Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 janvier 1928, janvier
£ ftQSB RECHERCHES IIISTORIQIES BULLETIN D’ARCHEOLOGIE, D’HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC, ETC, PUBLIÉ l’AK PIER R E-C ; EOR( ii :s Ro Y VOLUME T R ENT E-QU AT R1 EM E LEVIS y\M6S NAIiq£ .;Ov LE BULLETIN DES Reçu ERciiEs Historiques J*#* ô-° an; l'auto,nue de 1714, Dumontier s’embarquait 11 la l'rance a bord du Scunt-Jcrôme, vaisseau de trenD canons.De navire périt sur l’île de Sable.Ive sieur Du-noiuu, ci p usteitrs autres passagers disparurent dans cet te catastrophe.l'ram;ois Dumontier avait épousé, à Hatiscan le 27 VV'L I"'- y«ri,.l[addu„, kivard-I.nra„ç“fille de l'lraO-l.nn,npr et de Madeleine Guillet.Il la laissa avec quatre enfants et peu de fortune On coin P'jnd pue la veuve Dumontier ne put guère s’occuper de coloniser son fief.ue , l"->^.la veuve Dumontier propriétaire p;;.,r manu- du hef IWmier.faisan, aussi sesen- du d'i, liéfDend fui1",' rm "" 'lmn l'a"S rnutrc moitié de U ne bec lt» l château Saint-Louis 1UK.’ -anu u nem, ainsi fju elle y était terne,tv"e l'rotlui.s.n'eu et dénombre- staMe parante"sV’st"ré an- 'C, "",K'U' la ,Mt' damoiselle com- Im cinque de' Lf''",5':,mam0 tie Oe Régiment (2).M.de Métrai décéda à .Montréal le 14 mars 17(>S.Le 20 septembre 1771, Thomas Frothingham.comme chargé de la procuration de Son Excellence le général Murray et comme administrateur de la succession de feu Louis de Métrai, vendait le lief et seigneurie Dumontier à Conrad Gugy pour le prix et somme tie six cents livres (3).A la mort de Gugy, en 1786, le fief Dumontier passa à Elisabeth W ilkinson à titre d’usufruitière sa vie durante en vertu d’un acte de donation à elle consentie le 13 janvier 1785 (4).Après la disparition de Elisabeth Wilkinson, le fief Dumontier revint à Louis Gugy, héritier naturel de Conrad Gugy.Il resta ensuite dans la famille Gugy jusqu à l’abolition de la tenure seigneuriale.P.-G.R.LES DISPARUS Odilon Désunirais — Xé à Juliette le 27 février 1854.Admis au barreau en 1876, il s’établit à Saint-Hyacinthe.Député de Saint-1 lyacinthe à la législature de Québec de 1890 à 1891, puis député de Saint-Jacques de Montréal à la Chambre des Communes d’Ottawa de 1896 a 1901.Le 25 juin 1901, M.Desmarais était nommé juge du district des Trois-Rivières, en remplacement du juge Robidoux.Décédé aux Trois-Rivières le 18 mai 1904.11 avait publié Discours prononce à VAssemblée léi/islatirc de Québec le 7 novembre 1890 ( 1890) et Plaidoyer dans l’affaire de Napoléon Deniers ( 1896).(1) Acte* (te I.onis i'Illard.notaire, le 10 février 1762.(2) Sur M.de Métrai, on peut consulter le Bulletin des Recherches historiques, vol.XXXIII.p.(i!>5.(.'il Acte de .1.(’.I’nnet.notaire fl Québec, 20 novembre 1771.( 41 Acte de .lean-Iiaptiste liadenu, notaire aux Trois-Rivières, K» janvier 1785. — 6 — NOS LEGENDES DE NOEL En ces dernières années, on a publié une plaquette luxueuse, tormée de nos légendes, chacune d'elle accompagnée dune expressive illustration.Fort bien! mais fau-lira,t“il rondure.de ce fait que le sujet est épuisé5 Non pas.Les prodige qui s'accomplissaient en notre pays, avant l’in-tivducnon de l'automobile, peuvent fournir la'manière d’un "Uvr.-ige beaucoup plus volumineux que le petit livre que nous signalons ci-dessus.A preuve, et rien que sur une de nos.,Ia ^°e!> je fflane dans l’oeuvre de deux de nos '¦u nanis du terroir, une série de croyances dont un barde un peintre, un musicien pourrait, ce me semble, s’inspirer avec bonheur.1 f.' " trois premières traditions sont détachées de l’étude captivante que Pamphile Lemay consacra naguère à nos • V ! Y ^ c s l)1()I)OS légendaires, le doux poète les ava.eutemhtsa Lotl'inièn.dans sa famille et durant son novembre).Donc " rmm ivin enfant ”.La date de A ocl Dour compléter ce bouquet de croyances plus poétiques ou merveilleuses les unes que les autres, ajoutons une Madi-tion que rapporte le savoureux Aubert de Caspé dans ses simiens Canadiens ci qui concerne à la fois les feux follets et la Noël., Dour se soustraire aux espieglenes des leux toilets le* plus mal intentionnés, les anciens avaient deux niovens, entre autres celui qui consistait a demander au malin qui intei- (Il (Vite légende nous vient du pays de lies ancêtres où en la répète eneore, et deux tournis poètes .t tin' elne uu.la matière d un poème différemment ravissant.I.un.de Louis Merelei^ il pum titu^ Le Noël des boeufs, légende ferézieniie Oegmn preadn de L.ono et d •' loin dans le minière de déeeml.re 11)1!» des Lectures pour tous.nuire - intitule Jean et Martin et a peur auteur, -lean Itameau.< ette fei> la - eue est en Caseegne et e'est dans la nuit de la Saint-Martin que le întraele annuel s'neeemplil.,., , , l.es deux légendes s'éleignenl de la nette en ce une m-nas.‘a- sent les boeufs seulement qui ebtiennenl la pamle.Au t aniula.la libelle est plus grande, il n'y a pas de restrictlen. — 8 — ccptait votre route, à (jtielle date était la fête de NoëP T e leu toilet, toujours peu au fait de notre calendrier ne savait «lue repondre et s'empressait de faire la même question à son interlocuteur.Malheur alors à celui-ci s’il hésitait à répondre catégoriquement.Il passait un marnait quart d’heu-i e aux mains du gemc malfaisant.Afin de ne pas se trou-\er en pareil embarras “ les enfants d’autrefois avaient le -mi <.e s in tonner aussitôt qu’ils commençaient à balbutier du.quanticme de .\oel, crainte de faire la rencontre d’un feu ou.C eux ( I ut avaient la mémoire ingrate faisaient la même question vingt fois par jour”.dan Touhir !k‘ °î'n>?ma'S u""écs son,brent annuellement e u ' • • h,S ürU‘!teS na,vcs’ les explications pitto-qui s u poétiques des phénomènes usuels font place à des lia ten ’Tn 7 7;,C;T' " ,,n,K,rtf donc ll«e les amateurs se î1( .k' les .choses qui s évanouissent.Oui sait si ns ce qtn disparaît ne se trouve pas quelque thème susceptible d interpretation artistique?h.-Z.Massicotti* DOUGLAS DG S PR ING WOOD X X X a demandé en 1924 ( R.//.pa 6) • ft] "U1 -‘™u‘s 1 ulh,)ert qui porta en Angleterre^ de la part Dans le Bulletin de 102; à la nao-f» *• 1 James Cuthbert répète la même chose " ° ber, iZ aSSUrc,- "UC J™ C«»- de I onPrc • i" • pm AItiri ay d annoncer à la cour ar0nS de Cavers, **• Rkuis Roy — 9 — NOS PREMIERS DEPUTES APRES 1797 .,* );|nf |es cinq leçons éloquentes par lesquelles il inaugu-r;ut a rUnux-rsité‘le Montréal (alors section montréalaise de Université Laval de Québec) le cours d’histoire du Canada, 1 abbé Lionel Groulx eut à traiter, le mercredi 1er décembre 19 r 5, la question des subsides.Après avoir défini l'attitude que prit, sur cette question, notre Chambre basse de 1797 à 1840 en face du gouverneur et de son Conseil exécutif, le professeur s’exclamait: "Vous ne 1 cl1 userez pas, ce me semble, votre admiration à ccttc petite t hambre coloniale du Bas-Canada, composée aux trois-quarts de politiques d'origine française et la première, je ci ois, qui ait fait l’expérience des institutions représentatives en pays français; Chambre qui voyait ses représentants de îace française exclus des hautes fonctions exécutives pour ui ignorance des institutions britanniques; Chambre qui se voyait privée, pour la même raison, de la plénitude des institutions de la métropole; et qui, cependant, faisait donner par ses députés ignorant ins un cours de droit constitutionnel aux Anglo-Saxons de la province et offrait ce spectacle étrange d être alors la seule Chambre de tout l’Empire sans excepter Westminster, à comprendre et à revendiquer’ dans leur intégrité, les principes de la liberté britannique (pp.8-9).” 1 ( )n s est souvent demandé où nos premiers députés avaient puise cette science du droit, qui leur permit de se taire les maîtres en parlementarisme de leurs collègues d’origine britannique.L un de nos hommes publics les mieux renseignés nous fournissait un jour une première explication de ce fait paradoxal.D apres lui, bon nombre de nos députés d’alors étaient les descendants d hommes qui, dans les parlements provinciaux de Bretagne, de Normandie et d’ailleurs, avaient soutenu les interets de leurs commettants en s’appuyant sur les Coutumes des regions qu’ils représentaient.Ces descendants auraient ainsi hente de leurs ancêtres l’esprit parlementaire et n auraient eu qua l’appliquera la constitution anglaise, elle meme modelée pour une bonne part sur ces mêmes Coutumes. 10 — On a encore apporté de ce fail cette autre explication : c'est que plusicur- d'entre eux possédaient des bibliothèques assez bien fournies en ouvrages de droit constitutionnel.Ht l'on cite, comme type, celle du tribun Louis-Joseph Papineau, bibliothèque qui lit, quand elle fut mise en vente il y a quelques années, l’admiration de tous nos juristes et législateurs.l’ne troisième explication, plus précise encore, vient de nous tomber accidentellement sous la main.C’est celle qu’Alphonse Lusignan proposait aux lecteurs des Nouvelles soi rocs CiHhidiciuics ( vol.\ , 1886, pp.435-436) et qui se lit en ces termes : "A l’epoque ofi l’on copiait ainsi des livres entiers et qui ne s’est terminée (pie vers 1830, on voyait nos premiers hommes publics, nos meilleurs patriotes, se servir de ce moyen pour faire respecter nos droits politiques (1).* L’Angleterre nous donnait la constitution de 1701, ou plutôt nous la lm arrachions, un ’peu de par la crainte qu’elle avait de la révolution française, beaucoup de par le tenace patriotisme de nos représentants, surtout grace au voisinage des Etats l nis.qui venaient de conquérir leur indépendance et dont elle ne désirait guère voir renouveler les exploits dans ses états canadiens.Elle nous accordait donc la constitution fie 1791 - qui nous permettait clans une certaine mesure de nous gouverner nous-mêmes, mais elle espérait bien que nous ne saurions pas nous en servir.Qui des nôtres connaissait le parlementarisme anglais?Qui donc saurait utiliser cet instrument.' On nous concédait une liberté relative, dont on croyait bien que nous 11e profiterions pas du tout.Mais bien trompés, furent nos maîtres.I rois hommes publics, Papineau 1er.j’appelle ainsi le père du grand patriote, Papineau 1er en tete, se divisèrent le pays, l’un prenant le dis-tiict de Québec, le deuxième celui des Trois-Rivières, et le t’oisième celui de Montreal; cltacun ayant son champ de mission.Ils allaient chez tous les députés patriotes; ils portaient avec eux un évangile politique, c’est-à-dire un livre mu le gou\et nemeut parlementaire anglais, écrit par un nommé Delolme.Ce livre, ils le lisaient aux députés, leur tien 1 1 ) I,'auteur résume pur lft sa ofl fou était autrefois de copier dissertation précédente sur l’obllgn-des livres pour s'instruire. — 11 — expliquant les rouages du gouvernement par les Chambres, leur démontrant les ressources que la procédure parlementaire livrait aux représentants du peuple, leur indiquant comment on pouvait tourner à bien un instrument fort coupant, bien tranchant, qui nous avait été offert comme, une arme de suicide, mais qui devait, bien manié, en élaguant la forêt anglaise de ses ronces nationales et religieuses, nous frayer une voie jusqu’au gouvernement responsable.I.e député chez qui l’on allait gardait son hôte trois, quatre, cinq jours, pendant lesquels il copiait le livre de Delolmc et se promettait de l’étudier à tête reposée.Ne badinez pas, il s'agissait de la vie d’un peuple, du peuple franco-canadien, et nos pères ne reculaient pas devant le devoir; le patriotisme criait dans leurs âmes comme le clairon dans la bataille, et ces braves ne fuyaient aucune responsabilité, ne reculaient devant absolument rien, ni devant le travail, ni devant le sacrifice.Aussi quand ils rencontrèrent leurs vainqueurs dans l’arène du parlement, ils étaient armés de toutes pièces, bardés de leurs droits, cuirassés de la loi parlementaire, blindés de science g mvefnementàle.L’ Angleterre, qui avait suivi le proverbe espagnole Tira la piedra, y cscondc la inano, c’est-à-dire frappe, mais ne laisse pas noir que tu as fait le coup, l’Angleterre, dis-je, fut toute abasourdie de voir les Canadiens aussi lions mécaniciens.Hile leur avait mis eu mains une mécanique dont elle pensait bien qu’ils ne sauraient rien tirer, et ils s’en servaient dès le principe avec intelligence et avantage.Lien mieux que le Haut-Canada, lequel, doté delà même constitution, n’y entendit d’abord absolument rien, et ne procéda que par sauts et par bonds à la découverte des ressources qu’elle contenait et des moyens mis par elle à la disposition des Anglo-saxons pour assurer leur prédominance.” Nos professionnels de l’histoire pourraient peut-être ajouter à ces notes, qui n’aspirent qu’à éveiller l’attention sur une question pleine d’intérêt Chanoine Km ira; Chartier — 12 — L\ MORT DK JACQUES BOUCHER DE M ONT IZ AMBER T enfants de Pierre Boucher, gouverneur des I rois-Rivieres, neuf furent des garçons, et les deux derniers étaient frères jumeaux.ac'*l's (K‘ baptême sont consignés ainsi au registre de la paroisse de Boucherville pour l’année if>7^ : .facilites Boucher " K an de nostre Seigneur mil six cens soixante treize le cnxesme de décembre faisant les fonctions curiales à Boucherville j a\ baptise en la chapelle de Boucherville un entant île du sixiesme du même mois de Pierre Boucher seigneur de Boucherville et de Jeanne Crevier légitimement maries ensemble, cet entant s’appelle Jacques, 'son pantin Jacques Ki Kert (1 ), de Mont Real, sa maraine Marie-Martin femme de Christophe Feburier hbt de Boucher" Pierre de Caumont, ptre miss.” J can-1 la pliste Boucher ” K’an de nostre seigneur mil six cens soixante treize, le dixième de décembre j’ay baptisé en la chapelle de Boucher, 1 1111 entant ne du sixiesme du même mois de Pierre Boucher seigneur de Boucherville et de Jeanne Crevier légitimement maries ensemble, cet enfant s’appelle Jean-Baptiste son paratn Jean Baptiste Ke Gardeur, seigneur de Repentï- Mon.SR"dlrra,nC JeaniU‘ U Bert' ,ille de Jacques le Bert de " Pierre de Caumont, pire miss.” Conn ruiement a Jean-Baptiste, surnommé Nivcrville ;;;n S" < ,st»^com,,e officier dans les troupes de la mari- nndem!ésel'le "T™ ^in,!,l-v ^rès son mariage avec mademoiselle Marguerite-1 herese Hertel de la Frcnière Jacques surnomme Montisembcrt, eut une existence de coin e dutee et une fin tragique, comme le laisse entendre le texte du tegtstre de i(>88 pour Boucherville.<" B,‘r- 1(’ 'll' U- «or, l« fameuse recluse. 13 — “ I/an seize cens quatre vingt-huict le dixiesme jour de septembre est décédé en la communion de nostre mère la Saincte Eglise Jacques Boucher, âgé de quinze ans, lils de Pierre Boucher escuyer seigneur de Boucherville et de da-moiselle Jeanne Crevier sa femme, n'avant reçu aucun sacrement, pour avoir este tue sur la place, lequel a esté inhumé le lendemain par mov Pierre de Caumont chanoine de l’Eglise de Québec, faisant les fonctions curiales à Boucherville et autres lieux, dans l'église paroissiale de la Sainte famille de Boucherville en présence de monsieur Boucher, son père cv-dessous dénommé, de messieurs de Boucherville et Groshois ses frères, de messieurs Eegardeur et Demuy tous escuyers et officiers dans les troupes du roy en ce pays, le dernier capitaine d'une compagnie du détachement de la marine, et de plusieurs autres parents et amis dont les cv-dessus dénommés ont signé.“ Pierre de Caumont, prestre." Ces (|ueli|ues notes du registre—pour avoir esté tué sur la place— cachaient un drame.Le Bulletin des Recherches Historiques (Vol.XXIII, p.3), devait en révéler la nature, en publiant le texte d'un manuscrit signé le if> octobre 1688 à Boucherville, par Pierre Boucher et Jeanne Crevier, ailes tant.que leur jeune tils Montizambert avait été tué accidentellement à la chasse par M.Leverrier de Rousson.et cpte ce dernier ne méritait aucun blâme.Les détails de cette partie de chasse, cependant, demeuraient encore inconnus.Ils nous sont dévoilés dans une pièce du notaire Bénigne Basset, mentionné au répertoire de ses actes mais introuvable dans son greffe, et que, finalement, nous avons retracé au palais de justice de Montréal dans une liasse de manuscrits intitulée: Pièces judiciaires.En voici le texte complet avec toute la saveur du style îles scribes de l’époque : Kiss, 1C.( K'Tl >liUK 1 X KO K MA T H >\ A IA UKqTK I)K MONKlKtU I.K VKIUUKK St 11 I.A moût nr i'ii.s DK monsiki’u norm Kit Aujourd’huy Seisicme octobre gbic quatre vingt iiuiei.P.st comparu [tardevaut Nous Mathieu Gaillard coner du Roy, commissaire ordinaire de la Marine Et Subdélégué par sa Majtè De Monsieur L’Intendant de la Nouuelle franco, françois Le Verrier Kscuver Sieur de Rousson Capitaine d’un d’Ktachement de la Marine, Qui nous a dit et déclaré Que le dixiesme Septembre dernier.Knuiron les Sept ahuict heures du Matin, Estant en garnison à la Coste de Boucher-mille et Logé chez le sieur Boucher Seigneur de la ditte Cos te, auroit fait party d'aller a la chasse aux Enuirons duel, lieu, Auec les Sieurs Grosbois (i) ids dud, Sr Boucher, de Songé Lieutenant réformé de la ditte Compagnie, pour y Tuer un ours, et après auoir bien battu du pais, et n’auoir point ïrouué led.ours ny de tjuoiy les arreste, Ils s'en retournèrent en la Maison dud.SieUr Boucher pour y disner, qui est le lieu on led.Sr Le Verrier preunit ses repas; peu-dam le disner.Il suruint Mademoiselle Boucher (2) qui ve noil de Montréal, auec deux de ses Lnfans, Nommez Niuer ville el Mont Lambert, ausqucls Ils firent le récit de leur chasse, el après disner led.Sieur le Verrier fit la parte de Retourner chercher Led.hours sur l’anis que lesd.Sieurs Xineruille et Montizambert donnèrent, qu'on le Trouueroit avec des chiens aux Enuirons de leur ferme, ce qui se listen présence dud.Sieur Boucher père, et de la ditte Damoiselle Bouclier Mère, (pii se Transportèrent jusquû la ditte ferme, qui est au bout cl'L’ne Isle ou L'on auoit dit qu’estoit L’ours.Lcd.Sieur le Verrier accompagné desd.Xineruille, Montizambert Et du nomme Rochcmont, Cadet de la ditte Compa gnie, prirent quelques chiens, et turent chercher led.ours: lcd.Sieur le \ errier et le cadet prirent un costé et les deux frères un autre; avant fait recherche de part et d’aud, Us se 1 mimèrent Ions sur le bord de la grande Riuiere (3) sans «ittoii tait 1 encontre dud.hours.Estant là, Ils apperçurent 1 ne bande De canards dans L ue Isle Tout proche couuerte «Mau et de giauds jougs, Le qui les obligea Tous Ensemble de prendre un canot de bois, qui se trouua là par Azard, pour passer dans la ditte Isle pour Tirer led.Gibier; comme Ils abordèrent ladte Isle, le Gibier se leita; lcd.Sieur le Ver-1 i<.1 (.1 les atities cherchèrent dans lesd, Jongs pour voir s’il ( 1 1 Iguticc Bouclier.(-1 *ﻑanm- Crevier, ôpouse de Pierre Moucher.(•'Il l.e Suiiil-fjiiiii-eut. — 15 — n’y auroit point d’autre Gibier, Ils tirent leuer quelques oiseaux qui ne furent point l irez; Ensuitte 11 se le.ua une Bécassine ou Halle qui fut couché en joué par led.Sieui le Verrier, Et comme son fusil estoit mouillé, a cause de la quantité de jongs et de leur grandeur, le coup fût longtemps a partir, qui obligea led.Sr le Verrier a Retirer son fusil d’Enjoué, qui partit pourtant dans le même Instant et lût aux Trailers dcsd.jougs où se trouua led.Sieur Montizambert, et led.Sr Niueruille qui estoit auprès dud.Sieur Verrier, luy dit : |e viens d’Entendre une voye qui a dit ha! mon Dieu je suis mort, et je croys que cest mon frère, et luv dit, 11 faut qu’il soit dans lesd.joungs deuîmt nous, ce qui les obligea Tous a dire, cherchons; et après auoir Marche, enuiron vingt ou vingt cinq pas, Us Trouuèrent led.Montizambert, qui Expiroit et mourut entre les bras dud.Sieur le Verrier, et dud.Sr Niueruille son frère, qui le mirent dans led.canot, pour le porter chez son père; Mais Rncoie bien que cette mort Est Impréuuë, et sans aucune coulpe de Ea part dud Sr le Verrier, mais par un coup fatal et Inopiné, et que les père et Mère dud.delimit sont pleinement Informez comme la chose sest passée, néantmoins 11 craint, que gens mal Inten-tionnez ne vinssent a luv reprocher cette mort, pour lesquels preuenir et s’en justiffier Entièrement.11 nous requiert E’en Informer, pour sa justificaon: dont acte, a luy octroyé, les jours et an que dessus, et a signé le Verrier Gaillard (avec paraphe) Veu Ea déclaration cy dessus, ordonnons, qu 11 sera Incessamment Informé pardevant Nous a la Kequeste dud.Sieur Ee Verrier du contenu en Icelle, et led.Sieur Niueruille, auec led.Rochemont assignez, pour estre ouys.Mandons &a fait a Montreal, led.jour Seisie.octobre 1688.Gaillard (avec paraphe) UisS.ls OCTOltHU Information faite par Nous Mathieu Gaillard concr du Roy, commissaire ordinaire de la Marine, Et subdélégué paisa Majesté de Monsieur E’Intendant de la Nouuelle france. — U t i.i l\c«jut stf du Sr Le \ errier.capne d’une compagnie de cinq te hommes d’armes d’un détachant de la Marine et en consequence de nôtre ordonnance du Seisième du courant, sur 1 auis que Vous allons eu, qu’Enuiron, la dixième du pas-Le Sieur Le Verrier auroil tué Estant a la chasse L’un es En fan s du Sieur Boucher Seigneur de la coste de Bou-elieniilie.faisant la<|uelle Information auec Mre Benigne Lasseï Notaire Royal et de la Terre & Seigneurie de L’Isle • Montreal, que nous auons comis a ces fins pour Nôtre ' -ren ier, Allons otiy Et Examiné, les personnes et Tesmoins, dont les noms ages, qualités, demeures, dits V- dépositions luisuiuent du dix huictiemff jour d’octobre gbic quatre Vingt Inuct.du Matin, and.Montreal en nôtre hostel.DKIM iSITIi IN 1’ su UK XIVERVILLE Jean Laptiste Loucher Sr de Xiueruille aagé de quinze ans ou Lnuiron Et de Luy pris le Serment Requis, fils dud.• ' de hnucherutlle, assigne par l’archer petit dont l’exploict nous est apparu./, A Du là depoze qu enuiron ce dixiesme ;bre dernier le d-ms Tl ^^ apei‘CeU UU 0Urs TV Estoit dans une des Isles vis a vis la coste de boucheruille celluy qui depo/v, auec leu montizambert son frere.se mirent en Estât ' lu ailles ce qui donna occasion and.Sr le Verrier Et le ;|<;n;nK Kochemont cadet de lad.compe d’Estre de la partye i l "; CStînl,a,'nUC v,s à vis l;isk‘ Pierre Ils apercu-1 t ne bande de canaris qu, les obligea de prendre un ca- R-t ÏÏ!<,Ur'1,afm a,,S ad' !sle Tous Ensemble, où, re ré - 'p nbln' lcs aPercut Kt se leua, sans Es-n .api es hstre débarqués dans lad.Isle Ils cherchèrent a i.les (.eons pour voir sil nv auroit point de Gibier- Es-l.mt un peu esloigne Les uns des autres, Et led.Sr le Ver-nei aeatit tait letter deux butorts qui ne Peut tirer led def!" p't k'lu‘r unc begassinne cjue le de Sr le Verrier La cou-eba Lu joue, comme son fuzil fit long feu II le Retira anara- ni.mt, «nie neantmoings partit de mesme temps Et dans le a iitan'di ” une * ?* ° CStant Proche dud! Sr le Verrier, ï »?a m0n d,eu Slli* mort, ce qui luv 1 ie cest tl10n frere (lue vous aué Tué.Estant allés En- semble ou Ils auoient Entendu la voye trouuèrent led.mon-tizambert quv estoit partaire sécria Encore A mon Dieu je suis mort ; led.Sr le Verrier lavant pris 1 '.litre s( s bras, 1 es-moigitioit un très grand Réglait & une très grande douleur de cette acculant, Kntre lesquels led.niontizambcrt expira sans parler datiantage., Enquis sy led.Sr le Verrier nauoit point Eu quelques différants auec led.dettunt.\ dit que non quau contraire Ils viuoient Ions en lionne Intelligence Estant loge en la maison de son père dans laqlle 11 preimit ordmt ses Repas f,t auoit lu aueoiip d.unitie pour 'l'outte la famille Et particulièrement poiu Eux.lînquis (juel aage auoit led.detïuut.\ dit quil estoit de son aage comme Estai*' Here beçon Et plus n'a Esté Enquis.Eecture a luv, faite de -a deposition ql a dit contenir veri11é a signé ia batiste Boucher Gaillard Basset (avec paraphe) comis.Greffier.i(ki’osition or sua it oi: itoonuMoXT Bernard Sieur de Rochemont cadet de la Compagnie dud.Sieur le Verrier, âgé de dix Sept .ans -après auoir p'Ç de luv le serment accoustumé, et assigné par l.archei petit dont l’exploict Nous est apparu.Dit et depose.Quatuiiron Ee dix ou dotisies Septembre dernier.Estant Logé en La Maison du Sieur de Bouchcruille (ils ( i ) dud.Sr Boucher, lorsqu arriua Mademoiselle Boucher Led.Sieur Le Verrier auec deux de ses en fans nommez Niueruille et Montizambert dans un canot, qui dirent (pri s aboient chercher l’ours que le Sieur de Groshois aumt veu le Matin dans les Isles, ce qui donna occasion au déposant des-tre de la partie, qui prit son fusil, et s’en fut auec led.Sr son capitaine et lesd.Sieurs Niueruille & Montizambert.ou après auoir bien chercher Ils ne trouuèrent point led.hours, Mais estant tous arriuez sur le bord de la grande Rimere du , 17 1-Ï.Ti.• Ihmclior (li* ltuucliiTvilli*, lits aînf* iti* l*i.*m* I toucher. — 18 — cosU'du •H'rd.E'un dcsd.Enfans dud.Sr Boucher Auisa une bande de canards sur une batture d’une lsle nommé IJs-lt a pierre ce qui les obligea de prendre un canot de bois qu Ils rencontèrent par hazard pour v passer, dans lequel Ils s embarquèrent tous quatre, où estant arriuez lesd.canards se Eeuerent, Et Ensuite.Ils dirent voir dans Les jongs s’il '.-v ;iur,,,t I’",nl d’autre Gibier, et chacun avant pris un peu descari et auotr battu lesd.jongs 11 se leua deux outardes, qui ne peuuent cstre tirez Et Ensuitte, Il se leua.Un Ralle ou.IJl‘C!Jssllu‘ ‘lue E*<1.Sieur Le Verrier tira aparenient, et en nientc Instant vit Tomber led.Montizambert, qui secria.a !',, >m j1"!’ Iul a E Instant trouuer le corps, qui estoit Nessca a este, a 1 espaulle et au coeur, qui Expirait Et ,U ; ' ' ] Cett im]Ulit .la ^ncvdès IX ‘udie!Ud(.JX^!vS!ie StC'Fnm' teindn)avcc’h'nja-.j”'”""' reuse,nent.aient ,lc <£ ¦' ,m'ntc de Marie Julie Moucher de Xi- 1') verville.veuve de feu M.Napoléon Dagneau, inhumée aux Trois-Rivières, le 22 octobre dernier.AIoxtakv 11 u, Borctit:u m: Laiuukiu: LES SUPERIEURS OU GARDIENS DES RFCOL-UIUES A MONTREAL DE 1602 à 1813 D’après les annalistes de l’Ordre des Franciscains la liste qui suit est trè incomplète.On n’y trouve que seize noms alors (pie l'on suppose qu'une trentaine de supérieurs se sont succédés durant la période ci-dessus indiquée.Quoiqu’il en soit, voici les noms relevés jusqu'à date : 1692-169/ - R.E.Joseph Denys de la Rotule.Fondateur et 1er gardien.171.4, .>9 avril — R.R.Lierre Lepoyvre.1714, 2 décembre R.L.J.M.Oermain.1716, 2 février— R.L.Guillaume L.ulteau.1724.— R.I'.Michel lîruslé.Mort en charge le 7 septembre 1724.1730 14 juillet - R.1’.François Rev.1733.25 avril — R.L.Etienne Lisent.1747.31 juillet — R.P.Luc Hendrix.1755, 27 janvier — R.L.François Carpentier.1756 — R.L.Maurice Laconie.1759 — R.I Bernardin de Cannes.1761 R.L.Jean-Baptiste Lajus.1762 — R.L.Isidore Marsolet.1780 — R.L.Théodore Loyseau.Mort en charge le 21 décembre 1788.1788 — R.P.Dominique Pétrinioulx.1789 — R.P.Louis Deniers.Il fut le dernier supérieur et la communauté se dispersa en 1793.Ce révérend père mourut le 2 septembre 1813.Quelques mois auparavant.il avait fait don de ce qui se trouvait dans l’église et le couvent des Récollets, angle sud-est des rues Notre-Dame et Sainte4 Iélène.E.-Z.Masricotte (1) La date qui suit 11 nom t*>l folle du document faisant connaître l'exercice de la charge de supérieur. L'ANCETRE DES SAl’VAGEAL Deux colons du nom de Sauvageau vinrent s’établir dams la Nouvelle h'rance vers le milieu du dix-septième siècle, l/un était chirurgien et se nommait René Sauvageau dit Maisonneuve : il n a lait souche que par les femmes ; aussi ne saurait il être question de lui dans cet article ; nous ne nous arrêtons qua /ancêtre dont le nom Sauvageau s’est perpétue jusqu a nos jours.Ce dernier portait le prénom de Claude' il en est fait mention pour la première fois au recensement de Sous le titre Ces I rois Rivières , lequel désigne ici toute la région de ce nom, Claude Sauvageau est dit âgé de '"’s1 ;ms, et on le trouve a 1 emploi d'un nommé François ' ’1 *•11 '¦ • k 1 'n|"t a présumer (pie (.lande Sauvageau vint rut pays 1 année qui précéda le recensement.En effet, ce ne furent pas seulement des militaires qui arrivèrent à Québec en I: mcmoinlile année 1605.Les navires amenèrent aussi des colons, des filles à marier, des artisans".(Jean Talon, p.63).Claude Sauvageau épousa, vers la fin de 1669, Jeanne . de lancette, Claude Sauvageau et Madeleine Ouvre sun! nam/ (k paroisse de Marcé.en Touraine.Cette anetenne province, située à l’est de l’Anjou, s’étendait sur les onne a laquelle nous taisons allusion, ne trouvant pas le nom Ma ce dans c .Nouveau Earousse Illustré crut qu’il s’agissait Ck •Ul,Ul-V (,U departement de la Menue, à " seize kilomètres 21 de Poitiers ”, dit-elle, oubliant que Poitiers était l’ancienne capitale du Poitou et non de la Touraine.“La Grande Encyclopédie lui aurait appris que Marcé-sur-Esves est une commune du département d’Indre-et-Loire, le vrai lieu de naissance alors de Claude Sauvageau, ou, si on le préfère et au cas que le notaire aurait écrit Marcé pour Marcay, il y a aussi une localité Marcay dans le même dép.d’Indre-et-Loire sans avoir à recourir à celui de la Vienne.Claude Sauvageau quitta le Cap-de-la-Madeleine pour aller s’établir définitivement, croyons-nous, aux Grondines.Le recensement de 1681 nous le montre, en effet, à Saint-Charles des Roches (Grondines).Claude Sauvageau a alors 35 ans ; Jeanne Legendre, sa femme, 45 ; enfants : Alexis, 10, Marie .se nommait François-Xavier Sau-a ageau , le capitaine de vaisseau Ldiuond Sauvageau fut renommé parmi les navigateurs : entre toutes les familles a l'esprit profondément religieux de cette paroisse, celle de Dosithée Sauvageau marié à Henriette Cognac! mérité d être signalée comme modèle : quatre de ses en-fanis.trois tilles : Marie, Irene et Aline, et un garçon : Joseph-Julien ont embrassé l'état religieux.Ce dernier nom n'est pas mentionné dans l’ouvrage, et nous avons ete amené a constater (|u’il en est ainsi de tous les religieux non prêtres: oubli regrettable car s'ils ne méritent pas de figurer au chapitre consacré à la “ Tribu sainte du cierge régulier et séculier, ils auraient pu être dé signes, du moins Ceux pue nous connaissons, comme de dévoués et intelligents serviteurs de la cause sacrée de 1 education I.a branche québécoise des Sauvageau a attiré notre p.u t icuhere attention, car nous savions qu’une rue et une cote Sauvageau a existé jusqu'à l'an dernier.1 anguay nous apprend que .Michel Sauvageau, fils <1 Alexis 111, lut directeur des postes à < tuébec.M che| Sauvageau ép.)usa, à Québec?le 21 août 1770 .Marie-d.ouise Levasseur.fille de Fouis.D’après son acte de sepulture, daté du 28 novembre 1797.le corps de - Sauvageau, mai chaud et directeur des postes, a ete inhume mus son banc dans la chapelle Sainte-Anne de ! église cathédrale.Xé le 12 septembre 1770.son fils Michel-Flavien Sauvageau reçut une commission pour exercer le notariat e le, mars D D, et épousa trois mois plus tard, Ma-iii-Angeli(|iie Cnrhin, fille d'un ancien arpenteur.11 pratiqua sa profession de 1799 : 1818 mais fut surtout un biassem d alla,res.Devenu veuf, le notaire Michel Sau-vaga;a„ se remaria a Mary Ann Atkins, veuve elle-même h l une Racine.Le contrat de mariage (greffe Roger Ie"°' — ;!Vnl.1'y-’M (F»nnc une courte description des •uses propriétés du notaire Sauvageau dont l’ensem- .la l'hii' grande des deux maisons portaient le mm, étrange de Pas Dijon Après avoir pris'connaissance de ce contrat et surtout de l'acte de donation dont il sera bientôt question, nous dirons dès à présent que si la rue actuelle “ de Mazenod ” a porté longtemps le nom de rue Sauvageau, c’est que la grande étendue de terrain possédée par le notaire Michel Sauvageau était bornée à l'est par cette rue.A l’ouest, elle s’étendait jusqu’à la rue Bayard : au nord, “ au chemin du roi qui conduit à l’ancienne Burette ” et au sud, au coteau Sainte-Geneviève.Lorsqu’il eut dépassé la soixantaine, Michel Sauvageau sentit s’appesantir lourdement chaque année le poids des infirmités.En 1X43, devenu presque aveugle et impotent, il convint avec son épouse, ne pouvant d’ailleurs non sans grandes difficultés “ faire valoir avec avantage ” leurs propriétés, de faire donation entière de leurs biens meubles et immeubles à Pierre Boisseau qui verrait à acquitter certaines dettes et leur servirait, telle que susmentionnée, une rente annuelle leur vie durant (Greffe Louis Panet.14 août 1843).11 ne fut nullement question de bail emphytéotique.L'acte de sépulture de Michel-Elavien Sauvageau, 9 juillet 1851, nous apprend que son corps fut inhumé dans le cimetière Saint-Louis ; il n’a donc pas été, en 1850, donateur du terrain de l’église Saint-Sauveur ; d’ailleurs il n'était plus propriétaire depuis quelques années.L’acte d’inhumation de Pierre Boisseau, 29 mars 1869, nous dit expressément, au contraire, que le corps de ce dernier fut inhumé dans l’église de Saint-Sauveur et qu’il a été donateur du terrain de cette église ( 1).Nous continuons à nous enquérir jusqu’à ce jour des Sauvageau de la lignée de Québec.Charles Sauvageau, l’un des enfants du notaire, fut, à Québec, professeur de musique et chef d'orchestre.Son fils, Flavien, périt au fameux incendie du théâtre Saint-Louis, le 12 juin 1846.Il était âgé de quinze ans, trois mois et neuf jours, nous dit l’acte de sépulture.( 1 i l’ietrc Uoisseau.înim'liiiiul A Ouébee.ôtait tils de (iaspurrt-Xi-colas et de Marie-Catherine Aubert de Uu.spé.Ce Gaspard-Nicolas Boisseau fut le premier député de l'ile d’Orléans à la Chambre d'Assamblée (de IT'.i'J :1 lïtMi) et avivait la profession de notaire.Il est l’auteur de .Ménioiie intéressants et instructifs une M.i’ierre-Geoiges Itoy a joints, dans un même volume, A sa généalogie de la Famille Boisseau, où nous avons pris les renseignements que nous vêtions de donner. — 24 — Ln autre Ills du notaire Sauvageau.Benjamin, marié à Elisabeth \'oyer, 21 janvier 1834, fut le continuateur de la lignée.Il est dit "écrivain a l’acte de mariage.Deux autres Benjamin Sauvageau ont continué la lignée, be premier épousa, 9 février 1X53, Catherine Se-nav ou Senet.Son tils, porteur du même nom, vit encore : il est plein de vigueur malgré ses soixante-quatorze ans ; d réside a Québec, dans la paroisse de Saint-Malo et est a l’emploi de la Commission du Havre (Almanach des adresses).De ses deux mariages, M.Benjamin Sauvageau a donné naissance a vingt-sept enfants : ça se voit, il est un bon serviteur de la patrie ! De son union a Marie Kauberl, contractée à la cathédrale d Ottawa le 11 février 1X72.il eut onze enfants.Deux de ses garçons se sont mariés à Saint-Malo la même année : Charles, l’aîné, épousa, le 25 janvier 1909, Julie-Anne Renaud et le 27 septembre suivant, son frère Edouard s unissait à Yvonne Plante.De son second mariage contracté à Saint-Sauveur de Québec, 8 février 1X91, avec Marie-Adèle Lainé dite Ea-liherte, M.Benjamin Sauvageau eut seize enfants: la plupait '11111 morts en has age.Nous n’avons connu et foituitcment qu un des gendres de M.Benjamin Sauvageau, M.Joseph I,ainé, sergent de police, dont les renseignements nous ont permis la vérification de nos recherches.I.e' Sauvageau se sont multipliés surtout sur la rive nord du fleuve : mais dès la deuxième moitié du XYIIIe siecle.ils s’établissaient dans plusieurs centres de la rive sud.De ces derniers nous ne mentionnerons que deux nonw : Tancrède Sauvageau.député : et le capitaine .e.Xcindie Sauvageau, officier a l’une des plus glorieuses journées de notre histoire, à la bataille de Châteaugauy (DE Terminons cet article en rattachant à l’ancêtre l’un des contemporains parmi les Sauvageau : ne donnant de celui-ci que la série de ses ascendants en ligne directe.•Il Bulletin des Recherches historiques, vol.XXI, oN. — 25 — 1.1669, Cap-de-la-Madeleine.Claude Sauvageau, Jeanne Legendre.2.1694, (19 avril) Grondines.Alexis Sauvageau, Marguerite Massé.5.1723, (10 août) Deschambault.Alexis Sauvageau, Marguerite Germain-Bélisle.4 1750, (7 avril) Grondines.Joseph-Marie Sauvageau, Françoise Brunet.5.17(33, ( 14 janvier) Deschambault.Joseph-Marie Sauvageau, Marguerite Around.0.1805, (12 février) Deschambault.Joseph Sauvageau, Nathalie Gariépy.7.184(3, (25 novembre) Gentilly.François-Xavier Sauvageau, Luce Toutant.(3.1830, (7 avril) Saint-Maurice.Dosithée Sauvageau, 1 Ienriette Gignac.9.R.-F.Xivard (Joseph-Julien Sauvageau), Visiteur des Frères des Ecoles Chrétiennes, district de Québec.Lucien .Serbe LES DISPARUS Charles Rai/cot de Saint-Luc—Né à Québec le 12 août 1674, du mariage de Gilles Kageot et de Marie-Madeleine Morin.Le ter mars 1693, il obtenait des lettres de provisions du roi pour succéder à son père dans sa charge de greffier de la prévôté de Québec.Rageot fut reçu et installé en son office par le Conseil Souverain le 7 décembre 1693.Comme il était encore mineur, sa mère dût donner caution pour lui jusqu’à ce qu'il eût atteint l'âge de vingt-cinq ans.Charles Rageot de Saint-Luc pratiqua aussi comme notaire royal à Québec de 1695 à sa mort.M.Rageot de Saint-Luc décéda à Québec le 18 décembre 1702.à l’âge de 28 ans.Sa veuve, née Marie-Geneviève Gauvreau, décéda huit jours plus tard.Tous deux succombèrent à l'épidémie de la picote qui sév issait alors à Québec.Charles Rageot avait pris son nom de Saint-Luc du fut de Saint-Luc, situé sur le bord de la rivière du Sud, propriété de son père. — 26 — LA PREMIERE EGLISE DE LACHINE Donation Irrevocable par Jean Chevalier en faveur de l'Eglise de Eachine de Montréal, 18 octobre 1671 : Pardevant Benigne Basset Not taire Royal de 1’Isle de Montréal en la nouvelle fiance et tesmoings soubzsi-gnez fut present Jean chevallier habitant y demeurant.Eequel de son bon gré et volonté et désirant contribuer à ht construction d'une chapelle et Egliise qui se doict Bas-tir au lieu de la chine en la flirte ou il est présentement demeurant.Reconnu R: Confessé, avoir donné, ceddé, transporté et délaissé, du tout des maintenant a toujours en Pur don Irrévocable fait entre vifs et en la Meilleur forme Que donnation peut avoir Lieu et sortir effect, à L’oeuvre et fabrique de la ditte chapelle et Eglise.Le Nottaire stipulant et acceptant pour elle La quatrième partye de tous, et chacuns les Biens des successions, tant en ligne directe que Colaterale, qui aud consttituant sont de present es-chelles, et nottannnent celles de deffuncts, Laurens Chevallier Vivant Mre Cordier aPieppes, Marie Le Borgne -ms perc et celle de desfunct Guiilla.Chevalier L’aisné son frère vivant aussy Mre Cordier aud Dieppe Dardez en l.a paroisse Saint Remy et a quelques t il très qu’ils soient sans aucune chose de la dte quatrième partve en reserver par led donateur et a quelqueus ]>rix qu'ils se puissent monter et \ aloir, qtiehjiies part qu’ils soient scitués et assis; encore (piils ne soient lev par le menu déclarés et spécifiés ce que led donnateur ne veut préjudicier a la dte chapellle et Eglise, la mettant et subrogeant du tout en son lieu & droicts, noms, raisons actions et tous jusqu a la Conçu rance de la dte quatre, partye des biens des dittes successions Ces don cession & transport faits à la chai gc que les dittes choses ainsv donnez seront employées à la construction de la dite chapelle & Eglise en lachine susdesclarée, et que les Marguilliers d’icelle successivement seront tenus R- obligez faire prier Dieu, pour h Repos de 1 ame dud Donateur après son deccdz a leur discrétion auquels ils le référé car tel et son plaisir & volonté et pour faire insinuer & Promettant & obligeant & Renonçant Riait et passe aud Montreal en l’estude du 27 — Nre L’an g.1>.i.c.soixante & onze le dix huitie.octobre apres rnidy, en price des Sieurs Jean Gervaise & francois Bailly tesmoings y demeurant et soubsnes avec led Don-nateur.jean ].Chevalier • F.Bailly Basset, nore il) LES DISPARUS L'abbé Trançois Dottier de ( 'assoit—Né en 1636 au diocèse de Nantes, il entra dans la Compagnie de Saint-Sulpice, le 13 juillet 1657.Il arriva dans la Xouvelle-France le 7 septembre 1666.l'in 1667, il est au fort Ste-Anne, à 25 lieues de Ville-Marie.11 y prodigue les soins du corps et de 1’ une aux soldats décimés par le mal de t rrc.11 fut supérieur de Saint-Sulpice à deux reprises.1671-1674, 1678-1701.Il lit une expédition aux lacs Ontario.Krié et 1 luron.11 commença le canal de Lachine.Décédé le 27 septembre 1701.11 a écrit une Histoire du Montréal qui a été publiée en 1808 par la Société historique de Montréal (Tiré de Sulpitiana de l’abbé Henri Gauthier, P.S.S.).J.-fsrac! Desroches — Né à Saint-Esprit, comté de Montcalm, le 18 novembre 1850.Médecin en 1877, il s’établit à Montréal.Il fut le fondateur et le directeur du Journal d'hygiène populaire pendant plusieurs années.Décédé à Montréal le 25 novembre 1922.Il avait publié: Traité élémentaire d'hygiène privée (Montréal 1889); Catéchisme d’hynicnc privée (Montréal.1889): [.'hygiène dans l’éducation, conférence faite devant VUnion catholique de Montréal le 15 mars 1891 (Montréal, 18910 Catéchisme d'Iiygicne privée et publique (Montréal, 1897); Mort apparente et mort réelle ou de l'assistance corporelle et spirituelle des moribonds (Montréal, 1911 ); Les doctrines âvolutionistes: transformisme, darwinisme, évolutionismc universel ( Montréal.1913).il) ('ommuniiim' par K.-Z.Miisstcotto, nrchiviste, pillais il<> justice, Montréal. — 28 — trois hommes de bien \ oici trois citoyens du même nom et de la même fami!le qui siégèrent presque ensemble au Conseil de la nation et qui, sûrement, peuvent servir de modèles à ceux Qui s engagent dans la carrière publique.Joseph I Momie naquit a Québec le 27 avril 1786, du mariage de Gabriel Dionne et de Marie Richard.Son peic, un pauvre colporteur, mourut jeune et l’enfant, dès treize ans.dut travailler pour un habitant de Château -Richer qui l’employa à clmrroyer du bois et le traita *' M 7 ‘.l'Eçinent.Ce jeune garçon s’engagea ensuite comme cuisinier sur une goélette, mais la navigation ne lui allait pas et il la laissa au bout de deux ans.Joseph Dionne vint alors à Québec et s’engagea eue/ un tonnelier pour en apprendre le métier.A l’âge de trente ans, son apprentissage terminé, il s’établit "'à tvimt-1 her redes - lîccquet s.'l'ont a côté de sa boutique de tonnelier, il ouvrit un petit magasin.I.a fortune ne tarda pas a lui sourire.Avec les économies réalisées, il se aiU''a 'cns et des habitants des Pell 01SSCS V01S111CS.j‘aJc‘l'ul:lt."’n dc A1: Di«n»e f'-anchit bientôt les bor-QC ;V?paroisse et meme de sa région, et le ?avril ¦niu'c W .‘j ¦!’l;A,i"! 9*"*» Spéciil.Quatre ans plus, aid h 1 août 1842, il était nommé au Conseil législatif ou il siégea lusqua sa mort arrivée à Saint-Pierre-lcs-Becquets, le 2/ décembre 1859.M.1 bonne, de son mariage avec Ursule Leclerc socui de stm cure, u avait eu qu’une fille, Flore, qui fut tcheuhee en mariage par les meilleurs partis de la Province mais préféra le cloître aux joies du m0nd| Elîe 29 — mourut mère de choeur au monastère des Ursulines des Trois-Rivières, le 26 janvier 1858.M.Dionne était économe pour lui-même mais très charitable pour les pauvres.On ne lui tendait jamais la main sans recevoir une généreuse aumône.Il donna beaucoup pour la construction de la cathédrale des Trois-Rivières et lit des dons considérables aux Ursulines des Trois-Rivières.Bon nombre de prêtres et de religieuses lui furent redevables du bienfait de l’éducation.Sans oublier ses parents collatéraux et ceux qui avaient été à son emploi, à sa mort, il laissa le résidu de ses biens à la corporation épiscopal des Trois-Rivières.Bref, il passa en faisant le bien.Amable Dionne né à Kamouraska le 50 novembre 1781, du mariage de Alexandre Dionne et de Madeleine Michaud, fréquenta l’école moins de vingt mois puis entra à l'emploi de M.Pierre Casgrain, négociant, de la Rivière Ouelle.Il ne tarda pas i se faire remarquer par son intelligence et son esprit pratique, et.en 1811, il entrait en société avec .M.Casgrain.Peu après, M.Dionne prenait la direction des affaires de la nouvelle société à Kamouraska.En 1818, ht société Casgrain et Dionne prenait lin, et M.Dionne s'occupa de commerce pour lui-même.11 édifia une grande fortune.En 1849, M.Dionne quittait Kamouraska pour aller résider au manoir de Sainte-Anne-de-la-Pocatière qu’il avait acheté.M.Dionne fut député du comté de Kamouraska de 1830 à 1835, conseiller législatif de 1837 à 1838, membre du Conseil Spécial en 1838, puis encore conseiller législatif de 1842 à sa mort arrivée à Sainte-Anne-de la-Poca-tière, le 2 mai 1852.M.F.-M.Déroute écrivait de M.Dionne en 1866 : “ M.Dionne fut.à bien dire, un homme considérable.D'un jugement très sûr, d’une remarquable facilité d’élocution, il étonnait par sa lucidité non moins que par la logique de ses déductions dans les controverses de haute portée.Il savait joindre à l'aplomb de l’homme d’affaires le tact de l’homme du grand monde.Pendant sa longue carrière parlementaire, il ne fit pas de ces harangues par lesquelles se fonde la renommée de l’orateur de tri- — 30 — bum : niai" \ ;i i unite.].ui>a ,,!"r • •' une jiaroisse dans le comté de kaniore'a .'.a qui : au r.l'objet de sa libéralité.Tou l('s K- ¦ a e 11 : i • ¦ • t religieuses étaient patron- m e- par lui h > ¦ ¦¦• an ai- les talents, encourageait tout' s le- entrepri-i uti!< et contribuait: largement à toutes ,ieti' ; - de bien ta -ance.il était la providence du patt e.• : a in on tu vs-.i jamais de s’ouvrir à la voix de l'indigent." I 11 » ' 111 a - l lia né Ni see I lionne était le tils de l’honorable \mabb Pionne et de Catherine Perrault.Né à Kamouraska le 22 août 1828, il étudia à l’école anglaise de M.1 .ale a Saint-Augustin de Port neuf, au collège de Sainte- Vnne de la Pocatière ; puis au collège des fésui-tes de Worcester, Etats-Unis.Admis au barreau en 1851.AI.Dionne pratiqua sa profession pen tant six mois avec son beau-frère, AI.Jean-I bornas I aschereau, puis il alla demeurer au manoir seigneurial de Sainte Anne-de-la-Pocatière afin, de se consacrer a 1 exploitation de ses vastes propriétés.Pc 2 novembre 1N(>7, Al.Dionne était appelé à représenter la division de (.randville au Conseil législatif de la province de Québec.De 51 juillet 1882.Al.Dionne entrait dans le cabinet Mousseau en qualité de ministre de l’agriculture et des travaux publies.Il conserva ce ministère important jusqu’au 23 janvier 1884.I, bonorab'e Al.Elisée Dionne décéda à Sainte-An-ne-de-la Pocatière, le 22 août 1892. — 31 — Dans son Histoire des families Têtu, Bonenfant, Pionne et Perrault, Mgr Henri Têtu dit de l'honorable Elisée Dionne : “ L’honorable M.Dionne était un agronome remarquable.et réalisait l’idéal du vrai gentilhomme de la campagne, qui comprend la noblesse de sa mission et dont il y a de si beaux modèles en Angleterre et en France.Il a beaucoup travaillé pour la cause du progrès agricole.Membre du Conseil d’agriculture, on le voyait toujours au premier rang, quand il s agissait d améliorer la condition de notre agriculture canadienne.“L’honorable M.Dionne était un homme d'une instruction variée et d’un commerce facile, surtout dans 1 intimité.Doué d’un sentiment délicat de 1 honneur, chrétien sincère, généreux, intelligent, désintéressé, integie et fidèle à ses convictions, il était le type du gentilhomme canadien de la vieille école.Sous des dehors réservés et parfois sévères, il cachait le caractère le plus aimable, l’âme la plus sensible à l’amitié et aux saintes affections du foyer domestique.” ^ LFS DISPARUS K.P.Jean-Baptiste Manseau — Né à Saint-Polycarpe de Soulanges le 4 mai 1843.du mariage de Isidore Manseau et de Marie-Emélie Léger.En 1864, il entrait au noviciat des Clercs de Saint-Viateur, à Juliette.Ordonné prêtre le 20 décembre 1879, il frit maitre des novices à Juliette, fondateur d’une mission de son ordre a Pakcr-City, en Orégon, directeur de l’Institution des Sourds-Muets, au Mile-End, puis directeur du collège de Saint-Rémi.Décédé a Juliette le 4 novembre 1914.Auteur de Notes historiques sur l'institution catholique des sourds-muets pour la province de Québec dirigée par les Clercs de Saint-l latcur, Mile-End, Montréal, ( 1893) et Journal de la fondation des Clercs de Saint-l dateur à Bakcr-City, Orégon, du 21 août 1883 à novembre 1885. — 32 - OU VRAC,KS PIT.LIKS PAR LEU JULES TR EMULA Y ( i ) Des mois, dos vers.Montreal—1911./., / rouans en (tutario.Montreal—191 p Lue opinion sur la littérature canadienne française.< Htawa—K) 13.I.a sépulture d'lUicnne Untie.Ottawa—191 S.Du crépuscule aux aubes.Ottawa—1917.I.es ferments.Ottawa—1917.Irouies du terroir.Ottawa—1918.I.es ailes qui montent.Ottawa—1918.I.e 1 oyi r.\i chante eu action.Ottawa—1920.La venta de la poule noire.Ottawa—(920.Ineedotes de la Côte Xord, de Portncuf et de IVriqht.Lancaster, 1 ‘enn— 1920, L'hôpital publie d'Ottaxca.Ottawa—1921.'henets dans les itovafes.Ottawa—1921.A os lettres.Ottawa—T92f.t aaadian l.ih rature of Crcnch lixpression Ottawa— 1922.bonite .lune d Ottawa : un résumé d'histoire Ottawa —J9-5- ’ LES DISPARUS ' L honorable David-.Ilexandcr Ross — Né à Québec le '"'"A |S!'J- dn ni,aiage de Jolin Ross, protonotaire de la C our Supérieure pour le district de Québec, et de Margaret , • ss' R,.)SS ht st's études à l’Académie du docteur Wil-U; et au semuiaire de Quebec.Il fut admis au barreau de ' , .AUt' ,lT'k' 'S )a,mer i:': lx Choisi comme pro- <1 Z;,Tl7n o ° A6' M Ross «St élire député 'S .h ,:f 'V Te 'A;- M- K,ISS était nommé con* c l » , ’ Ross fit partie ito r"r”n"ï ""O"'1' sans Portefeuille de y a ' ' ,,x 1 )ecedc a Quebec le 23 juillet 1897.(1) DC'fétlô ;1 Ottawa le L'S novembre — 33 PETHUREAU ET PASTUREAU Dans le Bulletin de 192P, page 435, on pose la question suivante : " Mgr Tanguay, dans son Dictionnaire qcnéaloqique, mentionne un “ François Pethureau, précepteur des enfants de M.de Vaudrcuil.gouverneur de Montréal ".Que devint ce Pethureau ?Où Mgr Tanguay a-t-il pris son renseignement sur Pethureau ?’’ 11 ne nous a pas encore été possible de mettre la main sur le document où Mgr Tangtiav a vu mention du susdit précepteur, mais pour ce qui est de la deuxième question : One de-vint ce Pethureau '/ il semble qu’une autre note de Mgr Tan-gutv contient la réponse.Voici ce texte que nous extrayons de .I travers les registres, p.1 14 : “i7_>r, 11 juin: Pierre-Robert Prauçois, enfant de François Pasturcau, directeur général des vivres, est nommé à son baptême pas Très-Haute et Puissante Dame Louise de Ker-vin, dame d'honneur de la Duchesse d'Orléans, et épouse de messire Pierre de Saint-Pierre, premier écuyer de Son Altesse Royale, et seigneur des des Saint-Jean, etc.( Reg.de Pile Saint Jean).François Pethureau et François Pastureau ne seraient-ils pas un même personnage ?L.-Z.M.LES DISPARUS Mçjr Philippe-Tlippolytc Suzor—Xé à Québec le ter mai 1826, du mariage de 1 lippolyte Suzor et de Angélique Defoy.Ordonné prêtre à Québec le 30 septembre 1849, >' fut vicaire aux Trois-Rivières, curé de Saint-Christoplie-d’Arthabas-ka puis de Nicolet.Il fut aussi vicaire général du diocèse de Xicolet.Le 14 septembre 1899, il était fait prébit domestique par Sa Sainteté Léon XIII.Il décéda à Xicolet le 5 octobre 1917.Auteur de Xotcs sur Saint-Christophc-d'Arthabaska, publiées en 1892.A consulter sur Mgr Suzor les Bois-Francs de M.l’abbé Mailhot, vol.IV, p.159- LK TESTAMENT DU SIEUR DE TROCOEEE Il a déjà ôté question du sieur de Trocolle dans le Bulletin des Recherches Historiques (i).Liaise de J rocollc vint ici en qualité de médecin attache a la personne de M.de Tracy.11 décéda à Québec e 50 octobre 1665.Il fut enterré le jour même de sa mort.Te 21 octobre 1665, M.de Trocolle, alors malade de corps mais sain d esprit, dans une des chambres du lops du chirurgien Aladry, mandait le notaire Michel Pillion et lui dictait ses dernières volontés.Apres avoir recommande son aine à Dieu père fils et saint Esprit, à la glorieuse vierge Marie, à saint Michel Ange et a tous les saints et saintes du Paradis, il ordonna que son corps mort fut enterré au cimetière “où sont ordinal renient enterrés ceux qui meurent en ce pays.” Puis, 1 rocolle fait les legs suivants : A 1 église pai oissiale de Québec la somme de cinquante cinq livres pour les frais de son enterrement.^ I éplise paroissiale de Québec la somme de cent livres pour lui être dit une messe pour le repos de son aine.A l église paroissiale de Québec la somme de vingt-cinq livres pour un “anniversaire perpétuel”, laquelle messe sera dite le lendemain de la fête de la Toussaint.Au sieur Aladry, maître ehirugien, la somme de quinze livres par mois du temps qu’il a été chez lui poulie recompenser des soins qu’il lui a donnés en sa maison durant sa maladie.Au siem C laude Dubois, garçon chirurgien, “pour toutes les peines et soins qu’il a eu de lui durant sa ma-ache un manteau de bouracan doublé de soie, plus un habit de camelot de Hollande noir garni de boutons d’or et un pourpoint et justaucorps double de satin avec un chapeau noir.Au sieur Auger, valet de chambre de AT de Tracv line trousse de velour vert.I 1 1 Vol.XXXIII.|,.-,70. — OC' —* Au sieur Girard, sommelier de.M.de i'racy, et a son cuisinier nommé Antoine à chacun trois écu.s de France, et au valet de cuisine nommé liarbet un écu.Au sieur du \ illard, valet de chambre de M.de Res-san, secrétaire de Al.de 'I'racy.un livre de chirurgie intitulé Pigray plu> un étui garni de quatre lans.Au nommé Du Alosny, chirurgien, un habit de dro-guet foulé garni de boutons d’argent.Le testateur ordonnait ensuite qu’advenant son décès tout ce qui resterait de scs diets non donnes ici serait envoyé à danioiselle Rénée Fonçant, sa femme, ‘‘étant en la ville de Paris et demeurant rue Saint-Nicolas du Chardonneret, chez Al.Giidon, avocat en Parlement.” Trocolle terminait en nommant comme exécuteur de ses dernières volontés le sieur de Ressan, secrétaire de M.de Tracy.Les témoins qui signent au testament du sieur de Trocolle sont Nicolas AJarsolet, bourgeois de Québec, Jean du Marquel, garde de Aigr de I'racy, Jean Levasseur, huissier, cl Charles Dubois, garçon du sieur Ma- dry.LES DISPARUS L’abbé Edouard Guillcniçtte.—Fils de Siméon Guille-mette et de Catherine Lefebvre, il vit le jour à Beauport le 17 août 1X30.Ordonné à Québec le 20 septembre 1856, il fut pendant un an vicaire à la cathédrale de cette ville, puis curé de Percé, avec desserte du Cap-d’Espoir et de Tile Bona-venture.de 1857 à 186c;.Curé de Sainte-Luce, de i860 à 1876; archiprêtre du diocèse de Rinmuski, de 187J a 187b.11 se retira aux Trois-l’istoles jusqu’en 1880, puis il alla habiter L’Islet où il est décédé le 15 février 1885.En octobre 1876, AI.Guillemette devint le directeur de la rédaction du foyer Domestique fondé à Ottawa, l’année précédente, par Al.Stanislas Drapeau.Al.Guillemette occupa ce poste pendant un an.F.J.A. — 36 — ETAT DE LA DISTRIBUTION DES ASNESSES FT AS NO N S EX Vf >YKZ DK FRANCE EN CANADA EN L'ANNEE 1671 Scavoir Au Sr Marsollet Les P.P.Jésuites Au Sr Neveu Mr Dudouyt Mr Daniours Melle 1 )e\ illieu 1 Le Sr de !.,< Pr.le Le Si mgchamps >• 'tirg Koval M oi- iu 1 asuon asnesse et 1 asnon asnesse asnesse asnesse asnesse asnesse asnesse asnesse lU“ les ,L lK'rso,,n^ «'iu profit et bénéfice desquelles ces animaux serom distribués en demeureront S IO,,,IR‘,a,n's l)ouv;i,u 'es vendre et changer et traiter J"iiuue le ni > propres biens au bout de trois ans dnnm WKïïirà et de'"faire veiller" f'' ,U'‘-!i-cna: d<^ut de nourriture • , 1U u,llu ssct et de Simon iordcc.( ' St,IS,U'Ur r,lten(lant & notaire suivi.Talon Gosse t S.Gaston Becquet Par devant Romain üecquet nore fut put en sa ner sonne le «leur l’he.Ncpyeu lui, d,u, ,,oQnLjX lequel a recognu et confessé avoir d buy du Roy par les mains de eu et receu ce jour-Messire Jean Talon 39 — Conor, du kov en ses conseils destat el privé Intendant de Justice Police Finance de la Nouvelle Trance isle de Terreneufve Acadie et autres pays de l’Amérique Sep tentrionalle une annesse a la charge par le d.sieur Nep-veu de tenir entretenir et exécuter de point en point tout le contenu de certain escript dabté a Québec le jour-d’huv signé de mon dit seigneur 1 Intendant attaché aux prîtes, duquel a esté faict lecture au d.sieur Nepveu qui*i desclaré avoir bien entendu le contenu en icelny dont il s’en tient pour content et satisfait ce submettant volontairement aux charges clauses submissions et conditions y mentionnées promettant Ne obligeant Ne renonçant Ne fait et passé au d.Québec étude du d.l'an gbjc soixante onze appres midy le septe.jour d’octobre en pnee.de J.Baptiste Cosset et de Jean Marnay demts.au d.Québec tesnis.qui ont signé a ces pûtes, avec les d.Sr Ncpveti et nore suivt.lordee.P.Nepveu J.Marnay (losset Becquet Par devant Romain Becquet nore fut put.en sa personne le sieur Nicolas Marsollet hab.demt.en la haute ville de Québec lequel a recognu et confessé avoir eu et receu ce jourd’huy du roy par les mains de Messire Jean Talon coner.du Roy en ses conseils d estât et privé Intendant de Justice Police Finance de la Nouvelle France isle de Terreneufve Acadie et autres pays de l’Amérique Septentrionale une anessc a la charge par le d.siettt Marsollet de tenir entretenir exéculter de point en point tout le contenu en certain escript dabté a Quebec le joui -d’huy signé de mon dit seigneur l’Intendant attaché aux pntes.duquel a esté faict lecture au d.sieur Marsollet qui a déclaré avoir bien entendu le contenu en iceluy dont il s’en tient pour content et satisfaict se soubmettant volontairement aux charges clauses soumissions et conditions sv mentionnées promettant Ne obligeant Ne renonçant Ne fait et passé au d.Québec estude du d.nore l’an gbjc soixante onze après midy le septe.jour d'octobre en 40 — M-.il., n,r pnte‘"“,es " Mar sol et J.Marnay (•osset liecquet r„rMaSH;;É^xflïpnt- fsa de Québec y demi Iemiel • r ' s'"nKchatrip bourgeois >-i rtveu „ l'f Ul""™ l-'confessé avoir eu Intendant de Justice l;(>li • toI1-sU's testât et privé Frima- Ole ,1, I èrreneiifv A V"1'"" de la Nouvelle méi ipne S,.|,,v,,,ri,,,K,lk , h n e “ ï"'?'”** <** >K-ur Deslonocliann, de tenV ?, , V' U char8'e Par le cl.l>omt en ]»<,int tout K „• U1 K‘tcn|r et exéculter de (iué.bee I,' j*“J “ T 0,1 «•«.»'» script rlabté à fiant attaché aux nn,e " i„ ' ,""m (.11 sci«ncur l’Inten-sicur i^slonjfchamp ,|Ui à .lccture au d- contenu en icelm < ont il • ax,,ir blt>n entendu le fait se Mdnneu U o t-n> nl P°Ur comP‘ant satis-subinixsion- e, f lm'nt au* chapes clauses obligeant &c renonçant eCc: f-Vii' ntl<,nnf‘s, promettant &c estude du d.nore P-m ", ,,asse au d- Québec dy le septe.jour d'octôl.,-^ 1 M’,xa.nte onze après mi- ct (ie Jean Marnav demis auTout ?apt‘Ste Gosset s,£ne a ces putes, avec le d i „ " ,KC tesms' fllu ont suivi, lordcv.' c,e Longchamp èè nore M I lubout Deslongchamp J- Marnay Gosset lîeccjuet l*ii de\ant Roni'iin i> sonne sieur de \ illicu IGcr^ï^ n,"'e fut en sa perd une compagnie d’infanterie1'.'?1.1-l" ( U l'cu lieutenant Pat les mains de Messire 41 — Jean Talon coner.du Roy en ses conseils d estât et ju ive Intendant de Justice police finance de la Nom elle France, isle de Terreneufve Acady et autres pais de 1 A mérique Septentrionale une asnesse a la charge juir le <1.sieur de Milliers de tenir entretenir et exécuter de point en j»oint tout le contenu en certain escrij)t dahte a Quebec le jourd'lniy signé de mon dit seigneur 1 Intendant attaché aux putes, duquel a esté faict lecture au d.sieui \ illiers qui a desclaré avoir bien entendu le contenu eu icelity dont il s'en tient pour content et satisfait ce sub-mettânt volontairement aux charges clauses subinis-sions et conditions mentionnées promettant &c obligeant &c renonçant &c fait et passé au d.Québec estude du d.nore l’an gbjc soixante onze après midy le sejite.jour d’octobre en préce.de Jean lîaptiste Go s set et de Jean Marnay demeurant au d.Québec tcsms.qui ont signe a ces pntes.avec les d.sieur de \ ill iers et nore suivi.1 ordonnance.Sébastien de \ illicit Gosset J.Marnay 1îecquet Par devant Romain lîecquet nore tut put: en sa pei sonne Mre lean I Unionist l’trc faisant les affe.du Senti naire de'cette ville de Québec lequel a recognu et con- fessé avoir eu et receu ce jourd’huy du Roy par les mains de Messire Jean Talon coner.du Roy &c une asnesse a la charge par le d.sieur Dudony de tenir entretenir et exécuter" de point en point tout le contenu de certain cscript dabté à Québec le jourd’huy signé de mon d.seigneur l’Intendant attaché aux jmces.duquel a esté faict lectine au d.sieur Diulouv qui a desclaré avoir bien entendu k contenu en iceluy dont il s’en tient pour content & salis fait se submettant volontairement aux charges clauses submissions et conditions y mentionnées promettant &c obligeant &c renonçant &c fait et J>assé and.QHiebec estude du d.nore l’an gbjc soixante onze apres niuly le septc.jour d’octobre en puce, de Jean lîaptiste Gosset et — 42 — ¦le Je;m AJ a may demt.au d.Québec tesms.qui ont signé .i ces pntes.avec les d.sieur Dudouy et nore suivt.lordee.Dudouy Gosset J.Marnay Becquet I ai devant Romain Becquet nore fut puts en sa personne le trere Joseph Bourcier rell.de la Compagnie de Jesus taisant les affaires du d.collège lequel au dit nom a iecognu et confesse avoir eu et receu ce jourd’huy du Roy par les mains de Messire Jean Talon coner.en ses toiisuIs destat et prive Intendant de Justice Police Finance de la Nouvelle France isle de Terre Neufve Acady SV aunes pais de la Mencque Septentrionale un asne à la c la,^e l)ar.,c ll- trcrc Bourcier au dit nom de tenir entretenir et executer de point en point tout le contenu en certain esmpt ( alite a Québecq le jourd’huy signé de mon dit seigneur 1 Intendant attaché aux pntes.duquel a esté taut lecture au d.trere Bourcier au d.nom qui a descla-te avoir bien entendu le contenu en iceluv dont il s’en ,u'nt l,uUr ^'inpt.ant et satisfait se submettant volontai tentent aux charges clauses et submissions & conditions - ,ncnll'»ijttees promettant &c renonçant ft.& passé au d.iuel.ee estude du <1.nore l’an gbjc soixante onze api < s nitdy k- septe.jour d’octobre en pnee.de Jean Bap-"’N1'1 V* (,t‘ A let ru demt.au d.Ouébec tesnt ‘lin ,,n' M^'a,as puces, avec le dit frère>,ourcier et nore.suivt.lord.( if.sset Met ru Becquet ar devant Romain Becquet nore fut présent en sa TnlT ''7Ur Al"n" » r«"R'u' Cl confes- JP1" «' l"iml huy «lu K.» par les mains de \ on, V?' "IH'.:mcssc " I» aiarKe par le ,1.sieur u ül .„ I "Uu"'"lr 01 exéeulter de point en point lïm s " " n,';lain.cscril’1 «i Québec le jour- <1 hm s,eue de mon ,1 se.gneur l'Intendant attaché' aux — 43 présentes duquel a esté faict lecture au d.sieur Morin qui a desclare avoir bien entendu le contenu en iceluy dont il s’en tient pour content et satisfait se submettant volontairement aux charges clauses submissions et cou ditions y mentionnées promettant &e obligeant îvc re nonçant &c fait et passé au d.(Juébecq estude du d.noie l'an gbjc soixante onze après midy le septe.jour d octobre puce, de Jean Baptiste Gosset et de Nicoll.is Menu demt.à ( Htébec tesms.qui ont signé a la présente avec le d sieur Morin et nore suivt.lordce.Noël Morin Met ru Gosset Becquet Par devant Romain Bec lontairement aux charges clauses submissions et conditions v mentionnées promettant &c "b.&c renonçant Ne.fait & liasse au d.Québec estude du <1.nore an g »jc soixte onze aprèsmidv le septe.jour d octobre en pnee.de I.Baptiste Gosset et de Nicol.Metru demis, au d.Québec tesms.qui ont signé à ces putes avec le d.noie ^ a le d.Bisson desclaré ne sr.esefire ni signer de ce ennuis suivt.lord., .Cette asnesse est celle délivrée aux Peres Jésuites.Gosset Metru Becquet ( 1 ) (1) Archives tic la province (le QuC-bec. — 44 — L'ESSAIMAC.E JUCS FRANÇAIS ET DES CANADIENS-SRANCA IS DANS L’AMERIQUE DU NORD La publication dans le Rapport de l'Archiviste de la province de Québec ( 1921-1922) de notre répertoire des congés et des permis de faire la traite enregistrés à Montréal ayant intéressé les généalogistes ainsi que ceux qui s’occupent de l’histoire de l'ouest et du centre de l'Amérique septentrionale, il nous a semblé qu’on acceuillerait encore mieux un répertoi-ie des engagements de professionnels, d’artisans et de nau-1 miniers pour les pays d'en haut.Ce répertoire préparé sous notre direction est maintenant déposé aux archives de Québec et de Montréal.Montreal tut a bonne heure une ville commerciale active puisque c'est là que partaient les expéditions qui s’avancaient à l’intérieur du continent.Sous le régime français, il n’y eut pas d’industries locales assez importantes pour fournir de l'emploi aux rejetons des familles nombreuses.Il n’y avait qu’un négoce relativement considerable : la traite des fourrures ; qu'une industrie d'une certaine ampleur, le voiturage par eau.Pour ce négoce et celte industrie, il fallut I aide de milliers de trappeurs, de nautonniers, 70 a 1760 et dans le district de Montréal seule ment on compte 13,055 contrats d’engagements.Si l’on songe que parfois deux hommes sont engagés dans un contrat, on peut dire, en chiffres ronds, que 15,000 individus de lan- 45 — gue française sont partis de Montréal pour l'Ouest au cours du 17e et du 1 (Se siècle.Evidemment, la plupart sont revenus, d’autres se sont réengagés plusieurs fois, néanmoins, il est bien certain (pie plusieurs sont restés là-bas ; ont épousé des femmes d’origine européenne ou indigène, ont fondé des familles.Combien d'hommes vigoureux et aventureux avons-nous perdu de cette façon ?Quelle quantité de colons, notre race a-t-elle ainsi essaimé sur tous les points du continent?Proportionnellement à la population de la Nouvelle-France, 011 apercevra que ce nombre est élevé.Montréal 11'est pas le seul endroit où des contrats comme ceux (pie nous citons ont été passés.Pour la même période, il doit y en avoir également aux Trois-Rivières et a Québec.En quantité moindre, peut-être, parce que Montréal était le point de départ pour les pays d’en haut et le grand poste de ralliement des voyageurs.Ce répertoire répondra en plus à bien des questions que se posaient vainement les généalogistes lorsqu’après avoir relevé les naissances d’une famille, ils constataient qu'un, deux et trois enfants disparaissaient sans laisser trace.Tous les intitulés de contrats sont disposés par ordre chronologique et ils ont été extraits des greffes des notaires suivants : Adhémar, sr, Adhémar, jr, liarette.Basset, Bourdon, Cabazie, Chaumont, Cherrier, Chcvrcmont, Clossc, Comparut, Coron, sr, Coron, jr, Cusson, I )avid 1668-1714, 1714-1754.1709-17441657- '699, 1677-1 7-jo, 1673-1693, 1727-175 j, 1738 ! 789.1732-'739.I 65 I ! 65! ).173(")-1755- 17-21-1732.1734-17<7.1700-1704, '7'9-1726. 1 )anré fie Bianzy, 173 S-1760, De Cotirville 1754-1781, 1 H-paire, ! 758-1762, De Monchv.1664-1667, 1 tesmarais.1 753-I754- !hit’resne.1733-1750.Id uchcr.1 74(1- ! 80O.l'rérot.1 (>t K)- 1 6~6, Castineau.1652-I653, Crise.[756-1764, 1 lofliesne.I74r.-I7(>4.I.alarme.I752-17<>7.Latour.174! Lcpallieur.sr.'7°3->733- Lepalüettr, jr 1733 '739- Loiseau.1730-1760.Àfonmerqué, I73r-|76.v Moreau, 6*81-1698.i’anet.1755-177^.Pilliamet, 1755"17(,:>- Pottier.1686-1701.Raimbault.sr.6*07-1727, Raimbault.jr.^7 -7 ~x7 $7 • Saint-Père.1648-1057, Saint-Romain, ! 731 -1/3-6 Souste.1745-1769.Vnatier.1:52-1785., ^e! )x" e a"'-^ CC‘"M' avec ie regime anglais?Loin fie la.il a même augmenté.^ vM '• ''••'if ùr en Amérique ( 1795-1797) : " ^c!on a nature de l'ouvrage auquel ils ( les Canadiens) sont appelés.ils quittent leur pavs pour l'été ou pour une année ou pour plusii u ¦ .Le service du Roi par exemple les • ceupv a la remonte dt bât mt nts de Montréal jusqu’à Kings-i jours pour faire ce voyage en re- montant et trois jours pour revenir.Le chargement et.le déchargement prenaient chacun une journée.On se rendait en — 47 — quinze jours de Montréal aux Illinois et, de là, en vingt jours à la Nouvelle-Orléans (i).Ne s’en suit-il pas qu'on devra, un jour ou l’autre, continuer ce répertoire et le rendre jusque vers 1850, si l'on veut atteindre les souches de ces familles canadiennes-trançaises-anglicisées ou américanisées depuis deux ou trois générations et qui se trouvent en assez grand nombre dans ces parties des Etats-Unis arrosées par les rivières et les fleuves qui ja dis étaient les seules voies de transport ( 2).E.-Z.Massi COTTI.BREVET D’INGENIEUR EN LA NOUVELLE FRANCE POUR LE SR MARTIN BOUTET Aujoiird luiv quinsiesme jour du mois de juin 1(>78 le Rov estant à Saint Germain en Lave, bien informé de la capacité et expérience que le Sr Martin Boutet s est acquise dans les mathématiques, et particulièrement dans l’hydrographie et la navigation en différends voyages qu'il a faits, tant en Canada que sur les armées 11a-vallcs de Sa Majesté pendant plusieurs campagnes.Sa Majesté, là ce jourd’huy retenu et retient, pour servir en qualité d’ingénieur en Nouvelle France, et en cette qualité enseigner l'hydrographie, le pilotage, et autres parties de maternaiiques et jouir des mesmes honneurs, privilèges, et exemptions, dont jouissent les autres pour-veus de semblables charges, dans les ports du Royaume, mande et ordonne Sa Majesté au Sieur Comte de Frontenac, gouverneur et son Lieutenant general au dit pays, de l’establir et faire reconnoistre en la dite qualité, m'ayant ,8a Majesté commandé d’en expédier au dit Boutet le présent brevet qu elle a signé de sa main, et fait contresigner par Mov son Conseiller secrétaire (lestât et de ses commandemcns et hnances.(Non Signé) (3) (I) t.ii Koehefouenult I.iitneimrt.Voyage dans les lltatslJnis d’Amérique fait en 1795, 189(1 et 1797, publié ù l’aris en 17os.en S voliliues.CO Cn 17!)é, I.a Kochefeiicnlilt 11 rencontré îles fnmlUes canadiennes établies en plusieurs endroits le long 'le la rivière des Illinois.(.‘Il Archives de lu prnvinee de (Juéliee. 4X — i.'nxn.i'.i-'raxcic , Mwî "père avait surtout gardé souvenance dë sort bncle Prançnis.“ 1 unde France’’, comme il l'appelaît.Çet oncle rrance était d’une si grande taille qu’il avait peine à pas -his une | tv ordinaire.Il était bâti comme un géant, et.au milieu d une f< ule, on pouvait le voir dominer de la tête et «les épaule-.Lu jour de fête religieuse, l'évêque se trouvait : itmintit.n aperçut clans la nef.alors 'pie mm le monde était à genou.'.une tête qui dépassait tou-11 ' !l> ,intu‘s- ^ crut O110 c était un paroissien qui persistait ' l!'.;u H 1 "'bom ii 11 lui commanda de s'agenouiller.J„e ' • 1 • u ni -e s empressa de taire remarquer à ''évêque ,,ar"!' K'n ''"révérencieux—qui n’était autre que l'on-Ue 1-1 aiu-e - était par!alternent dans l'ordre.Après la mes" *"•’ 1 M ï ! !,!'Kl "'amie a la sacristie et l'évêque put ad-!’';'Vr a l'">" ;son extraordinaire stature.Mon père intitu-’."t cette anecdote : La rencontre des deux tjrandcurs.b.mge en chef d'Angleterre, lord Russell of Killowen.d,1 11 11 111 d .i consacrée a son prédécesseur, lord Loin mge, rapporte un trait à peu prés semblable ( i ) 'H, lç.np> ¦!„ jugu-vn-rlii-l lord Campbd!.il v avait à .I t> lure avocats d une grande reputation, ,M\I.Kars- tdû „n,nv-iT'- > L d’une grande taille ¦ rn lui M.vS.im Joyce était mince et petit Tous deux eu- wt1" ,,,ni canipwi .,ui „o ies'm- pèi„; la taille duZfl CTlMl’7l"i"' ?U',,C lord ('-inn.la.il iN.' • Jo\ce.s empressa de dire (”’.s,llu'" avocat s'adresse au tribunal c’est Le cl!r^tem M ’’"T Vim ,e de Ab Ka,-siale jime en ehèi v" au n,ili.eu de foule.Quand rôles* M.Karshl- U'1"' ’ "'^rronipit aussitôt par ces pa-se tenir dc-lxun 1 " 'IJ" l'u- cc- soit 1 habitude des avocats de .ecmi de b.nu lm squ ,1s s adressent au tribunal, il n'est pas ne te ss,me pour eux de monter sur les rh-nA,.t ct ri i Rov Vimi„< r .i’ , : u <-nuises ! ( b-hdinond - ’ ^'(0l,'-s Lc lu,y et -ns descendants, p.>09).d» North American Review, s,.|,icml»e I S'.M.p.liC.1. — 49 — LE CONTRAT DE MARIAGE D’UNE HURONNE EN 1662 Ear devant Guillaume Audouart, secrétaire du Conseil estably par le roy à Québec, notaire en la nouvelle franco & tesmoings sottbsignez, furent présents en leurs personnes Jean Durand dit Lafontaine, fils de Louis Durant et de Magdeleine Malvande, ses père et mère, du bourg Deuil, proche la ville de St.Jean d’Angély en Xaintes, d'une part, et Catherine 1 luronne, d'autre part, lesquelles parties et en présence de leurs parents et amis connaissances ci-après dénommés, savoir: de Charles Gauthier, sieur de lîois Verdun, de Denis Duquet, habitant, demeurant en la ville de Québec, Jean Guyon, Pierre Pinel, Jean Drouard, d'une part, Martin Boutet, représentant les père et mère de la dite Catherine 1 luronne, et Dame Magdeleine de Chavignv, veuve de feu ntessire Charles de Gruel, vivant chevalier baron de la Pelleterie, damoiselle 'l'hienette Desprev,, veufve de feu Guillaume, Guilmot, Escuyer, sieur Duplessis de Querbodo, Laurent Dubocq, habitant du d.pais, ont reconnu, confessé recognoisent et confessent avoir faict les traités et promesses de mariage ainsi qu’il en suit, c’est à scavoir que le d.Jean Durant a promis et promet prendre la dite Catherine I luronne pour sa femme et légitime espouse par nom et loy de mariage comme aussy la dite Catherine 1 luronne le promet prendre pour son légitime cspoux et iceluy mariage faire & solenmiser en face de nostre dite mère Ste Eglise Catholique, Apostolique et Romaine le plus tôt que faire se pourra et qu’il sera advisé et délibéré entre eux, leurs dits parents et amis, si Dieu et nostre dite mère Sainte Eglise sy consentent et accordent.Pour es-tre les dits futurs conjoints uns et communs en tous biens meubles immeubles, acquêts et conquets du jour des épousailles suivant la caustume de la ville, prevosté et vicomté de Paris Ne seront tenus les dits futurs conjoints aux dettes l’un de l’autre faites et créées avant le futur mariage ainsy sy aucune y a elles seront payées et acquittées sur les biens de celui de qui elles procéderont.Sera la dite future espouse douée de la somme de quatre cents 50 — livre- tournois dr douaire prefix ;i prendre par préférence et sur le plus clair de tous et chacun les biens du dit futur espoux en quelques lieux qu'ils soient sis et situes, jugés et trouvés.I\t en faveur du futur mariage a la dite future espouse apporte la somme de trois cent cinquante livres tournoi- savoir la somme de deux cents livres tournois que le dit bout et au nom comme dit est a promis payer au oit future poux la veille des espousailles par un bil-!et signe du procureur du collège des Rds.Pères Jésuites de Ouéhee pour cstre touche par le dit Durand la dite somme de deux cent- livres en argent monnayé ou autres ¦tut - pt'ii- en la maison du dit collège et le tout à son mars 1837.Admis au barreau en 1S58, il s’établit aux Trois-Rivières.M.Mailhiot fut député des Trois-Rivières à l’Assemblée législative de Québec de 1871 à 1876.Il fut ministre des terres de la Couronne dans le cabinet de Boucherville du 22 septembre ^1874 au 27 janvier 1876.Maire des Trois-Rivières de 1885 a 1888, M.Mailhiot fut nommé juge de la Cour Supérieure pour le district d’Aylmer le 20 septembre 1888.Décédé à Saint-Pierre-les-Becquets le 20 octobre 1009.En 1885, l’honorable M.Mailhiot s’était rendu à Rome dans l’intérêt du diocèse des Trois-Rivières. — 54 PAROLEES DU DEPUTE DES CINQ NATIONS IROQUOlSKvS A M.LD COMTE DE FRONTENAC ( U S KPT EM L’> K E 1682).Tegannissoren, capitaine d'Onontagué, qui, depuis quatre ans, a pris le nom de Xiregouentaron qu’avait le défunt prince son grand-père, a fait entendre à Monsr le comte dans l'audience qu'il luy a donnée l’onze septembre 1682.à Montréal, par Mr Le Moine, servant d'interprète et a dit qu'il était député de toute la cabane, c’est-à-dire des Cinq nations Iroquoises, et avait été envoyé au fort Frontenac pensant y trouver Onontio, et que ne l’y ayant point rencontré, il avait pris la résolution de venir à Montréal où Mr de la Forest avec qui il était descendu l’avait assuré qu'il le trouverait.Que c'était pour dire que le sieur de la Marque étant venu cet hiver à Onontagué de la part d'Onontio, qui avait seu qu’ils aiguisaient leur hache il l'arrêtait, et leur retenait it' bra- jusqu’au printemps qu'il leur disait de venir au fort Frontenac pour écouler sa voix.Mr le comte a repris et fait dire que ce n'était point au print oms mai- l'été et a la lin du mois d'août et dans les teins que Xiregouentaron était venu au fort, qu’il avait marqué le rendez-vous aux députez de toutes les Nations Iroquoises.Xiregouentaron sans insister davantage sur la différence du temps a continué la parole, et a dit que ses entan.- les Iroquois ayant du respect pour les volontez d'Onontio, leur père, avaient résolu d'écouter sa voix, et sans s’arrêter a tous les mauvais bruits (pii couraient, ils étaient demeurez et l’auraient prié de vouloir s’avancer dans son grand canot à Ochoueguen.Que les ambassadeurs, que les Anglais avaient envoyé a cheval chez eux pour les inviter d’aller à Albanie s’en étaient retournez sans avoir rien obtenu, leur ayant été dit qu’ils avaient a écouter la voix d’Onontio, leur père.Qu’il est envoyé pour apprendre et savoir sa parole afin de la porter a toute la cabane qui est en peine de ne l’avoir pas veu. Ou’ils savaient tous qti’Onontio, leur père, avait allumé le fen des affaires, quMs y avaient tous apporté leurs bois qu’ils l’y voulaient entretenir afin qu’il ne s’es-teignii jamais, et que les gens qui sortiront sous terre vissent toujours ce feu qui a été allumé par leur père qui en est l'auteur et l'a enfanté.Que ce qui l’a fait venir icq est qu’il veut la paix, et que les enfans en croissans et devenans grands croyent que ce feu brûlera toujours, et prié Onontio qu’il dure.One le grand canot qu’Onontio a au fort est pour dresser les autres canots en cas qu'ils se renversassent ( 1 ).Qu'ils ne peuvent remuer et faire aller leurs canots parce que tous les arbres qui étaient en sève, ne sont plus en état qu'on en puisse lever les écorces, pour faire des canots.C’est ce qui est cause qu’il a été envoyé au fort pour prier Onontio de faire avancer de leur côté son grand canot., bit il a demandé si les lettres qu’il avait apportées du l’ère de Camberville ne disaient pas les mêmes choses que lui.( Mr le comte a répondu que ce père le remettait à ce qu'il lu y dirait et luy marquait en général qu’il était porteur de' bonnes affaires et qu’il attendait qu’ils les luy dise.r % Et il a dit après qu'il donnerait un bon remède à Onontio pour luy guérir les tranchées, et que c’était toute la cabane qui le préparait (2).Et il a tiré un collier de porcelaine qu’il a tenu quelque teins entre les mains, en disant que c’était pour faire approcher son grand canot et tirer Onontio dedans à la rivière de Choueguen.Que quand la barque viendra que cela n’empêchera pas que le feu 11e brûle toujours au fort.Que pour empêcher la barque d’être agitée quand elle sera à la rivière de Choueguen, ils l’appuieront de bons arbres.( 1 1 ("(si iVdire lu barque (in'll u fail faire.(LM ("cst-il-dire tous les soupçons qu’Onontio pourrait avoir de leur conduite. < qu'ils ne veulent point faire la guerre aux Kiska-kous ni aux I lurons.ii<>n ]ilus (ju aux Miamis, mais que s'ils les frappent les premiers, ils se défendront.Kt ayant tiré une brasse ou deux de porcelaine blanche enlilce, il a dit que c’était pour faire savoir à tous les capitaines français qu ils se souvinssent de ce qu Onon-tio leur avait recommandé de ne point croire les médians bruits, que des esprits mal faits faisaient courir, et de les repousser du pié comme il faisait.Ou’il est chargé de tous ceux de la cabane de dire tout ce qu’il a dit à < fnontio, et de savoir sa réponse pour l’y reporter, et qu’il est fort content d'avoir parlé cy à Montréal à Onontio qu’il croyait trouver au fort.Ou il ne s'amuse point a ce que les médians esprits peuvent dire en diverses cabanes, mais qu il s’arrêtera seulement à ce qu’Onontio luy dira.Qu'il est vray qu’ils sont prêts de partir et ne s'expliquant point contre qui ils voulaient marcher, Mr le comte luy a demandé contre qui ils voulaient marcher, à quov il a répondu que c'était contre l’Illinois.Mr le comte a repris d’entendre qu’il nommait aujourd’hui minois puis qu’hier étant à la Chine chez Cu-lerier qui servait d’interprète, il leur avait dit cpte leur hache était à la vérité levée.Mais qu'il venait pour en avertir Onontio, et qu’il ne la laisserait point tomber sans sa permission.Ht avant répondu qu'il ne l’avait pas dit, et qu’il fallait que l’Interprète n’eust pas bien entendu, il a néanmoins ensuite ajouté qu’étant un homme qui avait deux bras et deux mains, l’une pour la paix, et l’autre pour la guerre, il avait couru par toute la cabane, afin de la disposer a n’entreprendre rien sans auparavant avoir écouté la parole d'Onontio et à rejetter tous les mauvais bruits, et a liny en disant que c’était tout ce qu’il avait à dire.Mr le comte a répondu qu’il avait une double joye de le voir arrivé, la première parce cpt’il avait apporté des nouvelles qui ne pouvaient être que fort agréables, puisqu'elles luy apprenaient les sentimens de respect et d’obéissance (pie ses cnfans continuaient d’avoir pour Onontio, leur père. dune personne aussv n'IniJ'1' -T ancicns avaient fait fairos de ,a paix^, * qu’il portait’le nÜin'ck'x'ire" aV<>il' l",C‘ troisième en ce «ni particu 1 ier"aussv bi^%uTTT*'*' *é 8on qu ( )nontio avait adoptée pour sa “fill!.e T sa.nK'ce sussitait ce nom .m'il .et ‘•'"unie il res- avait pour le defunct ("l) UUSSy en 'Uy ’Section que Ç état '|U'' *««* continue,'ait km^rie'lden^ré^le^ réj°Uit’ Ct qU’°n ter àlonssirenSTlés^oqu'oil P°Ur la I,0r- 5:lir U’.s DISPARUS 5 aprcsjajnart Je M.jr Je Sain, J iallier.kr^ï?oX?‘ " ' Ur le <’ointe l'avoit fuit dlsncr a sa table. — 58 — L’XE (ÏAGEL’KE |)c ,„>s jours, les gageures ou pans ne semblent et re sérieux .pie Mir les champs de course de chevaux.A part cela les gageures que font fréquemment les gens .pu ciesnent confirmer leurs avances, et sur des propos plus ou moins iu-tiles.manquent presque toujours de sérieux et de eonsequen- U' Mais, autrefois, la gageure était revêtue de gravité et de solemnity tout a fait exceptionnelles .! es archives de X.1).de Montreal relatent le résultat, si non l’objet, d’une gageure que lit Lambert Closse avec le sieur fol ta r, en 1 an 1659., .Il est malheureux pourtant que 1 objet de ce pan naît pas été mentionné.En ces premiers temps de la colonie de Montréal, quand le numéraire était rare, une forte somme, promise par un des principaux colons et considérée avec grande valeur, devait avoir un but dune impoitance extta- ordinaire., .l,es archives donnent au moins le texte écrit et authentique de la gageure, et son résultat." |e s cinq autre que il dov a La succession de defunct pier Le Heure quy apartin a T,a dicte esglize.faict Le Sixzieme feuvrier 1659.La.Closse” Sur le même document, sont ajoutées les deux notes suivantes : " Xota, qu’il appartient de la présente promesse au Sr.Ci errai se, cinq minois de bled, et les cinq autres a la succession de deffunct pierre le Fcbure qu il auoit oublié a en charger son Compte.(Cette note non signée est de la main de basset, lequel a rédigé les compte-rendus des dix premiers marguilliei s de N.1 ).de Montréal). — 59 — Je confesse auoir receu la somme de cinquante liures poui Les dix minus de hled porté cidessus.Gilles Lauzon ” 11 faut absolument conclure que Closse a perdu sa ga-^eme, et <|iie Jobar a déposé le document entre les mains du marguillier, pour valoir ce que de droit, puisque ce dernier i a estimé à sa juste valeur, et au crédit de l'église.Compte que Rend Jean Geruaise des dons et amandes laits a lesglize peroissialle de Villemarye, en charge de lan-nee dermere gbje.cinquante huict, et Louis Lreudhomme *jn °’"sov m fxorcice l’année pnte.gbje.Cinquante neuf.Chapitre de Reprise ou divers comptes et non receus.baict Reprise Led.comptable De La somme de Cent im-es Lmployée and.chapitre De Recepte, deus par le sieur Lambert Closse Major, ainsi ql.appert par sa promesse, dud chappitre de repte (recette) ne laquelle 11 na peu estre payé cy.L lbs.J , !•”,e uiarguillier en charge faisait une entrée semblable.Lambert Closse était tué par les Iroquois le 7 février 1002.lui 1664, Lierre Gadois, marguillier en charge en 1662, rendant ses comptes, a inscrit l'entrée suivante : 1 bis hst deub alad.hglise par la succession du feu Lambert Closse La somme de sept vingt dix livres cy \ 11 xx X lbs ".‘ .Mais la dette fut remise par l'autorité ecclésiastique ,11 niai go de cette dernière entrée, l’évêque Laval, en visite pastorale Montréal, a inscrit de sa main la note suivante : " Le comptable Deschargé De cet article deû par Melle, closse, 20 mav 1696.” luihn dans un ” Kstat Au vrav des fonds, Dehtes et Litects de la fabrique ” en l’année 1669, il est inscrit: "lust Deub.par La Veufue de feu Lesieur Lambert Uosse viuat.Major de laditte Isle, La somme de Cent Cinquante bures, Comme appert par la promesse dud.deffunct du vie tenner 1659.Cl, lbs ".Lt il est annoté en marge le mot : payé.' O.La ha uct: — dû — 1 K T T R K HH l.TXTEXPAXT R A U DOT AU Ml XI ST R K P( IX TC H A RT RAI X A Québec, le 2.1 octobre 1710 Monseigneur.l{tan.¦,<.-uailc <|u‘il est de mon devoir de donner .\i\ V r.né*e> cens t<>u> le> secours qu tl> croj ent leui ^ i îH'Co>Niii'cs pour leur uvcinctMiicnt, I cru :l • .' h"!i!u tir de \ ou s escrire ; ces certificats, Mon .us parlent du temps qu’il y a qu il est ensei-.A sCs sCr\ice<.pour moy.Monseigneur, je suis s; — , A \ U- dire pour satisfaire a la justice que je • » uv rendre, ou’outre qu’il est bon officier, il est hotn- - , .• .une.moeurs et de bon esprit, très sage, et qu i .- u .urs tenu dans ce pays tant a l’égard de ses supé r.-u-s .uA l’egard des autres une e«»nduitte qui a est» ., , mû le m<>nde.par ces raisons, Monsei -v muiIA- qu’il nuTiteroit de l’avancement.1 -s •.•.:o -ccasions >’cn présenteront.A.s•, ur i’><*ucher père auquel vous avez eu la bon .des lettres de noblesse tie Sa Majesté et .1 .-seigneur, l’honneur de votre protection .•/.Y a vondti> .ce pays et par l’establis .7 a fait d’une seigneurie qui est la plus peu - .-.x desertee de Mutte- celles qui ~ont er.c; .’ 1; •nneur de vous suplier très humble — - - A ••lacet c\ : int.de vouloir bien accorde’ s .-.si-g'nr Aais les trouppes, au lieu d» p c • cens que Sa Majest- • - .- -s.-'espère.Monseigneur, que votm '¦ "! .v ’ .’ ’ ¦ v C s A1 C sé C C.-.c de cette idle.> ai ~ ech ¦ >uent les nav: s - .- et caréner, est oit plein c.g ".s .-As .—e-\ :cnt les navires qui y entroien: i> ; .va , 'e perdre auparavant que d'y pou .- .-a .marchand de cette ville, qui a s-.,-s , -a ri'.¦- : ut t’ait un commerce qui est trè- '« «IU-.-1 l«y „r„.remettre quel.|u« argent pmn falîHaVtoïe^Y'' le faire nettoyer ce (m il -, ' r,)cIles- et continuera l’année prochaine ni'ùTl"* Cette.a"nëe et soin de cet endroit 1 se trouve™ ‘ 1 "n n’a ches provenant du lest.i t,,uJ<>urs plein de ro- Led.sieur Prat loûs ^upt ïTV' ^ ** firneur, de vouloir bien h,V ace" 1,' ',lenient- ^“nsei-de (|uav de cette ville il'n ' * U ,U'H Co,llnion- de me.pointe,itens pour ies' , .d,eman‘!c aucuns a,,- seulement exemption de tutelle cur'ateM '!<>nn.Cra- mai' et loo-emens de -eus de guerre l'av Pb ’ ^ ct *arde-surer.Monseigneur nu’i] fer .V, .' 1 h.onrK‘u.r de vous as-sonne estant actif et vigilant et v T °; "1,eux <|Uc Per* née.bati,T,ens oi -. — 62 — emplov avec l’agrément de tout le monde officiers et soldats et autres personnes qui ont affaire au magasin u Rov.l'av l’honneur de vous suplier, Monseigneui, de vouloir bien luv accorder cette grâce qui fera plaisir a tout le inonde, estant aimé généralement partout a cause de sa douceur et de son esprit accommodant.Te suis, etc, (1) I.K SU ISS K DK NOTRK-DAMK DK MONTREAL Ua fonction de Suisse à l’église de X.-D.de Montiéal, tient son origine des premiers temps de la colonie.Si on ne retrace pas son costume, tel que le bicorne, 1 e-charpe.l’épée, la hallebarde, la canne à pommeau, comme celui d’aujourd’hui, il remplissait quand même autrefois les mêmes fonctions._ , .liés 1(162, quand les exercices paroissiaux se cele-braient encore dans la chapelle de l'hôpital, la fonction de Suisse était déjà en honneur._ Kn cette année, on célébrait un service funèbre et solennel pour le repos de 1 ame de Jean 1 averniei dit Kalochc tière (j), un des compagnons de Dollard des Ormeaux.Il e>t dit i Archives de \.D.) que l rbain l’audreau dit Graveline (syndic des habitants) remplissait la fonction de poi-te-verge (3), pendant le service.__ Cette fonction de porte-verge était différente de celle que remplissait dans 1 église, le bedeau.Honoré Daunis, qui portait une "robe de grande valeur, et aussi une baguette'', sur laquelle l'armurier Gilles Katizon avait sculpté une fleur-de-lvs.• O.K.I 1 1 Archives île la province île Québec.OJi l’ur -mi testament.avant île partir pour le laing-Snull.il avait avantagé l'église de quatre arpents de terre.0(1 Perte verge: bedeau qui porte une baguette ou une verge, devant le curé, devant les uiarguilliers.dans une église-,—Guérin. — 63 L’I IGNORA I.LU SAM U KL GKRRAKD Samuel Gerrard-nai|itit en Irlande, en 1767.Il vint se lixer a Montréal, en 1787, un il fonda une maison de commerce connue sous le nom de Gerrard, Gillespie & Company.Cette maison faisait le commerce général; ses bureaux étaient aux numéros 310 à 316 rue St-l’aul.Gerrard fut un des fondateurs de la l’>anc|ue de Montréal, en 181/, avec les David, Molson, etc.; la première émission de ses billets se lit le premier octobre.11 fut président de cette institution de 1820 à 182(>.Gerrard avait été nommé capitaine de milice au premier bataillon de la ville de Montréal, le 12 .avril 1812 ; il fut promu major, le 4 mai 1821 ; et il devint major au deuxième bataillon de la ville et du comté de Montréal le 16 avril 1830.Gerrard fut membre du Conseil Spécial du 2 avril au 1er juin 1838, et du 2 novembre suivant au 10 février 1841 ( 1 ).1 .’honorable Toussaint Pothier auquel Gerrard avait prêté de l'argent devint insolvable et le 21 juin 1841, il transporta ses biens a ses créanciers : Samuel Gerrard, James Logan, l'ancrède 1 îoitt il lier, ce dernier refusa, les deux autres restèrent seuls.Pothier estima ses dettes à LIS, 10S, 0 d.et son actif à 1.29,000, comprenant le fief Lagauchetièrc situé dans file de Montréal et les sei gneuries de Carufel et Lanaudière, situées dans le comté de Saint-Maurice, district des Trois-Rivières.h'n 1842, Gerrard et Logan, syndics a la faillite Pothier, entrèrent en communication avec sir Richard Brown, de Londres, Angleterre, pour lui vendre la seigneurie Lanaudière et le tîef de Carufel.pour la somme de 1,30,000 par un titre du shérif.Pour exécuter ce marché.Gerrard intenta une poursuite contre Pothier et la seigneurie Lanaudière,- le fief de Carufel ainsi que les moulins et le manoir situés dans la paroisse de Sainte-Ursule, furent vendus par le shérif L-G.Ogden, des Trois-Rivières, le 3 novembre 1842, 11) F.I.Aiulct.Les législateurs du Rus-Canada, 1760 1867 (011 manuscrit ). pour le prix dé L7394,14s, 6, d.courant.Aussitôt après cette vente du shérif on avertit Brown.A l’arrivée de cette lettre en Angleterre, la compagnie pour laquelle Brown achetait, était en faillite.Du mois de novembre 1842 au mois de mars 1848 les syndics à la faillite Polluer essayèrent en vain de vendre la seigneurie Lanau-dière et le ficf t'arufel.Gerrard était seul propriétaire, en 1848.: Charles Kdouard Dunn, de Sainte-Ursule, acheta les propriétés pour le prix de 1.13,000, acte devant Lacoste A Weekes, notaires de Montréal, le 15 mars 1848.Dunn fut incapable de payer et rétrocéda le 2 juin 1854.Finalement le gouvernement abandonna sa réclamation pour le droit de quint, à condition que Gerrard se départisse d une certaine portion de terres situées dans le canton Brandon (1).I/agent des seigneuries de Gerrard fut M.Pierre Magnan qui était en même temps son meunier.Gerrard lit son testament le 19 septembre 1856, devant John Chirr Griffin &• Joseph Aussem, notaires à Montreal.Il instituait son Ills Samuel Henry Gerrard, mort en Allemagne, en 1858, sa soeur Ann Gerrard, veuve de Robert Thomas Ridge, de Rockport, Irlande, et ses neveux et nièces.Samuel Gerrard mourut à Montréal le 24 mars 1857, âgé de 90 ans.Madame veuve R.-T.Ridge vint demeurer à Sainte-Ursule, au manoir et exploita les propriétés jusqu’au 23 décembre 1867, où elle vendit à Michel Lefebvre, marchand de Montréal, pour le prix de $4,500, acte devant J.Belle, notaire à Montréal (2).Charles Drisard QUESTION I ) on venait Pauchet Saint-André?Peut-on me donner le nom de sa femme?it) is Victoria.IN."», Appendice 7'/.'/., ( - 1 l.’Echo de Saint-Justin, juillet ltUi-l.X X N
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