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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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La Quête : journal de la rue, 2007-11, Collections de BAnQ.

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! Le magazine de rue de Québec No 96 Novembre 2007 QUE SONT J JO£3 « FOUS 77 DEVIN liS?WÊSÊ .J: ' y .y \ 9'Ïa .- '&* & ¦ ML- \“ T* 4l****‘*¦ vV%>xV ,JMp "rr::,.''i * i ¦ • ¦ • • • ulM»'.! htm ’kV.iiw PV‘"'Ü lu'.r-v i; H'.1" if'AVjru wwftv •*•¦ ¦ '.rlr \ * a ¦1 v ¦ w'i' •æV.VAV® H'/uu'irt'1 '.’.'V'.V-J ".ynt r>>.fy>*»v 'JïV,v I t Vil CD ¦ Ai j.1 BKvi- a •••• • •• • •• H, Desjardins Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec ommaire ^HHBIW MOT DE LA RÉDACTION Pierre Maltais EDITORIAL Jacques T.Dumais DOSSIER : QUE SONT NOS «FOUS» DEVENUS LA PETITE HISTOIRE : DÉSINSTITU.QUOI?Julie Morin LIBRE EN ENTRANT, LIBRE EN SORTANT Émilie Bilodeau 9-10 «C’EST MIEUX ICI QU’EN PSYCHIATRIE» Laurie Grenier WTT: NE PAS CONFONDRE POLICIER ET PSYCHOLOGUE Guillaume Sigouin Miron - DE LA CRISE À L’APRÈS CRISE Aude Brassard-Hallé JE NE SUIS PAS UNE MALADIE Richard Langlois LES ÉCRIVANTS LE HIBOU ET LA CHOUETTE Louise Cloutier LES AUTRES Alcide Labrecque LE LANGAGE DES YEUX Marie Nassif CHRONIQUE DÉSINSTITUTIONNALISATION, QUAND TU NOUS TIENS Diane Morin DES ROMANS SUR L’IDENTITÉ Martine Corrivault M - % AVEZ-VOUS OSÉ DIRE FOU?Robert Maltais Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 3 ÉDITEUR Pierre Maltais m Et pendant ce temps, nos pauvres « fous ».Et pendant ce temps, nos pauvres « fous » Tout le Québec vit actuellement avec passion, au rythme de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodements reliées aux différencès culturelles, présidée par Gérard Bouchard et Charles Taylor.Présentement, nous en sommes à la deuxième étape (la consultation populaire) du mandat de cette commission.La troisième et dernière étape (rédaction du rapport final) sera réalisée de janvier à mars 2008.À la fin du mandat de cette commission, il se sera donc écoulé un an.On pourrait être porté à croire que c’est long en dépit de l’importance d’un tel sujet pour les Québécois?Notre sujet du mois, la désinstitutionnalisation, ça fait plus de 40 ans que ça dure.Ca, c est long et ce n’est toujours pas réglé! Il s'agit d'êtres humains que I on a gentiment mis à la porte d’une de nos institutions dites «asiles d’aliénés» en leur disant,«la maladie mentale, ça se guérit» « et ne vous en faites pas, on va prendre soin de vous à I extérieur».Mais les choses ne se sont pas tout à fait passées de cette manière.En partie seulement.Et ça traîne, ça traîne, ça traîne_Si nous abordons ce dossier, c est que nous tenons à attirer votre attention sur le sort et les conditions de vie réservés à ces personnes qui ne devraient surtout pas être négligées par nos gouvernements et la population en général.Très peu de gens semblent se soucier des misérables conditions d existence de cette catégorie de la population.Savez-vous comment et pourquoi tout cela a débuté?Et savez-vous pourquoi tout à coup on a décidé de les mettre dehors de ces «asiles»?Quels étaient les services qui devaient suivre la sortie de cette population souffrant de troubles mentaux?Des services qui n’ont jamais vraiment été rigoureusement donnés! Où tous ces pauvres gens se sont-ils logés?Combien étaient-ils?Ont-ils manqué de certains services depuis tout ce temps?Cette nouvelle approche gouvernementale a-t-elle permis de guérir beaucoup de malades?Que sont-ils tous devenus?Ne devrait-on pas se préoccuper du sort de nos semblables, plutôt que de les pousser dans un coin comme le gouvernement l’a fait, il y a de cela des lustres.Heureusement que plusieurs organismes communautaires ont vu le jour pour palier aux besoins les plus pressants de tous ces malades.Mais cela s’avère, vous vous en doutez, nettement insuffisant.Tant de questions et plus encore! Nos journalistes se sont penchés sur le sujet pour vous proposer quelques éléments de réponse.Pour le reste, nous espérons que l’ensemble de nos informations permettra de vous conscientiser sur l’importance de ce sujet, de manière à ce que vous puissiez faire entendre, si vous le souhaitez, votre voix à ce chapitre.Bonne lecture à tous ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS Jacques Dumais, Pierre Maltais ÉQUIPE DE RÉDACTION Émilie Bilodeau, Aude Brassard-Hallé, Laurie Grenier, Richard Langlois, Julie Morin, Guillaume Sigouin Miron.CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury, Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc, François Laverdière et Pierre Maltais LES ÉCRIVANTS Louise Cloutier.Alcide Labrecque, Marie Nassif.JEU DE LA QUÊTE Jacques-Cari Morin JEU SUR LE CINÉMA Pascal Huot PUBLICITÉ Caroline Alain et Pierre Maltais PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE Pascal Huot PHOTOS Pascal Huot, Émilie Bilodeau, La Quête IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA Inc.(418)681-0284 La Quête est distribuée sur la rue en échange d’une contribution volontaire de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n’engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s Pierre Maltais La Quête est membre de la NAS NA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour le prochain mois, nous parlerons de Noël en général ainsi que de la perception qu’ont les enfants de cette période.Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca 4 La Quête - Réalisons l’espoir Novembre 2007 Notre mission - s.y,' ;i;:".- »¦ •>.k La Quête est un magazine de rue.Il donne la parole aux démunis et à ceux qui veulent se faire entendre.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisées de la société.Encouragez nos camelots sur les rues de la ville de Québec Sur la rue Cartier Sur la rue St-Jean Sur la rue St-Joseph Dans Saint-Sacrement Traverse de Lévis CAMELOTS DEAAANDES D’autres secteurs vont s’ouvrir dans les semaines et les mois à venir.La Quête est à la recherche de camelots pour couvrir plusieurs secteurs dont la rue St-Jean, le Chemin Ste-Foy et le boulevard Laurier.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 5 *» “ 'WÈèWm, ’ f Æ, la üittéienee est dans la rue Le métrobus 800 en direction de Beau-port, exploité par le Réseau de transport de la capitale (RTC), constitue souvent un centre d’observation de la maladie mentale.Il défile dans un long corridor parsemé de foyers d’accueil pour déficients plus ou moins légers.Il fait halte à un terminus voisin du centrecommer-cial La Canardière, où abonde la bizarrerie humaine.Et, surtout, le bus frôle à chaque course le gros bunker, parfois plus gris que le temps, de Robert-Gif-fard, là où jadis étaient enfermés les gens «anormaux» ail même titre que ceux dont on disait qu’ils «dérangeaient» la quiétude du gros village de Québec.Dans ce métrobus, vous voyez embarquer une kyrielle d’individus aux tics nerveux variables.Ça se parle tout seul, hoche la tête dans tous les sens, se déhanche de droite à gauche, cherche quelqu’un d’un regard absent, supplie le voisin de bavarder avec lui ou de lui prêter ses couvre-chaussures.D’aucuns se tiennent à un arrêt pour saluer, d’une politesse excessive, chauffeur ou chau-feuse.Une dame d’un âge certain, retournée à l’enfance, s’exhibait même à l’avant avec, sur les genoux, sa grosse poupée à la propreté douteuse.Désormais, elle capte davantage l’attention par des crises pour débarquer ici ou là, plus loin, tout de suite, tantôt.avant d’aller se rasseoir.Un autre quidam, lui aussi d’un bel âge, déguste son comet de crème glacée qui dégouline partout jusqu’à ce qu’une samaritaine essuie maternellement le men ton du drôle de bébé.Les usagers semblent avoir apprivoisé ces facéties quotidiennes.Ils se montrent plutôt patients, tolérants à l’égard de la différence, avec de petits sourires en coin qui en disent long.Plus les déviants baignent parmi les gens dits normaux, plus ces derniers jugent qu’ils ne sont pas dangereux.Çertes, le pas-dans-ma-cour subsiste encore, mais la peur sévit également devant d’autres catégo ries d’extlus.N’y a -t-il pas officiellement, selon Santé-Québec, plus cie 20 pour 100 de la population de 15 ans et plus qui souffre de détresse psychologique élevée?Et à en juger par le nombre croissant de dépressions, de «bum out» dans notre société, on comprend mieux la banalisation de la déviance.On l’attribue en partie à la dissolution des familles, à l’effritement des valeurs collectives, à l’urbanisation, au mouvements migratoires, aux mutations économiques et à la place du travail dans la vie moderne.La santé mentale évacue donc progressivement, depuis 45 ans, la maladie mentale devenue maladie comme une autre.À la suite de la parution du livre «Les Fous crient au secours», le gouvernement de Jean Lesage crée alors la commission d’enquête du psychiatre Dominique Bédard, à la tête d’un trio dont fait partie Denis Lazure, plus tard ministre péquiste.Cette commission donne aussitôt le coup de mort à l’asile d’aliénés du XIXe siècle, né à l’époque où la folie était perçue comme un «mal incurable provoqué par Dieu pour nous punir ou pour nous éprouver».L’industrie pharmaceutique profite grassement de ce virage, dans la mesure où la désinstitutionnalisation voit le jour grâce à la découverte de neuroleptiques efficaces.Dépression, trouble bipolaire (maniaco-dépression), anxiété généralisée, trouble panique, phobies, trouble obsessionnel compulsif, stress post-traumatique, anorexie et boulimie, schizophrénie, maladie d’Alzheimer, autant de maux qui requièrent de fortes médications.«La maladie mentale peut être traitée et souvent, guérie», de proclamer la Fondation des maladies mentales.Pour peu, il va sans dire, que les malades ingèrent leurs médicaments.Mais ils ne les prennent pas toujours, parce que les non autonomes ne sont pas suffisamment surveillés.Voilà l’un des problèmes criants de la désinstitutionnalisation.Ce ne sont pas les techno-bureaucrates qui peuvent remplacer travailleurs sociaux et thérapeutes.Les affaires Simon Marshall et Claudio Castagnetta démontrent au surplus que les policiers non plus ne possèdent pas pas une formation adéquate pour comprendre et maîtriser la déviance individuelle.La majorité de ces déviants ne méritent pas pour autant d’être derrière les barreaux.Ces êtres humains, en autobus et dans la rue, ne sont pas des criminels.Dès lors, les institutions comme les simples citoyens doivent assumer toutes leurs responsabilités à leur endroit.Retourner à leurs sources du XVIIe siècle, une époque où les «Français toléraient les vagabonds, les mendiants, les handicapés ou les fous, et ils louangeaient même la folie».À la veille de la désinstitutionnalisation, l’auteur dramatique irlandais Samuel Beckett, y allait, dans «En attendant Godot», de cette savoureuse répartie: «Nous naissons tous fous.Quelques-uns le demeurent»! Jacques T.-Dumais La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : Desjardins Caisse populaire de Québec Canada Cenbraide Québec 6 La Quête - Réalisons l’espoir Novembre 2007 PETITE HISTOIRE: LA DÉS INS T! TU.QUOI?D’où vient ce terme si difficile à prononcer et si payant au scrabble ?Pour bien comprendre l’origine de ce mot, il est important de savoir qu’au milieu du XIXe siècle, l’État a décidé d’institutionnaliser les malades mentaux, soit de les placer dans des asiles.Plus les années passaient et plus ces hôpitaux se remplissaient.Les listes d’attente étaient fastidieuses et les coûts d’opération augmentaient en même temps que le nombre d’usager.L’État décide donc de créer une commission d’enquête sur les hôpitaux psychiatriques qui entraîne le mouvement de désinstitutionalisation, soit de mettre l’emphase sur les droits et libertés des individus et de civiliser les soins de santé mentale.En 1962, à la suite des travaux de la commission, le rapport Bédard propose de moderniser les asiles en créant des hôpitaux psychiatriques et des départements psychiatriques dans les hôpitaux généraux.On comptait aussi sur la présence de foyers d’accueil et la prise en charge de ces malades par leurs familles.Les éléments de deux rapports d’enquête Quatre motifs sont à l’origine de ce rapport.Premièrement, le motif humanitaire reposait sur le fait que ces personnes avaient le droit de vivre dans leur milieu et de participer à la vie communautaire.Le motif thérapeutique, se traduisait par l’accessibilité à de meilleurs traitements et à des ressources matérielles et humaines adéquates.Le motif économique était justifié par le fait que l’état pourrait faire des économies en limitant l’accès aux asiles.Le dernier motif était basé sur la curabilité de plusieurs types de maladie mentale, ce qui ne nécessitait plus l’enfermement indé fini de ces gens.Pour être en mesure de bien mettre en place ce programme, des services devaient être implantés dans la communauté.Trois objectifs étaient clairement identifiés pour réussir ce tour de force : favoriser l’accès à des services psychiatriques près du domicile des usagers, assurer un suivi auprès de la clientèle et établir un programme de réadaptation et de réinsertion sociale.Malheureusement, l’augmentation du taux de sortie des patients était plus rapide que celui de l’instauration de services communautaires.Après une enquête en 1966 sur la santé, le bien-être et la sécurité du revenu, une nouvelle commission est créée, la commission Castonguay-Nepveu.De cette commission naît une réforme qui est officiellement adoptée en 1971.Celle-ci est caractérisée par l’entrée des technocrates dans le réseau public de la santé et des services sociaux, qui organise le système de santé dans une dimension « managériale ».Productivité et rentabilité des services.La logique initiale de la désinstitutionalisation fait fausse route, les personnes malades sont redirigées vers les milieux hospitaliers.Retour à la case départ ! Pas un échec, mais.Il serait faux de dire que la désinstitutionalisation a été un échec, car nous avons démystifié la maladie mentale, humanisé les traitements et diminué les séjours à l’hôpital.Mais d’un autre côté, à la suite de ce mouvement, notons le développement de l’itinérance, l’augmentation de la toxicomanie, l’alourdissement du fardeau des familles, la criminalisation de certains malades mentaux et l’abandon à eux-mêmes de ceux-ci.Comme quoi il y a toujours deux faces à une médaille.Julie Morin Novembre 2007 La Quête ¦ Réalisons l'espoir 7 LIBRE EN ENTRANT, LIBRE EN SORTANT r L’hospitalisation de gens atteints de maladie mentale, au XIX siècle, a donné aux patients une liberté.À son tour, la désinstitutionnalisation a permis à ces mêmes personnes de regagner leur liberté.Explications du directeur général du Centre hospitalier Robert-Giffard, Michel Gervais.«Aller à l’asile était parfois une libération», estime M.Gervais.Certaines personnes souffrant de troubles mentaux se sont retrouvées enchaînées, étaient victimes de violence et vivaient parfois dans des conditions de salubrité minimales.«Leur hospitalisation leur a donné de meilleures conditions de vie», raconte l’homme qui côtoie des personnes atteintes de maladie mentale à tous les jours.Une fois admis à Robert-Giffard, par exemple, les patients avaient accès aux grands terrains extérieurs, jouaient avec les canards et participaient souvent à de petites fêtes.Au fil du temps, les spécialistes ont remis en question leur méthode et ont soulevé qu’il «n’était peut-être pas normal de rester toute sa vie dans un hôpital».C’est entre autres l’évolution de la science qui a permis aux patients des retourner en société et de regagner une liberté.De l’institutionnalisation à la désinstitutionnalisation, des médicaments ont été inventés et ont permis d’atténuer de nombreux symptômes reliés à la maladie mentale.M.Gervais se désole que l’itinérance soit souvent associée à la désinstitutionnalisation.Il concède toutefois qu’il «y a une forte proportion d’itinérants qui ont des problèmes mentaux».Cependant, «peu d’entre eux ont été institutionnalisés alors il ne peuvent pas être désinstitutionnalisés», précise-t-il.Le directeur général de l’hôpital faisant le suivi de 5200 patients souffrant de troubles mentaux explique que les itinérants ne veulent souvent rien savoir des traitements qui pourraient diminuer leurs symptômes et encore moins de faire un séjour à l'hôpital.Pour hospitaliser de force une personne, cette dernière doit mettre sa vie ou la vie de gens en danger.Et pour soumettre ces patients à des traitements, la Cour supérieure doit émettre une ordonnance permettant aux médecins d’avoir recours à la médicamenta-tion.Dorénavant, les hôpitaux psychiatriques n’accueillent plus de patients qui vont y passer leur vie et y mourir.«Notre but, c’est qu’ils ressortent tous», raconte M.Gervais.Les séjours des patients qui sont admis à Robert-Giffard varient environ de trois jours à 3trois ans.M.Gervais se félicite des nombreux cas de personnes qui ont eu des problèmes psychiatriques et qui, après un séjour à l’hôpital, reprennent une vie plus que normale.Un musée à Robert-Giffard Pour en savoir davantage sur le plus grand hôpital psychiatrique de la province, le musée de Robert-Giffard doit rouvrir avant le temps des fêtes.En plus de changer de lieu dans l’hôpital, le musée est présentement en train de subir une modernisation.Une visite au musée ouvert à tous permettra certainement à plusieurs d’en apprendre davantage sur l’hôpital qui a été fondéen 1845 et sur Robert-Giffard (St-Michel-Archange) qui a été une ville jusqu’en 1976.Emilie Bilodeau 8 La Quête - Réalisons l’espoir Novembre 2007 C’est mieux ici qu’en psychiatrie Une chambre et pension est une chambre attribuée à des personnes nécessiteuses, en occupation simple ou double.L’établissement offre les repas et d’autres services, comme le lavage, selon des besoins du pensionnaire.Dans la plupart des cas, il y a une surveillance de la prise de médication.Il y a également un encadrement qui est offert par des professionnels.Le loyer est fixé bien sûr avec l’offre et la demande, mais aussi en fonction des revenus des pensionnaires, donc de l’Aide sociale.Trois maisons de pension, trois ambiances, trois styles de vie.Elles ont toutes la même mission, mais chacune la réalise à sa manière.Certaines ont des allures d’institution stricte, d’autres de véritables hôpitaux psychiatriques.Mais quelques-unes ressemblent à une famille, on s’y sent comme chez soi, ça respire l’amour et la fraternité.Le premier du mois Première halte, le foyer de la réussite.Le premier du mois, c’est le jour des chèques et c’est un peu le chaos.À mon arrivée un des bénéficiaires me complimente sur mes chaussures : « Hey! Sont belles tes bottes, on dirait des mocassins, j’aimerais ça en avoir des comme ça! » Le but étant de récolter des informations sur leur quotidien en dehors des institutions publiques, je m’approche de lui.Amicalement je lui demande s’il veut bien qu’on parle, pour le mettre à l’aise je lui dis que c’est pour La Quête, qu’il connaît.Il répond avant que j’aie fini la phrase : « Ah non non non! moi j’embarque pas dans des affaires de même, j’aime pas ben ben ça.» Plus tard, j’apprendrai qu’il souffrait de schizophrénie paranoïaque et que, peut-être est-ce la raison de son refus.Aucun autre volontaire pour répondre à mes questions à cet endroit.En quête de déesses Deuxième halte, la pension chez Dion.Ayant été prévenue qu’un seul pensionnaire avait acquiescé à ma demande d’entrevue, je me dirige directement vers lui.Nous le nommerons Herman, pour préserver son anonymat, il souffre de schizophrénie.Il m’accueille avec enthousiasme, « Je suis content que tu sois là, je t’attendais! Tu ressembles vraiment à une déesse! » Herman, véritable verbomoteur, me raconte des histoires sur l’Atlantide, continent ayant possiblement existé et disparu dans l’Atlantique.Il me parle ensuite des femmes, qu’il appelle gentiment, ses déesses.Il me parle du cosmos, des étoiles, des constellations avec une justesse déconcertante.Essayant à mainte et maintes reprises de le ramener au sujet du jour, il dévie sans cesse et revient sur les déesses, sur les revues Playboy et la bibliothèque où il aime tant aller.Il faut une concentration à toute épreuve pour le suivre dans ses idées qui ne sont peut-être pas si folles, finalement.Je réussis tout de même à apprendre que cet ex-itinérant se plaît bien dans ce qu’il appelle « sa maison », qu’il aime aller à la bibliothèque et qu’il a un ami avec qui il ¦ s’entend bien.L’ambiance autour de nous est assez calme, les gens sont assis un peu partout dans l’aire commune et semblent un peu perdus dans leur pensée, comme s’ils réfléchissaient à un problème de mathématiques très complexe.Bien que cette dernière entrevue ait été riche en informations, je me demande pourquoi si peu de personnes ont accepté de répondre à mes questions.Serge Bé-dard, intervenant social à l’Archipel d’entraide m’ébauche une réponse: « Dans le milieu, les intervenants changent sans cesse, il n’y a pas beaucoup de stabilité.Ces bouleversements font en sorte que les patients doivent répéter sans cesse leur histoire et ont perpétuellement besoin de rendre des comptes à diverses personnes.Au bout du compte, je crois qu’ils en ont marre.» Ils étaient aussi un peu effrayés à l’idée d’être «interviewés ».Suite page 10 Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 9 Des patients avec le sourire Troisième halte, Maison Alarie.À cet endroit, des gens dynamiques, des patients avec le sourire.La propriétaire, Manon Alarie, se confie: « Moi je suis une femme qui veut faire une différence, je veux aider et faire le bien ».Il y a un large éventail de personnes qui habitent cette maison, certaines ont fréquenté les milieux hospitaliers, d’autres ont des troubles de personnalité extrêmes, d’autres encore, souffrent de toxicomanie ou d’alcoolisme.Pendant ma rencontre avec Mme Alarie, deux hommes s’approchent aucunement gênés par ma présence et s’adressent à cette dernière: « Philippe (nom d’em- prunt) ma touché une fesse hier et il a donné un bec sur la joue de Guy (nom d’emprunt).Là, il va falloir que tu fasses quelque chose, parce que nous autres on aiment pas ben ben ça ».« Philippe un homosexuel qui a des problèmes de santé mentale cherche de l’affection où il peut », confie Mme Alarie.Plus d’autonomie En parlant avec tous ces gens, ils sont sans l’ombre d’un doute très heureux dans un endroit qui se rapproche d’un vrai foyer.Règle générale, après ce survol de quelques établissements, il est clair que ces gens sont beaucoup plus autonomes et par le fait même plus heureux à l’extérieur des milieux psychiatriques.Catherine Hamel, éducatrice spécialisée à la pension Dion y va de ce commentaire: « Même si tout n’est pas toujours rose ici, les gens apprennent à se responsabiliser et à devenir plus autonomes et avec une médication bien gérée, ils peuvent vivent une vie presque normale.En tout cas, c’est beaucoup mieux ici qu’en psychiatrie, ils sont plus libres ».Laurie Grenier III S LOUIS-JOLUET Commission scolaire de la Capitale Apprendre un métier en 8 mois! À l'aube de l'emploi WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ^^ rüfumïiün Bp anzfxiiün mBi&tjHî Haut taux de placement Salaire intéressant (13$ / heure) Entrées continues Possibilité de stage rémunéré (10$ / heure ) Attestation du MELS FORMATION PRATIQUE AVEC LA MAISON DE LAUBERIVIÈRE INFORMATION : MARIE-ANDRÉE BISSON AU 956-0114 OU 694-9316 # 248 Emploi Québec an Laübenvière Artisan de son avenir Wwwcscapitaie.qC.( cadouis-jolliet VS5S%rn AlicLîcl'S CllcL’LS BuilîliES monavenir ! Commis vendeur Réceptionniste Aide-ébéniste Préposé à la Caissier (ère) livraison Commis à la réception Manutentionnaire et à l’expédition Et bien d’autres.AVANTAGES Stage en milieu de travail Entrées continues Attestation (AFP) du Mets Reconnaissance des acquis Formation en insertion socio professionnelle INFORMATION : PIERRE RAINVILLE AU 641-0050 10 La Quête - Réalisons l’espoir Novembre 2007 De la crise à ni uidmfa*" Plusieurs organismes de crise viennent en aide aux gens ayant un problème de santé mentale dans la région de Québec.Ceux-ci visent tous le maintien dans le milieu des individus vivant une période difficile, évitant souvent l’hospitalisation, mais également la judiciarisation.Les services offerts sont variés et souvent complémentaires puisque les organismes ont des mandats clairs et définis, qui visent à éviter les dédoublements.— Le C.C.Q (centre de crise de Québec), qui est dans sa vingtième année d’existence, s’adresse aux personnes ayant des problèmes de tous genres et vivant une période de crise.Il s’agit du premier service d’aide de la région, qui gère 16 000 appels par année ainsi que 1,200 demandes de déplacement.Il offre, en plus des 27 lits d’hébergement de crise, un service d’aide téléphonique 24 h sur 24, sept jours sur sept, un service d’entrevues et une unité d’évaluation mobile.« Nous souhaitons prévenir la désorganisation de l’individu, explique Christiane Allard, directrice du Centre.Nous voulons éviter les hospitalisations, et visons plutôt le rétablissement le plus près possible du milieu.» Le centre intervient à la demande des individus, mais aussi à la demande des Centres locaux de services communautaires (CLSC), des hôpitaux et des proches des personnes dans le besoin.Il relève de l’Agence régionale des services de santé et des services sociaux.Plusieurs services sous un même toit PECH (Programme d’encadrement clinique et d’hébergement) offre aussi plusieurs services sous un même toit.En plus de l’hébergement temporaire et du suivi communautaire spécialisé en santé mentale, PECH a, depuis le milieu des années 90, un protocole d’exclusivité d’interventions en collaboration avec le service de police de la Ville de Québec.Les intervenants de PECH sont appelés lors de situations de crise par les patrouilleurs qui en font la demande.« Nous intervenons normalement dans un délai entre 0 et 30 minutes, explique Benoît Côté.Dans la majorité des cas, les policiers quittent ensuite les lieux, et ce sont nos intervenants qui prennent charge des personnes.Mais il s’agit d’un pouvoir discrétionnaire des policiers; rien ne les oblige à nous contacter.» Les individus sont ensuite orientés vers des services adaptés, comme l’hébergement temporaire de l’organisme.Quelque 1500 interventions sont pratiquées annuellement.D’autres organismes gèrent aussi des situations de crise en santé mentale, même si ce n’est pas leur mandat premier.« Nous offrons de l’aide à tous ceux qui le demandent, explique Danielle Beaudy, responsable de la ligne SOS suicide.Même si nous ne sommes pas spécialisés dans la santé mentale, on écoute et on aide les gens au mieux de nos connaissances.Nous les référons entre autres au réseau de base, comme la police et les hôpitaux.» Pas de problèmes majeurs Les organismes en gestion de crise ne semblent pas souffrir de problèmes majeurs, à l’inverse de plusieurs organismes du milieu communautaire.« Nous n’avons pas de difficulté pour la crise, explique Mme Allard.Ce sont plutôt les ressources pour le long terme dans le milieu qui manquent.» Avec l’arrivée du service 811 dans la prochaine année, les services de l’organisme devront être réévalués.Ce service permettra un accès direct à la ligne Info-Santé et couvrira toutes les demandes dans la région.Pour Benoît Côté, le problème réside aussi dans la gestion de l’après-crise.« Nous couvrons la demande sans problème, résume-t-il.Et il y a eu une augmentation significative des ressources et de la consolidation entre les organismes dans les 15 dernières années.Mais les organisations communautaires sont sous-financées, et il n’y a pas beaucoup de lieux où les gens peuvent s’orienter une fois la crise passée.De plus, nous n’avons presque pas d’alternatives à offrir à la médication.» Aude Brassard Ci-haut une des nombreuses chambre d’accueil du Centre de crise de Québec Novembre 2007 La Quête - Réalisons l'espoir 11 chologue •MI* L’augmentation des interventions policières auprès de personnes atteintes de maladies mentales a modifié la façon d’enseigner et de pratiquer la profession de policier, D Cette augmentation est attribuable à la désinstitutionnalisation, a affirmé Jean Beaudouin, directeur des communications du centre de police de Québec.«Plusieurs personnes ayant besoin d’un encadrement 24 heures sur 24 ont été laissées à elles-mêmes.N’étant plus encadrées, elles sont moins susceptibles de prendre leur médication régulièrement.Ce qui les rend moins autonomes, donc c’est difficile pour elles de se trouver un emploi, ce qui mène souvent à l’itinérance.» a-t-il précisé.Comme elles se retrouvent souvent dans la rue et sans médication, les policiers doivent intervenir plus souvent auprès d’elles pour divers problèmes.Des agents de première ligne Les services de police ont dû s’adapter à ce problème, puisqu’ils ne sont pas des psychologues, mais des agents de première ligne au même titre que les pompiers, a expliqué Jean-Louis Dallaire, coordonnateur du programme de technique policière du Collège François-Xavier Gameau de Sainte-Foy.La formation collégiale de technique policière contient six cours sur 45 reliés de près ou de loin à l’enseignement de la psychologie et de l’être humain aux futurs policiers.Mais pourquoi si peu?C’est parce que l’agent de police est un spécialiste dans la loi pénale et un généraliste dans la problématique humaine, a expliqué M.Dallaire.« Nous ne sommes pas là pour négocier.Mais pour maîtriser la situation afin ainsi d’éviter à l’individu de se blesser ou de blesser quelqu’un.C’est ensuite que nous les référons aux personnes spécialisées.» a précisé M.Dallaire.À la suite de l’obtention de leur diplôme collégial qui s’acquiert en trois années, les futurs policiers doivent réussir l’épreuve de 15 semaines de l’Ecole nationale de police du Québec.Cette école est un continuum de la technique où les techniciens renforceront leurs compétences par des ateliers et stratégies pra tiques.Depuis 1997, ce programme offre des simulations d’intervention de six heures au total auprès d’individus ayant des problèmes de santé mentale, suivies d’une rétroaction sur leur performance.Sans pouvoir affirmer quelle est la moyenne d’heures accordées aux autres thèmes, Andrée Dorée, conseillère en communications de l’École, à souligné que ce nombre d’heures accordées pour un thème est considérable.Les simulations impliquent également les organismes qui oeuvrent en interaction avec les services de police.Avec les services spécialisés Or, les services de police ont dû développer un réseau de contacts avec divers organismes spécialisés dans les domaines de la santé et d’interventions sociales.L’organisme Pech est l’un d’eux.Pech est un organisme offrant des services d’aide pour des problèmes multiples comme la santé mentale, la toxicomanie et l’instabilité résidentielle.Sa mission est de redonner aux personnes le sentiment de pouvoir d’action sur leur vie.HYPERLIEN “http://www.infopech.org/" http://www.infopech.org/ Ce qui laisse croire que les services de police ont une conscience du problème que la santé mentale pose.Et que les institutions concernées mettent en place des programmes pour que les futurs policiers interviennent plus efficacement.Mais n’oublions pas que les policiers n’évoluent pas dans un milieu à la clientèle unique.Tous les professionnels interrogés ont précisé que la formation des policiers comporte plusieurs volets.Et celui de la psychologie en est un parmi d’autres.Donc, selon eux, il est difficile d’en faire une priorité.Guillaume Sigouin Miron 12 La Quête - Réalisons l’espoir Novembre 2007 VJ-f'RTSS Unité Hospitalière de Recherche, d’Enseignement et de Soins du SIDA > L'équipe VIH/SIDA du CHUQ-CHUL est composée de différents professionnels de la santé •/ Microbiologiste-infectiologue / Travailleuse sociale et éducatrice-sexologue v' Infirmières / Psychologue ^Pharmacien /Etc > Elle a pour but de traiter les personnes atteintes de la grande région de Québec et de tout l'Est du Québec Q Nous avons plusieurs projets de recherche clinique en cours pour tenter de trouver de nouveaux médicaments contre le VIH/SIDA.-Vous voulez un suivi régulier par une équipe compétente et dynamique ?-Vous voulez participer à un protocole de recherche sur de nouveaux médicaments ?j'AjppeCez-nous au (418) 654-2788 (CHLTL: 2705 boulevard Laurier, Québec, local S-785) UNIVERSITÉ IAVAL B Cl /470 P:P CENTRI HOSPITALIER UNIVLISITAM DEQL'ÉBEC ¦ centre ¦ de recherche EN INFECTIOLOGIE 234, rue Saint-Jean^ Québec (Québec) GIR 1P1 CHEVRE FEUILLE@VIDEOTRON .C Tel: (418) 204-0767 PRODUITS 100 % NATURELS, FAITS A BASE DE LAIT DE CHÈVRE ENTIER 40 VARIÉTÉS DE SAVONS, SHAMPOINGS, CRÈMES, LOTIONS DE CORPS, BAINS MOUSSANTS, ETC.savomvi Rir: artisanale Meeerci d'acheter La Quêêête! 59, rue de Buade Québec, Qué.G1R 4A2 (418) 692-2296 Depuis 1907 Qiguàta, Ltée Briquets Magazines Souvenirs Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 13 Je ne suis pas une maladie Au milieu des années 90, à l’âge de 36 ans, je pion geais, en même temps qu’une séparation difficile, dans un monde a la fois troublant et fascinant.- De nouveaux mots firent leur apparition dans mon vocabulaire : manie, psychose, délire mystique, dépression, rétablissement, rechutes, stabilité., .appuyé par une médication que l’on espérait la plus appropriée possible, une thérapie avec un intervenant signifiant (CLSC Sainte-Foy), la rencontre de personnes au vécu s’apparentant au mien (groupe d’entraide - réseau communautaire), un entourage (parents et amis) informé et compréhensif.J’avais toutes les chances de m’offrir un rétablissement et éventuellement, une stabilité doublée d’une qualité de vie peut-être même supérieure.Après une année qui avait vu mon employeur me remettre une lettre me disant que : « Comme vous n’honorez pas votre contrat, nous mettons fin à celui-ci » (méritait-il que je travaille pour son entreprise malgré le fait que j’étais considéré, avant l’apparition de la maladie, comme son meilleur représentant ?), je pris le chemin d’un nouveau défi dans le monde du tourisme.J’avais bien fait deux rechutes (avec phase dépressive) pendant cette année de retour à une vie dite « normale » et malgré un avenir inconnu, je me retrouvai à l’Isle-aux-Grues.En surplus d’une expérience positive de quelques mois, je rencontrai Fabienne dans la foulée du film « La Grande Séduction », une femme extraordinaire avec laquelle je partage le quotidien depuis bientôt 11 ans.Coup du destin, hasard (je n’en crois rien), coïnci dence, synchronicité.Une dizaine d’années ont passé pendant lesquelles j’ai écrit un premier volume, « Le Fragile Équilibre » (bientôt best-seller), qui m’a conduit à parcourir le Québec et le Nouveau-Brunswick dans le cadre de salons du livre, de conférences et d’activités médias.J’ai travaillé dans l’industrie touristique de la région de Québec pendant une dizaine d’années tout en m’impliquant dans le monde de la santé mentale (Centre d’entraide L’Équilibre) auprès de personnes vivant avec des troubles dépressifs et bipolaires (maniaco-dépression).En avril 2007, alors que ma vie était empreinte d’une foule d’éléments agréables et positifs, je lançai mon deuxième volume intitulé : « Ces maux qui dérangent » toujours aux Éditions Le Dauphin Blanc.Au même moment, j’entrepris un nouveau défi, un mandat d’agent de liaison au sein de l’AGIR (Alliance des Groupes d’intervention pour le Rétablissement en santé mentale) en partenariat avec les CSSS Vieille-Capitale et Qué bec-Nord.Le tout s'opéra d’une façon plutôt inattendue.La veille du lancement du livre, je me retrouvai plongé dans un épisode de psychose.Je suivais des « signes lumineux» qui m’entraînèrent à faire le tour de la région en voiture et à me retrouver, avec le concours de ma conjointe et quelques amis, à l’Hôpital Saint-Sacrement.On réalisa néanmoins le lancement.sans ma présence.L’Amour, toujours l’Amour Après une période relativement courte de convalescence, j’ai repris mes activités et ai entrepris une nouvelle tournée des salons du livre de l’Abitibi jusqu’à Sept-Iles.Quelques conférences, quelques formations, un travail que j’aime et l’Amour, toujours l'Amour.Peut-être ce nouvel épisode se voulait-il un message.A tout événement, je crois que La Quête - Réalisons l'espoir - nous sommes dans un immense laboratoire de recherche où on ne peut trouver réponse à toutes nos interrogations.Le cerveau est si fascinant ! Et quand j’ai envie de m’apitoyer sur mon sort (un trouble qui me guette par exemple), je pense à Guy le père de Fabienne aujourd’hui décédé, qui vivait avec un diabète sévère, une jambe et un pied amputé et un « sac » (cancer).Malgré tout, il fonçait, souriant, il osait, il bougeait.Il était un de mes plus beaux modèles de vie et il le restera toujours.Il me reste surtout, à chaque jour, la beauté des petites choses et l’Amour.Et à la question, m’en suis-je sorti vraiment, Votre réponse vaut bien la mienne.Je crois simplement qu’il y aura possiblement d’autres épisodes et.peut-être un troisième livre.Vivre un épisode alors que tout va bien dans sa vie, questionne énormément et me laisse sans réponse à certains moments.C’est sans doute sain.Au quotidien, je vis pleinement le moment présent et finalement, je tenterai toujours de vivre la plus belle vie possible, une vie près de la nature et empreinte d’amour.J’évite de me conditionner malgré les médicaments sur le comptoir de la salle de bain comme si la maladie devait être présente tout le temps et la raison de mes hauts et mes bas.Je ne suis pas une maladie, mais plutôt, un individu en perpétuelle quête du bonheur.C’est ça ma Quête ! Richard Langlois Auteur, conférencier et Agent de liaison de l’AGIR 14 Novembre 2007 Diane Morin Désinstitutionnalisation auana tu nous tiens Le sujet est fort complexe et passablement rebutant.D’abord, parce que ça dure depuis trop longtemps.C’est un terrain où des idéologies s’affrontent âprement au nom de grands principes, mais aussi pour le pouvoir.Et puis comment se fait-il qu’un processus enclenché au début des années 60 soit encore d’actualité?Il y a sûrement quelque chose qui cloche là-dedans.La désins se terminera-t-elle un jour?- — -—— C’est la Commission Bédard qui a parti le bal en 1961 en se prononçant contre un modèle archaïque de soins basé sur l’enfermement des personnes ayant des troubles mentaux, l’asile.Le gouvernement québécois a ensuite enclenché des réformes avec comme visée de réorganiser les soins et les services en santé mentale.Les patients sont donc sortis des hôpitaux et les nouveaux patients diagnostiqués n’ont pas été institutionnalisés.Mais, en cours de route, les résistances et les embûches sont venues freiner les élans des réformes successives.Dans le terme désinstitutionnalisation, il y a le mot « institutionnalisation » qui fait référence à un mouvement d’entrée vers l’institution et le préfixe « dés » qui annonce le mouvement contraire.Avez-vous déjà vu un paquebot s’arrêter et reculer rapidement?Si on veut seulement arrêter un navire, il faut d’abord « stopper » les moteurs et les repartir dans le sens inverse.La logique aurait voulu, du moins sur le plan étymologique, que l’institution disparaisse mais force est de constater que ce ne fut pas le cas.De plus, l’appellation est muette sur le nouveau modèle à mettre en place! Pour réussir le changement, il aurait fallu que les ressources, et non seulement les patients, sortent de l’asile pour entreprendre la réorganisation dans la communauté.Le pouvoir sur les ressources financières et humaines aurait dû changer de mains.Les patients sont sortis mais les ressources n’ont pas suivi.Les psychiatres, l’argent et le personnel avec des conventions collectives sont demeurés à l’intérieur de l’institution.En conséquence, la réorganisation basée sur les organismes communautaires, des ressources d’hébergement et les Centres locaux de services communautaires (CLSC) a été déficiente et la désins a connu des ratés qui l’ont rendue tristement célèbre.Le Québec a vu s’accroître, entre autre, le nombre d’itinérants dans la rue.Tous les acteurs ont alors été mis à contribution : le privé, le communautaire, les CLSC, les centres hospitaliers, etc.Mais, au moment où l’ensemble de la société constate l’ampleur des problèmes, s’enclenche déjà la lutte au déficit zéro.L’Archipel d’entraide, par exemple, tire son origine des constats désastreux faits après la vague de désinstitutionnalisation des années 80.Nous avions constaté qu’il y avait des personnes issues de la désins qui vivaient dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.Même si elles ne disposaient pas de services professionnels suffisants, ces personnes étaient tout de même aidées de façon naturelle par des voisins, des amis, monsieur et madame tout-le-monde.Ces aidants se retrouvaient toutefois trop souvent dépassés.La contribution de l’Archipel a été de proposer un modèle pragmatique d’alliance entre les deux formes d’aide professionnelle et naturelle pour ceux et celles que le système avait abandonnés, notamment au niveau de l’accompagnement, du suivi et de l’hébergement.Au cours des années 90, l’institution s’est réorganisée en parallèle avec les ressources qui n’ont jamais été désinstitutionnalisées.Elle a récupéré certaines expérimentations qui avaient cours dans la communauté.L’institution a finalement remodelé ses services autour de l’hospitalisation de durée limitée, d’équipes de recherche qui travaillent sur des problématiques précises et des cliniques spécialisées pourvues de satellites privés ou communautaires.Il y a fort à parier qu’on parlera de la désinstitutionnalisation encore longtemps car cette transformation majeure a été enclenchée dans le contexte de la Révolution tranquille et de T État-Providence mais la mise en place des services a trop tardé.Le momentum budgétaire était passé quand on s’est attaqué aux vraies affaires.La stratégie qui consiste à attendre que les patients meurent pour fermer des lits et dégager des budgets est, elle aussi, dépassée dans le contexte actuel du vieillissement de la population.Je dois dire que les services ont tout de même évolué depuis 15 ans, bien qu’il y ait encore de gros efforts à consentir.On nous convie régulièrement autour de tables de concertation pour convenir des services à dispenser et des rôles de chacun selon des orientations décidées en haut lieu.L’exercice est souvent fastidieux mais c’est le prix à payer pour échanger et transmettre notre connaissance des réalités du terrain pour améliorer le sort de la clientèle.Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 15 La *RjAe CflBHGie 'Wfÿ-iÿ:* ieS du monde e£^- 'ïÿMë.Tabagie Saint-Jean 620 me St-Jean Québec (Qç) GIR 1P8 " TéL: 418 522-5923 °£je- O' LICENCIÉ GIOVANNI BRAGOLI et fils ancien chef au Restaurant Manno Charlotte & Solange Courtemanche 850 rue St-Jean Québec, Qc.G1R 1R3 801, RUE ST-JEAN, QUEBEC (coin ST-AUGUSTIN, à côté du Centre des Congrès) Tel.: 525-7371 522-4889 fax.: 522-4614 mmï \ WMÈ- mÈÈËÊÊàÊÊt %; RESTAURANT r >_i Li ii ^ i r'W' 4’ *0fm**i ' ****"'**** r'-$ ffimm WJFÈ •&M flf W-% W 'v -iîÉ'î -^Ük^E.P' jajj fl ?fi, « Q % LE HIBOU et LA CHOUETTE L'un et l'autre cherchant tant bien que mal leur chemin À travers les dédales de leur destin.L'un croyant à la reconnaissance et à la puissance Et l'autre désirant simplement l'aisance.Et toi, quel chemin prendras-tu ?L'un croyant à la reconnaissance et à la puissance Et l'autre désirant simplement l'aisance.Et toi, quel chemin prendras-tu ?Louise Cloutier Le hibou ne vivait que de nuit.Le jour pour lui N'était qu'ennui Et superficie.Il préférait les profondeurs De la noirceur A la lueur D’une fausse chaleur.Quant à la chouette, Elle ne voyait que le jour où elle deviendrait vedette Pour enfin recevoir honneur et gloire.Solution du mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 c H A U D I E R E P E E X T R A I E H L 2 I M P A 1 R E C I F 11 N I C U L A I R E 3 T E R M I N U S H E R I F A U B O U R G 4 A N S E A U F O U L O N A T A L U N D I 5 D O w 1 G W A M A R A B O U T A U I) I S 6 E N T A I L L E R E C T O F F I c 1 E L 7 L A I T E N O R O C H E U S E S A M B A 8 L A I C U B A N T I B E S Y N D I C A T 9 E C H E V 1 N E V A D A N T I C O S T I îo S Y P H I L I S T O C K R I E G H O F F Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 17 m m LES AUTRES Les autres sont-ils de trop?Je ne pense pas.Nous avons besoin des autres dans la vie quotidienne.Qui sont les autres?Toutes les personnes qui m'entourent, qui sont loin ou près de moi.Elles sont les autres par rapport à moi.Je ne peux pas me plaindre des autres.S'il m'arrive quelque chose de désagréable, je n'ai pas à blâmer les autres.Je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même.Lin jour, j'ai rencontré l’autre personne.Je l'ai fréquentée, je l’ai aimée, je l’ai épousée.Pourquoi celle-là plutôt qu'une autre?Probablement que nous étions faits l’un pour l'autre.L'autre est-il semblable à l'autre?Plutôt le complément de l’autre.Nous nous sommes données l’un à l'autre.Une fois, d'autres fois.Et les uns après les autres, ils sont arrivés.Maintenant, l’un et l’autre, nous devons penser aux autres.D'un jour à l'autre, d'une fois à l’autre.Les problèmes se règlent un jour ou l’autre.Nous ne pouvons dire une autre fois, ni à un autre moment.Nous ne pouvons nous fier sur quelqu'un d'autre.(Pour cela, on peut toujours se dire: j'en ai vu bien d'autres.(Devant l'absence d'un règlement à l’amiable, on a qu'à dire : « C'est cela et pas autre chose ».La vie avance, c'est une autre affaire.D'un jour à l'autre, nous pouvons partir.Nous avons besoin de l'autre.Nous dépendons l’un de l'autre.L'un et l’autre ont besoin plus que jamais des autres.De temps à autre, nous allons écouter quelqu'un d'autre.Nous avons le temps de regarder la tête des autres entre autres choses.Nous parlons de choses et d'autres.Nous allons chez l’un, chez l'autre.La vie s'achève, bientôt nous serons dans l'autre monde.Nous avons envie de dire: un autre moment, une autre fois, une autre année encore.Les forces s'épuisent après avoir tant pensé aux autres.Nous avons peine à marcher l'un après l’autre.Parfois, c'est loin derrière l'autre.D'un jour à l'autre, la fin arrivera.C'est l'arrivée dans un autre lieu.Ce que nous ferons aux autres, à notre tour, nous serons ces autres.Alcide Labrecque N £/ 049 3ième Avenue.Québec, Limoilou, "S 529.38291 18 La Quête ¦ Réalisons l’espoir Novembre 2007 Martine Corivault ¦ m Des romans sur ['identité Ailleurs comme au Québec, à l’origine de tous les maux/mots et recherches d’accommodements raisonnables niche souvent la peur de l’Autre, le manque de fierté et de confiance en ses propres valeurs.Voici deux romans qui illustrent cette réalité.Les histoires se situent dans un monde troublé où les êtres cherchent leur identité au cœur de conflits dont les causes leur échappent.^ ¦ *—¦" - - ¦' ' ¦ — - La Yougoslavie d'avant Dans son roman NEREVNA paru il y a deux ans chez Québec-Amérique, l’historienne journaliste Aline Apostolska s’inspire du parcours de sa grand-mère, originaire des Balkans.Bemarda, adolescente rêveuse et rebelle, grandit près de Mostar, à la fin des années 1920, dans l’Herzégovine d’avant la guerre.Catholique d’origine austro-hongroise, elle succombe à la voix de Teodor, un fils de famille orthodoxe byzantine en rupture avec les siens.Rapidement, la montée du nazisme et la bataille de Tito et ses partisans chambardent tout autour d'eux.Tant que la force d’attraction subsiste, le couple résiste mais la brisure les menace comme le rêve d’une grande Yougoslavie unie malgré les différences de ses états.L’histoire de Bemarda et Teodor épouse celle du mariage forcé des états balkaniques dont le divorce survient après la disparition de Tito et le choc des années post-Olympiques de Sarajevo.Le récit de la vie tourmentée de leur famille se révèle une attachante métaphore de l’aventure politico-sociale des simples citoyens déchirés par la loyauté au grand pays et la fidélité à leur terre natale.La patrie n’est qu’un paysage : le fleuve Ne-revna coule entre les montagnes qui rallient et cachent les militants pendant la guerre sauvage mais il les divise, les isole et les sépare.- Les enfants du couple, comme ceux du pays, amorcent la migration vers Tailleurs, Europe et Amérique, porteurs du goût amer des rêves brisés et du souvenir d’un pays dur, d’une liberté mal aimée et incomprise.Établie au Canada, Mme Apostolska a signé une vingtaine d’autres ouvrages mais l’un d’eux Lettres à mes fils qui ne verront jamais la Yougoslavie couvre la période 1997-2000 et pourrait servir de conclusion à celui-ci.NEREVNA, Aline Apostolska, Québec Amérique, 2005.Un village de Turquie sous la neige L’écrivain turc Orhan Pamuk a reçu le Nobel de littérature en 2006 pour ses ouvrages où le « combat et l’entrelacement des cultures » est omniprésent.Avec le roman Neige, couronné par le Médicis étranger en 2005, il cherche à comprendre ce qui motive les choix des hommes.Un poète turc réfugié en Allemagne, revient dans son village à la recherche d’une flamme de jeunesse et des saveurs de son enfance.Mais une révolte couve derrière la tempête de neige qui immobilise le héros : il se retrouve mêlé à un débat stérile et violent sur ces valeurs communes qui composent l'identité des groupes._______________________________J Là-bas, anarchistes modérés et fanatiques, révolutionnaires et conservateurs frileux s’affrontent au sujet du voile que certaines étudiantes veulent porter en public pour s’affirmer, alors que d’autres souhaitent s’en défaire, pour les mêmes raisons.Le çarsaf des jeunes femmes devient prétexte aux hommes pour échanger des coups, se tirer dessus, abuser du raki et.battre leurs compagnes.Sauvé par son état de poète, le héros qui reçoit l’inspiration comme d’autres, un mal de dent, noircit ses carnets pour dénoncer la paranoïa du Moyen-Orient inquiet devant l’Europe envahissante.NEIGE, Orhan Pamuk, Folio/Gallimard, 450 pages.Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 19 AUTOBIOGRAPHIE EN CINQ COURTS CHAPITRES par Portia Nelson Je marche le long d'une rue Il y a un grand trou dans le trottoir Je tombe dedans Je suis perdue.Je ne sais pas quoi faire C'est pas ma faute Ca prend une éternité pour m'en sortir II Je déambule le long de la même rue Il y a un grand trou dans le trottoir Je fais semblant de ne pas le voir Je tombe dedans encore une fois Je ne peux pas croire que je me retrouve dans le même pétrin mais c'est pas ma faute Ca me prend encore un bon moment avant de m'en sortir III Je redescends la même rue Il y a toujours un grand trou dans le trottoir J'ai conscience qu'il est là Je tombe dedans quand même.par habitude je vois clair je sais où je suis C'est ma faute Je me sors de là aussitôt IV Je marche le long de la même rue Il y a un grand trou dans le trottoir Je le contourne V Je prends une autre rue Approche biocomportementale Inscription gratuite Nombre de places limitées Des clefs vers remploi Vous êtes fatigué des démarches d'emploi qui n'aboutissent pas! L'équipe du Centre de formation de Québec vous invite à vous inscrire gratuitement à un programme d’activités ayant une approche très novatrice.Entretenir sa MOTIVATION comme énergie vitale pour mieux cibler ses projets.Réapprendre à se faire PLAISIR.Trouver sa voie, sa mission.Ce pour quoi On est doué.Capitaliser ses EXPÉRIENCES de vie.CENTRE DE FORMATION DE QUÉBEC Voyez tout ce que cela pourra vous apporter.Venez nous rencontrer.Ayez les outils en main pour re gagner confiance en soi pour votre retour sur le marché du travail, vos études ou votre projet de vie.Pour inscription, contactez nous au : 648-1617 Financé par Emploi Québec nn CMtMlr-Hitml* 265, de la Couronne, bur.300 Québec 20 La Quête - Réalisons l’espoir Novembre 2007 Enchantée Librairie du mieux-êtn m rj8f y-*,.cens - Tardts i Pendules c : *8 darigliai) Vjctoriavillc (819) 758-5150 ?• t.‘' .t ù/'! %&.¦ • ÊK&WÊ s_______________________ Livres fim i&m WM RECHERCHE D’AUTEURS Vous avez écrit un livre?Il est prêt à être édité et il est dans votre tiroir?Vous avez publié à compte d’auteur?Le Festival des écrits de l’ombre du 16 au 19 mai 2008 à Saint-Antoine-de-Tilly • Tous les genres littéraires sont admis • Les auteurs participants pourront y présenter l’ensemble de leurs écrits • Faire connaissance et échanger avec d’autres auteurs et gens du milieu.• Recevoir de l’information pour optimiser leur cheminement littéraire • Établir un contact direct avec le public • Un répertoire présentant tous les auteurs participants, avec biographie, photo, coordonnées, cheminement et extrait de leurs écrits, sera diffusé Pour informations, pour vous inscrire, contactez-nous sans tarder : Festival des écrits de l'ombre C P.35, St-Antome-de-Tilly (Qc), GOS 2C0 mfo@ecntsdelombre corn (418) 886-2747 COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA FALAISE Service 24 Heures Pour nous rejoindre 1- (418) 525-4637 .'SAe/rtv/rt ^^oteyAeayy DIRECTEUR GÉNÉRAL Vanier - Québec - Duberger - Les Saules 525, rue Prince-Édouard, Québec G1K 2M9 Tél: (418) 525-4637 Fax: (41 8) 529-5803 Courriel: falaise@oricom.ca Site Web: WWW.coopdelafalaise.com COOPERATIVE FUNERAIRE DE LA FALAISE Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 21 Le langage «les yeux Le langage des yeux Il est sourd muet.Elle est vietnamienne et elle sourit toujours Mais ils disent tout ce qu'ils veulent.avec leurs yeux.J'ai lu dans leur regard la supplication des démunis, l'espoir des faibles la tristesse aussi des êtres déçus.Mais, j'ai perçu également dans leurs yeux la paix des êtres comblés, la joie des êtres aimés, l'étonnement des êtres heureux.Les yeux nous parlent.bien plus que la langue, souvent Savons-nous lire les yeux?Il nous faut l'apprendre.au plus tôt! N'est ce pas que les yeux sont le miroir de l'âme?J'y ai même vu, comme un éclair, la flamme du plaisir, le rictus de la colère, l'effroi de la peur.Marie Nassif Devenez membre de votre radio CKRL 89,1 en visitant le www.ckrl.qc.ca «gül tricv , Indépendante i V Wl WIV \) cm m it U / Ne manquez pas l’émission matinale AVANT 9H TOUT EST POSSIBLE du lundi au vendredi de 7h à 9h Animé par RAYMOND POIRIER 22 La Quête ¦ Réalisons l’espoir Novembre 2007 Ouvert de 17h à 2h sauf le dimanche 565.rue St-Jean, Québec (QC) 418 529-3101 r»t5r*.bAf Dédicace Je veux un pays pour les miens Je veux un pays pour donner à mes enfants de demain Eux qui pourront jouir de cette liberté Que nous leur aurons défrichée Non pas une cause Non pas un pays à définir Non pas un pays à construire Mais un pays libre à eux Immense en possible J’ai appris ce pays Que j’offre à Léonard Théophile Malachie Mathilde Cordélia Zélie À tous ces noms de mon alphabet partisan Pascal Huot ^ CHIROPRATIQUE 9l 125, Bout, René-Lévesque Ouest / angle Cartier 649*7455 ^CvMaison Revivre 261 rue Saint-Vallier Ouest Québec G1K 1K4 Tel : 523-4343 Fax : 523-7986 Notre mission : Dans un esprit d'accueil, de partage et d’amour, la Maison Revivre vient en aide à ceux et celles qui sont vraiment dans le besoin afin de leur donner le goût de reprendre leur vie en main.Nos Services : Dîner 12 h 00 : hommes et femmes Aide alimentaire pour famille avec enfant(s) mineur(s) Notre principe : Donner gratuitement ce qui est reçu gratuitement.Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 23 Le ciméma en question Par Pascal Huot Ah! Quel bonheur de voir que le cinéma québécois a la cote en ce moment Si on se désâmait un peu la mémoire, histoire de se la rafraîchir un peu?1.Qui a réalisé le film À tout prendre en 1963?a.Gilles Groulx b.Claude Jutra c.Gilles Carie d.Michel Brault 2.Qui tient un premier rôle dans Being at Home With Claude de Jean Beaudin?a.Yvon Deschamps b.Yves Jacques c.David La Haye d.Roy Dupuis 3.Dans laquelle de ces fictions d’André Forcier, Guy L’Écuyer ne tient pas de rôle?a.Bar salon b.L’eau chaude l’eau frette c.Au clair de la lune d.Le vent du Wyoming 4.Qui a réalisé Le confessionnal en 1995?a.Robert Lepage b.Robert Morin c.Jean-Claude Lauzon d.Léa Pool 5.Michel Tremblay a écrit le scénario de quel film?a.Valérie b.Deux femmes en or c.Parlez-nous d’amour d.Les mâles 6.Qui tient le rôle d’un violeur impitoyable dans Mourir à tue-tête d’Anne Claire Poirier?a.Germain Houde b.Donald Pilon c.Luc Picard d.Robin Aubert 7.Qui a réalisé Jésus de Montréal en 1989?a.Bernard Émond b.Pierre Harel c.Yves Simoneau d.Denys Arcand 8.À qui Gilles Carie offre le rôle principal de La vraie nature de Bernadette?a.Micheline Lanctôt b.Carole Laure c.Julie Lachapelle d.Chloé Sainte-Marie 9.Lequel de ces films ne s’inspire pas des événements d’Octobre 1970?a.Les ordres b.Le temps d’une chasse c.Octobre d.Bingo 10.Qui donne la réplique à Geneviève Bujold dans Entre la mer et l’eau douce en 1967?a.Robert Charlebois b.Bernard Arcand c.Claude Gauthier d.Gabriel Arcand Solutions : l-b; 2-d; 3-d; 4-a; 5-c; 6-a; 7-d; 8-a; 9-b; 10-c Interprétations : 7-1C : « Y’é pas pire pantoute », comme dirait l’autre! Vous avez fait du 7e art un art de vivre.4-6 : Bien, vous avez l’entraînement préliminaire, il suffit maintenant de continuer dans le droit chemin! 0-3 : C'est Arnold, Bruce, Steven et Sylvester qui doivent être content de votre résultat! 24 La Quête ¦ Réalisons l’espoir Septembre 2007 aint Roch ¦i ¦*.;______________________ MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agréés stuc Bernard Morin, CA bmohn@mdbca.ca 706, rue Saint-Joseph Est Bureau 200 Quebec (Quebec) G1K 3C3 Tel.(418) 692-1077 Téléc.(418) 692-2953 MARIO FISET ET DANIELLE PELLETIER PHARMACIEN* Affiliés à unirai» Une équipe branchée, ouverte d'esprit et accessible ! 369, de la Couronne TéL : 1418) 529-2121 Mario Fisel Pharmacien-bop.Danielle Pelletier Marie-Pier Aude! Pharmacienne - Prop.Pharmacienne Claudia Larrivée Pharmacienne Unis pour La Quête Abonnement Nom complet :__________________________ Adresse : _____________________________ Téléphone : Faites parvenir ce coupon et un chèque à l'ordre de La Quête au: Journal La Quête 190, rue Saint-Joseph Québec (Québec) - G1 K 3A7 Abonnement 11 numéros 50$ ] Abonnement de soutien 65$ ^ Abonnement institutionnel 75$ Septembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 25 Merci à tous nos précieux partenaires! Partenaires Or Centraide Caisse Desjardins de Québec de Québec Partenaires Arpent Centrale des syndicats du Québec Quincaillerie Saint-Jean-Baptiste Le centre en infectiologie du CHUQ Hydro-Québec Partenaires Bronze Bernard Morin Café Krieghoff Coopérative funéraire de la Falaise IGA Deschêsnes Le Billig Tabagie Saint-Jean La Loge Le Veau d’Or Partenaires Inconditionnels (depuis plus de 5 ans!) Bal du Lézard La Feuille Enchantée Inter-Marché Saint-Jean La Maison Revivre Michel Yacoub Yves Boissinot, pharmacien Partenaires Ad Vitam Aeternam Chèvre-Feuille Claude Gallichan J.E.Giguère Impressions Stampa Salon Labrie Uniprix de la Couronne Véolia LES IMPRESSIONS STAMPA* www.stampa.ca 68 1.0284 .35/copie (8,5 x 11)* Impression numérique couleur 26 La Quête - Réalisons l’espoir Novembre 2007 Le jeu de la Quête par Jacques Cari Morin Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales à l’aide des définitions, des indices ou des lettres mélangées ou déjà inscrites.Chaque case grisée représente une lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant.Les colonnes 1 et 20, lues de haut en bas, donnent chacune un mot de dix lettres.Horizontalement : 1- Ses débordements printaniers sont légendaires dans la Beauce.Arme blanche utilisée en compétition aux Jeux olympiques.Chose ajoutée à ce qui est habituel.Grand-parent.2- Bévue (ARIMIP).Rocher à fleur d’eau dans la mer.Depuis la Maison Louis-Joliet dans le Petit-Champlain, il permet d'accéder à la terrasse Dufferin (CIELNUFAURI).3- Dernier arrêt sur une ligne de transport.Aux États-Unis, officier chargé du maintien de l’ordre.Partie d’une ville qui était autrefois en dehors de son enceinte (ROUFGAUB).4- Les Québécois s'y baigneront peut-être en 2010.Relatif à la naissance.Jour de la semaine.5- Ancienne bière populaire brassée à Québec.Tente des Amérindiens.Grande cigogne des régions chaudes (TAROMBAU).Logement insalubre.6- Percer un trou dans le tronc d’un érable.Endroit d'un feuillet.Qui émane d’une autorité compétente (LIFOICFE).7- Aliment naturel des jeunes mammifères.Voix d'homme la plus aiguë.Chaîne de montagnes de l’Ouest canadien.Danse d'origine brésilienne.8- Celui qui ne relève pas du clergé.Pays prisé des Québécois l’hiver.Ville de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur où se trouve le Musée Picasso (STIENAB).Ancien grand magasin à rayons de Québec (TIDNYSAC).9- Conseiller municipal (HVEENIC).État américain où le jeu est roi.L’un des 22 parcs nationaux du Québec (SOTCINAIT).10- M.T.S.Marchandises en réserve.Prénommé Cornélius, ce peintre hollandais est l’auteur de plusieurs tableaux de scènes de la vie populaire au Canada au 19e siècle (GFIFEROKH).Verticalement : 1 - Club de hockey de la ville de Québec dans la Ligue américaine de 1999 à 2002 (DASTECLILE).20- Pouvoir exercé par l'Assemblée nationale (GATILLEFIS).Novembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 27 Ave Car tie Ave Cartier ».v-c Wmê *> ~ • Conseiller en sécurité financière Conseiller en assurances collectives Michel Yacoub • Assurance Collective •Assurance Salaire • Assurance Vie • R.E.E R Collectif • R.E.E.R 505 14'Rue Québec.Qc.G1J2K8 Tél.: (418)529-4226 Fax: (418)529-4223 Ligne sans frais i-877-823-2067 michel.yacoub@sympatico.ca Unis pour La Quête Salon Labrie COIFFURE HOMMES ET DAMES Coiffeuse B RON ry L.\GE 969.AVE CARTIER.QUÉBEC G1R2S2 CO 0) CO N CM U) • 1977- 1091, avenue Cartier, Québec (Québec) GIR 2S6 I él.: (418) 522-3711 Télécopieur: (418)647-1429 Courriel: infb^cafekrieghoff.qc.ca www.cafekrieghofF.qc.ca La Quête - Réalisons l’espoir 28 Novembre 2007 AIDE SOCIALE Rendez-vous Centre-Ville Centre de jour situé au 550, rue Saint-Joseph, Québec (sous-sol de l'église Saint-Roch, porte verte).Tél.: (418) 529-2222.Relais d'Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre à retrouver la confiance, l'espoir et la joie de vivre.1001,4e Avenue, Québec G1J 3B1,522-3301 AIDE AUX FEMMES Violence Info CSP du Temple, Beauport Organisme de sensibilisation et de prévention de la violence conjugale faite aux femmes et les abus, la négligence envers les personnes âgées.Tél.: (418) 667-8770.Centre Femmes d'aujourd'hui 2480, chemin Sainte-Foy (suite 165), Québec Tél.: (418)651-4280 Viol Secours : (418) 522-2120 ALPHABÉTISATION Atout-Lire Services en alphabétisation et en francisation.Québec.Tél: (418) 524-9353 Lis-moi tout Limoilou Services en alphabétisation Limoilou.Tél: (418) 647-0159 La Marée des mots Services en alphabétisation Beauport.Tél: (418)667-1985 Alpha Stoneham Servicces en alphabétisation et en francisation 926 rue JacquesBédard Suite202Charlesbourg (Québec )G2N 1E3418-841-1042 ANIMATION ET PLANIFICATION ÉCONOMIQUE Groupe de recherche en animation et planification économique (GRAPE) inc.177, 71e Rue Est, 2e étage Chartesbourg Tel: (418) 522-7356.DÉFENSE DES DROITS SOCIAUX ADDS (Association pour la défense des droits sociaux) 301 rue Carillon (Québec) Tel: (418) 525-4983 DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE Centre de crise de Québec Tél: 418-688-4240 Centre de prévention du suicide (418) 683-4588 Tel-Jeunes : 1-800-263-2266.Tel-Aide : (418) 686-2433.ENTRAIDE-THÉRAPIES Fraternité de l’Épi 481, de La Salle, Québec Carrefour de pastorale en monde ouvrier (CAPMO) : 435, rue du Roi, Québec, Tél.: (419) 525-6187.HÉBERGEMENT Maison de Lauberivière Pour personnes économiquement défavorisées et itinérantes.Ouvert 7 jours de 8h à 21 h.401, rue Saint-Paul, Québec.Tél.: (418) 694-9316.L'Armée du Salut et La Maison Charlotte 14, côte du Palais, Québec.Tél.(418)692-3956.Maison Revivre Hébergement pour hommes.261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec.Tél.: (418) 523-4343 Le Gîte du Nomade Hébergement temporaire pour jeunes de 12 à 17 ans.595, St-François Est, Québec.Tél.: (418) 521^483 Les Oeuvres de la Maison Dauphine pour adolescentes et jeunes adultes de la rue.Tél.: (418)694-9616.Gîte Jeunesse Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17 ans.Résidence de Beauport, 2706 Pierre-Roy, 666-3225 Résidence Ste-Foy, 3364 Rochambeau, 652-9990 Courriel: info@gitejeunesse.org RÉINSERTION SOCIALE En plus de l'hébergement, la YWCA des femmes vous propose un programme de prévention de l’itinéranoe et de réinsertion sociale pour femmes appelé La Grande Marelle: 855 Avenue Holland, Québec Tél: (418)683-2155 MEUBLES ET VÊTEMENTS CENTRE OZANAM de la Société Saint-Vincent de Paul À vendre: Vêtements, meubles, livres, vaisselle, etc.usagés et en bonne condition.860, rue du Roi, Québec Tél.: (418) 522-0880 PROSTITUTION Projet intervention prostitution Québec (PIPQ) Tél.: (418) 641-0168.REPAS Soupe populaire Haute-Ville 745, Honoré-Mercier, Québec.Café rencontre Centre-Ville 380, Monseigneur-Gauvreau, Mail Centre-ville, coin rue St-Joseph, Québec.Tél.: (418)640-0915.SANTÉ MENTALE Centre communautaire L'Amitié 59, Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél: (418)522-0737 La Boussole Services aux proches 302, 3e Avenue, Québec Tél.: (418) 523-1502.Internet: laboussole@bellnet.ca Maison de transition l'Éclaircie 1100, route de l'Église, Sainte-Foy OCEAN Tél.: (418) 522-3352.Ligne d’intervention : (418) 522-3283 Service d'entraide L'Espoir 171, rue Racine, Loretteville Tél.: (418) 842-9344.Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec, G1L2W9.Tél.: (418) 529-4064.Centre d’entraide Emotion 3360, de la Pérade, suite 200 Sainte-Foy (Québec) Tél: (418)682-6070 SUIVI COMMUNAUTAIRE L'Archipel d’Entraide offre des services de suivi communautaire.Il est aussi connu pour son service Ac-croche-Toit.Il publie en outre le journal La Quête.Adresse : 190, rue St-Joseph Est, Québec, G1k 3A7.Tél.: (418) 649-9145.TOXICOMANIE Al-Anon et Alateen (Fraternité) Terminus 300, me St-Paul, Québec Amicale Alfa de Québec, inc.815, Avenue Joffre, Québec Tél.: 418-647-1673 Point de Repère 530, me Saint-Joseph Est Tél : (418)648-8042 TRAVAIL ATELIER Vous avez besoin de bannières?L'atelier de conception et de production de matériel engagé du CAPMO, PARTICIP'ART, vous offre ses services.Communiquez avec nous au (418) 525-6187.Resp.: Marie-Lyne Bouchard.Le Pavois 3005, 4e Avenue, 2e étage, Québec Tél.: (418) 627-9779.Novembre 2007 La Quête ¦ Réalisons l'espoir 29 'n .' :./ÿ" Robert Maltais Avez-vous osé dire fou?Mais cachez-moi au plus vite ce mot que nos trop puritaines oreilles de citoyens du XXe siècle ne sauraient entendre! Car si on vous entend, certains puristes ou censeurs pourraient bien être tentés de vous faire fusiller sur la place publique, sans autre procès, pour atteinte à la morale ambiante.Vous ne pouvez plaider l’ignorance, mes amis.Ce mot est désormais interdit par la police de la langue.La police de la rectitude politique, devrais-je dire! Si vous voulez parler d’une personne qui souffre de troubles mentaux, seuls les termes suivants sont maintenant socialement acceptables : personne mentalement inapte, handicapé mental, troubles de comportement et de personnalité, psychopathie, etc.Oubliez dorénavant les expressions expurgées de notre vocabulaire contemporain, comme maisons de fous et asiles d’aliénés.Ce sont des réalités qui n’existent tout simplement pas à notre époque.Ne l’oublions pas, nous sommes tout de même rendus au XXIe siècle! L’humanité compte fièrement derrière elle 20 siècles de maturation, ce qui n’est pas peu dire.Cette maturité acquise à la dure a donné naissance à une ère post-industrielle et à un nouvel art de vivre.Serait-ce le prélude à l’âge d’or de l’humanité?Notre nouvel art de vivre Jugez-en par vous-mêmes.Nous sommes fiers de ce nouvel art de vivre bien que celui-ci soit caractérisé, à vrai dire, par une course un peu trop effrénée contre la montre.Nous sommes devenus une génération de joggers qui courent après leur nouveau mode d’existence, dans une société où tout va de plus en plus vite.Nous avons dû régler nos montres et nos vies à la vitesse de nos jets supersoniques, de nos vols spatiaux et de l’ordinateur.Nous surfons de vagues en vagues, de sites en sites sur le Web, cette autoroute planétaire qui tire plus vite que son ombre.Certains diraient que nous vivons dans un siècle de fous, mais il ne faut surtout pas conclure trop vite.La beauté de notre époque ne s’arrête pas là.Comme notre imagination fertile et le génie incommensurable de l’homme nous ont permis d’inventer à travers les siècles un nombre considérable de produits de consommation, nous vivons par procuration à travers ces produits que nous consommons à outrance.Les centres commerciaux sont nos nouvelles églises.11 est vrai que nous sommes pour la plupart endettés, mais en revanche l’industrie du crédit et les institutions bancaires, elles, se portent fort bien merci.Nous aurions sincèrement souhaité enrayer la pauvreté sur la planète, mais la subtile dictature de notre système économique et l’absence de conscientisation réelle de nos gouvernements ne l’ont pas permis.Aussi, richesse et pauvreté, opulence et famine continuent-elles de cohabiter sur la terre, avec leur lot d’inégalités économiques.Une crise de l’âme Portant foi à la théorie de l’évolution de notre espèce selon Darwin, les religions battent majoritairement de l’aile en Occident.Cette désertion massive du domaine spirituel a contribué à provoquer une crise de l’âme quasi planétaire.Férocement individualistes, nous nous cherchons de nouvelles balises morales.Certaines âmes plus fragiles que d’autres iront se réfugier dans des sectes, sous la gouverne de gourous.De façon paradoxale, nous sommes aussi confrontés à la montée d’un intégrisme radical, à la fois religieux et politique qui déverse son lot de rectitude et de haine à travers l’humanité.Et malgré nos 20 siècles d’histoire, nous n’avons pas réussi à enrayer définitivement les crimes et les guerres qui continuent de proliférer et de faire des millions de victimes aux quatre coins de la planète.Peut-être faut-il admettre, après tout, que nous vivons dans un véritable siècle de fous.Et admettre également que nos avancées technologiques n’ont pas changé fondamentalement la nature humaine.Vingt siècles de cheminement et voilà que nous sommes encore et toujours en quête de liberté, d’égalité, de paix et de bonheur.30 La Quête - Réalisons l’espoir Novembre 2007 v CONSOMMER On a tous la même prise de position: l'économie d'énergie.De nombreux détaillants, fabricants et associations professionnelles contribuent à rendre l'information et les produits économiseurs d'énergie plus facilement accessibles à la clientèle résidentielle.De cette façon, ils permettent à l'ensemble de la population québécoise de bénéficier de tous les avantages reliés à l'économie d'énergie.Hydro-Québec est heureuse de pouvoir compter sur leur collaboration.L'efficacité énergétique, c'est un défi collectif.Détaillants d'électroménagers ENERGY STAR' .bigras f't OSWBTJ I H BLfS ' Imrwtmd “““fe-, OIUCK ?£?!£ ^dçmjon _ u expert * Denis RlEL FUTURE SHOP % ELEVES,QUE - jion rrrrnlfffb Sears S&ÿjsÛsnsts M 1?JCPerreautt KfflÉ Madsîfaés [bthier] ^ ™ ffiBI iSkCIflUSTES r,TP>^- MULTI + ¦ ' MEUBLES r a h o u tx y Détaillants de produits économiseurs d'énergie ^PSowE co-op ® Saston Côté E3S&™! L FERTE com.nKWNmm A cl; p»IX MfiTÉKio Nedcoj rj||{H Patrick Morin mur LECEMrnfKiAReaAM».EM Da* En RENO DÉPÔT RON^ llinimat Fabricants de produits économiseurs d'énergie a^be corner nrâjra, $zraBriaht ° 0 Construction ' eclipse :MÊËL ® globe, ?CREENUTF isojfàj* Honeywell ©^£2^ g] inTERBITI 2~TEf,MAT,cr ^ i£V77D/7 Luminus NOBO Æ&i RCR stjnorrd „ ____INTERNATIONAL INC sylvanta Q U PM waterpik IVoodS * WDU5TWE3 CAMAOftMC Associations professionnelles jT/IPCHtL © LA GARANTTE ¦ C "A*' ¦u.OUELLET PHILIPS Sunbeam stelpro Strata Hydro Québec î Cenbraide Québec et Chaudière-Appalaches www.centraide-quebec.com
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