Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juillet 1903, juillet
B U L L K T I X DK S RECHERCHES HISTORIQUES VOL.9 .IUILLKT l'J03 No LE N AU FRAG K DU CHAMEAU PRES DE LOUIS.HOU KG EN 1725 Je crois rendre service il 1 Histoire en publiant toutes les pièces—jusqu'à présent inédites à l'exception d’une—se rapportant au.naufrage du vaisseau du ltoi, lo ('hameau, qui sont au bureau des archives canadienne» à Ottawa.C’est dans la nuit du 27 au 2 > août 1726, que se brisa cette belle et grande flûte française du till canons sur un rocher couvert nommé, s r la carte de 1 amirauté anglaise, Chameau Rock, et Huche nous l'eau, sur celle dressée en 174-1» par M .Hellin, ingénieur de la marine française.D'après les sondages anglais la profonde r qui couvre le Chameau Koclc varie de 10, 12.14.15, Hi, et lrf pieds, tau r Le Chameau, nommément Messieurs do Cliazol, intendant, Chaviteau, le pilote, et Lagès (l) tils de Monsieur de Ramezay, gouverneur de Montréal, qui ont été enterrés au petit Lorembec, les sieurs de Marrion, lieutenant d’artilierie, et Pachot, lieutenant do compagnie au Canada, dans l'anse de Portenovo, et plusieurs autres que nous avons fait tirer et ensuite enterrés.A1 ons aussi trouvé une quantité prodigieuse de débris d* barriques, de cloisons, baux, borduges, bouts de mâts et même jusque aux animaux, cochons, bœufs, moutons, canards et autres volailles noyés, mais particulièrement dans une grande anse dite de Portenovo, parce qu’elle est vis-à-vis la petite Ile qui porte co nom, et sur la basse do laquelle il y a apparence que ce vaisseau s'est perdu la nuit du vingt sept au vingt huit, suivant ce qu'en disent les pêcheurs du lieu, d’un coup de vent de sud-est épouvantable ot sur une côte très ferrée.Nous y avons pareillement reconnu l’appareil du grand mât avec le côté du navire de tribord, et, à un demi quart de lieue do là l’appareil de misaine avec l'avant du même côté, mais tout si engagé dans los rochers et dan» (i) Le* cérémonies du bmpténe de Ch trie* ltector.fil.de Claude de llaneesay, gouverneur de.Troie-Rivières, et de Charlotte Denis, ont été .u^Iée.au* Trois -Rivières, le tS mai K«*>.Parrain Hector de Callièr., gouverneur de Montrai.Sun frère Jean-Bapti.te-Koch, baptisé i Montré il.en 170?, est celui qui livra Québec aua Anglais en .eplen.bre .759- Ilen.eignen.ente fournie jmr M.Benjamin Suite. goémon qu il ny a pas d apparenco que l'on puisse rien sauver ([uo par morceaux.Cependant nous avons établi des corps de garde de distance en distance pour retirer ce qui vient à la côte comme habillement, hardes et étoffes que ht mer jette en pièces parmi le goémon et que I on n« peut sauver qu 'avec peine en très mauvais état Ensuite no s avons donné les ordres nécessaires pour tirer hors le flot eu que la mer po rrait jeter sur la côte les jours suivants, et de to l ce, en avons dresse le présent procès verbal signé de nous et de «eux y détiornmés.l’ait triple, deux pour être envoyés à la Co ir par duplicata et l’autre pour être déposé au Contrôle do Luuisbourg pour y avoir recours eu cas de besoin, sur la côte de la Haleine, a trois lieues ds Luuisbourg, le jour et an susdits.Lenormant de Mézy, Sabatier, , Hou ville, major.Et aujourd’hui trentième du dit moi* d'août, nous.sus lits, no s sommes transportés de nouveau tout le long do la côte ou nous n'avons trouvé aucun changement du jour pr.cèdent ni aucuns effets do valeur tout venant ou pièces et en pourriture, seulement plusieurs corps que la mer jetait sur le rivage que nous avons fait tirer et enterrer et uvuii,.,i comme ci-devant.Lenormant de Mézy, Sabatier, Bourville, major.Et le trente unième du dit mois, nous s mdits, nous sommes de nouveau transportés et parcouru loin le long de la côte, où nous avons trouvé le tout dan» le même état et avons fait tirer tout le jour plusieurs corps morts et plu-Meurs morceaux d’étoife, linges et hardes que la mer jetait pami le goémon, le tout infecte et on pièces.Ensuite de quoi nous avons laissé le soin ;i Monsieur Sabatier, contrôleur, et I>uVivier, i Minier de la garnison, pour maintenir l'ordre le long de la côte et veiller à la conservation des diets s'il y en vient les jours suivants et nous sommes retirés.En toi de quoi nous avons elos le présent proses verbal pour servir à telle I'm que de raison.Knit sur la Côte de la Haleine le jour et an susdits.Li not niant de Mczy, Sabatier, Hourville, major, DuYivier.LETTRE Dr.M.DE MEZY A -M.LE MARQUIS DE VAU .DREl’ I L A Louislionrg, ce 11 septembre 1 T—î».Monsieur.J 'ai rhoiinour tl c vous donner avis avec nnedouleur inexprimable du 1a perte du vaisseau du Roi Le Ctitiwt’iiii qui s’est perdu la nuit du vingt sept au vingt huit, du lundi au mardi, «tir la petite isle de l’ortenove, à trois lieues d ici environ, du vent d'est sud-est toréé, temps épouvantable, moins encore par la force du vent que par la situatiou de la côte qui est ferrée tout du long, de sorte que quoique le navire se soit perdu à demi portée de canon do la côte, il y est venu on pièces et personnes ne s’est sauvée pas même un des animaux qui pouvaient y être embarqués.Depuis trente cinq ans que je vais à la nier je n’ai vu ni entendu parler d’un naufrage si extraordinaire.J'en écris au long le détail à Monsieur Hegon, et j’ai — 202 — l'honnour de vous donner cet avis, afin que vous puissiez prendre vos mesures nécessaires pour ce qui est û votre charge pour les intérêts du Roi et de la colonie.J'ai l’honneur d'être avec hion d i rospect, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur.DeMezt LETTRE DE M.DE MEZY A M.BEGON A Louisbourg, ce 3 septembre 1725.Monsieur, Je viens d'être le témoin oculaire du plus affreux naufrage dont j'aie eu connaissance depuis trente cinq ans que je vais à la mer.La nuit du vingt sept au vingt huit du mois passé le vaisseau Le Chameau s'est perdu dans l'anse de Porto Nove, sur cette côte, à une demi portée do canon de terre d'un vent d'ost-sud est forcé qui rend la mer épouvantable à cette côte ferrée.Le temps était si mauvais q.ie les pêcheurs étaient enfermés dans leurs cabanues et n'eurent connaissance dans les anses voisines du débris que le mardi vingt huit à dix he ires du matin.Nous n'en fûmes avertis, Mon.sieur de St-Ovide et moi, que le mercredi au matin.D'abord il y envoya quelques officiers, et ensuite il m'envoya la lettre qui lui en donnait avis do la perte d'un vaisseau du Roi-Sur le champ je partis pour me transporter sur les lieux pour ensuite prendre des mesures justes.Le premier objet que je vis au petit Lorembec, à deux lieues et demie de Louisbourg, ce fut le corps du pa ,vre Monsieur du Chnzel avec Chaviteau et, à ce qu'il m'a parui Monsieur de Lagès que j’ai fait enterrer au dit lieu.Toute ]a côte était couverts do débris du vaisseau, de bariquos en — 203 — pièces, car tout le navire a été min en canelle.Le jeudi rt le vendredi jo les ai employés à établir trois postes pour sauver ce qui se pourrait d’effets et enterrer les morts.J on tis enterrer encore quarante trois ces doux jours, car il ne s'est pas sauvé un seul homme, les cochoriB même qui nagent si bien sont venus morts à la côte.Il y a apparence que les canons, avec une partie des ponts et uac partio du fond du navire avec l'argent, sont au milieu de l’anse dans un endroit où il n'y a que demi pieds (sic) d’eau fa) car lo bâtiment a passé sur les basses à la voile, ce que je juge avec assurance ;tout l’appareil du grand mat étant venu à la côte,et les ris pris dans le grand b nier.Ce «pie j'ai vue de mes yeux.Si vous avez deux ou trois bons plongeurs à Québec, envoyez les moi.Au reste prenez vos mesures pour faire vos achats pour la subsistance des troupes et les présents aux Sauvages, car vous ne devez pas compter que l’on puisse rien sauver qui vaille à moins qu'il ne soit resté beaucoup d'effets engagé» avec les ponts dans le fond du navire.Car j’ai bien vu les côt< s du navire, mais je n'ai vu ni 1 estran ni 1 étant bot, et une partie du tond du navire que j’ai vue est de l’avant et certainement la partie de l'arrière y est restée avec les canons et l’argent, je n’ai pu faire ramasser jusqu’à présent le long de la côte que les papiers que je vous envoie dans > n paquet mis tout ensemble sans ordre, je n ai point vu les papiers du lloi.Nous faisons partir une goélette pour vous donner avis de cette mal heure se (perte).Lo capitaine a ordre d'attendro à sept à huit lieues de Québec, et il ira un homme par terre pour vous porter notre lettre.J’oublie de vous dire qu’outre les trois postes que j ai établis pour sauver ce qui se pourra d effets, j ai lait afficher — 204 — et publier que l’on donnent lu tiers de ce qui aura été sauvé.Car l’avidité de cinq on six matelots, et mémo du pou de soldats que nous avons mis à la garde, est si grande qu'il est impossible de garder cinq ou six lieues docôto sans leur donner une partie do «c qu'ils sauvent.C'est le parti le plus sftr que j'ai pu prendre à l’exception do l'argent.Ce qui me fait encore croire qu’une partie de ee qui était, dans le fond de la cale est restée engagée avec les ponts, e'est que je n'ai pas vu un grand nombre de grosses f utailles eetebes de fer, venues .1 la cote.lui tin comptez que je donnerai tous mes soins pour le bien du lîoiet celui des pauvres malheureux particuliers perdus en culte occasion.1 ai fait ramasser les débris d’un grand tabernacle que j'ai reconnu être pour les Pères Jésuites, parce qu'il y a dessus un Saint-François Xavier, que je leur enverrai lorsqu'on l'aura transporté ici.Je s' is avec bien de la considération.Monsieur, Votre très bumble et très obéissant serviteur.I>e.Mi zv P.S.Il me vient une pensée.Selon toutes les apparence s.co qui vous embarrassera lo plus ce sera le manque de poudre et de plomb.Le vaisseau Le Drojgadous parlâmes à la porte de l’église en faveur de M.LaiHois et nous engageâmes les habitants de Suinte-.Marie a y aller.n grand nombre nous le promit, mais ils disaient en même emps qu ns voulaient m’avoir aussi pour représentant.Un un exposa que ] avais promis dans un comté de Montréal < accepter la place de représentant si on m’y élisait, et nue je tie pouvais pas me présenter ici jiour cette raison.Noos ne leur par ûmes alors que de M.Langlois et nous leur MTaldwdl Tï T UD *ÜC°nd’ 81,8 “ 1- «K* Cal l il.^Iendemain qu» était hier au matin on vmt me prendre de force cher, moi pour leur J,d disaient Us a faire élire M.Langlois, mais ils avaient d an-’ ;es vues ; ,1 arnva en même temps des émissaires de la 1 ointe-Levy pour engager les gens de lu Beauce à voter iv T’4.H; >5^ -‘ •¦ h•; [ ••• -1 • V ' • I10N.JEAN-TlIuMA.S TArYil .RKA U, SR. — 20S — pour moi, nous nous rendîmes au poil avec cent et quelques personnes, et Caldwell et Têtu avec quarante et quelques de Saint-Henry ; je lis mon possible pour engager les électeurs pour MM.Caldwell et Langlois.Caldwell pour lors se décida à ne pas prendre Têtu, tâchant par ce moyen de ramener les électe rs.Les habitants de Sainte-Marie me dirent pour lors que ce n'était pas pour M.Langlois qu'ils venaient, et qu’ils ne voteraient pour lui qu’au casque je me présenterais avec lui.le le ir représentai que je ne pouvais pus accepter, parce qie j'accepterais pour un comté de Montréal.1 Is me repr sent.-rent (pie le comté de Leinster os je devais être élu me permettrait de me désister en leur faveur vu qua le comté de Dorchester «tait mon lieu de demeure.Je dis que si cela pouvait aller ainsi, on pouvait m’élire ici.mais que je ne promettais pas de laisser le comté de Leinster po r celui-ci s'ils ne me le permettait pas.Lutin au poli, je ne voulais pus monter s ir les rangs, et il n'y eut que Caldwell et Langlois, mais les électeurs criaient malgré cela pour Langlois et moi.Je montai sur le poil alors et je leur représentai que je ne pouvais pas accepter sans une permission du comté de Leinster.N'importe ils voulaient voter pour moi.hs voix se donnèrent, et à midi un quart Langlois et moi nous avions cent et quelques voix, et Caldwell avait LV et comme nous nous apperyumes que Caldwell no pouvait plus faire venir de voleurs de la journée, nous cessâmes de taire voter les nôtres, et à deux heures étant passé plus d’une heure sans vote donné nous sommâmes l'officier rapporteur de clore le poil et de proclamer élus ceux qui avaient le plus de voix, en vertu de l'acte.L’officier rapporteur proclama Langlois et moi dûment élus un peu de temps après.Pour lors Têtu qui représentait Caldwell qui venait de s’absenter dit à l'officier rapporteur qu’il y avait une irrégularité parce qu'il n'avait mis l'affiche à Saint-Joseph tine la veille : niais il ne se serait pas prévalu de cette irrégularité s’il avait été élu.En voilà bien long au sujet de •cette élection.Je désirais que vous on connûtes les circonstances.Je dois avouer que c'est mon frère qui a fait cette élection car sans lui, MM.Caldwell et Têtu auraient été élus à •Saint-Joseph pour la même raison, parce qu'il se serait passé plus d'une heure sans vote donné—et que si lanière n’eut pas parlé a la porte de l’église personne de Sainte-Marie n'aurait été au poil.Quoique je sois élu ici, j'accepterai pour le comté de Leinster si j’y suis élu car c'est là la condition avec le comté do Dorchester, à moins que le comté de Leinster ne me permette d'accepter le comté de Dorchester.Il devait se rendre aujourd'hui pour nous trois cents voix •de Sainte-Marie, que nous sommes occupés à arrêter.Mon frère on voulait à Caldwell et cherchait aie faire jeter hors de la Chambre.Il faut remarquer q e Caldwell ou son représentant a joué le même tour l’année dernière, et qu'il n'a été élu que parce qu il y eut une heure sans vote donné car une demi-heure après le poil fermé il y vint un grand nombre d’éloetours pourSamson qui s’était présenté,et qui aurait peut-être réussi.Ma femme m’a bien grondé, ello a bien grondé mon frère ; mai.-s aujourd’hui nous sommes raccommodés.Je vous prie tie présenter mes respects à madame Panel et à Mlle Dose et mes amitiés à ma petitesa-ur et mes frère*.J 'ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur et cher papa, Votre très humble et obéissant serviteur, T.Taschereau Sainte-Marie, le 24 octobre 1803.(1) (t) Sur cette fameuse élection on peut consulter aussi “ t’His oire île la sei^neu-tic de Lauzt/n " ue M.J.-Edmond Roy, vol.l~., p.3S4. — 210 REPONSES La premiere chapelle tie Sainte-Anne de Beaupré.(VIII, XU, 911.)—Le premier dos amis do sainte Aime que nous rencontrons dans l'histoire de la colonie française au dix-septième siècle, est M.l’abbé Gabriel de Queylus, premier supérieur des Sulpieiens à Villeinarje et grand vicaire de l'archevêque do Rouen.II.Gabriel de Th bière de Levy Q eyl s était, dit le P.LeClercq, illustre par sa piété, sa doctrine et son grand zèle-Issu d’une ancienne famille du Rouorguo, et abbé do Loc-Dieu, il s était appliqué de bonne heure à l’étude, avait pris le bonnet de docteur en théologie, et s’était joint à M.Olier, i Vaugirard, pour s’exercer aux vertus de son état et travailler sous ses ordres à la réforme du clergé de France.Quoiqu'il eût joui, dès son enfance, d'un revenu considérable, M pratiquait d’une manière peu commune parmi les hommes de sa condition le renoncement aux biens de ce monde ; et devenu ensuite supérieur do la communauté do la paroisse de feaint-bulpico à Paris, il porta, par l'efficacité seule do soi; exemple, les membres do cette communauté naissante, à se contenter de la nourriture et du vêtement, pratique qui a persévéré jusqu’à ce jour.La probité, la capucilé, le désintéressement et le zèle do M.do Queylus le désignèrent aux Associés do Montréal et à 1 Assemblée des évêques de Franco comme très propre ^ diriger la Nouvelle Eglise que l’on voulait fonder dans h Nouvelle-! rance ; mais, après avoir tout pesé, on jugea plus expedient de se conformer, dans cette occasion, au désir des Pères Jésuites qui avaient proposé M.Franjois de Laval de Montigny.M.de Queylus nommé par M.Olier pour l’établissement d un clergé séculier à A illemarie s’embarqua pour le Canada — 211 — le 17 mai 1G57.avec trois compagnons et M.d’Ailleboust, Après une traversée très orageuse ils arrivèrent à Québec le 29 juillet.Quelque temps après, M.do Queylus se rendit à Villemario.Forcé par les circonstances de retourner à Québec dès la même année, M.do Queyli s y passa environ un an pour y exercer les fonctions de curé dans l’église paroissiale ch même temps que celles de grand vicaire.En sa qualité de curé.M.de Queylus s'efforça de mettre en honneur diverses pratiques de piété, dont il avait vu les salutaires effets dan8 la paroisse de Suint-Su 1 pice, à Paris, notamment la dévotion envers sainte Anne.Legrand éloignement où les habitants de la côte de Beaupré se trouvaient de l’église paroissiale de Québec leur faisait désirer depuis longtemps d’avoir dans le voisinage quelque élut] elle où ils pi ssent recevoir les sacre, ment s et assister au service divin.L’ n deux, Etienne de Lcssart, homme honorable, touché de leur dévotion, offrit en 1U58, à M.de Queylus, une terre de deux arpents de front et d'une lieue et demie do profondeur, située sur sa concession au Petit Cap, et ne mit d’autre condition à cette offrande, sinon que, dans la présente année, on commencerait sans délai et qu’on continuerait eus .ite de bâtir une chapelle dans le lieu de ce terrain, que M.de Queylus trouverait le plus commode.Celui ci accepta la proposition le 8 m ars, alla peu après, avec un maçon, sur le terrain indiqué et marqua lui-même au bord du fleuve Saint-Laurent, la place pour la future église, voulant qu’elle fût dédiée à Bainte Anne et qu’elle en portât le nom.Enfin, le 23 suivant, il délégua M.Vignul, chapelain des Ursulines, particulièrement dévoué à sainte Anne, qui bénit la place de l’église, et la première pierre en fut posée par M.d'Aille-boust, exerçant alors les fonctions de gouverneur général.Cette église de Beaupré commencée sous M.de Q evl s _ 212 ___ et par ses soins, et construite sur les bords du fleuve, esc bien la première
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