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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1895-09, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 1er volume SEPTEMBRE 1895 9ème livraison L’EGLISE DE BEAUMONT'1» Le seigneur Couillard de Beaumont, dans une lettre de 1681 ou 1682, citée par M.Lorin (Le comte de Frontenac, p.142 ; Ar.col.c.g.Can, VI, 114), se plaint que les PP.Jésuites, directeurs de la conscience de sa mère, l’ont pressé de vendre une de ses terres pour étendre l’enclos de l'évêché, que l’évêque refuse de payer quatre mille livres, quoique la vente ait été faite à vil prix, que, pour se venger des observations qu’on lui adresse, il a privé du service religieux la, seigneurie de Beaumont, qui compte cinquante habitants.Sans vouloir mettre en doute l’authenticité de cette lettre, nous doutons fort que l’abus d’autorité dont se plaint le seigneur Couillard de Beaumont soit vrai.En 1681, il n’y avait pas encore de cure sur la rive droite du Saint-Laurent qui était desservie par voie de mission.Beaumont était alors compris dans le district qui commençait à la pointe de Lévy et se terminait à la Rivière du Loup, et c’est l’abbé Morel qui en avait la charge.Cette seigneurie n’était pas plus maltraitée que les autres.On voit, au contraire, en compulsant les registres, que le missionnaire se faisait un devoir de parcourir régulièrement les côtes afin d’y exercer son ministère, baptiser les enfants, bénir les mariages, donner la sépulture chrétienne.On peut consulter à ce sujet (1) I, III, 19. — 130 — les archives paroissiales de la pointe de Lévy et de St-Michel ¦observations dans la Gazette de Quéiikc du 29juillet 1784, par ordre des autorités.Badelard décrit les symptômes et indique le traitement à suivre.Voici ce qu’il écrit : •¦Il a régné dans quelques parties de cotte province, une maladie que le gouvernement a fait traiter, et que l’on commit par le nom de maladie delà Baie; elle est devenue contagieuse, et elle s’est répandue dans beaucoup d’endroits.“Les symptômes en sont si univoques, si certains, que Ion ne peut pas se tromper ; elle commence chez tous les sujets, de toutes constitutions, de tout âge, toujours par un mal de gorge, une secheres-se, un enrouement, et une inflammation de la voûte du palais, des amygdales, et de la luette qui s’enlève, et qui est bientôt emportée, par une dillicuité douloureuse à avaler des aliments solides, et qui le sont d’autant plus que les glandes de la bouche sont obstruées et ne lont plus de fonctions, pnr des ulcères blancs et calleux aux côtés du la langue, par des pustules plates et écailleuses a la racine des cheveux et au front, pur les mêmes pustules ulcérées au périne, et aux parties qui les avoisinent dans les hommes et à toutes celles qui occupent la même région dans les femmes.Voilà les premiers symptômes .ceux qui les suivent rapidement, et qui marquent le second temps de la maladie, sont les douleurs aiguës et continuelles dans les articulations, un mal être universel et une lassitude qui tient les malades dans une inertie invincible., ¦¦ Le dernier période de la maladie est marque par le gonflement douloureux du périoste, par deux exostoses naissantes, par la earn des lames spongieuses et des cartilages du nez, G est alors un malheur de ne pas agir avec la plus grande célérité, pareeque toutes les glandes et les vaisseaux de cette partie refluent la cause morbisique dans le torrent des humeurs, et détruit bien vite le principe conserv ateur et l’individu.On adonné pour cause occasionnelle a cette maladie, une fable que je ne rapporterai pas.Elle pourrait être examinee, mais cela ne conduirait peut-être qu à beaucoup arguer, j ai cru encore assez longtemps, qu'elle pourrait être dans le principe de la pop a-tion, et qu’elle s’était développée par une cause homogène.Quoiqu 1 en soit, ce qu'il y a de certain, c’est que toutes les préparations mer-cureilles guérissent sûrement cetle maladie, dans tous les sujets ou e mal n’est pas invétéré, et où il n'a pas subjugué la nature.•! ai ai prendre à la plus haute dose, avec le plus grand succès le sublime coro-sif, les malades de tout âge et de tout état de la maladie, sur qui j ai pu tenir la main et l'œil ont tous été guéris, ainsi que ceux qui ont — 140 — été suivis par (les personnes intelligentes sur île simples directions.Ce n’est pas line introduction ipto l'on prétende donner aux gens de l’art, car chacun a sa méthode, et les succès prouvent toujours les précautions que l’on prend de régler sa pratique, sur une théorie et des principes.“J'ai observé quo tous les malades sur qui la salivation a pu prendre, ont été guéris sûrement, et sans retour.Tous les malades, qui ont pu vaincre le dégoût du remède et le porter suivant la direction, jusqu'au 20 ou 25 jours, quoiqu’ils n'aient point salivés ont été guéris même au dernier dégré de la maladie.Tous ceux qui ont été en état de se préparer par 5 ou ti bains d’eau tiède et quelques purgatifs, et qui ont suspendu leurs travaux, en prenant le remède, ont été plus vite et plus sûrement guéris.Il y a beaucoup de sujets, qui n’ont senti aucune indisposition, des elPats du remède et chez qui tous les symptômes de la maladie ont cessé, et qui sont parfaitement guéris.“ Il yen a encore beaucoup d'autres, que la misère ou la paresse, ont fait, négliger tout régime,toutes précautions, qui ont pris du remède, dans tout les temps, à la plus haute dose et qui ont guéri parfaitement.Je ne prétends point infirmer la méthode de personne, puisque je crois fort, que toute préparation mercurielle, peut guérir cette maladie, je me, suis servi moi-môme de frictions, dans les sujets où j'ai crû connaître une débilité d’entrailles, et j'ai également bien réussi : j'ai donné encore avec succès, aux enfants le calmmonis, à deux tiers de poudre de Jellape, et les pillules de Keifer, mais le mercure, pris dans les préparations de sublimé, m’a paru plus pénétrant, plus actif et plus facile à donner aux gens de la campagne, qui peuvent suivre eux-mêmes ce traitement, c'est pourquoi, dans ceux où la maladie, était au second ou au dernier période, j'ai commencé par les faire baigner, 10 uo 15 fois, selon lcurforce, leurconstitution, leur état de maladies, ils ont toujours été purgé, avant et après les bains, ils ont pris cependant 10, 15, 20 ou 30 jours, un grain de sublimé par jour, lavé parait moins trois livres de tisanne do mauve, ou d’orge de ris, on a toujours mis quand on l’a pu faire un quart de lait.On peut pour éviter le dégoût de l’eau de ris de blé, faire fondre dans une petite partie de cette liqueur, la dose du sublimé quo l’on aura eu le soin de réduire en poudre très line, ce qui se fait aisément et sans risque, en la pressant entre deux papiers pnr le roule d’une bouteille sur une table unie, on y joint alors une livre-et demie de tisanne de mauve, d’orge ou de vin, cette livre et demie de liqueur, dans laquelle sont entrés les 15 grains de sublimé, que j’ai donné, sans accident, au plus haut degré de la maladie, contient quarante huit cuillérées, à trois par jour, font pour seize jours, mais les 4 premiers jours, les malades n’en prennent que le matin, avant le déjeuner, les 4 jours qui suivent, ils n’en prennent encore que 2 Ibis, e-à-d, le matin et le midi, et ils ne commencent que le neuvième jour à en prendre trois fois, ce n’est par conséquent pas un grain par jour.On observera de bien laver le remède, en buvant au moins chaque fois, le livre est égale à I une chopine et 1 euillérée est une demie ou une chopine de tisanne, coupée avoc un quart de lait.Le régime laitaire et les racines ou les légumes sont préférables à tous autres. — 141 “ i-
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