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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
mardi 4 novembre 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1884-11-04, Collections de BAnQ.

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4?e année édit, tri-hebdomadaire, N° 12F), MARDI, 4 NOVEMBRE 1884.20e annee, édit, quotidienne, N9 155 TAUX DE L’ABONNEMENT AU JOURNAL IDITION thi hbruomaoaihi Par an* |»ay t!>le d’avance.$4.00 Pour le* i*ay* Arangqr*.i.oo àlXTION QUOTIDIENNE Par ai».|»ay:d>t'* d’avance.$6.00 'oui pay1» étrangers.y.00 l’édition tu hebdomadaire parait leu 4ARI)1S, Ici JEUDIS et les SAMEDIS.Pour se dtVdwmncr avis à cet effet doit *tre donné à l'administration un moi» avant lt 5n du seiiK’xtre courant, autrement l’abonnement est censé renouvelé.On s'abonne à Ouébcc, rue du Fort, 8, à-vn» le bureau «le Poste central.LE JOURNAL DE QUÉBEC POLITIQUE.COMMERCIAL.INDUSTRIEL ET LITTÉRAIRE Mooeeca—11 Auoustin COTÉ, à fm toutes correspondance, lettrés, Os., doivent Hr4 adruséét /rame TARIF DES ANNONCES S.x ligne., i.:einière insertion.$0.50 Au-desstiJ'ieé lignes et pas plus de 10.0.80 Pour chaque ligne au dessus do lolig.0.10 Pour chaqu« insertion sulrséq., par lig.0.05 ), Los rc< lames, rapports de commandites décès, mariages, etc., sont sujets au tarif des annonces.Toute annonce envoyée, qui ne porte pas le nombre d’insertions, est publiée jusqu’à avis contraire.Une remise libérale est accordée pour les annonces à long terme.Il n’est tenu aucun compte des é< rits anonymes.Les manuscrit} non insérés sont détruita ITALIE guu» l iions I** Moniteur île Hume jus- qu'au ÏU octebr | si lis do Michel-Ange, niii* lu* ruines de» thermes do Titus ; on mémo ! lompH.il lour donna lu vaste Char : trouNo élevée auprès par Michel-An-| go oi dont lo oiolire formuiil un , , .splondino portique do oont colonnes On n© le dirait pan, oui» lu minis- , t]n|, comddero a junto tnro couinio tèro est et» pioino crise ; cri-e par-j pun ,jt,H j,|UH beaux monuments do polio si I ou voul.inmla d une cor- j Ruine olirûtionno.luino iiuporinneo, pusquoce-t le, U y avait dnnu plUH do cinq sio- cloaque Ion Clmrtroux demeuraient nortidèiiiilo do la g 11 on o qui va pus-'oron do nouvelle© mains, M.lo généraI Korroro no jouissait pas tio puis longtemps déjà d'uno bien forto mnu*.et s’il n’y uvait pua péril en lu demeure, il était facile ilo s'aperce-voir que «;a 1,0 marchait pua.Uno decadence dm.h lu discipline ul la niorali'é do I année elan visible, dos suicides un pou partout.dos duel» Hcaiiditleiix, nno niituvuiso humour latente dans les 11011 pus, dos dépoli-ho* extraordinaires grossissant chaque joui*Mina rin»o m raison, toiles • elaioill l’oiat dos eboaos, lolloa étaient les causes des préoccupations du r«*i Humbert et tio son president dgConseil.U y avait bien à lu Pi lutta un secrétaire general d'uno cor-luiiiu valeur, mais cola no autlisuit pour donnei à l’urméo cetto confiance et celle irnnquillilé d’esprit qui lui sont néceasuiros.O110I sera lo successeur du géné-ra| Ferrero et do l'honorable Pot ioux, son socréluiro générul—car ce dernier devra egalomont so retirer 1 Un n’en sait tien encore.Ou ne etiit pua mémo si lu crise s'arrêtera là M.D«*preti» n’ouvre jamais une crise a si bon marché ; il ost homme a pro liter do la circonalunco pour leur pai dessus bord deux ou trois ntivs collègues, 11 lin do les remplacer par do vrais et purs truualor-luisles.pans tous les cas le successeur do M.K torero appartiendra au nouveau parti, et si lus bruit» qui courent ont quclqu londement, co serait même un membre do la vieille droite, louant à un intérim qu’assumerait lo president du Conseil, l'ideo ne nous semble pas pratique ni l'evenluulile tulinis-ible.M.Depreti»,depuis laissa, no jouit pas d’une grande reputation militaire.I.e mieux pour lui est de s’abstenir.aur remplacement des Tlierinca et qu’il» donuiiieul l’exemple do lu prière et do la morliticalion là où les souillures du piigniiiuiu avuioni laissé les plus ignoble- souvouirs.» Mais ce» bons religieux, dit à ce propos YUnità Cattolica, cumul in compatibles avec lo civilissimo g«*u vornomout ilalion «pii a abattu u coups de canon les portos do Home, ot, dès quo lo souffle dus nouvelle» liberté» eut oontumine la Uiélropole du catholicisme, lus Chartreux su virent enlever leur doit ro paisibl qui lut iraiiHform»* en un dépôt militaire, delormé par de 1 oin eaux murs et do nouvelles constructions, ot doublement profane de la sorte, comme cho-o -neree ul eoiumo monument artistique.Prive.-, ensuite dos moyens do subsistance et relégué» dans le dernier coin du couvent le» Chartreux lurent entravés de toutes les ut unifies possibles dans l’exercice do la vie religieuse n Lu révolution italienne, qui pro code du démolit ion en demolition comptera encore c«*tie victodv j ar mi ses faciles triomphes Un monastère de moins à Home ! Mais les catholiques en auront jii*lom«*iit alli ge», parce quo ce départ e-t un ni» jet de grande douleur pour lo Vicni re de Jesua-Christ et de grave détri ment peur Homo elle- ¦ Orne.Un monusturo do moins, cola veut dire une école de vertu de moins en-ao'gnaiit a prier cl .1 souffrir, deux enseignements in li»pensrtblu» pour combattre l'esprit d'ilicrc lulité et la soif des plaisirs qui entraiuo aux la Belgique, la Suisse ul, duna iliiu certaine mesure, la Franco ul 1 1 ta lie.Cette nouvelle tactique consiste à sub-tituer à lu politique pu ru me lit parlementaire ou constitutionnelle, la politique sociale, la politique du rulévomunt dus dusses ouvrières pur uno organisation de la société mieux appropriée aux nouvel lus condition» du la vio moderne.Colle pensée nmitro-au domine loiilo l’economio intérieure du parti conservut’-ur.(’’est qu'il a compris la stérilité relative de ses ancien» programmes, i'inipopuiurilé désas truusu de ses diupuuux use-, N 1 i'ubsleiilion, ni le déduit., ni l'oppo-silion cure et simple, ni lus predictions de futures catastrophes nu hiui-regarderont plus du moudu contre les assauts do la démagogie socialiste.Ce qu’il faut, c’e»i une politique agissante cl uffuctivu qui fusse coin prendre au _ t ‘ ' qiiul côté soi.t ses véritable» ami-.(’o socialisme chrétien ut cotiser-valeur, ce tu» democrat' sut < un do l’a rislocralio jt doi classes niipérioures s utlirmu un pou partout.Ko Allemagne, la droite cotiser-vatnee a inscrit, depuis IS7 4, dans tous «-«:» programmes la nécessite de.faire «no grande politique sociale.l’rolo» tuuls orthodox s et catholiques rivulisunt de 7.le pour tri Millier au relèvement «les cia-nus pauvres soit ouvrières, soit agri coles Sous l’inspiration généreuse de M.«le \ ogol-ang, la noble.-su uulri-cliiennt et le parti eatlioliquu entrent ilans les memes voies.L'initiative chevaleresque de M.le com lu Ap-ponyi, son socialisme chrétien liait-ii-mont avoué, l’echo aym| n'Iii pu* que ses dis-ours troavunt dans le cicur des Hongrois prouvent «pio e«-tte nouvelle plateforme politique est aus-i féconde qu'opportune.K n Angleterre, c’est l’ailu gauche Depuis plusieurs années, celte vue plu» nette de leurs devoirs étuil entrée dans lu conscience dus liait tu- classe-, Grâce à Dion, cotte in tuHigunee vague ul indécise «Je leur mission sociale s’incarne pou a peu dans une activité pratique.Dos hauteurs de la théorie, on o*t des coudii sur le terrain dos faits ut «lus événements, l’e n’o-i qu'en France et eu Italie qu'on a pus encore il ou vh lu moyen do sortie «tus uh-truc tiens pour su constituer on parti so ial iigi—ant non seulement dans le-* comité- et les couvre.», mais au giand soleil «le la vie purlementairo ul politique.Il y n «lus exceptions bon arables et brillantes.Mais eu sont des hommes isolés : lu mouvement n'a pus entamé la grande mas su.Il est permis, cependant, d’es-peror qu'au lieu du se cantonner dans l'abstention, au lieu de faire exclusivement une uo de sou- venirs, on •arrivera » comprendre enfin «jtio l’influence d'une classe, d’un parti, d'un groupe social est eu rui-.m «lireele de son activité pratique et eouerclo.Lu problème du groupement «les partis eu Europe se pose ainsi : au moment où l«> lit» rulismo auli reli giuux su (|«d»at dans le désastre d’une luilnie intelleoluelle et politique, le parti «b» l'ordre, «le la conservation sociale sora t il :i-ey.puissant, as-*;/.bi«m orgaui-u pour trouver une nou vePo organisation «lu la société et eui|»ècliue «|ti«* I»* radicalisme socialiste nu -•* constitue l'héritier poli tiijue «i*t0 diplomatie «»nt ]»«»ur consequence de nous brouiller au moins n demi avec l’Angleleriv, «le faire éclater I'indillerenee, hi ce n est pis, «les Flat s-U ni-, et «l«i iioii-mellre ù l:i merci «le la pro toc i ion .allemande ul ,i lu remorque «le- «lu-seins coloniaux «le M «le Bismarck.Lorsque lu gon verne men t «le Na i.e départ do U«»tne des CbarL|reux silence actif et biet faisant «le- nio • qui desservaient l'église monumeii nos vont succéder les j»:ii-iileiil du» lùat- Uni» protc-tait contre rétablissement «1 un umpire -ur l'un «les continents am«*ricaiii» et mena.,ail même la Franc » «l'une déclaration «lu guerre.Cette doctrine «lu Monroe, que la grande sœur -ort «le temps eu temp» do -e» ur.-cnanx, u-t une arme compluisunlo et commode avec la«juullu on signitie aux puissance» eiiiopconne» qu'elle» aient à s'abstenir d’entro|»ri.-o» lointaines qui |>ourraient tioubler l’u-siettu du Nouveau Monde, La grande sœur joue da Monroe couniiu M Ju les Ferrcy lui-mcme du I 1 fausse nouvelle.Oh ! tn*s scrupuleuse »»« »«nf j»up cousine», on le sait de pour le compte d'autrui, la grande reste, et c e»t une v**rité qui relevo de M.de la l’ali-se.Par contre, le» republiijue» »ont-elle» sœurs entre elle» ?i.e Fiançai», toujours un peu gobe mouche», u eu l’air de le croire un instant.Lorsqu’au 4 sep ti mbre 1H70, uno poignee do mait-vui» plaisant» imagina de mettre la >œur! Mai-, lu manche trè» largo quand il -’agit d’ello-même, et de »o- intérêts, et erlicio «lu duché e-t d«> 3,69o|«ulaiion du dôO.iMio hahiiuui» environ, dont 7.0, (100 pour la capitale.Les catholique» -ont en irèa-puMlo minorité.L«) pays fournit a l'armée allemande unlegimcuid'iulunlcrio.uii r«*giinent de hu.s-urds, une but 1eri«) «:'artillerie deux regiment.» «le landwher^ : le tout fait pat tio du 1 fie corps d'ur-i lit ce.Aux termes de la loi du 1851, l«i pouvoir legislatif appartient à nue Chuinhro du 40 membres, dont ‘JI sont élus pur les propriétaires lu* ineiiibr«a do lu commission qui sorti plu* impos«‘-, 3 par le elorg«» pro- nominee cut après midi, pour uxu-le-tant, D* pur lus habitants «!«•» minor la demandi* «lu crédits do 10 vilies it U par le» district » rurmi.x million- d«*|x»-«*e i I y tt huit jours par Celle ( huiubre su reunit tous les tr«»i» l'amiral Peyron, d'exigordu gouver-un».cornent «lus déclaration» absolument Le pouvoir o*ccutil e-t aux main» cal* gornjnoH et lu ju'ompt envoi de d’un minisliM’o responsable compre- 1.nfaèdiable.M» lu donc dH«:idé à prend ru Hosaliu pour turn me t — Autant cello I) qu'une autre, inu mèrn ! —Singulière réponse, François.- J ai l'àgu de me marier, n’est-c® l'M" ‘t Je no l'aime pas, non 1 je ***.n',nu pas, muis elle -emhle m'a °,r «n gré, el, voyez vous, j’ai r"P souffert à cause d une autre, j*î*r point me montrer recon Muni à celle là de ce qu’elle veut ‘•u m'accorder une préférence aux —Oh ! les ruves 1 dit François, j« ; n'en fai» plu».Je veux mu m.- j rior, bien vito, tout do suite.J’ai i tuerai Ko.-uhe, je l'airuo déjà.D’ail-I leurs, qui vous assure «jii'otle ne se guérira point do »a coquellorie ?.Il un sxisfe tant de plus vuinleiises, d*« plu» cruelles meme ! — Voilé tout ue que tu as a me dire ce soir, François ?—Oui, fout.—Tu «)ses m ntir à tu mur«\ à une mure qui to chérit d’une façon ni tendre.Espères-tu donc la troin per ?Est-ce quo je ne lis pas «iay» ion regard comme dans ton cour v Allons, un mouvement de continuée, mon puuvrt) enfant, co n'est pas difficile, va I On se souvient qu’on u ete tout petit berce dans ss* bras, on s'agenouille devant elle, on |•«*»«* son Iront sur son épaule et ou lui dit.—Ob I mère, que je »ms mallieu rsux l a’eoria François en lui»»unl couler ses larmes comme une pluie d'«>ruge.(Jallier i ne lui purlu longuement, doiicem«'nt.un pa»».inl s«»s doigta dans sa chevelure noire un pou rebel le i of, lentement, unis l’inffuenee de ses paroles lemire» et vraiment inu ternelle*.le jeune homme sentit sou âme se dilater par l’expansion d'n-b«»rd, par la confiunce ensuite, (jiiund la veuve le vit rasséréné, elle le remvoya, le poussant par les épaules aveu un rire heureux, et lui, l’autre le» chambres «le la maison do la veuvo ; toute» «l«>ux -’«‘taioiii rendues au jardin, et y avait ramassé • les brins «l'herbe el «piolques petites fleurs.La Bohémienne liubillecavec -mn, fortifiée pur un long séjour chez Catherine, n'elait pas reu«.>nnui»sable.fit j-«io ruyoïniuit siu son visu-ge, et quand elle regardait -a tille, c'était avec l'expresion d’uno joie tnoinphunt**, la j«#ie causée pur la possession exclusive «le ce «juu l'on aim**.N era plus triste venait d’ache-Vur «le nouer «iau» un paijtiul quelques vêlements acheté» du produit «le son travail.Sur un meublo -'en-las-aieiit lo» cadeaux ijii’ullu voulait laiser à ceux qu’elle «juillait lion sans regret, mai» pou-see j*ur lo be soin d'ecbapper a une -«niffrance «levuiiue inloler ible.{*«;piiis l enlru tien «ju'il avait eu avec sa m«*ie, François, jouant un jeu «pii pouvait «1 venir dengereuX, avait subi plu» qii'uiicourag" l««» «*.equelt«*rios d«i Rosalie.Silencieux el triste il pa»s»il-es soiree» le iront penrlté sur un livre, ne prêtant l'«#reilio ni aux buvur luges «le Louise ot do Ma rie, ai aux questions enfantines «le N ichett », ni aux cliansniis queC:au dîne apprenait «le t'Iuudin.De son côté Nera, Ii«l«'le à la parole donnée à Cyprienne, attendait «pie lus doux semaine* so fussent ecoulees, avant d’apprendre à Catherine qu’elle s'eu irait avec.Mathia au hasard de la grande roule.nuit leurs eor.cilialui «»» «lan» lu» coins, ut distinguait au fond «lu jardin leurs frai» éclat» «lo 1 ire.Alors -a douleur »c tài-ail plu» poignante, » 1 ro»«>lntions plu» un placable, — Kilo» n«) me regretteront guor re, peneait'ulle , et moi «jui racliHi» a tiii* mère qu’au fond elle» me man queronl plu» d'une fois.(Vttu journée, la derniere «ju'olle «lut pusser chez la veuve, lui parut mortellement longue Mlle avait hate d’en finir, d’apprendre s Catherine «|«i’> Ile s’en allait, «ju'mi nu la reverrait plus jamais.Mlle souhaitait voir aussi comment Françoisappten-druil cotte nouvolit* Il la regardaft a la dérobée avec une -«nie «li«crain l*«, P«miL è re gardait il un tomi de son Jmo moins du «ou.iai.ee que -u mère.Enfin *i 1 •*» lit 1 j’ai seulernunt une prière à vous adreseor, à vous Malhia, el u ! toi Néra.— Dites ! dites, s'écrièrent elle.» ensemble, —Nous irons faire 1111 pèlerinage à l’endroit ou Num lut trouvée par Jan-êmc et Babrelacho.Si, après avoir visité co lieu jdoin «lu soiivo nir.» pour nous tmi», vous -enbuitcz toujours nous quitl«*r, la roule sera libre Me promettez-v« us «lu 01 uu coin pagne r ta 1ms.—Je complais déjà 111’y rendre.—Alors, c’est convenu Ne nous attunilri»»ous pu» u l’avance, les pluurs usent lus forces.Demain, ù «bx heures, nous nous rendrons tou tes lus trois à la grainie clairière ( >ii abrégea la veiliee.truand N«*ia ul sa mèie eurent disparu, (’atlierino «lit a Georges : 1 mont Mathia Pavait potis-eo dans une voie d'ingratitude.Colt) mere en retrouvant sa tille chez autrui ne la reprenait, croyait-olle, qu'à moitié.Kilo la voulait toute à elle, et doucement, lentement, uilu changea en certitude co qui se trouvait seulement on germe «laits l’esprit de Néra.Celle «•> «•rut oh • i i* à son propre c«eur ci: sièvaut «les inpulsions ••iiuugère*.Mais maintenant que i'iieure «le put tir riait venue, «pi’ellti voyait pré»,loin pr« »ce qu'elle avait —( '«nirs 1111 moulin, ul remets ù | l'horloge «lu regard.Cyprienuo ce billet.! —Nous partirons «iuus un quart —Je serai revenu dans nnu heure, mère.—Toi, Julien, vu chez M.Maxime Vilhardouiit, ut porte lui c.lie !««t tre.Catherine embrassa scs till«>s, gar du un moment lus mains de François dans les siennes, et lui dit : - C.ouruge I tu lie passeras plus qu'une nuit suns sommeil.Si nous étions vaincus dans cotte épreu *e ! tuuil «le paille.Nera allait «*t vouait appelé la lilierié, »«>n cti*ur s » s«>r luit, les mots -'étranglaient dans sa gorge.Kilo ropu»sait dans sa pen»ée l*s j«*‘: s heureux «pii s'ôtaient ecou-l* » p« ;n* elle «lan» cotte maison.Elle -«• soiiveiiiiii des londrosses «le Ca-tiici u.e, «le l'.imilié de ceux «pi'ello appelait »« » i*ù«u» ol s«*» s«uur».Cn ivmoid.» lui travers:* le coeur.Kilo eut Iti -cuti lient «lo lu faute coin mise, et reiicoiitranl le regard de Catherine-i bon,-i rempli d'indul-genuo, ttllu courut rapidement à ellv, la prit dan» sc» bras ut muruiuru : " — Pardon ! pardon ! oh I si vous saviez ! Catherine fut sur le point de lui r**po»nlre.—Je sais tout, je comprends tout' Mais elle se contint, ut omhru-su seulement aveu dtim eur le front de la jeune II île.Malhia reparut Alors (’allier ••«*, affectant une li bc’tu d’esprit «Ionl «die « tait loin de jouir, «lit aux doux femmes : — Partons ! Toutes trois so mirent 011 route, Cailiorino allait la première, «l'un pas sûr, rapide ; Mathia lu suivait ù quelque di-tnnue ; Nera restait eu arriére, cm plis-an t son regard de l’aspect «lu» choses familières que biMilot u'Ie lie revetrait p>us.implicit), doublé»».Pour j moi Catherine souhaitait elle cot'e epretivo '! Regrettait elle «loue un «lup .i t «le venu necessaire ?A «pmi bouse ren die « l'endroit uu son père l’abun donna pour uiorto lundis «pi'il a» sommait a demi Matliin sous »nn b.» Ion ?Kilo «.‘prouvait ce j mr l.| une am ie d«* teneur a revoir un endroit vi-iio ,»i souvent en d’au II es circonstances.('.’pendant oilo avur pro mis, elle tiendrait la parole donné*.Le repu.» «lu i.ndi fit silencieux.A peine était il termine que les jeune» garçons ut le» jeunes tilles se dis purserent.— Laissez ici v«>s paquet», «lit Ca tlieriiiw, nous mouton» au bois, nous «m serons revenus a «piulro heures «*t -i vou» non» «piittez.Kllu n’acheva pas et consulta d'heure, ajouta-t-cl e.N« ra demeura muette, appuyée contre la ha8âl .* • valeur n â ©u qu© 822 voix de majo» I ploau, l’honornbl© M.Wurtole, M., sont en négociation», s Londres,dan* mont fracturé trois vertèbres dor MM wn^nlMi à r.:, i"'' ”nd'»JI «‘•«.(«r ; Mh rat»1 “»r.‘ " .Tour !«• oQDouctto.réclamas, fatu-hvurs I ^ur ** tfûmpo en affirmant qno cet tu ¦ * w - ^ ** M., «vil» vu iiP|(UVlUUUir| #1 iiuniiirn,iiinm IllUi cité, ©endiedl dornior ; mai* I Bise- i Barbeau, do Montreal, et M.Carrier lu but d'élever le tarif de*» pa*-ugor* *ah*».IX**» soin* immédiats lui o tt Uur «e t rom ne an affirmera rati», 'll* Uv"‘* 11 “ êl*.,,é
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