgr J.-LOUIS-ALDEE DESMARAIS Coadjuteur de St-Hyacinthe Mgr J.-Louis-Aldée Desmarais naquit le 31 octobre 1891 à St-Ephrem, comté de Bagot, du mariage de F.-X.Desmarais, agriculteur et de Rose-Anna Tellier.Il a fait ses études classiques au Séminaire de St-Hyacinthe et il a reçu sa formation théologique au Grand Séminaire de Montréal.Il était ordonné prêtre à St-Hyacinthe le 25 juillet 1914 des mains de Mgr Brunault.Dès le lendemain de son ordination, il est attaché à son Alma Mater et pendant deux années, 1914-16, il sera régent du petit séminaire de St-Hyacinthe.Les deux années suivantes, 1916-17, il est professeur de rhétorique, puis de belles-lettres et de nouveau en 1918, de rhétorique.\u2014 En séjour d\u2019études en Europe, il conquiert ses degrés en philosophie et en théologie aux universités de Rome et il étudie les lettres à Paris.De retour au pays et de nouveau attaché au petit séminaire de St-Hyacinthe, il devient successivement directeur des élèves et professeur de philosophie.Il occupait ce poste quand Rome le nomma cette année (1931) évêque de Ruspe et coadjuteur du titulaire du siège de St-Hyacinthe.Le 22 avril, il a été sacré à St-Hyacinthe par son Excellence Mgr Andrea Cas-sulo, délégué apostolique au Canada.A la date de sa consécration, Mgr Desmarais se trouvait le plus jeune membre de l\u2019épiscopat canadien.Avant tout, homme de prière, de travail, de discipline et d\u2019étude, le nouvel évêque a peu connu de loisirs.Les fonctions et les dignités qu\u2019on lui a confiées jusqu\u2019ici sont un gage de l\u2019éminence des services qu\u2019il est appelé à rendre à son Eglise et à son pays.\u2014 Résidence : Evêché de S.-Hyacinthe, Qué.[3001 Wls.i-i DUGAS, C.R.Avocat M.Maurice Dugas, avocat, membre de la firme légale\tElliott.\tDavid,\tDugas\tÔC\tWebster, naquit à Joliette,\tQué., le\t12 août 1887.Il fit une\tpartie de ses études classiques au petit Séminaire de sa ville natale et ses humanités et ses classes de philosophie au Collège Ste-Marie de Montréal.Puis il s\u2019inscrivit à la faculté de droit de l\u2019Université Laval de Montréal.En septembre 1910, il était admis au Barreau de la province de Québec.Depuis 1919,\til a fait\tpartie du bureau\tElliott 6C\tDavid, récemment constitué sous le nom de Elliott, David ÔC Webster.L\u2019hon.Athanase David, ancien Secrétaire Provincial est le membre senior de cette société.En 1924, M.Dugas était créé Conseil du Roi.Au cours de ses vingt années de pratique, M.Dugas a\toccupé\tdevant\ttoutes\tles\tcours de la province, la Cour Suprême du Canada et le Conseil Privé de Londres.Libéral en politique, il ne prend cependant aucune part active aux affaires publiques.Il fait partie\tdu Club\tde pêche et de\tchasse de\tJoliette.Le 5 février 1912, il épousa Rhéa DesRosiers (fille de feu Ernest DesRosiers de Berthier)\tdont il\ta quatre enfants\t: Gisèle, âgée de 17 ans, Yvette, 15 ans, Denise, 10 ans et Jean, 9 ans.Issu d\u2019une famille de politiciens et de magistrats, M.Mauric» Dugas est\tle fils\tde\tFrançois- Octave Dugas, qui fut député de Montcalm aux Communes avant que de devenir juge à la Cour Supérieure de Joliette.Par sa mère, il descend de François-Benjamin Godin, qui, le premier, sous la Confédération, représenta Joliette à la\tChambre\tdes Communes.Son frère, Mtre Lucien Dugas représente le même comté de Joliette à l\u2019Assemblée Législative depuis 1927.Résidence :\t454, Avenue Outremont.Outremont.[361] 8970 G.-A.PIGEON, J.-P.Président du Club Richmond [362] G.-A.PIGEON, J.-P Georges-Avila Pigeon, tavernier de son état depuis plus d'un quart de siècle, est un de ces bons citoyens qui inspirent le sentiment du respect et de la considération, Honnête homme depuis toujours, il a débuté dans la vie sous des auspices plutôt malheureux, mais fortifié par son ambition, son courage et sa volonté, il est devenu une personnalité intéressante, dans les domaines social, politique et commercial.Né à St-Polycarpe-de-Soulanges, le 16 août 1880, du mariage de A.Pigeon, boulanger, et de Henriette Châtelois, son épouse, fille de Jh Châtelois, il eut le malheur de perdre son père, à l\u2019âge de neuf ans.Une instruction sommaire acquise à l\u2019école rurale, lui permit toutefois d'aider sa mère qui tenait alors un petit commerce.A l\u2019âge de douze ans, il alla travailler chez W.Baine, ancien député au fédéral à St-Polycarpe.Deux années plus tard, le jeune Georges quittait son village natal, à destination de Coteau Landing où il se livra à divers travaux afin d\u2019assurer sa subsistance.Se rendant compte qu\u2019il lui fallait en connaître d\u2019avantage, il n\u2019hésita pas à s\u2019inscrire comme élève, à l'école anglaise locale.En 1898, le courageux jeune homme s\u2019en vint demeurer à Montréal où il se chercha une position.Il débuta comme messager à l\u2019Hôtel Riendeau, y fit un séjour de deux ans, après quoi il fut engagé comme commis à l\u2019Hôtel Queen.De là il passa au Café Lafleur, puis au Café St.Elmo.En 1910, s'étant amassé un montant d\u2019argent suffisant, il jugea le temps venu, pour se lancer dans les affaires à son propre compte.Il établit donc rue N.-D., dans le faubourg St-Joseph, un hôtel de tout premier plan, et c\u2019est là encore qu\u2019on le retrouve au même endroit, où depuis 25 ans, sa place d\u2019affaires sert de lieu de réunion aux différentes organisations sociales et politiques de son quartier.M.Pigeon s\u2019est toujours intéressé à la chose publique.Pas un plus que lui n'a pris une part plus active, aux campagnes politiques municipales ou parlementaires.En 1930, il fut choisi organisateur général des luttes municipales pour le quartier St-Joseph.des luttes provinciales pour le comté de Ste-Anne et des luttes fédérales pour le comté St-Antoine.A toutes les élections, son nom a sans cesse été mis de l\u2019avant comme candidat, mais surchargé par un travail assidu qui nécessite toute son attention, il n\u2019a jamais voulu consentir à briguer les suffrages de l\u2019électorat.Il est certain qu\u2019il finira un jour par céder aux instances des contribuables du quartier St-Joseph.D\u2019une rectitude de jugement indiscutable, il a souventes fois, en sa qualité de oige de Paix, réglé des litiges parfois fort compliqués.M.Pigeon a toujours été de tous les mouvements d\u2019ordre national, et il a souvent contribué par son aide financière ou morale aux succès de diverses entreprises.Il a été prés, du Club Social des Marchands en 1911, prés, de la Société St-Jean-Baptiste en 1924 (section St-Joseph), marguillier de la paroisse St-Joseph en 1929, prés, de la Société St-Jean-Bte pour un autre terme en 1934, prés, du Club Richmond Ltée, depuis plus de 15 ans, et enfin directeur de l\u2019Ass.des Hôteliers, de 1924 à 1930.En 1930, le gouvernement de Québec le nommait Juge de Paix.Homme d\u2019affaires averti, il est intéressé dans nombre de corporations financières et industrielles, entre autres : \u201cAllies Steel Co.\u201d, Banque Provinciale, Banque du Canada, \u201cMontreal Light Heat & Power\u201d et Club Richmond.Philanthrope reconnu, il est un bienfaiteur insigne de nos institutions de charité, telles la Fédération des Œuvres de Charité canadienne-française et la Société Saint-Vincent-de-Paul.La classe ouvrière de son quartier le considère comme son meilleur protecteur.M.Pigeon est membre de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, Conseil St-Henri, Club de Réforme, \"Antediluvian of Buffalo\u201d, \u201cMontreal Cross Lodge\u201d, Club Social St-Joseph, Club Libéral et Organisation Libérale de Ste-Anne.Ses récréations, il les prend aux jeux de tennis et de quilles, au tourisme et à la pêche.Il s\u2019est marié deux fois, le 6 sept.1906, avec Marie-Lse Vézeau, et le 16 sept.1909, avec Anna Vezeau, toutes deux filles de Jh Vezeau, de Mont-Laurier.Deux enfants, Georgette et Georges, (celui-ci décédé en 1911), leur sont nés.M.Pigeon élève en plus une charmante petite fille.En politique, franc libéral.\u2014 Domicile : 1717, O., rue Notre-Dame, Montréal.[363] Il a 4 MARCEL ROLLAND Industriel L\u2019actuel président de la compagnie J.-B.Rolland ÔC Fils, naquit à Montréal le 9 juin 1905, du mariage de Emile Rollland, ancien industriel, et de Juliette Blanchard, son épouse, tous deux décédés.Il est le petit-fils de feu l\u2019honorable J .-D.Rolland ancien Conseiller Législatif.Il fit son cours élémentaire au collège Notre-Dame, et ses études dlassiques au colLège Ste-Marie.Au terme de ses études, le jeune Marcel opta pour la carrière commerciale dans laquelle il y voyait son avenir assuré.En 1926, il entra donc au service de la maison J.-B.RoLland &: Fils, à titre de simple employé.Un long stage au cours duquel il eut à remplir diverses/ fonctions, lui permit de s\u2019initier davantage aux affaires et devenir plus tard, l\u2019une des têtes dirigeantes de cette importante corporation.Elu en 193 5, président et directeur de la compagnie J.-B.Rolland ÔC Fils, il n\u2019a pas dérogé à l\u2019honneur du nom, car sous son intelligente direction, les affaires de la compagnie se sont maintenues avec fermeté, en dépit de la terrible crise économique que nous subissons depuis si longtemps.Marcel Rolland jouit d\u2019une réputation non surfaite, d\u2019homme d\u2019affaires averti et de technicien parfait.D\u2019une activité inlassable, il consacre tous les instants du jour, à la bonne administration de l\u2019œuvre établie par ses grands parents, et dont jl est le digne continuateur, et c\u2019est ce' qui explique pourquoi il ne fait partie d\u2019aucun club ou association quelconques.De la politique, il n\u2019en fait pas.et pour cause.Bienfaiteur de plusieurs sociétés philanthropiques, ill fait largement sa part pour le soutien des déshérités de la fortune.Il est membre de 1\u2019 \"Advertising Club\u201d et du \"Craftsman Club\u201d de Montréal.Ses récréations favorites sont les voyages et la pratique du jeu de golf.Le 1er septembre 1928, il épousa Rhéa Bigras, fille de J.-L.Bigras de Montréal.De cette union, sont nées deux fillies : Michelle et Andrée.Domicile : 3565, rue Benny.Place d\u2019affaires: 440, rue Sainte-Hélène, Montréal.[364] J.-A.ROLLAND Industriel Jacques-Arthur Rolland, vice-président de la compagnie J.-B.Rolland &C Fils, de Montréal, naquit dans la métropole, le 16 novembre 1909, du mariage de Emile Rolland, pet\u2019.t-fi's de feu l\u2019honorable Jean-Damien Rolland, Conseiller Législatif, et de Nésida Lemieux, son épouse, fille de J.-O.Lemieux, de Québec.C est au Mont-Saint-Louis et au \"Câ'holic\tHigh\tSchool\u201d, qu\u2019il\tfit\tson\tcours commercial, et dans les universités américaines qu\u2019il alla compléter\tses études.Revenu\tà\tMontréal en 1928, il entra en novembre de cette même année, à la Banque de Montréal, en qualité de commis junior.Après un stage de deux ans au service de Fins itution bancaire.L jeune Rolland quitta son emploi, pour accepter une position plus lucrative, près la firme J.-B.Rolland ÔC Fils.Avec l\u2019expérience qu\u2019il avait acquise, Jacques Rolland ne fut pas lent à se signaler à l\u2019attention\tc\u2019e\tses\tsupérieurs qui lui confièrent en effet diverses positions plus en rapport\tavec\tses capacités.\tIl\tes:\taujourd\u2019hui, vice- président et directeur de cette importante corporation commerciale.Bien que relativement jeune, Jacques Rolland es: reconnu comme un de nos hommes d\u2019affaires les plus compétents.^ En plus d être directeur de J.-B.Rolland ÔC Fils, il est également membre du bureau de direction de Standard Hosiery Mill ÔC Co.Ltd.\u201d.M.Rolland s\u2019intéresse à toutes les oeuvres philanthropiques canadiennes-françaises, et particulièrement à nos hôpitaux.Indépendan' en politique, il ne s\u2019en occupe que vaguement.L\u2019aviation et la pratique des sports dans lesquels il a toujours excellé, constituent sa récréation préférée.Il est membre du Club de Golf Saint-Jérôme, de F \"Automotive ÔC Aviation Club\u201d, de la 'Montreal Amateur Athletic Association\u201d et du \"Flying Aces Club\u201d de New York.Eu 1932, M.Rolland alla représenter officiellement le journal \"La Patrie\u201d aux Jeux Olympiques tenus à Los Angeles, E.U.M.Rolland est célibataire.Domicile : 725, Avenue Wiseman, Outremont.Bureaux : 440, rue S e-Hélène, Montréal.[365] E J.-P.TURENNE Notaire Joseph-Pierre Turenne, notaire de profession, naquit à St-Paul l'Ermite, dans le comté de L\u2019Assomption, le 1er août 1890, du mariage de Delphis Turenne, cultivateur, et de Agnès Chartier, fille de J.-B.Chartier du même lieu.C\u2019est à l\u2019école de son village qu\u2019il reçut son instruction élémentaire, et au Collège de l\u2019Assomption qu\u2019il compléta son cours classique.Bachelier ès-sciences, il entrait a la faculté de Droit de l\u2019Univ.Laval de Montréal, et en juillet 1916, après de brillants examens, il était admis à l\u2019exercice de la profession de notaire.M.Turenne fit sa cléricature dans 1 étude de Mtres J.-R.Mainville et P.-A.Lamoureux.Au cours de cette même année, il acquérait l\u2019important greffe de Me M.Perrault, et établissait aussitôt son étude rue Lagauchetière.Pendant dix ans Me Turenne pratiqua au même endroit, puis en 1926, il transportait ses bureaux, rue Dorchester.En 1933, étant dev un local vantage ne o naouici « u«o wivnn.*i.¦ ¦v\u2014., 0.-\t*-\t.\t.\t.rn\t.leux qu\u2019il a sans cesse apporté dans l\u2019accomplissement de ses devoirs professionnels.Me turenne est.notaire dans la véritable acception du mot, c.-à-d.qu\u2019il s\u2019occupe de loi, à l\u2019exclusion de toute autre profession.La politique n\u2019a aucun attrait pour lui, bien qu\u2019à l\u2019occasion il sache exercer ses droits de citoyen.Durant son stage universitaire, de 1912 à 1915, il remplit les fonctions^ d> trésorier de la municipalité de St-Paul l\u2019Ermite.Tl est membre C1U llutiH/\tJ.\"\u2019\t*\t-\t,\t1\t.,11'\tf i.1 yenu dépositaire du greffe du notaire F.-G.Crepeau, il dut de nouveau établir son etude en plus spacieux, rue Visitation.Au cours de ses 20 années de pratique, M.Turenne a eu bade s\u2019assurer d\u2019une clientèle nombreuse, grâce à sa parfaite honorabilité et au soin métic.u- secrôtaire-l\u2019Association du Notariat Cana- 1917, il épousa, v .- - ¦ .\t¦ t\tt .union sont nés: Guy.Denis, Denise, Ruben et André\t4 .En politique, indépendant.Domicile et bureaux : 1422, rue Visitation, Montréal.[3661 SYLVIO ROCH, M.D., C.M., D.H.P.Médecin - chirurgien.Descendant en ligne directe du capitaine Roch qui vint au Canada avec le Régiment de Carignan, et qui s\u2019établit à Berthier au dix-huitième siècle, le directeur du Département d\u2019Hygiène et du dispensaire anti-tuberculeux de la ville de Lachine, est une personnalité marquante du monde professionnel.Médecin, chirurgien et docteur en hygiène publique, Sylvio Roch naquit è Sainte-Cunégonde de Montreal, le 2 mars 1882.Il est fils de Joseph-A.Roch, instituteur, autrefois de Saint-Norbert-de-Berthier.et de Louise Tellier, son épouse, fille de Arthur Tellier, de Saint-Gabriel-de-Brandon.Il commença ses études aux écoles Sarsfield et au Plateau, et les compléta «à l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier.Trois années durant, il fut instituteur pour la Commission Scolaire de Montréal.Bachelier ès-arts en 1903, il entra «à la Faculté de médecine de l\u2019Univ.Laval de Montréal, où il décrocha la médaillé d\u2019or Hingston.Fut licencié, avec très grande distinction, Dr en médecine en 1907.Il alla s\u2019établir à St-Gabriel-de-Brandon.De 1911 à 1911, il pratiqua à Lac-au-Saumon, et depuis 1915 à ce jour, à Montréal.En 1921, il avait l\u2019honneur d\u2019être diplômé Docteur en Hygiène Publique.Studieux et travailleur depuis toujours, le docteur Roch consacre exclusivement tous ses moments à l\u2019exercice de sa profession et aux soins de ses chers patients.Le docteur Roch est médecin de l\u2019Institut Bruchési et de l\u2019Ordre des Forestiers Indépendants.En 1929, il était nommé directeur du Département d\u2019Hygiène et du dispensaire anti-tuberculeux de la ville de Lachine.Il est reconnu comme une autorité en matière d\u2019hygiène publique.Les oeuvres sociales d\u2019hygiène de l\u2019Université de Montréal l'intéressent particulièrement.Il est membre de F \"American Public Health Association\u201d et de la \"Canadian Public Health Association\u201d.Il est Chevalier de Colomb, Artisan C.-F.et Forestier.Le docteur Roch a des intérêts dans l\u2019A.O.A.et dans la Compagnie Electrique d\u2019Amqui.Récréations : l\u2019étude, la lecture et les voyages dans les montagnes.Le 15 septembre 1919, il épousait Maude-Louise Farant, fille de Pierre Farant, de Ticondéroga, N.Y.De cette union, sont nés, deux garçons et une fille.\u2014 En politique, indépendant.Domicile : 3789, Avenue Oxford.Bureaux : 2487, Ouest, rue Notre-Dame, Montréal.[367] LOUIS-STEPHEN ST-LAURENT, C.R.Président de l\u2019Association du Barreau Canadien [368] LOUIS-STEPHEN ST-LAURENT C\u2019est le 1er février 1882 à Compton, Que., que naquit l\u2019actuel président de l\u2019Association du Barreau Canadien, M.Louis-Stephen St-Laurent, du mariage de Jean-Baptiste-Moïse St-Laurent, marchand et de Mary Ann Broderick, fille de Stephen Broderick.Après avoir suivi l\u2019école paroissiale de Compton jusqu\u2019en 1896, il fréquenta le petit séminaire St-Charles-Borromée de Sherbrooke durant les six années que couvrait le cours classique du temps, et il y obtint le degré de bachelier ès-arts.Il étudia le droit à Laval de Québec et fut licencié en 1905.Il devait être fait docteur en loi de la même institution, dix ans plus tard, quand il recevait, d\u2019un autre côté, sa distinction de Conseil du Roi.Une année auparavant (1914), il avait été appelé à l\u2019une des chaires de la faculté de droit de l\u2019Université Laval et il l\u2019occupe encore aujourd\u2019hui.Admis au Barreau en 1905, il débuta dans la pratique la même année avec l\u2019Honorable L.-P.Pelletier, plus tard Ministre des Postes et Juge à la Cour d\u2019Appel.En 1909, il formait société avec l\u2019honorable A.Galipeault, aujourd\u2019hui juge de la Cour d\u2019Appel.Cette société dura jusqu\u2019en 1923.Depuis M.St-Laurent a comme associés MM.J.-A.Gagné, Bernard Devlin et André Taschereau.Leur étude est à l\u2019immeuble situé au No 65 de la rue Ste-Anne à Québec.Au cours de ce cycle de vingt-cinq années de pratique M.St-Laurent s\u2019est occupé, il va sans dire, de maintes causes retentissantes devant les tribunaux civils.Il fut aussi représentant des Commissaires du Port de Québec devant la Commission des Chemins de fer du Canada dans l\u2019enquête concernant les taux de fret sur les grains de l\u2019Ouest.Devant la même commission, il représenta la province de Québec dans l\u2019enquête sur les taux de fret sur le papier à journal.Enfin, il est l\u2019avocat-conseil depuis une dizaine d\u2019années de l\u2019association des détenteurs de forêts de la province de Québec.Monsieur St-Laurent plaida à Londres au Conseil Privé pour la première fois en 1921 et il y est retourné depuis cinq ou six fois, surtout dans des causes constitutionnelles, tantôt pour le Gouvernement Fédéral, tantôt pour le Gouvernement de la Province et tantôt pour des particuliers.Monsieur St-Laurent n\u2019a pas pris de part active aux affaires publiques, mais par contre il a recueilli toutes les distinctions honorifiques que peut donner son Ordre.Membre du Conseil depuis plusieurs années, il fut élu bâtonnier de la section de Québec en mai 1929 et bâtonnier général de la province de Québec en juin 1929.En septembre 1930, il succéda à l\u2019honorable R.B.Bennett à la présidence de l\u2019Association du Barreau Canadien.Intéressé dans la Société d\u2019Administration générale et les Prévoyants du Canada, il est Chevalier de Colomb (4e degré) et il fait partie de l\u2019Ordre des Forestiers Canadiens.Il est membre des Clubs de la Garnison de Québec, Quebec Winter Club, Quebec Golf Club, Cercle Universitaire de Montréal, etc., etc.Marié le 18 mai 1908 à Jeanne Renault, fille de P.-F.Renault, cinq enfants leur sont nés : Marthe, Renault, Jean-Paul, Thérèse et Madeleine.En politique : Libéral.Résidence : 239, Grande Allée, Québec.[3691 24 LIONEL LEVEILLE Avocat et homme de lettres Lionel-Engelbert Gallèze dit Léveillé, naquit il St-Gabriel-de-Brandon, le 27 nov.1875, du mariage de S.Léveillé et de G.Desrosiers; fit ses études secondaires chez les Clercs de St-Viateur il Joliette ; embrassa la carrière du droit et fit sa cléricature aussi à Joliette chez les avocats J.-M.Tellier (maintenant Juge en chef de la Cour d\u2019Ap.de Que.) et E.Ladouceur; fut admis au Barreau en 1907 et exerça sa profession il Montréal jusqu\u2019en 1915; fut attaché il la rédaction de La Presse pendant 3 ans, puis revint il la pratique du droit jusqu\u2019en nov.1929, date où il entra au Palais de Justice il Montréal, comme fonctionnaire.Il épousa, en 1924, Madame J.-A.Learmouth (née Françoise Lavigne), aujourd\u2019hui l\u2019une de nos femmes-peintres les plus distinguées de la métropole.Lionel Léveillé est surtout connu comme littérateur et poète.Il a publié plusieurs recueils de poèmes, d\u2019abord sous le pseudonyme d\u2019Engelbert Gallèze: \u201cLes chemins de l\u2019Ame\u201d (1910), \u201cLa Claire Fontaine\u201d (1913), puis sous son nom: \u201cChante Rossignol, Chante.\u201d (1925), et \u201cVers la Lumière\u201d (1931) ; il a en plus collaboré il nombre de journaux et de revues, entre autres : il la Renie canadienne.au B vie tin du parler Français, au Terroir, au Nationaliste et au Devoir.Il demeura l\u2019un des habitués les plus fervents et les plus brillants de VEc.littéraire de Montréal ; il en fut le prés, actif durant 4 années et en est le vice-prés, actuel.Fuyant toute publicité ou la moindre réclame, Léveillé a toujours cru qu\u2019il suffisait au poète de ne dire \u201cque son cœur\u201d pour être déjà récompensé, sinon toujours compris.D\u2019un caractère apparemment taciturne, quoique gai compagnon il ses heures, Lionel Léveillé écrit plus qu\u2019il ne parle et pense encore plus qu\u2019il écrit.Ceux qui connaissent l\u2019ensemble de son œuvre, savent que rien n\u2019y est sacrifié de l\u2019observation ou de la pensée; et même dans les pièces de moindre envergure on y devine que le souffle inspirateur n\u2019est jamais il bout.C\u2019est, peut-être une poésie trop bien ordonnée qu\u2019on voudrait reprocher à ce disciple-né de la bohème.Son 1er recueil, \u201cVers la Lumière\u201d, est une de nos plus belles contributions canadiennes à l\u2019art poétique franç.Cela devrait suffire il un homme aussi modeste que Léveillé; mais lui qui ne fut jamais choyé par la Fortune, rêve de trésors et de richesses.artistiques : grand amateur de l\u2019art sous toutes ses formes, il est aussi bibliophile.Domicile: 3791, Old Orchard, Montreal.[370] mum '' ' - * \" L.-P.LEBEAU, M.D.Médecin - Bactériologiste Louis-Philippe Lebeau, médecin de profession, directeur de la division des laboratoires de bactériologie du Service Provincial d\u2019Hygiène, naquit à Montréal, le 10 janvier 1900, du mariage de Dina Lebeau, ancien gérant de la Maison Carsley, et de Célina Legault, son épouse, fille de Edouard Legault, de Vaudreuil.Il fit ses primaires à l\u2019école Montcalm, ses classiques au collège Sainte-Marie et ses études médicales à l\u2019Université de Montréal.Admis avec grande distinction à l\u2019exercice de sa profession, en mai 1928, il fut aussitôt nommé par le gouvernement de Québec, assistant-bactériologiste au laboratoire du Service Provincial d\u2019Hygiène, Vers la fin de l\u2019année 1928, jusqu\u2019à celle de 1929, il fut attaché au service des laboratoires du \"New York State Department of Health\u201d, à Albany, N.Y., à titre de boursier de la Rokefeller Foundation.Revenu à Montréal en 1930, le docteur Lebeau fut officiellement chargé par le gouvernement provincial, de la direction de la division des laboratoires de bactériologie du Service Provincial d\u2019Hygiène, poste tout de responsabilités qu\u2019il occupe encore présentement.Avant de se mettre définitivement à la pratique, le docteur Lebeau fit un stage d\u2019internat d\u2019une année, à l\u2019Hôpital Sainte-Justine et à l\u2019Hôpital Notre-Dame.Ayant fait depuis plusieurs années des études approfondies en bactériologie, le docteur Lebeau est réputé être l\u2019un des plus forts bactériologistes au Canada.Tout en exerçant cette spécialité, il s\u2019occupe également de médecine générale.Indépendant en politique, il ne s\u2019en intéresse que médiocrement, préférant consacrer tous ses moments à l\u2019exercice de sa profession.Il est membre de la Société Médicale, de la \"Canadian Public Health\u201d et de 1\u2019 \"American Public Health\u201d.La vie de famille, l\u2019horticulture et le tourisme, lui sont particulièrement agréables.Le 10 juillet 1926, il épousa Laetitia-Cécile Ledoux, fille de Cyrille Ledoux, de Plattsburg, N.Y.De cette union sont nés : Louis-Philippe, Edouard et Raymond.Domicile et bureaux de consultations: 7153, rue St-Denis.Durant l\u2019été, au lac Echo, dans les Laurentides.[371] L\u2019honorable PAUL SAINT-GERMAIN Juge à la Cour d\u2019Appel |372| L\u2019honorable PAUL SAINT-GERMAIN Celui qui vient d\u2019accéder à un siège de la plus haute cour civile de la province, l'Hon.Paul Saint-Germain, est le fils d'Ephrem Saint-Germain, employé du chemin de fer du Pacifique Canadien et de Georgiana Roy, fille de Lucien Roy.Il est descendant de Jh Guignardat dit St-Germain, natif de Toulangeac, en Bresse, qui fut soldat au régiment de Languedoc, sous Montcalm, à la bataille de Carillon.Il naquit le 211 mars 1872 dans l\u2019historique ville de Chambly sur Richelieu qui connut au début du siècle dernier une existence fastueuse.Il reçut sa première éducation au Jardin de l\u2019Enfance chez les SS.Grises de Chambly et fit son cours commercial au collège de Longueuil.Après ses études classiques poursuivies au collège de Montréal et au séminaire de philosophie, où il reçut le degré de bachelier-ès-arts il s\u2019inscrivit à la faculté de l\u2019Univ.Laval de Montréal en même temps qu\u2019il prenait un brevet de cléricature à l\u2019étude Beaudin, Cardinal, Loranger.Licencié en loi avec distinction, il était admis en juillet 1895 au Barreau de la province de Québec.Il entra dès lors à la société légale où il avait reçu son initiation professionnelle.Il n\u2019est pas sans intérêt de noter ici brièvement la carrière remarquable de cette firme légale.Formée dès 1855 par les deux frères Loranger dont l'un, l\u2019hon.Ths-Jean-Jacques était le sec.de la province à l\u2019époque, devint plus tard juge de la Cour Supérieure et laissa le premier grand ouvrage d'annotations de notre code civil; l\u2019autre, Jos.-M.Loranger, qui devait pratiquer le droit pendant au delà de 35 années; elle s\u2019accrut quelques années plus tard d\u2019un troisième membre de cette famille distinguée, l\u2019hon.L.-O.Loranger, plus tard procureur général de la prov.de Québec et aussi juge de la Cour Supérieure et le père de l\u2019actuel juge L.-J.Loranger.Quand M.Saint-Germain joignit cette étude, elle était constituée par MM.Siméon Beaudin, qui avait recueilli les traditions des ancêtres mêmes de la firme, si l\u2019on peut dire, J.-Théo.Cardinal, qui devait mourir prématurément et L.-.1.Loranger actuellement juge à la Cour Supérieure.A l'accession de ces deux derniers au banc, la société fut réorganisée sous la raison sociale de Saint-Germain, Guérin & Raymond, avec comme associés MM.Léopold Guérin, aujourd\u2019hui arrêtiste du Barreau, et B.Panet-Raymond.Créé Conseil du roi en 1913, d\u2019abord prés, puis bâtonnier du Barreau de Montréal pour le terme 1926-27, à la date de sa récente nomination, M.Saint-Germain pratiquait en société avec son fils Jean.De sa carrière publique s\u2019étendant sur au delà de trente-cinq années, M.Saint-Germain a consacré la plus grande partie de ses activités à sa profession.Bien que non indifférent au mouvement de la politique, il a été avant tout avocat et juriste.Aussi bien et notamment au cours des dernières quinze années, le vit-on occuper dans grand nombre de procès en revision, soit à la Cour d\u2019Appel, soit au Conseil privé.Il occupa entr\u2019autres dans le litige fameux Despatie-Tremblay dont la jurisprudence fait loi maintenant en matière d'annulation de mariage.Conservateur en politique, s\u2019il n\u2019a pas été un militant des premiers rangs, du moins a-t-il activement participé aux travaux d\u2019organisation.Le 14 sept.1931, le ministère de la Justice du Canada 1 appelait comme juge à la Cour d\u2019Appel de la prov.de Québec.Témoignage de considération à enregistrer, cette nomination fut unanimement saluée comme l\u2019une des plus judicieuses tant par la presse que par le Barreau.L\u2019hon.M.Saint-Germain a sans cesse apporté un concours actif aux œuvres de la Saint-Vincent de Paul, de l\u2019Assistance Maternelle, de la Société Catholique de Protection et de Renseignements, des Hôpitaux Ste-Justine et Notre-Dame.Il fait partie de l\u2019Alliance Nationale, est membre du Cercle Universitaire, du Club Laval-sur-le-Lac, du Montreal Club, du Winchester Club.Il prend ses délassements dans le tourisme et les voyages.Ses affaires comme ses goûts l\u2019ont amené à visiter bon nombre des états de la république voisine, l\u2019Angleterre et la France.Le 20 janvier 1903, il épousait Marie-Louise Young, fille du Dr Will.Young, chirurgien-dentiste bien connu dans la métropole en son temps.Il est père de quatre enfants : Louis, électricien, Jean, avocat au Barreau de Montréal, Louise et Lucille.En politique : conservateur.Résidence : 349, chemin Ste-Catherine, Outremont.T37R1 JEAN MELANÇON Professeur de diction française.Jean Melançon naquit à Montréal, le 20 février 1880.Fils cadet de feu Moïse Melançon, an-cien zouave pontifical, et de feu Elodie Gaudet, de souche acadienne.Fit ses études it 1 école St-Laurent, et au Collège Ste-Marie.Durant ses huit années d\u2019études, il brilla surtout par ses talents naturels pour l\u2019élocution.Il interpréta avec succès tous les rôles qu\u2019on lui confia, tant tragiques que comiques.En 1903, il fit ses études militaires au collège de St-Jean, où il obtint son grade d\u2019officier.Il fut tour h tour, lieutenant et capitaine dans le 85e régiment de Maisonneuve.Franc-tireur, il prit part it un grand concours de tir en 1906, et décrocha les honneurs avec un pourcentage de 98^2 pour cent.Après un stage d\u2019un an, en Ontario et aux Etats-Unis, passé à 1 etude de la langue anglaise, il revient it Montréal, où il est d\u2019abord employé de commerce, puis agent d\u2019assurances.Dans ses moments de loisir, il enseignait la diction.En 1907, il épousait Ernestine Tremblay, fille de A.Tremblay, de Chicoutimi, qui lui donna neuf enfants, dont sept vivent encore.En 1907, il se livra exclusivement à l\u2019enseignement de l\u2019art de dire.Il fut le premier Canadien-français à introduire dans nos maisons d\u2019éducation des cours pratiques de diction.Quarante-deux maisons profitèrent de son enseignement.Il fut professeur au Collège Ste-Manc, Jean-de-Brébeuf, Séminaire de Joliette, Stc-Thérèse, Valleyfield, St-Lambert, Bourget de Rigaud, St-Jean, Jardins d\u2019Enfants, Pensionnats, Académies, etc.Durant plusieurs années, il exerça sa profession s\\ Ottawa.Fondateur du \u201cCercle Melançon\u201d qu\u2019il dirige encore, il s\u2019applique à faire aimer le bon theatre.Artiste dramatique, diseur émérite, son dévouement aux œuvres paroissiales est sans bornes.Son programme d\u2019étude : \u201cL\u2019Art de livrer son cœur et de garder sa tête\u201d fut des mieux accueillis.Son studio, de caractère bien français, est des plus achalandés.\t.M.Melançon aime le tourisme, la belle nature.Il habita durant sept ans, St-Vîncent-de-i aul.Il passe maintenant l\u2019été dans les montagnes du Nord.Rawdon est son coin préféré, où il peut se livrer à ses sports favoris : la chasse et la pêche.En politique, nationaliste.Domicile : 4262, avenue DeLorimier, Montréal.[374] ROSARIO MESSIER, L.S.C.J ournaliste M.Messier dépasse à pein6 la trentaine et déjà compte une carrière d\u2019une activité et d'une variété que lui envierait plus d\u2019un, qui a le double de son âge.Fils d\u2019un important fonctionnaire cl un riche comté avoisinant la métropole, diplômé du cours classique et formé à notre école du Haut Commerce, dans la vie pratique, d\u2019abord attaché à l\u2019une de nos plus grandes organisations d état, puis au premier de nos quotidiens, M.Messier n\u2019a pas tardé à accéder aux postes de direction.Né à Varennes, Qué., le 22 avril 1899, il est le fils de J.-S.Messier, régistrateur du comté de Verchères, et d\u2019Eva Malo, fille de Pierre Malo de St-Damase.Il étudia à l\u2019école du rang de la Picardie (Varennes), au collège de l\u2019Assomption et à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales où il obtint le diplôme de \"Licencié en Sciences Commerciales.\u201d C\u2019est en 1922 qu\u2019il débuta dans la carrière, comme secrétaire du Dr Merrill Désaulniers, membre de la Commission des Liqueurs de la province de Québec.De 1923 à 1925, il fait partie du personnel de lu rédaction de \"La Presse\u201d.En 1926, il est directeur du \u201cBulletin de la Ferme\u201d et publiciste de la \"Coopérative Fédérée\u201d.Gérant, 1927-28, de la publicité des \"Editions de 1 Eclaireur\u201d, de 1928 à 3 932, il est associé de M.J .-A.Fortin dans les Compagnies \u2018TEclaireur Inc.\u201d, les \"Publications Françaises Commerciales Idée\u201d, la \u201cPublicité Canadienne\u201d.Enfin depuis 1932, il est président et administrateur général de la Compagnie \"Les Publications Françaises Commerciales Limitée\u201d, éditeurs-propriétaires du journal de commerce français le plus important du Canada : \"Le Détaillant\u201d.Depuis 1930, M.Messier remplit également l\u2019office de secrétaire général pour tout le Canada, de l\u2019Association des Marchands Détaillants du Canada.En 1930, il fonde \"Le Bureau de Crédit des Marchands Détaillants Incorporés\u201d, dont il est le directeur-gérant.Il fait partie de la Société St-Jean-Baptiste et il est membre du Club Canadien, du Club St-Denis, du National, du Club des Journalistes de Montréal.Ses récréations favorites sont les sports au grand air : tennis et tourisme.Le 3 février 1926, il épousait Gilberte St-Jean, fille d\u2019Ulric.St-Jean, ancien régistrateur du comté de Verchères.Il est père d\u2019un fils, Gilles.\u2014 Domicile : 8126, rue St-Denis, Montréal.[375] SAMUEL GENEST Docteur en Droit [376] SAMUEL GENEST Samuel McCallmn-Genest est né aux Trois-Rivières, province de Québec, le 10 juin 1865.Il est le fils de Laurent-Ubald Genest, avocat, qui fut pendant de longues années greffier de la Paix aux Trois-liivières, et de Marie-Charlotte-Emma McCallum, née à Montréal.Samuel Genest vit aujourd\u2019hui dans la retraite.Mais son nom restera pour toujours attaché à l\u2019une des plus grandes luttes qui aient été menées chez nous pour la défense des droits des pères de famille et de la langue française.C\u2019est en sa qualité de président de la Commission des Ecoles catholiques de la ville d\u2019Ottawa que Samuel Genest s\u2019est jeté dans cette bataille.Elle l\u2019a conduit devant les tribunaux, elle l\u2019a mis en conflit avec le gouvernement de la province d\u2019Ontario, elle lui a valu, avec l\u2019affectueuse admiration des siens, avec le respect de ses adversaires d\u2019hier, avec la vive sympathie de nombreux Anglo-protestants, l\u2019un des plus hauts témoignages d\u2019admiration qui aient jamais chez nous été donnés à un homme qui n\u2019occupe aucune grande fonction publique.Le modeste employé que l\u2019Université d\u2019Ottawa avait déjà fait Docteur en Droit a été fêté par les représentants autorisés de tout son peuple.Prêtres et laïques, archevêques, ministres, sénateurs, députés (sénateurs et députés de tous les partis), sont venus, dans un grand banquet public, cet hiver, proclamer que le vieux soldat avait bien mérité de l'Eglise, de son pays et de sa race.La veille, les enfants des écoles françaises d\u2019Ottawa étaient venus saluer et acclamer l\u2019homme à qui, pour une large part, ils doivent de pouvoir s\u2019instruire dans leur propre langue.C\u2019est comme président de la Commission Scolaire catholique d\u2019Ottawa que Samuel Genest s\u2019est imposé à l\u2019attention du Canada tout entier et que son nom a été porté bien au-delà de nos frontières.Mais il a naturellement fait partie aussi des sociétés nationales d\u2019Ottawa, où il a passé la majeure partie de sa vie d\u2019homme.Il a toujours vécu en intime communion avec les siens.Samuel Genest a fait ses études au Séminaire des Trois-Rivières.Il a fait partie du service administratif fédéral de 1885 à 1931.Il habite Ottawa depuis 1895.De 1885 à 1895, il a vécu à Aylmer, dans le voisinage d\u2019Ottawa.De son premier mariage avec Mlle Charlotte McConnell, M.Genest eut une fille, Mildred, récemment décédée ; de son deuxième mariage avec Mlle Emma Woods, il a deux fils : M.Laurent Genest, chirurgien, et M.Jean Genest, avocat.Mme Genest, Canadienne-française comme son mari, a été, au cours de ses dures luttes, son constant et son plus fidèle appui.Aussi a-t-elle été acclamée avec lui, aux dernières fêtes, par nos compatriotes reconnaissants.Domicile : Ottawa, Ont.[377] JOSEPH MOREAU Administrateur, \u2014 Echevin de la Ville de Montréal.Le représentant du quartier Ste-Cunégonde, au Conseil de Ville de Montréal, agent d'affaires et administrateur de successions, vit le jour à Ste-Cunégonde, le 17 nov.1891, du mariage de Joseph Moreau, ancien marchand et de Alexina Arteau, fille de M.Arteau, ciiltiv.de St-Paul, Ile-au-Noix.Joseph Moreau reçut une solide instruction commerciale, française et anglaise, aux Collèges de Ste-Cunégonde,\tde Pointe-Claire,\tdu\tMont\tSaint Louis et du St.James Business College.Au terme de\tses études en 1910,\til alla\ttravailler pour son père dans le commerce\tde bois et charbon.Il lui en fut un précieux collaborateur jusqu\u2019en 1923, époque où il s\u2019établit à son propre compte, dans le même genre de commerce.Neuf ans plus tard, en 1932.il dut abandonner son négoce pour s\u2019occuper exclusivement de la succession paternelle et de finances générales.M.Moreau est un des citoyens les plus avantageusement connus de la partie Ouest de la métropole.Complaisant pour tout le monde, d\u2019un caractère affable, et d\u2019une droiture ü toute épreuve, il jouit bon droit d\u2019une grande popularité.Intéressé depuis toujours ù la chose publique.il s\u2019est sans cesse occupé de politique fédérale, provinciale, mais surtout, municipale.Pin 1932.il se présenta à l\u2019échevinage, mais fut défait après une lutte mémorable.Cédant h une forte pression\tde ses concitoyens\tde\tSte-Cunégonde, il revint h la charge en 1934.pour\tremporter cette fois, une\tvictoire éclatante.\tDisons à\tsa louange, qu\u2019il a toujours été fidèle il son\tmandat, depuis qu\u2019il est nu Conseil de Ville.Ce témoignage, ses électeurs le lui décernent avec plaisir.Généreux h l\u2019excès, il fait sa quote-part, sans la moindre ostentation cependant, pour le soutien des œuvres qui lui sont chères.Tl est Chevalier de Colomb.Les sports au grand air l\u2019intéressent particulièrement.En politique, libéral.Célibataire (1934).Domicile : 504.rue Charlevoix.Bureaux : 2616, Ouest, rue Notre-Dame, Montréal.[3781 WA J.-B.-A.MERINEAU Contrôleur et Auditeur de la Cité de Montréal Jean-Baptiste-Arthur Mérineau, contrôleur et auditeur de la cité de Montréal, comptable de son état, est né â Montréal, le 23 juin 1891, du mariage de Arthur Mérineau, plâtrier, et de Ange-Emma Deschâtelets, son épouse, fille de Eugène Deschâtelets.C\u2019est à l\u2019Académie St-Jean-Baptiste de Montréal (pi\u2019il fit ses études commerciales.Diplômé en juin 1909, il embrassa, dès septembre de la même année, la carrière des affaires, en faisant du service à la Banque d\u2019Hochelaga, plus tard Banque Canadienne Nationale.Il y fit un stage de trois ans près, et en 1912, il quittait l\u2019institution bancaire, pour établir pour son compte personnel, en société avec M.H.Farmer, un commerce de merceries.L\u2019année suivante, il vendait ses intérêts â son associé, puis entrait au service de la Cité de Montréal, en qualité de comptable.M.Mérineau occupa cette fonction durant treize ans, et en 1926, li était promu â la position d\u2019assistant-contrôleur et auditeur de la Cité.Entre temps, désireux d\u2019augmenter ses connaissances, il s\u2019inscrivit â l\u2019Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de l\u2019Université de Montréal, dont il obtint 1?diplôme après (les examens passés avec succès, en mai 1925.A la retraite de M.Justinien Pelletier, en décembre 1928, M.Mérineau fut appelé â lui succéder comme contrôleur et auditeur en chef de la Cité de Montréal, position délicate et toute de responsabilités, qu\u2019il remplit encore présentement avec tact et dignité.M.Mérineau n\u2019a jamais eu de penchants pour la politique, et seul son travail quotidien lui tient, au cœur.Il ne fait partie d\u2019aucune corporation ou compagnie commerciale ou financière, mais il est membre ex-oMcio de la Commission Métropolitaine de Montréal.Il est l'un des Gouverneurs â vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Sa famille, le tourisme et l\u2019art de la photographie, constituent son délassement favori.Le 6 mars 1916, il épousait Maria Thomas, fille de Edouard Thomas.De cette union, sont nés six enfants : Jean-Paul, Gaston, Jacqueline, Jacques, Marcel et Roger.Indépendant de tout parti politique, M.Mérineau, est en conséquence bien â l\u2019aise, quand il s\u2019agit d\u2019exercer ses droits de citoyen.Domicile : 6392, rue Drolet.\u2014 Bureau : Hôtel de Ville, Montréal.[379] JOSEPH GAUVREAU, M.D.Ancien Bégistraire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec Chevalier de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem [380] JOSEPH GAUVREAU Le Dr Joseph Gauvreau, ancien régistraire du Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Quebec,^ est né à Rimouski, le 27 août 1870.Par son père, Alexandre Gauvreau, II.A., C.S.issu d\u2019une des plus vieilles et plus respectables familles, où la médecine et le notariat sont de tradition.L\u2019un de ses ancêtres fut tué au siège de Québec en 1759.Mgr Gauvreau, ancien curé de Lévis et de Saint-Roch de Québec, était son oncle.Allié aux familles de Billy et Tessier.Irlandais par sa mère, née Elizabeth Bradley A fait ses études au Séminaire de Rimouski.M.D.Laval, 1896.Prix Morin.A exercé à Rimouski, de 1896 à 1909.A la suite d\u2019un accident dans l\u2019exercice de sa profession, il dut se faire amputer 1 avant-bras gauche.Vint alors se fixer a Montréal, et comme il était déjà gouverneur du, College des médecins depuis 1907, pour la division du Golfe, il fut élu régistraire, position qu\u2019il occupe encore à l\u2019heure actuelle, et à laquelle il fut toujours réélu en 1910, 1914, 1918, 1922, 1926, 1930.S\u2019est fait très vite remarquer, dans la métropole, par son esprit d\u2019organisation , et sa grande énergie.Plume coulante, parole facile.Il s\u2019est toujours exercé dans la conference populaire sur des sujets d actualité ou des questions d\u2019hygiène sociale.La politique ne la jamais séduit.Ce ne fut pas un partisan de la guerre, mais il a beaucoup fait, en tant que civil, pour apaiser 1 affolement des nôtres.11 fut choisi, à cette époque, par l\u2019Université de Montréal, pour organiser, au point de vue professionnel l\u2019Hôpital militaire Laval.Il a fait des luttes héroïques pour la défense des droits du Français en Amérique En 1913, il fut l\u2019un des fondateurs de la Ligue des Droits du Français, à Montréal, dont il a ete le secretaire general pendant longtemps.Il s est séparé de ce groupe sur des questions d\u2019administration.Il veut que toute entreprise, même nationale, s\u2019organise de façon à subsister par elle-même.Le journalisme l'a toujours attiré.Il a publié, ici et là, sous différents noms de plume, des chroniques intéressantes et originales.Il ne serait pas surprenant qu\u2019il y revienne en fin de carrière.L\u2019Union Médicale du Canada l\u2019a toujours compté au nombre de ses meilleurs collaborateurs.Il y reste attaché.Ex vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.L\u2019un des promoteurs et premier president de 1 Ecole Sociale Populaire de Montreal.L\u2019un des premiers membres du bureau médical de l\u2019Institut Bruchési.L\u2019un des premiers membres-fondateurs du Cercle Universitaire.Conférencier et propagandiste hygiéniste.Auteur de plusieurs ouvrages de médecine vulgarisée et d\u2019hygiène sociale.Lauréat du prix d\u2019histoire David 1926.Il a publié : 1910 : L\u2019étudiant en médecine; 1911, Un mal à combattre.\u2014 La tuberculose, (épuisé) ; 1913: Contre l\u2019alcool, 3 éditions, 55 000 exemplaires, (épuisé) ;\t1914 : La\tgoutte de lait.\t\u2014 Conférence au Monument National, Montréal, (épuisé): 1915\t: Cure marine; 1916 :\tLa\tLigue des Droits du Français.\u2014 Conférence à l\u2019Université Laval, Québec; 1918 : Le docteur Laurent Catellier.\u2014 Biographie; 1919: Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec - Lois, réglements, jurisprudence.\u2014 Compilation; 1920: Le docteur Albert Laurendeau.\u2014 Biographie : 1921 : Un comité de rédaction en bottes ; \u2014 Le charlatanisme au flambeau de la loi : \u2014 Une étape dans l\u2019histoire de la médecine : \u2014 Boissarie et Lourdes ; 1922 : La mortalité infantile; 1923 : L\u2019allaitement maternel; 1926 : Michel Sarrazin.\u2014 Biographie : 1927 : L\u2019abstinence totale.¦\u2014 Conférence ; 1928 : L\u2019hon.Ls-Ph.Normand.Biographie : Mémoires et rapports multiples d\u2019intérêt professionnel.En 1926, il a été créé chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem par Sa Sainteté Pie XI, et il a pris pour devise sur son blason : \u201cSobrietatis amicus, fidelis in cruce\u201d.Ami de la tempérance, fidèle dans l\u2019épreuve.Cela résume bien son tempérament et sa vie.Ses meilleurs passe-temps ont toujours été toutes les causes impopulaires : la tempérance, la lutte contre le cinéma, la Ligue des Droits du Français, le retour à la terre, le jardin potager et les fleurs! Le docteur Gauvreau a épousé le 23 juin 1902, Mlle\tAugustine\tL\u2019Arrivée,\tfille\tde feu le notaire J.-E.L\u2019Arrivée.Ils ont neuf enfants vivants.L\u2019aîné, Jean-Marie, est professeur à 1 Ecole Technique de Montréal.Le second de ses fils.F.lzéar, esl Clerc de St-Viateur.L\u2019aînée de ses filles est mariée au Dr Albert Jutras, de Montréal, actuellement à poursuivre des études sur la cure du cancer, à Paris.M.le docteur Gauvreau habite 6843, rue St-Denis, Montréal.[3811 JEAN-MARIE GAUVREAU Artiste - Professeur Né à Rimouski, le 21 juin 1 903, Fils de Jh Gauvreau, médecin, et d Augustine L Arrivée.A étudié au Collège Ste-Marie; diplômé de l\u2019Ec.Technique de Montréal et de la Faculté des Lettres de 1 Univ.de Montréal \u2014 A sa sortie de l\u2019Ec.Technique, après un stage à l\u2019Ec.des Hautes Etudes commerciales, il entre à l\u2019emploi de \"J.-W.Kilgour 6C Bros.Ltd'\u2019, où il devient assistant-surintendant.Nomme professeur-stagiaire et boursier du Gouvernement prov.en 1925, il fait un stage d un an à 1 Ec.des Beaux-Arts de Montréal avant d\u2019aller poursuivre ses études à l\u2019Ec.Boulle de Paris, où il obtint le diplôme apres le cours régulier de 4 années.Il est non seulement le premier Canadien, mais le premier etranger diplôme de cette célèbre Ecole d\u2019arts appliqués aux industries du mobilier.De retour au pays en 1 930, la Direction de l\u2019enseignement technique lui confie l\u2019organisation de 1 Enseignement de 1 ebenisterie a I bcole Technique de Montréal.\t.\t(,~\t~\t, En juin 1 932, il devient Chef de la Section du meuble de 1 Ec.Technique.Collaborateur assi-notamment à la revue \"Technique\u201d; a publié une brochure intitulée du à plusieurs journaux et revues\t- -\t-, 7-7\tr,* r*\t\u2022 \"l\u2019Enseignement de l\u2019ébénisterie\u201d et un volume \"Nos intérieurs de demain Cet ouvrage premier du genre au Canada, a été couronné en 1930 par les Prix d\u2019Action intellectuelle de 1 A.C.J.C^ dans la section de la critique d\u2019art.Auteur de plusieurs conférences sur des sujets de sa spécialité, bn 1930, Mr André Fréchet, Dir.de l\u2019Ec.Boulle de Paris, le chargeait de donner aux eleves de cette institution un cours sur l\u2019exploitation forestière et les industries du bois au Canada.Ses connaissances approfondies dans les arts appliqués en général, et dans les arts du mobilier en particulier, lui ont permis d etre recherche déjà pour maintes installation dans nos foyers can.-fr.Ancien vice-pres.du Cercle des etudiants canadiens de Paris; ancien prés, et fondateur du Cercle Philotechnique de l\u2019Ec.Technique de Montreal, ancien près du Cercle La Haye de l\u2019A.C.J.C.et ancien Sec.général de cette importante association de jeunesse qu il a eu l\u2019honneur de présenter à Rome en 1926 à l\u2019occasion des fêtes Aloysiennes.S\u2019est toujours interesse aux questions sociales et religieuses.Il a épousé en 1928, Mlle Marguerite Roux, fille du Dr J.-P.Roux, de Montréal, et de Lucienne Trtÿnblay, décédée.De cette union sont nés trois enfants : Helene, Pierre et Jacqueline.\u2014 Résidence : 3448, rue Berri à Montréal.[382] J.-L-W.HEROUX Educateur-Pédagogue.Né à St-Cyrille-de-Wendover, le 4 avril 1896, J oseph-Louis-Walter Héroux fréquente d\u2019abord l\u2019école paroissiale, puis le collège de La Grand\u2019Mère, dirigé par les F.I.C.et le collège de Maisonneuve des r.E.C.Il obtient du Bureau Central des Examinateurs Catholiques de la Province de Québec, le brevet anglais et français lui permettant d enseigner dans les écoles académiques de la province.Il enseigne \"opeSS','Veirvnt \u2022*'\tSt.Léo s Academy\u201d de Westmount, à \"St-Arsène\u201d (District Nord) et à l\u2019école j-yT ,er (District Centre) .De ce dernier endroit, la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, District Centre, 1 appelle à ses bureaux en décembre 1920, alors qu\u2019elle lui confie le poste d\u2019assistant-directeur-secrétaire du District.,\t^ la centralisation des Districts, en juillet 1928, la nouvelle administration place monsieur Héroux a la direction de 1 école Montcalm.Il collabore à la fondation d'une amicale qui a son premier conventum au printemps de 1929.Depuis septembre 1929, il a la direction de l\u2019école St-Vincent-Ferrier (partie nord ) .De quatorze classes que cette école avait alors, elle en compte maintenant vingt-quatre et reçoit quotidiennement 900 enfants.L\u2019an dernier, le Département de l'Instruction Publique de la Province de Quebec, sur la recommandation de monsieur l\u2019Inspecteur, récompensait officiellement le dévouement de monsieur Héroux en le décorant de 1 Ordre du Mérité Scolaire, 2ème degré, \"titre Bien Méritant\u201d.En dehors des cercles scolaires monsieur Héroux est favorablement connu des citoyens de la métropole, en particulier de la partie nord où il déploie ses activités dans toutes les sphères de la vie sociale.II occupa en effet plusieurs postes de confiance dans la plupart des sociétés du nord de la ville.Il est un des fondateurs et un des premiers directeurs de l\u2019Association des Hommes d\u2019Affaires du Nord, ancien directeur du Comité des Citoyens du Quartier Villeray, fondateur et ancien président de la section St-Vincenr-Ferrier de la Société St-Jean-Baptiste, fondateur et ancien secrétaire de la Société des Oliviers lieutenance Crémazie, etc.Le 4 octobre 1921, il épousait Anaïs Roch, fille de Hermas Roch, de St-Gabriel-de-Brandon.Cette ur?!on\u2019 sont n
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.