Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 décembre 1926, décembre
LE BULLETIN UES Recherches Historiques VOL.XXXII LEVIS DECEMBRE 1926 Nu 12 NOTE'S SUR FRANCOIS HAZEUR Charles Aubert de la Chesnaye fut incontestablement le plus grand marchand et l’homme d’affaires le plus habile de la Nouvelle-France.L’honorable M.Cha-pais a retracé, il y a déjà un quart de siècle, la carrière utile de Aubert de la Chesnaye (i).Aubert de la Chesnaye, toutefois, eut des émules et celui qui se place au premier rang, du moins dans la région de Québec, est François Hazeur.Ces deux marchands qui, à eux seuls, faisaient plus d’affaires que tous les autres négociants de la Nouvelle-France réunis, moururent rtiinés.Il ne faut pas en mettre la faute sur leur imprudence ni leur manque d’habileté, mais plutôt sur le malheur des temps.La guerre ruina les entreprises si péniblement élaborées par les marchands de la Nouvelle-France.La famille Hazeur était de très bonne noblesse, originaire de la ville de Venders, dans le Limbourg belge.La généalogie de cette famille a été dressée par Jean-Gilles Lefort.roi d’armes de Sa Majesté Impériale, et il lui donne de fort belles alliances.François I hazeur père semble être venu dans la Nouvelle-France un peu avant 1668 avec sa femme, Marie (1) I,a Presse, do Montreal.14.21, 28 octobre 1890, et 11 et 18 novembre 1899.Cette étude remarquable a été reproduite dans notre Famille Aubert de (iaspé, pp.1 et suivantes. — 706 — Proust (peut-être Provost) et ses cinq enfants François Hazeur, l’objet de ces notes, Léonard, Jeanne-Louise, Madeleine et Marie-Anne.Jeanne-Louise et Madeleine furent religieuses à l'Hôtel-Dieu de Québec.Marie-Anne devint la femme de Jean Sébille, un important marchand de Québec.Quant à Léonard, il s’établit à Montréal avec son père.François Hazeur tils s’établit à Québec et ne tarda pas à faire un commerce assez considérable pour l’époque.Sa maison était à la basse-ville, rue Notre-Dame.C’était, au dire de l’intendant Bochart Champigny, la plus belle maison de la basse-ville.Dès 1672.François Hazeur commençait à faire de grandes acquisitions territoriales.Le 15 octobre 1672, conjointement avec Pierre Soumande Delorme, son beau-frère, il achetait les deux tiers de la seigneurie de la Malbaie.Le 11 octobre 1688, il obtenait l’autre tiers de la même seigneurie par sentence d’adjudication de la Prévôté de Québec.Fntin, le 28 mai 1700, Hazeur devenait propriétaire de toute la seigneurie, ayant désintéressé son beau-frère.Hazeur acheta la seigneurie de la Malbaie surtout pour y faire l'exploitation du bois.Il construisit à la Malbaie un moulin à scie qui était le plus .important de tout le pays.Ses vaisseaux transportaient en France le bois scié à la Malbaie.Cette exploitation de bois devint même si considérable qu’à l’automne de 1692 MM.de Frontenac et Bochart Champigny mirent les vaisseaux du Roi à la disposition de M.Hazeur pour transporter son bois en France.Le 25 février 1684, François Hazeur formait une société avec Vital Oriol pour faire le commerce à la baie d’Hudson.Le 6 novembre 1687, MM.de Denonville et Bochart Champigny écrivaient au ministre : “Nous avons reçu les sieurs Hazeur et Delorme, marchands d'ici, qui essaieront cette année de faire quelque pêche de marsouins et de baleines ; ils demandent la protection de Monseigneur et quelque recommandation de sa part auprès de M.Arnoult” (1).Le 6 novembre 10.71. — 724 — Dans cette petite fête, L’on voit fort bien (bis) Que monsieur qui est le maître Nous reçoit bien (bis) Puisqu’il permet qu'on fasse ici Charivari ! Charivari ! Charivari ! — 2 — Versez-moi.mon très cher hôte, De ce bon vin (bis) Pour saluer la maîtresse De ce festin (bis) Car elle permet qu’on fasse ici, Charivari ! Charivari ! Charivari ! — 3 — Si cette petite fête Vous fait plaisir ibis) Vous êtes messieurs, les maîtres, D'v revenir, (bis) Et je permets qu'on fasse ici Charivari ! Charivari ! Charivari ! — 4 — Sans un peu de jalousie L’amour s'endort ibis) Un peu de cette folie Le rend plus fort (bis) Bacchus et l’amour font ici Charivari 1 Charivari ! Charivari Dans cette petite fête, L’on voit fort bien (bis) Que monsieur qui est le maître, Nous reçoit bien (bis) Puisqu’il permet qu’on fasse ici Charivari ! Charivari ! Charivari — 725 — — 6 — Versez-moi, mon très cher hôte, De ce bon vin (bis) •’our saluer la maîtresse De ce festin (bis) Car elle permet qu'on fasse ici Charivari ! Charivari ! Charivari ! — 7 — Si cette petite fête Vous fait plaisir (bis) Vous êtes, messieurs, les maîtres D’y revenir (bis) Et je permets qu'on fasse ici Charivari ! Charivari ! Charivari ! — 8 — Sans un peu de jalousie L’amour s’endort (bis) Un peu de cette folie Le rend plus fort (bis) Bacchus et l'amour font ici Charivari ! Charivari ! Charivari ! (1) E.-Z.Massicottk LES DISPARUS L’honorable Pierre-Antoine De Blois — Né à Québec le 3 octobre 1815, du mariage de Joseph De Blois et de Ma-rie-Vénérande Renvoizé.Après avoir acquis une fortune dans le commerce à Québec, M.De Blois s’établit à Beau-port où il lit de la culture améliorée.Le 13 février 1883, M.De Blois remplaçait au sénat du Canada l’honorable Hector Fabre, nommé représentant du Canada à Paris.Décédé à Québec le 21 juin 1898.(1) 1’.A.île (iH8]>c, Anciens Canadiens, édition Beaueliemin, p.mi. 726 LETTRE DU CHEVALIER DE LEVIS A MONSIEUR DE CONTRECOEUR (6 AOUT 1756) M.Le General ne doit point Ignoré, Monsieur, que vous Commander un poste avancé.Je luy ai parlé de vous dans toutes mes lettres, et Mr.le Ms de Montcalm doit y avoir dit votre position et qu’il vous y a placé par distinction ; quand a moy vous devé être bien persuadé que je me ferai un vray plaisir dans toutes les ocasions de rendre compte de tout ce que vous mérités.Je sou-haiteré fort que je pus vous attirer les graces auxquelles vous pouvez prétendre.Je viens d'écrire à Mr.le Chev.de Lacorne de vous faire passer 50 hommes de son Camp pour remplacer les hommes que vous nous Renvoyer ; quand les Miliciens de Montréal seront arrivés Je conte vous en envoyer 100 des meilleurs.Nommé moy le nombre des effectifs que vous avés.Je vous enverrai une Paire de soulier pour chacun de ceux que vous me nomeré qui en auront besoin.M.le ch.de la Corne doit vous avoir fait passer un barril de vin que je luy ay remis pour remplacer ce-luy que vous avié amené.Si nous voulions en croire les prisonniers, la force des ennemis serait considérable, ils disent toujours qu ils se dirigent sur cette partie.Cela ne fait pas changer ma façon de penser, et je doute toujours qu’ils viennent.Sur ma dernière lettre à M.le Général je luy ay mandé que je vous avé pressé pour aller passer une quinzaine de jours à Montréal que vous naviez pas voulu le faire, vue les circonstances présentés et le poste ou vous étiés.Quand cela vous conviendra de vous en aller, vous en serez toujours le maître.Je vous réitère ce que jay eu lhonneur de vous dire sur cela.Soyé bien persuadé de l’amitié et de latachement sincère avec ce que jay l’honneur d’être Monsieur votre très humble & très obéissant serviteur.le Chev.de Levis 727 Comme je vois par votre lettre combien vous avé besoin de souliers je vous en envoyé 100 Paires pour que vous les fassié donner aux plus pressés.Fonbrune vous fait bien ses complimens (1).OUVRAGES PUBLIES PAR LE PERE ARTHUR-EDWARD JONES, S.J.Biens des Jésuites au Canada.Question de droit canon —t 888.Jesuits’ Estates.Answer to a communication in the “Montreal Star” of the lqtli May 1888, by U.E.L.Montreal— 1888.Biens des Jésuites.Jalons chronologiques—1888.The Gazette and Mail’s campaign against the Jesuits’ estates bill (1888).Montreal—1889.Jesuit Maxims.Docs the end justify the means ?No 1.(1889).,, , .Jesuit Maxims.'1 he Moral 7 hcologian of the “Mail”.The End and the Means.Mental Reservation.Restitution and charity.No 2.( 1889).Jesuit Maxims.IVhat is probabilism ?Casuistry.Anglican IF liters on Casuistry Frobabilism.No 3 (1889).Documents rares ou inédits.I.Mission dit Saguenay.Relation inédite du R.P.[Serre Laure, S.J., r720 à 1730, précédée de quelques notes biographiques sur ce missionnaire—1889.Sketch of Father Louis André.S.J., an Early Wisconsin M issionary— 1890.Rare or unpublished Documents.II.7'lie Aulncau Collection, 1734-1745.Montreal, Archives of St.Mary’s College—1893.The Old Huronia—1909.Martyr s II ill (Lot 4, Concession VII, Tay Township, Simcoe Co.Ont).The true site of St.Ignace II, scene of the tortures and death of Jean de Brébeuf and Gabriel Calculant, March 16 and 1 y, 1649.Montreal—1915.P.-G.R.(1) Bibliothèque Saint-Sulpiee, il Montréal. 728 LA FAMILLE AUDET DE BAILLEUL La famille Audet de Bailleul, de Picardie, était déjà puissante au XII le siècle.John de Balliol, fondateur du célèbre collège qui porte son nom, a Oxford, Angleterre, et les deux rois d’Ecosse, John et Edward, étaient des de Bailleul, connue on peut le voir dans une lettre du marquis Michel-Alphonse de Bailleul au vicomte Castle-reagli, secrétaire d’Etat pour les Colonies, en date du 8 mai 1809, qui les cite comme ses ancêtres.Le marquis demandait la permission d'aller s'établir au Canada, avec son épouse, et la conservation de son traitement comme émigré royaliste.Il était passé en Angleterre après avoir vaillamment combattu dans l'armée royaliste de France.Un de ses frères avait été l’un des lieutenants du général en chef, l’héroïque comte de Laroche-jaquelein.Cette lettre est intéressante et mérite d'être reproduite en entier.La voici : “London (22) Northumberland Street, Manchester Square, 8th May, 1809.“Michel-Alphonse Baliol descendant en ligne directe des Baliols qui ont occupé le Thrône d’Ecosse, et le dernier survivant de trois frères, dont l’un a été tué à Quibéron et l’autre à la Vendée, est fils de Toussaint Aimable de Baliol dont le bisayeul a été créé marquis de Croissanville par Louis Quatorze ; il étoit Capitaine de Dragons lors de son Emigration de France en 1790, a fait la campagne de 1792 dans l’armée du duc de Brunswick, est arrivé en Angleterre en 1795 où il a été admis dans la compagnie des vétérans de la Châtre.“Ayant épousé depuis peu Louise de Jarry, fille de feu le Général Tarry, et ne pouvant subsister que difficilement avec le peu qu'ils peuvent réunir, il ose supplier le.Gouvernement de vouloir bien, en faveur des services du Général Jarry, lui accorder ainsi qu’à son épouse, de passer en Canada avec la conservation du traitement qu’il a la bonté de leur faire en Angleterre. - 729 — “Les Suplians pénétrés de reconnaissance ne cesseront de prier pour la prospérité du Gouvernement généreux qui, en leur accordant l’hospitalité, daigne aussi leur procurer les moyens d’une subsistance aisée.“Marquis de Bailleul “To the Right Honble 1 vord Castlereagh, etc.” Francis-J.Audët LA SEIGNEURIE DE PORTNEUF EN 1677 En 1677, messire Robineau de Bécancour, grand voyer de la Nouvelle-France et seigneur de Portneuf, ne comptait que sept censitaires dans sa seigneurie.C’étaient : i° Jean Catelan, trois arpents de front sur quarante arpents de profondeur.20 Mathurin Corriveau, quatre arpents de front sur quarante arpents de profondeur.3° André Gouas, trois arpents de front sur quarante arpents de profondeur., 4° Jean Beaudet, trois arpents de front sur quarante arpents de profondeur.5° Louis Fontaine, trois arpents de front sur quarante arpents de profondeur.6° Moïse Hillaret, trois arpents de front sur quarante arpents de profondeur.7° Jacques Bedoin dit Laforge, trois arpents de front sur quarante arpents de profondeur (1).LES DISPARUS Auguste Power — Né à Québec le 22 décembre 1847, du mariage de William Power et de Suzanne Aubert de Gaspé.Avocat en juillet 1869.En 1874.M.Power entrait au département de la Justice à Ottawa dont il devint, en 1879, le principal fonctionnaire après le sous-ministre.Le 29 mai 1903, M.Power était créé compagnon de l’Ordre du Service Impérial.Tl prit sa retraite le 30 avril 1912.Décédé à Vancouver le 12 septembre 1912.(1) Acte «le Humain Bccinirt.notaire il Québec.'1 septembre u>77. — 730 — MEMOIRE ET QUE B J PETITION DES CITOYENS C A LORD DORCHESTER DE A Son Excellence le Très-Honorable Guy Lord Dorchester.Capitaine général et commandant en chef des colonies de Québec, Nouvelle Ecosse, Nouveau Brunswick et de leurs dépendances, Vice Amiral d’icelles.commandant en chef de toutes les forces de Sa Majesté dans les dites colonies et dans l’île de Terreneuve, etc., etc.Mémoire et Pétition des soussignés négociants et citoyens de Québec tant pour eux que pour leurs constituants.Qu’il plaise à Votre Seigneurie, Les Soussignés, vos suppliants, toujours animés des mêmes sentiments, voulant répondre à la confiance de leurs constituants, souscripteurs de la pétition à Sa Majesté et aux deux chambres du parlement en novembre 1784, et dans la vue constante d’avancer l’intérêt général de cette province, pensent qu’il est de leur devoir, et demandent humblement qu'il leur soit permis de représenter à Votre Seigneurie qu’ils sont informés que la discussion projetée d’un nouveau système de gouvernement pour cette province a encore été renvoyée, dans la dernière session, à l’assemblée prochaine du Parlement ; que les ministres de Sa Majesté, en déclarant qu’ils avaient formé le plan de cette nouvelle constitution, ont attribué ce délai à des accidents qui retardaient l’arrivée d’un rapport qu’ils avaient demandé à Votre Seigneurie, au sujet du dit plan ; qu’ayant été privés, par ce retardement, d’une réponse de Votre Seigneurie, au commencement de la session dernière, et ne l’ayant reçue après que vers la fin de la dite session, elle se trouvait malheureusement trop avancée pour que l’administration put alors y présenter les affaires de cette Province.Que l’agent de vos suppliants, Adam Lymburner, Ecuier, leur a donné avis que, dans l’intention de servir ses constituants habitants de cette Province (qui sont les objets du bill projetté et qui sont très particulièrement intéressés à juger de l’expédient, de la propriété — 731 - et de l'effet des clauses qu'il contient, de combien elles diffèrent ou se rapprochent de la réforme qu’ils ont demandé) et afin de les mettre en état de lui faire passer leurs instructions, il s’est adressé au secrétaire d’état de Sa Majesté, en référant à la considération de Votre Seigneurie le plan qu’ils ont formé, ne l’aient point autorisé à la communiquer ici aux sujets de Sa Majesté, qui par rapport à la distance qui les sépare de la Mère-patrie, sont exclus de l’avantage d’instruire leur agent aussi amplement que l’importance de l’objet le requiert.Les suppliants de Votre Seigneurie, voyant que leurs plus chers intérêts et ceux de leurs constituants sont exposés à des circonstances aussi critiques, représentent humblement à Votre Seigneurie, que leurs sentiments touchant le système du gouvernement actuel et la nécessité d’une réforme, sont les mêmes ; que ces sentiments ont été exprimés dans leur requête du mois de novembre 1784 dont copie est offerte à Votre Seigneurie, le suppliant de la transmettre, avec le présent mémoire, aux ministres de Sa Majesté.Vos suppliants renouvellent leur approbation en général des objets contenus dans la dite requête, ainsi qu’il a été plus amplement exposé dans les mémoires et papiers transmis au Conseil de Sa Majesté depuis l'arrivée de Votre Seigneurie, concevant humblement qu’en accordant à cette Province une constitution britannique, c’est influer puissamment sur le bonheur et la prospérité de tous les sujets de Sa Majesté qui résident dans cette colonie et de ceux qui y sont intéressés.Tels sont, qu’il plaise à Votre Seigneurie, les sentiments et les souhaits de vos suppliants.Ils espèrent humblement qu’elle voudra bien les faire passer au pied du throne de Sa Majesté.Et vos suppliants ne cesseront de prier, etc.Québec, 9 octobre 1790.Du fait Ante Pan et Perrault l’ainé Louis Dunière 732 — Chr.Pinguet Jean Baillargé Louis Deschenaux Louis Germain fils Louis 'Burgeon (1) LES DISPARUS L’honorable juge William-Thomas White.—Né à Québec le 28 niai 1826, du mariage de Michaël White et de Mary White.Il reçut son instruction au High School de Québec et au Bishop’s College, de Lennoxville.Appelé au barreau en 1868, il s’établit immédiatement à Sherbrooke où il ne tarda pas à se faire une grande clientèle.M.White fut bâtonnier du barreau de Saint-François puis de toute la province, échevin et maire de la cité de Sherbrooke, procureur de la Couronne pour le district de Saint-François, etc., etc.Le 5 novembre 1895, M.White était élevé au banc de la Cour Supérieure pour le district de Saint-François.En 1904, sa santé chancelante le forçait à prendre sa retraite.T/honorable juge White décéda à Sherbrooke le 4 avril t925- , Gédcon Désilets — Né à Saint-Grégoire de Nicolet le 4 juillet 1845, du mariage de François Désilets et de Marguerite Hébert.Il fut un des premiers à s’enrôler dans le bataillon des zouaves qui volèrent à la défense de Pie IX en 1867.Le Souverain Pontife le récompensa, le 8 mars 1872, en le créant chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand.A son retour de Rome, le zouave pontifical échangea l’épée pour la plume.En collaboration avec ses frères, MM.Alfred et Pé- * trus Désilets, il devint propriétaire du Journal des Trois-Rivières dont il fut le rédacteur principal durant plus de vingt ans.M.Désilets accepta ensuite la charge d’inspecteur des postes pour le district des Trois-Rivières.Décédé aux Trois-Rivières le 2 novembre T922.A consulter sur le chevalier Désilets une svmpathique étude du Père Marcel-Marie.O.lu M., dans Y Echo de Saint-Justin du Ter octobre 1926.(Il ltil>llotli('(|iie Saiiit-Siiliiicc, A Montrant. 733 — GILLES LAUZON ET SA POSTERITE Les riches archives que nous possédons ne sont peut-être pas assez mises à contribution par les curieux de la petite histoire.Nous avons en particulier des registres paroissiaux à peu près complets depuis les premiers temps de la colonie, qui permettent de reconstituer les familles, et qui ont enregistré incidemment un grand nombre de détails pleins d’intérêt.Ces registres ont été déjà, fort heureusement, exploités par Mgr Tanguay, qui en a tiré un Dictionnaire généalogique des familles canadiennes extrêmement précieux, qu’on ne cessera jamais de consulter.Mais outre que ce dictionnaire est souvent incomplet et contient un bon nombre d’inexactitudes, il s arrête au seuil du XVIIème siècle et même pratiquement ne dépasse pas le milieu du XVIIIème.Il reste un champ très vaste pour les chercheurs, auxquels le Père Lauzon vient de donner un noble exemple, en consaciant les deinièies années d’une "belle vieillesse de S3 ans .1 îcconstituci la descendance d’un des pionniers de \ illc-Maiie, Gilles Lauzon, son ancêtre.Gilles Lauzon vint au Canada avec la célèbre recrue de 1653, que M.de Maisonneuve était allé lui-même chercher en France, et qui assura 1 avenir de la fondation de Montréal.Ce modeste maître-chaudronnier ne se doutait guère en mettant le pied sur 1 île de Montréal le 16 novembre 1653, que 273 ans plus tard un de ses descendants, Père oblat, s’intéresserait a lui et^ lui consacrerait un livre de 250 pages.Ce n est pas que 1 histoire ait enregistré beaucoup de faits sur cet humble défricheur.mais le Père Lauzon a voulu remettre sa vie dans le cadre dans lequel elle s’est déroulée, en retraçant l’histoire merveilleuse des premières années de Montréal, dont il a été l’un des obscurs héros.A la vie de son ancêtre, l’auteur a ajouté 1 enumeration Je tous ses descendants (pii ont fondé des familles, avec le nom de leurs femmes, et l’indication de la date et du heu de leur mariage.Il y a là une liste de 539 mariages, ce qui suppose d’innombrables recherches, et nous 11e sommes pas étonné (pie le Père Lauzon y ait nus 25 ans.Cette liste per- — 734 — met à tous les descendants de la famille Lauzon de recon-nrdtre leur père ou grand-père et de remonter jusqu’à l’ancêtre du XYIIème siècle, témoin de la fondation de \ ille-Marie.C'est une edition de famille, mais elle intéressera tous ceux qui ne sont pas indifférents aux reliques de notre histoire.H K mu Jkanxottk, 1’.s.s.LES DISPARUS Mgr Charles-François Bailly de Messein — Né à Va-rennes le 4 novembre 1740, du mariage de François-Auguste Bailly de Messein et de Marie-Anne Degoutin.Ordonné prêtre le 10 mars 17(17.il fut missionnaire dans l’ancienne Acadie, puis curé de la Pointe-aux-Trembles.Il fut élu coadjuteur de Québec le 30 juin 1788.et nommé évêque de Capse in partibus le 26 septembre 1788.11 fut sacré à Québec le 12 juillet 1789.Mgr Bailly de Messein décéda à Québec le 20 mai 1794.En 1790, Mgr Bailly de Messein avait publié à Québec une brochure intitulée : Copy of the Letter of the Bishop of Capsa, Coadjutor of Quebec, etc, to the President of the Committee on Education, etc ; Copie de la lettre de l’évêque de Capsa.coadjuteur de Québec, etc, au président du comité sur l’éducation, etc.Aignan-Aimé Massue — Né à Varennes le 10 octobre 1781, du mariage de Gaspard Massue et de Marie-Joseph Huet Dulude.Il fit le commerce d’abord avec son beau-frère Etienne Duchesnois puis à son propre compte, et réalisa une fortune considérable.M.Massue fut député de Surrey (Verchères) à la Chambre d’Assemblée de 1825 à 1827.En 1830, M.Massue et Augustin Cartier furent nommés commissaires pour s’occuper de la construction d’un chemin entre Varennes et Verchères.En 1835.M.Massue achetait les quatre seigneuries de la rivière Yamaska pour le prix de 6550 louis, qu’il paya comptant.Tl décéda à Varennes le 2 février 1866.Il avait épousé, le 28 novembre 1811, Céleste Richard, veuve de François Campeau, et en secondes noces, le 22 septembre 1842.Suzanne-Eléonore Perrault, veuve de Jacques Lemoyne de Martigny.M.Massue fut le fondateur temporel de la paroisse de Saint-Aimé. 735 — ORDONNANCE DE M.DE EAUZON AU SUJET DE PIERRE BOUCHER (18 NOVEMBRE 1653) Ec Sieur de Lauzon Consr (Conseiller) Ordnr (Ordinaire) du Roy en son Conseil d’Estat et Privé, Gouverneur et Lieutenant Gênai (Général) pour Sa Maté (Majesté) en Ea Nouvelle France, Estendue du fleuve St.Laurent ; Le Sieur Boucher ayant cy devant esté pourvu de l'estât et office de Lieutenant Gênai (Général) Civil et Criminel du Grand Sénéchal de Ea Nouvelle France au gouvernement et jurisdiction des Trois-Rivières et la distance des lieux, ne pouvant pas souffrir qu’en cas d’appel sur les sentences qu il rendra on y puisse si promptement et cependant un appel pouvant rendre toutes ses sentences illusoires et retarder l’effet de la justice il est nécessaire d’y pourvoir.Nous luy ordonnons que désormais il luy soit loisible en cas d’appel de ses sentences icelles faire exécuter en matière civile nonobstant opposition ou appellation quelconque et sans préjudice d’icelles par provisions et jusqu a ce que Nous autrement ayt (le mot "été ; passé) Ordonné de ce faite , luy Donnons pouvoirs ; Enjoignons à tous sujets de Sa Majesté (Majté) de quelque qualité et condition qu il soit d'obéir à notre présente Ordce (Ordonnance) à pei- ne de désobéissance : .Et sera la présente Ordonnance ou copie — s 38, 533.530, 565, 576.613, 616 631.640.673, 605, 60S.703, 70 1 Queyltis.l ue lettre de Colbert il l’abbé de.448 Itaby, Augustin-Jérôme.,(_’- lînudot, Sa lettre au ministre de Pontcharlrain.1‘ * Registre de l'état-civil, i.e plus vieux.• ‘-J” Registres de l'état-civil.Ce qu’on y trouve.310.330 Registres protestants et registres catholiques.-31 Rencontre.Pierre.-y Richard.L’hon.Louls-Eusèbe.•JJ: Richafilière.Richard Testa de la.Rivière-Rottge.Projet de colonisation de la.Roblllard, L’hon.Clément.’"i Robillard.Honoré."jJ’’* Roupe nu Canada.Le premier.'H* Roy dit Portelance, député de Montréal.Louis.16' Royalistes français il Québec en 1705.331 Sabot s’en va.I.e.*’4 1 Saint-Augustin de Port neuf en 1737.t'n voeu il.T-0 Saint-Jean, Le docteur.4S I Snint-Vallier, Pose des scellés aux biens de Mgr de._•'! Snlaherrv.Lettre de l'abbé Thavenet il."40 Sala berry.Lettres de M.de I.éry il l’honorable M.de.386 Samson il Lévis.Les premières familles.40 0 Sécession et les Canadiens-frnn ais.I,a guerre île.Shakespear, Le major-général Gei rgo Buckmil.Stadacona, Le site de.Société Itoyale du Canada.Les Mémoires de la.Société Saint -Jean-Baptiste de Montréal, où a-t-elle été Sources imprimées de l'histoire du Canada-français.Souviens-tu, T’en .Suggestion.Humble.Suite.Benjamin.Taillon.Jean.’ g ‘ ‘ ' ' ' Tassé, L’hon Joseph.I havenet.Sa lettre ù M.d,< s.,tahcrv .Thierry, procureur de la Prévôté de Québec, Le sieur.Thompson.L’hon.Jolin-fJawler.Traeadle, La léproserie de.Tradition dans notre histoire, La.Tyeniblay.Kénti., .Turgeon, Joseph-B.’ ' ’ ' ' ‘ ' ' ' ' ' ' Varenne.Le capitaine de la.\audreull.Lettre du ministre au gouverneur de.Véhicules en in Nouvelle-France, Les.Verchères, Les Jarret de.Vigor en Angleterre en 182,S, La mission de \t.Watîoville.M.de.White.L’hnn.juge W.-T.' .,.Youville Dufrost, L'ahhé Charles Marie-Sladeh'ine tl' .Lût, r.fiti .126 .43.1 .301 fondée.331 .233, ,’i(tl .247 .2Os, 217, 224 .337 .481 .403 .740 .446 .125 .422 .250 • - .436 .465 .355 .350 .356 .560 .651 .740 .732 .575
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