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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1897-01, Collections de BAnQ.

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inns BULLETIN D’ARCIIÉOLOGIE, D’IIISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIÉ PAR PIERRE-ÜËORÜES ROY VOL U ME TROISIEME LEVIS 1897 At/ OUÎB^.729917 BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 3ÈME VOLUME JANVIER 1897 1ÈRE LIVRAISON SAINT-MAGLOIRE DE ROUX La paroisse de Saint-Magloire est située sur le versant sud des Alleghanys qui la séparent de la paroisse de Saint-Philémon.La rivière Saint-Jean qui dans cette partie du pays est la frontière entre le Canada et les Etats-Unis borne Saiut-Magloire au sud.Cette paroisse comprend les cantons Roux, Bellechasse et Daaquam, dans le comté de Bellechasse, et les cantons Rolette et l’anet, dans le comté de Montmagny.C’est M.Narcisse Beaubien, curé de Saint-Raphaël, qui chanta la première messe à Saiut-Magloire le 11 novembre 1860.Quarante personnes assistaient à cette messe.Le lendemain, M.Beaubien planta une grande croix sur la rive nord de la belle et grande rivière Daaquam qui traverse la paroisse.Cette croix est encore debout.Mgr Baillargeon plaça cette immence étendue de pays sous le patronage de saint Magloire en l’honneur de son premier desservant, M.Magloire Rioux.Saint Magloire, confesseur et pontife, était d’origine française et mourut évêque de Dol en Bretagne.Sa fête se célèbre le 2-1 octobre.En 1867, fut construite la première chapelle.On y célébra la messe pour la première fois le 28 mars 1867.Il y avait alors dans Saiut-Magloire 131 fanes.Eu 1876, l’église actuelle fut construite.A M.Rioux, premier desservant, ont succédé comme curés M.M.Camille-S.Brochu, 1872-1880 ; Edouard Parent, 1880-1882 ; J.-B.-G.Boulet, 1883-1896, et Théodore Mercier, curé actuel.Pierre-Georges Roy — 2 LES PREMIERS PASTEÜES PROTESTANTS AU CANADA (i) I > après Mazères, les trois premiers pasteurs protestants du Canada, nommés en 1768, furent : lo à Québec David-l rançois de Montmollin, originaire de Suisse, mais' résidant eu Angleterre depuis vingt ans ; 2o à Trois-Rivières, M.\ eyssiore, ancien récollet de Québec récemment passe au protestantisme ; 3o à Montréal, M.de Lille Français, éleve dans le protestantisme, qui avait reçu partie de son education a Genève, depuis deux ans chapelain de la garnison à Montréal (2).Leger-Jean-Baptiste-Noel Veyssière, ordonné prêtre a Quebec, le 21 décembre 1758, desservit de 1762 à 1765 les paroisses de Saint-Michel et de Beaumont (3).U vint a Saint-Nicolas le 3 janvier 1766 et en partit le 16 août de la meme année.Ce récollet a laissé dans l’histoire de son ordre un bien triste souvenir.Quelques mois à peine après avoir quitte .aint-Aicolas il jetait le froc aux orties, abjurait publiquement le catholicisme et se faisait pasteur protes- Noiei comment: La.Gazette de Quebec du 27 octobre 1166 raconte cet épisode : “ Mardi passé, dit-elle, le Rév.Mons.Veyssière, qui depuis quelques jours a quitte l’ordre des Récollets (où il était connu sous le nom de Père Emmanuel) et s’est dt clare protestant, fit les serments ordinaires de fidélité envers le roi Georges, d’abjuration du pouvoir du pape i?nrLnTUfTider!a Grande-Bretagne, et d’abjuration d i prétendant a la Couronne de ce royaume et souscrivit la declaration ordinaire contre quelques dogmes du papisme.11 a pris ce parti rigoureux et honorable pour (1) II, VI, 20G.(2) Collections, p.148.Octobre 1763 1/ 2 bV.' ^ 7 04?pu f/du V m ara 1 ^«6u’ 24 b 'e 14 /évrier 1762' le 1er » FU,B uu * ,nar8 J au 24 novembre 1765. — 3 des motifs de conscience, après un examen soigneux de la controverse entre les deux modifications de la même religion.“ Il était fort estimé parmi les siens avant qu’il les quitta ; et le Rév.Père Emmanuel, commissaire des Eécollets, lui a fait la justice, dans le moment même qu’il allait le perdre, de témoigner qu’il était un garçon bien réglé, et de très bonne conduite, et fort exact dans ses devoirs : Témoignage qui fait également honneur à la candeur du Père Commissaire et au caractère de monsieur Veyssière.” x Veyssière partit pour l’Angleterre presqu’aussitôt après son abjuration.Il revint au pays dans l’automne de 1707.Voici la lettre qu’il fit publier, le 8 octobre 1707, dans la Gazette de Québec : “ Au très Rév.Père Emmanuel Crespel, commissaire des RR.PP.Kécollets, aux messieurs les protestants, et catholiques romains de la ville de Québec, semblablement aux habitants des paroisses, savoir : Saint-Michel, Beaumont et Saint-Nicolas.“ Mon Très Rév.Père, Messieurs et habitants autrefois mes paroissiens, je vous fais mes très humbles remerci-ments des bontés, et de toutes les marques d’estime que vous m’avez donné quelques jours avant mon départ pour l’Angleterre.“ Je vous en aurai une éternelle reconnaissance J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, Mon Très Rév.Père, Messieurs etc., Votre très humble et très obéissant serviteur, L.J.B.N.Veyssieiîe Le 21 juillet 1768, le gouverneur Carleton recevait d’Angleterre l’ordre d’admettre Veyssière à la charge de pasteur protestant de Trois-Rivières.Il dut émettre une commission lui donnant pouvoir, raconte-t-il, de faire tout le bien dont il serait capable, sans l’autoriser à faire du mal. [.\honmjt.?gouverneur avait une si piètre opinion de Veyssitre qu il avait refusé de le recommander T1).\ eyssière était déjà à Trois-Eivières depuis le 24 décembre 1767 ; il prit possession de son bénéfice le 25 septembre 1768, dix-septième dimanche après la Trinité On conserve encore dans la cité de Trois-Eivières le registre contenant les actes de baptêmes, mariages et sépultures de 1 eglise paroissiale protestante de Trois-j ci vicies, en Canada, et de la garnison.Veyssière a inscrit en tête cette phrase sententieuse • : ejtrla 9,mnde °flre dc Dieu Que je me destine et 'i l édification de mon cher troupeau.Le récollet défroqué prit femme A la date du 24 juillet 1789, on trouve au registre 1 acte de sépulture qui suit : ü scre v "^Vingt;et-U“ deiuillet 1789 est décédée Elizabeth Ve) ssiere, ma femme, et a été inhumée le vingt-quatre du du mois, agee de cinquante six ans” ° mai St"' 1Ui‘mÔme' m°UrUt à Tr°is-Eivières le 26 CanaàTeîbï» «,it venu au Ti '',4 meme temps que M.Navières un tt'imcM ÏV' 1736 ut fit alors œivSs pies (a“‘ " "',c 3» - fortune ou - J.-Edmond Eoy rfrlJ'i 3'”rp.'^rltt0n‘lU Hillsborough, 21 juillet 1708, Papier* tUat “ On°ti,oC/e dt' séP.ul1t“™ se lit comme suit : liun,lr,.,i: was buried in‘",îîe parUh Three^itiS1’hv'm^h0"' °"" thousand eight ?h, soiT Ueverciul l.c-tr Jean BaSBtftnM Vhe minister the Saul parish, who .lied may the iwentysixff eyssièru, late minister of C Mototain, Minister, TroiieKtePie dc « * '* WenveiUaneB do ®TܰS cur< de (3) Testament de Pierre Veyssière, le 14 Janvier !700, étude de Barolet.’ NOS ARCHIVES EN RUSSIE On s’est souvent demandé, sans doute, comment il se faisait qu’il se trouvait à la bibliothèque impériale de Saint-Petersbourg un très grand nombre de documents historiques concernant le Canada et faisant partie de ce qu’on appelle le Fondu Dubrowski.C’est M, l’abbé Ver-reau qui nous a révélé ce fait dont j’ai eu tout dernièrement l’explication dans la Revue du Monde Catholique, volume 116, année 1893.Cette savante revue s’exprime ainsi : “ Pierre Dubrowski était, sur la fin du siècle dernier, attaché à la légation russe à Paris.Il assista en témoin attristé aux drames dont la capitale fut le théâtre.Pendant que les philosophes et les beaux esprits se piquaient d’émulation pour détruire tout souvenir de notre civilisation chrétienne, un étranger, à demi-lettré, se glissait à travers les ruines, et sauvait tout ce qui lui tombait sous la main.Au sac de la Bastille, il dût se trouver au pied de la forteresse, mêlé aux rangs les plus tumultueux, jouant peut-être sa tête avec quelques complices, pour arracher, sous les pieds des assaillants, des liasses de papier d’Etat, des mémoires secrets, des papiers historiques qui portent encore les traces de la boue piétinée.Il a formé de ces débris plus de cent volumes.Il dut encore visiter les cloîtres abandonnés de Saint-Germain-des-Prés, des Célestins, de Sainte-Geneviève, de Saint-Denis, continuant à récolter jusqu’à la correspondance de nos rois et à des séries entières de règnes et de familles princières.Ces recherches furent si habilement dirigées, qu’il parvint à réunir du seul fonds de Saint-Germain, la plupart des manuscrits du Vile au IXe siècle, les plus rares de la paléographie.” T.-P.Bedard — G — RÉPONSES L’esclavage au Canada.(1, Vil, 00.)—Est-ce Pierre-Louis Panel ou Jeun-Antoine P,met qui, en 1792, soumit à l’assemblée législative de Québec un bill pour l’abolition de l’esclavage ?Il y eut trois autres projets (le môifte nature refusés par ce corps délibérant—l’un en 17'Jl) dont l’auteur était Joseph Papineau, et deux autres, en 1801 et 1803, également rejetés.La loi de 1833 supprima défiiîitiveinent l’esclavage dans 1*' Bas-Canada.La dernière vente d’esclave qui nous soit connue dans cette province, nous dit M.McCord, eut lieu à Montréal en 1707, par acte devant notaire, car nous n avons jamais vendu rii nègre ni panis aux enchères publiques.Ile plus, nous n’avons jamais employé nos esclaves aux travaux des bêtes de somme: ils étaient simplement des domestiques formant partie de la famille de leur maître.• Benjamin Sulte Etablissements français au Labrador, G, X, 88.)— Lewis Huberts, dans suit Bictionnaiiie or commerce publié à Londres en ItiUO, dit que le port de Brest sur la cote du Labrador était la résidence d'un gouverneur, d'un aumônier et de quelques autres olliciers et que les français en emportaient une grande quantité de morues, d’huile, de fourrures précieuses, etc, etc.Il est bien dillicile de déterminer ce qu'il y a de vrai dans l'assertion de Roberts.Mais- c qu'il y a do certain c’est que sur la baie Saint-Paul se trouvent 11 • ¦ - mines qui ont conservé le nom do Vieux-fout.Charlevoix en fait mention.Auhertde la Chesnau! et Riverin obtinrent des concessions de terre sur la côte du Labrador au nord de Blanc-Sablon.Peu de temps après, Legardeur de Courtemanohe était mis en possi-sion de la bac de Phélypeaux, aujourd’hui baie de Brader.Plusieurs années plus tard, en 1700, Amador Godefroy de Saint-Paul obtenait cinq lieues de côtes de chaque côté do la grande rivière des Esquimaux, à laquelle il donna le nom de Saint-Paul, aujourd'hui rivière aux Saumons, Cette étendue de terre s'appela lief Saint-Paul du nom de son acquéreur.L'ancien port de Brest se trouvait dans les limites duce flef.Le luit îles concessionnaires, tel qu’il est exprimé dans leur demande, était de faire -la pesclte des moines, haleynes ”, etc.Ces établissements donnèrent des profits considérables.Amador Godefroy de Saint-Paul rendait loi et hommage, en 1725, pour le lief Saint-Paul au pays des Esquimaux.Racine I*:1* La belle-sœur de sir Walter Scott.II.IV, 178.)—J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l'article de M.Pierre-Georges Roy sur Thomas Scott, frère de sir Waller Scott.Dans mon Guide to Qeeiiee.en constatant le triste état dans lequel se trouve lepitaphe et la tombe de Scott dans le vieux cimetière de l'église Saint-Mathieu, j’ai l'ait allusion au bruit qui courut dans la société d’Edimbourg, lors de l’apparition de Waveiu.ey, que Thomas Scott était l’auteur de ce novel.Ce qui est peut-être moins connu c’est qu’en Angleterre on disait confidentiellement—une revue publia même la chose—quo l’auteur de Waverley, n’était pas sir Walter Scott, ni son frère Thomas, mais bien la femme de ce dernier Elizabeth McCulloch.Pour étayer mon avancé, je m’appuie sur lord William-Pitt Lennox, lils et secrétaire du duc de Richmond, gouverneur général du Canada, qui mourut d’hydrophobie en 1819, et dont les restes reposent dans la cathédrale anglicane de Québec.En effet, dans les Drafts os my memory (Vol.I, p 171 , je lis: “ Duns une visite que je lis a Kingston, Haut-Canada, en 1819, avec mon père, je lis la connaissance de madame Scott née McCulloch —femme de Thomas Scolt, lier, payeur au ïüc régiment.A cette époque on disait confidentiellement en Angleterre quo cette dame, belle-sœur de sir Walter Scott, était le véritable auteur du célèbre roman Waverley.Je me rappelle que dans une soirée on je rencontrai madame Scott je lis allusion à cette rumeur.J’eus alors une très forte présomption qu’elle était la grande inconnue.Je me souviens aussi que plusieurs officiers du 70e entretenaient la même opinion.Je ne veux jias dire cependant que madame Scott me déclara positivement qu’elle avait droit aux honneurs littéraires qu’on accordait à son beau-frère, mais elle se défendait avec une telle faiblesse que je me laissai aller à croire qu’elle était l’auteur du roman dont le châtelain d'Abbotsford réclamait la paternité.” ii.-T.-D.Chamhers Zachary Macaulay.(Il, V, 197.!—“Le 2d octobre 178G Macaulay signa une adresse de félicitation à lord Dorchester à l'occasion de l’heureuse arrivée do Sa Seigneurie à Québec.C'est la dernière fois, dit M.Douglas Bryinner, tpio le nom de Zachary Macaulay parait dans aucun document.” Cette allirmation est bien absolue et pourrait n’être pas conforme aux faits.En effet, un Zachary Macaulay fut nommé juge de paix pour le district de Trois-Rivières le 22 avril 1797, et le 8 janvier 1803, le canton de Granby fut crée et concédé à Henry Caldwell et ses compagnons de la “ Biüti'su Militia ” pour avoir pris part à la défense de Québec en 1775-76 ; ct'parmi les miliciens ainsi favorisés se trouve Zachary Macaulay.F .-J.Audet Le lieu de sépulture des soldats tués eu 1751).H» VI, 203.)—J’ai voulu feuilleter les registres paroissiaux de Québec pendant cetlo période tourmentée de 1759, dans l’espérance d'y trou, ver les noms de ceux qui étaient tombés au champ d’honneur.Ils no m’ont rien appris.Naturellement, on ne tient pas sur les champs de bataille, au milieu des camps, des registres mortuaires réguliers.Le soir des combats, on fait l’appel.On note les disparus, les blessés et les morts.Dans la tranchée ouverte, on jette pôle mêle amis et enne-m \s.Un aumônier bénit cos dépouilles et tout est dit. — 8 — En parcourant le registre de Québec, une première entrée m'a singulièrement impressionné.Le 23 avril 1759, MIain Fevré, sergent du régiment de Berry, compagnie deSt-Félix, devait se marier, “mais la cérémonie en fut interrompue, dit le plumitif, à cause de la précipitation avec laquelle le futur époux a été obligé de partir pour le service à l’ouverture de la campagne.” Sur un feuillet détaché portant pour titre : “ Registre des en- TERREMENT8 FAITS A I.AMIIULANCE AU FAUUOUHU ST-JEAN PENDANT LE siège de Québec ex 1759 ”, .je note les actes suivants : 1759.—Juillet 10.—Inhumation de Jean Pouliot, tué le même jour par une bombe.Il était de la paroisse de Ste-Foye, et âgé de 40 ans.Juillet, 17.—inhumation de Nicolas Marchand, négociant “frappé d’un boulet dans le siège ” et mort de sa blessure le dit jour, il a été inhumé, dit l’acle, ainsi que le suivant, au faubourg St-Jean, proche l’hôpital ambulant, qui y a été préparé en premier lieu dans la maison de François Fournier.Plusieurs religieuses hospitalières assistaient à cette inhumation.Une autre entrée dit : Nicolas Marchand, canadien oûicier milicien d’artillerie, blessé à la batterie royale et décédé le mémo jour (17 juillet)—Présents à l’inhumation : les infirmiers de l’hôpital.17 Juillet.—Inhumation de Nicolas Gauvereau, canadien, soldat milicien d’artillerie, blessé à la batterie royale, tonnelier de son métier.19 Juillet.—Inhumation do Joachim Beaudin dit Desjardins, canadien de Québec, blessé parmi éclat de bombe âgé île 26ans.1 Août.—Inhumation de Thimothé Monsavé, originaire de Basse-Guyenne, pilotin du navire i.e Machault blessé à la batterie de M.Levasseur, décédé le dit jour.6 Août.—Jacques Gampagnet, de Toulouse, matelot do l’aigle, blessé à la batterie Levasseur, décédé le dit jour, dgé de24 ans.6 Août.—Jean llegiste,matelot de I’Atalante de Montauban, tué à la batterie du rempart, âgé de 22 ans.6 Août.—Antoine Borette, tué à la batterie de Levasseur, âgé do 18 ans 7 Août.—Noël Hyacinthe Dudoy, originaire de Brest, volontaire blessé à la batterie de M.Levasseur, âgé de 25 ans.C’est le chanoine Collet qui lit ces inhumations.14 septembre.'—Sépulture de Montcalm aux Ursulines eu présence du cure de Québec, M.Jean Félix Bêcher, Cugnet et Collet, chanoines de la cathédrale, M.de Ramesav, commandant de la place et tout le corps des otliciers.29 septembre.—A été inhumé un soldat français dont je n’ai pu savoir le nom ni le régiment, tout ce qu’une personne a pu m’en dire, c’est qu'avant sa maladie il portait la perruque et qu’ayant été blessé au combat du treize de ce mois, il avait été embarqué sur un navire anglais où il est mort en rade.Ijesche, curé.21 Juillet 176(1.—On inhume Pierre Lapierro, natif de Blois, près Bordeaus.matelot sur lu frégate l’atalante, prisonnier de guerre à Québec, 22 ans. — 9 — 15 juillet 1760.—Inhumation d'un soldat français, prisonnier de guerre, et dont on peut savoir ni l’âge, ni le nom.J’ai commencé cette note par un mariage interrompu, je la termine par lo premier mariage entre conquérant et conquis.Le 9 décembre 1760, Jeremiah Duggan, de la paroisse de Cork, en Irlande, épousait Marianne Levitre, de Québec.J.E.R.TjC bourg «le Sainte>Aiine.(II, VII, 214.)—En 1640, les Jésuites réunirent les deux résidences de Saint-Joseph de Teananstei-xé et de La Conception d’Ossossarie qu’ils possédaient au pays des durons et donnèrent à cette mission ie nom de Sainte-Marie ou de Notre-Dame de la Conception.Quatre bourgs dépendaient de la résidence ou mission do Sainte-Mario : Sainte-Anne, Saint-Louis, Saint-Denis et Saint-Jean.Dans la carte de la Nouvelle-France publiée dans lu traduction faite parle père Martin de la Relation de quelques missions des jésuites dans la NouvEu.E-FiiANcr.du père Bressani, nous voyons indiqués les endroits où s’élevaient la résidence de Sainte-Marie et les bourgs do Saint-Louis, mais ceux de Saint-Denis, Saint-Jean et Sainte-Anne brillent par leur absence.P.G.H.Canton vs township, ill, VIII, 222.)—M.L.-C.Bélanger s’est fait un raisonnement très juste avant de traduire le mot anglais towNsnm par celui de canton, et nous devons le féliciter du soin qu’il a pris de populariser cette traduction.Il me permettra bien de rappeler à sa mémoire le nom d’un autre écrivain bien distingué et bien respecté qui s’était fait un raisonnement non moins juste pour introduire ce mot de canton dans notre littérature canadienne française.M.A.Gérin Lajoie, avant d écrire son roman Jean Rivard, avait dit à un ami qui s’en souvient : Bien que la scène de mon roman se passe dans les Iownships, je ne me servirai pas de ce mot qui n'est pus français.La Suisse, où l’on écrit et parle le français, nomme cantons ses circonscriptions territoriales à peu près analogues à celles de nos townships ; et ce nom est en usage en France pour désigner les grandes subdivisions des arrondissements.Je vais employer ce mot, à leur exemple.Et de fait, dans Jean Rivard, publié à Québec en 1864, on lit canton et non pas towNsmp.Depuis ce temps la popularité de ce nom a suivi le progrès de la population française dans ces cantons.M.Bélanger a contribué a ce progrès comme journaliste, P i nion des cantons de l’Est ’ y a contribué par son titre même qui est une proclamation en permanence ; mais je crois que la priorité appartient au Jean Rivard de M.Gérin Lajoie.Les Anglais au pays avant la cession.(II, IX, 227 ; II, XI, 253.)—Los lettres patentes du Roi, en forme d’Edit, concernant ie commerce étranger aux Isles et colonies de 1 Amérique, octobre 1727, contiennent au titre sixième les articles suivants : Article I :—Les étrangers établis dans nos colonies, même ceux naturalisés, ou qui pourront 1 être à l'avenir, n’y pourront y être marchands, courtiers et agcns il allairès de commerce, en quelques sorte et manière que ce soit, a peine de trois mille livres d'amende, applicables au dénonciateur, et d'être bannis à perpétuité de nos dites colonies, leur permettons seulement d’y faire valoir des terres et habitations, et d y laire commerce des denrées qui proviendront do leurs terres." Article II :—Accordons à ceux qui peuvent y être présentement, un délai do trois mois du jour de l’enregistrement des présentes, après lequel temps ils seront tenus de cesser tout négoce de marchandises teiqu il puisse ' ire, et seront les contrevenants condamnés aux peines portées par l’article précédent.“ Article 111 Faisons défenses à tous marchands cl négociants établi- dans nos dites colonies, d'avoir aucuns commis, facteurs, teneurs de livres ou autres personnes qui se mêlent de leur commerce, qui soient étrangers, encore qu’il soient naturalisés; leur ordonnons de s en détaire au plus tard dans trois mois du jour de l'enregistrement dos présentes, a peine contre les dits marchands et négocians de trois inillo livres d amende applicables au dénonciateur, et contre b - commis, facteurs, teneurs de livres et autres personnes qui se mêlent de leurs all'aires d'être bannis à perpétuité des dites colonies”.bes lettres patentes lurent enregistrées à Québec le 17 septembre 1728 .conséquemment elles auront force de loi au pays.Xul limite que le terme" étrangers étant général et indéterminé comprend les etrangers a11_ lais comme ceux des autres nations.Les premiers mots de l'article I précité prouvent l'établissement d'' quelque- étrangers dans le- colonies françaises.Lu Roi ne donne pus 1 ordre de les expulser.Loin de là il leur permet de s’établit sin de-k'rres, de lus laire valoir et d’en vendre les produits.En un mot il leur permet de demeurer dans les colonies sous la restriction seule do ne pas s’occuper exclusivement du commerce.dependant nous trouvons dus Anglais dans toutes les positions au Lan,tua : a titre d exemple je citerai le cas deThimothy Sullivan qui c|"‘U'|i madame bhrislophe Dul'rost de La.jemmerais, née Marie Rénée de \ iireniies et mère de madame d’Youville, fondatrice de la communauté de> Smurs ( .rises.I> ils d'un médecin irlandais, il exerça la profession de son père au pays." b|És hostilités presque continuelles entre los colonies anglaises et la A ouvelle-r rance, ont eu pour ell'el la captivité de plusieurs ennemi- de part et d'autre.Et dus prisonniers anglais Unirent leurs jours si" le territoii-• français, tantôt au service des familles canadiennes tantôt occupant des positions personnelles.Jean dallé, né à Gollo ' " ' .1"'1S ;l Gorlnr.en 1695, fut au service de M.Leber.Le 19 ni u- IbJlj, il abjure 1 hérésie de la secte des Puritains.Samuel Wil-l'ams.'igu de lil ans, fait prisonnier en 1701, et reru chez M.Leber.se fait lui aussi catholique.* Une jeune anglaise du nom de Lydia Langlay, née à Gratlien pro- de Boston, est fuite captive en IG94 par des Ahénaquis.Elleem- — li- vrasse le catholicisme à Ville-Marie dans la chapelle des Sœurs de la Congrégation.Nous pourrions citer un nombre considérable d'Anglais convertis au catholicisme pendant leur séjour au pays.M.Henry Antoine de Mériel, prêtre du Séminaire à V ille-Marie, connaissait l’anglais.Il s’occupait spécialement de la conversion de cos hérétiques qui ne parlaient pas d’autre langue.Il est parfaitement avéré je crois, que des Anglais et autres étrangers s'établirent au pays avant la cession.Pris en guerre, plusieurs y demeuraient ensuite librement, c'est pourquoi Mgr Tanguay dans son Dictionnaire cite les actes de I état civil d un grand nombre d’Anglais avant 1759.Matthieu A.Bernaud Les patriotes (le 1837.(H.IX, 235.)-Nos patriotes de 1837, se condamnant à ne porter que des étoiles de lubrication indigène, et en formant à Montréal, un club des bus oi.i.a I,ihkhtk s'inspirèrent évidemment de la conduite des Américains.Dans le môme ordre de choses, il est à remarquer que les résolutions de l'assemblée des six comtés, tenuo à Saint-Charles, reproduisent le préambule de la déclaration de l’indépendance.Eu 1770, on ionda, en ellèt, dans toutes les villes de la Nouvelle-Angleterre des associations connues sous le nom de: Fins ut.i a liberté.On résolut aussi pour atteindre la mère patrie à son point le plus sensible, de ne plus acheter de marchandises anglaises.Du reste, les Américains rebelles empruntèrent ces mots do Fils de i a liberté à un discours que prononça dans les Communes d’Angleterre le colonel Isaac Barré, ancien compagnon d’armes de AVolfe au Canada.Ménageries des pauvres.H, IX- 239.—On appelait autrefois “ménageries " les petites constructions dans lesquelles on engraissait les bestiaux, les volailles.Sur un plan du terrain et des constructions de 1 llotel-Dieu de Québec, tiré en 1748 par Noël Levasseur,arpenteur, on voit “la cour 10 * Dans les annales de l’hùpital-général de Québec il est lait mention d'une somme de 1200 livres donnée par Mgr Briand pour aider à reconstruire la “ménagerie de ce monastère.M Il est bien probable que la “ménagerie des pauvres, proche «le Montréal, avait été établie par quelque institution charitable pour venir en aide aux nécessiteux de Montréal.La captivité de Mgr de Saint-V allier .(Il, X.242.,-Uno lettre qu’écrivait l’abbé Tremblay, de Paris, a Mg.le Lawl le 19 juin 1705, jette quelque peu le jour sur la captivité dt Mnr de i uint Valuer, en Angleterre : •< Vous sentirez lut «iisait-il, quand vous recevrez celle-cy que tous ceux saisis sur la Seine par le^ennemi- et qui estaient prisonniers en Angleterre ont este relasches hors Mgr de Québec et ses ecclésiastiques.Et ce qu il y a de fâcheux c est — 12 — quo ce prélat et ses ecclésiastiques pourront bien n'ostre rendus qu'à la paix, car I Empereur a prié la lîeine d’Angleterre et les Hollandais do ne pas rendre Mgr deQ.qu’on ne leur remlist M.Mean, Doyen du chapitre de Liège, ennemi personnel du Hov, créature du l'eu Prince d’Orange, et pensionnaire des Etats, que M.l’Electeur do Cologne comme Evoque de Liège tient prisonnier d’estat et est rosolu-de ne le reInsclier jamais.On demande encore pour les Ecclésiastiques certains ministres français pris avec les camizards dans les Sevennes et condamnés aux galères.Nous plaignons le prélat qui mesne une vie fort triste et qui n'a pas beaucoup de consolation.M.de Langeon trois prêtres de Saint-Sulj ire, et M.Bouteville entre autres partagent sa captivité.” ° On voit dans I'Histoihe de i.’Hotel-Dieu i>e Quehec.de la mère Juchereau de Saint-Ignace que ce Dit de la part de Louis XIV nue Ion enleva le baron de Mélianen habit de chœur, lorsqu’il sortait de 1 église, sans lui donner le temps d’entrer chez lui pour y prendre ses papiers, et qu’on le conduisit dans un château.P G Ii Le cap Chat (11.XI, ’’48.)—La question d’étymologie n'existe pas pour ceux qui sont accoutumés à visiter la partie du pays où est situé le cap Chat.Si vous descendez le fleuve en suivant ie rivage en compagnie d’hommes du voisinage, vous êtes à peu près assuré qu’arrivé à une certaine distance de ce cap, les pécheurs vous diront • "Voyez-vous le chat qui dort sur le Cap?” En effet, dans une position donnée, un relier du rocher qui couronne le promontoire affecte hi (orme d’un chat.En !«82, dit Mgr Bossé, aujourd’hui curé de Saint-Llmrles do Gaplan, j’accompagnais Mgr Langeviu en visite pastorale dans ces parages.J’allai visiter le phare construit sur le cap Lhat.Entre le plus haut sommet du cap et le phare, je vis une énorme roche isolée et représentant au naturel un chat an demi-repos et dont le dos d’un gris brun est tourné vers le fleuve.Je suis certain que les Sauvages, admirables observateurs, avaient donné le nom de Chat a ce bloc si ressemblant, et que les Français l'avaient nommé d apres eux.” D’aiileurs Ducreux, dans ses Tahu a Novae Eii.anciae publiée en ICfifl, ne confirme-t-il pas cette opinion en traduisant Can-Ghat nar P.Fei.is?* H Gaspésien r
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