Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1919-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXV BEAUCEVILLE—AVRIL HIV No 4 Laseigneurie de Cap Sainte-Claude ou Vincennes (Suite et fin) Nous donnons ici la liste des concessions de terre faites par les seigneurs successifs de Vincennes.Notre liste comprend les concessions que nous avons pu relever dans les greffes des notaires déposés aux Archives judiciaires.Les seigneurs ont pu faire des concessions sous signature privée.Celles-ci, évidemment, sont plus difficiles à retracer.Concessions de François Bissot de la Riviere : n mars 1670 —Concession à Pierre Bouvier, taillandier à Québec (Gilles Rageot).Cinq arpents de terre de front le long du fleuve Saint-Laurent sur quarante arpents de profondeur, joignant d'un côté aux enfants et heritiers du défunt Jean de Lauzon et d’autre côte aux terres non concédées.12 mars 1670—• Concession à Morin Gervais, demeurant à l’ile d’Orléans, représenté par Pierre Bouvier (Gilles Rageot).Quatre arpents de front le long du fleuve Saint- — 98 — Laurent siu quarante arpents de profondeur, joignant d’un côté au dit Bouvier et de l’autre à la terre du sieur Simon Laisné.24 novembre 1670— Concession à Jean Poliquin (Gilles Rageot).“Quatre arpents de terre de front le long du fleuve Saint-Laurent sur quarante de profondeur, situés au lieu vulgairement appelé la Petite Pêche.” .Concessions de Marie Couillard, veuve de François Bissot de la Rivière puis épouse de Jacques de Lalande-Gayon : 13 décembie 1674 Concession à Etienne Charest (Claude Mangue) (t).Huit arpents de terre de front sur le grand fleuve Saint-Laurent courants une lieue de profondeur dans les terres, à prendre les dits huit arpents au ruisseau de la Petite Pêche au haut de la côte et continuer en tirant vers l’habitation du sieur de Vitrez.4 septembre 1675 — Concession à Nicolas Dupuy (Claude Mangue).Trois arpents de terre de front sur le grand fleuve Saint-Laurent sur quarante de profondeur joignant d’un côté Toussaint.et d’autre Louis Orio.7a SeivPftembre i675 — Concession à Jean Poliquin (Claude Mangue).Trois arpents de terre de front sur e grand fleuve Saint-Laurent sur quarante arpents de profondeur dans les terres suivant les lignes tirées, joignant un cote Louis Orio dit Chambly et d’autre côté Claude Mangue.— mai 1676 — Concession à Françiiis Aymé dit Deprise aune,"- (Claude Mangue).Trois arpents de terre de front sur le g.and fleuve de Saint-Laurent et quarante de pro- iSTnT- *» i»o ™t. — 99 — fondeur, joignant d’un côté Claude Mangue, d autre Soti-risseau.2 niai 1676 — Concession à Louis Sourisseau (Claude Maugue).Trois arpents de terre de front sur le grand fleuve de Saint-Laurent sur quarante de profondeur, joignant d’un côté François Aymé, d autre les teiies non concédées.2 mai 1676 — Concession a Louis Oriot (Claude Maugue).Trois arpents de terre de front sur le grand fleuve de Saint-Laurent et quarante de profondeur, joignant d’un côté Nicolas Dupuy, et d’autre Jean Poliquin.2 niai 1676 — Concession a loussaint Ledran (Claude Maugue).Trois arpents de terre de front sur le grand fleuve de Saint-Laurent et quarante de profondeur, joignant d’un côté Nicolas Dupuy, d autre Louis Orio.12 mai 1677 —Concession à Claude Maugue, notaire royal (Romain Becquet).“Sir arpents de terre de front sur le fleuve Saint-Laurent qui auront chacun quarante arpents de profondeur, bornés d un côte à Jean I oliquin et d’autre côté à François Aymé dit Deprise, par devant le dit fleuve et par derrière la ligne ou route qui terminera la profondeur des dits quarante arpents.16 avril 1680 — Concession à Claude de Lalande-Gayon (Romain Becquet).‘‘Six arpents de terre de front sur le fleuve Saint-Laurent lesquels six arpents de front auront chacun quarante arpents de profondeur, bornés d’un côté à.d’autre côté,à .par devant le d.fleuve, et par derrière la ligne ou route qui terminera la profondeur des dits quarante aipents.Concessions de Charles-François Bissot : 7 février 1688 —Concession à Martin-Léon Dubroca .100 — (Gilles Rageot).“Trois arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent et une lieue de profondeur dans les terres, joignant d un coté au sourrouest le dit seigneur bailleur, d'autre côté à.d'un bout le dit fleuve et d’autre la fin de la dite profondeur." 23 mars 1693 — Concession Jacques Guay ( Louis Chambalon).1 rois arpents de terre de front sur le fleuve Saint-Laurent et de quatre-vingt arpents de profondeur, joignant du coté du nord-est aux terres du sieur de Beaumont et du coté du soroist le dit seigneur de Vincennes, par le devant le dit fleuve et par le derrière aux terres de la dite seigneurie non concédées.9 janvier 1695 Concession à Charles Trepagny, au-beigiste, de Québec (Louis Chambalon).“Trois arpents de terre de front sur une lieue de profondeur, joignant d’un côté aux terres du sieur de Vincennes, frère du dit sieur vendeur comme co-seigneur de la d.seigneurie, d’autre côté à habitation de Jacques Guay, par le devant le fleuve Saint-Laurent et par le derrière les terres non concédées.” Concession de Jean-Baptiste Bissot de Vincennes : .Concession à Jacques Charest (Chrystophe-Hilarion Dulaurent) (2).Concessions de Marguerite Forestier, veuve Jean-Baptiste Bissot de Vincennes : 25 août 1741—Concession à Jean-Baptiste Larrivée (Jacques Pinguet) (3).“Trois arpents de terre de front, au second rang, sur quarante arpents de profondeur, joignant la terre de Zacharie Gourdaux ainsi qu’elle est bornée par le procès-verbal de Noël Beaupré, arpenteur royal, en (2) Cette concession fut déposée devant Dulaurer (3) Madame de Vincennes est représentée A l’art [.nuise Disant.épouse de Nicolas Itoisseau.le 17 février 174!».par sa fl 1 le Marie- — 101 — date du 28 février 1738, laquelle susdite terre a été abandonnée par Jean-Baptiste Girard." 1er août 1743 — Concession à Joseph Bellerive (Jacques Pinguet) (4)."Trois arpents de front, au second rang, sur quarante arpents de profondeur, laquelle terre est au-dessus de celle du premier rang possédée par Jean-Baptiste Girard, tenant du côté du nordest à la terre au second rang à Joseph Roy et du côté du sudouest a celle de Louis Fortier, laquelle susdite terre présentement concédée a été cédée par Charles Bellerive ici présent qui en était en possession par procès-verbal d'arpentage fait par Noël Beaupré le.nt novembre 1743 — Concession à Guillaume Gosselin ( Jacques Pinguet) (5)."Trois arpents de front, au second rang, par quarante arpents de profondeur, borné d’un côté au nord-est à celle de Charles Bellerive, et .d’autre côté au sud-ouest à celle de Joseph Roy, par devant les ten es du premier rang et par derrière aux terres non concédées, laquelle terre présentement concédée appartenait ci-devant à Joseph Bellerive, et en était en possession seulement par procès-verbal d’un partage fait par Noël Beaupré le ^.lequel [oseph Bellerive 1 avait vendu a Louis Fortier par contrat passé devant Joseph Fortier, notaire en 111e et comté de Saint-Laurent le 23 octobre 1737 et ensuite revendu par Charles Fortier père comme héritier du dit Louis Fortier, son fds.au dit Guillaume Gosselin présent, par contrat passé devant le dit Joseph Fortier, notaire, le 8 octobre >743-” Concessions de Claude-Joseph Roy : ( -1) Madame de Vincennes'est représentée il l’acte par sa fille Marie- Louise Blssot.épouse de Nicolas Boisseau.(5) Madame de Vincennes est représentée à l'acte par sa fille Marle- Loulse Blssot.épouse de Nicolas Boisseau. — 102 12 août 175° — Concession à Joseph Turgeon (Jean-Claude Panet).1 rois arpents de front sur quarante de piofondeur .iis et situés au second rang du fief Montapeine, bornés par devant à la continuation de la terre (pie possède le dit Joseph Turgeon au premier rang, par derrière aux terres non concédées, d'un côté au nord-est à la continuation de Claude Girard, d autre côté aux terres non concédées.12 août 1750 — Concession à Jacques Nolet (Jean-Claude Panet).I rois arpents de front sur quarante de pi ofondeui situés au second rang du fiel de Montapeine, borné par devant a la terre que le dit Jacques Nolet possède au premier rang, par derrière aux terres non concédées, d un coté au nordest a Jacques Lisse et d’autre au sudouest à.12 août 1750 — Concession à Claude Boilard (Jean- Claude Panet).Trois arpents de front sur quarante de profondeur au second rang de Montapeine, borné d’un côté au nordest â .d’autre côté au sud- ouest à.12 août 1750—Concession à Claude Girard (Jean-Claude Panet).Trois arpents de front sur quarante de profondeur sis au second rang de Montapeine, borné d’un côté au nord-est à la terre de Claude Boilard et d’autre côté au sud-ouest à la continuation de Joseph Turgeon.12 août 1750 —Concession à Mathurine Poiré, veuve Jacques Girard (Jean-Claude Panet).Trois arpents de terre de front sur quarante de profondeur, au premier rang de Montapeine, joignant d’un côté au nord-est à Jean-Baptiste Girard et au sud-ouest à Jacques Lisse.T2 août 1750 —Concession à Joseph Larrivée (Jean-Claude Panet).Trois arpents de front sur quarante de — 103 — profondeur au second rang de Montapeine, borné d’un côté à Jean-Baptiste Larrivée, d’autre à Claude Boilard.12 août 1750 — Concession à Pierre Drapeau (Jean-Claude Panet).Trois arpents de front sur quarante de profondeur au premier rang de Montapeine, borné au nord-est à Jacques Nolet et au sud-ouest à Jean-Baptiste Larrivée.12 août 1750—Concession à Jacques Nolet (Jean-Claude Panet).Trois arpents de front sur quarante de profondeur sise au premier rang de Montapeine, borné au nord-est à Jacques Lisse et au sud-ouest à Pierre Drapeau.12 août 1750 — Concession à Jacques Lisse dit Gour-deau (Jean-Claude Panet).Trois arpents de terre de front sur quarante de profondeur borné par devant au bout de sa terre du premier rang de Montapeine, par derrière aux terres non concédées, d’un côté au nord-est au sieur Joseph Roy, seigneur, et au sud-ouest à Jacques Nollet.12 août 1750 — Concession à Jacques Lisse dit Gour-deau (Jean-Claude Panet).Trois arpents de front sur quarante de profondeur sis à Montapeine, au premier rang, borné d’un côté au nord-est à la veuve et héritiers de Jacques Girard, d’autre côté au sud-ouest à Jacques Nollet.2 octobre 1750—Concession à Etienne Fournier (Jean-Claude Panet).Trois arpents de front sur quarante de profondeur borné d’un côté au nord-est à Basile Gosselin et du côté du surouest à Jacques Lisse, par sa devanture à trois arpents au nord d’un ruisseau allant au moulin de M.de Beaumont et par la profondeur aux terres non concédées.6 avril 1751—Concession à Charles Girard (Jean-Claude Panet).Trois arpents de front sur quarante de profondeur situé à Montapeine, au second rang, borné au nord-est à Jacques Nollet et au sorouet à Jean Larrivée, - 104 — par le bout d’en bas à la ligne qui sépare le second rang d'avec le premier, par la profondeur aux terres non concédées.1er juillet 1752 — Concession à Jean-Baptiste Girard (Jean-Claude Panet).t rois arpents de front sur quarante de profondeur sis en la seigneurie de Montapeine, bornés d'un bout par devant au bord du fleuve Saint-Laurent, et d'autre par derrière en tin de la dite profondeur de quarante arpents, d’un côté au nord-est aux terres du domaine de la dite seigneurie et d'autre au sud-ouest aux représentants de Jacques Girard.Concession de Joseph Roy : 20 janvier 1759—Concession à Louis Audet dit Lapointe (Jean-Bte Decharnay).“Trois arpents de front sur quarante de profondeur bornés d’un côté à Jacques Nollet et d’autre côté à Jean-Baptiste Larrivée, et d’un bout par devant au fleuve et par derrière la fin de la dite profondeur.” * * * Terminons par un tableau succinct des seigneurs de Vincennes : i.Jean-Baptiste Bissot de Vincennes (16721719) et Charles-François Bissot ( 1672-1705?).2.—Marguerite Forestier, veuve Jean-Baptiste Bissot de Vincennes (1719-1748).3.—Claude-Joseph Roy (1749-1756).4.—Joseph Roy (1756-1794).5.—Etienne-Ferréol Roy (1794-1847).6.—Narcisse-Constantin Faucher (1847-1859).«1.P.-G.R. — 105 — NOTES HISTORIQUES sur Le Nord de la province de Québec, La Baie d’Hudson, L’Ungava La récente motion d’un député de l’Assemblée législative (i) demandant au Gouvernement une exploration plus complète du district de l’Ungava, ou Nouveau Québec, territoire compris entre la Baie d’Hudson, la Baie d Ungava et la Côte du Labrador, remet en mémoire les fréquentes et célèbres expéditions entreprises par les français et les Anglais pour s’emparer de ces mystérieuses contrées.Les premières explorations faites dans la Baie d Hudson et dans le Nord de la Province de Québec remontent à l’origine de la colonisation de la Nouvelle-France.Les Anglais qui rêvaient un passage dans la mer du Nord, pour se rendre jusqu a 1 océan Pacifique, firent plusieurs tentatives pour trouver le chemin convoité.Au coins de ces expéditions, souvent fatales aux aventuriers, ils se rendirent compte des avantages de la traite des pelleteries avec les Sauvages et y établirent des comptoirs.Les Français, non moins hardis découvreurs, qui avaient remonté le Saint-Laurent et les grands lacs et qui avaient parcouru le pays vers la même époque en y fondant des établissements durables, avaient compris, eux aussi, tout le parti qu’ils pouvaient tirer des richesses oui se trouvaient dans ces lointaines contrées.Mais les fondateurs du Canada français avaient de plus songé à évangéliser les peuplades sauvages du Nord de Québec.Aussi, les courageux missionnaires catholiques ne craignirent pas.au risque de Jem vie de s’aventurer en canots légers sur les lacs et les rivieres’.pour aller au devant des Sauvages.Les Jésuites, et (11 a.-M.Tessier, rifpiitf de KlmousVi. ~ 106 — & Ju les Ubla.ts’ fi[ent de nombreuses excursions à la l>aie d Hudson et dans le Nord du lac Saint-Jean., T' caraetérise les expéditions des Français c’est qu en general, ils firent usage des voies intérieures, lacs et iîvieres, pour se rendre à la Baie d’Hudson.Le point de Maurice le L^T* fUrent Ie Sa^uenaL le Saint- Maur ce, le Lac Tem.scamingue, dans la Province de Québec et diverses routes dans l’Ontario, entre autres la riviè- 1M“'’ Ie !ac Nfpigon, puis les rivières Moose, Albany et Nelson qui conduisent à la mer du Nord.n-o-fnif 7-^ Ang:lais et Français donnèrent lieu, parfois, a des exploits guerriers fameux.LaNouvelle-uance s honore des succès glorieux de LeMoine d’Iberville et du chevalier de Troyes.Le traité d’Utrech, 1713 mit fm a une concurrence plutôt ruineuse.Les Anglais resté- ses contrées* du^°mmerce des Pelleteries dans ces immenses contrées.On respectait alors les traités.Afn M,aixTSi lfS, luttef sanglantes sont terminées dans les ‘ Ters du Nord, les pretentions du Gouvernement de Terre-neuve sur toute la partie Est de la Province de Québec existent encore.Nos voisins, un peu à l’étroit dans leur île ré-ament en vertu des vieux traités, non seulement la Côte 1 Labrador, mais tout le pays dans l’intérieur du Nouveau ^antbiequear(Oe ^ C§ nVÎèreS qui Se ^argent dans l’At- T^s explorations dans la P.aie d’Hudson et dans le Nord de la Province de Quebec peuvent se classer en deux époques : celles qui se firent du seizième au dix-neuvième sV jusqu a nos jours.Les voyages.d’études qui ont été faits depuis le commencement du vingtième siècle, surtout, ont ieté une lu miere assez vive sur les ressources qu’offrent les mines et la chasse dans les regions qu’on nomme aujourd’hui l’Ungava son de «* livrai- li.no frontière entre Québec « Ter^neuve* 1eiltlgiiy ?On la donne dans plusieurs ouvrages bibliographiques mais je ne l'ai jamais VU6' BIBBIO __La duchesse d"Aiguillon est-elle venue dans la Nouvelle-France?B.A.B.__A-t-il été publié un ouvrage sur l'histoire de la v«tirie dans la Nouvelle- France ?, _ A.O. - 120 — Mariage a la gaumine Il existe, à la page 30, volume II (1897) du BULLETIN une définition du mariage à la gaumine et le texte d’un mandement lancé par Mgr de Saint-Vallier contre cette coutume bizarre, puis, à la page 46, du même volume, M.P.-G.Boy nous fournit une liste de quatre de ces mariages.J’en relève un autre dans les archives de Montréal.Il fait l’objet d'une ordonnance de PTm des intendants Baudot : “Jacques Baudot, etc.“Ayant été informé par messieurs de Bellemont et de la Colombière, grands vicaires de monsieur l’Evêque de Québec et Montréal, de l’attentat commis contre l’autorité de l’Eglise par le nommé Champagne, soldat, et la nommée Dionet se prétendant veuve du nommé Lafleur (1) lesquels au pré judice du refus qui leurs avoit esté fait par Mesd.Srs.les grands vicaires, de leur donner permission de se marier ne trouvant pas les témoignages que lad.Dionet leurs re-présentoit de la mort de sond.mary assez autentiques et les trouvant même suspects de fausseté, 11’ont pas laissé par une entreprise scandaleuse et impie, estant dans l’église pa-roissialle de Montréal, le 28 du mois dernier, à cinq heures du matin, lorsque Mond.Sr.de Bellemont célébroit la Ste.Messe de déclarer tout haut, l’un et l’autre, qu’ils se pre-noient pour mary et femme, et comme nous ne pouvons pas douter que des gens qui ont été capables d’une telle entreprise—quoique Mond.,Sr.de Bellemont, au sortir de la messe et le lencjemain, à son prosne, les ait averty que dans la conduite qu'ils avaient tenue ils avoient commis un sacrilège accompagné de beaucoup de circonstances agravantes et que pour cela il les déclaroit privés de la communion pas-ehale jusques à ce qu’ils eussent fait à l’église une satisfac- ( 1 ) L’Intendant Raudut fait erreur sur le nnnt de la femme comme on le verra H la fin de l’article. — 121 — tion suffisante comme dis-je, nous ne pouvons pas douter que des gens de ce caractère, au lieu de déférer à des avis aussv salutaires que ceux-là, ne laissent pas, sous la fausse confiance d'un prétendu mariage, de vivre ensemble comme s'ils étaient véritablement mary et femme ce qui cause un scandale d'autant plus grand que dans leur mauvaise conduite l'adultère se trouve mêlé avec le concubinage et étant de notre devoir de nous servir dans ces sottes d occasions de toute l'autorité que Sa Majesté nous a confiée en réprimant autant cju il nous est possible des scandales de cette qualité et en donnant à l'église tous les secours dont elle a besoin pour les faire cesser, en attendant quelle ait procédé par les voyes canoniques contre led.Champagne et la dite Dionet.Nous faisons deffenses audit Champagne et a la dite Dionet de cohabiter nv d'avoir aucun commerce ensemble, et même de se voir et fréquenter en quelque endroit que ce soit à peine de prison pour la première fois et, en cas de récidive, sous peine de punition corporelle.Enjoignons au Sr.Raimbault, notre subdelegue a Montréal, de tenir la main à l’exton de la p.nte ord’ce.laquelle sera si’ffiée aux parties à sa reg’te.à ce qu elles n’en ignorent mandons ac.fait a Québec, le neuf avril 1711.RAUDOT Par Monseigneur SEURRAT L’an mil sept cens onze et le onzie, may après-midy, à la Reqte.de Monsr.le procur.du Roy, au siège de la juris.Roy aile de Montréal, j'ay huissier Royal de lad.jurisd.re-séd.à ViUemarie, soussigné, signiffiez et deum.fait scavotr à Magdeleine Arivé, veuve Dyonnet en parlant à sa personne en son domicile, le contenu en l'ordce.cy a coste, selon sa forme et teneur, à telle fin que de besoin et luy ay baille coppie à ce quelle n’en ignore avec detfence a elle d avoir aucune habitation de quelques manières que ce puisse estre avec le nommé Champagne, suivant et conformem.a lad. -•-122 — ordce.sous les peines portées par y celle .J.PETIT Madeleine Arivé, née à Québec en 1669, avait épousé en it>88, à la Pointe-aux- Trembles de Québec, Jean Dionnet dit Lafleur, caporal.Son dernier enfant, de cette union, paraît être né en 1699 (2), en sorte que son mari pouvait être disparu depuis onze ans environ lorsqu’elle voulut contracter un mariage illicite avec le soldat Champagne.La prétendue veuve devait croire, comme on le croit encore dans certain milieu, qu’une femme ou un homme qui n a pas eu de nouvelle de son conjoint depuis sept ans au moins, est libre de convoler ! E.Z.MAS SI COTTE LES MALERAY DE LA MOLLERIE Pourchassons les erreurs dans nos propres livres aussi bien nue dans ceux des autres ! Bans la deuxième série de l'Armorlal du Canada français que Régis Rov et moi avons publiée en 1918, nous disons, page 74 : "Maleray de la Mollerie (Jacques).Officier dans les troupes, il épousa a Montréal, le 7 janvier 1 687.Françoise Picoté de Belestre.Jean Dailleboust O Argenteuil le tua d'un coup d’épée, rue Saint-Paul, il Montréal le 15 décembre 1714."Jacques, (ils du précédent, né à Montréal en 168 9, tua un nommé b ustel d un coup d'épée à l'auberge du Signe de la Croix, rue Saint-Pierre il Québec, en 1717.Il fut absous en 1720.” ,rTT av‘ons Pulsé ces faits dans Tanguay, I, 4 06, dans le B.des H II inonrint’» T et ‘'“H8 ,Arch- Cn,m’ 531' '"“is notre notice est incorrecte.Le remarquable ouvrage sur la famille Dailleboust par M Aegi-dius Fauteux nous permet de rectifier.Trois Maleray de la Mollerie sont concernés dans des bagarres où l’énée joua un rôle tragique.* 1 J — JacAUAs Maleray' Hieur le Nolré et de la Mollerie, tua’d'un coup d épée, en 1683 en France le sieur Guillot de la Forest.Condamné par contumace, il s'enfuit au .Canada où il épousa Mlle de Belestre.Gracié en 1GJ5 II passa plus tard en France et fut tué en 1704 >1 bord du vaisseau la Seine (pii le ramenait en Canada.u Louis-Hector Maleray de la Mollerie, fils du précédent, né le 3 juillet Condamné à être décapité en 1717, i, obtint rémission de la wntence en (2) Tanguay, I, 12 et 196, puis III, 419.(1) Fauteux, La famille D’Alllebqust, pp.92, 93.E.-Z.M. — 123 - Lettre du gouverneur Carleton au ministre Hillsborough r ' < ._______ Quebec 15th March 1769.My Lord ! Ever since the Death of Mr.Benjamin Price, a Member or His Majesty’s Council of this Province, in October last, i have been considering, agreably to the King’s Instructions for that purpose, of proper subjects, to recommend to' Your Lordship, to succeed thereto.Mr.James Johnstone, whom 1 once before mentioned to Lord Shelburne, in my letter No.27, Mr.John Gray, a sensible intelligent man of a good character, and Mr.Jacob Jordan, are the only Persons here, I can think of at present to offer to your consideration for filling up this vacancy.But so very difficult is it, in that medley of people, collected here from all parts of the world, to find persons furnished with all the Requisites, for discharging the Duty of that office with becoming propriety, that 1 am induced for that, as well as many other weighty reasons, again to offer to Your Lordship, what I before said upon the same subject to Lord Shelburne, in my Letter No.26, that the admission of some of the Canadian Noblesse to that Board, might prove a great means of conciliating the affections of the leading men among them, of managing, through their interest, the lower class composed of a well regulated Militia, and of giving vigor and influence to the King’s Government through every part of this Province.These Gentlemen might greatly assist the Council, in their Judicial capacity on Points relative to their ancient Customs, or internal Police, as well as in the management of the Indian Nations, with which they are, to a man, thoroughly well acquainted, nor, while a superiority of the old sub- — VH ~ jects sit at the Board, and their conduct receives the immediate inspection of the King s Governor, can there be the least reason to apprehend their gaining an improper influence in the deliberation ot it.t And as an addition of five Members to the present Number of twelve, might in many respects prove very advantageous.and give an opening for the Introduction of so many of His Majesty's C anadian subjecst into the Council, I here subjoin a List of their principal Gentlemen, that it the Measure is adopted, a selection may be made of such as His Majesty chuses to Honour with His Appointment.Mr.De Lery Air.bt.Ours Air.La Nandiere Air.St.Luc Air.Contrecoeur Mr.JBellestre Air.Tonnancourt Air.Rouville Air.D’Ailleboust De Cuisy Air.Aiontesson Air.Gaspé Air.Niverville 1 have placed Mr.De Lery at the Head of this List, as he gave early 1 îoofs of a Desire to serve His Majesty and the Liitish Interests, that he expresses a gratefull sense of the King’s Favours, and that great Trust and Confidence may be reposed, 1 verily believe, in his Fidelity and attachment to the present Government.l he others in general are men of the first property and consequence in the country, and therefore the most likely to render the Crown good service upon ocasion.Having received private information that unfavourable Impressions had been attempted to be given Your Lordship of our Bishop here, to represent him as living in great pomp and state, affecting to exhibit all the ostentation and pageantry of the Church of Rome, and of erecting a magnificent Palace, to have the better opportunity of displaying his pride and arrogance, T must, in justice to this gentleman with whose prudent conduct, and respectfull submission to Government, ever since my arrival in the province, I have all the reason in the world to be satisfied, assure Your Lord- - 125 - ship, that both by his example and precepts He inculcates into the people all due obedience to the new Dominion, under which they have passed, that far from increasing.He has, since his return, lessened the number of public ceremonies, that the Procession af the Fête Dieu ; which the people had been long taught the highest veneration for, is the only one observed throughout the year, as had been constantly practiced ever since the Conquest, and that the magnificent structure, he is said to have created, consists in new roofing, for the walls were still entire, the Bishop’s House, which had suffered considerably in 1759, and repairing the inside in the plainest manner, the expense whereof has been chiefly defrayed by a voluntary contribution ; He has let the House for three years to the Deputy Secretary, for about fifty five pounds sterling a year, and many of the Public Officers are now kept there in a very commodious situation ; As for himself he leads a private, retired, and exemplary Life, in a small apartment of the Seminary of Quebec, Where he partakes of the Common Fare of the Priests of that House, eating every day at the same Table, to which there in not the least addition, or any difference made upon his account.t There would be much to say in regard to the affairs of Religion in this Province, but that being a delicate and tender point.1 do not design troubling Your Lordship with my Ideas thereupon untill that of the Laws and Acini lints t rations of Justice, which I consider as the ground work of the whole, is entirely settled, in which we have made some progress in obedience to His Majesty’s Order in Council of the 28th August 1767 ; T hope ’eer long our Report thereon will he finished, when the same shall be transmitted to Your Lordship without Loss of Time. l'or the clearer Explanation of these, and many other Points, relative to this Province, as well as to settle some, private affairs, I wished to go Home for a few Months, upon which subject 1 wrote some time since to General Conway, and should he much obliged to Your Lordship, if through you, I might obtain the King’s permission for that purpose, which f would not attempt to make use of, if there was the least appearance of trouble or disturbance on this side of the water, and to which I should be ready, on twenty four Hour’s Notice, to return, did His Majesty’s service require it.By being upon the spot ith the King’s Servants, I might clear up to them many points, and remove many difficulties, which, at this Distance, can neither be so thoroughly discussed, or perfectly understood, as is necessary for the King’s Service, whose Interests, in Regard to the Province, T really believe, T could more effectually promote and advance by a residence of a few months in London, than of so many years in this Country, and hich T am the sooner induced, to propose, that the Government thereof, in my absence, ould remain in the hands of Mr.Cremahé, the eldest Counsellor, from whose sense, moderation, and disinterestedness, as well as knowledge of all public Business concerning it, T am persuaded, the Interests of the Crown could not suffer.The Earl of Hillsborough, one of His Majesty’s Principal Secretaries of State &c &c.T am with much esteem and Respect Your Lordship’s Most obedient and Most Humble Servant.GUY CARLETON It) (1) Archives du Canada. ~ 127 — Louis Tantouin ou Piiatonin de la “Touche” Imi terminant une notice sur Louis Tantouin, sieur de La louche, qui fut garde-magasin du roi à Montréal, de 1086 à 1691, puis commissaire de la marine, au même endroit, de 1691 à 1701, M.Pierre-Georges Roy écrivait qu’il le perdait de vue après son départ du Canada pour Rochefort, en 1701 (1).Les archives de Montréal nous permettent de fournir des renseignements sur les dernières années, de M.de La Touche.D’abord, signalons un fait rare, peut-être unique.Dans les documents consultés par M.Roy, comme dans ceux qui sont à Montréal et qui ont été rédigés pendant qu’il demeurait en cette ville, le premier nom de ce fonctionnaire est écrit Tantouin et Tantoin.Il signe toujours de La Touche.Dès qu’il est rendu en France son nom patronymique subit une transformation ; il devient PITATOUIN et plus souvent PITATOIN ! Louis Pitatoin, sieur de La Touche (puisqu’il faut le nommer ainsi) possédait une certaine richesse, car il avait fait plusieurs prêts, relativement considérables, durant son séjour parmi nous.N’ayant pas été remboursé avant son départ du Canada, il confia la surveillance de ses créances à Pierre Raimbault, notaire.Lorsque ce dernier eut été nommé procureur du roi, puis juge, la poursuite devant les tribunaux des réclamations du sieur de La Touche fut délaissée au sieur Adhémar fils.De là quantité de documents qui sont restés dans les archives du palais de justice de Montréal.Dans ces pièces notre personnage est appelé : “Louis Pitatouin (parfois Pitatoin), sieur de La Touche, cy-devant commissaire de la marine en ce pais” (2).R.r.h.1915.p.21S.(?) Ces pièces imitent les dates : 19 sept.1700.(billet de P.T^imotireux de St-Oermiiin il M.Caille, prêtre, économe du séminaire, transporté plus tard au Sr de La Touche.Au dos du billet.M.Adhémar.probablement, a écrit: Louis Pitatouin.etc."l—29 mai et 11 déc.1708—28 mars et t mai 1710—27 février, 10 avril et 17 avril 1711—6 et 12 octobre 1722—7 février, IG février, 7 juin et 25 juin 1723—1er février 1725. A Rochefort, M.Pitatouin de La Touche occupait le poste de commissaire de la marine.Ultérieurement, il est devenu, à Paris, secrétaire des finances de son Altesse Royale.le duc de Berry qui mourut en 1714.Même après cette date, M.de La Touche continue de se dire "secrétaire de feu Mgr le duc, etc" et “secrétaire de Son Altesse, etc." .Nous voyons ensuite que le sieur Pitatoin est malade et qu'il fait son testament le 6 octobre 1722 aux “Blotti-res ('?), paroisse de Juillev (département de la Manche.) 11 décède peu après et voici copie de son acte de sépulture : "Extrait du registe mortuaire de la paroisse de Juil-“ley, diocèse d’Avranches.que nous soussigné curé de la “dicte paroisse atëstons véritable et du tout conforme à “la minute.“Le Vendredy neufième jour d’octobre mil sept cents “vingt deux a été inhumé dans l’église de cette paroisse le “corps de Louys Pitaouin, sieur de La Touche, âgé d'en-"viron soixante ans, de son vivant ancien commissaire de “la marine, secrétaire des finances de Son Altesse Royalle, “monseignur de Berry, faict et délivré ce dix-septième février mil sept cents vingt-trois.“CHARGES “CURE” Dans son testament, M.de La Touche établissait sa femme Magdeleine Girard "tutrice principale à ses mineurs” et le tribunal de là-bas, en ratifiant le choix nomme en plus, le sieur René de Clinchant “tuteur actionnaire” ! Le testament est vérifié par le tribunal de Saint-James, petite ville non loin de Juillev.En 1723, dame Madeleine Girard, veuve Pitaoin de La Touche, est rendue à Ernce, ville du Maine (dépt de Mayenne) et c’est de là qu’elle envoie ici.au sieur Christophe-Hilarion du Laurent (3), son procureur spécial, tous les documents nécessaires pour établir ses droits sur les biens laissés par son mari à Montréal.E.Z.MASSICOTTE (.1) Alors "postulant, c’est-à-dire avocat, à Montréal et ensuite notaire et greffier au Conseil Supérieur, à Québec.(Massicotte, Tribnnnux et offi.do justice).
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.