Le Journal de Québec, 18 avril 1843, mardi 18 avril 1843
1rs Annie.MARDI, 18 AVRIL 1Ô4R S* mire 40.LE JOURNAL DE QUEBEC.Le Journal»; publiera TROIS FOIS PAU SEMAINE à partir du premier mai prochain, QUEBEC, 18 AVRIL, 1843.Le Morning Courier nous dit qu’il n‘y a pas de contradiction dans ses interrogatoires au Kingston Chronicle, parce que le gouvernement britannique et les Anglo-Saxons du Bas-Canada sont deux ch os** bien différentes.Sous le point de vue du fait le Courier a raison ; mais il n'a pas raison sons le point de vue du principe.Il est bien certain que 1‘Angleterre et les conservateurs du Bas-Canada ne sont pas la même chose.Mais si le parlement anglais a donné un principe de gouvernement tel que le voulait ceux que l‘on apppelie les Anglo-Saxons, s’ils ont poussé (par la bouche de leurs organ**) des cris d'une joie quelquefois brutale et cruelle, à la pensée que ce gouvernement tant désiré leur donnerait à la fin ce qu'ils convoitent depuis si longtemps.n‘est-il pas vrai que le gouvernement d'Angleterre et le parti que représente le Courier sont une meme chose, sous le point de vue du principe, et sc reproduisent par la même expression ?lie Morning Courier mus dira lui qu'il n'a jamais voulu la suprématie anglaise dans le pays, et qu'il n'a désiré que le bini-êtire de tous.Nous ne pouvons pas dire quelle acté l'expression de la foi politique du Courier par le passé ; nous ne le suivions pas particulièrement alors.Mais nous lui répondrons de cette manière: Ou vous, représentez un parti quelconque, ou vous représentez une simple opinion individuelle.Nous ne doutons pas que vous représentez un parti.Mais le parti que vous représentez est-il le même que représentent les autre* organes de la presse conservatrice dans le pays l Si vous êtes tous l’expression d’un même parti vous avez voulu la suprématie Anglo-Saxonne, car le J/e~ raid et d'autres l'ont voulu cette suprématie et l'ont proclamée d'une manière insolente, injuste aux hommes d’ori- Î'ine française de ce pays.Nous ne fesons pas allusion à a couleur du style, du langage; car le Courier que nous sachions, s’est toujours distingué par un langage plus modéré, plus réfléchi que celui de3 autres organes du même iiarti.Nous ne parlons que du principe, le style n'est que ’habillement.Si le Courier nous dit qu'il est l’expressioîi du principe politique défendu par le reste de la presse conservatrice du pays, il a voulu la suprématie Anglo-Saxonne dans le pays ; nais si tous ccs journaux ne sont pas l'expression d’un même principe, quel est celui d'entre eux qui représente les hommes d'origine anglaise dans lë Bas-Canada f Noua irons plus loin encore, et nous diront que, dans l'état actuel des choses et dans la disposition dès esprits depuis, et encore plus avant la passation de l'Acte d'union, le Courier n*a pas pu vouloir ce qu’il appelle le bien-être de tous, sans vouloir la suprématie du parti qu'il représente.Nous allons nous expliquer.Tous n'entendent pas le bonheur de la même manière.Ce qui fait le bonheur de l'un fait souvent le malheur de l’autre, et n’est heureux que qui se croit heureux.Or, les Anglo-Saxons ou mieux les conservateurs voulaient pour leur bien-être, un o*dre de ch* eu* que répudiaient comme malheureux, comme funeste les Franco-Canadiens.Les conservateurs ne pouvaient donc vouloir cet ordre de choses sans vouloir la su.prématie.Il n’y aura que quand tous les hommes de toutes les origin** et de toutes les croyances politiques se seront unis dsvns un même principe, et qu’ils se seront nssez modifiés les uns les autres pour former un tout homogène, que l’on obtiendra oc que le Courier appelle le bien-être de tous.Quand viendra cet fige d’or ?A Dieu le secret ! Le passé, comme on le voit chaque jour, est un fardeau qui pèse d'un poids immens% sur les épaules de l’avenir.Mais espérons car l’espérance c’est la vie sociale comme la vie individuelle.Mais qu’a donc à se plaindre la presse conservatrice du gouvernement de sir Charles Bagot ?Il n'y a encore rien eu de fait.Ln maladie de cet homme équitable a paralysé toute son action gouvernementale, et nécessairement le ministère s'est trouvé aussi paralysé par eet obstacle même.Tout ce qu'il a pu faire s'est réduit a quelques nominations, et ces nominations n'ont pas pu être injurieuses aux Anglo-Saxons, car ils ont encore jusqu’ici la plus grande part aux places et au lucre.Ainsi leur opposition porte à faux.Quand à nous, depuis notre entrée dans la carrière politique, nous n'avons point stygmatisé une origine, un homme quelconque, nous détestons souverainement ce mode d’action qui n’a point sa base sur la rais in et la justice.Nous n'en voulons qu'aux principes, ear Dieu n'a pas donné un droit de plus à un parce qi« il aura eu le bonheur de prendre naissance sur un sol privilègié.Tous U* hommes sont égaux et ont des droits égaux à la justice et au bien-être, pourvu que ce bien-être individuel ne nuise pas au bien-être de la société, car on ne put pas vouloir que son bien-être soit préjudiciable nu bien-étve de ses semblables ; et Dieu a tellement bien arrangé 1»* choses que, tout** proportions bien gardées, ce qui fait le bonheur des uns ne peut pas faire le malheur des autres.L'on doit attendre avec anxiété ce.que va nous apprendre la prochaine malle d'Europe sur la grande question qui occupe et qui concerne les trois plus grande;; puissances maritimes du mondé, nom voulons dire la question du droit de visite.Est-ce une nouvelle de paix, est-ce la nouvelle d'une guerre désastreuse et pour ainsi dire universelle : Nous n’en savons rien.Cependant nous devons espérer que lu diplomatie fera tout ce travail difficile, et que le sang des hommes, qui coulerait abondamment, sera épargné.Les Etats-Unis, comme on le sait, w «ont refuses au droit de visite et au droit de recherche, qui dans le fond, sont une seule et même chose, avec la difference dn plus au moins.Le démenti énergique du president Tyler à sir Robert Peel aura créé une grande et triste sensation en Angleterre et un grand embarras dans la diplomatie britannique, embarras qui doit .«‘accroître davantage par l’opposition de la chambre française au ministère Guizot, en apparence sur la question des fonds secret#, mais dans la réalité sur la question du droit de visite qui a blessé la susceptibilité nationale française.Des journaux favorables au ministère Guizot, parce qu'ils le croient nécessaire, dans l'état précaire des choses, au .bonheur de la h rance et nu maintien de l’équilibre européen, entretiennent des craintes sur son existence en danger.,M.Webster qui est et doit être, dans cette question, l’expression du cabinet ««n* -ricain, dans s\ lutte épistolaire avec le général Cass, où il a peut-être dépassé les limites diplomatiques et officielles, a fait assez comprendre que le gouvernement federal no .s est pas mis dans cette alternative de guerre et de paix vis-'Uiis de l'Angleterre par une susceptibilité blessée et par un orgueil de circonstance.Telle a toujours été la pensée des Etats-Unis.Cependant si M.Guizot restait au pouvoir, il n’y aurait pas à craindre pour la guerre pour plus d'une raison.SIEGE DU GOUVERNEMENT.—Il y a lieu de croire que l’annonce “autorisée” du Herald est prématurée, bien que nous pensions encore que Montréal sera le siège futur du gouvernement.La maison du juge Rtfid n’a pas été louée pour servir de logement ù Son Excellence, comme notre confrère l'affirme.—Afornitg Courier.Le correspondant de Kingston de la Gazette de Montreal lui écrit, en date du 12 avril ; ' “ Sir Charles Metcalfe a dit.aujourd'hui, à une députation de quelques-uns de nos principaux fcitoyens, que le gouvernement provincial n’avait rien à faire avec la question du siège du gouvernement, que c’était là utw prérogative de la couronne, et qu'il n'avait point d’instructicus pour transférer ailleurs le gouvernement.PROGRES DU RAPPEL pE L’UNION.IRLANDAISE.—Un journal anglais, Y Allas du 25 février.diotit que M.O’Connell —ma* /la imnHanAA rlont Isa uiinoL’fl nil que d'abord dit qu'il présenterait à ce sujet une motion à la cor.poration de Dublin, et qu'il avait laissé passer le temps mar-qué sans en rien faire.Mais M.O'Connell a donné un dé.ne terminera qu’avec la vie son travail incessant, ou assolera sa verte vieillesse sur les lauriers de sa victoire.C'est demain soir, pu théâtre royal, que doit avoir lieu la fête des artisans.Nous u’avons point encore eu de fête de ce genre dans ce pays.Le programmé des “ artisans” est des plus séduisants, et nul ne pourra dépenser ailleurs Son argent plus utilement et plus agréablement; car, comme chez l'homme, il y a union de deux substances, l'âme et le corps, de même flans cette fête, pour satisfaire à ces deux substances composantes de l'homme, on a eu soin de réunir l’intelligence à la matière, et comme chez l'homme l’âme doit être préférée au corps, on a aussi plus pensé à instruire les spectateurs qu'à srtisfaire leur appétit.M.Théophile Hamel, comme on le verra dans nos colories d’avertissements, doit prochainement partir pour l'Europe, et offre d'accepter des commandes de tableaux de tout genre pour les exécuter sur la terre classique des arts.AI.Hamel doit passer par la France, le pays des grands artistes et des grands modèles, et de là se rendre dans la ville-reine, où la puissance des empereurs et l'or-gueuil du peuple-roi ont rassemblé toutes les richesses artistiques cle l’antiquité, pour en faire un des plus beaux diamants de la tiare pontificale, qui est l'expression de l’unité et de 1a puissance du catholicisme.Rome est la patrie de Raphaël et de Michel-Ange, deux des plus belles illustrations modernes.Nous devons avoir confiance que notre jeune, artiste, après s'être réchauffé deux ou plusieurs années aux rayons ardents de ces sublimes génies, viendra douner un nouvel honneur à sa patrie.On lit dans le Propagateur Catholique (AT.O) : Nous avons déjà prévenu les catholiques que des comités avaient été formés et des souscriptions ouvertes pour secourir les victimes survivantes du tremblement de terre qui a détruit la Pointe-à-Pitre.Les Français oui habitent 1a Nouvelle-Orléans ne pouvaient manquer de prendra une part spéciale dans un»* œuvre qui leur offre un double objet d'humanité et tie patriotisme.Les deux Sociétés Français** de Bienfaisance avaient convoqué à cct effet une assemblée générale à laquelle étaient invités tous les citoyens et hv Ititants de la Nouvelle-Orléans.Culte réunion annoncée
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.