Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 avril 1923, avril
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXIX QUEBEC AVRIL 1924 N«, 4 LES EVEQUES CONSACRES A QUKP.EC Mgr Makiacciikac d'Ksgus Le premier évêque consacré à Québec fut Mg>t Louis-Philippe Mariaucheau D’Esglis.Elu coadjuteur de Québec en septembre 1770, le pape Clément Xl \ , par une bulle datée du 22 janvier 1 J/- le nommait évê(|uc de Dotvlct.Mg' D’Esglis fut sacré dans la chapelle du séminaire de Québec, servant alors de cathédrale, le 12 juillet 1772.par Mgr Briand, évêque de Québec.Comme Mgr Briand n’était pas en possession de sa cathédrale à cause d’un différend avec les marguilhers de Notre-Dame de Québec, il ne voulut pas annoncer officiellement le sacre du nouvel évêque, ni lui donner des pouvoirs extraordinaires.Mais, le 14 mars 1774.Mgr Briand ht enfin son entree solennelle dans l’église cathédrale, et, par un magnifique mandement, il proclama solennellement son coadjuteur, qui était présent, et lui conféra tous les pouvoirs de sa charge.Il faisait de plus un magnifique éloge de Mgr D Esglis cl 1 appelait à ses diocésains les titres qu’avait son coadjuteur a leur vénération.Mgr Jkan-Francois Huukrt ^ (_ Mg,- Jean-François Hubert, nommé par une bulle de Pie VI en date du 14 juin 1785, évêque d’Almyre 111 partibus, et coadjuteur de l’évêque de Québec, fut sacre sous ce titre dans la cathédrale de Québec, le 19 novembre 17S0.pai Mgi - 98 - Hi-iand, ancien évêque de Québec, assisté de M.Gravé et de M.Bailly de Messein.Mgr D Lsglis annonça par un mandement le sacre de son coadjuteur : Be contentement extrême, disait-il, qu’a témoigné le peuple de Quebec, à l’occasion du sacre de Mgr l’évêque d Almyre, est pour nous un garant de l’heureuse impression que la nouvelle de cet événement fera sur les cœurs de tous nos diocésains.Ne craignez donc plus, Nos Très Chers h réres, que la succession de l’épiscopat soit interrompue dans \ otie province ; elle y paraît établie de la manière la plus solide ; seulement, rendez-en gnice à Dieu, et tirez-en un nouveau motif d amour et de ferveur dans son service.Pour nous, dont les yeux ont vu les miséricordes du Seigneur, nous attendons en paix le jour auquel il lui plaira nous retirer du monde pour nous appeler à lui.” ^ Mgr Bailly de Messein Mgr C harles-hrançois Bailly de Messein fut nommé par le pape Pie \ 1 cveque de Capse in partibus, et coadjuteur de Quebec, le _>r.septembre 1788.Il fut sacré sous ce titre dans la cathédrale de Québec le i_> juillet 1789, par Mgr Hu- Lorsque lord Dorchester était parti du Canada en 177-2 d avait amené avec lui l’abbé Bailly de Messein en qualité de précepteur de ses enfants.L’abbé Bailly de Messein vécut quatre années en Angleterre avec la famille de lord Dorchester.Lorsque lord Dorchester revint au Canada en 1784 il insista tellement auprès de Mgr Hubert qu’il lui fit choisir 1 \Vai '• C C A,lesscin comnic son coadjuteur.Mgr Bailly de Messein ne lut cependant jamais évêque de Quebec nuis-qu il mourut trois ans avant Mgr Hubert.Mgr James-Louis O’Donnell Mgi James-Louis O’Donnell fut nommé, le =; janvier i/«A par 1 ie AI, cveque de Thyatire in partibus.et vicaire-apostolique de Saint-Jean de Terre-Neuve.Il fut sacré dans a cathédrale de Québec, le _m septembre 1796, par Mgr Hubert, eveque de Québec.1 * Mgr Joseph-Octave Plessis - gt Hubert, fatigué, malade, sentant ses forces dinii- 99 nuer sensiblement et souhaitant avoir quelques jours pour se préparer à la mort, donna sa démission le ier septembre 1797.Tl s’était démis de son siège en faveur de son coadjuteur, Mgr Denaut.Le premier soin de celui-ci fut de se cnoisir un coadjuteur jeune, en santé, qui pourrait parcourir une longue carrière.Mgr Denaut prit possession de son siège le 4 septembre 1797, et, deux jours après, il donnait des lettres de grand-vicaire à M.Joseph-Octave Plessis, alors curé de Québec, et annonçait qu’il avait choisi ce digne prêtre pour être son coadjuteur.La demande de Mgr Denaut au Pape fut longtemps sans réponse.Pie VI, forcé de quitter Rome par le directoire, fut conduit à Florence et de là à Vienne, sur le Rhône, où il mourut au mois d’août 1799.Le 14 mars 1800, le cardinal Chiaramonte succédait à Pie VI et prit le 110m de Pie VIL Le nouveau pape s’empressa de régler les affaires accumulées pendant la captivité de Pie VI.Il ne put cependant expédier les bulles qui nommaient M.Plessis évêque de Canathe et coadjuteur de Québec que le 26 avril 1800.Au commencement du dix-septième siècle, les évêques étaient rares dans l'Amérique du Nord.Les plus voisins du Canada étaient Mgr O’Donnell, vicaire apostolique de Terre-Neuve, et Mgr Carroll, évêque de Baltimore.Connue ni l’un ni l’autre ne pouvaient facilement se rendre à Québec, surtout pendant l’hiver, Mgr Denaut, pour sacrer son coadjuteur, dût se faire assister par deux prêtres.MM.Pouget, curé de Berthier, et Bertrand, curé de la Rivière-du-Loup eurent ce grand honneur.La cérémonie eut lieu dans la cathédrale de Québec le 25 janvier t8or, en présence des personnages les plus distingués de la province.“L’intéressant spectacle, nous dit un témoin oculaire, que celui de sa consécration, où nous le vîmes, le front couvert du bandeau sacré et décoré des insignes de l’épiscopat par les mains du pontife consécrateur, où nous pûmes le contempler dans toute la pompe du souverain sacerdoce.La présence du représentant du roi, de tant de personnages recommandables par leur rang, n’était-elle pas comme un présage (le la faveur <|ii il sut depuis constamment mériter de toutes les classes de la société.” Mc.k Jîkkxakd-Ci.ai dk Fankt Mtp- Bernard-Claude Fanet nommé, le t_> août 1806, par le pape I *ie VII, évê(|ue de Saldes en Mauritanie et cond-juteur (le Québec, fut sacré dans la cathédrale de Québec le 19 avril 1807, par Mgr Plessis.Mgr Plessis écrivait au cardinal préfet de la Propagande à ce sujet : Je dois informer Votre Eminence que, quoiqu'il ne se soit écoulé qu’environ douze jours entre la mort de mon prédécesseur et la nomination de mon coadjuteur, les esprits du peuple étaient déjà échauffés et très occupés du choix qui se-Mit tait, sm lequel chacun raisonnait d apres ses préjurés, ses affections ou ses espérances.Pour arrêter d'un seul coup toute cette fermentation, j'ai considéré entre tous les ecclésiastiques canadiens, celui qui m’a semblé devant Dieu le Plus qualifié du côté de la piété, des talents et de la réputation.et sans qu il en eût connaissance, ni même qu’il le soupçonna en aucune manière, je l'ai fait agréer pour mon coadjuteur par l’administrateur de cette province.Il se nomme Bernard-Claude Panet, est âgé de 53 ans, prêtre depuis 1778.et gouverne depuis vingt-cinq ans une paroisse de ce diocèse.” Mc.r Ed.m rxii Bi’kkiv Mgi Edmund Burke, qui avait été cure de Saint-Pierre it de Saiut-Eauient, île d Orleans, de 1791 a 1794.fut nommé par Pie \ II le 4 juillet 1817 évêque de Sion in partibus, et premier vicaire-apostolique pour la Nouvelle-Ecosse.11 fut sacré dans la cathédrale de Québec, le 5 juillet 1818 par Mgr J.-O.Plessis.Mc.k Ai.kxandku McDonku, Mgr Alexander McDonell, décédé évêque de Kingston, lut nommé le 1 J janvier 1819, évêque de Rhésine, en Mésopotamie, et stiffragant et auxiliaire de l’évêque de Québec pour la province du Haut-Canada.Il fut sacré dans l’église du couvent des Ursuliues de Québec le ,31 décembre 1820.Mc.k Ib'kXAuo-\xc.rs McÈaciikrx .MgT Bernard-Angus McEachejrn, né en Ecosse 'le 8 février 1759, était venu dans Pile du Prince-Edouard pour desservir ses compatriotes établis dans cette île. IOI Il fut nommé par Pie VU, le 12 janvier 1819, évêque de Rose, en Syrie, suffragant et auxiliaire de Québec pour les provinces et les des du golfe Saint-Laurent.Il fut sacré sous ce titre, dans l'église Saint-Koch de Québec, le 17 juin 1821, par Mgr J.-O.Plessis, assisté de Mgr Panet, son coadjuteur, et de Mgr McDonell.évêque de Kingston.C’était la première fois qu'011 voyait au Canada quatre évêques réunis dans la même église.M.Pruneau, curé de Beauport, lit le sermon de circonstance.Lady Dalhousie était présente à la cérémonie.La Gazette de Québec donnait le lendemain le compte-rendu suivant du sacre de Mgr McEachern : “Hier, Sa Grandeur l'évêque catholique de Québec, assisté de Messeigneurs de Soldes et de Rhésine, donna, en présence d'une nombreuse assemblée de clergé et de peuple dans l’église du faubourg Saint-Koch, la consécration épiscopale à Monseigneur Bernard-Angus McEachern.titulaire de Pose et son suffragant pour la province de New-Brunswick et pour les îles du Cap-Breton, du Prince-Edouard et de la Madeleine.On n’avait pas encore vu quatre évêques réunis dans une même église en Canada.La cérémonie tut exécutée à la satisfaction de tous les assistants.Lady Dalhousie l’honora de sa présence, et l'on assure que Son Excellence le gouverneur en chef y aurait aussi assisté, s'il n'eut été engagé à 1111 voyage depuis longtemps prémédité et qui ne souffrait point de délai.Mgr Pruneau, curé de Peauport, y prononça un discours analogue à la circonstance.L après-midi, le nouveau prélat chanta vêpres à la basilique." Mc,k Joskph Sic,x.\s' Mgr Joseph Signay, nommé évêque de Eussala en Xu-midie et coadjuteur de Québec par Léon Nil le 15 décembre 1826, fut sacré dans la cathédrale de Québec, le 20 mai 1827, par Mgr B.-C.Panet.Mgr Signay était, lors de sa nomination à l’épiscopat, curé de Notre-Dame de Quebec, et il continua à agir connue tel jusqu'au ter octobre 1831.Mou Pikkui.-Ki.avikx Ti'kgkox Mgr Pierre-Flavien Turgeon élu coadjuteur de Mgr Signay le 14 février 1833, fut sacré évêque de Sydime in partibus le 1 1 juin 1834, dans la cathédrale de Québec, par Mgir Signay, assisté de Mgr Lartigue et de Mgr Gaulin. 102 Mgr William Dullard Mgr William Dullard, qui avait été ordonné prêtre à Québec le 12 octobre 1817, fut nommé évêque du Xouveau-Brunswick en 1843.J1 fut sacré sous ce titre, dans la cathédrale de Québec, le 11 juin 1843, par Mgr Turgeon.Xous lisons dans le Canadien du 12 juin 1843 : sacre de Mgr Dullard, premier évêque du Nouveau-Brunswick.a eu Heu hier dans la cathédrale de Québec.“C’est Mgr l'évêque de Sydime qui a fait la cérémonie tout en célébrant le 9e anniversaire de son sacre.Mggrs les évêques de Québec et de Montréal assistaient l’évêque élu.Il \ avait grand concours de peuple pour contempler cette imposante cérémonie.Elle a commencée à 8 heures et demie et a fini après midi.” Mgr Edward-John Horan Le sacre de Mgr Edward-John Horan, successeur de Mgr Phelan sur le siège épiscopal de Kingston, eut lieu dans 1 église Saint-Patrice le 1er mai 1858.J lusieurs évêques, un grand nombre de prêtres et une our considerable de fidèles assistaient a la cérémonie.C’est Mgr Baillargeon, assisté de Mgr Prince et de Mgr Pinsonneault, qui sacra Mgr Horan.* Le sermon fut donné par M.l’abbé Kelly, curé de Brock-ville, dans le diocese de Kingston, qui prit pour texte ce passage des Psaumes : “Renovabitur ut aquilæ juventus tua • Votre jeunesse sera renouvelée comme celle de l’aigle”.Mgr Jkan Langkvin Le diocèse de Rimouski fut créé le 15 janvier 1867 Par une bulle datee du même jour, M.l’abbé Jean-Pierre-François Laforce-Langevin, principal de l’école normale Laval, de Quebec, était choisi par Pie IX comme premier évêque’du nouveau diocese.1.1 ^HngCvin lut sacrÉlc‘ Ier mai 1867, dans la cathédrale de Quebec, par Mgr Baillargeon, évêque de Tloa.Mgr J loran et Mgr Laflèche agissaient comme assistants de Mgr Langevin.s C’est Mgr Larocque, évêque de Saint-Hvacinthe, qui donna le sermon au sacre de Mgr Langevin.’ Il avait nris l)om texte ces paroles des actes des apôtres: ‘‘Posuit Vos episcopos regere Ecclesiam Dei Spiritus Sanctus”, le Saint- 103 — Esprit vous a établis évêques pour gouverner l’Eglise de Dieu.” En terminant son compte-rendu du sacre de Mgr Lange-vin.le rédacteur du Courrier du Canada écrivait : "Sainte Thérèse disait, en parlant des cérémonies du culte catholique : “Je donnerais ma tète pour la plus petite cérémonie de l’Eglise.” “Ceux qui ont eu le bonheur d’assister à la consécration d’un évêque peuvent au moins comprendre, s'ils ne peuvent la sentir, l’attraction ’ pour les âmes pures et aimantes les imposantes cérémonies du culte catholique.” Son Eminence le cardinal Taschereau C’est le 24 décembre 1870 que M.le grand-vicaire El-zéar-Alexandre Taschereau fut préconisé archevêque de Québec.Les bulles du nouvel archevêque de Québec arrivèrent à l’archevêché le 23 février 1871.Mgr Taschereau fut sacré dans la cathédrale de Québec le 19 mars 1871, par Mgir Lynch, archevêque de Toronto, assisté de Mgr Horan, évêque de Kingston, et de Mgr Larocque.évêque de St-Hyacinthe.Six autres évêques et plus de cent cinquante prêtres assistèrent à la cérémonie.Mgr Langevin, évêque de Rimous-ki, fit le sermon de circonstance, et le curé de Québec donna lecture du mandement d’entrée de l'archevêque.“L'obéissance, Nos Très Chers Erères, disait Mgr Taschereau, l’obéissance à la voix du vicaire de Jésus-Christ nous fait un devoir de monter sur ce trône archiépiscopal de Québec, illustré par le zèle, la prudence et la vertu de nos prédécesseurs.Dieu nous est témoin que nous 11’avons ni recherché, ni désiré cette charge redoutable dont nous comprenons aujourd’hui, plus que jamais, les dangers et la responsabilité.” Mgr Antoine Racine Le 28 août 1874, le pape Pie IX érigeait le diocèse de Sherbrooke, qui devait comprendre un démembrement des diocèses de Québec, Saint-Hyacinthe et Trois-Rivières.Par une bulle datée du 1er septembre 1874, le vicaire de Jésus-Christ nommait M.Antoine Racine, curé de l’église Saint-Jean-Baptiste de Québec, premier évêque du nouveau diocèse.9 104 — Le 18 octobre 1874, Mgr Racine était sacré dans l’église Saint-Jean-1îaptiste «ju il allait «|iiitter pour toujours.Le prélat eonsccrateur tut Mgr L.-A.Taschereau, archevêque de Québec.I.a ceiémonie lut 1 une des plus belles et des plus imposantes dont la vieille cité de Champlain ait été témoin.Ce tut Mgt La flèche, évêque des I rois-Rivières, .alors dans toute la \ igueur de son beau talent, qui lit le sermon, admirable pièce d éloquence dont se rappellent encore avec admiration ceux qui eurent le bonheur de l’entendre.Mou Domixiquk Racixk Mgr Dominique Racine, premier évêque de Chicoutimi, tut sacré dans la basilique de Québec le 4 août 1878., XÎ.Q‘ Taschereau fut le prélat consécrateur.1/évêque élit de Chicoutimi était accompagné comme assistants de Mgr Labre et de Mgr Antoine Racine, son frère., [se sermon fut donné par M.l’abbé Hamel, recteur de 1 Université Laval.( So\ LmiXKXCK LI' CARDINAL BlvGIN , .J o andiau Mgi Louis-Xazaire l’egin, élu évêque de t hicoutimi le ter octobre 1888, fut sacré dans la basilique de Quebec le _’N octobre 1888 par Son Eminence le cardinal 1aschereau.T h ici une belle tête pour la ation catholique de Quebec, disait le Courrier du Canada au lendemain du sacre de Mgr Régin.c’était une belle fête et par elle-même et par les souvenirs qu'elle était de nature à réveiller."l’our rehausser la pompe déjà si imposante des cérémonies de la consécration du nouvel évêque de Chicoutimi, on avau décoré le chœur de la basilique et le trône pontifical ; ma,s tic tontes ces décorations, la plus belle, la plus majestueuse.c étaient les milliers de fidèles qui, à neuf heures, se pressaient sous les voûtes austères de la basilique ; c’était ce gland coucou 1 s de prêtres venus de tous les coins de la pro-\ nice .e était, surtout, la présence des membres de l’épiscopat et des représentants de ceux qui sont actuellement dans la \ illc Eternelle."Toutes les cérémonies de l’Eglise sont belles, mais une des plus imposantes est sans contredit la cérémonie de la consecration dun évêque.Hour faire comprendre aux fidèles 4 par des signes extérieurs la grandeur et la mission de l’évêque dans la société chrétienne, l’Kglise déploie «à sa consécration une pompe extraodinaire.Elle met à contribution tout ce qu'elle a de plus précieux dans ses ornements, de plus solennel dans ses rites.” Mgr Andrk-Ai.üert Blais Mgr André-Albert Blais, évêque de Germanicopolis et coadjuteur de Mgr Langevin, évêque de Rimouski, fut sacré dans la basilique de Québec le 18 mai 1890.Son Eminence le cardinal Taschereau fut l’évêque con-sécrateur.Les évêques assistants furent les deux plus jeunes membres de l'épiscopat, Mgr Lorrain, de Pontiac, et Mgr Bégin, de Chicoutimi.Mgr Langevin donna le sermon.11 rappela, en commençant, que lui-même avait été sacré dans la basilique de Québec vingt-trois ans auparavant.• Les évêques présents au sacre de Mgir Blais étaient XX.SS.Taschereau, Labre, Duhamel, Langevin, Laflèche, Racine.Moreau, Lorrain, Bégin, Glut.On comptait aussi 150 à 200 prêtres.Mgr M iciikl-Tho.mas LabrKcqvk Le sacre de Mgr Michel-Thomas Labrecque.successeur de Mgr Bégin sur le trône épiscopal de Chicoutimi, eut lieu dans la basilique de Québec le 22 mai 1892.Le consécrateur fut Son Eminence le cardinal Taschereau et les évêques assistants XX.SS.Begin et Blais.Le sermon de circonstance fut donné par Mgr Gravel, évêque de Xicolet, cpti prit pour texte ces paroles de )ésus-Christ : “Emîtes docete omîtes génies.Mgr Gravel lit voir comment l’Eglise fondée par Jésus-Christ, accomplit sa mission.sur quelles bases divines elle repose, a quels besoins répond son autorité enseignante et par quelle lorce surnaturcl-re elle résiste à toutes les erreurs.Mgr l’Ari.-ErcKNK Roy Mgr Paul-Eugène Roy, évêque d Elcuthéropolis et auxiliaire de Québec, fut sacré dans la basilique de Québec le to mai 1908, par Mgr L.-N.Bégin.^ , , Les archevêques et évêques présents a la ceremonie de consécration étaient : Mgr Duhamel, archevêque d’Ottawa ; Mgr Bruchési, archevêque de Montréal ; Mgr Blais, évêque de Rinmuski ; Mgr Labrecque, évêque de Chicoutimi : Mgr C lout ici, ev etjue des 1 rois-Riviercs ; i\ I jgr Bernard, évêque de Saint-Hyacinthe ; Mgr Kniard.évêque de Valley Held ; ]Mgr Brunault, évêque de Xicolet ; Mgr Racicot, évêque auxiliaire de Montréal.On comptait aussi un grand nombre de prélats romains et plus de deux cents prêtres.Le sermon fut donné par Mgr Cloutier, évêque des Trois-Rivières.Détail édifiant : Mgr Bégin, le consécrateur, avait pour diacres d’honneur deux des frères de Mgr Roy, et Mgr Roy avait pour assistants ses deux autres frères dans le sacerdoce.Mgr Ouvikr-Ki.zkar Matiiikt Mip ( )h\ km -Rlzéar Mathieu nomme premier évêque de Regina le _>i juillet 1911 fut sacré dans la basilique de Québec le 5 novembre suivant par Mgr L.-N.Bégin.\ ingt-deux archevêques et évêques étaient présents a la consécration épiscopale de Mgr Mathieu.Cetaient : Mgr Stagin’.Mgr Bégin, Mgr Langevin.Mgr Bruchési, Mgr Gauthier, Mgr McCarthy.Mgr Spratt, Mgr Blais, Mgr Emard Mgr Lorrain, Mgr Labrecque, Mgr Cloutier.Mr,r Caseyi Mgr Barry.Mgr Brunault, Mgr Archambault, Mgr Bernard, Mgr l’ascal, Mgr Grouard, Mgr Latulippe, Mgr Char-lebois.Mgr Roy.On comptait, en outre, dans la basilique une trentaine de prélats romains et plusieurs centaines de prêt res et de religieux.Jamais la vieille basilique de Québec n avait vu assemblée aussi illustre.Le sermon fut donné par Sa Grandeur Mgr Rov, évêque d'Rleuthéropolis et auxiliaire de l’archevêque de Québec.• > '/J e®u,n^> jusqu a date, vingt-deux évêques ont été sacres a Quebec, dix-sept dans la cathédrale ou basilique un dans 1 ancienne chapelle du Séminaire, un dans l’église de vSaint-Roch un dans la chapelle des Ursulines.un dans l’é-g ise Saint-1 atrice et un dans l'église Saint-Jean-Baptiste P.G.R., .QUESTION .Jres ''es Saint-Lierre et Miquelon étaient-elles sous la juridiction de 1 evecjue de Québec avant 1759 ?Dans l’affirmative, quels turent les missionnaires envoyés dans ces îles sous le regime français ?' ^ ^ ^ — io7 — LES SHERIFS DE MONTREAL (1763-1923) L’expression shérif paraît être formée de deux mots saxons : seyrc ou shire (comté) et reeve (gardien, baillif ).On appelle ainsi, de nos jours, le représentant de la Couronne à qui sont confiées l’administration et l’exécution de la justice dans un comté ou dans un district (1).Les principales attributions de ce haut fonctionnaire peuvent se résumer comme suit : il nomme les jurés qui statuent dans les procès civils et criminels ; il veille à l'exécution des jugements des cours de police et d’assises : il saisit les biens immeubles ; il perçoit les amendes ; il maintient la paix, et pour cela, a le pouvoir d’appréhender et de requérir toute force publique pour réprimer les troubles ; enfin, il administre le palais de justice et les prisons, A Montréal, comme à Québec, la charge de shérif ne fut créée qu’en 1762 et le titulaire était dit Provost Marshal.Depuis 17(12, seize shérifs se sont succédés à Montréal ainsi que nous avons pu l'établir en nous aidant des liste publiées, l’une en 1869 par M.Mathieu, et l’autre en 1902 par M.F.-J.Audet : Nicolas Turner.Ed.Wm.Gray.F.W.Krmatinger.Louis Gugy.1 Ion.R.de St-Ours Hon.T.Pothier.Andrew Stewart.H.E.Barron.J.Boston.J.Boston.j.Boston.W.F.Coffin.J.Boston.A.M.Del isle.L.T.Bouthillier.C.A, Leblanc.23 septembre 17(12 .rer mai 1776 .24 décembre 1810 , .3 mars 1827 .3 avril 1837 .21 septembre 1839 .21 septembre 1834 .26 septembre 1839 .26 septembre 1839 .4 mars 1841 .i(> février 1842 .[(> février 1842 .17 mai 1851 .12 mars 1862 .19 décembre 18(13 .28 n n ombre 1872 (Il Sur l'origine «le cette charge, voir la volumineuse étude publiée dans lu Revue légale de 1861», par M.Mathieu, alors shérif de Sorel. Hon.I’.J.O.Chauveau.io septembre 1X77 Hon.J.R.fhibaudeau.9 mai 1X90 Hr L.J.Lemieux.15 janvier 1910 Nicolas I irxkk ( 17(12-1776).— Jusqu'à l’invasion américaine, la charge de shérif, en Canada, lut confiée à un Provost Marshall nommé à vie et qui vécut en Angleterre.Le lointain titulaire se nommait Nicolas Turner et sa commission date du 23 septembre 1762, ou 1763, ou 17(4.( Le lecteur peut choisir, car les auteurs qui ont adopté ces différents millésimés, sont également dignes de créance.) (2) Quoiqu il en soit, si Nicolas Turner ne voulut pas quitter son pays, ses députés qui besognaient étaient tenus de demeurer dans notre province (3).Pour Montréal, d’après les archives locales et fédérales, le premier assistant prévôt maréchal semble avoir été Edward Chinn (4) et le second Edward-Wm.Cray.Celui-ci reçoit sa commission du gouverneur Murray, le 12 juin 176=; ( 5 1 et pendant une décade, il est seul à signer toutes les procédures de son office.I <11 une sérié de lettres dont copies sont aux archives d'Ottawa, on apprend que le sieur Turner s’attendait à rcti-iei au moins dix shillings par jour.Or en 1765 il constate que sa sinécure n est pas sutlisannnent rétribuée et il se plaint du fait au lord trésorier de Sa Majesté et celui-ci demanda aux lords commissaires du commerce et des plantations de lui accorder des émoluments plus élevés.I endant combien d années, Nicolas Turner perçut-il à Londres, sa part des deniers publics, nous l’ignorons Mais 1 on sait que la charge de Provost Marshal disparut en 1776 et le successeur de M.Turner prit le titre de shérif.MnIi^reS’,tla"S, A collection of several Commissions, p.131, Corlt 1 M.Mathieu dans I ouvrai déjft cité, écrit 1704 et M.Andct nui a pouf1702.'* S lL‘ reBi"trc A- ,U'S ,mPt'rial commissions, tient (.i) Iloutre et Lart>au, Le droit civil canadien, I, p, 540., M4!.On ignore lu date üi'.S Cr0'VOnS '1Ue L'l‘S f01K'tio.i"uires ont dû exercer ailleurs Ju’ft Edward-William Gray (1776-1810).—Né en Angleterre, le 4 décembre 174-’, il vint au Canada en 1760 et c’est au cours de la traversée que le jeune Gray devint franc-maçon.M.F.-J.Audet en a raconté les circonstances dans le Bulletin de 1902, p.16.A peine âgé de 23 ans, K.-W.Gray obtint une commission de notaire pour la région de Montréal, puis le 12 juin 1765, il devenait Deputy Provost Marshal, eu sorte qu’il fut pratiquement shérif dès lors.Cependant, il n’en reçut le titre que le 1er mai 1776 en même temps qu’il recevait Sa nomination de maitre de poste.Ce fonctionnaire, qui avait épousé Margaret Oaks en 1797, mourut le 22 décembre 1810.Contrairement à ce qu’on a prétendu, il ne fut pas le premier notaire anglais de la région de Montréal, mais plutôt le troisième.FkEdkriok-Wiixiam Ermat 1 ncicr (1810-1827).— 11 était marchand à Montréal, lorsqu’il fut appelé, le 24 décembre 1810, à succéder à feu Gray, en ses fonctions de shérif et de maitre de poste.Le sieur Krmatinger mourut le 28 février 1827, âgé de 58 ans.I Ion.Louis Gugy (1827-1837).—Suisse d’origine, il naquit au mois de janvier 1770, en France, où son itère commandait un corps de Gardes.Louis Gugy épousa a Londres, en 1795, Julianna O’Connor (5).Au Canada, le sieur ( mgy, s’établit d’abord â Yamachichc, sur une propriété que lui avait léguée son oncle, Conrad Gugy.II fut député de Saint-Maurice de 1816 â 1818, puis membre du conseil législatif de 1818 â 1838, cela ne l’empêcha pas d’être shérif des Trois-Rivières dès le 8 août 1805, puis shérif de Montréal, a compter du 3 mars 1827, jusqu au mois d’août 1837, alors qu’il perdit sa charge après avoir été accusé de malversations durant la session de 1835-3^ (6).Louis Gugy qui était un polyglotte, parlait couramment quatre langues.11 mourut a Montréal le 17 juillet 1840.1 Ion .Fr a n co 1 s - Roc 11 ni- Saint-Ours (1837-1839).— Par un hasard malheureux ce fut au début des troubles de (.">) Bulletin des Recherches Historiques, lî>17, p.312 et sulv.(6) Note (le M.Audet. IIO — 1837-1838, qu’un Canadien-français fut pour la première fois nommé shérif.Xé au manoir de Saint-Ours le 18 septembre 1800, député de Richelieu en 1824 et en 1830, conseiller législatif en 1832, il fut nommé shérif le 3 avril 1837.Mort le 10 septembre 1839.Nous avons publié la formule des serments qu’il prêta lors de sa nomination, dans le Bulletin de 1919, p.235- ( .Hon.Toussaint Pothier (1839).—Né à Montréal le ]t> mai i~/i, M.Pothier suivit la carrière du commerce comme son père et comme lui acquit une jolie fortune qu’il plaça dans les immeubles.Le sieur Pothier occupa plusieurs charges officielles que nous avons énumérées dans le Bulletin de 1920, j).223.a Il avait épousé a Montréal, le 10 janvier 1820, Anne-Françoise Bruyère, et il décéda le 22 octobre 1845.Après la mort de l’hon.M.de Saint-Ours, l’hon.M.Pothier fut appelé à le remplacer avec Andrew Stewart le 21 septembre 1839, mais pour une raison qui nous échappe, deux autres shérifs furent nommés, cinq jours plus tard.Andrew Stewart ( 1839).—Le sieur Andrew Stewart qui fut nommé shérif conjoint avec l’hon.M.Pothier le 21 septembre 1839 et qui tut remplacé le 2b du même mois, ne doit pas, nous dit AL F.-J.Audet, être confondu avec Andrew Stuart qui tut députe et solliciteur général.XTotre confrère croit cependant que c’est ce même personnage qui avait été nommé commissaire pour les réparations au palais de justice de Québec, le 18 juin 1815.t Hughes-Edmond Barron (1639-1841).—Baptisé à Notre-Dame le rr septembre 1807.il était fils de Thomas Barron, notaire, et de Marguerite Forretier.Le 25 avril 1833.il épousait à Montréal, Catherine-Chai lotte Saveuse de Beaujeu, fille de feu l’hon.Jacques Philippe S.de Beaujeu, seigneur de Soulangies et de la Nou-velle-Longueuil, et de Catherine Chaussegros de Lery.Il 11 avait que 32 ans, lorsque le 26 septembre 1839, il tut nommé shérif conjoint de Montréal avec John Boston.Ce fut sous.AI.Boston que la messe fut célébrée pour la première lois à la nouvelle prison du Pied-du-Courant, le 23 février 1840.Une partie des effets nécessaires avaient été fournies par le séminaire de Montréal et le reste acquis par une souscription opérée par M.Barron, qui était en même temps niarguillier de la paroisse de Notre-Dame (7).Ajoutons que M.Barron était bien favorable à Mme Gamelin qui visitait les prisonniers et qui commençait alors l’œuvre admirable qui est devenue l’Institut des Sœurs de la Providence.(H) Be shérif Barron décéda le 5 mars 1841, âgé de 33 ans et quelques mois.( 9) John Boston ( 1839-1862).—Né en Ecosse, probablement en 1786, il dut venir assez jeune en Canada, car le 9 avril 1810 il obtenait une commission d'avocat, à Montréal.Be 7 décembre 1814, il épousait Isabella Stewart et, le 16 novembre 1826, il convolait avec Marguerite Walker, de Québec.Bes archives judiciaires contiennent quantité de documents à son sujet, car il fut propriétaire des seigneuries de Saint-Jacques, de l’Acadie, etc.Il possédait aussi un magnifique terrain sur le chemin Sainte-Catherine, tout près du site actuel du couvent de Jésus-Marie, à Outremont.Nommé shérif conjoint avec M.Barron, le 26 septembre 1839, il fut commissionné seul ou avec un compagnon à trois reprises.Il mourut le 8 mars 1862, âgé de 75 mis.W11,1,1 am-FosTKr Coi'itn (1842-1851).—Né a Bath.Angleterre, en 1808, il vint au Canada avec son père qui était major dans les troupes, en 1813.Be jeune Coffin apprit le français à Beauport, puis retourna en Angleterre en 1815 pour compléter ses études.11 revint en 1830.Avocat a Montréal en 1835, attaché au secrétariat du gouverneur du Bas-Canada en 1838, magistrat en 1839, i! devenait shérif avec M.Boston le 16 février 1842.Une réduction d'émoluments fut cause qu'il donna sa démission en 1851.Par la suite, il occupa un grand nombre de charges diverses.(7) Annuaire de Ville-Marie, I, .".'17.4011.(S) Voir Notes historiques, par les Sieurs de la Providence, I».23.()t) Son frère, l'avocat Thomas Barron était mort ilgé de :!7 ans.le ](i janvier précèdent, «"est A tort que l'histoire des Ursulines des Trois-Rivières, vol.III.p.422, le désigne comme celui qui fut shérif de Montréal. I 12 * >u lui doit uik“ histoire très louée intitulée iftu : The yanmil its moral ; .1 Canadian Chronicle, paru en 1864 et Jlioiujht on defense from a Canadian point of vicie publié en 1870.' ’ 1 ¦M.Collin qui était devenu lieutenant-colonel de milice mourut en 1878, à Ottawa.Ar.Kx.\\i)ki-M.\rRicK Dk Ltsu: (1862-1863).—Bapti->e a Montreal, le _>i avril 1810, il épousait le 20 avril 18?Marie-Angdique, fille de l’hon.Augustin Cuvillier, négociant et homme politique de renom.Al De Lisle fut shérif du 12 mars 1862 au 18 décembre ¦'3\ Ce Ju août 1866, ,1 était nommé percepteur des impôts douaniers.Il mourut en février 1880./b,/Ao‘/U| aVUnS PU,)oC‘ la ^Aiéalogic de sa famille dans le nuUctm de 1919, p.18?.Loi is-T.\\cki;i)K BorTmu,n:n (1863-1872) —M De Lis e quitta son poste de shérif le 18 décembre 186?et le lendemain, il était remplacé par Louis-Tancrède Bouthillier alors percepteur des douanes.M.Bouthillier était ' ’ ne a Bouthillier et le 19 janvier I rottier-I)es-Sabrevois de Montreal le mars 1796.du mariage de Jean de Louise l’erthuis.Il épousa, à Montréal 'IM?- Lninçoise-tGeneviève, fille de Benjamin nvieres- Beaubien et de Françoise-Geneviève Bleury.Nommé commissaire des terres de la Couronne en 1837 il resta en fonctions jusqu’en 1850.A cette date, il était pro-11111 pmeptem des douanes de Montréal, puis, en 1863 ilde-yenait sherit du district.M.Bouthillier démissionna en 16/2, age de 85 ans.Ajoutons que M.Bouthillier fut président de la Société 8.01111 -Jean-Baptiste en 1864, et marguillier en 1829.CuAki.Ks-Axnu.; Lkiu.axc ( 1872-1877).—Il „aquit à Montrea! le 18 août .8,6.S’étant enrôlé dans le fameux C lui» des I ils de la Liberté, en 1837, il gagna, de ce chef d’être emprisonne pendant cinq mois, ce qui ne l’empêcha pas d être admis au barreau en 1838.Il devenait bâtonnier de son ordre en 1863, conseil de la Keme en 1867, président de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1867-68, marguillier de Notre-Dame en 1871, membre du i*3 conseil de l’Instruction Publique et shérif, en novembre 1872.M.Leblanc mourut le i(> août 1877.L'honokablk P.-J.-O.Chauvüai: (1877-1890).— Pierre-Joseph-Olivier Chauveau né à Québec, en 1820, fut tin homme ” ' , un littérateur et un orateur très distin- gué dont la biographie a éîé faite maintes fois.Nous nous contentons d’énumérer quelques-uns des faits saillants de sa longue carrière.Admis au barreau en 1841, il était élu député en 1848, nommé solliciteur général en 1851, surintendant de l’Instruction Publique en 1855, puis président de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1865-fit).Avec l’avénement de la Confédération, il devenait premier ministre de la province de Québec, ( 1867-1873) ensuite.on le voit président du sénat de 1873 à 1874, professeur à l’Université Laval, et shérif de Montréal de 1877 à 1890, année de son décès.L’noNouAuui JosKiMi-kosAiKi: TiniiAunKAr (i8-1909).—Né au Cap-Santé, comté de Portneuf.le 1er octobre 1837, M- Thibaudeau débuta dans le commerce à Montréal et lit longtemps partie de la fameuse maison de gros Thi-beaudeau Frères.Il fut tour à tour président de la Royal Electric Co.; vice-président de la Royal Insurance Co., de la cie de téléphone Bell et de la filature de coton de Montréal ; directeur de la North American Life Assurance Co.; et de la Banque Nationale.Nommé sénateur le 1 q janvier 1878.il acceptait en plus le poste de shérif le 9 mai 1890.M.Thibaudeau est mort le 16 juin 1909.Lons-JosKi’ii Lkmiki x (1910).—Fils d’I lormisdas-Alphonse Lemieux et de Marie-Anne Philomènc Bisaillon, le shérif Lemieux naquit à Montréal le 1 t avril 1869.Il étudia la médecine à l’Université Laval de Montréal, puis à Paris.De 1893 ;i ^96, il exerça sa profession à Portland.Ore.où il était attaché à l'IIôpital Saint-Vincent.Durant la même période, il fut professeur d'histoire de la médecine à l’Oregon State University.A son retour à Montréal, il fut nommé professeur d’histoire de la médecine à l’Université Laval.Elu député de Gaspé à l’Assemblée législative, en 1904, il démissionnait le 15 janvier 1910 pour devenir shérif.7179 En 1912, M.Lemieux dût veiller à l’aménagement de la nouvelle prison de Bordeaux, puis à l’organisation de la CoinJuvénile.Enfin, il fut nommé président du bureau de censure pour la province de Québec, charge qu’il a abandonnée depuis.M.Lemieux a reçu les palmes académiques en 1911.en 1912, il a été promu officier de l’instruction publique.E.-Z.Massicotth DEUX OPINIONS PROTESTANTES SUR LES JESUITES Citons d'abord ce qu’en écrit Francis l'arkman, dans son ouvrage Jesuits in Xortli America : “On trouvera difficilement dans l’histoire de l’humanité une piété plus ardente, une abnégation de soi-même plus complète, un dévouement plus constant et plus généreux.“Dans les volumineux recueils de cette époque, on ne voit pas une ligne qui permette de soupçonner qu'un seul de cette troupe héroïque ait faibli ou hésité.“Leurs ennemis peuvent, s’ils le veulent, les taxer de fanatisme ou d’un aveugle enthousiasme ; jamais la calomnie ne pourra du moins les convaincre d’hypocrisie ou d’ambition.Ils entraient dans la carrière avec la droiture d’âme des saints et l’héroisme des martyrs.” Joignons à ce beau témoignage celui d’un autre protestant, 1 historien Bancroft, qui, dans son History of United States, après le récit de la mort héroïque des missionnaires du Canada, tués par les Iroquois, écrit : "On demandera si ces massacres refroidissaient l’ardeur des missionnaires.Je réponds qu’ils ne reculèrent jamais d un pas.Comme dans une armée de braves, de nouveaux guerriers sont toujours prêts à remplacer ceux qui tombent ; ainsi, parmi eux, jamais l’héroïsme n’a fait défaut, et jamais ils n ont refusé de concourir à une entreprise qui pouvait tourner a l’avantage de la religion ou à la gloire de la France.” >5 — LE CONSEIL DE GUERRE DU 13 SEPTEMBRE 1759 Dans la lettre de l'intendant Bigot au maréchal de Belle-Isle, ministre de la guerre, datée de Montréal le 15 octobre J759, nous lisons : "M.le marquis de Vaudreuil, après cette bata:"p nerdue (bataille des Plaines d’Abraham) fit assembler le conseil de guerre pour voir quel parti il convenait de prendre.Il pensait qu’on pouvait rattaquerle lendemain à la pointe du jour, en rassemblant toutes nos forces, tant celles de M.de Bougainville, qui étaient les meilleures et qui n’avaient point donné, qu’une partie de celles de la ville et celles de notre camp.J’étais aussi de cet avis ; mais tous les officiers du conseil insistèrent sur la retraite à faire à Jacques-Cartier.M.le marquis de Vaudreuil, voyant ces messieurs persister dans leur sentiment, craignit de compromettre la colonie et ordonna la retraite pour dix heures du soir.” Tous nos historiens ont mentionné ce conseil de guerre tenu dans l’après-midi du 13 septembre 1759.mais nous croyons que le procès-verbal de cette tragique réunion n’a jamais été publié.Nous le trouvons joint à une lettre du gouverneur de Vaudreuil au ministre du 5 octobre 1759.Cette pièce porte pour titre : "Copie du conseil de guerre tenu le 13 septembre chés M.le marquis de Vaudreuil.’ “Le 13 septembre 1759 la bataille perdue, M.le marquis de Vaudreuil a sur le champ par un billet particulier invité M.l’Intendant, les chefs des corps et ceux devenus dans les cas de le représenter, M.le Chev.de Montreuil, Major Général de l’armée, M.de Pontleroy, Brigadier des ingénieurs, et M.Dumas, inspecteur, Major Général des troupes de la Colonie, de se rendre chés lui pour résumer les avis d'un chacun dans la circonstance critique où se trouve la Colonie a tous égards.“Ce Gouverneur Général y a proposé s’il y avait quelque moyen à pouvoir réattaquer l’ennemi, avis qui a été unanimement rejeté et par la faiblesse, et par la dispersion, et par le harassement des troupes.Se replier a paru le seul parti militaire à prendre, la position du camp de Beauport devenant insoutenable et pour n’étre séparée d’une armée victorieuse et supérieure en force, tant par le nombre que par ii6 — l'espèce et pour n’avoir devant soi qu’une rivière payable presque partout à basse mer et retranchée à la rive sur laquelle l’ennemi pouvait se porter dès le soir même.D’ailleurs par sa situation actuelle et sans autre déplacement nous couper toute communication avec nos vivres et faisant un mouvement par sa gauche toute espèce de correspondance avec le pays, par conséquent toute retraite et par une suite nécessaire entrenait la perte totale de la Colonie.L’anglais maître du lleuve ayant jj vaisseaux passés au-dessus de Québec et un nombre considérable de berges pouvant à son gré se porter sur telle partie de la rive gauche qu’il jugera à propos, l’unique dépôt de nos vivres et la seule ressource que nous ayons, étant au-dessus de la rivière de Jacques-Cartier, la position bonne par elle-même ne pouvant être attaquée de front ni tournée par sa gauche a été jugée la melieure dans l'occurence présente et absolument indispensable à occuper dans la crainte que l'ennemi ne vienne à nous y devancer.“Toutes ces raisons combinées ont déterminé à exécuter dès le soir même la retraite quoique forcée par la brièveté du tems, par le manque de moyens et de ressources à faire quel-qu’abandon et l’ordre du jour a été donné en conséquence.“Au camp de Beauport, à six heures du soir, le 13 septembre 1759.“Signé : Vaudreuil, Bigot, Dalquier, Poulariés, Pontle-rov, Dumas, 1 >nchat, Manneville et Duparquet.Pour copie, signé Vaudreuil.” (1) Les membres du conseil de guerre du 13 septembre 1759 furent donc le gouverneur de Vaudreuil ; l’intendant Bigot ; M.Dalquier, commandant du régiment de Béarn ; M.de Poulhariés, pins ancien capitaine du régiment de Royal-Roussillon : M.de l’ontleroy, brigadier des ingénieurs ; M.Dumas, major-général des troupes de la colonie ; M.Duparquet, plus ancien capitaine du régiment de la Sarre ; M.de Manneville, plus ancien capitaine du régiment de Guyenne ; et M.Duchat, plus ancien capitaine du régiment de Languedoc.Le chevalier de Montreuil, major-général de l’armée, invité au conseil de guerre, 11’y assista probablement pas puisque sa signature ne se troupe pas au bas du procès-verbal.( 11 Archives du CniüMln. La plupart de nos historiens s'appuyant sur les critiques militaires ont blâmé la décision prise par le conseil de guerre du 13 septembre 1759 de faire retirer l'année en arrière de la rivière Jacques-Cartier._ ( >n a vante avec raison la bravoure indomptable de l’officier français de Piedmont suggérant au conseil de guerre du 15 septembre 1759 "de réduire encore la ration et de pousser la défense de la place ( de Québec) jusqu’à la dernière extrémité.Il nous semble qu on aurait pu mettre un peu plus en lumière la belle énergie du gouverneur canadien de Vaudreuil proposant au conseil de guerre du 13 septembre 1759 de reprendre l'offensive contre les Anglais dès le lendemain, a la pointe du jour.P.G.R.QUESTIONS .Dans son Stupide \I.\c siècle, Léon Daudet, après avoir dit que c’est le paysan qui a sauvé la France au siècle dernier, ajoute (p.7-) : N est-ce pas la aussi un bienfait venu de loin, du fameux pré-carré de nos Rois /" Quelqu’un voudrait-il me dire ce que signifie, dans cette phrase, l’expression pré-carré ?Je trouve bien que faire son pré-carré c’est augmenter son territoire, arrondir ses domaines ; mais tou!?les dictionnaires indiquent que la locution pré-carré a alors un sens figuré.Quel est le sens propre de pré-carré ! Ce pré-carré aurait-il quelque relation avec notre tré-carré ' L.-P.G.1 )ans un fragment du Journal des Jésuites publié dans le grand ouvrage de M.Thwaites, The Jesuit Relations and Allied Documents (vol.LXIX, p.234), vous voyons qu’en juin 1721 cent-huit maisons de Québec furent brûlées dans l’espace de 4 heures par un feu qui commença à l’Hotel-Dieu et fut causé par la bourre d’un canon.Le Journal des Jésuites ne fait-il pas plutôt allusion ici au grand feu de Montréal ?11 me semble qu’il n'y a pas eu d’incendie aussi considérable à Québec en 1721.Mont. C.KNKALOGIE DH I/HONORABLE I’.-J.YKNIOT, PREMIER -MINISTRE DU NOUVKAU-BRUNSWICK I— La souche de la famille Yignau au Canada fut Paul Yignaux dit Laverdure, originaire de France.Il était tils de Jean Yignaux et de Renée (nom illisible au registre), de Saint-Sobel, évêché de Poitiers (France).Paul épousa, à Sainte-Famille, Ile d’Orléans, P.Q., le 3 novembre K>70, Françoise Bourgeois, tille d Antoine et de Marie Pedmont, de Saint-Paul de Paris.II— La souche de la même famille en Acadie fut Maurice Yignau, issu des précédents, et baptisé le 3 février 1764* a Sainte-Famille, 1.O.C’était un charpentier qui se rendit à Port-Royal au printemps de 170r pour travailler à la construction du fort.A l’automne de 1701, il y épousa une Acadienne nommée Marguerite Couteau qui lui donna une nombreuse famille, savoir onze enfants dont sept tils qui tous tirent souche à l’exception d’un qui décéda en bas âge.Au cours de l’année 1720.Maurice Yignau quitta Port-Roval et alla s’établir, avec sa famille, à Reaubassin où il mourut.I 11—Jacques Yignau.mieux connu sous le nom de Jacques-Maurice.et aussi Morice, naquit à Port-Royal, le 23 novembre 1702.de Maurice Yignau et de Marguerite Couteau.Kit 1725.il épousa à Beaubassin, Marguerite Arsenault.!iîle d’Abrabant et de Jeanne Gaudet.Un dénombrement pour l’année 1755 nous le montre à la Baie Verte, avec sa femme et trois tils non mariés.A l’automne de 1755, il fut déporte à la Géorgie ou.au mois de décembre, deux vaisseaux débarquèrent à Savanalt, environ 400 Acadiens qui furent distribués dans la province par petits groupes, et entretenu" jusqu'au printemps aux frais de la population.I.e gouverneur leur permit alors de se construire des bateaux et.au mois de mars 1750.ils partirent presque tous pour la Caroline du Sud.Deux cents s’embarquèrent sur des bateaux avec l’espoir de réussir à atteindre leur Acadie bien aimée.(Juelques-uns seulement arrivèrent à destination.Soixante-dix-huit d'entre eux s'arrêtèrent à Long Island • New-York 1 pour s'approvisionner, mais le gouverneur Hardy les empêcha d’aller plus loin.D’autres se rendirent jusqu’à Boston où le lieutenant-gouverneur Phips les empêcha de continuer leur route.Parmi ceux-ci étaient plusieurs membres de la famille Vignau.entr’autres Jacques dit Maurice et quelques-uns de ses enfants.I) après une liste faite à Boston le 14 août 1763, des 167 familles acadiennes formant 1043 âmes qu'il v avait sous le gou\ et nement de la baie du Massachusetts et qui demandaient de passer en Ij.Jean Yignau dit l’Ecrivain quitta Miquelon et passa au l lavre-aux-Maisons, une des iles de la Madeleine, le perds ensuite sa trace.Vraisemblablement, il y est mort.y.—Jean Yiginau, né et baptisé à Miquelon le JO septembre 1764, tils de Jean dit l'Ecrivain, alla s'établir à Arichat.Cap-Breton, où il épousa Symphorose Richard, née le 7 octobre 170S, fille de Jean et de Marie Thériault.\'I—Pierre Yignau, issu de ceux-ci, se maria a Arichat à Tharsile EeBlanc, fille de Hyacinthe.Vil—Etienne Yignau, fils des précédents, épousa a Ki-chibouctou le J4 avril 1860, Marie Maurel.Ce ménage s’établit à Pictou en 1870.YEI1 — Pierre-Jean Yeniot (l’honorable) est né à Richi-houctou le 4 octobre 1863, et fut baptisé au village de Richi-bouctou le 8 novembre suivant.L’acte de baptême dit nu il est né “du légitime mariage de Etienne \ ignault et de Marie Marrell".Il fut baptisé par l’abbé M.J.Donnolly, prêtre-vi-oaire au village de Richibouctou.En 1870, le futur premier ninistre du Nouveau-Brunsw ick accompagna ses parents qui allèrent se fixer à Pictoti, Nouvelle-Ecosse, où peu d’années après il commença à fréquenter une des écoles de cette ville.Plus tard, il entra à l’académie de Pictou et en suivit les cours pendant (plâtre ans et c’est alors que son professeur écossais lui conseilla d’adopter le nom de Yeniot au lieu de Migrait.En 1878, lorsqu’il quitta cette institution, il était l’un des plus forts de la classe des finissants, ce qui facilita son entrée au Pictou Standard en qualité de rédacteur adjoint.Tout en travaillant à la rédaction de ce journal il lui prit fantaisie d’apprendre le métier de typographe et, quatre ans plus tard, en i88j.il quittait le Pictou Standard pour entrer au Moncton Transcript à titre de typographe et nouvelliste.A cette date, M.Yeniot ne pouvait parler français, mais le lisait machinalement.Arrivé à Moncton, il se livra avec ardeur à l’étude de cette langue qu'il n'avait pu apprendre à Pictou parce que cette ville est entièrement de langue anglaise. I A* X février 18X5.M.Yeniot épousait à Scoudouc Mlle Catherine Melanson <|iii lui donna une famille de six tils, savoir : Clarence J., tnedecin et marié à Marie Léger ; Alfred S., ingénieur civil et époux de Jeanne (îautreau : |.Léonard, dentiste, et marié à Léa Vautour ; \V.alter L.lieutenant au i^-ième hat.'iillon dans la grande Guerre et marié à Mina C’o-té ; Pierre-Jean Jr dit Jack, lieutenant au fameux jbème bataillon, sous ingénieur des voies publiques au Notiveau-l’runswick, et non marié, et Francis-I\, gérant de la pharmacie Yeniot, non marié.Lu 1SX7, il quitta Moncton pour se rendre à llathurst, X.Iï.et y prendre la charge de chef d’atelier au Courrier des J’roî’inees Maritimes.Il devint aussi secrétaire financier de la compagnie de cette publication.Deux ans plus tard il prenait la rédaction de ce journal, et, en 189t.le Courrier devenait sa possession.A l'automne de 1X04, à une élection partielle, il fut élu député de (îloucester à Frédéricton.et, le 7 mai mjoo il était nommé percepteur de douane pour le port de lîathurst, poste qu’il garda jusqu’en 191 1.,\u mois de février 1917, il fut réélu député de Gloucester et peu de semaines après il était nommé ministre des Travaux publics dans l’administration hosier ; il en prit charge le 4 avril 1 «> 17.L'honorable M.Yeniot est un brillant orateur • il est libéral en politique et un fervent catholique.Il a certainement beaucoup de mérite pour avoir atteint le poste important, élevé et honorable qu'il occupe aujourd'hui.S'il eut voulu insister il aurait pu alors devenir le premier ministre de s.a province natale, puisque le vote acadien lors des élections provinciales de 1917 lui donnait ce droit.Il préféra attendre six ans, et, le ter février dernier, il était .assermenté premier ministre du gouvernement du Xouveau-llrunswick, en remplacement de l’honorable M.M .-K.Foster, qui avait donné sa démission.Il garde son ancien portefeuille, celui de ministre des 'Travaux publics.A n'en pas douter l’honorable M.Yeniot a été l'âme dirigeante dans l’administration Foster.1 ’iacidk Gaudkt 122 LES SOURCES IMPRIMEES DE L’HISTOIRE DU CA X A DA - E R A NC A1S Dans les A ’ourdies Soirees Canadiennes (1882-1888), on trouvera les études suivantes : Hubert LaRtte, par Faucher de Saint-Maurice (Vol.de 1882, p.12).Coups de plume, par Benjamin Suite (Vol.de 1882 p 35-) A propos du mot "habitant” : l’estât où il faut estre pour estre réputé habitant, par T.-P.Bédard (Vol.de 1882.P- 39)- Habitant et hivernant, par Benjamin Suite (Vol.de 1882, p.50).Lettre inédite de Créniazie (Vol.de 1882, p.53).Le gouverneur de Lauzon et ses trois fils, par T.-P.Bédard (Vol.de 1882, pp.55, 84, 115).Souvenirs d’un autre âge, par Hector Fabre (Vol.de 1882, p.99).Notre prononciation, par Ernest Marceau (Vol de 1882.p.243) .La poésie française en Canada, par Benjamin Suite (\ ol.de 1882, pp.274, 300, 356).Charette et Montcalm, par Ernest Gagnon (Vol de 1882, p.293).L accent français en Canada, par A.M.(Vol de 1882 p.386).Chronique (les drapeaux des régiments français au Canada ), par Ernest Gagnon (Vol.de 1882, p.392).Les premières missions du Canada, par'N.-Ê.Dionne (\ ol.de 1882, p.399).iH"nt“lm et 'e Canada français, par Thomas Chapais (V ol.de 1882, pp.518, 543).1 Les Sablons (île de Sable), par J.-C.Taché (Vol.de 1882, p.441).Liste des revues littéraires françaises publiées en Canada depuis la Cession jusqu'à 1883 (Vol.de 1882, p.567) l’eter McLeod, par Arthur Buies (Vol.de 1883, p.283) Octave Créniazie, par Thomas Chapais (Vol.de 1883.pp.410, 450, 521 ; vol.de 1884, p.44). Une ville française en Canada, Saint-Hyacinthe, par G.Lamothe (Vol.de 1883.p.434).Les temps héroïques du Canada et les enseignements qu’ils nous ont laissés, par J.-C.Taché (Vol.de 1883, p.513).L’hiver en Canada, par A.Achintre (Vol.de 1883, p.53 0- .' Le nom de la Yérandrie, par Benjamin Suite (Vol.de 1884.p.5).La langue acadienne, par Pascal Poirier (Vol.de 1884, P-63)- _ .• Les Acadiens, par Frédéric Gerbié (Vol.de 1884, pp.92, 103).La Yérandrie, par Benjamin Suite (Vol.de 1884.p.99).Vieux forts de l’Acadie, traduction de J.-G.Bourinot (Vol.de 1884, pp.194).La langue française et la province de Québec, par Napoléon Legendre (Vol.de 1884, pp.235, 272).Curieux mémorial (Le Memorial de Bibaud), par Oscar Dunn (Vol.de 1884, p.360).La pêche aux marsouins, par Foursin-Escande (Vol.de 1885, p.27).L’ours de la Côte Nord, par H.de Puyjalon (Vol.de 1885, p.97).^ .Louis Turcotte, par Faucher de Saint-Maurice (Vol.de 1885, p.168, 216).Les Bois-Brûlés, par P.-J.-U.Beaudry (Vol.de 1885, p.208).Sainte-Anne de Beaupré, par Laure Conan (Vol.de 1885, p.13).Un lieutenant de roi en Canada, Henri de Poincy, par Benjamin Suite (Vol.de 1886, p.10).Les derniers jours de la France en Canada, par P.-J.-U.Beaudry (Vol.de 188Ô, p.97).La langue française au Canada, traduit de Geo.-K.Elliott (Vol.de 1886, pp.173, 208).Le théâthe au Canada, par Pascal Poirier (Vol.de 1886, P- 193)- Oscar Dunn, par A.-D.DeCelles (Vol.de 1886, p.209).Auguste Achintre (Vol.de 1886, p.252). X(is premiers rapports littéraires avec la France, par Alphonse Lusignan (Vol.de 1886.p.433).ha chanson de Moore, par llenjamin Suite (Vol.de i88(), p.447).Un bon ami des pauvres, M.Kustache Picard, P.S.S., par P.-J.-O.Chauveau ( Vol.de 1886, p.530).Anticosti ou Pile de l’Assomption, par Louis-H.Taché ( Vol.de 1887, pp.4, 99).Monseigneur Taché, par J.-11.Charland (Vol.de 1887, P-347)- _ Le cardinal Taschereau, par J.-Hennas Charland (Vol.de 1887, p.435).Lachine, par Benjamin Suite (Vol.de 1887, p.481).Ki 8 et, par Benjamin Suite (Vol.de 1887.p.530).Beauharnois, par Benjamin Suite (Vol.de 1888, p.49).Bégon.par Benjamin Suite (Vol.de 1888, p.97).Eigattd et X'audreuil, par Benjamin Suite (Vol.de 1888, P- t 45).Boisherthelot de Beattcours.par Benjamin Suite (Vol.de 1888, p.Joi ).Le chemin de 1er canadien du Pacifique (Vol.de 1888, P- 259).André de Peigne, par Benjamin Suite ( Vol.de 1888, p.289).Mgr Joseph-Thomas Duhamel, par J.-11.Charland (Vol.de 1888, p.313).r.-G.R.QUESTIONS Est-il vrai que le marquis de Denonville, qui fut gouverneur de la Nouvelle-France et qui se montra si bon catholique pendant son séjour ici.était né dans l’hérésie ?A.G.En 1875, paraissait à Québec, sous le titre L'abbé Sax et scs souffleurs, une brochure de 4_* pages qui lit assez de bruit.Idle n’était pas signée.Qui était l’auteur de ce pamphlet ?Biblio. NOS CROIX DE CHEMINS Elever des croix en prenant possession de régions nouvellement explorées ou le long des routes terrestres et fluviales.soit pour conserver le souvenir d’un événement, soit dans un luit de dévotion ou de protection, fut un usage constant <|iii remonte aux premiers temps de l'arrivée (les Français dans 1 Amérique septentrionale et que nos découvreurs, administrateurs et colonisateurs apportaient de leur patrie, fus-tifions cette assertion par quelques exemples puisés dans nos annales.A 1 été de 1534, pendant son premier voyage d'exploration dans le golfe Saint-Laurent, Jacques Cartier voulut indiquer qu il prenait possession du pays au nom de Dieu et de son roi et le grand découvreur planta sur le rivage de la haie de Cîaspé, une croix, haute de trente pieds, au milieu de laquelle il y avait un écu d'azur à trois fleurs de lis surmontées de l'inscription : Vive le roi de Vrance.Cette croix, dit M.l'ierre-Georgies Roy, “est à proprement parler, le premier monument commémoratif élevé au Canada." (Bulletin des Recherches Historicities, vol.XXIII, 1>.217).Rapprochons-nous d'un siècle.Vers la Noël 1642, la petite Ville-Marie, qui 'débute au sud de File de Montréal, sur une langue de terre appelée depuis la pointe Callières, est grandement menacée par la crue des eaux.Le fondateur, admirable de foi.promet alors de faire une croix et d’aller la planter sur le mont Royal, s'il plaisait à Dieu d’arrêter l’inondation, et le danger cessa.Aussi, le jour des Rois, (b janvier 1643, M.de Maisonneuve accomplit-il sa promesse.Escorté par toute la population blanche et sans doute par plusieurs indigènes, M.de Maisonneuve porta seul la pesante croix sur ses épaules, l’espace d'une lieue et la plaça lui-même sur un point élevé de la montagne." On dressa un autel au pied de la croix et le l‘.du Perron.S.J., y célébra la sainte messe à laquelle Mme de la l’eltrie communia la première.Cette croix, où l’on avait enchâssé de précieuses reliques, devint dpuis ce jour, l’objet de pieux pèlerinages." (A.Y.-.M.I, 34t.) F ne tradition interprétée par l'abbé Chs-I’.Beaubien dans sa belle histoire du Sault-au-Récollet ( p.105) dé- 126 — signe comme site de la croix de M.de Maisonneuve un point quelconque du terrain maintenant occupé par le petit Séminaire de Montréal, rue Sherbrooke.Passons une couple de décades.Nous sommes en 1655, un lieutenant-général de Louis XIV vient d’atterrir sur nos rives.Cette année même, le marquis de Tracy fait ériger à Québec, sur le terrain du Séminaire, une croix de 65 pieds de hauteur, à un endroit qui ne devait pas être très loin de la cime du Cap.puisqu’on appelait cette croix “la croix du Sault-au-Matelot.” Son site était si joli que Mgr de Saint-Vallier aurait voulu l’acquérir.(B.R.H.1900.p.150).Le 23 mars 1O70, dimanche de la Passion,.les abbés Dol-lier de Casson et Rréhant de Câlinée plantent une croix près du lac Prié, pour indiquer qu'ils prenaient possession de cette contrée au nom du roi.En 1922, une nouvelle croix a été érigée dans la même région, à Port-Dover, par la Canadian Rational Parks, pour rappeler l'événement aux générations actuelles.(The Pake Prié Cross, Port Dover Ontario, p.12) Durant le mois de mai ibyr.M.d'Aumont de Saint-Lusson, commandant, Nicolas Perrot, interprète, et le R.P~.Allouez, missionnaire, rencontrèrent les chefs de 14 nations sauvages au Sault-Sainte-Marie.D'accord avec les indigènes, le chef de l'expédition prit possession des régions environnant les grands lacs et "la croix aux armes de France fut solennellement plantée au chant du Vcxilla Regis et de PP.xandiat." iHist, du Canada, P.C., p.175.J Onze ans plus tard, le 9 avril 1682, Robert Cavelier de la Salle, atteignit l’embouchure du Mississippi."La prise de possession du nouveau territoire, appelé la Louisiane en l'honneur de Louis XI Y, se lit au chant du Te Dcum au pied d’une croix d’écorce décorée des armes de France.” (Hist, du Canada P.P.C., p.182.) Dans les seigneuries de la future province de Québec, les croix de chemins sur terre et par eau surgirent avec la colonisation.Nous en avons le témoignage des touristes d’an-tan.L'un des plus anciens, le fameux suédois Pierre Kahn, qui parcourut la vallée du Saint-Laurent, vers 1748 et qui observa avec soin, en parle a deux ou trois reprises dans la relation de son voyage : de distance en distance, écrit-il, on voit des croix plantées le long du chemin qui court parallèlement — 127 — au rivage (entre Montréal et Québec).Cet emblème est multiplié au Canada, sans doute afin d exciter la foi du voyageur.Ces croix en bois, ont une hauteur de cinq à six verges et leur largeur est en proportion.Le côté qui fait face au chemin contient une niche renfermant une image de notre Sauveur crucifié ou de la sainte Vierge avec l’Rnfant clans ses bras et le tout est protégé contre les intempéries de 1 air au moyen d'un carreau de verre.Les calvaires érigés près des églises sont couverts de sculptures représentant tous les instiuments qu ont dû employer les Juifs pour crucifier Notre Seigneur : le marteau, les pincettes, les clous et beaucoup d autres.La croix est surmontée de la figure du coq, qui chanta au reniement de saint Pierre.” (Voyage de Pierre Kahn, II.pp.60 et 6ï.) Notre savant suédois ne sen tient pas là et nous relevons deux autres passages intéressants."A Laprairie.devant la porte ( de 1 église) il y a une croix surchargée de sculptures.” (Voyage, id., p.40)."Au Sault-au-Récollet.une grande croix est érigée sur le chemin et le gamin qui m'a servi de guide, me dit que là fut enterrée une personne qui a fait de grands miracles.(Voyage, id., p.J Kj).(A suivre) K.-Z.Massicottk QUESTIONS Donner la javnbctte est-elle une expression française ou canadienne ?Idle est, je crois, plutôt française car Mirabeau l’emploie dans une lettre à M.Peleuc.“Vous êtes, dit-il, un rude jouteur ; assez fort au reste, en joignant corps à corps votre ennemi pour ne pas chercher si souvent à lui donner la jambette.” A.W.Sir James-L.Le Moine dit que Matthew Lymhurner qui joua un rôle important à Québec peu après 1775.“came to his end, in a melancholy manner, at the Kalls of Montmorency, about 1823”.Quelle est la date exacte de la mort de Lym-burner et quel est l’accident qui en fut la cause ?X.X. DEUX PIONNIERS DE SAINT-PIERRE, II.E D’ORLEANS Jean Leclerc et Gabriel Gosselin, premiers ancêtres de deux familles dont les descendants sont légions, plantèrent lur tente, dès leur arrivée à Québec, à Saint-Pierre, ile d'Orléans.Fixés, proche l'un de l’autre, dans le haut de cette paroisse, leurs relations étaient naturellement cordiales et même intimes.Le simple fait que Gabriel Gosselin acceptait d'être le parrain de l'un des enfants de Jean Leclerc, le démontre clairement.L’acte de ce baptême se lit comme suit : “L’an de grâce mil six cent soixante un, le vingt unième jour de février, le Père Paul Ragiuenau suppléa les cérémonies du St-lîaptême à Marguerite le Clair, née le 2C1 décembre de l'année 1OO0 ( et ondoyée par le P.Claude Dabi on) du mariage de Jean le Clair et Marie Blanquette sa femme le parrain fust Gabriel Gosselin, et Marguerite de Chavigny marraine.(Signé) Paul Raguknau Cette Marguerite Leclerc épousa, en 1B77.Clément Ruel, premier ancêtre canadien de la famille Ritel.de S.Laurent, I.O., dont le nom est disparu du calendrier paroissial depuis une trentaine d’années.Le R.P.Leclerc souligne le fait, en me transmettant ce document, que ce nom de famille, dans les registres de Saint-Pierre, est presque toujours écrit “Leclerc", et parfois “le Clerc”.Comme nous devons présumer que nos premiers ancêtres canadiens savaient parfaitement comment s’écrivait, en France, leur nom de famille, leurs descendants, s’ils veulent rester fidèles à la tradition, doivent consulter nos premiers registres.Chanoine David Gosselin .QUESTION Pendant le siège de Québec, en 1759, où se retirèrent les différentes communautés de la capitale ?g.d.r
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