La Vérité, 1 juin 1890, samedi 21 juin 1890
2» Qieine ANNEE QUEBEC SA//JD1 21 JUIN 1890' h Ne 48 abonnements LA VÉRITÉ AVIS Canada et Etats-Unis.Un an .Six mois Etranger (Union postale) Un an.f.12.50 •-•Toutes les lettres qui regardent l’ad ministration du journal — abon nements, changements d'adresse annonces, etc — doivent être adres *ée.s aux administrateurs.Pour cesser de recevoir le journal, il faut donner avis atr moins quinze jours avant l'expi* ration de son abonnement et payer tous les arrérages.$2.00 $1.00 JOURNAL HEBDOMADAIRE L'abonnement est strictement payable d'avance." vemtas un eu a ni t vos-la vérité vous rendra libres." J.P.Tardivel,Proprietaire et Rédacteur en chef Bureaux et Ateliers.96 Rue S,Joseph S.Roch.Administrateurs,LDrouin 4 Frere / * culer : 44 I dez ! ! l«*s désastres ! siens les : honteuse ; tente notre artillerie Misérables, “ Et J'avais à rette, To u ss ures cou : êtes QUEBEC.vous nous per-et, en deux mots, il leur montre nos zouaves avançaient toujours, mon artillerie, et je suis heureux, en fini# droite le colonel de Cha- j nissant i ù ma gauche le commandant de que le 17e corps n’a pas perdu une Ce dernier se jetant à mon seule bouche à feu pendant le temps " Mon général, me dit-il, que vous où j’ai eu l’honneur de le bon de nous fête ! " Noble cœur ! dernière parole.“ Dans ce moment il avait I >1 ce récit, de pouvoir constater SAMEDI -1 Juin 1890 qu’ils préparent : les l’rus-poursuivant dans leur fuite notre année coupée en deux ; enlevée ; le 18e corps surpiis et écrasé dans “ Mes paroles furent impuissantes, porte le général.LOIGNY cimimn- mener à pareille Ider.” ce devait être sa Mgr lîaunard, recteur l'université catholique de Lille, vient décrire une remarquable vie du général de Sonis, le i héros "chrétien «pie la France Nous • \t rayons de la * bois vacias, à «leux ou trois village, nous îunies meme uu mouvement eu part de m«\d ligues immobiles, !evant cette fusil!; « v> J f Vue fois le mouvement tournant ai-iviv, il fallait se rendre maille «le la >itioii Loigny, qui « ’ait ; mut résistance h* plu.'* important.novembre, le^ ennemi.'* avaient gani'é ce village pour la defense.Ils iriit dû Vab,ui«lomi'-r dans la nuit «lu • î au .-sitôt l'ami- up i avec lfieli criais : vous léshonoiez ; indignes du numéro «Je es l'fille/, moi- VnllS matin la f«,*r-et se nous misevabl les Lu i ?•tes VOUS l)è> •Si Notre-Seigneur elle ter le nom français .j-.- flétrirai le votre arrives en face du j ou buisson des ; cents mètres du accueillis à bout sauvèrent.>e- •j~ hommes joug de Satan, la terre, , est, ne serait pas habitable.le tes Lis sapins de rrgimmt.~ < nom i •- à l’heure qu'il ‘ frappaient h*.- fuyards de plat de salue nom devoir.Ils subirent esta *i t UJ a coups les ramener au lender outra- avau - l, i au - décembre .ral .laurégutbei î v l’avait fait 2e et h* 3e bataillon du •rdre de tenir jusqu'à la dernière extré-Ce lut vers midi que nos hommes s’v établirent.Les Allemands s’v » A SUPPLICES portant par un feu d * très violent, et beaucoup «1 tombèrent pour ne plus se relever.Le ô le, que j’avais ramené un instant au combat, ne soutint il nous quitta pour “ Je restai à la tète des ce mousqueretene es nôtres ( >cc avancer d’un pa-.|in\jeli-unlit : “Eh bien : ge, mais -ai -î alors * Les peuplades gascar se O— I î qui habitant Mada -partagent en plusieurs 'lont les deux principales sont les ILivas et les Sakalaves.jours été nos amis.traire, se sont, en toutes occasions, armés contre nous.“ l val vs 1 puisque vous la France, je vais faire ne -avez pas mourir pour lé ployé r devant Piegar.suivre lorsqu’il races mile.pas cette épreuve ; ne plus reparaître.Ces derniers ont tou- vous le drapeau de l'honneur, dvz-lc, et tâchez de le h ja au même moment, et d’v rentrer.Repoussés Les Ho vas, au con- portaieiit étaient près d'abord, ils cauomièreut le village, iu- zouaves pou-résistance hé-Je ne va pa-ser dans vos rangs.a dessus je partis et je me lançai au galop .mu ma réserve d’artillerie, où j’avais place mes zouaves, Ion sacré.Je criai à Charette : “ Mon ami, amenez-moi un de titicaux qui faisaient une roiqtie, disait Son is à l’enquête, voyais pas paraître la 3e division “ I Ils étaient, d’ailleurs, puissante du pays.Sans ils avaient soumis les autres indigènes.Pour y arriver, ils ne reculèrent devant aucun supplice.(’es supplices sont chez les Hovas.vendit-rent quelques maisons, s emparèrent du saillant qui fait face a Uoury; mai- tous leurs efforts pour se rendre maître- du village étaient demeurés inutiles.1 )ans l’auberge Saint-Jacques, on lutta corps a corps ; n >s soldats désarmes prenaient d* s frappaient réfugiés dans les cav^s : “ Priez pour nous, leur disait le commandant de FauchLr, a Vau beige Ch tveau, priez pour nous, pendant que nous combattons pour vous ! ” Jusque-là, la troupe française avait toujours eu le dessus ; mais le dite de Mecklembourg avait envoyé ses réserves sur ce point, et pendant que nos soldats, à couvert dans le cimetière, liraient presque à bout portant, les Allemands renforcés débordaient le village et prenaient pied dans la partie qui regarde le petit bois.C'est de ce côté que le général tourna son artillerie.Elle était considérable et admirable de toute manière, témoignait-il devant la commission d'enquête.Cette belle troupe se distinguait aussi bien pour l’esprit militaire de ses soldats que par celui de ses officiers.Je ne saurais jamais assez en faire éloge.” Protégés par ce feu, il fallait se hâter de secourir et de joindre les braves du J7e, et M.de Sonis allait lancer sa brigade qu’un grand trouble se manifestait dans sa ligne de bataille lui dire : la peuplade cesse en guerre que j’avais eu.>yé chercher ; et à part l’amiral Jauréguiberry, qui tenait mon batail- le u- jours à Villepion, je n’avais aucune nouvelle du 16e corps.Que devais-je faire alors ?Je ne voulus point me déshonorer eu abandonnant ces trois cent- vus Puis bataillons ; ” il en avait deux, m’adressant aux zouaves : “ Il y a là-bas, des lâches sent de marcher.encore en vigueur s qui refu IL vont perdre Par- tabourets, vt ils encore.Les habitants étaient Parfois, le patient est jusqu au cou, et condamné à rester en cet état jusqu a de qu’une mort lente vienne enterré vif zouaves qui marchaient derrière moi, et qui ne m’auraient jamais par Ion né crime.Je me sentis fort pour le sa orifice que j’allais accomplir du cous 'u-tement de ces braves.Ils A vous de les reinenev au feu.suivez-moi ! Montrons-Lui uiue.En avant, ce que valent des hommes de cœur et des chrétiens.ce terminer sou épouvantable tor- tu re.s’appelaient les soldats du Pape, et il me parut bon de mourir sous le drapeau qui les abritait.Tous ensemble “ Un cri d’honneur s’échappa de noble- poitrines, se précipitèrent ver laient courir à la mort.1 Vautres fois, fond dans la terre : ces Ces braves enfants on creuse un trou pro* j le condamné y est mains attachées derrière le dos, ut on verse sur sa tète des chaudières d’eau bouillante jusqu’à ce qu’il Ce supplice est accompagné d’un raffinement de barbari précipité, les s mm ; tous vou-J en pris trois rester à la garde Le bataillon partit compagne par les francs-tireurs nous poussâmes un dernier cri : “ Vivo la France ! Vive Pie IX ! Ce fut notre acte de foi.cents, le reste devant Je l’artillerie.expire.ac- “ Trois cents zouaves s’étaient donc élancés avec moi.Je ne les avais destinés qu’à une chose : grand effet moral au devoir une troupe démoralisée, ces trois cents hommes, cent quatre-vingt-dix-huit tombèrent devant Loi-gu y, et avec eux dix des quatorze officiers qui les commandaient.Le plupart de ces héros tombèrent à côtés.de e qui dérêver de préparé Tours et de Bliduli, les mobiles des Côtes-du-Nord, et précédé par une ligne du tirailleurs.C était eu tout huit cents hommes.passe tout ce qu’on peut plus monstrueux ; il doit être produire un capable d’entraîner et exécuté par la famille même du damné.C’est le père et la mère, le fils et la fille, le frère et la cou- De “ Il était quatre heures Iœ jour tombait.Clairette : “ Voici le moment de déployer la bannière du Sacré-Cœur.” Elle se déploya, ou la voyait du partout.C’était électrisant.Nous marchâmes ainsi d’un pas assuré, b eu convaincus que nous remplissions un grand devoir.J’avais toujours l’espoir que la 3e division arriverait enfin et appuierait mon mouvement.* Je ne doutais non plus que cette poignée de braves nu ramenât au l’eu les troupes qui battaient en retraite.Arrivé à la hauteur du 51c : " Soldats, dis-je, à ces hommes, voilà le drapeau de l'honneur ; suivez le, en avant ! ” mais rien, rien.Secouant mon képi de la main gauche, et brandissant mon épée de la main droite, je leur criai : “ N’avez-vous plus de cœur ?Marchez ! "Ils ne marchèrent pus.et demie.Je dis au colonel de sœur qui allument le feu, font bouillir l’eau et la jettent sur leur infortuné parent ! Voilà à quelles atrocités plusieurs ont assisté chez les Hovas.voyageurs mes Ee supplice du bûcher est ordinairement réservé aux soldats." Moi-même, je fus blessé d’un coup de feu à la cuisse tiré à bout portant, mon mon officier d’or- Il y a aussi le supplice de la lapidation ; le condamné est cousu dans ; sa tête seule reste découverte ; elle est fixée au •lu n’eus plus la force de tenir cheval.Je criai à un sac doimance, M.le capitaine Bruyère : “ Mon ami, prenez -moi dans vos bras, c’est fini pour aujourd’hui.” posa à terre, aidé en cela Harscouët, lieutenant aux moyen de deux poteaux liés l'un à l’autre en forme d’X : une grêle de pierre vient la pas sur Luiguy, lorsqu’il s’aperçut 11 me dé- meurtrir, que la victime puisse se débattre, retenue immobile dans ( vint bientôt par M.de v »• sans zouaves pontificaux.J ’ordonnai ensuite à M.Bruyère de se retirer, et d’aller prévenir le plus ancien officiel général de prendre le commandement du 17e corps et de di rigor la retraite.sou sac corniue si elle était déjà dans son linceul.Mais, de to utes les tortures, doute, la plus bar* “ Votre centre se replie." D’un bond (le son cheval, il se porte vers deux régiments de marche d’un effectif considérable, le 48e et le 51e.l'un d’eux, lu 51e, criant de toutes sus forces : “ Eu avant ! avez-vous peur î ” Puis, les voyant re- cede des fers est, sans Il alla vers bare.qui lâchait pied ; et Il faut laisser ici parler oculaire, M.Bjaucleiv.qui eu a fait une description terrible.un témoin “ J'eus eu ce moment la consolation d’entendre rouler derrière moi toute LA VERITE 878 île combat* là, l'appareil fera I «le Vnpvùtt- muli m?composa VllCOVO blTITClT moment où le flot va monter et on Vox- Voici en quoi consiste ce supplice : “ Avec le for de vieilles pioches, on fa- pose au bord d'un fleuve brique d'énormes colliers on for à cheval.On prend le patient, on le ! *** par l'é- i II est temps que l'influence française ido.s bandes nombreuses.A lots , fasse disparaître toute trace do ces bar- ri table image de bataille : le bruit des | MM.Héiqito et Malottin, le 10 du p^.gros et baries.La Franco a des devoirs vis-à-, combattant*, le choc des armes, la chute j sent moi*, ont appelé devant eux les vis des population* qu elle couvre do son de* vaincus, le sang répandu presque à j trois i lu*tre> citoyens qui ont nom Who- flots sur l’arène, produisirent dans tout | lan, Vncntid et Tarte.Ici, Vain phi théâtre une »ortc d'enivrement, •crac, et Do vé/ites parurent d'a- peut-être autre chose encore, bord ; après les vélites vinrent de petits 1 Laissons maintenant de côté toute pelotons do cinq contre cinq, pui* enfin ! taphoru et racontons simplement (l'était une vé- | s'est pa**é devant la commivdon pour qu'il do- pur troupe.forme do vienne la pâture dos caïmans »ué.CO qui royale.couche et on engage son cou chancruve u'uxi do cos colliers, un des exécuteurs, armé d’ut» lourd marteau, frappe de toutes scs forces sur l'une des extrémités, tandis que l'au- protectorat.tre est retenue avec des pierres.Kilo ne peut pa* s'y dérober.11 Avant que les deux extrémités se comme au Sénégal, comme au joignent, il faut des coups sans nombre, il faut qu'elle les remplisse.Mais ce n’est idée.Plusieurs hommes s'y fatiguent.Figures-1 pas vous ce marteau levé sur ia tête d’un et lour ont posé diKe* trois citoyens ont qui ne lotir 1 verses questions, répondu aux question-, rni.ssftient pu* compromettantes ; Quand lu bataille fut terminée, faute du moment que les commissaires voulu entrer dans le vif de l'affaire bernique, il* n'ont ou Dahomey, dont il est impossible de donner une pu- nnis .avec nos sold .is, si braves et m ad* i mirables soient-ils, que de pareilles œue|do combattant*, Ie spo/uure} vaste réduit tie* to who* ont • ••••«« éclairé seulement pur que de* pieds du Nous luisons ci-après quelques ex* mpte-tvndu publié par homme, et retombant avec toute la force vre> s'accomplissent, de son énorme poids augmentée cio cello j II y faut il eu que lui a imprimée un bras vigoureux ; lGambetta disait-il : il doit frapper à quelque* lignes de la fi- n’est pas un article d’exportation.Le piètre seul peut amener les sauvages à la vérité O Aussi fumantes, vit une scène do carnage v étaient tous les mourants traînés hors missionnaires.nez.traits dit vu ttur : L’anticléricalisme 4 4 de l'arène qu’on achevait d'égorger.Le* blessés guéri-*ablvs avaient été pansés Seul, il peut adoucir j par des médecins spéciaux Seul au>si, il peut ramener.Les notre France et lui rappeler qu elle a besoin de lui.besoin dv l'Eglise, qu n'a été grande qu’en acceptant d’etre, à I qu’on le* prépare plicié* sont obligés ' travers les àge>, le lieutenant de Dieu, la ! le* ! fille aînée de l'Eglise.« « I gave, et s'il est mal dirigé, la tête ou ta.poitrine seront écrasées.I 11 Lorsque le collier est fermé, ou en leurs mœurs, passe aux pieds deux de même grosseur.M.Béique.—Ve montant vous été demandé ou vous-mémv ?M.Whelan.— X«> i* ne simïmîu dan* l'habitude d'uflrir de l'argent.»?M.Béique.— Ve.a vuu gvi v par M.Pacaud ?M.Whelan.— l’a )(.Paoa 11, l'eut remise de M.I.emivux.Avant a-t-il m vous l'avez otfort du et eramenés.autres vaincus recevaient ici la - mort, et de* jeune* gort*.apprenti* du ’elle 1 métier, étaient le.- exécuteurs ; c't f.ncvcmnt savoir ./«, a bleu | uvur produire de la lumière -aliterait en l’air aussi infaillible en condamnant presque tous ce.* lâche*.Les autres tentent la miséricorde du meins a qu’il h y conseille.M.Béique—I i ne s’agit pas maintenant üe savoir s’il y en usent ou non.Si J*ai .-on consentent U, je donnerai *011 nom.M.Béique—Nous insistons a ce quo vous don niez son nom.peuple en mettant un genou jetant leurs arme.* et levant l’index la main gauche.Mais la manière humble et tremblante dont ils implorent la I de ces machine* M.Wheian- Si son vie ne fait que redoubler la haine animée contre eux.Le* bies-vs mis h or.* • » 5 M.Whelan—Furl bien, j eu p.emi* i» responsabilité.de meut qu un enfant qui s’amuserait , cogner «les clou* avec une cartouche de dynamite.Ce ne*l pu* lait pour voyez-vous.Je crois que le moiiMeu était dans la même position que moi.< in l u un peu blagué.M.Béique—Etait-il un membre de ht D«mc, ces jutirs-ci, MM.Béupie et Ma- I tri' , ^ Qm Ik.i luiim, îiislillle.siliiu^ lu pillais ilojtintico ; ear, enfin, il veut savoir où sont Jlî n’ai ,>,8U ttUCUno (,ti v .110,DOD pour influencer leu membres de oie.i out ja |^gia|ttture, et voilà tout ce que je puis g and (hplumate < répondre.l’avis position __Avez-vous appris ue ce monsieur le but auquel l’argent était destiné f Il—Oui, monsieur.était permis à des commissaires royaux de troubler la digestion des sujets britanniques et de les contraindre à dévoiler leurs affaires personnelles.Donc, le juge Wurtele, homme constitutionnel par excellence, a enjoint à MM.Béiquo et Ma-louin de renoncer à leurs questions indiscrètes et de ne plus faire de la peine à MM.Whelan, Pacaud et Tarte en leur parlant do la prison.Naturellement, MM.Béique et Malouin, ne voulant pas aller en prison à leur tour, ont obéi.Et voilà le premier acte de cette comédie.Les tribunaux se.ont appelés,peut-être, à se prononcer sur ia valeur de ce bref d’injonction ; mai*, en attendant, toutes les procédures sont su-pend te*, et MM.Whelan, Pacaud et Tarte sont libres comme la belle Hélène.Nous ne savons pas quel sera le jugement des tribunaux ; mais une chose dont nous nous sommes bien convaincu, c’est que nie-vsieui - les diplomates arrangeront leurs flûtes de manière a empêcher MM.Béique, Malouin et Juan Baptiste de voir où -ont allées ics $10,000.allées les dix mille* piastre-.Cv qu'il peut obtenir du qui a nom K/ne-t Pacaud : pui- M.Béique intervient de nouveau .M.Béique.—Ce n’est pas une réponse a ma question.jam l‘x rvVu d’argent du M.M.Tarte.—Comme sujet britannique, \\ brian pour corrompre la législature ou je prétends que ni la législature ni cette aucun do «es membre-, .1 ai dit à Al, Who* commission n’a le droit de s’enquérir de lan qu il y avait des plaintes < outre lui mes affaires personnelles, pour avoir mal traité I opposition et qu’;I M.Béique.— Vous pouvez prendre la a\aii -ou-ci il certaines somme- pour des position qu’il vous plaira, mais je poserai lin- électorales qu il n avait jamais i la question sous une autre forme : Avez-payée-.1 ai dit à M.Whelan qu'il valait ! vous reçu cette somme de 810,000 un tout mieux pour lui de se mettre en bonne in- ou en partie de M.Pacaud Y tel licence avec le parti, et je lui ai sug- Al.Tarte.—La réponse que je donne m-ent pas, je géré de régler la question avec ces per- à cela est i cela règle la sonnes.C'e-t à la demande de Al.Whelan de M.Pacaud que j’ai pris l'argent, rompre la législature, certain- compte- et souscriptions d’élections.M.Béique—Vous Ctc-requi-, M.Whelan, te donner lu nom du inuhsivui auquel von- avez l'ail allusion comme vous ayant dit I'lisige qu’on su proposait de faire du- 8 lu,000.M.Whelan.—Il m’en a dit le but, mai-jt.»ui- porté à croire qu’il a depuis appris qu’il trompait lui-même.M.Béique—Il faut que Von- nous don- oucoro une fois Je n'ai me/, suit nom.M.Whelan.—S'il n'y tiv avouai avant non pas pour cor-mais pour régler lovea-v d émaner l'ordre pour v oie emprisonne* V—Avez-vous reçu de l’argent de M.lielan pour influencer iuci.- 11 éi.ut j , , .tenu eu honneur.Umvcl >ppe dans «on litre do - ijol bvi- M.Béique.- ¦ Voie uen-:o.; nue *i < v- tan nique.1 i par.e de* se- aîndie-/ >\ — fhu-v- v aïeul réglé *a vote poil rai.ntllt'S.11 v a a Mai u- favorable 1 0t affair M.Pa :«ud.-Je ne < 'Mina-sai- rien de , .comme mai-je croyais q ie -i ce- q le-Uon-îvnt réglée-, ce serait pin- avantageux 11 ' pour lui.M.Bel que.— Dites von- que dau-conve -atious avec «pieaitlv- ivj uté> vouas»/.trouvé- mal di-po-és a i ega.d de Al.\\ holau ?Al.Pacaud —Non.cela.J ai louj >ur> pa pei sonne avec laquelle ; ai tran-igé.Al.Béique—l le lie personne était-elle un mvnili: v Je ne puis répondre à c°Uo question.AL Béique—Vous devez avoir de bon-nés raisons pour ne pas répondre ?M.Pacand—Je lui ai donné ma parole d’honneur de garder le secret.Al.Béique—Nous serons obligés d'insister pour vou* faire dire son nom,comme dans le cas du M.Whelan.Al.Béique, s'adressant au témoin— Vous devez comprendre, Al.Pacaud, que dans votre position devant cette Commission vous êtes complètement libéré de toute» le» obligation» auxquelles vous engage votre parole d’honneur.Vous ôtes sous serment et obligé de répondre.Vous passible d’emprisonnement pour re-!uh, et si vous insistez nous devrons avoir recours à cette pénalité.AI.Pacaud demande du délai pour cou-Hiddrer la position dans laquelle l’ont placé les commissaires.M.Béique dit que s'il a besoin d'un avis l^gni pour savoir s il doit répondre ou il accordera le délai.CA ET LA Le mal de mer : — Le Dr Charles W, Hammon prétend avoir trouvé un spécifique contre le mal de mer : c’est la graine d’une plante appelée Kola (sterculia acuminata) que l’on trouve sur la côte ouest de l’Afrique et dans le Soudan.11 s'agit simplement de mâcher Icntomvnlune drachmeou unodemi-dracb-mc de cette graine:au bout de 40 minutes tous les symptômes du terrible mal dispara issent, selon le Dr Hammon.vaut elle et l'a interrogé sévèrement.Nat (nullement, le digne Israël ne sait vieil de rien.(Cependant, quelques-unes un peu singulières, qui veut ou jours savoir eu de ses réponses sont AI.Béique, qu'est devenue la somme de 810,000 mise • Al.Whelan entre les mains de M.pai Pacaud, va droit au but du la façon peu parlementaire que voici : Q—Ces 810,000 ou aucune partie de est-elle passée par vos Le révérend AI.Pelletier (André) ancien curé de St Jean, 1.O., décédé à midi à VHôpital Général de Québec, était membre •!* la caisse ecclésiastique St Joseph, et de la société d’une me»se section diocésaine.celte somme v mains r K—M.Pacaud ne m’a jamais dit qu il avait reçu cette somme d’argent, et n'ayant aucun reseignemont à ce sujet puis que répondre que je n’ai pas d’argent de M.Whelan ou de qui • influencer les membres Cette commission a el vs je ne reçu que ce suit peut de lu Législature, i-t-tiu instruction t cousu!I do s'enquérir si l’urgent B.Pli.CrAHNEAU, Ptl'C., Secrétaire.Archevêché de Québec, 11 juin 1890, } lu lieuLemml-gouvev- ueur en LA VERITE 380 Lettres de France nous ne le troublerons plus duns ses j adultères digestions.Kt pensez, avec cela, qu’il était plus la force.M.Kdouard Druinont n'a ie-cueilli que 000 voix dans le quartier du Gros-Caillou, à Paris.Aussi a-t-il lancé honnête, plus dévoué, plus loyal que à ses électeurs ces amers adieux : pas un de ses ennemis ; qu'il les a fait " Nous avons réclamé l'égalité devant tous trembler dans leur peau, au point lia loi et demandé que l'on poursuivît le I misère.L'ouvrier qu'ils en ont perdu la têtu et qu'ils ont banquier qui vole cent millions, comme organisé contre lui cette procédure on pursuit le pauvre diable qui vole let surtout anticlérical, inouïe et nouvelle de la haute Cour ; cent sous.Il semblait que tout le monde ment malheureux, et Von voit ?que s'il eût été plus crâne il eût vu, du dût s’unir à nous pour combattre cette | plier l'élément jour au lendemain, quatre cents députés haute banque internationale qui a cou à ses pieds, voilà qui vous donne une vert notre pays de tant de ruines, tière idée du désintéressement, du la | le monde en effet avait été atteint : Les | riches, bravoure et du caractère de nains ! nun sur dus principes mais sur la M.Coustans, des tradition personne ut la volonté de eu tpi i est fragile.Eu bas le peuple, à .pii ou a inspiré toutes 1 convoitises, su débat dans l’étrei ou S i Sommai RF.;—Ixs élections municipale* de Va-ais.—Ecrasement du boulangisme.— •' Cherchez lâ femme "—les adicnx de Naquet et du général.— Belle }uitie perdue.—Kdouaid Drumont à >es électeurs.— le 1er mai.—\a délégation au palais Bourbon.—Repression brutale.— Arrestation de Louise Michel et du marquis de Morès.—Triomphe de M.Constans —Situation désespérée en France.— En haut et en bas—Ve clergé français.—La droite constitutionnelle.—M.Carnot en voyage.—lettre du prince Napoléon à M.Carnot.—le livre de M.Jules Ferry “ le Tonkin et la mère-patrie ‘'— Mauvaise foi et petitesse de cet homme.-—L’affaire du crédit foncier.—Ruine des communes.—M.de Mi-ri bel chef d'état major général.— Diseurs de M.de Moltke—Horreurs au Dahomey.—Ixr roi Requin.— Vn beau rêve réalisé >ur les ruine s de Carthage — Vn beau jour pour la France.Ui into tie U lwir ta» théories > I jouisseuses seat fuit blagueur, fui né vaut 11 est profondé.se multi- canaille.Les familles • 1 disparaissent; le partage forcé, l'égoïsme, Tout l'm dépravation les ont tuées.U-s classes qui devraient être diri nos gouver-1riches avaient eu l’Union générale, les I uniment pas le peupl petits épargnâtes avaient perdu, dans le les jalouse et les écarte.M.Naquet, l'un des fermes tenants krach du Vatianm ut du Comptoir d'Us- assez du boulangisme,a voue qu’ils ont échoué, compte, lu fruit du longues années du | qu’elles ont et il ajoute : “ Si le parlementarisme travail.Iaîs ouvriers de l’usine Cail, les demeure ce qu'il a toujours été chez I bouchers de la Viüette avaient été me- geautes, qui, de son côté, K!lus n’ e it out pas France, 25 mai 1890.d'intelligence pour comprendre une mission, ni surtout as-vertu pour l'accomplir, elles jouissent, elles n’ont nous : le servilisme ou l’anarchie ; et si I nacés dans leur existence, dans leur droit I pas d'enfants, elles étalent leur scanda alors le pays, instruit par cette dernière | à la vie.z | letise opulence aux yeux du pauvre de 14 H parait que les Français d’aujour- | l’affamé aux dents 1 que nous lui I d’hui trouvent cela très bien, puisqu’ils Le sens de l’honnêteté baisse en France, le sens de la bravoure aussi.Ce fait a été malheureusement constaté à la suite des élections municipales de Fans, et des manifestations avortées du 1er mai.Le conseil municipal de Far is a été pus la main dans le sac.Au récent emprunt de la ville de Farison s’tst aperçu qu’un lut d’obligations privilégiées était laissé à la disposition de chaque conseiller.Ensuite les frais de bureau, d’or gauisation, d’administration se sont élevés l’an dernier a un million 117,000 francs, tjuand la Cour des comptes a demandé où cet argent avait passé «m lui a répondu un caractvie blessant puni le Conseil ”, et elle l’a retirée.Ces faits ont été rendus publics.1 K plus, le peuple soutire île la manière brutale dont traités dans les hôpitaux par les infirmières laïques; l'assistance publique déverse vingt millions de plu> chaque année vt les malheureux sont moins secourus, meurent quatre fuis plus.Tout le inonde sait que le dévouement mercenaire des laïques est nul et pourtant fort cher.Mais le peuple de Paris, saturé ù anticléricalisme,ne possède plus le sens de l'honnêteté, et il a réélu une grande partie de ses anciens édiles.On y comte 45 radicaux, 11 opportunistes, 14 conservateurs à qui se rallieront six modérés de l’union libérale, et deux bovlangistes seulement.I-a minorité conservatrice s’est plutôt fortifiée.MM.Ferdinand Duval, Deny Cochin, Despatys, (laniard, Fiant, Maurice Binder, Georges Berry sont rentrés haut la main.Mais le grand vaincu de la journée, c’a été le général Boulanger.Son parti n’a recueilli à Faris que 144,-00U voix, il en a perdu plus de 100,000, si l’on se souvient des 260,000 voix données au général, l’an demie?, au mois du janvier.se z de Hiles s’amusent, expérience, se décide enfin à faire avec ongues, qui, témoins de leurs inutiles plaisirs—j’allais dire *t leur droit, I de leur débauche,—sent nous vu avec d’autres ce avions proposé, il pourra compter toujours, comme par le passé, sur notre dé- « • tic votent pa; pour nous.v et les juifs ont raison de se réjouir d’un |s«»n i s auiassvr dans es aus pr< >« villes de France, l’un- s’est endi- iner, au moins pour un temps, qu’il advienne, du veste terminé dans le .I.c petit cultivateur ais fille campagn étudier mui fils .• es fait nous avons dé- manifestations platoniqu pays un mouvement que toutes 1 saillait être entièrement vrier a chômé i * jour-là, "Son I manche et a absorin' de nombreuses et sa unique afin es adimniie soient instïtu-| o>t< s.{ h dvnuis qu’ils aie! Hâtions ont paru charges e A Paris une l'alais- petit-et puis, c’est es. on: di>si P1 pour un poste vacant il \ i a ues patriotes et qui ont la conscience, défaite, d’avoir servi la patrie." De son cote le général reconnaît lenient sa défaite et dissout le 11 écrivait a M.Dosant le 15 mai : Les nt produits qui blOY ets \ o 11 Ills et » sera le si » > niîitades s ml ut > t4 im !«•> U plellllei Us mentant *au* dont»* f Null t l* tie légat ion est pl es»‘lit ve il mit» | 1 • .m .in j ui i (damer 1 i huit heures et une législation ' ga entent, ppuvvi p.tr pal te»u.s les Mais i i le le plus protège le sénateur, senate ni s et dépu c» joui lit interna { ht se lait a Le triomphe, il faut savoir l'attendre du temps et de la propagande des mais je désire qu’il n’y ait plus désormais d’intermédiaire entre les qui ont conserve leurs U* naît* du tiuvail.Ils ont été liment, et i;> étaient si enchantés d'uu.x- iv- u I H f- ,1 nie vs question préalable est cell jet proposé est-il clérical ( est elle » • e-< mêmes qu'avant de quitter la chambre citoyens I des députés ils se sont fait phot< sympathies a lai pilier en groupe.Voilà des gens qui ne La I sont pas turbulents.M.Constant avait républicaine ?Comment a-t-elle Voté ?M—Si vous ig:a- êtvs clérical, si \otre cause que je représentais et moi.père a usé de si conscience, Comme toute laveur sa liberté pour voter selon *i point de place pour passe par la main de nos représentants, les honnête* : tâche du comité me semble donc ter- pris toutes les précautions possibles en cas d'émeute, i’ar- vou*.mince •••••• 14 Four moi, j'ai à me recueillir, à me •- I fois la repression d a été brutale.bons promeneurs Des manifestants ont été es ena (liter sur les leçons que contiennent les faiu?accomplis, restent infailliblement à la porte, tandis que les ambitieux et à étudier d’une façon | foulés aux pieds des sérieuse des questions qui intéressent lu peuple laborieux, pour mieux mériter les sympathies chevaux et grieventent blessés.M.Constans u hésiterait pas devant un massacre, qu’il m'a témoignées | lui qui capitulerait et qu’il me témoigne encore.Ce faisant, lus tarés, surtout certaines tilles ntrent toujours.N lé pu tés conservateurs n’obtieimcnt rien 4 )> Ce n’est pas en face du peuple comme un Charles X ou un Louis Chi- des rniniitr t les populations voyant ne les réélisent pt>.cs} e leur impuissance je reste le soldat de la France et de la démocratie." dui lippe.Nos rois aimaient trop le peuple.méprise.Lu peuple le sait, et il s'écarte.A près tout,il a le gouvernement qu’il mérite.e< En haut, un pouvoir honni >erupules, qui ne poursuit anéantir l’Eglise.Elle est eux, insultée dans leurs traîné' : et sur la claie.11 est inouï uivsv x • lui il le tnue et sans C’est un départ honnête, mais définitif.Cet homme n’avait à son actif que sa bravoure, son cheval noir e un moi de liberté religieuse qu’il i prononcé, mot timide, a la vérité, authentique.Et la foule l’avait acclamé, nombre de catholiques s’étaient ralliés £ lui, qui se cabraient depuis douze ans sous la persécution et qui croyaient i parole de soldat.Dans un état normal de justice ut de liberté légitime, il n’eût pas recueilli cent mille voix en France.Jugez de la tyrannie que nous subissons, tyrannie savante qui pèse sur les petits, sur ceux qui ne peuvent pas défendre, tyrannie maçonnique poursuit qu’un but, mais obstiné : l’écrasement des catholiques.#*?qu’un but : vilipendée par Di veille du Im mai le ministre de avait un jour|pjnl rivez sans motif, moi >uii héritier, comment osez-vou.-rendre un hommage hypocrite au b.-r-lu grand lionmiv ( Bornez-vous à être, le diet d’un thanlnns quelques louanges nous adm« t- prm ipe, t n moi honneur, jieut-être ira-t-elle en son auguste piésvno* Kt ils ont voulu baiser la main de ce a u ( Vue bonne nouvelle qui réjouira les amis de la France.Le général di Miri-bel vient d’être n mru*,par M.de Freycinet, chef d’cCut major général de l’ar -niée française, ce qu’était le général de Multke en Allemagne il y a quelques années.l)e Miribel est né dans l’Isère, le 14 septembre 1830.Gambetta, dès ISSU, l’avait désigné pour ce poste suprême, m iis les républicains l’avaient constamment écarté comme réactionnaire et comme clérical.Mais il possède la confiance de toute l’armée, et M.de Freycinet a pensé sagement qu’il vaut mieux être défendu par un clérical dont tout le monde reconnaît les mérites que par une mâchoire républicaine, toute dévouée soit-elle au râtelier.M.(biiistan -, (vU< main souillée (*l Vi- gouverm nient de parti Fiance, jouissez d« vus traitements et ‘ , | de Vif-' places urv Uprvs plutôt qU** plies ; mais laissez-nuiis nos et nos malheurs, et n’insultez pa* m ci exil immérité par une bravade.“ Votre visite n’est qu’uiu1 hravad votre taux respect qu’un * profanation contre lesquels j’ai le tester.Ht parole du prince n’a pas grande autorité morale, mais ordinairement elle porte coup, et tout le monde a dit : “ Bien touché ! ni rame la n,de, et jusqu’ici b !• ut .1 liiiî Saliront 1 de la retirer.Ils n’eiitreruiit pas, ou hi* n il faudra qu’il* se courbent jusqu'à K n core même alor ; M.('oiistau' t e 111 - souvenu s st terre.h lierait d’eux et dirait : “Ce sont se i d -s transfuges, des renégat*.( hi n jamais, compter quand il Hulin Carnot i peut sur ces gens-là, surtout Des mots, des mots ! tout cela pour aboutir à se félicite: 1 avoir " servi l’humanité, cette grande éprouvée, cette grande laborieuse ” et de déclarer qu’il regarde de bien haut les oublis et les ingratitudes.Ht la conclusion, c’est que l’humanité marche et qu’elle n’avancera jamais, c’est le doute, la négation, la désespérance.Comme ces inepties doivent enflammer le cœur de la jeunesse ! il est remarquable comme le plus petit enfant du cathéchisme est plus savant que ces hommes d’Etat.Ht s’il pouvait les comprendre, lui qui voit si claire la solution qui noiis-mê-me droit à Dieu, il les trouverait, avec raison, prodigieusement sots.Comme h; diable, “ ce sot éternel ”, suivant l’expression de Tertullieii.mt ambitieux.S si b M.•smis des mini>tres ivee sa raide et impassible ligure d’idole—oit de roi t miéatit.(ht le trouve décoratif ; il est toujours correct, empesé, orné d’un faux col blanc.La nuit comme U» jour, par la pluie ou par le soleil, sur la Méditerranée comme a t ?“ M.Jules Kerry vient de faire va » s raitre un livre intitulé ; Le Tonkin et au pied des Alpes, il est constamment affublé de son impeccable habit noir.Aussi depuis deux mois exécute-t-il à I la mère patrie, ou travers la France, hier à Nice, demain France Au moment même où M.de Freycinet accomplissait cet acte de patriotisme et de bon sens, le vieux de Mollke demandait au Reich stag allemand de nouveaux subsides pour augmenter le contingent militaire et il ajoutait ; “ L • temps des guerres de cabinet est passé; nous n’avons plus que les guerres des peuples.Aussi un gouvernement qui n’est pas assez fort pour combattre les passions des peuples et les excès des partis, un gouvernement faible est un danger permanent de guerre.Dans la guerre prochaine, inévitable, aucune puissance de l’Europe ne pourra être terrassée assez complètement dans une ou deux campagnes pour qu’elle s’avoue vaincue ut qu’elle conclue la paix sous de dures conditions, pour quelle ne puisse pas se redresser—fût-ce même apres des années—pour renouveler la lutte.Messieurs, cela pourra être une guerre de trente ans, et malheur à celui qui mettra le feu à l’Europe, qui jettera, le premier, l’étincelle dans le baril de il prétend que la pour la conquête de cette colonie 332 millions 800,000 huit mille hommes.Ces formidables en eux- n’a perdu que francs, et chiffres sont déjà et fussent-ils exacts qu’il lati- à Besancon, ses voyages majestueusement inutiles.Reçu partout eu grande pompe, fêté comme un roi, allai de pour le peuple, généreux envers les pauvres, il dépense correctement les 000,000 francs qui lui sont alloués potn ses frais de représentation.Hypnotisé devant le souvenir de son aïeul, il n’a qu’un seul culte, celui de la Révolution, sans la- memes doubler le nombre des victimes dvait du Tonkin, car une quantité considérable sont venus mourir dans leurs foyers, Une grosse affaire à l’horizon, celle du Crédit foncier.M.Invoque député de la Côte-d'or a donné sa démission de sous-gouverneur du Crédit foncier de France, et il l’a motivée .“ M.le gouverneur, M.Christuphle, fait, dit-il, des dépenses énormes de publicité et d’administration, 22 million* Lu Crédit Chose curieuse et qui vous Vaut de en France.peindra bien l’homme que Cassagnac a publiquement appelé jadis “ le dernier des menteurs et le dernier quelle d’ailleurs il serait resté le plus médiocre des ingénieurs dans notre l'incorrigible habitudi- pays où tout petit bourgeois liait ingé- des 1 fiches, nieur.Il n’a de dùroléque pour l’Eglise, nuire Quand il est harangué par un évêque, il devient plus raide que jamais, répond pédition.sèchement et se garde surtout de don- de.lu vérité.Les ire attaque surtout les catholiques, î l’ex- et leur reproche d’avoir réprouvé C’est justement le contraire radicaux sont eu prili- ent été donnés à la presse, foncier n’a pas fait d’emprunt depuis 1885.is à toute colonie eu vertu ncr à nos prélats le titre de Motisci- cipe opposés gheiir.Je me trompe, il se garde plus de leur politique du pot au tou encore de mettre le pied dans une que nous sommes église, dans une cathédrale, fût-ce un colonisation parce qui chef d’œuvre, un monument historique, si on nouvelle ulie merveille d’architecture comme \ gloire île la F Mgr Freppel is autorisé, tout en blâmant les moy- voté les crédits tandis favorables à toute • c’est une exton-dv F Evangile et de la Cependant, constamment et chaque mois, M.le gouverneur fait augmenter les provisions et les dépenses pour frais d'émission des obligations | emprunts complètement réalisés.La somme totale de ces provide sions s’élève, au 30 mars dernier, à plus I de 116 millions." Depuis le 30 août au 30 mars elles out été augmentées de doux millions 600,000 francs, “ Ces frais d'émissions, ajoute M.Lévoque, rance.notre représentant le des anciens nous en possédons tant.Jusqu'ici il n'a ! pas encore rencontré de S.Ambroise, i Le peuple acclame, par éducation mu- eus e narchique, cet homme qui n’est prince, ni roi, qui ne jouit d'aucune autorité, qui ne peut rien accorder puis-• n'est rien, pas même un chemin parce poudre ! ” Voilà une belle perspective ! Et peu-c'est là le donner mot de la | Vh mployés, a ni Tonkin, presque seul de la droite, aux applaudissements de M.Jules l'on) de la gaucho.La droite s'est abstenue qu’elle est l'opposition, parce suz que civilisation moderne.Depuis que la franc-iuaqounerie a jeté dans le monde ce mot fraternité ! interprété à sa me- et 382 LA VERITE Il continua ainsi pondant uno heure, | La Patrie, organe do M.Boaugrand, aux Ktats-Unis.Los journaux sont• rempli» tenant la foule sous le charme do son numéro du ld juin, publie un article in- de récits lugubres, lui, c'est I* élo- titultf : Le parti conservateur-national, dévaste tout un Nous en extrayons ce «pii suit : nière, les peuples plus bardé* de fer que lvs chevaliers du moyen âge se sont levés avec rage les uns contre les autres, les hommes se sont maudits, et nul voisin ne laisse en paix son voisin.Le fait est là effrayant et justicier î *** Nos trouves continuent à se battre au Dahomey.Le colonel Terri lion a livré un combat qui a dû nous coûter quelques douzaines d'homme*.I.'ennemi décimé par nos fusils Le bel ne s'est débandé pourtant qu'apiès le bombardement de* abords de Kotonou (19 mars).Un autre engagement a eu lieu vers le 6 avril où le* Dahoméens ont fait des pertes énormes.>1.Bayol, notre lieutenant-gouverneur.vient d'arriver en France.Il donne des détails épouvantable* *uv les coutume* du Dahomey.Invité à a**i*tor aux tuerie* « officielles pendant son séjour chez le roi tîlvglé.il déclina I honneur, mai* ne put sv soustraire à la visite de* cadavre* qui se taiten g ande cérémonie." Le sang, dit-i«, était répandu vu *i grande abondance que j’en avais jusqu'à la cheville.Dans un seul sacrifice ou immola deux séries l'une de M malheureux, l’autre de IX.Le* tuerie.* ont lieu le jour, en plein le il ; ce i;'e*t que la nuit venue que le* femmes et les entants *v livrent aux -ce-î, - vît ray a h tes de l’vgo: ge ment a» ce une téiovité inoinc.Les unfair* * emparei t or* tête.* qu il* î * >i 11 r m 1er v-’inuiv b*»Uiv* «*• le* eutvM'vnt ensuite *ou* le :* ta* de sable où un le* lai*.*e.v roi Gléglé se regardait comme v roi des roi.*, et quand M.Bayol allégua les traité* avec la France il entra en fureur et déclara qu’il était le maître chez lui.Il mourut deux jour* aptes le départ * M.Bayol.Aussi celui-ci accusé de lui a\oit* jeté un suri fut-il poursuivi.Mai* il échappa, arriva à Porto-Xovu où il s’empara de dix-*ept diet* dahoméens qui répondent de la vie de nos sept nationaux.Giégié a eu pour *uccv*.*eur son fi.s, le prince Kundo, qui a pris le nom de Bédazin, c'est-à-dire “ œuf que la terre aurait créé”, et le surnom de Roi Requin voulant ainsi faire montre et de son orgueil et de ses instinct* féroces.A la France de faire disparaître les abomination.* d’Abomey.u Le Dahomey conquis, disait ie P.Chaula: d, de* Mission* étrangères, qui connaît bien le pays, nous mettons nos établissements de la cote de Guinée on communication avec ie Niger moyen et nous créerons l'immense empire Africainque rêvait le général Faidhoi bv.' C'est là un beau lève digne de la vieille France.Pendant ce temps, dans cette même Afrique, au pay* d’Annibal, sur les ruines de la vieille Carthage, le cardinal Lavi-gerio vi- /il de voir le sien accompli.Montrant à un ami ce* jours derniers le drapeau français attaché au dôrne du sa jeune cathédrale il ajoutait : “ Le rêve de ma vie, le voilà.Il est réalisé ici.Dieu fasse qu’il se réalise partout ! ” Ce jour-là, 19 mai, il inaugurait «a cathédrale construite en quarante mois.22 évêques I entouraient, Mgr Combes évêque de Constantine, monta en chaire et lut le mandement du Cardinal.Celui-ci se leva tout à coup, la première partie terminée: “Assez, dit-il, on lira plus tard mon mandement.U faut que je dine ma joie I ” —11 Vous me voyez revêtu de superbes ornements et peut-être quelques-uns d'entre vous les trouvent-ils trop magnifiques.Mais moi je me souviens que sur cette colline de Byrsa, ici, à la place même où je vous parle, a paru enchaîné, dépouillé de ses vêtements, battu de verges, le dernier archevêque de l'ancienne Carthage.Et moi, son successeur, le premier archevêque du la Carthage nouvelle, je tiens à paraître, à mon tour, sur le même sol, au même endroit,dans toute la pompe que l’Eglise permet à ses pontifes.” ouragan qUj ) ville, 'est la fbu.improvisation, et il termina queutes parole* : vîtes de notre Kgli.*c, annoncez une Carthage nouvelle ?Ne sonnez désormais que la :é*u -rectum et la vie I Ne parlez P»u* à ce* population* qui vous entourent que de concorde, d affection et de paix.Allez dire que m le* prêtre* de Homo païenne sont venus ici pour maudire, le prêtre de Rome chrétienne y est venu pour bénir ! Permcttez-moi de clore cette lettre un peu chagrine *ur ce* parole* d espérance.Placé plu* haut, le grand cardinal nous.11 opère, il ot e*per »n> et réjoui*M)tis-uou*.Le iV mai a été un beau jour pour la France.village, toute une parfois toute une région ; là dre qui tombe ; ailleurs par ces " Et maintenant, cio- i* ce sont des inoii-s qui détruisent tout ; leur* encore, c'est la grêle qui ravage lus récoltes.Il ne faut donc On dit vulgairement quo ceux qui font le plus de bruit ne sont pas ceux qui font le plus de besogne.Col apophtegme trouve son application dans presque tous le* événements de la vie.“ Voyez, par exemple, le parti conservateur-national de la Province.En tendez-le surtout ; — car il est si petit que ce n'est pas chose facile de le voir ; mais pour ce qui est de l'entendre, c’est bien i une autre affaire.A lui seul, il fait plu* 1 de bruit qu'une grande foule.on> avec lui le Ce i L'.'Uii.u c>i ne u il tre, n m >eiliv-mvnt à • aimer ie* :t|»|> chvn>ions «ie iw* compatriotes Ontarien*, mai* encore .t leur tioi;ne.* i a** n ance que leurs droits te seront pa* ic*é*.car il e*t évident qilü ' iartivéede M.Meredith au pouvoir eût été pour eux le *ignal «Je la persécution.E*t-ce qu'une pareille victoire vaut pa* Slu.mm '! car il u*t un lait indéniable.c est que le don «ie M.Mercier a ; t Université de Toronto, a largement contribué à servir d'exemple du Lutérnuce aux Anglais «ie la Province sœur.Le 'anada, journal Cotiser valeur, et qui est en mesure de juger de ce qui se passe dans Ontario, fa admis avant nous et avec raison.M.Mercier y a donc gagné beaucoup du côté de* unifiai*, nous verrons maidi prochain, s'il y a pendu du côté de* canadiens.'I N«> IK* l»K VnYAOK " : — M.T;i.‘liVvi *v propose «le rév liter !«•* I adressée* fi la Vérité pvtidant vin ,é t •* corrigée-' augmentée*, lu i.ii*- iioiniv.( ell# ligne «le conduite * unpin* que jamais aux conservateur* •ationaux depuis que M.Mercier ne se i voy.igc t ut plu* le chef d'un nouveau parti, du ., ., /4., rout un «ivre de 400 page*, m-uctavo.Re ne i.art» nat1 ancien* libéraux, comme il l a fait au V|H.Z M M Sénécal cl “ | Tara llall ; depuis qu'il a conclu la paix orné d I avec l'élenient rouge en lui donnant gages de *on libéralisme.t !«•* n t 1 »o*e Will •n tëun>|>'\ ! et considérablement .1 ;t B t I ' * M * U‘V**V Monlt va , • - \ photo-gravures exécutée- i des M.Dvsbarat*.Voici la liste de v lires : SS.Léon cardinaux Parrochi, Siinéoni, Monaco la Valetta, SS.(Voke, Kreppel I T.R.P.Andeledy, général g nie de J vsil> c« un te chartreux.til* *era »ar i CO* grain'll?* Km.I XIII ; ('* Ramp « in, Zigliara.Maz/.*!in ; train* spcciaiixde> dimanches continueront a 6.DO P.M.circuler comme suit : Départ de lledleyviîle à arrêtant au quai livwcn.X Sillerv.aller et retour.l 30 V.M.Depart de Sic-Anne à midi.Tou?les samedis il y a un vivage de St-R muald Billets il*- retour et de Sillerv X Québec, X 5.00 hrs.A.M.et à Th.V.M.| ièn cla-'t S>ct* ; 2c me cia»* 60* ta, Le» jours de fete, un v.>*ge et fera à 8 brt.du 1 Poor les tan* spécuwut du fret et de ror*geur$i matin de St-Romuald, et dans Vapus-midt le- heures | .Vad:e^-r av
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