Le Journal de Québec, 11 septembre 1860, mardi 11 septembre 1860
18e Année ÎU l D ilOlHHm Rentre Pimlrei )wr an, PAYABUt» D AVANC*.Un e’ebunne S Q )»beo.aui bu-mux du JourHdil, pœ* l’Archevêché.Ou peut e’ebauuer pour six mon.Ceux qui veulent duconti-tuer ai e.d Il « Ait liglItM.Au-»le*»u« de ail ligne* et p*» pilla de till .•! 4 Peur disque ligne an dessu*.O 4 l'ue remise libérale eat accordé*: pour le» «imonoe* A long terme.l.ea annonce» déposée* nie-qii a II lirme- du jour de U publi oetum pAieiaaeiit le tiieiue jour.Evénement! de Syri» Des lettre» d Alexandrie (R-rypteV en date du li août, noua apprennent quo S.A.>at«l iiacha avait offert aux ehri'ttens réfugié» avec eura famille.» de.» conce#.»ioua de terre, j • ut le en.» où il» voudraient s établir eu Ksjypte.( e prince continue à leur douuer de» secours nom-Dreux.La frégate mixte la X* nobie avait nrouillé »ur rade, la veille, venant de Jaffa, et ayant à bord le commandant de la division navale française, M.le capitaine de vai»»eau La Roncière le Noury, qui s était rendu à Jérusi-j, d une tuiiêion spéciale.____________ n’oury, leur, chargé, dit-on, cut- est L'Union franc comtmse publie une ^uiètne lettre du R.P.Rousseau ; elle ainsi oonçue : c Satda.1er août 1800.! Je reviens sur le massacre «le» chrétiens à Dantss.Il est beaucoup plus considérable que je ne vous l’ai annoncé dans uta dernière lettre.Je vous écrivais d’uprès les premières nouvelle», st comme ce massacre a duré plusieurs jours, le nombre des victimes n augmenté, ainsi que les txcès barbarej que les musulmans ont commis contre les chrétiens.! Le pacha, quelque» jours avant le soulèvement, avait fuit publier par toute la ville que personno n’avait à craindre, qu’on pouvait vaquer à scs affaires, et que s’il »«* produisait quelque trouble, il saurait châtier les turbulents.9 Les faits n’ont paa tardé à démentir ccs jolies promesses.» C’était samedi 7 juillet que le pacha avait •épondu de la tranquillité publique.IV.» le len-lentain, des croix ont été étendues »ur le *1 lans toutes les rues par où leschrètiens devaient lasser, pour les leur faire fouler aux pieds.Les musulmans en ont pendu aussi au coup des •hums pour tourner en ridicule notre religion et jour exciter leur fanatisme.Ils ont promené lans toute U ville trois chrétiens des plus notables, au cou de chacun desquels ils avaient pendu une grande croix de fer-blanc, en vomis-lant contre Jésus-Christ et sa religion les plus affreux blasphèmes.! Quelques jours après ont commencé le pillage et l ineendie.Le feu a été mis aux quatre soins du quartier ehrétien, et le 11 a en lieu le massacre qui a duré quatre jours.Six mille shrétiens au moins ont perdu la vie.parmi lesquels quarante prêtres, huit religieux franeis-•ains et trois évêques.Si le carnage ti a pas été plu» grand, ou plutôt s'il est resté de» chrétiens à (lamas, ils sont redevables de la vie à Abd-el-Knder qui a à son service quelques centaines d’Algériens.Il les a envoyés dan» tons lea quartier* de la ville où il y avait des chrétien» caché», pour les amener chez lui.11 a aauvé aussi la vio à un grand nombre de chrétiens de» village» voisin» et à la plupart des chrétiens qui avaient échappé aux massacres d'Asbaia et de Rachaia.9 Les sœurs de la Charité, le» lazaristes, tous lea consul», n’ont trouvé d’autre lieu de sûreté que le palais d'Ahd-el-Kader.Les franciscains ae sont barricadé» dans leur couvent ; les barricades ont été détruites et le» puuvre» frattei» cain» massacrés.» Sept cent» chrétien» « étaient caché» sur la voûte de l’église des Maronites.Ia: feu a été mi» au toit de l'église ; il» ont tous été consumé» par le» flamme».9 Dama» compte plus de cent cinquante mille habitant», parmi lesquels cent vingt-cinq mille musulman» environ.La ville est toute construite en boi».Lorsque le feu a éclaté dan» I* quartier de» chrétiens, plus de soixante-dix mille étranger» étaient déjà accourus pour piller.C’étaient de» Ture», de» Musulmans, de» Mé-tualia, de» Kurdes, des Druse» et de» Bédouin».l>e« richesse» incalculable» ont été enlevée» aux chrétien» par le» musulmans île la ville, 1 Le pacha de Damas, pour cacher son hypocrisie, a fait semblant de vouloir repousser le Jiouplo ameuté, Il :i fait tirer sur le peuple, vrai, men mm ne n-g.im • - mais il avait fait charger les armes avec de la d’aujourd'hui comme un *uj.t d’npréhension lé | poudre seulement, et personne n'a été blessé, ^itiiuo |K>ur l'ordre publie, on doit au contraire i > Les chrétiens qui .’étaient réfugiés cltex |c.„ considérer comme un appui très certain Ab 1 el-K ider se rendent à Beyrouth chaque oontre tous les fauteura de troubles, s il s’en jour, p:.r des bandes de deux ou trois cents, pr^ntait.Il n’est l»ow>in que d étudier leur eso>rtés par des soldats.recrutement pour voir que les volontaire» d'au- 9 La misère est universelle parmi le» oliré- jourd'liui ne sont autres que ce» constable» du tien».Le tabac et la «oie, qui sont toutes la moi» d’avril 1*48.à qui il a suffi de se montrer richesse du piys, manquent totalement cette pour couvrir les chartiste» d’un ridicule dont ils t.r lîOl'V K UN KM V NT P.MT.MKNTA1RP.XS a MH k.r k» k r.(Suit* «u flo.) » De même nous pensons que l’on »o trompa, et grandement, lorsque l’on « inquiète, comme le font quelques un», des dangers que ces multitudes armées |N>urr:iieut faire courir à 1 ordre social.C’est raisonner de 1 Angleterre parce qui s'est passé dan» d autres pays, e est aussi le moyen prisque infaillible de u être pas dans le vrai.Dii-ii loin de regard r les volontaires nuitée.Le tabac n'a pas été implanté ; la soie a été perdue ou enlevée par les Druse».Les campagnes ont été pillée», le» troupeaux volés, trois cent vingt-cinq villages et six \illos ont été incendiés.Les ouvriers ne trouvent plus d ouvrage.Beaucoup de petit» marchanda, dans les villes, vivaient de leur commerce; ne *** sont jamais relevé*.Aujotird hui, comme alors, ces représentants des classe» moyennes font en tout |N»int cause commune avec les classe» supérieures, ("est la chose incroy; ihle pour beaucoup de peu» du continent, c’est la chose vraie cejiendaiit, e.l'on a pu en voir la prouve l’autre jour à la revue que la reine a »I*!II'* 11 ~ 1 IUVV) » l » l'IV U M ¦ Il M I I ' J"WI •• B actuellement, ils meurent do faim.Il y a de» pUM^e dan» llydo-Fark.Le» journaux ont personnes qui vendent jusqu'à leur dernier donné à ce propos lu liste de tous les commun* vêtement pour avoir du pain.dants de brigade», de bataillons, d 9 De puis quinze jours l**s Drusscs ne font compagnie» qui ont défile devant la souveraine; ils » l'cpuis qiiuiAc joui s* I- - i-1 u™-.» qm nm uonic uoviim i.t nmiri»uii’ , un appar- plus de massacres considerables, mais ils no tenaient presque exclusivement à la fleur de i.:.1., .i .11 i 11.r t., r t ! tin m’unnonce à 1 instant que six mille soi- que des institutions qui leur sont tout à fait particulière».Leur aristocratie ne ressemble à rien de ce que nous avons connu eu Kuro|»c sous le même nom.Ayez du talent, rendez des services et vous serez certain de lui appartenir un jour, lors même que vous auriez dé-peiiné comme lord Brougham tout le temps qui Mmia A»A iwuiiiuyniro luiiir \utTH rtf- hre des (’otumuniw.D'ailleurs cette t’hambre elle-nièuie est passablement affaiblie dans l’opl nion par le temps qui court ; on ne lui par doom pas Ma div ision», et elle le sait; elle la bien confess*' cllo-ntêaie l'autre jour, à proj»*» de» trois résolutiou» impuissantes que lord l’al me raton lui a tait voter en ré|«>n»c au maintien des droits sut le papier par la Chambre des Lords Ainsi que l'ont fait remarquer les jour naux.le dtsoour* de lord Falmerston, qui |H'Ut être tu jamais montré plu* d adresse et de tact que dans cette occasion délicate, concluait lut même au droit do la Chambre haute.C'était daill eiir> ee qu'avait déjà fait avant lui, et à la majorité de 1 !» voix contre J, le comité nom mé par les Communes pour informer sur la question, comme l'avait fait surtout le publie, qui, désabusé maintenant sur les résultat* pro babies du budget présenté au mois de février par M.ti lads tone, n'avait pas seulement eonolu au droit, mais encore au bien jugé de ht Chaut bre des Lords.9 Noua fatnsons donc qu'il y a de» raisons (tour entire que l'éclipse momentanée, que 'affaiblivHMuent de prestige qu’a subi le gou vcrnemcnt parlementaire des Anglais ne durera pas toujours, et que peut-être même il pourrait cesser plus tôt que le» apparence* uo semblent l'indiquer.L'opinion publique, qui est la souveraine mai tresse dan» ce pays, et qui a de» moyens de faire exécuter se» volonté» quand il lui plait, »e montre terriblement fatiguée de la faible»>e d'un gouvernement abandonné aux ha»ar-l» de coalition» où triomphent des frae fions imperceptibles, K Ile donne l'exemple de se rallier pour former enfin une majorité ; malheur i qui ne l'aidera pas dan» ee travail.Elu attendant toutefoi», itou» niMitnaissons tout ce qu'il y a do bizarre dans la position de M.(S lad-tone, voulant ut ne pouvant pas donner sa démission, cherchant et ne trouvant pas quelq i un qui veuille le remplacer, et nous rions comme les autre» en regardant les oarica-turo ni le Puni h représente lord John Russell sou» a'* traits d’un groom de la taille I» plus lilliputienne qui fait de vains efforts p«>ur se hiscr sur un grand cheval npt>clé Ur/nrme, qu'm s|Mirtnian très connu, lord Derby, rentre train uillcinent dans l'écurie, soit |smr le faire disparaitro du turf après le ridicule échec fju'il vient d'y recevoir, soit peut être pour le faire courir à son tour |smr son propre compte au r/wiag meeting de 18t»l.Qui suit t 9 Xayikh Raymond.9 9 X Ml 111 •11111*11’ A u » .JM ’ IIM UUIlllllV IIIIM MMII M «lats français vont arriviT ees jours-ci.Cette nou- y0u9 aura été nécessaire jwur établi voile nous rend li vio.Tous les Chrétion» sont pUtation à faire la guerre à l’aristocratie.(Jest dans lu joie.Ils semblent en ce moment oublier un corps ouvert à tous, soigneusement recruté leur misère, tant il* sont content» de se voir paru,i lea illustrations en tous génies du jmy» délivré** de la crainte d’être, d’un jouràl autre, t.| n’excite aucun il.de haine ( massacrés par le» infidèles.et d'envie qui ont envoyé la uoblewo française i » Le IV Ru rs s F.Al’.à léehufaud, qui menacent aujourdhui U no-j 9 Missionnaire ajmitoinfue, S.J.9 l,l0»»e allemande ou russe.Kilo est le repré- •entant efficace de tous le» grands intérêts permanent» de lu société, lu propriété, la religion, L’Ami de la Relivinn publie, *ur les ma»- U justice, mai» elle ne jouit d aucun privilège «acres «le Damas, une lettre que nous ne ropro- qU; Ull(, insulte ou une iniquité vis a vis de» (luisons pas, parce qu’elle ne fait que confirmer auti-t.f.Un l'a boudée pendant quelque temp* ; le* événements relaté» par celle du U.1*.Rou»- lorsqu'il n fallu obtenu d elle qu elle prit une J soau.place à oôté des intérêts qu'elle repréaeute l ue seconde lettre reçue par l'Am» de la pjU9 spécialement aux intérêts nouveaux cl Religion est analysée en ee» terme» par ce „j nombreux qui se sont créés dun» 1er journal : société*» modernes depuis un siècle ; mai* , Nous ne publions pas la seconde lettre, qui elle a eu le bon esprit de céder, et aujour-ne contient l'i'beaucoup do faits nouveaux: d’hui la loyauté do se»i concession», not elle i 'naif 1 émotion produite à Beyrouth par motn» que 1 impuissance et l anarchie fxihUqw F arrivée du colonel ( f.niout avec le corps de da.nouveaux venu», lut ramené les esprits d ut l’intendaneo et les soldat» d’admini.trat.on, peuple que le bot.»cn» bien p u» encore que U L'app irition de» premier» pantalon» rouge» a royauté, ou la Chambre de» Urd» ou celle de -fait respirer leschrètiens et tremblar leur» en- Communes a toujours gouverne.I »rr« que nom»-, uni commencent à prendre au sérieux dan» 1 intervalle de la dernière session, M.Join l’intervention française.»^ht ¦ fa,t- ''"J" U,'*nt ?l u,,t* » Cette lettre renferme aussi de terrible» a«- digne» d être admiré*, un nombre moommimsu cusation- à l adres du gouvernement turc» ; rable de discours empreints de» idées déinocra-est-il Introin di les n produire ?L’opinion pu- tiques, on «est imaginé qu il trouvait l-eaucoup bliouc en Syrie accus* hautement la Forte, et d écho, d.0* le pays, tandis qu au «mtraire, en pré'.nd (ce one nous n’avons jamais avancé levoyantU>ujour»tout»culsur la»cenc,onau; faute de picuve») que l’ordre de massacre est mit dû en conclure que c était la voix do celui venu de Constantinople.Hu» prêche dun» 1« désert, comme 1 a si bien, # l 'nc bien triste nouvelle nous est confirmée prouvé la discussion de la réforme à la Lhaui Inatitut de Franco.Seance annuelle des cinq Academiei.Aujourd'hui (lf> août) b* cinq académies mi rom j >osent l'Institut de France »«• sont réuni*» pour la séance annuelle dun» la grande sali*, dite de lu Rotonde.Après lu cérémonie de reception il un nouvel académicien, la séance des cinq ocudémic» e»t celle qui attire le plus de curieux, par ecla même que le» cinq branche» de l‘In»titiit y étant îopiésetit^w*, elle offre un intérêt multiple et varié.Krudition archéologique, scienc*’», lettre», beaux arts, poésie, ouvrage» couronnés et jusqu'à lu toxicologie, tout s'y réunit ; chaeiiu peut choisir aa |»i ture.("est lu véritable exposition universelle de l'intclÜ-gtiiioe, c'est la fête de l'Institut.Aussi le public y accourt »v*>o un einpr«'»Nsouii.iai.i touu -r.— •Vil MtrTKMBHX l»M.se* forces pur un ••(Tort mi pré me, il fuit.La clarté d’une belle nuit d hiver le trahit ; on voit glisser mie ombre.— « Arrête! Qui vive! Qui vive ! crient plusieurs voix.— (irenadier î rejumil sans hériter le jeune cli man.I n institut In mort reste en suspens entre les main- de* soldats incertainsettroublés, mais eiiflu Fini d"tix fijutte au clair de lune et lire, (.die foi- Louis tomba |»our ni* plu* >e relever : la balle était entree *oii> le mamelon droit et res-ortiê sous le gauche.Devant la |M»rte de la (ioyère, sur un pe-; lit monticule, croit un cerisier sauvage Le fut au pied de cet arbre que, par l’ordre des soldat», le- gens de la ferme transportèrent le blessé.On t’étendit a terre et ia lue légende de chevalerie AV ZIXa SlC?LK Un i» DK BOVVM HOSX nti do soi CSuiff.) C*est alors que la métayère s'élance vers an hôte et le guide par la main dans une îèce voisine ou couchent ses enfants.La me porte existe du côte du jardin ; au fond «lune brèche, au-delà le* brus,et b* salut.Tne nouvelle détonation se lait entendre ; a maison était cernée, et un grenadier «raté dans le jardin a tiré à bout pur huit | p.fcnl le ble-v*.« >ii i fie mm «i *cuc c* m ur le fugitif.La balle travers** de part en irol||K< campée militairement autour d'un >arl la cuisse de Louis, perce la porte el giaml feu tb* bivouac, resta la jusqu'au >a derrière frapper à l'aine la Loureaii.j matin.Il était alors une heure.Mais Ce coup de feu n’arrête pa» le proscrit, Louis ne dev ait pas être la deruière vieil-nais blessé et sans armes, il n nouc** a m„ ,j(.n.ue nuit fatal* rorcer le passage pour gagner la brèche au [>as de l’endos, et tournant brusquement il se jette dans les ruines des vieux remparts et y disparait.puis sur le côteau de la Goyère le silence règne, interrompu seulement par les cris d'alarmes que se jettent les uns aux autres les soldats.Louis escaladant les décombres d'une vieille tour avait atteint une fenêtre ou- On se rappelle qu’un guide l'avait accompagnéà la Goyere et -lait c*mclie dans une des dépendances ; decouv.*rt il était perdu.Goureau, digne de ?»üT» Jeûnai à» I Le sang de cette nouvelle «t innocffotf victime n’apaisa |»as la fureur d’une solda-tesque égalée dont Louis m«nirnnt subissait les insultes.Au premier moment, on crut if avoir saisi qu’un ob-mr réfractaire, mais malgré les babils de bure qui eou-vraienl le ble-sé, les »oldat* fnrentvitc «I»*-Iroinpr - : leur lureur *:n redoubla.—L’es un noble, disaient-ils, et il- lui cracbaien au vi-age.Quant au Vendéen, sans souc, d**s outrage», le* yeux lin s sur la vont*, étoilée, il demeurait muet et indifferent ai milieu des insulteurs ; il n’est ni leur vain eu, ni leur captif : » J>* -ni*- frapp** a morf> tel avait été -on premier mot **n reveuan à lui.Depuisil ne prouou«;a que quelque breves parole» |*eii se uominer et tout a-suiner >ur lui *:n -auvaiit -es hôte*.U ne se plaiguail |*a- ; mais dévoc d’une fievre brûlante, il demandait il | v erred’eau.La Goureau entendit sa prièrç elle voulait au—i bander ses blessures d’a le -ang sortait a Ilots.Les soldats la repoussèrent.•• Va don, lui ditl’un d’eux, v «donc veiller ton mari.— « J’aiine mieux, répondit la veuv*, soigner un bles-e que veiller un mort.»* La nuit s*: pu—a ainsi, une longtî li lit de janvier.Ver» huitlieure-du mail, des officiers arrivèrent de Moutaigu ave du renfort ; il semblait qu’on eût a combattre toute une bande.L’on proeéb alors à la touille de la maison, ou l’on pei* sait trouver d'autres chouans cachés.Il pèle jour d’hiver M'était levé sur cette scèe de deuil, la neige commenvait a tombe, légèrement roiigie çà «*l la.Devant la porte, un*: charrette déjà chargée du Vn-déen mourant et du soldat mort attend it- Qiu'lqui's soailùiiiicicn» portaient runiforiuo aux jialuit'» voiles La m' uuv a été pt'ésivloo pur M Gilbert, pré »iiteiii de 1 Académie îles Itvaux-arlM, ii>-i-ic do MM \ illemsiii, Berger de Xivrey, ('liasle», ll.devy et Franck, délégué» de* euiq Aeadé nues.M Gilbert a ouvert la »éane* par le discour» suivant .« Méssieur», 9 Ku me éoiiforiuaiit à l'usag», en prenant aujourd'hui la parole au milieu de eette «ei in blée, e e-t d alsTit un InPsoin |»»ur mot, qui u ai appris à manier qu** le eoinpas et le era von, do réclamer l*ntle voir» induigruee , je l invoque avec lu eonfiunee que vous me l aee*ir derez 9 de ne relsrderai |»«» tteaneoup le moinenl où d autre» voix viendront répuidre, mieux que m* «ai» le faire, à l'entente de oet midi toire ; je m'efforcerai de justifier, au moins uiiiM.la faveur que je sollicite.9 ("est un but élevé, messieurs, un grave enseignement «jue non» voyons dan» ee» séance» publique» où nos règlement» ap|»’llenl, chaque année, toute- les AeeidCmie» de 1 Institut A siéger ensemble , nous y cherchons une liante Mellification, non» voulon* v trouver l'expression et comme I empreinte de lu grandi' jx'lisée qui n présidé A la fondation de 1 Inatitut.9 F.n effet, tnessieur».en év«»|uaut par ee* réunions le» souvenir* de tant de nom» célèbre» dans les lettres, dan» le» art» et dan» le» scien ce», de ees nom* glorieux qui brillèrent au milieu d* vos devanciers ou parmi vous, qui sont présents A la peu«*>e de eliaeiiu, qui sont l'Imii neiir de la Franco et le légitime orgueil de T Institut, ne projsiscz vous pns, eu quelque sorte, pour modèle» à I émulation du pay», le» plu» illustre» représentant» de l'intelligence, muni testée mm» toutes »c» forme» 't Ne non» rnp iielcr vous pu» à tous que mm» dévoila mm» efforcer de suivre leurs trace» ?N alliiez von» pu» enfin dans leur voie, eu leur montrant h » plu» noble» exemples, en le» soutenant dan» leur» effort» généreux, ce»esprit» d élite, dont plu» d un peut être demeurerait stérile dans le labeur auquel volts venez le» emmura or loti», et sans lequel ri*'U de gruml, rien de durable lie saurait » accomplir ?» fit n’est e*' (•un encore ainsi, messieurs, qu’en réunissant par un même lien, dan» lin stitiit, toute* les lumière» do la science, ou n formé I un de oc» faisceaux brillant» dont les clarté» appellent et dirigent l’esprit humnin ver» la perfection, ce but idéal qu'il est dan» sa destinée de pour»uivrfl éternellement ?» Idée féconde, messieurs, salutaire on»oi germent, qui, plaçant U* frein A enté «le I ai guidon, pousse en avant dans aa course l'ardent ouvrier «lu progrès, uiui* lui donne en meme temps pour guide le flntidiCttU tutélaire «le la science, et montre à mm ambition la gloire au prix d» l'étude austère.9 ('onmTvnn» religieusement ces saines, ce» grandes tradition», messieurs, rappelons le» sans cesse, nu les lais-ons pas s amoindrir, en ce temps d activité ilioill «et fimpatience «lu résultat |m • u t si faeil* ment lea faire oublier oil inéeonnaitro.> Vouons nos r«‘s|i*'ots aux grand» esprits uni nous en léguaient le dépit, du milieu «le» dé durement» do cette é|MM|uc de hilsuieux cnfnn trnielit où la France chereliait lu b»s*« nom elle sur laquelle elle «levait repiser désormai» ; cou sacrons enfin un témoignage de reconnaissance au souverain qui veut le* jierjiélucr, qui naguère, conduit par sa prévoyante sollicitude dan» eu inomiini'iit menacé do mut dation, ex primait nu uiiliuu do nous sa ferme volonté du conserver à I Institut un palais digue «lo ht grande nation.9 Fuis la lecture s'est continuée dans l’ordre suivant : i 1° Kapptrt sur le concours e de sa iioilnue avec un flot de sang.Transporté dans l’impttal, ou le déshabille aussitôt, espérant trouver sur lui quelque pure importante; c’est en vain, car entendant les •oldaUenvalurlaGoyère, ceconspirateur da vingt ans, avant de songera fuir, avait, nv«*c se» denU,d«N'luié et lia*•lit: tou» lo» papiei» qu’il pnrlait.L' l* n Mon eilKit mik KOMCNO,—L’on vient de, , .me l'aire part de l'intention des orangisles de • """ «^ment produit des discordes civile* et Toronto «i’élover un arc de triomphe qui serait1 des mumosités, mais des luttes ou U sangs décoré de» insignes de leur association, sur la cou ; ., , , , , > .Je n ai jamais douté de la loyauté dea gens qui composent le oorpa des orangistea.J'ai soi re pour seconder les operation» «ta (îa-iib.ihli, et «i l’on «‘U croit une -lanee ?Le no sut rentier vous sonnait à Kingston, mai» il n était |kis possible à Toronto, aux inhTéls desquels sont lira vos pro|Mvs inteiéts |H*rsonn«*ls.(’.’est à xo»s j,.r,.' * de votre propre conduite el de vos tergiversations dans une circonstance aussi critique.Voti»noiisavezpouss« s n insulter le Prince, et ensuite vous ave/ plié le genou.Le duc do Newcastle a eu soin de dire qu’il ne mcltuit nullement en dotilo la loyauté de* Oraiigiste* et eousequoinun nt.la plainte |H)tii|H*use de M.t.ameion u'a pus de portée.Il attend le depart du Prince po ir île- ' niaud.r compte au lioavenieoi-général d’avoir rcmi* son pouvoir entre les mains du duc de Newcastle, comme s’il ne savait pas que le Gouverneur Gêneral »*>l responsable pour ses aeles au iniuisiiv «les Colonies, el non pasaui porlisqui divisenl le Canada ?Comme s’il lies avait pas qu il s’agit do Prince cl que le «lac de Newcastle est le seul qui ail l’initiative el la rosj>uii>a-bilité de ses actes et de ses paroles.il j*arle de parler au Prince sans l’intervention de celui par lequel seul il peut |’approch«*r, pour loi dire la loyauté de» Orungistes qui lie fut jamais mise eu question par le Duc.Et dire que toutes ees billevesées ont été prononcées par un homme qui a été ministre et qui doit avoir quelques notions ou moins du droit constitutionnel ! Espérons que les Orungistes finiront |uir voir leu ficellesuveclesquelle# ce*comperes route que doit parcourir Mon Alto-no Itoyalo, vi-n lr- li |,rrc spéciale pur lu peuple entier, représenté par l«*s «leux branches de la lé-gi»luture.i\ visiter cette colon is, ne saurait faire de distinction entre le» secte» religieu»«'s ou I ¦» ptrlis politiqtie» ; et oe serait méconuaitre l’esprit J 'ai tout lien «le croire, qu’npré» nuire consideration, les raison» nll'erte» par Sa tiriwu il l'appui «le la décision A laquelle elle on est ve une, M'rout jugées «uiTivaiites ; et je «loi» vou» r» cornu» uidcr, en votre qualité «le magistral en elle! de la ville d* Toronto, do veiller il ee «pi’il n y ait rien dans la procession ou dans le» rues p.ir lesquelle» Son Altesne Itoyalo devra passer, qui pui-se donner lo plus léger sujet de uiéoon teiiumt.> J’ai de plus à vous demander de vouloir bien me laisser savoir, par lettre adressée à Kingston, ai le» désiradu duo de Newcastle A cet egard seront ou lie »«'rout |s>int éeoutés, vu «pio la decision prise par la _ _ ‘ »n do T«'-«ont»* peut avoir une luflucuoo matérielle sur le» populations des villes «pu» Sou Altesse Itoyalo doit vi-iter avant de «lire adieu à oette province.» J’ai l’honneur d’être, monsieur.> V«*tro obéissant serviteur, > Signé : Ht»vit ni» tir.vi».» Son Honneur le maire de Toronto.> Avant de s’éloigner «le Kingston où, rumine Ton sait, lo debarquement du l’riiH O n’a pa» eu lien, le Mue de Newcastle mit il an maire de eette ville une lettre «l.tus laquelle il lui t*xpliqiiu, en tenues mesures el pleins «!«* sens, la cause qui l’engageait à passer outre : < \ i»-à-vis de Kingston, 5 sept.lS«ît).9 Mousieur.—C’est avec le plus grand r«»grct que je me v«*i» forcé, en ce moment, de prendre lo pai ti extrême que j’cntrewyai* comme po» sihle dan» tua lettre A Sir Edmund 1 load, en d »te du HO août, laquelle vous a été immédiatement cNuiunuuiqué* par Sou ExceUen«*e, savoir, d’aviser le l‘rince de Halle» «b» continuer -ms im ttr«*piod à terre daus la ville de King «ton.> \ notre arrivée hier, nous trouvions un arc ' de triomphe couvert de décorations orangistes, «t un eorp* organwé de plusieurs centaines de personne.» ay.oit toutes les insigne» de leur ordre, y compris un grand nombre do drapeaux, une musique «t tout ce qui caratérisc de pareille'procession».Je pouvais difficilement me décider »\ cioire, qu’uprè* vous av«»ir vu.vous et les autre» mesMCurs qui vou» a«'Couipa-gnaieii! n l»)rd du va|*eur, et vous avoir plei-nouant expliqué le# motifs qui m’avaient eu-g.»gé à aviser le Prince, les objections que j a-\.»i' « uuuiérécs contre ces manifestations de parti dans une telle circonstance, et les conséquence» inévitables qui doivent s’en suivre, je ne pouvais croire, di»-jc.que le» orangistes seraient as*i*x mal cv«uscillé» p«*ur agir d une manière aussi choquante envers tous leur* oon-citoyens—protes'anta et oatholique#—en perse* «irant à vouloir empêcher le Mriucs d’accepter T hospitalité de votre villa., 9 J ai été désappointé.Ls rrince n ba«é l aj |»-1 que j«: leur ai fait sur leur loyauté et »ur leurs bon» sentiments.J« ne leur ai pu» demandé le sacrifiée d'un principe, mai» de piier leur» drapeaux et dus abstenir «1 un simple article de toilette.Je dé-iruia que lo l'rince lc« vît, mais je ne voulais pas donner mon &»»*iiii ment a une société qui a été désapprouvée dans la mère-patrie par lu Souveraine et la Législature «le luHratnio Bretagne.i J’apprends que le» orangistes regardent cet acte de ma part comme un insulte à la reli gion protestante.Jusqu'à ce qu'ils puissent prouver Je sais bien quo do telles processions de parti ne sont pa» illégales en ce pays Comme en Irlande.Cette réponse serait o'inoluante, ci je voua demandais «l’exercer votre autorité eonunc Mairo ; tuais cette réponse ne vaut rien contre un** représentations.«Je les ai faites, non comme secrétaire des Colonies appelé à mettre une loi mi force, mais comme un ministre de la lU-ino, accompagnant le l'rince de Galles, par Tordre de Sa Majesté, à l'occision d'unn visite officielle en cette colonie, sur l'invitât ion de lu Législature ; et, je le «bitiiando, dans quolle position ho trouverait plaeé le l'rince si, par ma sanction, il uvuit maintenant à passer par ces décorations «pii ont été préparées pour lui (manifestations «pii ne sont pa» prohibée» par la législature coloniale), nt s'il allait Tannée prochaine visiter le nord do l'Irlande, où il ne pourrait le faire sans violer les lois do ce pay».9 S «m Altesse Royale continuera son voyage, mai» partout où »a feront dus démonstrations sembl.ibics à celloh ei, jo devrai tenir la même conduite «ju'iN Kingston.9 Je no pits fermer eette lottre sans exprimer lo regret quo j'éprouve do ee quo la Corjora-tioii nuit pa» accepté l'offre que je lui ai faite, par votro ont remise, do présenter son adresse à bord du vapour, offre qui n été accepté*» avec empressement par le modérateur et le Synode do l'Eglise Presbytérien no en rapport avec T Eglise d’Ecosse.Il in'est impossible de croire quo lo» membres de la Corporation se soient laiNx^s influencés par leur sympathie pour b conduite des orangistes, mais je crains que «e soit là la plu» vraisemblable explication à donner à lotir «iécision.9 Je suis, monsieur, votre obéissant serviteur.« NlwrASTLi.> Son Honneur le Mair* d# Kingston.» La rniNca a Toronto.Cno dépêche télégraphique transmise à Québec, samedi, nou» apprenait que de notuelles difficulté» s’étsient élevées entre le due de New- pur l«* |K*ijplc «1*5 si;t» colonies cames.iior«Mam«*ri- Quebec.» O sont bien certainement «1«ï beaucoup 1« » _ ‘ Vaux ter» qui aient « le faïUduii-.le* «leux langues, en l'honneur «lu l'rince.Ils sont pleins d une loyauté noble et «ligue, et, cependant, il* n’ont pu trouver grâce devant h* r>‘piiblicaui>iiiu severe «‘t la grande atne «J un rédacteur olwunjui I»** a a« cueilli!* par ce» ttioUpU in* d in»«ilence el de brutalité : « Nou» ne publions pa*, dit-il, une ode qui noua a été*
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