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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1925-04, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXI N.-D.DE LEVIS—AVRIL 1925 No -I LES CONFLAGRATIONS A QUEBEC SOUS LE REGIME FRANÇAIS (Suite et fin) Vers une heure et quart de l’après-midi.le 15 novembre 170t.pendant que les ecclésiastiques et les écoliers étaient à Saint-Michel ( Cap-Rouge), le feu se déclarait au séminaire de Québec.U11 ecclésiastique avait mis le feu de la cheminée dans le poêle et avait ensuite balayé les charbons tombés sur le plancher.Quelques minutes après, un autre ecclésiastique qui travaillait à la sculpture au-dessus de cette pièce, entendant des pétillements, descendit vivement et fut presque étouffé en ouvrant la porte, tant la fumée était épaisse.On fit des efforts inouis pour éteindre le feu, mais inutilement.Les meubles et presque tout ce qui se trouvait dans le Séminaire furent cependant sauvés.Les ecclésiastiques et les élèves arrivèrent de Saint-Michel juste pour constater que tout l’édifice était en cendre.Mgr de Laval et la plupart des prêtres du Séminaire reçurent l'hospitalité des Pères Jésuites.U11 vieux manuscrit conservé dans les archives du séminaire de Québec raconte ainsi l’incendie du 1 5 novembre 1701 : “11 est bon de remarquer qu’il arriva un accident fâcheux au Séminaire, le 15 novembre 1701.Ce fut l'incendie général de toute la maison, qui eut lieu un mardi, jour de promenade, lorsque tous, tant ecclésiastiques qu'entants, — 9ur plus de deux ans dont assurément il se faisait honneur, et qui lui coûtent le double a racheter présentement.Ce n’est pas cependant ce qui le touche le plus et dans sa perte il ne songe qu’à la maison du Roi et à quatre de ses domestiques qui ont péri dans ce feu ; pour moi je le trouve hicn heureux et madame Bégon de s’être sauvés connue ils ont fait avec leurs seules robes de chambre, car un moment plus tard ils auraient péri aussi bien que tous leurs gens.Je laisse à M.Bégon, Monseigneur, à vous rendre compte de toutes choses : tout ce que je puis vous assurer c’est qu’on ne peut être plus sensible que je le suis à la perte qu'il fait qui certainement est très grande : il m’a fait voir ses lettres et les demandes qu’il vous fait de 20 milliers de poudre à prendre ici en quatre ans dans les magasins du Roi.Je puis bien vous dire.Monseigneur, que cela ne portera aucun préjudice au public, et que c’est bien la moindre grâce que Sa Majesté puisse accorder à M.Bégon en avant accordé à bien d’autres en ce pays pour de moindres sujets” ( 1 ).Quelques jours après, le 17 février, M.d’Aigremont écrivait à son tour au ministre : "Le feu prit au Balais la nuit de la veille des Rois à environ minuit avec tant de violence qu’au premier avertissement qu'en eurent Mr et Madame Bégon ils n’eurent que le temps de se sauver en robes de chambres et en mules sans bas dans la maison du sieur La Joie, à cent pas de là.Il fai- ut Archives de 1» province de Qufbec. IOI sait un si horrible froid qu’ils auraient été infailliblement gelé avant que d’y arriver si, par bonheur, ils n’avaient eu le vent arrière.Trois de leurs domestiques ont été étouffés et consommés dans les flammes ; le Sr Seurrat, secrétaire de M.Bégon, ayant voulu passer par le jardin par une porte de dégagement qui y donne, eut la moitié du corps gelé avant qu'il fut arrivé à la première maison, dont il est mort.Mr et Madame Bégon ont bien moins ressenti la perte de tous leurs meubles et de leurs provisions qui est très considérable, que celle de leurs domestiques.Knl'm, Monseigneur, ils ont soutenu cette disgrâce l’un et l’autre, en personnes très soumises à la volonté de Dieu ; on ne peut savoir certainement comment le feu a pris à ce bâtiment ni en attribuer la faute â personne ; on conjecture seulement qu'il aura pris par le cabinet de M.Bégon, parce qu'on s’est aperçu de ce feu par la fumée qui en sortait : si cela est, il faut ou qu’il se soit communiqué par quelques ouvertures de la cheminée dans le plancher d’en haut, où il se sera conservé quelque temps sans qu’on s’en soit aperçu, ou qu’il soit entré quelques étincelles entre la superficie extérieure de la cheminée de ce cabinet et les ornements de menuiserie qui étaient dessus où il pouvait y avoir de la suie (pie le feu y ait couvé quelque temps et qu’ensuite il ait pris tout d'un coup à cette menuiserie qui était extrêmement sèche et qu'il y ait gagné dans un instant aux appartements d’en haut dont les chambres n’étaient séparées que par des cloisons de planches de pin qui est un bois très combustible étant rempli de résine.Le Roi a perdu peu de choses dans cet incendie, les effets les plus considérables de Sa Majesté étant dans un bâtiment nommé la Potasse qui n’a pas été endommagé par le feu” ( i ).Le 7 juin 1755, l’Hôtel-Dieu qui rendait tant de services à la population de Québec, était incendié.Les prêtres du Séminaire, les Jésuites, les Récollets et un grand nombre de citoyens firent des prodiges de valeur pour sauver les ornements de l’église, le tabernacle, les châsses des martyrs, le Crucifix outragé, la statue de Notre-Dame de Toute-Grâce, les peintures, la lingerie, etc, etc.La mère du Sacré-Coeur, née Marie-Anne Lajoue, périt dans les flammes.Kn moins (1) Archives «le l.i province de Québec. 102 — * "C8 "s nastere de 1 Hotel-Uieu.» :iies caicinées.Rien ‘A:! rectangle flanqué de plu- parlements des les étables, la bou- T'1 ‘ r'Z-ière ton en un mot avait été consumé, sans.compter cinq' maisons.£ Ifs toitures de deux casernes.Les leiigieuws a été mis à rHûtel-Dieu par deux matelots qui y a'al.e^[ ^ soignés e, qui voulaient * ^5^- .rZb cHnaa türenr'emtdamnés à mort pour un autre forfait C'est sur l'échafaud qu'ils avouèrent qu fls avaient mis le feu à l’I lotel-Dieu de Quebec._ ___ Dans les seuls mois de juillet et aout i/i^^J1- .bit plus de dommages par le feu que la capitale n en avait a pendant son siècle et demi d existence.C’est le 12 juillet 1759.a neuf heures du soir, que t \n'his établis à Levis commencèrent à canonnet et a >0 ouéflivc Cinq mortiers et sia gros canons ürerent de minutes en 25 minutes pendant une partie de la mut.Le lendemain matin, on constata que plusieurs maisons et au endommagées.La cathédrale, la chapelle des Jésuites et la Congrégation avaient aussi reçus des dommages.Nous relevons dans les mémorialistes du temps les dommages materiels causés à Québec par le bombardement.‘ J e 16 juillet, vers midi, une bombe qui tombe sui la mai son de la veuve Morand, y met le feu et Ja c^sume ainsi que celles de la veuve Chênevert, de M.Cardebas, dt .• et de madame de Boishébert._ , r a l e .1 juillet, peu après minuit, une bombe 11 et le Lu .la maisonVe toadamv I.ajus qui est bridée avec les matsoms de Drolet lils, de Vranchevillc, de 1 e tssier de la vc -reap, de Morier.de Hédard.de madame Dupless.s de » Coton, du sieur Rottot, des deux dames Soulard des rie _ Valin, de Mlle de Granville, de Soupiran fils, de Beilnu.ue — 103 — tils.Degrés et des déliés Channazard.soit en tout dix-huit maisons.Pour comble de malheur, une étincelle communique le feu aux pavillons placés au haut du clocher de la cathédrale pour servir de signaux, et toute la partie en bois de cet édifice religieux brûle comme le reste.Le 5 août, une estimation porte que depuis le i_’ iml.et les Anglais ont tiré 4.000 bombes et 10,000 boulets sur Qué- K Le 0 août, à une heure du matin, les pots à feu des Anglais mettent le feu en trois endroits différents de la basse-ville, savoir dans le Cul-de-Sac, dans la rue Sault-au-Mate-lot et dans la rue du Domaine ou des Soeurs, ce qui cause l’encendie de toute la basse-ville.D’église succursale et 133 maisons sont détruites.11 n’y a d’épargné que la maison de M.Yoyer et les autres au-delà vers la Construction, tant (.11 côté du Cap, ce qui fait 8 à 10 maisons, autant dans la rue Sault-au-Matelot, du côté du Cap, autant à peu près du côté de la rue, et o dans la rue des Soeurs, du côté de M - Levas- seur., ., Le 1 3 août, à huit heures du soir, un pot a feu qui tombe dans la maison de la veuve Yaucour, la consume ainsi que la maison de AL Masse qui y touche.; C'e sont là tous les renseignements donnés par les journaux du siège sur les dégâts causés par le bombai dement des Anglais, lis ne nous disent qu’une partie de la vérité car Knox, dans son Journal, et Murray, dans ses lettres au gouvernement anglais, nous apprennent que la ville était presque en ruine lorsque les Angolais en prirent possession.P.-G.P.QUESTION l’ai sous les veux un imprimé qui date de plus d’un siècle et qui se lit comme suit : “The Carouge Archers will meet on Fridav the 10th July (Mrs Sheppard s Woodfield) at 5 o’clock”.' Cette invitation adressée à M.et Mme Antrobus était signée Emily Smith.Connaissez-vous cette association québécoise t Curieux — 104 — T FS F Will FFS DE SABREVOIS, SABREVOIS DE SERMONVIÛÆ ET SABREVOIS DE BLEURY (Suite) Lk deuxieme de Bleury Tean-Clément de Sabrevois de Bleury, baptisé à Montréal le r6 juin 17-O (0 entra jeune dans l’armée, et le ter mai 1740, il devenait enseigne en second, a 1 île Royale.Seul des deux fils de Clément de Bleury, il s est marie en Canada et a laissé une descendance.Son premier mariage fut célébré en des circonstances nui durent faire époque dans les annales de la famille.^ Non seulement, la cérémonie se fit en hiver, au temps des fêtes”, mais il y avait noces doubles, car, à la meme date, Marguerite de Bleury épousait le sieur Dandonneau du ba- Leurs contrats de mariage furent dressés successivement à une journée d’intervalle ; celui de Jean-Clement avec Mlle Ganielin-Maugras, le 5 janvier, l’autre, celui de Marguerite, le 6 janvier, c’est-à-dire le Jour des Rots.Quant aux mariages, ils furent célébrés, le même jour, le y janviei.On aura une idée de l’éclat dont les cérémonies furent revêtues, par le nombre et la qualité des personnes présentes au premier des contrats : Haut et puissant seigneur, e marquis Duquesne de Menneville, chevalier de Saint-Louis, capitaine de vaisseau, gouverneur général de la Nouvel.e-France ; Le Moyne, baron de Longiueuil, chevalier de Saint-Louis, gouverneur de Montreal; Gaspard Adhemai de Lan-tagnac, chevalier de Saint-Louis, lieutenant de loi, a Montréal; Jean-Victor Varin de la Mare, commissaire de la marine et ordonnateur à Montréal ; Jacques-Joseph Gui ton de Monrepos, conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel; Pierre Paven de Noyau, chevalier de Saint-Louis, major de Montréal; François Lefebvre, sr Duplessis-haber; Charles de Sabrevois, chevalier de Saint-Louis, capitaine, oncle du futur; Christophe de Sabrevois de Sermonville, aide-major et capitaine; et dame Agathe Hertel, son épouse ; (1) Au registre, on le prénommé Jean, toujours Jean-Clément.l’ur la suite, on écrit presque- — io5 — dame Marie Gaultier, veuve de Timothée Silvain; Marguerite Gaultier, veuve de Louis Petit de LeVilliers; René Gaultier.seigneur de Varennes; Ignace Gamelin et son épouse, Louise Dufros de la Jemmerave, Joseph Gamelin.Michel Gamelin.Julie de Catalogne, jean-Baptiste Le Gras et son épousé, Geneviève Gamelin, Demoiselles Clémence et Madeleine Gamelin-Maugras, Dlles Catherine et Agathe de Lon-gtieuil, Jacques Aubuchon et sa femme, Marie-Joseph Guichard.Jean LeBer de Senneville, enseigne.Claude Drouet de Carqueville, lieutenant.Louis Dandonneau du Sablé, enseigne, Mlle Marie de Sabrevois, Jacques Le Gardeur de St-lie.rre, chevalier de St-Louis, capitaine; et Marie-Joseph Guillimin, son épouse ( Danré de Blanzy, 5 janvier 1754).Le 6 janvier, au contrat de mariage entre Louis Dandonneau du Sablé, seigneur en partie de Pile du Pas, enseigne.avec Marguerite de Bleury, les mêmes que dessus, sont presents, a peu près, avec aussi, Michel Péan, aide-major, et capitaine Louis de Chapt de la Corne, capitaine, chevalier de Saint-Louis, et Dlle Charlotte de Lantagnac.Jean-Clément de Bleury, les noces terminées, reprit son service dans les troupes ( 1 ) et passa enseigne en pied le 15 mai 1755.En cette année, le 15 juillet, il fait baptiser À Montreal, son hls aîné.Le second et dernier enfant qu’il eut de sa première femme ne vit le jour que dix ans, plus tard, après la cession.De 1756 à 1760, 1 enseigne de Bleury nous paraît activement mêlé à la vie militaire.Il s’emploie particulièrement à la conduite des miliciens et des sauvages.Mais il lui arrive une aventure désagréable qui peut-être nuisit à son avancement.En tout cas, essayons de démêler la part qu’il prend aux campagnes des dernières années du régime français.“6 mai 1757—Les 60 sauvages qui avaient été laissés par M.de Rigaud en détachement à Carillon pour aller aux l'.i u1*, J,¦ l'avis ,1c M.Montarville de la Brnère.il s'agirait ici de Ile-né-,\nialde Boucher de Boucherville né le 1er février lT.'iô il Catnrncoui.Ktunt cadet, il signait “Chevalier de Houeherville'' avant la mort de son frère aîné l'ierre, tué an siège de Québec en 1700.He "sage" chevalier avait done 2d ans, en 1750, tandis ijue le "bouillant" de Bleury en avait 20. — io8 baptisé le 19 décembre suivant (5), fut ordonné le 20 mars 1790.Aussitôt, il devenait curé des Trois-Rivières, aumônier des Ursulines et desservant du Cap de la Madelaine.Au sujet de cet abbé, nous lisons dans l’histoire des Ursulines des Trois-Rivières, au chapitre qui traite des “chapelains du Monastère” année 1792, le passage suivant : “Fendant la maladie et après la mort de M.de Saint-Onge, nous avons été desservies par M.de Sabrevois, jeune prêtre de mérite, déjà accablé de travail par les soins d’une grande paroisse et la desserte du Cap et des Forges”.De son côté, la supérieure du monastère, la révérende Mère Baby de Thérèse de Jésus, écrivant à l’évêque de Québec, s’exprime ainsi : “Monseigneur—Xous bénissons la divine Bonté qui vous a inspiré de nous continuer pour confesseur, M.de Sabrevois.le jeune Monsieur, dont le zèle et la prudence vous sont connus, a le talent de se concilier la confiance malgré sa fermeté."D’après ce témoignage, nous voyons que nos mères appréciaient les belles qualités du pieux lévite qui les dirigeait.Ce digme prêtre, outre ses qualités personnelles, descendait d'une famille très considérée dans les Trois-Rivières.Sa grand mère maternelle étant Mlle Jeanne de Boucherville, fille de M.Pierre Boucher, gouverneur des T.-R., l’on conçoit facilement qu’il fut bien vu dans notre petite ville.“Mlle'de la Broquerie nous a conservé un trait de son enfance.Etant enfant, dit-elle, j’étais allée dans la compagnie de ma mère, Clémence Gamelin-Maugras de la Broque-ric.avec un de mes cousins tout jeune alors, Jean-François Sabrevois de Bleurv, visiter Mme d’Youville, ma tante.A la lin de la visite, Mme d’Youville regardant le jeune de Bleurv.lui (lit en le touchant légèrement sur l’épaule : Tu mourras prêtre, mon petit bonhomme.“Comme on l’a vu la prédiction s’était réalisée, M.de Sabrevois, né a Chamhly le 26 octobre 1765, avait été ordonné prêt! e le 2° mars 1790.En 1793, il était curé des Trois-Kn îeres iS- chapelain du monastère.Deux ans plus tard, la (1) Mgr Tanguay, vol.III.p.350, on Mire ClPnient-Christoplie-Anne ! fait (le Jean-François un fils (le — 109 — communauté lui concédait un emplacement situé au sud-ouest de la rue Notre-Dame, vis-à-vis l'église paroissiale.“Ce terrain était une concession du io mai 1736.faite à notre communauté par MM Beauharnois et Hocquart.M, de Sabrevois faisait cet achat dans le but d’agrandir l’emplacement où se trouvait le presbytère, bâti au pied du Platon, faisant face à la porte du cimetière” ( 1 ).L’abbé de Bleurv fut transféré à la cure de Laehenaie à la fin de septembre 1796 et il décéda dans cette paroisse, le 23 septembre 1X02, âgé de 37 ans.Revenons à Jean-Clément de Bleurv.En 1775, lors de l’invasion américaine il était âgé de 46 ans et veuf.Ancien officier, prit-il part à la lutte contre les Américains?On peut le supposer, car M.de Lorimier, dans son Mémoire, parle d’un lieutenant de Bleurv.Or, comme Clément-Christophe de Bleurv 11e fut enseigne qu’en 1777, nous croyons que M.de Lorimier désigne Jean-Clément.En tout cas, voici l’anecdote : "Les troupes s’embarquèrent à St-Jean sous les ordres de M.Carleton et nous reçûmes l’ordre d’escorter la flotte et canots d’écorce.Rencontre la flotte.On attaque le batiment du général Arnold.Il ordonna de faire feu sur les damnés sauvages.Ce qui fut exécuté et un coup de canon culbuta une cheminée de pierre & du mortier de terre qui écroula sur le lieutenant de Bleury qui causa une espèce de réjouissance par les éclats de rire, voyant cet homme courir comme s’il eût toute la cheminée sur le dos” (2).Arrivons maintenant au convoi de M.de Bleury.veuf de Mlle Gamelin-Maugras.Le 9 février 1779, à Notre-Dame, il épousait Mlle Marie-Anne Claveau, fille de Pierre Claveau dit Lalancette et de Louise Parent.Par leur acte de mariage, les époux légitimaient une fille, Marie-Rosalie, née le 27 avril 1775 et qui 11e fut baptisée—cas rare—que le 29 avril r 777.Deux ans après son second mariage, Jean-Clément de Bleury qui a quitté Chambly, est rendu au coteau Saint-Louis, “près Montréal”, c’est-à-dire sur une terre dont nous parlerons ci-après et qui longe la rue Bleury, dans les envi- (1) Les Ursulines des Trois-Rivières, vol.1.pp.400-404.(2) Invasion du Canada, l’ôuie partie.Campagne de Carlelon sur le lac Champlain, p.2S0. I IO rons de la rue Sainte-Catherine.Mais il sent que son existence est menacée et le 16 février 1781, il dicte son testament au notaire Foticher.Par cette pièce, il demande à être inhumé sous le banc qu'il occupe à Notre-Dame.Il donne l'usufruit de tous ses biens à Marie-Anne Claveau son épouse et la propriété à leur fille, Rosalie.Pour exécuteur testamentaire.il nomme son voisin et beau-frère, Etienne Dumey-niou, marchand.Madame de Rleury, née Claveau, décéda le 10 février 1783, âgée de 30 ans.et son mari, la suivit dans la tombe, le 3 mai 178 |.Il avait alors 58 ans.I,e lendemain de la mort de Jean-Clément, le sieur Du-meynioti était nommé tuteur de Rosalie de Bleury.Le 26 juin suivant.M.Dumevnioti, au nom de sa pupille, renonçait à la succession de feu Jean-Clément, mais réservait ce qui pouvait lui revenir de la succession de son grand’père Clément.Le () juillet 1784, eut lieu le partage entre les trois héritiers de Clément, (le premier de Bleury), qui étaient ses petits enfants : Clément-Christophe-Anne, officier dans l'armée anglaise, Jean-François, étudiant, mineur, représenté parson tuteur, Joseph Boucher delà Broquerie, et Rosalie, représentée par M.Dumevniou.Chacun des héritiers prenait un tiers d'une somme de r>5-5 chelins, prix de la vente de la maison de la rue Saint-Oabriel.Sur sa part, cependant, Rosalie avait déjà reçu 1000 chelins, qui avaient été employés à lui acheter un verger au coteau Saint-Louis.l,es héritiers avaient aussi à se partager, un fief à Boucla Mille sui lequel il \ avait cinq habitants.Moitié de ce lu l app u tenait a Christophe-Clement-Anne en sa qualité d'aîné.L'autre moitié étant due à deux mineurs, il fut contenu qu on attendrait leur majorité pour leur remettre leur part.\ ers le même temps les enfants du premier mariage héritèrent de leur oncle Pierre-Gamelin Maugras, sulpicicn et aussi de leur mère, Marie-René Gamelin, d’un grand ver^er de 16 arpents, sis sur le-côté est de la rue Bleury, entre la rue Lagauchetière et la petite rivière Saint-Martin (rue Cram) Ce grand lopin de terre fut vendu par licitation au mois rPa- vril 1784 pour la somme de 15500 chelins à M.de Bonne, faisant pour Christophe de Bleury.Puis au mois de juillet, celui-ci revendait le verger à Pierre Foretier, l'un des plus riches propriétaires d’immeubles de Montréal, à cette époque.Nous terminons ici notre article sur le deuxième de Bleury.Par la suite nous aurons occasion de parler de Mlle Rosalie de Bleury et de l’origine du nom de la rue de Bleury.(A suivre) E.-Z.Massicottt*.LES DISPARUS Le capitaine Joseph D.Chartrand naquit à Saint-Vincent-de-Paul, ile Jésus, le 23 novembre 1852 ( 1 ).11 était fils de Joseph Chartrand, charpentier, et de Virginie Lacom-be.Jeune homme, il s’intéressa aux choses de la milice et en 1876, devenait capitaine d'une des compagnies du fameux 65e bataillon.L’année suivante, il partait pour la France, s’engageait dans la légion étrangère et servait en Algérie.Promu 2e lieutenant au 3e zouave, on le nommait la même année professeur à l’école militaire de Saint-Hippolyte-du-fort.En octobre.1886, il devenait premier lieutenant au 27e bataillon des Chasseurs Alpins.Décoré de la Légion d'honneur en 1889 pour faits d’armes au Tonquin, il obtenait subséquemment le grade de capitaine.En 1894, il quitta la France pour revoir son pays natal.Durant son séjour outre Atlantique et après son retour, il collabora sous pseudonyme de Charles des Ecorres, ou sous son nom, au National, a 1 Opinion publique, à la Pa-tric, à la Presse, et au Canada.En 1895, il fonda à Montréal la Revue nationale, très joli périodique qui 11e put subsister.Nommé professeur de français au collège militaire de Kingston le premier septembre 1891, il mourut dans cette ville au mois d’avril 1905.Le défunt avait épousé en France Mlle de Latour-Lan-ton.Cet agréable et spirituel écrivain a laissé les oeuvres suivantes : Expéditions autour de ma tente ; Souvenirs d’Ecole militaire ; Au pays des Etapes.Cahkkttk (1) On lt* prénomme parfois Joseph-Demers, mais son acte de baptême, »e porte que Joseph.' On a dit également qu’il était né le 22, or il fut baptisé le jour même de sa naissance, le 2;t. EE PREMIER MISSIONNAIRE DU CANADA Ee premier missi innaire du Canada, il n'y a pas à en douter, est le Père Jésuite Ennemond Massé puisqu’il passa en Acadie dès h>i i.Né à Evon en 1574, Ennemond Massé entra de bonne heure dans la Compagnie de Jésus.Il fut d’abord associé au Père Coton, alors confesseur de Henri le Grand.Mais l'atmosphère de la Cour n'allait pas à ce Jésuite qui ne rêvait que le travail des missions au milieu des Sauvages plongés dans la barbarie.Ee Père Massé passa en Acadie en 1611 avec son confrere le Père Iliard.Celui-ci mérite donc, comme le Père Massé, le titre de premier missionnaire du Canada.Pris par des pirates peu après leur arrivée en Acadie, les deux religieux furent remis en liberté aussitôt le vaisseau rendu en Europe.Les Relations des Jésuites nous apprennent que le Père Massé, de retour en France ne soupirait qu’après les croix et les soulf rances du Nouveau-Monde.Ses supérieurs lui donnèrent la permission d’y revenir, et il arriva à Québec le 19 juin 1625.Quatre ans plus tard, en 1629, les frères Kirke s’emparaient de Québec et le Père Biard fut encore forcé de repasser en France.En 1633, le Canada était remis à la France, et le Père lhard put y revenir presque aussitôt.Cette fois.Dieu lui fit l,,chv, * sn-ffe, voir notre etude dans le Bulletin des Recherches Historiques de 101 {*, pp.sa :1 89.uci 82 7-—Hii.aire Bourginiî—1684-1687.Venu avec sa femme, Marie Gazaille, en la Nouvelle-France, Hilaire Bourgine remplaça Mangue, au greffe de Montréal, en janvier 1685, mais ne retint cette charge que'1 jusqu’au mois de mai 1687.Lui aussi continua d’exercer la profession de notaire, mais il paraît quitter le pays en 1690 ou peu après pour aller faire le commerce à la Rochelle.8.—ANToiNE Ann km ar— 1687-1714., Né en 1640, Antoine Adhémar, sieur de Saint-Martin, épousa à Québec.Geneviève Sageot, le 10 octobre 1667.F commença à pratiquer comme huissier et notaire, en 1668, dans les seigneuries du Cap-de-la-Madeleinc, de Sainte-Anne de la Pérade, de Batiscan, de Champlain, etc.Devenu veuf en 1683, il convola, le 20 janvier 1687, au Cap-de-la-Madeleine, avec Michelle Cusson, fille d'un notaire.Le 2 mai 1687, Antoine Adhémar était pourvu d'une commission de notaire par M.Dollier de Casson et il acceptait en plus la charge de greffier 'de la juridiction de Montréal.Adhémar était un fonctionnaire soigneux.En 1690, il reçut des “compliments flatteurs sur l’excellent arrangement de son greffe et la belle ordonnance” de ses contrats erpièces de procédures.Il décéda cà Montréal le 15 avril 1714.9.—Jean-Baptiste Adhémar—1707-1718.Né à Montréal le 16 mars 1689, il reçut le 7 juin 1707 ( 1 ), une commission qui le nommait assistant de son père au greffe de Montréal.Et le 14 juin 1714, l’intendant Bégon lui accordait la place de greffier rendue vacante par le décès de son père.J.-B.Adhémar ne conserva sa charge que jusqu’en 1718 alors qu’il dût démissionner.Par la suite il fut greffier intérimaire à plusieurs reprises.Comme notaire, il exerça cependant jusqu’au 26 novembre 175-4-» soit pendant jo ans.Adhémar fils est mort à Montréal, le.19 décembre 1754.Il s’était marié deux fois : i°.le 20 mai 1713.à ' Hherine, fille du notaire Michel LePailleur et 20.le 7 jànvi - 1731 à Catherine Moreau.(1) Registres des audiences, p.SS. — 118 — 10.—Jacques David—1719-1726.Né en 1678, à Notre-Dame de la Plate, diocèse de Castre.en Languedoc, Jacques David se maria à Québec, le 17 septembre 1715, à Marie-Louise Normandin.Le 8 mai 1719, il recevait de l’intendant Bégon, une commission l'autorisant à exercer la charge de greffier aussi bien que la profession de notaire dans le gouvernement de Montréal.Jacques David décéda à Montréal, le 17 octobre 1726.11.—Joseph-Charles Raimuault de Piedmont— 1727-1732.Le sieur Raimbault de Piedmont, (ils de Pierre Raim-bault.successivement marchand, notaire, procureur du roi et juge, naquit en France en 1693.En '7-7- il obtenait une commission de notaire et.par la même occasion, devenait grellier du tribunal, alors que son père passait de la charge de procureur du roi à celle de juge.M.le sieur de Piedmont qui tenait plus à s’amuser qu’à travailler, cessa d’être '‘officier de plume” en 1732.Il mou-nu au mois de décembre 1737, à peine âgé de 44 ans.Le 30 novembre 1724, il avait épousé Charlotte Damours.Celle-ci convola, en 1738, après cinq mois de veuvage, avec Louis-Hector Le Fournier.1 -•—CI.U• !>E-CyPRIKN-JACQUES PORLIER— 1732-1 7^4.Né en 1683, à Québec, il épousa à Lachine, le 26 août 1719.Angélique Cuillerier, fille d’un traiteur de renom.Nommé greffier de la juridiction de Montréal en 1792, pour remplacer M.Raimbault de Piedmont, il reçut en plus de 1 intendant Hocquart, une commission pour exercer la profession de notaire dans le gouvernement de Montréal.Porlier décéda à Montréal, le 2 septembre 1744.LF Louis-Claude Danre de Blanzy—1744-1760.C clui qui devait être le dernier greffier du tribunal de Abinti éal, sous le régime français, naquit en France en 1710.1) abord avocat au parlement de Paris, ses parents l’envovè-unl au Canada pour 1 assagir.Marié le 25 novembre 1737 a Suzanne d Estienne de Clérin, il reçut de l’intendant Gilles Hocquart une commission datée du 20 mars 1738, l’autori-sam à exercer la profession de notaire.Le 14 novembre 1,4-1, Al.de Blanzy succédait au greffier Porlier et il resta en fonction jusqu'à la capitulation de Montréal.Il quitta ensuite la colonie pour retourner en son pays.On sait qu’il vivait à Paris en 1770, mais nous ignorons où et quand il mourut.E.-Z.Massicottk UNE CHANSON DE NOS GRAND’MERES Nicholas Nicholas, par quelle route Trouverai-je le chemin ?Je vais m’égarer, sans doute, Viens donc me donner la main.Refrain Egarez-vous, n’vous égarez pas Ca m’est égal, Mamzelle.Si vous m’aimez moi.j’vous aime pas.,,, Ah ! laisses-pioi.planter mes pois.Nicholas ! si tu es sage, — Tu seras mon serviteur, ' Et si tu n’es pas volage Je te donnerai mon coeur.Refrain Donnez-moi le, donnez-moi le pas Ca m’est égal, Mamzelle, Si vous m’aimez, moi j’vous aime pas Ah ! laissez-moi planter mes pois.Nicholas, si je vais me pendre Tireras-tu le cordeau ?Puisque tu ne veux te rendre Je vais descendre au tombeau.Refrain Pendez-vous, n’vous pendez pas Ca m’est égal, Mamzelle, Ces gens qui s’pendent parc’qu’on .’aime pas Ah ! laissez-moi planter mes pois. 120 — REPONSES Le denier à Dieu (XIII.352 ; XXIX.57.152)—Le a etc
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