Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 avril 1914, avril
BULLETIN DES RECHECHES HISTORIQUES VOL.XX BEAUCEVILLE—AVRIL 1914 Nu.4 SICARD DE CARUFEL Famille du haut Languedoc, en Albigeois, habitant la ville de Castres ou les environs, et possédant le fief Carufel, en 1530, du temps de Raymond Sicard, son chef, reconnu noble et de noble origine.En 1556, Raymond fait son testament en faveur de sa femme, Catherine de Saïhayret, et de leur fils Jean, qui devait être très jeune alors.Ce fils Jean épouse, en 1589, Anne de Saint-Maurice, fille du seigneur de Conoix, et en 1600, il rend hommage à Henri IX jxmr sa terre de Carufel.Par deux fois, en 1615 et en 1621, les “religionnaires” mirent le feu aux propriétés de Jean Sicard et dévastèrent son fief de Carufel, preuve que, dans ce pays de l’Albigeois, boulevard des hérétiques, les Sicard étaient des catholiques.On connaît les troubles qui ont eu lieu durant la jeunesse de Louis XIII.Jean, fils de Jean et d’Anne de Saint-Maurice, épouse, le 16 janvier 1630, Marthe de Saint-Paul, fille de noble Abel de Saint-Paul, seigneur de Conneval.Anne de Saint-Maurice agrée au mariage par une procuration adressée à son propre frère noble Jean de Saint-Maurice seigneur de Couolx.H11 mars 1639 Sicard de Carufel est fait capitaine au régiment de Cognac par le maréchal de Chambere Le 5 décembre 1663, Pierre, fils de Jean Sicard et de Marthe de Saint-Paul, épouse Marie de Forgues,de fille noble Jacques de Forgues, seigneur de Farguettes.Marthe ci-dessus fait son testament, le 11 mai 1664, en faveur de ~io6— .son mari Jean Sicard et de leurs deux fils Pierre et Charles.Pierre est avocat en parlement.Des ordonnances de 1664 et 1667 obligeaient à la révision des titres de noblesse.En conséquence les Sicard comparurent devant le tribunal de Montpellier qui, le 5 septembre 1669, déclara nob'es et issus de noble race Jean et ses deux fils.L’acte mentionne le fief de Carufel.De Pierre Sicard et de Marie de Forgues naquit, en 1666, Jean qui vint au Canada.Cette date de naissance est prise dans les papiers militaires de 1732 qui donnent Jean 66 ans.Le 1er août 1685, arriva à Québec la compagnie du capitaine François-Marie Renaud d'Avesues, seigneur des Meloises.C’était 1 une des cinq ou six compagnies indépendantes qui servaient dans la colonie, sans aucune organisation régimentaire et sans être embrigadées non plus.Le ministre de la guerre n’avait rien il y voir, de sorte que cette troupe, recrutée pour la colonie, était soldée, habillée, équipée par le département de la marine, ce qui l’a fait appeler improprement détachement de la marine".Ce n’était ni un détachement ni des soldats de marine, mais de simples tirailleurs ou infanterie légère.Au bout de quelques années, on 11’y voyait que des Canadiens.En 1689, au mois de juillet, h Montréal, le capitaine Raymond-Biaise Des Bergères fut blesse d’un coup d'épée, dans une sorte de duel, par le capitaine François Lefebvre Duplessis, et Jean Sicard, premier se égout de la compagnie Des Meloises prit soin du malade, (voir Cons h il.Soi VURAin, III, 36 5)- Ce n’était pas le seul noble parmi les sous-officiers des compagnies du Canada.Le 27 novembre 1694, à Saint-Pierre de Pile d’Orléans, eut lieu le mariage de Jean Sicard de Carufel, sergent de la compagnie La Valliè-re, fils de Pierre et de défunte Marie de Forgues, de Castres dans le haut Languedoc — avec Geneviève, fille de Jacques Ratté et d’Anne Martin, habitants de Saint-Pierre.Michel Le Neuf de la Yallière était né en Canada.On le voit capitaine des gardes de Frontenac en 1692.Au mariage ci-dessus, le registre note qu’il avait été accordé dispense de deux bans et que le comte de Frontenac, gouverneur général, avait donné sa permission - vu que Sicard était militaire.Ont signé au registre : Jacques Ratté, Jacques Gosselain et Pierre Roberge, beau-père de l'épouse.Dauric, prêtre.Le 22 piai 1696, à Castres en Languedoc, ‘‘noble Jean Sicard sieur — io7 — de Farguettes, officier des troupes de la marine en Canada” est émancipé et déclaré libre de ses actions, par son père Pierre Sicard, avocat en parlement.La cérémonie se fait par l’échange de quelques paroles de soumission respectueuse de la part du fils et de paroles d'affection et de courtoisie de la part du père — le tout devant notaire.En 1695, 1698, 1700 trois baptêmes ont lieu à Saint-Pierre de Pile d'Orléans, ensuite aux Trois-Rivières, années 1705, 1706, 1709, cette dernière fois, le registre dit que Sicard est officier dans les tioiqies et qu’il demeure à Maskinongé, en effet, la famille était fixée dans cette région et elle y est encore., / Le 21 avril 1705, les autorités de la colonie avaient concédé au sieur Sicard un fief en arrière de Maskinongé, qui porte encore le nom de Carufel — c’est la paroisse Saint-Justin.Les branches actuelles de la famille Sicard eu Canada se nomment Sicard, Carufel, de la Vaute, des Rives.En 1732, Jean était enseigne des troupes.Neuf ans plus tard on le mentionne défunt.t Jean, fils aîné, était capitaine de milice à Maskinongé en 1747-Le gouverneur Murray fait un rapport en 17671 citant les familles nobles de diverses localités et il dit que celle de Sicard est composée de cinq ou six personnes — en réalité on pourrait doubler ce chiffre.Benjamin Si'i/ru -000- POINCY Le chevalier de Poincy fut nommé à la charge de lieutenant-géné-néral aux îles d’Amérique, le 25 février 1638.< Pouvoir de lieutenant-général au gouvernement de Pile de St-Christophe fut accordé sur les representations de Philippe de Cola ie-i.iers de Poincy, chevalier de l'ordre de St-Jean de Jerusalem, commandeur d’Oisemont et de Colones, Conseiller du roi en ses conseils, gouverneur et lieutenant-général pour Sa Majesté en toutes les îles de l’Amérique en faveur de Charles Huault de Monttnagny, chevaliet de l’Ordre de Jérusalem, 1664.Les lignes qui précèdent sont extraites du rapport de M._,.-L.Roy, sur 110s archives.’ J’ai trouvé ailleurs que dans une généalogie de la famille de Nicolas de Barmou, on y mentionne Guillaume de Longviu.iERS (non Couvilliers) écuyer, né en 1412, père de Gilles., Celui-ci, à son tour, eut Jean de Longvilliers, écuyer, seigneur d Estrées, de, St-Hems, de Poincy, etc.Son fils, Jean II, n'eut qu une fille, mariée en LS92-Il y avait à Meaux en 1727, un M.Longvilliers de Poincy, petit neveu du Commandeur de Malte gouverneur de la Martinique en 1638.Cette maison originaire de Normandie est rapportée éteinte par Lachesnaye-Desbois, dans son dictionnaire.Armes: De sinople, fretté d’argent.Regis Roy LES BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES DE MONTREAL D’après un rapport qui a été présenté au eonse‘1 de ville de Montréal parle greffier de la cité, l'honorable M.L.-O.David, il y a à Montréal, en y comprenant la bibliothèque de Saint-Sulpice, qui sera bientôt ouverte au public, six grandes bibliothèques publiques et gratuites, offrant au public plus de 200,000 volumes et des centaines de revues, journaux, etc, etc.Il y a en outre, à Montréal, une quinzaine de bibliothèques, comprenant plus de 200,000 brochures et revues, à l’usage des membres de certaines institutions ou de toute personne payant une contribution annuelle de une piastre.Glanons dans h1 rapport de M.David quelques renseignements sur les principales bibliothèques de Montréal : Fraser Institute—00,000 volumes anglais et français et une collection considérable de gravures, de brochures, de revues et de journaux.Bibliothèque municipale—12,000 volumes environ, y compris revues, journaux et brochures, dont 7,000 sont des ouvrages techniques et de référence et 5,000 des ouvrages littéraires et historiques ; 4,500 en langue anglaise et 7,500 environ en langue française.Il faut ajoutera cela la bibliothèque municipale de Sain te-C u 11 égo n d e, qui possède .4,000 volumes dont cinquante pour cent sont historiques, scientifiques et techniques.Bibliothèque Saint-Sulpice, rue Saint-Denis—Ouvrira ses portes avec 75,000 à 80.000 volumes et pourra en contenu -’>0,000.On y trouvera tous les ouvrages importants de littérature, de philosophie, d’histoire, de science et d’art et un nombre considérable de documents et de manuscrits remontant jusqu a l’origine de la colonie.Les remarquables 109 collections Sicotte et Baby y seront transportées ainsi que bon nombre d'ouvrages et d’imprimés d’une grande valeur qui se trouvent maintenant dans la bibliothèque privée du Sémi naire Notre-Dame.Bibliothèque de l’immaculée Conception, rue Rachel/— 8,300 volumes environ, dont un grand nombre historiques et littéraires ; revues et journaux.Bibliothèque.du Château Ramezay—Environ 10 000 volumes traitant spécialement d’histoire,
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