Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1915-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
BULLETIN DES RECHERCHES v VOL XXI BEAUCEVILLE—MARS 1915 No.Ill La Banlieue de Québec et le Quartier Belvédère Quelle est l’origine du nom Belvédère appliqué à un nouveau quartier de Québec ?Pour répondre à cette question, une étude de la banlieue de Québec s'impose.Elle nous fournira l’occasion de jeter un coup d’œil instructif sur les premiers établissements de ce quartier nouveau de la cité de Québec, un des plus remarquables par son site, ses résidences et ses souvenirs historiques.Sans attacher plus d’importance qu’il ne faut au mot Belvédère, il si.ra tout de même intéressant de connaître, outre son étymologie, en quelle circonstance la route qui relie le chemin Saint-Louis au chemin Sainte-Foy a pris le nom de Belvédère.La Banlieue de Québec comprenait à l’origine toute l'étendue de terre qui se trouve située entre Sainte-Foy et la cité de Québec.Il est important de faire remarquer ici (pie l'enceinte de la Haute-\ ille, jusqu’en 1730, était beaucoup plus restreinte qu'elle n’est au-jourd hui.Le Bulletin des Recherches Historiques de l’année 1906 dit que les fortifications passaient alors à peu près sur la rue Sainte-Ursule et allaient à la redoute du cap Diamant.Elle se composait alors d’un certain nom Dre de terres concédées à quelques particuliers et communautés religieuses.Parmi ces concessions, il faut mentionner les fiefs Saint-Jean, concédé à Jean Bourdon en 1639, Saint-François, concédé à M.Lesueur de Saint-Sauveur le 10 mars 1646, Saint Joseph ou des Ursu-lines, et Sainte- Marie ou de l’Hôtel-Dieu, ce dernier concédé le 20 mars 1738.259933 —(Mi— LE FIEF SAINT-JEAN fief w.I! ,bUt ‘I"' n0HSt nOUS PrMIx>sons* nous ue parlerons id que du V ^ea" C eï,tàJean Bo«rdon, maître arpenteur et ingénieur ssédèrent ce coin de terre pendant quelques années.En effet, Charles Perthuis.du Conseil souverain.1 avait acquis par sentence de la Prévôté de Québec, le 1er mars 1712 et l’avait revendu aux RR.PP, Jésuites, le 25 octobre '7ô4'Pir contrat passé devant Mtre Pinguet, notaire.Ceux-ci, y est-il dit, avaient acquis cette terre et habitation avec les bâtiments dessus construits ‘pour servir de maison de campagne et de récréation aux irensioimaires nouvellement établis en leur collège de la ville de Québec." Les Pères Jésuites demeurèrent propriétaires de la terre Dumont ju-qn ai1 25 octobre 174D alors que devant le même notaire Pinguet, ils la revendirent à Dumont pour le même prix qu’ils Pavaient payée, soit 4,500 livres.Pendant sept ans, les dévoués missionnaires et leurs élèves ont dû venir chaque semaine jouir de Pair pur de ce bel endroit et aller prier dans la chajrelle Saint-Jean située sur le coteau et non loin du monument, comme nous le verrons dans la suite de cette étude.far un heureux retour des choses, les Jésuites sont redevenus propriétaires dans la même Banlieue de QuéUc et non loin de "ancienne terre historique de Dumont qui se trouvait, selon toute probabilité, dans le fief Saint-Jean.Ea dernière et très importante phase de P histoire de la Banlieue de Québec est son annexion à la cité de Québec, sous le nom de Quartier Belvédère.Celle-ci a pris effet, en vertu d’un Bill passé à l’Assemblée Législative le 18 décembre 1913.LH CH ICM x N DU BELVÉDÈRE Comme nous venons de le voir, les premiers défrichements de la Banlieue de Québec, se firent sous la direction de Jean Bourdon.Et ce fut sur son fief Saint-Jean, dans la partie qui longe le chemin Sain-te-Po\, au bout de la route du Belvédère, sur le coteau Sainte-Geneviève, que Bourdon éleva sa première demeure et bâtit une chapelle tout auprès, pour son ami et collaborateur M.l’abbé Jean Lesueur de Saint-Sauveur avec qui il était venu au Canada en 1638, dans un but de colonisation. M.l’abhé Aug.Gosselin, dans sa vie de Jean Bourdon, dit : "Avant de passer en France dans l’automne de 1650, Bourdon avait fait construire à ses frais, près de son manoir Saint-Jean, sur le coteau Sainte-Geneviève, une chapelle en bois pour l'usage de sa famille ; les gens de l’endroit pouvaient aussi en profiter.Mais on ne voit pas qu'après sa mort et le départ de ses enfants, cette cha]>elle ait été entretenue ; elle tomba peu à peu en ruines et ne tut pas reconstruite”.Dans son Rapport au Saint-Siège, de 1660, Mgr de Laval parle de cette chapelle Saint-Jean comme d'un édifice à part, distinct du manoir, une des huit églises (pii se trouvaient dans le gouvernement de Ouébec, et il la met environ à une demi-lieue de la ville.D’après M.Charles Baillargé, ingénieur de la cité, que M.l’abbé Gosselin a consulté, il y a un pieu plus d’une demie-lieue de la jvorte Saint-Jean actuelle à la route du Belvédère.Or les limites de la ville à cette époque, nous l'avons dit, se trouvaient à la rue Sainte-Ursule.Ce qui fixerait à j>eu près le lieu de la résidence seigneuriale de Jean Bourdon et de la chapelle Saint-Jean, sur les lots 29 et 30 du cadastre, a 1 endroit où se trouve actuellement une ancienne résidence avec jardin d’hiver, aujourd'hui la propriété de M.Antonio Grenier, secrétaire du Département de l’Agriculture, et une résidence appartenant à une Dame Ross.Jean Bourdon avait eu bon goût en choisissant un site aussi agréable pour y fixer sa demeure, ht celle-ci devait être considérable, puisque le recensement de 1667, cité par Benjamin Suite, dit qu’elle était habitée par 17 jiersonnes : Jean Bourdon, Anne Gasnier, sa femme.M.Jean Lesueur, prêtre, le sieur d'Autray, neveu de Jean Bourdon,et treize domestiques ou employés M.1 abbé Auguste Gosselin, dans l'ouvrage déjà cité, nous indique assez c.airemeut que cette partie du coteau Sainte-Geneviève, déboisée et en culture était un endroit tellement enchanteur qu’il prit bientôt le nom de "Belvédère".“L’habitation de Bourdon, dit-il, occupait une position élevée et superbe, justement appelée Belvédère, et ipii commandait la vallée de la rivière Saint-Charles.I.’œil y distinguait parfaitement la colline de Beau port, etc.” ht nous ajoutons que la beauté incomparable du plateau où s’élevaient jadis le manoir seigneurial de Bourdon et la chajielle Saint-Jean justifiait bien le nom qualificatif de Belvédère.Avec l’auteur de la vie le Jean Bourdon, nous voyons là l’origine de ce nom.Il était tout naturel, en effet, que la route qui y conduisait prit le nom de Belvédère.Pour mieux se rendre compte de la justesse de cette ap]>ellation, le lecteur n'a qu’à se rendre sur cette partie du coteau Sainte-Geneviève, dominée aujourd’hui par le monumtnt des Braves et située non loin de l’endroit où devaient se dresser la chapelle Saint-Jean et le manoir de Bourdon.De la terrasse magnifique que la Commission des Champs de Batailles vient de construire, l’œil embrasse toute la vallée de la rivière Saint-Charles, jusqu’aux I.aurentides.La vue se repose sur les villages de Lorette, de Charlesbourg, de Giffard, de Beauport, de Saint-Louis de Courville, etc , enfin sur toute la côte de Beaupré.Le coup d’œil est féérique et l’air qu’on y respire est d’une grande pureté.Du re'-te, la signification du mot Belvédère rend très plausible son application à cette partie de la côte Sainte-Geneviève, théâtre des premiers défrichements des colons français.Le Diction nuit e de Trévoux, édition de 1771, dit que Belvédère signifie un lieu élevé où l’on jouit du bon air et d’une belle vue : “locus editus praeclare aspectu’’.Belvédère, mot d’origine italienne, signifie “plante belle à voir’’, et sa signification, dit le même dictionnaire, s’est étendue aux lieux d'aspect agréable, etc.Maintenant, quand la route du Belvédère fut-elle ouverte ?Nous l’ignorons.Nous croyons, toutefois, qu’elle a été tracée ]>eu après la concession du fief Saint-Jean, c’est-à-dire dès que les colons de Jean Bourdon y furent rendus, probablement vers 1640.En effet, il fallait bien un chemin à Jean Bourdon et à ses colons pour communiquer avec la Grande-Allée, alors le seul chemin ouvert entre le Cap-Rouge et (Juébec.Dès 1637, il est fait mention du chemin Saint-Louis.Les anciens documents, dit M.l’abbé Scott, dans son histoire de Notre-Damede-Foy, la nomment “(.a grande ligne de Québec au Cap-Rouge, ou la Grande-Allée”.De plus, M.l’abbé Scott nous dit aussi que le chemin Sainte-Foy ou Saint-Jean, ne fut ouvert (pie le 20 juin 1667.On peut lire le procès-verbal de l’ouverture de ce chemin dans l’appendice du livre de M.Scott, de même que dans les “Jugements du Conseil Souverain”, volume 1. —74— Comme on le voit, les habitants du coteau Sainte-Geneviève étaient obligés de se rendre en ville par la Grande-Allée,et pour y arriver,il dirait certainement y avoir un chemin à leur disposition.Or, nous n’en voyons pas d'autre à cette époque que celui du Belvédère.Du reste, le procès-verbal de l'ouverture de la Route Bourdon par le grand-voyer, Lanoullier dit Boiscler, et daté le 20 juillet 1731, ,'n-d'que qu’il y avait non loin de cette route un chemin de communication.lin effet, les témoins intéressés "déclarent qu’ils ont absolument besoin d’un chemin qui traverse de la Grande-Allée au chemin Sainte-l*oy’’.Ht le Grand-Voyer fait remarquer que "l’ancien chemin est impraticable par les mollières qui s’y rencontrent ’.C’est évidemment du chemin du Belvédère dont il est question ici, quoiqu’il ne soit pas désigné.Malgré nos recherches dans les Procès-verbaux des Grands Voyers avant la conquête du pays, et après, nous n’avons trouvé aucune mention du chemin du Belvédère.I.es seuls renseignements officiels que nous avons pu rencontrer sont les suivants : Dans le Rapport des Travaux publics de 1 année 1867, il est dit que la route du Belvédère fut travaillée pour la dernière fois en 1853, qu’elle a 35 chaînes ei que le coût total des travaux qui y ont été faits sous l’Union est de *1,847 00 A l’appendice 57 du même rapport, il est dit qu’en vertu de Pacte 16.\ ict.Ch.235, du 14 juin 1853, le Belvédère avec les chemins dans le voisinage de Québec, ont été mis sous le contrôle de "Syndics de chemins" et que ceux-ci doivent pourvoir à leur amélioration.\ oil «à, bien incomplète, nous le savons, une étude sur le Quartier Belvédère de Québec.Si elle ne jette pas une lumière parfaite sur l’o-ngme du chemin du Belvédère, ce qui n’a pas une importance bien grande, elle nous fait voir à l’œuvre les premiers colons français les conquérants pacifiques du pays et les véritables fondateurs de notre nationalité sur la terre canadienne.Cette origine toute rurale est un titre de noblesse acquis à nos ancêtres et nous devons en être fiers HORMISDAS MAGNAN La Signature Royale Quiconque possède une signature de Louis XIV ou de Louis XV est invité à lire cet article et, pour commencer, je lui présente Toussaint Rose qui, s'il était vivant, pourrait vous donner la main .avec laquelle il faisait le portrait de l’écriture du grand roi.Car elles sont fausses les signatures que vous avez des deux souverains en question.C’est Rose, c’est ensuite Callières, puis un autre qui les ont tracées.Fausses également les signatures de Louis XIII, Henri IV,et leurs prédécesseurs sur les brevets, lettres de noblesse et maints documents qui font l’orgueil des familles.Ces pièces ont cependant une valeur incontestable.Quant à la main ou à la plume du roi, elles ne les ont j uuais touchées.I)ès le temps de Louis XI, le “secrétaire de la main” signait pour ce prince et rédigeait sous ses ordres, des lettres qu’il écrivait lui-mcme en y mettant le fac-similé de la signature royale, non pas à l’aide d’une étampe mais faisant le tout de sa propre main.Il en avait l’autorisation.étant grand clerc, excellent rédacteur, bon calligraphe, nommé et grassement payé pour ce service, aussi délicat, aussi difficile que lourd de responsabilité.La charge se continua.J’ai lu dans un ou vrage sérieux que, des mille pièces signées “François”, aujourd’hui conservées, il n’en est probablement pas une signée par François I.F,t les autres des autres monarques sont dans le même cas.L’habile homme qui composait et signait ces écritures était toujours un faussaire émérite capable de tromper n’importe qui.C’était la perfection du genre.Continuel ement, Louis XIV confondait l’écriture de Rose avec la sienne.Va sans dire qu’il s’en félicitait.Il y a autre chose.Ce roi avait un style particulier, c'est-à-dire une manière de penser et de former la phrase, eh bien ! Rose en était devenu maître, de sorte que ces remarquables dépêches adressées aux p lissances et dont a dit : “c’est du vrai Louis XIV” elles sont de la fabrique de Rose.Le même phénomène est constaté sous Xapoléon : Maret imitait son style comme la glace d’un miroir.J’ai vu la mêm e chose, stvle et écriture, chez le secrétaire de sir John A.Macdonald.“Avoir la plume, dit Saint-Simon, c’est être faussaire public et “TO— faire par charg.ce qui coûterait la vie à tout autre.I.a fonction con Mste à imiter si exactement l'écriture du roi qu’elle ne puisse se dis tinguer de celle-ci ; le tout consiste à écrire de telle sorte les lettres que le roi doit ou veut écrire de sa main sans en prendre la peine.Il n’etait pas possible de faire parler Louis XIV avec plus de dignité ni plus convenablement à chacun et sur chaque matière, que faisait Rose Hdèle et secret, le roi s’y fiait entièrement.Fin, rusé, adroit il était -1 autant plus dangereux pour ceux qui l’offensaient, qu’il avait infiniment d esprit, des saillies et des reparties très salées.Avec cela, lieaucoup de liberté et des hardiesses avec son maître." Parmi les signatures authentiques de Louis XIV et Louis XV on met en premier lieu celles des contrats de mariage, car alors le souve-niin honorait l'acte de sa présence et prenait la plume devant rassemblée Ces occasions étaient rares.Pour tout le reste, à peu près vous avez la griffe de Rose ’ Je ne pense pas que l'on trouve parmi nous un seul de ces contrats de manage.Ce que j’ai vu se borne à des lettres de noblesse et des brevets accordant des grades dans les troupes delà colonie.Alors Rose, et c’est tout.Le liersonnage avait certainement de la valeur.Il s’efface de l’histoire que nous lisons en général, pour figurer dans les rangs de l’Aca-< cmie, preuve qu on reconnaissait ses qualités intellectuelles.Ce devait etre un excellent aviseur clans un tel milieu.Notons qu’il n’a rien écrit pour le public.1 Toussai,,t Ro.se, né en i6n, avait servi de .secrétaire au fameux cardinal de Retz s, populaire durant la Fronde.Il passa an cabinet de Mazarm ou ,1 eut pour collègues Colbert et LeTellier.Lorsque urrs ,66o, Lotus XIV entra dans le travail de l'administration Alizarin lui donna ces trow employés supérieurs et, dès 166x, Rose était nommé president de la chambre des comptes-nous dirions mm st les finances.Avant cette date peut-être, il était déjà secrétaire e corps du -1 MômoirtV ert Cavelier de La Salle, du marquis de Vau-dreuil, du duc de Ventadour et du général Wolfc.I.’abbé I).Gosselin, Bulletin paroissial de Charlesbottrg pour l année /y/y.Dixième année.Imprimerie de Y Evénement, 30, rue de la Fabrique, Québec—1914.On trouvera dans cet intéressant fascicule une juste appréciation delà lie de Mgr de Pontbriand, publiée en France, en 1910, par un membre de sa famille, le vicomte de Pontbriand.Treizième rapport de la Commission de (îéogiaphie du Canada contenant toutes les décisions jusqu' au j i mars tçif.Ottawa-1915.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.