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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1932-11, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOlTxXXVIlP ~LEVIS?NOVEMBRE 1932 N().11 UN CONSEILLER DE VILLE DE QUEBEC AMIRAL BRITANNIQUE Le conseil de ville de Québec a fourni bon nombre de personnages ,à l'histoire canadienne.Plusieurs anciens conseillers ou échevins de Québec ont été lieutenants-gouverneurs, premiers ministres, membres des gouvernements d’Ottawa et de Québec, juges de la Cour Suprême, de la Cour d’Appel, de la Cour Supérieure, etc., etc.En voici un qui a été contre-amiral dans la marine britannique! Résumons l’histoire de ce conseiller de ville de la vieille capitale.Né à Dover, en 1783, Edward Boxer appartenait à une famille de marins.Deux de ses frères furent des membres distingués de la marine rovale.James Boxer parvint jusqu’au grade de capitaine.William Boxer, son autre frère, commanda plusieurs vaisseaux renommés.Edward Boxer commença à servir dans la marine en 1798.De cette année à 1811, il fut embarqué sur le Paris, le Trent, le Goliath, V Arethusa, Yl'nttc, Y Océan, le Sophia, le Tif/er.Pendant ces treize années.Boxer navigua à peu près sur toutes les mers connues du globe.En 1811, Boxer s'embarquait sur le Malta, de 84 canons, avec le capitaine Hallowell qui, peu après, devenait contre-amiral.Il servit pendant trois ans sous cet excellent marin dont il était devenu l’officier de confiance.En octobre 1814, Boxer recevait un commandement temporaire.Il commanda le II isard. 642 — En 1822, Boxer servait sur le Sparrowhack et prit pour la première fois contact direct avec le Canada.De 1822 à 1841, il fut presque continuellement dans les eaux canadiennes, d’abord sur le Sparrowhack puis sur le Hussar et enfin sur la Pique.Après avoir fait la campagne de Syrie qui lui valut le titre de compagnon du Bain, il fut nommé, le 24 août 1843, agent de transports et maître du havre de Québec.Edward Boxer vint donc prendre sa résidence à Québec.C est le 6 février 1849 que Boxer fut élu conseiller du quartier Saint-Louis au conseil de ville de Québec.Homme pondéré et de bons conseils, Boxer rendit d’excellents services à ses collègues et à la ville.Il siégea au conseil de ville jusqu’en 1851.En 1853.Boxer atteignait le rang de contre-amiral et il fut rappelé en Angleterre.L’année suivante, en 1854, la guerre se déclarait entre la Russie, la France et l’Angleterre.Celle-ci envoya des flottes importantes sur la mer Noire.Boxer fut employé dans cette guerre comme amiral surintendant de Balaklava, le port le plus important de la Crimée.L’endroit était très malsain et le choléra y sévissait.Boxer, tout à son devoir, s’exposa peut-être trop.Il fut atteint de la maladie épidémique, et décéda à bord du Jason, ancré à l’entrée du port de Balaklava, le 4 juin 1855.Lord Raglan, en informant le ministre de la guerre de la mort du contre-amiral Boxer, rendait l’hommage suivant à ses mérites: " B est bien connu que cet officier a consacré toute sa vie au service public.Dès l’instant où il fut nommé amiral surintendant du port de Balaklava, il se dévoua à l’accomplissement de la tache herculéenne qu’il avait entreprise.B a rendu un immense service à l'armée en améliorant les places de débarquement du port et en établissant de nouveaux quais qui ont donné des communications beaucoup plus faciles et rapides entre la mer et la terre.” M.C.-L.Levey, le millionnaire québécois, avait épousé une des filles du contre-amiral Boxer. — 643 — LA PREMIERE HERBORISTE CWADIEXXE Nous avons soumis dans le />.R.II.( 1931, p.202) que le premier écrivain né en Canada devait être une femme, soeur Marie Morin, religieuse de l'I Intel Dieu de Montréal.Pourquoi l’honneur d’être le premier botaniste ou mieux herboriste, né en la Nouvelle-France, ne reviendrait-il pas également à une femme qui, comme la précédente, naquit à Québec puis vint vivre et mourir à Montréal?* * * Partout, autrefois, la femme, surtout la mère de famille, devait soigner, médicamenter la maisonnée dont elle axait la gouverne.Epoux, enfants, domestiques recouraient à elle, au début d’une maladie et lors d'un accident, car on ne pouvait pas toujours quérir des chirurgiens et encore moins des médecins, bien moins nombreux que les premiers.Cependant, un grave ennui se présentait: ne fallait-il lias paver un honoraire assez élevé à ces hommes de l’art et n’était-il pas pénible de se départir de la monnaie ou autres valeurs que l’on gagnait si ardûment en ces temps révolus?Par ailleurs, tout le monde, en Europe, comme en Amérique, n’avait-il pas alors une confiance illimitée dans la vertu des végétaux?Ne croyait-on pas, avec ou sans raison, que la flore fournissait à l’humanité des remèdes à presque tous les maux corporels?Entre les femmes canadiennes-françaises qui, par voco-tion, obligation ou occupation se livrèrent à la cueillette méthodique et à l’étude raisonnée des plantes médicinales, aucune, ce nous semble, ne s’v adonna avec plus d’ardeur que Catherine-Gertrude Jérémie, épouse en premières noces de Jacques Aubuchon et.en secondes, du notaire Michel Le Pal-lieur.' Esquissons donc à grands traits sa notice biographique.* * * Catherine-Gertrude, fille de Noël Jérémie, sieur de la Montagne (1) fut baptisée à Québec le 22 septembre 1664.(1) Noël Jérémie, “n’a pas joué un rôle bien important au Canada” toutefois il fut quelqu’un puisque tour à tour, Benjamin Suite (B„ R.IT-, 1007, p.00) et P.-G.Roy (B.II.R., 1924, p.66) ont bien voulu s’occuper de lui.’ 644 Après avoir demeuré à Québec et Sillery, elle alla résider dans la région de Batiscan vers 1680 et c’est là qu’elle choisit son premier mari.De l’histoire de la paroisse de Champlain nous extrayons ceci : “ Le 28 janvier 1681, un beau et grand mariage mit en liesse les paroisses de Champlain, de Ratiscan, et de Sainte-Anne.M.le curé François Dupré célébrait le ma lage de Jacques Aubuchon, fils d’un colon notoire, avec ratherine-Gertrude, fille de Noël Jérémie, sieur de la Montagne, de Ratiscan.L’époux avait 26 ans et sa femme 16 ans.” Au mariage furent présents Antoine Adhémar, notaire, François La Bernarde, sieur de La Prairie, François Chorel de Saint-Romain et autres ( 1 ).Ce premier époux mourût tôt et la jeune veuve convola à Batiscan, le 3 novembre 1688, avec Michel LePallieur, originaire de Paris.Cette fois, le mari avait >32 ans et la mariée 24 ans.Le nouveau couple quitta la seigneurie de Batiscan pour aller habiter Québec où AI.Le Pallieur était employé et où il devint notaire en 1701.A la fin de 1/02, étant e ’ ' é huissier du Conseil supérieur, M.Le Pan.au vendu ouvrir bureau à Montréal.Là.de 1703 à 1731, cet officier de plume, remplit toutes les charges judiciaires possibles, depuis celle de juge intérimaire jusqu’à celle de concierge des prisons.Ln 1731, le très besogneux Le Pallieur fut victime d’un malheureux événement.Trois soldats délinquants, s’étant évadés de la géole montréalaise, on prétendit que le grand âge du concierge-notaire-huissier (75 ans), le rendait incapable d exercer une surveillance effective sur ses pensionnaires et on le releva de ses fonctions.Ce coup du sort peina grandement le respectable vieillard et il s’éteignit en avril 1733.De son mariage étaient nés neuf enfants.L’un de ses fils devint notaire et l'autre fonctionnaire; une de ses filles épousa le greffier-notaire J.-R.Adhémar et l’autre le futur (1) A noter* trois des personnes (y eompris la mariée) qui signent au registre iront demeurer plus tard à Montréal.^ capitaine et chevalier de Saint-Louis, Claude-Nicolas-Guillaume de Lorimier.* * * Catherine-Gertrude Jérémie n’avait pas attendu la mort de son infortuné mari Le Pallieur, ni (|ue tous ses enfants eus-' sent dépassé la vingtaine pour songer à se rendre utile à ses compatriotes et même à ses cousins de la vieille France, puisqu’elle consacra assez vite ses loisirs et son expérience à l’herborisation.La preuve en est fournie par l’abbé Auguste Gosselin, dans son ouvrage justement estimé : Quebec en 1730.Après avoir dit que l’éminent docteur Sarrazin faisait chaque année des “envois au Jardin des plantes de Paris”, l’auteur signale que d’autres personnes suivaient l’exemple du sieur Sarrazin, tels : le chanoine J.-B.Gosselin, le chirurgien Joseph Hubert de La Croix et l’officier canadien Jacques Daneau de Muy.Le même auteur rapporte encore que l’intendant Hoc-quart écrivit vers 1740 : “ La veuve Le Pallieur m’a envoyé de Montréal une petite caisse et un paquet contenant quelques racines propres à différents usages.Cette veuve s'est attachée depuis loiu/temps à connaître les secrets de la médecine des sauvaiies.” * * * Ces envois se firent surtout entre 1736 et 1743.De ce qui précède, il ressort qu’un Canadien et une Canadienne s’intéressèrent au XVII le siècle, à l’herborisation : M.Daneau de Muv et Mme Le Pallieur, celle-ci était beaucoup plus âgée que son émule, née en 1695, et comme on déclare qu’elle "s’est attachée depuis longtemps” à l’étude des plantes, nous avons lieu de croire qu’elle a droit à la première place, courtoisie à part.Lorsque toutes les archives auront été scrutées, les érudits jugeront si nos avancés résistent ou s’ils croulent et nous nous inclinerons.Toutefois, il restera que Catherine-Gertrude Jérémie, dame Le Pallieur, inhumée à Montréal en juillet 1744, eût un geste extraordinaire pour une Canadienne, à cette époque : adresser des plantes à des savants de la vieille France. — 646 — A cause de cela, ne mérite-t-elle pas une notice dans le Bulletin; ne lui accordera-t-on pas quelques lignes, plus tard, dans les dictionnaires qui exhumeront les noms des nôtres qui furent les premiers ou parmi les premiers à s’occuper de science, d'art, de lettres, d’industrie ou de finance ?K.-Z.Massicotte LES DISPARUS Edmond-Julien Barbeau — Fils d’Edmond-Henri Barbeau et de Sophie Bourassa, il vit le jour à Laprairie le 30 novembre 1830.11 fréquenta l’école de son village puis vint a Montiéal et entra au service de la Banque (l'Epargne de la Cité et du District de Montréal en 1850.Au mois de juillet 18a5, il succédait à M.John Collins, le premier gérant.Cette banque avait été fondée en 1846 par MM.William Workman, Alfred La Rocque, Joseph Bourret, L.-LL Holton, Sir Francis Hincks, Damase Masson.Henry Mulholland, Pierre Beaubien, Henry Judah, Charles Wilson, Joseph Grenier, [ohn F.Mills, Nelson Davis, John Tully, Jacob De Witt et Louis I.Drummond, tous citoyens influents de Montréal.Mgr Bourget accepta d’être le patron de cette banque qui avait alors un caractère essentiellement charitable.M.Barbeau démissionna en faveur de son frère Henri, en février 1SS0, et il fut élu 1 un des directeurs de la banque le mois suivant.M.Barbeau fut nommé adjoint du receveur général du Canada en juillet 1871 et, en 1896, président du bureau canadien de la Liverpool and London and Globe Insurance C ompany.Il fut aussi, de 1881 à 1890, gérant du Crédit Fon-ciei Im anco-Canadien.En 1880, il fut l’un des commissaires nommés pour s’enquérir de l’organisation du Service Civil du Canada.M.Barbeau était regardé comme une autorité dans les questions de finance.Il a beaucoup écrit dans les revues et les journaux sur la question monétaire et autres.Il avait épousé, en 1853, Amélie Cyphiot.Il est mort à Montréal, le 4 août 1901.Francis-J.Audet 647 — LES MAIRES DE LA.CITE DE QUEBEC Bedard, L'hon.El scar— Né à Québec le 24 juillet 1799.de Pierre Bédard et de Louise-Luce-Frémiot de Chantal Laïus.Admis au barreau le 17 août 1824.Candidat aux élections générales de 1830 dans le comté de Cornwallis, il fut battu par Amable Dionne.Deux ans plus tard, en juillet 1832, il fut élu député de Montmorency.Il conserva ce siège jusqu'en 1836.Elu conseiller du quartier Saint-Louis de la ville de Québec le 25 avril 1833, il eut l’honneur d’être le premier maire de la capitale ( 1833-1834).Le 22 février 1836, M.Rédard remplaçait le juge Kerr sur le banc de la Cour du Banc du Roi.Décédé à Montréal le 11 août 1849.Cf.N.-IL Dionne, Pierre Bédard et ses fils.Caron, L’hon.Rcnc-lidouard — Né à Sainte-Anne de Beaupré le 21 octobre 1800, de Augustin Caron et de Elisabeth Lessard.Admis au barreau le 7 janvier 1826, il fut maire de Québec de 1834 à 1836 puis de 1840 à 1846.Député de Québec (haute-ville) de 1834 à 1836, il fut appelé au Conseil législatif en 1837 puis, de nouveau en 1841.11 fut président de ce corps de 1843 à 1847 et membre du gouvernement Lafontaine-Baldwin de 1848 à 1849, puis de 1851 à 1853.Juge de la Cour Supérieure le 14 août 1853, il fut choisi comme lieutenant-gouverneur de la province de Québec le 11 septembre 1873.Décédé pendant son terme d’office, le 13 décembre 1876.Cf.L.-P.Turcotte, L’Hon.René-Edouard Caron.Stuart, L’hon.Georgc-OKill — Né à Toronto le 12 octobre 1807, du Révérend George OKill Stuart et de Lucy Brooke.Il fit ses études légales sous sir James Stuart et fut admis au barreau le 25 mai 1830.Il se créa en peu de temps une grosse clientèle commerciale et maritime.M.Stuart fut maire de Québec de 1846 à 1850 et député de Québec à la Chambre d’Assemblée de 1851 à 1854, puis d’avril 1857 à novembre 1857.Le 27 octobre 1873, M.Stuart acceptait la charge de juge de la Cour de vice-amirauté.Ce juge était alors nommé directement par le gouvernement anglais.La cour de vice-amirauté avait à cette époque une importance considérable à cause des nombreux navires qui fréquentaient le port de Québec.Décédé à Québec le 5 mars 1884. — 648 Bril ran, Sir Narcissc-Fortunat — Né à Québec le 20 octobre 1808, du mariage de Gabriel Belleau et de Marie Hamel.Il fut admis au barreau le 26 septembre 1832 Glu membre du conseil de ville de Québec en 1847, il fur maire de la capitale de 1850 à 1853.Appelé au Conseil législatif du Canada en 1852, il fut orateur ou président a deux reprises, de 18 v à 1858 et de 1858 à 1862.C’est pendant qu'il était président dit Conseil législatif, lors de la visite du prince de Galles f plus tard Edouard VII ) à Québec, que M.Belleau fut créé chevalier.Ministre de l’agriculture dans le ministère Cartier-Macdonald, de 1862 à 1865, M.Belleau fut chargé, en août 1865.de former un gouvernement avec sir John-Â.Macdonald.Il prit le portefeuille de receveur-général.Ce gouvernement vécut jusqu’à la Confédération.Le 1er juillet 1867, sir Narcisse Belleau devenait le premier lieutenant-gouverneur de la province de Québec sous le régime de la Confédération.Créé K.C.M.G.par la reine Victoria en 1879.Décédé à Québec le 14 septembre 1894.Cf.Stanislas Drapeau, Biographie de sir N.-F.Belleau; Henry Fry, Biographical sketch of sir N.-F.Belleau.Fessier, I, lion.Ulrie-Joseph — Né à Québec le 4 mai 1817.du mariage de Michel Tessier et de Marie-Anne Perreault.Admis au barreau le 22 juin 1839, il se créa bientôt une nombreuse clientèle.En 1851.le comté de Portneuf confiait à M.Tessier le mandat de député à la Chambre d’Assemblée, et, l’année suivante, sa ville natale l’appelait à devenir son premier magistrat.Il occupa cette charge pendant une année seulement.Conseiller législatif de la division du Golfe, en 1859, quatre ans plus tard, en 1862, il devenait ministre des travaux publics dans le ministère de M.Sandfield Macdonald.Lors de la Confédération, M.Tessier fut nommé membre du sénat du Canada.En 1873, M.Tessier montait sûr le banc de la Cour Supérieure.Promu au banc de la Cour d’Appel deux ans plus tard, M.Tessier décéda à Québec le 7 avril 1892.Cf.Annuaire de l’Université Laval, 1892-93.discours de sir François Langelier.^ Alleyn, L lion.C harlcs — Né à Myrus Wood, comté de Cork, Irlande, le 11 septembre 1817, du mariage de Richard Alleyn, de la Marine Royale, et de Margaret O’Donovan.Il 649 — étudia d'abord au Fermoy School, puis à Glougowes, dans le comté de Kildare En 1834, la famille Alleyn venait s’établir au Canada.Le jeune Alleyn fit ses études légales dans la capitale et fut admis au barreau le 29 septembre 1840.Elu injure de Québec le 13 février 1854, M.Allevn était choisi, le 22 juillet de la même année, comme député de la même ville.Trois années plus tard, en 1857, il entrait dans le ministère Macdonald en qualité de commissaire en chef des Travaux Publics.Le 7 août 1858, il acceptait le portefeuille de secrétaire provincial dans le ministère Cartier-Macdonald.11 le garda jusqu’au 23 mai 1862.Nommé shérif du district de Québec en 1866, M.Allevn décéda à Québec le 4 avril 1890.Il avait épousé une des filles de M.Aubert de Gaspé, auteur des Anciens Canadiens.Morrin.Joseph — Né dans le comté de Dumfries, en Ecosse, le 19 octobre 1794, il émigra très jeune au Canada avec ses parents qui venaient v chercher la fortune.Il reçut son instruction à l’école du docteur Wilkie, et étudia la médecine à Québec, mais alla compléter ses études à Edimbourg et à Londres.11 s’établit comme médecin à Québec.11 se fit une beile et lucrative clientèle.M.Morrin fut maire de Québec à deux reprises, de 1855 à 1856 puis de 1857 à 1858.C’est lui qui inaugura le mode d’élection du maire par le peuple.Fondateur et premier président de la Société Médicale de Québec.il fut aussi président du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada.11 fut un des fondateurs de l'Asile des aliénés de Beauport avec les docteurs Douglas et Frémont.Décédé à Québec le 29 août 1861.Il laissa par son testament une somme importante pour fonder un collège protestant à Québec dirigé par l’église Saint-André à laquelle il appartenait.C’est le Morrin College qui existe encore nominalement, rue Saint-Stanislas.Robitaille, Olivier — Né à Québec le 2 décembre 1811.du mariage de Etienne Robitaille et de Marie Moisan Dans l’automne de 1837, M.Robitaille se rendait à l’université de Harvard pour v perfectionner ses études médicales commencées sous le docteur Morrin.Il en revint l’année suivante avec le titre de docteur en médecine.Il s’établit à Québec.Elu membre du conseil de ville de Québec en 1851.il fut maire de 650 — la capitale de 1856 à 1857 M.Robitaille fut un des fondateurs du Courrier du Canada, de la Caisse d’Economie Notre-Dame de Québec et de la Banque Nationale.En 1863, le docteur Robitaille était nommé médecin de la prison de Québec conjointement avec le docteur Pierre-Olivier Tessier.Décédé à Québec le 3 novembre 1896.Pie IX avait nommé M.Robitaille chevalier de l’Ordre de Saint-Svlvestre pour reconnaître les services qu’il avait rendus à l’Eglise.Cf.Monde Illustré, 21 novembre 1896, article de J.-B.Caouette.Langevin, Sir Hector-Louis — Né à Québec le 25 août 1826, de Jean Langevin et de Sophie-Scholastique Laforce.Admis au barreau le 10 octobre 1850.Membre du conseil de ville de Québec depuis 1855, il fut maire de la capitale de 1858 à 1860.Elu député de Dorchester en 1858, il entra dans le cabinet de sir H.-P.Taché, en 1864, en qualité de solliciteur général.Il prit part aux conférences de Charlottetown et de Québec où furent élaborées les bases de la Confédération.En 1866, M.Langevin passait au ministère des Postes.Le 1er juillet 1897, il recevait le ministère des postes dans le premier cabinet formé sous la Confédération.En 1869, on lui confiait l'important ministère des Travaux Publics.En 1873.M.Langevin remplaçait sir G.-E.Cartier à la direction du parti conservateur dans la province de Québec.Le 5 novembre 1873, il démissionnait avec tous ses collègues.En 1878, les conservateurs revenaient au pouvoir et l’hon.M.Langevin reprenait son ministère des Travaux Publics.Il se retira de la vie publique à la mort de sir John-A.Macdonald.Décédé à Québec le 11 juin 1906.L’hon.M.Langevin avait été fait chevalier commandeur de l’Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges, en 1881.Auteur de Le Canada, ses institutions.ses ressources, etc; Manuel des paroisses et fabriques, etc.Pope.J bornas — Né à Prescott, province d’Ontario, le 16 octobre 1825.Tl fit ses études en Ecosse, pays de ses ancêtres.A son retour au pavs, il étudia le droit sous l’avocat plus tard juge Duval.Admis au barreau en 1849, il s’établit à Québec qui était devenu une seconde patrie pour lui.Ses talents, son honnêteté et l’attention qu’il apportait aux affaires (jii on lui confiait lui attirèrent bientôt une grande clientèle. — 651 — 11 fut élu maire de Québec en décembre 1860.par une bonne majorité, sur Abraham Joseph.Il fut réélu à ce poste honorable, par acclamation, en 1861 et en 1862.Sur l’avis de scs médecins, au mois de janvier 1863, M.Pope s’embarquait pour l’Europe afin de refaire ses forces épuisées par une trop grande assiduité au travail.Soit voyage de quatre mois dans les vieux pays n’améliora pas sa santé et il décéda le 20 juin 1863, à l’âge peu avancé de 37 ans.Le maire Pope s’était créé un grand nombre d’amis et d’obligés à Québec qui regrettèrent longtemps sa disparition.Tourangeau, Adolphc-Guillct dit — Né à Québec le 15 janvier 1831, de Jean Guillet dit Tourangeau et de Adélaïde Bernier.Il fut admis à la profession de notaire le 5 novembre 1855.M.Tourangeau s’occupa de bonne heure de politique et fit des luttes dont on parle encore à Québec.Il fut maire de la capitale de 1863 à 1866, pour finir le terme d’office du maire Thomas Pope, décédé, puis de 1869 à 1870, M.Tourangeau fut également député de Québec-est à la Chambre des Communes du Canada de 1870 à 1874.M.Tourangeau fut candidat contre sir Wilfrid Laurier dans le même comté de Québec-est à la fameuse élection de novembre 1877.Les luttes municipales et politiques avaient éloigné M.Tourangeau de son étude de notaire.Aussi, il accepta avec plaisir la charge de directeur de la poste à Québec que lui offrit le gouvernement du Canada.Il fut nommé le 5 juillet 1883.Décédé à Québec le 8 octobre 1894.A consulter sur M.Tourangeau, Rose, A Cyclopedia of Canadian Biography.Cauclion, L’hon.Joseph-Edouard — Né à Québec le 31 décembre 1816, du mariage de Joseph-Ange Cauchon et de Marguerite Vallée.Admis au barreau le 29 novembre 1843, il s’occupa peu ou point de sa profession.Il s’engagea dans le journalisme.11 fut pendant plusieurs années rédacteur en chef du Journal de Québec.Elu député de Montmorency en 1844, il représenta ce comté jusqu’en 1867.Il fut commissaire des Terres dans le ministère MacNab-Taché, de 1855 à 1857, puis commissaire des Travaux Publics dans le ministère Cartier-Macdonald, de 1861 à 1862.M.Cauchon fut maire de Québec de 1866 à 1868.A la Confédération, il fut élu député de Montmorency pour la Chambre des Communes et l’Assemblée législative.Président du Sénat de 1867 à 1872, il résigna son siège de sénateur pour briguer les suffrages des électeurs de Québec-Centre.Elu contre le millionnaire James Ross, il entra, le 7 décembre 1875, dans le ministère MacKenzie en qualité de président du Conseil.Un peu plus tard, il prenait le ministère de l’Intérieur.Enfin, le 2 décembre 1877.il était nommé lieutenant-gouverneur de Manitoba, poste qu’il occupa pendant cinq ans.Décédé à Qu’Appelle le 23 février 1885.Lemesurier, John — Né à Gaspé le 28 janvier 1826, de Charles Lemesurier et de Mary Thompson.Son père, originaire de l’ile de Jersey, avait servi sous Nelson, à bord du Victory.M.Lemesurier vint s’établir à Québec en 1848, n’ayant pour toute fortune que son honnêteté et son ambition de faire son chemin.11 entra d’abord à l’emploi de M.Withall, marchand, qui finit par lui vendre son commerce.Membre du conseil de ville de Québec en 1859, M.Lemesurier fut élu maire en 1867 et réélu en 1868.L’année suivante, par suite de circonstances malheureuses, M.Lemesurier étant devenu insolvable, dût offrir sa résignation comme maire de Québec.En 1873.M.Lemesurier, en société avec deux de ses fils.William et Henry, établissait à Québec une manufacture de tabac qui devint, en peu d'années, un très important établissement.Décédé à Québec le 21 juin 1891.Cf.The Canadian Biographical Dictionary.Hossack, Il îlliam — Né à Québec le 12 janvier 1814, de \\ illiam Hossack et de Marv Hossack.Le grand’père de M.Hossack, originaire de Morayshire, en Ecosse, était venu établir a Québec, quelques années après la Conquête, un commerce d’épiceries qui fut continué par son fils, puis par son petit-fils.Après avoir acquis une honnête aisance dans son commerce, M.Hossack partit pour l’Europe où il voyagea pendant plusieurs mois.C’est à son retour à Québec, dans les premiers mois de 1864, que M.Hossack fut élu conseiller puis échevin du quartier Saint-Louis au conseil de ville.Il v siégea pendant plusieurs années.Le 12 novembre 1869, M.Hossack était élu maire de Québec, par le conseil, pour finir le terme d’office de M.Lemesurier.Décédé au Mont-Plaisant, près Québec, le 14 janvier 1896. — 653 — Carneau, L'hon.Pierre — Né au Cap-Santé le 8 mai 1823, du mariage de François-Xavier Carneau et de Julie Gi-gnac.Etabli à Québec dès 1840, M.Carneau fut à l’emploi de la maison L.-C.Têtu, puis ouvrit l’importante maison de nouveautés qui fut continuée par ses fils.M.Carneau fut maire de Québec de 1870 à 1874.Elu par acclamation député du comté de Québec le 11 mars 1873.il conserva cet important mandat jusqu’en 1886.Il fut ministre des travaux publics et de l’agriculture de la province de Québec puis ministre des terres de la Couronne de 1874 à 1878.Appelé au Conseil législatif le 31 janvier 1887, M.Carneau prêta serment le même jour en qualité de ministre des terres de la Couronne.Le 8 mai 1888, il devenait ministre des travaux publics.Il conserva ce poste jusqu’au 16 décembre 1890.Décédé à Québec le 27 juin 1905.Il avait été décoré par le roi de Belgique de la croix de Léopold If en reconnaissance de services rendus à l'industrie belge.Cf.Auguste Béchard, I.'honorable Pierre Carneau.Murphy, Owen — Xé à Stoneham, comté de Québec, le 20 décembre 1827, de Nicolas Murphy et de EllenO’Brien.M.Murphy vint très jeune à Québec pour se créer un avenir.Il entra à l’emploi de la maison Ross.Shuter & Co.oui faisait le commerce de bois d’exportation.Il passa ensuite à la maison H.-J.Noad & Co.qui faisait le même commerce.Plus tard, quand l’exportation du bois canadien en Angleterre cessa, M.Murphv s’occupa d’assurances sur le feu et la vie.Après avoir siégé comme représentant du quartier Saint-Pierre à l’hôtel de ville de Québec de 1871 à 1874, M.Murphv fut appelé à la mairie.11 fut réélu au même poste en 1876 et resta maire de Québec jusqu’en 1878.M.Murphv fut également député de Québec-ouest à l’Assemblée législative de Québec de 1886 à 1891.Décédé à Québec le 4 octobre 1895.Cf.Rose, A Cyclopaedia of Canadian Biography.Chambers, Robert — Né à Hull le 17 mars 1809.Admis au barreau le 14 juin 1834, il s’établit à Québec où il avait étudié le droit sous un avocat canadien-français, M.Huot.Elu échevin du quartier Jacques-Cartier en 1872.M.Chambers représenta cette partie canadienne-française de la cité de Québec pendant plusieurs années.En 1876-77, pendant le voyage du maire Owen Murphy en Europe, M.Chambers fut choisi comme pro-maire et s’acquitta de ses devoirs à la satisfaction de tous.Maire de Quebec de 1878 à 18X0, il eut l’honneur d’inaugurer la terrasse Dufferin en présence du marquis de Lome et de la princesse Louise, fille de la reine \ ictoria.M.Chambers se retira de la vie municipale en mai 1X80 et décéda six ans plus tard, le 1er janvier 1880.[trousseau, Jean-Docile — Né à Québec le 28 février 1829, de Jean-Baptiste Brousseau et de Nathalie Doré.11 fut propriétaire du Courrier du Canada de 1857 à 1801.Ce journal passa ensuite à son frère.Léger Brousseau.Le 15 juillet 1801, M.Brousseau était élu député de Portneuf à la Chambre (l'Assemblée de la province du Canada.11 conserva ce mandat jusqu'à la Confédération.M.Brousseau fut le premier député de Portneuf à la Chambre des Communes du Canada.11 représenta ce comté de 1807 à 1872.M.Brousseau fut aussi député de Portneuf à l’Assemblée législative de Québec de 1881 à 1880.Membre du conseil de ville de Québec de 1875 à 1884, il fut maire de la capitale de 1880 à 1882.Décédé à Québec le 28 juillet 1908.Langelier, Sir François — Né à Sainte-Rosalie de Ba-got le 24 décembre 1838, de Louis-Sébastien Langelier et de Julie-Esther Casault.Admis au barreau en 1801, il alla étudier a Paris puis revint a Québec où il fut nommé professeur a 1 université Laval.Candidat malheureux dans le comté de Bagot en 1871, il fut élu dans le comté de Montmagnv en 1873.Ministre des Terres (1878-1879) et trésorier de la Province(1879-1880) dans le cabinet Jolv.Député de Mégantic aux Communes du Canada de 1884 a 1887, puis député de Québec-Centre de 1887 à 1898.M.Langelier fut maire de Québec de 1882 à 1890.C est sous son administration que l’aqueduc municipal fut renouvelé.En 1898, M.Langelier devenait jime de la Cour Supérieure, et, en 1906, juge en chef suppléant de la Province.Le 5 mai 1911, l’hon.M.Langelier était nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Il décéda pendant son terme d’office, le 8 février 1915.Le 28 juin 1907, Sa Ma jesté avait créé l’hon.M.Lan-pelier chevalier commandeur de l’Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges (K.C.M.G.). Frémont, Jules-J ose ph-Taschcreau — Né à Québec le 20 décembre 1855, de Charles-Jacques Frémont et de Marie-Cécile Panel.Le 11 janvier 1878, le barreau l’admettait au nombre de ses membres.Docteur en droit après une soutenance très remarquée en 1887, il fut, la même année, choisi comme professeur de droit civil à l'université Laval.Maire de Québec de 1890 à 1894, député du comté de Québec aux Communes du Canada de 1891 à 1890, M.Frémont, par ses talents, son honnêteté et le prestige dont il jouissait, pouvait aspirer à des postes encore plus élevés, mais la Providence en jugea autrement, et le condamna à l’inaction par une cruelle et longue maladie.11 décéda à Québec le 28 mars 1902." Les oeuvres qu’il a faites comme maire de Québec resteront, et l'exemple qu’il a donné comme citoyen et comme professeur servira de modèle à ceux qui suivront.” Furent, L’hon.Simon-Napoléon — Né à Beauport le 12 septembre 1855, de Simon-Polycarpe Parent et de Lucie Bélanger.Admis au barreau le 13 juillet 1881.Elu député de Saint-Sauveur à la législature de Québec le 17 juin 1890, il conserva ce mandat jusqu’en 1905.M.Parent fut maire de la cité de Québec de 1894 a 1906.Sous son administration, la vieille capitale subit une véritable transformation.Le 26 mai 1897, M.Parent entrait dans le cabinet Marchand en qualité de ministre des Terres, Forêts et Pêcheries.En 1900, l’hon.M.Parent devenait premier ministre de la province de Québec en conservant son même portefeuille.En 1905.il était remplacé comme premier ministre de la province par sir Lomer Gouin.La même année, il acceptait la charge de président de la Commission chargée de la construction d’un Transcontinental entre Moncton et Winnipeg, et de réunir les deux rives du Saint-Laurent entre Québec et Lévis par un pont gigantesque.Il conserva cette charge jusqu’en septembre 1911.Il fut ensuite président de la Commission des Eaux limitrophes.Décédé h Montréal le 7 septembre 1920.Tanguay, Georges.— Né à Québec le 2 juin 1857, de Georges Tanguay et de Adéline Mathieu.M.Tanguay père avait fondé à Québec une maison de commerce qui, avec le 656 — temps, avait pris des développements considérables.En 1886, à la mort de son père, M.Tanguay prit la direction de ce commerce et lui donna une nouvelle impulsion.En 1894, M.Tanguay était élu échevin du quartier du Palais au conseil de ville de Québec.Il fut réélu pour six termes consécutifs.Le 12 janvier 1906, ses collègues l’élisaient unanimement pour remplacer l’honorable M.Parent à la mairie de Québec.Le 30 novembre 1900, les électeurs du comté du Lac Saint-Jean avaient choisi M.Tanguay comme leur député à la législature de Québec.Ils le réélirent aux élections générales de 1904.M.1 anguay fut aussi président de la Chambre de Commerce et membre de la Commission du Havre de Québec.Décédé à Québec le 21 septembre 1913.Cf.The Storied Province of Quebec.G a mean.Sir (jcoryes.— Né a Québec le 19 novembre 1X64, de Pierre Carneau et de Charlotte-Cécile Burroughs.Il a fait ses études au séminaire de Québec et à l’Ecole Polytechnique de Montreal où d obtint le diplôme de bachelier en sciences appliquées.Maire de Québec de 1906 à 1910, M.Carneau eut 1 honneur de présider les fêtes du Tricentenaire de la capitale en 1908.C’est à cette occasion qu'il fut créé chevalier par Sa Majesté.Il reçut l’investiture à Québec même du prince de Galles, aujourd’hui George V.Sir Georges Carneau dirige 1 importante maison de commerce fondée par son père mais il s’occupe en même temps de science.Il est professeur de chimie à l’université Laval.Sir Georges Carneau est commandeur de.Saint-Grégoire le Grand, cloc-km en (boit des universités McGill et de Toronto, chevalier de la Légion d Honneur, president de la Commission des Champs de bataille, membre du Conseil des Recherches Scientifiques, directeur de la Banque Nationale, directeur de la Bell Telephone Co., etc., etc.Drouin, Napoléon.— Né à Québec le 19 juin 1862 de Olivier Drouin et de Thérèse Canac dit Marquis.Il débuta dans le commerce d’épiceries avec son père, à Québec.A la moi t de celui-là, il s engagea dans le commerce d’épiceries en gros, en société avec ses deux frères, sous la raison sociale Drouin h reres et Cie.Cette maison devint bientôt une des principales du geiire à Québec.En 1X99, M.Drouin fondait la Rock City Tobacco Co.Cette industrie s’est également développée considérablement.Echevin de la cité de Québec de 1895 à 1909, M.Drouin fut élu maire en 1910 et conserva ce poste jusqu’en 1916.Il est membre de la Commission des Liqueurs depuis son institution.Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire le Grand.Lavigueur, Henri-Edgar.— Né à Québec le 16 février 1867, de Célestin Lavigueur et de Mary Childs.Marchand.Elu au conseil de ville comme échevin du quartier Saint-Jean-Baptiste (siège no.1), en février 1906, il en a fait partie pendant dix ans.Maire de Québec de février 1616 à février 1918, M.Lavigueur a aussi représenté le comté de Québec à la Chambre des Communes de décembre 1917 à juillet 1930.Au mois de février 1930, M.Lavigueur était élu pour la seconde fois maire de Québec sur l’ancien maire Oscar Auger.Samson, Joseph.— Xé à Saint-Isidore de Dorchester le 9 janvier 1862, de Claude Samson et de Marie Fecteau.Il s’établit très jeune à Québec.Après avoir été à l’emploi de plusieurs maisons de commerce.M.Samson s’associait, en 1897, à M.Filion pour établir un magasin de quincaillerie sous la raison sociale de Samson et Filion.Après la mort de son associé, M.Samson continua seul les affaires.Sa maison de commerce est aujourd'hui une des plus importantes de la partie basse de la ville.Membre du conseil de ville de Québec depuis 1904, M.Samson fut élu maire en 1920 et réélu pour un second terme en 1922.Député de Québec-Centre a la législature de Québec depuis 1930.M.Samson a des intérêts dans plusieurs entreprises industrielles.Martin, Valmont.— Né à Carleton, Baie-des-Chaleurs, le 19 mai 1875, de Henri-Josué Martin, médecin, et de Amé-lia-Jeanne Verge.Admis à la pratique de la médecine le 6 juin 1899, il a exercé sa profession à Saint-Roch de Québec pendant trente-deux ans.En février 1912, M.Martin était élu échevin de la cité de Québec.Il siégea au conseil de ville de 1912 à 1926, comme échevin, et de 1926 à 1927 comme maire.Le 7 décembre 1927, il devenait directeur du service municipal d’hygiène de la cité de Québec ainsi que de l’hôpital civique.Au mois de septembre 1929, M.Martin était nommé professeur agrégé à l’université Laval et chargé des clini- ques des maladies contagieuses à l’hôpital civique.Haut chef des Forestiers Indépendants depuis 15 ans, directeur des Forestiers Catholiques depuis 1928, médecin chef de la Société d’Hospitalisation depuis 1931, directeur du Comité National des Arriérés mentaux depuis 1931.Simard, Tclcsphore.— Né à Saint-Joachim, comté de Montmorency, le 9 novembre 1X78, de Louis Simard et de Isabelle Brown.Etabli à Québec, aussitôt ses études terminées, M.Simard fut a l’emploi de différents magasins de nouveautés puis se lança à son propre compte dans ce commerce dans lequel il avait acquis une grande expérience.En février 1924, M.Simard fut élu échevin du quartier Saint-Roch.11 fut réélu deux fois par acclamation dans le même quartier.Le 0 décembre 1927, M.Simard était élu, par le conseil, .maire de la cité de Québec pour finir le terme d’office du maire Martin nommé médecin municipal.En 1928, M.Simard briguait une réélection à la mairie.Il fut battu par M.Oscar Auger.Auger, Joseph-Oscar.— Né à Québec le 14 août 1873, de Alphonse Auger et de Belzémire Blouin.M.Auger fut d abord a 1 emploi de A.-J.Auger et fils, les premiers marchands de bois de la Province à expédier du bois de pulpe aux Etats-Lnis.En 1910, M.Auger devenait le gérant d’une compagnie organisée pour la fabrication et le commerce du bois de pulpe.Enfin, en 1921, M.Auger organisait sa propre compagnie, la Auger Lumber Company Limited.Eche-vin du quartier Saint-Roch au conseil de ville de Québec de 1924 a 1928, M.Auger se présenta à la mairie aux élections de 1928 et lut élu sur AL relesphore Simard.Aux élections de février 1930, M.Auger fut a son tour battu par M.Henri-E.Lavigueur, qui avait déjà été maire de Québec de 1916 à 1918.QUESTION Je vois le mariage d’une Canadienne, Thérèse Minet, a\ ec I hilippe de Rainault de la Roche, sieur de Grandval.Quel était ce sieur de Grandval ?G.B.R. — 659 — PAROLES DES SONONTOUANS A M.LE MARQUIS DE B EAU 11A R N C ) I S, GOUVERNEUR GENERAL DE LA NOUVELLE-FRANCE DU 17 JUILLET 1742 Mon père, il y a deux ans que nous descendîmes ici, vous nous donnâtes des souliers (1) pour nous en retourner, et vous nous dites : Mes enfants, je compte qu’ils vous ramèneront ici, à peine ont-ils pu nous conduire jusques chez nous, nous en avons fait d’autres pour descendre, et nous avons abandonné nos femmes et nos enfants pour vous venir voir, nous sommes partis sans vivres, et nous avons tout laissé à l’abandon pour avoir ce plaisir, nous avons même abandonné nos corps.Mon père, nous avons appris qu’on ne vous regardait pas comme des chefs et que l’on disait que nous n’en étions point : il est vrai, mon père, que nous sommes des jeunes gens, et que tous nos chefs sont morts, nous sommes cependant envoyés ici de la part de tout le village et nous vous prions de nous écouter.Par un collier Mon père, dans le teins que vous avez accordé la paix à toutes les nations, vous avez planté un arbre qui montait jusqu’au ciel et même qui perçait tous les nuages, aujourd’hui, mon père, nous voyons (pie cet arbre est ébranlé ; nous l’affermissons par ce collier.Par un collier Mon père, vous savez, qu'un arbre doit toujours avoir des feuilles vertes, nous en mettons de nouvelles pour que le soleil ne puisse pas le pénétrer et afin que toutes les nations qui viendront pour parler des bonnes affaires, puissent se mettre à l’ombre de nous ; mon père, lorsque cet arbre a été planté on y a mis des racines blanches pour pouvoir voir plus aisément ceux qu’elles pourraient endommager, de notre côté, elles sont toujours dans la (1) Ce sont des canots d’écorce. même splendeur, il n’y a que les gens qui sont du côté du soleil couchant qui les ont pourries, nous les raccommodons par ce collier.Par un collier Mon père, nous venons de raccommoder l’arbre de paix, voilà une médecine que nous vous donnons pour vous nettoyer le coeur et nous vous prions de ne point écouter les mauvais discours.Par un collier Mon père, nous avons appris l’année dernière que le Roi, notre père, qui est dans l’autre côte du grand Lac, vous avait fait plus grand chef que vous n'étiez, nous lui en témoignons notre reconnaissance par ce collier et nous le prions de ne vous point retirer d’ici, nous sommes faits à vos manières, vous avez des bontés pour nous, il pourrait en venir un autre que nous ne connaîtrions pas et qui pourrait ne point avoir les mêmes bontés : c’est pourquoi, mon père, nous vous prions de ne nous point abandonner, comme nous remarquons quelque fois, ce qui se passe, nous nous sommes aperçu que votre habit n’était point garni comme celui de Mr de Vaudreuil, nous n'en savons pas la raison.Mon père, en descendant, nous avons trouvé deux hurons à Choueghen, qui nous ont chargé de dire à trois chefs qui étaient ici de s’en revenir, parce qu’ils ne descendraient point, et que leur missionnaire les plaçait à la Grosse Isle, qui est un endroit tout proche du Détroit.Par trois branches de porcelaine Mon père, par ces trois branches de porcelaine, nous vous prions d’ordonner à vos interprètes de bien repéter tout ce que les Sauvages disent, et ce que vous leur répondez afin que vous puissiez entendre nos paroles, et que nous puissions entendre la vôtre. — 661 — Par trois branches de porcelaine Mon père, quand vous avez fait la paix, vous nous avez laissé les maîtres de notre ancien fils, qui est mort à Niagara (Mr de Joncaire) vous l'avez remplacé par son fils qui est descendu avec nous, nous vous prions de nous l'accorder, et qu’il remonte avec nous, pour pouvoir se trouver à un Conseil qui doit se tenir le printemps prochain, avec les Têtes Plates, et pour savoir ce qui se sera passé à celui qui doit avoir été tenu chez les Anglais, où nous avons été mandés, nous ne savons pas ce qu’ils nous voulaient, notre fds vous en informera.Par trois branches de porcelaine Mon père, quand vous nous avez accordé la paix, vous nous avez aussi accordé un forgeron, et vous nous avez dit que Laforge mourrait avec nous, comme il est vieux nous demandons son fils et vous prions qu’il reste au petit village, nous vous prions encore de lui recommander de ne nous point brusquer lorsque nous irons lui porter de l’ouvrage.Mon père, voilà un présent qui vient de la part des Dames du Conseil, elles vous prient de donner du son à leurs tortues, pour qu’elles puissent se réveiller lorsqu’elles font leurs cérémonies.Mon père, voilà une autre parole des guerriers, qui vous prient aussi de leur donner quelques coups de poudre et balles, pour pouvoir se réfugier dans les bois afin d’éviter la famine.Mon père, voilà un petit présent que trois personnes du Village vous envoient pour vous prier si vous avez quelques vieilles couvertes de leur jeter sur leur corps.Mon père, je suis bien aise de vous avertir que nos frères les Nontagués, en s’en retournant l’année dernière, lorsqu’ils furent à la vue de Chouéghen, ils ôtèrent le pavillon français, en mirent un Anglais, moi Sonon-touans, je ne fais pas de même.J'ai toujours porté votre pavillon chez l’Anglais, malgré tout ce qu’il m’a pu dire : celui que vous m’avez donné est usé, je vous prie de m’en — 662 — donner un autre.Voilà tout ce que nous avons à vous dire, nous vous demandons de votre lait.Mon père, il semble que votre village est changé, on nous rebute lorsque nous allons chercher des vivres et on ne nous laisse point entrer.Réponse de M.le Marquis de Beauharnois, Gouvehieur-Gcnc-ral de la Nouvclle-Francc, aux paroles des Sonontonans, .du 31 juillet 1742.Mes enfants, vous ne devez pas douter du plaisir que j’ai eu de vous voir arriver ici en bonne santé, j’avais donné des ordres au fort Frontenac pour vous faciliter les moyens de descendre.Mes enfants, je ne puis comprendre comment vous pouvez vous amuser aux mauvais discours que l’on vous tient; toi, 1 heouatakonte, ne sais-tu pas que je te connais depuis longtems, pour un grand chef et pour un homme qui travaille aux bonnes affaires continuellement, je connais pareillement les chefs qui sont avec toi, et je n’ignore pas que vous êtes tous envoyés de la part de vos deux villages, vous avez pu remarquer que je n’ai pas eu de peine à vous écouter.Par un collier Mes enfants, je me souviens bien de l’arbre qui a été Planté, vous devez savoir qu’il n’a jamais été ébranlé de ma part, et que j’ai fait tout ce qui a dépendu de moi pour le maintenir dans sa verdure et sa splendeur, par ce collier je nettoye tout ce qui pourrait en avoir été gâté.Par un collier Mes enfants, vous avez bien fait de renouveler les feuilles de cet arbre, quoiqu’elles fussent toujours vertes de mon côté, je vous invite à les bien conserver, vous savez que tous les gens du soleil couchant sont descendus pour nettoyer les racines qu’ils avaient pourries, par ce collier, je vous les fais voir telles qu’elles ont été plantées. 663 Par un collier blanc Mes enfants, j’ai bu avec plaisir la médecine que vous m’avez donnée, quoique je n’en eusse pas besoin, mon coeur est toujours net, et je ne m’amuse point a entendre les mauvaises paroles, ni à les écouter, je vous en donne une pareille, pour nous ôter tout le venin que vous pourriez avoir sur le coeur.Mes enfants, je vous remercie de ce que vous renouvelez le pavillon blanc que les anciens m'ont mis sur la tête, je le conserverai toujours tel, et je ne serai jamais occupé qu’à travailler aux bonnes affaires.Par un collier Mes enfants, je vous remercie du compliment que vous me faites sur la nouvelle dignité dont le Roi m’a honoré, je rendrai compte à Onontio (loa de vos sentiments.Mes enfants, je vais vous répéter ce que j’ai dit cette année à vos frères les Nontagués qui me parlèrent l’année dernière au nom des cinq nations.Par un grand collier Paroles aux Nontagués * Mes enfants, vous m’avez dit l’année dernière que vous aviez mis les marchandises dans la terre et que vous aviez renfermé les boissons dans les rochers, en m assurant que vous ne feriez plus ce commerce, malgré cela j’ai appris que vos jeunes gens avaient continué la traite, c’est à vous à y mettre ordre, si vous voulez que je crois que ce que vous m’avez dit était du fond du coeur, autrement je penserais que vous me parlez que du bout des lèvres.f Mes enfans, j’ai appris que les Anglais voulaient s’établir à KasKonchagen et qu’ils travaillaient continuellement à corrompre votre nation, pour les engager à leur vendre cette terre, l’année dernière, j’en ai fait dire mon sentiment aux Sonontouans, comme ils sont ici je vais encore leur parler à ce sujet. Mes enfants, j’ai appris que les Anglais se fortifiaient a t houëghen, il faut qu’ils aient quelque mauvais dessein dans le coeur contre vous et contre moi.Je ne puis comprendre comment les Iroquois des Cinq nations peuvent souffrir un pareil établissement et ne s’y opposent pas ; d’autant que quand les Anglais vous ont demandé à établir Chouëghen, ils vous ont dit qu’ils n’avaient dessein que de faire une attrape à Castor, donnez toute votre attention à ce que je vous dis.Mes enfants, je répéterai ce discours à vos frères les Sonontonans lorsque je tiendrai conseil avec eux.Mes enfants, comme j’ai des yeux, des oreilles partout je vais vous répéter tout ce qui s’est passé au Conseil à Orange, dont vous m’avez parlé, et que vous m’avez dit que votre fils Joncaire m’informerait.Conseil tenu à oronge Par le premier collier Kora dit aux Iroquois, mes enfants, j ai lieu de me plaindre de vous, toutes les fois que nous nous sommes assemblés, je vous ai exhortés à ne plus aller voir Onontio, et a ne plus entretenir aucun commerce avec lui ; vous m’avez toujours trompé, puisque tous les ans vous dêscendez à Montréal et riu’actuellement vos députés sont en route pour aller voir Onontio.C’est une chose que j’ai extrêmement à coeur.Je vous barre donc par ce collier le chemin de Montréal.Je vous prie de ne nie plus parler du bout des lèvres, comme vous avez fait jusqu a présent, mais de me dire du fond du coeur que vous n’avez plus aucune relation avec Onontio.Par le second collier, il dit, vous savez, mes enfants, que je fais fortifier Chouëghen et que je le mets en état de ne plus craindre les insultes des Français, vous devez regarder ce fort comme le soutien de votre pays, et comme votre ret uge en cas de besoin.Si Onontio venant donc pour l’ébranler et le renverser par ses secousses, mettez vos mains de l’autre côté du fort pour le soutenir et repoussez les Français de toutes vos forces.Par le troisième collier, il dit, j’ai le coeur déchiré de voit mes enfants s’entre détruire, vous avez mal à pro- pos levé la hache contre les Têtes Plates, les Chérakis et les Chicachas, qui sont mes enfants, tous comme vous ; je vous arrache donc la hache des mains, et je la jette si loin que vous ne puissiez plus la reprendre.Je veux que tous mes enfants se regardent frères, qu’ils aient tous désormais les mêmes sentiments, et qu’ils se réunissent pour se soutenir mutuellement les uns les autres.Par le quatrième collier, il dit, j’ai appris avec étonnement qu'il y a des Français établis dans vos villages et qu’ils y ont un pavillon de leur nation.Cela veut dire que vous vous regardez comme enfants d’Onontio ; et c’est ce que je ne (lois pas souffrir.J’abats donc par ce collier le pavillon français que vous avez chez vous, je chasse de vos cabanes tous les Français qui pourraient s’y trouver, et quand quelqu’un de cette nation ou des autres enfants d’Onontio viendra chez vous, je vous défends de le garder chez vous plus d’une nuit.Mes enfants, je ne dois pas vous laisser ignorer ce que vos frères du Sault St-Louis ont dit à vos frères les Nontagués et qu’ils doivent vous répéter quand vous irez chez eux.Paroles des gens du Sault aux Nontagncs Nos frères, depuis longtemps le chemin est comme bouché de vous à nous, et nous ne pouvons plus guère vous parler qu’à Montréal, c’est vous qui avez mis cet embarras dans le chemin par l’établissement des Anglais à Chouëghen, que vous désirez et que vous avez soutenu.Nous ne pouvons plus guère aller chez vous, tandis que Chouëghen subsistera et vous devez en savoir la raison.C’est qu’il y a dans ce fort un démon qui souffle la discorde entre vous et nous et qui fait tout ce qu’il peut pour nous faire lever la hache contre vous.Ce démon est l’eau de vie, qui a causé la mort de huit hommes de notre village, que vous avez tués en différents temps à Chouëghen.Cependant, nous aimons la paix et nous ne souhaitons rien tant que d’être toujours en bonne intelligence avec nos frères.Mais nous voudrions aussi que vous fis- — 666 — siez de votre coté ce qui dépend de vous pour l’entretenir.Mes enfants, le Conseil qui a été tenu à Orange, doit vous faire sentir combien l’Anglais a le coeur mal fait, et vous faire voir qu'il ne cherche qu’à brouiller la terre, et a vous faire manquer de fidélité à votre père, je ne sais ce que vos nations auront répondu à ces mauvais discours, je l’apprendrai bientôt, mais je ne puis croire que 1 Anglais nous séduise jusqu’au point de vous faire faire de mauvaises affaires avec moi qui suis votre père, et eux ne sont que vos frères, faites attention à ce que je vous dis, et ne vous laissez jamais gâter l’esprit, par ce collier, j’ai affermis ma parole et vous invite de continuer à frapper sur les Chicachas nos ennemis communs, vous savez que c’est une viande que j’ai donné à manger à toutes les nations.Mes enfants, vous avez bien fait de m’informer de ce que les luirons que vous avez trouvés à Chouëghen, vous ont chargés de dire à trois de leurs chefs qui étaient ici.I\ir trois (/ramies branches de porcelaine J’ai donné ordre à tous mes interprètes de répéter fidèlement ce que mes enfants me disent, je sens qu’il est nécessaire que cela soit de même, afin qu’il n’v ait point de confusion dans les Conseils.Par trois branches de porcelaine Mes enfants, je vous laisse encore les maîtres de vo-tie bis Joncaire qui est descendu avec vous, j’envoie son frère avec vous pour apprendre votre langue, vous ne tiendrez aucuns Conseils qu ils n y soient présents l’un ou 1 autre, afin que je puisse être informé de ce qui se passe chez vous, je ne vous répéterai point ce que je vous ai fait dire par votre fils Joncaire au sujet des Têtes plates, — 667 — vous devez savoir à quoi vous en tenir et combien il serait dangereux que vous tissiez la paix avec eux, par rapport aux autres nations.Par trois branches de porcelaine Mes enfants, je vous accorde un forgeron, ce sera le fils de Laforge que vous emmenerez avec vous.Je lui donnerai ordre de vous traiter avec douceur, comme je fais tous mes enfants, vous autres chefs, engagez de votre côté vos jeunes gens à avoir la même douceur pour les Français que j’envoie chez vous et que vous m’avez demandé.Mes enfants, voilà un présent que je vous remets pour les dames du Conseil, dites-leur de ma part que je les engage de continuer à travailler aux bonnes affaires.Mes enfants, voilà aussi un présent en réponse à la parole des guerriers, je les invite d’en faire un bon usage- .Mes enfants, j’accorde avec plaisir la demande que vous m’avez faite pour trois personnes de votre village.Mes enfants, vous m'avez fait plaisir de m'avertir de ce qu’ont fait vos frères les Non'agués en passant par Chouëguen.Si je l’avais su plutôt, je leur en aurais dit mon sentiment, comme votre pavillon est usé, je vous en donne un autre parce que je vous regarde comme mes véritables enfants, et que je crois votre coeur aussi net que ce pavillon est blanc.Mes enfants, mon village n'est point changé, je ne crois pas qu’on vous ait rebuté en allant chercher des vivres, ou ce serait contre mes intentions, vous devez savoir que le magasin est petit, et que tout le monde n’y peut pas entrer.Mes enfants, voilà des présents pour vos Villages, j'ai appris que ceux que j’y envoyai étaient consommés avant d’être rendus, c’est pourquoi j’en ai chargé votre fils T°ncaire pour les distribuer de ma part (1).(1) Archives de la province de Québec. — 668 — LA RECOLTE DU DIABLE , Autrefois, plus qu’aujourd’hui, ce nous semble, les Canadiens aimaient à se réunir pour jaser, entendre des histoires jouer à.divers jeux, danser le cotillon et chanter à tour de rôle.Le répertoire de nos pères était fort varié et dans la catégorie des pièces consacrées à la gaieté, une large place était faite aux chansons moqueuses, même sarcastiques.De classe à classe, on ne manquait pas de se plaisanter, mais sans y mettre trop d’amertume, du moins en 1 esprit des auteurs et des auditeurs de l’époque, car il laut bien se rappeler que les gouailleries changent de forme ou d’aspect avec les siècles.Ce que 1 on cherchait alors, c’était de faire ingurgi-tei une potion composée d’un once de vérité mêlée à quatre onces de malice.N’est-ce pas d’ailleurs la formule employée de tout temps par les moralistes populaires ?L'une des chansons railleuses qui eut le plus de vogue était dirigée contre les ouvriers, les marchands et les professionnels.\ is-à-vis ceux qui se sustentaient au mo) en d un métier, d’un commerce, d’une occupation quelconque, différente de la leur, les “ habitants” se posaient en contraste lumineux.Ces “ terriens ”, clamait leui paneg} liste, avaient le monopole de l’honnêteté en affaires.De cette assertion, les agriculteurs étaient les pre-mieis a n en croire qu une partie.Tout de même, le trait (tait lance, 1 auditoire riait aux eclats, puis les malmenés et les glorifiés prenaient ensemble un coup de vin, d’eau-de-vie ou de rhum.u La chanson, sujet de cet article, s’intitule gravement la Récolte du diable et elle nous paraît remonter loin, car on mentionne les perruquiers, les manchonniers, les procureurs, les cabaretiers, etc.; elle est fort longue et nous n’en rapportons que douze couplets tirés des versions obtenues de M.O.-H.Lapalice, archiviste, lequel possède un fort vieux recueil de mélodies ; de M.Alfred Legault, com tier , de M.L.-TT.Cantin, généalogiste, de Lévis ; de feu le docteur P.-E.Mount et de dame Mount-Duckett qui ont hérité des cahiers de chansons d'un docteur musicien, Joseph Gariépy, professeur de piano à Terrebonne, vers 1856 ; enfin, de dame Léliose Chatel, veuve Boyer, de Valleyfield.Un Diable est sorti de l’Enfer, Pour fair’ le tour dit monde, Autorisé par Lucifer A cueillir dans sa ronde Différents corps de métier.Commençant par les Meuniers Prenant double mouture : — Montez dans ma voiture.— 2 — Bouchers coquins qui vendez tous, Pour du boeuf de la vache, Le diable arrive aussi chez vous, — Bonjour donc, cher Eustache Ah ! vitement, dépêche-toi, Tu vas t’en venir avec moi.Laisse-là tes fressures, Monte dans ma voiture.— 3 — Oh ! Boulangers, c’est votre tour, Cessez votre rapine Il vous faut quitter votre four, Aussi votre farine.Vous faites vos pains trop petits, Le plus souvent à moitié cuits, Et votre pâte sûre Vous mène à ma voiture.— 4 — Juges, avocats, procureurs, Je me mets à vos trousses, — 670 — D’un enfer tout rempli cl horreurs, \ ous n’étes qu’à six pouces.\ os plaidoyers et vos serments Ht plus encor’ vos jugements Gâtent la procédure, Montez dans ma voiture.— 5 — Notaire, voici donc le temps, Où le diable, à son père, De tes écrits à double sens, \ a bien le satisfaire.Ah ! que de milliers de procès, Ont causé tes contrats mal faits.Ta mauvaise écriture, Tarnèn’ dans ma voiture.— 6 — On ne vous a pas oubliés, Docteurs en médecine, Pour vos malad’, vous ne jugez Jamais que par la mine, Par vos remèdes mal donnés, Trop vite vous les envoyez En terre, en pourriture, Montez dans ma voiture.— 7 — Marchands, descendez ici-bas, J’ai pour vous une place, Tous vos vols sont, n’en doutez pas, Ecrits sur votre face, Trop cher, vous vendez quatre fois, Sans compter que c’est à faux poids, Même à fausse mesure, Montez dans ma voiture.— 8 — Perruquiers, barbiers malfaisants, C’est à vous qu’on s’adresse, — 671 Vous martyrisez tous les gens.Par votre maladresse, Avec vos rasoirs ébréchés, La barbe vous leur arrachez.Leur brisez la figure, Montez dans nia voiture.— 9 — Bonjour, les Cabaretiers fripons, Ne faites plus les drôles, Je vous déclare, sans façons, N ous êtes sur mes rôles, Afin d’augmenter votre gain, Vous nous vendez toujours du vin, Oui n’est (|ue de l’eau pure, Montez dans ma voiture.— 10 — Manchonnier, ne sois pas jaloux, Je te ferai visite, En grinçant des dents, de courroux, J’ai connu ta conduite.Ttt vends des casques, des manchons, Qui sont toujours hors de saisons, Tous bridés de teinture, Monte dans ma voiture.— 11 — Pour trouver encor de mes gens Je ne suis pas en peine, Il v a bien d’autres méchants Mais ma voiture est pleine.Quant à ceux qui vienn’ de monter, Je leur promets de les mener Tout droit à la brûlure, Marche donc, ma voiture.— 12 — ' : ' .• ‘ Estimables cultivateurs, De vous, rien à dir’ contre. — 672 — Parmi vous sont de braves coeurs, Connu’ tout nous le démontre.Très patiemment vous travaillez, Honnêtement vous vivotez, Enfin votre droiture, Vous sauv’nt de ma voiture.* * * En plus de ce qui est reproduit ci-dessus, il y eut des pointes contre les charpentiers, les menuisiers, les maçons, les couvreurs, les chaudronniers, les cordonniers, les tailleurs, les couturiers, les chapeliers, les forgerons et les chai ions.Vous laissons cette matière de côté poui le moment.Revenons à ce que nous disions au début.Certains sarcasmes paraissent ici cruels, mais leur effet s’atténuait a 1 audition.Dans un groupe réuni pour se divertir, on peut se dauber sans trop se froisser, apparemment du moins.Ensuite, il en est de la chanson satirique comme de la comédie de moeurs, comme de la critique, comme de la caricature, il faut faire la part de l’exagération e( de la généralisation.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS / ouchc), AcIullc-Aiif/ustc — Né a Saint-Jacques, comté de Montcalm, le 15 avril 1854, de François Foucher et de Odile Brien Durocher.Après avoir été admis à la pratique de la profession médicale, le docteur Foucher passa en Europe où il fit des études supérieures.Il s’établit ensuite à Montréal et devint professeur à l’université de Montréal.A sa mort il occupait le poste de professeur d’ophtalmologie.Il fut piofesseur de clinique a 1 Hôpital Notre-Dame pendant un grand nombre d’années.Décédé à Montréal le 6 septembre 1932.Officier de l’Instruction Publique de France.A consulter sur le docteur Foucher le Devoir, de Montréal du 2 septembre 1932, articles des docteurs E.-P.Benoit et Lara-mée. — 673 — LETTRE PASTORALE INEDITE DE MGR J.-O.PLESSIS Joseph-Octave Plessis, par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du St-Siège Apostolique, Evêque de Québec, &c., &c.A Nos Très-Chers Enfans les Habitans Catholiques de l’intérieur et de la côte maritime de la Province du Nouveau-Brunswick, particulièrement à ceux de Gé-daïk et de Richibouctou et des villages qui en dépendent, Salut et Bénédiction en N.-S.Dieu, dans sa miséricorde, Nos très chers enfans, procura aux Acadiens vos ancêtres de zélés et édifiants missionnaires par les soins desquels la religion fut solidement plantée chez eux, avec un désir de la conserver et de vous la transmettre, qui était l’objet continuel de leurs voeux et de leurs prières.Ni l’expulsion de leur patrie, ni leur dispersion sur les côtes de l’Amérique Anglaise, ni leur séjour parmi des religionnaires étrangers, ne donnèrent atteinte à la pureté de leur foi.Ramenés avec le temps sur les bords et dans le voisinage de leur patrie, ils comprirent qu’un moyen essentiel de conserver ce don précieux était d’avoir des prêtres dont les paroles et les exemples pussent leur rappeler ainsi qu’à leurs enfans les principes de foi.de morale et de piété qui avaient toujours fait leur consolation et leur bonheur.Vous avez senti, comme eux, l’importance et la nécessité de ce secours.Des prêtres, des prêtres, est un cri qui se fait entendre de tous les havres, de toutes les pointes, de toutes les rivières où vous êtes soit dispersés, soit réunis en villages.Nous n’avons pas été sourds à vos demandes.Nos très chers enfans.Avant et depuis que Nous vous avons visités, Nous Nous sommes empressés de multiplier vos missionnaires î en voilà cinq où à peine il y en avait un autrefois.Mais en même tems que ces vénérables prêtres sèment du spirituel parmi vous, n’est-il pas juste que vous pourvoyiez à leur temporel ?N’v a-t-il pas une convention tacite entre nous, par laquelle Nous vous donnons leur assistance, dont vous reconnaissez la nécessité, à condition que vous aurez soin de les loger, de les nourrir, de les entretenir par vos contributions, par vos oblations. — 674 — par le fidèle payement de vos dîmes ?D'où viennent donc ces objections sans nombre, lorsqu'il s'agit de construire ou de réparer un presbytère ?D’où viennent ces mauvaises chicanes, sur l’obligation et la manière de payer la dime ?Est-ce que vos missionnaires vous sont à charge ?Est-ce qu’il n'y a pas de paroisses, dans l'intérieur du Diocèse, où Nous pourrions les placer avec l’assurance d un ample revenu ,J Est-ce que vous croyez qu'ils vont chez vous pour faire fortune ?Est-ce que Nous les envoyons pour leur profit et non pour faciliter le salut de vos âmes ?Si vous ne savez pas apprécier leurs services, si vous regrettez le peu que vous sacrifiez de votre bien pour aider a leur subsistance ; déclarez-Nous-le franchement : Nous vous délivrerons de ces hommes qui vous sont a charge ; Nous les donnerons a dés peuples qui ne regretteront pas leurs contributions, et vous demeurerez comme des brebis sans pasteurs, comme des enfans sans père, privés de la parole sainte et des sacremens, des principes de religion et de piété qui font le bonheur des chrétiens et le lien plus solide de la société ; vous baptiserez vous-même vos enfans ; vous enterrerez vos morts ; vous vous marierez sans prêtre : vous vivrez sans sacremens : vous mourrez sans confession, sans assistance et consolation ! Mais si vous concevez l’état déplorable où vous laisserait cet abandon de toute assistance spirituelle et que vous désiriez conserver des prêtres au milieu de vous ; rendez-vous-en dignes en cessant de les affliger et de leur contester leur revenu.Ne les mettez pas dans la nécessité de disputer sur ce qui leur est dû, comme des journaliers qui seraient à votre'service et auxquels vous feriez la grace de les employer.Tâchez de bien saisir et de mettre en pratique les principes que Nous allons vous donner in et qui vous seront répétés au besoin.^ 1 De droit divin les fîdeles sont obligés de pourvoir a la subsistance de leurs Pasteurs.2 Ee moyen le plus geneialemcnt adopte pour parvenir a cette subsistance, est le payement du casuel et des dîmes.3° La dîme dans ce diocèse est fixée depuis l’année 1667, à la vingt-sixième partie de tous les grains.Elle doit être battue et vannée et portée chez le curé: 4° Dans les lieux où il se fait 675 — peu de grains, tels que les missions du Golphe St-Lau-rent, dont la côte du Nouveau-Brunswick fait partie, il a toujours été entendu que l’on ajouterait la dime de patates à celle des grains.5 Ne point payer la dime est non-seulement une injustice, mais encore un cas réservé à l'Evêque dans ce Diocèse.6° Elle doit se payer de tous ceux qui recueillent, soit sur leur propre terrain, soit sur celui d'un autre.7 Les patates et le grain cultivés par des femmes ou des enfans ne sont pas moins sujets à la dime que s’ils étaient cultivés par des hommes.8 C’est un abus de prétendre que les terres nouvellement défrichées où dans leurs trois premières années de culture, ne sont pas sujettes à la dîme comme les autres.9 C’est un autre abus d’exempter de la dîme ceux qui ne sont pas mariés ou qui n’ont pas fait leur première communion.10 La dîme est due non-seulement dans les lieux où il y a un prêtre résidant, mais encore dans ceux qui ne sont desservis que passagèrement et par voie de mission.11 Un missionnaire ou curé ne peut faire remise à un paroissien, de la dîme dont il serait endetté envers son prédécesseur.12 Ce n’est pas s’acquitter du précepte de la dîme, (pie de la payer frauduleusement, d’en donner une partie et de retenir l’autre, sous quelque prétexte que ce soit.Souvenez-vous, Nos très chers enfans, de ce commandement de l’Eglise, que l’on vous a appris dès l’enfance et que vous avez entendu répéter depuis : “ Droits et Dîmes tu payeras à l’Eglise fidèlement ”, et sachez que les commandements de l’Eglise vous obligent sous peine de péché mortel.Qu’ajouterons-Nous enfin ?C’est que Nous vous défions de citer quelqu’un qui se soit appauvri à payer la dîme et que nous pourrions vous en citer plusieurs qui en punition de leur négligence sur cet article de leurs devoirs, sont tombés dans la pauvreté et dans le malheur ; et voudraient bien maintenant, mais peut-être trop tard, réparer leurs fâcheuses omissions.Sera la présente Lettre Pastorale lue et publiée par le Missionnaire de Gédaïc au prône de la Messe Paroissiale deux ou trois jours de Fête ou de Dimanche et de même dans les autres postes où il en sera besoin. — 676 - Donné à Québec sous Notre Seing, le Sceau de Nos Armes et le Contre-Seing de Notre Secrétaire le 22 Octobre 1824.(Signé) f J.O., Ev.de Québec.par Monseigneur, (L.S.) N.C.Fortier, ptre, secrét.Certifié en tout conforme à l’original et avoir été publié aux prônes de la Messe Paroissiale pendant deux jours de Dimanche consécutifs aussitôt après la réception de cette Lettre Pastorale.Ant.Gagnon, Ptre., Missionnaire de Shédiac.Shédiac, 15 Mai 1826 (1).LES JOURNAUX DE BEAUHARNOIS Beauharnois a eu quatre journaux qui parurent de 1867 à 1884.Le premier, le Courrier de Beauharnois, fut fondé en 1867 par J.-N.Camyré, qui était à la fois le propriétaire et le rédacteur; en 1875, ce journal devint la propriété de l’avocat Athanase Branchaud, qui en fut le rédacteur.En 1872, au Courrier succéda Y Echo de Beauharnois, dont le propriétaire-rédacteur était l’avocat Thomas Brossoit.Le Courrier de Beauharnois est devenu le Progrès de Valley-field.Quelques années plus tard, parut Y Avenir de Bcauhar-nois, dont les rédacteurs furent M.Morissette, ancien maître d’école à Beauharnois, celui qui est devenu l’hon.Juge L.-A.Prud’homme (1875-1877), et d’autres rédacteurs volontaires.Vers 1883, à Y Avenir succéda le Drapeau de Beauharnois, ayant comme propriétaire J.-B.Cadieux de Courville, et comme rédacteur l’avocat L.-A.Seers, C.R.(R.P.Augustin Leduc, Beauharnois, 1920, p.217).(1) Archives de l’Archevêché de.Québac.Communiqué par l’abb.Ivanhoe Caron.1 — 6 77 UN RECENSEMENT DE L’ACADIE EN 1686 Recensement fait par M.De Mculles intendant de la Nouvelle-France de tous les Peuples de Beaubassin, Rizière St-Jean, Port-Royal, Isle Percée, et autres côtes de l’Acadie, s’y étant lui-même transporté dans chacune des habitations au commencement de l’année 1686.Port Royal Le Sr Alexandre Le Borgne, Seigneur du lieu, âgé de Delle Marie de St-Etienne, sa femme, âgée de Enfans Emmanuel Marie Alexandre Jeanne Etienne Aucher, domestique Michel Boudrot, Lieut.Gnal, de la Juridiction de Port Royal 85 ans Michelle Aucoin, sa femme 65 “ Enfans Michel 26 “ François 20 “ Philippe Mius d’En-tremont, Pror.du Roy 77 ans 40 arpens Enfans Philippe 24 “ Magdelaine 16 “ Claude Petitpas Sr de la Fleur — 3 fusils, 20 arpens, 16 B.à c., 17 moutons, 6 co- chons.43 ans 32 “ 11 “ 9 “ 7 “ 5 “ 73 “ — 678 — Greffier 60 ans Catherine Bugaret, sa femme 46 « lin fans Claude 23 (( 2 fusils, 12 terres labou lacques 19 ii rées, 22 B.à c.Marie 18 10 cochons 1 lenriette 12 Paul 11 (< Charles 10 “ Martin 9 (( Pierre 5 U Anne 2 (( Claude Terio 49 ans Marie Gotro, sa femme 40 (t Enfans Jean 18 U 1 fusil, 13 terres lait., 8 1».Claude 8 i 4 à c., 6 moutons.Pierre 2 i 4 Anne 14 Jeanne 12 (( Marie 7 U Magdelaine 5 “ Elisabet 1 Michel Dapeux 57 ans Marie Gotro, sa femme 49 ({ Enfans Martin 21 U 5/ terres lab., 6 B.à c., 2 Pierre 17 U moutons Jean 10 U Marie 7 (i — 679 — François Rimbault 30 ans Marie Babin, sa f.25 “ 1 fusil, 11 bêtes à c.Charles Babin 22 ans Magdelaine Richard 15 “ 2 bêtes à c.Charles Gotro 25 ans 1 fusil Françoise Rimbault, sa femme 20 “ Ii il fans François 7 mois Mathieu Martin 47 ans 1 fusil, 8 terres labourées, 8 bêtes à c.Pierre [oan 60 ans Magdelaine Brin, sa femme 47 Enfans du \er lit de sa femme Guillaume 19 ans 2 fusils, 8 arpens de terre Jean 17 “ labourées, 10 B.à c.Jean-Charles 15 “ 10 moutons Jeanne 12 “ Magdelaine 9 “ Marie 14 “ Susanne Joan 2 mois René Richard 28 ans 1 fusil, 5 arpens t.1., 10 P>.Magdelaine Landry, sa femme 29 “ à c., 10 m.Enfans Michel 5 “ Anne 4 “ Antoine 2 “ Pierre Richard 24 ans 1 fusil, 5 arpens, 10 B.à c., 10 m. — 680 Jean Douaron 37 ans Marianne Carrol 35 “ 1 fusil, 7 P», à
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