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Titre :
Le Canada musical : revue artistique et littéraire
Canada musical rapporte des nouvelles du domaine de la musique en provenance du Canada et de la France. Elle met particulièrement en valeur la carrière de jeunes musiciens tels Emma Albani, Frantz Jehin-Prume, François Boucher et Oscar Martel.
Éditeur :
  • Montréal :A.J. Boucher,1866-1881
Contenu spécifique :
samedi 1 janvier 1881
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Boucher et Pratte's musical journal
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Références

Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1881-01, Collections de BAnQ.

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mrnBPjtmwïPPfœmwi'?.KrîyiT.^c^H Berne Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.Un Morceau de Musique et un Feuilleton accompagnent chaque Numéro.1er Janvier 1881 rgil 7e.Année- No.9 =ar.A.J.BOUCHER, Editeur-Proprietaire /l/o.A90, Rue Notre-Dame MONTREAL [.rriihîr'irliar,iiil^liixr-iiiniTyîPii'nrii'!'";r,.-nwi!.'''• M±è frOL-yUw?>J W * UU»/U’-; ¥ pi :i" I Vif ïï Vmi 1 OT'llj **¦ 'I1 \iVi iF § i I 11 II ! lllllllliillllillîPililIflIFilliilli SOMMAIRE.—Annonces.Poésie : Sainte Cécité.Notre musique.Louis Lambillotte et ses frères.[Sm'fe.] Nouvelles artistiques Canadiennes.Concert de la Société Philharmonique.F.Jehiu-Prume aux Etats-Unis.Correspondances.Notes artistiques des Etats-Unis.Echos musicaux de l’Europe.L’orgue de St-Patricc de Québec.Noël : messes de minuit.Plaisanteries.Abonnements reçus dans le cours du mois.Décès.Service anniversaire.Nécrologie.Annonces.Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de Choeurs pour le mois de Janvier-Février.PianosHuzclton," L.E.N.Pratte, seul ngent pour le Canada.Annonces, maaaai Abonnement : $1.00 par an, payable d'avance.10 et s.le numéro sepa?'e.Imprimé par J.B.LjU'U-NTU, 245, Eue St.Jacques, Montréal. 146 LE CANADA MUSICAL.LAVOIE & BEAULIEU 233, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.AU CLERGÉ, .COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES ET AU PUBLIC EN GÉNÉRAL, Nous avons l’honneur de vous informer que nous avons transporté notre atelier du No.147, Rue St.Laurent, au No.233.Rue Notre-Dame, vis-à-vis la Rue St.Jean-Baptiste, où nous sommes magnifiquement installés et prêts à prendre vos commandes pour tous les ouvrages que vous voudrez bien nous confier, tel que : QeçoratiQns Artistiques, Peintures a Fresques et Parures pour Eglise, Autels., Salles Publiques et M&isans Privées* Aussi : Colorage des murs, Blanchissage.Imitation de faux bois et de marbre de toutes sortes, Vitriers, Tapissiers et Peintres de Maisons et d’Enseignes.Toutes commandes pour Tableaux, Bannières, Drapeaux, Cottes d’Armes et Rideaux de Châssis seront exécutées de manière à donner la plus entière satisfaction.LAVOIE Æ BEAULIEU, No.233, Rue Notre-Dame.ARCHAMBAULT, 300^2 RUE NOTRE-DAME, MOITTRRAL.TtÉBV J’ai le plaisir d'annoncer à mes nombreux patrons et au public en général, que je viens d’acheter le célèbre procédé français “de Boissonnas,” au moyen duquel je puis prendre des photographies instantanément.Ainsi, je puis faire dans trois secondes une pose qui en aurait demandé trente à trente-cinq avec l’ancien procédé.Ayant réellement le seul atelier canadien de 1ère.classe dans Montréal, et n’épargnant ni temps ni argent pour produire un bon ouvrage, j’ose demander au public canadien une part de son patronage et j’ose aussi lui garantir satisfaction sous tous rapports.On pourra voir à mon Studio des portraits à l’huile, au crayon, au pastel et à l'encre de chine de toutes grandeurs, depuis la miniature jusqu a grandeur naturelle.Une visite est respectueusement sollicitée.ARCHAMBAULT, No.300>£, Rue Notre-Dame. Le Canada VOL.7.] MONTREAL, Ikr JANVIER 1881.[No.9.SAINTE-CECILE.A l’horizon brumeux des siècles écoulés 'l'on image apparaît, douce et chaste martyre, Comme une vision sainte, qui nous attire Hors du monde réel, vers les cieux étoilés.Jadis, du Tout-Puissant tu célébrais la gloire ; Et les cœurs t’écoutaient, extasiés, tremblants, Quand tes doigts voltigeaient, comme des oiseaux blancs, Sur la harpe d’argent ou le clavier d’ivoire.C’est que, dit-on, bercée en un rêve béni, Ton âme, loin, bien loin de nos terrestres fanges, S’unissait aux concerts ineffables des anges Et des grands séraphins priant dans l’infini.Fleur éclose au milieu de la Rome païenne, Tu rapportais d’en haut les parfums de la foi : Et, jetée aux lions du cirque, sans effroi Tu mourus en chantant, vierge, apôtre et chrétienne.Dieu fit luire un rayon sur ton front inspiré : Et le musicien, te prenant pour patronne, De respect et d’amour, depuis lors, environne Ton nom, par l’Harmonie à jamais consacré.A.D.NOTRE MUSIQUE.Afin «le publier intégralement le superbe morceau «le musique doublet («Ut «jnafre pages) «nue nous avons fait préparer pour le " Canada Musical,” nous en «libérons la publication au prochain numéro.LOUIS LAMBILLOTTE ET SES FRERES, r a k M AT 111 EU DE AION TER.( Suite.) A ceux qui soutenaient que, hors de la tonalité ecclésiastique, la véritable musique religieuse n’existait pas, ils répliquaient par l’Ave verum de Mozart, cette expression sublime de l’adoration extatique, qui n’est point, cependant, dans la tonalité ecclésiastique.Les œuvres de Palestrina elles-mêmes leur paraissaient bien moins complètement musicales et absolument religieuses, que des tissus d’accords consonnants dont la trame est curieuse pour les yeux et l’esprit, en considérant les difficultés dont l’auteur s’est ingénié à trouver la solution ; dont l'effet doux et calme sur l’oreille fait naître une profonde rêverie.Mais ce n’était point là, à leur avis, la musique complète, puisqu’elle ne demande rien à-la mélodie, à l’expression, au rythme ni à l’instrumentation, et qu’une partition ne doit être ni un échiquier, ni une table de logarithmes.Pour cette école, la musique n’avait pas de sens en dehors de la pensée et du sentiment.Or, la pensée j peut déployer ses ailes et se rapprocher de Dieu autant qu’elle le veut, n’étant pas enchaînée par les liens d’une langue terrestre.De là, il est vrai, un dangereux écueil pour ceux qui ne craignent pas d’écrire de la musique sacrée, Berlioz le signa.ait dans ses livres : “ Les uns, cherchant avant tout la mélodie et l’expression, créent une musique qui n’a de sacré que le nom ; d’autres, en voulant éviter ce défaut et les souvenirs profanes, tombent dans une psalmodie monotone, dans une sorte de plain-chant harmonique.La musique sacrée doit être belle et rester religieuse.Autant, et plus qu’aucune autre, elle peut, en gardant son caractère, prendre tous les tons et parler toutes les passions ; respirer la douceur ou la fougue, la mélancolie ou l’allégresse, les célestes espérances ou les douleurs de la terre : elle n’a pour cela qu’à suivre la pensée et la sublime poésie des psaumes dont elle doit s’inspirer.” C’était ht sentiment de saint Augustin : ce lut aussi celui de .T,-J.Rousseau, à quatorze siècles de distance.Le Père de l’Eglise et.le philosophe de Genève témoi-1 gnaient de leur amour passionné de la musique, tout en redoutant les illusions dont elle berce le cœur, tout en exprimant le vœu que les accents qui captivent l’àme n’énervent pas sa vigueur.Les Primitifs s’appuyaient, eux, sur cette théorie excessive que le catholicisme prêche exclusivement la contrition du cœur et la mortification de la chair.Le chant sacré devait donc s’inspirer de cette sombre doctrine, revêtir le même caractère mystérieux et menaçant, ne rien emprunter aux formes de la musique profane, pour ne pas s’exposer à troubler l’austérité de la célébration du culte.S’appuyant (parfois à tort et à travers) sur les opinions de Sixte-Quint et les bulles tin pape Marcel II.ils soutenaient que la foi et l’art—et l’art !— gagneraient à la répression sévère de ces abus.Question de tempérament ou d’éducation! Il est des gens qui préfèrent aux madones de Raphaël les visages blêmes, les traits anguleux, les regards de cire do Cima-buë et de Giotto.A grand renfort de personnalités, d’épithètes mal sonnantes, de récriminations oiseuses, dans leur thèse violente, ils proscrivaient la musique à l’église et ne s’entendaient même pas pour la déllnir.Berlioz, entré en lice, caractérisait nettement, avec son esprit incisif, sa verve railleuse et sa forme humoristique, les conventieules de ce parti : “ Pour laire de la musique catholique, écrivait-il 1, ils tendent dans le service religieux à supprimer la musique tout à fait.Ces anabaptistes de l’art ne veulent pas de.violons dans les églises, parce que les violons rappellent la musique théâtrale (comme si les basses, les altos, tons les instruments et les voix ne sont pas dans le même cas).Les nouvelles orgues ont été ensuite, à leur sens, pourvues de jeux t rop variés, trop expressifs.Puis on en est venu à trouver damnable la mélodie, le rythme et même la tonalité moderne.Les modérés admettent encore Palestrina ; mais les fervents ne veulent que le plain-chant tout brut.” ! Soirées de f Orchestre, page 212. 148 LE CANADA MUSICAL.Et, suivant un tour d’esprit qui lui était familier, le grand symphoniste, pour rendre plus pénétrante encore sa critique et achever la peinture des puritains, rappelait qu’aux obsèques du duc d’Orléans à Notre-Dame, ils avaient obtenu que la messe entière fût chantée en plain-chant et que cette maudite tonalité moderne, dramatique, passionnée, expressive, fût radicalement prohibée.Toutefois, le maître de chapelle de Notre-Dame avait cru devoir transiger jusqu’à un certain point avec la corruption du siècle, en mettant en harmonie à quatre parties le funèbre plain-chant.La grâce suffisante sans doute n’avait pas sutli.Tout en exécrant la musique moderne qui excite les /tassions, les fanatiques de plain-chant se passionnaient d’une manière divertissante pour ce style qui est fort loin d’avoir un si grar~e défaut.“ L’un d’eux, poursuit Berlioz, se posséda assez bien néanmoins jusqu’au milieu de la cérémonie.Un assez long silence s’ôtant alors établi, et le recueillement de l’assistance étant solennel et profond, l’organiste, par mégarde, laissa tomber une.clef sur son clavier; par suite de la pression accidentelle de la clef sur une touche, un ta du jeu des flûtes se lit alors entendre pendant deux secondes.Cette note isolée s’éleva au milieu du silence et roula sous les arceaux de la cathédrale comme un doux et mystérieux gémissement.Notre homme alors, de se lever transporté, en s’écriant, sans respect pour le réel recueillement de ses voisins : “ C’est admirable! sublime! voilà la vraie musique religieuse! voilà l’art pur dans sa divine simplicité ! Toute autre musique est impie.” A la bonne heure, voilà un logicien ! Il ne faut, selon lui, dans la musique religieuse, ni mélodie, ni harmonie, ni rythme, ni instrumentation, ni expression, ni tonalité moderne, ni tonalité antique.Il ne lui faut qu’un la, un simple la un instant soutenu au milieu du silence d’une foule émue et prosternée.On pourrait encore pourtant troubler son extase en lui affirmant que les théâtres font un emploi usuel et fréquent de ce célèbre la.Mais il faut convenir que son système de musique monotone (c’est le cas ou jamais d’employer ce mot) est d’une pratique facile et fort peu dispendieuse.De ce côté, l’avantage est réel." Dans ce mode ironique, ou sur des tons plus sérieux, plus doctes, mais non moins aigres au fond, la discussion se poursuivait et s’envenimait sur toute la ligne, Louis Lambillotte lui-même y prenait part et écrivait ce qui suit dans le Diapason, revue musicale de Bruxelles, du 2 mai 1850.Prêtre, il va développer, dans le sens religieux, ses idées sur la question controversée et mettre en ligne ses arguments : “ Nos musicographes excluent de l’église la musique qu’ils appellent dramatique, parce que cette musique excite tes passions ; or, selon eux, les passions doivent rester au théâtre et ne jamais entrer à l’église ; parce que, ajoutent-ils, l’église est le lieu de la prière, dans lequel toui doit être calme.Te vous avoue que tout ceci ne me paraît pas clair, et, si vous le permettez, je vous exposerai mes difficultés.D’abord je demanderai à ces Messieurs ce qu’ils entendent par ce mot passion : car, mal compris, ce mot pourrait tromper les artistes, qui tous n’ont pas fait une excellente philosophie.Û après saint Thomas d’Aquin, la passion est un mouvement oti sentiment de notre âme qui nous porte vers un objet, ou qui nous en éloigne; or, comme il existe des objets bons ou des objets mauvais, il est évident qu’il en résulte de bonnes ou de mauvaises passions.Ainsi, l’amour, la haine, l’admiration, etc., sont des passions bonnes ou mauvaises, selon que l’objet en est bon ou mauvais.Ces principes sont incontestables.Maintenant, je le demande à tous les théoriciens, la musique religieuse à l’église ne peut-elle pas exprimer ou exciter ces passions, quand elles ont pour objet et pour termes : Dieu, sa sainteté, sa grandeirr, sa bonté ?Est-ce que notre amour, notre joie, notre douleur, notre admiration, est-ce que tous les mouvements si justes de notre âme ne peuvent pas éclater, par exemple, dans un Gloria in excelsis, dans un Sanctus, dans un Incarnalus, dans un Miserere ou un Kyrie ?Il serait absurde de condamner une musique parce qu’elle exciterait de tels sentiments dans les âmes.Ce serait condamner tous les docteurs de l’Eglise, qui tous demandent que la musique excite à la piété.La prière, objectent les musicographes, doit être calme et sans passions.Permettez-moi de leur demander si l’église n’est pas aussi le lieu de l’adoration, le lieu de la louange, du repentir, du pardon, de la reconnaissance ?Est-ce qire l’âme ne pourra pas y faire éclater aussi les accents de sa joie, de son bonheur, de son repentir, de sa reconnaissance, de son admiration ?Youlez-vous que le fidèle à l’église y soit comme la statue de marbre qui orne le frontispice ?Condamnerez-vous les saintes émotions qui faisaient couler les larmes d’Augustin ?Condamnerez-vous une musique qui produira de tels résultats ?” Louis Lambillotte continuait son plaidoyeren signalant l’existence d’un petit groupe d’esprits raisonnables, également éloignés des abus modernes et d’un trop absolu retour vers l’antique.“ D’autres, les plus sages, ajoutait-il, admettent à l’église toutes les différentes espèces de musique (Grégorien, Palestrina, Mozart, Haydn, les maîtres, les compositeurs modernes) : ils les trouvent toutes bonnes, relativement aux pays, aux lieux, aux solennités, aux circonstances, pourvu qu'elles soient dans les conditions que demande l’Eglise, c'est-à-dire qu'elles portent les âmes a la piété.qu’on n’y fasse pas entrer exclusivement l’art pour l’art, mais qu'il n'y soit admis que pour concourir au but que la religion se propose.Ceux-ci ne condam- nent pas ce que l’Eglise n’a jamais positivement condamné, c’est-à-dire les belles compositions avec orchestre de nos grands maîtres, exécutées aux grandes solennités, dans bien des cathédrales et des églises d’Allemagne, de l’Espagne, du Portugal, d’Italie, de France et de Belgique.Ceux-ci entendent par musique dramatique celle qui a été composée pour le théâtre, celle qui n’inspire aucune idée de piété et ne porte point vers Dieu.” Et Louis Lambillotte se rangeait à ce moyen terme, à cet éclectisme raisonnable, motivé, qui a prévalu et qui assure aujourd’hui, avec la régularisation du plain-chant, l’organisation digne et prospère de nos maîtrises.Malgré ces paroles si sages, la controverse continuait plus ardente : “ Supprimons une fois pour toutes, ripostaient les Primitifs, mélodie, harmonie, rythme, instrumentation, expression dans le style sacré.Nous pourrons ainsi, pensaient-ils sans doute en leur for intérieur, faire nous-mêmes de fort belle musique religieuse.” En elfet, dès qu’il n’aurait plus fallu rien de tel dans ce genre de composition, ils avaient tout pour y réussir ! Ce fut au milieu de cette agitation, vers 1842, que parurent les premières publications du P.Lambillotte, LE CANADA MUSICAL.149 ses douze Grands Saints, notamment, qu’il avait composés à Fribourg, à Saint-Acheul et à Brugelette.Voici dans quelles circonstances : * Directeur de musique dans ces collèges, il avait pour mission de contribuer par la musique à l’éclat des offices religieux.Servi ainsi que je l’ai dit, par une organisation musicale exceptionnelle, il pouvait se faire un plaisir de ce que d’autres auraient considéré comme un devoir, et s’en acquitter de la meilleure grâce du monde, sans chercher autrement à se faire briller.Que si, toutefois, on lui avait dit alors qu’il était un compositeur, comme il s’en serait défendu ! Il ne visait, vous aurait-il répondu, et bien sincèrement, qu’à avoir du goût pour l’art musical, à le répandre et à le faire partager autour de lui.Il composait pour être utile aux autres, en même temps qu’agréable à lui-même, comme on écrit une lettre ; l’idée lui en Amenait, et il se mettait au piano.Pendant vingt ans étaient ainsi sorties de sa plume, sans parler de ses Cantiques célèbres, des feuilles Amiantes dues à son inspiration féconde, écrites en vue d’une exécution facile, par un orchestre d’élèves où les instruments bruyants ne sont pas en minorité, où chacun Areut aAroir sa partie avec le moins de pauses à compter ; orchestre dont le contingent instrumental est essentiellement changeant.Pendant ces vingt ans, il n’aA'ait pas songé un seul instant à lh'rer à la publicité ces improAÛsations écrites qui s’étaient peu à peu répandues dans les maisons d’éducation, en raison de leur simplicité, de leur caractère de suavité religieuse, de leur couleur pittoresque.L’idée lui en Arint un jour, en songeant aux demandes fréquentes qu’on lui adressait et qu’il ne refusait jamais de satisfaire.Si cela aArait une A'aleur ?Si quelque parti en était tiré ?Il pourrait donc enfin réaliser son vœu le plus ardent : il pourrait acheter un orgue, cet orgue tant envié qui manquait à Brugelette, dont ses supérieurs contestaient l’opportunité et refusaient l’achat.Puis, sa mère était veuAre, malade, pauvre.Il n’hésita pas, et les cahiers et les feuillets d’aller chez l’éditeur tels quels, de premier jet, comme il les retrouvait.Arme l’insouciance qui était un des traits de son caractère, il ne reA’oyait même pas ses épreuves.Le public, la critique, se trompèrent donc ainsi en présence de compositions religieuses dont l’apparition n’avait ôté ni annoncée, ni expliquée, et qui ne rachetaient même pas par une correction harmonique élémentaire, les négligences de leur conception hâtive.Le public aime que l’on ait un plus grand respect de lui-même.Surprise autant que froissée, l’opinion se retourna violemment contre ces publications si peu châtiées.Les Primitifs les bafouèrent, comme absolument hostiles à leurs théories radicales.Les Eclectiques ne les trouvèrent pas assez irréprochables pour être soutenues par eux, leurs qualités mélodiques incontestables ne leur paraissant pas compenser une incorrection si grande ; ils craignaient, au fond, la concurrence.Louis Lambillotte n’appartenait pas, du reste, à leur coterie ; il se jetait au traA'ers de leurs collections courantes.Un religieux qui prétend écrire de la musique religiexise, quelle audace ! N’est-ce point là le plus noble apanage des maîtres de chapelle laïques qui déjeunent de l’Eglise et soupent du théâtre?Quelques-uns mêmes de ceux-là s’indignaient naïvement, à la seule perspective d’une maitrise de paroisse exécutant de la musique composée par un “Jésuite.” Ces partis avaient leurs journaux, leurs procédés d’analyse, leur critérium infaillible.Au camp des Primitifs, on s’occupait, on s’inquiétait moins de ce que l’on aurait aimé sincèrement que de ce qui devait faire le plus d’honneur aux yeux du prochain.L'obscur, le difficile était “ bien porté ; ” on s’en piquait, on avait des admirations de vanité.Devant cette science pé-dantesque, cette archéologie revêche, la clarté, la grâce, la mélodie étaient un obstacle (!) plutôt qu’un avantage, et pour les désarmer avec un style facile, il aurait fallu à Louis Lambillotte ou à d’autres plus encore de bonheur que de talent.Le beau mérite que d’entendre et d’admirer ce que tout le monde admire et comprend ! Et cependant, si un peu de science nous éloigne du sentiment de la simplicité, beaucoup nous y ramène.Du côté des Eclectiques, la critique semblait uA'oir complètement oublié que la génération qui nous suit traite nos œuA'res et nos idées comme nos modes, et que nos engouements sont des moqueries.On se demandait sur tous les tons et dans tous les formats, et le plus sérieusement du monde, à quoi tient la vie dans les productions de l’imagination et de l’esprit ?et d’où Aient ce don ?Une esthétique fade, nébuleuse, analysait et soupesait, avec non moins de gravité, la qualité, la quantité de travail, d’art, de nature, de “ foyer intérieur,” de sentiment, d’éclat, de souille, de rayon, de liamme, etc., etc., indispensables pour faire les belles œuvres sans vieillesse, les chefs-d’œuArre.Elle refusait à Louis Lambillotte si peu que ce soit de cette “ liamme ” ou de ce “rayon,” juste de quoi composer seulement une couvre estimable.A côté de certaines parties très mauAraises il s’en rencontrait cependant chez lui ch; bonnes, où il méritait d’être considéré ; et tel qui le raillait aisément pour des défauts qui sautaient aux yeitx, aurait eu tout prolit à aller à son école pour les qualités mélodiques qu’il possédait.On le jugea donc sommairement sans l’entendre, sans l’examiner de plus près.Il ne pouvait se.défendre.Bientôt, il fut de mode de le berner à outrance, de le rendre ridicule par des faits et des anecdotes de pure invention.Le Journal des Débats lui-même suivit ce courant.Sa revue musicale du 28 septembre 1859 raconte qu’un certain maître de chapelle de Boulogne-sur-Mer, impatienté d’entendre vanter un Regina cœli de Louis Lambillotte, et “ poussé à bout par ces éloges, résolut de se procurer ce morceau pour voir ce qu’on en pourrait faire.” On ne saurait accuser plus ingénuc-ment une intention marquée de critique et.de mauvais vouloir.Ce maître de chapelle “ poussé à bout ” Aroit que le morceau est écrit à trois temps aA'ec l’indication motto moderato.Il remplace ce mouvement par un allegretto animé, change ainsi le morceau en valse et h; porte à un chef d’orchestre de bal de la ville.“Celui-ci, poursuit le feuilletonniste,—instrumente la valse et la met à l’étude, à cela près que le molto moderato fait place à un mouvement plus accéléré.” A CEI,A près est une trouvaille.“Tout marche à souhait, il n’est plus question que de l’exécution en public.—Mais quel nom mettra-t-on sur l’affiche?observe fort judicieusement le chef d’orchestre.—Mettez le nom du 1’.Lambillotte.—Du P.Lambillotte ?Ah ! la A'alse est de lui ! bravo ! on mettra son nom, comme de juste.11 y a des gens qui trouveront ça piquant.—La valse ligura donc sur 150 LE CANADA MUSICAL.le programme dix concert dont une main perfi.de pla- ! carda un exemplaire sur la porte de l’église.Inutile de dire qu’elle obtint un grand succès au salon des bxxins.Et voila pour tant ce qui cal repaie musique religieuse dans une foule, de collèges ! ’ Ce dernier trait est d’une bonne loi qni complète à merveille le récit de la spirituelle mystification : elle a eu, elle et son auteur si délicat, le rare bonheur de rencontrer un historiographe digne d'eux ! Poussé à boni, se procure)’ un morceau pour voir ce qu'au en pour ru it faire] le dénaturer, le travestir en valse, ce qui peut être fait de tout morceau possible, en modifiant son rythme et sa mesure, n’est-ce point là le procédé des dérangeurs d’opéras en musique de danse ?Donner ensuite ce morceau à instrumenter à un ménétrier ; le faire exécuter “dans son intégrité, à cela près," etc.; signer du nom de l'auteur son œuvre ainsi carna-valisée ; trouver la chose piquante ; tout, la joie des dextx farceurs ; l'affichage par une “ main perfide ” sur la porte de l'église ; l’entrain des danseurs; la pointe finale: "ce qui esl réputé musique religieuse" ; la certitude que ce moine ne sortira pas de son couvent pour venir demander l'explication d’une injure gratuite, qu’il ne pourra s’en venger qu'en la subissant et la ressentant.tout cela est complet.On n'apportait pas plus d’équité et de convenance à l’appréciation des compositions de Louis Lambillotte.Le même Journal des Débats—je le cite encore en raison de l'autorité qu’il avait alois—rendant compte d’un de ses Saints pour le jour de l’êques, avec accompagnement d'orgue ou d’orchestre ad libitum, disait ironiquement : “ Bien que la partition que nous avons sous les yeux soit pour l'orgue ou pour te piano, nous y voyons l'indication de divers instruments, comme violons, clarinettes et llûtes, tambours et ophicléidcs, bassons, violoncelles, et cela, dit une note, pour la commodité du directeur, et pour cpie l'organiste rende autant que possible les effets de l’orchestre.” Eh bien ! qu’y a-t-il donc là de si surprenant ?N est-ce pas ainsi que l'on procède d’habitude?Les réductions aix piano ou à l’orgue, lorsque l'édition en est soignée, consciencieuse, ne portent-elles pas toutes ces indications ?Le rédacteur des Débats ne joue, bien entendu, l’étonnement qn’alin de pouvoir ajouter: “Le directeur de musique d’un pensionnat trouvera fort commode qu'on lui ait désigné d’avance les endroits sur lesquels les virtuoses imberbes seront admis à administrer la preuve de la résonnance de leurs instruments et de la vigueur de leurs poumons.” Je ne goûte point, je l’avoue, le sel de l’épigramme.S’il plaît à un directeur de musique de réorchestrer un morceau d’après les indications de la réduction et défaire exécuter cette dernière par de jeunes élèves munis d’instruments d’une bonne “ résonnance,” on est le mal, et qui donc y trouverait à redire?Quant à la “vigueur” reprochée par le feuilletonniste aux orchestres de collège, c’est ixne qualité dont son argumentation n’aurait rien perdu à fournir un peu plus de preuves ; mais chacun fait ce qu’il peut ! Inutile d’ajouter que l’indication de tambours cl ophicléides ne figure pas dans cette partition; nouveau trait d’esprit dans le genre de celui que je citais plus haut.En 183ô, parurent à Avignon les premières livraisons des Concerts spirituels.C’étaient des textes liturgiques adaptés à quelques belles pages de Gluck, de l’iccini, Sacchini, Mozart, Weber, Paër, Spontini, llossi-ni, Beethoven, Gossec, Méhul, etc.Dernier effort de ce mauvais goût de l’époque contre lequel il semblait avec raison qu’on ne pût avoir assez d’imprécations et de foudres vengeresses.Certes, ce n’est pas à nous qix'il prendra fantaisie de méconnaître la relation intime d’un morceau de musique avec ixnc situation dramatique.donnée ; mais il peut se faire, comme l’école italienne nous en fournit tant d’exemples, que le morceau n'ait aucune analogie avec l’action ; dès lors,— sans ériger ce procédé en principe, mais aussi sans le proscrire absolument,—il peut arriver qu’un texte des Écritures convienne au caractère de ce morceau, et s’y applique, à condition toutefois que l’accord soit exact, que la prosodie, l’accentuation, le rythme soient respectés.Ce sont là de ces rencontres qu’une main fort habile, fort exercée saura seule faire naître, quoique, à vrai dire, un tel travail de “ démarquage ” et de “ placage ” ne soit pas œuvre artistique.Cet à-propos, ou, si l’on veut, cette correspondance de sentiment manquait aux Concerts spirituels.Il est évident que la bonne foi la plixs complète, mais aussi la plus profonde ignorance des choses dix monde, du théâtre et de l’art, avait guidé l’auteur révélant dans sa préface que : “ les nouvelles paroles si merveilleusement appliquées à ces chefs-d’œuvre, en leur imprimant un nouveau caractère (c’est précisément ce qu’il fallait éviter !), leur ont donné comme une nouvelle existence, et leur sont comme un gage d'éternelle Jeunesse et d'immortalité.Négation et exploitation naïves du génie ! Et, après avoir écrit ces choses du troisième ciel, la même plume jetait sur Vin le Domine speravi le domino du trio des masques de Don Juan ; confiait le verset Pro peccatis du Stabat au Batti, balli, o bel Mazello, et parodiait l’un par l’autre et tous deux à la fois — double et stupide sacrilège ! — le Dies irœ et la Flûte enchantée de Mozart.La critique protesta, et il y avait de quoi ! contre ce retour inconvenant, impie même, à des abus que l'on avait lieu de croire détruits et condamnés à jamais.De là à attribuer les Concerts spirituels à Louis Lambillotte, il n’y avait qu’à suivre le courant, et elle le suivit : il n’y avait qu’à accepter des idées fausses, préconçues, et elle ne s’en priva pas.Dans ce cas, la critique péchait surtout par ignorance ; car le propre de Louis Lambillotte, comme compositeur, fut essentiellement le sens des textes.Ses Cantates, ses compositions Festivales, le prouvent clairement.Il a montré dans ses Oratorios, principalement, quel parti artistique on pouvait tirer d'un intelligence profonde de l’Evangile.Il a affirmé que cette relation intime des paroles et de la musique était pour lui une règle fondamentale dans ses Cantiques chaleureux, expressifs, d’un tour si naturel et si musical, qui font partie du bagage du Missionnaire, et que l'on chante jusque dans les chapelles de feuillage des peuplades les plus reculées de l’Océanie.L'Eglise, au surplus,—et le D.Lambillotte possédait ses auteurs,—l’Eglise blâme toute musique qui ne respecte pas le texte.Le chant doit s'adapter exactement aux paroles et leur donner l’expression qu’elles comportent.Il faut qu’on puisse entendre les prières.Benoît XIV recommandait instamment que les syllables soient bien prononcées et bien entendues : Curandum est ut verba qua: cantanlur plane perfccleque intelligantur.Louis Lambillotte cherchait à ramener les esprits à la religion par le charme de la musique; et il ne repoussait pas, nous l’avons vu, les chants passionés, parce qu'à ses yeux Dieu et les choses saintes devaient être LE CANADA MUSICAL.161 l'objet d’une véritable passion.Comme prêtre, il rattachait sans doute l'art et ses merveilles à l'idée religieuse ; mais il était artistiquement trop bien doué, il était trop musicien pour se figurer, comme les gâcheurs de mélodies des Concerts spirituels, qu'il suffit de donner une nouvelle destination aux chefs-d'œuvre profanes pour leur faire perdre l’empreinte de leur destination première, en un mot, pour les sanctifier.Ce.Religieux ne connaissait pas que sa cellule, sa chapelle et son orgue.Il avait quelque peu couru le monde avant Saint-Acheul ; il ne manquait pas de linesse, de tact et de goût.; il avait appris à respecter l’œuvre des Maîtres ; et il a bien fallu plus tard se rendre à l’évidence et reconnaître, après des déclarations formelles, que la mascarade des Concerts spirituels n’était pas de lui.Les préjugés existant contre les compositions de L.Lambillotte devinrent tout-puissants.Pour le dernier croque-notes c’était article de foi que ce composi-teirr, populaire autant que fécond, n’avait, rien produit que de pitoyable.Sa popularité même, d’aucuns la rejetaient sur le “mauvais goût des provinces de France.” Venant, de Belgique, cette raison massive avait perdu à la frontière toute saveur d’impartialité.D’autres avaient eu maille à partir avec lui dans la grande question de la restauration du plain-chant et, si impartial que l’on soit, il est de ces blessures d’amour propre qu’on n’oublie pas et dont on cherche à se venger plus tard, en déchirant systématiquement les productions de celui qui vous les a faites.“ Le Père Tournemine et moi, nous sommes brouillés ! disait Montesquieu, après sa querelle avec le docte Jésuite; gardez-vous, à l’avenir, d’ajouter foi à ce que nous pourrons dire l’un de l'autre.” Entre savants, cette loyauté n’est plus guère de mise ; et l'exemple de l'illustre Président ne fut pas suivi à l’égard de Louis Lambillotte.On en arriva à décrier j tout ce qui était sorti de cette inépuisable veine, lors- | qu’on le savait, quitte à la goûter en bien de ses parties, I lorsqu'on ne le ‘savait pas on qu elles se présentaient \ sous le nom de maîtres de chapelle peu scrupuleux.Il j est des villes ridicules, on ne sait pourquoi : Carpentras, i Landerneau, Pontoise, etc.Il y a des hommes momeu- j tanément tombés sous le poids d’une moquerie permanente et inique: Louis Lambillotte fut de ceux-là.La justice veut qu'on examine avant de juger : qu'on ne fonde pas une condamnation générale sur les négligences et les banalités de quelques œuvres ; sur la légèreté de quelques autres ; sur des défauts exagérés encore par l'impéritie des exécutants.Voyons donc, en toute impartialité, quel était le compositeur dont Choron—une autorité incontestable celle-là—disait: “ Je donnerais volontiers toute ma musique pour être l'auteur de 1 Ave Maria en mi bémol du Père Lambillotte (1)." J'ai dit dans quel milieu, dans quelles conditions Louis Lambillotte composait.Il écrivit de la musique sacrée, parce qu'il appartenait à un ordre religieux, parce qu’il avait ressenti ce grand évènement du choix de la vie, qui la domine, dans la sphère de la raison, comme dans celle de la sensibilité et de l'imagination.Sans cela, ainsi que tant d'autres, il aurait joyeusement promené son inspiration dans les petits sentiers ver- 1.Ce morceau a été transposé en ré dans la publication tic M.fïam-bogi parce que les voix en étaient trop élevées.¦ doyants de la romance ou sous les bosquets fleuris et J soigneusement ratissés de 1 opéra-comique.11 était, en effet, et par-dessus tout, mélodiste ; mélodiste à la manière d'Azioli, de lîighini, de Terziani, d'Astoffi, de ces poelœ minores de la Cavatine, qu'il avait beatieonp trop étudiés: de Zingarelli, qu’il avait connu personnellement; mélodiste mûri trop tard, alors qu'il n’était plus temps, par Palestrina et les maîtres du xvie.siècle.Son esprit était de sentir plûtot que d'approfondir.Cet amour, ce culte de la mélodie, il les a célébrés dans de nombreux passages de ses ouvrages, dans sa correspondance, dans ses entretiens, dans les articles qu’il donnait aux journaux.Nouvelles Artistiques Canadiennes.—On annonce la formation, dans la partie est de la ville, d’une nouvelle fanfare qui s’intitule “l’Union Musicale de Montréal.” —il est question d’organiser un orchestre à Louise-ville : M.A.Lambert, habile musicien de l’endroit, en serait nommé le directeur.—A l’occasion de la solennité de la fête de St-Fran-çois-Xavier, le chœur du Gésu a chanté la messe “ do Ste-Thêrèse,” de La Hache.—On annonce la formation d’une nouvelle société orphéonique au Séminaire de Rimouski,—et de la “Société Palestrina,” au collège de Lévis.—La charmante petite opérette anglaise, Laila, a été donnée à Québec, le 1(3 décembre dernier, par un chœur d’enfants, sous la direction de Mlle MacAdams.—Les scènes de la nouvelle salle d’opéra de MM.Black, de St-.lean, ont été peintes et décorées par M.Saucier de l’Académie de Musique de Montréal.—La Société Philharmonique de Montréal prépare, sous la direction de M.G.Couture, l’oratorio Judas Machabée de Handel, pour son prochain concert.—Nos remerennents au Moniteur Acadien ainsi qu’au Messager de Lewiston, Me., pour l’aimable accueil fait par eux à la dernière livraison du Canada Musical.—L’Union chorale Mozart, de Montréal, composée en grande partie des membres du chœur de l’église St-Patrice, a repris ses exercices au commencement de décembre.—A la soirée de là Société Sainte-Cécile du Petit Séminaire de Québec, M.A.Létourneau, Vice-Président de la société, a prononcé un intéressant discours sur “ la Musique.” — Le Travailleur, de Worcester, nous informe que M.Allied Desève a protesté énergiquement contre la tentative de certains de ses amis de Boston qui voulaient en faire un violoniste parisien.—La Voix du Peuple, de St-Jean, annonce que l’inauguration de la nouvelle Salle d’Opéra de Black se fera le 4 janvier courant, par la représentation du drame de M.L.11.Fréchette, Papineau.—M.Amédée Perrault, professeur de musique de cette ville, vient de succéder à M.\V.Davignon (récemment nommé organiste à Longueuil), comme directeur de chœur et organiste à l’Eglise de l’IIôtel-Dieu.—M.J.A.Finn remplace M.Sheridan comme directeur du chœur de chant de la Cathédrale,—et Mlle Le-cours (ci-devant de Mascouche), est nommée organiste de l’église St.Joseph, en remplacement de Mme E.Delov. 152 LE CANADA MUSlCÀL.—M.Alex.M.Perkins, secrétaire du syndicat de la nouvelle Queen’s Hall, annonce le déménagement du bureau de location au No.22(3, rue St-Jacques, et la nomination de M.William Johnson, comme agent de la dite salle, à la place de M.C.C.DeZouche.—Intéressante soirée musicale et dramatique par le “ Club des Chaudières ” d’Ottawa, le 26 décembre.Mlles Victorine, Eugénie et Joséphine Rochon, M, Thorbahn et A.Aubry et MM.H.Lahaise et Thos.Marier remplissaient avec talent et succès la partie musicale du programme.—Les cérémonies de Noël ont attiré une foule considérable à l’Eglise St-Jean Baptiste d’Ottawa.M.Ch.Christin conduisait le chœur et M.L.Dauray tenait l’orgue.Chant et musique, tout a été magnifique.Mdmes Christin et Dauray ont chanté avec tout le talent qu’on leur reconnaît.—A Noël, les membres de la Société des Symphonistes ont gracieusement mis leurs services à la disposition du Eévd.M.Sentenne, curé de St-Jacques, pour la messe du jour, en reconnaissance du service que leur rend M.le curé, en leur fournissant obligeamment un local pour leurs répétitions.—Nous apprenons que le Révd D.G-érin, curé de St.Justin, se propose de doter son église d'un bel orgue, qui fora honneur à cette belle et ilorissante paroisse.Quand donc la paroisse voisine de Maskinongé—bien plus ancienne et plus riche—suivra-t-elle le louable exemple que lui donne la paroisse de St-Justin ?—Très-belle célébration de la fête de l’immaculée Conception à la Cathédrale de Rimouski.On a surtout admiré un Te Mariam calqué sur le cantique de St.Ambroise et destiné à exalter le privilège insigne de la Mère de Dieu.La fanfare et le chœur des élèves du Séminaire n’ont pas peu contribué à rendre l’office solennel.—Mardi, le 7 décembre, M.Oliver King, pianiste de S.A.R.la princesse Louise, donnait un concert au Sainl-James' Hall, Ottawa.Il était assisté de Mlle Tor-rington, chanteuse distinguée de Toronto, et de M.Edgarcl Buck, excellent baryton d’Ottawa.Son Excellence le Gouverneur-général honorait la soirée de sa présence.—M.Arthur AV.Perkins, au zèle duquel la Société Pbilarmonique de Montréal est redevable d’une large part de ses succès passés, vient de résigner ses fonctions de Secrétaire-trésorier de l’association — charge qu’il remplissait depuis plusieurs années, avec un dévouement remarquable.M.Charles Bourne a été appelé à lui succéder.—Nous regrettons d’apprendre que Mlle Euvrard, l’excellent professeur de musique aveugle de l’Asile Nazareth de cette ville, était dangereusement malade aux fêtes de Noël.Elle est sous les soins habiles de M.le Dr Coderre, et les dernières nouvelles, fort heureusement, noirs permettent de compter sur son prochain retour à la santé.—Le Star nous apprend que l’orgue entrepris par MM.Bolton et Smith, pour la nouvelle Queen's Hall, sur la commande de Sir Hugh Allan, sera bientôt terminé.Le clavier aurait sept octaves, de CC à G (!), et le pédalier, 30 notes, de CGC à F.Cet instrument aura huit pédales de combinaisons : ce sera l’orgue le plus considérable de Montréal.,—Le jour de Noël, Mlle Borthwick, organiste à Ho- chelaga, a trouvé $50 déposés sur le pupitre de l’orgue, à son adresse,' sous forme d’étrennes.La veille de Noël, M.R.R.Stevenson, organiste de l’église St-Martin, recevait, à titre de Christmas gift, des membres du chœur, un charmant écrin renfermant $105.C’est le cas de dire : Music hath charms, etc.—Nous recevons, un peu tard malheureusement, d’excellentes nouvelles relativement à la célébration à peu près générale de la fête de l’aimable patronne des musiciens, dans la plupart des maisons d’éducation importantes du pays, notamment au Petit Séminaire de Québec, aux collèges de Lévis, de St-Joseph de Mem-ramcook et de St Louis de Kent.—S’il faut en juger par le mauvais état de plusieurs des orgues de nos églises—tant catholiques que protestantes—aux récentes fêtes de Noël, etc., les accordeurs et réparateurs de ces instruments doivent être fort rares à Montréal, en ce moment.Avis aux intéressés, de ne pas attendre tous ensemble la veille des grandes fêtes pour faire visiter leurs instruments.—Le lundi 6 décembre, avait lieu l’ouverture des séances régulières de l’Institut Canadien-français d’Ottawa.La partie musicale de l’intéressant programme était confiée aux amateurs dont les noms suivent : Mme H.Lapierre, Mlle R.Leprohon, MM.Gustave Smith, L.C.Prévost, Blain de Saint-Aubin, Lamothe, Gauthier et Campeau.C’est dire que le succès a été complet.—Au récent concert donné, à la Salle Nordheimer, par les Dames de Charité, M.François Boucher, artiste-violoniste, a exécuté, pour la première fois en Canada, la brillante fantaisie de Bazzini, intitulée le Carillon d'Arras : au premier “ ballad concert,” donné à la Queen's Hall, le 6 décembre dernier, il interprétait le Souvenir de Bade de Léonard.Ces deux fantaisies ont été favorablement accueillies par l’auditoire.—Nos remercîments à MM.C.J.Whitney et Cie., éditeurs de musique à Détroit, Mich., pour l’obligeant envoi des quatre nouvelles compositions suivantes de notre artiste canadien distingué, M.Salomon Mazurette : Lamentations du lyrisle, scène dramatique, op.125,— Salut, beau jour ! cantate pour fête, op.128,—O salu-taris, pour soprano ou ténor, op.129,—et Jesu dulcis memoria, pour soprano ou ténor, op.130.—Nous lisons dans le Courrier de Maskinongé du 16 décembre : “ M.Auguste Desrosiers, notre habile facteur d’orgues, est à construire en ce moment un bel orgue à deux claviers et de vingt-cinq registres.Nous avons visité l’atelier de M.Desrosiers et nous sommes heureux de rendre ici témoignage à l’habileté de notre jeune facteur, qui a su introduire dans son travail les perfectionnements de la facture moderne.” —Au lieu de consacrer une absurde critique à Mlle Beere, contralto inscrite au programme du récent concert de la Société Philarmonique—mais qu’une indisposition subite avait empêchée de participer au concert,—le censeur musical du Montreal Herald eût fait acte de simple justice en associant aux noms des solistes anglais qu’il publie, celui de M.H.Bertrand, ténor, qui n’a certainement pas été jugé inférieur à ses estimables confrères.Mais, nous le savons, les noms de nos amateurs ou artistes canadiens-français échappent facilement aux rapporteurs anglais : tous les comptes-rendus de ce concert par la presse anglaise de cette ville, sans exception, nous en fournissent une nouvelle preuve. LE CANADA MUSICAL.153 Concert de la Société Philharmonique.Le premier concert de la Société Philharmonique de Montréal, sous la direction nouvelle de M.Guillaume Couture, a eu lieu à la Queen’s Hall, jeudi, le 9 décembre dernier.L'effectif de la société comprenait un excellent chœur do cent vingt voix, habilement secondées par l’orchestre complet île la Société des Symphonistes de Montréal, présentement composée d’une trentaine de membres.Les solistes étaient Mlle Alice Crompton, soprano, M.H.Bertrand, ténor, MM.Maltby et Millar, basses : le piano était tenu par Mlle Zulirne Holmes, et l'orgue par M.le Dr C.F.Davies.De plus, pour la circonstance, on avait retenu les services artistiques de Madame Teresa Carreno, pianiste, de M.A.Fischer, violoncelliste, de Mlle ; Beere, contralto, (qu’une indisposition a cependant empêchée de ! paraître,) et de M.Théo.J.Toedt, ténor.La société avait fait choix, pour son concert d’ouverture, de la belle Messe de Sainte-Cécile de Gounod,—œuvre déjà passablement connue à Montréal, à la vérité, mais que l’on entend toujours avec \ un charme nouveau, surtout; lorsqu’elle est interprétée d’une manière aussi parfaite qu’en eette dernière circonstance.En effet, le chœur et l’orchestre ont marché admirablement : justesse, précision, ensemble, attaque, nuances,—rien n’a été négligé.Nous avons plus particulièrement remarqué l’imposant déploiement des voix et de l’orchestre dans le Laudamus te et le Cum Sancto Spiritu du Gloria, qui ont été enlevés avec un entrain superbe et ont produit un effet saisissant.La brillante interprétation du Domine salvum n’a pas été moins remarquable.M.Couture a sans doute tiré le meilleur parti possible des excellents éléments artistiques à sa disposition : toutefois, les ressources nécessairement limitées dont il disposait nous ont paru quelque peu insuifisantes à réaliser tout l’effet grandiose que renferment le début du Credo et le grand tutti du Sanctus.Espérons qu'il sera donné prochainement au vaillant directeur de pouvoir renforcer son orchestre—excellent d’ailleurs—sous le rapport des instruments à cordes.Les solistes se sont acquittés fort consciencieusement de leurs tâches respectives : l’interprétation de V El incarna tus, notamment, a été très bien réussie.Mdme Carreno a exécutée sur le piano, avec toute la distinction dont elle est coutumière, le Capriccio brillante de Mendelssohn, que nous avons eu l’avantage d’entendre, cette fois, accompagné par l’orchestre entier.Nous n’avons pas à revenir sur la netteté d’exécution, la délicatesse et le fini de l’interprétation de l’admirable virtuose, que Montreal a eu plusieurs fois l’occasion d'applaudir récemment : quant à la partie secondaire, l’accompagnement de l’orchestre, préparé, nous sommes informé, à très court avis, nous en avons été i très favorablement impressioné, et l’intelligence et la rare habileté déployées par nos musiciens dans ce travail ardu, ainsi, que dans ! l’ouverture de Don Juan, au commencement du concert, nous autorise à compter sur les meilleurs résultats futurs de la part de la Société des Symphonistes.M.A.Fischer, qui lui aussi avait précédemment recueilli en cette ville des applaudissements bien mérités, est venu ajouter à l’excellente réputation qu’il s'y était faite, en exécutant de la façon la plus artistique, sur le violoncelle, une Sérénade d’Haydn et un ravissant Air de ballet de Massenet, accompagnés tout deux par l’orchestre.En réponse à un chaleureux rappel, M.Fischer a interprété ( avec un sentiment exquis le Nocturne op.9 de Chopin, accompagné j au piano par Mdme Carreno.Nous félicitons bien cordialement la Société Philharmonique et son zélc- directeur sur le succès réel et marquant qui a couronné j cette charmante soirée artistique,—l’une des mieux réussies, assurément, que nous ayons eu en cette ville,—et nous souhaitons que notre public musical intelligent encourage île ses sympathies et par son concours généreux et éclairé cette louable tentative d'établir | en permanence une association musicale sérieuse à Montréal.F.Jeliin-Prume aux Etats-Unis.Nous lisons dans le Hartjord Evening Post du 3 décembre l'appréciation suivante de notre distingué virtuose Montréalais.“ M.Jeliin-Prume est un violoniste d’un mérite extraordinaire.Sous bien des rapports, c’est l'artiste le plus distingué qui ait encore visité Hartford.Il rappelle Ole Bull, AVieniawski, Wilhelmj, et Remenyi, et pourtant il a son cachet spécial.1! n’a jamais recours à ces trucs et A ces artifices qui rabaissent l'art, et auxquels*ses confrères ne dédaignent pas de descendre ; mais au contraire, il joue avec une pureté et une largeur de style, avec un brillant et un fini d’exécution, qui sont tout simplement merveilleux.“Dans sa fantasle sur Faust—sa propre composition—il déploya une telle délicatesse d’exécution, une telle sublimité de conception, tant de ravissants effets d’harmonie, que l'auditoire enthousiasmé s’est involontairement dressé sur ses pieds pour l’applaudir aux échos.Rappelé sur la scène, il donna une charmante petite composition intitulée Le carillon lointain, qui imite d’une façon délicieuse le tintement des cloches.Quand M.Prume sera mieux connu dans cette partie du pays, il sera mieux apprécié — sous le rapport du nombre — et nous pouvons lui promettre qu’il produira un enthousiasme bien mérité.” Va sans dire que Mme Jeliin-Prume et Lavallée ont aussi remporté un magnifique succès.CORRESPONDANCES.Québec, 27 décembre, 1S80.Le jour de l'immaculée Conception, M.G.Gagnon a fait chanter à la Basilique la Messe Raya le, harmonisée par lui-même.M.11.A.Bédard a chanté àTEpitre l’Ave Maria de de Doss, et à l'Offertoire un 0 suinta ris sur la ‘‘Sérénade” de Braga, avec accompagnement de violon, par M.A.Lavignc.A St-Roch, la Société Stc-Cécile a chanté la 12e messe de Mozart; à l’Epître Mlle L.Yaillancourt et MM.D’Eschambault et Laurent ont chanté le trio Gratins ayimus de Rossini, et, à l’Offertoire, le duo Qui tollis delà même messe a été rendu par Mlles A.Rhéaume et N.Bcdard.A St-Patriec, 12e messe do Mozart, et à l’Offertoire M.Ad.Hamel a fait chanter par deux dames un Ave Maria de sa composition.Vendredi, le 11 décembre, Mme Térésa Carreno, pianiste distinguée, donnait un concert à la Salle de Musique, assistée de MUe Beere et de MM.Toedt et Fischer; cette soirée a été un grand succès pour Mme Carreno dont le talent remarquablo et l’exécution brillante ont été hautement appréciés ; elle a été rappelée plusieurs lois et s’est prêtée de bonne grâce aux désirs du son auditoire.Mlle Beere, contralto, et M.Toedt, ténor, ont été bien accueillis; mais M.Fischer, violoncelliste, a été particulièrement applaudi ; on a admiré son coup d’archet sûr et son jeu large et expressif.Si l’audition d’un tel artiste violoncelliste pouvait inculquer chez quelques-uns de nos jeunes amateurs le goût de cet instrument et le désir de l'étudier, ce serait le plus beau résultat que pourraient laisser ces belles séances musicales.Mercredi, le 22, avait lieu un concert improvisé à la suite d’un bazar tenu à la Salle Victoria, en faveur des Révérendes Sœurs de la Charité.Le programme, très long, comprenait des chœurs, romances, duos de piano, lectures, etc.; parmi les participants nous avons remarqué Mme V.Brotyne, Mlles Lemelin, Burroughs et Baillargé, MM.Bédard, Laurent et Bellcau.Le morceau qui a particulièrement attiré l'attention a été sans contredit “Le Combat Naval,” chœur orphéonique chanté par AIM.D'Eschambault, Bénard, Laurent et Bellcau, du Quatuor Vocal de Québec.Ce quatuor a été parfaitement bien rendu, chaque partie étant bien soutenue quoique par une seule voix; cette exécution dénote beaucoup de travail do la part de ces amateurs et fait certainement honneur au Quatuor Vocal de Québec.Noël.—Messes de minuit.—A la Basilique, Mme Vincent Browne a chanté le “Noël ” de Gounod, accompagné sur le violon par AI.A.Lavigne.A St-Roch, la Société Stc-Cécile a chanté la messe du 2nd ton, harmonisée, et, au cours de la messe, les morceaux suivants ont été-rendus: “ Noël ” de Gounod, par AI.IL A.Bédard ; “ Noël ” d'Adam, par AI.Ail’.Paradis; “ Né dans une Crèche” de Gounod, par M- P.Laurent.A St-Patriec, M.Ad.Hamel a fait exécuter la 12e.messe de Mozart, avec l aide de l’Union Musicale; AI.Bug.Bellcau a chanté les “ Rameaux ” de Faure, avec paroles anglaises.A St-,lean : le “ Noël” d'Adam, par AI.P.Blouin.Alegscs du jour.—A la Basilique, AI esse de Perreault; AI.A.D’Eschambault a chanté à l’Offertoire, “ Célébrons le Seigneur,'' de Rupès.A St-Roch.—Alessc de Perreault; à l’Offertoire, M.P.Laurent a chanté les “ Rameaux” de Faure. LE CANADA MUSICAL.i54 A St-Jean.— Messe île Perreault, avec orchestre, par le Cercle i Musical.A St-Patrice.—Messe de Mercadaute.A la Congrégation de St-Roch.—Messe de LaHaolic.L’orgue de l’église St-Patrice est presque définitivement installé ; M.Hamel l’a joué pour la première fois à la messe do minuit, mais il se propose il’eq faire l’inauguration par un concert sacré au milieu de janvier ; c’est un bel instrument, mais sans doute trop considérable pour l’église.Arthabaskaville, 27 décembre 1SS0.La grande fête de Noël a été célébrée avec éclat à Arthabaska.Au collège, la messe de minuit fut célébrée par le Rév.M.H.A.Trottier, chapelain.Les élèves chantèrent avec beaucoup de précision et d’ensemble un Kyrie et un Gloria en parties, outre plusieurs autres morceaux, qui tous furent très bien rendus.A la Paroisse, il n’y eut pas de messe de minuit, mais en revan- • che la messe du jour a été célébrée avec un éclat inaccoutumé.La belle messe de l’abbé Perreault, Dco Infanti, fut très bien exécutée par les amateurs.Mademoiselle Tremblay touchait l’orgue, et les solos et duos ont été chantés par Mlles Adrienne Plamondon, Angeline Ouellet, Antonia Poisson, Corinne Quesnel et MM.Louis Rainville, M.J.A.Poisson, Alexandre Dupré, j Olivier Beauchène et Chs.C.Bernier.La Pastorale de Lambil- j lotte, ce morceau si vieux mais toujours nouveau, fut enlevé, j comme d’habitude, le solo étant chanté avec beaucoup d’effet par j Mlle Adrienne Plamondon.Divers autres morceaux furent aussi exécutés avec succès.A Vêpres, les amateurs rendirent avec entrain un Alma de i Battman et un Tantum de Lambillotte.Les Psaumes, chantés à quatre voix par un choeur puissant, ont produit un effet imposant.En somme, belle fête, concours immense et chant magnifique.Notes Artistiques des Etats-Unis.—M.Pierre Bédard, ci-devant de Providence, est déménagé à Gentreville, R.I., où il remplit les charges d’organiste et de directeur de la fanfare canadienne.—Au deuxième concert du club Apollon, de Boston, le décembre dernier, M.A.Desève a exécuté la Sal-larelle d’Alard, la Reverie de Vieuxtemps et la Cavaline de Raff.—Le premier décembre dernier, les élèves et les amis de M.Ilertel Dorval, professeur de musique à Cohoes, N.Y., lui présentèrent une magnifique bague d’or accompagnée d’une adresse de circonstance.—Le premier concert de Jenny Lind à New-York, produisit $20,000 ; le premier concert de Christine Nilson, $0,300 ; le premier d’Etelka Gerster, $7,200-La première représentation de Sarah Bernhardt a donné §8,000; la première de Rachel avait donné $.5,000.—Le concert bénéfice offert, jeudi le 10 décembre à M.John S.Dwight, l’éditeur estimé du Journal of Music de Boston, a produit—en y joignant les contributions spontanées de nombreux admirateurs de ses excellentes critiques et autres écrits—la jolie somme de $7,000—soit, 35,000 francs.—L'Evening Netvs de Détroit nous apprend que la troupe de concert “ Litta ” a proposé à M.Mazurette un engagement comme solo pianiste, pour une série de vingt concerts.Les occupations nombreuses de notre artiste ne lui permettant pas de s’absenter de Détroit, il a dû renoncer à ce brillant engagement, et il a été Remplacé par le professeur E.S.Mattoon.—M.Mazurette vient d’obtenir un nouveau et éclatant succès à Jackson, Michigan, où il donnait tout dernièrement un concert, dans le cours duquel il a exécuté dix solos de piano.L’enthousiasme de l’auditoire ne connut point de bornes: après avoir “banquetté” notre artiste au champagne, les dilettanti de l’endroit l’allèrent reconduire à l’embarcadère, fanfare en tête.—Il y a eu dernièrement concert et festival à la salle d’Opôra de Gflen’s Falls, N.Y., au profit de l’église canadienne catholique de l’endroit.Cette soirée parfaitement organisée, a donné §200 de recettes.A Mlles R.Bazinet, Emma Bienvenu et Lucrétia Rhéaume, cantatrices, à M.J.L.Cusson, violoniste, ainsi qu’à MM.J.O.D.de Bondy et A.Yincelette, ténors, A.D.de Bondy, basse, Léon Bossue dit Lyonais et J.Vince-lette, chanteurs comiques, revient la large part du succès de cette charmante soirée.—Belle fête à Lewiston, Maine, le 25 novembre dernier, à l’occasion de l’inauguration d’un nouvel orgue dans l’église catholiqixe de cette ville.Ce magnifique instrument sort des ateliers de Hook et Hastings, de Boston.Il est vrai que l’organiste, M.Alcibiade Béïque, a su le faire valoir.Ce monsieur s’est révélé musicien distingué ; ses confrères se sont plu à lui en rendre témoignage., et le Lewiston Journal en fait le plus bel éloge.Le Révd.Père Adam, dominicain de St.Hyacinthe, fit le sermon de circonstance ; il démontra, en termes éloquents, que l’orgue est l'instrument par excellence du culte catholique, et véritablement en entendant le bel offertoire joué par l’organiste on se sentait doublement convaincu.—Le Club de la Société St.Augustin, de Manchester, N.H., composé de nos compatriotes, donnait, au profit d’une bonne œuvre, une charmante soirée musicale et dramatique à la Salle d’Opéra Smyth, le 14 décembre dernier.La pièce de résistance était les Fourberies de Scapin : elle a été jouée avec un très grand succès.Dans les entr’actes, M.L.I’.Labonté, organiste de l’église Ste.Marie de Manchester, a interprété avec beaucoup de sentiment deux jolies romances, Extase et Si lu savais—si bien même, qu’il a mérité l'honneur du rappel.Un petit cercle d’amateurs a très bien rendu le Couplet du Tournoi.Mlle Marie Mélina Lessard a habilement accompagné au piano ces divers morceaux.L’excellente fanfare canadienne a aussi grandement contribué à rehausser l’éclat de la soirée, en exécutant les plus joyeux morceaux de son brillant répertoire.Enfin, une jolie recette de $200 est venu couronner la fête et proclamer en termes éloquents toute l’estime dont jouissent à si juste titre nos amateurs canadiens de Manchester.Echos musicaux (le l’Europe.—Verdi a quitté sa villa S.Agata pour le palais Doria, de Gênes.—L’éminent violoniste Léonard prêtait son concours récemment à la 2e matinée musicale de M.Le-bouc, à Paris.-*-Le premier concert de la saison du Conservatoire de Paris a eu lieu le 5 décembre dernier, sous la direction de M.Deldevez.—M.Alex.Guilmant est en Angleterre, où il donne une série de concerts d’orgue sur le modèle de ceux qu’il a donnés au Trocadéro. LE CANADA MUSICAL.155 —On nous apporte les plus tristes nouvelles de la santé du sympathique compositeur Cœdès, qui est devenu fou par excès de travail.—Sous la signature “ Louise Campbell,” notre princesse Louise vient de publier, en Angleterre, un nouveau morceau de musique, intitulé Doctor's Galop et dédié à Lady Campbell.—L’Académie royale de Musique, de Londres, paraissant insuffisante, un projet de loi va être présenté au Parlement, sous les auspices de S.A.R.le prince de Galles, pour l’établissement d'un nouveau collège.—M.E.Marsick, violoniste belge, a récemment obtenu un succès si éclatant, à Paris, dans l’interprétation du concerto de Mendelssohn, que l'Art Musical lui assigne “ l'une des premières places parmi les virtuoses du violon.” —La Revue et Gazette Musicale de Taris public une liste — qui peut être considérée comme complète — de cent deux ouvrages (opéras-comiques, opérettes, ballets, pantomimes, prologues, etc.) composés par Jacques Offenbach, de 1845 à 1880.—Le correspondant européen de Brainard's Musical World, Mlle Elise J.Allen, constate la présence du prêtre catholique au chevet de Jacques Off enbach, mourant : c’est là une nouvelle aussi consolante qn’inatten • due, et nous sommes heureux de la publier.—M.Bourgault-Ducoudray vient de reprendre, au Conservatoire de Paris, son cours sur l’histoire de la musique.C’est l’Italie et ses musiciens si nombreux, c'est l’Allemagne, oh sont nés quelques-uns des maîtres les plus puissants, que M.Bourgault-Ducoudray se propose d’étudier cette année.—La ville de Turin prépare pour le mois de juin 1881 un concours musical international.Rappelons que Milan prépare à la même époque une exposition musicale.Les sociétés musicales italiennes et étrangères s’uniront après le concours de Turin, à Milan, pour donner des concerts au Foro Bonaparte et à Y Arène, qui contient 80,000 personnes assises.—Le centième anniversaire de la naissance de Con-radin Kreutzer a été fêté, le 22 novembre, à Riga, où l’auteur de Une nuit en Grenade est mort.Des chœurs ont été chantés et un discours prononcé au cimetière catholique.(La charmante ouverture de Une nuit en Grenade, introduite à Montréal par le “ Club Mendelssohn” de Boston, a été depuis exécutée par l’orchestre sous la direction de M.A.J.Boucher.) —La fête de Sainte-Cécile, célébrée comme d’habitude à Paris par l’Association des Artistes-Musiciens, a attiré, le 22 novembre dernier, une foule considérable à l’Eglise Saint-Eustache.L’orchestre et les chœurs, sous l’habile direction de Deldevez, ont exécuté avec une précision et un ensemble parfaits la Grande messe solennelle d’Adolphe Adam, dans laquelle l’auteur du Chalet et de tant d’œuvres dramatiques populaires a prouvé qu’il pouvait aborder avec non moins de succès les compositions de musique sacrée du style le plus élevé.A l’Offertoire, un très bel Ave Maria de M.Charles Dancla, pour chant, deux Ariolons et orchestre, plein de sentiment et d’onction, a produit une vive et profonde sensation.L'Orgue de St.Patrice de Quebec.; i.e nouvel orgue, que M.Louis Mitchel vient do construire et de placer dans cette église, a S manuels, chacun de 5t’> notes, un pédalier de 30 notes, 9 pédales de combinaisons et 49 registres dont ! voici la nomenclature : 1 RECTI’.Double Stopped Diapason Kl pieds, bois, 56 tuyau o Jtoni Diapason 8 « métal, 56 u 3 Harmonie Flute 8 11 U 56 a 4 Keraulophon S La scène se pu1,se chez un de nos grands éditeurs de musique.M.Prudhomme a amené sa nièce pour choisir des romances.—Seulement, lui dit-il, faites-moi donc le plaisir de ne pas prendre de ces niaiseries qui ne veulent rien dire.Tenez, par exemple, celle-là : “ Oiseau frivole 1 ” Vous savez bien, ma nièce, que l’oiseau frit ne vole pas.« • • Les versions les plus fantaisistes circulent toujours à Paris même sur la Bernhardt.—Il parait, disait un de ses admirateurs, qu’elle vient de signer un engagement pour Milan ! —Oh! alors, observa tristement Calino, elle est définitivement perdue pour nous.• • I A la gare d’un chemin de fer.Un domestique breton, qui n’est en service à Paris que depuis j peu, demande un paquet pour son maître.L’employé ne le trouvant pas : —Voyons, comment est-il, ce paquet ?Est il gros ! Est-il petit ! —Ah, tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est un paquet de pianos ! ?• • Une chanteuse houspillée par le public a, l’autre jour, fait à Turin un pied de nez au public qui a exigé des excuses.Plus spirituellement s’est naguère tiré d’affaire le ténor X., alors à ses débuts.Il arrive dans une cité normande et entonne son grand air avec un succès médiocre, car bientôt une pommo tombe sur la scène.X.la ramasse, et souriant : —La direction avait oublié de me dire qu’ici on est nourri.• • • Nous n'inventons rien : les annonces suivantes sont empruntées bonafde à nos échanges : Van Syckle, le marchand de musique, vous vendra un moulin à coudre qui a eu le premier prix à la dernière Exposition.—J.Q.Page, L.D.S., dentiste et marchand de toutes sortes de machines à coudre, de pianos, mélodiiuns, orgues et autres instruments de musique : les prix sont les plus bas que l’on puisse trouver en Canada.Pour donner le coup de grâce, ne faudrait-il pas ajouter : “ Menteur comme un arracheur de dents ! ” • • « Lors «l’un récent grand concert, Madame "* notre meilleure cantatrice, a reçu dans un bouquet l'original sixain que voici : Le mortel charmé qui dépose A tes pieds cette fraîche rose, R.veux-tu le savoir ?C’est un vieux garçon bien morose Qui voudrait bien te dire en prose Les plaisirs qu’il éprouve à t’entendre et te voir.Abonnements reçus dans le cours du mois.Pour mai 1879-80—Le Couvent de Oakland, Californie.Pour janvier 1SS0-S1 — Mde P.Terreault, Mlle II.Belisle, le Couvent de St.George Ilenryville.Pour Mai 1SS0-SI— Mdes L’Hon.A.Turcotte, Sylvestre, N.Lalonde.—Mlles C.Roy, C./.Bernard, C.Valiquet, L.Delisle, Donovan, Ferron, E.Boulay, P.Bourdon___Le Couvent de Oakland.'—Les RR.PP.Oblats, les RR.MM.A.Blondin, II.Girroir, Beaubien, M.Proulx, A.Chaîne,—M.l’Abbé Charpentier,—MM.L.J.Piteau, W.Grignon, E.Lalonde, A.II.Paquet, J.S.Beaudette, L.Ayotte, P.A.Pelletier, A.Beaupré, L.Ph.Sylvain, E.Lavigne, E.Perreault, G.Bistodeau, F.E.Lanouette, L.Vidal, L.N.Asselin, A.Pelletier, J.B.Comeau, Chs.Dion, C.Labelle, E.Gagnon, P.E.Migneault, Jos.Désilets, II.Hurteau, L.Benoit, J.O.Morin, B.Bastien, Desrochers, J.B.Thibert-, L.C.Prévost, L.J.O.Chevrier, J.D.O’Brien.Pour janvier 1881-82—Mde J.J.Ross.—Révde Sr Félix. LE CANADA MUSICAL.157 DÉCÈS.—A la Rivière du Loup en haut, le 2 décembre, Marie Laura Esméralda, troisième fille de M.Noël Béland, à l’Age de 18 ans.Mlle.Béland avait été l’un des membres les plus zélés du chœur de chant de cette paroisse.FRANÇOIS BOUCHER, RECEVRA, A SA RESIDENCE, No.484, RUE LAGAUCHETIERE, QUELQUES ÉLÈVES VOIT.LE VIOLON.CONDITIONS - - - s 1.00 PAH MOIS.Le service anniversaire de feu Louis-René IIudon Bera chanté à 1 Eglise du Gésu, lundi, le 17 janvier courant, à 8 heures, a.m.Les parents et amis sont invités à y assister.NÉCROLOGIE.Sont décédés : —A Milan, Romio Kavizza, compositeur.—A Crémone, Carlo Ricci, directeur de théâtre.—A Turin, Achille Slrada, éditeur de musique.—A Rimini, Giovanni Navioli, professeur de musique.—A Bruxelles, Joseph Roulct, organiste de Ste-Marie.—A Paris, E-E.Mcis, éditeur de musique : il n’était âgé que de 37 ans.—A Paris, Mdme Veuve Egrot, mère de M.Ch.Egrot, éditeur de musique.—A Stockholm, le 15 novembre, à l’âge de 06 ans, J-E.Gille, compositeur suédois.COMPAGNIE CANADIENNE 1212 NOTRE-DAME MONTREAL J.P.FRÉMEATJ, FABRICANT PRATIQUE DE MONTRES ET DE BIJOUTERIE.Toujours en mains un assortiment varié de Montres, Horloges, Anneaux de mariage, Lunettes et Bijouterie de toute sorte.On fait une spécialité des réparations difficiles.No.232, RUE SAINT-LAURENT.—A Santiago, (Chili), à l’âge de 37 ans, Angelo Zocchi, compositeur et chef d’orchestre.A Florence, à l’âge de 54 ans, Venceslao Fumi.chef d’orchestre et compositeur de talent.—A Leipzig, le 16 novembre, Arnold TVchner, ancien chef d'orchestre à la Cour de Hanovre.—A Berlin, le compositeur Wcitzmanil, qui passa la plus grande partie de sa carrière en Russie.—A Paris, M.Ernest Envigne.gendre de M.Oscar Comettant.Ses obsèques ont eu lieu à l’Église St-Augustin.—A Vienne, en novembre, à l’âge de 78 ans, Ferdinand Richter, contrebassiste de la chapelle de la Cour et de l’Opéra impérial,—pensionné, en 1878, apres 46 ans de service.—A Vienne, le 1S novembre, à l’âge de 21 ans, Mlle Stella Ilarcliesi, jeune artiste pleine de talent et d’avenir, fdle de Mdme Marchesi, professeur de chant au Conservatoire impérial.—A Paris, vers la mi novembre, M.Jean-Etienne Girod, un des éditeurs parisiens les plus estimés.Ses obsèques ont eu lieu, au milieu d’une foule compacte d’artistes et do collègues, à l’Eglise Notre-Dame-de-Lorette.—A Paris, à.l’âge de 86 ans, M.Emile I*fcilFer, ancien associé de la maison PleyelAVolff, mari de Mdme Clara Pfeiffer, et père du pianiste compositeur Georges Pfeiffer.Ses obsèques ont eu lieu à l’Eglise St-Vincent-de-Paul, au milieu d’un nombreux concours d’amis.—A New-York, le 2 décembre, Claude S.Grufulla.directeur depuis 27 ans de la musique du 7e régiment.Cet excellent musicien était espagnol, natif de File de Minorque : il vint s’établir aux Etats-Unis en 1838.Ses obsèques ont eu lieu à l’Eglise Ste-Anne de New-York, et sa sépulture à Brooklyn,, —A Paris, le 24 novembre, Napoléon-Henri Kcber, né à Mulhouse, le 21 octobre, 1807, compositeur, professeur de composi-sition au Conservatoire, membre de l’Institut.La placide physionomie de Reber rappelait ces portraits de famille qui décorent les lambriB des vieux manoirs, et quand on abordait l’honnesle symphoniste, on était toujours tenté de lui parler la langue française du temps de François 1er.Ses obsèques ont eu lieu au temple du Saint-Esprit,—l’inhumation au Père-Lachaise.Parmi les élèves formés par lui, nous citerons E, Diaz, B.Godard, J.Pougin, J.Lotto, etc.A.LAVALLÉE, Luthier et Fabricant d’instruments de Musique, No.35^, COTE St.LAMBERT, MONTREAL.Instruments de Musique de toutes descriptions réparés sous le plus court délai et à des prix très réduits.CASAVANT, FRERES, FACTEURS D’ORGUES.ST.HYACINTHE.Accords et répnrnlioiis A prix modéré*.FL.O.PELLETIER DONNE DES LEÇONS D’ORGUE, avec l'usage journalier (l’un Orgue à tuyaux, à deux claviers et à pédalier complet.La connaissance, au moins élémentaire, du piano est indispensable.S'adresser au 5io.23, Hue Mansfield.F_i.J*.HIVET, ACCORDEUR ET REPARATEUR DE PIANOS ET IT01U.Î1JES.S’adresser chez A.J .BOUCHER, 2S0, Rue Notre-Dame, Montréal. 158 LE CANADA MUSICAL.Calendrier Mensuel Et Guicle des Organistes et Directeurs de Choeurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.m J A N V1E R.—( Continué.) ^ DATES.FÊTES RELIGIEUSES.ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES.I 10 L.St.Guillaume, Archevêque.Exécution de la Création d’Haydn, à Anvers, 1825.! n M.St.Théodose.(40 h.St.Benoit.) Décès, à Venise, de D.Cimarosa, 1801.12 M.St.Benoit Biscop.Première représentation, à Anvers, de le Dieu et la Bayadere d’Auber, 1837.Première représentation de la Finta giurcliniera de Mozart, à Munich, 1775.13 J.Ste.Véronique.(40 h.St.Clément de 14 Y.St.Hilaire, E.D.[Bcauliarnois.) Naissance, à Lucqucs, de Luizi Boccherini, 1740.! 15 S.St.Paul, ermite.(40 h.St.Joseph de Huntingdon.) Naissance, à Anvers, de Pierre-Alexandre-François Chevillard, violoncelliste et i professeur au Conservatoire de Paris.16 D.St.Nom de Jesus.2dc classe.(222.) Messe de Seconde classe.2des Vêpres du jour, (294.) Mémoires de St.Antoine, Similalo, v.Amavit, (530,)—et du Ile Dimanche après l’Epiphanie, (118,) v.Dirigatur, (118.) Bénédiction.! 17 L.St.Antoine, abbé.(40 h.St.Sidpice.) Naissance, à Vcrgnies, de J.F.Gossec, 1733,—de J.Btc.Lulli, 1763.i 18 M.Chaire de St.Pierre à Rome.Décès, à Rome, d’Arcangelo Corelli, 1713.19 M.St.Canut.(40 h.St.Hennas.) Décès d’Hérold, auteur de Zampa, 1833.Première représentation de Ciro in Babilonia, de Rossini, à Milan, 1820.20 J.SS.Fabien et Sébastien, MM.21 Y.Ste.Agnès.(40 h.Sic.Rose.) A Bruxelles, Henri Vicuxtcmps, âgé de 12 ans, se fait entendre à la Cour, 1832.22 S.SS.Vincent et Auastase, MM.Naissance de Manuel Garcia, a Séville, 1775.23 D.Epousailles de la B.V.M.(40 h.St.Timothée.) Double-majeur.(477.) Messe des Doubles-majeurs.2des Vêpres du jour, (439.) Dcsponsatio au lieu de Nativitas.Mémoires de St.Joseph, Ecce, v.Gloria, (331,)—de St.Timothée, Iste, v.Gloria, (504,)—et du [Ile Dimanche après l’Epiphanie, Domine, (118.) 1 24 L.St.Timothée, E.M.Décès de G.Spoutini, à Majolato, 1851.25 M.Conversion de St.Paul.(40 h.SS.du la Naissance de Joseph Artôt, à Bruxelles, 1815.i 20 M.St.Polycarpe, E.M.["Miséricorde.) Première représentation de les Désespérés de Bazin, à Paris, 1858.! 27 J.St.Jean Chrysostôme.(40 h.St, Polycarpe) Naissance, à Salzbourg, de VVolfgang-Amédéc Mozart, 1756.Première représentation du F ru Diavolo, d’Auber, 1830.I 28 Y.St.Marcel, P.M.1 29 S.St.Frs.de Sales.(40 h.St.Frs.de Sales.) Naissance, à Caen, de D.F.E.Auber, l’auteur de.la Muette de Portici, 1782.30 D.IVe.apres l’Epiphanie.Semi-double.(50.) Messe des Dimanches de l’annee.1res Vêpres de St.Pierre Nolasque,(310.) Meruit supremos.Mémoire du IVe Dimanche après l’Epiphanie, (119.) 1 31 L.St.Pierre Nolasque.(40 h.St.Henri de Mascouehc.) Nais'-arc', à Betzig.(Prusse,) de Carl-Gottlob Rcissigcr, 1798.Consacre a la Sainte-Famille.FEVRIER.Ce mois a 28 jours.Février dérive son nom des sacrifiées expiatoires (Februalia) IM-ip 151^ V».>*I«JIUliiJKilMffli Vieux instruments pris en échange.‘ On trouvera aussi au magasin ci-dessous des Pianos des lubriques suivantes : Krnnichtylhich de New-York.Dominion, de Bownanville, P.II.lie z, de Paris.Et autres.SEUL AGENT ZEUHST L.E.N.PHATTE, Importateur de Pianos et Harmoniums Américains, Français et Canadiens, NO.280, RUE NOTRE-DAME, (AU MAGASIN UE MUSIQUE UE A.J.BOUCHEIt,) MONTREAL. LIVRES NOUVEAUX A LA LIBRAIRIE DE BEMICHEMIN & VALOIS, Nés E56 et E58, RUE St-PftUi, MONTREAL MEMOIRES ET DOCUMENTS TOUR SERVIR A J .’HISTOIRE DES ORIGINES FEANI/AISES DES PAYS D'OUTRE-MER, — I >ÉCOU VERTES ET ETA I U.ISS EM ENTS DES FRANÇAIS DANS L’OUEST ET DANS LE SUD DE L’AMERIQUE SEPTENTRIONALE (1011-1098).Mémoires originaux et inédits re-cueillis par Pierre Margry.3 volumes grand in-8, avec eartos.12.00 Tome I.—VOYAGE DES FRANÇAIS SUR LES GRANDS LACS.— Découverte do l’Oliio et du Mississipi (1014-1084).En tète de ce volume, qui contient GIS pages, se trouvent un portrait île Cavelier de La Salle, gravé sur cuivre, et une Introduction parM.Margry sur l’ensemble des trois volumes.Tome II.— LETTRES DE CAVELIER DE LA SALLE ET CORRESPONDANCE RELATIVE A SES ENTREPRISES (167S-1685).— Ce volume a 617 pages, ot do plus uue grande carte représentant la baio de Cataracouy et ses environs au temps de Cavelier de La Salle.Tome III.RECHERCHES DES BOUCHES DU MISSISSIPI ET VOYAGE DE L’ABBE JEAN CAVELIER A TRAVERS LE CONTINENT, DEPUIS LES COTES DU TEXAS JUSQU’A QUEBEC.— Au commencement de ce volume, une seconde carte représente, d’après un calque tiré du dépôt géographique du Ministère dos affaires étrangères, les découvertes do Cavelier do La Salle depuis 1009 jusqu'en 16S3.Lo volume est terminé par un index général des provenances des documents compris dans l’ouvrage entier.“ Publication importante faite sur les documents originaux reproduits ici pour la première ibis.— Le premior do cos volumes comprend les Voyages des Français sur les lacs Huron, Eric ot Ontario, ainsi quo les découvertes do la Valléo du Mississipi, Dans ces récits, un personnage s’élève au-dessus do tous les autres do la hauteur do son intelligence, do son courage ot de sa constance, do mémo qu’il dominait ses compagnons par sa taille, .qui lour permettait d'apercevoir sa tète au-dessus des hautes herbes.“ Los lottres do ce porsonnagejCAynuEit un La Salle), dont on ne connaissait rien jusqu’ici-éclairont ot complètent avec éclat, dans lo deuxième volume, los relations données dans lo premier.On a ainsi pour la première lois, do la main du découvreur du Mississipi, la connaissance do son entreprise si importante et si traversée, tandis qu’une autre partio do ces lettres nous prépare il l’expédition dans laquello il a perdu la vio.“ Le troisiômo volume, qui contient une grando ot très attachante narration de ses derniers projets et du voyagefait par l’abbé Cavelier depuis le Toxas jusqu'il Québec, nous montre premièrement, dans les projets d’établissement do la Franco-sur lo gollo du Mexiquo, uno suito îles entreprises do notre pays on favour do la liberté dos mors dopuis François 1" ; puis on 1684, Louis XIV étant on guorro avec l’Espagno, l’expédition do Cavelier do La Salle, se sorvant do la découverte du Mississipi pour s’on aller, il travers les terres, conquérir les mines do Sainte-Barbe, nous apparaît comme uno continuation île notre inaroho vors lo contre aurifère do la puissance espagnole, marcho dont los établissements aux Antillos étaiont comme les préludes, ot dont l’expédition do Pointis fut un dos derniers épisodes." MON JARDIN.— Géologie,— Botanique,— Histoire naturelle, — Culture ; par Alfred Smoo( Membre do la Société royale d’Angleterre ot do la Société d’horticulture.Traduit de la seconde édition anglaise par Ed.Barbier; contenant 1300 gravures sur bois et 25 planches hors texte.1 fort volume grand in-S.3.75 DE LA CULTURE DES FLEURS dans les petits jardins, sur les fenêtres et dans les appartements, par Courtois-Gérard.6' édition, ornée do 15 gravures, revue et corrigée.1 volume in- 18.0.25 MANUEL THOMPSON; Guide médical dos familles indiquant le moyen do so guérir soi mémo par le traitement du Docteur Samuel Thompson, l’IIippocrate de l’Amérique.— Nomenclature alphabétique et description dos Maladies, do lours causes, de lours symptômes ot do lours oflets.— Indication des Médicaments qui conviennent à chacune d’elles.—2" édition.1 volume in-18.0.25 FIOR D’ALIZA, par 'Lamartine.Nouvelle édition.1 voiume in-18.0.25 SYSTEME DE GRAPHOLOGIE, ou l’art de connaître les hommes par leur écriture, par J.II.Miclion, Membre de plusieurs sociétés savantes.4r édition.1 fort volume in-12.0.75 VOYAGE AUTOUR DU MONDE, par le comte do Beauvoir.— Australie, Java, Siam, Canton, Pékin, Yeddo, San Francisco.—Ouvrage couronné par l’Académie française.1 beau vo-lumogrand in-8, illustré doSOO à 600 magui tiques gravures.4.50 LES MUSICIENS CELEBRES depuis lo seizième sièclo jusqu’à nos jours, par Félix Clément, Ouvrage illustré do 45 portraits gravés à l’eau forto et de 3 reproductions d’anciennes gravures.3e édition revue et augmentée.1 fort volume grand in-8.’.3.00 HISTOIRE D’UN PAUVRE MUSICIEN.(1770-1793) par Xavier Marmior, do l’Académie française.1 volume in-12.0.90 LE ROMAN D’UN HERITIER, par lo même.1 volume in-12.0.90 LES FIANCES DU SPITZBERG, par lo mémo.1 volume in-12.0.90 HELENE ET SUZANNE, par lo mémo 1 volume in-12.0.90 SOUVENIRS D’UN MUSICIEN, par Adolphe Adam, précédés do notes biographiques sur Adolphe Adam, écrites par lui mémo.1 volume in-12.0.35 DERNIERS SOUVENIRS D’UN MUSICIEN, par lo mémo.1 volumo in-12.0.35 SŒUR EUGENIE ou la Vie ot los Lottres d’une sœur do Charité, traduit do l’anglais par l'abbé Abel Gavoau.1 volumo in-12.0.75 LA JEUNE FILLE.Lottres d’un ami, par Charles Rozan.1 beau volumo in-12.0.90 LE JEUNE HOMME.Lettres d’un ami, par lo mémo.1 boau volumo in-12.0.90 LA BONTE, par lo mémo.Ouvrage couronné par l’Académie française.6* édition, 1 volumo in-12.0.75 HISTOIRES EMOUVANTES, par E.Mahon do Monaghan.— La tête do mort.— Louise Fou-bort.— La soutane noire.— Atkinta.— les soldats du Christ.— La nuit du 13 septembre.1 volume in-12.0.75 LE PROCES DE LA REINE, par Raoul do Navery.1 volumo in-12.0.75 LES NAUFRAGEURS, par lo même.1 volume in-12.0.90 POEMES POPULAIRES, par lo même.1 volumo in-12.0.50 LES PETITS, parlo même.1 volume in-12.0.50 LES VICTIMES, par lo mémo.1 volume in-12.0.75 VOYAGE AU PAYS DU BIEN, par Fulbert Dumonteil.— Los pauvres.— Les Invalides do l’autel.— Los mères pauvres.— Los dames do charité.— Les églises de villago.— Charité et Patrie.—Lo petit sou.— Sœur Pellegrin.— L’Instituteur.— L’Institutrice.— Le Prêtre et lo condamné.— L’œuvre dos fleurs, etc., etc.1 volume in-12.0.75 CONTES EXTRAORDINAIRES, par Ernest Hello.— Ludovic.— Doux Etrangers.— Les deux ménages.— La Laveuse do nuit.— Le Secret trahi.— Les Mémoires d’uno chauvo-souris.— Caïn.— Evo et Mario.— Lo gâteau des Rois.— La recherche.1 volumo in-12.0.80 LA CITE ANTIQUE, étude sur lo culte, lo droit, les institutions do la Grèco ot do Rome, par Fustel de Coulangos; V édition, 1 volumo in-12.0.90 VIE DE LA SŒUR ROSALIE, fille de la Charité, par le vicomte do Melun.Ouvrage couronné par l’Académio française.1 volume in-12.0.40 LES IGNORANCES DE LA SCIENCE MODERNE, par Eugène Loudun.1 volumo in- 12.0.75 REMINISCENCES.Souvonirs d’Anglotorre et d’Italie, par M"*.Augustus Craven.1 volumo- in-S.l.1.90 LA JEUNESSE DE FANNY KEMBLE, par la mémo.3e édition.1 volumo in-12.0.75 CORNEILLE.— La critiquo idéale ot catholique par IM.Auguste Charaux, Professeur do littérature française à l’Université catholique de Lille; avec uno Introduction par le R.P.de Marquigny.2 volumes in-12.1.70 LA PREMIERE AVENTURE DE COREN-TIN QUIMPER, par Paul Féval ; 1 volumo gr.in-8 illustré.1.50 Le mémo ouvrage, 1 volumo in-12.0.75 LES COUTEAUX D’OR, par lo mémo; 1 volumo in-12.0.75 LA MAISON, Staucosot Sonnots par locomto A.do Ségur.1 volumo in-12.0.50 SURSUM CORDA, Poésies, par lo même.1 volumo in-12.0.50 HISTOIRE D’UN MENDIANT, par Eugène do Margerie.1 volumo in-12.0.50
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