La Quête : journal de la rue, 1 juin 2009, Juin
S.V.P., n'achetez qu'au camelot portant une carte d'identification 2S contribution volontaire.1S sur le prix de vente va directement au camelot.jfl ' Vv- Le Cirque du Soleil chez nous Pour une capitale propre ! L’art de capturer un ours noir JS»*» PER Q-ffl CON r Le magazine de rue de Québec No 113 juin 2009 *.;*u * *1 ' J M 4 **'*' \+ J T*.**+\ ,* ***** ******* 7 .• L’arbre est très important, car il contribue à diminuer le réchauffement de la planète Gaspiller ou recycler L’industrie forestière est en crise.Pour combien de temps?Je crains que ce ne soit pour longtemps, car sans être connaisseur, je pense que les compagnies forestières ont abusé dans le passé.D’ailleurs, Richard Desjardins a fait un film pour souligner le problème des coupes à blanc.Est-ce que nos gouvernements ont donné trop de droits de coupe aux compagnies, qui en ont profité pour mettre de gros sous dans leurs poches?Peut-être! L’arbre est très important, car il contribue à diminuer le réchauffement de la planète.Si, dans quelques années, il ne devait rester que les arbres qui sont dans les villes, on n’en mènerait pas large.Que ferait-on pour construire nos bâtiments?Le reboisement devrait être encore plus performant.On devrait planter deux fois plus d’arbres que l’on coupe.Ainsi, après un certain nombre d’années, on pourrait rattraper la quantité voulue.On ne peut que féliciter toutes les personnes qui surveillent les boisés.Avec la coupe de bois, on favorise la fabrication du papier et la construction, mais les coûts augmentent.Ainsi, on a vu disparaître le journal Québec Hebdo, qui paraît maintenant sur Internet.Par conséquent, les gens qui ne sont pas abonnés à Internet sont privés d’une certaine information.Le public reçoit beaucoup de cahiers publicitaires qui sont trop souvent rejetés à la poubelle.Heureusement que le recyclage existe.Dans notre coin, on abuse souvent de l’eau.Les douches, les bains, les arrosages, les piscines en nécessitent une trop grande quantité.Depuis quelques années, un effort, une surveillance même, améliore cette situation.On fait de même du côté énergétique, dans le domaine de l’éclairage.À Québec, on s’apprête à recueillir, en 2010, les déchets de nourriture.Tant mieux si l’on doit faire un effort pour éviter le gaspillage.L’environnement a fait un bout de chemin, mais il reste encore une longue route à parcourir.Que chacun fasse un effort plus grand pour sauver la planète, afin qu’elle satisfasse tous les terriens.Alcide Labrecque RICE [KRISPIES 255, chemin Sainte-Foy, Québec (Québec) CIR IT5 Téléphone: (418) 524-9890 • Télécopieur : (418) 524-3105 MARIO FISET ET DANIELLE PELLETIER 369, de lo Couronne Tél.: (418) 529-212' 1ER Detthin» i Supermorthé IGA Oeschênes.propriétaires Lise et Réal Destfténes Sandra Deschênes Affiliés a umraix Une équipe branchée, ouverte d'esprit et accessible ! Mono Ftttt Pharmacien - Prop Danielle Pelleliei Marie-Pier Aodetle Pharmacienne Prop Pharmacienne Claudia lormée Pharmacienne 16 Lfl Quête réalise l'espoir Juin 2009 Une lune nui sonne faux •T JV J J, v^a jiMÊÊ fnJ rvn i1 i.La lutte contre le gaspillage sonne parfois faux aux oreilles des pauvres Ni La lutte contre le gaspillage sonne parfois faux aux oreilles des pauvres.Objectivement, c’est la richesse qui conduit au gaspillage des ressources.C'est elle qui permet à certains de voyager en avion, d'avoir une piscine ou de grosses maisons à chauffer et à éclairer.Curieusement, on escamote souvent la question sociale dans le dossier de l'environnement.Peut-on sérieusement demander aux pauvres de limiter leur consommation d'eau quand, dans un autre quartier, les riches se font creuser des piscines?A quoi bon économiser l'eau du robinet lorsqu'on se brosse les dents, si un peu plus loin, des riches disposant d'un immense terrain arrosent leur pelouse à tour de bras?Des raisonnements du genre : « En économisant les ressources nous serons tous gagnants » sonne faux, car nous savons tous que les pauvres demeureront perdants.Logiquement, le pauvre serait en droit de n'autoriser personne qui consomme plus d'eau ou plus d'électricité que lui à venir lui faire la morale.Si l'incitation à l'économie des ressources s’apparente à « Nous devons tous faire notre part, mais j'ai le droit de mettre plus de pression que vous sur l'environnement parce que je suis riche », alors ne nous surprenons pas du peu d'enthousiasme des pauvres.On oublie l'essentiel Les gestes individuels occultent l'essentiel.En effet, on a parfois l'impression que les petits trucs pour sauver la planète font dévier le débat.La personne qui pose quelques petits gestes est convaincue d'avoir fait sa part.On dirait qu'elle se désintéresse alors des grands enjeux.Il serait pourtant beaucoup plus important d'exiger de doubler la surface des forêts protégées que de recycler des bouts de papier.Quand on a effectivement recyclé un peu de papier, on reste étrangement silencieux sur la question des aires protégées.Le but ne devrait d'ailleurs pas être de sauver des arbres, mais bien de sauver des habitats fauniques.Même en replantant des arbres de façon systématique, la destruction des habitats par coupes à blanc demeure extrêmement dangereuse pour la biodiversité.On voit le même phénomène des petits gestes avec l'eau.Il serait beaucoup plus important de protéger la ressource contre la contamination que de diminuer le nombre de fois où l’on actionne la chasse d'eau.Mais non, on dirait que ces petits gestes nous dispensent de nous occuper de l'essentiel.Sur la question de l'eau, on doit aussi tenir compte d’un autre élément.Ce n'est pas tant l'eau qui est rare ici que les eaux traitées.Malheureusement, on ne le dit pas ouvertement.On préfère sous-entendre que l'eau est rare, ce qui, compte tenu du nombre de lacs et de rivières au Québec, sonne faux.Pourquoi ne pas dire honnêtement que l'eau n'est pas rare ici, mais que son straitement coûte cher, raison pour laquelle on veut l'économiser?En résumé, disons les choses honnêtement : tenons compte de la question sociale et allons au plus vite à l'essentiel! Yves Potvin Juin 2009 La Quête réalise l'espoir 17 Robert Maltais Parlote, placotage, bavardage, ces mots ne vous rappeleraient-ils pas par hasard quelqu'un de votre entourage en particulier?Des connaissances qui ont la parole facile?Qui n'en finissent plus de raconter leurs histoires, incapables d'interrompre leurs monologues quand le mécanisme verbal est fortuitement enclenché.Gaspillage de mots, vous dites! Moi je dis plutôt danger d'inondation imminente, tempête de salive à l'horizon, marathon intempestif de paroles, pollution sonore et écologique.Un exemple parmi d'autres.Une amie vous raconte qu'elle est allée voir son médecin.Vous vous attendez donc naturellement d'apprendre quel a été le diagnostic médical, en sachant qu'on ne consulte pas son médecin pour rien.Mais vous aurez plutôt droit, au contraire, à une interminable histoire où elle vous racontera, dans le menu détail, toutes les étapes de sa viste au bureau du médecin, en passant par l'allure et l'âge des patients dans la salle d’attente, leurs conversations, leur habillement, l'aménagement du lieu, les vieux magazines offerts en lecture et l'interminable temps d'attente.Son histoire est si longue que vous jureriez que votre intarissable amie a décidé consciemment de vous faire vivre, minute par minute, sa visite médicale.Tout ça pour apprendre, en fin de compte, eh bien non que madame n'est pas malade finale- ment, qu'elle souffrait simplement d'un peu d'anxiété.Ce qu'elle n'a cependant pas réalisé, c'est que vous, vous avez failli vous noyer sous sa diarrhée verbale et que vous vous sentez tout à coup anxieux à votre tour.Vous arrive-t-il parfois de tenter de parler avec un virtuose du monologue?Nous en connaissons tous de ces tristes monolo-guistes uniquement à l'écoute d'eux mêmes, sourds à l'opinion des autres.Paroles, paroles, paroles.dialogue de sourds et pollution verbale.Mots d’amour et de haine Nous nous nourrissons des mots des autres toute notre vie durant.Que de bouquins nous ingurgitons pour nourrir notre tête, notre coeur et notre âme! Une quantité telle de mots que nous en succombons parfois.Avalanche de mots dans les journaux, à la radio, à la télé, sur l'Internet.Dialogues de sourds entre amis, entre adultes, entre enfants.Et que dire de tous ces mots usés en politique et en bureau- cratie, comme ceux qui noircissent les centaines de formulaires que nous avons à remplir au cours d'une vie, ne serait-ce que pour confirmer notre existence.Les mots sont parfois signes d'amour et d'amitié ou, à l'opposé, maux d'agression, de mépris et de haine.Ces mots qui habitent nos jours ont le pouvoir paradoxal de l'amour et de la guerre.Un jour, la toile d'une chanson, mots de velours.Le lendemain, un jugement de cour, une poursuite, une déclaration de guerre, mots de peur et de noirceur.Oui, le pouvoir des mots est grand.S'il suffit de quelques mots pour réconforter, pour dorloter, pour séduire et pour aimer, il n'en faudra que quelques autres, légèrement moins aimables, pour insulter et pour blesser.Mais nous ne savons pas toujours utiliser leur immense pouvoir avec sagesse.Alors nous les gaspillons comme s'il s'agissait d'une richesse inépuisable.R.M.MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agréés sinc Bernard Morin, CA b morin@mdbca.ca 706, rue Saint-|oseph Est Bureau 200 Québec (Québec) G1K3C3 Tél.(418) 692-1077 Téléc.(418) 692-2953 www.stampa.ca 68 1.0284 LES IMPRESSIONS STAMPAP .35/copie (8,5 x 11)* Impression numérique couleur ‘Fichiers finaux et traitement de fichier non inclus 18 La Quête réalise l'espoir juin 2009 ColUREPl.Huot-Trembaly la trappe à l’ours noir p Wk if Iff il Hi Dominic Janelle Dominic Janelle trappe l’ours noir à une trentaine de kilomètres au sud de La Baie.C’est dans le cadre de l’Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel (www.patrimoine-immate-riel.ulaval.ca) que Dominic Janelle nous a entretenus de sa passion, sur son site de trappe.Avant le début de la saison, qui se déroule du 20 mai au 20 juin, le jeune trentenaire prépare et répare tout le matériel requis (pièges, collets, chaînes, contenants, etc.), et commence à appâter les ours sur le site choisi, sans toutefois poser les pièges, afin d’accoutumer les bêtes à se nourrir à cet endroit précis.bois à la verticale, de façon à former un corridor.En se dirigeant vers le baril, l’ours fait face à deux pièges dont le premier est situé au sol dans un trou creusé par le trappeur et camouflé par des feuilles et de l’écorce.Ce piège s’active lorsque l’ours met sa patte sur la pédale du piège.L’animal peut également se lever pour aller chercher la nourriture dans les chaudières.Atteignant l’intérieur de la chaudière, l’ours déclenche un piège à patte dont le collet se referme et se serre avec le mouvement de l'animal.tés peuvent lui accorder le droit de prendre deux autres bêtes.L'ours noir est trappé essentiellement pour sa peau, ses griffes et ses dents, que l’on peut vendre à l’encan régional se tenant à Jonquière au mois de février.La valeur des peaux d'ours dépend de la grosseur de la bête et de la qualité de la fourrure.Par ailleurs, si la peau est tannée avant l'encan, son prix augmente considérablement.Son prix de vente peut ainsi varier de 60 $ à 1000 $.Les griffes et les dents, quant à elles, se vendent 2 $ la pièce.Pour les attirer, entre autres appâts, Dominic Janelle utilise le bacon, la graisse de phoque, le pain émietté, les gâteaux, la confiture, la mélasse et autres friandises.« Un peu de sucreries, on va les gâter ».Il dispose sa nourriture sur et à l'intérieur d'un gros baril de métal semi-ouvert, en position horizontale.Attiré par ces odeurs, l'ours vient sur place se nourrir.À l’ouverture de la saison, Dominic Janelle installe ses pièges, un au sol et deux en hauteur.Afin d’aligner le déplacement de la bête directement sur le piège, il plante une série de pièces de Dominic Janelle et son partenaire de trappe, Stéphane Girard, viennent vérifier les pièges chaque jour.Si un ours est pris, ils l'abattent à la carabine, un calibre 22, pour éviter de le faire souffrir davantage.Pourquoi la trappe?Les lois régissant la trappe au Québec, permettent à chaque trappeur de piéger deux ours.Toutefois, étant donné son abondance sur le territoire du Saguenay, si un trappeur obtient ses deux prises et les enregistre conformément, les autori- Dominic Janelle a eu la piqûre de la trappe dès son enfance auprès de son grand-père maternel, puis auprès de ses amis et de leur père.À l'heure actuelle, Dominic Janelle choisit de transmettre à son tour ses connaissances de trappeur à son fils Nathan, qu’il initie aux activités de chasse, pêche et piégeage, notamment à l'ours.Pascal Huot et Mathieu Tremblay Juin 2009 La Quête réalise l'espoir 19 .y','b-ï} ner sa vie Martine Corrivault Un auteur ami répétait souvent qu’il devait « travailler pour gagner sa vie et écrire pour ne pas la perdre ».Son propos m’est revenu, l’autre jour, en relisant de vieux bouquins du journaliste écrivain Jean O’Neil : le diptyque Le temps du bois, paru à la fin des années 1990, son île aux Grues de 1991 et Cap-à-1'Aigle sorti en 1980, mais écrit 10 ans plus tôt.Dix ans, c’est long et c’est ^courtdansune^vie^maispoi^^ Il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves : O’Neil s’y met en achetant une vieille maison à Cap-à-1'Aigle.Quelques mois plus tard, ses parents qui avaient aussi été journalistes posent un geste comparable en quittant Sherbrooke pour l’île-aux-Grues; reconnaissons le courage ou la passion inconsciente au cœur de la démarche d’un couple, au seuil de la retraite en 1970.C’était dans l’air du temps que de croire tout possible, à la condition d’oser.A Cap-à-l'Aigle — avec ou sans traits d’union comme le souligne l’écrivain —, les gens de la ville débarquent pour occuper des lieux, où des générations de familles ont traversé hivers et étés à l’abri des changements.« J’ai acheté à très bon marché, la maison d’une famille extrêmement pauvre (.).Je me console en me disant que je leur ai laissé un maigre profit alors que leur créancier voulait les expulser ».En ce lieu, O’Neil élargit sa famille, écrit en étant « un peu cultivateur et un peu chômeur », tout en rénovant la maison.Au bout de son expérience, il quitte et devient fonctionnaire, perd femme et enfants et veut fuir en France.Avant de partir, il yisite ses parents dans leur maison de l’Ile-aux-Grues.Et y reste le temps qu’il faut pour guérir, retrouver son âme et recommencer à écrire des histoires vraies, comme celle du diptyque Le Temps du bois.Le décrochage L’histoire se répète.Si les enfants que notre société appelle « décrocheurs » avaient raison de vouloir quitter le bateau sur lequel des gens bien intentionnés tentent de les embarquer?Ce qu’ils y trouvent ne les intéresse pas et les passionne encore moins.Or, la passion est nécessaire pour réussir une vie.Mais qu’est-ce que réussir sa vie?Demande-t-on à ceux qui décrochent de l’école et des moules préfabriqués, comment ils voient l’avenir?Les échecs de la civilisation consommatrice incitent à une remise en question de ce qui mène tant de gens à la faillite.Faillite économique, mais surtout sociale et, disons le gros mot, morale.D’accord, on ne donne pas de chance au monde contemporain quand on s’offre des heures d’un bonheur coloré de nostalgie, en relisant des essais vieux d’un quart de siècle.Mais devant le vide actuel, a-t-on le droit de chercher d’autres repères?Comment ont fait ceux d’avant nous pour traverser les saisons, sans aucun de nos gadgets?Avec Le temps du bois, Jean O’Neil signe deux bouquins élaborés selon un même concept : deux familles colonisatrices, les Legendre, en Estrie (Stomway) et les Murdock/Murdoch, au Saguenay (Les terres rompues), racontent leur histoire.Chaque personnage évoque le temps où l’aventure se vivait au quotidien des défis posés par une existence où, répondre avec la force de ses bras à des besoins primaires, ça remplissait les journées.Pas de télévision, de cinéma ou de jeux vidéo pour occuper passivement les loisirs : seulement des activités où chacun doit agir.On se débrouille avec ses ressources et quand le destin frappe, on retrousse ses manches pour trouver comment sortir du malheur.Les besoins essentiels sont liés à la vie et à la survie; personne n’attend l’aide des agents du pouvoir.Chercher dans ses rêves Quand les flammes rasent le moulin des Legendre, toute la population apporte coups de main, couvertures et confitures pour reconstruire, reloger et nourrir.Parallèlement au Saguenay, les terres glissent vers la rivière et les Murdock savent qu’ils devront tout recommencer ailleurs.La fin de l’âge des bois a marqué le début de celui du bois et du papier : aujourd’hui une autre fin s’annonce.Ces magnifiques décrocheurs que furent nos ancêtres ont dû souvent « raccrocher » pour construire le monde qu’ils nous ont laissé.Que faisons-nous de l’héritage?Pour avoir tout facile, on sacrifie chaque jour ses rêves et ses passions.Et on oublie, comment les raconter aux enfants qui se meurent, de ne pas en avoir.S’il faut « un marché du travail » pour gagner sa vie, où trouver la passion pour ne pas la perdre?Jean O’Neil croit qu’il faut chercher dans ses rêves et les partager.On trouve ses livres, à lire comme on regarde des images, à la bibliothèque municipale ou chez les marchands de livres usagés.M.C.20 La Quête réalise l'espoir luin 2009 Cahier spécial Les 20 ans de l’Archipel d’Entralde l 1! E9HHH ., .„ „ nianp Mnrin Sonia Boutet, Isabelle Turcotte; deuxième rangée, Nancy Demers, quipe dévouée de l'Archipel d'Entraide.Dans l'ordre habituelle, premiere rangée, Diane Monn, bon^ ^ rre Maltais, Denis Lajoie, Yves Geoffroy; troisième rangée, Yannick Dubé, Genevieve Moreau Blanche!, Moumr Ishak, Serge Bedard f-nttfHT*yr I.Trrr.IIKfKH mlillli •» ifiHiimr H ¦ il Né d’un problème criant ^ Peu de gens connaissent l’Archipel d'entraide, et ceux qui fréquentent l’organisme le font proba-blement pour les mauvaises raisons ou pour de bonnes intentions.L’Archipel œuvre depuis 20 ans dans la rue, près des gens qui ont un réel besoin d’aide.Il est le phare, ou plutôt un point de repère, pour ces gens perdus dans le brouillard de leurs problèmes.Une rencontre avec Louise Bédard, cette psychologue qui s’est impliquée pendant plus de 15 ans dans cette cause, permet de découvrir les origines de cet organisme et de brosser un portrait des 20 ans de l’Archipel.Transportons-nous deux décennies plus tôt.Des hommes et des femmes ayant des troubles multiples se retrouvent dans la rue.Ces humains sont laissés à eux-mêmes sans aucun suivi psychiatrique et, surtout, sans aucune ressource vers laquelle se tourner.C’est la désins-titutionalisation.Dans un contexte social aussi fragile, une étudiante universitaire décide, dans le cadre de ses études, de faire de l’observation participative de cette situation dans la Basse ville et la Haute ville de Québec.Pendant près de deux ans, elle scrute à la loupe les rues, est présente sur le terrain, rencontre des gens, fait le tour des commerces et fréquente des endroits stratégiques, comme la Maison Revivre, la Soupe populaire, etc.Elle constate la nécessité d’agir devant un problème criant.Ces observations donnent lieu à la présentation d’un projet à Santé et Bien-être Canada.Elle obtient une subvention de quelques 100 000 $ pour une durée de trois ans.La psychologue s’entoure de collaborateurs pour mettre le projet sur pied, dont l’organisateur communautaire Robert (Bob) Laliberté.D’abord, le Café Une idée prend forme et se concrétise dans le Café de l’Archipel d’entraide.Situé Côte d’Abraham, le café sert de point de repère pour ces personnes qui n’ont aucun endroit où aller se réfugier.Ce lieu de rassemblement permet aux aidants naturels de converser et d’interagir avec des personnes ayant de multiples problèmes.L’emplacement sert à attirer toute l'aide naturelle possible et à se donner du support mutuel.Bref, l'idée naît d’initiatives de gens du quartier devant un réel besoin.La prochaine étape consiste à aller chercher d’autres subventions pour engager quatre intervenants, lesquels sont encore là aujourd’hui.La formation n’est pas un pré-requis, mais il est indispensable que ces personnes ressources soient déjà impliquées, qu'elles demeurent dans le quartier et soient surtout disponibles.Sous forme d’équipe d’intervention, elles font des tournées quotidiennes de leur réseau de contacts de départ ainsi que des endroits stratégiques.Des alliances sont alors créées avec ces personnes, les policiers, les hôpitaux, etc.Plus le temps passe, plus la clientèle augmente et le Café devient une ressource en demande.La croissance est imminente et les Centre locaux de services communautaires (CLSC) décident de prêter des professionnels à l’organisme, dont Madame Bédard.Le vent dans les voiles, l'organisme continue d’oeuvrer pendant quelques années, mais celui-ci commence à déranger.A la suite de décisions politiques, les professionnels sont réintégrés dans les CLSC.Cela a un impact direct sur l’Archipel.Envers et contre tous, l’organisme communautaire est ébranlé, mais la détermination de certaines personnes fait que l’Archipel demeure tel que nous le connaissons aujourd’hui.Situé maintenant dans une église sur la rue Saint-Joseph, il s’implique plus que jamais auprès de cette même clientèle et, surtout, donne de l’espoir et des ressources à ceux et celles qui en manquent.Maxime Riaux Lfl Qjlfiffi réalise l'espoir Photo gracieuseté Robert Lalibertc Je."'-fi ¦ Aider les itinérants À la fin des années 80, il a cofondé avec Louise Bédard l'organisme l'Archipel d’entraide.Aujourd'hui, à la préretraite, Robert Laliberté travaille comme intervenant au sein de la Fondation Chagnon, qui effectue de la prévention auprès des enfants de 0 à 5 ans.Selon lui, le phénomène de l'itinérance doit être considéré comme un résultat de parcours et non comme un simple hasard.Selon cet intervenant, le virage ambulatoire du système de santé survenu à la fin des années 80 a engendré plusieurs victimes collatérales.De ce nombre figurent les personnes aux prises avec des problèmes de santé.« Le système n'a pas su gérer adéquatement ses patients.Ces gens, lorsqu'ils sortaient des institutions, se retrouvaient isolés, sans aucune aide extérieure », dénonce-t-il.C'est pour parer à ce vide qu'il a eu l'idée de fonder avec Madame Bédard l'organisme l'Archipel.C'est au fil des tournées de quartier et de visites de soupes populaires qu'il a pu mesurer l'ampleur du phénomène de l'itinérance.« J'ai été surpris de constater que bon nombre de jeunes s'y trouvaient.Mais j'ai été estomaqué d'apprendre qu'on ne travaillait pas beaucoup avec les familles de ces jeunes itinérants ».Dès lors, il est devenu impératif pour lui de venir en aide aux plus démunis.Dans un premier temps, il va cogner à la porte du Centre local d'emploi.« J'ai été les voir en sollicitant leur aide pour la réinsertion de ces personnes, en leur promettant de m’occuper d'elles en échange de l'adhésion à leurs programmes », énonce-t-il.Finalement, une somme de 100 dollars par participant a été octroyée à l'organisme.Malgré cette initiative, la présence d'itinérants, principalement le matin, à proximité des commerces, incommodait les propriétaires de ces entreprises.Afin de pallier cet inconfort, l'intervenant eut l'idée de solliciter la collaboration de ces entrepreneurs.« Je suis allé les rencontrer en leur disant que l'organisme était prêt à ouvrir plus de bonne heure ses portes afin d'offrir le déjeuner à ces itinérants.Cependant, en échange, je leur ai demandé des sommes d'argent afin de nous aider à payer les dépenses », mentionne-t-il.Les propriétaires ont accueilli chaleureusement cette idée.« Le matin, les propriétaires remettaient un coupon aux itinérants, ce qui leur permettait de venir déjeuner chez nous.Donc, au lieu de chasser cavalièrement ces itinérants, les propriétaires réussissaient à les faire partir, sans être perçus comme des méchants », précise-t-il fièrement.Jonathan Archambault Juin 2009 LO Quête réalise l'espoir Fondation Saint-Roch de Québec De la fierté active ' La découverte du « marché » de l’itinérance à Québec provoque une volonté de dissociation des organismes partenaires de L’Archipel d’entraide en 2002.L’ex-comptable approche donc M.Stéphane Moisan afin de remettre l’Archipel sur pied à la suite de reproches d’une mauvaise aide à domicile et d’intervention non volontaire.\4 Stéphane Moisan, président du c.a.de l'Archipel d’Entraide « J’ai dû recentrer les activités de l’Archipel pour qu’elles correspondent au cœur de la loi, Monsieur Moisan explique-t-il à La Quête.Mon rôle de président du conseil d’administration a aussi demandé que je retravaille la mission et la vision de l’organisme.Il y a eu élaboration ainsi qu’une mise en application d’un plan d’action.Aussi, l’Archipel d’entraide a dû laisser tomber certaines activités ayant subi des reproches de la part des organismes.« Cependant, ce petit problème est maintenant une affaire du passé », assure-t-il.En effet, il y a eu une conciliation avec les partenaires, sous l’égide de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Québec au cours de cette même année.Aujourd’hui, M.Moisan se dit fier de ce qu’il a accompli.Le conseil d’adminis- tration qui se réunissait une fois par mois lors de la crise 2002, ne le fait maintenant que trois ou quatre fois par année.« Le rôle d’un conseil d’administration consiste à être un chien de garde qui surveille la distribution de l’argent dans la communauté et qui fait respecter la mission et la vision de l’organisme », dit-il.Le 20e anniversaire est là pour confirmer son succès.La fête de l’Archipel est célébrée par la tenue de plusieurs événements comme celui du 19 septembre prochain qui aura lieu au parc La Jeunesse.Cela servira de retrouvailles pour les clients et bénévoles de l’organisme.Il y aura aussi un souper de Noël organisé pour la clientèle dans le temps des Fêtes.«Bien sûr, un événement de financement est prévu au cours de l’année», confirme M.Moisan à La Quête.Enfin, le président du c.a.prévoit donner de son temps encore quelques années, et ce, jusqu’à ce qu’il soit assuré que son futur remplaçant soit qualifié pour effectuer le travail nécessaire.D’ici là, il a l’intention de continuer de démontrer l’implication du conseil dans l’organisation des activités de l’Archipel d’entraide, tout en s’assurant de leur exécution par les responsables des divers services de l’organisme.«Comme la société s’est bien occupée de moi par le passé, c’est la manière que j’ai trouvée pour lui retourner la faveur», de conclure, M.Moisan.Mathieu Papillon-Darveau Les frères maristes 'Félicitations hour votre ZOe 24 L 9 QjJ 6 i e réalise l'espoir juin 2009 Hill avec Conwiunauto a un an de transport en commun www.conununauto.coni/avernr L'automobile de l’avenir! Consommer pour sortir de la Crise ou pour nous y enfoncer davantage ?Tel est le dilemme du 21e siècle.Mais tout dépend de ce que l'on entend par consommer.Le développement d'une économie durable passe par le développement d'une économie de service.L’éCO-efficacité VÎSe à faire mieux avec moins.C’est l’un des piliers du développement durable.Communauto s’inscrit tout à fait dans cette mouvance.Nous représentons, à ce titre, l’automobile de l'avenir.AideZ-nOUS à changer le monde ! Juin 2009 La Quête réalise l'espoir i Serge Bédard LAVE •! !'S MAIN'S .fk hirllj •’Æëêm?- x 'L.mo*.\ Le suivi communautaire de l’archipel d’entraide est composé de cinq employés aux différentes formations.Certains ont des formations universitaires, d’autres collégiales et d’autres comme Serge Bédard, ont été formés par l’expérience sur le terrain en majeure partie.Serge Bédard, coordonnateur de l’inter- vention, a commencé à travailler pour l’archipel en 1990.Il faisait partie de la première mouture d’intervenant qui a été formé sur une période d’un an par des infirmiers, des organisateurs communautaires et des psychologues.Les intervenants étaient alors des gens qui avaient des qualités d’aidants naturels.Et le projet de l’Archipel d’Entraide n’était que le début d’une thèse de doctorat.Le suivi communautaire permet aux usagers d’avoir une personne ressource qui les accompagne dans des démarches telles que la recherche d’un endroit ou dormir, la recherche d’un médecin de famille, d’un dépannage alimentaire et de l’accompagnement à différents rendez-vous.Selon monsieur Bédard, le principal défi des intervenants de l’archipel est de garder un bon équilibre entre la convivialité de l’intervention qui se veut dans l’informel et la distance que chaque intervenant doit tout de même garder avec l’usager.Au tout début, le métier de Serge se résumait principalement au travail de rue : rencontrer les gens de la rue dans les parcs et autres endroits publics.L’évolution de la situation de la clientèle le mène maintenant dans l’accompagnement et la relocalisation.Selon lui ce serait d’ailleurs une partie de l’intervention qui prendra de l’expansion.Les nouvelles demandes à l’Archipel d’entraide évoluent dans ce sens.Geneviève Moreau Blanchet Centre femmes aux trois A Pour la réorganisation sociale des femmes :: Accueil :: Aide :: Autonomie Téléphone : 418-529-2066 • Télécopieur : 418-529-1938 Courriel : centre3a@globetrotter.net • www.cf3a.ca 270, 5e Rue, Québec (Québec) G1L2R6 Solidaire de votre oeuvre MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agréés senc Bernard Morin, CA bmohn@mdbca.ca 706, rue Saint-Joseph Est Bureau 200 Québec (Québec) G1K 3C3 Tél.(418) 692 1077 Téléc.(418) 692-2953 26 La Quê Je réalise l'espoir Juin 2009 2^4964 Accroche-Toit Isabelle Turcotte et Denis Lajoie Une vieille église, rue Saint-Joseph.La porte est ouverte.Il suffit de la pousser pour entrer dans les locaux de l’Archipel d’entraide.Parmi les bureaux, celui d’Isabelle Turcotte et Denis Lajoie, qui forment le service Accroche-Toit.Ce service gratuit, appelé aussi service de « relocalisation », permet à toute personne en difficulté de trouver un logement à Québec.Isabelle Turcotte et Denis Lajoie ne se lassent pas de parler d’Accroche-Toit.Lui se définit comme « agent de développement au niveau de la relocalisation », elle comme « intervenante conseillère en hébergement ».Le titre importe peu, c’est la mission qui leur tient à cœur : rechercher des logements pour ceux qui en ont besoin, être le lien entre les intervenants sociaux et les propriétaires.L’idée de départ ?« Avoir un outil pour pouvoir travailler avec une clientèle qui avait des problèmes et qui voulait vivre ailleurs que dans les refuges », se souvient Denis Lajoie qui a participé à la création du service, en 1995.Depuis, ce service s’est étendu et est accessible à l’ensemble des citoyens de Québec.La clientèle du service est variée.« Souvent, ce sont des gens sans domicile fixe, qui ont plusieurs problèmes : itinérance, troubles de la santé mentale, instabilité, alcoolisme, violence ou prostitution », explique Denis Lajoie.Mais ce n’est pas toujours le cas.« On aide parfois des jeunes qui sortent de centres d’accueil à 18 ans et qui doivent rentrer dans le système des grands », précise-t-il.« Il peut aussi y avoir des demandes pour une famille qui détenait un mauvais crédit ou qui s’agrandit.Par exemple, un couple qui attend un enfant et dont le logement est trop petit, mais qui n’a aucun autre problème ».Juin 2009 Pour répondre à ces demandes de natures variées, différents types de logements sont répertoriés dans la banque de données d’Accroche-Toit.Pour les urgences, l’association a recours à des lits de dépannage, seul type de logement gratuit offert par le service.« Ça, c’est du temporaire, on a huit lits de dépannage et quatre sont réservés pour les urgences psychiatriques des hôpitaux de Québec », explique Isabelle Turcotte.Mais, la plupart du temps, il s’agit de trouver des logements à long terme.« On a différents types d’hébergements : unités de logements, maisons de chambres, des quatre et demi, des cinq et demi.Mais aussi des chambres et pension, où ils sont logés, nourris, et où quelqu’un assure la supervision de la médication, si nécessaire ».Chacun paye son loyer, sans aucune réduction, mais le service de « relocation » est gratuit et ouvert à tous.Seul critère : la demande doit être faite par un intervenant social, qui jugera de la nécessité de recourir à Accroche-Toit «C’est un service téléphonique qu’on offre aux intervenants du milieu », explique Isabelle Turcotte.« Les intervenants des services hospitaliers, des CLSC, d’autres services communautaires, de l’Archipel d’entraide.».Ce sont ces intervenants La Quête réalise l'espoir qui donneront un profil précis de la personne ou la famille à reloger.« Il faut qu’on soit au courant, pour pouvoir mieux les diriger, parce qu’il y a des propriétaires qui sont plus ouverts à des gens qui ont des problèmes de santé mentale, mais qui ne veulent pas de gens qui consomment de la drogue », précise la conseillère en hébergement.Or, la force d’Accroche-Toit, c’est son réseau de propriétaires.« On doit faire attention et respecter leurs critères si on veut garder notre banque de logements », insiste Isabelle Turcotte.Les agents d’Accroche-Toit, eux-mêmes, n’ont donc que très rarement des contacts directs avec leurs « clients ».Pour Denis Lajoie, c’est nécessaire : « le fait d’avoir directement affaire avec les clients nous enlèverait un peu de notre marge de manœuvre pour faire nos recherches.On a beaucoup de demandes, il faut trouver les bons endroits.Déjà ça, c’est très prenant.Il faut rester disponible pour l’essentiel ».Sa collègue approuve : « on est là pour aider les gens, mais on est des intermédiaires, c’est ça notre travail ».Un travail dont les deux agents semblent apprécier l’efficacité concrète et le caractère social.Lara van Dievoet 27 Linda Harvey mi ü g-psife Repartir à neuf ^ «À 47 ans, je commence à vivre», affirme fièrement Linda Harvey.Il y a plus de six ans, elle entrait pour la première fois en communication avec L’Archipel d’entraide.Désireuse d’améliorer sa qualité de vie, elle s’est engagée dans un long cheminement qui, bien que difficile, en a valu la peine.Alors aux prises avec un problème de consommation d’alcool et de drogue, Linda Harvey menait une vie mouvementée.Elle entretenait une relation amoureuse malsaine qui mettait sa santé physique et psychologique en péril.La violence était telle, que Madame Harvey s’est même retrouvée dans un état comateux.Faisant aussi face à des difficultés financières, Linda Harvey a dû vendre plusieurs de ses biens pour tenter de se sortir du gouffre.Elle ne bénéficiait d’aucun soutien financier de la part de sa conjointe.Elle devait s’acquitter de toutes les factures et dépenses, en plus de devoir régler de nombreuses contraventions que le couple se voyait imposer, à la suite d’actes commis sous l’effet de l’alcool ou la drogue.Toujours disponible Lorsque Linda Harvey a contacté L’Archipel d’entraide pour la première fois en 2002, elle ne se reconnaissait plus.Son lourd passé avait transformé le visage de la femme douce qu’elle était.Elle avait épuisé l’ensemble de ses ressources.Le soutien de Serge Bédard, intervenant à l’Archipel d’entraide, l’a aidée à se retrouver et à redevenir elle-même.Au début, Serge Bédard visitait Madame Harvey chaque semaine.Il l’écoutait d’une oreille attentive en plus de lui fournir des conseils judicieux, mais parfois difficiles à mettre en pratique.La patience et la persévérance des deux individus a favorisé la réussite de Linda Harvey.«Lorsque j’appelais Serge, il était toujours disponible», affirme-t-elle.Dans le cadre de ses fonctions, il a également accompagné Linda Harvey lors de visites médicales ou de représentations devant la cour.Il a aussi assisté Madame Harvey dans certains de ses achats.«Ce dont j’avais besoin, Serge me l’a donné», dit-elle.Regagner la confiance Au fil de ses démarches, Linda Harvey a repris confiance en elle et retrouvé un rythme de vie beaucoup plus sain.Sobre depuis plus d’un an, elle demeure maintenant en compagnie d’une nouvelle conjointe dans un quartier qu’elle apprécie.Son appartement est situé tout près du logis de son père, avec qui elle a renoué.Madame Harvey regagne tranquillement la confiance des gens qui l’entourent.Malgré qu’elle ait toujours payé son loyer, elle a souvent dû déménager en raison du dérangement que son rythme de vie occa- sionnait.Aujourd’hui, le propriétaire de son logement affirme que même s’il était réticent à lui louer un appartement, il ne le regrette pas.Cette reconnaissance l’encourage à demeurer dans la bonne voie.Linda Harvey n’hésiterait pas à encourager les gens qui vivent des difficultés, à frapper à la porte de l’Archipel d’entraide.Elle affirme toutefois qu’il ne faut pas croire que l’accompagnement offert par l’organisme est une solution à tous les problèmes.«Ils vont venir te visiter, mais ils vont aussi vouloir savoir quel est ton but dans la vie», dit-elle.La détermination est essentielle afin d’obtenir des résultats.C’est cette détermination qui a permis à Linda Harvey de repartir à neuf.Elle sentait qu’elle pouvait vivre quelque chose de beau.Elle profite maintenant de chaque instant et elle aime circuler à bicyclette.Sa santé est devenue une source de préoccupations.Lorsqu’elle consommait de manière excessive, elle ne portait pas le même regard sur la vie.«La vie est plus belle, telle qu’elle est», affirme-t-elle.Andrée-Anne Beaulieu Simon 28 L 0 Qjl 6 f 6 réalise l'espoir Juin 2009 Claudine Bouchard en compagnie de son plus grand rêve De junkie à femme d’affaires Son déménagement de la ville de Québec vers la Rive-Sud, survenu il y a 20 ans, a permis de donner une nouvelle tangente à son existence.Autrefois junkie, Claudine Bouchard est devenue depuis un an une femme d'affaires, en ouvrant son magasin de nourriture pour animaux Alimentation Charlevoix.Aujourd'hui, cette femme âgée de 37 ans rayonne de bonheur.Pourtant, la fin de son adolescence ne fut pas de tout repos.À 16 ans, elle fuguait du domicile familial situé sur la Rive-Sud, pour se retrouver dans les bas fonds de Québec.Heureusement, des âmes charitables, Denis Lajoie et Nathalie Matte, l'ont hébergée pendant son séjour dans la Vieille Capitale.Forte de son expérience de vie, elle a participé à un projet d'aide destiné aux jeunes délinquants de la rue.« J’étais une punk.Donc, je pouvais détecter rapidement ceux qui avaient besoin d’aide », explique-t-elle.« Par la suite, je les référais à Louise Bédard au CLSC [fondatrice du projet de l’Archipel].» Cependant, ses problèmes de consommation de drogues refont surface.« Je me gelais et me shootais de plus en plus, mais j'essayais de cacher mon état », indique-t-elle.« Louise s'en est rendu compte ».C’est à ce moment-là que le déclic s’est produit.« Je suis retourné vivre chez ma mère sur la Rive-Sud, ce qui m'a permis de changer de milieu et de vie.Mes parents voulaient m'envoyer en désintox, mais j’ai refusé.Je savais qu'en changeant de milieu, j’allais réussir à arrêter de consommer ».Ce déménagement fut un pivot majeur dans son existence.Elle s’est déniché un premier emploi comme barmaid, puis elle a travaillé dans des centres équestres.L'an dernier, elle et son conjoint furent choisis par la compagnie Purina pour ouvrir une concession de nourriture pour animaux dans la région de Baie-St-Paul.Sa ténacité l'a encore bien servie dans ce nouveau projet de vie.« Je ne disposais d'aucun coussin financier lorsque je me suis lancé dans l’aventure.Je recevais uniquement mes prestations de l'assurance-chômage », dit-elle.Aujourd'hui, son commerce est en constante progression.Jonathan Archambault Plus de 8 personnes sur 10 réussissent à trouver, pourquoi pas vous?-je les bons trucs ?»- Mon CV me permet-il de me démarquer?»- Comment faire pour arriver premier en entrevue?»- Qui sont les employeurs dans mon secteur d’emploi?Félicitations pour votre 20e GIT peut vous aider à trouver le bon emploi ! Pour vous inscrire ou en savoir davantage Halles Fleur de Lys : 418 686-1888 Plaza Laval : 418 653-3099 2 bureaux à Québec www.git.qc.ca GROUPE INTEGRATION TRAVAIL CLUB DE RECHERCHE D’EMPLOI ici débute votre [emploi] Emploi Québec SS Ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles Juin 2009 La Quête réalise l'espoir 29 aWecq ASSOCIATION DES MÉDIAS ÉCRITS COMMUNAUTAIRES DU QUÉBEC L’AMECQ souligne le 20e anniversaire de l’Archipel d’Entraide C’est avec une grande joie que l’Association des médias écrits communautaires du Québec tient à souligner le 20e anniversaire de fondation de l’Archipel d’Entraide.En plus de jouer un rôle social primordial au cœur de la ville de Québec, l’Archipel d’Entraide réussit le tour de force d’éditer le magazine La Quête, un magazine qui a toujours su présenter une information journalistique et une conception graphique de qualité.En plus d’accomplir adéquatement son travail de transmetteur d’information, La Quête a su s’impliquer socialement dans son milieu en publiant des dossiers thématiques à caractères sociaux et humains défendant les intérêts des plus démunis de notre société.Enfin, l’Archipel d’Entraide a réussi à créer ce sentiment de fierté qui fait de La Quête un magazine de rue de premier plan.Bon anniversaire et longue vie à l’Archipel d’Entraide et à La Quête ! Le directeur général, Yvan Noé Girouard 30 Lfl QjJfiffi réalise l'espoir Juin 2009 Des aux chiens 30® À l'Archipel d’Entraide au temps où y travaillait Nathalie Matte Des plus démunis, à la race canine, Nathalie Matte a toujours poursuivi le même objectif, soit celui de leur venir en aide.Aujourd'hui, cette femme d'affaires se spécialise en intervention animalière auprès des propriétaires de chiens.À la fin des années 80, dans les balbutiements de l'organisme l'Archipel, elle a joué un rôle clé dans les interventions de ce nouveau joueur.Propriétaire du Lavoir, une buanderie située sur la rue Saint-Jean-Baptiste, elle entrait quotidiennement en contact avec itinérants et démunis.Elle a fait partie des premiers membres de l'organisme en compagnie de Robert Laliberté et de Louise Bédard.Pour elle, les gestes d'entraide sont importants.« C'est dans ma nature de vouloir aider les autres, précise-t-elle.Notre rôle consistait à informer les gens et les commerçants sur les maladies mentales et le phénomène de l'itinérance par surcroît ».Malgré des ressources limitées dans les débuts, l'Archipel parvenait à intervenir régulièrement auprès des personnes dans le besoin, surtout celles qui sortaient des institutions médicales.«Rapidement, on s'assurait que ces gens aient de la nourriture ainsi que des soins corporels.Parfois, on établissait avec eux un budget », révèle-t-elle.Les semaines se révélaient fort chargées, pour cette femme qui alliait travail et implication communautaire.« J'effectuais une trentaine d'heures de bénévolat en plus de mes 35-40 heures de travail.Les journées étaient très longues », précise-t-elle en riant.Son implication au sein de l'organisme a duré une dizaine d'années.Aujourd'hui, cette mère de deux enfants occupe un emploi à temps partiel dans une boutique, en plus de ses interventions impliquant un animal de la race canine.« Mon rôle consiste en quelque sorte à rééduquer le chien et à régler la situation problématique afin de permettre au propriétaire de conserver son animal », explique-t-elle.« Ce genre d'intervention regroupe plusieurs similitudes par rapport à ce que je faisais auprès des plus démunis, en ce sens que je leur viens en aide pour les aider à retrouver les meilleures conditions de vie possible », dit-elle en conclusion.Jonathan Archambault Félicitation pour votre 20e • Travail de Rue Accompagnement, Aide et Références • Prevention/Formation Animations/Ateliers/Conféren ces • Milieu de vie Tél.: 418.641.0168 Tél.Sans Frais : 1.866.641.0168 Télécopieur : 418.641.0045 pipg@ac.aira.com www.pipq.org l-FNTRF DF 1 !!H Ht PRÉVENTION ha WraDU SUICIDE \m Kl] Mil DF OUÉBEC INTERVENTION Service téléphonique 24/7 Suivi de crise suicidaire Soutien et groupe pour endeuillés Intervention post-traumatique DONS EN LIGNE www.cpsquebec.ca 418-683-4588 SENSIBILISATION & FORMATION Formation accréditée Activités de sensibilisation Programme Sentinelle Programme Les Amis de Zippy Merci pour vos 20 ans de service dans la communauté «Si juin 2009 La Quête réalise l'espoir 31 8144 Message du premier ministre Quand on sait toutes les réalisations et tout le travail accomplis depuis 20 ans par l'Archipel d'Entraide, on voit combien est important et indispensable cet organisme pour des milliers de gens dans notre milieu.Bravo et merci aux administrateurs, au personnel, aux précieux bénévoles et donateurs.Merci d'être de ces gens de cœur qui ont compris que ce qui fait la force d'une société, c’est la capacité de ses citoyens à s'aider les uns les autres.Félicitations pour ce 20e anniversaire! Jean Charest QuébecSS Message du maire de Québec Offrir un toit à celui qui n’en a pas.Tendre la main à celle qui la rejette.Écouter celui qui crie son mal de vivre.Depuis 20 ans, L’Archipel d’Entraide se met au service des plus démunis, et ce, sans conditions, sans discrimination et sans réserve.À vous tous et à vous toutes qui, par votre action ou par votre soutien, redonnez de l’espoir à ceux qui n’avaient plus confiance dans la vie, félicitations pour votre engagement, et surtout, le plus sincère merci ! Longue vie à L’Archipel d'Entraide ! Régis Labeaume Québec Ville de Christiane Gagnon Députée de Québec Intervenant de première ligne, l’Archipel d'Entraide contribue depuis maintenant vingt ans à l’amélioration des conditions de vie de plusieurs personnes dans notre communauté.Merci pour votre accueil inconditionnel et votre implication sociale.320, rue Saint-Joseph Est, bur.209 Québec G1K 8G5 Tél.: 418 523-6666 Téléc.: 418 523-6672 Courriel: ttagnocl@parl.gc.ca www.chnstianegagnon.QC.ca Q
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