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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1967-01, Collections de BAnQ.

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Vol.69 Lévis — Janvier 1967 Nos 721 F LE BULLETIN DES Recherches L' .REVUE D'ARCHEOLOGIE, D'HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC.DIRECTEUR ccttège Sac/te- ANTOINE ROY Autorisé comme envoi postai de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa.969923 LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de l'abonnement : $5.00 par année DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Saint-Cyrille Ouest, QUÉBEC SOMMAIRE Janvier 1967 Pages JEAN-JACQUES LEFEBVRE.— Le capitaine Jean-Pierre Anthoine-Guermier Laviolette (1732-1797), De Boucherville et sa famille.Suite.RENE BELANGER, p.r.— La Passe-Pierre .LA PREMIERE CLEMENCE ROYALE.LE r-p,RJ?î!FR LIVRE imprime EN LANGUE SAUVAGE AU LES PREMIERES COURSES DE CHEVAU/ .LE PREMIER COLLEGE DE MONTREAL LE PREMIER NAVIRE DE HAUTE MER CONSTRUIT A QUEBEC LE PREMIER MARCHAND EPICIER .LES PREMIERS FERBLANTIERS.LE PREMIER GRAND VOYER .LE PREMIER BAL .A NOS AMIS.ANTOINE ROY.— Court exnosé sur notre bibliographie générale des v oyageurs au Canada.1534-1967.Géographie — Voyages — Descriptions HUBERT LETOURNEAU.— Constitution du Canada en 1867 LES JOURNAUX DE QUEBEC DE 1764 A 1964 LE PREMIER MAIRE DE QUEBEC LE PREMIER CONSEIL MUNICIPAL DE QUEBEC 3 14 15 15 17 17 18 19 19 20 20 21 25 36 37 37 ELZEAR BEDARD.Photo .POUR CEUX QUI LISENT.LETTRE DE PAMPHILE LE MAY.REMARQUES SUR LA CHAPELLE DE SILLERY LIVRES A VENDRE.Aux Bons Soins de la Revue LE BULLETIN des ” Historiques Vol.69 Lévis — Janvier 1967 No 1 Le capitaine Jean-Pierre Anthoine-Guer-mier-Laviolette (1732-1797), De Boucherville et sa famille Jean-Jacques LEFEBVRE, M.S.R.C.Archiviste en chef, Cour supérieure, Montréal.Le vent de l'histoire n'est souvent qu'un vent d’orage.Il passe laissant debout les chines enracinés dans la bonne terre.Victor BUCAILLE, Les Nouvelles Littéraires [Paris] le 25 août 1966.(Suite) LES CHICOYNE Remariée à Boucherville dès le 30 mars 1798 à Pierre Chicoyne, Julie Mezière-Laviolette mourut à Saint-Marc-sur-Richelieu en 1807, où son second mari était marchand.LE CAPITAINE PIERRE CHICOINE (1768-1838) Pierre Chicoine (1768-1838 £ Verchères), qui avait d’abord épousé à Verchères en 1784 Louise Guyon (1758-1788), était fils de Pierre Chicoine (1739-1803 £ Verchères), coseigneur de Bellevue, et d'Angélique Paquette (1742-1827) dont le mariage avait été célébré à Verchères en janvier 176111 et petit-fils de François Chicoine (17 -1766 £ Sainte-Anne-du-Bout-de-lTle, [aujourd’hui, de Bellevue], aussi seigneur, et de Françoise Dansereau (1714-1765 £ Montréal), qui se noya.Enfin son arrière-grand-père, Pierre Chicoine (fl.1676-173 ) — le fils du pionnier Pierre (1641-1691) — avait épousé à Montréal en 1700, Anne Bétourné (1682-172 ).D^3A 4 C’est à son décès en 1838 que le deuxième mari de Josephte-Julie Mezière apparaît comme capitaine de milice.THERESE LAVIOLETTE-A1NSE (1788-1814) Née à Boucherville le 3 février 1788 elle n’avait que quatorze ans à son mariage, en 1806, à Joseph Ainse.JOSEPH AINSE (1744-1802 J Varennes) SEIGNEUR DE LT LE SAINTE-THERESE Entre Pointe-aux-Trembles et Varennes git l'ile assez considérable, dite Sainte-Thérèse, ainsi nommée, sans doute, en l’honneur de Thérèse Sidrac Du Gué, épouse de Charles-Gaspard Piot de Langloiserie, seigneur de cette ile au commencement du XVIIIe siècle12.Sous le régime anglais, John Maxwell en devint le propriétaire en octobre 1771 par vente judiciaire des biens saisis de Louis-Hector P.de Langloiserie (1699-1768).Dès 1779, Joseph-Louis Ainse s’en portait acquéreur.Le fief devait rester à ses descendants jusqu’à l’abolition de la tenure seigneuriale de 1854-1860.Le premier seigneur Ainse était né à Makinac le 1er mai 1744 — Hains, dans Tanguay —13 du mariage de Joseph Hains (1717-1746 J Cahokia) et de Constance Chevalier (fl.1719-1780).Il n’avait pas deux ans à la mort de son père, et sa mère s’était remariée en 1751 à François-Louis Cardin, qui devint notaire à Makinac en 1756, était Français de naissance — et non le fils de Maurice Cardin, de Trois-Rivières, comme le dit Tanguay —.LES BEAUCHAMP Un fils de l’ancien notaire de Makinac, Louis Cardin, vint se marier à Varennes en janvier 1781 à Marie-Josephte Beauchamp, fille de Joseph B.et de Marie Girard — et soeur, entre autres, de Joseph Beauchamp (1739-1825), capitaine de milice, et un moment, 1809, député de Ver-chères.Déjà octogénaire, Joseph Beauchamp se remaria, 1822, à Julie de La Morandière (J 1824), la mère de Ludger Duvernay, de trente ans sa cadette, et il lui survécut encore14.Le premier seigneur Ainse était encore le petit-fils de Joseph Ainse (1689-1756), d origine anglaise, et qui contracta quatre mariages.Tanguay en son Dictionnaire semble en faire deux personnages13. i7^rèS\?“ Premier mariage’ cé,ébré à l’Ange-Gardien près Québec en 1710 a Marguerite Marois, Joseph Ainse — le père du voyageur de I akmac et de Cahokia — se remaria encore à Québec en 1718 à Dorothé -essard • de nouveau, en 1726, à Françoise Pinel ; enfin à Sainte-Foy en 1732 a Catherine Migneron (fl.1706-1747) dont est issue, entre autres, Françoise Hians (1740-1813 f Longue-Pointe) - ainsi signait- LES MONDELET M dee fn mariage à Quéhec en 17S9 au Parisien Dominique Mondelet (1735-1802 $ Saint-Marc) à la fois chirurgien et notaire fut la mere de Jean-Marie Mondelet (1772-1843), notaire et homme politique, et 1 aïeule des juges Dominique Mondelet (i 1863) et Charles Mondelet (f 1876) 1B.Homonymie toujours, un autre Joseph Hains (1685-1745) originaire de Boston, épousait à Montmagny en 1712 Marie Posé (J ’ 1781).1 a egalement laissé une nombreuse descendance en ligne masculine.Joseph Ainse, le premier seigneur, avait épousé circa 1775 Thérèse Douaire-Bondy (1745-1817 $ Varennes), probablement fille de Joseph Douaire, et de Cecile Campeau ($ 1782, Varennes).Elle lui survécut quinze ans.Joseph Ainse fils (1783-1861 J Varennes) succéda naturellement à son pere comme seigneur de lTle-Sainte-Thérèse.C’est l’époux précité de Therese Laviolette, laquelle, comme sa mère, mourut fort jeune, en novembre 1814, a Varennes.Leur mariage avait été célébré à Boucherville en février 1806 De leur union étaient nés, à tout le moins, trois enfants : Zoe (1806-1842 J Varennes) dont le mariage fut célébré à Montréal par k pasteur de 1 église Saint-Gabriel, en 1833, au Suisse Amury Girod (î loJ/), agronome et publiciste, venu au Canada en 1828, le rôle de Girod dans la période agitée des années de 1830 est bien connu ; Françoise (1808-1850) mariée en 1827 à Varennes au docteur Lugene-Lapoleon Duchesnois (fl.1808-1875 J Buenos-Aires (?) ” dont un fils, Napoléon D.(1834-1909), médecin, marié à varennes en 1862 a Cornélie Le Moyne de Martigny (1838-1916) • et une fille, Françoise dite Fanny (1828-1906 t Varennesl’ M°réal en 1845 Charles-François Painchaud (l«-5-1841), médecin, un moment député de Verchères (mai 1863) • enhn un fils, Joseph Ainse (1814-1884 $ Varennes, - sa naissance coûta (i la vie à sa mère — agriculteur lors de son mariage à Montréal en 1849 à Louise Gervais (1828-1872), originaire de Contrecoeur.LES VIGNAU Joseph Ainse, veuf de 1 hérèse Laviolette, se remaria à Boucherville en novembre 1819 à Charlotte Vignau (1793-1874 $ Varennes), fille du capitaine Joseph Vignau (1759-1844 f Boucherville) et de Geneviève Jacob (1765-1838) et petite-fille du Béarnais Marc-Antoine Vignau (1718-1802 | Boucherville), chirurgien des troupes, qui avait épousé à Boucherville, en 1754, Marie Quintal (1722-1808), LE CAPITAINE FRANCOIS QUINTAL (J 1771) fille du capitaine François Quintal (1682-1771) et de Marie Guertin (1696-1766).De son second mariage à Charlotte Vignau, Joseph Ainse, seigneur de Sainte-Thérèse, eut encore deux filles: Charlotte (1820-1890 X Varennes), mariée au docteur Auguste Delisle18 ; et Zaïre (1830-1891 | Varennes) — le seigneur Ainse était-il un lecteur de Voltaire?— qui épousa a) à Varennes en 1851 le Dr John Buxton, de Mascouche,, fils de John B.et de Sophie Marchand ; b) à Montréal en 1858 Jean Bossue-Lionnais (1814-1866 X Varennes) ; c) à Montréal en 1868 J.-B.Gariépy (1814-1883).Ces précisions sur les Ainse, dont l’origine ne fut pas facile à dépister, sont, croyons-nous, en partie inédites.LE LT-COL’EL J.-B.LAVIOLETTE (jl.1788-1838), DE SAINT-EUSTACHE A la deuxième génération, J.-B.[-Etienne] Laviolette, né à Boucherville à la Noël 1788, fils du capitaine Jean-Pierre Laviolette, épousait à Saint-Eustache en 1811 Adélaïde Lemaire-Saint-Germain, fille d’André Lemaire et d’Ursule Dion.Lieutenant du deuxième bataillon de milice d’élite en 1815 sous le commandement du lt-col’el Pierre-Ignace Malhiot ($ juin 1817, Boucherville, inhumé dans l’église), J.-B.Laviolette devint lieutenant- colonel commandant d’une division de milice des Mille-Iles dans les années 1830.En la même paroisse de Saint-Eustache, il se remaria en 1832 à Marguerite Gagnier — fille de Pierre-Remi Gagnier (J 1817), notaire et arpenteur1® — et veuve du docteur Jacques Labrie (J 1831), ancien député d’York [Deux-Montagnes-Vaudreuil], 1827, et éducateur bien connu en nos annales.L’année précédente, en 1831, la fille du docteur Labrie, Marie, avait contracté mariage avec le brave et infortuné Jean-Olivier Chenier (t 1837) le héros de Saint-Eustache.Elle se remaria en 1839 à Auguste [Brien-] Desrochers.De l’union LAVIOLETTE ET LEMAIRE-SAINT-GERMAIN, une fille et un fils, Thérèse-Adélaide et Joseph-Gaspard.LES LEFAIVRE Thérèse-Adélaide (1817-1896) née à Saint-Eustache, décédée à Montréal, épousa en sa paroisse natale le 6 novembre 1838 Louis-Michel Lefaivre (1811-1875 $ Saint-Vincent-de-Paul, Ile-Jésus), fils du marchand de Vaudreuil, J.-B.Lefaivre (1779-1829) codéputé d’York [Deux-Montagnes-Vaudreuil] avec le docteur Jacques Labrie, en 1827, et qui périt dans les rapides de Lachine au mois d’août 1829.Le député J.-B.Lefaivre, né à Pointe-Claire, avait épousé à Vaudreuil en juin 1806, Charlotte Saint-Julien (1788-1819), fille du capitaine Michel Saint-Julien 20a.L’n cousin de Charlotte Saint-Julien-Lefaivre, Michel — fils du député Pierre Saint-Julien — marié à Vaudreuil en 1837 à Théotiste Hurtubise, fut le père du juge Joseph-Timoléon Saint-Julien (1840-1908).Celui-ci, né à l'Orignal, Ontario, décédé à Hull, avocat en 1866, épousa a Montréal, en juillet 1867 Louise Papineau (1841-1880 J Papineau-ville), et devint magistrat de district.Leur fille unique, Angèle (18731913), épousa à Aylmer en 1895 François-Albert Labelle (1870-1933), notaire, président de la Chambre des Notaires en 1915.Du mariage de LOUIS-MICHEL LEFAIVRE ET D’ADELAI-DE LAYIOLErTE, un fils, Adolphe (1840-1923 J Montréal), marié à Holyoke, Mass., en 1871 à Marie Fradet, A.-A.LEFAIVRE (J 1939) dont, entre autres, Arthur-A.Lefaivre (1872-1939), né à Holyoke, décédé à Montréal.Il épousa à Beauharnois en 1897 Rachel Garand 8 ($ 1946), tille de Moïse Garand (1830-1902 J Montréal), notaire (1855) près de cinquante années, et de Julie-Alix Prévost (| 1905), dont mariage à Vaudreuil en 1853.Le soussigné a bien connu Arthur-A.Lefaivre, pendant quelque dix années aux Archives.Bel homme, de taille moyenne, au teint et aux cheveux clairs, les yeux bleus, A.-A.Lefaivre avait les manières, toujours courtoises, du gentilhomme d’avant 1914.Inspecteur d’assurances pendant trente ans à Montréal, il consacrait tous ses loisirs à la généalogie.Il recueillit des notes très précises sur les siens, descendants de J.-B.Lefebvre, marié à Montréal en 1676 à Cunégonde Gervaise.Il est décédé subitement au Jour de l’An 1939.LE LT-COL’EL JOSEPH-GASPARD LAVIOLETTE ($ 1903) Le fils de J.-B.Laviolette, Joseph-Gaspard Laviolette (1812-1903), né à Saint-Eustache, décédé à Montréal, non pas seigneur de Sherrington comme le dit Gustave Turcotte en son Conseil législatif de Québec (1744-1933) 20,1 — il n’y eut jamais de seigneurie de ce nom — mais agent de la seigneurie de Léry (Napierville) fut un citoyen important de Napierville et du comté, dont il fut préfet, commissaire du recensement, etc.Membre du conseil d’administration du chemin de fer de Montréal & Champlain, N.Y., commissaire aux enquêtes sommaires, il fut, comme •son père, lieutenant-colonel de milice.Il semble avoir vécu à Napierville jusqu’au temps de la Confédération (1867).Nommé en 1875 membre du Conseil législatif de la province, il y siégea plus de vingt ans.Il présida le Collège des gouverneurs de l’Université Laval de Montréal.Il était commissaire censeur et vice-président de la Banque provinciale du Canada à son décès survenu à Montréal en octobre 1903.Il avait épousé à Montréal en 1834, Célanire Roy (fl.1816-1857) veuve de Pierre Beaudry, et fille de Louis Roy-Portelance, ancien député de Montréal21 et de Louise Languedoc (1785-1818 J Montréal).Il contracta, vers 1864, une deuxième union avec Corinne Bédard (1829-1881 J: Montréal), fille de Thomas Bédard (J 1857), notaire, de l’Assomption 22.1 Suzanne-Amélie (1841-1908 J; Montréal) ; mariée à Napierville en 1860 à L.-Norbert Duberger (J 1873), marchand, dont une fille, Suzanne, mariée en 1890 à J.-Théo.Cardinal22a ; On lui connaît quatre filles : 2—Mélanie, mariée à Napierville en 1857 à Daniel-Adolphe Ples-sis-Bélair, de Saint-Eustache, dont un fils, Alphonse-P.Bélair, épousa à Montréal en 1887 Camélia Bruchési, sœur du futur archevêque de Montréal ; de ces derniers, entre autres, un fils, Joseph-P.Bélair (1892-1940), avocat en 1915; 3 — Lydia (1867-1925 J Longueuil) ; mariée à Montréal en 1883 au Dr Jean Girouard ($ 1940), son successeur au Conseil législatif 23 ; 4 — Corinne (1863-1937 J Montréal); mariée à Montréal en 1895 au Dr Avila L[emire-] Marsolais (1860-1924); et deux fils: J.-Gustave (1844-1919 $ Montréal), médecin, marié à Montréal en 1868 à Eveline Pratte (1847-1940) — fille de Jean dit John Pratt (J 1876), financier — et de Mathilde Roy (18211897), et soeur de Caroline (1842-1863) la 1ère épouse (1862) du juge Désiré Girouard, de la Cour suprême du Canada; et Charles-Frédéric-Gaspard, comptable, aussi marié à Montréal en 1866 à Emélie Vallière, et qui semblait vivre à San Francisco au décès de son père.LT-COL’EL PIERRE LAVIOLETTE (1794-1804), DE SAINT-EUSTACHE Né à Boucherville, le 4 mars 1794 du mariage du capitaine Jean-Pierre Laviolette et de Charlotte Lenoir, sa naissance coûta la vie à sa mère, décédée onze jours plus tard.Après ses études au vieux collège de Montréal, il y fut professeur, de même qu’à Nicolet, puis il suivit son frère aîné à Saint-Eustache, où il devint négociant, et plus tard lieutenant-colonel de milice.Il y fonda même un collège à l’époque héroïque où l’éducation dépendait encore beaucoup de l’initiative privée.En sa jeunesse, il avait signé plusieurs pages, qui ont été recueillies par James Huston en son Répertoire national -4.LES LAMBERT-DUMONT Il avait épousé à Saint-Eustache en 1826 Elmire Lambert-Dumont (1802-1883), fille d’Eustache Lambert-Dumont (//.1780-1827) dont le mariage à Narcisse Lemaire-Saint-Germain avait été également célébré à Saint-Eustache en 1800.Député d’York [Deux-Montagnes-Vaudreuil] en 1804 et de 1814 à 1827, Eustache Lambert était fils de Louis-Eusta-che Lambert-Dumont25, marié à Québec en août 1765 à Angélique Boisseau (1732-1801), et par sa mère, petit-fils du Parisien Nicolas 10 Boisseau (1700-1771), dernier secrétaire du Conseil supérieur de la Nouvelle-France de 1744 à 1760 20.Elmire Lambert-Dumont avait un frère, Charles-Louis — ce dernier marié à Saint-Laurent près de Montréal en 1835 à Sophie Bush — avec qui elle partageait les rentes de cette importante seigneurie.Le lieutenant-colonel Pierre Laviolette mourut à Saint-Eustache en 1854.Sa femme lui survécut plus de vingt-cinq années.De l'union LAVIOLETTE et LAMBERT-DUMONT, on connaît trois fils et deux filles : 1 — Caroline, mariée circa 1852 à Pedro Lacoste, planteur, de Cuba ; 2 — Jeanne, mariée à Saint-Eustache en 1858 à Charles Le Moyne de Martigny (1826-1901 J Montréal).Celui-ci, né à Varennes, médecin, d’abord à Saint-Timothée de Beauharnois, puis à Saint-Jérôme de Terrebonne, enfin à Montréal, est décédé en cette dernière ville.De l’union LE MOYNE DE MARTIGNY et LAVIOLETTE, deux filles et trois fils : Elmire-Laure, mariée à la Cathédrale de Montréal en 1888 à Hormisdas Beauregard (fl.1850-1912), qui fut trente-cinq ans, de 1874 à 1912, notaire à Iberville, où il était également organiste; Hermine, mariée au docteur Tancrède Lamarche, d’abord de Montréal, puis de Springfield, Mass.; Jacques de Martigny, d’Ottawa; Georges (| 1913); et Camille (1866-1919), né à Beauharnois, décédé à Montréal, avocat et magistrat de district27.Du mariage de PIERRE LAVIOLETTE et LAMBERT DUMONT, trois fils: 1 — Arthur, médecin, de Saint-Eustache28 ; 2 — Alfred Laviolette (1841-1903), né à Saint-Eustache, décédé à Saint-Jérôme; il étudia l’architecture à Paris, visita Cuba dans les années 1860, épousa en 1865 Jessie Beatrix Levêque (1844— 1906), née à Berthier, fille de Charles L.et de Jessie Morrison29.D’abord agriculteur à Saint-Jérôme, puis industriel, il y établit la fonderie Dumontville, qu’il dirigea une trentaine d’années.Il érigea des édifices publics à Saint-Jérôme, comme le palais de justice et l’hôtel de ville 30.3 —GODEFROY LAVIOLETTE (1826-1895) PREMIER MAIRE DE SAINT-JEROME, 1856, MAIRE DE LA VILLE EN 1881, ET PREFET DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL EN 1881. 11 Né à Saint-Eustache, Godefroy Laviolette étudia l’arpentage, et à ce titre, il contribua à établir les limites de la seigneurie des Mille-Iles.Industriel à Saint-Jérôme, il en devint le premier maire en 1856, office qu'il remplit plus de vingt années; à nouveau, maire de la paroisse, en 1879, il devint également premier maire de la Ville en 1881, et encore en 1888.Préfet du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul en 1881, il dut y mater une révolte des bagnards en avril 1886.Il en sortit éborgné.Gérant de la Banque Ville-Marie à Saint-Jérôme en 1887, il se retira en 1890 à Montréal, et il y mourut en mars 1895.LES GLOBENSKY Il avait épousé à Saint-Eustache en 1850 Octavie Globensky (18261911), fille du lieutenant-colonel Maximilien Globensky, coseigneur des Mille-Iles.Elle était la soeur de Charles-Auguste-Maximilien G.(18301906), qui fut député de Deux-Montagnes à la Chambre des communes en 1875, et a laissé un ouvrage sur la Rébellion de Saint-Eustaclie (1883), où il prend le contre-pied des célèbres Patriotes de 1837 du sénateur L.-O.David.Octavie Globensky survécut quinze ans à son mari31.De l’union LAVIOLETTE ET GLOBENSKY, trois filles: Henriette-Caroline (1854-1892), mariée à Gustave Piché; Elizabeth-Anna (1856-1939 J Montréal), mariée à Saint-Vincent-de-Paul en juin 1883 à Henri Dorion (1845-1920 t Montréal), fils du juge Wenceslas-Wilfrid D.(| 1878), de la Cour supérieure; Louise-Victorine (1862-1926 t Saint-Vincent-de-Paul) qui épousa le docteur Joseph Pomminville (1861-1930), de Saint-Vincent-de-Paul); et trois fils: Sévère, Camille et Pierre-Maximilien Dumont.SEVERE LAVIOLETTE (1858-1927), MAIRE DE SAINT-JEROME EN 1909 Négociant' à Saint-Jérôme, Sévère Laviolette épousa à Papineau-ville en 1884 Françoise Mackay (1858-1938), fille du capitaine Jean-Hubert Mackay (J 1889) et de Mélissa Hilman (J 1912), et petite-fille du Lt-col’el Etienne dit Stephen Mackay (1779-1858), notaire, de Saint-Eustache.Comme son père, Sévère Laviolette fut maire de Saint-Jérôme, de 1909 à 1913.Il y mourut en 1927. 12 LE DOCTEUR CAMILLE LAVIOLETTE (1865-1947), DE MONTREAL Camille Laviolette, né à Saint-Jérôme, devenu médecin, exerça sa profession à Montréal, et il fut longtemps attaché à 1 Hôtel-Dieu de cette ville.Il y épousa à Montréal en 1892 Juliette Drolet (1872-1959), fille de Gustave Drolet (1848-1904), avocat et publiciste, qui a laissé un ouvrage de souvenirs, Zouaviam.Le docteur Laviolette, décédé à Montréal octogénaire, y a été inhumé.Leur fille, Camille, née à Montréal en 1895, y épousa, à la Cathédrale en 1925, son lointain cousin, Gérald Doniphan, de la Havane, Cuba, fille de Joël D.et de Teresa Lacoste.[Pierre-Maximilien] DUMONT-LAVIOLETTE (1851-1906) Dumont-Laviolette — fils ainé de Godefroy L.né à Saint-Jérôme, devint un important négociant et financier de Montréal.Il épousa en 1887 Anna-Mary MacDonald (1870-1960 $ Montréal), née à Kamouraska, décédée à Montréal3", fille d’Anna Blondeau et de A.-R.MacDonald, surintendant de l’ancien chemin de fer dit 1 Intercolonial, aujourd’hui amalgané aux chemins de fer nationaux.Anna-Mary MacDonald était la soeur de lady Blanche MacDomld-Forget (1872-1958), l’épouse de sir Rodolphe Forget ($ 1919) qui fut président de la Bourse de Montréal en 190833.Dumont Laviolette mourut à Montréal en 1906.De l’union LAVIOLETTE ET MACDONALD, une fille, Juliette-Aline, née en 1892 ; et trois fils: 1—Godefroy, né à Montréal en 1894, agent financier, — 1 auteur de ces lignes le rencontra au moins une fois en ville, dans les années 1930 —.LE MAJOR LAMBERT LAVIOLETTE 2 — Lambert (1891-1917 $ Montréal), major du 22e, décédé à 24 ans, LE CAPITAINE ALEXANDRE LAVIOLETTE 3 — et Alexandre, né en 1895, tué au front, à Vimy en 1917.Jean-Jacques LEFEBVRE IS 1 C.Tanguay, Dictionnaire généalogique .II, 39.- Bulletin des recherches historiques, juillet 1929, p.413.3 B.R.H.avril-juin 1966, p.87.4 B.R.H.juillet-septembre 1954, p.114.5 C.Tanguay, Dictionnaire généalogique .V, 410.s V.Revtic du Notariat, mars 1943, p.303; Aegidius Fauteux en ses Carnets dm Curieux.7 B.R.H.janvier, mars et avril 1935., 8 E.-Z.Massicotte, B.R.H.mai et juin 1919; V.les Premiers Notaires de Montreal sous le Régime Anglais, in REVUE DU NOTARIAT, mars 1943, p.313.# V.REVUE DU NOTARIAT, février 1964, pp.251-258.10 Archives judiciaires de Montréal.11 C.Tanguay, Dictionnaire généalogique.III, 66.12 P.-G.Roy, Inventaires des Concessions en fief et seigneurie, Beauceville, 19-7, 11, pn.192, 196.13 C.Tanguay, Dictionnaire généalogique.IV, 508.14 V.Francis-J.Audet, Contrecoeur, Montréal, 1940, pp.167-170.1* IV, 442-508.10 V.G.Malehelosse, La Famille Mondelct, Montréal, 1946.17 Aegidius Fauteux, Patriotes de 1837, Montréal.1930.18 V.E.-Z.Massicotte, La Famille Delisle, B.R.H.juin 1919.i» V.Bulletin de l’Ass’n des Familles Gagne.No 10, Québec, mai 1953, 14 pp.=o» V.B.R.H.juillet 1935.p.433.20h Beauceville, 1933, p.239.21 E.-Z.Massicotte.B.R.H.mars 1926, p.169.22 V.P.-G.Roy.les Sept Frères Bedard, Toutes Petites Choses du Regime Anglais.II, 127.22‘> V.B.R.H.décembre 1956, pn.195, 205.22 G.Turcotte, le Conseil léaisltif.1933, p.240.24 2ème édition, 1892, pp.259-271.25 C.Tanguav, Dictionnaire généalogique .V, 114.28 V.P.-G.Roy, la Famille Boisseau.Lévis, 1907.27 Elie-J.Auclair, Saint-Jérôme de Terrebonne, 1934, pp.327-330.2S Elie-J.Auclair, Saint-Jérôme de Terrebonne, 301.V Marthe Farihault-Beauregard, La Famille Levèquc, MEMOIRES, SOCIETE GENEALOGIQUE .30 Elie-J.Auclair, op.cit.301.31 Elie-J.Auclair, op.cit.330.32 V.portrait, Biographies Canadiennes-Françaises, Ed.par R.Ouimet, Montreal, 1924, p.31.33 B.R.H.janvier-mars 1961, pp.57-61.BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES.1895-1966.Séries presque complète.Parfait état.Plus les quatre vols d’index.Ecrire à la Revue pour avoir description complète et le prix demandé. 14 La Passe-Pierre C’est le nom vulgaire du crithme maritime, ombellifère qui croit sur les rivages.On dit aussi, faisant allusion à son habitat, perce-pierre, saxifrage.Cette plante, aux feuilles charnues comme le céleri, est comestible.Connue en Europe, elle fut identifiée de bonne heure en Nouvelle-France.On la trouve mentionnée incidemment dans le récit de l’arrivée au pays, en juillet 1639, des premières religieuses.Laissant à Tadoussac le “Saint-Joseph” avec le capitaine Bontemps, le contre-maître Jacques Vastel remonta le fleuve en barque jusqu’à l’Ile d’Orléans, portant à son bord Hospitalières et Ursulines.“Pendant quelques jours et quelques nuits que nous y restâmes — dit l'annaliste 1 — nous souffrîmes beaucoup de nécessité.Le pain nous ayant manqué.on fut obligé de ramasser les miettes de la soûtte., que nous mangions avec de la morue sèche toute crue .On nous donna aussi d’une sorte de passe-pierre fort dure, que l’on trouvait sur le bord du fleuve.Tout cela était bon pour des personnes de grand apétit”.Ce n’est pas là un fait isolé.Au mois de juillet 1964, le soussigné fut aimablement invité à dîner dans une famille de la Baie de Mille-Vaches (Saguenay).Au menu: une soupe aux herbes, à base de passe-pierre et de “poulette grasse”.Ce nom a été donné à une pointe basse et rocheuse, située à.7/> milles en amont de Tadoussac.C’est là que fit naufrage, par une nuit brumeuse (19-20 août 1903), le vapeur Carolina, de la Compagnie Richelieu & Ontario (aujourd’hui Canada Steamship Line).Les 300 passagers en furent quittes pour une forte émotion et un retard dans leur voyage.René Bélanger, p.d.i Us Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716.Ed.1939, Dom Jamet. 15 En l'an de grâce 1767 LA PREMIERE “CLEMENCE ROYALE” 1 7Æ7 Que voulait dire l’expression “clémence royale” aux premières 1» Vf années du régime anglais?C’était tout simplement le pardon du Roi accordé à un de ses sujets condamné soit à la mort soit à la prison.Le premier Canadien-français à bénéficier de la “clémence royale’ fut Simon Lapointe.Il y a plusieurs façons de passer à l’histoire.Les uns choisissent la bonne manière, c’est-à-dire la voie droite.Ceux là, heureusement, sont la majorité.D’autres, par ambition, par mauvaise formation, par penchant irraisonné, préfèrent prendre la tangente.Simon Lapointe fut de ceux-là.Au lieu de travailler honnêtement à gagner sa vie, il préféra se faire voleur.Le métier était dangereux car, à cette époque, le moindre vol conduisait à l’échafaud.Arrêté pour vol de vingt-cinq livres argent courant de la Province, Lapointe subit son procès devant la Cour du Banc du Roi et, comme la preuve ne laissait aucun doute dans l’esprit du juge, il fut condamné à la peine capitale.Comme Lapointe était le premier Canadien condamné à mort depuis l’établissement du gouvernement civil dans la colonie, le gouverneur Carleton, le 22 octobre 1767, lui accorda la “clémence royale”, c’est-à-dire qu’il fut remis en liberté.Le nommé Antoine Schleiger qui, l’année suivante, vola une somme d’environ quatre-vingt-dix livres d’Halifax à George Hipps, fut moins chanceux que Lapointe.Il subit son procès, fut condamné à mort et exécuté sur les Plaines d’Abraham, le 17 mars 1768.C’était la première exécution publique à Québec depuis l’inauguration du gouvernement civil.LE PREMIER LIVRE IMPRIME EN LANGUE SAUVAGE AU CANADA 1 7fi7 Le premier imprimé en langue sauvage au Canada fut un -*-/U/ calendrier préparé par le Père de la Brosse pour ses missions montagnaises.Ce calendrier fut imprimé par William Brown dans le cours de l’année 1766.Le livre de comptes de Brown, qui a été conservé, porte l’entrée suivante, à la date du 25 octobre 1766: “To 1000 Kalendars for Père La Brosse: L 4”10”0”.Il n’existe aucun exemplaire de ce calendrier. 16 Le calendrier en question netait qu’une feuille détachée.Le premier livre en langue sauvage publié au Canada a été le “Nehiro-Irimm du même Père La Brosse.Il fut imprimé en 1767 par William Brown.Le livre de compte de Brown le mentionne, le 15 octobre 1767.comme suit- “Received on account general printing for 2000 Indian prayer books containing 6 sheets in 8vo in English (caractère d’imprimeries alors employées) in algonquin language at 25 dollars per sheet from Labrosse, Jésuit missionary : L 45”0”0.” Le bibliophile Pilling décrit ainsi le livre de prières du Pere de la Brosse : “The title page shows that this manual was prepared for the use of the Montagnais Indians of the missions on the Saguenay, and about Lake St.John, at Shatshegu, Mininekapi, (now Lake Portneuf) Iskuami (Escouamins, Saguenay), Netsheka (Lake Nitcheguan?), Mistassini (lake and river which flows from it to L.Saint-John), Shekatinu (mod.Chicoutimi) Ekuan, Ashuabmushan (Assuapmoussoin river flowing into L.St.John from the north west), Piakitagami (mod.Pikouagami, L.St.John) and all Nehiro-Iriniui places whatsoever, who rightly pray’ (i.e, are Christians.” Il y eut trois éditions du Nehiro-Iriniui, la première en 1/67, la deuxième en 1817, chez Lefranqois, à Québec, et la troisième en 1844, chez J.-B.Fréchette père, à Québec.La première édition ne porte aucun permis ou approbation.La deuxième contient sur sa dernière page l’approbation suivante, de Mgr Plessis : “Nous avons vu et approuvé ce livre de prières destiné à servir à la nation des sauvages montagnais.J.-O., Ev.de Québec.” En 1865, dans une vente de livres à Paris, un exemplaire du Nehiro-Iriniui fut vendu $38.Cette rareté bibliographique n’a plus de prix aujourd’hui.Le Père de la Brosse possédait très bien la langue montagnaise.Il avait traduit son nom dans cette langue par le mot / shitshisaignan (la brosse).Son Nehiro-Iriniui est un abrégé de la doctrine chrétienne mis à la portée des enfants des bois.Le Père de la Brosse décéda à la mission de Tadoussac le 11 avril 1782, à l’âge de cinquante-huit ans.Il fut inhumé le lendemain par l’abbé Compain dans la petite chapelle de Tadoussac, sous les marches de l’autel, en face du tabernacle Ç).(i) Raoul Renault, Le Courrier du livre, vol.II, p.203. LES PREMIERES COURSES DE CHEVAUX !7Æ7 Les Cana(iiens du ré8ime franUlis aimaient les chevaux.1/0/ L’intendant Raudot fut même obligé de défendre aux cultivateurs de posséder plus de deux chevaux et un poulain.Nos ancêtres étaient fiers de leurs chevaux et préféraient les chevaux rapides.Toutefois, nous croyons qu'il n’y eut pas de courses de chevaux sous le régime français, du moins des courses régulièrement organisées.La première course de chevaux au Canada, croyons-nous, eut lieu sur les Plaines d’Abraham, à Québec, le 1er juillet 1767.La Gazette de Québec, du 25 juin 1767, contient une annonce au sujet de cette course.L’organisateur M.Wilcox, demeurait sur la Place du Marché, et on devait s’adresser à lui pour prendre part à la course.Le prix d’entrée était de deux piastres, et l’enjeu de la course était une somme de quarante piastres.Nous ignorons si des Canadiens-français prirent part à cet événement sportif qui dut attirer bon nombre de curieux sur les Hauteurs d’Abraham, comme on désignait alors les Plaines d’Abraham.La Gazette de Québec du 9 juillet 1767 donne le résultat de la course par les lignes suivantes: “Mercredi, premier de ce mois, la course de chevaux pour le prix de 40 piastres s’est faite sur la Côte d’Abraham.La jument nommée Modesty du capitaine Prescott le remporta aisément, à la grande surprise et regret des connaisseurs concurrants, qui en furent pour leur argent.Ce spectacle donnait beaucoup de plaisir, et finit sans aucun autre accident excepté que quelques uns furent jetés bas de leur monture, dont ils furent plus épouvantés que blessés, à ce qu’il parût.” LE PREMIER COLLEGE DE MONTREAL 17A7 Sous le régime français, il fut souvent question d’établir à A/Vf Montréal un collège classique sous la direction des Jésuites.Mais ce projet ne put être mis à exécution.L’abbé Curatteau de la Blaiserie, Sulpicien et curé de la Longue-Pointe, s’intéressait beaucoup à l’éducation de la jeunesse.Il fit allonger son presbytère, et se chargea de l’éducation de plusieurs élèves.Ce collège improvisé mais qui rendit de réels services exista de 1767 à 1773.En cette année 1773, les Messieurs de Saint-Sulpice, avec l’aide des marguilliers de Notre-Dame, transférèrent les classes du collège de la Longue-Pointe dans l’ancien château de Vaudreuil, à Montréal.Un incendie détruisit le château de Vaudreuil en 1804 (?) et le collège Saint-Raphaël, — c’est le nom qu’il portait depuis son installation à Montréal — fut transporté dans une nouvelle construction déjà commencée.Ce collège exista de 1804 à 1861.Il fut alors remplacé par le Collège de Montréal actuel, “construit encore par les Messieurs de Saint-Sulpice, agrandi et entretenu par eux, aidés IS des faibles contributions de nombreux élèves, qui se sont succédés depuis, et dont un grand nombre sont devenus autant de gloires pour J.Eglise et pour leur pays.” (*) (!) L’Abbé C.P.Beaubien, Ecrin d'amour filial.LE PREMIER NAVIRE DE HAUTE MER CONSTRUIT A QUEBEC , .7 Louis XIV, dit l’abbé Faillon, avait à coeur d'introduire la ^ ° construction des vaisseaux dans la Nouvelle-E rance.En effet, dès son arrivée ici, l’intendant Talon, conformément aux instructions qu’il avait reçues s’occupa de faire préparer les bois propres à cette construction.Nous lisons dans la Relation des Jésuites de 1667.11 (Talon) s’est appliqué, de plus aux bois propres à la construction des vaisseaux, dont l’épreuve a été faite en ce pays par la bâtisse d une barque, qui se trouve de bon service et d’un gros vaisseau tout prêt à être mis à l’eau”.Ce fut là le premier navire de quelque importance bâti à Québec et même dans tout le pays.Sir James-M.Lemoine prétend que ce gros vaisseau fût bâti près du Cap-Blanc.En tout cas, 1 élan était donné et bon nombre d’autres navires furent construits à Québec sous le régime français, tant par le roi que par des particuliers.Dans l’etat des dépenses faites par le roi pour sa colonie de la Nouvelle-France, en 1671, se trouve l’item suivant: “Quarante mille livres pour etre employées à la construction des vaisseaux qui se font en Canada, comme aussi à la coupe et à la façon des bois envoyés de ce pays pour les constructions qui se font dans les ports du royaume .L année suivante, en 1672, on construisit un vaisseau de quatre cà cinq cents tonneaux et on se préparait à en construire un autre encore, plus considérable.Un navire de cinq cents tonneaux pour la génération d’aujourd hui, c est un petit vaisseau, mais pour le temps, le tonnage était raisonnable.LE PREMIER MARCHAND EPICIER , (j 7 Montréal compte aujourd’hui plus de marchands de toutes sortes dans ses seules limites que le reste de la province de Québec y compris la vieille capitale.C’est que la population de la métropole et des municipalités qui l’encadrent dépasse le million d âmes.Il en faut des magasins pour alimenter une population aussi considérable.Il n’en fut pas toujours ainsi.Si on examine un peu en détail le premier recensement de la Nouvelle-France, celui de 1666, on constate qu’il n’y avait aucun marchand aux Trois-Rivières, deux seulement à Montréal, Jacques Leber et Jacques Lemoyne, et onze à Québec, Charles Bazire, Jacques Loyer de La Tour, Claude Charron de La Barre, Jacques Maheu, Eustache Lambert, Bertrand Chesnay de la Garenne, Guillaume Fenion, Guillaume Loyer, Augustin Gondoin et Mathurin Morisset.Il nous est impossible de savoir quelle espèce de commerce faisait chacun de ces marchands.Tous moins un sont désignés sous l'appellation générale de “marchand”.Mais au nom de Jacques Lemoyne, de Montréal, on ajoute “marchand épicier”.Probablement, plusieurs des autres marchands mentionnés par le recensement de 1666 faisaient le commerce d’épicerie comme Jacques Lemoyne mais comme ce dernier est le seul qualifié comme tel, nous pouvons supposer qu’il fut le premier marchand épicier de la Nouvelle-France.LES PREMIERS FERBLANTIERS 6 6 7 Qui dit ferblantier dit ferblanc.Si donc, à l’origine de la colonie nous avons eu des ferblantiers c’est qu’on employait le ferblanc.Contrairement à l’opinion qui veut que le ferblanc ait été employé dans la Nouvelle-France plusieurs années après la Nouvelle-Angleterre, de vieux livres de comptes prouvent que certains toits étaient recouverts en ferblanc dès 1678 et peut-être avant.Le recensement de la ville de Québec pour 1666 donne parmi les volontaires non habitants demeurants à Québec “un ouvrier en ferblanc”, Louis Leparcq, âgé de 21 ans.Le même recensement de 1666 ne donne aucun ferblantier à Montréal ni aux Trois-Rivières, mais l’unique ferblantier du pays.Louis Leparcq ne tarda pas à avoir des compagnons de travail puisque les actes de notaires et les registres de l’état civil, cinq ou six ans plus tard, font mention d’autres ferblantiers.A partir de 1700 ou peu après, le ferblanc fut de plus en plus employé dans la colonie et, concurremment, le nombre des ferblantiers augmenta sensiblement.Sous l’ancien régime, l’ouvrier spécialisé n’exerçait qu’un seid métier.Le ferblantier ne posait que le ferblanc et ne s’occupait pas de plomberie comme de nos jours.LE PREMIER GRAND VOYER 1 6 6 7 Le grand voyer, sous le régime français, était l’officier du roi chargé de la construction et de la réfection des routes.C’est lui qui déterminait les alignements de ces mêmes routes après avoir entendu et pris l’avis des intéressés.Dans les villes, le grand voyer donnait l’alignement des maisons, voyait à la réfection des pavés, à l’apposition 20 des gouttières, des auvents et des enseignes etc, etc.Ses pouvoirs étaient assez étendus.Il avait même le droit de faire démolir les maisons construites en contravention des lois.Le premier grand voyer de la Nouvelle-France fut René Robineau, seigneur de Bécancour, plus tard premier baron de Portneuf.Ses lettres de provisions sont en date du 29 mars 1667 et lui furent données par la Compagnie des Indes Occidentales.M.de Bécancour ou de Portneuf exerça ses fonctions jusqu’à sa mort arrivée le 12 décembre 1699, mais son fds, dès 16S9, avait obtenu la survivance de son emploi et il le suppléa en maintes circonstances.La charge de grand voyer survécut au régime français et ne disparut qu’en 1841.LE PREMIER BAL Ç £ y Louis-Théandre Chartier de Lotbinière, arrivé à Québec en | ^ ^ septHnbre-i~74ft, avait obtenu différents emplois temporaires.Il avait été procureur fiscal, lieutenant civil et criminel, même procureur général du Conseil Souverain.Il se trouvait sans emploi lorsqu’il reçut sa nomination de lieutenant général de la Prévôté en mai 1666.C'est pour célébrer sa nomination à cette charge relativement importante que, le 4 février 1667, M.de Lotbinière donna un bal, le premier qu’on eût encore vu dans la Nouvelle-France.Le Journal des Jésuites enregistre cet événement mondain plutôt avec mauvaise humeur : “Le 4 février, (1667) dit-il, le premier bal du Canada s’est fait chez le sieur Chartier.Dieu veuille que cela ne tire point en conséquence”.1 A NOS AMIS Le BULLETIN, malgré les temps difficiles veut vivre.On nous dit avec gentillesse, de toutes part qu’il est nécessaire.Nous le croyons volontiers.Cependant, ce dont nous sommes persuadés, c’est que la vie n’est pas rose pour les Revues comme la nôtre.Tirage forcément limité, qui nous empêche d’avoir l’annonce dite nationale.Aussi bien, nous comptons sur nos abonnés actuels pour nous recruter de nouveaux fidèles abonnés.De cette façon nous pourrons payer notre imprimeur.Pour ce qui est de nos collaborateurs, ils sont d’une gentillesse extraordinaire et ne nous réclament jamais rien.A tous très cordial merci.L’administration 21 Court exposé sur notre bibliographie générale des voyageurs au Canada 1534-1967 GEOGRAPHIE — VOYAGES — DESCRIPTIONS Les récits de voyages, sobres ou fantastiques, ont de tout temps attiré l’attention d’un vaste public.Quand ces ouvrages ont déjà satisfait la curiosité des lecteurs, ils transmettent aux historiens de curieuses et parfois même de précieuses informations.En plus de leur donner des descriptions intéressantes de choses ou de lieux aujourd hui disparus, ils ont, pourrait-on dire, grandement contribué à faire comprendre l’évolution des idées et la formation de l’opinion publique.Les récits des missionnaires français et des explorateurs en Amérique au dix-septième et au début du dix-huitième siècle ont depuis longtemps attiré l’attention des chercheurs tout en faisant les délices des collectionneurs aisés qui peuvent se payer le luxe de débourser plusieurs centaines de dollars pour l’achat d’un petit volume de peu de pages, sans illustrations et assez souvent plus ou moins bien imprimé.Nous avons voulu dresser une bibliographie aussi complète que possible des voyageurs au Canada — de Terre-Neuve à Vancouver — depuis l’époque des découvreurs jusqu’à nos jours.L’ouvrage n’était pas facile et nous y travaillons depuis plusieurs années.La bibliographie, on le sait, est la connaissance et la description des livres.Sans négliger les principes et les règles de la bibliographie, nous avons toujours eu en vue, dans la préparation de notre travail, aussi bien le bibliophile ou le collectionneur que le travailleur ou le chercheur.Nous n’avons pas fait uniquement de la bibliographie descriptive, même si nous nous occupons beaucoup du format des livres, des diverses éditions qui en ont été faites, des presses d’où elles sont sorties, de la rareté des exemplaires.Nous avons voulu en faire un instrument de recherches propre à orienter le travailleur de l’esprit et à lui fournir le plus de matériaux possible sous une forme condensée et sommaire.Cette bibliographie contiendra plusieurs milliers d’entrées, sans compter les traductions en diverses langues et quelques items de moins grande valeur.Les relations des voyageurs les plus divers se voisinent : soldats et marins, en service actif ou en mission ; propagandistes de toutes sortes, missionnaires, marchands et spéculateurs, immigrants réfugiés ou exilés, enquêteurs, étudiants en voyage de noces, musiciens et acteurs en tournée; artistes, littérateurs, conférenciers, sportmen, journalistes, aventuriers de tout acabit et enfin les simples touristes.Nous avons dans bien des cas donné une assez grande extension au mot Voyageur et l’on ne s’étonnera pas de voir figurer des gens qui se sont établis au pays ou qui y ont vécu de nombreuses années.Beaucoup de canadiens y figurent, soit parce qu’ils nous ont donné des relations de voyage à l’intérieur du pays, soit parce que les ouvrages cités donnent des descriptions de villes, d’objets ou d’édifices visités par ces auteurs.Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique des noms d’auteurs.Nous avons autant que possible essayé de donner le nom des auteurs des ouvrages anonymes.Plusieurs ouvrages ont été republiés sous des titres différents, nous les avons classés après le titre de l'édition originale.Certains auteurs n’ont jamais visité les endroits dont ils parlent.Nous avons essayé de rétablir la vérité.Quand un même auteur a publié plusieurs ouvrages sur le Canada, ses ouvrages les plus anciens sont classés les premiers.Nous avons généralement fait suivre les titres des traductions en différentes langues.Quant à la description du format, il y a des difficultés très considérables et que souvent nous n’avons pu vaincre.Fréquemment le même ouvrage sera décrit par les catalogues comme ayant tel format, par la Bibliothèque Nationale comme ayant tel autre et enfin par le British Museum par un différent.La bibliographie proprement dite sera suivie d’une table chronologique, car il est de première importance de connaître les voyages faits à telle ou telle époque.Il ne faut pas oublier non plus, que l’année de parution du volume est souvent très postérieure au voyage lui-même.Nous avons laissé volontairement de côté, une foule d’ouvrages dans lesquels il n’est question qu’accidentellement du Canada.Nous avons également omis une foule d’atlas, d’ouvrages de géographie de seconde main, de guides, etc., etc.Nous consacrons une courte notice à chaque auteur en essayant de donner sur chacun, les renseignements les plus utiles.Nous indiquons généralement le titre au long, le lieu d’édition, la date de publication — l’année ou l'époque du voyage — le nombre de volumes, le format, le nombre de pages ; la bibliothèque ou les bibliothèques principales où sont conservés ces volumes au moins dans les cas de grande rareté.Autant que possible, en mentionnant la première édition complète d’un ouvrage, nous avons indiqué les rééditions, à moins que des retouches, transformations ou additions, n en aient fait en queilque sorte un nouveau livre.L analyse ou le sommaire qui accompagne chaque ouvrage est généralement assez court ; il vise simplement à donner une idée générale de ce qu’il contient: les principaux endroits visités, les choses dont il parle le plus.Ce n est jamais un résumé littéraire, qui réclamerait une place dont nous ne disposons pas.Nous espérons avoir fait un travail qui joindra à la précision d’une bibliographie un peu de l’intérêt que l’on trouve dans toute évocation soigneuse et colorée du passé.Ces livres avec qui j’ai vécu tant d’années, je voudrais leur avoir rendu un peu du plaisir et de la vie qu’ils m’ont donnés.Antoine ROY \ oici maintenant quelques ouvrages choisis au hasard et qui donneront une idée de ce que sera notre bibliographie des Voyageurs au Canada.ALEYRAC, Jean-Baptiste d’ 1754-1760.Aventures militaires au XVIIle siècle d’après les mémoires de Jean-Baptiste d’Aleyrac.Publié par Charles Coste.Paris.Editions Berger-Levrault.1935.135p.in-8.Cartes et illust.Officier dans le régiment de Languedoc, passé au Canada en 1754 et qui servit jusqu à la perte du pays.Son journal, important document militaire, est aussi précieux pour les nombreux renseignements qu’il fournit sur les Canadiens et les Indiens.BELTRAMI, Giacomo C.18^4 A Pilgrimage in Europe and America.London.1828.2 vols.in-8.1824.Ne visita probablement pas le Canada.Voir sur lui: Minnesota Hist.Collections, II, p.191.Egalement, vol.X, No 3, sept.1929, p.260.BELVEZE, Le commandant de 2860 Le Commandant de Belveze.Lettres Choisies Dans Sa Correspondance.— 1824-1875.Bourges.Typographie Pigelet ir Fils.1882.XIX + 331p.in-8.lire à 300 ex.Pp.128-146.Campagne du Canada.La Capricieuse.1860.“Au mouillage de Québec on est entouré d’un des plus splendides panoramas du Monde”, p.129. 24 BENNETT, Rev.James.— Down East : where to go ; what to do ; how to do it.A Guide to Travel in the Maritime Provinces.The Road, the Rail, the River, &c.&c.St.John.H.Chubb 20.Les offres légales.21.La banqueroute et la faillite.22 .Les brevets d’invention et de découverte.23.Les droits d’auteur.24.Les Sauvages et les terres réservées pour les Sauvages.25.La naturalisation et les aubains.26.Le mariage et le divorce.27.La loi criminelle, sauf la constitution des tribunaux de juridiction criminelle, mais y compris la procédure en matière criminelle.28.L’établissement, le maintien et l’administration des pénitenciers.29.Les catégories de sujets expressément exceptés dans l’énumération des catégories de sujets exclusivement assignés par le présent Acte aux législatures des Provinces.Par 1 article 92, 1 Acte définit les pouvoirs des Législatures provinciales qui, dans chaque Province, pourront exclusivement faire des lois relatives aux matières tombant dans les catégories de sujets ci-dessous énumérés, savoir : 1.L’amendement de temps à autre, nonobstant toute disposition contraire énoncée dans le présent Acte, de la Constitution de la Province, sauf les dispositions relatives à la charge du Lieutenant-Gouverneur.2.La taxation directe dans les limites de la Province, dans le but de prélever un revenu pour des objets provinciaux.3.Les emprunts de deniers sur le seul crédit de la Province.4.La création et la tenure des charges provinciales, et la nomination et le paiement des officiers provinciaux.5.L’administration et la vente des terres publiques appartenant à la Province, et des bois et des forêts qui s’y trouvent.6.L’établissement, l’entretien et l’administration des prisons publiques et des maisons de réforme dans la Province.7.L’établissement, l'entretien et l’administration des hôpitaux, asiles, institutions et hospices de charité dans la Province, autres que les hôpitaux de marine.8.Les institutions municipales de la Province.9.Les licences de boutiques, de cabarets, d'auberges, d’encanteurs, et autres licences, dans le but de prélever un revenu pour des objets provinciaux, locaux ou municipaux.10.Les travaux et entreprises d’une nature locale, autres que ceux énumérés dans les catégories suivantes: a) Lignes de bateaux à vapeur ou autres bâtiments, chemins de fer, canaux, télégraphes, et autres travaux et entreprises :t» reliant la Province à une autre ou à d'autres Provinces ou s’étendant au-delà des limites de la Province.b) Lignes de bateaux à vapeur entre la Province et tout pays dépendant de l’Empire britannique ou tout pays étranger.c) Les travaux qui, bien que entièrement situés dans la Province, seront avant ou après leur exécution, déclarés par le Parlement du Canada être pour l’avantage général du Canada, ou pour l’avantage de deux ou d’un plus grand nombre de Provinces.11.L’incorporation de compagnies pour des objets provinciaux.12.La célébration du mariage dans la Province.13.La propriété et les droits civils dans la Province.14.L’administration de la justice dans la Province, y compris la création, le maintien et l'organisation des tribunaux de justice pour la Province, ayant juridictions civile et criminelle, y compris la procédure en matières civiles dans ces tribunaux.15.L’infliction de punitions par voie d’amendes, pénalités ou emprisonnement, dans le but de faire exécuter toute loi de la Province décrétée au sujet des matières tombant dans chacune des catégories de sujets énumérés dans cette section.16.Généralement toutes les matières d’une nature purement locale ou privée dans la Province.Sur le sujet de l'éducation, l’Acte stipule que, tandis que dans chaque Province la législature pourra exclusivement décréter des lois relatives à l'éducation, rien dans ces lois ne devra préjudicier aux droits des écoles séparées.C’est-à-dire des écoles séparées pour les minorités religieuses dans les diverses Provinces en existence avant juillet 1867, lorsque l'Acte entra en vigueur.Il peut être interjeté appel au Gouverneur Général en Conseil de tout acte de l’autorité provinciale affectant chacun des privilèges ou droits légaux dont jouissait la minorité protestante ou catholique à l’époque de l’Union.Dans le cas où les autorités provinciales refuseraient d’agir pour protéger les droits des minorités conformément aux dispositions de la Constitution, alors le Parlement du Canada pourra décréter des lois propres à y remédier pour donner suite et exécution aux dispositions de la loi.Il faut dire ici que jusqu’à présent le Parlement du Canada n’a jamais été appelé à décréter de telles lois.Il y a certains droits que les Gouvernements fédéraux et provinciaux peuvent exercer en commun, entre autres ceux de l’agriculture et de l’immigration, au sujet desquelles le Parlement fédéral pourra faire des lois pour toutes les Provinces ou pour chacune d’elles en particulier ; et chaque Législature pourra en faire également dans la Province sur laquelle elle a juridiction, pourvu qu’aucun acte provincial ne soit incompatible avec chacun des Actes fédéraux.Dans les Chambres du parlement du Canada et les Chambres de la législature de Québec, du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest, l’usage de la langue anglaise ou de la langue française, dans les débats, sera facultatif ; mais dans la rédaction des archives, procès-verbaux et journaux respectifs de ces Chambres, et dans la publication des lois de Québec, du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest, l'usage de ces deux langues sera obligatoire ; et l’on peut ajouter que l'une ou l’autre langue peut être employée dans les plaidoiries ou pièces de procédure devant les tribunaux du Canada, et dans les Provinces de Québec et du Manitoba.Le siège du Gouvernement du Canada est fixé à Ottawa, jusqu’à ce qu’il plaise à la Reine d’en ordonner autrement.A.Pouvoir exécutif: Le gouvernement et le pouvoir exécutif du Canada sont dévolus à la Reine, à laquelle est également dévolu le commandement en chef des Milices de terre et de mer, et de toutes les forces militaires et navales au Canada.Sa Majesté est représentée par un Gouverneur Général, nommé par la Reine en Conseil, mais payé par le Canada, et dont le terme d’office dure ordinairement cinq ans.Le traitement du Gouverneur Général est fixé à dix mille livres sterling, et forme la troisième charge sur le revenu consolidé du pays.Le Gouverneur Général est lié par les termes de sa commission, et ne peut exercer que l’autorité qui lui est expressément donnée.11 gouverne d’après l’avis d'un Conseil ou Ministère, connu sous le nom de Conseil privé du Canada, qui est responsable au Parlement.Le Gouverneur-Général, en sa qualité de chef de 1 exécutif, convoque les Assemblées, proroge et dissout le Parlement, et sanctionne ou réserve les “bills” au nom de Sa Majesté ; mais dans 1 accomplissement de ces devoirs et autres fonctions exécutives, il agit entièrement par et avec l'avis de son Conseil ; même dans les questions d intérêts impériaux affectant le Canada, il consulte son Conseil et soumet les vues de celui-ci aux autorités en Angleterre.La prérogative royale de merci dans les causes capitales, autrefois exercée sur le propre jugement et sous la responsabilité du Gouverneur Général, est maintenant exercée comme en Angleterre d’après l’avis du Ministère.Le nombre des membres du Conseil privé en office varie de 13 à 15, dont treize sont chefs de départements, et dont les fonctions sont réglées par la loi.Ce sont : 1 ) le président du Conseil privé ; 2) un ministre des travaux publics; 3) un ministre des chemins de fer et canaux; 4) un ministre des douanes; 5) un ministre de la milice et de la défense; 6) un ministre de l’agriculture; 7) un ministre du revenu de l’intérieur; 8) un secrétaire d’Etat; 9) un ministre de la justice; 10) un ministre des finances; 11) un ministre de la marine et des pêcheries; 12) un directeur général des postes; 13) un ministre de l’intérieur et surintendant général des affaires des Sauvages.Ils reçoivent un traitement annuel de $7,000, avec $1,000 additionnels au premier ministre.Comme les membres du Conseil ne restent en office que tant qu’ils conservent la confiance de la Chambre-basse ou Chambre des Communes, la majorité siege généralement dans cette Chambre, bien qu’il y ait toujours une certaine représentation — deux ministres, actuellement — dans la Chambre-haute ou Sénat.Une administration, lorsqu'elle est défaite sur un appel au peuple, donne ordinairement tout de suite sa démission sans attendre la reunion du Parlement.Depuis la Confédération, il n’y a eu que trois administrations fédérales, savoir: 1) le Gouvernement'de sir .Mm A.Macdonald, formé le premier juillet 1867, et qui résigna le 5 novembre 1873; 2) le Gouvernement de l’honorable Alexander Mackenzie, formé le 7 novembre 1873, et qui résigna le 16 octobre 1878; j le se“”di Gouvernement de sir John A.Macdonald, formé le 17 octobre 18/8, et qui est encore en office.11 faudrait ajouter que le ouverneur Général a le pouvoir de nommer un député ou des députés auxquels ,1 peut déléguer tels de ses pouvoirs ou fonctions, qu’il jugera a propos d’assigner à cet officier ou à ces officiers.H.Autorité législative : Suivant le modèle britannique autant que les circonstances le permettent, le Parlement du Canada se compose de la Reine, d’une Chambre-haute appelée Sénat et d’une Chambre-basse appelée Chambre des Communes Les privilèges et immunités des deux Chambres sont définis par le Parlement du Canada, mais ne doivent pas excéder ceux < ont jouissait la Chambre des Communes impériales en 1867.Les Sessions sont annuelles, mais peuvent avoir lieu plus souvent.Les • enateurs sont nommés par le Gouverneur Général sous le grand sceau sur recommandation de son Conseil.Ils occupent leur charge, à certaines conditions, a vue.et doivent être âgés de trente ans révolus, et posséder des Propriétés mobilières et immobilières d’une valeur de $4,000 en sus de toutes dettes et obligations.Le Sénat se compose actuellement de 80 membres, repartis territorialement comme suit: Ontario, 24; Québec - .Xouvelle-Lcosse 10; Nouveau-Brunswick, 10; Manitoba, 3 ; Colom- Oueft 2aTlqUS ’ , P™Ce'Ed°Uard’ 4; et Territoires du Nord- Ouest, 2.Les Sénateurs de Québec doivent résider dans leurs collèges cctoraux et y posséder leurs qualifications foncières, et bien que pour les iin ites leT"peS °" *T ,qUe Sénateurs domiciliés dans les limites de la Province, ,1 n’y a aucune nécessité qu’ils résident dans °" ^ X possèdent leurs quali- °Ut b'd a-v,mt Pour but 1 appropriation du revenu ou des deniers °Tner Sei"ement dans la Chambre des Communes, et eS iu ifien
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