Le Journal de Québec, 25 septembre 1845, jeudi 25 septembre 1845
He année.Jeudi Sft Septembre» 1948.Numéro 18ft.PMKDP J09MMI.I A boa.«ami*L .$4.Atan.mMatiW|.9t.foi* 4* poets à part.On doit lofbnaer le 1er 4a darnlar Mots de ton nbonnartanti Icnqn'oo vaotla retirer*! payer, autrement,on estante an oontlnoar un antra.LE JOURNAL DE QUEBEC, MONITEUR SU PASSÉ XT BU PRXSXRT a.L’AVANTAfiX DK L’AVXNIR.rais nta annoMcna PrarniS ralaaaatlon t «llcna*etau-4*e* .août,.ta.IA ligna* at aa« daaaoaa,.Sa.44 Au-dvaauâ.parUg.44 Tout* Inaartlon «nbeé-qnrnta,la |duprtx.Cajonmal aa pablia laa MARDIS, JEUDIS *t SAMEDIS, par ÀUQUftYtN QCVÉ *» JQ8KPM OAUOKON.avoaat, rédaataara propriétaire* ; Londraa, an Irlanda at an Reoaaa.On s'abonne, à Québec, au bureau du Journal, pré* da l'Archevêché )* Montréal, chai M.O.N.Qonbliw, agent daa |inra>us ai doivant être adraaaéaa franche* da port.trè* répandu en Canada» t'expédie dan* laa Province* d'an b a*, aux Etate-Uaio,è Paria» à aux Trois-Ririére* chai M.PHiurriOiXAxn,marchand.Toute* lettre*» eonmpoudance*» ata.Madare* Religieuse*.M.le comte de B.nous s communiqué une lettre remarquable de Silvlo Pellioo (datée de Turin 24 Jul !•!)» et nous a autorité 4 en publier une partie qu pourra Intérener noe lecteurs t ** Votte auras ru dans les Journaux une protestation uneJ'ai foita | elle était néoeesaire, car le langage d'affectation areo lequel Oloberti parle de moi, dans une éloquente dédlcaoe, pouvait faire oroire que nos opinions cor les Jésuites as ressemblaient.—Je déplore eee prérentione contre la Compagnie t j'aime tout lea ordres religieux que Rome a sanctionnés ; Giobert est un homme ardent, de bonne foi, pasaionné pour notre sainte religion, passionné aussi pour les idées de liberté, de progrès, eto.De grands contrastes sont dans son ame.Il s'abandonne trop à sa véhémence, A ea hardiesse.11 faut prier pour ces hommes impétueux qui peuvent faire tant de bien et tant de mal.Ma protestation n'est point hostile, n'a rien d'offensant Pourquoi ucourt-on si facilement aux attaques vio-lentes f Gémissons, mais ne maudiseons jamais ! “ Hélas ! le jeune diacre, votre ami, est l’auteur (m’amnrs-t-on) d'un livre que J’ai in avec peine.Celt la brochure : Paix t paix ! Que oe petit ouvrage diffère du précédent qui était ai bon ! Sons oe ori iPait paix I il y a un ton do méprit et d’insulte qui me pa-raft toujours une disrananos aveo l'esprit de Jésus* Christ : il y a cette logique haineuse et cruelle a repousse i fl y a exagération de jeune homme ; je n < déduis rien de désavantageux pour 1 auteur, car exagère de bonne foi, il brûle de aèle.Je sens seulement que le langage qu'il tient loi est Apre, malveillant, irrité, tranchant.Les saintes colères des hommes mûrie dans la vertu et dans la piété sont respectables, mais c'eet à eux qu'il faut lea laisser.L’ecclésiastique jeune ne doit pas s'armer de foudre; sa tâche est de oroftre en vertu, en science, en humilité, en charité, en force.Cette force ne doit pai être celle de la colère, mais celle de l’amour.M Tous, mon ami, qui lui êtes si attaché, dites-lni tout cela, dites-le-lui de ma part Votre cœur ei chrétien, si aimant, saura lui faire un reproche qui ne le blâma pas et qui lui soit salutaire.Dites-lui que les vérités n’entrent dans les âmes qu’avec l’amour.Lee jeunet saints étaient humbles, doux ; on n'en connaissait pas d'audacieux, de grondeurs.Les paroles de sarcasme et de malveillance sont malheureusement accréditées, surtout en France ; oela ne sied guère aux hommes mûrs, oeia sied encore moins à la jeuneeM.J’ajoute que œla ne sied guère A des philosophes, et encore moine A des eatholiques.Il me semble mémo que maintenant que les invective* et le mépris abondent de tooe côtés, fl y a quelque chose de trop commun A prendre cette route : la charité et l'humilité sont de meilleur goût N'êtes-vous pas de mon avis f Je dérire que votre jeune diacre le soit aussi.Me pardonnera-t-il ma franchise t Oui, j’en rais sûr, et je lut serre la main aveo amitié.M Adieu, très-cher ami t veuilles frire agréer mes respects et entités aux vôtres si chers.Visitone-nous souvent aux pieda de Jésus et de Mari».Pries pour votre Silvio Phllico." 24 juillet 1845." CONSTITUTION DK L’ÉTAT DE LA LOUISIANE, NOUVELLE-ORLEANS.m Suite.Art 129—Le législature n'adoptera jamais aucun système ou oode de lois en se référant en termes géné- raux aux dits systèmes ou code de lois, maie elle spécifiera dans tous les cas les diverses dispositions de loi qn'elle pourra décréter.Art.121—L'Etat ne pourra eousoriro au fonde ea- Sital d’aucune corporation ou d'aucune compagnie 'actionnaires.Art 122—Aucune corporation ayant le privilège de foire la banque ou l’eecorapte ne sera jamais créée, renouvelée ou jprolongée.Art.123—Il ne sera point créé de corporations dans oet Etat par des lois spéciales, si oe n’est pour des objets politiques et municipaux, mais la Légirir ’ ire pourvoira par dee lois générales A l’organisai.de toutes autres corporations,A l’exception dee corporations ayant privilèges de banque et cfeecompts dont la oréation est interdite.Art.124—A daterdu mois de janvisrmil-huit-csnt-quatre-vingt-dix, la législatnre aura le pouvoir de révoquer les ohartes de toutes les corporations dont le terme ne serait point expiré antérieurement à cette date, et lee privileges de corporation qui pourront être accordés par la raite, les privilèges politiques et muni-cceptés, n'auront jamais de durée au-delè de oipaux exceptés, vingt-cinq ans.Art.125—L’aanmbiée Générale ne devra jamais acoordsr ni privilèges ni monopoles exclusifs pour un espace de plus de vingt années.Art.126—Nul ne pourra oocuper ou remplir A la foie plus d’une place salariée, la place déjugé de paix exceptée.Art 127—La taxe sera égale et uniforme dans tout l’Etat.Après l’année imi-huit-oent-quarante-buit, toute propriété sur laquelle une taxe pourra être levée dans cet Etat^era taxée en proportion dosa valeur déterminée conformément A la loi ; aucune espèce de propriété eur laquelle une taxe pourra être aperçue, ne pourra être taxée plus haut que tout autre espèce de propriété de la môme valeur sur laquelle une taxe >ourra être levée.La Lagiriature aura le droit de ever une taxe de revenu et Je taxer toute personne il vrée au commerce ou exerçant une industrie ou une profsmion.Art.128— Lee citoyens de la ville de la Nouvelle-Orléans auront le droit de nommer les divers officiers publics nécessaires pour l’administration et la police de la dite ville, conformément au mode d’éleotion prescrit par la législature.Bien entendu que le maire et es recorders seront inéligibles comme membres de l’assemblé* générale.Le maire, les recorders et les officiers momeipaux seront oommiseionnés par le gouverneur en qualité de joges-de-paix, et la législature pourra les investir de telle jandietion qui sera nécessaire pour la punition dee délits et des crimes d'une truction publique qui oooupera ea place pendant deux années, et dont les devoirs aeront definis par la loi.U recevra tel traitement que la législature pourra déterminer.Art 134—La législature établira des éooles oubli que* gratuites dans tout l’Etat ; elle pourvoira a leur soutien au moyen d'une TAXE SUR PROPRIETES OU AUTREMENT.Art.135—Le produit de toutes les terres précédent ment concédées a cet Etat par les Etats-Unis pour l’usage ou le soutien dee école*, et de toutes les terres qui pourront ôtre A l’avenir concédées ou léguées A l’Etat et qui ne seront pas expreoôment concédées ou ur un autre objet et dont l’Etat pourra dis- natura légère, selon que la polios et le bon ordre de ladite ville pourront 1* _ ______ _ requérir.Art! 12&—La législature pourra determiner par la loi dans quels oas les fonctionnaires continueront A remplir les devoirs de leur* places jusqu’A oe que leurs ¦ucoemsurs soient instituée en office.Art.130—Tout citoyen de oet Etat qu! après l’a* doption de cette constitution, se battra en duel aveo un oitoyen de oet Etat, ou enverra ou acceptera un cartel tour se battre en duel aveo un oitoyen de est Etat, soit dans l’Etat, soit hors de l'Etat, ou qui agira comme second, ou qui soiemment aidera, assistera d’une manière quelconque des personnes engagées dans un duel, ne >ourra occuper aucune place salariée on de confiance, it sera privé de la jouisunce du droit de rafiVagesous 'autorité de cette constitution.Art.131—La législature aura le pouvoir d’étendre autorité de eette constitution et la juridiction de oet Etat sur tout territoire acquis par traité aveo les Dtats-Unis ou aveo un Etat, du consentement des Etats-Unis.Art 132—La constitution et le* lois de oet Etat seront promulguées en anglais et en français.TITRE YII.De t Instruction Publique.Art 133—11 sera nommé un surintendant de l’ins- pôeer A l'avenir et le produit des sucoessions auxquelles l'Etat pourra avoir droit en vertu de la loi, seront retenue par l’Etat A titra de prêt et formeront au fonds perpétuel sur lequel l’Etat paiera un intérôt de six pour cent, lequel intérêt ensemble aveo les lovers des terres invendues, seront appliqués au soutien des dites écoles et cette allocation restera inviolable.Art.136—Tout le produit des ventes qui ont été foites ou qui pourront être faites A l’avenir de toutes terres précédemment concédées A cet Etat par les Etats-Unis pour l’usage d’un établissement d’instruction, et de toute espèoe de donation qui pourra par la snite être faite pour oet objet, seront et formeront un fonds perpétuel dont l’intérêt au taux de six pour cent par an, sera appliqué au soutien d'un établissement d’instruction pour le progrès de la littérature, des sciences et des arts, et il ne sera jamais paariî de loi pour appli- Suer le dit fonds A auoun autre usiqp qu'à la fonda-on et A l’amélioration du dit établissement d’instruction.Art.137—Une Université sera établie dans la ville de la Nouvelle-Orléans.Elle sera composée de quatre facultés, savoir : une faculté de droit, nue faculté de médecine, une faculté des sciences naturalisent une Extrait* divers.Tête Jenfant remplie de /burmfo.—Nous n’eusrions pas osé reproduira le fait suivant, ri le Sémaphore de Marseille ne le prenait gravement sous sa resnonsabi-lité : “ Un respectable père de famille, témoin d’un phénomène domestique qui lui paraissait digne de fixer l’attention du public et des savants, noua avait adressé, il y a deux jours, une lettre où ce phénomène était minutieusement déorit.Il noue disait que la tête de son fils, Agé de douse ans, était devenue, par une oause inconnue, et que les savante pourraient seule, peut-être pénétrer, un nid de fourrait.Après s’être plaint de vives douleurs, cet enfant n’avait été soulagé, que le jour où deux fourmis, formant l’avant-garde d'une noire armée : nigrum agmen, étaient sorties par ¦on oreille.L’auteur de ee récit, qui exerce A la me Sainte la profession d’instituteur, njoutnit qu’il allait présenter son file portant dans sa tète un bataillon de fourmis, A M.le docteur Martin, et le soumettra A l’examen des médecins de l’hospice.La science, qui est si avide d'excentricités, avançait déjà uns foule de conjectures 1 l’enfant, dont la tête se trouvait ri étrangement peuplée, avait dù se coucher dans un champ, et recevoir, par l’orifios de l’oreille, un jeune couple de fourmis, lequel n’avait pas tardé A se voir, dans les cavités cérébrales du fils de l'instituteur de la rue Sainte, entouré d’une fourmillante et incommode fomilie.Cet enfant phénoménal a ôté conduit A l’hospioe, et l’on w disposait A traiter A fond la question de savoir ootn-ment des fourmis avaient pu pénétrer et se reproduire dans dhe tête, quand on a été forcé de reconnaître que le fils du raspeetable instituteur chômait aux fourmis^ et trouvait plaisant de iss introduire dans ses oreilles, et de prétendre que ors insectes avaient, d’sux-uémes, fait élection de domicile dans sa têts.” læiÜÏÏS.Uni.ereité.'.ppellarft “ Université ^ de la Louisiane’’ et le Collège Médical de la Louisiane dr,d r#PPorten* lü fftlt 8UlfBnl • Dans ona pouto tel qu’il est présentement organisé, contaituera la faculté de médecine.Art.139—La législature pourvoira par la loi à l’organisation et.'.l’administration ultérieure de l’Uni-vanité, mais elle ne sera pas tenue de contribuer à la fondation ou au soutien Je la dite Université par des allouerions, TITRE VIIÏ.De la Révision de la Constitution.Art 140—Toute proposition d’amender cette con- trols mois avant l’élection générale suivante, dans au moins un journal de chacune dee paroisses de l’Etat ou as publiera un journal, et ri iee dite amendements sont adoptés par la majorité des membres élus A chacune dee chambres ds la législature qui sera constituée immédiatement après, le secrétaire d’Etat, les fera publier de nouveau,comme il est dit ei-desras, an moins trois mois avant l'élection générale rai vante dee représentai» A la législature de l’Etat, et lee amendements ainsi proposés, seront soumis au peuple la dite élection: et si la majorité des éleoteure ayant qualité pour voter, approuve et ratifie ses avendements, ils deviendront partie intégrante de la constitution.Si plusieurs amendemens sont soumis an peuple A la fois, iis seront soumis do cette manière et dans telle forma peuple que le puisse voter séparément pour ou oontre chaque amendement.A continuer.isolée de l’Eetramadure, des voleurs ayant rencontré un marchand de sangsues, nommé Ildefousé Herrera, lui demandèrent l’argent qu’il avait sur lui.Celui-ci, ¦oit qu'il voyageât A dessein sans Argent, soit qu'il l'eût employé à l'achat de sa marchandise médicale, ne put les satisfaire.Alors, dans leur dépit, Iss voleurs lui lièrent la têts dans le sac qui renfermait les sara-et l’abandonnèrent après lui avoir attaché Ira mains.On peut se figurer aisément Iss torturas qu’a dû souffrir oe malheureux.Quelques pâtres ayant passé par IA peu après, le trouvèrent sans vie." Noue soupçonnons là un affreux canard ; ri le malheureux Herrera est mort sans secours, comment les Jeu nudistes espagnols ont-ils pu être si bien instruits de oe qui s’esft passe entra lui et ses bourreaux f Une statue équestre au général Jackson.— Déd- rilotion pourra être faite Jane le sénat ou dans la chambre des représentants, et ri l’amendement ou ïes amen-dam#*»** pmpWw «ont adopté* par lea trois cinquièmes des membres élus A chaque chambre et approuvés par le gouverneur, ils seront portés sur leurs journaux res- pectift avec les appels nominaux y relatifs et le sec ré- dément, la république américaine veut m soustraira an taire d’Etat les fera publier en français et enaqglsis jugement proverbial qui accuse les républiques d’ingratitude.Si ces grands hommes reçoivent autant d'insultes que d'honneurs, pendant leur vie, elle commence du moins A leur décerner une gloire posthume.Les statues se multiplient, aux Etats-Unis, surtout dans la capitale.Le général Jackson mérite d’en avoir une, et il l’aura, ri nous en croyons lee réralutione adoptées, il y a trois jours, par un meeting qui a en Heu A Washington.Voici une ds csa résolutions : * Qu’une statue colossale équestre, en bronse Impérissable, est considérée oomme le meilleur moyen pour transmettre aux siècles futurs des traita et des formée sur lesquelles les générations futures apprendront, dans les annales de la république, A ne lever les y»ux qu’avec amour et respect, aveo une incetnte ambition d’égaliser les nobles actions et les vertus plus noblee encore du héros.’’ Feuilleton.Le Bonhomme Misère.1.Pendant qu’Alfred préparait les chevaux, S tira ne réglait la dépense) on lui demanda trois francs t demi.Il donna oent sols, réservant la surplus pour ’achat d’un ruban A la petite fille qui avait tenu la irido de ara ehaval et porté le café.La jolie enfant tait ronge de plaisir, Etienne frappa deux légères spec sur sssjooes, en lui disant font bas de prier Dieu our lai.Fuis son oourin te trouvant prêt, il serra ordiaiement laa mains deeon hôte, leur promit de ’arrêter s’il repayait jamais en oet endroit, et monta cheval.En se b aimant pour avoir l'étrier, son œil snoontra Marie tonte triste et lee paupières humides.-Cette enfant vaut mieux que nous ! elles du cœur, •tit# paysanne ! —Et, partant au gslop, il lui jeta de ont* son ame un adieu : Adiou Mari.Lee sanglote de l’enfent éditèrent ; I* voyageur les ntenditet se retourna plusieurs fois.Mon Dieu ! se isait-il, quelle profanation que da se gâter la cœur ! -Mais bientôt il ajouta : toot cela est peut-être ! effet e trente sols I Mille souvenirs vinrent assaillir, at-risteraoo âme at lui persuader que, eons one forme ou ras «ne antre, l'égoïsme «et là mobile da tout 101 •s, La jeûna homme agitait oss pensées 1.»«* tar- ant, reparut tout à coup la maison rustique, et sur le «non, Marie, qui an le voyant se mit A sauter, .tienne sentit ans larme venir 1 elle loi rafraîchit le WUr et cbama loi idées é’égstms, En un moment il lourdement sur son epauie, ee ses mow ¦ son t : Que Diable as-tu f—Je digère, et tu troubles —Parbleu ! dit Alfred, ces personnes m’ont l’air ds estion.—Mieux vaudrait être seal que d'avoir vouloir deviner, ri, par hasard, nous ne serions nos et- .* _______I • ^ «M m la énmka a -f aLmmIa la Iammaiimaiiw tnfnrilinu «m A L allait bâtir on monde rempli de magnifiques sentiments et de belles actions, ri la main d’Alfred ne fot soudain tombée lourdement snr son épaule, et ses mots A son oreille * Qu*i—1.—tin twwhlM ma digestion.- A ses côtés un campardin silencieux comme la tombe —Dis, te rappelles-tu nos visites an château de X.notre embarras A l’arrivée, nos timides gaucheries, nos regrets au départ et nos plans de campagne pour le prochain retour } puis tous les rêves dorés dont nous berçait l’avenir f—S’il m'en souvient 1 noos pondions alors un cœur aises sentimental 1 c'est ma foi dom- mage de l’avoir dépoétisé,—Qu'il y a loin de oet naïves émotions au dîner de J.souvenirs, les heures et le ehant fuyaient rapidement ) le orépus-cule s'avançait, étendant ses voiles.Nos deux voyageurs rencontrèrent encore quelques Cits haraaux où les lampes commençaient A montrer re pries reflets : le mélancolique bêlement des troupeaux desoendant des hauteurs se mêlait au bruit du torrent qui rouis ses eaux dans l’étroit vallon où ils sa trouvaient engagés, ils avaient perdu leur ohemio et il folut interrompre, pour avoir des renseignements, les chanta de trois ou quatre jeunes filles qui, revenant da la journée, suivaient au-aesras d’eux, «ur la même montagne, les détoure d’un «entier tortueux.—Marche* toujours, memieurs, répondirent-elles, marches jas- Ju'ou premier pont j IA, tourne* A gauche et montes roit devant vous.—Paie, tout rn examinant les cavaliers, elles reprirent le refrein de leur chanson français patoisée.Au cœur bleœé, j’erre dans la campagne.Je cours les bois, la plaine, la montagne ; A l'arbre, au vent, A la source, à l’oiseau, Je mentis plaint t chacun, en ara langage, Répond : Ami 1 ta mal n'rnt pas nouveau; Cerne d’aimer, c’est le conseil da sage, Lee amoureux \ > • Sont malheureux./ VUUIUirUUMIITI| VS, P»» SS«WI»SU| s«w«o« "™.aw~w V- teinte da mal que chante le langoureux infortuné.—Attends, repartit Etienne, je oonnais la chanson, je vais les contenter.Mais j’aime, hélas 1 et ne puis me défaire De mon amonr : ô trop belle étrangère I Ecoute-moi : prend* pitié de mon cœur ! Il ne foudrait qu’au seul mot d'espérance, Qu’un seul repos pour calmer ma douleur.L'ingrate fuit et rit de ma souffrance, Les amoureux ) Sont malheureux, j La réponse arriva oomme un trait, sur le ton accentué et moqueur t Ta dis : ingrate 1 et quel ri grand service M’as-tu rendu f qu’amour te soit propice.Lui que tu sere j pour moi, tout mou dessein Est Je «avoir jusqu’où va ta folie \ Je ne rais pas fille ds médecin.Et je ne peux guérir ta maladie, Les amoureux ) >• Sont malheureux./ —Bravo I bravi ! brava ! s’écria Alfred, pendant qu’Etienne chantait aussi ¦ratimsatalsment que pomi-ble le refrain dolent : Les amoureux Sont malheureux.Un son lointain se fit encore entendre f hunts t et voix et jeunes filles disparurent derrière la montagne.Les indications qu’elles avaient donnés* ne rendirent pas la marohe de nos cavalier* moins incertaine.L’obsonrité devenait profonde et lie étaient Bien leur en prit, le pont avait été rompu l'avant veilla ) il n’en restait que laa deux tien.On leur indiqua le gué, et ils avaient traversé le torrent quand les rencontra, encore inquiets et irrésolus, un personnage d’ossea mauvaise mine 1 o’était un médecin qui venait d'achever quelque malheureux.Il pronosti- Sua toute espèce de dangers : d’après lui, le vent déjà fort irait toujours croisrant ; la nuit deviendrait plus sombre 1 en plue d'un endroit le chemin, détérioré par les orages, présentait pour qui ne le connaissait pos des passages scabreux ; enfin, oeia était immanquable, il leur arriverait malheur.—Eloignée de toute habitation où ils puannt trouver on gits poor eux et leur, chevaux, nosjeunes gens arrêtèrent, uuSgré cas lugubres présages, qu’ils coucheraient la nuit même au château de Salreb.Us n'y parvinrent passai» encombre ; nn moment las deux cousins forent séparés, et lorsqu’Etienna, revenu du fond d'un ravin, rejoignit Alfred, U le trouve au bord d’un précipice sur lequel ea jument s’était arrêtée oet—Te voilà, j’ai roulé je ne saie où.—Et moi, comma tu vois, je l'ai eohappé belle I un élan de pine it tool était dit.La position commençait A devenir peu divertimento ne saenant où lia aa trouvaient, n’y voyant qu’à peina, étourdis, harrassés par la vent, qui redoublait A chaque instant de violence \ leur seul espoir était d aviser quelque part une maison où ils pumnt prendra des renseignements ; ils erraient ainsi Arireotort depuis mien! lté oonviére par dre afflebos plerardéredara torn l«t ooini de U ville, poor recevoir U part des offrandes qui revient à chacune ; mata per un malheureux disaccord, dont on ne pouvait ae rendre compte, n.» u malin de Mire le comité général et le comité de dlatrlbution, lea Ju .\jilîtÇ^rtPnntea Ceux de viotim(hi 01,1 élé r«nvol^ comme elle* étaient vsnore, £ n°u"!vSÎ fidï 24 aoûu !" maina vidss.Aulîurd’hul.la foule continue d’oc-dn * H»Ui d« MtoM.cnjwr ^ (,(nuM d, £ ro(i>on dll p, canada.QUÉBEC, 25 SEPTEMBRE, 1845 Lee journaux que ee matin vont nare New*York publient dee-— - ¦ qui noua apprennent un combat qoi a eu lien le 27 Juillet entre Jea troopea haïtiannea et domlnioalnca, au Village de Laxaron, uni aat ai tué aor lea frontièree dea deux républiquea, à 18 Usure du Cap haïtien, poeition trée forte, d’où l’on eat mettre dea paaare que doivent C’eat avec beauooup de plaisir que nous avona à annoncer que, dimanche dernier, deux aermona furent préohée en français, dans la Chapelle Rue Don, par le - .-«.- — ^v0ur der nécêaaairemant traverser Ica armées qui veulent ftran-Ttôv.Pierre Lncra, missionnaire «n France, en fr ohir la frontière pour envahir l’un ou l’autre pava |dee milliers d infortunés qui ont été réduite à la Laxaron était occupé par In Dominicains qui ont ôté nié* des misères par les deux derniers incendies de obligés de l’abandonner après une vive résistance.LaQuébeo, un appel fut fnia à ce anjet de manière! mfn âfilt OMt.du mfe.d'étra unK!«nU> | on «nuit éraonvoif U .jmpntWo do 1» oongrdgotlon on tour f«.irrité do «torlflor Iw prloonnior.id.oroollo.von-! jour, co qui » produit!» nobto «mmedr £27 7.7d.- - * -1—-»***J“ British.Puisse le Seigneur leur susoiter de nombreux amis afin de In secourir dans leurs pressants besoins ! (Constitutionnel de Jersey.) geaocN.Ln préparatifr n’étaient pas moins actifs du côté de la république haïtienne.Dn NMorlptiona qui n font actuellement pour un chemin de Ber de New-York à l’Erié, s’élevaient à 99,000 piastrN et s’accrotewtent journellement.On croyait, sans aucun doute, que les fonds uéccsNirN seraient bientôt réalisés.Selon une lettre datée de Ritchleville.comté de Dlnwiddie, Virginie, In champs de tabac dre basses tcrrN de cette section de l’Etat étaient ruinés et les planteurs h&taient leurs récoltes pour empêcher la pourriture de gagner du terrain.M.Murat, fils du maréchal Murat, qui demeure actuellement à Bordentown, Etats-Unis, avait offert ses NrvioNau président, dans le cas d'une guerre avec le Mexique.La fièvre jaune avait frit son apparition à la Nouvelle-Orléans, vers le 11.Le bureau de santé avait annoncé trois cas do cette maladie dont un ou avait eu dm suites frtalN.COMITÉ GÉNÉRAL DE SECOURS.(Extrait de la séance de lundi dernier.) Il a été lu une lettre officielle adressée an capitaine Boxer par le département du contrôleur pour les rer-vjees dRavitaillement et de transport, annonçant qu’il avait plu aux Lords de l’Amirauté d’ordonner que 689 couvertures de laines lavées, 33 lits lavés et 33 oreillers lavés, qu’il paraissait par son état trimestriel en date do 1er joillet dernier avoir en charge, fussent remis à ce comité pour les incendiés.Le trésorier a présenté l’état suivant de ces recettes et déboursés du 16 au 22 Nptembre inclusivement.Montant reçu suivant compte du 15 septembre cou- rant, Montant reçu depuis, Déboursés solvant dernier compte, £17,625 17 Do.depuis jusqu’à cette date, 500 0 £60,324 14 191 9 6 £60,516 3 9 0 18,125 17 6 £42.390 6 3 M.Jessop a annoncé qu’il avait reçu instruction de Son Excellence le gooverneor-général d'admettre sans paiement de droits in divers effets attendus d’Angleterre à l’adresse de ce comité.Le trésorier a été autorisé à employer et payer une personne pour collecter In arrérages de souscriptions en cette ville, et il a été enjoint au secrétaire d’écrire au comité central permanent de Montréal pour lui sug-gérer la convenance d’adopter une pareille marche.MM.Haie et Mountain ont élé ajoutés au comité de Sur motion de M.Haie, secondée par M.leschérif SeWell il a été résolu qu’il Nrait adressé une lettre au secrétaire de la province, demandant respectueusement à être informé si le comité général peut compter que Son Excellence le gouverneui-général le chargera de la distribution du secours de 20,000 livres sterling voté par le parlement impérial pour les victimes des incendiai réoents de Québec, ce comité étant sur le point dé frira une distribution dN fonds à sa disposition.Un correspondant de Londres dit que In offrandN 2>lleetéN dans cette ville pour les incendiés de Québec, rmeront le montant de £15,000, outre une grande quantité de hardN qui sera rxpédiée des magasins de Sa Majesté j et que In provineN du Royaume-Uni apporteront leur part d'offrandes.A une assemblée qui a eu lieu à Dublin il a été souscrit £600.Hier, In victimes des incendiN cheminaient par peletons vers la chambre d'assemblée, ainsi qu’elln (Pour le Journal de Québec.) M.le rédacteur.Permettex-moi d’emplover la voie de votre Journal, pour demander à M.le secrétaire du Comité de Se-oours la raison pour laquelle il omet constamment, dans le procès-verbal des séances de ce comité, le nom de plusieurs membres présente.Un mbmbsb do comitb obwbsal db sbcoubs.Québec, 25 septembre, 1845.Le Canadian de Toronto d’après un réoense ment Çublié de la ville pour 1845, dit que la population de or on to g’ret accrue de 18,420 à 19,706 dans l’eapace de l’aanée, ce qui donne une augmentation de 1,286.M.Louis-Joseph Papineau, qui était passager à bord du Britannia, doit être maintenant à New-York avec M.et Mme Judah.Il sera sous peu de jours en Canada._ L’exhibition dN Dioramas chimiques se continue, comme on le voit par l’annonce, encore tous les soirs de cette semaine, et deux fois le jour, dont une exhi-bition le jour a eu lieu hier, et l’autre devant avoir lien samedi à 3 heures.Pour attester le vrai mérite de ces exhibitions, à défaut d’une idée juste que nous nous sentons incapable d’exprimer, nous dirons que, mqlgré la rigueur dN circonstances, il n’y a pas eu moins de 350 personnes qui ont assisté à chaque exhibition.Un pareille succès pour M.Winter, qui est certain de faire fortune dana toutes In villes où il ira exhiber sn magnifiques Dioramas, nous autorise en uelque sorte à lui suggérer de sacrifier la recette ’une de ces exhibitions en faveur des victimes de nos récentes calamités.A la demande de plusieurs de noe abonnés, nom commençons aujourd’hui, ce que nous ferons toujours désormais, la publication des ventes par le shérif, avec toutes In spécifications données dans la Gaxetto officielle.POMMES DE TERRE.Marché de Spitalfields, à Londres.—Tous les ran-l orte qui nous parviennent des diverses parties du pays étant défavorables, In détenteurs manifestent plus de fermeté, malgré que le marché soit bien garni ; les prix ont été mardi dernier de 70 acb, à 126 soh.le tonneau.Cette maladie, écrit-on samedi, de Loot, comté de Cornouailles, en Angleterre, est oausée par un petit ver blane, qui attaque la tige j on ne peut l'appercevoir l’akle du microscope, alors on In distingue par ceutaioee sur In tiges.A Anvers, ce fléau Nt considéré et grave, que de crainte de compromettre la santé publique, la police a reçu ordre en Belgique de détruire toutes lea pommes de terre attaquées de ce fléau, qui seraient apportées au marché.Jusqu'à présent nom n’avons pas appris qu'il ail frit son apparence en Irlande ni en Ecosse.La maladie qui m manifeste sur In pommes de terre, menace de gagner In tabacs.On a remarqué dam les environs de Lille, dm feuillm dm plantes de tabao d’une belle venue, qui noircissent et tombent en pourriture.La récolte d n pommes de terre, dit le Kentish Observer, du 14 de ce mois, sera tou Uà-fa it nulle.Nous apprenons que plusieurs cultivateurs, les voyant ainsi attaquées, ont donné un autre labour à leurs terres.Dans quelques endroits elles sont si mauvaises qu’on a défendu d’en manger, de crainte de quelque maladie endém iq ue.—- Gazette de Guernesey.—On lit dans le Constitutionnel de Jersey : " Ce tuberruie si précieux qui forme une partie de U nourriture, st du riche comme du pauvre, a donné pear un moment do gravN inquiétudes, tant sur le continent que dans ct$ (las, et a vivement occupé les esprits.Soudainement, oette plaote pour 1 ordinaire si verdoyante dam sa croissance, a perdu, nonseute-ment sre tiges, mais s’est trouvée atteinte Jusque dans sa racine, sa partie nutritive.Tandis que les savants cherchent à découvrir la cause d’un pareil phénomène que In uns attribuent à l'emploi du Guano, In autres à diversN autres causes arnei improbablre les unes que In autres, voioi qu’un M.John Sarchet, habitant nie de Guerneeey, vient d’adrNær aur ce aujet inté-ressent, une lettre à l’éditeur du Star, journal dq cette île.Selon lui, la gelée serait l’agent ou la ©nuae immédiate qui aurait produit dN effet* ausal extraordinaires qu’ilt sont surprenants.Nous ne prétendons point nous ériger en juges en celte matière t cependant pour quieonque a remarqué la température des deux moi* qui viennent de a’écouler, la raison alléguée par M.Sarohet n’eat point invraisemblable.Du reste, voici la traduction de cette lettre.A chacun d'en Juger rnlon sn lumières t' “ Monsieur, Hier, le ^ courant, Je me rendie expressément dans les hautes’ paroisses, dana la vue d’examiner l’état dw pommes de terre.Tous In cultivateur* à qui J’en parlai ne aavaient à quoi attribuer l’apparence qu’elles présentent.Je In assurai que cela arrivait tou* In an* dana quelque localité de l’Amérique, et que ce n’était autre choNque l’effet de la gelée qui le* avait attaquées.D’après ce que j’ai vu en Amérique, je suis aussi aùr de ce fait que Je le suis de mon existence.Après m’avoir contredit pendant quelque temps, ils me dirent avoir remarqué deux jours de gelée blanche (hoar frost) la Ninaine dernière.Je leur répondis que jlgnorais qu’il avait gelé autre ce qu’en indiquaient les pommes de terre ; et que d après ce que Ten voyais, j'aurais pu prêter serment qu’il avait gelé.Une personne m’assura avoir vu de la glace sur les feuillet d’un chou s et alors, ils me demandèrent en général ce qui en résulterait Je leur répliquai que celles qui étaient près de la surface de la terre pourriraient presqu’aussilôt t mais que celles que la gelée n’avait point touché mûriraient somme à l’ordinaire : et que par rapport aux tardivN, In tigN repouase-seraient, mais que, soit que ces tiges poussassent ou non, les pommes de terre que la gelée avait épargnées, viendraient à maturité de même que si rien n était arrivé.Ils convinrent tous que les tardives ou les bleues n’avaient point souffert sous terre, la tige avait seulement souffert en quelquN endroits, les kidneys en d’autres endroits.In blanches heu rives avaient souffert, mais invariablement celles de 1» surface.Dan» mon jardin, les blanches les plus précoces sont entièrement mûres, et je n’en ai pas vu une seule qui ait été endommagée.In kidneys n’ont pas souffert non plus; cependant !n blanches heurives aplaties d’une nature plus aqueuse qu’une dN précédentes, sont.considérablement affectées j mais, dans tous In cas, il n’y a que cellN de la surface.D’après ce a ne j’ai vu, je du» 180» 1« baril D¦ blé ooovsm de U __ Quinté à 6s.et une petite quantité de Pennés dsraiàM à 5a 10d.—Les demandes pour la potasse n U étaient très-limitée».Elire peuvent être cotisa à Une haussa considérable s’Nt opérée sur In snores.La cassonade est à 48s 9d le quintal et le snore blue s’sst vendu jusqu’à 20 sous la livre en gros st sa oomptut.Vendredi dernier nos marchés étaient snootnbréidi Crevisions.Ln prix dN grains st dN viandes sont • mémos que ceux qtfe noos avons donnés dans notre dernier prix courant, excepté l’avoine qui est tombée d’un éou à 86 sous le minot.—Minerve.—On nous dit qu’à St.Martin un indirida rient 4§ récolter 14 minots de beau blé, de la tmenre 4'm demi minot de blé de la Mer-Noire, qu’il avait mai dans un ohamp où on avait récolté dre patates 1’—^ précédente.*-/dvm.Prix des bois à Liverpool, 22 août.que mw iw wm# i * r j-m —-9 Cuis affirmer que tout le mal est posai (à moins que \ gelée ne recommence,) et que tootrele» pommes de terre non affectées, deviendront mûres comme dana In années ordinaires.Je m’apperçu* aussi en retenant qu’en plusieurs endroit» In tigre repoussaient, preuve que le mal provenait de oausre extérieures et non intérieure», et assurément point de dedans.la terre.Lra habitants accoutumés ! un climat aussi tempéré que celui de cette île sont alarmés de ce qoi arrive (comme nous l’avons déjà dit) tous Ire ans, dan» dre climats plus sévères.Je euia intimement convaincu qu’il y aura une plut grande abondance de pommre de terres (bleues) que l'année dernière.“ Tout à voua, “ JOHN SARCHET “ Samedi 23 août ” “ p je aoia une gelée blanche ce matin, que peu de personnes remarquée.J’ai foui quelques pommes de terre, et les ai trouvées comme auparavant.Aucune dre blanches heurives ne sont gâtées, bien qu'avec In autres; et aller à une certaine profondeur dans la terre n’ont point été affectées, j'ai aussi remarqué le champ de pommes de terre bleoN de M.Manger, avoisinant la forge de M.Smith ; ire tigre ae poussent de nou relire feuilles, oo qui confirme ce qoej’ait dit plus haut.” 41 J.S.” Pin jaune, Québec, par pied cube.St.Jean, (N.B.) •.« .Miramichi.Baie dre Chaleurs.Riehibuctou._ St.André,.0 Nouvelle-Ecosse et Prince Edouard.1 Pin Rouge, Québec.1 — N.Brunswick et N.Ecosse,.1 .1 .1 .-.1 1 1 9 i 1 d.4 a 7 a 4a 4a 4a 0 aO Eninette Chêne.Orme.Frêne.Merisier.Mftt», pin rouge, par do.de calibre.- pin jaune.Perches.teseeeeee aeeeaaeae Madriers, pin jaune, Québec, par cent £ d'étalon, 1ère qualité.13 - 2e qualité.10 ¦ ¦ — 3e Qualité.9 Douve, Québec, millier d’étalon.50 a a a a a 5a 8a 6 a Oa 6 a 2 2a 1 •.£ Oa 14 Oa 11 0 a 10 1 5 1 10 1 8 0*52 10 Prix des Comestibles J Amérique à Liverpool, 22 août 1845.Bœuf p baril de 200 lbs, en entrepôt, dre Etats-Unis, Mess.Priipe.Canada Mes».Prime.Vieux.-.Porc, p baril de 200 lbs.en entrepôt, des Etats-Unis, Mess.Prime.Canada, Mess.Prime-.Lard séché, droit payé, p 100 ibs.Jambons, do do do.Dans le sel, do do do Fromage, beau, droit payé, par 112 Jbs.*.1 Moyen.2 Ordinaire.1 Saindoux, droit payé, beau, par 100 lbs 1 Ordinaire.0 Inférieur et Graisse, 0 Beurre, beau, p 100 lbs droit payé 0 Du Canana.0 Graisse, sortes, droit payé.2 s 0 18 0 0 0 0 8 0 0 16 10 0 10 7 18 17 0 0 0 0 7 d £ 0à0 0-2 0.0 0-0 0-0 0.0 0-2 0-0 0-0 6.-1 0-1 0-0 0-2 0-2 0-2 0-2 0-0 0-0 0-0 0-0 0-2 s 0 2 0 0 0 0 12 0 0 18 18 0 16 9 3 3 0 0 0 0 8 d 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 iamsdi 23 août " », S.Depuis que i’ai écrit In lignre ci-dessu», i allé jusqu’aux Ruhai», et apprends qu’il y a eu rlée blanche ce matin, que peu de personnes ont JlaubeUt* Gommrrrislr*.Bulletin Commercial.—Le» dernières nouvelles d’Angleterre qui représentent l'aspect de la récolte comme très-favorable, aura l’effet san» doute d’opérer une baisse sur no» produits.Dans In derniers jours de la semaine dernière une quantité de fleur du “ Mer «L.-è #M#llu à# naoMuMnnt fin kl.» «Isa IVlIlln N M Vftll, Un Géant tout de bon.—Le Sun.de New-York, rapporte d’après le Madison Banner, qu’on a trouvé dernièrement dans le Tennessée, comté de Franklin, en creusant uo puits à la profondeur de 52 pied* va squelette humain qui mesure dix-huit pieds de long, lia charpente était complète t il a été visité par plusieurs savants de Nashville, qui ont prononcé unanimement que c’était le squelette d’un homme énormément grand.L’os de la cuisse a cinq pieds, et oo • calculé, en fesant attention à ce que devaient être In muscles, que la hauteur de cet homme, lorsan’il virait devait être au moins de vingt pieds.On a offert 800 piastres à celui qui l’a trouvé, mais, il ne veut pas le vendre, à quelque prix que oe soit, avant de l’avoir mis en exhibition pendant au moins doue mois.Ln hommre Ire plus hauts dont l'histoire fares mention n’avaient guère plus de 8 à 9 pieds.’ Un (kit com-celui-oi surpasse presque l’imagination.Il fiant que l’anoienne race dre hommre ait été d’au taille extraord inaire.—Minerve.—UArgus d’Albany rapporte que le chemin de ter dre Sou roes de Saratoga à Whitehall, à l'embouchure du lao Champlain, sera en construction dana le mois 1SX7 Ile OVIIMIIIIC UVI IUVIW um MW ww - -J-» —- ” chant mills" provenant du blé de l’Ohio, a été ven-J d'octobre prochain.Sa longueur sera de qoarante*oa près d’nno heure, lorsqu'enfin Etienne, saisissant^ bras de son cousin, lui montra an loin une lumière qu'il salua pur ces lambeaux de vers : Et comme une auréole au win dre nuits funèbres Me laires dons le cour un sillon radieux.—L'application n'est pu mauraiw, répondit Alfred •n dirigeant son cheval vers le bot indiqué.De quel poète P—Victor Hugo, tout autant qu’il m’en sou-vieooe,et, je crois, à propos d'un voile, d’uoe écharpe, d!un diamant ou tout autre attirail d’une beauté qui n’arait qu’apparu.A ces mots, la lumière dis- p«rut.—reste soit de la complète identité !.Ce- Gndant il me resta au cœur nul sillon radieux.—Si en à moi, je soit sûr de celle qui nous guidait ; c’est quelque malicieuse fée, mon cher Alfred, frirent •* demeure «U»* une vieille lampe de cuisine, et qui pour éprouver notre confiance, se laine emporter un instant par U ménagère.Petite fée gentille, revivra vite reviens ! Vois-tu I—Là voilà, vraiment 1 Petite fée, puisque fra il y a, maintenant demeure immobile.—Je suis content de te voir invoquer à ton tour ma gr»-cieure désree ; malgré ce-coquin de rent et notre fatigua, je causerais sans peine arec elle.—Eh bien l voyons, paria-loi tout haut.Doaao, bonne, belle, recourâble princesse ! la lumière da oette lampe que vous habites ma rend l’es-péranca au milieu ds l’ouragan et dre ténèbres.C’est, vont la suret bian, l'image ds ma triste via.Si toutes Isa Ibis qot js rentre au logis j'aperoevais seulement um seooodo von rayons bien frisants ! Mais, hélas 1 je irions à l’heure où votre modeste demeure n’éclaire Si votre «mur est trop occupé, compatissante .- - ’ t*, quelque oi- amies.Je m sur la terre, us.Si votre omar est trop occupé, « toc, eberobet-moi, je vous en conjure, nUe protectrice parmi roa puiasantea u rus paa d’une de rot sœurs tombées t leur âme est frivole comme le ruban qu’elles désirent, leur cœur sec comme le diamant qui brille et les tente.Yenes donc à mon secourt, bonne fee } continues de me gnider encore quelqure instants, et que votre influence nous conduise mira et sauf», malgré le vent et la tempête, à no» lits du château de Salreb.—Amen ! de tout mou cœur.La fée fut propice.Le hameau était formé de trois ou quatre maisons aux abords couverts de fumier.Ils frappèrent à la porte de la demeure, qui leur parut la plus confortable, exposèrent leur freheum situation et demandèrent un guide.Ou leur répondit que le temps était bien mauvais, mais que s’ils voulaient attendre une demi-heure, après le souper ou se dévouerait pour leur rendre service.Cette proposition est acceptée ; Alfred et Etienne, après avoir mis Ire chevaux à l'étable dre bœufs, montèrent ches leurs hôtes et ne furent pus fâchés de w reposer un moment.Ce« laboureurs formaient une famille vraiment patriarcale, de temps immémorial fermière de cette métairie: l’aïeul, grand vieillard légèrement courbé, mai» encore ro-buHte àquatre-vingu an», d^nt les trait» grave» étaient majestueusement encadrés par de beaux cheveux blancs retombant autour de »a tête, »ur le collet droit de son antique et grossière veate de laine, voyait «e» trois fil» attentifs et respectueux à *e» côté».L’aîné, seul ma-rié, était père ae cinq enfant», fîtes et garçons, déjà dans la force de l’flge ; et, depuis quelqure année», sa femme remplaçait pour lw soins du ménage la vieille grand'mère, qui assise dans un coin de la cheminée filait sur son rouet pensive et silencieuw.L’arrivée des étrangers causa un peu d’émotion.On leur offrit de bon cœur à souper tout en exprimant te regret de n’avoir rien de bon ; ils refusèrent, ne N Notant aucune faim ; alors la famille s’iratala autour de la table, à l’exception de l’aisuls, qui demeura auprès du feu.U bslte-fiUt ôta hi nappa et la plat qui recouvrait le grand vase de terre cuite où le frugal repas était renfermé, et auwitôt une forte émanation de soupe mitonnée envahit la cuisine.Cela no vaut pas l’odeur du lain bon de ce matin, murmu“% Alfred.— Non, mai» je n’ai jamais pu voir manger ce» soupes de campagne san» y goûter.En conséquence Etienne, déclara sa fantaisie, et In paysans charmés so levèrent Iresque tous à la fois pour lui donner une assiette.I en remplit une et l’attaqua si vivement que tous, et Alfred lui-même, se prirent à rire.La vieille grand -mère assura au moussu qu’il mangeait avec plus d'appétit que Misère.Qu'reUce que Misère ! demanda le jeune homme.—Oh 1 Monsieur, dit te grmod-pôre, c’e»t un pauvre qui passe quelquefois ; nous lui donnons de la soupe quand il y en a de reste, il la dévore, !Car toujours il a faim,—Peste ! il est heureux ce Mi-gère.—Il n’e»t pas aussi heureux que l’autre ! reprit la vieille.—Diable ! l'autre Nt donc te plus fortuné dre mortels.Serait-il capable d’avaler un mouton f—Ce u’est pas cela, Moussu, voulez-vou» savoir son histoire !—Allons, vous ailes ennuyer ces Messie us, s'écrièrent de concert le grand-père, le fils aîné et la belle-fille.—Non pas ! non pas, s'il vous plaît, racontes, raoontes-nous cette histoire, je tiens beaucoup, moi, à connaître cette autre Misère.Cette bonr.e femme assise aur son escabeau, cette cuisine qu'éclairait à peine un flamme rougeâtre, ces grosse» figures de paysans s’agitant dans l’ombre, au milieu de» vapeur» de leur soupe, au dehors les sifflements du vent et te bruit de l’orage, tout faisaimuène et aidait au récit .•.II.Quelqure annéN après la vanuedu Messie, on voyait sur te haut de la montagne Saint-Jean d'AIfréta, un village isolé, rares peuplé, pauvre, quoique l’on v comptât quelqure richards fort avares, un curé pan débon noirs et un «abaretier dont Iss profits étaient etm- sidérabtes et 1e vin mauvais : te vin ! ohose rare en n temps-là, les vignes du bas Languedoc n’étant pM encore plantées.On trouvait aussi à Saint-Jean da fraîches, de joltes paysannes fort coquette»,trois ou quatre vieille» dévotes un peu hargneuses, de méobootN languN, des couqins qui passaient pour honnêtes mn.A une certaine distance s’élevait, abritée du nord, aat étroite cabane bâtie en pierre sèohe.couverts ea ebMMN entourée de quelqure toises de jardin où n frisait remarquer un fort brou poirier.Là vivait dans 1e plu» grand désintéressement des biens de ce monde, c'est-à-dire dans une heureres 'tranquillité, te bonhomme Misère.Poser queiqres pierres sur la muraille qui défendait son petit terre» de la visite dre loups, rafistoler la porte, la lucarne ou 'l'intérieur de sa demeure, donner parfois un coop de bêche au jardin, et de temps à autre prendre son bâton pour aller faire sn tournée des châteaux, sui vi AeFarou, chien maigre, fort doux, mai» trèa intelligent ) tellN étaient In vicissitudN de son existence.Quand Misère avait rempli ses besaces et son armoire de légumre secs, de pain bien cuit et d# !*>»»« • filer ; quand il avait ramassé autour de la quantité do branches mortes; quand il avait bousui avec soin dans son réduit In trous et les fentes, il ‘““L dait avec patience les rigueurs de la rude sslf0®* «l'hiver venu son occupation était de filer ta lame, assez bon métier en ces temps Jieureux où Tonne v^ /ait pas de filature dans In vallons du pays.aaciSN ainsi s'industrier, Misère ne mourait P"* fcim i pour te froid.il était habitué, depuis longuN années, i iN-durer, d'ailleurs on lui avait donné une vieille poiuom et une oouverture bonne encore, quoiqot »® P** trouée.A oontinoer. millet, et it prix qu'il tetter* Vrxoèdera Ml 600,000 Lest* v«trt d» dit «ouitn Appartenant mi bdritiets da Yuiere." „i~trL—fdem.Poarvtre vsndus.«Hume Sul : loi numéro an, en non bureau piastre».—iaem.dans U cour de Justice, vrmbre Proc^**n> d dl* heure* du matin; et lot* mimé ro* POU DE QUEBEC.Nnln B«n*< —Wm d*u* *\ l^U’ 4 *5portî de ‘/«‘‘••de I» dite paroisse de Descham-h»ult, le dix-neuviem* Jour de novembre prochain, è dix heure* da __ chln”- dit Bref retomabie le vingtième jour de novembre pro* ARRIVAGES.! No.»-39fl Pierre GMpardGwtaveJo1jr.de la paroisse de 8t.aapU»bre22._ V®Hjf de Lotblnlère, écuyer, aeignear duflefet seigneurie de William, Young, 1er août, Southampton, W» J.C J^tbtnlère ; contre Jean Baptiste Blanchette, de la susffite paroisse, m, en loot, p.Jean Blouln.i rîî.eïi4 MV
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