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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1923-02, Collections de BAnQ.

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DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL XXIX QIEBEC-FEVRIER 1923 No 2 LE LIEU DE NAISSANCE DE FAUCHER DE SAINT-MAURICE Dans les Hommes du jour, M.Louis-H.Taché a écrit: “Il y a sur les bords du Saint-Laurent, à quelques lieues en bas de Québec, un endroit charmant, véritable nid d’arbres et de fleurs, dont le nom est aussi joli que le site en est bien choisi.Le fleuve étend aux pieds de Beaumont sa large nappe verdâtre par delà laquelle les Laurentides ferment l’horizon.Une population saine et vigoureuse y conserve religieusement les vieilles habitudes françaises, et nul endroit n’était plus digne d’être le berceau de l’homme distingué que nous étudions dans cette biographie.M.Faucher de Saint-Maurice naquit donc à Beaumont, le 18 avril 1844.M.Taché n’est pas le seul à faire naître le délicieux conteur Faucher de Saint-Maurice dans la vieille paroisse de Beaumont.Ouvrez n’importe quel dictionnaire de biographies canadiennes et vous y verrez qu’on donne également Beaumont comme le berceau de Faucher de Saint-Maurice.D’ailleurs, celui-ci, dans plusieurs de ses chroniques, nous laisse entendre que Beaumont était sa paroisse natale.Faucher de Saint-Maurice était-il né à Beaumont Non.Les registres de Notre-Dame-de-Québec, à la date du 19 avril 1844, nous donnent la preuve que Faucher de Saint-Maurice était un fils de la vieille cité de Champlain. 34 Lisez plutôt: “Le dix-neuf avril mil huit cent quarante-quatre, nous, prêtre soussigné, avons baptisé Narcisse-Henri-Edouard né la veille, du légitime mariage de Narcisse-Constantin Faucher, Ecuier, avocat, et de dame Catherine-Henriette Mercier, de cette ville.Le parrain a été Edouard-Joseph DeBlois, Ecuier, et la marraine dame Marie-Louise Bégin, veuve de Louis-Abraham Lagueux, Ecuier, qui, avec le père, et l’honorable René-Edouard Caron, maire de Québec et orateur du Conseil législatif de cette Province, et plusieurs amis ont signé avec nous.Marie-Louise-B.Lagueux M.-Josephine-D.Caron Luce-E.-M.DeBlois Ed.-J.DeBlois Charlotte Tache Ed.-R.Caron Narcisse-C.Faucher F.-H.Belisle, Pire”.Nous pouvons même, sans crainte de nous tromper, indiquer la maison où naquit Faucher de Saint-Maurice.Comment expliquer, alors, que la plupart des biographes se soient ainsi trompés sur le lieu de naissance de Faucher de Saint-Maurice ?Avec des qualités qui lui firent des centaines d’amis, Faucher de Saint-Maurice avait une manie qui ne faisait de tort à personne: c’était de se croire descendant des croisés.Son père, avocat et grand connétable du district de Québec, avait acheté la petite seigneurie de Vincennes située dans la paroisse de Beaumont.Or, c est Faucher de Saint-Maurice qui mystifia lui-même les biographes en leur faisant croire qu’il était né dans le manoir de Vincennes.C’est le 28 octobre 1847 que M.Narcisse-Constantin Faucher, avocat, père de Faucher de Saint-Maurice, acheta le fief et seigneurie de Vincennes de Etienne-Féréol Roy, colonel des milices de Sa Maiesté.Une des clauses de l’acte de vente reçu par le notaire DeFoy, portait que le vendeur se réservait la jouissance jusqu’à sa mort de “ la maison seigneuriale et de la grange la plus proche d’icelle, ainsi que du hangar, pigeonnière, deux petites bâtisses et laiteries.” Le seigneur Roy décéda dans son manoir le 22 novembre 1852.Il s’ensuit que M.Faucher père ne prit possession de la maison sei- 35 — gneuriale qu’à la fin de l’année 1852.Faucher de Saint-Maurice avait donc huit ans bien comptés lors de la prise de possession du manoir de Vincennes.* * * On nous a souvent demandé si Faucher tenait de ses ancêtres son flamboyant nom ou surnom de Saint-Maurice.Dans une conférence donnée à l’université Laval, en 1912, sir François Lemieux disait: “J’ai connu d’estimables gens qui se sont éteints dans la paix du Seigneur, après une longue vie, pendant laquelle ils s’étaient contentés de porter, tout court, le nom honorable de Faucher.“Mais ce nom ne suffisait pas à la manie et à la gloire de notre héros.Aussi, sans rectification au préalable des registres de l’état civil, dans lesquels on lui avait donné l’appellation de Narcisse-Henri-Edouard Faucher, il fit suivre ce nom de la particule nobiliaire de—avec l’addition Saint-Maurice, ce qui faisait Faucher de Saint-Maurice, nom qui contribuait à lui donner un vernis de noblesse et un air de descendant direct des Croisés ou de seigneur en possession de grands fiefs et d’immenses terres! “Je sais bien que ce nom d’emprunt valut à son auteur quelques quolibets et a un peu amusé la malignité des cercles et aussi des salons, mais, je le demande, est-ce que la postérité n’aimera pas mieux connaître notre personnage sous son beau et grand nom de Faucher de Saint-Maurice?” Le premier ancêtre de Faucher de Saint-Maurice qui passa dans la Nouvelle-France se nommait Léonard Faucher.A son mariage à Québec, le 15 octobre 1669, on le nomme Léonard Faucher dit Saint-Maurice, fils de Barthélemi Faucher et de Sybille Briant, de la paroisse de Saint-Maurice, évêché de Limoges.Bon nombre de descendants de Léonard Faucher portèrent le nom de Faucher dit Saint-Maurice.Il était facile pour Faucher de remplacer dit par de, et c’est ce qu’il fit avec une maestria superbe.pro QUESTION Quelle est la plus vieille maison de Québec ?X.Y.Z. — 36 PIERRE G A DO I S, PREMIER CONCESSIONNAIRE DE TERRE A MONTREAL La commission des Parcs nationaux du Canada, section des sites historiques, projetant de placer une plaque pour rappeler le nom du premier Français qui reçut une terre à Montréal, nous a\ons extrait des archives de la métropole, divers renseignements sur le colon dont on veut perpétuer la mémoire ainsi que sur le morceau de terre qui lui fut concédé.Et voici ce que nous apprennent les papiers anciens, mais fort bien conserves, des premiers temps de la métropole canadienne.° retour a ^ ille-Marie, à l’été de 1647, après un assez long séjour en trance, M.de Maisonneuve apportait enfin l’ordre de commencer effectivement l’organisation de la nouvelle colonie dont il avait charge, car pour une cause ou pour une autre, Ville-Marie depuis 1642, n’avait fait que vivoter entre les quatre murai1 les du petit fort qui était érigé sur la pointe à laquelle M.de Calheres devait plus tard laisser son nom.Avec 1 année 1648, M.de Maisonneuve instaura un tribunal nomma un greffier, un procureur fiscal, un notaire, un huissier, donnant a un meme individu, deux ou trois fonctions, puis corn- capabteadfcu“ deS temS 4 KUX qU'" iugeait dignes Ihen entendu, il n’y eut aucune précipitation; ce n’était ni une Californie, ni un klondyke, ni un Cobalt qu’on offrait à la , Aussl " y «' (Sans nom , , Souvenir de retraite ou Conférences sur le catholicisme prêchées Mr?cl»rTc°SeP d\Cohoes’ N-Y> da« Savent de 1893, par Mgr Charles Guay protonotaire apostolique ad instar partici- pantiurn.Quebec, Leger Brousseau, imprimeur-éditeur-1894.Lettres sur l’île d'Anticosti à l'honorable Marc-Aurèle Pla-woNa seS ce aDDr™'v-, ,aî‘ng ", !nVOya ?“ Congrès aver un message trok ™ I J des représentants de prendre congé pour SL rb t'tUne communIcatl°n que l’éditeur du Courrier de Boston dut trouver fort de son goût.” .c„ ^ettt' cemimunication était une expression de sympathie à Sa Majesté 1res Chrétienne” et à la nation française pour la St fiSff * L°.uis XVI’ le IronieTsToses3 de cette Révnh.H me.n,e„ann“ 17f
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