Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1945-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vol 51e LEVIS — JUIN 1945 No 6 LE BULLETIN Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES de la PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées DES DIRECTEUR PIERRE-GEORGES ROY K LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES LEVIS — JUIN 1945 MADAME MOSES HAZEN nt riLS,vl„fSJrand« dictionnaires biographiques américains sont silencieux sur Moses Hazen, et ceux qui en parlent lui consa- Snantade - fut peut-êlre pas une loin mante de la Revolution Américaine, mais son séjour prolongé “e ''aVS' CS conn.a,sfnces I"’11 y a*ait faites de même que son à»™.TXwUpreS ?la P°Pl,lation * la vallée du Richelieu aidèrent considérablement l'armée d’invasion américaine i pénétrer profondément dans le pays en 1775 1 .Né à Haverhill dans le Massachusetts, en 1733, de parents d’o-ngme jmve établis depuis plusieurs années dans la Nouvelle-Angle-me, Aloses Hazen obtint une commission d’officier dans une compagnie de Rangers, et fit les campagnes de Louisbourg et de Québec.On pretend meme qu il prit part aux batailles des Plaines d’Abraham et de bainte-boy.Mais ceci ne s’accorde pas avec les dires de Hazen lui-meme qui veulent qu’il ait plutôt fait partie de l’armée de Arm-icis .qui entra sur le territoire canadien par le lac Champlain et la Admis a la retraite en 1763, Hazen, assez bien pourvu du côté d(r, ,ortune> décida de s’établir au Canada.Il vécut d’abord à Mont-,Ua ou.es ^utoi ités anglaises semblent l’avoir considéré comme un bon sujet puisqu’il fut fait juge de paix dès 1764.Ae 3 août 1764, de concert avec le lieutenant-colonel Gabriel Uinstie Hazen achetait des frères Clément Sabrevois de Bleury et Char es de Sabrevois les seigneuries de Bleury et de Sabrevois, situées dans tL va lee du Richelieu.Moses Hazen connaissait bien ces seigneuries pour y avoir séjourné avec sa compagnie dans l’été ou l’automne de Pc lieutenant-colonel Christie, empêché de s’occuper de l’administration de ses seigneuries par ses devoirs de quartier-maître gênent ’.cl aimée, donna carte blanche à son associé pour les développer.Hazen s’établit sur le territoire actuel de la ville d’Iberville.Il y tu de nombreuses acquisitions sur les deux rives du Richelieu, bâtit — 220 — des moulins, des maisons, des granges, etc.Intelligent, homme d’affaires, peu scrupuleux sur les moyens, Hazen avait prévu que tout ce territoire était appelé à se développer rapidement.Mais bientôt des difficultés s’élevèrent entre les deux associés.Le lieutenant-colonel Christie avait peut-être donné trop de couverte à Hazen et celui-ci, petit à petit, l’avait tirée presque toute de son côté.Il y eut procès devant les cours de Montréal et elles décidèrent le partage des propriétés indivises des deux associés.Hazen reçut pour sa part le territoire actuel de la ville d’Iberville, la partie sud do la seigneurie de llleury et, sur 1 autre rive, du Richelieu, de \astes terrains du territoire actuel de la ville de Saint-Jean.Le procès avait cependant mis Hazen bien près de la ruine.Jugements par-dessus jugements avaient été enregistrés, contre lui, ses meubles avaient même été vendus par autorité de justice.C’est l’invasion américaine de 1775 qui permit à Hazen de sortir du moins momentanément de ses difficultés financières.Oubliant la généreuse hospitalité des autorités anglaises, Hazen se mit à acheter des provisions de toutes sortes pour le compte de l’armée d’invasion.Line fois son jeu découvert, il leva le masque et se fit donner une commission d’officier dans l’armée d’invasion.Le nouvel officiel fit tant et si bien qu’en janvier 1776 il obtenait le commandement militaire de toute la région de Montréal tombée aux mains des Américains., .Le major Mallet rapporte que Hazen forma même un regiment qui prit son nom et dans lequel quelques Canadiens-français servirent comme officiers.Promu brigadier-général en 1781, Moses Hazen décéda à Tray, état de New-York, le 3 janvier 1803.Mais nous oublions qu’il s’agit ici surtout de madame Moses.Hazen.Il avait épousé, à Montréal, en décembre 1770, Charlotte LaSaus-saye.On a présumé qu’elle était d’origine étrangère, peut-être d’origine suisse;.Il est vrai que ce nom de La Saussaye ne se rencontre pas souvent dans les registres de l’état civil mais il n en est pas moins canadiens-français.Pour établir notre preuve, il nous faut remontei a plus de soixante ans avant le mariage Hazen-La Saussaye.Le 6 janvier 1708, l’intendant Raudot déclarait que par les pieces à lui soumises par Michel Dagneau de Douville, officier dans les troupes de la marine, il était prouvé qu’il était de noble race et qui devait jouir de tous les privilèges accordés à la noblesse (1).Michel Dagneau de Douville marié ici à Marie Lamy, eut plusieurs fils qui furent connus sous les noms de Dagneau de Douvi e, Dagneau de Quindre, Dagneau de la Saussaye, etc, etc.Philippe Dagneau de la Saussaye, interprète des Sauvages, marié à Madeleine Rambault, eut entr’autres enfants Marie-Charlotte — 221 — nce à Montreal le 25 juillet 1740.C’est cette demoiselle Dagneau de la .Saussaye qui, en 1770, devint l’épouse de Moses Hazen.' i), y r1ane;Çhafr 0t!e DaS"eau de ]a Saussaye vécut avec son mari Ktiu TTnî«MKÎl VPJ1S dansrsa Sei&neurie de Bleury et, enfin, aux Ltats-Ums.Elle eut deux enfants qui, croyons-nous, moururent en bas age.Après la mort de son mari, madame Hazen revint vivre à Montreal.Hazen avait laisse une succession plutôt embarrassée.En 1804 Eu acte devant le notaire Chaboillez, sa veuve renonçait à sa communauté de biens pour sen tenir à son douaire, ainsi que la loi le lui permettait.Madame Hazen avait-elle abandonné la foi de son enfance?Rien ’f ,;,7oave «Judfe embrassa la religion de son mari, mais il semble que de H/O a 1803, annee de la mort de M.Hazen, elle n’eut pas l’op-poi tnnite d accomplir ses devoirs de catholique.De retour à Montreal.elle revint a ses pratiques religieuses.I>ar s?n testament, elle laissait ses biens à M.Roux, prêtre de baint-bulpice, a la charge d’acquitter certains legs.On trouve parmi ces legs le nom de Mgr Carroll, évêque de Baltimore.Mgr Carroll, dans sa visite à Montréal en 1775.avait été l’hôte de M.et Madame llazen a leur manoir de Bleury, et elle avait voulu lui rappeler qu’elle n avait pas oublié ses bontés pour elle.Nous ignorons où et quand mourut madame Hazen.née Marie-Charlotte Dagneau de la Saussaye.MATHIEU DE GOUTIN LIEUTENANT-GENÉRAE CIVIL ET CRIMINEL EN ACADIE Avant la première grande guerre, un européen, de passage à Montréal, nous demanda si nous avions, dans nos archives, quelques plues dans lesquelles Mathieu de Goutin ou des Goutins serait mentionné et.surtout, aurait signé.beu après, en refaisant le répertoire des minutes du notaire Antoine Adhémar, le hasard nous faisait recouvrer un document dont nous voulions donner communication à l’investigateur.Comme il ne SCs* l)as présenté de rechef, nous donnons le résumé de cette pièce au b A.//, pour le cas où cela intéresserait quelques lecteurs.Dans le manuscrit on relève le nom d’un officier qui avait une concession en la seigneurie de Contrecoeur, le nom du juge de la “province ou prévôté” de l’Acadie en 1699.le nom du notaire, enfin le nom d un chirurgien peu connu. — 222 — Voici le résumé._ “Louis de Garnies, seigneur de Falaise, capitaine d’une compagnie d’infanterie tenant garnison au fort du “bord de la rivière St-Jean en Acadie”, constitue son procureur M.(Pierre) Volant, prêtre desservant la cure de Repentigny, auquel il donne pouvoir de vendre seize arpents de terre haute, sise en la seigneurie de Contrecoeur, qui lui sont échus par le décès de Barbe Denis son épouse, veuve en premières noces de Antoine Pécaudv de Contrecoeur.En plus, après la description de l’immeuble, le dit sieur constituant donne “puis-* sance et autorité en qualité de père et tuteur de sa fille, Louise de Cannes, d’affermer la part que ladite demoiselle ‘hérite de sa mère Barbe Denis”.; La procuration est rédigée par Jean Chevalier “notaire commis en la prévôté de La Cadie”, le 30 mars 1699, en présence de Jacques Pontif, chirurgien-major et de Pierre Sudan, sergent de la garnison.Au bas, on lit que Mathieu de Goutin, conseiller du roi, lieutenant-général civil et criminel en la “province d’Acadie”, certifie que Jean Chevalier est “notre commis en cette province”, en foi de quoi “nous avons signé la présente et à icelle apposé notre cachet au fort du bas de la rivière St-Jean”.(Signé) De Goutin Ce document fut remis au notaire Adhémar lors de la vente de l’immeuble sus mentionné, le 3 juillet 1699, après avoir été "paraphé et signé” par l’abbé Volant et par Jean françois Volant de Fosseneuve.Le cachet de M.de Goutin est en cire rouge, il est bien conservé.C’est un sceau armorié, très réduit.On ne peut demêler quel est l’émail du champ, mais on distingue en chef, trois roses; au centre, une fasce d’or; en pointe, trois étoiles.On désirait savoir comment le juge de l’Acadie orthographiait son nom.Dans le document conservé en nos archives on lit partout De Goutin Tanguay, vol.III, p.276, en parlant du père et du fils adopte la même épellation.Plus tard, à Montréal, le 19 mai 1739, lorsque la petite fille du juge épouse Joseph d’Ailleboust, elle signe nettement, dans l’acte de mariage: Jeanne De Goutin.Il n’y a donc pas lieu d’accepter les déformations qui se rencontrent dans les ordonnances et les mémoires.L’orthographe des noms, est un bien personnel qu’il faut respecter.E.-Z.Massicottk — 223 — OFFICIERS DU RÉGIMENT DE BERRY le sieur Bartouille.— Bartouille était lieutenant au régiment de Berry.On ne trouve ses prénoms nulle part.Il était officier de talent, et Montcalm, a la journée de Carillon, le choisit pour faire les fonc-fle ™a.,or- Éoudamaque l’avait en haute estime.Le 10 octobre .cle 1 ,lc aux Noix, il écrivait au chevalier de Lévis: “Te ioins ici, pour vous seul, l’état des grâces que je crois les plus justes.)'?uS,verrez aisément que je ne donne la préférence qu’aux bons.U Debecourt sur toutes choses, Louvicourt, Bartouille et Wolff.iC Ci Se renc^ a 'a demande de Bourlamaque et à l’automne de 1759 il demandait une gratification pour le lieutenant Bar-tom le.Apres la bataille de Sainte-Foy, le chevalier de Lévis revint à la charge en faveur de M.Bartouille.Il écrivait au ministre- “11 a ete employe en qualité d’aide-major de tranchée au siège cle Québec , sest tres ljien acquitté de cette commission; il a été chargé, à toutes es campagnes, des détails, qu’il a très bien remplis; j’avais demandé 1 annee dermere une gratification pour lui ; qui ne lui a pas été accordée.Nous ignorons ce qu’il devint après 1760.Le sieur de Béraud.— “Officier en 1745, capitaine en 1746”.Le chevalier de Lévis demanda la croix de Saint-Louis pour cet officier, en 1760.Philippe Bonchamp.— Blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.Il était capitaine depuis le 25 juillet 1758.Lévis le recommanda pour une gratification.Toussaint Bouchard.— Sergent, Toussaint Bouchard fut nom-nu, le 10 mai 1760, lieutenant en second de la compagnie de Milhau.11 remplaçait le sieur Salzé, promu.Le sieur Bressac.— Promu lieutenant de la compagnie de Pon-fieleau en juillet 1758.Le sieur Cambray.— Blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.Il était capitaine.‘,c s'e,tr Carlan.— Blessé à la bataille de Carillon le 8 juillet l/oM.11 retourna en France au mois de novembre 1758.Alexandre-Louis de Carrer y.— Tué à la bataille de Sainte-Foy, le -X avril 1760.Il était lieutenant de la compagnie d’Arlan depuis le 2a juillet 1758., ] *¦lande-Joseph Ceronet de Beaupré.— Nommé, le 1er mai 1760, a la lieutenance de la compagnie de Trauroux, vacante par la promotion du sieur de la Ville-Oroux.Il était précédemment enseigne de la compagnie de Preyssac de Cadillac.Le sieur de Chamborand.— Mauvais sujet l’enseigne de Cham-boiand d’après une lettre de M.de Bourlamaque au chevalier de Lé- — 224 — vis du 29 septembre 1759.M.de Bourlamaque, alors à l’ile aux Noix, avait été forcé de le faire mettre en prison à Saint-Jean, “par la crainte qu’en lui laissant la liberté de se déshonorer à sa fantaisie, il ne fit quelque méchante action et ne passât aux ennemis”.Il abandonna le service dans les premiers mois de 1760.Claude-René Chasserand.— Le 10 mai 1760, Claude-René Chas-serand, sergent, éfait nommé lieutenant en second de la compagnie de Revillard, en remplacement du sieur d’Hurtubise, promu.Le sieur Châtcauncuf.— Blessé à la bataille de Carillon.Il était capitaine.Décédé en 1758.Le sieur de Chatigny.— On voit, le 10 mai 1760, que le sieur Laudanet était lieutenant en second de la compagnie de Chatigny.Le sieur de Chavimond.— Blessé à la bataille de Carillon, le 8 juillet 1758.Le sieur Ciliard.— Le sieur Ciliard était lieutenant de la compagnie de Cambray.En 1760, Il reçut le commandement de la compagnie de Mesnard.I.c sieur Pierre de Costa.— Capitaine de Berry.Décédé à Québec le 10 août 1757.“Le onze daoust mil sept cent cinquante sept a été inhumé dans l’église de cette paroisse mr pierre coste capitaine au regiment de berry natif de la paroisse de garderech diocèse de toulouse décédé le jour precedent muni des sacrements âgé de trente sept ans etoient presents Air parent pretre, parent ecclésiastique MM les officiers dudit regiment de berrv et beaucoup d’autres parent pretre J.F.Récher Curé.” Le sieur de Couespel — Le sieur de Couespel, lieutenant de la Milhau, obtint, le 22 mai 1760, le commandement de la compagnie de Preysac.Il avait été dangereusement blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760 et resta plus d’un an à l’Hôpital Général.Le 3 avril 1762 le président du Conseil de Marine autorisait à payer une certaine somme qui revenait à Mme Couespel.Picrrc-Nicolas-Charlcs Dallct.— Il fut blessé dangereusement à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.M.de Lévis le recommanda pour une gratification.Lieutenant de la compagnie de Saint-Félix depuis le 25 juillet 1758.Le sieur Dormcnan.— Lieutenant de Berry, décédé en 1757 (1).Le sieur Du Guerny.— Le sieur Du Guerny, lieutenant de Berry, blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760, fut recommandé par le chevalier de Lévis pour une gratification.Le chevalier Du Haussax.— Lieutenant en second dans Beery.(1) Le a novembre 1756, Montcalm écrit » sa femme, de Montréal: “Je suis à 100 lienes de lu mer entre deux des Gevandan.Dortoman en bonne santé le 13 septembre, en faveur du pays, qu’il est bon aide-major et sans biens.Je demande une gratification pour Dortoman".Il y a quelque chose d’omis ici.Montcalm parle évidemment d’un officier de son pays.Le seul nom qui ressemble à Dortoman dans la liste des offièlers de Montcalm est Dormenan.Quel était le vrai nom?Dormennn ou Dortoman. Jacques-Joseph Dupont.— Il était capitaine de Berry.Décédé le 4 novembre 1757.Le sieur d hymcric ou Pymeric.— Tué à la bataille de Carillon le 8 juillet 1758.Lieutenant de la compagnie de Pommeleau depuis le 4 novembre 1757.Le sieur Fadly.— “Sert depuis 1746 dans le régiment de Royal-Wallon, a servi volontairement pour commander un détachement de soldats et Canadiens sur les bâtiments armés en guerre.” Tl avait le grade de lieutenant.Paul de Fouilhac.— Capitaine des grenadiers, le sieur de Fotiil-hac fut promu, le 22 mai 1760, au commandement du troisième bataillon de Berry, en remplacement du sieur de Trécesson, décédé.Le chevalier de Lévis, à son retour en France, recommandait le sieur de Fouilhac clans les termes suivants: “Cet officier a passé en Canada capitaine de grenadiers, au commencement de 1760.Il fut fait commandant de bataillon et a servi en qualité d’officier supérieur pendant cette campagne avec la plus grande distinction.C’est un homme d'un mérite rare et qu'il est utile de conserver au service du Roi pat-un traitement qui le dédommage de n’avoir pas eu comme les autres le grade de lieutenant-colonel.Il est en état de rendre de très grands services darv$ la suite.M.le chevalier de Lévis se croit obligé de faire connaître un officier cpte ses talents rendent digne des emplois supérieur” (1).Le sieur Garnier.— Lieutenant dans Berry.Le sieur Godencsche.— Mauvais sujet.Montcalm écrivait à M.de Lévis Je 27 janvier 1758: “Je vous ai marqué, je pense, que j’avais mis le sieur Godenesche en prison pour dettes, en attendant le départ du premier bâtiment pour France.C’est ainsi que je dois le dire, et vous aussi, quoiqu'on écrive d’ici.Il avait fait une fausse ordonnance, inter nos”.Godenesche était lieutenant.Le sieur Goffretenu.— Le sieur Goffreteau, capitaine de Berry, était à Sainte-Anne de la Pérade (?) le 16 septembre 1758.Il retourna en France à bord de Y Outarde en novembre 1758.François-Antoine d'Hurtubise.— Le lieutenant en second Hur-tebise ne se plaisait pas au Canada et voulait retourner en France.M.de Montcalm écrivait à M.de Bourlamaque, en 1758: “je connais ce petit M.d’Hurtubise, il n’a ni la figure ni la tournure à servir, je le connais bien; qu’on le laisse à Québec, mais il doit, entre nous, ou demander à faire la campagne ou s’en aller à la fin.Hurtubise resta et fut nommé lieutenant de la compagnie de Surimau, le 10 mai 1760.Le sieur de La Bresnie.— Tué à la bataille de Carillon, le 8 juillet 1758.Il était capitaine.(1) Le 6 février 1758, les registres (le Benuport signalent la présence (1e M.(le Fmiil-hac dans cette paroisse. — 226 — François de La Forest.— M.de Lévis disait de cet officier en 1759: “Sert aux grenadiers depuis que ce régiment est en Canada; dit être envoyé par M.le maréchal de Belle-Isle, depuis nommé à un emploi de capitaine en second dans Royal-Marine, où il avait servi l’autre guerre, n’a pu profiter de cet avancement, étant embarqué.” Hercule-Gilles de La Grandière.— Le 1er mai 1760, il recevait le commandement de la compagnie de Preyssac de Cadillac.M.de La Grandière était précédemment lieutenant de la compagnie de Surimau.Pierre Laroche de Brcuilly.— Lieutenant de la compagnie de Mesnard, il obtint, le 10 mai 1760, la compagnie d’Ariens, vacante par la mort du sieur Presyssac d’Ariens.Louis Larocque.— Lieutenant en second.Il avait été nommé, le 25 juillet 1758.11 était sergent de grenadiers.Jacques-Louis de Laudanct.— Lieutenant en second de la compagnie de Chatigny, le sieur de Laudanct fut promu, le 10 mai 1760, à l’enseigne de la compagnie de Preyssac de Cadillac.On le récompensait ainsi pour la dangereuse blessure qu’il avait reçue à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril précédent.Benoît-Ferdinand Leclerc.— “Volontaire pendant deux ans dans Grassin, six dans Raugrave; a servi utilement aux volontaires la dernière campagne” (Chevalier de Lévis).Le lieutenant Leclerc fut dangereusement blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.Henri de la Molière.— Décédé à l’Hôpital général de Québec le 3 mai 1760, des blessures reçues à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.L’acte de sépulture le qualifie de lieutenant.Il était enseigne de la première compagnie ordinaire.Pierre-François Martel de Magcsse.— D’abord lieutenant en second dans le régiment de Berry.En 1758, il passa au régiment de Languedoc.Le sieur Mercy.— Le sieur Mercy, sous-lieutenant de la compagnie de Saint-Félix, fut renvoyé en France en 1759.Christophc-Elcazar de Mesnard.— Capitaine au régiment de Berry, il fut blessé à la bataille de Sainte-Foy, le' 28 avril 1760.11 avait été fait capitaine le 25 juillet 1758.Le sieur Million.— Le chevalier de Lévis disait de cet officier, en 1759: “Officier de 1753, blessé à l’attaque des retranchements de Montalban, dont il est fort incommodé, neveu de deux lieutenants-colonels, deux frères tués au service, et il se soutenait par les secours que lui fournissait son oncle.Il est sans fortune; il mérite beaucoup d’ailleurs par lui-même”.Le sieur Milhau avait été fait chevalier de Saint-Louis le 20 octobre 1758.Le sieur de Montdardier.— Le sieur de Montdardier, lieutenant en second de la compagnie de Trauroux, eut une triste fin.On lit dans le Journal de Montcalm, à la date du 30 mars 1758: “Le sieur de Montdardier, jeune homme de condition du Languedoc, lieutenant au — 227 ___ régiment de Berry, ayant eu une conduite indigne de son nom avait abandonne son emploi et était réduit à être maître d’école à Kamou-laska, voulant allei a Gaspé, il a été assassiné par un soldat déserteur du même régiment qui, ensuite, est mort lui-même dans les bois de froid et de faim”.Le sieur Pélissier.— Il fut dangereusement blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.Il était lieutenant de grenadiers./,c siciu de la I cio use.Il était capitaine et aide-major.Il fut blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760., .sleur P.enneleau.— Nous le voyons mentionné comme capitaine dans Berry.Claude-Joseph Pcronnet de Beaupré.— Sous-lieutenant dans Berry._ Lnan Pesés.— Décédé à l'Hôpital général de Québec le 3 mai 1^00.des blessures îeçues a la bataille de Sainte-Foy.Il était chirurgien aide-major de Berry.Lambert de Preyssac.— Premier factionnaire du troisième bataillon de Berry, il remplaça, le 22 mai 1760, le sieur de Fouilhac, promu, au commandement de la compagnie des grenadiers de ce bataillon.Le chevalier de Lévis le recommandait pour une pension dans les termes suivants, en 1760: “Sert depuis 1733, volontaire dans Mé-doc.ofiieier en 1/34, passé sans interruption de service dans Berry en 1743; il a toujours bien servi; blessé le 28 avril et a perdu un de ses frères”.Joseph-Hyacinthe de Preyssac.— Nommé à la lieutenance en second de la compagnie de Bonchamp, le 1er décembre 1759.Il fut promu à la lieutenance de la compagnie de Milhau, le 22 mai 1760.Il remplaçait le sieur Couespel.Il fut blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.Jean-Gérard Preyssac d’Ariens.— Décédé à l’Hôpital général de Québec le 9 mai 1760 des blessures reçues à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.Il avait été fait officier en 1744 et capitaine en 1746.Chevalier de St-Louis, peu avant sa mort.Henry Preyssac de Cadillac.— Le 1er mai 1760, Henry Preyssac Be Cadillac, premier factionnaire du deuxième bataillon de Berry, obtenait la compagnie de grenadiers du même bataillon.Il remplaçait le sieur de Villemontel, tué à Sainte-Foy.A la fin de la campagne de 1760, le chevalier de Lévis disait de M.Preyssac de Cadillac: “Premier capitaine, il a servi avec distinction à l’affaire du 28 avril”.Chevalier de St-Louis.Humbert de Révillard de Veyne.— Capitaine et chevalier de Saint-Louis.J-e sieur Rouçjias ou Rouilla*.— "Oifir’cr en 1744, lieutenant de la colonelle-en 1746, capitaine en 1756.” — 228 — Philippi’ Louis de Sailly.— Sous-lieutenant dans Berry.Il fut fait sous-lieutenant de la Cie de grenadiers de Villemontel le 25 juillet 1758.Le sieur de Saint-Félix.— Capitaine dans Berry.M.de Bour-lamaque le recommanda au chevalier de Lévis, le 10 octobre 1759.Chevalier de Saint-Louis le 20 octobre 1758.Le sieur Salva.— Le sieur Salvaj sergent de la compagnie de Béraud, fut nommé à la sous-lieutenance de la compagnie de Saint-Félix, le 1er décembre 1759.Joseph Sahc.— Joseph, lieutenant en second de la compagnie de Milhau, fut promu, le 10 mai 1760, à la sous-lieutenance de la compagnie des grenadiers, vacante par la promotion du sieur Toursac.Le sieur Segoin.— Le sieur Segoin, capitaine de Berry, fut dangereusement blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.Lé chevalier de Lévis demanda une gratification pour lui.Le sieur Sillart de Kcrmanguy.— Le sieur Sillard de Kerman-guy, lieutenant de Berry, décéda en 1757.Hyacinthe Sillart de Kcrmanguy.— Nommé lieutenant en second de la compagnie de Cambray, le 10 mai 1760, en remplacement du sieur Laroche de Breuilly, promu.Décidé en 1757.François-David Triaire de la Sorbière.— Le 4 mai 1758, Montcalm écrivait à M.de Bourlamaque: “Ce dernier (M.de la Sorbière), pauvre enfant, grand sot de Montpellier, fils et frère d’ingénieur, ne peut être renvoyé d’un bataillon; d’ailleurs, je ne dois pas le renvoyer, il faut qu’il vienne à la guerre; heureux, s’il y remplissait le fossé du retranchement de Lydius, et que nous l’exportassions.Il est mal venu de MM.de Berry, comme imbécile, soit; l’est-il plus que X, de la Reine?” Le jeune de la Sorbière ne laissa pas ses os dans le fossé de Lydius.En 1759, il abandonnait la lieutenance en second de la compagnie de Bonchamp pour retourner en France (1).Le chevalier de Montgon de Surimau.— “Officier en 1745, capitaine en 1746”.Le chevalier de Lévis le recommanda pour la croix de Saint-Louis qu’il obtint en 1760.Il avait épousé, à Montréal, le 15 septembre 1760, Marie-Amable Prudhomme (2).Jacques Thérond.— Lieutenant dans Berry.Fait lieutenant de la Cie de Châteauguay, le 4 novembre 1757.Montcalm écrivait à sa femme le 12 avril 1759: “11 y a dans le régiment de Berry un lieutenant (Thérond), de Caloisson; Je lui ai prêté cent écus (les lieutenants ne sauraient vivre).Il m’a dit que ses parents le lui rendraient’’.Louis Thome de Cinpré.— Lieutenant en second de la compagnie de Preyssac de Cadillac, Louis Thomé fut nommé, le 10 niai (1) A l’Ange Gardien 14 juin 1759.(2) Tanguay dit (vol.VI, p.125) Michel Mougon de Jariraenu, seigneur de lu Garde. — 229 — ‘ie“’deTaeMarlière.'a Ct,n'pa!;nie de B'raud- '« P»r la mort du Le sieur de Towsac.~ Le 10 mai 1760, le sieur de Toursac, sous-lleutenant de la compagnie de Grenadiers, était promu à la lieutenance de la compagnie d Arleins ou Darlens, vacante par la mort du sieur de Carrery.K Le sieur Trauroux.- En 1760, le chevalier de Lévis demanda la croix de Saint Louis pour le sieur Trauroux, capitaine de Berrv Marie-Joseph-Toussaint de Camay, vicomte de Trécesson.— était lieutenant-colonel et commandant du troisième bataillon de Berry.Blesse a la bataille de Sainte-Foy, il décéda à l’Hôpital général de Quebec, le 9 mai 1760.Le chevalier de Lévis venait justement de demander une pension pour lui: “Le seul des lieutenants-colonels qui nait point de pension; il a trente ans de services et plusieurs blés-sures (-*- / • Le sieur de TnmcL — Il était lieutenant-colonel, commandant le deuxieme bataillon de Berry.Blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 tl VI 11 1 / OU.?mir’ Vale,nt,f- ~~ Jué à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1/60.Lannee precedente, le chevalier de Lévis lui avait rendu le témoignage suivant: ‘Très bon officier, choisi par distinction pour remplir cet emploi (aide-major) à la place du sieur Carlan; sert en qualité de soldat en 1/36, officier en 1755, aide-major en 1759, blessé quatre fois dans les guerres précédentes”.Joseph Chauvreux de Vauderan.— Décédé à l’Hôpital général de Quebec le 9 juin 1760 des blessures reçues à la bataille de Sainte-bov U ne lettre de M.de Bourlamaque du 10 octobre 1759 dit de M.de Vaudaran: “B >est fils d’un aide-major des Invalides, ci-devant of licier dans Artois.Obligé de quitter par un travers de son père regrette dans ce régiment, passe sergent dans Berry, fait officier î’an-nee dermere, excellent sujet.” Il était lieutenant à sa mort.Le sieur de Villcmontel.— Tué à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1/60.A la fin de la campagne de 1757, le chevalier de Lévis avait demande une pension en faveur de cet officier dans les termes suivants : “Sert depuis 1727 dans la cavalerie, dans Berry en 1735; i est le seul des capitaines des grenadiers qui n’ait point de pension et na ete traité que comme premier factionnaire pour l’affaire du 8 juillet de 1 année dernière, où il était comme capitaine des grenadiers; bon officier, qui mérite de toutes les façons les grâces du Roi.” i.c sieur Villeneuve.— Lieutenant dans Berry.Guillaume de la Ville-Oroux.— Le 1er mai 1760, Guillaume de la \ îlle-Oroux, lieutenant de la compagnie de Trauroux, remplaçait H ) Le vicomte de Trécesson était à Saint-François de l’ile d’Orléans le 19 février 17r.9. — 230 — le sieur Valentin, tué à Sainte-Foy, à l’aide-majorité du troisième bataillon de Berry.Le sieur de Garnier.— D’après Bougainville (Journal, p, 326) il v avait un de Garnier lieutenant dans le régiment de Berry.LES PREMIERS COLONS DE SAINT-JEAN-PORT-JOLI Le 25 mai 1677.Noël Langlois-Traversy (1651-93), fils de Noël Langlois (1606-84), de Beauport, obtenait du gouverneur de Frontenac, un fief de “deux lieues de front, le long du Saint-Laurent, dto côté sud (sur deux lieues de profondeur), commençant aux terres de la Dlle LaCombe, en remontant jusqu’à celles de la Dlle Geneviève Couillard” (1).Le fief Langlois était donc borné, au nord-est, au petit fief l’Islet-à-la-Peau, plus tard connu sous le nom de Rhéaume; et de l’autre côté, c’est-à-dire, au sud-ouest, au fief VIslet-Saint-J eau.Ces trois fiefs avaient été concédés à la même époque (1).Quelques mois plus tôt, à la demande de Noël Langlois-Traversy lui-même, Me Jean LeRouge, arpenteur, avait tiré les lignes du futur fief Langlois.Le procès-verbal de cet arpentage, portant la date du 13 novembre 1676, semble disparu.Noël Langlois-Traversy garda son fief un peu plus de neuf ans.Il le vendit à Charles Aubert de la Chenaye, marchand, de Québec, le 19 novembre 1686 (minute de Rageot (2).Dans la mission Langlois, c’est-à-dire au Port-Joly, sur le plan général des missions du Canada, fait en l’année 1683, se trouvaient alors .seulement deux âmes (3).Ces colons devaient être: Jean-Nicolas Durand et Joseph Caron — les seuls dont on trouve les titres de concession du seigneur Langlois à cette époque.Jean-Nicolas Durand (1653-1740) Le 26 octobre 1680 (minute de Vachon), Noël Langlois-! ra-versy, seigneur du Port-Joly, concédait à Jean Durand, habitant, six arpents de terre de front, sur le Saint-Laurent, à prendre a Port-Joly, bornés et joignant la rivière des Trois-Saumons, à la charge de s y établir dans un an, etc.Quatre ans plus tard, le 25 octobre 1684 (minute de Rageot).Jean-Nicolas Durand, des Trois-Saumons, fils de Barthélémy Durand et d'Anne Vallée, de la paroisse de Saint-Nicolas de Civray (évêché (1) Concessions en fief et seigneurie, par Pierre-Georges Roy, Vol.III, p.109.(2) B.R.B., Vol.VIII, p.81. — 231 — de Poitiers), en Poitou, passait contrat de mariage avec Marguerite i( athcrine) Huot-dit-Saint-L,aurent, dont l’acte de baptême sè trouve au registre de Québec, en date du 18 février 1664 (4), fille de Nicolas Huot-dit-Samt-Laurent et de Marie Payet, de la Proierc-Ouelle l,i mariage eut lieu dans cette dernière paroisse, le 7 ianvier suivant (1685) (5)./ janvier suivant Né à Civray, en Poitou, vers 1653, Jean Durand avait dû passer (i i'.i'- la Nouvelle-bîance, a 1 âge de 18 ans, en 1671, par l’entremise de l’intendant Talon (6).Q (Jean)-Nicolas Durand fut inhumé à l’Islet le 28 septembre 1.10.ùlaiguerite Huot-Saint-Laurent, son épousé, avait été inhumée au même endroit le 2 janvier 1722.On sait que les registres ne Ouvrent qu’en 1767 à Saint-Jean-Port-Joli.Jean-Nicolas Durand a de nombreux descendants du nom par ses fils Tean-Baotiste ( 16941755), et François (1677-17.) (7).Joseph Caron (1652-1711) Le 5 octobre 1686 (minute de Vachon), Noël Langlois-Traver-sy, seigneur du Port-Joly, accordait à “Joseph Caron, habitant du Port-Joly, une concession où il est demeurant, mesurant 8 arpents de front, et bornée, d’un costé, à la rivière des Trois-Saumons, et d’aul-tre, à la terre de Dlle Geneviève Couillard (c’est-à-dire au fief l’Islet-Saint-Jean) ; la dite rivière des Trois-Saumons au sr de Traversy appartenante et séparant la dite concession d’avec celle de Jean-(Nicolas) Durand, jusqu’au dessus du sault d’icelle, où les dits Joseph Caron et Jean Durand seront tenus de suivre les lignes qui leur seront données, jusqu’à une lieue de profondeur dans les terres, depuis le bord du fleuve, qui est la profondeur de leur concession”.Joseph Caron et Jean-Nicolas Durand avaient dû commercer le défrichement de leur concesion au Port-Joly, dès l’automne de 1680, puisque le recensement fait dans l’hiver de 1680-81 (8) mentionne côte a côte: "Nicolas Durand, 26 ans, 1 fusil, 2 arpents en valeur; et Joseph.Caron, charpentier, 26 ans, 1 fusil et 2 arpents en valeur”.Joseph Caron, dont l’acte de baptême se trouve au registre de P) Dictionnaire Tanguay, Vol.I, p.313.(5) Mgr Tanguay, de même que l’abbé Adolphe Michaud, dans Les familles de la Ri-vlcre-Oueile (p.213), ont fait erreur quant il ce Jean-Nicolas Durand.(6) Engagement de Jean Durand, natif de S ni ray (sic) en Poitou, Agé de 18 ans, à Antoine Allaire et Toussaint Quenet, faisant pour l’intendant Talon, acte de Pierre Tai-leron, notaire à Laroehelle, le 4 juin 1071.(Cf.Pièces notariales, judiciaires, etc, par Pierre-Georges Roy, Vol.I, p.12, No 87 do la 2e liasse).(7) Dictionnaire Tanguay, Vols.I, p.220 et III, p.566.(8) Le recensement de 1681, publié pnr M.Benjamin Suite, dans son Histoire des Ca- nadiens-françnis, situe dans la seigneurie de Bellechnsse non seulement les familles de cette seigneurie, mais aussi toutes celles qui étaient échelonnées le long du fleuve, depuis Berthier-en-bas, jusqu’à Saint-Rocli des Aulnaies Inclusivement.• 232 — Québec, en date du 29 mars 1652 (9), était le fils de feu Robert Caron et de Marie Crevet, remariée à Noël Langlois (1606-84), de Beauport, père de Noël Langlois-Traversy (1651-93), seigneur du Port-Joly.Seigneur et censitaire étaient donc de vieilles connaissances.Joseph épousa Elizabeth Bernier, fille de Jacques Bernier dit Tean-de-Paris, et d’Antoinette Grenier, du Cap Saint-Ignace, le 23 novembre 1683 (10), vraisemblablement dans cette dernière paroisse.Née en 1668-69, d’après le recensement de 1681, Elizabeth Bernier ne pouvait avoir plus de 14 à 15 ans, lors de son mariage.L’acte de sépulture de Joseph Caron se trouve au registre du Cap Saint-Ignace, en date du 30 mai 1711, tandis que celui d’Elizabeth Bernier, sa femme, se trouve à l’Islet, en date du 5 avril 1744 (11).On a vu que les registres de Saint-Jean Port-Joli ne s’ouvrent qu’ey.1767.Ces époux sont les ancêtres de toutes les familles Caron originaires de Saint-Jean Port-Joli.Léon ROY L’ASTRONOME PELTIER Dans sa livraison du mois d’août 1939, la revue américaine Readers Digest résume du Country Home Magazine, un élogieux article sur Leslie C.Peltier, cultivateur de l’Ohio devenu marquant astronome amateur.Il était alors âgé de 39 ans et avait commencé à étudier l’astronomie à 16 ans, tout en aidant son père à exploiter sa ferme.Le jeune Peltier adopta la tâche d’envoyer régulièrement à l’Université d’Harvard le détail de ses observations astronomiques.On les trouva si exactes qu’en 1919 l’Université prêta à son collaborateur bénévole un télescope d’une certaine valeur.Aidé de son père, le jeune Peltier se construisit aussitôt un observatoire rustique et, à partir de 1921, il s’adonna surtout à la recherche des comètes.En 1925, il en remarqua une qui lui parut intéressante et il notifia les professionnels.Pour ce l’“Astronomical Society of the Pa' cific” lui remit une médaille./ On porte à son crédit d’autre observations au cours des années (0) Dictionnaire Tanguay, Vol.I, p.103., (10) Leur contrat de mariage fut fait sons seing-privé, vers le 21 novembre 1 déposé dans le greffe de Me Gilles Rageot, le 27 octobre 1684.(11) Dictionnaire Tanguay, Vols.I, p.103 et II, p.548. 233 — 1930, 1932 et 1933.Mais le grand événement de sa vie prit place en 1936 alors que, le 15 mai, l’astronome amateur découvre une comète géante inconnue qu’il signala le premier.Pour ce, elle reçut le nom de comète Peltier.Cet astre ne repassera près de la Terre que dans 400 ans.Une telle trouvaille valut à Peltier, de l’“Américan Association of Variable Star Observers”, une récompense très rarement accordée.En 1939, l’heureux astronome signala une nouvelle comète.Celle-ci porte le nom de Cosik-Peltier parce qu’elle fut notée en même temps par un astronome russe.Bref, il y aurait beaucoup à dire sur ce savant amateur, toutefois, nous aimerions surtout apprendre s’il est d’origine canadienne par son père ou son grand-prère.E.-Z.Massicotte QUAND LA FRANC-MAÇONNERIE A-T-ELLE PÉNÉTRÉ AU CANADA?Voilà une question que se posent les lecteurs de “La Revue Historique” depuis des années et des années.Je la retrouve encore dans le numéro commémoratif du cinquantenaire de cette si intéressante revue, paru il y a quelques semaines à peine.Si on n’y répond pas, c’est probablement qu’on a peur, en répondant, de se signaler comme faisant partie de cette société qui n’est pas précisément bien vue en notre province.Pourtant on trouve au pays tous les éléments voulus pour y répondre.Je suis même surpris que deux religieux réputés, qui sont, il va de soi, au-dessus de tout soupçon et ont écrit sur la franc-maçonnerie dont ils ont fouillé l’histoire, n’aient pas donné de précisions sur l’origine de cette secte au pays, secte qui éveille la curiosité de tant de chercheurs.Je veux parler des RR.PP.Hamon et de Léry.Plusieurs histoires générales de la franc-maçonnerie, publiées en Angleterre et aux Etats-Unis, parlent des loges canadiennes.On possède en plus l’histoire (?) de John Ross Robertson, publiée à Toronto, la History of Freemasonry in Quebec de John FI.Graham, publiée 1892 chez John Lovell à Montréal.Ajoutons à cela les manuscrits du fonds Baby, autrefois à la bibliothèque St-Sulpice et maintenant à l’Université de Montréal, les minutes de la Grande Loge de Montréal (1762-68); les minutes de la loge St-Peter’s No.4 (fondée en 1768) — 234 — — ces deux derniers documents sont aux archives fédérales — sans parler de nombreuses pièces documentaires qui ont été signalées par les chercheurs, tel M.E.-Z.Massicotte et d’autres.Pour satisfaire la curiosité fort légitime de vos lecteurs, je vais m'efforcer de vous donner ici le résultat de mes propres recherches: Apparemment, la franc-maçonnerie aurait pénétré au Canada dès avant Champlain.En effet, en 1827, une expédition minéralogique trouva sur les bords de l’Ile aux Chèvres, dans le bassin d’Annapolis, une pierre mesurant 2l 2 3/z pieds par 2 pieds, portant l’emblème maçonnique (l’équerre et le compas) et la date 1606 (1).Ea première loge à Québec (d’après des pièces documentaires qui étaient à Paris (je les ai vues vers 1906) serait celle des “Francs-Maçons régénérés” dont on possède les archives de 1721 à 1748.Cette loge détenait une charte de la première grande loge fondée hors de l’Angleterre, Amitié et Fraternité de Dunkerque (2).Elle existait encore à Québec lors de la Conquête et échangea sa charte française pour une charte de la Grande Loge d’Angleterre en 1767 et prit le nom de “Les Frères du Canada”.On en retrace l’existence à Québec jusqu’à 1788.Le 8 juin 1788, cette loge cédait sa charte à ses affiliés de Montréal (3).Cette loge n’était pas la seule loge française à Montréal.Le document que vous citez dans votre livraison de mars se rapportait non pas à une loge ordinaire mais à une grande loge de district (District Grand Lodge) — et incidemment le secrétaire de cette loge, Wm.Grant, fut le premier profane à être initié au Canada après la Conquête.Son certificat d’admission, en date du 16 octobre 1760, est aux archives fédérales.Comme une grande loge est composée de vénérables en office et d’ex-vénérables (lire présidents et ex-présidents) de loges, il est évident que les Canadiens-français dont on signale les noms avaient été à la tête de loges subordonées.C’est dire qu’à cette époque reculée (1771), il devait y avoir nombre de loges au pays.En effet, la charte des “Frères du Canada” porte le numéro 23 de l’ordre “Ancien”.Tl y avait à ce moment au Canada trois grandes loges maçonniques qui émettaient des chartes à des loges subordonnées.Les “An-tient , comme on écrivait dans le temps, constituaient une de ces grandes loges.Cette grande loge locale autorisa en 1768 la fondation d’une loge subalterne, qui fut connue sous le nom de “St.Peters No.4”, qui comportait dans ses cadres tellement de Canadien-français qu’à la réu- (1) A oir nu mot “Canada”, “Encyclopaedia of Freemasonry” de Albert G.Macknv et collaborateurs (Masonic History Company, 1021).(2) Orthodoxie maçonnique par J.M.Ragon — Paris 1853.(3) Fonds Baby B XVI. — 235 — nion du 24 juin 1/71, on décida qu à partir de cette date, une réunion par mois (on en tenait deux) serait en français.Chose remarquable, les membres anglais assistaient assidûment‘aux réunions françaises Il est evident qu’Anglais et Français s’entendaient alors à merveille puisque les dignitaires de cette loge étaient Jean Rochat vénérable-François Picoté de Belestre, 1er surveillant et Pierre Gamelin, 2e surveillant (4).Les réunions se tenaient alors chez le cabaretier Pierre Arnoldi.Charles E.Hot.mes UN BANQUET À LOUIS FRÉCHETTE En 1880, l’Académie française accordait un prix Montyon à Louis E léchette.C était la première fois que l’Académie française com onnait un poete ou un écrivain canadien.La joie fut grande parmi les amis .du poète et; même parmi ses adversaires politiques car plusieui s parnji eux avaient assez de largeur d’esprit pour oublier les uidis coups que leur avait portés l’homme politique pour ne songer qu’au poète.¦ Louis Fréchette passa une partie de l’été de 1880 en France.Dès son retour à Québec, à l’automne, ses amis décidèrent de lui offrir un banquet.Cet événement eut lieu à l’hôtel Saint-Louis, le 17 novembre 1880.Le banquet fut présidé par l’honorable Juge Henri-T.Taschereau, et près de deux cents convives étaient présents.A la table d honneur, outre le Juge laschereau et le poète lauréat, on voyait le comte de Premio Real consul général d’Espagne, le sénateur C.-A.-P.Pelletier, M.Wasson, consul des Etats-Unis, l’honorable François, Langelier, M.Lefaivre, consul de I^rance, l’honorable Wilfrid Laurier, le baron Bols, cçnsul de Belgique, l’honorable David Ross, l’honorable Isidore Thibaudeau, etc, etc.Après les santés d’usage à la reine et au gouvernement général, on but à la santé de la France, de 1 hôte de la soirée, à la littérature canadienne anglaise, à la littérature canadienne française, à la presse, aux dames, à la ville de Lévis, berceau natal de Fréchette, etc, etc.Les discours furent prononcés par M.le juge Taschereau, M.Fréchette, Georges Stewart, Pamphile Le-may, l’honorable W.Laurier, J.-M.Lemoine, H.-J.-J.-B.Chouinard, Oscar Dunn, Ernest Pacaud, C.Massiah, J.J.Gahan, Nazaire Levasseur, Charles Langelier, Alphonse Pouliot, Achille Larue, etc.etc.(4) Documents MacDonald, archives fédérales. 236 — L’AVIATEUR MOISSANT Le père de l’aviateur Jean-Baptiste Moissant se prénommait Mé-dore.Il appartenait à la famille “Moisan”, prolifique dans la région de Québec., , ., Moissant ne cachait pas que son père et sa mère étaient Canadiens français et il le déclara à diverses reprises.Né à Manteno, état de l’Illinois, vers 1875, Jean-Baptiste grandit à Chicago.Son père avait là une boulangerie dont il tirait ses moyens d’existence avec ses trois fils, Georges, Alfred et Jean-Baptiste._ Forcés d’abandonner les affaires, Médore et ses rejetons se rendirent à San Francisco.De cette ville, les trois jeunes Moissant émigrèrent à la république de Salvador, où ils réussirent à acquérir une plantation de café et de cannes à sucre.Le 24 juillet 1090, l’ingénieur français Louis Blériot traversait la Manche, de Calais à Douvres, en aéroplane.Cet exploit eut “un retentissement énorme”.Cette même année, ayant pris part à une révolution à Salvador, J.-B.Mûrissant dut s’enfuir et, comme les journaux du monde entier relataient les progrès que la navigation aérienne faisaient en Europe, l’aventureux Moissant partit pour la France.Au pays de ses ancêtres, le jeune franco-américain acheta un monoplan Blériot et, après divers essais, il fit une envolée qui étonna le monde en traversant la Manche avec un mécanicien français, Fi-leux.Cela ne s’était pas encore fait; Blériot avait accompli son envol seul.“Du premier coup, Moissant était entré dans la gloire”.De retour en Amérique, en octobre 1910, Moissant remporta deux bourses de $10,000 offertes à l’aviateur qui, partant d’un point donné irait contourner la statue de la Liberté, dans le port de New-York et reviendrait atterrir au lieu de départ.Il avait fait le trajet en 34 minutes, soit un mille à la minute, puisque la distance parcourue était de 34 milles.Le 29 octobre, il s’éleva à la Nouvelle-Orléans à une hauteur de 9000 pieds.Jean-Baptiste Moissant perdit la vie, le 31 décembre 1911 en faisant une envolée d’essai.Cet aviateur avait alors une réputation de bravoure sans égale.A sa mort, il laissait une fortune évaluée à $125,000 dont les revenus devaient être consacrés à l’instruction de ses enfants.E.-Z.Massicotte — 237 — QUESTIONS Quel est ce sieur de la Milice qu’on mentionne de temps en temps dans les dermeres années du régime français ?Quelle occupation avait-il ici?Dans les Papiers Desandrouins, il est question d’un sieur de la Milice, piqueur au fort de Carillon, qui v fit une fortune en trois années et retourna ensuite en France.N’est-ce pas le sieur de la Milice mentionné plus haut?A.G.B.t °wtl est ce M.Hoard Dormicourt qui fait baptiser un enfant à St-Nicolas le 11 juillet 1776.Il était encore dans cette paroisse le / jam ici 1778 puisqu il signe à l’acte de sepulture du curé Carpentier, St N.Les noms dont il est question ici sont tirés du volume “Les Patriotes de 1837-1838” par L.-O.David.Page SI: “Charles Forget, Etienne Forget et Jean-Baptiste Forget de Saint-Janvier furent tués tous les Trois”.Page 68: “.tous furent amnistiés, à l’exception de Jean-Baptiste Lussier, Louis Lussier.etc”.i 'age 267 : parmi les exilés en Australie on mentionne Moïse Longtin et Joseph Longtin.J aimerais savoir les noms des pères et mères de ces patriotes, et les noms des épouses de ceux qui étaient mariés.U.F.En marge de l’article "Quelques vieilles familles”, publié dans la livraison de décembre 1943 (p.374).du Bulletin des Recherches Historiques, voici quelques notes complémentaires: Il ne fait pas de doute qu’il s’agit du Michel Feuillay du recensement de 1666.Il passa contrat de mariage au Cap-de-la-Madeleine (de La Tousche, not.), le 18 octobre 1668 vec Louise Le Bercier.Il sp dit “Michel Feuliant, habitant de la Seigneurie de St-Eloy” (Ba-tiscan) \ — fils de René Feuliant et de Mathurine Micou, de St-Pier-re-le-Vioux, en Poitou."Louise Le Bercier est fille de Jean Le Bercier et de Marie Moire (ou “Morre”) d’Auvergnal en Poitou.“Je n’ai pu retracer l’acte de décès de Michel Feulion.Il était mort cependant en 1692, lors du mariage de sa fille Barbe avec Jean-Baptiste LeBert (contrat devant Michel Roy, 20 nov.). — 238 — “Michel Filion, qui apparait dans les registres de Boucherville en 1702, était le fils de notre Michel, et était établi à Lachenaie.“Les actes de U’époque appellent notre homme de diverses façons: Feulion, Feuillant, Feuliant, Fcuillay, et jamais Filion.Quant à lui, il était illettré.Le notaire Michel Roy, qui a rédigé plusieurs actes dans lesquels il est fait mention de lui le nomme toujours Fculion.“Michel Feulion fut un des premiers colons de Ste-Anne de la Pérade.Il s’y établit en 1669.’’ Raymond Douville Dans l’été de 1757, le navire la Toison d’or qui transportait quelques compagnies du régiment de Berry à Québec, fit naufrage dans le Saint-Laurent.Où?Quand?Y eut-il plusieurs pertes de vie dans ce naufrage?' ABC Qui me renseignera sur le chevalier de Gagnero ou Gagnereau mort à Montréal ou à Québec dans le cours de l’année 1758.Apparemment, il était officier dans un des régiments de Montcalm.A.B.C.Un village des environs de Montréal portait autrefois le nom de Mouillepied.Quelle est l’origine de ce nom?Longue Où se trouvait autrefois la localité appelée Les Sources?Longue Où trouverais-je des renseignements sur le fameux traiteur du régime français, Louis Gatineau?T.R.Où se trouvait le pays des Ouiatanons dont il est si souvent question dans les vieux papiers du régime français?A.O.B.Sous le régime français quel était l’itinéraire exact des voyageurs qui se rendaient de Québec à la Louisiane?Ls B. — 239 Que voulait dire M.Doreil au ministre dans une lettre de 1755 quand il lui proposait d’envoyer ici un bataillon irlandais Et il ajoutait ‘ d autant plus qu’il aurait toutes les ressources nécessaires nour se recruter .1 Can En 1755.un jeune français protégé par le marquis de Maille-bois passa dans la Nouvelle-France et fut attaché au régiment de Languedoc temporairement en qualité d’enseigne ou de lieutenant II se nommait Courcy d’Iberville, d’après une note que j’ai sous ’les yeux.Que devint-il ?A.B.C.Je lis dans une lettre du 15 août 1757 que M.de Girard, lieutenant au second bataillon de Guienne, mourut à bord du vaisseau le Raphael qui le transportait à Québec.M.Girard décéda un ou deux jours avant d’arriver à Québec.Fut-il jeté à la mer?le Raphaël amenait 100 hommes de troupes à Québec et 24 moururent pendant la traversée.Cur LE JEU DE GOLF AU CANADA Le jeu de golf est, dit-on, d’origine danoise, mais, importé en .Ecosse dès le quinzième siècle, il devint presque le jeu national de ce pa\s.Le jeu moderne de golf se joue avec des clubs et des balles sur un terrain spécialement aménagé qu’on nomme links.Les Ecossais qui vinrent s’établir au Canada et aux Etats-Unis dans les premières années du dix-neuvième siècle jouaient probablement au golf, mais le fait n’a pas été noté par les chroniqueurs ni les journaux du temps.Le premier club de golf dont on connaît l’existence est le Royal Montreal Golf Club fondé en 1873.Le Quebec Golf Club date de l’année suivante (1874).Le Toronto Golf Club ne vit le jour qu’en 1876.Pour une fois, Montréal et Québec ont tracé le chemin à Toronto dans le domaine du sport.Les Etats-Unis virent le jeu de golf plusieurs années après le Canada.En 1894, La République voisine ne comptait encore que quatre clubs de golf régulièrement organisés.Aujourd’hui, la moindre petite ville des Etats-Unis et du Canada a son club de golf. — 240 — QUI ÉTAIT SAM SUCK?En 1835, le Nova Scotian commença à publier des articles humoristiques, sous le pseudonyme Sam Slick.Ces articles firent sensation et furent reproduits dans la plupart des journaux d’Angleterre et des Etats-Unis.L’auteur, encouragé par les succès de ses productions, les mit en volumes, sous le titre The sayings and doings of Sam Slick of Slickville.Le premier volume fut publié h Halifax en 1836, et les deux autres à Londres en 1838 et en 1840.Ces ouvrages furent suivis de The attaché or Sam Slick in England (1843-1844) et Sam Slick’s zvisc sows and modern instances (1853) etc, etc.Qui était Sain Slick?La question fut beaucoup discutée autrefois.Le problème est maintenant résolu et tout le monde s’accorde à reconnaître dans Sam Slick le juge Thomas Chandler, de la Nouvelle-Ecosse.Né à Windsor le 17 décembre 1796, Haliburton fut avocat, dfputé, jupe, etc.Il descendit du banc en 1856 et s’en alla vivre en Angleterre où il fut député à la Chambre des Communes.Il décéda à Isleworth-on-the-Thames, en Angleterre, le 27 août 1865.Ses livres avaient eu un énorme succès.LES FRÈRES LAIS L’Ordre des Récollets établi dans la Nouvelle-France dès ses origines ou à peu près avait des Pères et des Frères lais.Le Frere Didace Pelletier, mort en odeur de sainteté, était un Frère lai.Lai est une corruption du mot laïque.Un Frère lai, disent les vieux dictionnaires, eÿ un homme dévot et non lettré, qui s’est donné à quelque couvent pour servir Dieu et les religieux, qui a un habit différent des membres de la communauté, qui n’entre point dans le choeur, ni dans le chapitre, qui n’est point dans les ordres, et qui fait seulement voeu de stabilité et d’obéissance.Dans les couvents de femmes, on avait aussi des Soeurs laies mais on les appelait plus ordinairement Soeurs converses.On voit des Frères lais dans les communautés d’hommes dès le onzième siècle.Les Frères lais existent encore mais on leur donne un autre nom aujourd’hui. — 241 — LA FAMILLE AYLWIN La famille Aylwin n’est plus représentée à Québec mais elle y a vceu pendant près d un siècle.Thomas Aylwin né dans le comté de Hampshire en Angleterre, en 1720, s’établit à Québec peu après la Conquête.Peut-etre faisait-il partie de cette catégorie de commerçants qui accompagnaient l’armée de Wolfe et qui se croyaient tout permis parce que le Canada était devenu terre britannique En 1764 on voit Thomas Aylwin parmi les grands jurés de Québec qui déclaraient la reagion caholique a nuisance.Aylwin, en tout cas, devint un des marchands importants de Québec, et, en 1760, il était élu député grand maître des francs-maçons de la capitale.Il décéda à Québec le 14 avril 1791, a 1 age de 63 ans.Sa femme, Annah Lucy Cushing décéda moins d’un mois après lui, le 20 mai 1791.Le époux Aylwin laissaient trois fils.L aîné, Ihomas Aylwin, fut nommé grand connétable du district de Québec le 25 avril 1823 et interprète des cour le 22 octobre de la même année.Il décéda à Québec le 4 juin 1835 C’est du mariage du grand-connétable Aylwin avec Maria Connolly que naquit Thomas Cushing Alywin qui fut avocat puis juge de la Cour du Banc du Roi.M.Aylwin fut un avocat très recherché et un juge de i*lande îeputation.Il s était aussi occupé de politique et représenta à la Chambre
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.