Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juin 1943, juin
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLIX LEVIS, JUIN 1943 No UN COUP DE L'ABBÉ FRANCHEVILLE Les Anglais à la Rivière-Ouelle M.l'abbé H.-R.Casgrain commence le livre qu’il a consacré à sa paroisse natale, la Rivière-Ouelle, par un portrait enthousiaste d un curé canadien, M.de Francheville: “Cinquante ans, cheveux grisonnants, caractère ardent et impétueux, allures martiales, regards de feu, taille robuste, habitué aux fatigues comme, du reste, tous les missionnaires de ces anciens temps, tel était le curé de la Rivière-Ouelle, prêtre d’ailleurs pieux et zélé, mais qui aurait figuré avantageusement dans les armées de Jules TT, pape-guerrier, conquérant des Romagnes, à qui on attribue cette fière réponse à Michel-Ange, pendant que celui-ci peignait son portrait et qu il s’était mis en frais de le représenter un livre à la main: Me prends-tu pour un écolier: mets-moi un sabre au côté”.Après cette entrée en matière pompeuse, M.l’abbé Cas-grain raconte que le curé Francheville, informé que les marins de Phipps se disposent à débarquer à la Rivière-Ouelle, réunit ses paroissiens, leur dit qu’il ne faut pas que les Anglais s’emparent de leur paroisse, qu’ils doivent les recevoir à coups de fusils.Prêchant d’exemple, il se met un tapabord sur la tête, et, un fusil à la main, prend le commandement de la petite troupe qui va défendre l’accès de la grève aux Anglais.Dès que la première chaloupe s’approche du rivage, — 162 une décharge générale la reçoit et tous ses occupants sont tués, moins deux.Les autres chaloupes regagnent alors en toute hâte les navires ancrés un peu plus au large.Tout cela est raconté avec une abondance de détails et une chaleur qui gagnent le lecteur presque malgré lui.On a douté en certains quartiers de la véracité de ce récit de l’abbé Casgrain.Comme son ami Francis Parkman, le bon abbé met tant de littérature dans ses récits qu’on est parfois porté à se demander s’il ne fait pas de 1 histoire romancée.Pourtant, pour ce qui regarde la tentative de descente des Anglais à la Rivière-Ouelle, en 1690, l’abbé Casgrain a dit vrai.Deux témoins ou, tout au moins deux contemporains, confirment à peu près tous ses dires.La Relation du siège de Québec par Phipps attribuée à Gédéon de Catalogne dit à ce sujet: “A la Rivière-Ouelle, le sieur de Francheville, curé, prit un capot bleu, un tapabord, un fusil en bon état, et se mit à la tête de ses paroissiens.Ils firent plusieurs décharges sur les chaloupes qui furent contraintes de se retirer au large avec perte, sans avoir blessé un Français.” La Mère Juchereau de Saint-Ignace, qui vivait dans le cloître mais avait des relations dans tous les cercles de la société et apprenait ainsi ce qui se passait un peu partout, donne encore plus de détails que Gédéon de Catalogne.Elle écrit: “Ils (les Anglais) se mirent en devoir de débarquer à la Rivière-Ouelle; mais Monsieur de Francheville, qui en était curé, rassembla ses paroissiens, leur représenta vivement qu’il y allait de leur bien spirituel et temporel, leur fit prendre à tous les armes, et les commanda si heureusement, que, ayant dressé son embuscade dans l’endroit où les enne- — 163 — mis pouvaient faire leur débarquement, ils attendirent les chaloupes qui venaient bien remplies; dès que la première fut à la portée du mousquet il fit faire une décharge qui tua tous les hommes dont elle était chargée, à la réserve de deux qui s’enfuirent bien vite.Les autres chaloupes ne jugèrent pas à propos de s’exposer au même danger.Ils tentèrent encore plusieurs autres fois de descendre sur nos côtes, et ce fut toujours sans succès .” Il n’y a donc pas à douter.Le curé Francheville a accompli le fait d’armes dont l’abbé H.-R.Casgrain le glorifie.Les curés canadiens du régime français étaient, tout comme leurs successeurs, du régime anglais, des patriotes sincères et dévoués.Il n’est donc pas étonnant que leurs paroissiens les suivent avec tant d’empressement.Ils savent que leurs prêtres sont toujours disposés sacrifier leur vie pour eux.Qui était l’abbé de Francheville?Les héros ou du moins ceux qui se distinguent par une action d’éclat appartiennent à tout le monde.Chacun les réclame.C’est ainsi que le brave curé Francheville est, pour les uns, un Français de la vieille France, et, pour les autres, un natif du pays.Ce sont les derniers qui ont raison.Trois-Rivières qui, sous le régime français, a fourni tant de héros à la patrie, réclame Pierre de Francheville comme le premier prêtre qu’elle ait donné à l’Eglise.Il était né dans la cité trifluvienne le 14 juillet 1649, du mariage de Marin de Repentigny, sieur de Francheville, et de Jeanne Jallaut.Marin de Repentigny était originaire de la Normandie tout comme les Le Gardeur de Repentigny.Nous ignorons si Marin de Repentigny et Pierre Le Gardeur de Repentigny, le premier des Le Gardeur qui passa au Canada, étaient parents.Dans tous les cas, les deux colons étaient dignes l’un de l’autre. 164 — Pierre de Francheville fit ses études au séminaire de Québec.Elevé à la prêtrise le 19 septembre 1676, il agissait comme secrétaire de Mgr de Laval depuis une couple d’années.Ce qui prouve qu’il avait dès lors gagné la confiance de son évêque car Mgr de Laval était assez difficile dans le choix de ceux qui travaillaient immédiatement sous ses ordres.Prêtre du séminaire de Québec, l’abbé de Francheville desservit d’abord la paroisse de Beauport.Il fit ensuite du ministère sur l’île d’Orléans, à Saint-Jean et à Saint-Laurent puis à Saint-Pierre.C’est en 1689 que son évêque lui confia la cure de la Rivière-Ouelle.Il était donc dans cette paroisse depuis quelques mois seulement quand il se mit à la tête de ses paroissiens pour son coup d’éclat.Il était devenu en peu de temps l’idole de ses braves habitants puisque tous ceux qui étaient en état de porter un fusil le suivirent pour repousser l’Anglais.A cette époque, toute la colonie ne formait qu’un seul diocèse.Un prêtre laissait parfois une cure du bas du fleuve pour prendre la direction d’une paroisse des environs de Mlontréal.Ce fut le cas pour l’abbé de Francheville.Il quitta, en 1691, la Rivière-Ouelle pour prenre la cure de Longueuil.Mais, dès 1692, il revint dans la région de Québec pour occuper la cure du Cap-Saint-Ignace qu’il garda jusqu’en 1698.L’abbé de Francheville décéda à Montréal le 7 août 1713.Pendant ses trente-neuf années de prêtrise, il avait été partout le même, d une activité inlassable, dévoué à ses paroissiens, ami de son pays, généreux pour les pauvres, pieux, d’une régularité de vie exemplaire.Mgr Henri Têtu, enfant de la Rivière-Ouelle, avait une admiration bien compréhensible pour l’abbé de Francheville.Dans l’étude qu’il a consacrée au premier chapitre de Québec, il s’étonne que l’abbé de Francheville n’ait pas fait partie de ce corps respectable. — 165 — On sera peut-être surpris, dit-il, de ne pas trouver le nom de l’abbé Pierre de Francheville parmi ceux des chanoines, d’autant plus que ce prêtre, promoteur de Pofficia-lite diocésaine, avait pris possession au nom de plusieurs chanoines absents, lors de la première installation du Chapitre en 1684”.Mgr Têtu se console de cet oubli en songeant que 1 abbe de Francheville eut plusieurs autres gloires.Il a raison.Les noms de bon nombre des premiers chanoines de Québec sont tombés dans l’oubli, tandis que celui du curé de Francheville est mentionné dans la plupart de nos manuels d’histoire.P.-G.R.À PROPOS DE LA RUE BASSET, A MONTRÉAL Des citoyens bien intentionnés, se sont trouvés offusqués, un jour, de ce qu’on eut donné le nom Basset à une rue de Montréal.Ils ne voyaient pas la raison de ce choix ou plutôt ils en voyaient une qui exaspérait leur patriotisme, par ailleurs de très bon aloi.Nous avons déjà parlé de la rue Basset, mais nous y revenons afin de faire une nouvelle mise au point, puisque, comme l’a dit le poète Deroulède: Clou martelé pénètre plus avant.Le nom Basset est lié à celui de l’Hôtel-Dieu par di-'vtis actes de 1 état civil, par celui dune profession religieuse et surtout par un contrat notarié, stipulant une donation, sur laquelle nous avons attiré l’attention (1).Sans appuyer plus qu’il ne le faut, rassemblons ce qui nous paraît soutenir notre assertion.A Paris, mourut le sieur Jean Basset, maître joueur de luth des pages de Louis XIV.Sa veuve sans grandes ressources, confia un de ses (1) B.R.H., 1937, p.107. — 166 — enfants aux Sulpiciens qui partaient s’établir à Montréal en 1657.Agé de dix-huit ans, Basset fils avait dû aller à l’école.Cependant, il ne connaissait guère l’épellation des mots.Sous la direction de ses protecteurs, il poursuit ses études, améliore son orthographe et sa “calligraphie”.Celle-ci prit bientôt un caractère particulier et devint agréable à l’oeil, plus que celle de la plupart de ses contemporains.L’assassinat par les Iroquois de Jean de Saint-Père, secrétaire de M.de Maisonneuve, (1657) procura au petit scribe une situation inespérée : on le nomma commis au bailliage, puis, dans sa vingt-unième année d’âge, il était promu tabellion et greffier du tribunal seigneurial.A l’automne de 1659.parvint à Montréal le groupe de colons recrutés en France par Jeanne Mance et Soeur Marguerite Bourgeoys.Dans le nombre se trouvait une parisienne, Jeanne de Vauvilliers, dont le jeune officier de justice voulut faire sa compagne.Elle accepta.Pour sa dot, M.Louis d’Ailleboust de Coulonges, ancien gouverneur du pays et son épouse, accordèrent à la future, trois cents livres de mobilier et de garde-robe.Il fut décidé que le contrat de mariage serait dressé le 14 novembre 1659 par le négociant Médéric Bourduceau, spécialement nommé pour l’occasion, vu que le tabellion Basset, seul de son espèce à Ville-Marie, se trouvait obligatoirement “hors fonctions” lorsqu’il s’agissait d’arrêter les termes d’un contrat dont il était l’une des parties.La passation des conventions prénuptiales fut un événement mondain comme on n’en avait guère encore vu (2).Se trouvèrent présents, outre le curé Gabriel Souart, -tout ce que Montréal comptait de grandes dames, de gens (2) B.R.H., 1036, pp.74, 78. — 16/ — nobles, de fonctionnaires, militaires et civils, de bourgeois et de négociants.Dix jours écoulés, le 24 novembre, le mariage du couple parisien était célébré dans la chapelle de l’Hôtcl-Dicu.Lancé dans la vie sous de favorables auspices Bénigne Basset aurait dû atteindre une belle aisance, car les charges ne lui manquèrent pas.Successivement ou simultanément, il fut greffier, tabellion, notaire royal, arpenteur et sergent de la garnison.En 1662, il recevait une terre de 30 arpents au nord de la présente rue Ontario, plus un emplacement rue Saint-Joseph (aujourd’hui Saint-Sulpice) où il avait fait bâtir maison.Il acquit d’autres immeubles par la suite, à deux endroits rue Saint-Paul.A tout examiner cependant on aperçoit qu’il ne connut pas l’opulence.Dramatiquement, en 1699, le notaire Basset et sa femme quittèrent ce monde, l’épouse le 30 juillet et l’époux le 5 août (3).Ce double trépas, à six jours d’intervalle, impressionna tellement la population de Ville-Marie cpie dans le registre mortuaire il est consigné qu’aux obsèques du notaire Bqsset assistèrent “tout le clergé et une grande affluence de personnes de l’un et de l’autre sexe”.Les défunts laissaient alors trois fils, dont nous parlerons plus loin, et deux filles.L’une, Marie, professe à Y Hôtel-Dieu depuis 1692, l’autre Jeanne, qui épousa, en 1728, à 61 ans, Etienne de Miray, sieur de l’Argenterie.Elle ne fut que trois ans en ménage.Le 13 septembre 1731, elle était inhumée dans l’église de YHôtel-Dieu.Soeur Marie Basset, la religieuse, aurait dû être en- (3) Bénigne Basset signa la dernière minute de son greffe le 9 juillet 1099, soit un mois environ avant son décès.Vers 1910 un certain nombre de ses minutes comme notaire et comme arpenteur paraissaient disparus, depuis nous en avons retouvé une douzaine, ce qui en porte maintenant le nombre à 2525. — 168 — terrée dans son institut, mais l’incendie de 1721, obligèrent les Hospitalières à se réfugier à l’Hospice des Frères Charon, pendant la reconstruction de l’hôpital et c’est là que soeur Marie succomba à la maladie, en 1723, et que ses cendres furent déposées (4).Aucun des fils Basset ne semble avoir eu le souci de succéder à leur père.L’un d’eux, Benoit, né en 1662, s’essaya comme instituteur, vers la trentaine, puis il se livra à 1 agriculture.Charles, né en 1664, obtint sa nomination d’arpenteur, à l’âge de 40 ans, mais il paraît avoir professé durant peu de temps.Il mourut en 1723.Gabriel, né en 1670, fut uniquement cultivateur.Le notaire Bénigne Basset, n’ajoutait pas de surnom à son patronyme.Les fils Basset, malgré leur humilité, leur vie dévote et cloîtrée, n’échappèrent pas, à certain amoui propre, c’est-à-dire à la mode très répandue de montrer qu’ils appartenaient à la bourgeoisie et tous s’accordèrent des noms territoriaux.Ainsi, Benoit, s’appela parfois “de Lignère” ; surnom qui lui venait peut-être de son grand’père.Charles s’appropria celui de sa mère, “Vauvilliers” et Gabriel, celui de sa grand’-mère paternelle “Coudreau”.* # * Et puisque l’on a fait connaissance avec les membres de la famille, rappelons de nouveau l’acte important des deux derniers fils, Basset, celui de la donation d’un bien-fonds, maintenant acquis à l’histoire, et dont nous avons donné le résumé dans cette revue, en 1937, (p.107).Le 29 novembre 1730, Benoit Basset et Gabriel Basset “anciens bourgeois de cette ville, fils de feu honorable homme Bénigne Basset et de Jeanne Vauvilliers, leur père et mère .désirant vivre en paix et repos le reste de leurs (4) Mnrio Basset fut aussi, en religion prénommée Angélique ainsi que d’autres.V.II.R.II.1933, p.502 et le récent ouvrage (le L'Hôtel-Dien, premier hôpital de Montréal, p.277. — 169 — jours, après deliberation entre eux et les Religieuses hospitalières de 1 Hôtel-Dieu, ont décidé d’y vivre et mourir.Foui ce, ont fait donation à ladite Communauté de tous leurs biens et spécialement d’une terre (appelée la Provi-’ dence ), sise près de la Montagne, contenant 150 arpents en superficie; tenant d un côté à M.Le Marchand de Ligneris, par derrière au bout des terres de la côte S.-Laurent et d autre côté à Jean 1 essier-Lavigne, avec maison, grange et étable de charpente ainsi que verger et dépendance”.(Adhémar) * # # Les donateurs s’éteignirent: Gabriel, en 1732, âgé de 63 ans et Benoit, en 1737, .âgé de 74 ans.Tous deux eurent leur tombeau dans la chapelle de YHôtel-Dicu.Un dernier mot.Ne doit-on pas louer les autorités civiles d’avoir attribué à une rue joignant, l’avenue des Pins (a), le nom de celui qui fut le premier notaire Royal de Ville-Marie et celui de ses fils qui abandonnèrent la terre appelée la Providence, sur laquelle s’élève, de nos jours le grand hôpital créé par l’immortelle Jeanne Mance?E.-Z.Massicotte QUESTION Jean-Charles Vidal (François & Marie-Charlotte Millet) s’est marié avec Félicité Bissonnet, vers 1818, quelque part dans la province, autour de Pointe-aux-Trembles.Quel-qu un pourrait-il me donner la date et l’endroit de ce mariage et, si possible, le nom des père et mère de Félicité Bissonnet?J.-R.B.(5) Sur l'oripfine (le “t’avenue des Pins” ou “Pine avenue” U sera dit un mot prochainement. — 170 — LES PRÊTRES RESCHE L'abbé Allaire, dans son Dictionnaire biographique du Clergé canadien français (1), mentionne trois prêtres du nom de Resche t|ui auraient exercé leur ministère au Canada au cours du dix-huitième siècle: l’un, Joseph, fut curé de Québec et chanoine, les deux autres, François et Pierre-Jean-Baptiste, récollets.Tous nous venaient, assure-t-il, de la mère-patrie.A notre avis, il n’y eut pas trois prêtres du nom de Resche, mais deux seulement: l’abbé Joseph et le récollet Pierre-Baptiste.De plus ceux-ci étaient frères et natifs de Québec.On trouve aux Archives de l’archevêché de Québec deux actes d ordination à la prêtrise de jeunes clercs du nom de Resche: celui de Joseph, du 18 août 1720, et celui de François, du 21 octobre 1725.Apparemment François n’est pas Pierre-Baptiste, mais il est prudent de se rappeler, lorsqu il s’agit de récollets — comme des franciscains modernes d’ailleurs — qu’ils prennent un nouveau nom, un nom de religion, le jour où ils revêtent l’habit de l’Ordre, et que c est tantôt leur nom de baptême, tantôt leur nom de religion qui figure aux actes d’ordination.A n’en pas douter le Père Pierre-Baptiste s’appelait François dans le siècle.Mgr Amé-dée Gosselin nous assure qu’il reçut la tonsure, les ordres mineurs et le sous-diaconat sous le nom de Jean-Baptiste (2) ( n est-ce pas plutôt Pierre-Baptiste?); le diaconat et la prêtrise sous le nom de François.„ Ên donnant 24 ans, l’âge minimum liturgique, aux deux pi iti es Resche lors de leur ordination, Joseph serait né vers (1) Les Anciens, 1910, p.108.(2) L'abbé Ivnnhoë Cnron écrit "François”, dans le Rapport
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