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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1938-05, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLIV LÉVIS, MAI 1938 No 3 LA FAMILLE FARGUES Malgré la vigilance du gouvernement du Roi, qui ne voulait pas de protestants dans la colonie, quelques Huguenots réussirent à s'établir dans la Nouvelle-France vers la fin du régime français.Pierre Fargues fut un de ceux-là.Il semble même qu'il était à Montréal dès 1748.En effet, le 19 février 1748, au mariage de Michel Houle et de Marie-Françoise Richel, on nomme parmi les amis présents Pierre Fargue dit la Fidélité.Nous perdons ensuite ses traces pendant plusieurs années.Il est probable qu’il vécut dans les postes éloignés où la surveillance était moins vigilante qu à Québec et Montréal.Lorsque la colonie passa sous la domination anglaise, Fargues, ne craignant plus d’être expulsé du pays à cause de sa religion, s’en vint s’établir à Québec.M.F.-J.Audet dit qu’il fit le commerce des fourrures dans les Pays d’en Haut, notamment à Michili-makinac, de 1768 à 1770.Il est certain, toutefois, que Fargues avait sa résidence et un magasin à Québec.C’est dans cette ville qu’il décéda le 21 janvier 1780.Pierre Fargues avait épousé, probablement à Québec, avant 1769 une excellente catholique, Marie-Henriette Gui-chaud, fille de Jacques Guichaud, marchand, et de Marguerite Rhodes.L'Histoire des Ursulines de Québec, dit à son sujet : « Au sortir du pensionnat (des Ursulines) Mlle Gui-chaud, qui était une assez jolie personne fut une des premières à adopter les modes anglaises, et à étaler ces fantasques chapeaux de satin qui donnaient aux jeunes filles des airs — 130 — d amazones, et qui, selon la correspondance de nos religieuses, ne servaient qu'à fomenter la vanité.» « Mlle Guichaud céda à la tentation de s’allier à un homme dont les principes en matières religieuses étaient bien différentes des siens ; cependant, il faut le dire, elle fut plus fidèle que d'autres aux traditions de ses pères et professa hautement sa foi.Son mari, M.Fargues, riche huguenot, et le plus impitoyable railleur des choses saintes 3ue l’on eût encore vu à Québec, ne put jamais la détourner une seule de ses pratiques de religion.Comme ils avaient pour résidence la maison actuellement occupée par l’hôtel de ville (coin des rues Saint-Louis et Sainte-Ursule) Mme Fargues pouvait se guider un peu par la cloche du couvent.Son mari était tellement habitué à son départ pour la messe que, lorsqu’il entendait sonner la nôtre, il lui criait de sa plus grosse voix : — « Henriette, voilà ta messe qui sonne aux Ursulines, dépêche-toi donc ! — «J’y vais, j’y vais, mon ami, répondait-elle, j’y vais prier pour toi.» Madame Fargues restée veuve'à l’âge de vingt-sept ans, avec six enfants, fut obligée, ainsi que le voulait la loi, de se faire nommer tutrice de ses mineurs.L’honorable M.Thomas Dunn, associé et ami de son mari, accepta la charge de subrogé-tuteur.Il est toujours dangereux pour un veuf de devenir le conseil et l’appui d’une veuve jeune, jolie et pleine de charmes.L’honorable M.Dunn en fît l'expérience.Le 27 novembre 1783, il épousait la veuve Fargues.Elle devint donc la principale dame de Québec puisque M.Dunn fut président du Conseil Exécutif et même administrateur de la colonie.« Madame Dunn, dit encore l'Histoire des Ursulines de Québec, reçut plus d'une fois l’invitation d’accompagner son mari à l’église anglicane ; l’évêque Mountain lui disait un jour : — « Vous viendrez bientôt à notre église, n’est-ce pas ?» Moi, Bishop, répondit-elle, avec force, mais vous savez que je suis catholique et que je mourrai catholique.Tous les anciens citoyens de Québec savent qu elle a très bien gardé sa parole, et que M.Dunn.l'homme d’honneur et 1 ami dévoué de Mgr Plessis, ne l’en estima que davantage.» L’honorable M.Dunn décéda à Québec le 15 avril 1818, à 1 âge de 89 ans, comblé d’honneurs et de biens terrestres. — 131 - Madame Dunn devait lui survivre plus de vingt ans.Elle décéda dans sa demeure de la rue Saint-Louis, le 12 juillet 1839, à l’âge de 86 ans et quelques mois.Elle demanda à être inhumée dans 1a.chapelle du couvent des Ursulines où elle avait tant de fois prié.Du mariage de Pierre Fargues et de Marie-Henriette Guichaud étaient nés huit enfants : 1° Benjamin Fargues né à Québec le 2 janvier 1769 et décédé au même endroit le 11 août 17692° Henriette Fargues née à Québec le 31 mai 1772.Décédée à Québec le 29 juillet 1863, à l’âge de 91 ans, et inhumée dans la chapelle du couvent des Ursulines, à côté des restes de sa mère.3° François Fargues né à Québec le 9 juin 1773 et noyé en 1780.4° Henry Fargues né à Québec le 1er mars 1773, et décédé au même endroit en juin 1776.5° Julia Fargues née à Québec le 13 mai 1776 ; mariée à Québec le 16 septembre 1797, à Frederick De Vos, major au 1er Bataillon du 16 Régiment d’infanterie.M.De Vos devint plus tard, colonel du 60eme Régiment d'infanterie.Il décéda en Angleterre.Sa veuve décéda à Québec le 25 février 1844, et fut inhumée dans la chapelle du couvent des Ursulines à côté des restes de sa mère.6° Thomas Fargues né à Québec le 11 octobre 1777.Il fît ses études à l’université d'Harvard, aux États-Unis, et à l’université d’Edimbourg, en Écosse, où il obtint le diplôme de docteur en médecine (1).Il revint à Québec en 1811 et se lit en peu de temps une clientèle nombreuse et lucrative.Il fut médecin du monastère des Ursulines, de F Hôtel-Dieu et de l’Hôpital général.Le docteur Fargues était le médecin de Mgr Plessis et eut l’honneur de lui fermer les yeux, le 4 décembre 1823- Il décéda à Québec le 11 décembre 1847, laissant une fortune considérable.Il ne s’était pas marié.Son testament, fait le 21 avril 1844, fut annulé par les tribunaux.Il avait subi en 1840 et en 1843 (1) En 1807, son beau-père, l'honorable M.Dunn, administrateur de la Province de Québec, avait nommé Thomas Fargues garde-magasin de la division indienne, emploi vacant par la mort de M.Lees.M.Fargues était alors à l'université d'Edimbourg pour y faire ses études médicales.Il refusa d’accepter la charge de garde-magasin, préférant se consacrer à la médecine. 132 des attaques de paralysie qui lui avaient enlevé l’usage de ses facultés.7° John Fargues né à Québec le 26 mars 1779- Grâce à l’appui de son beau-père, l’honorable M.Dunn, il obtint une commission d enseigne au 6 Régiment d’infanterie, le 23 novembre 1790.Huit ans plus tard, le 17 mai 1798’ il était promu lieutenant, et en 1799, il obtenait le commandement d une compagnie.Le capitaine Fargues mourut ou sortit de l’armée peu après 1804.8° Robert Fargues né à Québec le 8 mai 1780 (posthume).Décédé en bas âge.P.-G.R.UNE LETTRE D’AUTREFOIS A Monsieur Monsieur bassille morransi a la St Famil.a lile au coudre, se 11 feivrie 1772 Mon cher perre, ge mest la men a la plume pour vous terre a sa voir letta de mas cantes qui est tre bonne Dieu marsi au si bien que mas cherre aipouse ai mon cherre pere ai ma cherre mere mes frere ai seur qui vous sallus ge vous prie de salluer tous mes frere ai seur ai de leur fer a sa vorre lettas de nostre cantes A les garre de les vantes ce que vous feres sasras bien fait a dieu mon cherre pere je suis toujour votre gandre françois tranbles je vous pri de man voiai la réponse 133 PAR LES RUES DE MONTRÉAL, AU BON VIEUX TEMPS Autrefois, pour bien des raisons, l’entretien des voies publiques ne pouvait se faire comme de nos jours.Cet entretien n’était à la charge de T État qu’en certains cas et en certaines parties de la colonie.Or comme les municipalités n’existaient pas, il faut croire qu’à Montréal et dans ses faubourgs (sinon ailleurs), le nivelage et la propreté des chemins étaient dévolus aux propriétaires et aux locataires.Confier une semblable tâche à la bonne ou à la mauvaise volonté des « citadins » ne pouvaient assurer un service coordonné ; de là toute une série d’ordonnances, au XVIIe siècle et au XVIII siècle, signées par les juges de Montréal, ou bien par les intendants de la Nouvelle-France, lorsque ces hauts fonctionnaires se trouvaient à Ville-Marie.Le texte de ces ordonnances était lu et publié à tous les carrefours « à son de tambour », ensuite à la porte de l'église, vers la même époque chaque année : le printemps, pour avertir les gens qu’il fallait faire un nettoyage; au début de l’hiver, pour l’enlèvement des neiges ; à diverses dates pour régler la circulation des voitures, le stationnement, etc., ainsi qu’on le verra par les exemples ci-après cités.Le nettoyage printanier En 1676, les propriétaires et locataires reçoivent instructions de nettoyer, tous les matins, la rue devant leurs logis, et de mettre les immondices en un lieu qui n’incommode pas.Au mois d'avril 1688, le juge Migeon de Branssat oblige les propriétaires à combler les ornières, surtout rue Saint-Paul.L'ordonnance de 1676 est repétée au mois d’avril 1696, mais on est plus exigeant.En effet, il est demandé de vider les caves qui renferment des immondices, de transporter toutes les vidanges en des lieux où ils n’incommoderont pas le public « et si l’on n’obéit pas, on sera passible de 10 livres d’amende ». — 134 - Avec l'année 1715, le juge Fleury Deschambault (14 juin), puis l'intendant Bégon (22 juillet), défendent de répandre des terres et des vidanges dans les rues et ordonnent qu’on les transporte dans les endroits désignés par le sieur Gédéon de Catalogne, ingénieur pour le roi, en cette ville.Au mois d avril 1735, ceux qui négligeront de faire le nettoyage règlementaire payeront trois livres d'amende.(Un ouvrier gagnait alors trois livres par jour.) L’année suivante pour la même négligence, on n’aura plus à payer que 40 sols.(Une livre de moins que l'an précédent.) En l'année 1741, au mois de mars, ordre est donné de transporter les vidanges « hors la ville, sur les glaces de la rivière, à environ un demi arpent des murs de la ville ».Entretien des rues l'hiver A partir de 1736, les autorités recommandent, tous les ans, au mois de décembre ou de janvier, d'abattre les buttes de neige et les cahots au cours de l'hiver.Boules de neige Le mois de décembre 1741 apporte une surprise désagréable à quelques-uns.Ennuyé par les plaintes que lui remettent des « bourgeois » qui ne goûtent plus un amusement auquel ils ne sauraient participer, le juge Guiton de Monrepos décide de sévir.Il ordonne aux jeunes de cesser « de s attrouper pour faire des boules de neige qu’ils jettent indistinctement sur tous les passants .» même « de se jeter lesdites boules entre eux » à peine de l’énorme « amende de 50 livres, dont la moitié applicable au dénonciateur ».Imaginez la stupéfaction, si Ion condamnait aujour-d hui à $150, un écolier qui aurait lancé une pelotte de neige ! (Remarquez que dans les écrits d alors on se sert des mots boule ou pelotte.) Cette ordonnance fut répétée en 1753.Circulation et stationnement 1706, 22 juin — Défense aux charretiers de faire passer leurs voitures sur les banquettes (trottoirs). 135 — 1711, 30 janvier — Défense aux charretiers de faire courir les chevaux dans la ville sans tenir les guides en leurs mains sous peine de saisie de leurs harnais et de leurs personnes.1748, 6 janvier — Défense de faire galoper les chevaux en la ville et injonction aux charretiers de mettre des guides à leurs chevaux afin de les arrêter au besoin.1748, 11 janvier — Défense «d'atteler des chevaux vicieux aux traînes ou aux carriolles », obligation de ranger les voitures à deux pieds les unes des autres, sur les quatre faces du marché (place Royale), afin qu’il y ait douze pieds d'espace pour le passage à pied ou en voiture.1749, 22 mars — Défense de laisser la nuit, près du chemin et sur les trottoirs des calèches, traînes ou charrettes.1749, 20 décembre — Défense aux voituriers et domestiques de faire galoper les chevaux dans les rues et de les mener à boire sans licols, à peine de 3 livres.1755, 6 janvier — Défense aux cochers et particuliers d’embarrasser le devant de la porte de l'église aux heures des offices divins et ordre de placer leurs voitures sur le milieu de la place d’Armes.1757, 15 janvier — Les charretiers devront faire leur rencontre à droite dans les rues et sur le chemin du roi.* * * Il a été dit que les rues de Montréal furent pavées en 1745- Cette assertion est fantaisiste.Qui aurait payé le coût de semblables travaux ?La masse des petits propriétaires était incapable d’assumer une telle dépense.Seuls quelques riches pouvaient se payer le luxe d’un pavage vis-à-vis leurs immeubles.D’ailleurs, le savant suédois Peter Kalm, à qui rien n’échappait, va nous renseigner.Et voici ce qu’il note lors de son passage à Montréal en 1749 : « Les rues principales sont droites, larges et coupées à angle droit par les petites rues.Il y en a qui sont pavées, mais c’est l’exception.» Mieux encore, quarante ans plus tard, (tout près) un négociant anglais, Joseph Hadfield, séjourne à Montréal en 1785, et il écrit : « The streets are not paved, which — 136 — renders this place very disagrcable in bad weather, and at all finies very painful to the foot from their unevenness.» * * * Jointes à notre précédent article sur les trottoirs, les notes ci-dessus résument, peut-être, ce qu'il importe de connaître, relativement à la voirie urbaine d’autrefois.E.-Z.Massicotte LA FAMILLE OLIVIER DIT LA VICTOIRE I) après Mgr Tanguay, plusieurs Olivier ont fait souche au Canada.Il cite : Jean Olivier, de Sallegrisson, évêché d Entrevaux, marié à Sorcl, le 20 septembre 1673, à Elisabeth Renaud.Maurice Olivier, de Riou, évêché de Xaintes, marié à la Pointe-aux-Trembles, le 10 février 1687, à Anne Coquin-court.Marc Olivier dit Le Picard, de Beaurepoire, évêché de Beauvais, marié à la Pointe-aux-Trembles, le 17 juin 1690, à Françoise Dardenne.Abel Olivier (Anglais converti) marié à Québec, le 14 novembre 1718, à Marie-Madeleine Lefebvre.Jacques-Philippe Olivier, de Saint-Pierre, diocèse de Xaintes, marié à Champlain, le 19 janvier 1727, à Marie-Agnès Robineau.Louis Olivier dit La Victoire, de Saint-Eustache, ville de Paris, marié à Montréal, le 26 février 1743, à Marie-loseph Buisson.r Laurent Olivier de Saint-Maurice, diocèse d'EUisine marié à Québec, le 10 novembre 1761, à Marie-Marguerite Dutrisac.Jean Olivier, d Aunllac, diocèse de Clermont, en Auvergne marié à Longueuil, le 26 octobre 1761, à Cécile Benoit.•^H'Baptiste-Eutrope Olivier, de Xaintes, en Saintonge, marie a Chambly, le 21 juin 1762, à Marie-Joseph Poirier.,.a .°£*e d une de ces familles, celle de Louis Olivier 1Ct0,lrc' ,a,rrivé lci un Peu avant 1743, a étépubliée en 1929, par les abbes Ernest Olivier et Alphonse Houle. — 137 — CINQ FRÈRES PRÊTRES Il s’agit ici de la famille de Mgr Charlebois, décédé vicaire apostolique du Keewatin.Cette famille privilégiée donna à l’Eglise cinq frères.Le père, Hyacinthe Charlebois, était un cultivateur plutôt pauvre, mais il avait une énergie indomptable, et, aidé par sa femme Emérence Chartier, qui était la femme forte de l’Évangile, il réussit à faire instruire ses cinq fils.Voyons plutôt : Jean, né à Olca, comté des Deux-Montagnes, le 18 octobre 1856.Il fut ordonné prêtre à Montréal, par Mgr Fabre, le 18 décembre 1880.Professeur au collège de L’Assomption, vicaire, puis aumônier de couvent dans le diocèse de Montréal, l’abbé Charlebois exerça le saint ministère comme vicaire à l’Église canadienne de North Adams, dans le Massachusetts, de 1883 à 1885- Il décéda à L’Assomption le 21 octobre 1885- Ovide, néàOka, comté des Deux-Montagnes, le 12février 1862.Oblat de Marie Immaculée.Ordonné prêtre à Ottawa, par Mgr Grandin, le 17 juillet 1887- Vicaire apostolique de Keewatin sous le titre d’évêque de Bérénice, le 29 août 1910, Mgr Charlebois décéda à Le Pas le 20 novembre 1933- Guillaume, né à Saint-Benoit, comté des Deux-Montagnes, le 2 février 1864- Oblat de Marie-Immaculée.Ordonné prêtre à Ottawa par Mgr Duhamel le 26 mai 1888.Emmanuel, né à Sainte-Marguerite du lac Masson,comte de Terrebonne, le 1er novembre 1866.Ordonné prêtre, à Montréal, par Mgr Fabre le 11 juin 1892.Il fut directeur de l’École d’Agriculture de L’Assomption de 1892 à 1893.Il décéda à L’Assomption le 27 octobre 1894.Charles-Borromée, né à Sainte-Marguerite du lac Masson, comté de Terrebonne, le 4 novembre 1871.Oblat de Marie Immaculée.Ordonné prêtre, a Ottawa, par Mgr Duhamel, le 8 juin 1895- — 138 — RÉPONSE Récollets morts au pays sous le regime français (vol.XLIV, p.61).M.Gustave Lanctôt publiait dans le numéro d’août 1933 du B.R.H., p.457-462, une « Table générale de tous les religieux (récollets) morts (au Canada) depuis l'Érection de la province (de Saint-Denis ou de Paris) », d’après un manuscrit des Archives nationales, à Ottawa, et que M.Lanctôt croit apparemment être une copie in-extenso d’un manuscrit de la Bibl.Nat.de Paris, Fonds français, vol.13875, Nécrologe des Récollets, ff.1-56.A lui seul le foliotage du ms.de Paris (110 pages), en regard des cinq pages d'imprimé que prend au B R.H.la copie d’Ottawa, suffirait à éveiller notre attention.Et à juste titre.La copie d’Ottawa, sans doute faite par l’un des copistes à l’emploi de notre Bureau d'archives sur le ms.parisien, n’est qu’un extrait du Nécrologe de la Nationale, un extrait contenant les seuls noms qui, au ms.de Paris, sont mentionnés comme étant morts au Canada.Or, à ce ms.le lieu du décès n’est pas toujours indiqué.Pour cette raison, pour une autre également que je vais dire, l’extrait publié au B.R.H.en 1933 est loin d être complet, ce que du reste M.Lanctôt ne prétend pas, bien au contraire.L’extrait publié par lui contient les noms de 66 récollcts morts au Canada.Qu est-ce en effet que le Nécrologe de Paris ?Mais que l’en donne d'abord le titre complet : Nécrologe | des Frères-Mineurs (Recollets) de la Province de Saint-Denys | en France fr.Adrien Brunelle Table générale de tous les Religieux morts depuis l’érection de la Province.|| Les Franciscains du Canada ont de ce manuscrit, dans leurs archives provinciales, fonds Récollets, à Montréal, une copie intégrale faite à Paris en 1903.Le Nécrologe nous fournit les renseignements suivants : nom du défunt en religion, nom de famille, lieu du décès, date et quantième, âge, nombre d années de vie religieuse, quelquefois, mais très rarement, indication du lieu de naissance.Incidemment, un bref renseignement complémentaire.Mais il y a beaucoup plus d omissions aux particularités ci-haut énumérées que de renseignements accessoires. — 139 — Ce document a de toute évidence été compilé sur des pièces existantes et, en outre de ses carences, il n'est pas d’une exactitude absolue.Il n’a pas la valeur du Mortuologe, dont je parlerai plus loin.Il y a aussi une Table générale de tous les religieux ( récollets) morts dans la province de Saint-Denis depuis Tan 1595 jusqu'en 1759, imprimée à Paris, chez Lemercier en 1759, format in-4 « Il est fort possible que ce nécrologe ait été imprimé sur une des copies du ms.13875, car sur le document en question les mentions postérieures à la date de 1759, paraissent visiblement ajoutées après coup.» (1) Les mentions à la copie manuscrite postérieures à 1759 s’arrêtent à l’année 1768.Je m’en suis assuré.Je n’ai pas eu toutefois l’avantage de pouvoir comparer le ms.avec l’imprimé, n’ayant pas vu celui-ci.De passage à Paris en 1935, je demandai vainementàlaB.Nat.l’exemplaire de la Table générale publiée chez Lemercier.On ne le trouva pas et j’appris qu’il était disparu ou égaré depuis déjà quelques années.Je n’en connais pas d’autres exemplaires.Le nom du fr.Adrien Brunelle, écrit en petits caractères au ms., ne paraît pas à l’imprimé.Serait-ce l’auteur ?Il est possible, son nom n’étant pas entré au Nécrologe, ce qui indiquerait peut-être que sa mort est postérieure à 1759, c’est à dire au ms.original, et même à l’année où se termine sa continuation, 1768.J’ai dit que le Nécrologe n’a pas la valeur du Mortuologe, un autre manuscrit, dont les Franciscains ont aussi, dans leurs archives provinciales, une excellente copie, de la main de Mgr Amédée Gosselin.L’original est aux archives du séminaire de Québec.En voici le titre : Mortuologe j des Frères mineurs Recolets | de la Province de St.Denys en France | dans lequel | les noms et les qualitez de tous ceux | des trois Ordres de S.François | qui sont enterrez dans leurs Couvents | sont écrits | dans la première partie les Religieux | dans la seconde partie les Religieuses | dans la troisième partie les personnes Séculières | Première Partie | Par le Père Antoine Guillé | Requiescat in pace.|| (1) E.Houth, « Le couvent des Récollcts de Versailles, 1671-1792 », dans les Etudes Franciscaines, Paris 1926, p.403. 140 Tandis qu'au Nécrologe les religieux sont inscrits dans l'ordre alphabétique de leur nom religieux, au Mortuologe ils le sont selon l'ordre chronologique, au quantième du mois et jour de leur décès.Le Mortuologe non seulement contient les brèves indications du Nécrologe, mais il consacre à chaque religieux une véritable notice nécrologique.Le P.Antoine Guillé, auteur du Mortuologe, est inscrit au Nécrologe comme étant mort à Paris le 18 octobre 1702, âgé de 61 ans et 46 de vie religieuse.Comme les ultimes notices du Mortuologe sont en 1692, il est très probable que c'est cette année 1692 que le P.Guillé rédigea son Mortuologe.Comme on le voit, c’est en vain que l’on chercherait au Mortuologe la mention des Recollets morts en Canada après 1692.De ce point de vue le Nécrologe a une importance que n'a pas le Mortuologe, puisqu'il le continue jusqu’à 1759, et même jusqu a 1768.Chose assez curieuse, au Mortuologe il y a deux entrées pour l’année 1741, signéesdu P.Bernardin de Gannes, récollet, l'une au 19 février, consacrée au P.Pierre Lepoyvre, l’autre au 27 novembre, au P.Félix Pain.Ce détail démontre à tout le moins que le ms.du Mortuologe, aujourd’hui au séminaire de Québec, était jadis propriété des Récollets.Depuis 1936, il existe en outre, imprimé à 100 exemplaires, un Nécrologe île la Province Saint-Joseph de l'Ordre des Frères Mineurs du Canada, Montréal, Imprimerie des Franciscains, 1936, 8°, 194 p.A cette édition du Nécrologe de la province franciscaine canadienne, on a pour la première fois inséré les noms des récollets morts en Canada, d’autres aussi morts en France ou ailleurs, mais qui ont vécu au Canada ; d’autres encore, dont l’influence s’est exercée envers la mission canadienne des Récollets.Y figurent en outre les Franciscains (récollets et autres) de Terreneuve, et on y rencontre des noms de récollets de cinq provinces distinctes car il y en eut de cinq provinces différentes qui travaillèrent au Canada, en Acadie et à Terreneuve.Comme au Mortuologe, la liste des défunts, enrichie de courtes notes biographiques, suit l’ordre du calendrier Le P.Dominique Bonin, O.F.M., a rédigé les notices des Récollets. 141 Ce Nécrologe n'est pas parfait, mais c'est encore celui qui, à date, nous renseigne le plus complètement sur les Récollets morts au Canada.Enfin, depuis trente ans, le P.Odoric Jouve, O.F.M., autrefois demeurant au Canada et depuis plusieurs années habitant Paris, travaille à un nécrologe des seuls récollets de la province Saint-Denis qui ont vécu ou sont nés au Canada.Il y en a près de 450.Il y a lieu d’espérer que nous verrons bientôt la publication, dans Nos Cahiers, de ce monumental et peut-être définitif nécrologe, lequel répondra pleinement à la question du B.R H.à laquelle j'ai cru utile d’apporter une réponse provisoire.P.Hugolin Lemay, O.F.M.QUESTIONS Qui a écrit : « Il faut frapper plusieurs fois sur un clou pour le faire pénétrer » ?La famille Dambourgès existe-t-elle encore au pays ?L’actrice renommée Charlotte Dickinson n’était-elle pas née au Canada ?Combien de Baillargé ont été sculpteurs et statuaires à Québec ?On en voit à toutes les périodes de l'histoire de la capitale ?Il existe des familles Marquette dans la province de Québec.Viennent-elles de la même province de France que l’illustre père Marquette ?Où est mort Henry-Albert de Saint-Vincent, capitaine dans les troupes de la marine ? — 142 — LE DICTIONNAIRE DE L’ANCIEN DROIT DE JUSTIN McCarthy Justin McCarthy était encore étudiant en droit lorsqu’il publia son Dictionnaire de /’ancien droit du Canada, en 1809.Son ouvrage est une compilation des édits, déclarations royaux et arrêts du Conseil d’État des rois de France relatifs à la Nouvelle-France.Le Dictionnaire de McCarthy fut imprimé à 1 atelier de John Neilson.La typographie de ce hvre est soignée et démontre que les ouvriers de Neilson travaillaient bien.McCarthy, comme tous ceux qui publient leur premier livre, attendait gloire et fortune de son Dictionnaire.Le résultat de la vente dût le désappointer profondément car cet ouvrage ne pouvait être utile qu’aux avocats et aux notaires et, en 1809, ils n’étaient pas nombreux et peu fortunes.Nous connaissons deux lettres de McCarthy a son éditeur où il se plaint de la lenteur de l'impression de son livre.Les typographes de Neilson voulaient faire bien et en consequence, se hâtaient lentement.Le 21 juillet I8O9' McCarthy écrivait à M.Neilson : «J’allai aujourd'hui à votre office demander une épreuve et Monsieur Roi me dit que je ne pourrais en avoir une d’ici à quinze jours.Comme vous savez qu il y a très long-tems que j’espère ; en outre craignant que le moindre retardement nuise à mon ouvrage qui aurait dû paraitre depuis quelque tems, et duquel ouvrage je voudrais que l'impression fut finie pour la fin du mois prochain, comme je serai obligé de m'absenter alors pour quelque tems.Je vous prie de faire en sorte que l’impres- vnn S lr faSSe C£plus PromP*ment possible, et ce faisant vous obligerez inhmment celui qui a l’honneur d’être avec consideration, votre très humble serviteur, Justin McCarthy ».Unmois plus tard le 21 août 1809, McCarthy écrivait encore ^ ¦ ei son .« L impression de mon ouvrage a commencé en juin et je n ai encore qu’onze formes.A peine en reçois-je eux par semaine quoi que vous m’aviez promis que l’ouvrage serait parachevé à la fin de ce mois.Pas moins de huit mentCrirm7rS ST m?r.ts ^ePuis la sor^ de mon avertisse- oar àuelnn>0nt aiSSC.* Province et je suis même informé, par quelqu un d en haut, qu’on croit que l’ouvrage ne 143 sortira pas.Ce retardement m'est infiniment préjudiciable.Qu’il vous plaise donc d’ordonner que j'aie régulièrement quatre épreuves par semaine et 1 ouvrage se finira pour le quinze du mois prochain ».M P.-G.R.LA BIBLIOTHÈQUE DE FRANÇOIS GENAPLE Il semble que J.-Edmond Roy, 1 historien du notariat au Canada, ait tout dit de François Genaple qui, sous le régime français, fut tour à tour ou à la fois menuisier, géolier des prisons de Québec, praticien, notaire, marchand, etc., etc.Genaple, en sa qualité de géolier, habitait la prison.Mais il y habita aussi en une autre qualité.Il fut deux ou trois fois condamné à la prison pour ses intempérances de langage.Heureux temps que celui-la ! Condamne a quinze jours de prison, Genaple fit son temps, comme on dit aujourd’hui, et aussitôt remis en liberté, reprit ses clefs de géolier.M.Roy a oublié de nous dire si Genaple était un homme de livres.Quand il laissait son étude de notaire pour s'occuper de ses prisonniers ou se servir du rabot, il ne devait pas avoir le goût ni le temps de lire ou de consulter ses auteurs.Une bonne fortune nous a valu de jeter un coup d œil sur le procès-verbal de la vente des effets, meubles, etc., de François Genaple, dressé par le notaire ambulant Larivière.Cette courte incursion nous a permis de nous rendre compte, qu’en effet, le notaire Genaple ne faisait guère de commerce avec les livres.Cet inventaire mentionne à peu près toutes les nippes laissées par Genaple.Quant à ses livres de droit, Larivière les mentionne dédaigneusement dans le court paragraphe suivant : « Tous les livres de droit et autres adjugés au sieur de la Cetière pour la somme de soixante et dix livres.» Le sieur de la Cetière était lui-même notaire et bon notaire.Si, du haut du ciel, le bon Genaple eut connaissance de la vente de sa modeste bibliothèque, il dût se réjouir un peu en songeant qu’elle était tombée entre bonnes mains. — 144 ANTOINE MONDIN ET MARIE PAVIOT (POUILLOT) Originaire de Saint-Nicolas-de-Ia-Chaize-le-Vicomte, au diocèse de Luçon, Antoine Mondin (Mondain et Mandin) av'an eu pour père Bertrand Mondin et pour mère Périnne Pelletier (Gilles Rageot, cont.de rnar., 13 mai 1668).Antoine s'établit à Elle d’orléans.En quelle année?Ee recensement de 1666 ne 1 y mentionne pas, à en juger par une nomenclature que je possède ; peut-être n'était-il pas arrive de France.Quelques années plus tard, son nom figure souvent dans les registres de la Sainte-Famille.Il habita dans le fief et seigneurie de Mesnu, du côté sud de File sur c ttrntoire de paroisse actuelle de Saint-Laurent.Antoine Mondin s'est marié : 1° en 1665 (d’après an^uay), avec Marie Laisné ; 2° en 1668, avec Marie raviot on ne sait trop en quel lieu (contrat devant Rageot, 3 mai) ; 3 le 5 février 1681, à Saint-Laurent (non pas à la Sainte-famille comme dit Tanguay), avec Jeanne Baillar-geon, veuve de Pierre Burlon (contrat devant Vachon 23 janvier) ’ Au dire de Tanguay, la deuxième femme de Mondin s appelait Marie Pouliot ou Pouillot (Pouillot, au tome 1 ; I ouliot, au tome 6).Dans les actes manuscrits où il est question d elle et que j ai lus, j’ai trouvé deux orthographes que je trancris suivant la forme des lettres : PauuiSt, deux fois (Vachon 23 janvier 1681), et Pauiot, les autres fois DamTrT'k S?lnxTFnmile’ de Saint-Laurent et de Notre-u de Qucbcc) Nulle part je n’ai lu Pouliot ni Pouillot.i e^scran-ce pas une preuve que le vrai nom n'était pas celui- ï.wn?CS p US anaens re&lstres de la Sainte-Famille et de 6aint-Laurent, on voit souvent Pouliot (Charles) qui s écrit aussi Pouillot.Si la femme d’Antoine Mondin contemporaine et devenue payse de Charles Pouliot avait porte le meme nom de famille, ne la mentionnerait-on pas quelquefois avec la meme orthographe ?P de 1 ’étUabhrSt df£,C aU justc le nom de cette femme ?Essayons les lettres u ft' SaU ^uc,.darîs ^cs manuscrits de l'époque, dessus Te marrh/ TT ordlnairement ^ même forme ; par dessus le marche, la lettre n a souvent la même forme que 145 - les lettres u et v.Ainsi le Pauiot des manuscrits, c'est peut-être Paniot ou Paviot.Nous avons à choisir entre ces trois noms, puisque Pouliot ou Pouillot est déjà mis de côté.Lequel alors ?En lettres typographiques d’aujourd’hui, Pauiot serait une trancription inexacte.La preuve ?La voici, satisfaisante, je crois.D’abord, Pauiot exprime un son trop facile à confondre avec celui de Pouillot ou Pouliot : la confusion se serait produite dans l’écriture, et plus d’une fois, à cette époque où l’on était si peu minutieux sur 1 orthographe des noms propres.De même, vraisemblablement, on aurait échappé quelques Poiot.Or, cela n’est point arrivé, du moins en aucun des cas que j ’ai pu vérifier (environ une quinzaine).Et puis Vachon, dans le contrat du 23 janvier 1681, a écrit Pauuiot deux fois.Si le second u était une voyelle, vous auriez cinq voyelles de suites.Voyez-vous comment il faudrait prononcer ?Une pareille orthographe serait-elle conforme au génie de notre langue ?Mais si le second u du manuscrit est une consonne, vous trancrivez par Pauniot ou Pauviot ; et si les deux u sont des consonnes, vous trancrivez par Panniot ou Pavviot ; alors le nom prend une apparence bien française.Seulement, je n’ai trouvé Pauuiot que deux fois, je le répète, et cela dans le même manuscrit ; ailleurs, il faut voir Pauiot, lequel, à n’en guère douter maintenant, doit être transcrit par Paniot ou Paviot : Paniot, qui se rapproche de Pauniot quant au son et s identifie avec Panniot ; Paviot, qui se rapproche de Pauviot et s’identifie avec Pavviot.Est-ce Paniot ou bien Paviot qu'il faut retenir ?C est 1 un ou l’autre._ .La clef de la solution se trouve, à la Sainte-Famille, dans un acte rédigé par l’abbé Duplein (acte de bap.de Marie-Madeleine Mondin, 20 septembre 1673) et dans deux actes rédigés par l’abbé Lamy (actes de bap.de Thérèse Mondin, 22 février 1676, et de Pierre Mondin, 14 avril 1678).Ces deux missionnaires, qui donnent toujours a 1 » la forme qu’on doit y donner de nos jours, écrivent la troisième lettre du nom de famille en question avec la forme actuelle de Vu : ils font les jambages en pointe parfaite au lieu de les arrondir par le haut.L'u du mot n’est donc pas une », mais un u consonne, c’est-à-dire un v.Donc le vrai nom de Marie, 146 — deuxième femme d'Antoine Vachon a probablement voulu elusion semble légitime et sûre.Mondin, est Paviot — que écrire Pauviot.Cette con- vdicf::Æhé a- Marie Bertrand (\i r^-ii d F * Jcan Paviot et ane Bertrand Y Gilles Ragcot, 13 mai 1668).C.L.LES ANGLAIS A DESCHAMBAULT premier cur^^ ^ne lettre de Monsieur Ménage premier cure de Deschambault dans lamielG ,l i ” ’ Vr firCnt |CS AnS'ais Ptndant ' ' »>°i» d août ns"/ Leurs vaisseaux montaient le fleuve et le descendaient • "etaicnt ** -«-»»«« ^4SdToli • x y aui __ “"fS.A?lais' ®" P|« ou moin"è ils montaient à l'église : m'expo- O-^ wn, U U au ap Lauzon, et comme us montaient à rinlio • * «TiTV tm U" P^onniar je sauvai dan*P°e que je pus trouver danOe coffîe-forl T ¦ dc lé*liK Jn !L ™™m°> rSS Sans aTOir la'-é’dansu!i“ épingles e.n'ayant rien laissé g^Se^'T' 'USqU'aUX des Anglais lït détails au su,er de cette descente de Deschambault ?’ Ctait et 0Ù est encorc l'église Deschambault — 147 — LES DEUX BELANGER Tanguay donne, comme tils aîné, à François Bélanger et Marie Guyon, Nicolas, qui laissa une nombreuse descendance.Cette filiation est fausse, à notre avis, et voici nos raisons : 1° François Bélanger épousa Marie Guyon le 12 juillet 1637.Or, Nicolas, leur prétendu fils, naquit cette année-là, probablement même plyis tôt.Le recensement de 1667 lui donne 30 ans, celui de 1666, 31 ans, celui de 1681, 49 ! 2° Le contrat de mariage de Nicolas Bélanger, aussi bien que son acte de mariage, est muet sur ses parents.Aucun membre de la famille de François Bélanger n’y assiste.3° Nicolas Bélanger était « saulnier », comme en fait foi le recensement de 1666.S'il fût né au Canada, où notre Bélanger eût-il pu apprendre et exercer cette profession ?4° Enfin, preuve qui nous paraît décisive, Nicolas Bélanger venait de Saint-Thomas de Touques (Calvados), à ce qu’affirme son contrat de mariage.Quant à François Bélanger personne jusqu’à ce jour n’a pu établir son origine.Tanguay le fait venir de Touques parce que son prétendu fils était rattaché à cet endroit.L’abbé Gaulier, sur la foi de je ne sais quel renseignement, le dit originaire de St-Germain-de-Loisé (Orne) (Canada, Perche et Norm., 8 déc.1899).Peut-être notre colon vit-il le jour à Seez (Orne).Le recensement de 1666 lui donne 54 ans, celui de 1667, 55, et celui de 1681, sûrement fautif, 60 ans.Les deux premiers documents sont donc d’accord pour le faire naître en 1612.Or, voici un acte, trouvé aux registres de St-Pierre de Sées (Orne) : « Le septiesme Jour d'octobre (1612) fut baptisé François Bellanger, filz de François Bellanger et de Françoise Horlays et fut nommé par honorable homme François Dumesnil, escuier, Sieur de St-Teny (?) et honorable homme Nicolas Bougis, Sieur des Fossés, le contrôleur, et Damoiselle Loyse Gueou, femme de Noble homme Guillaume Lepaulmier, escuier, Sieur de la Chapelle.» 148 — Un dernier renseignement qui ne manque pas d’intérêt .icoJas Bel langer dit Catherine se porte héritier de Roger Dore tue par les Iroquois aux Trois-Rivières, et constifue Guillaume Pepin, son procureur à cette fin, par devant Goutdeau, notaire, le 21 septembre 1660 (Archives des Trois-Riv.Documents divers, I,f°14.Archives de Québec).Berneval D'OÜ VENAIENT LES JONCAS ?Tout récemment encore, on écrivait que nos familles Joncas étaient d origine allemande.Sur quoi peut-on s’an puyer pour faire pareille affirmation ?Les Jonca sont ici depuis près de trois siècles et nulle part on voit que des du rgimeSfra°n^saSdisonUs deT608 àT^ou^vf ‘“ ^ S» Æ d.t formellement qu’il étau de la Gascogne Lelcascols sont un peu blugm comme les Allemands, mais ils n'en sont pas moms Françats d’origine et de cœur L acte de mariage dit : « Le huictiesmc jour du mois de juin de l’année mil six fâtere e§ er™,xCbaXùcaP;eS *CS « J* pSÛÏÏriS mainrht r de Monns’ E^sché de Lombais, dans le Com-Robert Boffiay'erd^françois^ Gfn?Ueline B°Ulay’ hlk de B.Duplein, ptre Miss.» — 149 COMMENT EXPLIQUER CELA ?M.Doughty conservateur des archives publiques du Dominion, inséra dans son rapport annuel pour l’année 1928, (pp.28-32) un extrait du « Journal en abrégé des voyages de M.Asseline de Ronval Ù" .» au cours des années 1662-1694.Dans cette relation il se trouve des « remarques, circonstances et aventures très curieuses », mais entre les plus curieuses, nous en relevons trois au moins qui semblent démontrer que l'auteur s’est emmêlé sur la date de son voyage au Canada, sur la durée de son séjour, etc.Tout d'abord, il informe le lecteur qu'il quitte la France le 22 mai 1662, ensuite, après avoir noté les incidents du voyage, avoir séjourné à Québec, avoir été à la chasse, il obtient la faveur d'accompagner le gouverneur Davaucourt (?) dans le voyage « qu'il se disposait à faire, pour visiter Trois-Rivières et Montréal ».Reproduisons partie du texte après avoir mis quelques majuscules à certains mots et avoir modifié la ponctuation : (Les italiques sont de nous).« Nostre séjour aus Trois rivieres dont le bourg porte le nom par ceque trois rivieres s’y joignent ne fut que autant que monsieur Davaucour le trouva nécessaire pour le service du roy et nous poursuivismes nostre voyage au Montreal non pas sans grande peine car le courant de 1 eau nous estoit toujours contraire le flot de la mer ne pouvant monter sy hault, c'est pourquoi nous ne pusmes y arriver que à forces de rames.En ce temps là, le Montreal estoit peu habité ; on y voyait q’une chapelle où deux pères Jésuites disoient la messe tous les jours et les maisons quoy que en petit nombre ne laissaient pas destre belles spacieuses et agréables, celle de monsieur Le moine, natif de Dieppe, surpassoit toutes les austres.Mon camarade duchesne diberville estant son parent nous fusmes loger ches luy où il nous receut en bons amis et comme gens du mesme pays.Il pria et obligea mon camarade comme son parent à hyverner ches luy mais il ny resta guerre pareequil fut tué des biroquois comme je lapris à Quebec deux à trois jours apres nostre départ du Montreal. 150 — ^VC,Cn CC,là Plus fn danger que celle de l’oiseau sur la branche.Le Montreal ne demande que des habitans poui leur faire goutter la bonté de son air et pour leur faire cultiver ses Vastes et fertiles campagnes.Monsieur Davaucour ayant des affaires à Quebec nlus pressantes que celles qui 1 arrestoient au Montreal ou apres les y avoir terminées en quinze jours et apres y avoir laissé vingt soldats pour augmenter la garnison de la redoute nous en pamsmes et, en peu de jours, nous anvasmes à Quebec ayant presque toujours le courant favorable ou estanbanvé et n ayant aucun dessein de retourner en France cette année je m aphquay a faire des habitudes avec lesquels jallois tous les jours à la chasse et à la pesche et le temps sécoula insensiblement et 1 air devenant froid et les n'eges tombant f , {reiuemmtnt empeschoient nos exersices ordinaires estant Gloria h gafder C lo.glS’ 11 menuyoit beaucoup.Monsieur Glona ches qui jestois en pension me dist que sy je passois m'enïveT,'^ ‘°?S « Urol’ÎJùr de enuyer, il me conseilla de retourner en France ; je le crus DàvPauUcouVOUTlSrapreS' ,C d"manday mon conger à monsieur nr m , i quelque temps a me lacorder en me pneres iïme E™?vaquante et apres plusieurs la7neau \?J t f* fin d°Ct°* ^barquay sur le passa en Franre n^ ^ ™SSy m°nsetZ>neur Levesque de petrê n°“S an,aSme U *** Xi" «»& * * * .ionsDadmilsCsihUH!'tPr0d“it d'dfsus- « trouvent des asser-?“ l auK“r “ rédigéUsoC„Siournal su« q" qud;rxrP,p:L"ôt défaiik"tc n~ ^^ mai 1662 R|°nVal Parti dc Fran«.a» mois de evident qu il est arrivé ici durant le terme que M d 1 grCTUr d Avau^our’ mais comment admettre que M.de Ronval soit venu à Montréal à l'été 2 i avec son ami Duchesne d'Iberville, puisque cet amifn^fn’ par les Iroquois, tout près de Saint-Lambert, le 25 octobre 166L 151 - — Pourquoi écrit-il qu'en 1662, « deux pères Jésuites disent la messe tous les jours à Montréal », alors que M le curé Souart et M.l'abbé Galinier sulpiciens devaient avoir charge des offices religieux ?— Comment M.de Ronval peut-il dire être parti de Québec à la fin d'octobre 1662, en même temps que Mgr de Laval alors que celui-ci, d’après le Journal des Jésuites (2 ed.p.310) s’embarqua le 12 août 1662?Comment croire qu avant la lin d’octobre 1662, il soit tombé des neiges assez fréquemment ?— Pourrait-on supposer que M.de Ronval fait erreur, 3uant à l’année de son arrivée ; quant à la date de son épart de Québec, ou quant à la durée de son séjour en la Nouvelle-France ?* * * Nous voudrions cependant retenir deux détails qui nous intéressent particulièrement : — Que M.Charles Le Moyne et les autres colons de Montréal avaient de belles et spacieuses maisons en 1661 ou 1662.— Que le sieur Joseph Duchesne, parent de M.Charles Le Moyne, portait le nom territorial d’Iberville, ce qui expliquerait peut-être que ce fut en souvenir de cet infortuné jeune normand que Pierre Le Moyne, né en 1661, reçut le surnom d'Iberville.E.-Z.Massicotte UN MOT DE LINCOLN I like to see a man proud of the place in which he lives, I like to see a man live so that his place will be proud of him.Abraham Lincoln. 152 NICOLAS DUPONT DE NEUVILLE Dans une déposition de Marie-Madeleine Dupont femme de Noel Pinguet, du 14 janvier 1668, cette dame affirme que Nicolas Dupont, Sr de Neuville, son frère est parti pour la France (Papier terrier, p.176).’ Le 18 mars 1669, on trouve Nicolas Dupont à Paris f„ ?" T"” d£ ma.r'?Sc (Archives Nat., Y, 21fù ) a\ec Jeanne Gaudais, qui apporte en dot 6000 livres tournois.Le futur y est qualifié « écuver , ce qffi certifie sa noblesse.», ce qui Nous reproduisons un extrait de ce contrat où figurent de nombreuses personnalités canadiennes.en narleTnrtC I DuPünt-.éc > Sr de Neufville, avocat mésPen f p ’ d
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