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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1918-11, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXIV BEALCEV1LLE—NOVEMBRE 1*18 Noll Le projet de conquête de la Nouvelle=York de M.deCallières en 1689 (Suite) MEMOIRE DU CHEVALIER DE CALLIERES, GOUVERNEUR DE L’ISLE DE MONTREAL, A MGR LE MARQUIS DE SEIGNELAY SUR LA NECESSITE DE FORTIFIER VILLE-MARIE (novembre 1687).-§- Depuis mon retour de la campagne que nous avons faite contre les Iroquois, j’ai travaillé sans cesse à mettre en sûreté nos habitations dispersées, dépendantes de mon gouvernement qui est à la tête de tout le pays.J’ai fait travailler à faire des réduits à chaque seigneurie avec des pieux de 13 à 14 pieds de long afin que les liabitans et les troupes qui sont en quartiers puissent se garantir des courses des Iroquois.Ils sont venus depuis peu de jours au haut de cette île au nombre de 200 qui ont brûlé 5 habitations, tué 6 de nos habitans avec quelques autres en divers endroits et ils ont perdu aussi de leurs hommes.Ces - 322 - courses de nos ennemis ont fait, connaître à nos liabitans la nécessité qu’il y a de se fortifier.J’ai fait dore cette ville de Villemarie de bons pieux en attendant qu’il plaise a Mgr de la faire fermer de murailles ou du moins y iaire construire quelque fort où l’on puisse être en sûreté.Il serait encore nécessaire d’y bâtir un logement pour le gouverneur qui n’en a point et un magasin au bout poulies vivres et munitions.M.le marquis de Denonville a orme une compagnie de 120 hommes commandés par M.de V audreuil qui sont de nos Canadiens coureurs des bois.Nous les tenons dans cette île au-dessus du Sault St-Louis pour repousser les courses des Iroquois quand ils viendront nous liai asser durant l’hiver.Je ferai tout de mon mieux pour les empecher de nous faire grand mal.La- guerre était absolument nécessaire pour empêcher la ruine du pays qui était près d’arriver par les intrigues et la distri-mlion des eaux de vie et des autres piésens des Anglais, iis allaient taire un soulèvement général de tous les Sauvages contre nous, faire tuer tous les Français qui étaient en assez grand nombre parmi eux dans les bois et s’attirer tout le commerce des pelleteries en donnant; aux Sauvages des marchandises à la moitié' meilleur marché que nos rançais mais la continuation de cette guerre fera nécessairement deux méchants effets l’un est les dépenses extraordinaires qu’elle cause à Sa Ma jesté pour la soutenir et l autre est la cessation du commerce de nos liabitans.Le moyen de la faire finir promptement est d’envover tout à la ±ois le secours que demande M.de Denonville afin d’être en état de faire deux petits corps d’année d’attaquer les ennemis en deux endroits si on ne les attaque que d’un eo-te et en detail la guerre durera et fera souffrir tout le pays.• t e marquis de Denonville a encore besoin de 800 bons homines d~Pîfrrc Arseneau.Les archives ne possèdent de ce praticien haut"6 P1CCe dateC de 1 764' 11 denieurait alors à la "Rivière-du-loup” en 1 767-! IW.—Maurice Desdevem de Glandons.“Arpenteur juré en ce pays il exerce son art, d’abord à Batiscan, à Saint-Pierre les Becquets et a Yamachiche, puis à Verchères où il paraît finir ses jours Mgr Tanguay, III, 351, fait erreur en le nommant Derdevens de Clan-don.U autres font pire encore, en orthographiant Dudevant.1 7681 771 __/ea(J Delistc.Originaire de Nantes, où son père était négociant, Jean Del.sle paraît avoir émigré de France aux Etats-Unis d’abord et avoir épousé, à New-York entre 1 753 et I 756 une demoiselle Ann Denton qui lui donna un fils.Jean Delisle se remaria à Montréal, en 1 790, avec une demoiselle Lacroix-Mézières.En 1783 Jean Delisle fut député à Londres avec MM.Powell et Adhé-Canada Salnt'Martln' P°Ur demander u" gouvernement responsable pour le Ce savant praticien fut notaire de 1768 à 1787 et il exerça, en même temps, a profession d arpenteur depuis l’an 1 768 à l’an 1771.Il signe “lean e Lisle et quelques fois “Jn.De Lisle”, jamais autrement.Son fils également notaire signe “Jean Guill.Delisle”.’ M.J-Edmond Roy, dans son Histoire du notariat, ainsi que d’autres auteurs ont mele les details biographiques du père et du fils.Nous essaierons p'ochÜLl',* 8in“l0gi' d' ”» publierons — 341 | 770.—J.-Bte Grenier.’“Arpenteur royal”, il fait un procès-verbal dans la seigneurie de Berthier en date du 28 juillet 1770.Au bas de ce document est un autre procès-verbal par Plamondon.(Voir ci-après.) 1770-1773.—F.Fortin.Arpenteur demeurant à Terrebonne.On na de lui que quelques pièces datées au cours des années 1770 à 1773.1 772.—François Enouille-Lanoix.Dans la seule pièce qu’on a retrouvée de lui et qui date du 17 juillet 1772, on voit qu'il demeurait à Chambly.D’après le dictionnaire de Mgr Tanguay, III, 594, deux personnages portant le même prénom et le même nom, le père et le fil*, vivaient à Chambly en 1 772 ; mais nous n’avons pu savoir lequel fut arpenteur.1773.—Joseph Filion.Cet arpenteur, qui demeurait à Terrebonne, n'a laissé à Montréal qu’un acte de l’année 1773.1773-1 775.—Joseph Papineau.Né en 1752, il reçoit sa commission d’arpenteur le 20 juillet 1773 et exerce son art pendant une couple d’années, au moins.Le 19 juillet 1 780, M.Papineau était nommé notaire et il paraît s’être consacré à cette dernière profession jutqu’à son décès arrivé le 8 juillet 1841.Joseph Papineau a été député de Montréal de 1792 à 1804.Ce fut un orateur remarquable autant qu’un savant homme de loi.Personne n’ignore le rô e que son fils, Louis-Joseph, a joué dans notre histoire.] 782.—P.-P.Cagnler, "jure arpenteur résidant à Montréal”.On conserve, de ce praticien, une pièce datée du 22 février 1 782.1787-1788.—Jn Gaudel, “arpenteur juré résidant au bourg de l’Assomption”, a laissé un procès-verbal de l’an 1 787 et un autre de l’année suivante.1790- 1796.—Jean Pennoÿer.Sur cet arpenteur, dont les archives conservent quelques pièces, nous n’avons aucune note.| 790.—Plamondon.De cet arpenteur, dont nous ignorons le prénom, on trouve dans les archives une pièce datée du 26 juin 1 790.1791- 1816.—François Papineau.“Arpenteur résidant à Montréal.” Frère de Joseph Papineau, mentionné plus haut.François-Xavier naquit le 14 février 1757 et décéda le 9 avril 1821.1791-1820.—Pierre Beaupré, "arpenteur-député pour la province”, a laissé une volumineuse et intéressante collection de cahiers de notes, outre ses procès-verbaux.1792-1800.—Pierre Dézéry.11 exerça son art à Montréal et l’on a recueilli quelques-uns de ses procès-verbaux.1796-1825.—William Saxe.Les archives de Montréal conservent une série de ses pièces faites entre I 796 et 1825.A Québec, on en a une autre série datant de 181 4 à 1833 ( 1 ).M.Saxe épousa à la Christ Church, le 6 février 1812, Osité Tremblay.Les deux époux demeuraient alors à Longueuil.M.Saxe fut un des arpenteurs les plus en renom de son temps., I 796-1813.—Louis Charlani.Dans son plus ancien procès-verbal d’arpentage déposé à Montréal, c’est-à-dire dans celui du 12 octobre 1796, Charland se dit “arpenteur juré de la province du Bas-Canada résidant à Québec Le 27 mai 1800, il déclare demeurer à Montréal.Praticien fort habile, il a laisse plusieurs plans dont la valeur historique est considérable.M.Charland paraît avoir été nommé inspecteur des chemins de Montréal vers 1801 et être resté en fonctions jusqu’au 3 septembre 1813, date de son décès.A sa mort, il n avait que 42 ans, nous dit l’acte de sépulture.1796-1802.François Desdevens de Clandons.Cet arpenteur demeurait à Verchères en 1 798, il était fils de Maurice Desdevens, plus haut mentionné.1 798-1803.Charles Turgeon, “député-arpenteur provincial résidant au bourg de Terre-bonne’,’ a signé quelques pièces dressées au cours des années ci-dessus indiquées.I 798.Amable Gipouloux, “arpenteur juré résidant au village de la Prairie de la Magdeleine”, signe un procès-verbal d’arpentage, conjointement avec Etienne Guy, le 12 septembre 1 798.C’est la seule fois que nous rencontrons son nom jusqu'à présent.M.le docteur T.-A.Brisson, pour qui l’histoire de Laprairie n’a pas de secret, m informe que Gipouloux mourut à Laprairie le 30 septembre 1809 et que son acte de décès lui donne environ 72 ans.(1) Ij arpenteur Suxe est nère de eet ;ibh£ Piom» t/>iocii\Vi/ii.a ., •«T “ "•m”" ™ ¦« “««s» • Si s“fosTOiSfs.s„* - 343 — 1 798-1819.—Etienne Cup.Fils de Pierre Guy et de Marie-Joseph Hervieux, Etienne est né le 16 février 1 774.11 pratique comme arpenteur de 1798 à 1819.Député de Montréal de 1796 à 1800.Lors de son décès, le 31 décembre I 820, il était lieutenant-colonel.E.-Z.MASSICOTTE ADDENDA 1701.__Pierre Raimbault.Le 23 août 1701, le sieur Raimbault pro- duit à l’aud.ence sa commission d’arpenteur et mesureur pour la Nouvelle-France, en date du i 7 août précédent et signée par l’intendant Bochart.Nous n’avons pas encore retrouvé de procès-verbaux de Pierre Raimbault qui, on le sait, fut en p’.us notaire, procureur du roi et juge._ 1 673._4—Jean Le Rouge, marbrier (?) et “juré arpenteur de Qué- bec”, qui mourut subitement à Charlesbour.,’u mois de septembre 1712 (Tanguai’, I, 336) a laissé deux procès verbaux , Montréal.L’un en date du 16 octobre 1673 concerne le mesurage de la te de i rançois Pillet à Boucherville, l’autre du 3 novembre I 674 indique le nés de la terre de Joseph f etit.| 702 —Gabriel Baudreau dit Grave eçolt de l’intendant Bochart sa commission de “juré arpenteur et mesureur i< al” le 28 août 1 702.Cette commission est enrégistrée le 3 juillet 1 703.On lit dans cette piece ce detail intéressant que Baudreau est, dans le moment, le troisième arpenteur du gouvernement de Montréal.Les archives paraissent n’avoir conservé aucun de ses procès verbaux.E.-Z.M.K UU* AT A Dans l’article : La complainte des 40 no.yés ou la catastrophe de 1819 paru dans le Bulletin d’octobre 1918, se trouvent plusieurs erreurs typographiques, entre autres, les suivantes : ^ Page 314, avant dernière ligne, lire éléments, au lieu d événements.Page 315,14ème ligne, mettre : île Saint-Paul, au lieu de Saint-Laurent.Page 316, No 6, ajouter : Sép.5 juin, à Saint-Constant ; No 13, lire : Faille, au lieu de Faible et ajouter : Sép.le I er juin, a Saint-Constant ; No I 6, ajouter : Chat'gnÿ après Geneviève.Page 31 7„ No 22, ajouter : Mention dans les deux journaux ; No 26, lire : Longtin ; No 28, lire : Lassalne ; No 32, lire : Perrotte, No 33, lire : Pinsormaull ; No 35, lire : Provost.Page 318, I 3ème ligne : lire Faille au lieu de Faible. — 344 - L’esclavage au Canada sons le régime anglais Par ci, par là, ont paru dans le Bullet'n divers renseignements sur l'esclavage au Canada.A mon tour, j apporte les quelques notes que j’ai recueillies dans des imprimées et surtout au cours de mes travaux dans les archives de Montréal.1 760.L esclavage existait sous le régime français et par l’acte de capitulation de Montréal, art.47, il est déclaré que les esclaves resteront la propriété de leurs maîtres.(B.R.H., /, 25, et Suite, H.des C./.) 1763.5 janvier—Mariage à Longueuil de Marie, esclave de la baronne de Longueuil, avec Jacques César, esclave de M.Ignace Gamelin (R R.H., VI, 120.) De I 763 à I 769, dans les registres de la paroisse de Lachine on trouve des baptêmes d’enfants d’esclaves.1778.—Dans le numéro de juin de la Gazette de Montréal on lit une annonce dont voici 'e résumé: La veuve Dufy Désaulniers promet une récom- pense de 6 dollars à quiconque lui ramènera une e clave qui a pris la fuite.Celle-ci a 35 ans et elle porte une robe d’indienne barrée.(Terrill, Chron.of Montreal.) I 780.—Patrick Lanigan vend, à John MitteLerger, pour 60 louis, un negre nommé Nemo, à Montréal.(Monde Illustré, 9 déc.1893.) 1 784-—Premier recensement dans lequel les esc'aves sont comptés.Le nombre des noirs des deux sexes était alors de 304, dont 212 dans le district de Montréal, 4 dans 'e district des Trois-Rivières et 88 dans le di trict de Québec.(B.R.H., II, 153.) 1 785.—20 janvier—Mariage, dans la Christ Church, de Francis et de Jane, tous deux esclaves du colonel Campbell.1785.9 mars Vente par James Morison, négociant, représentant Hugh McAdam, de Saratoga, E.-U., à Charles Lepal'ieur.greffier de >a Cour des plaidoyers communs, d’une négresse nommée Sarah.Prix : 36 louis.— 1er avril —Elizah Cady, de New-York, vend à Wm Ward, du 346-, Vermont, 4 nègres : Tobi, 24 ans ; Joseph, 20 ans ; Sarah.19 ans, et un enfant de 6 mois.Prix : 250 louis.Le 26 avril suivant, Wm Ward vend trois de ces esclaves à Montréal, Tobi, Sarah et l’enfant, pour $425 à Wm Campbell.Le 6 mai, Wm Campbell vend ses trois esclaves au Dr Charles Blake pour $300.Cette série d’actes est déposée dans le greffe du notaire J.-G.Beek à la date du 26 février I 798.— 5 septembre — Vente d’une esclave panise, nommée Charlotte, âgée de 18 ans, par Dame Marie-Josephe Deguire, veuve de Jean-Etienne Waden, à Jacob Scheiffelin, encanteur, pour 21 louis.La dite panise avait été amenée du Haut-Canada par M.^Vaden en 1776 L esclave a eu la rougeo'e et la picote et n’a jamais eu les écrouelles ni aucun vice.Tout cela augmentait sa valeur ! (Greffe J.-B.Desève.) 1786.—22 janvier — Christ Church Man age des esclaves Thomas York et Margaret McCloud.1787.—17 mars — Samuel Mix, négociant de Saint-Jean, sur Richelieu, vend à Louis Gauthier, marchand tanneur du faubourg Saint-Laurent, une négresse nommée Rose, âgée de 14 ans, pour la somme de 40 louis.(Greffe de Joseph Papineau.) I 789.-6 juin — Charles Lepallieur revend à James Morison la négresse Sarah qu’il lui avait achetée en I 785.Prix: 36 louis.(Greffe J.-G.Beek.) — 6 juin — James Morison vend la même Sarah 50 louis à Joseph Andrews.Bénéfice : 14 louis.(Greffe J.-G.Beek.) 1790.—3 avril — Vente par Oliver Hasting à M.le chevalier Chs Boucher de la Bruère, de Boucherville, d’un nègre du nom d’Antoine, âgé de 8 ans et demi.Prix : 90 minots de blé.(Greffe F.Racicot.) 1791.—9 septembre — Vente à l’encan de la négresse Rose, âgée de 19 ans, par Wm Matthews, négociant de Sorel, à Lambert Saint-Omer, négociant de Montréal.Prix : 38 louis, 5 chelins.Cette esclave avait déjà appartenu à S.Mix.Voir ci-dessus, 1787.(Greffe Desève.) I 792.—Pendant la première session du parlement canadien le député P.-L.Panet propore l’abolition de l’esclavage en Canada.On ne décida rien.(B.R.H.II.136.) I 793.La législature du Haut-Canada adopte une loi pour empêcher importation des esclaves et pour déclarer que les esclaves nés dans cette partie du pays seraient libres à l’âge de 23 ans.(Taylor.Card ml facts, d Monde Illustré, 9 déc.1893.) I 794.- 12 mai François Boucher de la Périère et Marie Pécaudy de Contrecoeur, son épouse, de Boucherville, accordent la liberté à Jacques, leur e3c ave nègre, âgé de 21 ans, à condition qu’il aille demeurer dans les postes les plus éloignés des pays d’en haut.Si jamais il abandonne les dits postes, il retombera en esclavage.(Greffe F.Racicot.) 1 795‘—1 5 décembre — Frs Dumoulin, marchand du Bout de l’î'e, vend a Iyer Michaels, marchand, un mulâtre nommé Prince, âgé de 18 ans.Prix • 50 louis.(Greffe J.-G.Beek.) 1 7QA 11 6 J'anvier ~ DépÔt dun ac,e de vente en date du 15 janvier ' , une "e8reJse nommée Rose.Le vendeur est P.Byrne, l’acheteur Simon Meloche.Prix : 360 chelins.(Greffe J.-G.Delisle.) 1796—3 septembre —J.-A, Gray, marchand, vend à John Shuter, marchand un negre nommé Jack.Le vendeur l’avait acquis de dame veuve Fleming, le 6 juin 1 795.(Greffe J.-G.Beek.) - 3 septembre — John Shuter promet au nègre Jack de l’émanciper dans six ans, si celui-ci le sert fidèlement.Au bas, le 2 novembre 1803, M.Shuter edare que Jack a rempli son devoir et qu’il lui accorde sa liberté.(Greffe J.-Ci.Beek.) , — 1 3 sombre — J.-B.Routier, marchand du faubourg Saint-Antoine, vend a Louis-Charles Foucher, solliciteur général de Sa Majesté, un mulâtre nomme Jean-Louis, âgé de 27 ans.Taille : 5 pieds.I 0 pouces.Prix: 1,300 chehns.Le dit Routier déclare qu’il a acheté Jean-Louis ainsi que sa mère, à 1 île Saint-Domingue, en I 778.(Greffe J.-G.Delisle.) .~23 novembre César, nègre libre, de New-London, Connecticut, s engage pour 10 ans, comme domestique, à John Aussem, médecin, demeurant dans le faubourg Saint-Antoine.Salaire pour le terme de l’engagement • 30 louis comptant d’avance.M.Aussem se réserve le privilège de vendre les ser- Dehsle ) ^ d°meSt'qUe “ qU‘ '' V°udra’ au cours des dix ans- (Greffe J.-G.1797—25 mai—Dame Marie-Catherine Tessier, veuve d’Antoine Jamsse, en son vivant voyageur, accorde la liberté à son esclave, Marie-Antoine — 34.7 — , .de Pade, sauvagesse, âgée de 23 ans, en reconnaissance des services quelle lui a rendus.De plus, elle lui donne un trousseau.(Greffe P.Lukin.) — 25 août — Thomas Blaney, peintre-doreur, vend à Thos-John Sullivan, hôtelier de Montréal, Manuel, nègre, âgé de 33 ans, pour 36 louis, payable par versements mensuels de 3 louis.A la même date et devant le même notaire, M.Sullivan promet à l’esclave de le libérer dans 5 ans, s il sert fidèlement.(Greffe J.-A.Gray.) — 22 novembre — George Westphail, ancien lieutenant du 6e régiment, reconnaît devoir 20 louis à Richard Dillon, propriétaire du Montreal Hotel, et, en garantie, il remet à son créancier une mulâtresse, son esclave, nommé Ledy, âgée de 26 ans.Celle-ci travaillera chez M.Dillon jusqu’à ce que ce dernier soit remboursé du capital et des intérêts dûs par le sieur Westphall.(Greffe P.Lukin.) — Le notaire Joseph Papineau, député de Montréal, présenta, vers 1797, une requête des citoyens de Montreal demandant 1 abolition de 1 esclavage.(Bibaud, Panthéon Canadien, p.206.) 1802.—3 janvier — Le Niagara Herald publie une annonce dans laquelle on offre en vente un nègre de 18 ans.1803.— Le juge en chef Osgoode, de Montréal, déclare que l’esclavage est incompatible avec les lois du Canada.(Taylor, Cardinal facts.) 1833.—Le 16 mai 1833, M.Stanley présenta, en Angleterre, sous le ministère de Lord Grey, un bill pour 1 abolition complète de 1 esclavage dans les colonies.(Regnard, Hist, de l Angleterre.) — La même année, une loi identique fut adoptée en Canada.(Ment, de la Soc.Ro\)., 2e série, VI, p.35.) E.-Z.MASSICOTTE CLAUDE AUBERT Claude Aubert fut le premier notaire et le premier greffier de la justice de la seigneurie de Beaupré.Son premier acte est du 28 octobre 1650.Le 23 janvier 1664, Aubert était nommé par le Conseil Supérieur notaire royal à Québec.Mgr de Laval le nommait, le 19 octobre 1671, juge prévôt de sa seigneurie de Beaupré.Décédé à Québec le 20 mars 1694.Voir sur Claude Aubert, J.-Edmond Roy, Histoire du notariat au Canada, vol.1er, p.54. REPONSES Les bourgeois sous le régime français (XXIV, IX, p.278) — Le jugement suivant du Conseil Supérieur de la Nouvelle-France, rendu le 28 juin 1677, aidera peut-être à comprendre ce qu’était le bourgeois sous le régime français."Sur La Requeste presentee au conseil par Simon Mars, marchand, contenante que depuis quatre à cinq ans II a presque tousjours résidé en cette ville de Quebecq et fait les fonctions d habitant pourquoy il auroit dès l’année dernière faict soubmission au greffe de la jurisdiction ordinaire de faire Sa Residence dans cette ditte ville pour jouir des priuileges que le Roy a accordez aux personnes qui y sont habituez.Ce qui luy fut accordé par le lieutenant général de la preuosté de cette ville par acte du dixiesme nouembre dernier, depuis lequel il auroit acquis du nommé Rainbaut et sa femme vne maison auec ses appartenances scituée en la ville de Vilmarie ez lisle de Montreal pour la somme de deux mil quatre cens liures par contrat passé pardeuant Basset notaire Royal au dit lieu le quinze de ce present mois de juin.Requérant quil plaise au conseil le faire jouir à laduenir des priuileges accordées aux bourgeois et habitants de ce pais, Et de faire deffences à touttes personnes de le troubler aux commerces et trafics qui leur apartiennent, Veu La ditte Requeste Signée Simon Mars, acte par lequel le dit lieutenant general ordonne qu’à laduenir le dit Mars jouira des priuileges des bourgeois de cette ville auec deffences à touttes personnes de le troubler aux commerces et traficqs qui sont et apartiennent aux habituez et bourgeois dicelle du dit jour dixiesme nouembre dernier signée Ra-geot et scellé du sceau de la ditte preuosté.Contract passé par deuant Basset, notaire royal à montreal, le quinziesme jour de ce mois, par lequel il apert que Claude Rainbaut et Magdelaine Theresse Salle sa femme ont vendu au dit Mars vne maison auec appartenances y esnoncées, Scituée en la ville de Vilmarie pour la somme de deus mil quatre Cens liures, arrest portant communication du tout au procureur General du Roy pour ses conclusions veues estre ordonné Ce que de Raison du vingt et vniesme de ce present mois.Conclusions du dit procureur General du jour d’hier.Tout Considéré.Le Conseil sans auoir esgard a ce qui a este ordonné par le dit lieutenant General a ordonné et ordonne que le dit mars jouira des droicts et priuileges attribuez aux bourgeois et habitants de cette ville sans 1 outtes fois tirer a consequence pour Laduenir, Et dffences à Touttes personnes de le troubler ny inquietter dans la jouissance des dits priuileges.” Les registres de l'étal civil (XXIV, X, p.313).—En quelle année les curés ont-ils commencé à déposer un double de leurs registres de baptêmes, mariages et sépultures aux chefs-lieux des différents districts judiciaires de leurs paroissrs respectives ?A la fin du régistre de Notre-Dame de Montréal, année 1680, M.Renry, P.SS., curé de cette paroisse, a écrit la note suivante : "Nota que pour satisfaire à l’ordonnance du code et à celle que Monsieur De Boyvinet lieutenant général des 3 rivières par laquelle il a ordonné que depuis les 3 rivières en montant les curés ou ecclesiastiques quy desseruiroient les paroisses quy sont dans toute cette estendiiee seroient tenus denuoier en son greffe les egistres des baptêmes, mariages et sépultures po.estre par luy cottés et paraphes par premier et dernier feuillet et signés de luy avec les extraits pareillement cottés et paraphés de luy pour lesd.extraits luy estre enuoiés tous les ans et mis en depot en son greffe a commencer du premier octobre.Il y a été satisfait.et faulte d’auoir a present lesd.registres et extraits quy ont esté enuoiés à la paroisse de l'enfant Jesus (Pointe-aux-Trembles) par megarde Jay prestre soussigné faisant les fonctions curialles de la paroisse de ville-marie, Lad.cure estant a present vacante par le deceds de deffunct Mre.giles perot curé du Montréal arrivé le 1 7me.Juillet de la présente année 1680 moy, pierre Rany prestre du séminaire du Montreal faisant apresent les fonctions de lad.curé par ordre de Monsieur Dollier de casson mon supérieur et grand vicaire de Monseigneur Levesque en L’Isle du Montréal Jusques a nouvel ordre, transcrit sur ce registre le certificat du mariage cy desus fait et célébré en ma présence en leglise paroissialle de ville Marie ce 4me novembre 1680 (1).REMY PRESTRE Après cette dernière date, les registres ont été faits en double.Le premier acte qui suit, dans le registre, est en date du 9 novembre 1680.Seulement, au lieu de deux registres originaux comme aujourd’hui, le curé n’en rédigeait qu'un et faisait une copie pour le greffe.I i r Mariage de Jaoques Colteux et de Barbe Deniers. m — Me permettra-t-on de donner quelques notes supplémentaires, quand même elles n’auraient trait qu’à la région de Montréal ?Le premier acte de I autorité civile, qui légiféra sur les registres d’état civil, tut l’ordonnance royale de 1667, titre 20, dans lequel sept articles sont entièrement consacrés à ce sujet.Et si l’on compare les registres d'aujourd’hui avec ceux qui devaient être rédigés conformément à l’ordonnance de 1667, et même qui sont antérieurs à cette date, la différence est peu sensible.D’où l’on conclut que les registres du Québec ont toujours été généralement bien faits.L’ordonnance n’apporta presque aucune modification, du moins en pratique, et n’affecta dans le pays que sept paroisses ; Québec, Trois-Rivières, Sillery, Montréal, Ste-Anne de Beaupré, Chateau-Richer et Ste-Famille.Jusqu’à l’année 1 680, les registres ne furent faits qu’en une seule copie, et sans aucune intervention de l'autorité civile.Le 7 novembre 1678, le Conseil Souverain légiféra encore sur la tenue des registres.Cette fois, vingt-huit paroisses, déjà établies dans le pays, dont sept dans la région de Montréal, furent invitées à s’y conformer.11 fut statué que dorénavant les registres des paroisses, d'ordination et de profession religieuse devaient être paraphés par le lieutenant-général de la Sénéchaussée, et, qu’ils devaient être faits en double, que l’un des registres devait rester à la paroisse sous la garde du curé, l’autre devant être remis au procureur général du roi, et au siège de sa juridiction (2).Or, comme il n’y avait pas encore à Montréal tel dernier officier, et que le plus proche résidait aux Trois-Rivières, lous les curés et missionnaires qui desservaient les paroisses en haut de cette dernière ville, reçurent l’ordre de M.de Boyvinet, lieutenant général de cet endroit, de lui présenter leurs registres dans le cours de l’année 1680.L’ordonnance fut exécutée : Montréal, Lachine.Laprairie, Pointe-aux-I rembles et Boucherville (Repentigny et Sorel durent aussi être du nombre) te 23(oitobLred8UivantCOnflrmé Pai' ‘° r°‘ *" jUi" 1679' et enresiRtrê * — 351 — présentèrent leurs registres à Boyvinet aux Trois-Rivières, lequel leur donna un caractère d’authenticité, en inscrivant au bas de chaque page ces mots : “Cotté et paraphé suivant l’ordonnance, Boyvinet”.L’ordonnance statuait aussi que le double ou la grosse du registre fut remis, dans les six semaines après le 1 er janvier, au lieutenant général du roi, et au lieu du siège de la juridiction.A la fin du registre de Montréal, année 1685, se lisent les lignes suivantes : "Ce Jourdhuy quatorziesme Mars mil six cens quatre Vingts six, Ce present Registre a esté apporté au Greffe de la Jurisdiction des Trois rivières par le Sr.de Villeneufe faisant pour Messire E'tienne Guyotte prestre curé de Ville Marie avec la coppie dlceluy, Laquelle Meus avons bien et deüement collationnée a loriginal rendu audit sr.de Villeneufe.La dite Coppie demeurée par deuers nous Greffier en ladicte Jurisdiction c".izsi'z.ié Cedict Jour et an que dessus.Ameau greffier.” Pareil document est à la fin des régistres de Lachine, Lapraierie, Pointe-aux-Trembles, Longueuil et Boucherville.Le double des premiers registres de Montréal et des paroisses voisines fut donc primitivement déposé au greffe du Trois-Rivières.Ce régime se continua jusqu’en 1694 inclusivement.Il devait cesser Tannée précédente à la nomination de J.B.Migeon de Branssat à la charge de lieutenant de roi pour la région de Montreal en mars 1 693.Mais sa mort survenue cette même année, et avant même qu il entrât en fonction, et la complexité de lui trouver un successeur, furent cause que les régistres furent encore paraphés et déposés aux Trois-Rivières en 1 694.La nomination de Charles Juchereau à la charge de juge royal à Montréal dispensa dans la suite jusqu à nos jours les curés et leurs registres de faire ces pérégrinations.Combien de temps les régistres de Montréal demeurèrent-ils aux Trois-Rivières et quand en revirent-ils ?On ne le sait.Consulté à ce sujet, le greffier des Trois-Rivières nous a affirmé qu’il ne trouve rien dans son greffe touchant les régistres de Montréal et des environs, ni sur leur séjour, ni sur leur départ.O.M.H.Lapalice — 352 — J.D.Borthwick -§- John Douglas Borthwick est né à G'.encourse, près d’Ldinbourg, Ecosse, en 1832 et il n’avait que dix-huit ans lorsqu’il émigra au Canada.D’abord instituteur dans le Haut Canada, puis au High School de Montréal, il devint pasteur anglicain en 1864.Au cours des vingt-cinq années qui suivirent, i! passa successivement à la Trinity Church, à la Saint Luke, à la Saint Mary of Hochelaga et enfin, on le nommait chapelain protestant de la prison de Montréal.A la date de son décès, 14 janvier 1912, le révérend Borthwich était le doyen du clergé anglican du Dominion.Ce pasteur au cours de son existence a publié plusieurs ouvrages dont les principaux sur l’histoire de Montréal sont : —Montreal its history to which is added biographical sketches with photographs of marv of its principal citizens.1875, in 4 to, 153 pp.—History of Montréal and commercial register for 1885.Ill in 4 to 72 pp.—History and biographical gazetteer of Montreal.1892.111.531 pp.—History of Montreal including the Streets of Montreal, their origin and history.1897.111.288 pp.Dans cet ouvrage se trouve une esquisse de l’histoire de Montréal, en français, par l’abbé Desmazures.— Jubilé de diamant.La rebellion de 1837-1838.1b in 12.1898.En langue française.—Authentic history of the Montreal eight prisons, civil and military.1907.Nouvelle édition, revue et augmentée de History of the Montreal prisons from 1784 to 1887.—History of the (Anglican) Diocese of Montreal, 1850-1910 1vol.191 II.Ajoutons que le révérend Borthwick fut très sympathiques aux Canadiens-français et qu il entretenait des relations d’amitié avec plusieurs de nos compatriotes.E.F.M.
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